{"id":1213813,"date":"2026-06-29T02:25:40","date_gmt":"2026-06-29T00:25:40","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/arret-n-001-2004-societe-generale-de-banques-au-cameroun-dite-sgbc-c-kamgang-marcel-societe-dexploitation-hoteliere-du-cameroun-dite-hollywood-hotel-en-presence-de-la-societe-c\/"},"modified":"2026-06-29T02:25:40","modified_gmt":"2026-06-29T00:25:40","slug":"arret-n-001-2004-societe-generale-de-banques-au-cameroun-dite-sgbc-c-kamgang-marcel-societe-dexploitation-hoteliere-du-cameroun-dite-hollywood-hotel-en-presence-de-la-societe-c","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/en\/jurisprudences\/arret-n-001-2004-societe-generale-de-banques-au-cameroun-dite-sgbc-c-kamgang-marcel-societe-dexploitation-hoteliere-du-cameroun-dite-hollywood-hotel-en-presence-de-la-societe-c\/","title":{"rendered":"Arr\u00eat N\u00b0 001\/2004 &#8211; Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale de Banques au Cameroun dite SGBC c\/ KAMGANG Marcel ; Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Exploitation H\u00f4teli\u00e8re du Cameroun dite HOLLYWOOD HOTEL ; En pr\u00e9sence de : La Soci\u00e9t\u00e9 Camerounaise de Banque-Cr\u00e9dit Lyonnaisr\u00e9dit Lyonnais dite SCB ; La Succession Paul SOPPO PRISO; La Standard Chartered Bank Cameroun &#8211;"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1 ORGANISATION POUR L\u2019HARMONISATION EN AFRIQUE DU DROIT DES AFFAIRES (OHADA) &#8212;&#8212;&#8212;- COUR COMMUNE DE JUSTICE ET D\u2019ARBITRAGE (C.C.J.A.) &#8212;&#8212;&#8212;- Audience Publique du 08 janvier 2004<\/p>\n<p>Pourvoi n\u00b0 013\/2001\/ PC du 20 ao\u00fbt 2001.<\/p>\n<p>Affaire : Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale de Banques au Cameroun dite SGBC ( Conseil : Ma\u00eetre Henri JOB, Avocat \u00e0 la Cour ) contre &#8211; KAMGANG Marcel &#8211; Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Exploitation H\u00f4teli\u00e8re du Cameroun dite HOLLYWOOD HOTEL (Conseil : Ma\u00eetre WOAPPI Zacharie, Avocat \u00e0 la Cour) En pr\u00e9sence de : &#8211; La Soci\u00e9t\u00e9 Camerounaise de Banque-Cr\u00e9dit Lyonnais dite SCB- Cr\u00e9dit Lyonnais (Conseil : Ma\u00eetre Pierre N\u2019THEPE, Avocat \u00e0 la Cour)<\/p>\n<p>&#8211; La Succession Paul SOPPO PRISO (Conseil : Ma\u00eetre Pierre N\u2019THEPE, Avocat \u00e0 la Cour)<\/p>\n<p>&#8211; La Standard Chartered Bank Cameroun<\/p>\n<p>ARRET N\u00b0001\/2004 du 08 janvier 2004<\/p>\n<p>La Cour Commune de Justice et d\u2019Arbitrage ( C.C.J.A.) de l\u2019Organisation pour l\u2019Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires ( O.H.A.D.A ) a rendu l\u2019Arr\u00eat suivant en son audience publique du 08 janvier 2004 o\u00f9 \u00e9taient pr\u00e9sents :<\/p>\n<p>Messieurs Seydou BA, Pr\u00e9sident Jacques M\u2019BOSSO, Premier Vice-pr\u00e9sident Antoine Joachim OLIVEIRA, Second Vice-Pr\u00e9sident Doumssinrinmbaye BAHDJE, Juge Ma\u00efnassara MAIDAGI, Juge Boubacar DICKO, Juge, rapporteur Biquezil NAMBAK, Juge<\/p>\n<p>et Ma\u00eetre Pascal Edouard NGANGA, Greffier en chef ;<\/p>\n<p>Sur le pourvoi en date du 18 ao\u00fbt 2001 enregistr\u00e9 \u00e0 la Cour de c\u00e9ans le 20 ao\u00fbt 2001 sous le n\u00b0013\/2001\/PC, form\u00e9 par Ma\u00eetre Henri JOB, Avocat \u00e0 la Cour, 1059, Boulevard de la R\u00e9publique \u00e0 Douala, BP 3482, agissant au nom et pour le<\/p>\n<p>2 compte de la SGBC, dans une cause l\u2019opposant \u00e0 KAMGANG Marcel, Hollywood H\u00f4tel et autres, ayant pour Conseil Ma\u00eetre WOAPPI Zacharie, Avocat \u00e0 la Cour, 73 Avenue Ahmadou AHIDJO, 4 \u00e8me \u00e9tage, immeuble Ancien CAMEROUN BANK \u2013 AKWA, BP 1215, Douala,<\/p>\n<p>en cassation de l\u2019Arr\u00eat n\u00b032\/REF du 22 janvier 2001 rendu en mati\u00e8re civile et commerciale par la Cour d\u2019appel du Littoral \u00e0 Douala, R\u00e9publique du CAMEROUN, dont le dispositif est le suivant :<\/p>\n<p>\u00ab Statuant publiquement, contradictoirement en mati\u00e8re civile et commerciale, en appel et en dernier ressort,<\/p>\n<p>En la forme<\/p>\n<p>&#8211; D\u00e9clare l\u2019appel principal de KAMGANG Marcel et la Soci\u00e9t\u00e9 Hollywood H\u00f4tel recevable, &#8211; D\u00e9clare \u00e9galement recevables les appels incidents de la succession Paul SOPPO PRISO et la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale de Banques au Cameroun ;<\/p>\n<p>Au fond<\/p>\n<p>&#8211; Ordonne \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 Camerounaise de Banque-Cr\u00e9dit Lyonnais (SCB-Cr\u00e9dit Lyonnais) de se lib\u00e9rer au profit du saisissant des sommes d\u00e9clar\u00e9es qu\u2019elle d\u00e9tient pour le compte du saisi sous astreinte de 500 000 francs par jour de retard \u00e0 compter de la signification de la pr\u00e9sente d\u00e9cision ;<\/p>\n<p>&#8211; Confirme la