{"id":991039,"date":"2026-05-27T07:32:34","date_gmt":"2026-05-27T05:32:34","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-15-mai-2026-n-2023-03743\/"},"modified":"2026-05-27T07:32:40","modified_gmt":"2026-05-27T05:32:40","slug":"tribunal-darrondissement-15-mai-2026-n-2023-03743","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-15-mai-2026-n-2023-03743\/","title":{"rendered":"Tribunal d&#8217;arrondissement, 15 mai 2026, n\u00b0 2023-03743"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1 Jugementcivil2026TALCH10\/00072 Audience publique du vendredi,quinze maideux mille vingt-six Num\u00e9ro TAL-2023-03743du r\u00f4le Composition : Livia HOFFMANN, vice-pr\u00e9sident, Catherine TISSIER, premier juge, Claudia SCHETTGEN, juge, ElmaKONICANIN, greffier. Entre 1.PERSONNE1.)veuvePERSONNE2.),sans \u00e9tat connu, demeurant \u00e0F-ADRESSE1.) (France), 2.PERSONNE3.),sans \u00e9tat connu, demeurant \u00e0 F-ADRESSE2.)(France), 3.PERSONNE4.),sans \u00e9tat connu, demeurant \u00e0 F-ADRESSE3.)(France), partiesdemanderessesauxtermesd\u2019unexploit de l\u2019huissier de justicePierre BIEL, demeurant \u00e0Luxembourg,en date du16 f\u00e9vrier 2023, comparaissanttoutes les troisparl\u2019\u00e9tude NC ADVOCAT S.\u00e0r.l.,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-1222 Luxembourg, 16, rue Beck, inscritesurla liste V duBarreau de Luxembourg, repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions, inscrite auRegistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B236962, repr\u00e9sent\u00e9e pour les besoins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dureparMa\u00eetreNadia CHOUHAD, avocat \u00e0 la Cour, demeurantprofessionnellement \u00e0 la m\u00eame adresse, et 1.la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)S.A.(anciennementSOCIETE2.)S.A.),\u00e9tablie et ayant sonsi\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE4.), inscrite auRegistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions,<\/p>\n<p>2 2.la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A.(anciennementSOCIETE4.)S.A.),\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE4.), inscrite auRegistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, 3.la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE5.)S.A.,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- ADRESSE5.), inscrite auRegistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO3.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, 4.la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE6.)S.A.,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- ADRESSE4.), inscrite auRegistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO4.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, partiesd\u00e9fenderessesauxfinsdu pr\u00e9dit exploitBIEL, comparaissanttoutes les quatreparla soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e C.A.S., inscrite au Barreau de Luxembourg,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2339 Luxembourg, 1a, rue Christophe Plantin, immatricul\u00e9e auRegistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B231602, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins des pr\u00e9sentes parMa\u00eetre Emmanuelle PRISER, avocat \u00e0 la Cour, demeurantprofessionnellement \u00e0 la m\u00eame adresse, 5.PERSONNE5.),sans \u00e9tat connu, demeurant \u00e0ADRESSE6.), partie d\u00e9fenderesseauxfinsdu pr\u00e9dit exploitBIEL, partie d\u00e9faillante.<\/p>\n<p>3 L e T r i b u n a l Vu l\u2019ordonnance de cl\u00f4ture du23 mars2026. Les mandataires des parties ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s par bulletin du23mars 2026 de l\u2019audience des plaidoiries fix\u00e9e au24 avril2026. Aucune des parties n\u2019a sollicit\u00e9 \u00e0 plaider oralement. En application de l\u2019article 226 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, les parties sont r\u00e9put\u00e9es avoir r\u00e9it\u00e9r\u00e9 leurs moyens \u00e0 l\u2019audience des plaidoiries et leurs mandataires sont dispens\u00e9s de se pr\u00e9senter \u00e0 l\u2019audience des plaidoiries. L\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 prise en d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019audience publique du24 avril2026. En vertu d\u2019une autorisation pr\u00e9sidentielle du 1 er f\u00e9vrier 2023 et par exploit d\u2019huissier de justice du 9 f\u00e9vrier 2023,PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.)et PERSONNE4.)ont fait pratiquer saisie-arr\u00eat entre les mains de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE7.)S.A., la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE8.)S.A., la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE9.)S.A., l\u2019\u00e9tablissement public autonomeSOCIETE10.), la soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative SOCIETE11.)s.c. et la soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rativeSOCIETE12.)s.c. sur toute somme, denier, objet, avoir ou valeur quelconque que celles-ci doivent ou devront \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE2.)S.A.(actuellementSOCIETE1.)), la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE4.)S.A. (actuellement \u00abSOCIETE3.)\u00bb), la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE5.)S.A., la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE13.)S.A. etPERSONNE5.)pour s\u00fbret\u00e9 et avoir paiement de la somme deNUMERO5.).-euros, \u00e0 augmenter des int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux de retard au titre de la somme restant due suivant \u00abConvention transactionnelle et de cession\u00bb du 9 octobre 2018 et de l\u2019\u00abAvenant \u00e0 la Convention transactionnelle et de cession en date du 9 octobre 2018\u00bb du 19 juin 2019, sous r\u00e9serve des frais et int\u00e9r\u00eats \u00e9chus et \u00e0 \u00e9choir et sous r\u00e9serve de la condamnation au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Cette saisie a \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9e aux parties d\u00e9bitrices saisies par exploit d\u2019huissier de justice du 16 f\u00e9vrier 2023, ce m\u00eame exploit contenant assignation en validation de la saisie-arr\u00eat. La contre-d\u00e9nonciation a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e aux soci\u00e9t\u00e9s tierces-saisies par exploit d\u2019huissier de justice du 21 f\u00e9vrier 2023. En vertu de l\u2019article 194, alin\u00e9a 3, du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, applicable aux affaires introduites \u00e0 partir du 15 juillet 2021, les parties notifieront, avant la cl\u00f4ture de l\u2019instruction, des conclusions de synth\u00e8se qui doivent reprendre toutesles pr\u00e9tentions et moyens pr\u00e9sent\u00e9s dans leurs conclusions ant\u00e9rieures, y compris l\u2019assignation. \u00c0 d\u00e9faut,<\/p>\n<p>4 les parties sont r\u00e9put\u00e9es les avoir abandonn\u00e9s et le Tribunal ne statuera que sur les derni\u00e8res conclusions notifi\u00e9es. Au vu du moyen de nullit\u00e9 de l\u2019exploit d\u2019assignation pour cause de libell\u00e9 obscur soulev\u00e9 par les parties d\u00e9fenderesses, le juge de la mise en \u00e9tat a rendu, en date du 19 avril 2024, au visa de l\u2019article 212 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, une ordonnance dont le dispositif est con\u00e7u comme suit: \u00abPAR CES MOTIFS le magistrat de la mise en \u00e9tat, dixi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, en application de l\u2019article 212 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, rejette lemoyen de nullit\u00e9 tir\u00e9 du libell\u00e9 obscur de l\u2019exploit d\u2019assignation du 16 f\u00e9vrier 2023, partant dit la demande recevable en la pure forme, pour le surplus, renvoie le dossier devant le juge de la mise en \u00e9tat.\u00bb La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE13.)ont constitu\u00e9 avocat en la personne de Ma\u00eetre Emmanuelle PRISER. PERSONNE5.), domicili\u00e9 aux Bahamas, n\u2019a pas constitu\u00e9 avocat. Aux termes du dispositif de leurs conclusions de synth\u00e8se du 26 f\u00e9vrier 2026, PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.) etPERSONNE4.) ont demand\u00e9\u00e0 voir : -recevoir leurs conclusions en la forme, -rejeter l\u2019ensemble des arguments et conclusions des parties assign\u00e9es comme \u00e9tant non fond\u00e9s, &#8211; condamner les parties signifi\u00e9es-assign\u00e9es \u00e0 payer \u00e0 la\/aux partie(s) requ\u00e9rante(s) la somme deNUMERO5.).-euros, cr\u00e9ance des requ\u00e9rants \u00e9valu\u00e9e en principal, \u00e0 voir augment\u00e9e des int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux de retard au titre de la somme restant due suivant \u00abconvention transactionnelle et de cession\u00bb en date du 9 octobre 2018, ensemble avec l\u2019\u00abavenant \u00e0 la convention transactionnelle et de cession en date du 09 octobre 2018\u00bb du 19 juin 2019, ainsi que des int\u00e9r\u00eats \u00e9chus tels que de droit qui sont venus s\u2019ajouter \u00e0 ce moment, le tout sous r\u00e9serve expresse et formelle d\u2019augmentation ult\u00e9rieure de ce moment en cours d\u2019instance, tous int\u00e9r\u00eats, indemnit\u00e9s et frais \u00e9tant express\u00e9ment et formellement r\u00e9serv\u00e9s, sans pr\u00e9judice des frais \u00e0 \u00e9choir et des int\u00e9r\u00eats et sous r\u00e9serve de condamnation \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 240 du Nouveau Code de<\/p>\n<p>5 proc\u00e9dure civile, sous la r\u00e9serve de tous autres droits, dus, actions et frais de mise en ex\u00e9cution et sans pr\u00e9judice des int\u00e9r\u00eats, -d\u00e9clarer bonne et valable et valider l\u2019opposition form\u00e9e entre les mains de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE7.), en abr\u00e9g\u00e9eSOCIETE14.), la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE8.), la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE9.), laSOCIETE10.), Luxembourg, \u00e9tablissement public autonome, la soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rativeSOCIETE11.)s.c., la soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rativeSOCIETE12.)s.c., -dire en cons\u00e9quence que les sommes dont le(s) tiers-saisi(s) se reconna\u00eetra(ont) ou sera(ont) jug\u00e9(s) d\u00e9biteur(s) envers les parties signifi\u00e9es-assign\u00e9es, seront par lui\/eux vers\u00e9es entre les mains de la\/des partie(s) requ\u00e9rante(s) en d\u00e9duction ou jusqu\u2019\u00e0concurrence du montant de sa\/leur cr\u00e9ance en principal, en frais et accessoires, -condamner les parties signifi\u00e9es-assign\u00e9es \u00e0 tous les frais et d\u00e9pens, sous toutes r\u00e9serves g\u00e9n\u00e9ralement quelconques, -condamner les parties signifi\u00e9es-assign\u00e9es \u00e0 payer aux parties requ\u00e9rantes, au v\u0153u de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civil, la somme de 5.000.