{"id":1173849,"date":"2026-06-23T00:19:31","date_gmt":"2026-06-22T22:19:31","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-261-724\/"},"modified":"2026-06-23T00:19:31","modified_gmt":"2026-06-22T22:19:31","slug":"eclibervsce2024arr-261-724","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/eclibervsce2024arr-261-724\/","title":{"rendered":"ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.261.724"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">JUPORTAL Base de donn\u00e9es publique de la jurisprudence belge<\/p>\n<p>    <!-- continue here with main block (division \"content\") --><\/p>\n<p>            <!-- Commandes de navigation page d\u00e9tail--> <\/p>\n<p>                  Imprimer cette page<br \/>\n          &nbsp; <\/p>\n<p>          Taille d&#8217;impression          <\/p>\n<p>            S<br \/>\n            M<br \/>\n            L<br \/>\n            XL<\/p>\n<p>          &nbsp; <\/p>\n<p>                  Nouvelle recherche JUPORTAL<br \/>\n          &nbsp; <\/p>\n<p>                  Fermer l&#8217;onglet          <\/p>\n<p>        <!-- Fin commandes de navigation page d\u00e9tail --><\/p>\n<p>        &nbsp;<br \/>\nConseil d&apos;\u00c9tat  <\/p>\n<p>            Jugement\/arr\u00eat du 12 d&eacute;cembre 2024            <\/p>\n<p>No ECLI:<\/p>\n<p>ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.261.724<\/p>\n<p>No R\u00f4le:<\/p>\n<p>A. 243636\/XV-6138<\/p>\n<p>Affaire:<\/p>\n<p>Arr\u00eat 261724 &#8211; Fermetures d\u2019\u00e9tablissements &#8211; 12\/12\/2024<\/p>\n<p>Domaine juridique:<\/p>\n<p>\n Droit administratif<\/p>\n<p>Date d&#8217;introduction:<\/p>\n<p>2024-12-12<\/p>\n<p>Consultations:<\/p>\n<p>124 &#8211; derni\u00e8re vue 2026-06-02 19:19<\/p>\n<p>            Fiche            <\/p>\n<p> Arr\u00eat no 261.724 du 12 d\u00e9cembre 2024 Institutions, Int\u00e9rieur et pouvoirs<br \/>\n        locaux &#8211; Fermetures d&apos;\u00e9tablissements D\u00e9cision :  Ordonn\u00e9e\n    <\/p>\n<p>Th\u00e9saurus Cassation:<\/p>\n<p>CONSEIL D&apos;ETAT\n<\/p>\n<p>Th\u00e9saurus UTU:<\/p>\n<p>DROIT PUBLIC ET ADMINISTRATIF &#8211; CONSEIL D&apos;\u00c9TAT &#8211; Arr\u00eats (Conseil d&apos;\u00c9tat)\n <\/p>\n<p>            Texte de la d\u00e9cision            <\/p>\n<p>ERROR JUPORTARobotRecordLienECLI WARNING ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.261.724 no lien 280473 identiques <\/p>\n<p>\n       CONSEIL D\u2019\u00c9TAT, SECTION DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF<br \/>\n       LE PR\u00c9SIDENT DE LA XVe CHAMBRE SI\u00c9GEANT EN R\u00c9F\u00c9R\u00c9<br \/>\n       no 261.724 du 12 d\u00e9cembre 2024<br \/>\n       A. 243.636\/XV-6138<br \/>\n       En cause : la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e POLAT 26, ayant \u00e9lu domicile chez Me Micha\u00ebl PILCER, avocat, avenue Albert-Elisabeth 46<br \/>\n       1200 Bruxelles,<br \/>\n       contre :<br \/>\n       la commune de Saint-Josse-ten-Noode, repr\u00e9sent\u00e9e par son coll\u00e8ge des bourgmestre et \u00e9chevins, ayant \u00e9lu domicile chez Mes Eva LIPPENS et Marc UYTTENDAELE, avocats, rue de la Source 68<br \/>\n       1060 Bruxelles.<br \/>\n       &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br \/>\n       I. Objet de la requ\u00eate<br \/>\n       Par une requ\u00eate introduite le 29 novembre 2024, la partie requ\u00e9rante demande la suspension, selon la proc\u00e9dure d\u2019extr\u00eame urgence, de l\u2019ex\u00e9cution de \u00ab la d\u00e9cision prise par arr\u00eat\u00e9 de police du bourgmestre de la commune [de] Saint-Josse-<br \/>\n       ten-Noode du 13 novembre 2024 de fermer [son] \u00e9tablissement [\u2026], portant l\u2019enseigne \u201cSeven\u201d, pour une dur\u00e9e de 4 mois \u00bb et de \u00ab l\u2019\u00e9ventuelle d\u00e9cision de confirmation, de date inconnue, du coll\u00e8ge des bourgmestre et \u00e9chevins de la commune Saint-Josse-ten-Noode \u00bb.<br \/>\n       II. Proc\u00e9dure<br \/>\n       Par une ordonnance du 3 d\u00e9cembre 2024, l\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e \u00e0 l\u2019audience du 10 d\u00e9cembre 2024.<br \/>\n       La partie adverse a d\u00e9pos\u00e9 une note d\u2019observations et le dossier administratif.<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 1\/15<br \/>\n       M. Marc Joassart, conseiller d\u2019\u00c9tat, pr\u00e9sident f.f., a expos\u00e9 son rapport.<br \/>\n       Me Micha\u00ebl Pilcer, avocat, comparaissant pour la partie requ\u00e9rante, et Me Eva Lippens, avocat, comparaissant pour la partie adverse, ont \u00e9t\u00e9 entendus en leurs observations.<br \/>\n       M. Benoit Cuvelier, premier auditeur chef de section au Conseil d\u2019\u00c9tat, a \u00e9t\u00e9 entendu en son avis conforme.<br \/>\n       Il est fait application des dispositions relatives \u00e0 l\u2019emploi des langues, inscrites au titre VI, chapitre II, des lois sur le Conseil d\u2019\u00c9tat, coordonn\u00e9es le 12 janvier 1973.<br \/>\n       III. Faits<br \/>\n       Il y a lieu de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 l\u2019expos\u00e9 des faits de l\u2019arr\u00eat n\u00b0 260.469 du 30 juillet 2024 (ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.469) et de le compl\u00e9ter par les \u00e9l\u00e9ments suivants :<br \/>\n       1. Le 23 septembre 2024, un contr\u00f4le de police a lieu dans l\u2019\u00e9tablissement de la partie requ\u00e9rante. Un rapport est r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 la suite de ce contr\u00f4le et contient les \u00e9l\u00e9ments suivants :<br \/>\n       \u00ab Relation des faits Ce jour, le 23\/09\/2024 \u00e0 05.14 heures la patrouille mobile Bruno341, compos\u00e9e des inspecteurs de police [D.], [H.] et [V.D.V.], est requise par notre dispatching zonal afin de se rendre au bar &#8220;Le Seven&#8221; situ\u00e9 chauss\u00e9e d\u2019Haecht 27 \u00e0 1210<br \/>\n       Saint-Josse-Ten-Noode.<br \/>\n       \u00c0 leur arriv\u00e9e sur place \u00e0 05.37 heures devant le num\u00e9ro 27, au bar Le Seven, alors que l\u2019\u00e9quipe se trouve encore dans leur v\u00e9hicule de service, fen\u00eatres ferm\u00e9es, l\u2019\u00e9quipe entend de la musique depuis la voie publique. L\u2019\u00e9quipe localise directement la provenance de celle-ci \u00e0 savoir le chicha bar Le Seven.<br \/>\n       Alors que l\u2019\u00e9quipe arrive face \u00e0 la porte d\u2019entr\u00e9e, celle-ci est ouverte. L\u2019\u00e9quipe rentre dans l\u2019\u00e9tablissement et constate directement la pr\u00e9sence d\u2019un &#8220;DJ&#8221;, un homme qui semblait \u00eatre un portier, diff\u00e9rentes tables occup\u00e9es par des clients qui ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 par l\u2019\u00e9quipe.<br \/>\n       L\u2019\u00e9quipe fait imm\u00e9diatement cesser le tapage au vu de l\u2019heure et de la g\u00eane occasionn\u00e9e depuis la voie publique.<br \/>\n       Dans le bar l\u2019\u00e9quipe essaye d\u2019identifier un g\u00e9rant ou un responsable et il s\u2019av\u00e8re qu\u2019aucune des personnes pr\u00e9sentes ne sait nous dire qui est le responsable ou le g\u00e9rant de l\u2019\u00e9tablissement.