d\u00e9cision entreprise en ce qui concerne la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale des Banques au Cameroun (S.G.B.C) et dit qu\u2019elle se lib\u00e8rera du reliquat des causes de la saisie ainsi que sur l\u2019astreinte prononc\u00e9e \u00e0 son encontre ;<\/p>\n<p>&#8211; D\u00e9clare la Standard Chartered Bank d\u00e9bitrice solidaire des causes de la saisie ;<\/p>\n<p>&#8211; Dit n\u2019y avoir en l\u2019\u00e9tat \u00e0 liquidation de l\u2019astreinte ;<\/p>\n<p>&#8211; Condamne solidairement la Succession Paul SOPPO PRISO , la SGBC, la SCB-Cr\u00e9dit Lyonnais et la Standard Chartered Bank aux entiers d\u00e9pens dont distraction au profit de Ma\u00eetres WOAPPI, BIATEU, NKWEPET et KAMWA, Avocats aux offres de droit.\u00bb ;<\/p>\n<p>La requ\u00e9rante invoque \u00e0 l\u2019appui de son pourvoi les moyens de cassation tels qu\u2019ils figurent \u00e0 la requ\u00eate annex\u00e9e au pr\u00e9sent arr\u00eat ;<\/p>\n<p>Sur le rapport de Monsieur le Juge Boubacar DICKO ;<\/p>\n<p>3 Vu les dispositions des articles 13 et 14 du Trait\u00e9 relatif \u00e0 l\u2019harmonisation du droit des affaires en Afrique ;<\/p>\n<p>Vu les dispositions du R\u00e8glement de proc\u00e9dure de la Cour Commune de Justice et d\u2019Arbitrage de l\u2019OHADA ;<\/p>\n<p>Ou\u00ef Ma\u00eetres Henri JOB et WOAPPI Zacharie, Avocats \u00e0 la Cour en leurs observations ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il ressort des pi\u00e8ces du dossier de la proc\u00e9dure que suite \u00e0 divers contentieux ayant oppos\u00e9 la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Exploitation H\u00f4teli\u00e8re du Cameroun dite \u00ab Hollywood H\u00f4tel \u00bb et KAMGANG Marcel \u00e0 la Succession Paul SOPPO PRISO , ladite Succession a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e par les Ordonnances de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 n\u00b065 et 66 rendues le 21 octobre 1998 par le Juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s du Tribunal de Premi\u00e8re Instance de Douala, statuant en mati\u00e8re de liquidation d\u2019astreintes, \u00e0 payer aux demandeurs susnomm\u00e9s soixante cinq millions (65 000 000) et trois cent huit millions cinq cents mille (308 500 000) francs CFA ; que dans le cadre du recouvrement de ces sommes et de leurs accessoires, Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel ont pratiqu\u00e9 le 27 ao\u00fbt 1999 par l\u2019interm\u00e9diaire de Ma\u00eetre TEKEU Victor, huissier de justice pr\u00e8s la Cour d\u2019appel du Littoral et les Tribunaux de Douala, saisies\u2013attributions de cr\u00e9ances entre les mains de diff\u00e9rents \u00e9tablissements bancaires de Douala sur les avoirs de la Succession Paul SOPPO PRISO ; qu\u2019au nombre de ces \u00e9tablissements figure la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale de Banques au Cameroun dite SGBC qui a notamment d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l\u2019huissier poursuivant, lors de son interpellation, que \u00ab les avoirs de la Succession Paul SOPPO PRISO sont compos\u00e9s dans ses livres de comptes ch\u00e8ques dont le solde est de francs CFA 3 398 141 et de deux bons de caisse pour un montant total de francs CFA 650 000 000, jadis souscrits \u00ab au porteur \u00bb par feu Monsieur Paul SOPPO PRISO , \u00e9chus d\u00e9puis le 25 avril 1996 et d\u00e9tenus \u00e0 l\u2019heure actuelle par un h\u00e9ritier pr\u00e9somptif\u2026 \u00bb ; que les ayants-droit du de cujus ont entrepris de contester ces saisies et ont \u00e0 cet effet assign\u00e9 les cr\u00e9anciers saisissants en mainlev\u00e9e de saisie devant le Juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s du Tribunal de Premi\u00e8re Instance de Douala ; que celui-ci, par Ordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 n\u00b0820 rendue le 31 mai 2000, a d\u00e9clar\u00e9 leur action non fond\u00e9e et ordonn\u00e9 le paiement par la SGBC au profit des cr\u00e9anciers saisissants, des causes des saisies sous astreintes de 500 000 francs CFA par jour de retard \u00e0 compter de la signification de ladite Ordonnance ; que sur appels de toutes les parties, la Cour d\u2019appel du Littoral \u00e0 Douala, par Arr\u00eat n\u00b032\/REF du 22 janvier 2001, a confirm\u00e9 la d\u00e9cision entreprise en ce qui concerne la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale de Banques au Cameroun (SGBC) et a \u00ab dit qu\u2019elle se lib\u00e8rera du reliquat des causes de la saisie ainsi que sur l\u2019astreinte prononc\u00e9e \u00e0 son encontre \u00bb ; que c\u2019est contre l\u2019arr\u00eat pr\u00e9cit\u00e9 que la SGBC a form\u00e9 le pr\u00e9sent pourvoi en cassation ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019en application des articles 29 et 30 du