{"id":571986,"date":"2026-04-15T22:16:17","date_gmt":"2026-04-15T20:16:17","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-15-decembre-2025-n-2023-00957\/"},"modified":"2026-04-15T22:16:22","modified_gmt":"2026-04-15T20:16:22","slug":"cour-superieure-de-justice-15-decembre-2025-n-2023-00957","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-15-decembre-2025-n-2023-00957\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 15 d\u00e9cembre 2025, n\u00b0 2023-00957"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0162\/25-II-CIV Audience publique duquinze d\u00e9cembredeux mille vingt-cinq Num\u00e9roCAL-2023-00957du r\u00f4le Composition: Danielle SCHWEITZER, pr\u00e9sident de chambre, Martine WILMES, pr\u00e9sident de chambre, B\u00e9atrice KIEFFER,premier conseiller, Stephanie MENDES,greffier E n t r e: PERSONNE1.), demeurant \u00e0L-ADRESSE1.), appelantaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice suppl\u00e9antMarine HAAGEN, en remplacement de l\u2019huissier de justiceYves TAPELLAde Esch\/Alzette, du19 septembre 2023, comparant par Ma\u00eetrePierre FELTGEN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, e t: 1)PERSONNE2.), demeurant \u00e0L-ADRESSE2.), 2)PERSONNE3.), demeurant \u00e0L-ADRESSE3.),<\/p>\n<p>2 intim\u00e9saux fins du pr\u00e9dit exploitHAAGENdu19 septembre 2023, comparant par Ma\u00eetreJean LUTGEN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. LA COUR D&#039;APPEL : Expos\u00e9 du litige Le litige s\u2019inscrit dans le cadre de la successiond\u00e9laiss\u00e9e parfeu PERSONNE4.), d\u00e9c\u00e9d\u00e9abintestaten date duDATE1.), \u00e0 ses trois enfants: PERSONNE5.), d\u00e9c\u00e9d\u00e9eleDATE2.), dont la succession a \u00e9t\u00e9 recueillie par son filsPERSONNE2.),PERSONNE3.) etPERSONNE1.) (ci-apr\u00e8s: PERSONNE1.)). Saisi de la demande dePERSONNE2.)et dePERSONNE3.)dirig\u00e9e contre PERSONNE1.), tendant \u00e0 -voir dire qu\u2019il y a lieu \u00e0 partage suppl\u00e9mentaire des deux terrains inscrits au cadastre de la Commune deADRESSE4.), section B deADRESSE5.) au num\u00e9roNUMERO1.), lieu-dit \u00abADRESSE6.)\u00bb, contenant 33,80 ares et au num\u00e9roNUMERO2.), lieu-dit \u00abADRESSE6.)\u00bb, contenant \u00e9galement 33,80 ares, -voir condamnerPERSONNE1.)\u00e0 leur payer la diff\u00e9rence entre la valeur r\u00e9elle de cesdeux terrains et celle qui a \u00e9t\u00e9 prise en consid\u00e9ration \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019attribution par acte notari\u00e9 Georges D\u2019HUART en date du 10 mai 2005, somme provisoirement \u00e9valu\u00e9e \u00e0 492.444,30EUR,augment\u00e9e desint\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 29 ao\u00fbt 2019, date de la mise en demeure, avec majoration du taux de l\u2019int\u00e9r\u00eat l\u00e9gal, -voir commettre un expert sp\u00e9cialis\u00e9 en mati\u00e8re d\u2019\u00e9valuation d\u2019immeubles avec la mission de proc\u00e9der \u00e0 l\u2019estimation de la diff\u00e9rence entre la valeur r\u00e9elle des deux terrains pr\u00e9cit\u00e9s et celle qui a \u00e9t\u00e9 prise en consid\u00e9ration \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019attribution par acte notari\u00e9 Georges D\u2019HUART en date du 10 mai 2005, -pour autant que de besoin,commettre un notaire avec la mission de proc\u00e9der \u00e0 un plan de partage et de liquidation et d\u00e9signer un juge- commissaire pour surveiller lesdites op\u00e9rations, -\u00e0 titre subsidiaire, voir condamnerPERSONNE1.)\u00e0 leur payer des dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e9valu\u00e9s \u00e0 la m\u00eame somme de 492.444,30EUR, sinon \u00e0 chiffrer moyennant expertise, le tout avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux suivant les modalit\u00e9s d\u00e9taill\u00e9es ci-avant,<\/p>\n<p>3 -leur voir r\u00e9server le droit de demander la r\u00e9solution judiciaire, sinon la nullit\u00e9 de la convention transactionnelle du 11 f\u00e9vrier 2014, ainsi qu\u2019\u00e0 se voir allouer uneindemnit\u00e9 de proc\u00e9durede 5.000 EURsur le fondement de l\u2019article 240 du Nouveau Code deproc\u00e9dure civileet \u00e0voir condamnerPERSONNE1.)auxfrais et d\u00e9pens de l\u2019instance avec distraction au profit deleur mandataire, letribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg a, par jugement du18 novembre 2022, -re\u00e7ula demande tendant au partage suppl\u00e9mentaire en la forme, -dit qu\u2019il n\u2019y apaslieu d\u2019\u00e9carter des d\u00e9bats la convention transactionnelle du11 f\u00e9vrier 2014, -ditqu\u2019il n\u2019y a pas lieu d\u2019\u00e9carter des d\u00e9bats les courriers entre avocats, \u00e0 savoir un courrier de Ma\u00eetre Jean LUTGEN du 2 ao\u00fbt 2013 adress\u00e9 \u00e0 MonsieurPERSONNE1.), un courrier de Ma\u00eetre Marie-Paule RIES du 17 septembre 2013 adress\u00e9 \u00e0 Ma\u00eetreJean LUTGEN, un courrier de Ma\u00eetre Jean LUTGEN du28 novembre 2013 adress\u00e9 \u00e0 Ma\u00eetreMarie-Paule RIES et un courrier de Ma\u00eetre Marie-Paule RIES du 18 d\u00e9cembre 2013 adress\u00e9 \u00e0 Ma\u00eetreJean-LUTGEN, -dit la demande en partage suppl\u00e9mentaire fond\u00e9e en principe, -avant tout autre progr\u00e8s en cause,ordonn\u00e9 une comparution personnelle des parties, -r\u00e9serv\u00e9le surplus. Pour arriver \u00e0 cette conclusion, le tribunal a d\u2019abord constat\u00e9qu\u2019il r\u00e9sulte de l\u2019acte de partage intitul\u00e9\u00abPartage agricole et familial du 10 mai 2005\u00bb,que chaque coh\u00e9ritier a touch\u00e9 sa part h\u00e9r\u00e9ditaire lui revenant estim\u00e9e \u00e0 400.000 EUR,PERSONNE3.)et feuPERSONNE5.)s\u2019\u00e9tantvu attribuer deux lotset leurfr\u00e8rePERSONNE1.)ayantre\u00e7ula totalit\u00e9 des lots restants,constitu\u00e9s d\u2019un b\u00e2timent d\u2019habitation, de jardins, de terres, de pr\u00e9s et de bois. Le tribunal a ensuite relev\u00e9,s\u2019il se d\u00e9gage desexplications dePERSONNE3.) et dePERSONNE2.), non contest\u00e9es parPERSONNE1.), quelesbiens immobiliersattribu\u00e9s \u00e0ce dernieront fait partie d\u2019uneexploitation agricole,qu\u2019il ne ressortcependantde l\u2019acte de partagenique celle-ci a fait l\u2019objet d\u2019une attribution pr\u00e9f\u00e9rentielleau sens de l\u2019article 832-1 du Code civilnique les partiesont convenude proc\u00e9der \u00e0 un partage suppl\u00e9mentaire au sens de l\u2019article 832-4 dum\u00eameCode,dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019unecession de terrains\u00e0 des fins non agricoles.<\/p>\n<p>4 Apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 que l\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle de l\u2019exploitation agricole \u00e0 un ou plusieurs copartageants,vis\u00e9e par l\u2019article 832-1du Code civil,n\u2019est pas d\u2019ordre public,les juges de premi\u00e8re instance ontrelev\u00e9qu\u2019\u00e0 la suite de discussions li\u00e9esau partage dela succession de feuPERSONNE4.), les parties au litige ont sign\u00e9une convention transactionnelle en date du 11 f\u00e9vrier 2014. Pour rejeter la demande dePERSONNE1.)tendant \u00e0voir\u00e9carter ladite convention transactionnelle des d\u00e9bats,au motif qu\u2019elle aurait \u00e9t\u00e9 vers\u00e9e au m\u00e9pris de la clause de confidentialit\u00e9 stipul\u00e9een son article 3, lesdits magistrats ontretenuquela transaction est produite dans une cause n\u2019impliquant pas de tierset quesa production en justice est indispensable \u00e0 l\u2019exercicedesdroitsdePERSONNE3.)et dePERSONNE2.)en relation avec l\u2019ex\u00e9cution de celle-ci.La demande dePERSONNE1.)tendant \u00e0 voir \u00e9carter les courriers d\u2019avocats ant\u00e9rieurs \u00e0 la signature de ladite convention a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e, au motif qu\u2019il est pr\u00e9vu que ces courriers, amplement d\u00e9taill\u00e9s dans la convention,sont consid\u00e9r\u00e9s comme des courriers officiels d\u2019avocat. Apr\u00e8s avoir analys\u00e9 en d\u00e9tail les dispositions pertinentes de cette convention, les juges de premier degr\u00e9 ont consid\u00e9r\u00e9 (i) que lesparties ont mis fin \u00e0 leurs diff\u00e9rends en ce qui concerne les points figurant sousl\u2019article2.1. de la convention,cemoyennant paiementparPERSONNE1.) de l\u2019indemnit\u00e9 transactionnellede 150.000 EUR pr\u00e9vue\u00e0 l\u2019article1, (ii)qu\u2019elles ontclarifi\u00e9 quel\u2019exploitation agricole a fait l\u2019objet d\u2019une attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle \u00e0 PERSONNE1.)dans le cadre du partage intervenu entre elles, le 10 mai 2005, et (iii) qu\u2019elles ont convenu quePERSONNE3.)etPERSONNE2.)sont en droit de solliciter un partage suppl\u00e9mentaire en cas de vente, cession ou exploitationdeterrainsfaisant partie de cette attribution,\u00e0 des fins non agricoles,sur base des dispositions de l\u2019actuelarticle 832-4 du Code civil. Dans la mesure o\u00f9PERSONNE1.)a,par actededonation en datedu 21 mars 2014, fait donation \u00e0 sa fille de deux terrains recueillis dans le cadre du partage agricole intervenu le 10 mai 2005eto\u00f9ces terrains ne sont plus exploit\u00e9s \u00e0 des fins agricoles, la demandedePERSONNE3.)et dePERSONNE2.) tendant \u00e0 un partage suppl\u00e9mentaireportant sur les terrains en questiona \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9efond\u00e9e en principe. En se r\u00e9f\u00e9rantensuite\u00e0 l\u2019article832-4du Code civil et \u00e0 l\u2019article 8 de la loi du 9 juillet 1969ayant pour objet de modifier ou compl\u00e9ter les articles 815,832, 866, 2103(3) et 2109 du Code civil,le tribunal a ordonn\u00e9 la comparution personnelle des parties et a r\u00e9serv\u00e9 le surplus. De ce jugement qui, suivant les informations \u00e0 la disposition de la Cour d\u2019appel, ne lui a pas \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9,PERSONNE1.)a r\u00e9guli\u00e8rement relev\u00e9 appel par exploit d\u2019huissier de justice du 19 septembre 2023.