{"id":1135512,"date":"2026-06-18T04:06:42","date_gmt":"2026-06-18T02:06:42","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-260-466\/"},"modified":"2026-06-18T04:06:42","modified_gmt":"2026-06-18T02:06:42","slug":"eclibervsce2024arr-260-466","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-260-466\/","title":{"rendered":"ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">JUPORTAL Base de donn\u00e9es publique de la jurisprudence belge<\/p>\n<p>    <!-- continue here with main block (division \"content\") --><\/p>\n<p>            <!-- Commandes de navigation page d\u00e9tail--> <\/p>\n<p>                  Imprimer cette page<br \/>\n          &nbsp; <\/p>\n<p>          Taille d&#8217;impression          <\/p>\n<p>            S<br \/>\n            M<br \/>\n            L<br \/>\n            XL<\/p>\n<p>          &nbsp; <\/p>\n<p>                  Nouvelle recherche JUPORTAL<br \/>\n          &nbsp; <\/p>\n<p>                  Fermer l&#8217;onglet          <\/p>\n<p>        <!-- Fin commandes de navigation page d\u00e9tail --><\/p>\n<p>        &nbsp;<br \/>\nConseil d&apos;\u00c9tat  <\/p>\n<p>            Jugement\/arr\u00eat du 29 juillet 2024            <\/p>\n<p>No ECLI:<\/p>\n<p>ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466<\/p>\n<p>No R\u00f4le:<\/p>\n<p>A. 230395\/XIII-8921<\/p>\n<p>Affaire:<\/p>\n<p>Arr\u00eat 260466 &#8211; Permis d&apos;urbanisme et permis mixtes &#8211; 29\/07\/2024<\/p>\n<p>Domaine juridique:<\/p>\n<p>\n Droit administratif<\/p>\n<p>Date d&#8217;introduction:<\/p>\n<p>2024-08-02<\/p>\n<p>Consultations:<\/p>\n<p>197 &#8211; derni\u00e8re vue 2026-06-04 05:10<\/p>\n<p>            Fiche            <\/p>\n<p> Arr\u00eat no 260.466 du 29 juillet 2024 Am\u00e9nagement du territoire, urbanisme,<br \/>\n        environnement et affaires connexes &#8211; Permis d&apos;urbanisme et permis<br \/>\n        mixtes D\u00e9cision :  Rejet\n    <\/p>\n<p>Th\u00e9saurus Cassation:<\/p>\n<p>CONSEIL D&apos;ETAT\n<\/p>\n<p>Th\u00e9saurus UTU:<\/p>\n<p>DROIT PUBLIC ET ADMINISTRATIF &#8211; CONSEIL D&apos;\u00c9TAT &#8211; Arr\u00eats (Conseil d&apos;\u00c9tat)\n <\/p>\n<p>            Texte de la d\u00e9cision            <\/p>\n<p>ERROR JUPORTARobotRecordLienECLI WARNING ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 no lien 278240 identiques <\/p>\n<p>\n       CONSEIL D\u2019\u00c9TAT, SECTION DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF<br \/>\n       XIIIe CHAMBRE<br \/>\n       no 260.466 du 29 juillet 2024<br \/>\n       A. 230.395\/XIII-8.921<br \/>\n       En cause : 1. D. S., 2. E. D., Instance reprise par K. H., ayant tous deux \u00e9lu domicile chez Me Jean-Marc RIGAUX, avocat, boulevard d\u2019Avroy 270<br \/>\n       4000 Li\u00e8ge, contre :<br \/>\n       1. la commune de Sprimont, repr\u00e9sent\u00e9e par son coll\u00e8ge communal, 2. la R\u00e9gion wallonne, repr\u00e9sent\u00e9e par son Gouvernement, Partie intervenante :<br \/>\n       N. M., ayant \u00e9lu domicile chez Me Jean-Pierre BALTHASAR, avocat, avenue Louis Libert 31A<br \/>\n       4920 Aywaille.<br \/>\n       &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br \/>\n       I. Objet de la requ\u00eate<br \/>\n       1. Par une requ\u00eate introduite le 11 mars 2020 par la voie \u00e9lectronique, les parties requ\u00e9rantes demandent l\u2019annulation de la d\u00e9cision du 23 d\u00e9cembre 2019<br \/>\n       par laquelle le coll\u00e8ge communal de Sprimont d\u00e9livre \u00e0 N.M. et S.H. un permis d\u2019urbanisme ayant pour objet la construction d\u2019une maison et d\u2019un atelier sur un bien sis rue des Biolettes \u00e0 Sprimont et cadastr\u00e9 1re division, section C, nos 149p (anciennement 149g) et 151d.<br \/>\n       II. Proc\u00e9dure<br \/>\n       2. Par une requ\u00eate introduite le 31 mars 2020 par la voie \u00e9lectronique, N.M. a demand\u00e9 \u00e0 \u00eatre re\u00e7u en qualit\u00e9 de partie intervenante.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 1\/37<br \/>\n       Cette intervention a \u00e9t\u00e9 accueillie par une ordonnance du 11 juin 2020.<br \/>\n       Le dossier administratif a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 par la premi\u00e8re partie adverse.<br \/>\n       Les m\u00e9moires en r\u00e9ponse, en r\u00e9plique et ampliatif, et en intervention ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9chang\u00e9s.<br \/>\n       Par une requ\u00eate introduite le 16 janvier 2023 par la voie \u00e9lectronique, K.H. a sollicit\u00e9 la reprise de l\u2019instance introduite par E.D.<br \/>\n       M. Pierre-Yves M\u00e9lotte, auditeur au Conseil d\u2019\u00c9tat, a r\u00e9dig\u00e9 un rapport sur la base de l\u2019article 12 du r\u00e8glement g\u00e9n\u00e9ral de proc\u00e9dure.<br \/>\n       Le rapport a \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9 aux parties.<br \/>\n       Les parties requ\u00e9rantes et intervenante ont d\u00e9pos\u00e9 un dernier m\u00e9moire.<br \/>\n       Par une ordonnance du 9 f\u00e9vrier 2024, l\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e \u00e0 l\u2019audience du 14 mars 2024.<br \/>\n       Mme Colette Debroux, pr\u00e9sident de chambre, a expos\u00e9 son rapport.<br \/>\n       Me Jean-Marc Rigaux, avocat, comparaissant pour les parties requ\u00e9rantes, et Me Renaud Smal, loco Me Jean-Pierre Balthasar, avocat, comparaissant pour la partie intervenante, ont \u00e9t\u00e9 entendus en leurs observations.<br \/>\n       M. Pierre-Yves M\u00e9lotte, auditeur, a \u00e9t\u00e9 entendu en son avis conforme.<br \/>\n       Il est fait application des dispositions relatives \u00e0 l\u2019emploi des langues, inscrites au titre VI, chapitre II, des lois sur le Conseil d\u2019\u00c9tat, coordonn\u00e9es le 12 janvier 1973.<br \/>\n       III. Non-application de l\u2019article 21, alin\u00e9a 3, des lois coordonn\u00e9es sur le Conseil d\u2019\u00c9tat<br \/>\n       3. Dans leur m\u00e9moire \u00ab ampliatif et\/ou en r\u00e9plique \u00bb, les parties requ\u00e9rantes exposent avoir re\u00e7u deux notifications successives du greffe du Conseil d\u2019\u00c9tat, l\u2019une signalant qu\u2019il n\u2019y a pas de d\u00e9p\u00f4t de m\u00e9moire en r\u00e9ponse et de dossier administratif et l\u2019autre indiquant qu\u2019un m\u00e9moire en r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 en date du 26 ao\u00fbt 2020 par la premi\u00e8re partie adverse, sans avocat et donc non communiqu\u00e9 contradictoirement. Elles demandent que, dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une absence de d\u00e9p\u00f4t<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 2\/37<br \/>\n       r\u00e9gulier du dossier administratif et d\u2019un m\u00e9moire en r\u00e9ponse par la partie adverse, il soit fait application de l\u2019article 21, alin\u00e9a 3, des lois coordonn\u00e9es sur le Conseil d\u2019\u00c9tat.<br \/>\n       4. Comme indiqu\u00e9 au point \u00ab II. Proc\u00e9dure \u00bb, la premi\u00e8re partie adverse a communiqu\u00e9 un m\u00e9moire en r\u00e9ponse et un dossier administratif dans le d\u00e9lai requis, de sorte qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de faire application, en l\u2019esp\u00e8ce, de l\u2019article 21, alin\u00e9a 3, des lois coordonn\u00e9es sur le Conseil d\u2019\u00c9tat.<br \/>\n       La pluralit\u00e9 des notifications re\u00e7ues par les parties requ\u00e9rantes d\u00e9coule de la mise \u00e0 la cause de la R\u00e9gion wallonne en qualit\u00e9 de seconde partie adverse.<br \/>\n       IV. Faits utiles \u00e0 l\u2019examen de la cause<br \/>\n       5. Le 11 juin 2019, N.M. et S.H. introduisent une demande de permis d\u2019urbanisme aupr\u00e8s de l\u2019administration communale de Sprimont, ayant pour objet la construction d\u2019une habitation et d\u2019un atelier sur un bien sis rue des Biolettes \u00e0 Sprimont, cadastr\u00e9 1re division, section C, nos 149p (anciennement 149g) et 151d.<br \/>\n       Le bien est situ\u00e9 en zone d\u2019habitat \u00e0 caract\u00e8re rural au plan de secteur de Huy-Waremme, adopt\u00e9 par un arr\u00eat\u00e9 royal du 20 novembre 1981, et en zone r\u00e9sidentielle au sch\u00e9ma de d\u00e9veloppement communal (SDC), adopt\u00e9 le 28 octobre 2004. Les parcelles sont \u00e9galement reprises dans le p\u00e9rim\u00e8tre du guide communal d\u2019urbanisme (GCU), adopt\u00e9 le 18 mai 2005.<br \/>\n       Le 26 juin 2019, la commune de Sprimont informe les demandeurs de permis du caract\u00e8re incomplet du dossier de demande. Des pi\u00e8ces compl\u00e9mentaires sont d\u00e9pos\u00e9es le 9 juillet 2019. La commune d\u00e9livre un accus\u00e9 de r\u00e9ception de dossier complet le 26 juillet 2019.<br \/>\n       6. Une annonce de projet est organis\u00e9e du 18 ao\u00fbt au 2 septembre 2019, en raison de plusieurs \u00e9carts au GCU. Elle donne lieu au d\u00e9p\u00f4t de trois r\u00e9clamations, dont celle de la premi\u00e8re requ\u00e9rante.<br \/>\n       Divers avis sont \u00e9mis sur la demande de permis.<br \/>\n       7. Le 24 septembre 2019, le coll\u00e8ge communal de Sprimont d\u00e9cide de proroger de 30 jours le d\u00e9lai pour envoyer sa d\u00e9cision. Celle-ci est notifi\u00e9e aux demandeurs de permis et au fonctionnaire d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 par plis recommand\u00e9s du 1er octobre 2019.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 3\/37<br \/>\n       Le 22 octobre 2019, le coll\u00e8ge communal \u00e9met un avis favorable sur la construction de l\u2019habitation et d\u00e9favorable pour celle de l\u2019atelier. Il conclut l\u2019avis en ces termes :<br \/>\n       \u00ab Consid\u00e9rant qu\u2019\u00e0 ce stade, le coll\u00e8ge est dans l\u2019incapacit\u00e9 d\u2019appr\u00e9cier la pertinence et la l\u00e9gitimit\u00e9 des r\u00e9clamations \u00e9mises dans le cadre de l\u2019annonce de projet, ainsi que des remarques \u00e9mises par la CCATM ; qu\u2019il ne peut d\u00e8s lors se prononcer sur le projet sans avoir en sa possession une notice des incidences sur l\u2019environnement plus d\u00e9taill\u00e9e et compl\u00e8te \u00bb.<br \/>\n       8. Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article D.IV.42 du Code du d\u00e9veloppement territorial (CoDT), le coll\u00e8ge communal marque son accord pour le d\u00e9p\u00f4t de plans modificatifs et d\u2019un compl\u00e9ment de notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement aux fins notamment d\u2019apporter des pr\u00e9cisions sur l\u2019impact probable de l\u2019activit\u00e9 de menuiserie sur le voisinage et l\u2019environnement. Cette d\u00e9cision est notifi\u00e9e aux demandeurs de permis par un pli recommand\u00e9 du 24 octobre 2019.<br \/>\n       Le 31 octobre 2019, la commune d\u00e9livre un r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 des plans modificatifs et accuse r\u00e9ception d\u2019un dossier complet.<br \/>\n       9. Le 5 novembre 2019, le coll\u00e8ge communal \u00e9met un avis favorable conditionnel sur la demande.<br \/>\n       Le 7 novembre 2019, cet avis est transmis au fonctionnaire d\u00e9l\u00e9gu\u00e9, dont l\u2019avis pr\u00e9alable est sollicit\u00e9.<br \/>\n       10. Le 11 d\u00e9cembre 2019, le fonctionnaire d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 transmet un avis favorable pour la construction de l\u2019habitation et d\u00e9favorable pour celle de l\u2019atelier.<br \/>\n       11. Le 23 d\u00e9cembre 2019, le coll\u00e8ge communal octroie le permis sollicit\u00e9 sous conditions.<br \/>\n       Il s\u2019agit de l\u2019acte attaqu\u00e9.<br \/>\n       V. Reprise d\u2019instance<br \/>\n       12. Par une requ\u00eate introduite le 16 janvier 2023 par la voie \u00e9lectronique, le conseil des parties requ\u00e9rantes informe le Conseil d\u2019\u00c9tat que K.H. souhaite reprendre l\u2019instance en sa qualit\u00e9 de nouveau propri\u00e9taire du bien appartenant \u00e0 la seconde requ\u00e9rante. La vente de l\u2019immeuble et, de ce fait, le transfert de la qualit\u00e9 de propri\u00e9taire permettent \u00e0 l\u2019acqu\u00e9reur de reprendre l\u2019instance.<br \/>\n       Il y a lieu de donner acte \u00e0 K.H. de la reprise d\u2019instance.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 4\/37<br \/>\n       VI. Recevabilit\u00e9 ratione temporis<br \/>\n       VI.1. Th\u00e8se des parties requ\u00e9rantes<br \/>\n       13. Sur la recevabilit\u00e9 ratione temporis du recours, les requ\u00e9rantes exposent que la premi\u00e8re d\u2019entre elles a re\u00e7u, le 31 d\u00e9cembre 2019, un courrier du 27 d\u00e9cembre 2019 lui apprenant la d\u00e9livrance du permis litigieux, qu\u2019on lui a signal\u00e9, quant \u00e0 l\u2019obtention d\u2019une copie de l\u2019acte, qu\u2019elle ne pourrait l\u2019obtenir que par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019un avocat et qu\u2019elle n\u2019a pris connaissance de son contenu qu\u2019apr\u00e8s le 8 f\u00e9vrier 2020, \u00e0 la suite de la communication de celui-ci par la seconde requ\u00e9rante. \u00c0 propos de celle-ci, elles pr\u00e9cisent que, n\u2019ayant pas particip\u00e9 \u00e0 l\u2019annonce de projet \u00ab dans la mesure o\u00f9 l\u2019affichage n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 dans sa rue \u00bb, elle a sollicit\u00e9 une copie de l\u2019acte attaqu\u00e9 le 8 f\u00e9vrier 2020 \u00ab apr\u00e8s avoir insist\u00e9 aupr\u00e8s du Bourgmestre \u00bb et que leur conseil en a pris connaissance le 27 f\u00e9vrier 2020, apr\u00e8s l\u2019avoir demand\u00e9 \u00e0 l\u2019administration communale.<br \/>\n       Elles pr\u00e9cisent que la copie de l\u2019acte attaqu\u00e9 communiqu\u00e9e \u00e0 la seconde requ\u00e9rante ne comprend pas d\u2019annexe ni, partant, l\u2019avis du fonctionnaire d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 d\u00e9favorable \u00e0 la construction de l\u2019atelier, et que l\u2019affichage de l\u2019existence de l\u2019acte attaqu\u00e9 n\u2019a eu lieu que le 25 f\u00e9vrier 2020 \u00e0 l\u2019initiative des demandeurs de permis.<br \/>\n       Elles concluent que le recours est recevable ratione temporis.<br \/>\n       VI.2. Th\u00e8se de la premi\u00e8re partie adverse<br \/>\n       14. La premi\u00e8re partie adverse objecte que la premi\u00e8re requ\u00e9rante a pu obtenir une copie du permis d\u2019urbanisme \u00e0 sa premi\u00e8re demande, qu\u2019il ne lui a pas \u00e9t\u00e9 dit qu\u2019elle ne pourrait en obtenir une copie que par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019un avocat mais seulement qu\u2019en cas de recours au Conseil d\u2019\u00c9tat, \u00ab il lui faudrait probablement un avocat \u00bb.<br \/>\n       VI.3. Examen<br \/>\n       15. Selon les termes de l\u2019article 4, alin\u00e9a 3, de l\u2019arr\u00eat\u00e9 du R\u00e9gent du 23 ao\u00fbt 1948 d\u00e9terminant la proc\u00e9dure devant la section du contentieux administratif du Conseil d\u2019\u00c9tat, le recours pour exc\u00e8s de pouvoir est prescrit soixante jours apr\u00e8s que la d\u00e9cision incrimin\u00e9e a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e ou notifi\u00e9e. Si elle ne doit \u00eatre ni publi\u00e9e ni notifi\u00e9e, le d\u00e9lai court \u00e0 dater du jour o\u00f9 le requ\u00e9rant en aura eu connaissance.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 5\/37<br \/>\n       Le CoDT ne pr\u00e9voit, \u00e0 la charge des autorit\u00e9s administratives, aucune obligation de publicit\u00e9 de la d\u00e9cision intervenue au terme de la proc\u00e9dure administrative au b\u00e9n\u00e9fice des auteurs d\u2019une r\u00e9clamation dans le cadre d\u2019une annonce de projet au sens de l\u2019article D.VIII.6 du m\u00eame Code. Il s\u2019ensuit que le d\u00e9lai de recours en annulation ne commence \u00e0 courir, en ce qui concerne les tiers, qu\u2019\u00e0 dater du lendemain de leur prise de connaissance de la d\u00e9cision administrative.