R\u00e8glement de proc\u00e9dure de la Cour Commune de Justice et d\u2019Arbitrage de l\u2019OHADA, le recours de la SGBC a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 \u00e0 toutes les parties \u00e0 la proc\u00e9dure devant la juridiction nationale ;<\/p>\n<p>Attendu que la Succession Paul SOPPO PRISO et la SCB-Cr\u00e9dit Lyonnais ont chacune, sous la plume de leur Conseil, Ma\u00eetre Pierre N\u2019THEPE, Avocat \u00e0 la Cour, pr\u00e9sent\u00e9 un m\u00e9moire, celui de la Succession Paul SOPPO PRISO, non dat\u00e9 mais accompagn\u00e9 d\u2019une lettre de transmission du 12 juin 2002 du Cabinet Amadou FADIKA et Associ\u00e9s, Avocats \u00e0 la Cour \u00e0 Abidjan et celui de la SCB-Cr\u00e9dit Lyonnais, dat\u00e9 \u00e0 Douala du 27 mai 2002 ; que ces deux m\u00e9moires ont \u00e9t\u00e9 respectivement re\u00e7us \u00e0 la Cour de c\u00e9ans les 4 et 18 juin 2002 ;<\/p>\n<p>Sur le premier moyen<\/p>\n<p>Vu l\u2019article 154 de l\u2019Acte uniforme portant organisation des proc\u00e9dures simplifi\u00e9es de recouvrement et des voies d\u2019ex\u00e9cution ;<\/p>\n<p>Attendu que le pourvoi reproche \u00e0 l\u2019arr\u00eat confirmatif attaqu\u00e9 la violation de l\u2019article 154 de l\u2019Acte uniforme susvis\u00e9 en ce que ledit article disposant que \u00ab l\u2019acte de saisie emporte \u00e0 concurrence des sommes pour lesquelles elle est pratiqu\u00e9e ainsi que tous ses accessoires, mais pour ce montant seulement, attribution imm\u00e9diate au profit du saisissant de la cr\u00e9ance saisie, disponible entre les mains du tiers \u2026 \u00bb, c\u2019est dans la valeur de deux bons de caisse d\u2019un montant total de 650 000 000 F CFA souscrits \u00ab au porteur \u00bb par Monsieur Paul SOPPO PRISO \u2013 et r\u00e9v\u00e9l\u00e9s par la requ\u00e9rante lors de sa d\u00e9claration affirmative &#8211; que le premier Juge, suivi en cela par la Cour d\u2019appel, a cru voir des fonds saisissables sur lesquels il a donn\u00e9 effet aux mesures d\u2019ex\u00e9cution litigieuses alors que \u00ab les fonds dont la propri\u00e9t\u00e9 est mat\u00e9rialis\u00e9e par un bon de caisse au porteur sont en pratique difficiles \u00e0 cerner en l\u2019absence de l\u2019original du bon de caisse, ledit bon de caisse \u00e9tant un effet transmissible et cessible par simple tradition \u00bb ; qu\u2019\u00e0 la date des saisies, rien n\u2019attestait que les bons de caisse dont il s\u2019agit faisaient encore partie du patrimoine de la Succession Paul SOPPO PRISO et la requ\u00e9rante n\u2019avait pas davantage la preuve que ces bons avaient quitt\u00e9 cette Succession ; qu\u2019elle n\u2019avait donc d\u2019autre choix que de d\u00e9clarer ces bons de caisse qui auraient pu faire partie du patrimoine de feu Paul SOPPO PRISO en pr\u00e9cisant toutefois qu\u2019il s\u2019agissait de bons de caisse \u00ab au porteur \u00bb, caract\u00e9ristique susceptible d\u2019en affecter le sort ; qu\u2019en affirmant en substance que ces bons de caisse font effectivement partie de la masse successorale, objet de la saisie, et que c\u2019est \u00e0 tort que la SGBC refuse d\u2019en reverser le montant au saisissant, la Cour d\u2019appel, qui a ainsi conclu en d\u00e9naturant le sens de la d\u00e9claration affirmative de la requ\u00e9rante, a d\u00e9montr\u00e9 sa m\u00e9connaissance du m\u00e9canisme de circulation des bons de caisse au porteur et du sens de l\u2019article vis\u00e9 au moyen ; que, comme rappel\u00e9 ci-dessus, les bons au porteur sont transmissibles et cessibles par simple tradition et leur arriv\u00e9e \u00e0 terme est donc totalement indiff\u00e9rente sur leur propri\u00e9t\u00e9, tout comme le fait que leur souscripteur soit d\u00e9c\u00e9d\u00e9 un mois apr\u00e8s leur \u00e9ch\u00e9ance ; qu\u2019en effet, il suffit que lesdits bons au porteur aient circul\u00e9 par simple remise mat\u00e9rielle entre-temps pour qu\u2019ils ne fassent plus partie de la masse successorale de leur souscripteur initial ; que, toujours selon le moyen, il est encore<\/p>\n<p>5 plus extraordinaire de voir la Cour d\u2019appel confondre le patrimoine d\u2019un h\u00e9ritier pr\u00e9somptif avec celui de la succession elle-m\u00eame alors qu\u2019aucune preuve n\u2019a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e \u00e0 ladite Cour que cet h\u00e9ritier pr\u00e9somptif, qui n\u2019a m\u00eame pas \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9, a accept\u00e9 purement et simplement la succession ; que la d\u00e9claration de la requ\u00e9rante selon laquelle les bons de caisse au porteur \u00e9taient \u00ab d\u00e9tenus \u00e0 l\u2019heure actuelle par un h\u00e9ritier pr\u00e9somptif \u00bb r\u00e9sultait d\u2019une simple information qui \u00e9tait revenue \u00e0 la banque et qu\u2019elle a estim\u00e9 devoir