{"id":919078,"date":"2026-05-18T10:48:44","date_gmt":"2026-05-18T08:48:44","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\/"},"modified":"2026-05-18T10:48:48","modified_gmt":"2026-05-18T08:48:48","slug":"cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\/","title":{"rendered":"Cour de cassation, 30 avril 2026, n\u00b0 2025-00162"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>N\u00b084\/2026 du30.04.2026 Num\u00e9roCAS-2025-00162du registre Audiencepublique dela Cour de cassation du Grand-Duch\u00e9 deLuxembourg du jeudi,trenteavrildeux mille vingt-six. Composition: Marie-Laure MEYER,conseiller \u00e0 la Cour de cassation,pr\u00e9sident, Rita BIEL, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Marianne EICHER, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Carole KERSCHEN, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Daniel LINDEN, conseiller \u00e0 la Cour d\u2019appel, DanielSCHROEDER, greffier\u00e0la Cour. Entre 1)PERSONNE1.),et 2)PERSONNE2.),demeurant ensemble \u00e0 L-ADRESSE1.), demandeursen cassation, comparant parMa\u00eetre Marc THEISEN,avocat \u00e0 la Cour,en l\u2019\u00e9tude duquel domicile est \u00e9lu, et 1)PERSONNE3.),demeurant \u00e0 L-ADRESSE2.), 2)PERSONNE4.),demeurant \u00e0 L-ADRESSE3.), 3)PERSONNE5.),demeurant \u00e0 L-ADRESSE4.),<\/p>\n<p>2 d\u00e9fendeursen cassation, comparant parMa\u00eetreClaude SCHMARTZ,avocat \u00e0 la Cour, en l\u2019\u00e9tude duquel domicile est \u00e9lu, 4)PERSONNE6.),demeurant \u00e0 L-ADRESSE5.), 5)PERSONNE7.),demeurant \u00e0 L-ADRESSE6.), 6)PERSONNE8.),demeurant \u00e0 L-ADRESSE7.), 7)PERSONNE9.),demeurant \u00e0 L-ADRESSE8.), d\u00e9fendeurs en cassation, comparant par Ma\u00eetre Josiane EISCHEN,avocat \u00e0 la Cour, en l\u2019\u00e9tude delaquelle domicile est \u00e9lu, 8)PERSONNE10.),demeurant \u00e0 L-ADRESSE9.), d\u00e9fenderesse en cassation. ___________________________________________________________________ Vu l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9 num\u00e9ro26\/25-III-CIVrendu le27 f\u00e9vrier2025sous les num\u00e9rosCAL-2022-00342 et CAL-2023-00798du r\u00f4le par la Cour d\u2019appel du Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg,troisi\u00e8mechambre, si\u00e9geant en mati\u00e8recivile; Vu le m\u00e9moire en cassation signifi\u00e9le 23 octobre 2025 parPERSONNE1.) etPERSONNE2.)\u00e0PERSONNE4.),\u00e0PERSONNE10.),\u00e0PERSONNE5.),\u00e0 PERSONNE3.),\u00e0PERSONNE6.),\u00e0PERSONNE7.),\u00e0PERSONNE8.)et\u00e0 PERSONNE9.),d\u00e9pos\u00e9 le27 octobre2025au greffe de la Coursup\u00e9rieure de Justice; Vu le m\u00e9moire en r\u00e9ponse signifi\u00e9 les 17 et19 d\u00e9cembre2025par PERSONNE6.),PERSONNE7.),PERSONNE8.) etPERSONNE9.) \u00e0 PERSONNE5.),\u00e0PERSONNE3.),\u00e0PERSONNE1.),\u00e0PERSONNE2.),\u00e0 PERSONNE4.)et \u00e0PERSONNE10.), d\u00e9pos\u00e9 le23 d\u00e9cembre2025au greffe de la Cour; Vu le m\u00e9moire en r\u00e9ponse signifi\u00e9 le 19 d\u00e9cembre 2025 parPERSONNE3.), PERSONNE4.)etPERSONNE5.)\u00e0PERSONNE1.),\u00e0PERSONNE2.),\u00e0 PERSONNE10.),\u00e0PERSONNE6.),\u00e0PERSONNE7.),\u00e0PERSONNE8.),\u00e0 PERSONNE9.)et \u00e0Ma\u00eetreJosiane EISCHEN,d\u00e9pos\u00e9 le 23 d\u00e9cembre 2025 au greffe de la Cour; Vu lenouveaum\u00e9moire signifi\u00e9 les 15 et 16 janvier 2026 parPERSONNE1.) etPERSONNE2.)\u00e0PERSONNE3.),\u00e0PERSONNE4.),\u00e0PERSONNE5.),\u00e0<\/p>\n<p>3 PERSONNE10.),\u00e0PERSONNE6.),\u00e0PERSONNE7.),\u00e0PERSONNE8.)et\u00e0 PERSONNE9.), d\u00e9pos\u00e9 le 19 janvier 2026 au greffe de la Cour; Sur les conclusions dupremier avocat g\u00e9n\u00e9ralPERSONNE7.)SCHMITZ. Sur les faits Selon l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9, le Tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch,si\u00e9geant en mati\u00e8re civile,saisid\u2019une demande en partage et enliquidation dedeuxsuccessions, avait, parjugementdu 27 mars 2018,notammentditrecevable la demande en r\u00e9duction de ladonation d\u2019unbien immobilier consentieau demandeur en cassation sub 1)et,par jugementdu 1 er f\u00e9vrier2022,condamn\u00e9celui-ci\u00e0 payerune indemnit\u00e9 de r\u00e9duction\u00e0 l\u2019indivision successorale. La Cour d\u2019appel a confirm\u00e9ces deuxjugements. Sur le premier moyen de cassation Enonc\u00e9 du moyen \u00ab1re branche tir\u00e9e de la violation de l\u2019article 922 du Code Civil. La Courd\u2019Appel n\u2019a pas r\u00e9pondu \u00e0 ce moyen, \u00e0 savoir que les donations entre vifs sont \u00e0 prendre en consid\u00e9ration d\u2019apr\u00e8s leur \u00e9tat \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation et \u00e0 leur valeur \u00e0 l\u2019ouverture de la succession tel que libell\u00e9 dans le \u00a72 dudit article. Afin de pouvoir d\u00e9terminer l\u2019\u00e9tat \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation la Cour d\u2019Appel aurait du faire une analyse de nos moyens \u00e0 savoir la question si oui ou non ledit terrain fut \u00e0 consid\u00e9rer comme construisible au moment de la donation et cette construisible r\u00e9sulte n\u00e9cessairement du fait si le terrain b\u00e9n\u00e9ficie ou non d\u2019une autorisation de construire. La Cour aurait d\u00fb statuer sur nos moyens tels que d\u00e9velopp\u00e9s dans nos conclusions de synth\u00e8se au sujet du d\u00e9roulement de la proc\u00e9dure en vue de la d\u00e9livrance d\u2019une autorisation de construire, cad, -primo analyser les effets de chaque \u00e9tape dans la proc\u00e9dure de d\u00e9livrance d\u2019une autorisation de construire dont essentiellement la valeur juridique de l\u2019approbation minist\u00e9rielle et ses effets et , -secondo d\u2019en d\u00e9duire l\u2019\u00e9tat du terrain, objet de la donation, au jour de la donation. Il appartient au Juge d\u2019analyser les conditions d\u2019application d\u2019article du Code Civil (ici le 922) et expliquer e quoi elles sont r\u00e9unies ou non. En l\u2019esp\u00e8ce la Cour d\u2019Appel est rest\u00e9e muette au sujet de cette question, sinon elle a retenu simplement la constructibilit\u00e9 de principe d\u2019un terrain fut acquise ab initio par le vote du Conseil communal sans examiner nos moyens afin de pouvoir &lt;&lt;d\u00e9terminer l\u2019\u00e9tat du terrain au jour de la donation&gt;&gt;<\/p>\n<p>4 La Cour a ainsi omis se s\u2019expliquer sur nos moyens, pourquoi nous estimons que au jour de la donation l\u2019\u00e9tat du terrain fut non construisible et ce d\u00e9faut de motivation est partant une violation de l\u2019article 922 du Code Civil. La Cour s\u2019\u00e9tant born\u00e9 \u00e0 appliquer cet article sans examiner les conditions d\u2019applications de ce texte au regard de l\u2019article 9 de la Loi de 1937 pr\u00e9cit\u00e9 sur l\u2019am\u00e9nagement des Villes et autres agglom\u00e9rations. La Cour d\u2019Appel a retenu la conclusion de la construisible du terrain sans constater les conditions de fond qui doivent \u00eatre d\u00e9duites de l\u2019article 9 de la pr\u00e9dite loi de 1937 et manque partant de base l\u00e9gale La Cour d\u2019Appel statuant que le terrain fut construisible sur un seul des aspects de l\u2019article 9 de la Loi de 1937 (le vote au conseil communal) sans analyser l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 du texte qui pr\u00e9voit l\u2019approbation Minist\u00e9rielle et sans analyser nos conclusions \u00e0 ce sujet a viol\u00e9 l\u2019article 922 du Code Civil qui exige n\u00e9cessairement une motivation sur tous les \u00e9l\u00e9ments soulev\u00e9s afin de pouvoir d\u00e9terminer l\u2019\u00e9tat du terrain au jour de la donation. Partant en refusant, respectivement, en omettant toute analyse et r\u00e9flexion sur les effets de l\u2019approbation Minist\u00e9rielle tel que soumis dans nos conclusions la Cour d\u2019Appel a viol\u00e9 l\u2019article 922 en son \u00a7 2 du Code civil et l\u2019arr\u00eat encourut partant la cassation de ce chef.\u00bb. R\u00e9ponse de la Cour Les demandeurs en cassation font grief aux juges d\u2019appel d\u2019avoir viol\u00e9 l\u2019article 922 du Code civilet d\u2019avoir priv\u00e9 leur d\u00e9cision de base l\u00e9gale au regard de l\u2019article 9 de la loi du\u00ab7 ao\u00fbt 1937\u00bbconcernant l\u2019am\u00e9nagement des villes et autres agglom\u00e9rationsimportantes,enn\u2019ayant pas r\u00e9pondu\u00e0 leurmoyenquant aux effets de l\u2019approbation minist\u00e9rielle sur la constructibilit\u00e9du terrain au jour de la donation. La loi modifi\u00e9e concernant l\u2019am\u00e9nagement des villes et autres agglom\u00e9rations importantes datant du 12 juin 1937 et non comme erron\u00e9ment indiqu\u00e9e du 7 ao\u00fbt 1937, il convient dela d\u00e9finirci-apr\u00e8scomme\u00abloi du12 juin1937\u00bb. Aux termes de l\u2019article 10, alin\u00e9a 2, de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation (ci-apr\u00e8s\u00abloi du 18 f\u00e9vrier 1885\u00bb),un moyen ne doit, sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9, mettre en \u0153uvre qu\u2019un seul cas d\u2019ouverture. Le moyen articule, d\u2019une part,le d\u00e9faut de base l\u00e9gale,qui constitue un vice de fond, etd\u2019autre part,le d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions, quiest un vice de forme, partantdeuxcas d\u2019ouverture distincts. Il s\u2019ensuit que le moyen est irrecevable.