<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 2\/15<br \/>\n       Dans le bar l\u2019\u00e9quipe retrouve trois personnes qui consomment des ballons devant les inspecteurs avec chacun une bonbonne qui se trouve devant eux. L\u2019un d\u2019entre eux continue \u00e0 consommer les ballons malgr\u00e9 les injonctions des intervenants.<br \/>\n       Les personnes se trouvent clairement dans un \u00e9tat euphorisant.<br \/>\n       Sur l\u2019une des tables occup\u00e9es par les clients l\u2019\u00e9quipe a leur attention attir\u00e9e par un homme qui est occup\u00e9 de consommer un ballon contenant du protoxyde d\u2019azote et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui sur la table se trouve 3 bombonnes ainsi que des ballons pr\u00eats \u00e0 \u00eatre gonfl\u00e9 \u00e0 l\u2019aide du gaz. Ce dernier est identifi\u00e9 comme \u00e9tant le nomm\u00e9 [M.I.].<br \/>\n       L\u2019int\u00e9ress\u00e9 nous explique qu\u2019il est le responsable pour la soir\u00e9e.<br \/>\n       Suite \u00e0 l\u2019usage de protoxyde d\u2019azote dans l\u2019\u00e9tablissement, nous dressons le proc\u00e8s-verbal initial BR.[\u2026] dd. 23\/09\/2024.<br \/>\n       Vu diff\u00e9rentes constatations l\u2019\u00e9quipe fait \u00e9vacuer le bar afin de maintenir une tranquillit\u00e9 publique. L\u2019\u00e9quipe prend contact avec le superviser de terrain l\u2019inspecteur principal de police [C.] qui arrive sur place et qui proc\u00e8de la privation de libert\u00e9 judiciaire de [M.I.].<br \/>\n       Notons que le tapage provenant de cet \u00e9tablissement est r\u00e9current et il est en lien avec les agissements des clients dans l\u2019\u00e9tablissement. Pour le tapage nocturne du 23\/09\/2024, nous avons dress\u00e9 le proc\u00e8s-verbal BR.[\u2026] dd. 23\/09\/2024.<br \/>\n       Depuis le mois de juin nous avons dress\u00e9 les proc\u00e8s-verbaux suivants suite au tapage nocturne provenant de l\u2019\u00e9tablissement qui est en lien avec les activit\u00e9s provenant de l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9tablissement :<br \/>\n       &#8211; BR.[\u2026] dd. 23\/09\/2024<br \/>\n       &#8211; BR.[\u2026] dd. 01\/09\/2024<br \/>\n       &#8211; BR.[\u2026] dd. 19\/08\/2024<br \/>\n       &#8211; BR.[\u2026] dd. 11\/09\/2024<br \/>\n       &#8211; BR.[\u2026] dd. 17\/06\/2024<br \/>\n       Les appelants concernant les faits sont des riverains qui doivent \u00e0 plusieurs reprises contacter nos services en raison des nuisances sonores nocturnes qui proviennent de l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9tablissement.<br \/>\n       L\u2019\u00e9tablissement a fait plusieurs fois l\u2019objet d\u2019une fermeture administrative pour cesser la perturbation de l\u2019ordre publique.<br \/>\n       L\u2019\u00e9tablissement a fait \u00e9galement plusieurs fois l\u2019objet d\u2019une fermeture judiciaire pour la vente et pour l\u2019usage de protoxyde d\u2019azote dans l\u2019\u00e9tablissement et pour faciliter l\u2019usage de stup\u00e9fiants dans l\u2019\u00e9tablissement. Nous avons dress\u00e9 les proc\u00e8s-verbaux suivants \u00e0 ce sujet :<br \/>\n       &#8211; BR.[\u2026] dd. 15\/04\/2024<br \/>\n       &#8211; BR.[\u2026] dd. 12\/06\/2024<br \/>\n       &#8211; BR.[\u2026] dd. 22\/08\/2024.<br \/>\n       Mesures prises Sur la base des faits susmentionn\u00e9s, nous constatons que le g\u00e9rant facilite l\u2019usage de protoxyde d\u2019azote dans son \u00e9tablissement. Il est \u00e9galement \u00e9tabli que le g\u00e9rant met la musique \u00e0 un volume si \u00e9lev\u00e9 que les riverains se plaignent de nuisances sonores qui perturbent la tranquillit\u00e9 et l\u2019ordre publique.<br \/>\n       Afin de pr\u00e9server l\u2019ordre public et de r\u00e9tablir la tranquillit\u00e9 publique, nous avons proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la fermeture administrative de l\u2019\u00e9tablissement \u00bb.<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 3\/15<br \/>\n       2. Le 24 septembre 2024, un nouveau contr\u00f4le de police a lieu dans l\u2019\u00e9tablissement de la partie requ\u00e9rante. Un rapport est r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 la suite de ce contr\u00f4le et contient notamment les \u00e9l\u00e9ments suivants :<br \/>\n       \u00ab 4. Constatations Ce 24\/09\/2024 \u00e0 3h06, la patrouille &#8220;Bruno 341&#8221; compos\u00e9e des Inspecteurs \u201cG.M.\u201d et \u201cG.\u201d constatent que le d\u00e9bit de boissons \u201cSeven\u201d est ouvert \u00e0 la client\u00e8le et ce malgr\u00e9 la fermeture administrative qui a eu lieux ce 23\/09\/2024.<br \/>\n       La patrouille constate la pr\u00e9sence d\u2019un homme qui se d\u00e9clare \u00eatre le sorteur de l\u2019\u00e9tablissement. L\u2019int\u00e9ress\u00e9 d\u00e9tient les cl\u00e9s du commerce. Il n\u2019a pas de contrat de travail et n\u2019a pas de documents d\u2019identit\u00e9 en r\u00e8gle. Il se trouve en s\u00e9jour ill\u00e9gal.<br \/>\n       Les policiers rentrent dans l\u2019\u00e9tablissement et constatent les \u00e9l\u00e9ments suivants :<br \/>\n       Aucun g\u00e9rant\/responsable de l\u2019\u00e9tablissement n\u2019est pr\u00e9sent sur les lieux.<br \/>\n       Un homme se d\u00e9clarant comme \u00e9tudiant se trouvait dans l\u2019\u00e9tablissement. Celui-ci ne disposait pas de son contrat de travail sur lui. Deux clients se trouvent \u00e9galement \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur.<br \/>\n       Aucun document administratif de l\u2019\u00e9tablissement ne se trouve sur place.<br \/>\n       \u00c0 notre demande, les inspecteurs \u00e9vacuent l\u2019\u00e9tablissement et le ferment administrativement.<br \/>\n       Dans le cadre du pr\u00e9sent, les PV suivants ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis :<br \/>\n       BR.[\u2026]: pas de responsable sur place BR.[\u2026]: s\u00e9jour ill\u00e9gal BR.[\u2026]: travail en noir BR.[\u2026]: travail en noir \u00bb.<br \/>\n       3. Par un courrier du 18 octobre 2024, le g\u00e9rant de la partie requ\u00e9rante est convoqu\u00e9 pour une audition devant le bourgmestre.<br \/>\n       La lettre de convocation pr\u00e9cise ce qui suit :<br \/>\n       \u00ab Il est port\u00e9 \u00e0 notre connaissance par les services de police que l\u2019exploitation de votre \u00e9tablissement conduit \u00e0 troubler la s\u00e9curit\u00e9 et la tranquillit\u00e9 publiques.<br \/>\n       En effet, il ressort du contr\u00f4le de police effectu\u00e9 dans votre \u00e9tablissement en date du 23 septembre 2024 \u00e0 05h14, que celui-ci serait un lieu permettant la consommation et\/ou la vente de produits r\u00e9pertori\u00e9s comme stup\u00e9fiants ou assimil\u00e9s au regard de la loi du 24 f\u00e9vrier 1921 [\u2026].<br \/>\n       Suite \u00e0 ces constatations, nous vous invitons \u00e0 vous pr\u00e9senter le 6 novembre 2024<br \/>\n       \u00e0 9h45 pr\u00e9cises \u00e0 la salle du conseil de l\u2019H\u00f4tel communal [\u2026] pour faire valoir vos observations lors d\u2019une audition devant le bourgmestre.