<br \/>\n       En application de l\u2019article 4, alin\u00e9a 3, du r\u00e8glement g\u00e9n\u00e9ral de proc\u00e9dure, le d\u00e9lai de recours contre un permis d\u2019urbanisme qui ne doit pas \u00eatre notifi\u00e9 est en principe de soixante jours depuis la connaissance de l\u2019existence du permis par le requ\u00e9rant. Celui-ci peut toutefois interrompre ce d\u00e9lai en cherchant activement, dans un d\u00e9lai raisonnable, \u00e0 prendre connaissance du contenu du permis \u00e0 l\u2019administration communale. Dans ce cas, le d\u00e9lai de soixante jours commence \u00e0 courir le jour o\u00f9 il a pu exercer son droit d\u2019en prendre connaissance ou le jour o\u00f9 ce droit lui a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9. Si on ne peut pas exiger de lui qu\u2019il s\u2019enqui\u00e8re \u00e0 tout moment de l\u2019\u00e9tat d\u2019avancement d\u2019une proc\u00e9dure administrative et de la d\u00e9livrance ou non d\u2019un permis d\u2019urbanisme aupr\u00e8s des autorit\u00e9s communales, il ne peut cependant \u00eatre admis qu\u2019un requ\u00e9rant diff\u00e8re pour un temps ind\u00e9termin\u00e9 la prise de connaissance de l\u2019acte qu\u2019il souhaite \u00e9ventuellement attaquer et qu\u2019il retarde ainsi arbitrairement cette prise de connaissance.<br \/>\n       Le d\u00e9lai de recours commence donc \u00e0 courir \u00e0 partir du moment o\u00f9 le voisin, tiers \u00e0 la proc\u00e9dure de d\u00e9livrance du permis, peut, en \u00e9tant normalement diligent et prudent, acqu\u00e9rir du permis une connaissance suffisante. D\u00e8s lors qu\u2019il est av\u00e9r\u00e9 que le requ\u00e9rant avait \u00e0 une date d\u00e9termin\u00e9e une connaissance suffisante et certaine de l\u2019existence et de la port\u00e9e de l\u2019acte attaqu\u00e9, encore qu\u2019il n\u2019eut pas dispos\u00e9 de la copie de celui-ci, le recours introduit plus de soixante jours apr\u00e8s cette date est tardif.<br \/>\n       16. En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019acte attaqu\u00e9 ne devait \u00eatre ni publi\u00e9 ni notifi\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re requ\u00e9rante. C\u2019est donc la prise de connaissance qui a fait courir le d\u00e9lai de recours au Conseil d\u2019\u00c9tat. \u00c0 cet \u00e9gard, elle reconna\u00eet avoir pris connaissance de l\u2019existence de l\u2019acte attaqu\u00e9 le 31 d\u00e9cembre 2019, date \u00e0 laquelle elle a r\u00e9ceptionn\u00e9 le courrier de la commune dat\u00e9 du 27 d\u00e9cembre 2019.<br \/>\n       Dans ce courrier, l\u2019administration communale expose que le coll\u00e8ge a octroy\u00e9 le permis d\u2019urbanisme attaqu\u00e9 en sa s\u00e9ance du 23 d\u00e9cembre 2019 et indique ce qui suit :<br \/>\n       \u00ab Le dossier peut \u00eatre consult\u00e9 les lundis, mardis et mercredis, le matin de 9 h \u00e0 12<br \/>\n       h et l\u2019apr\u00e8s-midi sur rendez-vous au service Urbanisme de la commune de Sprimont \u00bb.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 6\/37<br \/>\n       Partant, d\u00e8s le 31 d\u00e9cembre 2019, la premi\u00e8re requ\u00e9rante avait connaissance de l\u2019existence du permis d\u2019urbanisme. Elle affirme mais n\u2019\u00e9tablit pas avoir sollicit\u00e9 une copie du permis. Elle ne d\u00e9montre pas avoir effectu\u00e9 des d\u00e9marches actives pour prendre connaissance, dans un d\u00e9lai raisonnable, de la teneur du permis d&#8217;urbanisme.<br \/>\n       Il r\u00e9sulte de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que la premi\u00e8re requ\u00e9rante n\u2019a pas fait preuve d\u2019un comportement normalement diligent et prudent pour acqu\u00e9rir une connaissance effective et suffisante du permis d\u2019urbanisme consid\u00e9r\u00e9. Le recours introduit le 11 mars 2020, soit le 71e jour suivant la prise de connaissance de la d\u00e9livrance du permis critiqu\u00e9, est tardif dans le chef de D.S.<br \/>\n       17. En ce qui concerne la seconde requ\u00e9rante, rien ne vient contredire l\u2019affirmation selon laquelle, d\u2019une part, elle n\u2019a obtenu une copie de l\u2019acte attaqu\u00e9 et pris connaissance de celui-ci qu\u2019au plus t\u00f4t le 8 f\u00e9vrier 2020 et que, d\u2019autre part, l\u2019affichage sur place n\u2019a eu lieu que le 25 f\u00e9vrier 2020. Le recours en annulation a \u00e9t\u00e9 introduit moins de soixante jours apr\u00e8s le 8 f\u00e9vrier 2020.<br \/>\n       18. En cons\u00e9quence, le recours est recevable ratione temporis dans le chef de K.H., second requ\u00e9rant qui a repris l\u2019instance, et irrecevable dans le chef de la premi\u00e8re requ\u00e9rante.<br \/>\n       VII. Premier moyen<br \/>\n       VII.1. Th\u00e8se de la partie requ\u00e9rante<br \/>\n       A. Requ\u00eate en annulation<br \/>\n       19. Le requ\u00e9rant prend un premier moyen de la violation de l\u2019article D.IV.53 du CoDT, des articles 2 et 3 de la loi du 29 juillet 1991 relative \u00e0 la motivation formelle des actes administratifs, du devoir de minutie et du principe g\u00e9n\u00e9ral de bonne administration, ainsi que des erreurs de fait et de droit, et de l\u2019erreur manifeste d\u2019appr\u00e9ciation.<br \/>\n       20. Il fait valoir qu\u2019\u00e0 la lecture de l\u2019acte attaqu\u00e9, les \u00e9carts au GCU ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s \u00e0 l\u2019aune d\u2019une situation du bien inscrit au GCU en sous-aire d\u2019habitat 1\/2, c\u2019est-\u00e0-dire \u00ab en ordre continu et semi-continu \u00e0 caract\u00e8re villageois \u00bb, alors qu\u2019au vu de la pi\u00e8ce 8 annex\u00e9e \u00e0 la requ\u00eate, le terrain est situ\u00e9 en zone 1\/4, soit en \u00ab sous-aire d\u2019habitat en ordre semi-continu et discontinu \u00e0 caract\u00e8re r\u00e9sidentiel \u00bb, de sorte que l\u2019auteur de l\u2019acte attaqu\u00e9 a commis une erreur de droit en appliquant \u00e0 la<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 7\/37<br \/>\n       demande des dispositions qui ne lui sont pas applicables et que la motivation relative aux \u00e9carts au GCU est, partant, inexacte.<br \/>\n       B. M\u00e9moire en r\u00e9plique et ampliatif<br \/>\n       21. En r\u00e9plique, il maintient que l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du bien concern\u00e9 est situ\u00e9 en zone 1\/4. Il ajoute qu\u2019\u00e0 supposer qu\u2019il soit \u00e0 cheval sur deux sous-aires, l\u2019autorit\u00e9 applique malgr\u00e9 tout une r\u00e9glementation incorrecte, d\u00e8s lors que le fait que certaines prescriptions sont semblables dans les deux sous-aires \u00ab n\u2019enl\u00e8ve rien \u00e0 l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 de l\u2019acte qui n\u2019applique pas les bonnes dispositions \u00bb. Il conteste que les \u00e9carts au GCU ont \u00e9t\u00e9 relev\u00e9s au regard des deux sous-aires 1\/2 et 1\/4, puisqu\u2019aux termes de la motivation de l\u2019acte attaqu\u00e9, \u00ab le bien est situ\u00e9 en 1\/2 \u00bb.<br \/>\n       Par ailleurs, il fait valoir que l\u2019affirmation selon laquelle l\u2019\u00e9cart par rapport \u00e0 la profondeur du volume secondaire sup\u00e9rieure \u00e0 6 m\u00e8tres prouve que l\u2019autorit\u00e9 n\u2019a pas ignor\u00e9 l\u2019affectation partielle du bien en zone 1\/4 ne peut \u00eatre suivie, d\u00e8s lors que, d\u2019une part, la disposition y relative ne s\u2019applique qu\u2019\u00e0 la maison et non \u00e0 l\u2019atelier et que, d\u2019autre part, cela implique une contradiction dans les motifs puisque la premi\u00e8re partie adverse affirme que le bien est situ\u00e9 en sous-aire d\u2019habitat 1\/2 mais applique des dispositions diff\u00e9rentes.<br \/>\n       C. Dernier m\u00e9moire<br \/>\n       22. Prenant toujours appui sur la pi\u00e8ce 8 annex\u00e9e \u00e0 la requ\u00eate, il maintient, en son dernier m\u00e9moire, que \u00ab toute la zone est situ\u00e9e en zone 1\/4 \u00bb, qu\u2019on ne peut soutenir que l\u2019autorit\u00e9 a, en l\u2019esp\u00e8ce, appliqu\u00e9 les dispositions prescrites en sous-aire 1\/4, alors que, d\u2019une part, l\u2019acte attaqu\u00e9 indique lui-m\u00eame que son auteur a tenu compte des \u00e9l\u00e9ments relatifs \u00e0 la sous-aire 1\/2 et que, d\u2019autre part, les dispositions du GCU relatives \u00e0 la profondeur des volumes secondaires sont diff\u00e9rentes, selon qu\u2019il s\u2019agit de la zone 1\/2 ou 1\/4. Il consid\u00e8re que, l\u2019\u00e9cart n\u2019ayant pu \u00eatre identifi\u00e9, les dispositions vis\u00e9es au moyen sont viol\u00e9es et conteste que l\u2019\u00e9cart en cause n\u2019a pu \u00eatre \u00e9valu\u00e9 par la partie adverse qu\u2019au regard de la sous-aire 1\/4. Il ajoute avoir \u00e9galement int\u00e9r\u00eat au grief quant aux autres \u00e9carts, puisqu\u2019il dispose d\u2019une vue sur le b\u00e2timent et son \u00ab parement m\u00e9tallique remplac\u00e9 par un autre mat\u00e9riau \u00bb.<br \/>\n       Quant au contenu des autres prescriptions, fussent-elles identiques pour les sous-aires 1\/2 et 1\/4 et \u00e0 supposer qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9es et justifi\u00e9es, il soutient que \u00ab cela d\u00e9montre \u00e0 tout le moins qu\u2019il y a bien une diff\u00e9rence relativement \u00e0 la profondeur et au bardage m\u00e9tallique, entre les sous-aires 1\/2 et 1\/4 \u00bb.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 8\/37<br \/>\n       VII.2. Examen<br \/>\n       23. La pi\u00e8ce 8 jointe \u00e0 la requ\u00eate, sur laquelle le requ\u00e9rant s\u2019appuie, est une photocopie du plan des diverses aires diff\u00e9renci\u00e9es annex\u00e9 au GCU. Ce document qui distingue les aires et sous-aires par de multiples nuances de gris n\u2019est pas exploitable. Cela \u00e9tant, il r\u00e9sulte d\u2019une mesure d\u2019instruction effectu\u00e9e par l\u2019auditeur rapporteur et des pi\u00e8ces d\u00e9pos\u00e9es dans ce cadre que le bien concern\u00e9 par le projet est essentiellement situ\u00e9 en sous-aire 1\/4 et, de mani\u00e8re marginale, en zone 1\/2.<br \/>\n       24. Sur la recevabilit\u00e9 du moyen, aux termes de l\u2019article 14, \u00a7 1er, alin\u00e9a 2, des lois coordonn\u00e9es sur le Conseil d\u2019\u00c9tat, une irr\u00e9gularit\u00e9 ne donne lieu \u00e0 une annulation que si elle est susceptible d\u2019avoir exerc\u00e9 une influence sur le sens de la d\u00e9cision prise, a priv\u00e9 les int\u00e9ress\u00e9s d\u2019une garantie ou a pour effet d\u2019affecter la comp\u00e9tence de l\u2019auteur de l\u2019acte.<br \/>\n       Comme le pr\u00e9cise la Cour constitutionnelle, et comme cela ressort des travaux pr\u00e9paratoires (Doc. parl., S\u00e9nat, 2012-2013, n\u00b0 5-2277\/1, p. 11), cette disposition \u00ab consacre dans la loi l\u2019exigence de l\u2019int\u00e9r\u00eat au moyen, telle qu\u2019elle d\u00e9coule de la jurisprudence constante de la section du contentieux administratif du Conseil d\u2019\u00c9tat \u00bb et \u00ab selon cette jurisprudence, le requ\u00e9rant n\u2019est en principe recevable \u00e0 invoquer une irr\u00e9gularit\u00e9 que lorsque celle-ci l\u00e8se ses int\u00e9r\u00eats \u00bb (C.C., 16<br \/>\n       juillet 2015, n\u00b0 103\/2015, B.44.2, ECLI:BE:GHCC:2015:ARR.103). Il s\u2019ensuit que pour \u00eatre recevable, un moyen doit \u00eatre susceptible de donner satisfaction \u00e0 la partie requ\u00e9rante en cas d\u2019annulation.<br \/>\n       En l\u2019esp\u00e8ce, la partie intervenante conteste l\u2019int\u00e9r\u00eat du requ\u00e9rant au moyen, au motif que les prescriptions applicables aux sous-aires 1\/2 et 1\/4 du GCU<br \/>\n       sont semblables \u00e0 de nombreux \u00e9gards, et notamment quant aux points dont l\u2019acte attaqu\u00e9 s\u2019\u00e9carte.<br \/>\n       25. Concernant les \u00e9carts tels qu\u2019identifi\u00e9s dans la demande de permis initiale qui ont justifi\u00e9 l\u2019organisation d\u2019une annonce de projet, l\u2019acte attaqu\u00e9 constate ce qui suit :<br \/>\n       \u00ab Consid\u00e9rant que le bien est situ\u00e9 en 1\/2 : sous-aire d\u2019habitat en ordre continu et semi-continu \u00e0 caract\u00e8re villageois au guide communal d\u2019Urbanisme adopt\u00e9 par arr\u00eat\u00e9 minist\u00e9riel du 18 mai 2005, et qui n\u2019a pas cess\u00e9 de produire ses effets pour le bien pr\u00e9cit\u00e9;<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 9\/37<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       Consid\u00e9rant que la demande s\u2019\u00e9carte du GCU pour les motifs suivants :<br \/>\n       &#8211; pour la maison : toiture plate du volume secondaire (garage) + profondeur du volume secondaire sup\u00e9rieure \u00e0 6 m\u00e8tres (garage) + brique de ton gris + ch\u00e2ssis de ton gris;<br \/>\n       &#8211; pour l\u2019atelier : bardage m\u00e9tallique de ton gris + marge de recul arri\u00e8re inf\u00e9rieure \u00e0 2 m + pente de toiture non identique \u00e0 celle du volume principal \u00bb.<br \/>\n       Il est \u00e0 noter qu\u2019\u00e0 la demande du coll\u00e8ge communal, les plans modificatifs ont remplac\u00e9 le bardage m\u00e9tallique de l\u2019atelier par un autre mat\u00e9riau.<br \/>\n       \u00c0 la lecture des prescriptions du GCU, il appert que, dans les deux sous-<br \/>\n       aires 1\/2 et 1\/4, les volumes secondaires comprennent, en r\u00e8gle, une toiture en pente d\u2019un ou deux versants, les briques ne peuvent en principe \u00eatre de ton gris, la teinte des menuiseries ne peut \u00eatre de couleur grise, la marge de recul arri\u00e8re des volumes annexes doit, en r\u00e8gle, avoir au moins deux m\u00e8tres et la pente de toiture des volumes annexes doit \u00eatre identique \u00e0 celle de la toiture du volume principal auquel ils se r\u00e9f\u00e8rent.<br \/>\n       En revanche, les dispositions du GCU relatives \u00e0 la profondeur du volume secondaire diff\u00e8rent selon qu\u2019il s\u2019agit de la sous-aire 1\/2 ou de la sous-aire 1\/4. En zone 1\/2, \u00ab la profondeur des volumes secondaires ne peut exc\u00e9der 6 m\u00e8tres, sauf dans le cas de b\u00e2timents affect\u00e9s au logement pour lesquels la profondeur est limit\u00e9e \u00e0 15 m\u00e8tres \u00bb, tandis qu\u2019en sous-aire 1\/4, elle \u00ab ne peut exc\u00e9der 6 m\u00e8tres \u00bb.<br \/>\n       D\u00e8s lors que le garage en projet a une profondeur de 7 m\u00e8tres, il ne s\u2019\u00e9carte pas de la prescription de la sous-aire 1\/2 puisqu\u2019il fait partie d\u2019un b\u00e2timent affect\u00e9 au logement mais bien de celle de la sous-aire 1\/4 qui ne pr\u00e9voit pas d\u2019exception. Il en r\u00e9sulte que l\u2019autorit\u00e9 a n\u00e9cessairement pris en consid\u00e9ration le fait que le projet \u00e9tait situ\u00e9 non seulement en sous-aire 1\/2 mais aussi en sous-aire 1\/4, pour appr\u00e9cier l\u2019existence de cet \u00e9cart au guide.<br \/>\n       26. Il r\u00e9sulte de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9e par le moyen serait-elle \u00e9tablie, le requ\u00e9rant reste en d\u00e9faut de d\u00e9montrer qu\u2019elle l\u00e8se ses int\u00e9r\u00eats et que l\u2019annulation de l\u2019acte attaqu\u00e9 sur cette base est susceptible de lui donner satisfaction.<br \/>\n       Le premier moyen est irrecevable \u00e0 d\u00e9faut d\u2019int\u00e9r\u00eat.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 10\/37<br \/>\n       VIII. Deuxi\u00e8me moyen<br \/>\n       VIII.1. Th\u00e8se de la partie requ\u00e9rante<br \/>\n       A. Requ\u00eate en annulation<br \/>\n       27. Le requ\u00e9rant prend un deuxi\u00e8me moyen de la violation des dispositions du GCU et du SDC, des articles D.IV.5 et D.IV.53 du CoDT, des articles 2 et 3 de la loi du 29 juillet 1991 relative \u00e0 la motivation formelle des actes administratifs, de la ligne de conduite de l\u2019administration, du devoir de minutie et du principe g\u00e9n\u00e9ral de bonne administration, ainsi que de l\u2019inexactitude dans les motifs et de l\u2019erreur manifeste d\u2019appr\u00e9ciation.<br \/>\n       28. En une premi\u00e8re branche, il fait valoir que le projet contest\u00e9 pr\u00e9voit la construction de deux b\u00e2timents, l\u2019un situ\u00e9 \u00e0 front de rue et l\u2019autre en fond de parcelle, alors que le GCU, qu\u2019il s\u2019agisse de la zone 1\/2 ou de la zone 1\/4, ne pr\u00e9voit pas l\u2019implantation de b\u00e2timents s\u00e9par\u00e9s, \u00e9voquant seulement des volumes principal, secondaire ou annexe, et conseillant d\u2019\u00e9viter \u00ab les b\u00e2timents isol\u00e9s \u00bb. Il observe qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, non seulement la maison est isol\u00e9e mais qu\u2019en outre, un second b\u00e2timent est construit en fond de parcelle, en violation des dispositions du GCU, voire de la ligne de conduite que l\u2019autorit\u00e9 s\u2019est fix\u00e9e dans le SDC qui pr\u00e9cise que la construction en lot de fond est \u00e0 d\u00e9conseiller.