<\/p>\n<p>5 Sur le deuxi\u00e8me moyen de cassation Enonc\u00e9 du moyen \u00ab1iere branche : violation de l\u2019article 249 du NCPC pour d\u00e9faut de r\u00e9ponse ou insuffisance de motifs \u00e0 nos conclusions Tel que d\u00e9velopp\u00e9 ci avant nous avons conclu in extenso dans nos conclusions de synth\u00e8se soumises \u00e0 la Cour d\u2019Appel sur le processus dans le cadre duquel sous l\u2019empire de l\u2019article 9 de la Loi de 1937 sur l\u2019am\u00e9nagement des Villes et autres agglom\u00e9rations une autorisation de construire est approuv\u00e9e par le biais du vote au conseil communal et de l\u2019approbation Minist\u00e9rielle et il appartenait \u00e0 la Cour d\u2019Appel de se prononcer sur la valeur et effets juridiques et du vote au conseil communal et de l\u2019approbationMinist\u00e9rielle en analysant l\u2019article 9 pr\u00e9cit\u00e9. Or la Cour d\u2019Appel a compl\u00e9tement omis de statuer sur ces d\u00e9veloppements et s\u2019est limit\u00e9 \u00e0 retenir sur la seule base que le Conseil Communal a &lt;&lt;accord\u00e9 &gt;&gt; l\u2019autorisation, que le terrain fut construisible en omettant de statuer sur la valeur juridique etde l\u2019effet de l\u2019intervention de l\u2019approbation du Ministre et de n\u00e9gliger en outre ce qui est pr\u00e9vu dans le r\u00e8glement des b\u00e2tisses, \u00e0 savoir, qu\u2019aucune autorisation de construire n\u2019est d\u00e9livr\u00e9e sans que les travaux d\u2019infrastructure soient termin\u00e9s. Quelle est l\u2019incidence sur une autorisation de construire si lesdits travaux ne sont pas termin\u00e9s ? Quelle est la valeur juridique de l\u2019autorisation et son incidence sur la construisible ou non dudit terrain? Toutes des questions auxquelles la Cour d\u2019Appel n\u2019a pas r\u00e9pondu Il appartenait \u00e0 minima que la Cour d\u2019Appel analyse et r\u00e9ponde ne fut-ce que de mani\u00e8re sommaire \u00e0 tous ces moyens d\u00e9velopp\u00e9s dans les conclusions des demandeurs en cassation. En retenant &lt;&lt;que dans ces conditions il y a lieu de retenir le caract\u00e8re construisible du terrain en cause au moment de la donation du 18 avril 1967\u2026&gt;&gt; ans constater si toutes les conditions de l\u2019article 9 de la pr\u00e9dite Loi de 1967 sont r\u00e9unies pour qu\u2019une autorisation devienne d\u00e9finitive la Cour d\u2019Appel a priv\u00e9 sa d\u00e9cision de base l\u00e9gale au regard dudit article 9. Or, la Cour d\u2019Appel ne fait m\u00eame pas la moindre r\u00e9flexion, voir d\u00e9but d\u2019analyse, sur ces moyens. Il appartient au Juge d\u2019examiner les conditions d\u2019application d\u2019un texte de loi au regard des faits de la cause et cette omission entraine la cassation (Cour de Cassation 7\/3\/2019 No 34\/2019 respectivement encourt la cassation un arr\u00eat qui n\u2019a pas caract\u00e9ris\u00e9 les \u00e9l\u00e9ments constitutifs exig\u00e9s par la Loi (Cour de Cassation 4 juin 2020, No 60\/2020).<\/p>\n<p>6 Le Juge doit r\u00e9pondre aux moyens contenus dans les conclusions des parties. Le d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 un moyen pertinent constitue une violation de l\u2019article 249 du NCPC (Cour de Cassation 7 mars 2019 No 34\/2019). En l\u2019esp\u00e8ce, il y a une \u00e9vidence: il y a d\u00e9faut complet de la Cour d\u2019Appel de r\u00e9ponse \u00e0 ce\/ces moyens des conclusions. Il y a motivation d\u00e9faillante sinon en tout cas insuffisance de motifs (voir Bor\u00e9, La cassation civile, 6 e ed. 77.53). L\u2019arr\u00eat encourt partant la cassation pour d\u00e9faut de motivation sinon insuffisance de motifs pour violation de l\u2019article 249 du NCPC. 2 e branche violation de l\u2019article 109 de la Constitution. L\u2019article 109 de la Constitution pr\u00e9voit que tout jugement doit \u00eatre motiv\u00e9 ne fut-ce que sommairement. Or, en l\u2019esp\u00e8ce laCour d\u2019Appel n\u2019a pas motiv\u00e9 son arr\u00eat. Elle fait un simple constat sur base d\u2019une pi\u00e8ce, c\u00e0d, le pv d\u2019un renvoi du Conseil Communal qui a d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 sur une demande d\u2019autorisation de construire et son approbation sans pourtant motiver son arr\u00eat sur base de nos moyens d\u00e9velopp\u00e9s dans le cadre notamment des conclusions de style en consid\u00e9rant comme seul \u00e9l\u00e9ment l\u2019approbation du Conseil Communal sans prendre en consid\u00e9ration le texte de l\u2019article 9 de la Loi de 1937 pr\u00e9cit\u00e9 qui pr\u00e9voit outre, l\u2019approbation du Conseil communal en plus l\u2019approbation duMinistre de l\u2019Int\u00e9rieur. En cons\u00e9quent l\u2019arr\u00eat de la Cour d\u2019Appel se base sur un simple constat sans motivation car si la Cour avait motiv\u00e9 sa d\u00e9cision elle aurait d\u00fb se prononcer sur les effets de l\u2019approbation Minist\u00e9rielle. Or, la Cour d\u2019Appel omet d\u2019y statuer partant \u00e0 d\u00e9faut de motivation et violation de l\u2019article 109 de la Constitution. L\u2019arr\u00eat de la cour d\u2019Appel encourt partant cassation de ce chef.\u00bb. R\u00e9ponse de la Cour Les demandeurs en cassation font grief aux juges d\u2019appeld\u2019avoirviol\u00e9 l\u2019article 249 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civilepour d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0leurs conclusionset d\u2019avoirpriv\u00e9leur d\u00e9cision de base l\u00e9galeau regard de l\u2019article 9 de la loi du12 juin1937(premi\u00e8re branche) et d\u2019avoir viol\u00e9l\u2019article 109 de la Constitution pour d\u00e9faut demotivation del\u2019arr\u00eat(secondebranche).<\/p>\n<p>7 Sur la premi\u00e8re branche du moyen Aux termes de l\u2019article 10, alin\u00e9a 2, de la loi du 18 f\u00e9vrier 1885,unmoyen ouun\u00e9l\u00e9mentde moyen ne doit, sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9, mettre en \u0153uvre qu\u2019un seul cas d\u2019ouverture. La premi\u00e8re branche du moyen articule, d\u2019une part,le d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions,qui constitueunvice de forme, etd\u2019autre part, le d\u00e9faut de base l\u00e9gale, qui est un vice de fond, partantdeuxcas d\u2019ouverture distincts. Il s\u2019ensuit que le moyen, pris en sa premi\u00e8re branche, est irrecevable. Sur lasecondebranche du moyen Led\u00e9faut de motivationconstitueunvice de forme. Une d\u00e9cision est r\u00e9guli\u00e8re en la forme d\u00e8s qu\u2019elle comporte une motivation, expresse ou implicite, sur le point consid\u00e9r\u00e9. En retenant \u00abQuant au fond, les appelants font valoir, en premier lieu, que l\u2019\u00e9valuation du bien immobilier en cause tablerait \u00e0 tort sur son caract\u00e8re constructible. En vue de l\u2019\u00e9valuation, le coll\u00e8ge des experts judiciaires a subdivis\u00e9 la parcelle en cause, d\u2019une contenance de 16 ares, en une partie constructible et une partie jardin, \u00e0 raison de 7,45 ares pour la partie constructible, et de 8,55 ares pour la partie jardin (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 5 de la farde I des appelants, page 4). Les appelants contestent le bien-fond\u00e9 de cette pr\u00e9misse au motif que ladite parcelle n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 constructible au moment de la donation en cause, soit le 18 avril 1967, le ministre de l\u2019Int\u00e9rieur n\u2019ayant approuv\u00e9 la d\u00e9lib\u00e9ration du conseil communal accordant l\u2019autorisation de construire qu\u2019en date du 30 mai 1967, soit post\u00e9rieurement \u00e0 la donation. Aux termes de l\u2019article 922 du Code civil, la r\u00e9union fictive des biens &lt;&lt; dont il a \u00e9t\u00e9 dispos\u00e9 par donation entre vifs &gt;&gt; aux &lt;&lt; biens existant au d\u00e9c\u00e8s &gt;&gt; du de cujus doit \u00eatre effectu\u00e9e en \u00e9valuant les biens donn\u00e9s entre vifs &lt;&lt; d\u2019apr\u00e8s leur \u00e9tat \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation et leur valeur \u00e0 l\u2019ouverture de la succession &gt;&gt;. La question du caract\u00e8re constructible ou non du terrain objet de la donation en cause rel\u00e8ve de &lt;&lt; l\u2019\u00e9tat &gt;&gt; du bien au sens de l\u2019article 922 cit\u00e9 ci-dessus. Elle est d\u00e9terminante quant \u00e0 la fixation de la valeur de ce bien. Cette question doit \u00eatre distingu\u00e9e de la question de savoir si, au moment de la donation, le terrain dont il s\u2019agit avait fait l\u2019objet d\u2019une autorisation de construire et, \u00e0 plus forte raison, de la question de savoir si, au m\u00eame moment, l\u2019autorisation deconstruire \u00e9tait devenue d\u00e9finitive ou non.