<br \/>\n       Lors de cette audition, il vous sera loisible d\u2019\u00eatre assist\u00e9 par une personne de votre choix. Vous \u00eates \u00e9galement inform\u00e9 qu\u2019un arr\u00eat\u00e9 de fermeture d\u2019une dur\u00e9e maximale de six mois pourrait \u00eatre pris \u00e0 l\u2019encontre de votre \u00e9tablissement \u00e0 l\u2019issue de cette audition en application de l\u2019article 9bis de la loi pr\u00e9cit\u00e9e.<br \/>\n       [\u2026]<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 4\/15<br \/>\n       Nous vous prions de trouver, en annexes, le dossier administratif complet qui a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 \u00e0 charge de votre soci\u00e9t\u00e9, ainsi que l\u2019avis du Minist\u00e8re public tel que requis par l\u2019article 9bis de la loi pr\u00e9cit\u00e9e \u00bb.<br \/>\n       4. Le 22 octobre 2024, le bourgmestre de la partie adverse adresse un courriel au Parquet de Bruxelles pour lui demander, dans le cadre de la concertation pr\u00e9vue par l\u2019article 9bis de la loi du 24 f\u00e9vrier 1921 concernant le trafic des substances v\u00e9n\u00e9neuses, soporifiques, stup\u00e9fiantes, psychotropes, d\u00e9sinfectantes ou antiseptiques et des substances pouvant servir \u00e0 la fabrication illicite de substances stup\u00e9fiantes et psychotropes (ci-apr\u00e8s : \u00ab loi du 24 f\u00e9vrier 1921 \u00bb), s\u2019il a des objections \u00e0 ce que soit entam\u00e9e la proc\u00e9dure vis\u00e9e \u00e0 cet article 9bis sur la base des informations qui lui ont \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9es par les services de police.<br \/>\n       Le lendemain, le substitut du procureur du Roi r\u00e9pond que \u00ab [s]on Office n\u2019y voit pas d\u2019objection \u00bb.<br \/>\n       5. Le 6 novembre 2024, le g\u00e9rant de la partie requ\u00e9rante ne se pr\u00e9sente pas \u00e0 l\u2019audition.<br \/>\n       6. Le 13 novembre 2024, le bourgmestre de la partie adverse d\u00e9cide de fermer l\u2019\u00e9tablissement de la partie requ\u00e9rante pour une dur\u00e9e de quatre mois. Il est ainsi r\u00e9dig\u00e9 :<br \/>\n       \u00ab Le Bourgmestre, Vu l\u2019article 133, alin\u00e9a 2 de la Nouvelle loi communale ;<br \/>\n       Vu la loi du 24 f\u00e9vrier 1921 concernant le trafic de substances v\u00e9n\u00e9neuses, soporifiques, stup\u00e9fiantes, psychotropes, d\u00e9sinfectantes ou antiseptiques et des substances pouvant servir \u00e0 la fabrication illicite de substances stup\u00e9fiantes et psychotropes, notamment en son article 9bis ;<br \/>\n       Vu le courrier \u00e9lectronique du 22 octobre 2024 du bourgmestre au Parquet de l\u2019arrondissement judiciaire de Bruxelles dans le cadre de la concertation pr\u00e9alable pr\u00e9vue par l\u2019article 9bis de la loi pr\u00e9cit\u00e9e ;<br \/>\n       Vu le courrier \u00e9lectronique du 23 octobre 2024 du Substitut du Procureur du Roi, lequel confirme qu\u2019il n\u2019\u00e9met aucune objection quant \u00e0 une fermeture administrative de l\u2019\u00e9tablissement mieux repris ci-apr\u00e8s ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que les communes ont pour mission de garantir la s\u00e9curit\u00e9 des biens et des personnes et la tranquillit\u00e9 publique ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que la zone de Police de Bruxelles Nord a effectu\u00e9 un contr\u00f4le en date du 23 septembre 2024 \u00e0 05h37 dans l\u2019\u00e9tablissement \u201cSeven\u201d sis chauss\u00e9e de Haecht, 27 \u00e0 1210 Saint-Josse-ten-Noode ;<br \/>\n       Vu le rapport de police du 23 septembre 2024 y aff\u00e9rent, duquel il ressort que l\u2019exploitation de la SRL Polat 26, dont le si\u00e8ge est sis chauss\u00e9e de Haecht, 27 \u00e0 1210 Saint-Josse-ten-Noode, portant l\u2019enseigne \u201cSeven\u201d, sise chauss\u00e9e de Haecht, 27 \u00e0 1210 Saint-Josse-ten-Noode, pr\u00e9sente des indices s\u00e9rieux qu\u2019une ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.261.724<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 5\/15<br \/>\n       infraction r\u00e9p\u00e9t\u00e9e relative \u00e0 la vente, la livraison de stup\u00e9fiants ou la facilitation de la consommation de stup\u00e9fiants se d\u00e9roule ;<br \/>\n       Qu\u2019en effet, le rapport pr\u00e9cit\u00e9 fait, notamment, \u00e9tat des \u00e9l\u00e9ments suivants :<br \/>\n       &#8211; Un contr\u00f4le de police a eu lieu au sein de l\u2019\u00e9tablissement dont question en date du 23 septembre 2024 \u00e0 05h37 ;<br \/>\n       &#8211; \u00c0 leur arriv\u00e9e, les agents de police, se trouvant alors encore dans leur v\u00e9hicule de service, fen\u00eatres ferm\u00e9es, entendent de la musique depuis la voie publique et localisent directement la provenance de celle-ci, \u00e0 savoir l\u2019\u00e9tablissement dont question ;<br \/>\n       &#8211; Lorsqu\u2019ils p\u00e9n\u00e8trent dans l\u2019\u00e9tablissement, les services de police constatent la pr\u00e9sence d\u2019un DJ, qui semble \u00e9galement \u00eatre un portier. Diff\u00e9rentes tables sont occup\u00e9es par des clients ;<br \/>\n       &#8211; Les services de police font imm\u00e9diatement cesser le tapage au vu de l\u2019heure et de la g\u00eane occasionn\u00e9e depuis la voie publique ;<br \/>\n       &#8211; Les services de police essaient d\u2019identifier un responsable sur place, en vain ;<br \/>\n       &#8211; Au sein de l\u2019\u00e9tablissement, les services de police constatent que trois personnes consomment des ballons et ce, devant les inspecteurs, avec chacun une bonbonne qui se trouve devant eux. L\u2019un d\u2019entre eux continue \u00e0 consommer les ballons malgr\u00e9 les injonctions des agents de police. Ces personnes se trouvent clairement dans un \u00e9tat euphorisant ;<br \/>\n       &#8211; Sur l\u2019une des tables occup\u00e9es, les agents de police voient encore un homme qui consomme un ballon contenant du protoxyde d\u2019azote. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de lui, se trouvent 3<br \/>\n       bonbonnes et d\u2019autres ballons pr\u00eats \u00e0 \u00eatre gonfl\u00e9s \u00e0 l\u2019aide du gaz ;<br \/>\n       &#8211; Les services de police font \u00e9vacuer les lieux afin de r\u00e9tablir le calme et la tranquillit\u00e9 publique ;<br \/>\n       &#8211; Plusieurs PV pour tapage nocturne ont \u00e9t\u00e9 dress\u00e9s depuis le mois de juin ;<br \/>\n       &#8211; Les services de police re\u00e7oivent les plaintes des riverains de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e.