<\/p>\n<p>5 L\u2019instance d\u2019appel Aux termes de son acte d\u2019appel,PERSONNE1.)demande, par r\u00e9formation, -d\u2019\u00e9carter des d\u00e9bats la convention transactionnelle du 11 f\u00e9vrier 2014, le courrier du 2 ao\u00fbt 2013 ainsi que les courriers confidentiels entre avocats des 17 septembre, 28 novembre et 18 d\u00e9cembre2013, -de constater l\u2019absence d\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle selon les termes de l\u2019article 832-1 du Code civil \u00e0 son profit, dans l\u2019acte de partage du 10 mai 2005, -de dire que le partage susmentionn\u00e9 a \u00e9t\u00e9 \u00e9galitaire en valeur et que chaque copartageant a touch\u00e9 sa part h\u00e9r\u00e9ditaire, -de constater qu\u2019il n\u2019y a pas lieu d\u2019appliquer l\u2019article 832-4 du Code civil et de proc\u00e9der \u00e0 un partage suppl\u00e9mentaire. L\u2019appelant demande encore la condamnation de PERSONNE3.)et de PERSONNE2.)\u00e0 lui payer la somme de 5.000 EUR au titre du remboursement des honoraires d\u2019avocat sur le fondement de l\u2019article 1134 du Code civil, sinon des articles 1382 et 1383 dudit Code et une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000 EUR, ainsi que leur condamnation aux frais et d\u00e9pens des deux instances avec distraction au profit de son mandataire. PERSONNE1.)critique les juges de premi\u00e8re instance en ce qu\u2019ils ont consid\u00e9r\u00e9qu\u2019il n\u2019yavait pas lieu d\u2019\u00e9carter des d\u00e9bats la convention transactionnellesign\u00e9e le 11 f\u00e9vrier 2014 invoqu\u00e9e parPERSONNE3.)et PERSONNE2.)pour d\u00e9montrer qu\u2019il aurait \u00e9t\u00e9 dans l\u2019intention des parties de les faire b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un partage suppl\u00e9mentaire, au cas o\u00f9 des terrains ayant fait l\u2019objet du partage de 2005 seraient vendus ou c\u00e9d\u00e9s par lui. En effet, il s\u2019agiraitd\u2019un accord confidentiel, les parties s\u2019\u00e9tant engag\u00e9esdegarder secr\u00e8te la transaction vis-\u00e0-vis des tiers, sauf si la productionen\u00e9tait demand\u00e9e en justice. Les termes de l\u2019article 3 de la convention seraient suffisamment explicites pour ne pas en permettre la production en justice \u00e0 l\u2019initiative des parties. A titre subsidiaire, pour autant qu\u2019il serait d\u00e9cid\u00e9 queles intim\u00e9s ont valablementvers\u00e9 aux d\u00e9batscet accord, l\u2019appelantconsid\u00e8requela seule clause de l\u2019accord pouvant justifier sa production dans le cadre du pr\u00e9sent litige, seraitl\u2019article 2.4lequel serait \u00aben tout \u00e9tat de cause inop\u00e9rant d\u00e8s lors que les parties intim\u00e9es ne sont pasen mesure de justifier \u00e0 quel titre un partage suppl\u00e9mentaire devrait \u00eatre op\u00e9r\u00e9\u00bb. L\u2019appelant poursuit que ceserait \u00e9galement\u00e0 tort que le jugement dont appel retient qu\u2019il n\u2019y avait pas lieu d\u2019\u00e9carter desd\u00e9bats les courriersd\u2019avocatvers\u00e9s<\/p>\n<p>6 par les parties intim\u00e9es pour servir d\u2019interpr\u00e9tation de la convention du 11 f\u00e9vrier 2014.A d\u00e9faut de convention \u00e0 interpr\u00e9ter, il y aurait pareillement lieu de rejeter lesditscourriers. En tout \u00e9tat de cause, les courriers des 17 septembre, 28 novembre et 18 d\u00e9cembre 2013 \u00e9tant des courriers \u00e9chang\u00e9s entre avocats, partant confidentiels, seraient \u00e0 \u00e9carter des d\u00e9bats. Ilreprocheencoreau tribunald\u2019avoir d\u00e9clar\u00e9 la demande en partage suppl\u00e9mentaire formul\u00e9e par les intim\u00e9s,fond\u00e9e en principe.En effet, contrairement \u00e0 l\u2019avis de ces magistrats,l\u2019acte departage du 10 mai 2005ne ferait \u00e9tat d\u2019aucune attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle \u00e0 son profit, mais il en ressortirait au contraire que les parties ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 unpartage \u00e9galitaireen valeuret que chaque coh\u00e9ritier a touch\u00e9 sa part h\u00e9r\u00e9ditaire, soit 400.000 EUR, le partage s\u2019\u00e9tant fait sans soulte. Selon l\u2019appelant, l\u2019in\u00e9galit\u00e9 des lots en nature entre les trois partageants n\u2019exclurait pas que le partagepuisse \u00eatre\u00e9galitaire en valeur et ne signifierait pas davantage qu\u2019il y aurait eu attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle. L\u2019acte de partage se r\u00e9f\u00e9rerait d\u2019ailleurs exclusivement aux articles 833 et suivants du Code civil, concernant l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une in\u00e9galit\u00e9 des lots en nature, et non aux articles 832-1 et suivants du m\u00eameCode traitant de l\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle. Il poursuit qu\u2019une attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle \u00e0 son profit aurait impliqu\u00e9 qu\u2019il soit retenu une valeurquitientcompte du rendement agricole des lotslui attribu\u00e9s, tel que pr\u00e9vu par l\u2019article 832-1 (8) du Code civil. Or, l\u2019acte de partage ne ferait pasr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une quelconque valeur de rendement agricole, de sorte qu\u2019il y aurait lieude conclureque l\u2019\u00e9valuation des lots s\u2019est faite d\u2019apr\u00e8s la valeur v\u00e9nale des terres labourables au jour du partage. A cela s\u2019ajouterait que pour qu\u2019une attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle soit possible, les conditions pr\u00e9vues par l\u2019article 832-1 (3) du Code civil devraient\u00eatre remplies, \u00e0 savoir, l\u2019exploitation faisant l\u2019objet de l\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle devrait constituer une unit\u00e9 \u00e9conomique viable et le demandeur \u00e0 l\u2019attribution devrait participer \u00e0 la miseenvaleur decetteexploitation. Or, il ne serait pas pr\u00e9cis\u00e9 dans l\u2019acte de partage si les pr\u00e9s et terres labourablesy list\u00e9sconstituent une unit\u00e9 \u00e9conomique viable et aucune mention neserait faitequant aux obligationsincombant \u00e0PERSONNE1.). Il y aurait d\u00e8s lors lieu de conclurequ\u2019il n\u2019auraitjamais \u00e9t\u00e9 dansl\u2019intentiondes parties de proc\u00e9der \u00e0 une attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle \u00e0 son profit. Il estime quel\u2019attestation testimonialedePERSONNE6.),produite aux d\u00e9bats par les intim\u00e9s dans ce contexte,devrait \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e irrecevable pour \u00eatre contraire aux termes clairs et pr\u00e9cis de l\u2019acte notari\u00e9 et,partant,contraireaux dispositions de l\u2019article 1341 du Code civil. Sinon, elle serait \u00e0 rejeter pour \u00eatre impr\u00e9cise,non pertinenteet non concluante,\u00e0 d\u00e9faut de fournir de pr\u00e9cisions quant \u00e0 la date des entretiensquele t\u00e9moinaurait eusavec l\u2019appelantetquant<\/p>\n<p>7 aux conditions dans lesquelles il se serait inform\u00e9 aupr\u00e8s du notaireGeorges d\u2019HUARTsur les modalit\u00e9s du partage. Enfin, la demande en partage suppl\u00e9mentaire dePERSONNE3.)et de PERSONNE2.)serait d\u00e9pourvue de sens, les articles 832-1 (8) et (9) du Code civil combin\u00e9s \u00e0 l\u2019article 832-4 du m\u00eame Code donnant le droit aux copartageants de r\u00e9clamer la diff\u00e9rence entre le prix \u00e9valu\u00e9 lors du partage et le prix de vente,seulementau caso\u00f9l\u2019\u00e9valuationdes lots aux fins de maintenir l\u2019exploitation agricole n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 faite d\u2019apr\u00e8s la valeur r\u00e9elle deces lots au jour du partage, ce qui ne serait pas prouv\u00e9 par les partiesintim\u00e9es. Dans sesconclusions du21 juin 2024, dans lapartie intitul\u00e9e\u00ab3. Quant \u00e0 la port\u00e9e de la transaction intervenue entre parties\u00bb,dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 la Cour d\u2019appel permettrait la production dela convention transactionnelle, PERSONNE1.)soul\u00e8ve\u00abl\u2019exception de transaction\u00bb. Il fait valoir que la transactionentre partiesaurait vis\u00e9\u00e0 mettre fin \u00e0 \u00abtoutes les contestations ayant exist\u00e9 entre elles en rapport avec la succession de feu MonsieurPERSONNE4.), l\u2019acte d\u2019\u00e9change du 7.09.1984, l\u2019acte de partage du 10.05.2005[qui] sont d\u00e9finitivement et irr\u00e9vocablement \u00e9teintes\u00bbet que les partiesauraient \u00abrenonc[\u00e9]irr\u00e9vocablement et d\u00e9finitivement \u00e0 toutes demandes, revendications actions en justice, etc., l\u2019une \u00e0 l\u2019encontre de l\u2019autre et notamment \u00e0 toute demande ult\u00e9rieure departage ou de liquidation\u00bb, pour en d\u00e9duire que la demande en partage suppl\u00e9mentairequi portesur deux terrains recueillis dans le cadre du partage susmentionn\u00e9, serait \u00e0 dire non fond\u00e9e. Ensuite, enrelevant quelatransaction porteraitsur la succession de feu PERSONNE4.),tandisqueles terrains dont question feraient partie du \u00abLot A)\u00bb mentionn\u00e9 dans l\u2019acte de partage etproviendraient de la succession des \u00e9pouxPERSONNE7.)