<br \/>\n       29. Dans une deuxi\u00e8me branche, au regard des conditions impos\u00e9es par l\u2019article D.IV.5 du CoDT, il fait grief \u00e0 la partie adverse de ne pas examiner la \u00ab d\u00e9rogation \u00bb au GCU que constitue le recul insuffisant d\u2019une annexe par rapport \u00e0 la limite arri\u00e8re du terrain, fix\u00e9e \u00e0 2 m\u00e8tres.<br \/>\n       Par ailleurs, il fait valoir que, s\u2019agissant tant des \u00e9carts concernant l\u2019habitation que de ceux relatifs \u00e0 l\u2019atelier tels qu\u2019identifi\u00e9s dans l\u2019acte attaqu\u00e9, celui-ci n\u2019indique pas en quoi ils ne compromettent pas les objectifs du d\u00e9veloppement territorial, d\u2019am\u00e9nagement du territoire ou d\u2019urbanisme contenus dans le guide, ni en quoi ils contribuent \u00e0 la protection, \u00e0 la gestion ou \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement des paysage b\u00e2tis ou non b\u00e2tis.<br \/>\n       Il critique plus particuli\u00e8rement le motif consacr\u00e9 \u00e0 la marge de recul arri\u00e8re inf\u00e9rieure \u00e0 2 m\u00e8tres pour l\u2019atelier, en tant qu\u2019il la justifie par le fait que<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 11\/37<br \/>\n       l\u2019atelier est implant\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 du bassin d\u2019orage du \u00ab lotissement voisin (absence d\u2019habitation) \u00bb et qu\u2019un recul en fond de parcelle permet \u00ab de l\u2019\u00e9loigner au maximum des habitations de la rue des Biolettes \u00bb, alors qu\u2019il n\u2019y a pas \u00ab absence d\u2019habitation \u00bb puisque son habitation se trouve \u00e0 30 m\u00e8tres \u00e0 peine de la limite de propri\u00e9t\u00e9 et de l\u2019implantation de l\u2019atelier. Il soutient que, si le but est d\u2019\u00e9loigner l\u2019atelier de la rue des Biolettes, c\u2019est qu\u2019il existe des nuisances et des difficult\u00e9s au regard des exigences de l\u2019article D.II.25 du CoDT, susceptibles de mettre en p\u00e9ril la destination principale de la zone.<br \/>\n       30. Dans la troisi\u00e8me branche, il fait grief \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de s\u2019\u00e9carter de la prescription du SDC qui d\u00e9conseille la construction en lot de fond \u00ab du moins dans sa conception classique qui comporte un chemin d\u2019acc\u00e8s vers la parcelle arri\u00e8re \u00bb et de celle qui rel\u00e8ve que \u00ab les zones pr\u00e9sentant une profondeur de plus de 50 m\u00e8tres posent le probl\u00e8me de l\u2019urbanisation des fonds de terrain \u00bb. Il ajoute que, dans sa ligne de conduite, la R\u00e9gion wallonne impose d\u2019\u00e9viter toute construction au-del\u00e0 de 50 m\u00e8tres de profondeur, le long des voiries, et qu\u2019\u00e0 supposer que l\u2019atelier se situe \u00e0 une distance moindre, il reste que, selon le SDC, la construction en lot de fond est d\u00e9conseill\u00e9e.<br \/>\n       B. M\u00e9moire en r\u00e9plique et ampliatif<br \/>\n       31. Sur la premi\u00e8re branche, il r\u00e9plique que les \u00ab b\u00e2timents isol\u00e9s \u00bb<br \/>\n       \u00e9voqu\u00e9s par le GCU ne visent pas uniquement les maisons d\u2019habitation, de sorte que l\u2019atelier en constitue un, outre qu\u2019il est construit en fond de parcelle, ce qui est \u00e9galement d\u00e9conseill\u00e9 par le GCU, sans que l\u2019acte attaqu\u00e9 soit motiv\u00e9 sur ce point. Il conteste que seuls les volumes principaux d\u2019habitation sont d\u00e9conseill\u00e9s en fin de seconde zone et non les volumes annexes, et consid\u00e8re qu\u2019en tout \u00e9tat de cause, l\u2019atelier n\u2019est pas un volume annexe mais un b\u00e2timent principal. \u00c0 son estime, le but de la disposition est d\u2019\u00e9viter des nuisances visuelles ou sonores en fond de parcelle, ce qu\u2019un atelier provoque davantage qu\u2019une habitation.<br \/>\n       32. Sur la deuxi\u00e8me branche, il consid\u00e8re qu\u2019on ne peut soutenir que le bassin d\u2019orage implique une absence d\u2019habitation \u00e0 proximit\u00e9 de l\u2019atelier et que les distances s\u00e9parant son habitation de l\u2019atelier et de la limite de propri\u00e9t\u00e9, telles que retenues par la premi\u00e8re partie adverse, ne contredisent pas celles mentionn\u00e9es dans la requ\u00eate.<br \/>\n       C. Dernier m\u00e9moire<br \/>\n       33. En son dernier m\u00e9moire, sur la premi\u00e8re branche, il fait valoir que, quelle que soit la d\u00e9finition donn\u00e9e par le GCU \u00e0 un \u00ab volume annexe non<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 12\/37<br \/>\n       compl\u00e9mentaire \u00bb, l\u2019atelier n\u2019en est pas moins un \u00ab b\u00e2timent principal isol\u00e9 \u00bb, ce que confirment les options urbanistiques des sous-aires 1\/2 et 1\/4 aux termes desquelles les b\u00e2timents isol\u00e9s \u00e0 \u00e9viter sont les \u00ab constructions \u00e0 4 fa\u00e7ades avec recul par rapport \u00e0 la voirie et par rapport aux constructions voisines \u00bb. Il insiste sur le verbe \u00ab \u00e9viter \u00bb qui implique, \u00e0 son estime, que si la recommandation n\u2019est pas suivie, l\u2019\u00e9cart doit \u00eatre motiv\u00e9, quod non en l\u2019esp\u00e8ce. Il ajoute que le fait qu\u2019il s\u2019agisse ou non d\u2019un lot de fond est \u00e9tranger \u00e0 la question de savoir \u00ab si l\u2019option urbanistique est ou non applicable et s\u2019il y a eu ou non motivation \u00bb.<br \/>\n       34. Sur la deuxi\u00e8me branche, il fait valoir que, quand bien m\u00eame les objectifs d\u2019un document \u00e0 valeur indicative qui n\u2019y sont pas mentionn\u00e9s express\u00e9ment peuvent d\u00e9couler de l\u2019ensemble des prescriptions de celui-ci, les \u00e9l\u00e9ments qui permettent de d\u00e9terminer ces objectifs ne sont pas identifi\u00e9s en l\u2019esp\u00e8ce.<br \/>\n       Quant au fait que l\u2019atelier a vocation \u00e0 s\u2019implanter le long d\u2019une parcelle comportant un bassin d\u2019orage lequel s\u2019interpose entre le projet et les parcelles du lotissement, il maintient que l\u2019absence d\u2019habitation est un \u00e9l\u00e9ment de fait erron\u00e9, d\u00e8s lors que, selon la carte des parcelles cadastrales, les voiries du lotissement et le bassin d\u2019orage directement reli\u00e9 \u00e0 celles-ci font partie du lotissement et que le projet litigieux se trouve \u00e9galement \u00e0 proximit\u00e9 de son habitation, sise en face de la parcelle de l\u2019atelier, et d\u2019autres maisons.<br \/>\n       35. Sur la troisi\u00e8me branche, il pr\u00e9cise que le respect par l\u2019autorit\u00e9 de sa ligne de conduite doit s\u2019appr\u00e9cier non seulement au regard de l\u2019existence ou non d\u2019une construction projet\u00e9e \u00ab en lot de fond \u00bb mais aussi en fonction de l\u2019option urbanistique du GCU.<br \/>\n       VIII.2. Examen<br \/>\n       A. Premi\u00e8re branche<br \/>\n       36. Sur la premi\u00e8re branche, dans ses dispositions communes \u00e0 toutes les aires diff\u00e9renci\u00e9es, le GCU d\u00e9finit les diff\u00e9rents volumes de la mani\u00e8re suivante :<br \/>\n       \u00ab Volume principal, secondaire, annexe &#8211; On entend par volume principal toute construction poss\u00e9dant le fa\u00eete le plus \u00e9lev\u00e9 et constituant le volume le plus important \u00e9rig\u00e9 sur une parcelle.<br \/>\n       On entend par volume principal d\u2019habitation tout volume principal destin\u00e9 au logement.<br \/>\n       On entend par volume principal d\u2019activit\u00e9 tout volume principal non destin\u00e9 au logement.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 13\/37<br \/>\n       &#8211; On entend par volume secondaire toute construction attenante \u00e0 un volume principal, implant\u00e9e sur un m\u00eame fond et poss\u00e9dant n\u00e9cessairement un fa\u00eete et une hauteur sous goutti\u00e8re \u00e0 un niveau inf\u00e9rieur \u00e0 ceux du volume principal.<br \/>\n       &#8211; On entend par volume annexe toute construction non attenante \u00e0 un volume principal ou secondaire implant\u00e9e sur le m\u00eame fond et poss\u00e9dant n\u00e9cessairement un fa\u00eete et une hauteur sous goutti\u00e8re \u00e0 un niveau inf\u00e9rieur \u00e0 ceux du volume principal.<br \/>\n       Volume compl\u00e9mentaire et non compl\u00e9mentaire &#8211; On entend par volume compl\u00e9mentaire un volume annexe pouvant \u00eatre affect\u00e9 \u00e0 un usage non professionnel du type logement, bureau, garage, atelier non commercial, \u00e9levage ou culture domestique, remises diverses\u2026<br \/>\n       &#8211; On entend par volume non compl\u00e9mentaire un volume annexe pouvant \u00eatre affect\u00e9 \u00e0 un usage d\u2019\u00e9quipement communautaire ou de service public ou \u00e0 un usage professionnel du type activit\u00e9 commerciale, industrielle, artisanale, agricole, de bureau ou de services \u00bb.<br \/>\n       D\u00e8s lors qu\u2019il pr\u00e9voit express\u00e9ment des volumes annexes non attenants au volume principal, le GCU admet l\u2019implantation de \u00ab b\u00e2timents s\u00e9par\u00e9s \u00bb.<br \/>\n       Par ailleurs, eu \u00e9gard aux d\u00e9finitions pr\u00e9cit\u00e9es, au gabarit de l\u2019atelier \u2212<br \/>\n       16,5 x 10 m\u00e8tres avec une hauteur sous fa\u00eete de 6,14 m\u00e8tres et sous goutti\u00e8re de 3,24<br \/>\n       m\u00e8tres \u2212, \u00e0 son usage professionnel et au gabarit des autres constructions implant\u00e9es ou en projet sur les parcelles litigieuses concern\u00e9es, l\u2019atelier est un \u00ab volume annexe non compl\u00e9mentaire \u00bb, et non un volume principal.<br \/>\n       37. \u00c0 propos du caract\u00e8re \u00ab isol\u00e9 \u00bb des constructions en projet, le GCU<br \/>\n       d\u00e9finit les aires diff\u00e9renci\u00e9es d\u2019habitats continu, semi-continu et discontinu de la mani\u00e8re suivante :<br \/>\n       \u00ab &#8211; Par habitat en ordre continu, on entend un habitat caract\u00e9ris\u00e9 par une dominante de constructions jointives, c\u2019est-\u00e0-dire pr\u00e9sentant des murs contigus et mitoyens.<br \/>\n       &#8211; Par habitat en ordre semi-continu, on entend un habitat caract\u00e9ris\u00e9 par une dominante de constructions dissoci\u00e9es, c\u2019est-\u00e0-dire pr\u00e9sentant une grande proximit\u00e9 sans pour autant \u00eatre jointives ou mitoyennes.<br \/>\n       &#8211; Par habitat en ordre discontinu, on entend un habitat caract\u00e9ris\u00e9 par une dominante de constructions isol\u00e9es \u00bb.<br \/>\n       Le GCU n\u2019interdit l\u2019implantation d\u2019un habitat non mitoyen ni en sous-<br \/>\n       aire d\u2019habitat en ordre continu et semi continu \u00e0 caract\u00e8re villageois (sous-aire 1\/2)<br \/>\n       ni en sous-aire d\u2019habitat en ordre semi-continu et discontinu \u00e0 caract\u00e8re r\u00e9sidentiel (sous-aire 1\/4), l\u2019habitat en ordre discontinu visant au contraire express\u00e9ment \u00ab une dominante de constructions isol\u00e9es \u00bb.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 14\/37<br \/>\n       Par ailleurs, si une des options urbanistiques communes aux sous-aires 1\/2 et 1\/4 recommande d\u2019\u00e9viter \u00ab les b\u00e2timents isol\u00e9s (constructions \u00e0 quatre fa\u00e7ades avec recul par rapport \u00e0 la voirie et par rapport aux constructions voisine) \u00bb, cette option est traduite dans les r\u00e8gles relatives \u00e0 la mitoyennet\u00e9 et aux reculs. Celles-ci permettent, dans les deux sous-aires en cause, l\u2019implantation de volumes principaux non mitoyens si les murs voisins ne sont pas construits sur la limite lat\u00e9rale de propri\u00e9t\u00e9, quod est en l\u2019esp\u00e8ce. Dans cette hypoth\u00e8se, il est express\u00e9ment indiqu\u00e9 qu\u2019il y a lieu de respecter les prescriptions en mati\u00e8re de marges de recul lat\u00e9ral qui s\u2019appliquent. Le requ\u00e9rant ne soutient pas que l\u2019habitation pr\u00e9sente un \u00e9cart au GCU<br \/>\n       sur ce point ou concernant la marge de recul arri\u00e8re.<br \/>\n       Quant \u00e0 l\u2019atelier, le GCU permet explicitement, tant en sous-aire 1\/2<br \/>\n       qu\u2019en zone 1\/4, l\u2019implantation des volumes annexes contre un mur voisin construit sur la limite lat\u00e9rale ou arri\u00e8re de propri\u00e9t\u00e9. Il n\u2019exclut donc pas l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une construction \u00ab en fond de parcelle \u00bb.<br \/>\n       38. Il r\u00e9sulte de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que le permis d\u2019urbanisme attaqu\u00e9 ne contrevient pas aux prescriptions du GCU dont question ci-avant. Partant, l\u2019acte attaqu\u00e9 ne devait pas \u00eatre motiv\u00e9 sp\u00e9cialement quant \u00e0 ce.<br \/>\n       39. Par ailleurs, la recommandation du SDC dont le requ\u00e9rant fait \u00e9tat pr\u00e9voit ce qui suit :<br \/>\n       \u00ab La construction en lot de fond est \u00e0 d\u00e9conseiller, du moins dans sa conception classique qui comporte un chemin d\u2019acc\u00e8s vers la parcelle arri\u00e8re. Ainsi, lorsque le plan de secteur pr\u00e9voit une bande de 50 m\u00e8tres de profondeur en zone d\u2019habitat le long de voiries, on n\u2019y autorisera qu\u2019une seule b\u00e2tisse \u00bb.<br \/>\n       Selon son acception commune, le \u00ab lot de fond \u00bb vise une parcelle situ\u00e9e \u00e0 l\u2019arri\u00e8re d\u2019une autre et qui n\u2019a pas d\u2019acc\u00e8s direct \u00e0 une voirie \u00e9quip\u00e9e. Ceci est confirm\u00e9 non seulement par la formulation de la phrase en cause, qui \u00e9voque un chemin d\u2019acc\u00e8s \u00ab vers la parcelle arri\u00e8re \u00bb, mais \u00e9galement par la d\u00e9finition donn\u00e9e de l\u2019\u00ab implantation en lot de fond \u00bb par l\u2019autorit\u00e9 communale dans son GCU, qui pr\u00e9cise qu\u2019\u00ab on entend par implantation en lot de fond, toute implantation d\u2019une ou plusieurs constructions sur une parcelle, r\u00e9sultant d\u2019une division ou d\u2019un lotissement et localis\u00e9e \u00e0 l\u2019arri\u00e8re d\u2019une parcelle situ\u00e9e en bordure d\u2019une voirie \u00e9quip\u00e9e, la parcelle arri\u00e8re \u00e9tant rendue accessible par la cr\u00e9ation d\u2019une voie d\u2019acc\u00e8s \u00bb.<br \/>\n       En cons\u00e9quence, la disposition pr\u00e9cit\u00e9e est \u00e9trang\u00e8re au cas d\u2019esp\u00e8ce et le grief manque en droit.<br \/>\n       40. La premi\u00e8re branche du moyen n\u2019est pas fond\u00e9e.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 15\/37<br \/>\n       B. Deuxi\u00e8me branche<br \/>\n       41. Sur la deuxi\u00e8me branche, l\u2019article D.IV.13 du CoDT vis\u00e9 dans l\u2019intitul\u00e9 de la branche a trait aux d\u00e9rogations au plan de secteur et au guide r\u00e9gional d\u2019urbanisme et est sans lien avec le moyen invoqu\u00e9. \u00c0 cet \u00e9gard, le moyen manque en droit.<br \/>\n       42. L\u2019article D.IV.5 du CoDT dispose comme il suit :<br \/>\n       \u00ab Un permis ou un certificat d\u2019urbanisme n\u00b0 2 peut s\u2019\u00e9carter du sch\u00e9ma de d\u00e9veloppement du territoire lorsqu\u2019il s\u2019applique, d\u2019un sch\u00e9ma de d\u00e9veloppement pluricommunal, d\u2019un sch\u00e9ma de d\u00e9veloppement communal, d\u2019un sch\u00e9ma d\u2019orientation local, d\u2019une carte d\u2019affectation des sols, du contenu \u00e0 valeur indicative d\u2019un guide ou d\u2019un permis d\u2019urbanisation moyennant une motivation d\u00e9montrant que le projet :<br \/>\n       1\u00b0 ne compromet pas les objectifs de d\u00e9veloppement territorial, d\u2019am\u00e9nagement du territoire ou d\u2019urbanisme contenus dans le sch\u00e9ma, la carte d\u2019affectation des sols, le guide ou le permis d\u2019urbanisation;<br \/>\n       2\u00b0 contribue \u00e0 la protection, \u00e0 la gestion ou \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement des paysages b\u00e2tis ou non b\u00e2tis \u00bb.<br \/>\n       La d\u00e9monstration que les objectifs du document \u00e0 valeur indicative ne sont pas compromis implique qu\u2019au pr\u00e9alable, l\u2019autorit\u00e9 d\u00e9termine ces objectifs. Si ceux-ci ne sont pas express\u00e9ment identifi\u00e9s dans le document, ils peuvent toutefois d\u00e9couler de l\u2019ensemble de ses prescriptions.