<br \/>\n       Consid\u00e9rant en outre qu\u2019aucun appel aux services de police de part du g\u00e9rant de l\u2019\u00e9tablissement n\u2019a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 en vue de d\u00e9noncer ces infractions ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant le courrier du 18 octobre 2024 envoy\u00e9 par voie de recommand\u00e9 en date du 23 octobre 2024, par lequel le g\u00e9rant dudit \u00e9tablissement, Monsieur [U.A.], a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9 par le bourgmestre afin d\u2019\u00eatre entendu par ce dernier en date du 6 novembre 2024 \u00e0 9h45, en application de l\u2019article 9bis de la loi susmentionn\u00e9e ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que l\u2019ensemble des pi\u00e8ces du dossier ont \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9ress\u00e9 ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que l\u2019int\u00e9ress\u00e9 ne s\u2019est pas pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l\u2019audition pr\u00e9vue le 6<br \/>\n       novembre 2024 devant le bourgmestre ;<br \/>\n       Que ce dernier n\u2019a fait valoir aupr\u00e8s du bourgmestre aucune justification pouvant valablement motiver cette absence ;<br \/>\n       Qu\u2019il n\u2019a pas non plus fait valoir ses moyens de d\u00e9fense par \u00e9crit ;<br \/>\n       Que le courrier recommand\u00e9 n\u2019a par ailleurs pas \u00e9t\u00e9 retourn\u00e9 \u00e0 la commune, de sorte qu\u2019il a effectivement \u00e9t\u00e9 r\u00e9ceptionn\u00e9 par l\u2019int\u00e9ress\u00e9 ;<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 6\/15<br \/>\n       Vu le proc\u00e8s-verbal de carence du 7 novembre 2024 joint en annexe ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant qu\u2019en cons\u00e9quence, le g\u00e9rant de l\u2019\u00e9tablissement, Monsieur [U.A.], a effectivement eu l\u2019occasion d\u2019exposer ses moyens de d\u00e9fense mais ne s\u2019est tout simplement pas pr\u00e9sent\u00e9, de sorte que le principe \u201caudi alteram partem\u201d a bien \u00e9t\u00e9 respect\u00e9 ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que l\u2019article 9bis de la loi susmentionn\u00e9e permet au bourgmestre de fermer un \u00e9tablissement accessible au public \u201cen cas d\u2019indices s\u00e9rieux que des activit\u00e9s ill\u00e9gales ont lieu, lesquelles se rapportent \u00e0 la culture, la fabrication, la vente, la livraison ou la facilitation de la consommation de substances v\u00e9n\u00e9neuses, soporifiques, stup\u00e9fiantes, psychotropes, d\u00e9sinfectantes ou antiseptiques, d\u2019objets ou de substances pouvant servir \u00e0 la fabrication illicite de substances stup\u00e9fiantes et psychotropes\u201d ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant qu\u2019il d\u00e9coule du rapport de police du 23 septembre 2024, qu\u2019il existe bel et bien des indices s\u00e9rieux selon lesquels des activit\u00e9s ill\u00e9gales compromettant la s\u00e9curit\u00e9 et la tranquillit\u00e9 publiques et concernant la facilitation de la consommation et\/ou de la vente de substances illicites vis\u00e9es par la loi pr\u00e9cit\u00e9e se d\u00e9roulent dans l\u2019\u00e9tablissement litigieux ; que ces activit\u00e9s illicites sont localis\u00e9es dans l\u2019\u00e9tablissement litigieux ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que les services de police re\u00e7oivent les plaintes des riverains de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e ; qu\u2019en outre, ce n\u2019est pas la premi\u00e8re fois que les services de police doivent intervenir dans cet \u00e9tablissement ; que de nombreux proc\u00e8s-<br \/>\n       verbaux pour tapage nocturne ont \u00e9t\u00e9 dress\u00e9s par services de police depuis le mois de juin ;<br \/>\n       Qu\u2019en effet l\u2019\u00e9tablissement litigieux trouble ind\u00e9niablement l\u2019ordre public et, plus particuli\u00e8rement, la s\u00e9curit\u00e9 et la tranquillit\u00e9 publiques, tel qu\u2019il en ressort explicitement du rapport de police pr\u00e9cit\u00e9 ; que les plaintes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es des riverains attestent du caract\u00e8re r\u00e9el et s\u00e9rieux des troubles constat\u00e9s ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant qu\u2019il existe incontestablement un lien entre les faits de stup\u00e9fiants et les troubles constat\u00e9s; qu\u2019en effet, les clients de l\u2019\u00e9tablissement consommant du protoxyde d\u2019azote se trouvent dans un \u00e9tat second et euphorisant, de mani\u00e8re telle que ni les injonctions des agents de police ne sont respect\u00e9es ; qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, les services de police ont d\u00fb faire cesser un \u00e9ni\u00e8me tapage nocturne qui troublait la tranquillit\u00e9 des riverains ; qu\u2019en outre les personnes se trouvant sous effet de protoxyde d\u2019azote ne sont plus conscients de leurs actes ; que non seulement ceux-ci provoquent des tapages nocturnes de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, tel que susmentionn\u00e9, mais qu\u2019ils pourraient \u00e9galement se montrer agressifs envers les passants et causer des accidents dont les cons\u00e9quences pourraient \u00eatre dramatiques s\u2019ils reprenaient le volant ; qu\u2019il en va donc de la responsabilit\u00e9 du bourgmestre de r\u00e9tablir non seulement la tranquillit\u00e9 publique mais \u00e9galement d\u2019\u00e9viter qu\u2019un drame ne se produise ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que le Conseil d\u2019\u00c9tat juge de mani\u00e8re constante que : \u201cAu vu de l\u2019article 9bis, de la loi du 24 f\u00e9vrier 1921 concernant le trafic des, substances v\u00e9n\u00e9neuses, soporifiques, stup\u00e9fiantes, psychotrope, d\u00e9sinfectantes ou antiseptiques et des substances pouvant servir \u00e0 la fabrication illicite de substances stup\u00e9fiantes et psychotropes, il n\u2019appartient pas \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 communale de d\u00e9montrer l\u2019implication personnelle du g\u00e9rant dans ces activit\u00e9s ill\u00e9gales, il suffit qu\u2019elle puisse se pr\u00e9valoir d\u2019indices s\u00e9rieux selon lesquels des activit\u00e9s ill\u00e9gales li\u00e9es au trafic de stup\u00e9fiants se d\u00e9roulent dans les \u00e9tablissements de ce dernier\u201d (C.E., n\u00b0244.273 du 24 avril 2019, Ortak).<br \/>\n       Consid\u00e9rant par ailleurs que le g\u00e9rant n\u2019a fait valoir aucun moyen de d\u00e9fense de nature \u00e0 convaincre le bourgmestre qu\u2019il n\u2019existe pas des indices s\u00e9rieux que des ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.261.724<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 7\/15<br \/>\n       activit\u00e9s ill\u00e9gales en mati\u00e8re de stup\u00e9fiants se d\u00e9roulent au sein de l\u2019\u00e9tablissement dont question et que ces activit\u00e9s ill\u00e9gales ne seraient pas en lien avec les tapages constat\u00e9s par les services de police ;<br \/>\n       Qu\u2019en effet les activit\u00e9s ill\u00e9gales susmentionn\u00e9es compromettent ind\u00e9niablement la s\u00e9curit\u00e9 et la tranquillit\u00e9 publiques ; qu\u2019il est \u00e9vident que celles-ci continueraient indubitablement \u00e0 \u00eatre troubl\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur et \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019\u00e9tablissement si celui-ci demeurerait ouvert ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant qu\u2019il ressort de la concertation pr\u00e9alable avec l\u2019autorit\u00e9 