-PERSONNE8.),PERSONNE1.) conclut que la demande adverse serait\u00e9galement\u00e0 rejetersous cet aspect. Il s\u2019y ajouterait quela donation du 21 mars 2014 serait intervenue post\u00e9rieurement \u00e0la convention transactionnelle qui aurait mis fin d\u00e9finitivement \u00e0 toute revendication et demande ult\u00e9rieure de partage. L\u2019appelantfait encore valoirquel\u2019article 2.4.de laconvention transactionnelle ne pourrait\u00abconstituer une d\u00e9rogation valable \u00e0 une renonciation g\u00e9n\u00e9rale des partiesprenantes \u00e0 la transaction\u00bb,alorsqu\u2019ilse limiterait \u00e0 faire \u00e9tat des terrains\u00ab(faisant l\u2019objet de l\u2019attribution agricole\u2013acte du 10.05.2005)\u00bbsans autre pr\u00e9cision.Si les parties avaient vouludistinguer les terrains pour lesquels une demandede partage suppl\u00e9mentaire restait possible, elles auraient d\u00fb r\u00e9f\u00e9rencier de fa\u00e7on plus pr\u00e9cise les terrainsconcern\u00e9s par ladite disposition. De plus,au moment de la conclusion de la transaction,l\u2019exploitation agricole n\u2019aurait plus exist\u00e9et les terrainsen question auraientd\u2019ores et d\u00e9j\u00e0\u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s<\/p>\n<p>8 \u00e0 des fins non-agricoles, voire lou\u00e9s,PERSONNE1.)ayant pris sa retraite officielle le 17 f\u00e9vrier 2010.Dans ces circonstances, les parties auraient d\u00fb r\u00e9gler dans la transaction tous leurs d\u00e9saccords et ne paspermettre\u00e0 l\u2019avenir un tel partage suppl\u00e9mentaire\u00abalors que les conditions \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 r\u00e9unies pour y proc\u00e9der\u00bb. A d\u00e9faut d\u2019avoir proc\u00e9d\u00e9 ainsi,PERSONNE3.) et PERSONNE2.)auraient laiss\u00e9 croire l\u2019appelant qu\u2019aucune action en partage suppl\u00e9mentaire ne pourrait porter sur les terrains qu\u2019il avait utilis\u00e9sdans le temps,\u00e0 des fins agricoles. PERSONNE1.)en d\u00e9duitque l\u2019article 2.4 de la convention transactionnelle serait \u00e0 \u00e9carter, en ce qu\u2019il ne comporterait pas la clart\u00e9et la pr\u00e9cision n\u00e9cessaires pour lui permettre de savoir sans ambigu\u00eft\u00e9 \u00ab\u00e0 quoi les autres parties renon\u00e7aient et \u00e0 quoi elles ne renon\u00e7aient pas\u00bb. Par voie de cons\u00e9quence, en signant la transaction, les parties auraient mis fin \u00e0 toutes leurs contestations en rapport avec l\u2019acte de partage du 10 mai 2005.La demande adverse serait donc encore \u00e0 d\u00e9clarer non fond\u00e9e sous ce rapport. Enfin, s\u2019agissant del\u2019expertise ROCKvers\u00e9e aux d\u00e9bats par les intim\u00e9s, PERSONNE1.)fait valoir qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une expertise unilat\u00e9rale devant\u00eatre \u00e9cart\u00e9e,dans la mesure o\u00f9 il n\u2019aurait jamais \u00e9t\u00e9 convi\u00e9 \u00e0 y participeret o\u00f9 son mandataire n\u2019aurait pas pu soumettre \u00e0 l\u2019expert ses observations, critiques et d\u00e9saccords.Ilcontesteaussilesvaleursretenuespar l\u2019expert Roger ROCK quicorrespondraient aux valeurs actuelles et non \u00e0 celles de 2005.Selon lui, le rapport, outre d\u2019\u00eatre unilat\u00e9ral, comporterait donc des erreurs manifestes quant aux biens \u00e0 \u00e9valuer et serait \u00e0 exclure des d\u00e9bats. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluentau rejet de l\u2019ensemble des moyens et demandes pr\u00e9sent\u00e9s par l\u2019appelant etdemandentla confirmation du jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9pour autant qu\u2019il a d\u00e9clar\u00e9 fond\u00e9e en principe leur demande de partage suppl\u00e9mentaire et ordonn\u00e9 une comparution personnelle des parties. Ils sollicitent l\u2019allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000 EUR sur le fondement de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile et la condamnation dePERSONNE1.)\u00e0 l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 des frais et d\u00e9pens avec distraction au profit de leur mandataire. Les intim\u00e9sexposent que, dans le cadre dela convention transactionnelle,les parties auraient formellement d\u00e9clar\u00e9 \u00abquetoutes les contestations ayant exist\u00e9 entre elles en rapport avec la succession de feu Monsieur PERSONNE4.),(&#8230;)sont d\u00e9finitivement et irr\u00e9vocablement \u00e9teintes\u00bb moyennant le paiement parPERSONNE1.)de la somme de 150.000 EUR, soit 75.000 EUR \u00e0 chacun des intim\u00e9s, qu\u2019eux-m\u00eamesauraient plus sp\u00e9cifiquement renonc\u00e9 \u00e0 7 points\u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l\u2019article 2.2., tandis que l\u2019appelant aurait renonc\u00e9 \u00e0 3 points \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l\u2019article 2.3.decette<\/p>\n<p>9 transaction. En revanche, un point sp\u00e9cifique aurait \u00e9t\u00e9express\u00e9mentexclu de l\u2019arrangement transactionnel, \u00e0 savoir, en application del\u2019article 2.4.de la transaction, un partage suppl\u00e9mentaire pourrait \u00eatre demand\u00e9parles intim\u00e9s en cas de cession\u00e0 des fins non agricolesde terrainsayant \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s \u00e0 l\u2019appelant. Il serait apparu en2019quePERSONNE1.)avait, le 21 mars 2014,soit un mois apr\u00e8s la signature de la convention transactionnelle, faitdonation\u00e0 sa fille des deux terrainsen discussion,qu\u2019il avaitrecueillis dans le cadre du partage agricole intervenu le 10 mai 2005. Les deux terrains d\u2019une superficie totale de 64,60 ares et un troisi\u00e8me terrain non concern\u00e9 par cette affaire d\u2019une superficie de 0,37 ares auraient, dans le cadre de cette donation,\u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s \u00e0 25.000 EUR, soit 387,81 EUR l\u2019are.Selonles intim\u00e9s, il serait \u00e9vident que PERSONNE1.)a essay\u00e9 de les duper et de frauder leurs droits tels qu\u2019ils r\u00e9sultent de la convention transactionnelle et de la l\u00e9gislation en mati\u00e8re de succession et de partage. En droit,concernant lanature du partagedu 10 mai 2005, apr\u00e8s avoir longuement d\u00e9velopp\u00e9 le contenu du courrierde mise en demeureadress\u00e9 parleur mandataire\u00e0 l\u2019appelant le29 ao\u00fbt 2019,PERSONNE2.) et PERSONNE3.)font valoir quece serait \u00e0 tort quePERSONNE1.)pr\u00e9tend qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un partage \u00e9galitaire.Les \u00e9l\u00e9ments du dossier \u00e9tabliraientle contraire. En effet, d\u2019une part, ilr\u00e9sulterait de l\u2019attestation testimoniale r\u00e9dig\u00e9e par PERSONNE6.),fils dePERSONNE3.),(i)qu\u2019il \u00e9tait toujours dans l\u2019intention des parties de proc\u00e9der \u00e0 un partage non \u00e9galitaire,devant permettre \u00e0 PERSONNE1.)de continuer l\u2019exploitation agricole, et (ii) qu\u2019il \u00e9tait convenu qu\u2019en cas de vente ult\u00e9rieure de terrains composant le lot attribu\u00e9 \u00e0 ce dernier, il devait y avoirun partage suppl\u00e9mentaireau profit des deux s\u0153urs copartageantes.Pour autant que de besoin,il y aurait lieude proc\u00e9der \u00e0 l\u2019audition du t\u00e9moin, conform\u00e9ment aux termes de l\u2019article 403 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. D\u2019autre part,PERSONNE1.)aurait,en 2013, reconnu que le partage op\u00e9r\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas \u00e9galitaire et accept\u00e9 d\u2019indemniser lesparties intim\u00e9es\u00e0 la suite de la vente de deux terrains qui lui avaient \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s dans le cadre du partage de 2005. Il ressortirait en effet des courriers \u00e9chang\u00e9s\u00e0 l\u2019\u00e9poqueque l\u2019appelant, \u00e0 travers son mandataire, n\u2019a pas remis en cause le principe du partage agricole op\u00e9r\u00e9 en 2005ni l\u2019obligation de proc\u00e9der \u00e0 un partage suppl\u00e9mentaireen vertu de l\u2019article 832-4 du Code civil,qu\u2019il a m\u00eame revendiqu\u00e9 un partage suppl\u00e9mentaire \u00e0 son profit en raison de la vente d\u2019un terrain par ses s\u0153urs et qu\u2019il a propos\u00e9 de trouver un arrangement extrajudiciaire moyennant paiement d\u2019un montant forfaitaire \u00e0ces derni\u00e8res. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)en concluent quele jugement entrepris a retenu \u00e0 bon droit que parlaconventiondu 11 f\u00e9vrier 2014, les parties ont clarifi\u00e9 que les terrains avaient fait l\u2019objet d\u2019une attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle en<\/p>\n<p>10 faveur dePERSONNE1.)et ont ouvert le droitaux copartageantsde solliciter unpartagesuppl\u00e9mentaire en application de l\u2019article 832-4 du Code civil, auquel renvoie l\u2019article 2.4. de ladite convention. Selonles intim\u00e9s,il importerait peu que l\u2019acte de partagedu 10 mai 2005ne mentionne pas les termes \u00abattribution pr\u00e9f\u00e9rentielle\u00bb ou \u00abvaleur de rendementagricole\u00bb; le terme \u00abpartage agricole\u00bb aurait, au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, eu cette signification pour les parties. Il r\u00e9sulterait, en effet, dudit acte de partage quePERSONNE1.)s\u2019est vu attribuertous les biens immobiliers \u00e0 l\u2019exception de deux parcelles qui ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9es \u00e0 ses s\u0153urs, ce afinde lui permettre de continuer \u00abl\u2019exploitation agricole\u00bb etd\u2019\u00e9viter \u00abde morceler les h\u00e9ritages et de diviser les exploitations\u00bb au sens de l\u2019article 832-1 du Code civil. L\u2019appelant serait ainsi \u00e0 qualifier \u00abd\u2019attributaire pr\u00e9f\u00e9rentiel\u00bbde l\u2019exploitation agricole et rien ne permettrait d\u2019admettre que cette exploitationne constituait pas une \u00abunit\u00e9 \u00e9conomique viable\u00bb au sens desdites dispositions.Le cas \u00e9ch\u00e9ant,il y aurait lieu de demander \u00e0 l\u2019appelant de verser en cause ses d\u00e9clarations fiscales, ses bulletins fiscaux ainsi que sa comptabilit\u00e9 \u00e0 partir de l\u2019ann\u00e9e 2004. Il serait, en effet, incontestable quePERSONNE1.)a effectivement\u00abparticip\u00e9, pendant de longues ann\u00e9es,\u00e0 la mise en valeur de l\u2019exploitation agricole\u00bb. Le rapport d\u2019expertise ROCKproduit en cause confirmeraitque le partage ne s\u2019\u00e9taitpas fait de mani\u00e8re \u00e9galitaire, une estimation sur base de la valeur de rendement agricole ne seraitd\u00e8s lorspas n\u00e9cessaire, d\u2019autant que cette estimation ne serait pas pr\u00e9vue \u00e0 peine de nullit\u00e9. Pour autant que de besoin, il appartiendrait par la suite \u00e0 un expert judiciaire de proc\u00e9der aux calculs de la valeur des terrains tantactuellequ\u2019\u00e0 la date du partage. A titre subsidiaire, les intim\u00e9s font plaider qu\u2019eu \u00e9gard \u00e0 ces explications ensemble le comportement dePERSONNE1.), il pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019acte de partage du 10 mai 2005 est unesimulationet que l\u2019intention r\u00e9elle des parties \u00e9tait cellede proc\u00e9der par partage suppl\u00e9mentaire. PERSONNE3.)etPERSONNE2.)font ensuite valoir, pour le cas o\u00f9la Cour d\u2019appel retiendrait que le partage du 10 mai 2005 ne constitue pas un partage avec attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle,quel\u2019article 2.4. de la convention transactionnelle aurait institu\u00e9 le droiten leur faveurde demander un partage suppl\u00e9mentaire.Les parties seraient, en effet, en droit de convenir d\u2019un partage sur base conventionnelle et de fixer les r\u00e8gles et conditions devant le gouverner, l\u2019article 819 du Code civil ne pr\u00e9voyant aucune forme pour un partage amiable. En l\u2019esp\u00e8ce,les partiesauraient convenu de faire application de l\u2019article 832-4 du Code civil, en cas de cession parPERSONNE1.)d\u2019un terrain \u00e0 des fins non agricoles. Ces dispositions seraient \u00e0 appliquer par les parties et par le juge, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 1134 du Codecivil.