{"id":572100,"date":"2026-04-15T22:19:47","date_gmt":"2026-04-15T20:19:47","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-14-juillet-2025-n-2022-00340\/"},"modified":"2026-04-15T22:19:52","modified_gmt":"2026-04-15T20:19:52","slug":"cour-superieure-de-justice-14-juillet-2025-n-2022-00340","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-14-juillet-2025-n-2022-00340\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 14 juillet 2025, n\u00b0 2022-00340"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0123\/25-II-CIV Audience publique du quatorze juillet deux mille vingt-cinq Num\u00e9ro CAL-2022-00340 du r\u00f4le Composition: Danielle SCHWEITZER, pr\u00e9sident de chambre, B\u00e9atrice KIEFFER, premier conseiller, Martine WILMES, premier conseiller, Alexandra NICOLAS, greffier. E n t r e: PERSONNE1.), demeurant \u00e0 D-ADRESSE1.), appelanteaux termes des exploits de l\u2019huissier de justice Guy ENGEL de Luxembourg des 15 et24 f\u00e9vrier 2022, comparant par Ma\u00eetre Sabrina MARTIN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Bertrange, dans l\u2019\u00e9tude de laquelle domicile est \u00e9lu, e t: 1) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme de droit luxembourgeoisSOCIETE1.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, intim\u00e9eaux fins du pr\u00e9dit exploit Guy ENGEL du 15 f\u00e9vrier 2022,<\/p>\n<p>2 comparant par la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SCHILTZ &amp; SCHILTZ, inscrite \u00e0 la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins des pr\u00e9sentes par Ma\u00eetre Anne FERRY, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, 2)PERSONNE2.), chirurgien, exer\u00e7ant professionnellement au sein des SOCIETE1.), sis \u00e0 L-ADRESSE2.), p\u00f4le visc\u00e9ral-oncologie, service de chirurgie visc\u00e9rale, intim\u00e9aux fins du pr\u00e9dit exploit Guy ENGEL du 15 f\u00e9vrier 2022, comparant par Ma\u00eetre Michel SCHWARTZ, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, 3)PERSONNE3.), m\u00e9decin sp\u00e9cialiste, exer\u00e7ant professionnellement au sein desSOCIETE1.), sis \u00e0 L-ADRESSE2.), p\u00f4le visc\u00e9ral-oncologie, service de gastro-ent\u00e9rologie-h\u00e9patologie, 4)PERSONNE4.), m\u00e9decin sp\u00e9cialiste,exer\u00e7ant professionnellement au sein desSOCIETE1.), sis \u00e0 L-ADRESSE2.), p\u00f4le visc\u00e9ral-oncologie, service de gastro-ent\u00e9rologie-h\u00e9patologie, 5)PERSONNE5.),m\u00e9decin sp\u00e9cialiste,exer\u00e7ant professionnellement au sein desSOCIETE1.), sis \u00e0 L-ADRESSE2.), p\u00f4le visc\u00e9ral-oncologie, service de gastro-ent\u00e9rologie-h\u00e9patologie, intim\u00e9saux fins du pr\u00e9dit exploit Guy ENGEL du 15 f\u00e9vrier 2022, comparant par Ma\u00eetre Danielle WAGNER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, 6)PERSONNE6.), m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, exer\u00e7antprofessionnellement dans son cabinet m\u00e9dical sis \u00e0 L-ADRESSE3.), intim\u00e9eaux fins du pr\u00e9dit exploit Guy ENGEL du 15 f\u00e9vrier 2022, comparant par la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ARENDT &amp; MEDERNACH, inscrite \u00e0 la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins des pr\u00e9sentes par Ma\u00eetre Sandrine MARGETIDIS-SIGWALT, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, 7)la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit allemandSOCIETE2.), Universit\u00e4tsklinikum, Medizinische Fakult\u00e4tADRESSE4.)der Universit\u00e4t ADRESSE5.