- euros, -condamner les parties signifi\u00e9es-assign\u00e9es \u00e0 payer aux parties requ\u00e9rantes, \u00e0 titre d\u2019honoraires d\u2019avocat qu\u2019il serait in\u00e9quitable de laisser \u00e0 charge des parties requ\u00e9rantes, la somme de 5.000.-euros. Aux termes du dispositif de leurs conclusions de synth\u00e8se du 25 septembre 2025, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE13.)ont, pour leur part, demand\u00e9 \u00e0 voir: -dire que les diff\u00e9rentes obligations contenues dans laConventionet son Avenant ne sont pas indivisibles et sont ind\u00e9pendantes les unes des autres, -constater que ni elles, ni les parties demanderesses, ne sont parties au contrat de cession des titres des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE15.),SOCIETE16.)LIMITED et SOCIETE17.), -dire que les parties demanderesses ne sont pas cr\u00e9anci\u00e8res du prix de cession des titres, objet de la pr\u00e9sente action, -dire que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE13.)ne sont pas d\u00e9bitrices du prix de cession des titres, objet de la pr\u00e9sente action,<\/p>\n<p>6 -partant, d\u00e9clarer l\u2019action de PERSONNE1.), veuve PERSONNE2.), PERSONNE3.)etPERSONNE4.)irrecevable, sinon non fond\u00e9e pour d\u00e9faut d\u2019int\u00e9r\u00eat personnel et direct \u00e0 agir en justice, -subsidiairement, d\u00e9clarer l\u2019action dePERSONNE1.), veuvePERSONNE2.), PERSONNE3.)etPERSONNE4.)non fond\u00e9e en ce qu\u2019elle est dirig\u00e9e contre la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE13.)d\u00e8s lors que ces derni\u00e8res ne sont pas concern\u00e9es, \u00e0 quelque titre que ce soit, par le litige concernant le paiement du solde du prix de cession des titres, objet de la pr\u00e9sente action, -par cons\u00e9quent, d\u00e9bouterPERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.) etPERSONNE4.)de l\u2019ensemble de leurs demandes, fins et conclusions \u00e0 l\u2019encontre de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE13.), -ordonner la mainlev\u00e9e de la saisie-arr\u00eat pratiqu\u00e9e par exploit du 9 f\u00e9vrier 2023, -dire que les demandes reconventionnelles de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE13.)sont recevables. -les d\u00e9clarer fond\u00e9es, -partant, condamnerPERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.)et PERSONNE4.)solidairement, sinonin solidum, sinon chacun pour sa part \u00e0 rembourser \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE13.)les frais et honoraires d\u2019avocat qu\u2019elles sont contraintes d\u2019engager pour la d\u00e9fense de leurs int\u00e9r\u00eats dans le cadre de la pr\u00e9sente instance, qui sont d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e9valu\u00e9s \u00e0 la somme de 5.000.-euros, sous r\u00e9serve expresse d\u2019augmentation en cours d\u2019instance, ou toute autre somme, m\u00eame sup\u00e9rieure, \u00e0 \u00e9valuerex aequo et bonopar le Tribunal, -en tout \u00e9tat de cause, condamnerPERSONNE1.), veuvePERSONNE2.), PERSONNE3.)etPERSONNE4.)solidairement, sinonin solidum, sinon chacun pour sa part, \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE13.)la somme de 3000.-euros chacune, sous r\u00e9serve d\u2019augmentation en cours d\u2019instance, au titre de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, alors qu\u2019il serait manifestement in\u00e9quitable de laisser \u00e0 leur enti\u00e8re charge les frais et honoraires, non compris dans les d\u00e9pens, qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 contraints d\u2019exposer afin de faire valoir leurs droits dans le cadre de la pr\u00e9sente instance, et ce du seul fait de l\u2019attitude des parties adverses dans ce litige, -condamner les parties demanderesses aux entiers frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, dont distraction au profit de l\u2019avocat \u00e0 la Cour concluant, sur son affirmation de droit.<\/p>\n<p>7 1.Pr\u00e9tentions et moyens des parties aux termes de leurs derni\u00e8res conclusions de synth\u00e8se A l\u2019appui de leur demande,PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.)et PERSONNE4.)font exposer qu\u2019en date du 9 octobre 2018, ils auraient conclu une \u00abconvention transactionnelle et de cession\u00bb qui aurait eu pour objet de r\u00e9gler les diff\u00e9rents droits et obligations respectifs des parties \u00e0 ladite convention qui de par leur fortes imbrications, interd\u00e9pendances et leurs liens \u00e9troits n\u2019auraient pas pu \u00eatre r\u00e9solus s\u00e9par\u00e9ment. La convention tendrait, entre autres, \u00e0 r\u00e9gler globalement: -le sort des titres des soci\u00e9t\u00e9s de droit \u00e9miratiSOCIETE15.),SOCIETE16.) LIMITED etSOCIETE17.), -le sort de la cr\u00e9ance \u00e0 l\u2019encontre de la soci\u00e9t\u00e9 de droit luxembourgeois SOCIETE18.)d\u2019un montant de 645.000.-euros, -le sort de l\u2019ensemble des droits et actions des consortsPERSONNE6.), PERSONNE7.),PERSONNE2.) ainsi que des soci\u00e9t\u00e9s SOCIETE15.), SOCIETE16.)LIMITED etSOCIETE17.)\u00e0 l\u2019encontre des autres parties d\u00e9fenderesses au litige et de l\u2019ensemble de leurs filiales. Les droits et obligations auraient ainsi \u00e9t\u00e9 stipul\u00e9s globalement et non individuellement dans la convention. Elle n\u2019op\u00e9rerait pas de distinction entre chacune des parties. Concernant les modalit\u00e9s de paiement et la r\u00e9partition du prix, les parties auraient choisi de ne pas affecter les montants individuellement, mais dans leur globalit\u00e9, sans ventilation. Ce serait dans ce contexte que l\u2019article 4 de la convention pr\u00e9voirait: \u00abLes parties 3 \u00e0 6 d\u00e9clarent ensemble faire leur affaire de la r\u00e9partition du Prix entre elles\u00bb. Les parties auraient choisi de prendre ensemble le prix des titres et le prix des droits et actions dans la d\u00e9finition du terme \u00abPrix\u00bb. Il n\u2019appartiendrait pas aux parties adverses d\u2019op\u00e9rer une r\u00e9partition du \u00abPrix\u00bb. La volont\u00e9 des parties de n\u2019op\u00e9rer aucune ventilation du \u00abPrix\u00bb r\u00e9sulterait aussi des termes de \u00abl\u2019Avenant \u00e0 la convention transactionnelle et de cessionen date du 9 octobre 2018\u00bb. En effet, en date du 12 octobre 2018, les parties adverses auraient effectu\u00e9 le paiement d\u2019un montant de 250.000.-euros sur le compte tiers de Ma\u00eetre J\u00e9r\u00f4me BACH. Elles n\u2019auraient toutefois pas r\u00e9gl\u00e9 le second paiement d\u2019un montant de 1.900.000.-euros conform\u00e9ment aux modalit\u00e9s de paiement pr\u00e9vues dans la convention. Un avenant aurait<\/p>\n<p>8 ainsi \u00e9t\u00e9 conclu par lequel un \u00e9chelonnement aurait \u00e9t\u00e9 fix\u00e9. Aucune ventilation n\u2019aurait toutefois \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue. En date du 25 juin 2019, un montant de NUMERO5.).-euros aurait \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9, conform\u00e9ment aux termes de l\u2019avenant. Le paiement du solde deNUMERO5.).-euros devant intervenir le 30 juin 2019 n\u2019aurait cependant jamais \u00e9t\u00e9 honor\u00e9. Quant au moyen tir\u00e9 du d\u00e9faut d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir dans le chef des parties demanderesses, soulev\u00e9 par les parties d\u00e9fenderesses,PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.), PERSONNE3.)etPERSONNE4.)font valoir que l\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir existerait lorsque le r\u00e9sultat de la demande introduite serait de nature \u00e0 modifier ou \u00e0 am\u00e9liorer la condition juridique du demandeur, respectivement lorsque la demande serait de nature \u00e0 pr\u00e9senter pour lui une utilit\u00e9 ouun avantage. Il suffirait qu\u2019il pr\u00e9tende qu\u2019il y aurait l\u00e9sion d\u2019un droit et que l\u2019action puisse y rem\u00e9dier. La v\u00e9rification ne produirait une incidence que sur le bien-fond\u00e9 de la demande. Les parties demanderesses soutiennent ensuite que PERSONNE1.), veuve PERSONNE2.)aurait c\u00e9d\u00e9 aux parties d\u00e9fenderesses une cr\u00e9ance d\u2019un montant de 645.000.-euros qu\u2019elle aurait d\u00e9tenue dans la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE18.). Par ailleurs, le prix de cession des titres devrait \u00eatre r\u00e9parti entre toutes les parties demanderesses et PERSONNE8.). A ce titre, elles seraient cr\u00e9anci\u00e8res du solde du prix de la vente des titres. Les parties demanderesses seraient parties \u00e0 part enti\u00e8re \u00e0 la convention du 9 octobre 2018 et \u00e0l\u2019avenant du 19 juin 2019. Elles auraient donc un int\u00e9r\u00eat \u00e0 faire toiser leur demande par la justice. PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.)invoquent ensuite l\u2019indivisibilit\u00e9 des obligations contractuelles et s\u2019appuient sur les articles 1134 et 1222 du Code civil. Il existerait des liens indivisibles r\u00e9sultant des stipulations contractuelles. L\u2019op\u00e9ration serait \u00e0 appr\u00e9cier dans sa globalit\u00e9. En l\u2019esp\u00e8ce, il r\u00e9sulterait des termes de l\u2019article 4 de la convention, combin\u00e9 \u00e0 ses articles 1 et 5 que les parties auraient d\u2019un commun accord voulu rendre indivisible l\u2019obligation de payer les sommes suivantes: -le premier versement de100.000.-euros payable ensemble avec l\u2019indemnit\u00e9 transactionnelle de 150.000.-euros, -le second versement deNUMERO5.)correspondant au prix des droits et actions et au paiement partiel du prix des titres, -le troisi\u00e8me et dernier versement deNUMERO5.).