{"id":1093107,"date":"2026-06-14T00:27:09","date_gmt":"2026-06-13T22:27:09","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-supreme-du-senegal-bulletin-arret-n-15-du-18-janvier-2017\/"},"modified":"2026-06-14T00:27:09","modified_gmt":"2026-06-13T22:27:09","slug":"cour-supreme-du-senegal-bulletin-arret-n-15-du-18-janvier-2017","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/cour-supreme-du-senegal-bulletin-arret-n-15-du-18-janvier-2017\/","title":{"rendered":"Cour supr\u00eame du S\u00e9n\u00e9gal, Bulletin, arr\u00eat n\u00b0 15 du 18 JANVIER 2017"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>ARR\u00caT N\u00b0 15 DU 18 JANVIER 2017<\/p>\n<p>YANNICK LE MOAL c\/ YOUSSOU DIAGNE<\/p>\n<p>COPROPRI\u00c9T\u00c9 \u2013 ACTION EN D\u00c9SIGNATI ON D\u2019UN CURATEUR \u2013 FINALIT\u00c9 \u2013 RECOUVREMENT DE LA CR\u00c9ANCE DE LA COPROP RI\u00c9T\u00c9 \u2013 EXERCICE DE L\u2019ACTION PAR LE SYNDIC SANS L\u2019AUTORISA TION DE L\u2019ASSEMBL\u00c9E G\u00c9N\u00c9RALE DES COPROPR I\u00c9TAIRES (POSSIBILIT \u00c9)<\/p>\n<p>A fait l\u2019exacte application de l\u2019article 57 du d\u00e9cret n\u00b0 2002-160 du 15 f\u00e9vrier 2002 portant application de la loi fixant le statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis de la loi, la cour d\u2019Appel qui a retenu que l\u2019action en d\u00e9signation d\u2019un curateur n\u2019avait d\u2019autre finalit\u00e9 que le recouvrement de la cr\u00e9ance de la copropri\u00e9t\u00e9 pour en d\u00e9duire que le syndic, organe exclusif pour repr\u00e9senter en justice le syndicat des copropri\u00e9tai- res selon l\u2019article 18 de la loi portant statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis, pouvait agir sans l\u2019autorisation de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires.<\/p>\n<p>La Cour supr\u00eame,<\/p>\n<p>Ou\u00ef Monsieur El Hadji Malick S OW, pr\u00e9sident, en son rapport ;<\/p>\n<p>Ou\u00ef Monsieur Ahmeth D IOUF, avocat g\u00e9n\u00e9ral, en ses conclusions tendant au rejet du pourvoi ;<\/p>\n<p>Vu la loi organique n\u00b0 2008- 35 du 8 ao\u00fbt 2008 sur la Cour supr\u00eame ;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s en avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 la loi ;<\/p>\n<p>Attendu, selon l\u2019ordonnance rendue en dernier ressort (Thi\u00e8s, 9 septembre 2015), qu\u2019Alain Michel S ENEZ, acqu\u00e9reur de la villa n\u00b0 15 en l\u2019\u00e9tat futur d\u2019ach\u00e8vement, est d\u00e9- c\u00e9d\u00e9 avant de payer l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du prix ; qu\u2019estimant que ladite villa est un bien vacant, le syndic de la copropri\u00e9t\u00e9 a saisi par requ\u00eate le pr\u00e9sident du tribunal de grande instan- ce de Thi\u00e8s pour la d\u00e9signation d\u2019un curateur ; que cette demande a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par or- donnance du 3 f\u00e9vrier 2015 infirm\u00e9e en appel ; que Yannick L E MOAL a saisi le premier pr\u00e9sident de la cour d\u2019Appel de Thi\u00e8s aux fins de r\u00e9tractation ;<\/p>\n<p>Sur le premier moyen tir\u00e9 de la d\u00e9naturation des faits ci-apr\u00e8s annex\u00e9 :<\/p>\n<p>Attendu que la d\u00e9naturation des faits n\u2019est pas un cas d\u2019ouverture \u00e0 cassation ;<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 il suit que le moyen est irrecevable ;<\/p>\n<p>Sur le second moyen tir\u00e9 de la violation de la loi :<\/p>\n<p>Attendu que Yannick L E MOAL fait grief \u00e0 l\u2019ordonnance de juger que le syndic avait la qualit\u00e9 \u00e0 agir au motif que l\u2019action de Youssou D IAGNE tendant \u00e0 la mise sous curatelle n\u2019a effectivement d\u2019autre finalit\u00e9 que le recouvrement de la