<\/p>\n<p>8 Il est acquis en cause qu\u2019au moment de la donation litigieuse, la commune de ADRESSE10.)n\u2019avait ni plan d\u2019am\u00e9nagement g\u00e9n\u00e9ral (PAG) ni plan d\u2019am\u00e9nagement particulier (PAP) et que la seule r\u00e8glementation en mati\u00e8re d\u2019urbanisme consistait dans le R\u00e8glement des B\u00e2tisses du 29 avril 1959, dont l\u2019article 4 subordonnait l\u2019octroi d\u2019une autorisationde construire \u00e0 un accord pr\u00e9alable entre l\u2019administration communale et le propri\u00e9taire concern\u00e9 au sujet de l\u2019approvisionnement en eau potable et de l\u2019\u00e9vacuation deseaux us\u00e9es (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 2 de la m\u00eame farde). Il ressort en outre des \u00e9l\u00e9ments du dossier qu\u2019en date du 30 janvier 1967, la Commission d\u2019am\u00e9nagement des villes a donn\u00e9 son accord de principe \u00e0 l\u2019autorisation de construire demand\u00e9e parPERSONNE11.), en assortissant cet accord de certaines conditions relatives notamment aux conduites d\u2019eau et d\u2019\u00e9gout, et que, par d\u00e9lib\u00e9ration du conseil communal deADRESSE10.)du 31 mars 1967, cette autorisation a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e \u00e0PERSONNE11.)(cf. pi\u00e8ces n os 3 et 4 de la m\u00eame farde). Dans ces conditions, il y a lieu de retenir le caract\u00e8re constructible du terrain en cause au moment de la donation du 18 avril 1967.\u00bb, les juges d\u2019appelont motiv\u00e9 leur d\u00e9cision sur lepoint consid\u00e9r\u00e9. Il s\u2019ensuit que le moyen, pris en sasecondebranche, n\u2019est pas fond\u00e9. Sur le troisi\u00e8me moyen de cassation Enonc\u00e9 du moyen \u00abL\u2019arr\u00eat encourt la cassation pour violation de la Loi tir\u00e9e de l\u2019article 9 de la Loi du 7 aout 1937 concernant l\u2019am\u00e9nagement des villes et autres agglom\u00e9rations importantes En effet l\u2019article 9 de la pr\u00e9dite Loi de 1937 pr\u00e9voit e.a que&lt;&lt;Apres leur approbation provisoire par le Conseil communal(..), les plans sont d\u00e9pos\u00e9s pendant 30 jours \u00e0 la maison communale (..) End\u00e9ans le d\u00e9lai vis\u00e9(..) les objections doivent \u00eatre d\u00e9pos\u00e9es (\u2026). Le r\u00e9sultat de cette mesure, avec toutes les pi\u00e8ces et, \u00e9ventuellement, avec les plans modifi\u00e9s, est soumis au conseil communal qui y d\u00e9cide, sous l\u2019approbation du Ministre du service. (..)&gt;&gt;(Le moyen d\u2019ouverture du recours). Le texte pr\u00e9voit donc outre que le Conseil Communal d\u00e9cide, l\u2019approbation du Ministre. Ce moyen fut d\u00e9velopp\u00e9 comme nous l\u2019avons vu dans ce recours in extenso en nos conclusions de synth\u00e8se sans que les Juges de la Cour d\u2019Appel s\u2019y soient prononc\u00e9.<\/p>\n<p>9 Or, la Cour d\u2019Appel passe compl\u00e8tement outre ce texte, elle ignore compl\u00e9tement l\u2019approbation du Ministre de service (Ministre de l\u2019Int\u00e9rieur). Dans leur motivation les Juges d\u2019Appel n\u2019ont pas fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019avoir l\u2019approbation du Ministre de l\u2019Int\u00e9rieur du tout. Les juges d\u2019appel ont omis de tenir compte de l\u2019ensemble des crit\u00e8res l\u00e9gaux pr\u00e9vu dans ledit article et d\u2019autre part en lisant la motivation ont ignor\u00e9 cet article alors qu\u2019ils se r\u00e9f\u00e8rent dans leur motivation a une seule pi\u00e8ce du dossier (Voir pi\u00e8ces dudossier) (La partie critiqu\u00e9e de la d\u00e9cision) Les Juges d\u2019appel n\u2019ont pas appliqu\u00e9 cet article, sinon sans caract\u00e9riser les \u00e9l\u00e9ments constitutifs exig\u00e9s par la Loi (Cour de Cassation 4 juin 2020, No 60\/2020). Ils ont omis d\u2019examiner les conditions de fond d\u2019application de ce texte (au regard des faits de lacause (Cour de Cassation 7 mars 2019, No 34\/2019). En tout \u00e9tat de cause en se bornant \u00e0 affirmer que&lt;&lt;dans ces conditions il y lieu de retenir le caract\u00e8re construisible du terrain en cause au moment de la donation du 18 avril1967&gt;&gt;laCour d\u2019Appel a priv\u00e9 sa d\u00e9cision de base l\u00e9gal eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019article 9 de la pr\u00e9dite loi de 1937. Il ressort en effet de la d\u00e9cision attaqu\u00e9e que les Juges d\u2019appel n\u2019ont pas caract\u00e9ris\u00e9 les \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019application de la r\u00e8gle de droit invoqu\u00e9e (Cour de Cassation 6 mai 2012 No 50\/2021). Il est \u00e9vident que dans ce cadre et au vu de leur &lt;&lt;motivation&gt;&gt; les motifs invoqu\u00e9s par les Juges d\u2019appel ne permettent pas de contr\u00f4ler la l\u00e9galit\u00e9 de la d\u00e9cision (Cour de Cassation 17 d\u00e9cembre 2020, No 122\/2020). La motivation doit \u00eatre suffisante pour permettre \u00e0 la Cour de Cassation d\u2019exercer soncontr\u00f4le (Cour de Cassation 4 juin 2020 No 60\/2020). La Cour d\u2019Appel en omettant de tenir compte de l\u2019article 9 de la Loi de 1937 ont viol\u00e9 la disposition l\u00e9gale vis\u00e9e au moyen sinon en tout \u00e9tat de cause en se bornant \u00e0 affirmer que dans les conditions donn\u00e9es que le terrain est construisible au moment de la donation le 18 avril 1967 sans pr\u00e9ciser pourquoi ce terrain fut construisible lors de la pr\u00e9dite donation la Cour d\u2019appel a priv\u00e9 sa d\u00e9cision de base l\u00e9gale eu \u00e9gard a la teneur du pr\u00e9dit article 9 de la pr\u00e9dite Loi de 1937. Il s\u2019ensuit que l\u2019arr\u00eat doit encourir la cassation sur ce moyen. L\u2019arr\u00eat encourt partant de ce chef la cassation.\u00bb. R\u00e9ponse de la Cour Les demandeurs en cassation font griefaux juges d\u2019appel d\u2019avoir priv\u00e9 leur d\u00e9cision de base l\u00e9galeau regard de l\u2019article 9 de la loi du12 juin1937.<\/p>\n<p>10 Le d\u00e9faut de base l\u00e9gale, qui se d\u00e9finit comme l\u2019insuffisance des constatations de fait qui sont n\u00e9cessaires pour statuer sur le droit, constitue un vice de fond. Le moyen articule non pas le grief tir\u00e9 d\u2019une insuffisance des constatations de faitn\u00e9cessaires pour statuer sur le droit, mais le grief tir\u00e9 du d\u00e9fautd\u2019application de la disposition vis\u00e9e au moyen, constitutif du d\u00e9faut de motifs, qui est un vice de forme. Le grief est partant \u00e9tranger au cas d\u2019ouverturevis\u00e9 au moyen. Il s\u2019ensuit que le moyen est irrecevable. Sur les demandes en allocation d\u2019indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure Les demandeurs en cassation \u00e9tant \u00e0 condamner aux d\u00e9pens de l\u2019instance en cassation, leursdemandesen allocation d\u2019indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure sont \u00e0 rejeter. Ilserait in\u00e9quitable de laisser \u00e0 charge des d\u00e9fendeurs en cassation l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des frais expos\u00e9s non compris dans les d\u00e9pens. Il convient d\u2019allouer \u00e0 chacun d\u2019eux une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.200 euros. PAR CES MOTIFS, la Cour de cassation rejettele pourvoi; rejettela demande des demandeurs en cassation en allocation d\u2019indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure; lescondamnesolidairement\u00e0 payer \u00e0 chacun des d\u00e9fendeurs en cassation une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.200 euros; les condamne aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance en cassation avec distraction au profit de Ma\u00eetre Josiane EISCHENetde Ma\u00eetre Claude SCHMARTZ, sur leurs affirmations de droit. La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par le conseiller Marie-Laure MEYERen pr\u00e9sence de l\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral Jennifer NOWAK et du greffier Daniel SCHROEDER.<\/p>\n<p>11 Conclusions du Parquet G\u00e9n\u00e9ral dans l\u2019affaire de cassation PERSONNE1.)etPERSONNE2.)