-euros correspondant au solde du prix des titres. A la lecture de la convention, les obligations ne pourraient pas se concevoir s\u00e9par\u00e9ment en ce que la convention n\u2019aurait plus aucun sens. L\u2019\u00e9conomie g\u00e9n\u00e9rale de la convention commanderait l\u2019indivisibilit\u00e9. Ainsi, par le fait d\u2019affirmer que le d\u00e9faut de paiement d\u2019une<\/p>\n<p>9 seule des sommes pr\u00e9vues \u00e0 la convention entra\u00eenerait la nullit\u00e9 de la convention, les parties demanderesses reconna\u00eetraient que les obligations stipul\u00e9es seraient indivisibles. Le fait que l\u2019avenant \u00e0 la convention n\u2019aurait plus pr\u00e9vu un tel effet n\u2019aurait pas mis fin \u00e0 l\u2019indivisibilit\u00e9. Il n\u2019existerait pas \u00abtrois volets diff\u00e9rents\u00bb d\u2019obligations distincts. L\u2019indivisibilit\u00e9 des obligations stipul\u00e9es dans la convention r\u00e9sulterait \u00e9galement des \u00e9changes entre parties. Les parties auraient d\u2019un commun accord voulu rendre indivisible l\u2019obligation de paiement. Ainsi, le courrier du mandataire des parties adversesdu 11 novembre 2021 serait \u00e0 consid\u00e9rer comme un aveu extrajudiciaire de reconnaissance de leurs obligations r\u00e9sultant de la convention du 9 octobre 2018 et de l\u2019avenant du 19 juin 2019. Ce courrier constituerait un aveu extrajudiciaire de l\u2019existence dela cr\u00e9ance et de son caract\u00e8re indivisible. L\u2019indivisibilit\u00e9 en cas de pluralit\u00e9 de cr\u00e9anciers aurait pour effet qu\u2019un seul d\u2019entre eux pourrait exiger l\u2019accomplissement int\u00e9gral de l\u2019obligation et donner quittance pour le tout. Chaque cr\u00e9ancier pourrait intenter une action pour le tout et r\u00e9clamerla totalit\u00e9 de l\u2019obligation. Ainsi, chacun des cr\u00e9anciers d\u2019une obligation \u00e0 prestation indivisible, par nature ou par contrat, pourrait en exiger et en recevoir le paiement int\u00e9gral, sauf \u00e0 en rendre compte aux autres. En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019article 4 de la convention ne pr\u00e9voirait pas de ventilation du prixentre les parties. Il pr\u00e9voiraitau contraire: \u00abLes parties 3 \u00e0 6 d\u00e9clarent ensemble faire leur affaire de la r\u00e9partition du Prix entre elles\u00bb. Les parties demanderesses seraient ainsi cr\u00e9anci\u00e8res d\u2019une obligation \u00e0 prestation indivisible et pourraient exiger \u00e0 recevoir le paiement int\u00e9gral. Le moyen tir\u00e9 du d\u00e9faut de qualit\u00e9 \u00e0 agir dans leur chef serait partant \u00e0 rejeter. Les parties d\u00e9fenderesses seraient d\u00e9bitrices d\u2019une obligation \u00e0 prestation indivisible et, partant, tenues chacune pour tout. Elles resteraient en d\u00e9faut de proposer une ventilation entre elles du paiement du prix de cession qui d\u00e9coulerait des stipulations contractuelles. Au contraire, l\u2019article 9.4 et 9.5 pr\u00e9voirait que les parties 1,2 et 10 \u00e0 13 d\u00e9clarent faire leur affaire de la r\u00e9partition entre elles de la charge constitu\u00e9e par l\u2019indemnit\u00e9 transactionnelle. Il y aurait donc lieu de condamner les parties d\u00e9fenderesses au paiement du montant de NUMERO5.).-euros en leur qualit\u00e9 de d\u00e9bitrices de la dette indivisible. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE13.)font exposer que la demande des parties demanderesses porterait sur le paiement du solde du prix des titres des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE15.),SOCIETE16.)LIMITED etSOCIETE17.).<\/p>\n<p>10 La convention et son avenant viseraient \u00e0 formaliser l\u2019accord desdiff\u00e9rentes parties, dont certaines ne seraient pas parties \u00e0 l\u2019instance, sur trois volets diff\u00e9rents, \u00e0 savoir: 1 er volet:la cession des titres des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE15.),SOCIETE16.)LIMITED et SOCIETE17.)entrePERSONNE8.), d\u00e9fini comme le \u00abC\u00e9dant\u00bb et PERSONNE5.), d\u00e9fini comme l\u2019\u00abAcqu\u00e9reur\u00bb au prix de 1.150.000.-euros (articles 1, 2 et 4 de la convention et 1.3. de l\u2019avenant), un montant de 200.000.-euros aurait \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 en date du 25 juin 2019, 2 \u00e8me volet:la cession des droits et actions entre, d\u2019une part,PERSONNE8.)et les parties demanderesses (parties 3 \u00e0 6 de la convention et de l\u2019avenant) en tant que c\u00e9dants, et d\u2019autre part,PERSONNE5.), en tant qu\u2019acqu\u00e9reur, au prix de 850.000.-euros (article 3, 4 et 5 de la convention et 1.3 de l\u2019avenant), un montant de 100.000.-euros aurait \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 le 12 octobre 2018 et un montant de 750.000.-euros aurait \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 le 26 juin 2019, 3 \u00e8me volet:une convention transactionnelle conclue entre toutes les parties signataires de la convention, \u00e0 savoirPERSONNE8.)et les parties demanderesses, d\u2019une part, etPERSONNE5.) etPERSONNE9.) et les parties d\u00e9fenderesses, d\u2019autre part, aux termes de laquellePERSONNE8.)et les parties demanderesses seraient cr\u00e9anciers d\u2019un montant transactionnel de 150.000.-euros, payable par les autres parties (article 9 de la convention), le montant aurait \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 en totalit\u00e9 le 12 octobre 2018. La demande des parties demanderesses porterait uniquement sur l\u2019ex\u00e9cution forc\u00e9e de la vente des titres (1 er volet), les deux autres volets ayant \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement ex\u00e9cut\u00e9s. Or, ni les parties demanderesses, ni les parties d\u00e9fenderesses ne seraient parties \u00e0 la cession des titres en question. Les parties demanderesses ne se seraient pas engag\u00e9es \u00e0 c\u00e9der lesdits titres et les parties d\u00e9fenderesses ne se seraient pas engag\u00e9es \u00e0les acqu\u00e9rir, ni \u00e0 en payer le prix. L\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir dans le chef des parties demanderesses serait d\u00e8s lors contest\u00e9, tout comme l\u2019int\u00e9r\u00eat des parties d\u00e9fenderesses \u00e0 \u00eatre parties d\u00e9fenderesses au litige. Le c\u00e9dant des titres seraitPERSONNE8.). Le seul fait que les parties demanderesses soient parties \u00e0 la convention et \u00e0 son avenant ne leur conf\u00e9rerait pas la qualit\u00e9 de parties au contrat de cession des titres et ne leur procurerait aucun droit y aff\u00e9rents. Elles n\u2019auraient donc pas d\u2019int\u00e9r\u00eatpersonnel \u00e0 agir en justice pour solliciter l\u2019ex\u00e9cution forc\u00e9e de cette cession. Le prix de cession des titres, de m\u00eame que le prix de cession des droits et action serait \u00e0 payer sur le compte tiers de Ma\u00eetre J\u00e9r\u00f4me BACH. A d\u00e9faut d\u2019indication contraire dans la convention et son avenant, chacune des parties,PERSONNE8.)et les parties demanderesses, resterait cr\u00e9anci\u00e8re de ses propres droits vis-\u00e0-vis de l\u2019Acqu\u00e9reur des titres et des droits et actions, \u00e0 savoirPERSONNE5.).<\/p>\n<p>11 Le fait que la convention pr\u00e9voit que \u00abLes parties 3 \u00e0 6 d\u00e9clarent ensemble faire leur affaire de la r\u00e9partition du Prix entre elles\u00bb ne suffirait pas \u00e0 conf\u00e9rer aux parties demanderesses la qualit\u00e9 de titulaires de la cr\u00e9ance relative au solde du prix de cession des titres parPERSONNE8.)\u00e0PERSONNE5.). PERSONNE8.)et les parties demanderesses ne feraient, ainsi, que r\u00e9gler entre eux les cons\u00e9quences du paiement du prix des titres et du prix des droits et actions sur un seul et m\u00eame compte bancaire de Ma\u00eetre J\u00e9r\u00f4me BACH. D\u2019ailleurs, l\u2019avenant pr\u00e9ciserait \u00e0 son article 8 que\u00ables droits, obligations et recours pr\u00e9vus dans la convention et l\u2019avenant sont cumulatifs et ind\u00e9pendants\u00bb. L\u2019action des parties demanderesses serait, partant, \u00e0 d\u00e9clarer irrecevable, sinon non fond\u00e9e, en ce qu\u2019elles ne justifieraient d\u2019aucun int\u00e9r\u00eat l\u00e9gitime et personnel \u00e0 agir en justice pour recevoir le produit de la vente des titres, d\u00e8s lors qu\u2019elles ne seraient ni les c\u00e9dants des titres, ni les cr\u00e9anciers du prix de cession des titres. L\u2019action serait \u00e9galement infond\u00e9e en ce qu\u2019elle serait dirig\u00e9e contre les parties d\u00e9fenderesses. Elles seraient \u00e9trang\u00e8res au rapport de droit litigieux, \u00e0 savoir la cession des titres. Le seul fait qu\u2019elles soient parties \u00e0 la Convention et \u00e0 l\u2019Avenant ne leur conf\u00e9rerait pas la qualit\u00e9 de parties \u00e0 la cession des titres, et ne leur conf\u00e9rerait aucun des droits et obligations y aff\u00e9rent. SeulPERSONNE5.)aurait la qualit\u00e9 d\u2019Acqu\u00e9reur des titres et pourrait \u00eatre le d\u00e9fendeur en paiement du prix des titres. Les parties d\u00e9fenderesses ne seraient pas non plus d\u00e9bitrices du prix de cession des titres. Le paiement du Prix, c\u2019est-\u00e0-dire du prix de cession des titres et du prix de cession des droits et actions appartiendrait \u00e0PERSONNE5.), tandis que, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 9.4 de la Convention,PERSONNE9.),PERSONNE5.)et les parties d\u00e9fenderesses devraient faire leur affaire de la prise en charge du paiement de l\u2019indemnit\u00e9 transactionnelle. L\u2019article 9.4 serait la seule disposition \u00e9voquant un paiement \u00e0 charge des parties demanderesses. Contrairement aux all\u00e9gations adverses, les parties \u00e0 la convention ne seraient pas tenues d\u2019obligations indivisibles. L\u2019obligation de payer une somme d\u2019argent serait, par nature, divisible et il appartiendrait aux parties demanderesses de rapporter la preuve que les parties auraient convenu par contrat de rendre l\u2019obligation indivisible. Or, les parties demanderesses ne rapporteraient pas cette preuve. Contrairement \u00e0 ce qu\u2019elles soutiendraient, il ne r\u00e9sulterait pas de l\u2019article 5 de la convention que les parties n\u2019auraient pas effectu\u00e9 de ventilation. Cette disposition ne comporterait pas de clause d\u2019indivisibilit\u00e9. En particulier, le prix n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 globalis\u00e9. Contrairement \u00e0 ce qu\u2019elles soutiennent, les obligations r\u00e9sultant des diff\u00e9rentes cessions et la transaction pourraient parfaitement se concevoir s\u00e9par\u00e9ment. L\u2019article 4 dela convention ne d\u00e9montrerait pas non plus une pr\u00e9tendue indivisibilit\u00e9. Il ne s\u2019agirait que d\u2019une modalit\u00e9 de paiement.