<\/p>\n<p>11 PERSONNE1.)ayant cess\u00e9 l\u2019exploitation agricole des terrains litigieux et les ayant transmis \u00e0 sa fille,PERSONNE2.)etPERSONNE3.)enconcluent qu\u2019il y aurait lieu \u00e0 partage suppl\u00e9mentaire, conform\u00e9ment \u00e0 la volont\u00e9 des parties. Ils consid\u00e8rent \u00e9galement que l\u2019appelantauraitviol\u00e9 cette convention, alors qu\u2019il aurait refus\u00e9 de proc\u00e9der au partage suppl\u00e9mentaire et qu\u2019il aurait d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment omis de payer le montant dont il est redevable. Ce revirement dans le chef dePERSONNE1.)constituerait uneviolation de l\u2019obligation de loyaut\u00e9et de bonne foi et irait \u00e0 l\u2019encontre du principe del\u2019estoppel. Quant \u00e0 lapr\u00e9tendueconfidentialit\u00e9 de latransactiondu 11 f\u00e9vrier 2014, PERSONNE2.)etPERSONNE3.)consid\u00e8rentque le juges de premi\u00e8re instance auraient \u00e0 juste titre rejet\u00e9 l\u2019argumentation adverse tendant\u00e0voir \u00e9carter cetteconventiondes d\u00e9bats. Le litige porterait sur la transaction, il serait d\u00e8s lors \u00e9vident qu\u2019elle puisse \u00eatre remiseen justice, ceci conform\u00e9ment \u00e0ce qui est pr\u00e9vu par l\u2019article 6. En outre,la pr\u00e9sente affairene concernerait que lesparties\u00e0 la convention, de sorte qu\u2019aucune communication \u00ab\u00e0 des tiers\u00bb n\u2019aurait \u00e9t\u00e9faite en violation de la clause de confidentialit\u00e9stipul\u00e9e. A titre \u00abtr\u00e8s subsidiaire\u00bb, les intim\u00e9s demandent l\u2019autorisation de la Cour d\u2019appel de pouvoir verseren cause une copie de la transaction. S\u2019agissant descourriers d\u2019avocat,ils concluentque ce serait \u00e9galement \u00e0 bon droit que le tribunal n\u2019a pas suivi l\u2019argumentation dePERSONNE1.). En effet, le courrier du 2 ao\u00fbt 2013 constituerait une mise en demeure adress\u00e9e par leur mandataire \u00e0PERSONNE1.)lui-m\u00eame etneserait donc \u00abpar d\u00e9finition\u00bb pas confidentiel. Les courriers subs\u00e9quents entre mandatairesseraient chacun une r\u00e9ponse \u00e0uncourrier officiel et seraient donc\u00e9galement officiels.Au-del\u00e0 de \u00e7a, ces courriers contiendraient les termesd\u2019un accord inconditionnel, de sorte qu\u2019ils seraient \u00e0 consid\u00e9rer comme des courriers officiels, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 7.4.2. du R\u00e8glementint\u00e9rieur de l\u2019Ordre desavocats.Selon les intim\u00e9s, l\u2019argumentation adverse serait encore\u00abparticuli\u00e8rement farfelue et d\u00e9loyale\u00bb au regard de la clause de la convention transactionnellepr\u00e9voyant queles diff\u00e9rents courriers ne sontpas \u00e0 qualifier de confidentiels. Aussi, les courriers en discussion feraient partie de ladite convention, dont la validit\u00e9 et l\u2019efficacit\u00e9 ne seraientpas misesen doute, et ces diff\u00e9rents documents constitueraient un tout indivisible.Enfin, le principe d\u2019ex\u00e9cution loyale des conventions exigerait que les courriers en cause puissent \u00eatre consult\u00e9s. Dans leurs \u00e9critures du 27 septembre 2024,PERSONNE2.)etPERSONNE3.) \u00absoul\u00e8vent en premier lieu le libell\u00e9 obscur respectivement l\u2019irrecevabilit\u00e9 d\u2019une partie de la demande contenue dans les conclusions de Me FELTGEN du 21.06.2024 sous le no \u00ab3. Quant \u00e0 la port\u00e9e de la transaction intervenue entre parties\u00bb\u00bb. A l\u2019appui de ce moyen, ils font valoir qu\u2019en application de l\u2019article 586 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, les conclusions d\u2019appel doivent formuler express\u00e9ment les pr\u00e9tentions de la partie appelante et les moyens sur lesquels<\/p>\n<p>12 est fond\u00e9e chacune de ces pr\u00e9tentions etque suivantl\u2019article 154dudit Code, l\u2019assignation doit contenir l\u2019objet et un expos\u00e9 sommaire des moyens. Or, dans ses \u00e9critures mentionn\u00e9es ci-dessus,PERSONNE1.)ferait \u00e9tat d\u2019une s\u00e9rie de pr\u00e9tentions et de moyens nouveauxqui ne seraient pas contenus dans l\u2019acte d\u2019appeletpartant \u00e0d\u00e9clarer irrecevables.Cela vaudrait pour l\u2019exception de transaction, moyen d\u2019irrecevabilit\u00e9, qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9edans l\u2019acte d\u2019appel etn\u2019a doncpas \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9ein limine litisnon plus, mais aussi pour pratiquement tous les d\u00e9veloppements contenus sous le point 3 desdites conclusions. Il appartiendrait en effet \u00e0 l\u2019appelant de motiver concr\u00e8tement en fait et en droit les moyens d\u2019appel, avec la pr\u00e9cision que lesditsmoyens doivent \u00eatre contenus et d\u00e9velopp\u00e9s dans l\u2019acte d\u2019appel lui-m\u00eame, sous peine de porter atteinte aux aux droits de la d\u00e9fense des intim\u00e9s qui seraient amen\u00e9s \u00e0 sp\u00e9culer sur le sens et la port\u00e9e de l\u2019acte d\u2019appel. A titre subsidiaire, les intim\u00e9s contestent formellement l\u2019argumentation adverse. Ils font valoir que la convention transactionnelle serait claire et non ambigu\u00eb, l\u2019appelant l\u2019ayant d\u2019ailleurs ex\u00e9cut\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Il serait clair, au regard du pr\u00e9ambule dela convention, que l\u2019article 2.4. vise de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale tous les terrains d\u00e9pendant de la succession de feuPERSONNE4.). Contrairement aux affirmations de l\u2019appelant, la qualit\u00e9 d\u2019exploitant agricole ne serait pas une condition pr\u00e9vue par les parties,il aurait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 au contraire que la cession de terrains \u00e0 des fins non agricoles donnerait lieu \u00e0 un partage suppl\u00e9mentaire. Il n\u2019y aurait sujet \u00e0 aucune interpr\u00e9tationet il ne pourrait \u00eatre reproch\u00e9 aux intim\u00e9s d\u2019avoir\u00abajout\u00e9 de la confusion\u00bbet d\u2019avoir laiss\u00e9PERSONNE1.) croire qu\u2019aucun partage suppl\u00e9mentaire ne pourrait \u00eatre demand\u00e9et de lui avoir faitsigner un document d\u00e9pourvu de \u00abla clart\u00e9 et pr\u00e9cision n\u00e9cessaire\u00bb. Appr\u00e9ciation de la Cour d\u2019appel 1.Les documents en discussion Pour une meilleure compr\u00e9hension, ilestopportun de reproduire les dispositions pertinentes de l\u2019acte de partage du 10 mai 2005 ainsi que de la convention transactionnelle sign\u00e9e le 11 f\u00e9vrier 2014, avant d\u2019examiner les diff\u00e9rents moyens soulev\u00e9s par les parties au litige\u00e0l\u2019appui de leurs revendications respectives. I.Suivantacte de partage intitul\u00e9 \u00abPartage agricole et familial du 10 mai 2005\u00bb,par-devant Ma\u00eetre Georges d\u2019HUART, notaire de r\u00e9sidence \u00e0 ADRESSE4.), les comparants PERSONNE5.),PERSONNE3.) et PERSONNE1.)<\/p>\n<p>13 \u00absont copropri\u00e9taires des lots ci-dess[o]us chacun pour un tiers (1\/3) indivis: A)Lots provenant des \u00e9pouxPERSONNE7.)\u2013PERSONNE8.) (\u2026) TOTAL = 11 hectares 02 ares 17 centiares ESTIMATION L\u2019ensemble des pr\u00e9dits lots sub A) est estim\u00e9 \u00e0 [un million] euros 1.000.000.-\u20ac (\u2026) B)Lots provenant de la succession des \u00e9poux PERSONNE4.) \u2013 PERSONNE9.) (\u2026) TOTAL = 11 hectares 06 ares 17 centiares ESTIMATION L\u2019ensemble des pr\u00e9dits lots subB) est estim\u00e9 \u00e0 deux cents [mille] euros 200.000.-\u20ac &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; TOTAL 1.200.000.-\u20ac part de chaque copartageant 400.000.-\u20ac ******************************** PARTAGE et PRIX Les comparants ont d\u00e9cid\u00e9 desortir de leur indivision et de proc\u00e9der \u00e0 un partage agricole et familial comme suit: PERSONNE5.)etPERSONNE3.)seront propri\u00e9taires par indivis des lots cadastraux suivants: 1)ADRESSE7.) Num\u00e9roNUMERO3.), \u00abADRESSE8.)\u00bb, b\u00e2timent \u00e0habitation, contenant 6 ares 27 centiares. Estimation 350.000.-\u20ac Le tiers c\u00e9d\u00e9 parPERSONNE1.)\u00e0 ses s\u0153urs vaut 116.666,60.-\u20ac. 2)ADRESSE7.) Num\u00e9roNUMERO4.), \u00abADRESSE9.)\u00bb, pr\u00e9 contenant 30 ares 97 centiares. Estimation 450.000.-\u20ac Le tiers c\u00e9d\u00e9 parPERSONNE1.)\u00e0 ses s\u0153urs vaut 150.000,0.-\u20ac _____________ ______________<\/p>\n<p>14 Totaux: 266.666,6.-\u20ac 800.000.-\u20ac ******************************** PERSONNE1.)sera propri\u00e9taire de tous les autres lots cadastraux ci-dessus. Estimation 400.000.-\u20ac Les deux tiers (2\/3) c\u00e9d\u00e9s parPERSONNE5.)etPERSONNE3.)\u00e0 leur fr\u00e8re valent 266.666,6.-\u20ac Il r\u00e9sulte de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que chaque coh\u00e9ritier atouch\u00e9 sa part h\u00e9r\u00e9ditaire lui revenant estim\u00e9e \u00e0 400.000.-\u20ac et que le partage se fait sans soulte. CONDITIONS DU PARTAGE 1.