\/ PERSONNE4.),PERSONNE5.),PERSONNE3.),PERSONNE6.), PERSONNE7.),PERSONNE8.),PERSONNE9.)et PERSONNE10.), (affaire inscrite sous le n\u00b0 CAS-2025-00162) Le pourvoi en cassation introduit parPERSONNE1.)et son \u00e9pousePERSONNE2.)par m\u00e9moire en cassation dat\u00e9 au 21 octobre 2025, signifi\u00e9 le 23 octobre 2025 \u00e0PERSONNE4.), PERSONNE5.),PERSONNE3.),PERSONNE6.),PERSONNE7.),PERSONNE8.), PERSONNE9.)etPERSONNE10.), d\u00e9pos\u00e9 au greffe de la Cour Sup\u00e9rieure de Justice le 27 octobre 2025, est dirig\u00e9 contre l\u2019arr\u00eat n\u00b0 26\/25-III-CIV, rendu contradictoirement le 27 f\u00e9vrier 2025 par la Cour d\u2019appel de Luxembourg, troisi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, inscrit sous les num\u00e9ros CAL-2022-00342 et CAL-2023-00798 du r\u00f4le. L\u2019arr\u00eat dont pourvoi a fait l\u2019objet d\u2019une signification aux parties d\u00e9fenderesses en cassation en date du 28 ao\u00fbt 2025. Le pourvoi en cassation est recevable en la forme pour avoir \u00e9t\u00e9 interjet\u00e9 dans les forme et d\u00e9lai pr\u00e9vus aux articles 7 et 10 de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure de cassation. Le m\u00e9moire en r\u00e9ponse introduit parPERSONNE6.),PERSONNE7.),PERSONNE8.)et PERSONNE 9.), dat\u00e9 au 16 d\u00e9cembre 2025,d\u00e9pos\u00e9 au greffe de la Cour sup\u00e9rieure de Justice le 23 d\u00e9cembre 2025, et signifi\u00e9 pr\u00e9alablement en date des 19 et 17 d\u00e9cembre 2025 aux parties demanderesses en cassation en leur domicile \u00e9lu en l\u2019\u00e9tude de Ma\u00eetre Marc THEISEN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0Luxembourg, ainsi qu\u2019aux autres parties en leurs domiciles respectifs, peut \u00eatre pris en consid\u00e9ration pour avoir \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 et d\u00e9pos\u00e9 conform\u00e9ment aux prescriptions des articles 15 et 16 de la pr\u00e9dite loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885. Le m\u00e9moire en r\u00e9ponse introduit parPERSONNE4.),PERSONNE5.)etPERSONNE3.), dat\u00e9 au 18 d\u00e9cembre 2025, d\u00e9pos\u00e9 au greffe de la Cour sup\u00e9rieure de Justice le 23 d\u00e9cembre 2025, et signifi\u00e9 pr\u00e9alablement le 19 d\u00e9cembre 2025 aux parties demanderesses en cassation en leur domicile \u00e9lu en l\u2019\u00e9tude de Ma\u00eetre Marc THEISEN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, aux autres parties en leurs domiciles respectifs, tout comme \u00e0 Ma\u00eetre Josiane Eischen, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch, peut \u00eatre pris en consid\u00e9ration pour avoir \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 et d\u00e9pos\u00e9 conform\u00e9ment aux exigences l\u00e9gales pr\u00e9mentionn\u00e9es. Les parties demanderesses en cassation ont fait signifier le 19 janvier 2026 un m\u00e9moire en r\u00e9plique aux domiciles \u00e9lus respectivement par les parties d\u00e9fenderesses en cassation. Comme en application de l\u2019article 17 de la pr\u00e9dite loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier1885, il ne sera signifi\u00e9, qu\u2019outre les m\u00e9moires de chacune des parties demanderesse et d\u00e9fenderesse en cassation, aucunes autres \u00e9crits et notes, et comme les parties d\u00e9fenderesses n\u2019ont pas querell\u00e9 la recevabilit\u00e9 du pourvoi en tant que tel, ni proc\u00e9d\u00e9\u00e0 une appr\u00e9ciation des faits de nature \u00e0 devoir \u00eatre redress\u00e9e, il n\u2019y a pas lieu de le consid\u00e9rer.<\/p>\n<p>12 Les faits et r\u00e9troactes: La toile de fond du pr\u00e9sent pourvoi est dessin\u00e9e par les op\u00e9rations de partage et de liquidation des successions de feuxPERSONNE11.)etPERSONNE12.), son \u00e9pouse en secondes noces. De leur union sont issus deux enfants, soitPERSONNE13.)etPERSONNE1.). PERSONNE11.)fut mari\u00e9 en premi\u00e8res noces \u00e0PERSONNE14.), union de laquelle sont \u00e9galement issus deux enfants, soitPERSONNE3.)etPERSONNE15.). Etant donn\u00e9 quePERSONNE1.)a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 1967 de la part de son p\u00e8rePERSONNE11.)d\u2019une donation par pr\u00e9ciput et hors part portant sur un terrain sis dans la Commune deADRESSE10.), et quePERSONNE15.)etPERSONNE1.)ont acquis sur les \u00e9pouxGROUPE1.)en 1971 une maison-place avec atelier, \u00e9galement sis dans la Commune deADRESSE10.), et en 1972 le fonds de commerce y aff\u00e9rant,PERSONNE3.), h\u00e9ritier r\u00e9servataire issu de la premi\u00e8re union de feuPERSONNE11.), etPERSONNE13.), h\u00e9ritier r\u00e9servataire issu de la deuxi\u00e8me union de feu le p\u00e8re commun, ont assign\u00e9 en partage. Les h\u00e9ritiers r\u00e9servatairesPERSONNE15.)etPERSONNE13.)\u00e9tant d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, leurs descendants et h\u00e9ritiers l\u00e9gitimes les repr\u00e9sentent dans les instances respectives, \u00e0 savoir PERSONNE6.), Monique,PERSONNE8.)etPERSONNE9.)pour leur p\u00e8re feu PERSONNE15.), etPERSONNE4.)etPERSONNE5.)pour leur \u00e9poux et p\u00e8re feu PERSONNE13.). Aux termes des jugements n\u00b0 2018\/TADCH01\/75 et n\u00b0 2022 TADCH01\/00018 rendus en date des 27 mars 2018 et 1 er f\u00e9vrier 2022 par tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch dans le cadre des op\u00e9rations de partage des successions respectives leur soumis, les premiers juges ont, entre autres 1 , retenu que, que contrairement aux conclusions des partiesGROUPE2.)la lib\u00e9ralit\u00e9 consentie en 1967 n\u2019est pas une donation-partage et ont \u00e9cart\u00e9 comme non fond\u00e9es leurs contestations tant en ce qui concerne le caract\u00e8re partiellement construisible conf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la parcelle, objet de cette donation, par le coll\u00e8ge d\u2019experts, qu\u2019en ce qui concerne que la valeur par \u00e0 l\u2019are construisible d\u00e9termin\u00e9e par les experts. Ils ont retenu que la donation pr\u00e9ciputaire en faveur dePERSONNE1.)d\u00e9passe la quotit\u00e9 disponible, qu\u2019elle est partant r\u00e9ductible et que PERSONNE1.)doit \u00e0 la masse successorale une indemnit\u00e9 de r\u00e9duction fix\u00e9e \u00e0 la somme de 156.750 euros, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du jour du partage. L\u2019appel introduit parPERSONNE1.)et son \u00e9pousePERSONNE2.)contre les jugements rendus par le tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch en date des 27 mars 2018 et 1 er f\u00e9vrier 2022 ayant \u00e9t\u00e9 limit\u00e9 au seul volet de la donation du 18 avril 1967 par feuPERSONNE11.)\u00e0 PERSONNE1.), plus pr\u00e9cis\u00e9ment quant \u00e0 1.) l\u2019\u00e9valuation de la donation litigieuse (\u00e0 savoir l\u2019\u00e9tat de la donation au moment de la donation, plus particuli\u00e8rement le caract\u00e8re constructible ou non de la parcelle ayant fait l\u2019objet de la donation, difficult\u00e9 tranch\u00e9e dans le jugement rendu le 1 er f\u00e9vrier 2022), et 2.) la qualification de la donation (en donation-partage au sens de l\u2019article 1076 du Code civil ou en donation pure et simple, difficult\u00e9 tranch\u00e9e dans le jugement rendu le 27 mars 2018), 1 ils ont tranch\u00e9 d\u2019autres difficult\u00e9s de partage (dont la question si les acquisitions immobili\u00e8res ci-avant mentionn\u00e9es sont des donations d\u00e9guis\u00e9es, la demande en reddition de comptes, etc.) non autrement mentionn\u00e9es sous les faits et r\u00e9troactes, alors que sans lien avec les moyen de cassation \u00e0 examiner;<\/p>\n<p>13 la Cour d\u2019appel, aux termes de son arr\u00eat dont pourvoi, a confirm\u00e9 les 1ers juges. Dans la mesure o\u00f9 les trois moyens de cassation \u00e0 examiner ci-apr\u00e8s ont exclusivement trait \u00e0 la critique sub 1.), il y a de prime abord lieu derappeler les dates suivantes, ce \u00e0 des fins de contextualisation: -30 janvier 1967: avis favorable de la commission d\u2019am\u00e9nagement en vue d\u2019accorder l\u2019autorisation de construire sollicit\u00e9e sur la parcelle qui fera par la suite l\u2019objet de la donation en faveur dePERSONNE1.) -31 mars 1967: d\u00e9lib\u00e9ration du conseil communal de la Commune deADRESSE10.) portant approbation de la demande de construire une maison d\u2019habitation sur cette m\u00eame parcelle -18 avril 1967: donation par acte authentique parPERSONNE11.)\u00e0PERSONNE1.)de la pr\u00e9dite parcelle, la d\u00e9signant comme comme \u00e9tant un jardin -30 mai 1967: approbation minist\u00e9rielle de la d\u00e9lib\u00e9ration communale, et de reproduire ensuite l\u2019extrait de motivation des juges d\u2019appel 2 dans les limites de la partie critiqu\u00e9e: 2 l\u2019extrait pertinent de la motivation despremiers juges sur la questionest le suivant: \u00ab-Contestations dePERSONNE1.)concernant les conclusions des experts D\u2019abord,PERSONNE1.)conteste que la parcelle aurait \u00e9t\u00e9 un terrain constructible \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation.La commune deADRESSE10.)