cr\u00e9ance, alors, selon le<\/p>\n<p>Arr\u00eats de la Cour supr\u00eame \u2013 Ann\u00e9e judiciaire 2017<\/p>\n<p>Chambre civile et commerciale 59<\/p>\n<p>moyen, qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 comme liquidateur et qu\u2019en vertu des articles 15 \u00e0 18 de la loi n\u00b0 88-04 du 16 juin 1988 fixant le statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis et 53 \u00e0 57 du d\u00e9cret n\u00b0 2002-160 du 15 f\u00e9vrier 2002 portant application de ladite loi seul le pr\u00e9sident du conseil syndical a la capacit\u00e9 d\u2019agir ;<\/p>\n<p>Mais attendu qu\u2019ayant retenu que l\u2019action du syndic n\u2019avait d\u2019autre finalit\u00e9 que le recouvrement de la cr\u00e9ance de la copropri\u00e9t\u00e9 puisque le curateur aura pour mission de liquider la succession d\u2019Alain Michel S ENEZ, la cour d\u2019Appel a pu en d\u00e9duire, confor- m\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 57 du d\u00e9cret n\u00b0 2002-160 du 15 f\u00e9vrier 2002 portant application de la loi fixant le statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis, que le syndic, organe exclu- sif pour repr\u00e9senter en justice le syndicat des copropri\u00e9taires selon l\u2019article 18 de la loi portant statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis, pouvait agir sans autorisation de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires ;<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 il suit que le moyen est mal fond\u00e9 ;<\/p>\n<p>Par ces motifs :<\/p>\n<p>Rejette le pourvoi.<\/p>\n<p>Dit que le pr\u00e9sent arr\u00eat sera imprim\u00e9, qu&#039;il sera transcrit sur les registres de la cour d\u2019Appel de Thi\u00e8s, en marge ou \u00e0 la suite de la d\u00e9cision attaqu\u00e9e ;<\/p>\n<p>Ainsi fait, jug\u00e9 et prononc\u00e9 par la Cour supr\u00eame, chambre civile et commerciale en son audience publique tenue les jour, mois et an que dessus et o\u00f9 \u00e9taient pr\u00e9sents Madame et Messieurs :<\/p>\n<p>PR\u00c9SIDENT : EL HADJI MALICK SOW ; RAPPORTEUR : EL HADJI MALICK SOW ; CONSEILLERS : SOULEYMANE KANE, AMINATA LY NDIA YE, WALY FAYE, AMADOU LAMINE BATHILY ; AVOCAT G\u00c9N\u00c9RAL : AHMETH DIOUF ; GREFFIER : MA\u00ceTRE MAURICE DIOMA KAMA.<\/p>\n<p>Arr\u00eats de la Cour supr\u00eame \u2013 Ann\u00e9e judiciaire 2017<\/p>\n<p>Chambre civile et commerciale 59<\/p>\n<p>moyen, qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 comme liquidateur et qu\u2019en vertu des articles 15 \u00e0 18 de la loi n\u00b0 88-04 du 16 juin 1988 fixant le statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis et 53 \u00e0 57 du d\u00e9cret n\u00b0 2002-160 du 15 f\u00e9vrier 2002 portant application de ladite loi seul le pr\u00e9sident du conseil syndical a la capacit\u00e9 d\u2019agir ;<\/p>\n<p>Mais attendu qu\u2019ayant retenu que l\u2019action du syndic n\u2019avait d\u2019autre finalit\u00e9 que le recouvrement de la cr\u00e9ance de la copropri\u00e9t\u00e9 puisque le curateur aura pour mission de liquider la succession d\u2019Alain Michel S ENEZ, la cour d\u2019Appel a pu en d\u00e9duire, confor- m\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 57 du d\u00e9cret n\u00b0 2002-160 du 15 f\u00e9vrier 2002 portant application de la loi fixant le statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis, que le syndic, organe exclu- sif pour repr\u00e9senter en justice le syndicat des copropri\u00e9taires selon l\u2019article 18 de la loi portant statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis, pouvait agir sans autorisation de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires ;<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 il suit que le moyen est mal fond\u00e9 ;<\/p>\n<p>Par ces motifs :<\/p>\n<p>Rejette le pourvoi.