communiquer au saisissant par souci de transparence ; que toutefois, cette information appelait une confirmation par la pr\u00e9sentation des originaux des bons de caisse, ces derniers \u00e9tant, de par la loi, pr\u00e9sum\u00e9s constituer le titre de propri\u00e9t\u00e9 de leur d\u00e9tenteur ; que la d\u00e9claration par laquelle la requ\u00e9rante exposait au mieux de sa connaissance l\u2019\u00e9tat de la Succession Paul SOPPO PRISO ne peut l\u00e9galement \u00eatre prise comme base pour servir d\u2019\u00e9valuation desdits avoirs sans que soient prises en compte les r\u00e9serves explicites ou implicites y contenues ; qu\u2019en d\u00e9finitive, il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 que la r\u00e9ticence de la requ\u00e9rante \u00e0 payer le montant des bons de caisse sans conna\u00eetre le sort de ceux-ci \u00e9tait parfaitement justifi\u00e9e puisqu\u2019en vertu d\u2019une Ordonnance sur requ\u00eate n\u00b0673 rendue le 14 d\u00e9cembre 2000, un tiers, Madame DJIOMETIO Gis\u00e8le, a obtenu une d\u00e9cision de justice enjoignant \u00e0 la banque de payer le montant des deux bons dont il s\u2019agit, d\u00e9cision qui a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e ; qu\u2019il appara\u00eet donc bien que les bons de caisse litigieux avaient circul\u00e9 \u00e0 des dates inconnues de la requ\u00e9rante de sorte que la provision correspondante n\u2019\u00e9tait pas ou plus disponible entre les mains de la banque ; que dans tous les cas, selon le moyen, il est pour le moins incoh\u00e9rent que la m\u00eame justice qui a ordonn\u00e9 \u00e0 la requ\u00e9rante le paiement des bons de caisse \u00e0 un tiers &#8211; Madame DJIOMETIO Gis\u00e8le &#8211; puisse \u00e0 nouveau en ordonner le paiement une seconde fois, et toujours par la requ\u00e9rante, sur des fonds qu\u2019elle ne d\u00e9tient donc plus au profit de Monsieur KAMGANG Marcel et de la S.E.H. Hollywood H\u00f4tel ;<\/p>\n<p>Attendu que l\u2019article 154 alin\u00e9a 1 er de l\u2019Acte uniforme susvis\u00e9 dispose que \u00ab l\u2019acte de saisie emporte, \u00e0 concurrence des sommes pour lesquelles elle est pratiqu\u00e9e ainsi que tous ses accessoires, mais pour ce montant seulement, attribution imm\u00e9diate au profit du saisissant de la cr\u00e9ance saisie, disponible entre les mains du tiers \u00bb ;<\/p>\n<p>Attendu en l\u2019esp\u00e8ce que pour donner effet \u00e0 la saisie-attribution de cr\u00e9ances pratiqu\u00e9e le 27 ao\u00fbt 1999 par Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel au pr\u00e9judice de la Succession Paul SOPPO PRISO , d\u00e9biteur saisi, entre les mains de la SGBC, tiers saisi, la Cour d\u2019appel a relev\u00e9 \u00ab qu\u2019il r\u00e9sulte de ses propres d\u00e9clarations (celles de la SGBC) que les bons de caisse d\u00e9tenus par elle constituent un avoir de la Succession Paul SOPPO PRISO ; que de m\u00eame elle (la SGBC) affirme qu\u2019ils sont \u00e9chus donc \u00e0 terme depuis le 25 avril 1996 et d\u00e9tenus \u00e0 l\u2019heure actuelle par un h\u00e9ritier pr\u00e9somptif ; \u2026 que par ces affirmations la SGBC reconna\u00eet que les bons en question arriv\u00e9s \u00e0 terme sont en possession d\u2019un ayant-droit de la Succession par cons\u00e9quent font partie du patrimoine successoral ce qu\u2019elle feint d\u2019ignorer lorsqu\u2019elle exprime son inqui\u00e9tude par un double paiement ; qu\u2019au demeurant il<\/p>\n<p>6 r\u00e9sulte qu\u2019\u00e0 la date de leur \u00e9ch\u00e9ance le 25 avril 1996 ceux-ci \u00e9taient automatiquement, en l\u2019absence de preuve d\u2019une quelconque cession, redevenus disponibles dans le patrimoine de [leur] souscripteur Paul SOPPO PRISO , lequel n\u2019est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 qu\u2019un mois plus tard le 25 mai 1996 ; que par cons\u00e9quent ceux-ci font effectivement partie de la masse successorale objet de la saisie et c\u2019est \u00e0 tort que la SGBC refuse d\u2019en reverser le montant au saisissant. \u00bb ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019en d\u00e9duisant des d\u00e9clarations affirmatives de la SGBC, tiers saisi, d\u2019une part , que \u00ab les bons de caisse d\u00e9tenus par elle constituent un avoir de la Succession Paul SOPPO PRISO\u2026 qu\u2019ils sont \u00e9chus donc \u00e0 terme depuis le 25 avril 1996 et d\u00e9tenus \u00e0 l\u2019heure actuelle par un h\u00e9ritier pr\u00e9somptif \u2026 que par ces affirmations la SGBC reconna\u00eet que les bons en question arriv\u00e9s \u00e0 terme sont en possession d\u2019un ayant droit de la Succession par cons\u00e9quent font partie de la masse successorale, objet de la saisie \u00bb et, d\u2019autre part, que lesdits bons de caisse \u00ab \u00e9taient automatiquement, en l\u2019absence de preuve