\u00abn\u2019aurait eu ni PAG ni PAP\u00bb \u00e0 l\u2018\u00e9poque, la seule r\u00e8glementation en mati\u00e8re d\u2019urbanisme aurait consist\u00e9 dans le R\u00e8glement des B\u00e2tisses du 29 avril 1959 qui, en son article 4, pr\u00e9voyait que: \u00abEs wird keine Baugenehmigung erteilt, wenn nicht vorher dieFrage der Versorgung mit Trinkwasser sowie die Beseitigung der Abw\u00e4sser in zufriedenstellender Weise zwischen dem Eigent\u00fcmer und der Gemeide Verwaltung gel\u00f6st ist\u201c. La commune aurait inform\u00e9PERSONNE1.)en janvier 1967 de l\u2019absence d\u2019objections de sa part quant \u00e0 la construction d\u2019un bungalow sous r\u00e9serve du respect d\u2019une s\u00e9rie de conditions. Les raccordements se seraient faits apr\u00e8s la donation seulement, tout comme la d\u00e9livrance de l\u2019autorisation de construire d\u00e9finitive, de sorte que le terrain n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 constructible au moment de la donation. Les demandeurs en r\u00e9duction font r\u00e9torquer que la qualification du terrain en question comme pr\u00e9, dans l\u2019acte de vente, ne saurait porter \u00e0 cons\u00e9quence, dans la mesure o\u00f9 l\u2019autorisation de construire aurait \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e \u00e0PERSONNE1.)en date du 31 mars 1967, donc avant l\u2019acte de donation du 17 avril 1967. Le terrain aurait \u00e9t\u00e9 constructible \u00e0 la date de la donation. Dans le rapport d\u2019expertise est reproduit un courrier du 30 mai 1967 \u00e9manant du Ministre de l\u2019Int\u00e9rieur adress\u00e9 au Commissaire de district de Diekirch et transmis en copie par les soins de ce dernier au bourgmestre deADRESSE10.)\u00e0 fin d\u2019ex\u00e9cution le 2 juin 1967, au contenu suivant: \u00abJ\u2019ai l\u2019honneur de vous informer que j\u2019approuve sur la base de l\u2019article 9 de la loi du 12 juin 1937 concernant l\u2019am\u00e9nagement des villes et autres agglom\u00e9rations importantes, la d\u00e9lib\u00e9ration du conseil communal deADRESSE10.)du 31.3.1967 ayant pour objet l\u2019approbation d\u00e9finitive d\u2019une demande de construire une maison d\u2019habitation sur un terrain sis \u00e0ADRESSE10.), inscrit au cadastre de la commune deADRESSE10.)sub n\u00b0 2722\/4194 au lieu-dit \u00abADRESSE11.)s\u00bb et appartenant au sieurPERSONNE1.).\u00bb L\u2019autorisation de construire ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement approuv\u00e9e par le conseil communal deADRESSE10.) lors de la d\u00e9lib\u00e9ration du conseil communal du 31 mars 1967, le caract\u00e8re constructible de la parcelle \u00e0 la date, ult\u00e9rieure, de la donation du terrain en question ne saurait \u00eatre mis en doute.<\/p>\n<p>14 \u00abQuant au fond, les appelants font valoir, en premier lieu, que l\u2019\u00e9valuation du bien immobilier en cause tablerait \u00e0 tort sur son caract\u00e8re constructible. En vue de l\u2019\u00e9valuation, le coll\u00e8ge des experts judiciaires a subdivis\u00e9 la parcelle en cause, d\u2019une contenance de 16 ares, en une partie constructible et une partie jardin, \u00e0 raison de 7,45 ares pour la partie constructible, et de 8,55 ares pour la partie jardin (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 5 de la farde I des appelants, page 4). Les appelants contestent le bien-fond\u00e9 de cette pr\u00e9misse au motif que ladite parcelle n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 constructible au moment de la donation en cause, soit le 18 avril 1967, le ministre de l\u2019Int\u00e9rieur n\u2019ayant approuv\u00e9 la d\u00e9lib\u00e9ration du conseil communal accordant l\u2019autorisation de construire qu\u2019en date du 30 mai 1967, soit post\u00e9rieurement \u00e0 la donation. Aux termes de l\u2019article 922 du Code civil, la r\u00e9union fictive des biens \u00abdont il a \u00e9t\u00e9 dispos\u00e9 par donationentre vifs \u00bb aux \u00abbiens existant au d\u00e9c\u00e8s\u00bb du de cujus doit \u00eatre effectu\u00e9e en \u00e9valuant les biens donn\u00e9s entre vifs \u00abd\u2019apr\u00e8s leur \u00e9tat \u00e0 l\u2019\u00e9poquede la donation et leur valeur \u00e0 l\u2019ouverture de la succession\u00bb. La question du caract\u00e8re constructible ou non du terrain objet de la donation en cause rel\u00e8ve de \u00abl\u2019\u00e9tat\u00bb du bien au sens de l\u2019article 922 cit\u00e9 ci-dessus. Elle est d\u00e9terminante quant \u00e0 la fixation de la valeur de ce bien. Cette question doit \u00eatre distingu\u00e9e de la question de savoir si, au moment de la donation, le terrain dont il s\u2019agit avait fait l\u2019objet d\u2019une autorisation de construire et, \u00e0 plus forte raison, de la question de savoir si, au m\u00eame moment, l\u2019autorisation deconstruire \u00e9tait devenue d\u00e9finitive ou non. Il est acquis en cause qu\u2019au moment de la donation litigieuse, la commune de ADRESSE10.)n\u2019avait ni plan d\u2019am\u00e9nagement g\u00e9n\u00e9ral (PAG) ni plan d\u2019am\u00e9nagement particulier (PAP) et que la seule r\u00e8glementation en mati\u00e8re d\u2019urbanisme consistait dans le R\u00e8glement des B\u00e2tisses du 29 avril 1959, dont l\u2019article 4 subordonnait l\u2019octroi d\u2019une autorisationde construire \u00e0 un accord pr\u00e9alable entre l\u2019administration communale et le propri\u00e9taire concern\u00e9 au sujet de En tout \u00e9tat de cause, tel que retenu d\u00e9j\u00e0 parjugement n\u00b0 75\/2018 du 27 mars 2018, \u00abil est juste que le donataire b\u00e9n\u00e9ficie seul des plus-values ou souffre seul des moins-values caus\u00e9es par des changements d\u2019\u00e9tatimputables \u00e0 sa bonne ou mauvaise gestion.\u00bb. Dans cet esprit, le moment auquel intervient le classement de la parcelle comme terrain constructible n\u2019est pas le crit\u00e8re pertinent pour appr\u00e9cier la question de savoir si cette caract\u00e9ristique doit \u00eatre prise en consid\u00e9ration dans l\u2019\u00e9valuation du bien r\u00e9uni fictivement. S\u2019agissant en effet d\u2019un plus-value fortuite et ind\u00e9pendante du fait du donataire, le changement d\u2019\u00e9tat du bien op\u00e9r\u00e9 par une d\u00e9cision administrative telle que la constructibilit\u00e9 d\u2019un terrain constitue un changement qui n\u2019est pas imputable \u00e0 l\u2019activit\u00e9 dudonateur et doit donc \u00eatre prise en compte dans l\u2019\u00e9valuation des biens r\u00e9unis fictivement. (Dalloz R\u00e9f\u00e9rence 2016\/2017, N. Levillain\/ M-C. Forgeard\/ A. Boich\u00e9, n\u00b0 314.123 ss., p176). Cette contestation est donc d\u00e9pourvue de fondement.\u00bb<\/p>\n<p>15 l\u2019approvisionnement en eau potable et de l\u2019\u00e9vacuation des eaux us\u00e9es (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 2 de la m\u00eame farde). Il ressort en outre des \u00e9l\u00e9ments du dossier qu\u2019en date du 30 janvier 1967, la Commission d\u2019am\u00e9nagement des villes a donn\u00e9 son accord de principe \u00e0 l\u2019autorisation de construire demand\u00e9e parPERSONNE11.), en assortissant cet accord de certaines conditions relatives notamment aux conduites d\u2019eau et d\u2019\u00e9gout, et que, par d\u00e9lib\u00e9ration du conseil communal deADRESSE10.)du 31 mars 1967, cette autorisation a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e \u00e0PERSONNE11.)(cf. pi\u00e8ces n os 3 et 4 de la m\u00eame farde). Dans ces conditions, il y a lieu de retenir le caract\u00e8re constructible du terrain en cause au moment de la donation du 18 avril 1967. 3 \u00bb Le 1 er moyen de cassation: Le moyen sous examen est intitul\u00e9: \u00abPREMIER MOYEN, 1re branche tir\u00e9e de la violationde l\u2019article 922 du Code Civil\u00bb. Le moyen en sa soit ditepremi\u00e8re branche, non suivie d\u2019une 2 e branche, tir\u00e9 de la violation de la loi, reproche aux juges d\u2019appel de ne pas avoir r\u00e9pondu \u00e0 \u00abce moyen, \u00e0 savoir que les donations entre vifs sont \u00e0 prendre en consid\u00e9ration d\u2019apr\u00e8s leur \u00e9tat \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation et \u00e0 leur valeur \u00e0 l\u2019ouverture de la succession tel que libell\u00e9 dans le \u00a72 dudit article.\u00bb, plus pr\u00e9cis\u00e9ment si oui ou non le terrain dont donation fut \u00e0 consid\u00e9rer comme construisible au moment de la donation et cette (nature) construisibler\u00e9sulte n\u00e9cessairement du fait si le terrain b\u00e9n\u00e9ficie ou non d\u2019une autorisation de construire.