<\/p>\n<p>Dit que le pr\u00e9sent arr\u00eat sera imprim\u00e9, qu&#039;il sera transcrit sur les registres de la cour d\u2019Appel de Thi\u00e8s, en marge ou \u00e0 la suite de la d\u00e9cision attaqu\u00e9e ;<\/p>\n<p>Ainsi fait, jug\u00e9 et prononc\u00e9 par la Cour supr\u00eame, chambre civile et commerciale en son audience publique tenue les jour, mois et an que dessus et o\u00f9 \u00e9taient pr\u00e9sents Madame et Messieurs :<\/p>\n<p>PR\u00c9SIDENT : EL HADJI MALICK SOW ; RAPPORTEUR : EL HADJI MALICK SOW ; CONSEILLERS : SOULEYMANE KANE, AMINATA LY NDIA YE, WALY FAYE, AMADOU LAMINE BATHILY ; AVOCAT G\u00c9N\u00c9RAL : AHMETH DIOUF ; GREFFIER : MA\u00ceTRE MAURICE DIOMA KAMA.<\/p>\n<p>Bulletin des Arr\u00eats n os 13-14<\/p>\n<p>60 Chambre civile et commerciale<\/p>\n<p>ARR\u00caT N\u00b0 20 DU 1 er F\u00c9VRIER 2017<\/p>\n<p>LA CLINIQUE CHEIKH ANTA DIOP c\/ LE CENTRE D&#039;IMAGERIE M\u00c9DICALE ATLANTIQUE<\/p>\n<p>PROFESSIONS \u2013 PROFESSIONS LIB\u00c9RAL ES \u2013 EXERCICE DE LA M\u00c9D E- CINE \u2013 INTERDICTION D\u2019INST ALLATION DU M\u00c9DECIN DANS L\u2019IMMEUBLE O\u00d9 EXERCE D\u00c9J\u00c0 SON CONFR\u00c8RE \u2013 D\u00c9ROGATION \u2013 AGR\u00c9MENT DU CONFR\u00c8RE OU AUTORISATION DU CON SEIL DE L\u2019ORDRE DES M\u00c9DECINS<\/p>\n<p>Aux termes de l\u2019article 66 du d\u00e9cret n\u00b0 67-147 du 10 f\u00e9vrier 1967 instituant le code de d\u00e9ontologie m\u00e9dicale, un m\u00e9decin ne doit pas s\u2019installer dans l\u2019immeuble o\u00f9 exerce d\u00e9j\u00e0 un confr\u00e8re, sans l\u2019agr\u00e9ment de celui-ci, ou \u00e0 d\u00e9faut, sans l\u2019autorisation du Conseil de la section B de l\u2019Ordre des m\u00e9decins.<\/p>\n<p>A fait une exacte application de ce texte, la cour d\u2019Appel qui a rejet\u00e9 la demande de fermeture d\u2019un cabinet m\u00e9dical, d\u00e8s lors que les deux m\u00e9decins ne cohabitent pas dans le m\u00eame immeuble et que l\u2019installation du second m\u00e9decin n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e irr\u00e9gu- li\u00e8re par l\u2019Ordre des m\u00e9decins suivant la proc\u00e9dure pr\u00e9vue par l\u2019article 43 de la loi relative \u00e0 l\u2019exercice de la m\u00e9decine.<\/p>\n<p>La Cour supr\u00eame,<\/p>\n<p>Ou\u00ef Madame Aminata L Y NDIAYE, conseiller, en son rapport ;<\/p>\n<p>Ou\u00ef Monsieur Oumar D I\u00c8YE, avocat g\u00e9n\u00e9ral, en ses conclusions tendant au rejet du pourvoi ;<\/p>\n<p>Vu la loi organique n\u00b0 2008- 35 du 8 ao\u00fbt 2008 sur la Cour supr\u00eame ;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s en avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 la loi ;<\/p>\n<p>Attendu, selon l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9 (Dakar, 21 octobre 2015 n\u00b0 244), rendu en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9r\u00e9, que le Centre d\u2019imagerie m\u00e9dicale dite CIMA s\u2019est install\u00e9e dans un b\u00e2timent contigu \u00e0 celui abritant la Clinique Cheikh Anta Diop ; que la clinique a assign\u00e9 le cen- tre pour voir ordonner la fermeture de ses locaux ;<\/p>\n<p>Sur les premier et deuxi\u00e8me moyens r\u00e9unis, tir\u00e9s de la violation de l\u2019article 66 du d\u00e9cret n\u00b0 67-147 du 10 f\u00e9vrier 1967 instituant le code de d\u00e9ontologie m\u00e9dicale et de l\u2019insuffisance de motifs :<\/p>\n<p>Attendu que la clinique fait grief \u00e0 l\u2019arr\u00eat de rejeter la demande et de ne pas trancher la contestation sur la r\u00e9gularit\u00e9 de l\u2019installation, en retenant d\u2019une part, que pour l\u2019application du texte susvis\u00e9, il est n\u00e9cessaire que l\u2019installation contest\u00e9e ait