d\u2019une quelconque cession, redevenus disponibles dans le patrimoine de [leur] souscripteur Paul SOPPO PRISO, lequel n\u2019est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 qu\u2019un mois plus tard le 25 mai 1996 \u00bb, la Cour d\u2019appel ne pouvait d\u00e9cider que \u00ab c\u2019est \u00e0 tort que celle\u2013ci refuse d\u2019en reverser le montant au saisissant \u00bb sans rechercher la situation pr\u00e9cise de ces bons de caisses \u00e9chus au porteur d\u00e8s lors que ni \u00ab l\u2019h\u00e9ritier pr\u00e9somptif \u00bb cens\u00e9 les d\u00e9tenir n\u2019a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 ni, a fortiori, n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9 le titre de d\u00e9tention de celui-ci de sorte que la situation desdits bons de caisse demeure toujours litigieuse et incertaine ; que dans ces circonstances, il ne saurait \u00eatre soutenu sans preuve que du seul fait de leur arriv\u00e9e \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance, les bons pr\u00e9cit\u00e9s \u00e9taient \u00ab automatiquement \u00bb disponibles dans le patrimoine de leur souscripteur et \u00ab font partie \u00bb de la masse successorale, objet de la saisie, alors m\u00eame qu\u2019ayant vocation \u00e0 circuler et \u00e9tant susceptibles de transmission par simple tradition mat\u00e9rielle sans aucune formalit\u00e9, leur appartenance \u00e0 ladite succession n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie ; qu\u2019il s\u2019ensuit qu\u2019en statuant comme elle l\u2019a fait alors que rien ne lui permettait de d\u00e9cider que les bons au porteur \u00e9chus dont s\u2019agit \u00e9taient des \u00e9l\u00e9ments de la masse successorale encore disponibles entre les mains du tiers saisi au jour de la saisie tel que le prescrit l\u2019article 154 de l\u2019Acte uniforme susvis\u00e9, la Cour d\u2019appel a viol\u00e9 ledit article ; qu\u2019il \u00e9chet en cons\u00e9quence de casser l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9 et d\u2019\u00e9voquer sans qu\u2019il soit besoin d\u2019examiner les autre moyens ;<\/p>\n<p>Sur l\u2019\u00e9vocation<\/p>\n<p>Attendu que la SGBC a demand\u00e9 de bien vouloir, \u00e9voquant et statuant sur le fond par application de l\u2019article 14 du Trait\u00e9 relatif \u00e0 l\u2019harmonisation du droit des affaires en Afrique :<\/p>\n<p>&#8211; d\u00e9bouter le sieur KAMGANG Marcel et la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Exploitation H\u00f4teli\u00e8re (Hollywood H\u00f4tel) S.A., de toutes leurs pr\u00e9tentions tout au moins par rapport \u00e0 elle ;<\/p>\n<p>7 &#8211; dire et juger que son obligation est limit\u00e9e \u00e0 repr\u00e9senter les seuls fonds \u00e0 sa disposition, soit F CFA 3 398 141 et encore au vu d\u2019une d\u00e9cision effectivement ex\u00e9cutoire et sous r\u00e9serve de l\u2019effet des diverses autres saisies pratiqu\u00e9es \u00e0 l\u2019encontre des m\u00eames d\u00e9biteurs ;<\/p>\n<p>&#8211; dire n\u2019y avoir lieu \u00e0 astreinte \u00e0 l\u2019encontre de la requ\u00e9rante ;<\/p>\n<p>&#8211; condamner KAMGANG Marcel et la Soc i\u00e9t\u00e9 d\u2019Exploitation H\u00f4teli\u00e8re (Hollywood H\u00f4tel) aux entiers d\u00e9pens dont distraction au profit de Ma\u00eetre Henri JOB, Avocat aux offres et affirmations de droit ;<\/p>\n<p>Attendu que, pour leur part, Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel ont demand\u00e9 de :<\/p>\n<p>&#8211; constater que les d\u00e9clarations affirmatives effectu\u00e9es par la SGBC sont sans \u00e9quivoque sur l\u2019\u00e9tendue des avoirs de la Succession Paul SOPPO PRISO dans ses livres ;<\/p>\n<p>&#8211; constater que l\u2019avoir constitue l\u2019ensemble des biens d\u2019une personne physique ou morale ;<\/p>\n<p>&#8211; constater qu\u2019au d\u00e9c\u00e8s de Paul SOPPO PRISO en mai 1996, les bons de caisse \u00e9taient \u00e9chus depuis un mois et entraient par cons\u00e9quent au cr\u00e9dit net, liquide et disponible de son compte ;<\/p>\n<p>&#8211; constater que c\u2019est pour tenter de tromper la religion de la Haute Cour que la SGBC pr\u00e9tend, sans en rapporter la preuve, avoir pay\u00e9 la valeur des bons de caisse \u00e0 une tierce personne sur le fondement d\u2019une pr\u00e9tendue et in\u00e9dite ordonnance gracieuse rendue sur requ\u00eate par un juge d\u2019instance alors et surtout qu\u2019elle s\u2019est toujours refus\u00e9e de s\u2019ex\u00e9cuter face aux injonctions des d\u00e9cisions &#8211; contentieuses &#8211; de la Justice ordonnant le paiement sous fortes astreintes ;<\/p>\n<p>&#8211; constater que les saisies ont \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9es en vertu des Ordonnances n\u00b065 et 66 ex\u00e9cutoires sur minute et avant enregistrement, lesquelles ordonnances