judiciaire que celle-ci n\u2019a pas formul\u00e9 d\u2019objection \u00e0 ce qu\u2019une \u00e9ventuelle mesure de fermeture temporaire de l\u2019\u00e9tablissement soit prise par le bourgmestre ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant qu\u2019il est n\u00e9cessaire, afin de faire cesser cette mise en p\u00e9ril de l\u2019ordre public, d\u2019ordonner la fermeture temporaire de l\u2019\u00e9tablissement ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant que la dur\u00e9e de la fermeture \u00e0 prononcer rel\u00e8ve de l\u2019appr\u00e9ciation que le bourgmestre porte en opportunit\u00e9, qu\u2019il y a lieu toutefois de prendre une mesure proportionn\u00e9e \u00e0 la gravit\u00e9 du trouble \u00e0 la tranquillit\u00e9 et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 publiques ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant qu\u2019une fermeture de l\u2019\u00e9tablissement de quatre mois est proportionn\u00e9e \u00e0 la nature et \u00e0 la gravit\u00e9 des troubles relat\u00e9s dans les rapports de police ; qu\u2019une dur\u00e9e plus courte serait insuffisante et ne correspondrait pas \u00e0 la nature et \u00e0 la gravit\u00e9 des atteintes \u00e0 l\u2019ordre public ; qu\u2019en effet le tapage provenant de cet \u00e9tablissement est r\u00e9current et en lien avec les agissements ill\u00e9gaux des clients dans l\u2019\u00e9tablissement ; que malgr\u00e9 les nombreuses interventions polici\u00e8res depuis de nombreux mois, aucune am\u00e9lioration n\u2019a pu \u00eatre constat\u00e9e ; qu\u2019une fermeture de quatre mois est d\u00e8s lors la mesure la plus ad\u00e9quate pour r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019objectif de sauvegarde de l\u2019ordre public poursuivi ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant qu\u2019en vertu de l\u2019article 9bis, alin\u00e9a 2, de la loi pr\u00e9cit\u00e9e le maintien des effets de la d\u00e9cision est subordonn\u00e9 \u00e0 la confirmation de la mesure adopt\u00e9e par le coll\u00e8ge des bourgmestre et \u00e9chevins \u00e0 sa plus prochaine r\u00e9union ;<br \/>\n       Consid\u00e9rant pour le surplus que le pr\u00e9sent arr\u00eat\u00e9 ne se prononce nullement sur la responsabilit\u00e9, civile ou p\u00e9nale, des personnes qui seraient \u00e9ventuellement li\u00e9es \u00e0 ces activit\u00e9s ou sur la tol\u00e9rance dont elles auraient fait preuve ; que d\u00e8s lors que la mesure ne vise que la fermeture de l\u2019\u00e9tablissement, il ne peut \u00eatre question d\u2019une violation du principe de la pr\u00e9somption d\u2019innocence ;<br \/>\n       Arr\u00eate :<br \/>\n       Article ler &#8211; La fermeture de l\u2019\u00e9tablissement portant l\u2019enseigne \u201cSeven\u201d, sis chauss\u00e9e de Haecht, 27 \u00e0 1210 Saint-Josse-ten-Noode est ordonn\u00e9e pour une dur\u00e9e de quatre mois, \u00e0 dater de la notification du pr\u00e9sent arr\u00eat\u00e9 par les services de police.<br \/>\n       Article 2 &#8211; Les services de police sont charg\u00e9s de veiller au respect du pr\u00e9sent arr\u00eat\u00e9.<br \/>\n       Article 3 &#8211; Le pr\u00e9sent arr\u00eat\u00e9 sera affich\u00e9 sur la fa\u00e7ade de l\u2019\u00e9tablissement en question pendant toute la dur\u00e9e de la fermeture. La destruction ou l\u2019enl\u00e8vement de l\u2019affiche sera puni conform\u00e9ment au R\u00e8glement g\u00e9n\u00e9ral de police commun aux 19 communes bruxelloises.<br \/>\n       Le pr\u00e9sent arr\u00eat\u00e9 sera \u00e9galement notifi\u00e9 par recommand\u00e9 \u00e0 Monsieur [U.A.], en sa qualit\u00e9 de g\u00e9rant.<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 8\/15<br \/>\n       Article 4 &#8211; Le pr\u00e9sent arr\u00eat\u00e9 sera propos\u00e9 \u00e0 la confirmation du coll\u00e8ge des bourgmestre et \u00e9chevins lors de sa plus prochaine r\u00e9union.<br \/>\n       Article 5 &#8211; un recours en annulation ainsi qu\u2019un \u00e9ventuel recours en suspension contre la pr\u00e9sente d\u00e9cision peuvent \u00eatre introduits par requ\u00eate devant le Conseil d\u2019\u00c9tat (33 rue de la Science, 1040 Bruxelles) dans un d\u00e9lai de soixante jours \u00e0 compter de sa notification \u00bb.<br \/>\n       Il s\u2019agit de l\u2019acte attaqu\u00e9.<br \/>\n       7. Le 19 novembre 2024, le coll\u00e8ge des bourgmestre et \u00e9chevins de la partie adverse confirme l\u2019arr\u00eat\u00e9 du bourgmestre.<br \/>\n       Il s\u2019agit du second acte attaqu\u00e9.<br \/>\n       IV. Conditions de la suspension d\u2019extr\u00eame urgence<br \/>\n       Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 17, \u00a7 1er, alin\u00e9a 2, des lois sur le Conseil d\u2019\u00c9tat, coordonn\u00e9es le 12 janvier 1973, la suspension de l\u2019ex\u00e9cution d\u2019une d\u00e9cision administrative suppose deux conditions, une urgence incompatible avec le d\u00e9lai de traitement de l\u2019affaire en annulation et l\u2019existence d\u2019au moins un moyen s\u00e9rieux susceptible, prima facie, de justifier l\u2019annulation de cette d\u00e9cision. Le paragraphe 4<br \/>\n       de ce m\u00eame article vise l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un recours en suspension d\u2019extr\u00eame urgence qui doit indiquer en quoi le traitement de l\u2019affaire est incompatible avec le d\u00e9lai de traitement de la demande de suspension vis\u00e9e au paragraphe 1er.<br \/>\n       V. Expos\u00e9 de l\u2019extr\u00eame urgence<br \/>\n       V.1. Th\u00e8ses des parties<br \/>\n       La partie requ\u00e9rante rappelle que l\u2019acte attaqu\u00e9 ordonne la fermeture de son \u00e9tablissement pour une dur\u00e9e de quatre mois. Elle indique que, durant ces quatre mois, elle devra faire face \u00e0 d\u2019importantes charges sans avoir de rentr\u00e9es financi\u00e8res.<br \/>\n       Elle mentionne diff\u00e9rentes d\u00e9penses, pour lesquelles des factures sont produites, dont des achats de marchandises, la location d\u2019une voiture pour un montant mensuel de 1.335,84 euros, des frais d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 pour un montant mensuel d\u2019environ 1.538,24 euros, des frais de personnel d\u2019un montant mensuel de 3.116,35 euros ainsi qu\u2019un loyer mensuel d\u2019un montant de 2.500 euros. Elle ajoute que la fermeture de son \u00e9tablissement pendant quatre mois est de nature \u00e0 lui faire perdre d\u00e9finitivement sa client\u00e8le, ce qui implique qu\u2019elle ne retrouvera pas son chiffre d\u2019affaires habituel \u00e0 sa r\u00e9ouverture. Elle souligne que le \u00ab Seven \u00bb est le seul \u00e9tablissement qu\u2019elle exploite. Elle soutient qu\u2019elle est donc confront\u00e9e \u00e0 un risque important de faillite si son \u00e9tablissement devait \u00eatre ferm\u00e9 pour une dur\u00e9e de quatre mois, ce qui est ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.261.724<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 9\/15<br \/>\n       confirm\u00e9 par son comptable. Elle pr\u00e9cise encore qu\u2019elle a d\u00e9j\u00e0 fait l\u2019objet de trois fermetures du 7 