lieu dans le m\u00eame immeuble, et d\u2019autre part, que seul l\u2019Ordre des m\u00e9decins \u00e9tait \u00e0 m\u00eame de ju- ger du droit appartenant au docteur Ch\u00e9rif Mohamadou A \u00cfDARA de faire b\u00e9n\u00e9ficier ou pas le Centre CIMA de l\u2019autorisation qui lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e, alors selon le moyen :<\/p>\n<p>Arr\u00eats de la Cour supr\u00eame \u2013 Ann\u00e9e judiciaire 2017<\/p>\n<p>Chambre civile et commerciale 61<\/p>\n<p>1\u00b0\/ que d\u2019abord, au-del\u00e0 de la situation de l\u2019immeuble, l\u2019article 66 du d\u00e9cret pr\u00e9cit\u00e9 pr\u00e9cise que cette installation doit faire l\u2019objet d\u2019une autorisation pr\u00e9alable du minist\u00e8- re de la Sant\u00e9, laquelle fait d\u00e9faut en l\u2019esp\u00e8ce, qu\u2019ensuite, le juge d\u2019appel devait s\u2019en tenir \u00e0 la d\u00e9finition juridique de l\u2019immeuble, sans faire une distinction selon que l\u2019immeuble abrite une ou plusieurs concessions puisque le centre et la clinique \u00e9tant log\u00e9s \u00e0 la m\u00eame adresse au Km 4,5 avenue Cheikh Anta Diop, cette situation \u00e9tait de nature \u00e0 cr\u00e9er la confusion dans la t\u00eate des patients et qu\u2019enfin le juge d\u2019appel a retenu que le centre avait le droit de s\u2019\u00e9tablir au 35 avenue Cheikh Anta Diop en se fondant sur l\u2019arr\u00eat\u00e9 n\u00b0 17569 du 20 novembre 2014 du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 sans v\u00e9rifier au pr\u00e9alable que l\u2019adresse susvis\u00e9e \u00e9tait effectivement diff\u00e9rente du lieu de situation r\u00e9el- le du centre dont le choix \u00e9tait contest\u00e9 ;<\/p>\n<p>2\u00b0\/ qu\u2019en se d\u00e9terminant de la sorte, la juge d\u2019appel a voulu transf\u00e9rer \u00e0 l\u2019Ordre des m\u00e9decins une question de pur droit qui rel\u00e8ve parfaitement de sa comp\u00e9tence dans la mesure o\u00f9 l\u2019appel form\u00e9 par la clinique Cheikh Anta Diop pr\u00e9sentait \u00e0 juger une de- mande de fermeture du centre fond\u00e9e sur l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 de son installation ;<\/p>\n<p>Mais attendu qu\u2019aux termes des dispositions de l\u2019article 66 du d\u00e9cret susvis\u00e9, un m\u00e9- decin ne doit pas s\u2019installer dans l\u2019immeuble o\u00f9 exerce d\u00e9j\u00e0 un confr\u00e8re, sans l\u2019agr\u00e9ment de celui-ci, ou \u00e0 d\u00e9faut, sans l\u2019autorisation du Conseil de la Section B de l\u2019Ordre des m\u00e9decins ;<\/p>\n<p>Et attendu que l\u2019arr\u00eat ayant relev\u00e9 que le CIMA et la clinique ne sont pas install\u00e9s dans le m\u00eame immeuble et constat\u00e9 que l\u2019installation du centre n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e irr\u00e9guli\u00e8re par l\u2019Ordre des m\u00e9decins suivant la proc\u00e9dure pr\u00e9vue par l\u2019article 43 de la loi relative \u00e0 l\u2019exercice de la m\u00e9decine, la cour d\u2019Appel en a exactement d\u00e9duit que la fermeture de l\u2019\u00e9tablissement ne pouvait pas \u00eatre ordonn\u00e9e et justifi\u00e9 sa d\u00e9cision par ces seuls motifs ;<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 il suit que le moyen est mal fond\u00e9 ;<\/p>\n<p>Sur le deuxi\u00e8me moyen tir\u00e9 de la d\u00e9naturation de l\u2019arr\u00eat\u00e9 n\u00b0 17569 du 20 novembre 2014 :<\/p>\n<p>Attendu que la clinique fait encore grief \u00e0 l\u2019a rr\u00eat de rejeter la demande, au motif que m\u00eame si l\u2019autorisation d\u2019exercice de la radiologie au docteur Ch\u00e9rif Mohamadou A \u00cfDARA, suivie de l\u2019autorisation de transf\u00e9rer son cabinet \u00e0 l\u2019avenue Cheikh Anta Diop et dont celui- ci a fait