de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 \u00e0 bon droit confirm\u00e9es en appel par les Arr\u00eats n\u00b0118\/REF du 27 septembre 1999 et 13\/REF du 25 octobre 1999 pass\u00e9s en force de chose jug\u00e9e, en sorte que c\u2019est \u00e0 tort que le pr\u00e9tendu d\u00e9faut de titre ex\u00e9cutoire est invoqu\u00e9 par l\u2019appelante ;<\/p>\n<p>&#8211; constater que les bons de caisse dont le paiement est r\u00e9clam\u00e9 par DJIOMETIO Gis\u00e8le auraient \u00e9t\u00e9 souscrits en 1998 alors que ceux de feu Paul SOPPO PRISO ont \u00e9t\u00e9 souscrits en 1994 ;<\/p>\n<p>8 &#8211; constater que les bons de caisse \u00ab souscrits \u00bb en 1998 ne peuvent pas \u00eatre les m\u00eames que ceux \u00e9chus depuis le 25 avril 1996 et qui n\u2019ont pu \u00eatre renouvel\u00e9s suite au d\u00e9c\u00e8s de leur souscripteur le 25 mai 1996 ;<\/p>\n<p>&#8211; constater que les d\u00e9clarations contradictoires de la SGBC r\u00e9sultent de son incapacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9montrer le paiement par elle all\u00e9gu\u00e9 ;<\/p>\n<p>&#8211; constater qu\u2019une ordonnance sur requ\u00eate ne saurait constituer une preuve de paiement ;<\/p>\n<p>&#8211; dire et juger aux termes de l\u2019article 155 paragraphe 2 de l\u2019Acte uniforme susvis\u00e9, que les avoirs saisis, bloqu\u00e9s et imm\u00e9diatement attribu\u00e9s aux concluants premiers saisissants le 27 ao\u00fbt 1999, ne pouvaient plus \u00eatre attribu\u00e9s \u00e0 d\u2019autres personnes, m\u00eame cr\u00e9anciers privil\u00e9gi\u00e9s ;<\/p>\n<p>&#8211; dire et juger qu\u2019un mauvais payement ne saurait \u00eatre opposable aux concluants ;<\/p>\n<p>&#8211; dire et juger que c\u2019est \u00e0 bon droit que la SGBC a \u00e9t\u00e9 enjointe de se lib\u00e9rer des causes des saisies sous astreinte apr\u00e8s que les contestations aient \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9es non fond\u00e9es ;<\/p>\n<p>&#8211; statuer sur les d\u00e9pens \u00e0 mettre \u00e0 la charge de la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale de Banques au Cameroun S.A. ;<\/p>\n<p>Sur la demande de la SGBC relative au bien-fond\u00e9 des pr\u00e9tentions de Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il ressort de l\u2019Ordonnance n\u00b0820, dont appel, rendue le 31 mai 2000 par le Juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s du Tribunal de Premi\u00e8re Instance de Douala, que c\u2019est bien relativement \u00e0 la valeur de deux bons de caisse au porteur d\u2019un montant de 650 000 000 francs CFA souscrits par feu Paul SOPPO PRISO que le premier Juge, faisant droit aux demandes de Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel, a donn\u00e9 effet aux mesures d\u2019ex\u00e9cution par eux pratiqu\u00e9es le 27 ao\u00fbt 1999 entre les mains de la SGBC, tiers saisi, au pr\u00e9judice de la Succession Paul SOPPO PRISO, d\u00e9biteur saisi, \u00e0 concurrence de leur dette d\u2019un montant de 423 521 700 francs CFA ;<\/p>\n<p>Attendu que pour les m\u00eames motifs que ceux ci-dessus d\u00e9velopp\u00e9s lors de l\u2019examen du moyen de cassation retenu, c\u2019est \u00e0 tort que le premier Juge, se r\u00e9f\u00e9rant aux bons de caisse \u00e9chus au porteur dont a fait \u00e9tat la SGBC dans ses d\u00e9clarations affirmatives, a soutenu que \u00ab \u2026 la SGBC d\u00e9tient la totalit\u00e9 des causes de ces saisies \u00bb et \u00ab qu\u2019il y a lieu de l\u2019enjoindre \u00e0 payer cette somme \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019Exploitation H\u00f4teli\u00e8re du Cameroun \u00ab Hollywood H\u00f4tel \u00bb ; qu\u2019il y a lieu en cons\u00e9quence d\u2019infirmer l\u2019ordonnance entreprise sur ce point ;<\/p>\n<p>Sur la limitation de la saisie au solde du compte ch\u00e8que d\u2019un montant de 3. 398. 141 francs CFA<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il ressort des pi\u00e8ces du dossier de la proc\u00e9dure, notamment de la d\u00e9claration affirmative du 30 ao\u00fbt 1999 de la SGBC, que Paul SOPPO PRISO disposait dans les livres de la SGBC d\u2019un compte ch\u00e8que dont le solde s\u2019\u00e9levait \u00e0 3. 