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 D-ADRESSE6.), inscrite au AmtsgerichtADRESSE4.)sous le num\u00e9roNUMERO2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions,<\/p>\n<p>3 intim\u00e9eaux fins du pr\u00e9dit exploit Guy ENGEL du 24 f\u00e9vrier 2022, n\u2019ayant pas constitu\u00e9 avocat \u00e0 la Cour, 8) l\u2019\u00e9tablissement publicCENTRE COMMUN DE LA SECURITE SOCIALE , \u00e9tabli et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE7.), inscrit au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro NUMERO3.), repr\u00e9sent\u00e9 par son comit\u00e9 directeur actuellement en fonctions, 9) l\u2019\u00e9tablissement publicCAISSE NATIONALE DE SANTE , \u00e9tabli et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE8.), inscrit au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO4.), repr\u00e9sent\u00e9 par son comit\u00e9 directeur actuellement en fonctions, intim\u00e9saux fins du pr\u00e9dit exploit Guy ENGEL du 15 f\u00e9vrier 2022, n\u2019ayant pas constitu\u00e9 avocat \u00e0 la Cour. LA COUR D&#039;APPEL : Le litige a trait \u00e0 l\u2019indemnisation du pr\u00e9judice subi parPERSONNE1.)(ci-apr\u00e8s PERSONNE1.)) \u00e0 la suite du d\u00e9c\u00e8s de son fils feuPERSONNE7.)(ci-apr\u00e8s feu PERSONNE7.)). Les faits non contest\u00e9s en cause Il est constant que feuPERSONNE7.)qui souffrait d\u2019une ob\u00e9sit\u00e9 morbide a \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9 \u00e0 l\u2019H\u00f4pital duADRESSE9.)du 10 au 14 avril 2011 dans le contexte d\u2019une tubulisation gastrique (gastric sleeve resection) pratiqu\u00e9e par PERSONNE2.)en date du 11 avril 2011. Pr\u00e9alablement \u00e0 cette intervention, le patient avait \u00e9t\u00e9 vu parPERSONNE4.) (ci-apr\u00e8sPERSONNE4.)), qui l\u2019a adress\u00e9 \u00e0PERSONNE2.). FeuPERSONNE7.)a quitt\u00e9 l\u2019h\u00f4pital le 14 avril 2011. Il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un cong\u00e9 de maladie pour une dur\u00e9e d\u2019un mois et a repris son activit\u00e9 professionnelle d\u00e8s la fin de cette p\u00e9riode. Fin avril d\u00e9but mai 2011,PERSONNE7.)a consult\u00e9 son m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, PERSONNE6.)qui l\u2019a adress\u00e9 \u00e0PERSONNE2.). Il a \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9 une nouvelle fois le 18 juillet 2011 en urgence.<\/p>\n<p>4 La prise en charge \u00e0 l\u2019h\u00f4pital a \u00e9t\u00e9 faite parPERSONNE4.)qui a conclu \u00e0 une \u00abst\u00e9atose h\u00e9patique importante, signe d\u2019une chol\u00e9cystite aigue avec dilatation de la v\u00e9sicule biliaire bine compatible \u00e0 une migration lithiasique et une occlusion des voies biliaires\u00bb. Divers autres examens ont \u00e9t\u00e9 faits les 2, 9 et 18 ao\u00fbt 2011. Le 19 ao\u00fbt 2011,PERSONNE7.)a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 sous dialyse. Il est rest\u00e9 hospitalis\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital duADRESSE9.)jusqu\u2019au 1 er septembre 2011, date \u00e0 laquelle il a, en raison de son \u00e9tat de sant\u00e9 fortement d\u00e9grad\u00e9, \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e4tsklinikum \u00e0ADRESSE4.)en vue d\u2019une transplantation du foie. Le 6 septembre 2011, cette clinique a constat\u00e9 diverses infections bact\u00e9rielles sur le patientPERSONNE7.). Le 13 octobre 2011, une septic\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e. PERSONNE7.)est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le m\u00eame jour. A la suite d\u2019une plainte p\u00e9nale de la part dePERSONNE1.), une expertise a \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9e par le juge d\u2019instruction pr\u00e8s le tribunal d\u2019arrondissement pour conna\u00eetre les causes exactes du d\u00e9c\u00e8s et les liens \u00e9ventuels entre ce d\u00e9c\u00e8s et l\u2019intervention du 11 avril 2011. L\u2019expert