b\u00e9n\u00e9ficier le CIMA est personnelle, il appartient en tout \u00e9tat de cause \u00e0 l\u2019Ordre de dire si ce dernier peut valablement s\u2019en pr\u00e9valoir alors selon le moyen qu\u2019il r\u00e9sulte des propres mentions de cette autorisation que le transfert n\u2019\u00e9tait autoris\u00e9 qu\u2019\u00e0 titre personnel au docteur Ch\u00e9rif Mohamadou D IAWARA pour des presta- tions de service de radiologie ;<\/p>\n<p>Mais attendu que la cour d\u2019Appel n\u2019a pas analys\u00e9 le contenu du document d\u00e8s lors qu\u2019elle a relev\u00e9 que les questions relatives \u00e0 l\u2019installation sont de la comp\u00e9tence du Conseil de l\u2019Ordre des m\u00e9decins ;<\/p>\n<p>Qu\u2019elle n\u2019a donc pas pu le d\u00e9naturer ;<\/p>\n<p>Par ces motifs :<\/p>\n<p>Rejette le pourvoi ;<\/p>\n<p>Arr\u00eats de la Cour supr\u00eame \u2013 Ann\u00e9e judiciaire 2017<\/p>\n<p>Chambre civile et commerciale 61<\/p>\n<p>1\u00b0\/ que d\u2019abord, au-del\u00e0 de la situation de l\u2019immeuble, l\u2019article 66 du d\u00e9cret pr\u00e9cit\u00e9 pr\u00e9cise que cette installation doit faire l\u2019objet d\u2019une autorisation pr\u00e9alable du minist\u00e8- re de la Sant\u00e9, laquelle fait d\u00e9faut en l\u2019esp\u00e8ce, qu\u2019ensuite, le juge d\u2019appel devait s\u2019en tenir \u00e0 la d\u00e9finition juridique de l\u2019immeuble, sans faire une distinction selon que l\u2019immeuble abrite une ou plusieurs concessions puisque le centre et la clinique \u00e9tant log\u00e9s \u00e0 la m\u00eame adresse au Km 4,5 avenue Cheikh Anta Diop, cette situation \u00e9tait de nature \u00e0 cr\u00e9er la confusion dans la t\u00eate des patients et qu\u2019enfin le juge d\u2019appel a retenu que le centre avait le droit de s\u2019\u00e9tablir au 35 avenue Cheikh Anta Diop en se fondant sur l\u2019arr\u00eat\u00e9 n\u00b0 17569 du 20 novembre 2014 du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 sans v\u00e9rifier au pr\u00e9alable que l\u2019adresse susvis\u00e9e \u00e9tait effectivement diff\u00e9rente du lieu de situation r\u00e9el- le du centre dont le choix \u00e9tait contest\u00e9 ;<\/p>\n<p>2\u00b0\/ qu\u2019en se d\u00e9terminant de la sorte, la juge d\u2019appel a voulu transf\u00e9rer \u00e0 l\u2019Ordre des m\u00e9decins une question de pur droit qui rel\u00e8ve parfaitement de sa comp\u00e9tence dans la mesure o\u00f9 l\u2019appel form\u00e9 par la clinique Cheikh Anta Diop pr\u00e9sentait \u00e0 juger une de- mande de fermeture du centre fond\u00e9e sur l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 de son installation ;<\/p>\n<p>Mais attendu qu\u2019aux termes des dispositions de l\u2019article 66 du d\u00e9cret susvis\u00e9, un m\u00e9- decin ne doit pas s\u2019installer dans l\u2019immeuble o\u00f9 exerce d\u00e9j\u00e0 un confr\u00e8re, sans l\u2019agr\u00e9ment de celui-ci, ou \u00e0 d\u00e9faut, sans l\u2019autorisation du Conseil de la Section B de l\u2019Ordre des m\u00e9decins ;<\/p>\n<p>Et attendu que l\u2019arr\u00eat ayant relev\u00e9 que le CIMA et la clinique ne sont pas install\u00e9s dans le m\u00eame immeuble et constat\u00e9 que l\u2019installation du centre n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e irr\u00e9guli\u00e8re par l\u2019Ordre des m\u00e9decins suivant la proc\u00e9dure pr\u00e9vue par l\u2019article 43 de la loi relative \u00e0 l\u2019exercice de la m\u00e9decine, la cour d\u2019Appel en a exactement d\u00e9duit que la fermeture de l\u2019\u00e9tablissement ne pouvait pas \u00eatre ordonn\u00e9e et justifi\u00e9 sa d\u00e9cision par ces seuls motifs ;<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 il suit que le moyen est mal fond\u00e9 ;<\/p>\n<p>Sur le deuxi\u00e8me moyen tir\u00e9 