\u00bb Les demandeurs en cassation font donc grief aux juges d\u2019appel d\u2019avoir viol\u00e9 l\u2019article 922 du Code civil en ce qu\u2019ils n\u2019auraient pas r\u00e9pondu \u00e0 leur moyenci-avant reproduit. Aux termes des d\u00e9veloppements qui suivent, ils continuent \u00e0 \u00e9riger le d\u00e9faut de motivation en violation de la loi 4 . En optant pour une telle articulation de moyen, les demandeurs en cassation m\u00e9langent le cas d\u2019ouverture de la violation de la loi, vice de fond, et le cas d\u2019ouverture du d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusion, vice de forme, partant deux cas d\u2019ouverture distincts. En cons\u00e9quence, le moyen est irrecevable en ce qu\u2019il contrevient aux exigences de l\u2019article 10alin\u00e9a 2, de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation, prescrivant, sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9, qu\u2019un moyen ne doit mettre en \u0153uvre qu\u2019un seul cas d\u2019ouverture et consacrant ainsi l\u2019interdiction de cumul de cas d\u2019ouvertures diff\u00e9rents. Votre Cour pourrait \u00e9galement consid\u00e9rer qu\u2019en ce que le grief vise l\u2019absence de motivation, constitutif d\u2019un vice de forme, il est \u00e9tranger au cas d\u2019ouverture de la violation de la loi vis\u00e9 au moyen, constitutif d\u2019un vice de fond, et le d\u00e9clarer irrecevable en cons\u00e9quence. P\u00eachant par sa formulation amalgam\u00e9e, le moyen ne saurait passer le cap de la recevabilit\u00e9, si bien que la soussign\u00e9e ne s\u2019y attarder autrement, sauf \u00e0 renvoyer \u00e0 la r\u00e9ponse donn\u00e9e au 2 e 3 cf. p. 7-8 de l\u2019arr\u00eat dont pourvoi; 4 cf. p. 10 du m\u00e9moire en cassation;<\/p>\n<p>16 moyen. Il en ressort que les juges du fond n\u2019ont pas vici\u00e9 leur motivation par une absence de motifs. Aussi, pour autant que le moyen vise la violation de la loi par mauvaise application, ce en ce que les juges d\u2019appel auraient omis de se pencher sur la question de l\u2019\u00e9tat de la donation, examen requis par l\u2019article 922 alin\u00e9a 2 du Code civil, force est deconstater que par la motivation ci-avant reproduite, les juges d\u2019appel ont bel et bien tenu compte de l\u2019\u00e9tat de la parcelle au moment de la donation, ce en ce qu\u2019ils ont dit qu\u2019elle \u00e9tait construisible \u00e0 cette \u00e9poque. Le 2 e moyen de cassation: Le moyen sous examen est divis\u00e9 en branches et vise, en sa 1 \u00e8re branche laviolation de l\u2019article 249 du NCPC \u00abpour d\u00e9faut de r\u00e9ponse ou insuffisance de motifs \u00e0 conclusions\u00bb, et, en sa 2 e branche, la violation de l\u2019article 109 de la Constitution. Il faut se r\u00e9soudre \u00e0 ce que, nonobstant sa division en branches, le moyen vise le cas d\u2019ouverture du d\u00e9faut de motifs, vice de forme, et doit \u00eatre analys\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re des exigences de ce seul d\u2019ouverture. Le moyen tir\u00e9 de la violation desdites dispositions l\u00e9gales sanctionne l\u2019absencede motifs qui est un vice de forme pouvant rev\u00eatir la forme d\u2019un d\u00e9faut total de motifs, d\u2019une contradiction de motifs, ou d\u2019un d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusion. Force est de constater que les demandeurs en cassation, non seulement mentionnent dans le libell\u00e9 du moyen l\u2019insuffisance de motifs, ils font \u00e9galement valoir dans les explications subs\u00e9quentes que les juges du fond ont priv\u00e9 leur d\u00e9cision de base l\u00e9gale,de sorte qu\u2019ils formulent des reproches ayant trait \u00e0 un vice de fond. Or, comme les griefs relevant de cas d\u2019ouverture du d\u00e9faut de base l\u00e9gale sont \u00e9trangers au cas d\u2019ouverture du d\u00e9faut de motivation et entra\u00eenent l\u2019irrecevabilit\u00e9 du moyen, le moyen sous examen est en ordre principal \u00e0 d\u00e9clarer irrecevable. A supposer que l\u2019amalgame pratiqu\u00e9 (au niveau des reproches ayant trait \u00e0 la fois \u00e0 des vices de forme et des vices de fond) ne soit pas de nature \u00e0 contaminer le moyen dans son enti\u00e8ret\u00e9 et \u00e0 le rendre irrecevable dans sa globalit\u00e9, l\u2019examen du moyen exclut toute consid\u00e9ration en relation avec le d\u00e9faut de base l\u00e9gale et doit \u00eatre cantonn\u00e9 \u00e0 la seule question de savoir si les juges du fond ont pourvu \u00e0 leur obligation de motivation ou non. Une lecture bienveillante des d\u00e9veloppements entrepris par les demandeurs en cassation permet d\u2019en extraire que le moyen incrimine une absence de r\u00e9ponse apport\u00e9e \u00e0 l\u2019argumentaire des consortsGROUPE2.), notamment en ce que les juges d\u2019appel n\u2019auraient pas examin\u00e9 la question du caract\u00e8re d\u00e9finitif de l\u2019autorisation de construire au moment de la donation. Cette critique \u00e9tant commune aux deux branches, la soussign\u00e9e ne les analysera pas de fa\u00e7on s\u00e9par\u00e9e. En amont de cet examen, la soussign\u00e9e observe que sous lapremi\u00e8re branche, les demandeurs en cassation semblent encore reprocher au juge du fond le d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusion, \u00e0 savoir \u00abde n\u00e9gliger en outre ce qui est pr\u00e9vu dans le r\u00e8glement des b\u00e2tisses, \u00e0 savoir, qu\u2019aucune autorisation de construire n\u2019est d\u00e9livr\u00e9e sans que les travaux d\u2019infrastructure soient termin\u00e9s. Quelle est l\u2019incidence sur une autorisation de construire si lesditstravaux ne sont pas termin\u00e9s ?\u00bb. En ce qu\u2019ils avancent au titre de cette critique des faits en relation avec le<\/p>\n<p>17 r\u00e8glement des b\u00e2tisses de la Commune deADRESSE10.)et les travaux d\u2019infrastructure, \u00e9l\u00e9ments factuels pourtant non relat\u00e9s dans leurs conclusions de synth\u00e8se et non soumis aux juges d\u2019appel, cette branche de moyen, en ce qu\u2019elle vise cette critique, est irrecevable pour \u00eatre nouvelle et m\u00e9lang\u00e9e de fait et de fait. Quant \u00e0 la critique en relation avec l\u2019exigence du caract\u00e8re d\u00e9finitif de l\u2019autorisation de construire au moment de la donation, commune aux deux branches,ilest de prime abord rappel\u00e9 que le d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions est une des formes du d\u00e9faut de motifs. En raison de la nature de vice de forme que rev\u00eatent le d\u00e9faut de motifs et le d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions, le juge a satisfait \u00e0 la loi d\u00e8s que la d\u00e9cision comporte un motif ou une r\u00e9ponse \u00e0 conclusions, si incomplets, inop\u00e9rants ou implicites soient-ils. 5 En l\u2019occurrence, les juges d\u2019appel furent appel\u00e9s \u00e0 se prononcer sur l\u2019\u00e9tat de la parcelle, objet de la donation, ce dans le cadre des op\u00e9rations de r\u00e9union fictive pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019article 922 du Code civil, prescrivant \u00e0 son alin\u00e9a 2 que les donations entre vifs sont \u00e0 prendre en consid\u00e9ration d\u2019apr\u00e8s leur \u00e9tat \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation et \u00e0 leur valeur \u00e0 l\u2019ouverture de la succession. Pour m\u00e9moire, l\u2019op\u00e9ration en mati\u00e8re de liquidation de succession dite de \u00abr\u00e9union fictive\u00bb, pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 922 en son alin\u00e9a 2, est destin\u00e9e \u00e0 v\u00e9rifier si la r\u00e9serve d\u2019un h\u00e9ritier r\u00e9servataire fut entam\u00e9e du fait de donations excessives entreprises du vivant du donateur, d\u00e9passant la quotit\u00e9 disponible. La r\u00e9union fictive vise donc \u00e0 reconstituer le patrimoine du d\u00e9funt dans l\u2019\u00e9tat qui e\u00fbt \u00e9t\u00e9 le sien s\u2019il n\u2019avait pas consenti de donations et la finalit\u00e9 est d\u2019arr\u00eater la proportion du d\u00e9passement. Dans le cadre de l\u2019appr\u00e9ciation de l\u2019\u00e9tat de la parcelle donn\u00e9e au moment de la donation, les demandeurs en cassation ont invoqu\u00e9 le caract\u00e8re non construisible de la parcelle en cause, motifs pris de l\u2019absence d\u2019autorisation de construire d\u00e9finitive \u00e0 ladate de la donation. Sous ce rapport, ils ont donn\u00e9 \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019approbation minist\u00e9rielle n\u2019est intervenue que post\u00e9rieurement \u00e0 la donation et ont appel\u00e9 les juges du fond \u00e0 examiner le caract\u00e8re d\u00e9finitif de l\u2019autorisation de b\u00e2tir au regard de l\u2019article 9 de la loi du 12 juin 1937 concernant l\u2019am\u00e9nagement des villes et autres agglom\u00e9rations importantes. En se d\u00e9terminant par la motivation ci-avant mise en exergue, les juges d\u2019appel se sont prononc\u00e9s sur le point consid\u00e9r\u00e9, \u00e0 savoir l\u2019\u00e9tat du terrain au moment de la donation, et ont satisfait aux exigences de motivation leur incombant, et ce sans avoir vici\u00e9 leur raisonnement par une absence de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions. En effet, en r\u00e9alit\u00e9, lesjuges d&#039;appel, enclarifiant qu\u2019ils dissocient la notion deconstructibilit\u00e9 decelled&#039;autorisation de construire\u00e0 caract\u00e8re d\u00e9finitif,ontin finedit qu&#039;ilsne qualifieront pas l&#039;\u00e9tat dela parcelle par rapport \u00e0 la question si oui ou non une autorisation de construire d\u00e9finitive existait, mais par rapport \u00e0 la question de savoir si potentiellement la parcelle \u00e9tait construisible.Pour dire autrement, les juges d&#039;appel ont implicitement, mais n\u00e9cessairement, \u00e9cart\u00e9 comme d\u00e9pourvue de pertinence l\u2019ensemble des d\u00e9veloppements des \u00e9pouxGROUPE2.) cantonn\u00e9s\u00e0 la seule question de l&#039;existenceau jour de la donationde l&#039;approbation minist\u00e9rielle et \u00e9rig\u00e9e par eux en conditionsine qua nonpour conf\u00e9rer \u00e0 la parcelle le caract\u00e8reconstruisible. 