<br \/>\n       L\u2019article D.IV.53, alin\u00e9a 1er, du CoDT pr\u00e9voit, quant \u00e0 lui, ce qui suit :<br \/>\n       \u00ab Sur la base d\u2019une motivation ad\u00e9quate, le permis peut \u00eatre refus\u00e9, d\u00e9livr\u00e9 avec ou sans conditions, avec ou sans charges d\u2019urbanisme ou consentir des d\u00e9rogations ou des \u00e9carts pr\u00e9vus au pr\u00e9sent Code \u00bb.<br \/>\n       43. Pour satisfaire aux exigences des articles 2 et 3 de la loi du 29 juillet 1991 pr\u00e9cit\u00e9e, tout acte administratif \u00e0 port\u00e9e individuelle doit faire l\u2019objet d\u2019une motivation formelle, laquelle consiste en l\u2019indication, dans l\u2019acte, des consid\u00e9rations de droit et de fait servant de fondement \u00e0 la d\u00e9cision. Cette motivation doit permettre aux int\u00e9ress\u00e9s de comprendre les raisons fondant la d\u00e9cision et de v\u00e9rifier qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019un examen des circonstances de l\u2019esp\u00e8ce.<br \/>\n       La motivation formelle portant sur l\u2019admissibilit\u00e9 d\u2019un \u00e9cart doit donc faire ressortir \u00e0 suffisance que l\u2019autorit\u00e9 s\u2019est assur\u00e9e que les deux conditions vis\u00e9es \u00e0 l\u2019article D.IV.5 du CoDT sont rencontr\u00e9es. L\u2019importance de cette motivation d\u00e9pend de la nature et de l\u2019ampleur de l\u2019\u00e9cart admis.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 16\/37<br \/>\n       44. En l\u2019esp\u00e8ce, la demande de permis d\u2019urbanisme identifie les \u00e9carts que le projet implique, de la mani\u00e8re suivante :<br \/>\n       \u00ab Maison :<br \/>\n       &#8211; toiture plate du volume secondaire (garage) : l\u2019avanc\u00e9e du garage est une annexe de la maison qui a deux niveaux et une toiture traditionnelle. Avoir deux niveaux sur toute la surface de la maison serait d\u00e9raisonnable. Il y a d\u00e9j\u00e0 quatre maisons sur ce principe dans la rue.<br \/>\n       &#8211; profondeur du volume secondaire (garage) sup\u00e9rieure \u00e0 6 m\u00e8tres : \u00e9tant donn\u00e9 que l\u2019\u00e9paisseur des murs d\u2019\u00e9l\u00e9vation est toujours plus grande \u00e0 cause de l\u2019isolation ; avoir un garage d\u2019une profondeur suffisante est difficile pour des voitures actuellement toujours plus grandes m\u00eame dans les petits mod\u00e8les.<br \/>\n       &#8211; brique de ton gris clair : le souhait d\u2019avoir un b\u00e2timent clair sans \u00eatre lisse. La brique vieillit beaucoup mieux que les cr\u00e9pis blancs telles les deux maisons en face.<br \/>\n       &#8211; ch\u00e2ssis ton gris : pour \u00eatre en accord avec les briques de fa\u00e7ade.<br \/>\n       Atelier :<br \/>\n       &#8211; bardage m\u00e9tallique de ton gris fonc\u00e9 : la r\u00e9alisation en bardage m\u00e9tallique isol\u00e9 est beaucoup moins ch\u00e8re qu\u2019une ma\u00e7onnerie traditionnelle isol\u00e9e. La teinte gris fonc\u00e9 est une question de go\u00fbt par rapport [\u00e0] un gris moyen.<br \/>\n       &#8211; marge de recul arri\u00e8re inf\u00e9rieure \u00e0 2 m\u00e8tres : \u00e9tant donn\u00e9 la pr\u00e9sence d\u2019un grand bassin d\u2019orage sur le terrain adjacent juste derri\u00e8re l\u2019atelier, la marge r\u00e9duite \u00e0 l\u2019arri\u00e8re n\u2019est pas un inconv\u00e9nient et permet de reculer au maximum l\u2019atelier par rapport \u00e0 la route.<br \/>\n       &#8211; pente de toiture : la pente de 30\u00b0 n\u2019est pas contraire au GCU et est identique \u00e0 celle de l\u2019habitation en pierres existante \u00e0 rue qui est sur le m\u00eame terrain \u00bb.<br \/>\n       L\u2019acte attaqu\u00e9 comporte les motifs suivants :<br \/>\n       \u00ab Consid\u00e9rant que la demande s\u2019\u00e9carte du GCU pour les motifs suivants :<br \/>\n       &#8211; pour la maison, toiture plate du volume secondaire (garage) + profondeur du volume secondaire sup\u00e9rieure \u00e0 6 m\u00e8tres (garage) + brique de ton gris + ch\u00e2ssis de ton gris;<br \/>\n       &#8211; pour l\u2019atelier : bardage m\u00e9tallique de ton gris fonc\u00e9 + marge de recul arri\u00e8re inf\u00e9rieure \u00e0 2 m + pente de toiture non identique \u00e0 celle du volume principal;<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       Consid\u00e9rant que l\u2019analyse du coll\u00e8ge sur la demande initiale \u00e9tait la suivante :<br \/>\n       \u2018\u2018 [\u2026]<br \/>\n       Consid\u00e9rant que l\u2019\u00e9cart ne compromet pas les conditions fix\u00e9es dans l\u2019art.<br \/>\n       D.IV.5, pour les motifs suivants :<br \/>\n       &#8211; pour la maison :<br \/>\n       \u00b0 toiture plate du volume secondaire (garage) : la mise en \u0153uvre de la toiture plate permet de hi\u00e9rarchiser les volumes et de ne pas d\u00e9forcer le volume principal;<br \/>\n       \u00b0 profondeur du volume secondaire sup\u00e9rieure \u00e0 6 m\u00e8tres (garage) : le garage pr\u00e9sente une profondeur de +\/- 7 m. Cependant il est majoritairement int\u00e9gr\u00e9 dans la volum\u00e9trie principale. Cette profondeur ne porte pas pr\u00e9judice \u00e0 la volum\u00e9trie g\u00e9n\u00e9rale;<br \/>\n       \u00b0 brique de ton gris : la tonalit\u00e9 grise est adapt\u00e9e au cadre b\u00e2ti environnant et plus particuli\u00e8rement avec le parement en moellons du b\u00e2timent voisin. Un \u00e9chantillon sera soumis pour approbation au coll\u00e8ge.<br \/>\n       \u00b0 ch\u00e2ssis de ton gris : cette tonalit\u00e9 est sobre et acceptable. Plusieurs constructions voisines pr\u00e9sentent des menuiseries de tonalit\u00e9 grise ;<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 17\/37<br \/>\n       &#8211; pour l\u2019atelier :<br \/>\n       \u00b0 bardage m\u00e9tallique de ton gris fonc\u00e9 : l\u2019atelier de menuiserie s\u2019implante dans un environnement r\u00e9sidentiel. Ce bardage m\u00e9tallique, de type industriel, n\u2019est pas adapt\u00e9 au cadre b\u00e2ti. Un autre rev\u00eatement, permettant une performance acoustique \u00e9lev\u00e9e, sera propos\u00e9;<br \/>\n       \u00b0 marge de recul arri\u00e8re inf\u00e9rieure \u00e0 2 m : l\u2019atelier de menuiserie est implant\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 du bassin d\u2019orage du lotissement voisin (absence d\u2019habitation).<br \/>\n       L\u2019implantation en fond de parcelle permet de l\u2019\u00e9loigner au maximum des habitations de la rue des Biolettes;<br \/>\n       \u00b0 pente de toiture non identique \u00e0 celle du volume principal : une pente plus faible permet de diminuer la hauteur totale de l\u2019atelier et de r\u00e9duire son impact dans le paysage;<br \/>\n       Consid\u00e9rant la justification des \u00e9carts au GCU, motiv\u00e9e dans la demande de permis d\u2019urbanisme;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que la volum\u00e9trie de l\u2019habitation est simple et l\u2019architecture conforme au cadre b\u00e2ti ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que la justification du faible co\u00fbt de la mise en \u0153uvre d\u2019un bardage m\u00e9tallique n\u2019est pas suffisante; que ce mat\u00e9riau de fa\u00e7ade n\u2019est pas adapt\u00e9 au cadre b\u00e2ti ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant qu\u2019un rev\u00eatement plus adapt\u00e9 au caract\u00e8re r\u00e9sidentiel sera propos\u00e9; que les mat\u00e9riaux mis en \u0153uvre devront pr\u00e9senter des performances acoustiques \u00e9lev\u00e9es afin de r\u00e9duire le bruit induit par l\u2019activit\u00e9 de menuiserie;<br \/>\n       [\u2026]\u2019\u2019.<br \/>\n       Consid\u00e9rant que suite \u00e0 cette analyse, en date du 22\/10\/2019, le coll\u00e8ge a rendu un avis favorable sur la construction de l\u2019habitation et un avis d\u00e9favorable sur la construction de l\u2019atelier \u00e0 ce stade;<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       Consid\u00e9rant que le demandeur a produit des plans modificatifs en date du 29\/10\/2019 [\u2026]; que les documents et plans modificatifs sont les suivants :<br \/>\n       &#8211; la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement compl\u00e9t\u00e9e de mani\u00e8re pr\u00e9cise en ce qui concerne les effets du projet sur l\u2019environnement, les modes de transport pr\u00e9vus, les nuisances sonores pour le voisinage et les mesures prises en vue d\u2019\u00e9viter et de r\u00e9duire les nuisances engendr\u00e9es par l\u2019activit\u00e9 de l\u2019atelier de menuiserie;<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       &#8211; les plans modifi\u00e9s de l\u2019atelier avec la mise en \u0153uvre de ces mat\u00e9riaux et d\u2019un bardage en bois pour le parement ext\u00e9rieur;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que la notice d\u2019\u00e9valuation pr\u00e9alable des incidences sur l\u2019environnement examine de mani\u00e8re particuli\u00e8rement concr\u00e8te et pr\u00e9cise les incidences probables du projet sur l\u2019environnement; que tenant compte de son contenu, des plans et autres documents constitutifs du dossier et eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019article D.68, \u00a7 1er du Code wallon sur l\u2019environnement, il y a lieu de consid\u00e9rer que le projet n\u2019est pas susceptible d\u2019avoir des incidences notables sur l\u2019environnement pour les motifs suivants :<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 18\/37<br \/>\n       &#8211; position de l\u2019atelier, en recul de 50 m\u00e8tres et en contrebas de la voirie;<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       Consid\u00e9rant que les profils du terrain et des futures constructions au 1\/200<br \/>\n       (\u00e9l\u00e9vations droite et gauche) permettent de se rendre compte du faible impact visuel de l\u2019atelier par rapport \u00e0 la voirie et aux habitations de la rue des Biolettes;<br \/>\n       que l\u2019atelier de menuiserie est implant\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 du bassin d\u2019orage du lotissement voisin (absence d\u2019habitation \u00e0 cet endroit);<br \/>\n       Consid\u00e9rant que le bardage en bois permet une bonne int\u00e9gration de l\u2019atelier dans le paysage (suppression de l\u2019aspect \u2018\u2018industriel\u2019\u2019);<br \/>\n       Consid\u00e9rant que comme mentionn\u00e9 dans la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement, une haie sera plant\u00e9e entre l\u2019atelier et le b\u00e2timent existant \u00e0 rue;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que la volum\u00e9trie de l\u2019habitation est simple et l\u2019architecture conforme au cadre b\u00e2ti;<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       Consid\u00e9rant que le coll\u00e8ge a rendu un avis favorable conditionnel sur la demande (habitation et atelier) en date du 05\/11\/2019 :<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       Consid\u00e9rant que le coll\u00e8ge maintient son argumentaire d\u00e9velopp\u00e9 dans son avis pr\u00e9alable du 05\/11\/2029 :<br \/>\n       \u201c Consid\u00e9rant que les profils du terrain et des futures constructions au 1\/200<br \/>\n       (\u00e9l\u00e9vation droite et gauche) permettent de se rendre compte du faible impact visuel de l\u2019atelier par rapport \u00e0 la voirie et aux habitations de la rue des Biolettes; que l\u2019atelier de menuiserie est implant\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 du bassin d\u2019orage du lotissement voisin (absence d\u2019habitation \u00e0 cet endroit);<br \/>\n       Consid\u00e9rant que le bardage en bois permet une bonne int\u00e9gration de l\u2019atelier dans le paysage (suppression de l\u2019aspect \u2018industriel\u2019);<br \/>\n       Consid\u00e9rant que comme mentionn\u00e9 dans la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement, une haie sera plant\u00e9e entre l\u2019atelier et le b\u00e2timent existant \u00e0 rue;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que toutes les remarques \u00e9mises dans les r\u00e9clamations et par la CCATM ont \u00e9t\u00e9 prises en consid\u00e9ration et ont fait l\u2019objet de r\u00e9ponses et de mesures dans la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que pour l\u2019ensemble des raisons \u00e9voqu\u00e9es ci-dessus, l\u2019activit\u00e9 de menuiserie n\u2019est pas incompatible avec le voisinage\u201d \u00bb.<br \/>\n       45. Comme d\u00e9j\u00e0 rappel\u00e9, il s\u2019agit de v\u00e9rifier si les objectifs du GCU ne sont pas compromis par le projet autoris\u00e9 par l\u2019acte attaqu\u00e9 et non de s\u2019assurer que la \u00ab destination principale \u00bb de la zone d\u2019habitat \u00e0 caract\u00e8re rural vis\u00e9e \u00e0 l\u2019article D.II.25 du CoDT n\u2019est pas mise en p\u00e9ril, comme la requ\u00eate le sugg\u00e8re.<br \/>\n       Dans la motivation de l\u2019acte attaqu\u00e9, l\u2019autorit\u00e9 n\u2019identifie pas formellement les objectifs de d\u00e9veloppement territorial, d\u2019am\u00e9nagement du territoire ou d\u2019urbanisme dont elle doit assurer le respect en vertu de l\u2019article D.IV.5, 1\u00b0, du ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 XIII &#8211; 8921 &#8211; 19\/37<br \/>\n       CoDT. Le GCU pr\u00e9cise toutefois les \u00ab options urbanistiques \u00bb des sous-aires 1\/2 et 1\/4 dans lesquelles s\u2019inscrit le bien concern\u00e9, qui identifient ces objectifs.<br \/>\n       Ainsi, les options urbanistiques ayant trait \u00e0 la sous-aire d\u2019habitat en ordre continu et semi-continu \u00e0 caract\u00e8re villageois (1\/2) sont d\u00e9crites comme il suit :<br \/>\n       \u00ab Le r\u00e8glement communal d\u2019urbanisme attachera d\u00e8s lors une attention particuli\u00e8re au maintien des caract\u00e9ristiques du b\u00e2ti traditionnel notamment les volumes, les proportions entre les pleins et les vides, les pentes de toiture et les teintes ainsi que le mode d\u2019implantation du b\u00e2ti par rapport \u00e0 la voirie et par rapport aux constructions voisines (option II.3 directive 1).<br \/>\n       Dans cette sous-aire diff\u00e9renci\u00e9e, on \u00e9vitera :<br \/>\n       &#8211; une dispersion des constructions, &#8211; les implantations des volumes principaux et secondaires en recul important par rapport \u00e0 la voirie sauf dans le cas de constructions en contre-haut ou en contrebas de la voirie, desservie par une voie de desserte \u00e0 caract\u00e8re semi-priv\u00e9, &#8211; les b\u00e2timents isol\u00e9s (constructions \u00e0 quatre fa\u00e7ades avec recul par rapport \u00e0 la voirie et par rapport aux constructions voisines), &#8211; les constructions hors gabarit c\u2019est-\u00e0-dire tout volume principal dont la hauteur sous corniche d\u00e9passe trois niveaux ou est inf\u00e9rieure \u00e0 un niveau et demi, &#8211; l\u2019utilisation de mat\u00e9riaux d\u2019\u00e9l\u00e9vation et de couverture dont la texture, l\u2019appareillage ou la couleur serait en rupture avec les caract\u00e9ristiques locales, &#8211; toute composition de fa\u00e7ade avec des baies horizontales \u00e0 rue.<br \/>\n       Dans les zones d\u2019habitat \u00e0 caract\u00e8re rural s\u2019\u00e9talant de Liotte jusqu\u2019\u00e0 Chanxhe et situ\u00e9es en zones p\u00e9riodiquement inond\u00e9es, l\u2019ex\u00e9cution de tous actes et travaux est soit interdite, soit subordonn\u00e9e \u00e0 des conditions sp\u00e9ciales aussi longtemps que les mesures n\u00e9cessaires ne sont pas r\u00e9alis\u00e9es en vue d\u2019\u00e9viter les inondations p\u00e9riodiques \u00bb.<br \/>\n       En ce qui concerne la sous-aire d\u2019habitat en ordre semi-continu et discontinu \u00e0 caract\u00e8re r\u00e9sidentiel (1\/4), les options urbanistiques sont les suivantes :<br \/>\n       \u00ab Les prescriptions relatives \u00e0 cette sous-aire visent \u00e0 homog\u00e9n\u00e9iser les caract\u00e9ristiques urbanistiques et architecturales des nouvelles constructions dans le respect des principales constantes de l\u2019architecture traditionnelle, \u00e0 savoir :<br \/>\n       &#8211; une implantation du b\u00e2ti en relation avec les limites parcellaires (parall\u00e8le, perpendiculaire ou contre celles-ci), &#8211; des constructions d\u2019allure verticale, &#8211; des constructions mitoyennes, dissoci\u00e9es ou ponctuellement discontinues, &#8211; une hauteur sous corniche du volume principal variant g\u00e9n\u00e9ralement d\u2019un niveau et demi \u00e0 deux niveaux et demi, &#8211; des mat\u00e9riaux d\u2019\u00e9l\u00e9vation homog\u00e8nes, &#8211; des mat\u00e9riaux de couverture homog\u00e8nes, &#8211; des baies d\u2019allure verticale.