de la d\u00e9naturation de l\u2019arr\u00eat\u00e9 n\u00b0 17569 du 20 novembre 2014 :<\/p>\n<p>Attendu que la clinique fait encore grief \u00e0 l\u2019a rr\u00eat de rejeter la demande, au motif que m\u00eame si l\u2019autorisation d\u2019exercice de la radiologie au docteur Ch\u00e9rif Mohamadou A \u00cfDARA, suivie de l\u2019autorisation de transf\u00e9rer son cabinet \u00e0 l\u2019avenue Cheikh Anta Diop et dont celui- ci a fait b\u00e9n\u00e9ficier le CIMA est personnelle, il appartient en tout \u00e9tat de cause \u00e0 l\u2019Ordre de dire si ce dernier peut valablement s\u2019en pr\u00e9valoir alors selon le moyen qu\u2019il r\u00e9sulte des propres mentions de cette autorisation que le transfert n\u2019\u00e9tait autoris\u00e9 qu\u2019\u00e0 titre personnel au docteur Ch\u00e9rif Mohamadou D IAWARA pour des presta- tions de service de radiologie ;<\/p>\n<p>Mais attendu que la cour d\u2019Appel n\u2019a pas analys\u00e9 le contenu du document d\u00e8s lors qu\u2019elle a relev\u00e9 que les questions relatives \u00e0 l\u2019installation sont de la comp\u00e9tence du Conseil de l\u2019Ordre des m\u00e9decins ;<\/p>\n<p>Qu\u2019elle n\u2019a donc pas pu le d\u00e9naturer ;<\/p>\n<p>Par ces motifs :<\/p>\n<p>Rejette le pourvoi ;<\/p>\n<p>Bulletin des Arr\u00eats n os 13-14<\/p>\n<p>62 Chambre civile et commerciale<\/p>\n<p>Condamne la clinique Cheikh Anta Diop aux d\u00e9pens ;<\/p>\n<p>Dit que le pr\u00e9sent arr\u00eat sera imprim\u00e9, qu&#039;il sera transcrit sur les registres de la cour d\u2019Appel de Dakar en marge ou \u00e0 la suite de la d\u00e9cision attaqu\u00e9e ;<\/p>\n<p>Ainsi fait, jug\u00e9 et prononc\u00e9 par la Cour supr\u00eame, chambre civile et commerciale en son audience publique tenue les jour, mois et an que dessus et o\u00f9 \u00e9taient pr\u00e9sents Madame et Messieurs :<\/p>\n<p>PR\u00c9SIDENT : EL HADJI MALICK SOW ; RAPPORTEUR : AMINATA LY NDIAYE ; CONSEILLERS : AMINATA LY NDIAYE, SOULEYMANE KANE, WALY FAYE, AMADOU LAMINE BATHILY ; AVOCAT G\u00c9N\u00c9RAL : OUMAR DI\u00c8YE ; GREF- FIER : MA\u00ceTRE MAURICE DIOMA KAMA.<\/p>\n<p>Arr\u00eats de la Cour supr\u00eame \u2013 Ann\u00e9e judiciaire 2017<\/p>\n<p>Chambre civile et commerciale 63<\/p>\n<p>ARR\u00caT N\u00b0 23 DU 1 er F\u00c9VRIER 2017<\/p>\n<p>JEANNE D&#039;ARC DE DAKAR c\/ MOUSSA MBACK\u00c9<\/p>\n<p>MANDATS \u2013 ACCOMPLISSEMENT D\u2019A CTES DE DISPOSITION PAR LE NOTAIRE SUR LES FONDS RE\u00c7US DE L\u2019ACQU\u00c9RE UR D\u2019UN IMMEUBLE \u2013 D\u00c9FAUT DE POUVOIR EX PR\u00c8S DU VENDEUR, PROPRI\u00c9TAIRE DES FONDS \u2013 OBLIGATION DE REMBO URSEMENT DES SOMMES PR\u00c9LEV\u00c9ES SUR LE PRIX DE VENTE SUR INSTRUCTION DE L\u2019ACQU\u00c9REUR<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte des articles premier du d\u00e9cret n\u00b0 2002-1032 du 15 octobre 2002 fixant le statut des notaires, et 461 et 465 du code des obligations civiles et commerciales que le notaire n\u2019est comp\u00e9tent que pour recevoir les actes et contrats auxquels les parties veulent donner ou doivent donner le caract\u00e8re de l\u2019authenticit\u00e9 attach\u00e9 aux actes de l\u2019autorit\u00e9 publique, pour en assurer la date, en conserver le d\u00e9p\u00f4t, en d\u00e9livrer des grosses, exp\u00e9ditions et extraits ; il ne peut d\u00e8s lors disposer des fonds re\u00e7us de l\u2019acqu\u00e9reur d\u2019un immeuble, sans un pouvoir expr\u00e8s du vendeur, propri\u00e9taire de ces fonds.<\/p>\n<p>Encourt la censure, l\u2019arr\u00eat d\u2019une cour d\u2019Appel qui rejette l\u2019action d\u2019un vendeur d\u2019immeuble, demandant le remboursement d\u2019une somme que le notaire a pr\u00e9lev\u00e9e sur le prix de vente, sur instruction de l\u2019acqu\u00e9reur, pour payer \u00e0 l\u2019administration fiscale les frais de transformation du bail en titre foncier.