(\u2026) 3. Le partage est fait sous la garantie normale des copartageants, telle qu\u2019elle est r\u00e9gl\u00e9e par les articles 833 et suivants du Code Civil\u00bb. II.Suivantundocument intitul\u00e9 \u00abCONVENTION TRANSACTIONNELLE \u00bb sign\u00e9 le 11 f\u00e9vrier 2014, les parties au litige ont convenu ce qui suit: \u00abPREAMBULE La pr\u00e9sente transaction intervient dans le cadre d\u2019un litige successoral entre les parties soussign\u00e9es [PERSONNE3.)etPERSONNE2.)] d\u2019une part et le soussign\u00e9 [PERSONNE1.)] d\u2019autre part. (\u2026) Le litige concerne plus pr\u00e9cis\u00e9ment les droits et obligations des collat\u00e9raux dans le cadre de la succession de feu MonsieurPERSONNE4.), d\u00e9c\u00e9d\u00e9 ab intestat en date duDATE1.), ce dernier ayant lui-m\u00eame recueilli la succession de feu son \u00e9pouse MadamePERSONNE9.), d\u00e9c\u00e9d\u00e9e ab intestat leDATE3.). Le diff\u00e9rend a \u00e9galement trait \u00e0 un acte d\u2019\u00e9change pass\u00e9 pardevant le notaire Georges D\u2019HUART en date du 7.09.1984 sign\u00e9 entre Monsieur PERSONNE4.), MonsieurPERSONNE4.), MonsieurPERSONNE1.), Madame PERSONNE5.), MadamePERSONNE3.) d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et l\u2019administration communale deADRESSE4.)d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9. Le litige porte finalement sur l\u2019acte de partage agricole pass\u00e9 pardevant le notaire Georges D\u2019HUART en date du 10.05.2005 par lequelPERSONNE1.) a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle de l\u2019exploitation agricole familiale et de diff\u00e9rents terrains permettant l\u2019exploitation de celle-ci.<\/p>\n<p>15 Les revendications et positions des parties sont d\u00e9taill\u00e9es dans diff\u00e9rents courriers \u00e9chang\u00e9s entre avocats, \u00e0 savoir: -courrier de Me Jean LUTGEN du 2.08.2013 adress\u00e9 \u00e0 Monsieur PERSONNE1.) -courrier de Me Marie-Paule RIES du 17.09.2013 adress\u00e9 \u00e0 Me JeanLUTGEN -courrier de Me Jean LUTGEN du 28.11.2013 adress\u00e9 \u00e0 Me Marie-Paule RIES -courrier de Me Marie-Paule RIES du 18.12.2013 adress\u00e9 \u00e0 Me Jean LUTGEN Il est pr\u00e9cis\u00e9 dans ce contexte que de l\u2019accord des 2 avocats pr\u00e9cit\u00e9s ainsi que des partiesrespectives, ces courriers sont consid\u00e9r\u00e9s comme constituant des courriers officiels d\u2019avocat et pourraient \u00eatre vers\u00e9s en cause, pour autant que de besoin, pour servir d\u2019interpr\u00e9tation de la pr\u00e9sente transaction. Par la pr\u00e9sente convention, les parties entendent trouver un arrangement par rapport au litige successoral pr\u00e9cit\u00e9 et mettre un terme d\u00e9finitif \u00e0 leur diff\u00e9rend. ARRANGEMENT Suite \u00e0 des n\u00e9gociations, les diff\u00e9rentes parties se sont fait des concessions r\u00e9ciproques et ont convenu ce qui suit: 1.Indemnit\u00e9 transactionnelle MonsieurPERSONNE1.)paye la somme de 150.000.-\u20ac, dont la moiti\u00e9 (75.000.-\u20ac) est destin\u00e9e respectivement \u00e0 MadamePERSONNE3.)et \u00e0 MonsieurPERSONNE2.). Le montant de 150.000.-\u20ac est \u00e0 payer dans un d\u00e9lai de 3 jours \u00e0 partir de la signature de la pr\u00e9sente convention sur le compte tiers [\u2026] de Ma\u00eetre Jean LUTGEN, mandataire des b\u00e9n\u00e9ficiaires. Le paiement est fait pour solde de tous comptes, frais et int\u00e9r\u00eats inclus. Il est pr\u00e9cis\u00e9 que chaque partie prend en charge ses propres frais, notamment les frais d\u2019avocat. 2.Renonciations 2.1. Moyennant le paiement de l\u2019indemnit\u00e9 transactionnelle mentionn\u00e9e sous le point 1) ci-avant,les partiesd\u00e9clarent formellement que toutes les contestations ayant exist\u00e9 entre elles en rapport avec la succession de feu MonsieurPERSONNE4.), l\u2019acte d\u2019\u00e9change du 7.09.1984, l\u2019acte de partage du 10.05.2005 sont d\u00e9finitivement et irr\u00e9vocablement \u00e9teintes.<\/p>\n<p>16 Elles d\u00e9clarent renoncer irr\u00e9vocablement et d\u00e9finitivement \u00e0 toutes demandes, revendications, actions en justice, etc., l\u2019une \u00e0 l\u2019encontre de l\u2019autre et notamment \u00e0 toute demande ult\u00e9rieure de partage ou de liquidation. 2.2.MadamePERSONNE3.)et MonsieurPERSONNE2.)d\u00e9clarent plus sp\u00e9cifiquement renoncer d\u00e9finitivement et irr\u00e9vocablement: -\u00e0 r\u00e9clamer tout ou partie de la soulte pay\u00e9e par la commune deADRESSE4.) dans le cadre de la convention d\u2019\u00e9change pass\u00e9e en date du 7.09.1984 par- devant le notaire Georges D\u2019HUART entre les \u00abconsortsPERSONNE7.)- PERSONNE4.)\u00bb d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et la commune deADRESSE4.)de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, revendication chiffr\u00e9e dans le courrier pr\u00e9cit\u00e9 du 28.11.2013 \u00e0 la somme de 41.315,59.-\u20ac. -\u00e0 toute revendication en rapport avec les terrains ayant appartenu \u00e0 feu MonsieurPERSONNE4.), parcelle noNUMERO5.)(ADRESSE10.)), d\u2019une contenance de 18,60 ares, respectivement la parcelle noNUMERO6.)(lieu-dit ADRESSE11.)), d\u2019une contenance de 17,15 ares. -\u00e0 r\u00e9clamer un partage suppl\u00e9mentaire en rapport avec la vente de terrains inscrits sous le num\u00e9ro cadastralNUMERO7.)etNUMERO8.)d\u2019une contenance totale d\u2019environ 5 ares 25 centiares (terrains ayant fait l\u2019objet d\u2019une attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle pr\u00e9alable au profit de MonsieurPERSONNE4.)), au prix de 105.000.-\u20ac, revendication chiffr\u00e9e (dans le courrier du 28.11.2013) \u00e0 la somme de 69.367,20.-\u20ac -\u00e0 toute autre revendication en rapport avec des revenus de l\u2019exploitation agricole jusqu\u2019au 10.05.2005 (date du partage agricole), voire au-del\u00e0, montant provisoirement estim\u00e9\u00e0la somme de 291.666.-\u20ac suivant courrier pr\u00e9cit\u00e9 du 28.11.2013. -\u00e0 l\u2019attribution de tout bien meuble d\u00e9pendant de la succession de feu MonsieurPERSONNE4.), dont notamment (l\u2019\u00e9num\u00e9ration qui suit n\u2019est pas exhaustive), les meubles meublants, le b\u00e9tail, les machines agricoles, les bijoux et autres objets de valeur; les 3 parties d\u00e9clarent dans ce contexte qu\u2019elles consid\u00e8rent que le partage et la liquidationdesdites biens meubles a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 et que les meubles qui se trouvent \u00absur les lieux\u00bb (suivant courrier de Me RIES du 17.09.2013) appartiennent \u00e0 MonsieurPERSONNE1.). -\u00e0 r\u00e9clamer l\u2019attribution de toute somme d\u2019argent ayant appartenu \u00e0 feu MonsieurPERSONNE4.), notamment (l\u2019\u00e9num\u00e9ration qui suit n\u2019est pas exhaustive), l\u2019argent liquide ou l\u2019argent plac\u00e9 en banque, notamment un solde de 1.330,36.-\u20ac suivant courrier de Me RIES du 17.09.2013. -\u00e0 demander une reddition des comptes, telle qu\u2019exig\u00e9e dans les courriers pr\u00e9cit\u00e9s des 2.08.2013 et 28.11.2013.<\/p>\n<p>17 2.3.MonsieurPERSONNE1.)de son c\u00f4t\u00e9 d\u00e9clare plus sp\u00e9cifiquement renoncer d\u00e9finitivement et irr\u00e9vocablement: -\u00e0 r\u00e9clamer l\u2019indemnisation pour tout travail fourni de sa part pour le compte de l\u2019exploitation agricole de ses parents ainsi que les frais \u00e9ventuels li\u00e9s \u00e0 cette activit\u00e9, que ce soit \u00e0 tire de salaire (diff\u00e9r\u00e9) ou de toute autre r\u00e9mun\u00e9ration ou indemnisation de ce chef. -\u00e0 demander le remboursement d\u2019\u00e9ventuelles d\u00e9penses faites au profit de ses parents, que celles-ci soient en rapport avec l\u2019exploitation agricole ou \u00e0 titre priv\u00e9. -\u00e0 r\u00e9clamer un partage suppl\u00e9mentaire en rapport avec la vente d\u2019un terrain sis \u00e0ADRESSE5.)(ADRESSE9.)), vendu par MadamePERSONNE3.)et MadamePERSONNE5.). 2.4. Par d\u00e9rogation \u00e0 l\u2019article 2.1. ci-avant et conform\u00e9ment aux r\u00e8gles l\u00e9gales applicables, les parties conviennent que la pr\u00e9sente transaction ne met pas fin au droit de MadamePERSONNE3.)et de MonsieurPERSONNE2.)de demander \u00e0 l\u2019avenir un partage suppl\u00e9mentaire en cas de vente, cession, exploitation (par MonsieurPERSONNE1.)ou par un tiers) \u00e0 des fins non agricoles ou louage des terrains (faisant l\u2019objet de l\u2019attribution agricole\u2013acte 10.05.2005), le tout conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019actuel article 832-4 du Code civil et sans pr\u00e9judice quant \u00e0 des changements l\u00e9gislatifs ult\u00e9rieurs. 3. Clause de confidentialit\u00e9 Les parties s\u2019engagent \u00e0 garder secret la pr\u00e9sente transaction vis-\u00e0-vis des tiers, sauf si la production est demand\u00e9e en justice. (\u2026) 6. Droit applicable\u2013comp\u00e9tence des tribunaux La pr\u00e9sente convention est soumise au droit luxembourgeois. Toutdiff\u00e9rend relatif \u00e0 l\u2019existence, l\u2019interpr\u00e9tation ou \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution de la [\u2026] convention rel\u00e8ve de la comp\u00e9tence des juridictions de l\u2019arrondissement judicaire de Luxembourg.\u00bb 2.La confidentialit\u00e9 de la convention transactionnelle et des courriers d\u2019avocaty mentionn\u00e9s La Cour d\u2019appelse rallie \u00e0 la motivation desmagistratsde premi\u00e8re instance en ce qu\u2019ils ontconsid\u00e9r\u00e9que la clause de confidentialit\u00e9 inscrite \u00e0 l\u2019article 3 de la convention transactionnellene peut \u00eatre oppos\u00e9eparPERSONNE1.) dans le cadre de la pr\u00e9sente affaire.<\/p>\n<p>18 En l\u2019occurrence, aux termes de la clauseen question,telle quereproduite ci- dessus,les parties se sontengag\u00e9es\u00e0 ne pasdivulguerle contenu de leur accord \u00e0 des tiers, \u00e0 partle caso\u00f9 la production de la convention est demand\u00e9e en justice. Tel que le tribunal l\u2019ajustement relev\u00e9, le pr\u00e9sent litige se meut entre les parties signataires dudit accord et n\u2019implique pas de parties tierces \u00e0 la convention. La pr\u00e9sente proc\u00e9dure n\u2019est donc pas concern\u00e9e parles modalit\u00e9s pr\u00e9vues par ladite clause de confidentialit\u00e9, en ce sens que la production de la convention peut se faire spontan\u00e9ment et ne doit pas n\u00e9cessairement \u00eatre demand\u00e9e en justice. Il s\u2019y ajoute,telque le tribunal l\u2019a\u00e9galement soulign\u00e9,quela demande de PERSONNE3.)et dePERSONNE2.)tendant\u00e0 voirordonnerun partage suppl\u00e9mentaire,fond\u00e9e surl\u2019article 2.4 dela convention transactionnelle, s\u2019inscrit dans le cadre de l\u2019ex\u00e9cution decettetransaction. D\u00e8s lors, la production en justice duditaccord s\u2019av\u00e8re indispensable \u00e0 l\u2019exercice des droits des intim\u00e9s et \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation parla juridiction saisie, du bien-fond\u00e9 des revendications formul\u00e9es de part et d\u2019autre. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, c\u2019est \u00e0 bon droit que le tribunal a rejet\u00e9 la demande dePERSONNE1.)visant \u00e0 \u00e9carter la convention transactionnelle des d\u00e9bats pour violation de la clause de confidentialit\u00e9 y stipul\u00e9e. La convention transactionnelle du 11 f\u00e9vrier 2014 ayant \u00e9t\u00e9 valablement vers\u00e9e aux d\u00e9bats par les intim\u00e9s, leur demande tendant \u00e0 se voir autoriser par la Cour d\u2019appel \u00e0 ce faire, est sans objet. C\u2019est encore \u00e0 juste titre que le tribunal n\u2019a pas \u00e9cart\u00e9 des d\u00e9bats les courriers discut\u00e9s entre parties, \u00e0 savoir le courrier de Ma\u00eetre LUTGEN du 2 ao\u00fbt 2013 adress\u00e9 \u00e0PERSONNE1.), celui de Ma\u00eetre RIES du 17 septembre 2013 \u00e0 l\u2019adresse de Ma\u00eetre LUTGEN, la r\u00e9ponse du 28 novembre 2013 adress\u00e9e \u00e0 Ma\u00eetre RIES, ainsi que le courrier en r\u00e9ponse de cette derni\u00e8re \u00e0 Ma\u00eetre LUTGEN du 18 d\u00e9cembre 2013. Eneffet, ainsi que les juges de premi\u00e8re instance l\u2019ont constat\u00e9, les parties ont express\u00e9ment convenu au pr\u00e9ambule de la convention transactionnelle, reproduit ci-avant, que les quatre courriers en cause sont consid\u00e9r\u00e9s comme des courriers officiels et peuvent \u00eatre vers\u00e9s aux d\u00e9bats pour servir d\u2019interpr\u00e9tation de la transaction. Il n\u2019estd\u00e8s lorspas pertinentd\u2019analyserles d\u00e9veloppements des parties concernant la nature et l\u2019objet desdits courriers, ni ceux en rapport avec les dispositions du R\u00e8glement int\u00e9rieur de l\u2019Ordre des avocats et la jurisprudence du Conseil de Discipline et Administratif.<\/p>\n<p>19 L\u2019appel dePERSONNE1.)n\u2019estpartantpas fond\u00e9 quant \u00e0 ces points. 3.La nature du partageop\u00e9r\u00e9 entre les parties au litige Les parties sonttoujoursen d\u00e9saccord quant \u00e0 la nature du partage op\u00e9r\u00e9 entre elles:PERSONNE3.)etPERSONNE2.)font valoir qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019un partage agricole avec attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle des terrescomposant l\u2019exploitation agricolefamiliale\u00e0PERSONNE1.), tandis que ce dernier est d\u2019avis que le partage r\u00e9alis\u00e9 en 2005 est un partage \u00e9galitaire. En vertu de l\u2019article 1156 du Code civil, dans le cadre de l\u2019interpr\u00e9tation des conventions, le juge est invit\u00e9 \u00e0 \u00ab(\u2026) rechercher quelle a \u00e9t\u00e9 la commune intention des parties contractantes, plut\u00f4t que de s&#039;arr\u00eater au sens litt\u00e9ral des termes\u00bb. Le fait que les termes d\u2019unaccord paraissent, \u00e0 premi\u00e8re vue, clairs ne fait pas obstacle \u00e0 son interpr\u00e9tation, dans la mesure o\u00f9 les parties font une lecture divergente de la convention \u00e0 l\u2019origine de la demande en justice. Les juges disposent d\u2019un pouvoir souverain pour appr\u00e9cier selon les circonstances de l\u2019affaire, le sens, la port\u00e9e et l\u2019\u00e9tendue des conventions et pour rechercher ce que les parties ont effectivement voulu. Mais, ils devront respecter le contenu de la convention tel que les parties l\u2019ont voulu conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 1134 du Code civil et respecter la foi due aux actes, en \u00e9vitant donc d\u2019apporter une interpr\u00e9tation qui serait inconciliable avec les termes de la convention. Suivant l\u2019acte de partage du 10 mai 2005 reproduiten partieci-avant, PERSONNE3.), feuPERSONNE5.)etPERSONNE1.)\u00e9taient en indivision, \u00e0 raison d\u2019un tiers indivis chacun, \u00e0 propos d\u2019un nombre important de biens immobiliers, essentiellement des terres labourables et des pr\u00e9s,d\u00e9pendantde la succession des \u00e9pouxPERSONNE8.)-PERSONNE9.)ainsi que de la successiondes\u00e9pouxPERSONNE10.),etilsont d\u00e9cid\u00e9 de sortir de leur indivision et de proc\u00e9der \u00e0 un \u00abpartage agricole et familial\u00bb. La Cour d\u2019appelconstate, \u00e0 l\u2019instar des juges de premi\u00e8re instance, que PERSONNE3.)et feuPERSONNE5.)se sont vu attribuer deux lots, un b\u00e2timent \u00e0 habitation et un pr\u00e9, tandis queleur fr\u00e8rePERSONNE1.)s\u2019estvu attribuer tous les autres lots, la part revenant \u00e0 chacun des copartageants ayant\u00e9t\u00e9estim\u00e9epar les parties\u00e0 400.000 EURet le partage s\u2019\u00e9tant fait sans soulte. S\u2019il est vrai que ledit acte de partageindiqueque les copartageants entendent proc\u00e9der \u00e0 un \u00abpartage agricole et familial\u00bb,sans fairer\u00e9f\u00e9rence aux articles 832-1 et suivants du Code civil etsans fairemention d\u2019une attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle au profit dePERSONNE1.), il se d\u00e9gage n\u00e9anmoins des<\/p>\n<p>20 explications concordantes des parties que l\u2019ensemble deslots attribu\u00e9s \u00e0 ce dernier faisaient partie de l\u2019exploitation agricole qu\u2019il avait reprise de ses parents, les \u00e9pouxPERSONNE10.),et qu\u2019il continuait d\u2019exploiter apr\u00e8s le partage de l\u2019indivision successorale. A cet \u00e9gard,il convient de releverquePERSONNE3.),PERSONNE2.)et PERSONNE1.)ont pris le soin de pr\u00e9ciser au pr\u00e9ambule de la convention transactionnellequ\u2019ils ont sign\u00e9e le11 f\u00e9vrier 2014,\u00e0 la suite de diff\u00e9rends survenus dans le contexte du partage ainsi op\u00e9r\u00e9,quePERSONNE1.)avait \u00abb\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle de l\u2019exploitation agricole familialeet de diff\u00e9rents terrains permettant l\u2019exploitation de celle-ci\u00bb, lors du partage r\u00e9alis\u00e9 le 10 mai 2005. Dans le cadre de leur arrangement,les partiesont indiqu\u00e9quePERSONNE3.) etPERSONNE2.) renoncentsp\u00e9cifiquement \u00e0 r\u00e9clamer un partage suppl\u00e9mentaire avec la vente decertainsterrains \u00abayant fait l\u2019objet d\u2019une attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle pr\u00e9alable\u00bb au profit dePERSONNE1.), \u00e0 toute revendication en rapport avec \u00abdes revenus de l\u2019exploitation agricole jusqu\u2019au 10.05.2005\u00bb et \u00e0 l\u2019attribution de tout bien meuble d\u00e9pendant de la succession de feuPERSONNE4.), \u00abdont notamment les meubles meublants, le b\u00e9tail, les machines agricoles\u00bb, tandis que deson c\u00f4t\u00e9,PERSONNE1.)renonce notamment\u00e0 r\u00e9clamer indemnisation \u00abpour tout travail fourni de sa part pour le compte de l\u2019exploitation agricole de ses parents\u00bb et \u00e0 demander le remboursement d\u2019\u00e9ventuelles d\u00e9penses faites au profit de ses parents, \u00abque celles-ci soient en rapport avec l\u2019exploitation agricole ou \u00e0 titre priv\u00e9\u00bb. Pour mettre fin \u00e0 leurs diff\u00e9rends, les parties ont convenu du paiement par PERSONNE1.) d\u2019une indemnit\u00e9 transactionnelle de 150.000 EUR \u00e0 PERSONNE3.)et \u00e0PERSONNE2.), revenant pour moiti\u00e9 \u00e0 chacun. Les partiesont encore pr\u00e9cis\u00e9, en se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0l\u2019article 832-4 du Code civil, que la transactionconcluene met pas fin au droit dePERSONNE3.)et de PERSONNE2.)de demander \u00e0 l\u2019avenir un partage suppl\u00e9mentaire, en cas de cession \u00e0 des fins non agricoles de terrains faisant l\u2019objet de l\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle. La Cour d\u2019appel approuve partantles juges de premi\u00e8re instanceen ce qu\u2019ils ontretenu que les parties ont express\u00e9ment clarifi\u00e9dans la convention transactionnelleque l\u2019exploitation agricolefamilialeavait fait l\u2019objet d\u2019une attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle \u00e0PERSONNE1.)dans le cadre du partage intervenu entre elles et que cetteattributionouvrirait droit \u00e0PERSONNE3.)et \u00e0 PERSONNE2.)de solliciter un partage suppl\u00e9mentaire dans les conditions de l\u2019article 832-4 du Code civil. Il convientd\u00e8s lorsde retenir, conform\u00e9ment aux conclusions des intim\u00e9s,qu\u2019il \u00e9taitdans l\u2019intention des partiesde proc\u00e9der au partage des biensd\u00e9pendant dela succession des \u00e9pouxPERSONNE9.)