<br \/>\n       Le r\u00e8glement communal d\u2019urbanisme attachera d\u00e8s lors une attention particuli\u00e8re au maintien des caract\u00e9ristiques du b\u00e2ti traditionnel notamment les volumes, les proportions entre les pleins et les vides, les pentes de toiture et les teintes ainsi que le mode d\u2019implantation du b\u00e2ti par rapport \u00e0 la voirie et par rapport aux constructions voisines (option II.3 directive 1).<br \/>\n       Dans cette sous-aire diff\u00e9renci\u00e9e, on \u00e9vitera :<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 20\/37<br \/>\n       &#8211; les implantations des volumes principaux et secondaires en recul important par rapport \u00e0 la voirie sauf dans le cas de constructions en contre-haut ou en contrebas de la voirie, desservie par une voie de desserte \u00e0 caract\u00e8re semi-priv\u00e9, &#8211; les b\u00e2timents isol\u00e9s (constructions \u00e0 quatre fa\u00e7ades avec recul par rapport \u00e0 la voirie et par rapport aux constructions voisines), &#8211; les constructions hors gabarit c\u2019est-\u00e0-dire tout volume principal dont la hauteur sous corniche d\u00e9passe trois niveaux ou est inf\u00e9rieure \u00e0 un niveau et demi, &#8211; l\u2019utilisation de mat\u00e9riaux d\u2019\u00e9l\u00e9vation et de couverture dont la texture, l\u2019appareillage ou la couleur serait en rupture avec les caract\u00e9ristiques locales, &#8211; toute composition de fa\u00e7ade avec des baies horizontales \u00e0 rue.<br \/>\n       Le souci d\u2019homog\u00e9n\u00e9isation se traduira \u00e9galement dans le traitement des abords des constructions et plus particuli\u00e8rement en ce qui concerne les plantations et les \u00e9l\u00e9ments de cl\u00f4ture \u00bb.<br \/>\n       Le requ\u00e9rant, \u00e0 qui incombe la charge de la preuve, n\u2019\u00e9tablit pas concr\u00e8tement en quoi les objectifs du guide sont compromis, et ce d\u00e8s le stade de la requ\u00eate en annulation. Il ne d\u00e9montre pas que la motivation de l\u2019acte attaqu\u00e9 est insuffisante ou inad\u00e9quate au regard de l\u2019article D.IV.5, 1\u00b0, du CoDT.<br \/>\n       46. Quant \u00e0 la seconde condition de l\u2019article D.IV.5 pr\u00e9cit\u00e9, elle vise \u00e0 s\u2019assurer de l\u2019int\u00e9gration paysag\u00e8re du projet. Aucun des motifs que l\u2019auteur de l\u2019acte attaqu\u00e9 consacre \u00e0 cet examen n\u2019est critiqu\u00e9 concr\u00e8tement par le requ\u00e9rant.<br \/>\n       47. Le requ\u00e9rant conteste en particulier le motif suivant du permis attaqu\u00e9 :<br \/>\n       \u00ab marge de recul arri\u00e8re inf\u00e9rieure \u00e0 2 m : l\u2019atelier de menuiserie est implant\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 du bassin d\u2019orage du lotissement voisin (absence d\u2019habitation).<br \/>\n       L\u2019implantation en fond de parcelle, permet de l\u2019\u00e9loigner au maximum des habitations de la rue des Biolettes \u00bb.<br \/>\n       L\u2019atelier a vocation \u00e0 s\u2019implanter le long d\u2019une parcelle o\u00f9 un bassin d\u2019orage est pr\u00e9sent, celui-ci s\u2019interposant imm\u00e9diatement entre la construction en projet et les parcelles du lotissement o\u00f9 se situe l\u2019habitation du requ\u00e9rant.<br \/>\n       L\u2019indication \u00ab absence d\u2019habitation \u00bb dans l\u2019acte attaqu\u00e9 n\u2019est pas erron\u00e9e en fait d\u00e8s lors qu\u2019il n\u2019y a effectivement pas d\u2019habitation sur la parcelle directement mitoyenne, en fond de parcelle, de celles du projet. Cela n\u2019implique pas que l\u2019autorit\u00e9 d\u00e9livrante a ignor\u00e9 la pr\u00e9sence d\u2019un lotissement au-del\u00e0 du bassin, le motif critiqu\u00e9 faisant \u00e9tat du bassin d\u2019orage \u00ab du lotissement voisin \u00bb. En outre, certaines des maisons en cause apparaissent dans le reportage photographique joint \u00e0 la demande de permis.<br \/>\n       48. Pour le surplus, il n\u2019appartient pas au Conseil d\u2019\u00c9tat d\u2019intervenir comme arbitre des appr\u00e9ciations divergentes de l\u2019administration et des parties requ\u00e9rantes quant au bon am\u00e9nagement des lieux. Il ne peut substituer son appr\u00e9ciation en opportunit\u00e9 \u00e0 celle qui a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e par l\u2019autorit\u00e9 charg\u00e9e de la d\u00e9livrance du permis et ne peut censurer cette appr\u00e9ciation que dans le cas d\u2019une erreur manifeste. L\u2019appr\u00e9ciation est manifestement erron\u00e9e quand elle est ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 XIII &#8211; 8921 &#8211; 21\/37<br \/>\n       incompr\u00e9hensible pour tout observateur averti. Il ne suffit pas de constater qu\u2019au regard des m\u00eames crit\u00e8res, telle autre mesure para\u00eet raisonnablement admissible ou semble m\u00eame meilleure. Il s\u2019agit de l\u2019attitude qu\u2019aucune autre autorit\u00e9 plac\u00e9e dans les m\u00eames circonstances n\u2019aurait adopt\u00e9e. Tout doute doit \u00eatre exclu.<br \/>\n       En l\u2019esp\u00e8ce, le requ\u00e9rant n\u2019\u00e9tablit pas que l\u2019autorit\u00e9 a commis une erreur manifeste d\u2019appr\u00e9ciation en consid\u00e9rant que l\u2019implantation en fond de parcelle de l\u2019atelier est opportune afin de l\u2019\u00e9loigner des habitations de la rue des Biolettes. La seule circonstance qu\u2019\u00e0 l\u2019arri\u00e8re, cette localisation rapproche l\u2019atelier d\u2019autres habitations, s\u00e9par\u00e9es cependant du projet par un bassin d\u2019orage, ne suffit pas \u00e0 d\u00e9montrer une telle erreur.<br \/>\n       49. La deuxi\u00e8me branche du moyen n\u2019est pas fond\u00e9e.<br \/>\n       C. Troisi\u00e8me branche<br \/>\n       50. Sur la troisi\u00e8me branche, il r\u00e9sulte de l\u2019analyse de la premi\u00e8re branche du moyen que le projet ne pr\u00e9voit pas de \u00ab construction en lot de fond \u00bb.<br \/>\n       Le projet autoris\u00e9 par l\u2019acte attaqu\u00e9 ne m\u00e9conna\u00eet pas la recommandation du SDC y relative : l\u2019atelier est un b\u00e2timent annexe au b\u00e2timent principal et tous deux figurent sur le m\u00eame lot, lequel ne constitue pas un lot de fond mais un lot \u00e0 front de rue.<br \/>\n       51. La troisi\u00e8me branche du moyen manque en fait.<br \/>\n       52. Le deuxi\u00e8me moyen n\u2019est fond\u00e9 en aucune de ses branches.<br \/>\n       IX. Troisi\u00e8me moyen<br \/>\n       IX.1. Th\u00e8se de la partie requ\u00e9rante<br \/>\n       A. Requ\u00eate en annulation<br \/>\n       53. Le requ\u00e9rant prend un troisi\u00e8me moyen de la violation des articles D.II.25 et D.IV.53 du CoDT, des articles 2 et 3 de la loi du 29 juillet 1991 relative \u00e0 la motivation formelle des actes administratifs, du devoir de minutie, du principe g\u00e9n\u00e9ral de droit de bonne administration, ainsi que des erreurs de fait et de droit, de l\u2019inexactitude de motifs et de l\u2019erreur manifeste d\u2019appr\u00e9ciation.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 22\/37<br \/>\n       54. En une premi\u00e8re branche, il rappelle qu\u2019aux termes de l\u2019article D.II.25, alin\u00e9a 2, du CoDT, les activit\u00e9s autoris\u00e9es en zone d\u2019habitat \u00e0 caract\u00e8re rural ne peuvent mettre en p\u00e9ril la destination de la zone et qu\u2019\u00e0 cet \u00e9gard, il y a lieu de tenir compte \u00ab de l\u2019importance, de la nature, des caract\u00e9ristiques de la construction projet\u00e9e mais aussi de l\u2019activit\u00e9 qui sera abrit\u00e9e et des constructions et activit\u00e9s existantes dans le voisinage \u00bb.<br \/>\n       En l\u2019esp\u00e8ce, il observe que, repoussant l\u2019atelier \u00e0 la limite du terrain, l\u2019autorit\u00e9 a voulu l\u2019\u00e9loigner suffisamment des constructions de la rue des Biolettes, ce qui d\u00e9montre que, pour justifier l\u2019\u00e9cart au GCU, elle a tenu compte des perturbations que l\u2019activit\u00e9 peut g\u00e9n\u00e9rer pour le voisinage. Il indique que, ce faisant, l\u2019atelier est fort proche des maisons du lotissement, notamment de la sienne situ\u00e9e \u00e0 30 m\u00e8tres du b\u00e2timent, et fait grief \u00e0 l\u2019auteur de l\u2019acte attaqu\u00e9 de ne pas prendre en compte, dans la motivation du permis, le risque de mise en p\u00e9ril de la destination de la zone pour les habitants du lotissement.<br \/>\n       Par ailleurs, il renvoie \u00e0 l\u2019avis d\u00e9favorable du fonctionnaire d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux termes duquel les raisons justifiant la cr\u00e9ation de l\u2019atelier et son utilisation sont insuffisantes \u00ab au regard de son implantation, de son gabarit et de sa superficie \u00bb. Il consid\u00e8re que les motifs de l\u2019acte attaqu\u00e9 pour s\u2019en d\u00e9partir, fussent-ils fond\u00e9s sur des \u00e9l\u00e9ments post\u00e9rieurs \u00e0 l\u2019avis du fonctionnaire d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 et inconnus de celui-ci, sont insuffisants sur la question du gabarit et de la superficie de l\u2019atelier. Il souligne qu\u2019\u00e0 cet \u00e9gard, aucun \u00e9l\u00e9ment nouveau n\u2019est fourni par le d\u00e9p\u00f4t de nouveaux plans ou du compl\u00e9ment de notice d\u2019\u00e9valuation des incidences. Il sugg\u00e8re que la partie adverse a commis une erreur de fait sur ces questions, croyant \u00e0 tort qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019habitation \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la parcelle et ne tenant pas compte de celles du lotissement, sises rue Montmagny.<br \/>\n       55. Dans une deuxi\u00e8me branche, quant \u00e0 l\u2019impact visuel de l\u2019atelier eu \u00e9gard \u00e0 la distance le s\u00e9parant des habitations voisines, il indique que les constructions de la rue Montmagny se trouvent en face du b\u00e2timent litigieux, \u00e0 30<br \/>\n       m\u00e8tres, ce qui implique un tel impact, et qu\u2019en outre, l\u2019auteur de l\u2019acte attaqu\u00e9 commet une autre erreur de fait en situant les habitations de la rue des Biolettes \u00e0 50<br \/>\n       m\u00e8tres de l\u2019atelier alors qu\u2019elles n\u2019en sont \u00e9galement s\u00e9par\u00e9es que de 30 m\u00e8tres.<br \/>\n       Par ailleurs, il estime que l\u2019acte attaqu\u00e9 est insuffisamment motiv\u00e9 quant aux bruit et nuisances g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l\u2019activit\u00e9 concern\u00e9e. Il fait valoir que m\u00eame si les mat\u00e9riaux d\u00e9crits sont performants, il est envisageable que les portes et fen\u00eatres de l\u2019atelier soient ouvertes en \u00e9t\u00e9, que rien n\u2019est dit sur l\u2019isolation des portes et fen\u00eatres et qu\u2019on ignore si la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences a propos\u00e9 une \u00e9valuation des d\u00e9cibels et la comparaison de ceux-ci au regard des normes applicables.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 23\/37<br \/>\n       Il maintient qu\u2019il est inexact de consid\u00e9rer que l\u2019atelier est \u00e0 50 m\u00e8tres des habitations de la rue des Biolettes et en recul de 50 m\u00e8tres par rapport \u00e0 la voirie, et qu\u2019en tout cas, il est \u00e0 moins de 50 m\u00e8tres des habitations de la rue Montmagny, du lotissement et, en particulier de son habitation.<br \/>\n       56. En une troisi\u00e8me branche, il consid\u00e8re que le respect de la condition pr\u00e9vue par l\u2019acte attaqu\u00e9, portant sur une utilisation de la machine-outil limit\u00e9e \u00e0 40<br \/>\n       minutes par semaine et une utilisation p\u00e9riodique de l\u2019atelier deux \u00e0 trois fois par semaine, ne peut \u00eatre concr\u00e8tement v\u00e9rifi\u00e9, de sorte qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une condition impossible, ce qui ne se peut.<br \/>\n       B. Dernier m\u00e9moire<br \/>\n       57. Dans son dernier m\u00e9moire, sur la premi\u00e8re branche, il pr\u00e9cise que l\u2019\u00e9ventuelle mise en p\u00e9ril de la zone d\u2019habitat \u00e0 caract\u00e8re rural doit s\u2019appr\u00e9cier au regard de l\u2019ampleur m\u00eame de la construction projet\u00e9e et non uniquement de la superficie de l\u2019atelier.<br \/>\n       Il ajoute que la motivation de l\u2019acte attaqu\u00e9 se borne \u00e0 renvoyer \u00e0 la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences jointe \u00e0 la demande, sans se questionner sur l\u2019efficacit\u00e9 des \u00e9ventuels dispositifs mis en \u0153uvre, ce qui n\u2019est pas suffisant. Il est d\u2019avis que la motivation de l\u2019acte attaqu\u00e9 portant sur l\u2019utilisation \u00e9pisodique de l\u2019atelier et d\u2019une machine-outil durant 40 minutes par semaine, qui renvoie \u00e0 la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences, laisse penser que la question de l\u2019isolation phonique n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 concr\u00e8tement examin\u00e9e, en termes de limites acoustiques.<br \/>\n       58. Sur la troisi\u00e8me branche, il insiste sur le fait qu\u2019une condition impos\u00e9e dans le dispositif d\u2019un permis doit non seulement \u00eatre suffisamment pr\u00e9cise et limit\u00e9e quant \u00e0 son objet et requiert \u00e9galement que sa mise en \u0153uvre puisse \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9e, ce qui n\u2019est pas le cas en l\u2019esp\u00e8ce.<br \/>\n       IX.2. Examen<br \/>\n       A. Premi\u00e8re branche<br \/>\n       59. Sur la premi\u00e8re branche, l\u2019article D.II.25 du CoDT dispose notamment comme il suit :<br \/>\n       \u00ab La zone d\u2019habitat \u00e0 caract\u00e8re rural est principalement destin\u00e9e \u00e0 la r\u00e9sidence et aux exploitations agricoles ainsi qu\u2019\u00e0 leurs activit\u00e9s de diversification d\u00e9termin\u00e9es par le Gouvernement en application de l\u2019article D.II.36, \u00a7 3.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 24\/37<br \/>\n       Les activit\u00e9s d\u2019artisanat, de service, de distribution, de recherche ou de petite industrie, les \u00e9tablissements socioculturels, les constructions et am\u00e9nagements de services publics et d\u2019\u00e9quipements communautaires de m\u00eame que les \u00e9quipements touristiques ou r\u00e9cr\u00e9atifs peuvent \u00e9galement y \u00eatre autoris\u00e9s pour autant qu\u2019ils ne mettent pas en p\u00e9ril la destination principale de la zone et qu\u2019ils soient compatibles avec le voisinage \u00bb.<br \/>\n       L\u2019admissibilit\u00e9 en zone d\u2019habitat \u00e0 caract\u00e8re rural des activit\u00e9s secondaires suppose la r\u00e9union de deux conditions : d\u2019une part, ces activit\u00e9s ne peuvent mettre en p\u00e9ril la destination principale de la zone et, d\u2019autre part, elles doivent \u00eatre compatibles avec le voisinage.<br \/>\n       Dans l\u2019examen de la mise en p\u00e9ril de la destination principale de la zone, l\u2019autorit\u00e9 doit s\u2019assurer que la fonction principale peut \u00eatre remplie dans la zone, quel que soit l\u2019endroit de celle-ci.<br \/>\n       Dans l\u2019examen de la compatibilit\u00e9 d\u2019un projet avec le voisinage, l\u2019autorit\u00e9 doit prendre en consid\u00e9ration, d\u2019une part, l\u2019activit\u00e9 exerc\u00e9e dans les lieux ainsi que l\u2019aspect urbanistique et sa compatibilit\u00e9 avec le bon am\u00e9nagement des lieux et, d\u2019autre part, les activit\u00e9s et constructions existantes dans le voisinage.<br \/>\n       L\u2019appr\u00e9ciation \u00e0 cet \u00e9gard est manifestement erron\u00e9e quand elle est incompr\u00e9hensible pour tout observateur averti. Il ne suffit pas de constater qu\u2019au regard des m\u00eames crit\u00e8res, telle autre mesure para\u00eet raisonnablement admissible ou semble m\u00eame meilleure. Il s\u2019agit de l\u2019attitude qu\u2019aucune autre autorit\u00e9 plac\u00e9e dans les m\u00eames circonstances n&#8217;aurait adopt\u00e9e. Tout doute doit \u00eatre exclu.<br \/>\n       60. En l\u2019esp\u00e8ce, il n\u2019est pas contest\u00e9 que l\u2019activit\u00e9 de menuiserie en cause rel\u00e8ve des activit\u00e9s secondaires vis\u00e9es \u00e0 l\u2019article D.II.25, alin\u00e9a 2, du CoDT.