<\/p>\n<p>La Cour supr\u00eame,<\/p>\n<p>Ou\u00ef Monsieur Souleymane K ANE, conseiller, en son rapport ;<\/p>\n<p>Ou\u00ef Monsieur Oumar D I\u00c8YE, avocat g\u00e9n\u00e9ral, en ses conclusions tendant au rejet du pourvoi ;<\/p>\n<p>Vu la loi organique n\u00b0 2008- 35 du 8 ao\u00fbt 2008 sur la Cour supr\u00eame ;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s en avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 la loi ;<\/p>\n<p>Attendu, selon l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9, que l\u2019Association sportive et culturelle la Jeanne d\u2019Arc de Dakar (l\u2019ASC) a c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 BENJA SA le droit au bail qu\u2019elle d\u00e9tenait sur un immeuble immatricul\u00e9, par acte notari\u00e9 dress\u00e9 par ma\u00eetre Moussa M BACK\u00c9 ; que sur instructions de la soci\u00e9t\u00e9 BENJA SA, le notaire a pr\u00e9lev\u00e9 du reliquat du prix qu\u2019elle a vers\u00e9 une certaine somme qu\u2019il a remise au chef du bureau des domaines pour la trans- formation du bail en titre foncier ; que l\u2019ASC a assign\u00e9 le notaire en remboursement de ce montant ;<\/p>\n<p>Sur le second moyen :<\/p>\n<p>Vu l\u2019article premier du d\u00e9cret n\u00b0 2002-1032 du 15 octobre 2002 fixant le statut des notaires et les articles 461 et 465 du code des obligations civiles et commerciales :<\/p>\n<p>Arr\u00eats de la Cour supr\u00eame \u2013 Ann\u00e9e judiciaire 2017<\/p>\n<p>Chambre civile et commerciale 63<\/p>\n<p>ARR\u00caT N\u00b0 23 DU 1 er F\u00c9VRIER 2017<\/p>\n<p>JEANNE D&#039;ARC DE DAKAR c\/ MOUSSA MBACK\u00c9<\/p>\n<p>MANDATS \u2013 ACCOMPLISSEMENT D\u2019A CTES DE DISPOSITION PAR LE NOTAIRE SUR LES FONDS RE\u00c7US DE L\u2019ACQU\u00c9RE UR D\u2019UN IMMEUBLE \u2013 D\u00c9FAUT DE POUVOIR EX PR\u00c8S DU VENDEUR, PROPRI\u00c9TAIRE DES FONDS \u2013 OBLIGATION DE REMBO URSEMENT DES SOMMES PR\u00c9LEV\u00c9ES SUR LE PRIX DE VENTE SUR INSTRUCTION DE L\u2019ACQU\u00c9REUR<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte des articles premier du d\u00e9cret n\u00b0 2002-1032 du 15 octobre 2002 fixant le statut des notaires, et 461 et 465 du code des obligations civiles et commerciales que le notaire n\u2019est comp\u00e9tent que pour recevoir les actes et contrats auxquels les parties veulent donner ou doivent donner le caract\u00e8re de l\u2019authenticit\u00e9 attach\u00e9 aux actes de l\u2019autorit\u00e9 publique, pour en assurer la date, en conserver le d\u00e9p\u00f4t, en d\u00e9livrer des grosses, exp\u00e9ditions et extraits ; il ne peut d\u00e8s lors disposer des fonds re\u00e7us de l\u2019acqu\u00e9reur d\u2019un immeuble, sans un pouvoir expr\u00e8s du vendeur, propri\u00e9taire de ces fonds.<\/p>\n<p>Encourt la censure, l\u2019arr\u00eat d\u2019une cour d\u2019Appel qui rejette l\u2019action d\u2019un vendeur d\u2019immeuble, demandant le remboursement d\u2019une somme que le notaire a pr\u00e9lev\u00e9e sur le prix de vente, sur instruction de l\u2019acqu\u00e9reur, pour payer \u00e0 l\u2019administration fiscale les frais de transformation du bail en titre foncier.