au 23 f\u00e9vrier 2024, du 14 au 16 mai 2024, le 12 juin 2024 et quelques jours en juillet 2024, et que sa situation \u00e9conomique est donc tr\u00e8s fragilis\u00e9e. Elle fait valoir que l\u2019ex\u00e9cution imm\u00e9diate de l\u2019acte attaqu\u00e9 portera gravement atteinte \u00e0 ses int\u00e9r\u00eats dans un d\u00e9lai tellement bref qu\u2019il n\u2019est pas compatible avec le d\u00e9lai de traitement d\u2019une affaire en annulation ni m\u00eame avec celui d\u2019une demande de suspension ordinaire. Elle consid\u00e8re que seule la proc\u00e9dure exceptionnelle d\u2019extr\u00eame urgence est \u00e0 m\u00eame de pr\u00e9venir utilement le dommage qu\u2019elle craint. Elle souligne qu\u2019elle avait d\u00e9montr\u00e9 l\u2019extr\u00eame urgence de cette mani\u00e8re en f\u00e9vrier 2024 et en juillet 2024 et que le Conseil d\u2019\u00c9tat a admis la gravit\u00e9 et le caract\u00e8re difficilement r\u00e9versible de son pr\u00e9judice \u00e9conomique. Elle estime avoir fait preuve de la diligence requise parce que l\u2019acte attaqu\u00e9 lui a \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9 le 22 et qu\u2019elle a introduit son recours le 29 novembre 2024.<br \/>\n       Dans sa note d\u2019observations, la partie adverse rappelle que, selon une jurisprudence constante, un pr\u00e9judice \u00e9conomique li\u00e9 \u00e0 une fermeture ou \u00e0 une cessation d\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique est, en principe, r\u00e9parable par l\u2019octroi de dommages et int\u00e9r\u00eats ou d\u2019une indemnit\u00e9 r\u00e9paratrice. Elle souligne qu\u2019il incombe \u00e0 la partie requ\u00e9rante de d\u00e9montrer, par des \u00e9l\u00e9ments probants et actuels, que l\u2019atteinte subie entra\u00eene des cons\u00e9quences irr\u00e9versibles ou difficilement r\u00e9versibles sur sa sant\u00e9 financi\u00e8re, au point de l\u2019emp\u00eacher de faire face \u00e0 ses obligations \u00e0 tr\u00e8s court terme.<br \/>\n       Elle fait valoir que la partie requ\u00e9rante exploite deux \u00e9tablissements actifs, tous deux enregistr\u00e9s \u00e0 la Banque-Carrefour des Entreprises, et non uniquement le \u00ab Seven \u00bb. Elle rel\u00e8ve que les factures fournies par la partie requ\u00e9rante mentionnent l\u2019adresse de cet autre \u00e9tablissement, situ\u00e9 avenue de la Reine. Elle indique que, par ailleurs, le g\u00e9rant de la partie requ\u00e9rante, exploite \u00e9galement une seconde soci\u00e9t\u00e9 qui g\u00e8re un troisi\u00e8me \u00e9tablissement \u00ab L\u2019illusion \u00bb, situ\u00e9 Chauss\u00e9e d\u2019Haecht 45 \u00e0 Saint-Josse-ten-Noode. Elle estime que les pi\u00e8ces fournies par la partie requ\u00e9rante ne sont plus d\u2019actualit\u00e9 ni pertinentes pour \u00e9tablir la situation financi\u00e8re actuelle. Elle expose que l\u2019attestation comptable dat\u00e9e du 22<br \/>\n       juillet 2024, r\u00e9dig\u00e9e au conditionnel, ne peut \u00e9tablir de mani\u00e8re certaine la r\u00e9alit\u00e9 de la situation \u00e9conomique. Elle ajoute que des factures anciennes, dat\u00e9es du 29<br \/>\n       d\u00e9cembre 2023, du 1er novembre 2023 et du 20 avril 2023, ne permettent pas non plus d\u2019\u00e9valuer l\u2019\u00e9tat financier actuel de la partie requ\u00e9rante.<br \/>\n       V.2. Appr\u00e9ciation<br \/>\n       L\u2019urgence requiert, d\u2019une part, la pr\u00e9sence d\u2019un inconv\u00e9nient d\u2019une certaine gravit\u00e9 caus\u00e9 au requ\u00e9rant par l\u2019ex\u00e9cution imm\u00e9diate de l\u2019acte attaqu\u00e9 et, d\u2019autre part, la constatation que le cours normal de la proc\u00e9dure au fond ne permet ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.261.724<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 10\/15<br \/>\n       pas qu\u2019un arr\u00eat d\u2019annulation puisse utilement pr\u00e9venir cet inconv\u00e9nient. La condition de l\u2019urgence pr\u00e9sente ainsi trois aspects : une imm\u00e9diatet\u00e9 suffisante, une gravit\u00e9 suffisante et une irr\u00e9versibilit\u00e9 \u00e9ventuelle des cons\u00e9quences dommageables de la situation cr\u00e9\u00e9e par la d\u00e9cision attaqu\u00e9e. Il revient au requ\u00e9rant d\u2019identifier ab initio, dans sa requ\u00eate, les \u00e9l\u00e9ments qui justifient concr\u00e8tement l\u2019urgence. La d\u00e9monstration de celle-ci ne peut se r\u00e9duire \u00e0 de simples consid\u00e9rations d\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral ou \u00e0 de simples affirmations d\u00e9pourvues de l\u2019indication d\u2019\u00e9l\u00e9ments pr\u00e9cis et concrets de nature \u00e0 \u00e9tablir l\u2019urgence. La charge de la preuve des conditions de l\u2019urgence incombe au requ\u00e9rant, ind\u00e9pendamment des conditions propres \u00e0 l\u2019extr\u00eame urgence.<br \/>\n       Par ailleurs, le recours \u00e0 une proc\u00e9dure d\u2019extr\u00eame urgence doit rester exceptionnel en raison de ce que cette proc\u00e9dure r\u00e9duit \u00e0 un strict minimum les droits de la d\u00e9fense et l\u2019instruction de la cause. Un tel recours ne peut \u00eatre admis que lorsque cette proc\u00e9dure est seule en mesure de pr\u00e9venir utilement le dommage craint par le requ\u00e9rant alors m\u00eame que le r\u00e9f\u00e9r\u00e9 ordinaire, de simple urgence, ne le pourrait pas. Le requ\u00e9rant doit aussi avoir fait toute diligence pour pr\u00e9venir le dommage et saisir le Conseil d\u2019\u00c9tat d\u00e8s que possible, selon la proc\u00e9dure ad\u00e9quate. Cette double condition de diligence du requ\u00e9rant et d\u2019imminence du p\u00e9ril sont des conditions de recevabilit\u00e9 de la demande d\u2019extr\u00eame urgence.<br \/>\n       En agissant en r\u00e9f\u00e9r\u00e9 d\u2019extr\u00eame urgence, la partie requ\u00e9rante doit d\u00e9montrer pr\u00e9cis\u00e9ment en quoi l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019acte attaqu\u00e9 lui fait craindre un p\u00e9ril imminent, grave et difficilement r\u00e9versible. S\u2019il n\u2019est pas contest\u00e9 que la fermeture de l\u2019\u00e9tablissement est \u00ab imminente \u00bb, d\u00e8s lors qu\u2019elle est intervenue le jour de la notification de l\u2019acte attaqu\u00e9, il appartient, en revanche, \u00e0 la partie requ\u00e9rante de d\u00e9montrer concr\u00e8tement la gravit\u00e9 et le caract\u00e8re difficilement r\u00e9versible de ce p\u00e9ril.<br \/>\n       \u00c0 ce titre, la partie requ\u00e9rante fait valoir l\u2019existence d\u2019un pr\u00e9judice \u00e9conomique. Un tel pr\u00e9judice est inh\u00e9rent \u00e0 toute fermeture ou cessation d\u2019une activit\u00e9 \u00e9conomique et est, en principe, r\u00e9parable d\u00e8s lors qu\u2019il peut \u00eatre compens\u00e9 par l\u2019octroi de dommages et int\u00e9r\u00eats ou d\u2019une indemnit\u00e9 r\u00e9paratrice en cas d\u2019annulation de l\u2019acte attaqu\u00e9. Il n\u2019en va autrement que si la requ\u00e9rante \u00e9tablit concr\u00e8tement que cette atteinte est elle-m\u00eame \u00e0 l\u2019origine de cons\u00e9quences irr\u00e9versibles ou difficilement r\u00e9versibles sur sa sant\u00e9 financi\u00e8re au point, notamment, de ne plus lui permettre de faire face \u00e0 ses obligations \u00e0 tr\u00e8s brefs d\u00e9lais.