<br \/>\n       Tel n\u2019est en revanche pas le cas de l\u2019habitation projet\u00e9e qui, destin\u00e9e \u00e0 la r\u00e9sidence, est conforme \u00e0 l\u2019une des destinations principales de la zone d\u2019habitat \u00e0 caract\u00e8re rural, en vertu de l\u2019article D.II.25, alin\u00e9a 1er, du m\u00eame code.<br \/>\n       La lecture globale de l\u2019acte attaqu\u00e9 et des pi\u00e8ces du dossier administratif permet de comprendre que, selon la premi\u00e8re partie adverse, l\u2019atelier litigieux n\u2019est pas susceptible de mettre en p\u00e9ril la destination r\u00e9sidentielle de la zone d\u2019habitat \u00e0 caract\u00e8re rural, d\u00e8s lors que la superficie de l\u2019atelier est minime par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9tendue de la zone d\u2019habitat \u00e0 caract\u00e8re rural et qu\u2019il n\u2019emp\u00eache donc pas le d\u00e9veloppement de la fonction r\u00e9sidentielle dans le reste de cette zone.<br \/>\n       61. Quant \u00e0 la compatibilit\u00e9 de l\u2019atelier avec le voisinage, l\u2019autorit\u00e9 communale a sollicit\u00e9 et obtenu un compl\u00e9ment d\u2019informations concernant les nuisances potentielles pouvant d\u00e9couler de l\u2019activit\u00e9 de menuiserie, estimant que la ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 XIII &#8211; 8921 &#8211; 25\/37<br \/>\n       notice initiale jointe \u00e0 la demande de permis \u00e9tait, \u00e0 cet \u00e9gard, lacunaire. Elle a par ailleurs demand\u00e9 une modification du parement m\u00e9tallique pour une meilleure int\u00e9gration au cadre b\u00e2ti, l\u2019utilisation de mat\u00e9riaux pr\u00e9sentant des performances acoustiques \u00e9lev\u00e9es et le maintien d\u2019emplacements de parking existant sur une des deux parcelles. Les demandeurs de permis ont d\u00e9pos\u00e9 une nouvelle notice d\u2019\u00e9valuation des incidences, des plans adapt\u00e9s et des documents relatifs aux mat\u00e9riaux mis en \u0153uvre. Le parement de l\u2019atelier a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9.<br \/>\n       Le permis est notamment motiv\u00e9 de la mani\u00e8re suivante :<br \/>\n       \u00ab Consid\u00e9rant que le coll\u00e8ge a rendu un avis favorable conditionnel sur la demande (habitation et atelier) en date du 05\/11\/2019 :<br \/>\n       \u2022 un \u00e9chantillon des briques sera soumis pour approbation pr\u00e9alable \u00e0 l\u2019octroi du permis;<br \/>\n       \u2022 obligatoirement conserver les 6 emplacements de parking r\u00e9serv\u00e9s pour les logements existants au n\u00b0 17;<br \/>\n       \u2022 r\u00e9aliser la plantation d\u2019au moins trois arbres, d\u2019essences r\u00e9gionales dans un d\u00e9lai de 18 mois qui suit la notification du d\u00e9but des travaux;<br \/>\n       \u2022 planter de nouvelles haies mixtes d\u2019essences r\u00e9gionales sur le pourtour de la parcelle et entre l\u2019atelier et le b\u00e2timent existant \u00e0 rue, conform\u00e9ment \u00e0 la circulaire du 14\/11\/2008 relative, notamment, \u00e0 la plantation d\u2019essences r\u00e9gionales en zone rurale, et ce dans un d\u00e9lai de 18 mois qui suit la notification du d\u00e9but des travaux;<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       Consid\u00e9rant que le demandeur a produit les plans modificatifs suivants en date du 29\/10\/2019 :<br \/>\n       &#8211; la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement compl\u00e9t\u00e9e de mani\u00e8re pr\u00e9cise en ce qui concerne les effets du projet sur l\u2019environnement, les modes de transport pr\u00e9vus, les nuisances sonores pour le voisinage et les mesures prises en vue d\u2019\u00e9viter et de r\u00e9duire les nuisances engendr\u00e9es par l\u2019activit\u00e9 de menuiserie;<br \/>\n       &#8211; les fiches techniques des diff\u00e9rents mat\u00e9riaux mis en \u0153uvre pour l\u2019atelier afin d\u2019assurer une absorption phonique performante (blocs de b\u00e9ton creux, isolation de laine de roche, toiture en panneaux sandwich,\u2026);<br \/>\n       &#8211; les plans modifi\u00e9s de l\u2019atelier avec la mise en \u0153uvre de ces mat\u00e9riaux et d\u2019un bardage en bois pour le parement ext\u00e9rieur;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que la nouvelle notice d\u2019\u00e9valuation pr\u00e9alable de incidences sur l\u2019environnement examine de mani\u00e8re particuli\u00e8rement concr\u00e8te et pr\u00e9cise les incidences probables du projet sur l\u2019environnement; que tenant compte de son contenu, des plans et autres documents constitutifs du dossier et eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019article D.68, \u00a7 1er, du Code wallon sur l\u2019environnement, il y a lieu de consid\u00e9rer que le projet n\u2019est pas susceptible d\u2019avoir des incidences notables sur l\u2019environnement pour les motifs suivants :<br \/>\n       &#8211; utilisation \u00e9pisodique de l\u2019atelier (activit\u00e9 compl\u00e9mentaire et secondaire, 2 \u00e0 3<br \/>\n       fois par semaine);<br \/>\n       &#8211; la machine-outil est en activit\u00e9 +\/- 40 minutes par semaine;<br \/>\n       &#8211; l\u2019approvisionnement en bois et le d\u00e9part des produits finis se fait uniquement avec le v\u00e9hicule et la remorque du demandeur (pas de charroi de personnes ext\u00e9rieures, pas de transport par camions,\u2026);<br \/>\n       &#8211; mise en \u0153uvre de mat\u00e9riaux pr\u00e9sentant une absorption phonique performante;<br \/>\n       &#8211; position de l\u2019atelier, en recul de 50 m\u00e8tres et en contrebas de la voirie;<br \/>\n       &#8211; conservation du nombre d\u2019emplacements de parking r\u00e9serv\u00e9s pour les logements existants (3X2);<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 26\/37<br \/>\n       Consid\u00e9rant que le Coll\u00e8ge maintient son argumentaire d\u00e9velopp\u00e9 dans son avis pr\u00e9alable dat\u00e9 du 05\/11\/2019 :<br \/>\n       \u201c Consid\u00e9rant que les profils du terrain et des futures constructions au 1\/200<br \/>\n       (\u00e9l\u00e9vations droite et gauche) permettent de se rendre compte du faible impact visuel de l\u2019atelier par rapport \u00e0 la voirie et aux habitations de la rue des Biolettes; que l\u2019atelier de menuiserie est implant\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 du bassin d\u2019orage du lotissement voisin (absence d\u2019habitation \u00e0 cet endroit);<br \/>\n       Consid\u00e9rant que le bardage bois permet une bonne int\u00e9gration de l\u2019atelier dans le paysage (suppression de l\u2019aspect \u2018industriel\u2019);<br \/>\n       Consid\u00e9rant que comme mentionn\u00e9 dans la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement, une haie sera plant\u00e9e entre l\u2019atelier et le b\u00e2timent existant \u00e0 rue;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que toutes les remarques \u00e9mises dans les r\u00e9clamations et par la CCATM ont \u00e9t\u00e9 prises en consid\u00e9ration et ont fait l\u2019objet de r\u00e9ponse et de mesures dans la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que pour l\u2019ensemble des raisons \u00e9voqu\u00e9es ci-dessus, l\u2019activit\u00e9 de menuiserie n\u2019est pas incompatible avec le voisinage\u201d \u00bb.<br \/>\n       En outre, l\u2019acte attaqu\u00e9 est notamment assorti des conditions suivantes :<br \/>\n       \u00ab Le titulaire du permis devra respecter les conditions suivantes :<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       5. respecter la description de l\u2019activit\u00e9 et les mesures prises dans la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement :<br \/>\n       &#8211; utilisation \u00e9pisodique de l\u2019atelier, maximum 2 \u00e0 3 fois par semaine pour une activit\u00e9 compl\u00e9mentaire;<br \/>\n       &#8211; utilisation de la machine\/outil maximum +\/- 40 minutes\/semaine \u00bb.<br \/>\n       62. Une telle motivation expose de mani\u00e8re suffisante et ad\u00e9quate les raisons pour lesquelles l\u2019autorit\u00e9 a estim\u00e9 que l\u2019atelier projet\u00e9 est compatible avec le voisinage, notamment en termes de bruit et nuisances g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l\u2019activit\u00e9 litigieuse. Le requ\u00e9rant n\u2019\u00e9tablit pas que, ce d\u00e9cidant, l\u2019acte attaqu\u00e9 proc\u00e8de d\u2019une erreur manifeste d\u2019appr\u00e9ciation.<br \/>\n       Si le fonctionnaire d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 a consid\u00e9r\u00e9, dans son avis du 11 d\u00e9cembre 2019, que \u00ab la notice d\u2019\u00e9valuation d\u2019incidences et les justifications apport\u00e9es par l\u2019auteur de projet pour la cr\u00e9ation de l\u2019atelier et son utilisation ne sont pas suffisantes au regard de son implantation, de son gabarit et de sa superficie \u00bb et que \u00ab cet atelier n\u2019est manifestement pas un bon am\u00e9nagement des lieux \u00bb, l\u2019autorit\u00e9 d\u00e9livrante pouvait cependant s\u2019\u00e9carter de cette appr\u00e9ciation en justifiant sa propre position. \u00c0 cet \u00e9gard, elle consid\u00e8re que l\u2019implantation de l\u2019atelier est admissible car \u00ab en recul de 50 m\u00e8tres et en contrebas de la voirie \u00bb et qu\u2019au regard de son gabarit et de sa superficie, le b\u00e2timent en projet sera peu visible de la rue des Biolettes, qu\u2019\u00e0 l\u2019arri\u00e8re, il est \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019un bassin d\u2019orage, que des arbres seront plant\u00e9s autour de la parcelle et que la modification du bardage m\u00e9tallique en bardage en bois permet une bonne int\u00e9gration dans le paysage.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 27\/37<br \/>\n       \u00c0 nouveau, comme cela a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 lors de l\u2019analyse de la deuxi\u00e8me branche du deuxi\u00e8me moyen, la circonstance que l\u2019autorit\u00e9 estime que l\u2019implantation de l\u2019atelier est ad\u00e9quate en raison de son recul par rapport \u00e0 la rue des Biolettes et de sa position en contrebas ne signifie pas qu\u2019elle n\u2019a pas eu connaissance de l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du voisinage ni, notamment, eu \u00e9gard \u00e0 la pr\u00e9sence des habitations du lotissement au-del\u00e0 du bassin d\u2019orage jouxtant les parcelles litigieuses.<br \/>\n       Par ailleurs, en affirmant que le gabarit et la superficie de l\u2019atelier sont trop importants \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la parcelle, le requ\u00e9rant tente de substituer son appr\u00e9ciation du bon am\u00e9nagement des lieux \u00e0 celle de l\u2019autorit\u00e9, ce qui ne se peut sauf \u00e0 d\u00e9montrer l\u2019existence d\u2019une erreur manifeste d\u2019appr\u00e9ciation, quod non en l\u2019esp\u00e8ce.<br \/>\n       63. La premi\u00e8re branche du moyen n\u2019est pas fond\u00e9e.<br \/>\n       B. Deuxi\u00e8me branche<br \/>\n       64. Sur la deuxi\u00e8me branche, le requ\u00e9rant critique le motif suivant de l\u2019acte attaqu\u00e9 :<br \/>\n       \u00ab Consid\u00e9rant que les profils du terrain et des futures constructions au 1\/200<br \/>\n       (\u00e9l\u00e9vations droite et gauche) permettent de se rendre compte du faible impact visuel de l\u2019atelier par rapport \u00e0 la voirie et aux habitations de la rue des Biolettes;<br \/>\n       que l\u2019atelier de menuiserie est implant\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 du bassin d\u2019orage du lotissement voisin (absence d\u2019habitation \u00e0 cet endroit) \u00bb.<br \/>\n       Par ce motif, l\u2019auteur de l\u2019acte attaqu\u00e9 consid\u00e8re que l\u2019impact visuel de l\u2019atelier est admissible non seulement \u00e0 l\u2019avant mais \u00e9galement \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la parcelle d\u00e8s lors qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019habitation \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate en raison de l\u2019interposition du bassin d\u2019orage. Il a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9 ci-avant qu\u2019une telle consid\u00e9ration est ad\u00e9quate. La circonstance que, selon le requ\u00e9rant, \u00ab les habitants de la rue Montmagny se trouvent \u00e0 30 m\u00e8tres, juste en face du b\u00e2timent \u00bb, \u00e0 la supposer \u00e9tablie, ne rend pas ce motif erron\u00e9.<br \/>\n       65. Sur l\u2019appr\u00e9ciation des nuisances sonores par la premi\u00e8re partie adverse, celle-ci \u00e9num\u00e8re certaines mesures, telles l\u2019utilisation \u00e9pisodique de l\u2019atelier, la limitation de l\u2019usage de la machine-outil, l\u2019absence de charroi de personnes ext\u00e9rieures et de camions, l\u2019absorption phonique performante des mat\u00e9riaux utilis\u00e9s et la position de atelier, dont elle d\u00e9duit que le projet n\u2019est pas susceptible d\u2019avoir des incidences notables sur l\u2019environnement, notamment en<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 28\/37<br \/>\n       termes de nuisances sonores potentielles, et que l\u2019activit\u00e9 de l\u2019atelier est compatible avec le voisinage.<br \/>\n       Le requ\u00e9rant ne conteste pas le caract\u00e8re performant des mat\u00e9riaux au niveau phonique. Par ailleurs, il ressort du dossier administratif que l\u2019atelier ne comporte qu\u2019une porte de faible superficie par rapport au projet, orient\u00e9e vers la rue des Biolettes, et un lanterneau sur le toit. L\u2019absence d\u2019indication en ce qui concerne \u00ab l\u2019isolation des fen\u00eatres et des portes \u00bb et la circonstance que l\u2019unique porte du b\u00e2timent pourrait \u00eatre occasionnellement ouverte en \u00e9t\u00e9 ne sont pas susceptibles d\u2019\u00e9tablir que l\u2019appr\u00e9ciation port\u00e9e par l\u2019autorit\u00e9 quant \u00e0 la qualit\u00e9 de l\u2019isolation phonique de l\u2019atelier en projet proc\u00e8de d\u2019une erreur manifestement d\u2019appr\u00e9ciation.<br \/>\n       Pour le surplus, rien n\u2019impose \u00e0 l\u2019auteur de la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement de proposer \u00ab une \u00e9valuation des d\u00e9cibels et la comparaison de ceux-ci au regard des normes d\u2019immission en mati\u00e8re de bruit \u00bb.<br \/>\n       66. Enfin, l\u2019acte attaqu\u00e9 n\u2019affirme pas que l\u2019atelier se situe \u00e0 50 m\u00e8tres des habitations de la rue de Biolettes ni qu\u2019il est en recul de 50 m\u00e8tres des habitations de la rue de Montmagny, du lotissement, et donc de l\u2019habitation du requ\u00e9rant. Ce grief manque en fait.<br \/>\n       Par ailleurs, quant au recul de l\u2019atelier sp\u00e9cifiquement par rapport \u00e0 la voirie, il r\u00e9sulte du plan de situation \u00e0 l\u2019\u00e9chelle 1\/250 joint au permis que l\u2019atelier est situ\u00e9 \u00e0 une cinquantaine de m\u00e8tres de la rue des Biolettes, en sorte que la motivation de l\u2019acte attaqu\u00e9, en tant qu\u2019il situe \u00ab la position de l\u2019atelier, en recul de 50 m\u00e8tres et en contrebas de la voirie \u00bb, est ad\u00e9quate quant \u00e0 ce.<br \/>\n       67. La deuxi\u00e8me branche du moyen n\u2019est pas fond\u00e9e.<br \/>\n       C. Troisi\u00e8me branche<br \/>\n       68. Sur la troisi\u00e8me branche, l\u2019article D.IV.53, alin\u00e9as 1er et 2, du CoDT<br \/>\n       dispose comme il suit :<br \/>\n       \u00ab Sur la base d\u2019une motivation ad\u00e9quate, le permis peut \u00eatre refus\u00e9, d\u00e9livr\u00e9 avec ou sans conditions, avec ou sans charges d\u2019urbanisme ou consentir des d\u00e9rogations ou des \u00e9carts pr\u00e9vus au pr\u00e9sent Code.<br \/>\n       Les conditions sont n\u00e9cessaires soit \u00e0 l\u2019int\u00e9gration du projet \u00e0 l\u2019environnement b\u00e2ti et non b\u00e2ti, soit \u00e0 la faisabilit\u00e9 du projet, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 sa mise en \u0153uvre et \u00e0 son exploitation \u00bb.