<\/p>\n<p>12 Il ne r\u00e9sulterait, en outre, d\u2019aucune clause contractuelle que les parties d\u00e9fenderesses se seraient engag\u00e9es ensemble avecPERSONNE5.)\u00e0 payer le prix de cession des titres. Contrairement aux all\u00e9gations des parties demanderesses, l\u2019indivisibilit\u00e9 ne r\u00e9sulterait pas de la seule volont\u00e9 des parties et cette all\u00e9gation serait contredite par les stipulations expresses de l\u2019Avenant qui aurait supprim\u00e9 la clause de la Convention aux termes de laquelle le d\u00e9faut de paiement des sommes pr\u00e9vues entrainerait la nullit\u00e9 de la Convention et qui, \u00e0 son article 8, pr\u00e9voirait que les droits, obligations et recours pr\u00e9vus par la Convention et l\u2019Avenant seraient cumulatifs et ind\u00e9pendants. Contrairement encore aux all\u00e9gations des parties demanderesses, il ne r\u00e9sulterait pas du courrier du mandataire des parties d\u00e9fenderesses du 11 novembre 2021 que les parties n\u2019auraient eu aucun doute quant \u00e0 l\u2019indivisibilit\u00e9 des stipulations contractuelles. Les parties auraient toutes eu des obligations de nature diff\u00e9rente et le courrier n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 destin\u00e9 qu\u2019\u00e0 assurer aux parties demanderesses que les parties d\u00e9fenderesses s\u2019estimaient toujours bien li\u00e9es par la Convention. A toutes fins utiles, les parties d\u00e9fenderesses rappellent encore que la solidarit\u00e9 ne se pr\u00e9sumerait pas. Le prix de cession des droits et actions, tout comme l\u2019indemnit\u00e9 transactionnelle auraient \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s. Les parties demanderesses n\u2019auraient partant plus de droits \u00e0 faire valoir en vertu de la Convention et de son Avenant. Il y aurait partant lieu de rejeter l\u2019ensemble des demandes formul\u00e9es par les parties demanderesses. Les parties d\u00e9fenderesses demandent, de leur c\u00f4t\u00e9, la condamnation des parties demanderesses \u00e0 leur payer un montant de 5.000.-euros \u00e0 titre de remboursement de leurs frais et honoraires d\u2019avocat ainsi qu\u2019un montant de 3.000.-euros \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure bas\u00e9e sur l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile ainsi que leur condamnation aux frais d\u00e9pens de l\u2019instance avec distraction au profit de Ma\u00eetre Emmanuelle PRISER qui la demande, affirmant en avoir fait l\u2019avance. 2.Appr\u00e9ciation du Tribunal 2.1.Quant \u00e0 la r\u00e9gularit\u00e9 de la signification \u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE5.) Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 89 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile, \u00able jugement par d\u00e9faut rendu contre une partie demeurant \u00e0 l\u2019\u00e9tranger doit constater express\u00e9ment les diligences faites en vue de donner connaissance de l\u2019acte introductif d\u2019instance au d\u00e9fendeur\u00bb.<\/p>\n<p>13 L\u2019article 156 (4) du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile dispose que \u00ab(4) Nonobstant les dispositions du paragraphe qui pr\u00e9c\u00e8de, le juge peut statuer si les conditions suivantes sont r\u00e9unies, bien qu\u2019aucune attestation constatant soit la signification, soit la remise n\u2019ait \u00e9t\u00e9 re\u00e7ue: a) l\u2019acte a \u00e9t\u00e9 transmis selon un des modes pr\u00e9vus par une convention internationale ou selon un des modes pr\u00e9vus au paragraphe (1) du pr\u00e9sent article; b) un d\u00e9lai que le juge appr\u00e9cie dans chaque cas particulier s\u2019est \u00e9coul\u00e9 depuis la date d\u2019envoi de l\u2019acte ; c) nonobstant les diligences utiles aupr\u00e8s des autorit\u00e9s ou services comp\u00e9tents de l\u2019Etat requis, aucune attestation n\u2019a pu \u00eatre obtenue.\u00bb Il est constant en cause que la Convention de La Haye du 15 novembre 1965 relative \u00e0 la signification et la notification \u00e0 l\u2019\u00e9tranger des actes judiciaires et extrajudiciaires en mati\u00e8re civile ou commerciale est applicable en l\u2019esp\u00e8ce, cette convention ayant \u00e9t\u00e9 sign\u00e9e et ratifi\u00e9e tant par le Luxembourg que par les Bahamas. En vertu de l\u2019article 2 de ladite convention \u00abchaque Etat contractant d\u00e9signe uneAutorit\u00e9 centrale qui assume, conform\u00e9ment aux articles 3 \u00e0 6, la charge de recevoir les demandes de signification ou de notification en provenance d\u2019un autre Etat contractant et d\u2019y donner suite. L\u2019Autorit\u00e9 centrale est organis\u00e9e selon les modalit\u00e9s pr\u00e9vues par l\u2019Etat requis.\u00bb Il r\u00e9sulte du site internet de la Conf\u00e9rence de La Haye de droit international priv\u00e9 (www.hcch.net) que les Bahamas ont d\u00e9clar\u00e9 comme autorit\u00e9 centrale l\u2019\u00abOffice of the Attorney-General and Ministry of Legal Affairs,Paul L. Adderley Building, #18 John F. Kennedy Drive, P. O. Box N-3007, Nassau, NP, The Bahamas\u00bb. Il s\u2019ensuit que l\u2019autorit\u00e9 comp\u00e9tente \u00e0 laquelle l\u2019huissier de justice luxembourgeois devait transmettre l\u2019assignation en vertu de l\u2019article 156 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile et conform\u00e9ment \u00e0 la Convention de La Haye du 15 novembre 1965 est l\u2019Autorit\u00e9 pr\u00e9cit\u00e9e,\u00abOffice of the Attorney-General and Ministry of Legal Affairs,Paul L. Adderley Building, #18 John F. Kennedy Drive, P. O. Box N-3007\u00bb, bas\u00e9e \u00e0 Nassau aux Bahamas. Dans son exploit de d\u00e9nonciation de saisie-arr\u00eat avec assignation en validit\u00e9 du 16 f\u00e9vrier 2023, l\u2019huissier de justice Pierre BIEL a indiqu\u00e9 qu\u2019une copie de son exploit et des pi\u00e8ces, le tout traduit en anglais a \u00e9t\u00e9 adress\u00e9 en copie en double exemplaires\u00e0 \u00abl\u2019autorit\u00e9 directement comp\u00e9tente:Office of the Attorney-General, Paul L.ADRESSE7.)\u00bb, sous pli recommand\u00e9 avec avis de r\u00e9ception, contre le r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 annex\u00e9 \u00e0 son original. Les parties demanderesses versent \u00e9galement le formulaire de demande aux fins de signification ou de notification \u00e0 l\u2019\u00e9tranger d\u2019un acte judiciaire ou extrajudiciaire applicable conform\u00e9ment \u00e0 la Convention de La Haye du 15 novembre 1965 pr\u00e9cit\u00e9e, d\u00fbment<\/p>\n<p>14 estampill\u00e9 par l\u2019\u00abOffice of the Attorney General, Central Registry,ADRESSE8.)\u00bb et le \u00abDirector of Legal Affairs\u00bb en date du 21 avril 2023. Se trouve \u00e9galement vers\u00e9 aux d\u00e9bats un \u00abAffidavit of service\u00bb \u00e9tabli en date du 15 mai 2023 et libell\u00e9 comme suit : \u00abI,PERSONNE10.), Police Sergeant NumberNUMERO6.)of the Royal Bahamas Police Force and resident of Cox Way in the South-eastern District of the of the Island of the New Providence, one of the Island of the Commonwealth of the Bahamas make Oath and say as follows: 1.That acting on instructions of Counsel and Attorney-at-Law in the Office of the Attorney-General, having carriage of this matter, I did on the 2 nd day of May, A. D., 2023, serve onPERSONNE11.), one of the Respondents in this action; a Writ of Garnishment with Summons for Validation, atADRESSE9.). 2.That the said Writ of Garnishment with Summons for Validation is duly sealed with the Seal of Pierre Biel &amp; Geoffrey Gall\u00e9, out of which they were issued. 3.That at the time of delivery,PERSONNE5.), accepted and dated in my presence the Certificate attached to the Request for Service of Judicial or Extrajudicial Documents certifying service of the foreign process. 4.That the signed and dated Certificate certifying service of the foreign process is now produced and shown to me and marked as Exhibit &quot;N. T. 1&quot;, a copy of the same is attached hereto. 5.That the facts herein deposed to are true and correct to the best of my information and belief.\u00bb Il r\u00e9sulte encore d\u2019un \u00abCertificate\u00bb \u00e9tabli en date du 2 mai 2023 en application de la Convention de La Haye du 15 novembre 1965 relative \u00e0 la signification et la notification \u00e0 l\u2019\u00e9tranger des actes judiciaires et extrajudiciaires en mati\u00e8re civile ou commerciale que la demande a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e selon les formes pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019article 5, alin\u00e9a 1 er , lettre a) de ladite convention. Il convient encore de noter qu\u2019aux termes d\u2019un \u00abCERTIFICATE OF SERVICE OF FOREIGN PROCESS \u00bb \u00e9tabli en date du 15 mai 2023: \u00ab I,PERSONNE12.), Registrar of The Supreme Court of The Bahamas hereby certify that the documentsannexed hereto are as follows: (1)The process received with a Request for Service, and (2)A copy of the evidence of service upon PERSONNE5.), one of the Respondents named in the process.<\/p>\n<p>15 AND I certify that such service so proved, and the proof thereof, are such as required by the law and practice of The Bahamas Supreme Court regulating the service of the legal process in The Bahamas and the proof thereof. AND I certify that the cost of effecting of such service, as duly certified by the Registrar of The Supreme Court amounts to the sum of Eighty Dollars (USD$80.00) and should be paid toSOCIETE19.).\u00bb Il d\u00e9coule des pi\u00e8ces pr\u00e9c\u00e9demment indiqu\u00e9es que la signification de l\u2019exploit de d\u00e9nonciation de saisie-arr\u00eat avec assignation en validit\u00e9 du 16 f\u00e9vrier 2023 \u00e0 PERSONNE5.)est r\u00e9guli\u00e8re. Pour le surplus, il y a lieu de se r\u00e9f\u00e9rer aux r\u00e8gles de droit interne applicables aux formes des significations et notifications d\u2019actes judiciaires. Ces r\u00e8gles ne sont pas affect\u00e9es par la Convention de la Haye du 15novembre 1965 pr\u00e9cit\u00e9e qui ne vise que les modes de transmission et de remise des actes sans porter atteinte aux r\u00e8gles qui soumettent la forme de la signification, respectivement la notification \u00e0 l\u2019empire exclusif de la loi du for (Cour 9 mars 1993, Pas.29 p.89). L\u2019\u00abAffidavit of Service\u00bb \u00e9tabli en date du 15 mai 2023 renseigne: \u00abat the time of delivery, PERSONNE5.), accepted and dated in my presence the Certificate attached to the Request for Service of Judicial or Extrajudicial Documents certifying service of the foreign process.