5 voir p.ex.CCass. 6 janvier 2011, n\u00b0 2810 du registre (premier moyen de cassation, 1 i\u00e8re et 2 i\u00e8me branches pris ensemble);<\/p>\n<p>18 Il tombe sous le sens qu\u2019une parcelle puisse \u00eatre construisible, sans l\u2019existence effective d\u2019une autorisation de construire sur la parcelle en cause. Lad\u00e9livrancede l&#039;autorisation de construire n&#039;est pas d\u00e9terminantedu caract\u00e8re construisible d\u2019une parcelle, le permis de construction n\u2019\u00e9tant rien d\u2019autre qu\u2019une attestation de l\u00e9galit\u00e9\u00e9misepar l&#039;autorit\u00e9 communale que la constructionprojet\u00e9eestconformeauxexigences d&#039;am\u00e9nagement communal et aux crit\u00e8res urbanistiques. Pour appr\u00e9cier l&#039;\u00e9tat de la parcelle donn\u00e9e \u00e0PERSONNE1.), les juges du fond ontassis leurpouvoir souverain sur les \u00e9l\u00e9ments factuels au dossier, dont notamment la d\u00e9lib\u00e9ration du conseil communal de la Commune deADRESSE10.)du 31 mars 1967 accordant l\u2019autorisation de b\u00e2tir, et en ont d\u00e9duit qu\u2019au moment de la donation elle futconstruisible. Sans l\u2019avoir dit express\u00e9ment, les juges du fond ont implicitement consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019approbation minist\u00e9rielle de l\u2019autorisation communale, intervenue dans un temps autrement rapproch\u00e9 de seulement 42 jours apr\u00e8s quePERSONNE1.)est devenu propri\u00e9taire de la parcelle litigieuse par le biais de la donation op\u00e9r\u00e9e en sa faveur, ne faitin fineque corroborer lanature constructible de la parcelle au moment de la donation. Pour \u00eatre complet, le d\u00e9bat men\u00e9 par les demandeurs en cassation et ax\u00e9 avec insistance sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une autorisation de construite approuv\u00e9e par d\u00e9cision minist\u00e9rielle au moment de la donation, s\u2019av\u00e8re d\u2019autant plus d\u00e9pourvu de pertinence en vertu du principe de la r\u00e9troactivit\u00e9des approbationsminist\u00e9rielles au jour de l\u2019acte soumis \u00e0 approbation. Ainsi l\u2019approbation minist\u00e9rielle rendue en l\u2019occurrence le 30 mai 1967 r\u00e9troagit au jour de la d\u00e9lib\u00e9ration communaledu 31 mars 1967, si bien que cettederni\u00e8re est r\u00e9put\u00e9e approuv\u00e9een date du 31 mars 1967, soit ant\u00e9rieurement \u00e0 la donation op\u00e9r\u00e9ele 18 avril 1967. Dans un autre ordre d\u2019id\u00e9es pourrait-on encore relever que l\u2019argumentaire tir\u00e9 du caract\u00e8re non constructible de la parcelle au moment de la donation s\u2019av\u00e8re inop\u00e9rant, alors que, m\u00eame \u00e0 supposer que les juges du fond l\u2019avaient suivi, du fait que l\u2019approbation minist\u00e9rielle est intervenue aussit\u00f4t, la plus-value existante au jour de l\u2019ouverture de la succession aurait en tout \u00e9tat de cause profit\u00e9 \u00e0 la succession, le gratifi\u00e9 n\u2019en \u00e9tant pas \u00e0 l\u2019origine en ce que la d\u00e9livrance de l\u2019autorisation de construirefut manifestement imputable \u00e0 l\u2019initiative et aux diligences entreprises par le donataire en amont de la donation 6 . Les juges du fond pouvant s\u2019abstenir de r\u00e9pondre \u00e0 des arguments inop\u00e9rants, voire non susceptible de changer la solution du litige, les juges d\u2019appel, en vertu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, n\u2019\u00e9taient pas tenus de suivre les parties appelantes dans le d\u00e9tail de leur argumentation et n\u2019ont donc pas vici\u00e9 leur motivation par un d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusion. Il s\u2019ensuit que le moyen sous examen n\u2019est pas fond\u00e9. Finalement, Votre Cour pourrait encore consid\u00e9rer que sous le couvert de la violation des dispositions l\u00e9gales vis\u00e9es au moyen, les demandeurs en cassation ne tentent en r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019\u00e0 remettre en discussion l\u2019appr\u00e9ciation par les juges du fond des \u00e9l\u00e9ments de preuve leur soumis 6 \u00abS\u2019agissant en effet d\u2019un plus-value fortuite et ind\u00e9pendante du fait du donataire, le changement d\u2019\u00e9tat du bien op\u00e9r\u00e9 par une d\u00e9cision administrative telle que la constructibilit\u00e9 d\u2019un terrain constitue un changement qui n\u2019est pas imputable \u00e0 l\u2019activit\u00e9 dudonateur et doit donc \u00eatre prise en compte dans l\u2019\u00e9valuation des biens r\u00e9unis fictivement\u00bb, Dalloz R\u00e9f\u00e9rence 2016\/2017, N. Levillain\/ M-C. Forgeard\/A. Boich\u00e9, n\u00b0 314.123 ss., p176; cf. motivation des 1ers juges dans le jugement n\u00b0 2022 TADCH01\/00018 du er f\u00e9vrier 2022, p. 4;<\/p>\n<p>19 pour se prononcer sur l\u2019\u00e9tat de la donation 7 et qui les ont amen\u00e9s \u00e0 retenir qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation la parcelle, objet de la donation, fut construisible, et dire, en ce que cette appr\u00e9ciation rel\u00e8ve de leur pouvoir souverain et \u00e9chappe au contr\u00f4le de la Cour de cassation, que le moyen ne saurait \u00eatre accueilli. Le 3 e moyen de cassation: Le 3 e moyen est tir\u00e9 de la violation de la loi, plus pr\u00e9cis\u00e9ment de l\u2019article 9 de la loi du 7 aout 1937 concernant l\u2019am\u00e9nagement des villes et autres agglom\u00e9rations importantes. Aux termes de l\u2019article 10, alin\u00e9a 2, de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation chaque moyen doit pr\u00e9ciser, sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9, en quoi la partie critiqu\u00e9e de la d\u00e9cision encourt le reproche all\u00e9gu\u00e9. Les d\u00e9veloppements en droit qui, aux v\u0153ux de l\u2019alin\u00e9a 3 de l\u2019article 10 pr\u00e9cit\u00e9 peuvent compl\u00e9ter l\u2019\u00e9nonc\u00e9 du moyen, ne peuvent suppl\u00e9er la carence de celui-ci au regard des \u00e9l\u00e9ments dont la pr\u00e9cision est requise sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9. Il s\u2019ensuit que le moyen doit \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9 au regard de son seul \u00e9nonc\u00e9, sans \u00e9gard aux d\u00e9veloppements entrepris dans la discussion du moyen, votre Cour venant de le pr\u00e9ciser aux termes de l\u2019arr\u00eat r\u00e9centn\u00b0 28\/2026 rendu le29 janvier 2026 8 . Vu les carences flagrantes affectant le libell\u00e9 du moyen sous examen au regard de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il est \u00e0 d\u00e9clarer irrecevable, le demandeur en cassation ne formulant pas de griefs et ne disant pas en quoi les juges d\u2019appel auraient viol\u00e9 la disposition l\u00e9gale vis\u00e9e au moyen. Pour \u00eatre complet, \u00e0 l\u2019instar des moyens pr\u00e9c\u00e9dents, les explications suivant le libell\u00e9 du moyen, amalgament des griefs tir\u00e9s tant de l\u2019absence de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions, constitutif d\u2019un vice de forme, que du d\u00e9faut de base l\u00e9gale par l\u2019insuffisance de motifs y all\u00e9gu\u00e9e, vice de fond et cas d\u2019ouverture autonome et distinct du cas d\u2019ouverture cibl\u00e9e par le moyen. Le moyen encourt l\u2019irrecevabilit\u00e9 donc \u00e9galement sous cette consid\u00e9ration. Toujours \u00e0 des fins de compl\u00e9tude, les juges d\u2019appel, appel\u00e9s \u00e0 statuer en application des exigences prescrites \u00e0 l\u2019article 922 du Code civil, plus pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 se prononcer sur l\u2019\u00e9tat du bien donn\u00e9 au moment de la donation,n\u2019avaient pas \u00e0 examiner la disposition vis\u00e9e au moyen, relevant du droit administratif. Elle est d\u00e8s lors \u00e9trang\u00e8re aux griefs invoqu\u00e9s et le moyen pourrait encore \u00eatre d\u00e9clar\u00e9 irrecevable \u00e0 ce titre. Dans un dernier ordre d\u2019id\u00e9es, en ce que sous le couvert de la violation de la disposition l\u00e9gale vis\u00e9e au moyen, les demandeurs en cassation ne tendent en r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019\u00e0 remettre en discussion l\u2019appr\u00e9ciation, par les juges du fond, des \u00e9l\u00e9ments de preuve leur soumis les ayant amen\u00e9s \u00e0 7 pour la Cour de cassation fran\u00e7aise la fixation de la valeur du bien donn\u00e9 au jour du partage selon son \u00e9tat au jour de la donation rel\u00e8ve de l\u2019appr\u00e9ciation souveraine des juges du fond: CCass, 1 i\u00e8re chambre civile, 15 avril 2015,14-16.060, in\u00e9dit; \u00ab\u00c0 d\u00e9faut d&#039;accord entre les int\u00e9ress\u00e9s, la valeur des biens donn\u00e9s est souverainement appr\u00e9ci\u00e9e par les juges du fond, compte tenu des particularit\u00e9s desdits biens\u00bb : Cass. 1re civ., 10 juin 1960 : Bull. civ. 1960, I, n\u00b0 318 .