<br \/>\n       La requ\u00e9rante doit donc d\u00e9montrer que le p\u00e9ril engendr\u00e9 par l\u2019acte attaqu\u00e9 est de nature \u00e0 la placer dans une situation \u00e9conomique particuli\u00e8rement difficile avec un risque de ne plus \u00eatre en mesure de poursuivre son activit\u00e9 \u00e0 l\u2019issue de cette fermeture. \u00c0 cet effet, elle doit non seulement brosser un tableau suffisamment ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.261.724<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 11\/15<br \/>\n       repr\u00e9sentatif de sa situation mat\u00e9rielle, mais \u00e9galement soutenir son argumentation par des pi\u00e8ces justificatives ad\u00e9quates.<br \/>\n       En l\u2019esp\u00e8ce, la partie requ\u00e9rante indique qu\u2019elle est \u00ab confront\u00e9e \u00e0 un risque important de faillite si son \u00e9tablissement devait \u00eatre ferm\u00e9 pour une dur\u00e9e de 4 mois comme l\u2019ordonne l\u2019acte attaqu\u00e9 \u00bb.<br \/>\n       Pour \u00e9tayer son propos, elle d\u00e9pose diverses factures et pi\u00e8ces comptables, dont il r\u00e9sulte notamment qu\u2019elle est d\u00e9j\u00e0 lourdement endett\u00e9e et qu\u2019elle doit faire face \u00e0 des charges mensuelles importantes. Elle pr\u00e9cise que le \u00ab Seven \u00bb<br \/>\n       est le seul \u00e9tablissement qu\u2019elle exploite. Interrog\u00e9e par l\u2019auditeur rapporteur au sujet de l\u2019existence d\u2019un second \u00e9tablissement, elle a r\u00e9pondu que l\u2019adresse mentionn\u00e9e par la partie adverse est celle de son si\u00e8ge social, raison pour laquelle les factures y sont adress\u00e9es mais qu\u2019elle n\u2019exploite plus \u00e0 cet endroit un autre \u00e9tablissement.<br \/>\n       Elle d\u00e9pose \u00e9galement une d\u00e9claration de son expert-comptable dat\u00e9e du 22 juillet 2024 selon laquelle elle \u00ab subirait une perte \u00e9conomique, pr\u00e9judice important qui pourrait engendrer comme cons\u00e9quence la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 dans le cas de la fermeture impos\u00e9e d\u2019une dur\u00e9e de 4 mois de l\u2019\u00e9tablissement \u201cSeven\u201d situ\u00e9 chauss\u00e9e de Haecht 27 \u00e0 1210 Saint-Josse-ten-Noode et ce d\u2019autant plus qu\u2019il a d\u00e9j\u00e0 fait l\u2019objet d\u2019une premi\u00e8re fermeture durant la quasi-totalit\u00e9 du mois de f\u00e9vrier 2024<br \/>\n       \u00bb. M\u00eame si la partie adverse conteste cette fois-ci la gravit\u00e9 des inconv\u00e9nients \u00e9conomiques subis par la partie requ\u00e9rante, il n\u2019appara\u00eet pas que la situation financi\u00e8re de cette derni\u00e8re se soit redress\u00e9e par rapport \u00e0 celle d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9e dans l\u2019arr\u00eat n\u00b0 260.469, pr\u00e9cit\u00e9.<br \/>\n       La gravit\u00e9 et le caract\u00e8re difficilement r\u00e9versible du pr\u00e9judice \u00e9conomique craint sont ainsi \u00e9tablis \u00e0 suffisance.<br \/>\n       La partie requ\u00e9rante a fait preuve de diligence en agissant le septi\u00e8me jour suivant la notification de l\u2019acte attaqu\u00e9 et une proc\u00e9dure de suspension ordinaire ne permettrait pas d\u2019obvier le pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9.<br \/>\n       Les conditions d\u2019urgence et d\u2019extr\u00eame urgence sont rencontr\u00e9es.<br \/>\n       VI. Premier moyen<br \/>\n       VI.1. Th\u00e8ses des parties<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 12\/15<br \/>\n       Le premier moyen est pris de l\u2019erreur manifeste d\u2019appr\u00e9ciation, de la violation du principe \u00ab audi alteram partem \u00bb, de la violation de l\u2019article 9bis de la loi du 24 f\u00e9vrier 1921 concernant le trafic des substances v\u00e9n\u00e9neuses, soporifiques, stup\u00e9fiantes, psychotropes, d\u00e9sinfectantes ou antiseptiques et des substances pouvant servir \u00e0 la fabrication illicite de substances stup\u00e9fiantes et psychotropes et des principes g\u00e9n\u00e9raux imposant des obligations de statuer en pleine connaissance de cause et d\u2019examiner la demande avec soin.<br \/>\n       La partie requ\u00e9rante soutient que le principe audi alteram partem, qui impose de permettre \u00e0 une personne vis\u00e9e par une mesure de police de se d\u00e9fendre et de faire valoir son point de vue, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9 et que la partie adverse a manqu\u00e9 \u00e0 son obligation de statuer en pleine connaissance de cause. Elle conteste l\u2019indication figurant dans l\u2019acte attaqu\u00e9 selon laquelle son g\u00e9rant aurait \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9 par le bourgmestre pour une audition le 6 novembre 2024. Elle rel\u00e8ve qu\u2019elle n\u2019a re\u00e7u ni la convocation ni les pi\u00e8ces du dossier, ce qui l\u2019a emp\u00each\u00e9 d\u2019assister \u00e0 l\u2019audition, de rendre connaissance des griefs formul\u00e9s \u00e0 son encontre et de faire valoir utilement ses observations \u00e0 ce sujet. Elle fait valoir qu\u2019il incombe \u00e0 la partie adverse de prouver que la convocation et le dossier ont \u00e9t\u00e9 valablement communiqu\u00e9s \u00e0 son g\u00e9rant.<br \/>\n       Dans sa note d\u2019observations, la partie adverse all\u00e8gue que la partie requ\u00e9rante a \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement convoqu\u00e9e \u00e0 une audition pr\u00e9vue le 6 novembre 2024<br \/>\n       par un courrier dat\u00e9 du 18 octobre 2024, exp\u00e9di\u00e9 par bpost le 23 octobre 2024. Selon elle, la convocation a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e le 24 octobre 2024, mais n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 retir\u00e9e par la partie requ\u00e9rante. Elle estime que cette derni\u00e8re a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e de la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9cup\u00e9rer ce courrier recommand\u00e9, mais n\u2019a pas agi en ce sens. Elle indique que ce courrier ne lui a toujours pas \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9.<br \/>\n       VI.2. Appr\u00e9ciation<br \/>\n       L\u2019article 9bis de la loi du 24 f\u00e9vrier 1921, pr\u00e9cit\u00e9e, dispose comme suit:<br \/>\n       \u00ab Sans pr\u00e9judice des comp\u00e9tences des instances judiciaires et sans pr\u00e9judice des articles 134ter et quater de la Nouvelle loi communale, le bourgmestre peut, apr\u00e8s concertation pr\u00e9alable avec les autorit\u00e9s judiciaires et si cela est n\u00e9cessaire pour le maintien de l\u2019ordre public, fermer un \u00e9tablissement accessible au public en cas d\u2019indices s\u00e9rieux que des activit\u00e9s ill\u00e9gales ont lieu, lesquelles se rapportent \u00e0 la culture, la fabrication, la vente, la livraison ou la facilitation de la consommation de substances v\u00e9n\u00e9neuses, soporifiques, stup\u00e9fiantes, psychotropes, d\u00e9sinfectantes ou antiseptiques, d\u2019objets ou de substances pouvant servir \u00e0 la fabrication illicite de substances stup\u00e9fiantes et psychotropes. Cela n\u2019est possible qu\u2019apr\u00e8s avoir entendu le responsable dans ses moyens de d\u00e9fense.