\u00bb Il s\u2019ensuit que par l\u2019exploit de d\u00e9nonciation de saisie-arr\u00eat avec assignation en validit\u00e9 du 16 f\u00e9vrier 2023,PERSONNE13.)a \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement assign\u00e9 \u00e0 personne. PERSONNE5.)n\u2019a pas comparu et l\u2019exploit introductif d\u2019instance lui ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 \u00e0 personne, il y a lieu de statuer par jugement r\u00e9put\u00e9 contradictoire \u00e0 son encontre en application de l\u2019article 79, alin\u00e9a 2 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. 2.2.Quant \u00e0 la demande en condamnation 2.2.1.Quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 de la demande encondamnation Les parties d\u00e9fenderesses soul\u00e8vent le d\u00e9faut d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir dans le chef des parties demanderesses et demandent \u00e0 voir d\u00e9clarer la demande irrecevable, sinon non fond\u00e9e de ce chef. Le Tribunal rappelle que l\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir peut se d\u00e9finir comme le profit, l\u2019utilit\u00e9 ou l\u2019avantage que l\u2019action est susceptible de procurer au plaideur. Dire d\u2019une personne<\/p>\n<p>16 qu\u2019elle a int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir, c\u2019est dire que la demande form\u00e9e est susceptible de modifier, en l\u2019am\u00e9liorant, sa condition juridique. Il ne faut pas confondre la recevabilit\u00e9 de l\u2019action en justice avec le bien-fond\u00e9 de la demande. L\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir n\u2019est pas une condition particuli\u00e8re de recevabilit\u00e9 lorsque l\u2019action est exerc\u00e9e par celui qui se pr\u00e9tend titulaire du droit, l\u2019existence effective du droit invoqu\u00e9 par le demandeur \u00e0 l\u2019encontre du d\u00e9fendeur n\u2019\u00e9tant pas une condition de recevabilit\u00e9 de la demande, mais uniquement la condition de son succ\u00e8s au fond, ou, en d\u2019autres termes de son bien-fond\u00e9 (Solus et Perrot, Droit judiciaire priv\u00e9, tome I, n\u00b0 221). Or, le bien-fond\u00e9 du droit invoqu\u00e9 ne se v\u00e9rifie pas lors de l\u2019appr\u00e9ciation de la recevabilit\u00e9 de la demande. Toute personne qui pr\u00e9tend qu\u2019une atteinte a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e \u00e0 un droit lui appartenant et qui profitera personnellement de la mesure qu\u2019elle r\u00e9clame a un int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir en justice. En l\u2019esp\u00e8ce, les parties demanderesses soutiennent qu\u2019elles d\u00e9tiendraient une cr\u00e9ance d\u00e9coulant de la convention transactionnelle et de cession qu\u2019elles auraient conclu, entre autres, avec les parties d\u00e9fenderesses en date du 9 octobre 2018 et de son avenant conclu en date du 19 juin 2019. Les parties demanderesses se pr\u00e9tendent donc titulaire d\u2019un droit sur base duquel elles justifient leur action. Il convient d\u00e8s lors d\u2019admettre qu\u2019elles disposent d\u2019un int\u00e9r\u00eat \u00e0 introduire la pr\u00e9sente action, sachant que la question de savoir si les parties demanderesses sont v\u00e9ritablement cr\u00e9anci\u00e8res du montant qu\u2019elles revendiquent rel\u00e8ve du bien-fond\u00e9 de leur demande qui sera examin\u00e9 ci-apr\u00e8s. La recevabilit\u00e9 de lademande en condamnation n\u2019\u00e9tant, par ailleurs, pas autrement critiqu\u00e9e et un moyen d\u2019irrecevabilit\u00e9 \u00e0 soulever d\u2019office par le Tribunal n\u2019\u00e9tant pas donn\u00e9, il y a lieu de retenir que celle-ci est recevable. 2.3.Quant au bien-fond\u00e9 de la demande en condamnation Il est constant en cause qu\u2019en date du 9 octobre 2018 une \u00abconvention transactionnelle et de cession\u00bb (ci-apr\u00e8s \u00abla Convention\u00bb) a \u00e9t\u00e9 conclue entre: d\u2019une part, 1.PERSONNE9.) 2.PERSONNE5.)<\/p>\n<p>17 et d\u2019autre part, 3.PERSONNE8.), \u00e8s qualit\u00e9, 4.PERSONNE1.), \u00e9pousePERSONNE2.), 5.PERSONNE3.) 6.PERSONNE4.) ainsi que, 7.SOCIETE15.) 8.SOCIETE20.) 9.SOCIETE17.) 10.SOCIETE2.)S.A. (actuellementSOCIETE1.)) 11.SOCIETE4.)S.A. (actuellementSOCIETE3.)) 12.SOCIETE5.)S.A. 13.SOCIETE13.)S.A.. Cette Convention avait pour objet, selon ses propres termes, de mettre un terme d\u00e9finitif et irr\u00e9vocable aux litiges n\u00e9s ou \u00e0 na\u00eetre des relations commerciales et d\u2019affaires opposant les parties 3 \u00e0 9 pr\u00e9cit\u00e9es aux parties 1,2 et 10 \u00e0 13 pr\u00e9cit\u00e9es et aux revendications de chacune des premi\u00e8res \u00e0 l\u2019encontre de chacune des secondes. A ces fins, la Convention pr\u00e9voit \u00e0 son article 1 er le transfert des titres, d\u00e9fini au point A du pr\u00e9ambule comme consistant dans \u00abl\u2019int\u00e9gralit\u00e9 (100%) des titres repr\u00e9sentatifs du capital et donnant droit de vote des soci\u00e9t\u00e9s,PERSONNE14.),SOCIETE21.)et PERSONNE15.)\u00bb (ci-apr\u00e8s \u00ables Titres\u00bb). Ainsi, l\u2019article 1 dispose: \u00abTRANSFERT DES TITRES Conform\u00e9ment aux modalit\u00e9s et conditions d\u00e9finies ci-apr\u00e8s, le C\u00e9dant accepte de c\u00e9der ou faire c\u00e9der \u00e0 l\u2019Acqu\u00e9reur, qui accepte d\u2019acqu\u00e9rir, les Titres (\u00e0 l\u2019exception de ceux de SOCIETE22.)) avec tous les droits et obligations qui y sont attach\u00e9s.\u00bb Le c\u00e9dant se trouve d\u00e9fini au point A du pr\u00e9ambule comme \u00e9tantPERSONNE8.)(ci- apr\u00e8s \u00able C\u00e9dant\u00bb), directement ou indirectement propri\u00e9taire, et\/ou ayant le pouvoir de d\u00e9cider de la cession de l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 (100%) des titres repr\u00e9sentatifs du capital et donnant droit de vote des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE23.),SOCIETE21.)etSOCIETE24.). L\u2019acqu\u00e9reur se trouve d\u00e9fini en t\u00eate du document, dans l\u2019indication des parties \u00e0 la convention, comme \u00e9tantPERSONNE5.)(ci-apr\u00e8s \u00abl\u2019Acqu\u00e9reur\u00bb). La convention pr\u00e9voit \u00e0 son article 3 le transfert des droits et actions, d\u00e9fini \u00e0 cet article ainsi qu\u2019au point G du pr\u00e9ambule comme consistant dans une cr\u00e9ance d\u00e9tenue par PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.), dans la soci\u00e9t\u00e9 de droit luxembourgeois<\/p>\n<p>18 SOCIETE25.)d\u2019un montant de 645.000.-euros ainsi que dans l\u2019ensemble des cr\u00e9ances, droits et actions d\u00e9tenues par les parties 3 \u00e0 6 pr\u00e9cit\u00e9es \u00e0 l\u2019encontre des parties 1,2 et 10 \u00e0 13 pr\u00e9cit\u00e9es (ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019encontre des \u00abFilialesSOCIETE26.)\u00bb) ainsi que tous les titres, et accessoires y relatifs et\/ou en r\u00e9sultant (ci-apr\u00e8s \u00ables Droits et Actions\u00bb). Ainsi l\u2019article 3 de la Convention dispose: \u00abSOCIETE27.) La partie 4 accepte de c\u00e9der \u00e0 l\u2019Acqu\u00e9reur, qui accepte d\u2019acqu\u00e9rir de la partie 4, la Cr\u00e9anceSOCIETE25.)et les parties 3 \u00e0 6 acceptent de c\u00e9der, es qualit\u00e9, \u00e0 l\u2019Acqu\u00e9reur, qui accepte d\u2019acqu\u00e9rir de chacune d\u2019elles l\u2019ensemble de leurs cr\u00e9ances, droits et actions, \u00e0 l\u2019encontre des parties 1, 2 et 10 \u00e0 13 ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019encontre des FilialesSOCIETE26.), qu\u2019ils soient actuels ou futurs, n\u00e9s ou \u00e0 na\u00eetre, directs et\/ou indirects, relatifs, et\/ou en relation avec, et\/ou d\u00e9coulant, et\/ou n\u00e9 et\/ou trouvant leur origine, dans les relations d\u2019affaires et\/ou commerciales vis\u00e9es dans le pr\u00e9ambule de la pr\u00e9sente Convention, ainsi que tous les titres, et accessoires y relatifs et\/ou en r\u00e9sultant (le\u00abDroits et Actions\u00bb).\u00bb La Convention pr\u00e9voit encore \u00e0 son article 9 un accord transactionnel libell\u00e9 comme suit: \u00ab9.1. Les parties, sans aucunereconnaissance de responsabilit\u00e9 \u00e0 quelque titre que ce soit, sont parvenues \u00e0 un accord concernant le Litige, les frais et honoraires de quelque nature que ce soit en relation avec le Litige, et plus g\u00e9n\u00e9ralement concernant toutes actions et\/ou revendications qu\u2019elles soient actuelles ou futures, n\u00e9es ou \u00e0 na\u00eetre, directes et\/ou indirectes, relatives, et\/ou en relation avec, et\/ou d\u00e9coulant, et\/ou n\u00e9es et\/ou trouvant leur origine, dans les relations d\u2019affaires et\/ou commerciales vis\u00e9es dans le pr\u00e9ambule dela pr\u00e9sente Convention (les \u00abRevendications\u00bb). 9.2. Les parties 1, 2 et 10 \u00e0 13 acceptent de verser aux parties 3 \u00e0 6, une indemnit\u00e9 transactionnelle forfaitaire et unique d\u2019un montant total de 150.000,-Euros TTC (l\u2019\u00abIndemnit\u00e9 Transactionnelle \u00bb).\u00bb Concernant le prix du transfert des Titres et des Droits et Actions, les articles 5 et 6 de la Convention sont libell\u00e9s comme suit: \u00ab4.PRIX Les parties conviennent que: le prix des Titres (\u00e0 l\u2019exception de ceux deSOCIETE22.)) est fix\u00e9 \u00e0 un montant unique, global et forfaitaire de 1.150.000,-Euros (un million cent cinquante mille euros); et que le prix des Droits et Actions est fix\u00e9 \u00e0 un montant unique, global et forfaitaire de 850.000 Euros (huit cent cinquante mille euros); (ensemble le \u00abPrix \u00bb).<\/p>\n<p>19 Les parties 3 \u00e0 6 d\u00e9clarent ensemble faire leur affaire de la r\u00e9partition du Prix entre elles. 5. PAIEMENT Le Prix est payable en deux versements: L\u2019un d\u2019un montant de 100.000,-Euros payable ensemble avec l\u2019Indemnit\u00e9 Transactionnelle de 150.000,-Euros stipul\u00e9e ci-dessous, soit un montant total de 250.000,-Euros, au plus tard 6 jours ouvrables \u00e0 compter de la signature de la pr\u00e9sente Convention partoutes les parties, depuis le compte tiers de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE28.)sur le compte bancaire de Me J\u00e9r\u00f4me Bach dont les coordonn\u00e9es sont les suivantes : ALIAS1.) Le reliquat soit un montant de 1.900.000,-Euros sera payable au plus tard pour le 31 d\u00e9cembre 2018, depuis le compte tiers de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE28.), ou de Me PERSONNE16.)ou de toute soci\u00e9t\u00e9 d\u2019avocats \u00e9tablie en France ou au Grand Duch\u00e9 de Luxembourg charg\u00e9e du dossier, sur le compte bancaire susvis\u00e9 de Me J\u00e9r\u00f4me Bach.