<br \/>\n       Il est constant que les conditions qui assortissent un permis d\u2019urbanisme doivent \u00eatre pr\u00e9cises et limit\u00e9es quant \u00e0 leur objet, et ne porter que sur des \u00e9l\u00e9ments secondaires et accessoires. Elles ne peuvent laisser place \u00e0 une appr\u00e9ciation dans ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 XIII &#8211; 8921 &#8211; 29\/37<br \/>\n       leur ex\u00e9cution ni quant \u00e0 l\u2019opportunit\u00e9 de s\u2019y conformer ni dans la mani\u00e8re dont elles doivent \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9es. Ainsi, elles ne peuvent pas imposer le d\u00e9p\u00f4t de plans modificatifs ou compl\u00e9mentaires post\u00e9rieurement \u00e0 la d\u00e9livrance du permis, ou se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement futur ou incertain ou dont la r\u00e9alisation d\u00e9pend d\u2019un tiers ou d\u2019une autre autorit\u00e9. Ces diverses limites \u00e0 l\u2019admissibilit\u00e9 des conditions assortissant la d\u00e9livrance d\u2019un permis sont cumulatives de sorte que si une condition ne satisfait pas \u00e0 l\u2019une ou \u00e0 l\u2019autre d\u2019entre elles, elle ne peut pas \u00eatre admise.<br \/>\n       En l\u2019esp\u00e8ce, le requ\u00e9rant conteste les conditions suivantes du permis d\u2019urbanisme litigieux :<br \/>\n       \u00ab Le titulaire du permis devra respecter les conditions suivantes :<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       5. respecter la description de l\u2019activit\u00e9 et les mesures prises dans la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement :<br \/>\n       &#8211; utilisation \u00e9pisodique de l\u2019atelier, maximum 2 \u00e0 3 fois par semaine pour une activit\u00e9 compl\u00e9mentaire;<br \/>\n       &#8211; utilisation de la machine\/outil maximum +\/- 40 minutes\/semaine \u00bb.<br \/>\n       Ces conditions respectent les limites jurisprudentielles qui viennent d\u2019\u00eatre rappel\u00e9es. En affirmant qu\u2019il est impossible de v\u00e9rifier leur mise en \u0153uvre, le requ\u00e9rant critique en r\u00e9alit\u00e9 l\u2019ex\u00e9cution du permis d\u2019urbanisme et non sa l\u00e9galit\u00e9, ce qui exc\u00e8de les comp\u00e9tences du Conseil d\u2019\u00c9tat.<br \/>\n       69. La troisi\u00e8me branche du moyen est partiellement irrecevable et n\u2019est pas fond\u00e9e pour le surplus.<br \/>\n       70. Le troisi\u00e8me moyen est partiellement irrecevable et n\u2019est fond\u00e9 en aucune de ses branches, pour le surplus.<br \/>\n       X. Quatri\u00e8me moyen<br \/>\n       X.1. Th\u00e8se de la partie requ\u00e9rante<br \/>\n       A. Requ\u00eate en annulation<br \/>\n       71. Le requ\u00e9rant prend un quatri\u00e8me moyen de la violation des articles D.IV.40, D.IV.42, \u00a7 3, et D.VIII.6, alin\u00e9a 4, du CoDT, du devoir de minutie, du principe g\u00e9n\u00e9ral de bonne administration, ainsi que de l\u2019erreur manifeste d\u2019appr\u00e9ciation.<br \/>\n       72. D\u00e8s lors que de nouveaux plans et un compl\u00e9ment de notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s apr\u00e8s la cl\u00f4ture de la proc\u00e9dure d\u2019annonce de projet, il rappelle qu\u2019il y a lieu de v\u00e9rifier si des ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 XIII &#8211; 8921 &#8211; 30\/37<br \/>\n       modifications fondamentales apport\u00e9es au projet n\u2019ont pas compromis l\u2019effet utile de l\u2019annonce de projet tenue pr\u00e9c\u00e9demment.<br \/>\n       Reproduisant la disposition de l\u2019article D.IV.42, \u00a7 3, du CoDT, il consid\u00e8re que, ne f\u00fbt-ce qu\u2019\u00e0 propos de la modification des plans, la motivation de l\u2019acte attaqu\u00e9 pour \u00e9viter la tenue d\u2019une nouvelle annonce de projet est inexacte puisqu\u2019il y a un impact visuel sur les maisons du lotissement, quant \u00e0 l\u2019aspect du b\u00e2timent.<br \/>\n       Il reproche ensuite \u00e0 la premi\u00e8re partie adverse de ne pas avoir port\u00e9 les nouveaux \u00e9l\u00e9ments relatifs \u00e0 la compatibilit\u00e9 du projet avec le voisinage \u00e0 la connaissance des r\u00e9clamants. \u00c0 son estime, tout r\u00e9clamant devait avoir la possibilit\u00e9 d\u2019examiner ces \u00e9l\u00e9ments nouveaux relatifs \u00e0 l\u2019activit\u00e9 de l\u2019atelier et \u00e0 son impact sur le voisinage, ind\u00e9pendamment du d\u00e9p\u00f4t de nouveaux plans. Il consid\u00e8re que l\u2019avis du coll\u00e8ge communal d\u00e9montre que les informations initiales \u00e9taient totalement lacunaires sur ce point et qu\u2019en ne soumettant pas la nouvelle analyse plus d\u00e9taill\u00e9e et plus compl\u00e8te aux r\u00e9clamants, ceux-ci n\u2019ont pas pu critiquer, de mani\u00e8re utile, l\u2019activit\u00e9 de l\u2019atelier et son impact sur le voisinage.<br \/>\n       B. Dernier m\u00e9moire<br \/>\n       73. Dans son dernier m\u00e9moire, il conteste que les modifications apport\u00e9es au projet, de port\u00e9e limit\u00e9e, ne portent pas atteinte \u00e0 l\u2019objet, \u00e0 l\u2019\u00e9conomie g\u00e9n\u00e9rale et aux caract\u00e9ristiques substantielles du projet, d\u00e8s lors que le b\u00e2timent est visible \u00e0 moins de 30 m\u00e8tres d\u2019une voire deux propri\u00e9t\u00e9s voisines, que les informations compl\u00e9mentaires sont essentielles pour la question acoustique et qu\u2019il s\u2019agit, partant, d\u2019une caract\u00e9ristique substantielle du projet d\u2019atelier de menuiserie.<br \/>\n       X.2. Examen<br \/>\n       74. L\u2019article D.IV.42 du CoDT dispose comme il suit :<br \/>\n       \u00ab \u00a7 1er. Pr\u00e9alablement \u00e0 la d\u00e9cision, le demandeur peut produire des plans modificatifs et un compl\u00e9ment corollaire de notice d\u2019\u00e9valuation pr\u00e9alable des incidences ou d\u2019\u00e9tude d\u2019incidences, moyennant l\u2019accord :<br \/>\n       1\u00b0 du coll\u00e8ge communal lorsqu\u2019il est l\u2019autorit\u00e9 comp\u00e9tente;<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       \u00a7 2. Les plans modificatifs et le compl\u00e9ment de notice d\u2019\u00e9valuation pr\u00e9alable peuvent \u00eatre soumis \u00e0 de nouvelles mesures de publicit\u00e9 par l\u2019entremise de la commune et \u00e0 l\u2019avis des services ou commissions qui ont \u00e9t\u00e9 consult\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment au cours de la proc\u00e9dure. Dans ce cas, le demandeur en est inform\u00e9.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 31\/37<br \/>\n       Lorsque les plans modificatifs sont accompagn\u00e9s d\u2019un compl\u00e9ment d\u2019\u00e9tude d\u2019incidences, ils sont soumis \u00e0 de nouvelles mesures de publicit\u00e9 par l\u2019entremise de la commune et \u00e0 l\u2019avis des services ou commissions qui ont \u00e9t\u00e9 consult\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment au cours de la proc\u00e9dure. Le demandeur en est inform\u00e9.<br \/>\n       \u00a7 3. Les mesures particuli\u00e8res de publicit\u00e9 et la consultation des services et commissions pr\u00e9cit\u00e9s ne sont pas requises :<br \/>\n       1\u00b0 lorsque la modification projet\u00e9e r\u00e9sulte d\u2019une proposition contenue dans les observations ou r\u00e9clamations faites lors de l\u2019enqu\u00eate publique ou pendant la p\u00e9riode d\u2019annonce de projet ou qui s\u2019y rattache directement;<br \/>\n       2\u00b0 lorsque la modification projet\u00e9e n\u2019a qu\u2019une port\u00e9e limit\u00e9e et ne porte pas atteinte \u00e0 l\u2019objet et \u00e0 l\u2019\u00e9conomie g\u00e9n\u00e9rale du projet et \u00e0 ses caract\u00e9ristiques substantielles \u00bb.<br \/>\n       75. L\u2019acte attaqu\u00e9 comporte notamment les consid\u00e9rations suivantes :<br \/>\n       \u00ab Consid\u00e9rant que l\u2019analyse du coll\u00e8ge sur la demande initiale \u00e9tait la suivante :<br \/>\n       \u201c[&#8230;]<br \/>\n       Consid\u00e9rant que la notice d\u2019\u00e9valuation pr\u00e9alable des incidences sur l\u2019environnement n\u2019examine pas de mani\u00e8re pr\u00e9cise les incidences probables du projet sur l\u2019environnement, et plus particuli\u00e8rement sur les potentielles nuisances sonores et le possible charroi engendr\u00e9s par l\u2019atelier de menuiserie;<br \/>\n       que tenant compte de son contenu, des plans et autres documents constitutifs du dossier et eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019article D.68, \u00a7 1er, du Code wallon sur l\u2019environnement, il est impossible pour le coll\u00e8ge \u00e0 ce stade de d\u00e9terminer si le projet (atelier de menuiserie) est susceptible ou non d\u2019avoir des incidences notables sur l\u2019environnement et sur le voisinage;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement doit reprendre clairement les caract\u00e9ristiques du projet (atelier de menuiserie), ainsi que les mesures prises pour limiter les incidences directes ou indirectes du projet sur les facteurs suivants :<br \/>\n       a) la population et la sant\u00e9 humaine;<br \/>\n       b) la biodiversit\u00e9, en accordant une attention particuli\u00e8re aux esp\u00e8ces et aux habitats prot\u00e9g\u00e9s au titre de la directive 92\/43\/CEE et de la directive 2009\/147\/CE;<br \/>\n       c) les terres, le sol, le sous-sol, l\u2019eau, l\u2019air, le bruit, les vibrations, la mobilit\u00e9, l\u2019\u00e9nergie et le climat;<br \/>\n       d) les biens mat\u00e9riels, le patrimoine culturel et le paysage;<br \/>\n       e) l\u2019interaction entre les facteurs vis\u00e9s aux points a) \u00e0 d);<br \/>\n       Consid\u00e9rant qu\u2019\u00e0 ce stade, le coll\u00e8ge est dans l\u2019incapacit\u00e9 d\u2019appr\u00e9cier la pertinence et la l\u00e9gitimit\u00e9 des r\u00e9clamations \u00e9mises dans le cadre de l\u2019annonce de projet, ainsi que les remarques \u00e9mises par la CCATM; qu\u2019il ne peut d\u00e8s lors se prononcer sur le projet sans avoir en sa possession une notice des incidences sur l\u2019environnement plus d\u00e9taill\u00e9e et plus compl\u00e8te\u201d.<br \/>\n       Consid\u00e9rant que, suite \u00e0 cette analyse, en date du 22\/10\/2019, le coll\u00e8ge a rendu un avis favorable sur la construction de l\u2019habitation et un avis d\u00e9favorable sur la construction de l\u2019atelier \u00e0 ce stade;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019art. D.IV.42, le coll\u00e8ge a donn\u00e9 son accord au demandeur pour produire des plans modificatifs et un compl\u00e9ment corollaire de notice d\u2019\u00e9valuation des incidences afin d\u2019apporter des pr\u00e9cisions sur les incidences probables de l\u2019activit\u00e9 de la menuiserie sur le voisinage et l\u2019environnement;<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 32\/37<br \/>\n       Consid\u00e9rant qu\u2019en outre, le coll\u00e8ge a \u00e9mis les conditions suivantes :<br \/>\n       \u2022 un \u00e9chantillon des briques sera soumis pour approbation pr\u00e9alable \u00e0 l\u2019octroi du permis;<br \/>\n       \u2022 proposer pour l\u2019atelier un autre rev\u00eatement de fa\u00e7ade que le bardage m\u00e9tallique, afin que celui-ci soit davantage adapt\u00e9 au cadre b\u00e2ti r\u00e9sidentiel. Les mat\u00e9riaux mis en \u0153uvre devront pr\u00e9senter des performances acoustiques \u00e9lev\u00e9es afin de r\u00e9duire le bruit induit par l\u2019activit\u00e9 de la menuiserie. Des fiches techniques d\u00e9taill\u00e9es devront \u00eatre fournies;<br \/>\n       \u2022 obligatoirement conserver les 6 emplacements de parking r\u00e9serv\u00e9s pour les logements existants au n\u00b0 17;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que le demandeur a produit des plans modificatifs en date du 29\/10\/2019 ayant fait l\u2019objet, en application de l\u2019article D.IV.43 du Code, d\u2019un accus\u00e9 de r\u00e9ception dat\u00e9 du 31\/10\/2019; que les documents et plans modificatifs sont les suivants :<br \/>\n       &#8211; la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement compl\u00e9t\u00e9e de mani\u00e8re pr\u00e9cise en ce qui concerne les effets du projet sur l\u2019environnement, les modes de transport pr\u00e9vus, les nuisances sonores pour le voisinage et les mesures prises en vue d\u2019\u00e9viter et de r\u00e9duire les nuisances engendr\u00e9es par l\u2019activit\u00e9 de l\u2019atelier de menuiserie;<br \/>\n       &#8211; les fiches techniques des diff\u00e9rents mat\u00e9riaux mis en \u0153uvre pour l\u2019atelier afin d\u2019assurer une absorption phonique performante (blocs de b\u00e9ton creux, isolation de laine de roche, toiture en panneaux sandwich,\u2026);<br \/>\n       &#8211; les plans modifi\u00e9s de l\u2019atelier avec la mise en \u0153uvre de ces mat\u00e9riaux et d\u2019un bardage en bois pour le parement ext\u00e9rieur;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que la notice d\u2019\u00e9valuation pr\u00e9alable des incidences sur l\u2019environnement examine de mani\u00e8re particuli\u00e8rement concr\u00e8te et pr\u00e9cise les incidences probables du projet sur l\u2019environnement; que tenant compte de son contenu, des plans et autres documents constitutifs du dossier et eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019article D.68, \u00a7 1er, du Code wallon sur l\u2019environnement, il y a lieu de consid\u00e9rer que le projet n\u2019est pas susceptible d\u2019avoir des incidences notables sur l\u2019environnement pour les motifs suivants :<br \/>\n       &#8211; utilisation \u00e9pisodique de l\u2019atelier (activit\u00e9 compl\u00e9mentaire et secondaire, 2 \u00e0 3<br \/>\n       fois par semaine);<br \/>\n       &#8211; la machine-outil est en activit\u00e9 +\/- 40 minutes par semaine ;<br \/>\n       &#8211; l\u2019approvisionnement en bois et le d\u00e9part des produits finis se fait uniquement avec le v\u00e9hicule et la remorque du demandeur (pas de charroi de personnes ext\u00e9rieures, pas de transport par camions,\u2026);<br \/>\n       &#8211; mise en \u0153uvre de mat\u00e9riaux pr\u00e9sentant une absorption phonique performante;<br \/>\n       &#8211; position de l\u2019atelier, en recul de 50 m\u00e8tres et en contrebas de la voirie;<br \/>\n       &#8211; conservation du nombre d\u2019emplacements de parking r\u00e9serv\u00e9s pour les logements existants (3X2);<br \/>\n       Consid\u00e9rant le caract\u00e8re complet du contenu de la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement y compris les caract\u00e9ristiques du projet et les mesures pour limiter les incidences directes ou indirectes du projet sur les facteurs suivants :<br \/>\n       a) la population et la sant\u00e9 humaine [\u2026];<br \/>\n       Consid\u00e9rant que les documents modificatifs permettent d\u2019\u00e9valuer l\u2019impact de l\u2019activit\u00e9 de la menuiserie sur le voisinage et l\u2019environnement;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que toutes les remarques \u00e9mises dans les r\u00e9clamations et par la CCATM ont \u00e9t\u00e9 prises en consid\u00e9ration et ont fait l\u2019objet de r\u00e9ponses et de mesures dans la notice d\u2019\u00e9valuation des incidences sur l\u2019environnement;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que pour l\u2019ensemble des raisons \u00e9voqu\u00e9es ci-dessus, l\u2019activit\u00e9 de menuiserie n\u2019est pas incompatible avec le voisinage \u00bb.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 33\/37<br \/>\n       76. En l\u2019esp\u00e8ce, les modifications apport\u00e9es au projet apr\u00e8s la cl\u00f4ture des mesures de publicit\u00e9 portent sur les mat\u00e9riaux retenus pour la construction de l\u2019atelier et son parement. L\u2019autorit\u00e9 communale a impos\u00e9 l\u2019utilisation de mat\u00e9riaux pr\u00e9sentant des performances acoustiques \u00e9lev\u00e9es et la production de fiches techniques, ainsi qu\u2019un parement en bois, pour r\u00e9pondre aux r\u00e9clamations portant sur les nuisances sonores et visuelles de l\u2019atelier. En cons\u00e9quence, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article D.IV.42, \u00a7 3, 1\u00b0, du CoDT, une nouvelle annonce de projet n\u2019\u00e9tait pas requise.<br \/>\n       Par ailleurs, l\u2019auteur de l\u2019acte attaqu\u00e9 ne devait pas v\u00e9rifier en outre si les modifications apport\u00e9es au projet n\u2019ont qu\u2019une port\u00e9e limit\u00e9e et ne portent pas atteinte \u00e0 l\u2019objet et \u00e0 l\u2019\u00e9conomie g\u00e9n\u00e9rale du projet et \u00e0 ses caract\u00e9ristiques substantielles, d\u00e8s lors que les hypoth\u00e8ses vis\u00e9es par l\u2019article D.IV.42, \u00a7 3, du CoDT<br \/>\n       ne sont pas cumulatives.