- T. civ. Le Havre, 18 mai 1911 : R\u00e9p. g\u00e9n. not. 1912, art. 17449, p. 177, et sur appel, CA Rouen, 27 mars 1912 : R\u00e9p. g\u00e9n. not. 1913, art. 17862, p. 92) dans JurisClasseur Notarial Formulaire-Encyclop\u00e9dies-V\u00b0 Quotit\u00e9 disponible et r\u00e9serve-Fasc. 110 : QUOTIT\u00c9 DISPONIBLE ET R\u00c9SERVE-Masse de calcul-R\u00e9union fictive des biens donn\u00e9s entre vifs-\u00a7 88; 8 CCass, n\u00b0 28\/2026 du 29janvier2026, n\u00b0 CAS-2025-00120 du registre;<\/p>\n<p>20 retenir qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation la parcelle, objet de la donation, fut construisible 9 , le moyen ne saurait \u00eatre accueilli. En effet cette appr\u00e9ciation rel\u00e8ve de leur pouvoir souverain et \u00e9chappe au contr\u00f4le de la Cour de cassation. Conclusion: Le pourvoi est recevable, mais \u00e0 rejeter pour le surplus. Luxembourg, le 5 mars 2026 Pour le Procureur G\u00e9n\u00e9ral d\u2019Etat, le 1 ier avocat g\u00e9n\u00e9ral, Monique SCHMITZ 9 cf. jurisprudences et doctrines \u00e9num\u00e9r\u00e9s sous le 2 moyen;<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-de-cassation\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-de-cassation\/20260510-231620\/20260430-cas-2025-00162-84-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00b084\/2026 du30.04.2026 Num\u00e9roCAS-2025-00162du registre Audiencepublique dela Cour de cassation du Grand-Duch\u00e9 deLuxembourg du jeudi,trenteavrildeux mille vingt-six. Composition: Marie-Laure MEYER,conseiller \u00e0 la Cour de cassation,pr\u00e9sident, Rita BIEL, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Marianne EICHER, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Carole KERSCHEN, conseiller \u00e0 la\u2026<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":[],"kji_country":[8418],"kji_court":[8423],"kji_chamber":[],"kji_year":[7610],"kji_subject":[7724],"kji_keyword":[8601,8424],"kji_language":[7733],"class_list":["post-919078","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-cour-de-cassation","kji_year-7610","kji_subject-civil","kji_keyword-avril","kji_keyword-cassation","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.6 (Yoast SEO v27.6) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Cour de cassation, 30 avril 2026, n\u00b0 2025-00162 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"ar_AR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Cour de cassation, 30 avril 2026, n\u00b0 2025-00162\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"N\u00b084\/2026 du30.04.2026 Num\u00e9roCAS-2025-00162du registre Audiencepublique dela Cour de cassation du Grand-Duch\u00e9 deLuxembourg du jeudi,trenteavrildeux mille vingt-six. Composition: Marie-Laure MEYER,conseiller \u00e0 la Cour de cassation,pr\u00e9sident, Rita BIEL, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Marianne EICHER, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Carole KERSCHEN, conseiller \u00e0 la\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-05-18T08:48:48+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u0648\u0642\u062a \u0627\u0644\u0642\u0631\u0627\u0621\u0629 \u0627\u0644\u0645\u064f\u0642\u062f\u0651\u0631\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"45 \u062f\u0642\u064a\u0642\u0629\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/jurisprudences\\\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/jurisprudences\\\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\\\/\",\"name\":\"Cour de cassation, 30 avril 2026, n\u00b0 2025-00162 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-05-18T08:48:44+00:00\",\"dateModified\":\"2026-05-18T08:48:48+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/jurisprudences\\\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"ar\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/jurisprudences\\\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/jurisprudences\\\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/%d9%85%d8%ad%d8%a7%d9%85%d9%88%d9%86-%d9%85%d8%aa%d8%ae%d8%b5%d8%b5%d9%88%d9%86-%d9%81%d9%8a-%d8%a7%d9%84%d9%82%d8%a7%d9%86%d9%88%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%ac%d9%86%d8%a7%d8%a6%d9%8a-%d8%a8%d8%a8%d8%a7\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Cour de cassation, 30 avril 2026, n\u00b0 2025-00162\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"ar\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/#organization\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"ar\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/05\\\/Logo-Kohen-1000.webp\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/05\\\/Logo-Kohen-1000.webp\",\"width\":1000,\"height\":1000,\"caption\":\"Kohen Avocats\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ar\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Cour de cassation, 30 avril 2026, n\u00b0 2025-00162 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\/","og_locale":"ar_AR","og_type":"article","og_title":"Cour de cassation, 30 avril 2026, n\u00b0 2025-00162","og_description":"N\u00b084\/2026 du30.04.2026 Num\u00e9roCAS-2025-00162du registre Audiencepublique dela Cour de cassation du Grand-Duch\u00e9 deLuxembourg du jeudi,trenteavrildeux mille vingt-six. Composition: Marie-Laure MEYER,conseiller \u00e0 la Cour de cassation,pr\u00e9sident, Rita BIEL, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Marianne EICHER, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Carole KERSCHEN, conseiller \u00e0 la\u2026","og_url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\/","og_site_name":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","article_modified_time":"2026-05-18T08:48:48+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u0648\u0642\u062a \u0627\u0644\u0642\u0631\u0627\u0621\u0629 \u0627\u0644\u0645\u064f\u0642\u062f\u0651\u0631":"45 \u062f\u0642\u064a\u0642\u0629"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\/","name":"Cour de cassation, 30 avril 2026, n\u00b0 2025-00162 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/#website"},"datePublished":"2026-05-18T08:48:44+00:00","dateModified":"2026-05-18T08:48:48+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\/#breadcrumb"},"inLanguage":"ar","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/cour-de-cassation-30-avril-2026-n-2025-00162\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/%d9%85%d8%ad%d8%a7%d9%85%d9%88%d9%86-%d9%85%d8%aa%d8%ae%d8%b5%d8%b5%d9%88%d9%86-%d9%81%d9%8a-%d8%a7%d9%84%d9%82%d8%a7%d9%86%d9%88%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%ac%d9%86%d8%a7%d8%a6%d9%8a-%d8%a8%d8%a8%d8%a7\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jurisprudences","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Cour de cassation, 30 avril 2026, n\u00b0 2025-00162"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/#website","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/","name":"Kohen Avocats","description":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.","publisher":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"ar"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/#organization","name":"Kohen Avocats","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"ar","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Logo-Kohen-1000.webp","contentUrl":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Logo-Kohen-1000.webp","width":1000,"height":1000,"caption":"Kohen Avocats"},"image":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision\/919078","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision"}],"about":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/types\/kji_decision"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=919078"}],"wp:term":[{"taxonomy":"kji_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/kji_country?post=919078"},{"taxonomy":"kji_court","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/kji_court?post=919078"},{"taxonomy":"kji_chamber","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/kji_chamber?post=919078"},{"taxonomy":"kji_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/kji_year?post=919078"},{"taxonomy":"kji_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/kji_subject?post=919078"},{"taxonomy":"kji_keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/kji_keyword?post=919078"},{"taxonomy":"kji_language","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/wp-json\/wp\/v2\/kji_language?post=919078"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}