\u00bb En ce qui concerne le paiement del\u2019indemnit\u00e9 transactionnelle, la convention pr\u00e9voit \u00e0 son article 9.3.: \u00ab9.3. L&#039;indemnit\u00e9 Transactionnelle sera vers\u00e9e avec, et au m\u00eame moment que, le premier versement du Prix par l&#039;Acqu\u00e9reur sur le compte de Me Bach indiqu\u00e9 ci-dessus.\u00bb Il est constant en cause que les montants de 100.000.-euros et de 150.000.-euros ont \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s en date du 12 octobre 2018, mais que le montant de 1.900.000.-euros n\u2019\u00e9tait pas pay\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9ch\u00e9ance fix\u00e9e, soit le 31 d\u00e9cembre 2018. Il n\u2019est pas contest\u00e9 que c\u2019est dans ce contexte que les parties ont, en date du 19 juin 2019, conclu un \u00abavenant \u00e0 la convention transactionnelle et de cession du 9 octobre 2018\u00bb (ci-apr\u00e8s \u00abl\u2019Avenant\u00bb). Cet avenant pr\u00e9voit \u00e0 son articler 1 er : \u00abMODIFICATION DES MODALIT\u00c9S DE PAIEMENT DU PRIX Les parties conviennent que le Prix (tel que d\u00e9fini dans la Convention) est payable en trois versements et que: 1.Le premier versement d&#039;un 100.000 Euros payable ensemble avec l&#039;Indemnit\u00e9 Transactionnelle de 150.000 Euros a \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 la Convention; 2.Le second versement d&#039;un montant deNUMERO5.)Euros correspondant au prix des Droits et Actions et au paiement partiel du prix des Titres (\u00e0 l&#039;exception de ceux deSOCIETE22.)), sera payable au plus tard 6 jours ouvrables \u00e0 compter de<\/p>\n<p>20 la signature du pr\u00e9sent Avenant par toutes les parties, depuis le compte tiers de la soci\u00e9t\u00e9 d&#039;avocats luxembourgeoise C.A.S. sur le compte bancaire de Me J\u00e9r\u00f4me Bach dont les coordonn\u00e9es sont les suivantes :ALIAS1.); 3.Le troisi\u00e8me et dernier versement correspondant au solde du Prix et donc au solde du prix des Titres (\u00e0 l&#039;exception de ceux deSOCIETE22.)), soit la somme de NUMERO5.),-euros sera payable au plus tard le 30 juin 2019 depuis le compte tiers de la soci\u00e9t\u00e9 d&#039;avocats luxembourgeoise C.A.S. sur le compte bancaire de Me J\u00e9r\u00f4me Bach dont les coordonn\u00e9es sont les suivantes: ALIAS1.).\u00bb Il est constant en cause que suite \u00e0 la conclusion de l\u2019avenant pr\u00e9cit\u00e9, un montant de NUMERO5.).-euros a \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 sur le compte tiers de Ma\u00eetre J\u00e9r\u00f4me BACH en date du 25 juin 2019. Le solde deNUMERO5.).-euros, correspondant au troisi\u00e8me et dernier versement devant intervenirau plus tard le 30 juin 2019, n\u2019a toutefois pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9. Les parties d\u00e9fenderesses soutiennent que les parties demanderesses ne disposeraient d\u2019aucun int\u00e9r\u00eat l\u00e9gitime et personnel \u00e0 agir enjustice pour recevoir le produit de la vente des Titres, d\u00e8s lors qu\u2019elles ne seraient ni les c\u00e9dants des Titres, ni les cr\u00e9anciers du prix de cession des Titres. Les parties demanderesses ne contestent pas le fait que le solde restant d\u00fb de NUMERO5.).-euros correspond bien au solde du prix de cession des Titres. Elles font valoir que l\u2019op\u00e9ration serait \u00e0 appr\u00e9cier dans sa globalit\u00e9. Tous les droits et obligations d\u00e9coulant de la Convention et de son Avenant auraient \u00e9t\u00e9 stipul\u00e9es globalement et non individuellement. La convention n\u2019op\u00e9rerait pas de distinction entre chacune des parties. Le prix de cession des Titres devrait ainsi \u00eatre r\u00e9parti entre toutes les parties demanderesses etPERSONNE8.). Elles seraient cr\u00e9anci\u00e8res du solde du prix de la vente des Titres. Elles seraient parties \u00e0 part enti\u00e8re \u00e0 la Convention du 9 octobre 2018 et \u00e0 l\u2019Avenant du 19 juin 2019. Elles invoquent, dans ce contexte, l\u2019indivisibilit\u00e9 des obligations contractuelles et s\u2019appuient, \u00e0 cet effet, sur les articles 1134 et 1222 du Code civil. Il existerait des liens indivisibles r\u00e9sultant des stipulations contractuelles. Cette indivisibilit\u00e9en cas de pluralit\u00e9 de cr\u00e9anciers aurait pour effet qu\u2019un seul d\u2019entre eux pourrait exiger l\u2019accomplissement int\u00e9gral de l\u2019obligation et donner quittance pour le tout. Concr\u00e8tement, les parties demanderesses soutiennent qu\u2019elles seraient cr\u00e9anci\u00e8res, au m\u00eame titre quePERSONNE8.), du montant deNUMERO5.).-euros correspondant au solde du prix de cession des Titres.<\/p>\n<p>21 Il est constant en cause que seulPERSONNE8.)a, aux termes de la Convention, la qualit\u00e9 de \u00abC\u00e9dant\u00bb des Titres. Il n\u2019est pas \u00e9tabli, ni m\u00eame all\u00e9gu\u00e9, que les parties demanderesses seraient propri\u00e9taires ou b\u00e9n\u00e9ficiaires effectifs des titres repr\u00e9sentatifs des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE29.),SOCIETE30.)etSOCIETE31.). Ce n\u2019est donc pas en cette qualit\u00e9 que les parties demanderesses s\u2019estiment cr\u00e9anci\u00e8res du solde prix, mais par le fait que les obligations contractuelles liant les parties \u00e0 la Convention et son Avenant seraient indivisibles. L\u2019article 1218 du Code Civil dispose que \u00abL\u2019obligation est indivisible, quoique la chose ou le fait qui en est l\u2019objet, soit divisible par sa nature, si le rapport sous lequel elle est consid\u00e9r\u00e9e dans l\u2019obligation ne la rend pas susceptible d\u2019ex\u00e9cution partielle\u00bb. Une obligation indivisible est une obligation qui, par sa nature ou par la volont\u00e9 des parties, ne peut \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9e que dans son int\u00e9gralit\u00e9 et non par fractions. Une obligation de payer une somme d&#039;argent est toujours divisible par nature. Ceci s\u2019explique par le fait que l\u2019ex\u00e9cution d\u2019un paiement par fractions n\u2019alt\u00e8re pas la substance de l\u2019obligation. Il en d\u00e9coule que l\u2019indivisibilit\u00e9 ne peut pas se d\u00e9duire du simple silence ou de l\u2019objet de la dette.Ainsi, les obligations indivisibles, au m\u00eame titre que les obligations solidaires ne constituent que des formes exceptionnelles qui, en tant que telles, ne peuvent r\u00e9sulter que de la loi ou de la volont\u00e9 des parties. Si rien n\u2019a \u00e9t\u00e9 stipul\u00e9 entre parties,ou si l\u2019objet de l\u2019obligation n\u2019est pas, de par sa nature, indivisible, c\u2019est \u00e0 l\u2019obligation conjointe que l\u2019on doit conclure (Henri De Page, Trait\u00e9 de droit civil belge, Tome II, Les obligations II, n\u00b0 287 et s.). Techniquement, en cas d\u2019indivisibilit\u00e9 d\u2019une obligation, lorsqu\u2019il y a pluralit\u00e9 de cr\u00e9anciers et pluralit\u00e9 de d\u00e9biteurs, tout cr\u00e9ancier peut exiger l\u2019ex\u00e9cution enti\u00e8re de l\u2019obligation aupr\u00e8s de n\u2019importe quel d\u00e9biteur et toutd\u00e9biteur peut \u00eatre contraint d\u2019ex\u00e9cuter l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de l\u2019obligation \u00e0 la demande de n\u2019importe quel cr\u00e9ancier. En l\u2019esp\u00e8ce, aucune clause d\u2019indivisibilit\u00e9 n\u2019a \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment stipul\u00e9e dans la Convention. Il appartient, partant, aux parties demanderesses de rapporter la preuve de la commune volont\u00e9 de toutes les parties de rendre indivisibles les obligations stipul\u00e9es dans la Convention et son Avenant. Les parties demanderesses entendent d\u2019abord d\u00e9duire cette indivisibilit\u00e9 d\u2019un courrier du mandataire des parties d\u00e9fenderesses du 11 novembre 2021 qui serait \u00e0 consid\u00e9rer comme un aveu extrajudiciaire de reconnaissance de l\u2019existence de la cr\u00e9ance et de son caract\u00e8re indivisible.<\/p>\n<p>22 L\u2019aveu est d\u00e9fini comme la d\u00e9claration par laquelle une personne reconna\u00eet pour vrai, et comme devant \u00eatre tenu pour av\u00e9r\u00e9 \u00e0 son \u00e9gard, un fait de nature \u00e0 produire contre elle des cons\u00e9quences juridiques. L\u2019aveu extrajudiciaire ne fait pas pleine foi contre celui qui l\u2019a fait et ne s\u2019impose pas au juge qui appr\u00e9cie souverainement le degr\u00e9 de confiance qu\u2019il convient d\u2019accorder \u00e0 une d\u00e9claration faite en dehors de sa pr\u00e9sence. Il peut s\u2019estimer pleinement convaincu, ou non, par un aveu extrajudiciaire. Comme tout acte juridique, celui-ci doit \u00e9maner de la personne m\u00eame \u00e0 laquelle on l\u2019oppose.La d\u00e9claration d\u2019une partie ne peut \u00eatre retenue contre elle comme constituant un aveu que si elle porte sur des points de fait et non sur des points de droit (Cour 15 d\u00e9cembre 2010, Pas.35, p.540). En l\u2019esp\u00e8ce, il y a lieu de relever que l\u2019existence m\u00eame de la cr\u00e9ance n\u2019est en tant que telle pas contest\u00e9e. Quant au caract\u00e8re divisible ou indivisible des obligations contractuelles stipul\u00e9es dans la convention, il ne s\u2019agit pas d\u2019un \u00e9l\u00e9ment de fait susceptible de faire l\u2019objet d\u2019un aveu judiciaire ou extrajudiciaire. Le caract\u00e8re indivisible des obligations d\u00e9coulant de la Convention et de son Avenant ne saurait partant \u00eatre d\u00e9duit du courrier du mandataire des parties d\u00e9fenderesses du 11 novembre 2021. Les parties demanderesses soutiennent ensuite que l\u2019indivisibilit\u00e9 des obligations, et notamment l\u2019absence de r\u00e9partition du prix, r\u00e9sulterait des termes m\u00eames de la Convention, et notamment de son article 5. Or, c\u2019est \u00e0 tort que les parties demanderesses soutiennent que l\u2019indivisibilit\u00e9 de l\u2019obligation de payer r\u00e9sulterait du libell\u00e9 de l\u2019article 5 de la Convention. En effet, l\u2019article 4 de la convention pr\u00e9voit deux prix distincts, un prix pour la cession des Titres de 1.150.000.-euros, et un prix pour la cession des Droits et Actions de 850.000.- euros. L\u2019article 9.2. fixe, quant \u00e0 lui, l\u2019indemnit\u00e9 transactionnelle au montant de 150.000.