<\/p>\n<p>La Cour supr\u00eame,<\/p>\n<p>Ou\u00ef Monsieur Souleymane K ANE, conseiller, en son rapport ;<\/p>\n<p>Ou\u00ef Monsieur Oumar D I\u00c8YE, avocat g\u00e9n\u00e9ral, en ses conclusions tendant au rejet du pourvoi ;<\/p>\n<p>Vu la loi organique n\u00b0 2008- 35 du 8 ao\u00fbt 2008 sur la Cour supr\u00eame ;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s en avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 la loi ;<\/p>\n<p>Attendu, selon l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9, que l\u2019Association sportive et culturelle la Jeanne d\u2019Arc de Dakar (l\u2019ASC) a c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 BENJA SA le droit au bail qu\u2019elle d\u00e9tenait sur un immeuble immatricul\u00e9, par acte notari\u00e9 dress\u00e9 par ma\u00eetre Moussa M BACK\u00c9 ; que sur instructions de la soci\u00e9t\u00e9 BENJA SA, le notaire a pr\u00e9lev\u00e9 du reliquat du prix qu\u2019elle a vers\u00e9 une certaine somme qu\u2019il a remise au chef du bureau des domaines pour la trans- formation du bail en titre foncier ; que l\u2019ASC a assign\u00e9 le notaire en remboursement de ce montant ;<\/p>\n<p>Sur le second moyen :<\/p>\n<p>Vu l\u2019article premier du d\u00e9cret n\u00b0 2002-1032 du 15 octobre 2002 fixant le statut des notaires et les articles 461 et 465 du code des obligations civiles et commerciales :<\/p>\n<p>Bulletin des Arr\u00eats n os 13-14<\/p>\n<p>64 Chambre civile et commerciale<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il r\u00e9sulte de ces textes que sans un pouvoir expr\u00e8s donn\u00e9 par les parties, le notaire n\u2019est comp\u00e9tent que pour recevoir les actes et contrats auxquels les parties veu- lent donner ou doivent donner le caract\u00e8re de l\u2019authenticit\u00e9 attach\u00e9 aux actes de l\u2019autorit\u00e9 publique, pour en assurer la date, en conserver le d\u00e9p\u00f4t, en d\u00e9livrer des gros- ses, exp\u00e9ditions et extraits ;<\/p>\n<p>Attendu que pour rejeter la demande, l\u2019arr\u00eat retient, par motifs propres et adopt\u00e9s, que le notaire r\u00e9dacteur de l\u2019acte n\u2019a fait que recevoir et enrober du sceau de l\u2019autorit\u00e9 la volont\u00e9 des parties, vendeur et acheteur, de parvenir \u00e0 la cession d\u2019un bail ; que cette volont\u00e9 incorpore aussi celle de supporter comme il est stipul\u00e9 dans l\u2019acte de cession, les frais aff\u00e9rents \u00e0 la mutation en titre foncier ;<\/p>\n<p>Qu\u2019en statuant ainsi, alors que le notaire n\u2019avait pas re\u00e7u du vendeur, propri\u00e9taire des fonds remis par l\u2019acqu\u00e9reur, le pouvoir d\u2019en disposer, la cour d\u2019Appel a viol\u00e9 les textes susvis\u00e9s ;<\/p>\n<p>Par ces motifs :<\/p>\n<p>Casse et annule en toutes ses dispositions l\u2019arr\u00eat n\u00b0 278 rendu le 16 juillet 2015 par la cour d\u2019Appel de Dakar ;<\/p>\n<p>Renvoie la cause et les parties devant la cour d\u2019Appel de Thi\u00e8s ;<\/p>\n<p>Condamne Moussa Mback\u00e9 aux d\u00e9pens ;<\/p>\n<p>Dit que le pr\u00e9sent arr\u00eat sera imprim\u00e9, qu&#039;il sera transcrit sur les registres de la cour d\u2019Appel de Dakar en marge ou \u00e0 la suite de la d\u00e9cision attaqu\u00e9e ;<\/p>\n<p>Ainsi fait, jug\u00e9 et prononc\u00e9 par la Cour supr\u00eame, chambre civile et commerciale en son audience publique tenue les jour, mois et an que dessus et o\u00f9 \u00e9taient pr\u00e9sents Madame et Messieurs :<\/p>\n<p>PR\u00c9SIDENT : EL HADJI MALICK SOW ; RAPPORTEUR : SOULEYMANE KANE ; CONSEILLERS : SOULEYMANE KANE, AMINATA LY NDIAYE, WALY FAYE, AMADOU LAMINE BATHILY ; AVOCAT G\u00c9N\u00c9RAL : OUMAR DI\u00c8YE, GREF- FIER : MA\u00ceTRE MAURICE DIOMA KAMA.<\/p>\n<p>Arr\u00eats de la Cour supr\u00eame \u2013 Ann\u00e9e judiciaire 2017<\/p>\n<p>Chambre civile et commerciale 65<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/www.coursupreme.gouv.sn\/sites\/default\/files\/2021-04\/BA13-14-2017.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/www.coursupreme.gouv.sn\/sites\/default\/files\/2021-04\/BA13-14-2017.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Cour supreme du Senegal, bulletins officiels. 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