-PERSONNE8.)et des \u00e9poux<\/p>\n<p>21 PERSONNE10.)mentionn\u00e9s dans l\u2019acte de partage du 10 mai 2005,par attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle del\u2019exploitation agricole familiale \u00e0PERSONNE1.). Il est partant superf\u00e9tatoire d\u2019examiner les d\u00e9veloppements des parties en rapport avec l\u2019attestation testimoniale r\u00e9dig\u00e9e par le t\u00e9moinPERSONNE11.). Les parties ayant ainsi admis que l\u2019exploitation agricole familiale a fait l\u2019objet d\u2019une attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle au profit dePERSONNE1.), le fait que dans l\u2019acte de partage, la part revenant \u00e0 chacun a, de l\u2019accord des parties,\u00e9t\u00e9 estim\u00e9e \u00e0 400.000 EUR et quele partage s\u2019est fait sans soulte,ne porte pas \u00e0 cons\u00e9quence. De m\u00eame,iln\u2019est pas pertinent d\u2019analyser les d\u00e9veloppements des parties en rapport aveclesconditionsrequisespar l\u2019article 832-1 du Code civil, ni ceux relatifs aux modalit\u00e9s d\u2019\u00e9valuation des terres faisant l\u2019objet d\u2019une telle attribution, la Cour d\u2019appel n\u2019\u00e9tant pas amen\u00e9e \u00e0 se prononcer sur le bien- fond\u00e9 d\u2019une demande en attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle. Il suit de l\u2019ensemble des consid\u00e9rations qui pr\u00e9c\u00e8dent que le \u00abpartage agricole et familial\u00bb du 10 mai 2005 doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme partage agricole avec attribution pr\u00e9f\u00e9rentiellede l\u2019exploitation agricoleau profit dePERSONNE1.). L\u2019appel n\u2019est partant pas fond\u00e9et le jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 confirmerquant \u00e0 ce volet. A titre surabondant, la Cour d\u2019appel fait observer, tel que le tribunal l\u2019a soulign\u00e9, que l\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle de l\u2019exploitation agricole \u00e0 un ou plusieurs copartageants a pour but d\u2019\u00e9viter que les exploitations agricoles ne soient morcel\u00e9es \u00e0 l\u2019occasion de partages, en les pr\u00e9servant comme unit\u00e9s de production viables et de permettre \u00e0 ceux qui les reprennent de les acqu\u00e9rir \u00e0 des prix \u00e9conomiquement justifi\u00e9s dans l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019agriculture. Parall\u00e8lement,\u00e0 titre de protection,le l\u00e9gislateur apr\u00e9vule droitpour les coh\u00e9ritiersde proc\u00e9der \u00e0 un partage compl\u00e9mentaire,en cas de cessiondes biens \u00e0 des fins non agricoles, par l\u2019attributaire qui avait obtenu la propri\u00e9t\u00e9 rurale \u00e0 un prix de faveur. 4.La demande de partage suppl\u00e9mentaire -La recevabilit\u00e9 de l\u2019argumentaire d\u00e9velopp\u00e9 dans les conclusionsde l\u2019appelantdu21 juin 2024 L\u2019article 585 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile dispose que l\u2019acte d\u2019appel doit contenir, en outre, \u00e0 peine de nullit\u00e9, les mentions prescrites auxarticles 153 et 154 du m\u00eame Code.<\/p>\n<p>22 Aux termes de l\u2019article 154du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile,l\u2019exploit introductif d\u2019instance doit, entre autres,\u00e9noncer l\u2019objet de la demande et contenir l\u2019expos\u00e9 sommaire des moyens, \u00e0 peine de nullit\u00e9. L\u2019acte introductif d\u2019instance, en l\u2019esp\u00e8ce l\u2019acte d\u2019appel,circonscrit le lien d\u2019instanceetdoit fournir\u00e0 l\u2019intim\u00e9les donn\u00e9es pour qu\u2019il ne puisse se m\u00e9prendre quant \u00e0 la port\u00e9e del\u2019appel et pour qu\u2019il puissechoisir les moyens de d\u00e9fense appropri\u00e9s.Les moyens de d\u00e9fense peuvent, en revanche,\u00eatre introduits dans l\u2019instance suivie au premier degr\u00e9 aussi bien que dans l\u2019instance d\u2019appel. En particulier, l\u2019exception de transaction peut \u00eatre soulev\u00e9e \u00e0 tout moment de la proc\u00e9dure judiciaire(cf. T. Hoscheit,Le droit judiciaire priv\u00e9au Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg, \u00e9d.2019,n\u00b01052).Elle constitueun moyen de d\u00e9fense, une fin de non-recevoir,quitend \u00e0 faire\u00e9carterla pr\u00e9tention de l\u2019adversaire. Le fait que tout moyen de d\u00e9fense exprime lui-m\u00eame une pr\u00e9tention ne le transforme cependant pas enunedemande,laquelledevrait, en principe, \u00eatre formul\u00e9e dans l\u2019acte introductif d\u2019instance. D\u00e8s lors, contrairement \u00e0 la position soutenue par les intim\u00e9s, l\u2019exception de transaction soulev\u00e9eparPERSONNE1.)dans ses conclusionsdu 21juin 2024 est, en tant que telle, recevable. Il en est de m\u00eame des autres arguments d\u00e9velopp\u00e9s par l\u2019appelant dans lesdites \u00e9critures,qui tendent tous \u00e0 faire rejeter la pr\u00e9tention adverse, \u00e0 savoir la demande de partage suppl\u00e9mentaire de PERSONNE3.) et de PERSONNE2.)fond\u00e9e sur l\u2019article 2.4 de la convention transactionnelle, respectivement sur l\u2019article 832-4 du Code civil. Pour le surplus,PERSONNE3.)etPERSONNE2.)restenten d\u00e9faut d\u2019indiquer en quoi les conclusions dePERSONNE1.)n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es avec la pr\u00e9cision requise ou auraient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es de fa\u00e7on ambigu\u00eb, de sorte \u00e0 les emp\u00eacher de pr\u00e9parer utilement leur d\u00e9fense. D\u2019ailleurs, les intim\u00e9s ont pris position sur chacun des arguments d\u00e9velopp\u00e9s parPERSONNE1.)dans les \u00e9critures critiqu\u00e9es. Le moyen d\u2019irrecevabilit\u00e9tel quesoulev\u00e9par les intim\u00e9sest d\u00e8s lors \u00e0rejeter. -L\u2019exception de transaction Il appartient \u00e0 celui qui soul\u00e8ve l\u2019exception de transaction de prouver que l\u2019obligation est \u00e9teinte par voie de la transaction, en l\u2019occurrence la charge de la preuve incombe \u00e0PERSONNE1.).<\/p>\n<p>23 En vertu de l\u2019article 2044 du Code civil, la transaction est un contrat par lequel les parties terminent une contestation n\u00e9e ou pr\u00e9viennent une contestation \u00e0 na\u00eetre, et qui, \u00e0 l\u2019instar de tout contrat, lie les parties. En application de l\u2019article 2052dum\u00eameCode, la transaction doit \u00eatre assimil\u00e9e \u00e0 un jugement, qui se voit reconna\u00eetre le caract\u00e8re d\u2019autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e, en ce sens que le litige auquel la transaction met fin, ne peut plus \u00eatre tranch\u00e9 par le juge, entra\u00eenant ainsi le dessaisissement du juge au cas o\u00f9 une instance est en cours. Une transaction l\u00e9galement conclue entre parties constitue d\u00e8s lors une fin de non-recevoir contre une demande ult\u00e9rieure d\u2019une des parties qui porterait sur le m\u00eame objet que celui d\u00e9finitivement r\u00e9gl\u00e9 par la transaction. L\u2019article2.1. de la convention transactionnelle dont se pr\u00e9vautPERSONNE1.) stipule:\u00abMoyennant le paiement de l\u2019indemnit\u00e9 transactionnelle mentionn\u00e9e sous le point 1) ci-avant,les partiesd\u00e9clarent formellement que toutes les contestations ayant exist\u00e9 entre elles en rapport avec la succession de feu MonsieurPERSONNE4.), l\u2019acte d\u2019\u00e9change du 7.09.1984, l\u2019acte de partage du 10.05.2005 sont d\u00e9finitivement et irr\u00e9vocablement \u00e9teintes. Elles d\u00e9clarent renoncer irr\u00e9vocablement etd\u00e9finitivement \u00e0 toutes demandes, revendications, actions en justice, etc., l\u2019une \u00e0 l\u2019encontre de l\u2019autre et notamment \u00e0 toute demande ult\u00e9rieure de partage ou de liquidation.\u00bb A l\u2019article 2.2. de ladite convention, les parties ontd\u00e9taill\u00e9 lesrevendications quePERSONNE3.)etPERSONNE2.)avaient fait valoir et auxquellesils renoncent sp\u00e9cifiquement,notamment: (i)\u00e0 r\u00e9clamer un partage suppl\u00e9mentaire avec la vente de plusieurs terrainspr\u00e9cis\u00e9ment indiqu\u00e9s, ayant faitpartie de l\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielleau profit dePERSONNE1.),(ii)\u00e0 toute revendication en rapport avecdes revenus de l\u2019exploitation agricole jusqu\u2019aujour du partage et(iii)\u00e0 l\u2019attribution de tout bien meuble d\u00e9pendant de la succession de feuPERSONNE4.).A l\u2019article 2.3. de cette convention, les parties ont pr\u00e9cis\u00e9 quePERSONNE1.), de son c\u00f4t\u00e9,renonce notamment \u00e0 r\u00e9clamer indemnisationpourletravail fourni pour le compte de l\u2019exploitation agricole desparentset \u00e0 demander le remboursement d\u2019\u00e9ventuelles d\u00e9penses faites au profit desparents. Les parties ont ensuite retenu\u00e0 l\u2019article 2.4. de la convention transactionnelle ce qui suit: \u00abPar d\u00e9rogation \u00e0 l\u2019article 2.1. ci-avant et conform\u00e9ment aux r\u00e8gles l\u00e9gales applicables, les parties conviennent que la pr\u00e9sente transaction ne met pas fin au droit de Madame PERSONNE3.) et de Monsieur PERSONNE2.)de demander \u00e0 l\u2019avenir un partage suppl\u00e9mentaire en cas de vente, cession, exploitation (par MonsieurPERSONNE1.)ou par un tiers) \u00e0 des fins non agricoles ou louage des terrains (faisant l\u2019objet de l\u2019attribution agricole\u2013acte 10.05.2005), le tout conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019actuel article 832-4 du Code civil et sans pr\u00e9judice quant \u00e0 des changements l\u00e9gislatifs ult\u00e9rieurs.\u00bb<\/p>\n<p>24 Les diff\u00e9rentes clauses d\u2019un contrat devants\u2019interpr\u00e9ter les unes parles autres,en donnant \u00e0 chacune le sens qui r\u00e9sulte de l\u2019acte entier, la Cour d\u2019appel est amen\u00e9e \u00e0 retenirque les parties ont, d\u2019une part, mis fin \u00e0 leurs diff\u00e9rends existants \u00e0 propos du partage de la succession d\u00e9laiss\u00e9e par leur p\u00e8re, respectivement grand-p\u00e8re, et ont renonc\u00e9r\u00e9ciproquement aux revendications qu\u2019elles avaient fait valoir,et qu\u2019ellesont, d\u2019autre part, express\u00e9mentconvenuquePERSONNE3.)etPERSONNE2.)demeurent en droitdedemander un partage suppl\u00e9mentaire, en cas de vente, cession ou exploitationfuture\u00e0 des fins non agricoles d\u2019un ou de plusieurs terrainsayant fait l\u2019objet de l\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielleen faveur dePERSONNE1.)dans le cadre du partage du10 mai 2005. Les terrainsactuellement en discussion (n\u00b0NUMERO1.)etn\u00b0NUMERO2.)) n\u2019ont pas fait l\u2019objet d\u2019un diff\u00e9rend existant entre parties lors de l\u2019\u00e9laboration de la transaction et ilsne sont pasvis\u00e9s parlesdiff\u00e9rentspoints sur lesquels portent sp\u00e9cifiquement les renonciations de PERSONNE3.) et de PERSONNE2.)dans le cadre decetarrangement. Il en d\u00e9coule que contrairement \u00e0 l\u2019argumentation de l\u2019appelant, les terrains dont question ne sont pas concern\u00e9s par la transaction conclue entre parties. L\u2019exception de transactionsoulev\u00e9e parPERSONNE1.)n\u2019est donc pas fond\u00e9e. -L\u2019application de l\u2019article 2.4. de la convention transactionnelle Ainsi que la Cour d\u2019appel l\u2019a relev\u00e9 ci-avant,par d\u00e9rogation \u00e0 l\u2019article 2.1. de la convention transactionnelle, l\u2019article 2.4. de la m\u00eame convention conf\u00e8re aux intim\u00e9s le droit \u00abde demander \u00e0 l\u2019avenir un partage suppl\u00e9mentaire en cas de vente, cession, exploitation (par MonsieurPERSONNE1.)ou par un tiers) \u00e0 des fins non agricoles ou louage des terrains (faisant l\u2019objet de l\u2019attribution agricole\u2013acte 10.05.2005)\u00bb. Par cette stipulation, les parties ont vis\u00e9 l\u2019ensemble des terrains renseign\u00e9s dans l\u2019 \u00abacte 10.05.2005\u00bb qui ont fait \u00abl\u2019objet de l\u2019attribution agricole\u00bb au profit dePERSONNE1.), c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019ensemble des biens immobiliers renseign\u00e9s aux pages 1 \u00e0 7 de l\u2019acte de partage du 10 mai 2005, sans distinctionentre les immeubles faisant partie du lot A) et provenant de la succession des \u00e9pouxPERSONNE7.)