398.141 francs CFA ; que la saisie relative audit montant n\u2019ayant fait l\u2019objet d\u2019aucune contestation, il y a lieu de limiter les effets des saisies-attributions de cr\u00e9ances initi\u00e9es le 27 ao\u00fbt 1999 par Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel au seul solde du compte ch\u00e8que susmentionn\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 171 alin\u00e9a 1 de l\u2019Acte uniforme susvis\u00e9 qui dispose que \u00abla Juridiction comp\u00e9tente donne effet \u00e0 la saisie pour la fraction non contest\u00e9e de la dette. Sa d\u00e9cision est ex\u00e9cutoire sur minute. \u00bb ;<\/p>\n<p>Sur le caract\u00e8re ex\u00e9cutoire des Ordonnances n\u00b0s 65 et 66 du 21 octobre 1998<\/p>\n<p>Attendu en l\u2019esp\u00e8ce que les titres de cr\u00e9ance dont se pr\u00e9valent Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel sont les Ordonnances de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 n\u00b065 et 66 rendues le 21 octobre 1998 par le Juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s du Tribunal de Premi\u00e8re Instance de Douala ; que ces ordonnances qui sont ex\u00e9cutoires sur minute constituent bien des titres ex\u00e9cutoires au sens de l\u2019article 33-1 de l\u2019Acte uniforme susvis\u00e9 et permettent de pratiquer une saisie-attribution de cr\u00e9ances ;<\/p>\n<p>Sur l\u2019attribution du solde du compte ch\u00e8que d\u2019un montant de 3 398 141 francs CFA<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il ressort des pi\u00e8ces du dossier de la proc\u00e9dure, notamment de la d\u00e9claration affirmative en date du 30 ao\u00fbt 2000 de la SGBC que d\u2019autres saisies- attributions ont \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9es entre ses mains au pr\u00e9judice de la Succession Paul SOPPO PRISO et au profit de tierces personnes apr\u00e8s celles effectu\u00e9es le 27 ao\u00fbt 1999 par Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel ; que c\u2019est le cas :<\/p>\n<p>&#8211; d\u2019une saisie-attribution de F CFA 5 066 708 pratiqu\u00e9e le 26 novembre 1999 par Ma\u00eetre KAMWA Gabriel, \u00e0 la requ\u00eate de Monsieur NJONGANG Dieudonn\u00e9 ;<\/p>\n<p>&#8211; d\u2019une saisie-attribution de F CFA 1 522 869 pratiqu\u00e9e le 06 d\u00e9cembre 1999 par Ma\u00eetre KAMWA Gabriel \u00e0 la requ\u00eate de Monsieur NJONGANG Dieudonn\u00e9 ;<\/p>\n<p>&#8211; d\u2019une saisie-attribution de F CFA 5 262 803 pratiqu\u00e9e le 23 d\u00e9cembre 1999 par Ma\u00eetre BALENG MAAH C\u00e9lestin, \u00e0 la requ\u00eate de Monsieur ETOGA ESSOMBA Edouard ;<\/p>\n<p>&#8211; d\u2019une saisie-attribution de F CFA 1 954 647 pratiqu\u00e9e le 23 d\u00e9cembre 1999 par Ma\u00eetre BALENG MAAH C\u00e9lestin, \u00e0 la requ\u00eate de Monsieur ALBILISIMA ;<\/p>\n<p>&#8211; d\u2019une saisie-attribution de F CFA 674 684 pratiqu\u00e9e le 23 d\u00e9cembre 1999 par Ma\u00eetre TOWA Pierre, \u00e0 la requ\u00eate de Monsieur MBOUS Georges ;<\/p>\n<p>&#8211; d\u2019une saisie-attribution de F CFA 577 833 pratiqu\u00e9e le 10 mars 2000 par Ma\u00eetre TOWA Pierre, \u00e0 la requ\u00eate de Monsieur MBOUS Georges ;<\/p>\n<p>&#8211; d\u2019une saisie-attribution de F CFA 1 001 900 pratiqu\u00e9e le 24 mai 2000 par Ma\u00eetre Elise Ad\u00e8le KOGLA, Huissier de Justice, \u00e0 la requ\u00eate de Monsieur MPOUBOU Emmanuel ;<\/p>\n<p>&#8211; de deux saisies-attributions de F CFA 17 959 965 chacune pratiqu\u00e9es le 29 ao\u00fbt 2000 et deux saisies-attributions de F CFA 55 396 347 et F CFA 285.474.602 \u00e0 la requ\u00eate de Hollywood H\u00f4tel ;<\/p>\n<p>Attendu que les saisies susmentionn\u00e9es sont post\u00e9rieures \u00e0 celles pratiqu\u00e9es dans la pr\u00e9sente proc\u00e9dure, lesquelles concernent deux saisies-attributions de francs CFA 423 521 700 et 89 176 676 effectu\u00e9es le 27 ao\u00fbt 1999 par Ma\u00eetre TEKEU Victor Huissier de Justice \u00e0 la requ\u00eate de Hollywood H\u00f4tel et de KAMGANG Marcel ; que dans la mesure o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 ci-dessus de la limitation des effets desdites saisies au seul montant du compte ch\u00e8que de francs CFA 3 398 141, il y a lieu de constater que par rapport aux autres saisissants, Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel \u00e9taient premiers saisissants et il \u00e9chet en cons\u00e9quence de les d\u00e9clarer seuls attributaires dudit montant conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 155 alin\u00e9a 2 de l\u2019Acte uniforme susvis\u00e9 qui dispose en substance que \u00ab la signification ult\u00e9rieure d\u2019autres saisies ou de toute autre mesure de pr\u00e9l\u00e8vement, m\u00eame \u00e9manant de cr\u00e9anciers privil\u00e9gi\u00e9s, ne remettent pas en cause cette attribution \u2026 \u00bb ;<\/p>\n<p>Sur l\u2019astreinte prononc\u00e9e contre la SGBC<\/p>\n<p>Attendu que \u00ab pour contraindre la SGBC \u00e0 s\u2019ex\u00e9cuter dans les plus brefs d\u00e9lais \u00bb, le premier Juge a assorti sa d\u00e9cision \u00ab d\u2019une astreinte de 500 000 francs CFA \u00e0 compter du jour de la signification de ladite d\u00e9cision\u2026 \u00bb ; que ladite astreinte est li\u00e9e \u00e0 la condamnation de la SGBC \u00e0 payer le montant de la valeur des deux bons de caisse au porteur d\u2019un montant de 650 000 000 francs CFA alors que les effets des saisies-attributions pratiqu\u00e9es par Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel au pr\u00e9judice de la Succession Paul SOPPO PRISO entre les mains de la SGBC devaient se limiter au seul montant disponible du solde du compte ch\u00e8que d\u2019un montant de 3 398 141 francs CFA que la SGBC s\u2019\u00e9tait d\u00e9clar\u00e9e dispos\u00e9e \u00e0 payer ; qu\u2019il n\u2019y a pas lieu d\u00e8s lors de prononcer une astreinte contre elle ;<\/p>\n<p>Sur les demandes de Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel<\/p>\n<p>Attendu que les chefs de demande articul\u00e9s par Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel visent essentiellement \u00e0 r\u00e9clamer le paiement par la SGBC de la valeur de deux bons de caisse au porteur d\u2019un montant de 650 000 000 francs CFA souscrits par feu Paul SOPPO PRISO aupr\u00e8s de la banque \u00e9mettrice desdits bons ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il r\u00e9sulte de ce qui pr\u00e9c\u00e8de qu\u2019il n\u2019est pas \u00e9tabli que ce montant soit un \u00e9l\u00e9ment de la masse successorale ; qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce et en l\u2019\u00e9tat, seul pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme disponible le solde du compte ch\u00e8que d\u2019un montant de 3.988.141 francs CFA dont Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9s exclusivement attributaires ; qu\u2019il s\u2019ensuit que leurs pr\u00e9tentions relatives au paiement par la SGBC de la valeur des deux bons de caisse au porteur ne sont pas fond\u00e9es et il y a lieu, en cons\u00e9quence, de les d\u00e9bouter sur ce point ;<\/p>\n<p>Attendu que Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel ayant succomb\u00e9, il y a lieu de les condamner aux d\u00e9pens.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS<\/p>\n<p>Statuant publiquement, apr\u00e8s en avoir d\u00e9lib\u00e9r\u00e9,<\/p>\n<p>Casse l\u2019Arr\u00eat n\u00b032\/REF rendu le 22 janvier 2001 par la Cour d\u2019appel du Littoral \u00e0 Douala ;<\/p>\n<p>Evoquant et statuant sur le fond,<\/p>\n<p>Infirme en toutes ses dispositions concernant la SGBC, l\u2019Ordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 n\u00b0820 rendue le 31 mai 2000 par le Juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s du Tribunal de Premi\u00e8re Instance de Douala ;<\/p>\n<p>D\u00e9boute Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel, cr\u00e9anciers saisissants, de leurs demandes, fins et conclusions tendant \u00e0 se faire payer par la SGBC, tiers saisi, \u00e0 concurrence de leur dette contre la Succession Paul SOPPO PRISO, d\u00e9biteur saisi, le montant de 650 000 000 francs CFA repr\u00e9sentant la valeur de deux bons de caisse au porteur souscrits aupr\u00e8s de ladite banque \u00e9mettrice par Paul SOPPO PRISO ;<\/p>\n<p>Dit que les saisies pratiqu\u00e9es le 27 ao\u00fbt 1999 par Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel entre les mains de la SGBC au pr\u00e9judice de la Succession Paul SOPPO PRISO se limitent au seul montant disponible du solde d\u2019un compte ch\u00e8ques ouvert par Paul SOPPO PRISO dans les livres de la SGBC et d\u2019un montant de 3 988 141 francs CFA ;<\/p>\n<p>12 Dit que Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel, premiers saisissants , sont attributaires du montant pr\u00e9cit\u00e9 en ex\u00e9cution des titres ex\u00e9cutoires constitu\u00e9s des Ordonnances de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 n\u00b065 et 66 rendues le 21 octobre 1998 par le Juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s du Tribunal de Premi\u00e8re Instance de Douala ;<\/p>\n<p>Ordonne en cons\u00e9quence le paiement par la SGBC dudit montant \u00e0 leur profit ;<\/p>\n<p>Dit qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de prononcer une astreinte \u00e0 l\u2019encontre de la SGBC ;<\/p>\n<p>Condamne Hollywood H\u00f4tel et KAMGANG Marcel aux d\u00e9pens.<\/p>\n<p>Ainsi fait, jug\u00e9 et prononc\u00e9 les jour, mois et an que dessus et ont sign\u00e9 :<\/p>\n<p>Le Pr\u00e9sident<\/p>\n<p>Le Greffier en chef<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/biblio.ohada.org\/index.php?lvl=notice_display&amp;id=6010\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/biblio.ohada.org\/doc_num.php?explnum_id=2776\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Biblioth\u00e8que num\u00e9rique OHADA. Republication conforme aux mentions l\u00e9gales.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 ORGANISATION POUR L\u2019HARMONISATION EN AFRIQUE DU DROIT DES AFFAIRES (OHADA) &#8212;&#8212;&#8212;- COUR COMMUNE DE JUSTICE ET D\u2019ARBITRAGE (C.C.J.A.) &#8212;&#8212;&#8212;- Audience Publique du 08 janvier 2004 Pourvoi n\u00b0 013\/2001\/ PC du 20 ao\u00fbt 2001. 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