-euros. Le fait que l\u2019article 5 pr\u00e9voit 2 versements, un premier versement de 250.000.-euros, puis un second de 1.900.000.-euros, n\u2019est pas de nature \u00e0 rendre l\u2019obligation de payer indivisible, qui est pr\u00e9cis\u00e9ment par nature divisible. Cette divisibilit\u00e9 est, d\u2019ailleurs, confirm\u00e9e par le fait que le second paiement a, par la suite, \u00e9t\u00e9 scind\u00e9 en deux aux termes de l\u2019avenant \u00e0 la Convention. La clause de la convention pr\u00e9voyant que les \u00abparties 3 \u00e0 6 d\u00e9clarent ensemble faire leur affaire de la r\u00e9partition du Prix entre elles\u00bb se rapporte, \u00e0 d\u00e9faut de stipulation plus pr\u00e9cise, aux seuls rapports entre les parties cr\u00e9anci\u00e8res et aux modalit\u00e9s de r\u00e9partition entre elles des versements re\u00e7us sur le compte tiers de leur avocat, et n\u2019est pas de nature \u00e0 conf\u00e9rer \u00e0 l\u2019obligation depayer un caract\u00e8re indivisible.<\/p>\n<p>23 Les parties d\u00e9fenderesses font valoir, dans ce contexte, que toute forme d\u2019indivisibilit\u00e9 contenue dans la Convention aurait \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e par les dispositions de l\u2019Avenant \u00e0 la convention. Ainsi, l\u2019article 6, paragraphe 2, pr\u00e9voyant que la convention serait \u00e0 consid\u00e9rer comme nulle et non avenue \u00e0 d\u00e9faut de versement des deux premiers versements de 100.000.- euros et de 150.000.-euros, aurait \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e dans l\u2019Avenant. M\u00eame \u00e0 admettre que cette disposition ait bien \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e par l\u2019article 2 de l\u2019Avenant \u00e0 la Convention, il convient de relever qu\u2019une convention peut pr\u00e9voir qu\u2019elle sera nulle et non avenue dans son int\u00e9gralit\u00e9 en cas de violation par l\u2019une quelconquedes parties de ses obligations, et ce m\u00eame en pr\u00e9sence de plusieurs parties d\u00e9bitrices d\u2019obligations. Leurs obligations ne deviennent pas pour autant indivisibles. Les parties d\u00e9fenderesses font \u00e9galement valoir que l\u2019Avenant aurait eu pour objectif de revenir sur l\u2019indivisibilit\u00e9 initialement envisag\u00e9e, notamment par l\u2019insertion d\u2019un article 8 \u00e0 l\u2019avenant. L\u2019article 8 del\u2019Avenant dispose: \u00abLes droits, obligations et recours pr\u00e9vus dans la Convention et l\u2019Avenant sont cumulatifs et ind\u00e9pendants\u00bb. De toute \u00e9vidence, cette disposition confirme l\u2019existence d\u2019obligations divisibles entre les diff\u00e9rentes parties cr\u00e9anci\u00e8res et d\u00e9bitrices des obligations stipul\u00e9es dans la Convention. Le Tribunal ajoute \u00e0 tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de que l\u2019indivisibilit\u00e9 all\u00e9gu\u00e9e ne se d\u00e9duit pas non plus de l\u2019\u00e9conomie g\u00e9n\u00e9rale de la Convention, notamment par rapport \u00e0 sa structure, ses objectifs et aux rapports des parties entre elles. En effet, il est rappel\u00e9 que dans le pr\u00e9ambule \u00e0 la Convention, les parties indiquent qu\u2019il existerait un contentieux depuis le d\u00e9c\u00e8s dePERSONNE17.)entre les parties 1, 2 et 10 \u00e0 13 d\u2019une part, et les autres parties, d\u2019autre part, et qu\u2019elles veulent mettre un terme d\u00e9finitif et irr\u00e9vocable aux litiges n\u00e9s ou \u00e0 na\u00eetre des relations commerciales et d\u2019affaires opposant les parties 3 \u00e0 9 aux parties 1,2 et 10 \u00e0 13. La convention pr\u00e9voit ensuite l\u2019ex\u00e9cution de trois op\u00e9rations, \u00e0 savoir: -la cession des Titres entrePERSONNE8.)etPERSONNE5.)pour un montant de 1.150.000.-euros, -la cession des Droits et Actions entre, d\u2019une part,PERSONNE8.),PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.) etPERSONNE4.) et, d\u2019autre part, PERSONNE5.), -un accord transactionnel aux termes duquelPERSONNE9.),PERSONNE5.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE13.)s\u2019engagent \u00e0 verser une indemnit\u00e9 transactionnelle de 150.000.-<\/p>\n<p>24 euros \u00e0PERSONNE8.),PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.) etPERSONNE4.)en contrepartie de quoiPERSONNE8.),PERSONNE1.), veuve PERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.)acceptent et reconnaissent ne plus avoir la moindre r\u00e9clamation \u00e0 l\u2019encontre des parties 1, 2 et 10 \u00e0 13, et renoncent \u00e0 l\u2019ensemble de leurs revendications et de leurs actions. Ainsi, la cession des Titres et des Droits et Actions n\u2019est pas associ\u00e9e \u00e0 l\u2019accord transactionnel et ne figure pas dans la Convention comme une concession de nature transactionnelle destin\u00e9e \u00e0 mettre fin aux diff\u00e9rents litiges qui opposent les parties, tel que c\u2019est le cas par rapport au paiement du montant transactionnel de 150.000.-euros. Ce n\u2019est que par rapport \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 transactionnelle que la Convention stipule express\u00e9ment que l\u2019obligation de payer incombe aux parties, 1, 2 et 10 \u00e0 13. Pour la cession des Titres ainsi que des Droits et Actions, la Convention pr\u00e9voit le paiement d\u2019un prix. Elle ne pr\u00e9voit toutefois pas \u00e0 qui incombe l\u2019obligation de payer le prix de la cession des Titres et de celle des Droits et Actions. Il ne r\u00e9sulte, en effet, d\u2019aucune clause contractuelle que l\u2019obligation de payer le prix de cession des Titres et le prix de cession des Droits et Actions incomberait \u00e9galement aux parties 1, 2 et 10 \u00e0 13. Or, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019une stipulation claire en ce sens, seulPERSONNE5.)(partie n\u00b02 dans la Convention) est, en sa qualit\u00e9 d\u2019Acqu\u00e9reur, d\u00e9biteur du prix de cession des Titres ainsi que des Droits et Action. PERSONNE8.)(partie n\u00b03 dans la Convention) est, en sa qualit\u00e9 de C\u00e9dant, cessionnaire des Titres et il est, ensemble avec PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.), PERSONNE3.)etPERSONNE4.)(parties n\u00b0 4 \u00e0 6 dans la Convention), cessionnaire des Droits et Actions. Il d\u00e9coule de tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de que les obligations d\u00e9coulant de la Convention et de son Avenant ne sont pas indivisibles, tel que le soutiennentPERSONNE1.), veuve PERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.). Le r\u00e9gime juridique applicable aux obligations contractuelles est celui de la divisibilit\u00e9 de l\u2019obligation. Lorsqu\u2019il y a plusieurs cr\u00e9anciers et plusieurs d\u00e9biteurs, il y aura divisibilit\u00e9 active et passive de la dette, chaque cr\u00e9ancier ne pouvant pr\u00e9tendre qu\u2019\u00e0 la part de la dette lui revenant et chaque d\u00e9biteur n\u2019\u00e9tant tenu que pour sa part de la dette. La division s\u2019op\u00e8re en fonction de l\u2019int\u00e9r\u00eat de chacune des parties dans l\u2019op\u00e9ration ou en fonction de ce qui a \u00e9t\u00e9 convenu entre les parties. Il s\u2019ensuit, en l\u2019esp\u00e8ce, quePERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.)et PERSONNE4.)ne sont pas cr\u00e9anciers du solde du prix de cession des Titres actuellement impay\u00e9 et que ce montant revient \u00e0PERSONNE8.), en sa qualit\u00e9 de c\u00e9dant des Titres et qu\u2019il a seul qualit\u00e9 et int\u00e9r\u00eat \u00e0 en r\u00e9clamer le paiement.<\/p>\n<p>25 La demande de PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.) et PERSONNE4.)en paiement du montant deNUMERO5.).-euros est, partant, \u00e0 d\u00e9clarer non fond\u00e9e. 2.4.Quant \u00e0 la demande en validation de la saisie-arr\u00eat Il est rappel\u00e9 que dans la proc\u00e9dure de saisie-arr\u00eat, il faut distinguer entre, d\u2019une part, la phase conservatoire, au cours de laquelle lesaisissant, en vue d\u2019assurer la bonne fin de l\u2019action en recouvrement qu\u2019il a intent\u00e9e, rend totalement indisponible entre les mains du tiers-saisi tous les avoirs que celui-ci devrait transf\u00e9rer au d\u00e9biteur saisi et d\u2019autre part la phase ex\u00e9cutoire, qui apour objet de permettre au saisissant d\u2019obtenir paiement de sa cr\u00e9ance en poursuivant l\u2019ex\u00e9cution du jugement ayant statu\u00e9 sur la validit\u00e9 de la saisie- arr\u00eat. La phase conservatoire qui aboutit au jugement de validit\u00e9 peut se d\u00e9doubler d\u2019une instance sur le fond selon que le saisissant dispose d\u2019un titre ex\u00e9cutoire ou non. Ainsi, le jugement statue soit uniquement sur la validit\u00e9 de la saisie-arr\u00eat, soit simultan\u00e9ment sur le fond du droit et la validit\u00e9 de la saisie (Thierry HOSCHEIT, La saisie-arr\u00eat de droit commun, Pas. 29, p.44). La saisie-arr\u00eat ne peut \u00eatre valable que s\u2019il existe une cr\u00e9ance pouvant faire l\u2019objet de la saisie. Pour que le saisissant puisse valablement proc\u00e9der \u00e0 la saisie-arr\u00eat, il faut qu\u2019il justifie dans l\u2019exploit de saisie de sa qualit\u00e9 de cr\u00e9ancier, cette justification pouvant r\u00e9sulter soit d\u2019un titre, soit d\u2019une autorisation judiciaire de proc\u00e9der \u00e0 la saisie. L\u2019article 693 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile pr\u00e9voit, en effet, que tout cr\u00e9ancier peut, en vertu de titresauthentiques ou priv\u00e9s, saisir-arr\u00eater entre les mains d\u2019un tiers les sommes et effets appartenant \u00e0 son d\u00e9biteur, ou s\u2019opposer \u00e0 leur remise. Si le cr\u00e9ancier ne dispose pas de titre au sens de l\u2019article 693 pr\u00e9cit\u00e9, il doit avoir recours \u00e0 l\u2019article 694 du m\u00eame code pour obtenir l\u2019autorisation de saisir-arr\u00eater, lequel dispose que \u00abs\u2019il n\u2019y a pas de titre, le juge du domicile du d\u00e9biteur et m\u00eame celui du domicile du tiers-saisi pourront, sur requ\u00eate, permettre la saisie-arr\u00eat et opposition.