<br \/>\n       Pour le surplus, les r\u00e8gles de droit vis\u00e9es au moyen n\u2019imposaient pas \u00e0 l\u2019autorit\u00e9, alors qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas requis de recommencer les mesures de publicit\u00e9, de communiquer aux r\u00e9clamants, par un autre biais, les informations compl\u00e9mentaires produites par le demandeur de permis.<br \/>\n       77. Le quatri\u00e8me moyen n\u2019est pas fond\u00e9.<br \/>\n       XI. Cinqui\u00e8me moyen<br \/>\n       XI.1. Th\u00e8se de la partie requ\u00e9rante<br \/>\n       A. Requ\u00eate en annulation<br \/>\n       78. Le requ\u00e9rant prend un cinqui\u00e8me moyen de la violation des principes g\u00e9n\u00e9raux de droit d\u2019impartialit\u00e9, de bonne administration, de l\u00e9gitime confiance, du devoir de minutie, ainsi que de la contradiction dans les motifs.<br \/>\n       79. Il rel\u00e8ve qu\u2019un \u00e9chevin du coll\u00e8ge communal de Sprimont est le p\u00e8re de la partie intervenante et que l\u2019acte attaqu\u00e9 mentionne que celui-ci, \u00ab int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la discussion et au vote, se retire sur ce point \u00bb. Il remet cette affirmation en cause d\u00e8s lors qu\u2019il ressort de l\u2019extrait du registre des d\u00e9lib\u00e9rations du conseil [lire : coll\u00e8ge]<br \/>\n       communal que cette personne y figure. Il en d\u00e9duit que les indications du permis attaqu\u00e9 ne permettent pas de comprendre pourquoi son nom a \u00e9t\u00e9 maintenu \u00ab en t\u00eate du permis \u00bb, en la s\u00e9ance du 23 d\u00e9cembre 2019, ni de s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019a pas particip\u00e9 \u00e0 la discussion, au vote ou \u00e0 la signature du permis.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 34\/37<br \/>\n       B. M\u00e9moire en r\u00e9plique et ampliatif<br \/>\n       80. En r\u00e9plique, il maintient qu\u2019\u00e0 la lecture de la page 1 du permis, le p\u00e8re de la partie intervenante est indiqu\u00e9 comme pr\u00e9sent et \u00ab participant au coll\u00e8ge \u00bb. Il pr\u00e9cise que c\u2019est avant le dispositif mais apr\u00e8s la motivation que l\u2019acte attaqu\u00e9 indique qu\u2019il se retire, et qu\u2019aucune information n\u2019est apport\u00e9e quant au fait qu\u2019il a ou non assist\u00e9, particip\u00e9 \u00e0 la discussion et contribu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9daction de l\u2019avis du coll\u00e8ge ant\u00e9rieur \u00e0 la d\u00e9cision.<br \/>\n       Il souligne que si l\u2019\u00e9chevin en cause ne s\u2019est retir\u00e9 que pour le vote et la prise de d\u00e9cision mais a particip\u00e9 aux discussions, que ce soit pour l\u2019avis ou la d\u00e9cision elle-m\u00eame, l\u2019acte attaqu\u00e9 est ill\u00e9gal. Il ajoute que l\u2019affirmation qu\u2019il s\u2019est retir\u00e9 pour l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du point en ce compris la d\u00e9lib\u00e9ration n\u2019est pas d\u00e9montr\u00e9e, de sorte qu\u2019il y a doute et que le moyen est, partant, fond\u00e9.<br \/>\n       XI.2. Examen<br \/>\n       81. Il n\u2019est pas contest\u00e9 que l\u2019\u00e9chevin mis en cause est le p\u00e8re de la partie intervenante.<br \/>\n       L\u2019extrait du registre aux d\u00e9lib\u00e9rations du coll\u00e8ge communal relatif \u00e0 l\u2019examen du permis d\u2019urbanisme en s\u00e9ance du 23 d\u00e9cembre 2019 n\u2019est pas produit par les parties, malgr\u00e9 l\u2019observation faite \u00e0 cet \u00e9gard par l\u2019auditeur rapporteur.<br \/>\n       Lorsque le requ\u00e9rant affirme que le nom de l\u2019\u00e9chevin concern\u00e9 figure en \u00ab page 1 de l\u2019acte attaqu\u00e9 \u00bb et y est indiqu\u00e9 comme pr\u00e9sent, il renvoie, \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, non au permis d\u2019urbanisme lui-m\u00eame qui ne contient pas une telle mention mais \u00e0 cet extrait du registre aux d\u00e9lib\u00e9rations du coll\u00e8ge communal. \u00c0 l\u2019instar de l\u2019extrait du registre aux d\u00e9lib\u00e9rations \u00e9tabli apr\u00e8s la s\u00e9ance du 5 novembre 2019 lors de laquelle le coll\u00e8ge communal a \u00e9mis un avis favorable conditionnel sur la demande, il doit en effet avoir indiqu\u00e9 le nom des participants \u00e0 la s\u00e9ance du coll\u00e8ge communal.<br \/>\n       L\u2019acte attaqu\u00e9 indique ce qui suit :<br \/>\n       \u00ab M. Moray, int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la discussion et au vote, se retire, pour ce point \u00bb.<br \/>\n       Selon la requ\u00eate, l\u2019extrait du registre aux d\u00e9lib\u00e9rations du coll\u00e8ge communal relatif \u00e0 la d\u00e9lib\u00e9ration 23 d\u00e9cembre 2019, comporte la m\u00eame mention.<br \/>\n       Elle figure \u00e9galement dans l\u2019extrait du registre aux d\u00e9lib\u00e9rations du coll\u00e8ge communal de la s\u00e9ance du 5 novembre 2019 pr\u00e9cit\u00e9e.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 35\/37<br \/>\n       De tels documents \u00e9manant d\u2019une autorit\u00e9 communale font foi jusqu\u2019\u00e0 inscription de faux. Le requ\u00e9rant ne soutient pas avoir mis en \u0153uvre la proc\u00e9dure en inscription de faux \u00e0 l\u2019encontre des actes authentiques qu\u2019il critique. \u00c0 d\u00e9faut de ce faire, les constatations qui y sont consign\u00e9es doivent \u00eatre tenues pour conformes \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9.<br \/>\n       Il en r\u00e9sulte que si le p\u00e8re de la partie intervenante \u00e9tait pr\u00e9sent lors de la s\u00e9ance du coll\u00e8ge communal du 23 d\u00e9cembre 2019 et a particip\u00e9 aux autres points inscrits \u00e0 l\u2019ordre du jour, il s\u2019est retir\u00e9 sp\u00e9cifiquement de la s\u00e9ance, lors de l\u2019examen par le coll\u00e8ge communal du point relatif au permis litigieux, tant pour la discussion que pour le vote ayant abouti \u00e0 l\u2019octroi de l\u2019acte attaqu\u00e9.<br \/>\n       82. Le cinqui\u00e8me moyen n\u2019est pas fond\u00e9.<br \/>\n       PAR CES MOTIFS, LE CONSEIL D\u2019\u00c9TAT D\u00c9CIDE :<br \/>\n       Article 1er.<br \/>\n       Il est donn\u00e9 acte de la reprise d\u2019instance par K.H.<br \/>\n       Article 2.<br \/>\n       La requ\u00eate est rejet\u00e9e.<br \/>\n       Article 3.<br \/>\n       La contribution pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 66, 6\u00b0, du r\u00e8glement g\u00e9n\u00e9ral de proc\u00e9dure, liquid\u00e9e \u00e0 la somme de 20 euros, est mise \u00e0 la charge des parties requ\u00e9rantes, \u00e0 concurrence de 10 euros chacune.<br \/>\n       Les autres d\u00e9pens, liquid\u00e9s \u00e0 la somme de 550 euros, sont mis \u00e0 la charge des parties requ\u00e9rantes, \u00e0 concurrence de 200 euros chacune, et \u00e0 la charge de la partie intervenante, \u00e0 concurrence de 150 euros.<br \/>\n       Ainsi prononc\u00e9 \u00e0 Bruxelles le 29 juillet 2024, par la XIIIe chambre du Conseil d\u2019\u00c9tat, compos\u00e9e de :<br \/>\n       Colette Debroux, pr\u00e9sident de chambre, Lionel Renders, conseiller d\u2019\u00c9tat, Laure Demez, conseiller d\u2019\u00c9tat, Simon Pochet, greffier.<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 36\/37<br \/>\n       Le Greffier, Le Pr\u00e9sident,<br \/>\n       Simon Pochet Colette Debroux<br \/>\n       XIII &#8211; 8921 &#8211; 37\/37<\/p>\n<p>Document PDF ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466\n       <\/p>\n<p>            Publication(s) li\u00e9e(s)              <\/p>\n<p>citant:<\/p>\n<p>ECLI:BE:GHCC:2015:ARR.103         <\/p>\n<p>        <!-- Commandes de navigation page d\u00e9tail--> <\/p>\n<p>                  Imprimer cette page<br \/>\n          &nbsp; <\/p>\n<p>          Taille d&#8217;impression          <\/p>\n<p>            S<br \/>\n            M<br \/>\n            L<br \/>\n            XL<\/p>\n<p>          &nbsp; <\/p>\n<p>                  Nouvelle recherche JUPORTAL<br \/>\n          &nbsp; <\/p>\n<p>                  Fermer l&#8217;onglet          <\/p>\n<p>        <!-- Fin commandes de navigation page d\u00e9tail --><\/p>\n<p><!-- Action LOG \nfunction JUPORTARecordLogViewDecision  $iubel_id        : 278240\n                                       $action_type     : VIEW\n                                      &amp;$action_startmt  : 1780638605.3557\n                                      &amp;$action_duration : 87\n                                      &amp;$addressipremote : 103.115.10.116\n                                      &amp;$latitude        : '39.0469000'\n                                      &amp;$longitude       : '-77.4903000'\n                                      &amp;$accuracy        : null\n                                      &amp;$altitude        : null\n                                      &amp;$langue_view     : FR\n--><br \/>\n<!-- Action_duration 87 millisec --><br \/>\n      <!-- end of main block (division \"content\") --><\/p>\n<p>    <!-- end of division \"page_main\" --><\/p>\n<p>              &#9993; info-JUPORTAL@just.fgov.be<\/p>\n<p>              &copy;&nbsp; 2017-2026&nbsp;Service ICT &#8211; SPF Justice<\/p>\n<p>  <!-- end of division \"conteneur\" --><\/p>\n<p>  <!-- Balloon system info --><\/p>\n<p>\n          Powered by PHP 8.5.0\n      <\/p>\n<p>\n          Server Software Apache\/2.4.66\n      <\/p>\n<p>\n          == Fluctuat nec mergitur ==\n      <\/p>\n<p>  <!-- Balloon system info --><br \/>\n          <!-- BalloonObjectPrepa Start --><br \/>\n          <!-- BalloonObjectPrepa End --><\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/juportal.be\/content\/ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466\/FR\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>JUPORTAL. L avertissement officiel du portail precise qu il n existe pas de droit d auteur sur les arrets et jugements.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>JUPORTAL Base de donn\u00e9es publique de la jurisprudence belge Imprimer cette page Taille d&#8217;impression S M L XL Nouvelle recherche JUPORTAL Fermer l&#8217;onglet Conseil d&#8217;\u00c9tat Jugement\/arr\u00eat du 29 juillet 2024 No ECLI: ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 No R\u00f4le: A. 230395\/XIII-8921 Affaire: Arr\u00eat 260466 &#8211; Permis d&#8217;urbanisme et permis mixtes &#8211; 29\/07\/2024 Domaine juridique: Droit administratif Date d&#8217;introduction: 2024-08-02 Consultations: 197 &#8211; derni\u00e8re vue&#8230;<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":[],"kji_country":[7731],"kji_court":[149340],"kji_chamber":[],"kji_year":[],"kji_subject":[7660],"kji_keyword":[37305,96915,142492,95855,7736],"kji_language":[7733],"class_list":["post-1135512","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-belgique","kji_court-eclibervsce2024arr-260-466","kji_subject-constitutionnel","kji_keyword-atelier","kji_keyword-attaque","kji_keyword-considerant","kji_keyword-permis","kji_keyword-projet","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.9 (Yoast SEO v27.9) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-260-466\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"en_US\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"JUPORTAL Base de donn\u00e9es publique de la jurisprudence belge Imprimer cette page Taille d&#039;impression S M L XL Nouvelle recherche JUPORTAL Fermer l&#039;onglet Conseil d&#039;\u00c9tat Jugement\/arr\u00eat du 29 juillet 2024 No ECLI: ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 No R\u00f4le: A. 230395\/XIII-8921 Affaire: Arr\u00eat 260466 - Permis d&#039;urbanisme et permis mixtes - 29\/07\/2024 Domaine juridique: Droit administratif Date d&#039;introduction: 2024-08-02 Consultations: 197 - derni\u00e8re vue...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-260-466\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"81 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/jurisprudences\\\/eclibervsce2024arr-260-466\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/jurisprudences\\\/eclibervsce2024arr-260-466\\\/\",\"name\":\"ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-06-18T02:06:42+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/jurisprudences\\\/eclibervsce2024arr-260-466\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"en-US\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/jurisprudences\\\/eclibervsce2024arr-260-466\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/jurisprudences\\\/eclibervsce2024arr-260-466\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/criminal-law-attorneys-in-paris-counsel-and-strategic-defense\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"en-US\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/#organization\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/05\\\/Logo-Kohen-1000.webp\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/05\\\/Logo-Kohen-1000.webp\",\"width\":1000,\"height\":1000,\"caption\":\"Kohen Avocats\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/en\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-260-466\/","og_locale":"en_US","og_type":"article","og_title":"ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466","og_description":"JUPORTAL Base de donn\u00e9es publique de la jurisprudence belge Imprimer cette page Taille d'impression S M L XL Nouvelle recherche JUPORTAL Fermer l'onglet Conseil d'\u00c9tat Jugement\/arr\u00eat du 29 juillet 2024 No ECLI: ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 No R\u00f4le: A. 230395\/XIII-8921 Affaire: Arr\u00eat 260466 - Permis d'urbanisme et permis mixtes - 29\/07\/2024 Domaine juridique: Droit administratif Date d'introduction: 2024-08-02 Consultations: 197 - derni\u00e8re vue...","og_url":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-260-466\/","og_site_name":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Est. reading time":"81 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-260-466\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-260-466\/","name":"ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/#website"},"datePublished":"2026-06-18T02:06:42+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-260-466\/#breadcrumb"},"inLanguage":"en-US","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-260-466\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-260-466\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/criminal-law-attorneys-in-paris-counsel-and-strategic-defense\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jurisprudences","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.466"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/#website","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/","name":"Kohen Avocats","description":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.","publisher":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"en-US"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/#organization","name":"Kohen Avocats","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-US","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Logo-Kohen-1000.webp","contentUrl":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Logo-Kohen-1000.webp","width":1000,"height":1000,"caption":"Kohen Avocats"},"image":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision\/1135512","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision"}],"about":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/kji_decision"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1135512"}],"wp:term":[{"taxonomy":"kji_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/kji_country?post=1135512"},{"taxonomy":"kji_court","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/kji_court?post=1135512"},{"taxonomy":"kji_chamber","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/kji_chamber?post=1135512"},{"taxonomy":"kji_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/kji_year?post=1135512"},{"taxonomy":"kji_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/kji_subject?post=1135512"},{"taxonomy":"kji_keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/kji_keyword?post=1135512"},{"taxonomy":"kji_language","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/kji_language?post=1135512"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}