<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 13\/15<br \/>\n       La mesure cesse imm\u00e9diatement d\u2019avoir effet si elle n\u2019est pas confirm\u00e9e par le coll\u00e8ge des bourgmestre et \u00e9chevins ou le coll\u00e8ge communal \u00e0 sa plus prochaine r\u00e9union.<br \/>\n       La mesure de fermeture a une dur\u00e9e maximale de six mois, renouvelable deux fois. La d\u00e9cision de renouvellement de la mesure cesse imm\u00e9diatement d\u2019avoir effet si elle n\u2019est pas confirm\u00e9e par le coll\u00e8ge des bourgmestre et \u00e9chevins ou le coll\u00e8ge communal \u00e0 sa plus prochaine r\u00e9union \u00bb.<br \/>\n       La disposition l\u00e9gale pr\u00e9cit\u00e9e pr\u00e9voit express\u00e9ment que le responsable de l\u2019\u00e9tablissement doit \u00eatre entendu dans ses moyens de d\u00e9fense. Toutefois, les droits que ce responsable tire de cette disposition ne seraient pas m\u00e9connus s\u2019il ressortait du dossier administratif qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 d\u00fbment convoqu\u00e9 dans un d\u00e9lai raisonnable, qu\u2019il a eu connaissance en temps utile de son dossier et qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 clairement averti de l\u2019intention de la partie adverse de l\u2019entendre mais qu\u2019il s\u2019est d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment abstenu de se pr\u00e9senter, sans invoquer \u00e0 ce propos aucune raison de force majeure et sans solliciter le report de l\u2019audition.<br \/>\n       En l\u2019esp\u00e8ce, le dossier administratif comporte un document cens\u00e9 indiquer le suivi de l\u2019envoi recommand\u00e9 par lequel la partie adverse a convoqu\u00e9 le g\u00e9rant de la partie requ\u00e9rante \u00e0 une audition. Or, ce document comporte des informations difficilement compr\u00e9hensibles comme la mention que cet envoi recommand\u00e9 aurait \u00e9t\u00e9 retourn\u00e9 \u00e0 un exp\u00e9diteur situ\u00e9 \u00e0 Mouscron. Interrog\u00e9e par l\u2019auditeur rapporteur \u00e0 ce sujet, la partie adverse n\u2019est pas en mesure d\u2019apporter une explication au sujet du traitement postal de son envoi recommand\u00e9e qui ne lui a, par ailleurs, jamais \u00e9t\u00e9 r\u00e9exp\u00e9di\u00e9. Il en r\u00e9sulte que, \u00e0 ce stade de la proc\u00e9dure, il n\u2019est pas \u00e9tabli \u00e0 suffisance que le responsable de la partie requ\u00e9rante a bien \u00e9t\u00e9 valablement convoqu\u00e9 pour \u00eatre entendu en ses moyens de d\u00e9fense, conform\u00e9ment \u00e0 la disposition l\u00e9gale pr\u00e9cit\u00e9e.<br \/>\n       Le premier moyen est s\u00e9rieux.<br \/>\n       Les conditions requises par l\u2019article 17, \u00a7 1er, des lois sur le Conseil d\u2019\u00c9tat, coordonn\u00e9es le 12 janvier 1973, pour que celui-ci puisse ordonner la suspension de l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019acte attaqu\u00e9, sont r\u00e9unies.<br \/>\n       PAR CES MOTIFS, LE CONSEIL D\u2019\u00c9TAT D\u00c9CIDE :<br \/>\n       Article 1er.<br \/>\n       La suspension de l\u2019ex\u00e9cution de la d\u00e9cision prise par un arr\u00eat\u00e9 de police du bourgmestre de la commune Saint-Josse-ten-Noode du 13 novembre 2024 de<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 14\/15<br \/>\n       fermer l\u2019\u00e9tablissement de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e Polat 26 sis chauss\u00e9e de Haecht, 27, portant l\u2019enseigne \u201cSeven\u201d, pour une dur\u00e9e de 4 mois, confirm\u00e9e par le coll\u00e8ge des bourgmestre et \u00e9chevins le 19 novembre 2024, est ordonn\u00e9e.<br \/>\n       Article 2.<br \/>\n       L\u2019ex\u00e9cution imm\u00e9diate du pr\u00e9sent arr\u00eat est ordonn\u00e9e.<br \/>\n       Article 3.<br \/>\n       Les d\u00e9pens, en ce compris l\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, sont r\u00e9serv\u00e9s.<br \/>\n       Ainsi prononc\u00e9 \u00e0 Bruxelles le 12 d\u00e9cembre 2024, par la XVe chambre du Conseil d\u2019\u00c9tat si\u00e9geant en r\u00e9f\u00e9r\u00e9, compos\u00e9e de :<br \/>\n       Marc Joassart, conseiller d\u2019\u00c9tat, pr\u00e9sident f.f., Caroline Hug\u00e9, greffier.<br \/>\n       Le Greffier, Le Pr\u00e9sident,<br \/>\n       Caroline Hug\u00e9 Marc Joassart<br \/>\n       XVexturg &#8211; 6138 &#8211; 15\/15<\/p>\n<p>Document PDF ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.261.724\n       <\/p>\n<p>            Publication(s) li\u00e9e(s)              <\/p>\n<p>suivi par:<\/p>\n<p>ECLI:BE:RVSCE:2025:ARR.263.634         <\/p>\n<p>citant:<\/p>\n<p>ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.260.469         <\/p>\n<p>        <!-- Commandes de navigation page d\u00e9tail--> <\/p>\n<p>                  Imprimer cette page<br \/>\n          &nbsp; <\/p>\n<p>          Taille d&#8217;impression          <\/p>\n<p>            S<br \/>\n            M<br \/>\n            L<br \/>\n            XL<\/p>\n<p>          &nbsp; <\/p>\n<p>                  Nouvelle recherche JUPORTAL<br \/>\n          &nbsp; <\/p>\n<p>                  Fermer l&#8217;onglet          <\/p>\n<p>        <!-- Fin commandes de navigation page d\u00e9tail --><\/p>\n<p><!-- Action LOG \nfunction JUPORTARecordLogViewDecision  $iubel_id        : 280473\n                                       $action_type     : VIEW\n                                      &amp;$action_startmt  : 1780469982.2927\n                                      &amp;$action_duration : 91\n                                      &amp;$addressipremote : 103.115.10.116\n                                      &amp;$latitude        : null\n                                      &amp;$longitude       : null\n                                      &amp;$accuracy        : null\n                                      &amp;$altitude        : null\n                                      &amp;$langue_view     : FR\n--><br \/>\n<!-- Action_duration 91 millisec --><br \/>\n      <!-- end of main block (division \"content\") --><\/p>\n<p>    <!-- end of division \"page_main\" --><\/p>\n<p>              &#9993; info-JUPORTAL@just.fgov.be<\/p>\n<p>              &copy;&nbsp; 2017-2026&nbsp;Service ICT &#8211; SPF Justice<\/p>\n<p>  <!-- end of division \"conteneur\" --><\/p>\n<p>  <!-- Balloon system info --><\/p>\n<p>\n          Powered by PHP 8.5.0\n      <\/p>\n<p>\n          Server Software Apache\/2.4.66\n      <\/p>\n<p>\n          == Fluctuat nec mergitur ==\n      <\/p>\n<p>  <!-- Balloon system info --><br \/>\n          <!-- BalloonObjectPrepa Start --><br \/>\n          <!-- BalloonObjectPrepa End --><\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/juportal.be\/content\/ECLI:BE:RVSCE:2024:ARR.261.724\/FR\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>JUPORTAL. 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