\u00bb. En l\u2019esp\u00e8ce, force est de constater qu\u2019au moment de la phase conservatoire, les parties demanderesses disposaient d\u2019une autorisation pr\u00e9sidentielle de saisie-arr\u00eat d\u00e9livr\u00e9e en date du 1 er f\u00e9vrier 2023, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 694 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, rendue suite \u00e0 une requ\u00eate en saisir-arr\u00eater d\u00e9pos\u00e9e le 1 er f\u00e9vrier 2023, de sorte que la saisie-arr\u00eat pratiqu\u00e9e en date du 9 f\u00e9vrier 2023 \u00e0 charge des parties d\u00e9fenderesses est r\u00e9guli\u00e8re. Lorsque le saisissant ne dispose pas de titre ex\u00e9cutoire, l\u2019instance en validation est accompagn\u00e9e, en principe, d\u2019une instance au fond appel\u00e9e \u00e0 toiser la question de l\u2019existence d\u2019une cr\u00e9ance au profit du saisissant.<\/p>\n<p>26 La validation ne peut d\u00e8s lors \u00eatre prononc\u00e9e qu\u2019au vu du constat de l\u2019existence de cette cr\u00e9ance et \u00e0 la suite d\u2019une condamnation expresse et formelle \u00e0 cet \u00e9gard. Si le saisissant porte devant le juge de la saisie ensemble avec la demande en validation une demande en condamnation qui rel\u00e8ve de la comp\u00e9tence tant mat\u00e9rielle que territoriale de celui-ci, le juge peut constater l\u2019existence de la cr\u00e9ance en toisant toutes les difficult\u00e9s et en lui conf\u00e9rant ainsi les caract\u00e8res de certitude, de liquidit\u00e9 et d\u2019exigibilit\u00e9 requis pour pouvoir faire l\u2019objet d\u2019une ex\u00e9cution forc\u00e9e. Or, il r\u00e9sulte des d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent que la demande dePERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.)en condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE13.) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e non fond\u00e9e. Il en d\u00e9coule que les parties demanderesses ne disposent pas d\u2019un titre ex\u00e9cutoire et ne justifient pas non plus d\u2019une cr\u00e9ance certaine, liquide et exigible, de sorte que la saisie- arr\u00eat qu\u2019elles ont pratiqu\u00e9e en date du 9 f\u00e9vrier 2023 est nulle et leur demande en validation de la saisie-arr\u00eat est \u00e0 d\u00e9clarer irrecevable. Il y a d\u00e8s lors lieu d\u2019ordonner la mainlev\u00e9e de la saisie-arr\u00eat ainsi pratiqu\u00e9e. 2.5.Quant aux demandes accessoires La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE13.)demandent la condamnation des parties demanderesses \u00e0 leur payer le montant de 5.000.-euros \u00e0 titre de remboursement de leurs frais et honoraires d\u2019avocat. ll est aujourd\u2019hui de principe que les honoraires que le justiciable doit exposer pour obtenir gain de cause en justice constituent un pr\u00e9judice r\u00e9parable qui trouve son origine dans la faute de la partie qui succombe. Les frais et honoraires d\u2019avocat peuvent ainsi donner lieu \u00e0 indemnisation sur base de la responsabilit\u00e9 civile de droit commun en dehors de l\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. En effet, par arr\u00eat du 9 f\u00e9vrier 2012, la Cour de cassation (r\u00f4le n\u00b05\/12) a condamn\u00e9 la solution de droit fran\u00e7ais suivant laquelle les frais et honoraires d\u2019avocat ne constitueraient pas un pr\u00e9judice r\u00e9parable au titre de la responsabilit\u00e9 civile. La Coura retenu que les frais non compris dans les d\u00e9pens, donc \u00e9galement les honoraires d\u2019avocat, constituent un pr\u00e9judice r\u00e9parable et peuvent \u00eatre rembours\u00e9s sur base de la responsabilit\u00e9 pour faute des articles 1382 et 1383 du Code civil. Afin de prosp\u00e9rer dans ses pr\u00e9tentions, il appartient \u00e0 la partie qui en fait la demande de rapporter la preuve d\u2019une faute dans le chef de la partie adverse, d\u2019un pr\u00e9judice dans son propre chef et d\u2019un lien decausalit\u00e9 entre les deux.<\/p>\n<p>27 En l\u2019esp\u00e8ce, les parties d\u00e9fenderesses ne versent aucune pi\u00e8ce \u00e9tablissant le pr\u00e9judice qu\u2019elles auraient subi, ni m\u00e9moires d\u2019honoraires, ni preuve de leur paiement. Le Tribunal se trouve, partant, dans l\u2019impossibilit\u00e9 de v\u00e9rifier la r\u00e9alit\u00e9 et la nature des prestations cens\u00e9es correspondre aux honoraires pr\u00e9tendument r\u00e9gl\u00e9s. Leur demande de ce chef est \u00e0 d\u00e9clarer non fond\u00e9e. S\u2019agissant des demandes r\u00e9ciproques en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, il convient de rappeler qu\u2019aux termes de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, lorsqu\u2019il appara\u00eet in\u00e9quitable de laisser \u00e0 la charge d\u2019une partie les sommes expos\u00e9es par elle et non comprises dans les d\u00e9pens, le juge peut condamner l\u2019autre partie \u00e0 lui payer lemontant qu\u2019il d\u00e9termine. L\u2019application de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile rel\u00e8ve du pouvoir discr\u00e9tionnaire du juge (C. cass. fr., 2 \u00e8me ch. Civ., arr\u00eat du 10 octobre 2002, Bulletin 2002, II, n\u00b0 219, p. 172, arr\u00eat du 6 mars 2003, Bulletin 2003, II, n\u00b0 54, p. 47; C. cass., 2 juillet 2015, arr\u00eat N\u00b0 60\/15, JTL 2015, N\u00b0 42, page 166). Au vu de l\u2019issue de l\u2019instance, il serait in\u00e9quitable de laisser \u00e0 charge de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE13.) l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 des frais qu\u2019elles ont expos\u00e9s et qui sont non compris dans les d\u00e9pens, de sorte qu\u2019il y a lieu de condamnerPERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.) etPERSONNE4.)\u00e0 leur payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 500.-euros chacune. PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.)sont, quant \u00e0 eux, \u00e0 d\u00e9bouter de leur demande formul\u00e9e \u00e0 ce titre. Aux termes de l\u2019article 238 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, toute partie qui succombe sera condamn\u00e9e aux d\u00e9pens. PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.)seront partant condamn\u00e9s \u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance avec distraction au profit de Ma\u00eetre Emmanuelle PRISER qui la demande, affirmant en avoir fait l\u2019avance. PAR CES MOTIFS: le Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, dixi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant contradictoirement, dit la demande de PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.) et PERSONNE4.)en condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)S.A., la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A., la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE5.)S.A. et la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE13.)S.A. recevable, la dit non fond\u00e9e,<\/p>\n<p>28 dit la saisie-arr\u00eat pratiqu\u00e9e parPERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.)et PERSONNE4.)en date du 9 f\u00e9vrier 2023 nulle, dit la demande de PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.) et PERSONNE4.)en validation de la saisie-arr\u00eat pratiqu\u00e9e en date du 9 f\u00e9vrier 2023 irrecevable, ordonne la mainlev\u00e9e de la saisie-arr\u00eat pratiqu\u00e9e en date du 9 f\u00e9vrier 2023entre les mains de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE7.)S.A., la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE8.)S.A., la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE9.)S.A., l\u2019\u00e9tablissement public autonomeSOCIETE10.), la soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rativeSOCIETE11.)s.c. et de la soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rativeSOCIETE12.)s.c., dit la demande de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE1.)S.A., la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE3.)S.A., la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE5.)S.A. et la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE13.)S.A. en paiement d\u2019uneindemnit\u00e9 de proc\u00e9dure bas\u00e9e sur l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile fond\u00e9e pour le montant de 500.-euros chacune, partant, condamnePERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.) et PERSONNE4.)\u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)S.A., la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE3.)S.A., la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE5.)S.A. et la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE13.)S.A. un montant de 500.-euros chacune, dit la demande de PERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.) et PERSONNE4.)en paiement d\u2019uneindemnit\u00e9 de proc\u00e9dure bas\u00e9e surl\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile non fond\u00e9e, condamnePERSONNE1.), veuvePERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance avec distraction au profit de Ma\u00eetre Emmanuelle PRISER qui la demande, affirmant en avoir fait l\u2019avance.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/tribunal-darrondissement-luxembourg-civil-chambre-10\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/tribunal-darrondissement-luxembourg-civil-chambre-10\/20260524-231914\/20260515-ch10-tal-2023-03743-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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(France), 2.PERSONNE3.),sans \u00e9tat connu, demeurant \u00e0 F-ADRESSE2.)(France), 3.PERSONNE4.),sans \u00e9tat connu, demeurant \u00e0 F-ADRESSE3.)(France),\u2026<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":[],"kji_country":[8418],"kji_court":[23583],"kji_chamber":[108684],"kji_year":[7610],"kji_subject":[7724],"kji_keyword":[23584,7636],"kji_language":[7733],"class_list":["post-991039","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-tribunal-darrondissement","kji_chamber-civil-chambre-10","kji_year-7610","kji_subject-civil","kji_keyword-arrondissement","kji_keyword-tribunal","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.9 (Yoast SEO v27.9) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Tribunal d&#039;arrondissement, 15 mai 2026, n\u00b0 2023-03743 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ar\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-15-mai-2026-n-2023-03743\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"ar_AR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Tribunal d&#039;arrondissement, 15 mai 2026, n\u00b0 2023-03743\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"1 Jugementcivil2026TALCH10\/00072 Audience publique du vendredi,quinze maideux mille vingt-six Num\u00e9ro TAL-2023-03743du r\u00f4le Composition : Livia HOFFMANN, vice-pr\u00e9sident, Catherine TISSIER, premier juge, Claudia SCHETTGEN, juge, ElmaKONICANIN, greffier. 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