\u2013PERSONNE8.)et ceux faisant partie du lot B) et d\u00e9pendantde la succession des \u00e9pouxPERSONNE4.)\u2013 PERSONNE9.). PERSONNE1.)ne saurait d\u00e8s lors soutenir que les deux terrains en cause (n\u00b0NUMERO1.)etn\u00b0NUMERO2.))ne seraient pas vis\u00e9s par ladite d\u00e9rogation en ce qu\u2019ilsd\u00e9pendraient de la succession des \u00e9pouxPERSONNE7.)- PERSONNE8.)etne rel\u00e8veraient pas de la succession de feuPERSONNE4.).<\/p>\n<p>25 De m\u00eame, l\u2019appelant ne saurait valablement argumenter que lesdits terrains n\u2019auraient plus fait partie de l\u2019exploitation agricole au moment de la signature de la convention litigieuse, motif pris qu\u2019il aurait pris sa retraite en 2010et que pareille exploitation n\u2019aurait plus exist\u00e9. En effet, l\u2019article 2.4. pr\u00e9cit\u00e9 ne soumet pas la possibilit\u00e9pour les intim\u00e9sde solliciter un partage suppl\u00e9mentaire \u00e0 la condition queles terrainsconcern\u00e9saient \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s\u00e0 des fins agricolespar l\u2019appelantau moment de leur cession; il est seulement exig\u00e9 que les terrains aient fait partie de l\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle en faveur dePERSONNE1.)en date du 10 mai 2005et qu\u2019ilsaient post\u00e9rieurement \u00e0 la transaction(\u00ab\u00e0 l\u2019avenir\u00bb), fait l\u2019objet d\u2019une\u00abvente, cession, exploitation\u00e0 des fins non agricoles\u00bb. Enfin, si,tel que soulign\u00e9 par l\u2019appelant, les parties avaient, dans le cadre de leur accord,pu d\u00e9tailler davantage les biens immobiliers susceptibles de faire l\u2019objet d\u2019une demande de partage suppl\u00e9mentaire en cas de cessionou de changement d\u2019affectationparPERSONNE1.), cette omission n\u2019a cependant pas pour effet de rendre l\u2019article 2.4. \u00abpas clair\u00bbou\u00abambigu\u00bb, la d\u00e9rogation visant, tel que retenu ci-dessus, l\u2019ensemble des biens immobiliers renseign\u00e9s dans l\u2019acte de partage du 10 mai 2005. PERSONNE1.)reste d\u2019ailleurs en d\u00e9faut de pr\u00e9ciseren quoiPERSONNE3.) etPERSONNE2.)l\u2019auraient\u00ablaiss\u00e9 croire\u00bbqu\u2019aucune action en partage suppl\u00e9mentaire ne pourrait porter sur les terrains qu\u2019il avaitutilis\u00e9s \u00e0 des fins agricoles. Dans les conditions donn\u00e9es, il n\u2019y a pas lieu \u00abd\u2019\u00e9carter l\u2019article 2.4.\u00bb de la convention transactionnelle. -Conclusion Il d\u00e9coule de l\u2019ensemble des consid\u00e9rations qui pr\u00e9c\u00e8dent que c\u2019est \u00e0 raison que les juges de premier degr\u00e9 ont retenu que l\u2019article 2.4. de la convention transactionnelle ouvre droit \u00e0PERSONNE3.)et \u00e0PERSONNE2.)de solliciter un partage suppl\u00e9mentaire en cas de vente, cession ou exploitation \u00e0 des fins non agricoles de terrains ayant fait l\u2019objet de l\u2019attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle \u00e0 PERSONNE1.)en date du 10 mai 2005, dans les conditions de l\u2019article 832-4 du Code civil. La Cour d\u2019appel rel\u00e8vedans ce contexteque la convention transactionnelle renvoie \u00e0 \u00abl\u2019article 832-4 actuel du Code civil\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire\u00e0 l\u2019article 832-4 du Code civil, tel qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 par la loi du 26 mai 2009 ayant pour objet de modifier 1) l\u2019article 832-4 du code civil; 2) la loi du 9 juin 1964 concernant le travail agricole \u00e0 salaire diff\u00e9r\u00e9,cettemodification l\u00e9gislative\u00e9tantintervenue en consid\u00e9ration de l\u2019arr\u00eat de la Cour constitutionnelle du25 mai 2007 (n\u00b000040 du registre). L\u2019article832-4du Code civildispose comme suit:<\/p>\n<p>26 \u00ab1\u00b0Si, dans les 25 ans suivant l\u2019attribution, l\u2019attributaire vend ou c\u00e8de autrement entre vifs \u00e0 titre on\u00e9reux ou gratuit tout ou partie des immeubles qui lui ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s conform\u00e9ment aux articles 832-1 ou 832-2, ou les exploite ou les fait exploiter \u00e0des fins non agricoles, ou les donne \u00e0 bail, la diff\u00e9rence entre la valeur r\u00e9elle de ces immeubles et celle qui aura \u00e9t\u00e9 prise en consid\u00e9ration \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019attribution fera l\u2019objet d\u2019un partage suppl\u00e9mentaire. Les dispositions de l\u2019alin\u00e9a qui pr\u00e9c\u00e8de ne sont pas applicables en cas de partage d\u2019ascendants, de donation en ligne directe, de remembrement ou d\u2019\u00e9change contre un autre immeuble \u00e0 usage agricole, sauf si les immeubles compris dans le partage d\u2019ascendants ou la donation en ligne directe ne sont plus exploit\u00e9s \u00e0 des fins agricoles par le nouveau propri\u00e9taire ou si les immeubles re\u00e7us en \u00e9change ou par la voie d\u2019un remembrement ne sont plus exploit\u00e9s \u00e0 des fins agricoles par l\u2019attributaire. [\u2026] La valeur r\u00e9elle est fix\u00e9e, en cas de d\u00e9saccord, par le tribunal sur rapport d\u2019expertise \u00e9tabli conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 8 de la loi du 9 juillet 1969[ayant pour objet de modifier ou compl\u00e9ter les articles 815, 832, 866, 2103(3) et 2109 du Code civil]. [\u2026]\u00bb. La Cour d\u2019appel constate, \u00e0 l\u2019instar du tribunal de premi\u00e8re instance, qu\u2019il est constanten causeque par acte de donation du 21 mars 2014,PERSONNE1.) a fait donation \u00e0 sa fille de deux terrainsrecueillis dans le cadre du partage agricoledu10 mai 2005, \u00e0 savoir les terrains n\u00b0NUMERO1.), lieu-dit \u00abADRESSE6.)\u00bbet n\u00b0NUMERO2.), lieu-dit\u00abADRESSE6.)\u00bbet que ces terrains ne sont plus exploit\u00e9s \u00e0 des fins agricoles. Les conditions pr\u00e9vues par l\u2019article 832-4 1\u00b0 du Code civil pr\u00e9cit\u00e9 \u00e9tant remplies, c\u2019est \u00e0 bon droit que le tribunal a d\u00e9clar\u00e9 la demande de PERSONNE3.)et dePERSONNE2.)fond\u00e9e en principe. C\u2019est encore \u00e0 raison que le tribunal s\u2019est r\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019article 8 de la loi du 9 juillet 1969ayant pour objet de modifier ou compl\u00e9ter les articles 815, 832, 866, 2103(3) et 2109 du Code civil, et qu\u2019il a ordonn\u00e9,avant tout autre progr\u00e8s en cause, une comparution personnelle des parties et r\u00e9serv\u00e9le surplus. L\u2019appel dePERSONNE1.)n\u2019est partant pas fond\u00e9 et lejugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9est\u00e0 confirmer. Le litige n\u2019\u00e9tant pas de nature \u00e0 conna\u00eetre une solution d\u00e9finitive,il y a lieude renvoyer l\u2019affaire en premi\u00e8re instance pour que l\u2019instruction se poursuive.<\/p>\n<p>27 Il n\u2019est partant pas opportun d\u2019analyser \u00e0 ce stade les d\u00e9veloppements des parties en rapport avec l\u2019\u00e9valuation des terrains faite par l\u2019expert ROCK. 5.Les demandes accessoires Au vu de l\u2019issue de l\u2019appel et de la d\u00e9cision de renvoi de l\u2019affaire en premi\u00e8re instance, la Courd\u2019appelne saurait se prononcer sur les frais et d\u00e9pens de la premi\u00e8reinstance. PERSONNE3.)etPERSONNE2.)ne justifiant pas l\u2019iniquit\u00e9 requise par l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, leur demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure n\u2019est pas fond\u00e9e. Au vu de l\u2019issuede l\u2019appel, la demande dePERSONNE1.)en allocation de la somme de 5.000 EUR au titre des frais d\u2019avocat d\u00e9bours\u00e9s n\u2019est pas justifi\u00e9e, aucuneviolation de l\u2019article 1134 du Code civil et aucunefaute au sens de l\u2019article 1382 dum\u00eame Coden\u2019\u00e9tant \u00e9tabliesdans le chef des intim\u00e9s. PERSONNE1.)succombant en appel, sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure n\u2019est pas fond\u00e9e. Pour les m\u00eamesraisons, lesfrais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appelsont \u00e0 mettre \u00e0 charge dePERSONNE1.). PAR CES MOTIFS la Cour d\u2019appel,deuxi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant contradictoirement, re\u00e7oit l\u2019appel, le dit non fond\u00e9, partant, confirme le jugement entrepris, renvoie l\u2019affairepour continuationdevant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, dit la demande dePERSONNE1.)en indemnisation pour frais d\u2019avocat d\u00e9bours\u00e9s non fond\u00e9e,<\/p>\n<p>28 d\u00e9boute les parties de leurs demandes respectives en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, condamnePERSONNE1.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance et en ordonne la distraction au profit de Ma\u00eetre Jean LUTGEN, avocat concluant, affirmant en avoir fait l\u2019avance. La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Danielle SCHWEITZER,pr\u00e9sidentde chambre, en pr\u00e9sence du greffier Stephanie MENDES.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-2-civil\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-2-civil\/20260119-000111\/20251215-cach02-cal-2023-00957-162-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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