Daniela BELLMANN a d\u00e9pos\u00e9 son rapport le 16 juillet 2014. L\u2019expert a exclu toute faute m\u00e9dicale en relation avec la mort dePERSONNE7.). Le 5 d\u00e9cembre 2018, le procureur d&#039;Etat a class\u00e9 l\u2019affaire sans suites. La proc\u00e9dure Par exploit de l&#039;huissier de justice Guy ENGEL des 11 et 16 octobre 2018, PERSONNE1.)a fait donner assignation \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.) (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)), \u00e0PERSONNE2.), \u00e0PERSONNE3.), \u00e0 PERSONNE4.), \u00e0PERSONNE5.)et \u00e0PERSONNE6.)pour les voir condamner solidairement, sinon in solidum, sinon \u00e0 titre indivuel, mais chacun pour le tout, au paiement de la somme de 95.000 EUR + p.m, ou tout autre montant m\u00eame sup\u00e9rieur \u00e0 arbitrer par le tribunal ou \u00e0 dire d\u2019experts, outre les int\u00e9r\u00eats, montant se d\u00e9composant comme suit: \u202250.000 EUR \u00e0 titre de pr\u00e9judice moral, \u202220.000 EUR \u00e0 titre de dommage psychique traumatique, \u202220.000 EUR \u00e0 titre d\u2019une actionex haeredeet \u20225.000 EUR \u00e0 titre de pr\u00e9judice mat\u00e9riel. A titre subsidiaire,PERSONNE1.)a sollicit\u00e9 la nomination d\u2019un coll\u00e8ge d\u2019experts compos\u00e9 d\u2019un m\u00e9decin sp\u00e9cialiste en infectiologie, d\u2019un m\u00e9decin psychiatre, ainsi que d\u2019un expert calculateur, avec la mission de concilier les<\/p>\n<p>5 parties si faire se peut, sinon de se prononcer dans un rapport \u00e9crit, d\u00e9taill\u00e9 et motiv\u00e9, sur les points suivants: 1)examiner le dossier m\u00e9dical de feuPERSONNE7.), 2)se prononcer sur la prise en charge de feuPERSONNE7.)au sein des SOCIETE1.)et sur les cons\u00e9quences de ladite prise en charge sur son \u00e9tat de sant\u00e9, ayant entra\u00een\u00e9 son d\u00e9c\u00e8s, 3)d\u00e9terminer le r\u00f4le d\u2019PERSONNE6.), m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste de feu PERSONNE7.), dans la prise en charge m\u00e9dicale de ce dernier, 4)examinerPERSONNE1.), m\u00e8re de feuPERSONNE7.), 5)\u00e9valuer le dommage tant moral que mat\u00e9riel subi parPERSONNE1.). Elle a bas\u00e9 sa demande sur les articles 1382 et 1383 du Code civil. Elle a r\u00e9clam\u00e9 encore l\u2019allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000 EUR sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, ainsi que la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), dePERSONNE2.), de PERSONNE3.), dePERSONNE4.), dePERSONNE5.)et d\u2019PERSONNE6.)\u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, avec distraction au profit de son mandataire. L\u2019\u00e9tablissement public CAISSE NATIONALE DE SANT\u00c9 (ci-apr\u00e8s la CNS), l\u2019\u00e9tablissement public CENTRE COMMUN DE LA SECURITE SOCIALE (ci &#8212; apr\u00e8s le CCSS) etla soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit allemand SOCIETE2.)(ci-apr\u00e8s la clinique universitaireSOCIETE2.)) ont \u00e9t\u00e9 assign\u00e9s en d\u00e9claration de jugement commun. L\u2019objet de la demande dePERSONNE1.)consistait \u00e0 voir condamner les praticiens m\u00e9dicaux ayant \u00e0 un moment ou un autre particip\u00e9 \u00e0 la prise en charge de son filsPERSONNE7.)pour manquement \u00e0 leur obligation g\u00e9n\u00e9rale de prudence et de diligence. Elle a reproch\u00e9 aux m\u00e9decins tout comme \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement hospitalier de ne pas avoir mis tout en \u0153uvre pour apporter des soins adapt\u00e9s \u00e0 son fils \u00e0 la suite des plaintes physiques (maux de ventre) de ce dernier \u00e9mises apr\u00e8s l\u2019intervention chirurgicale subie \u00e0 l\u2019H\u00f4pitalADRESSE9.)le 11 avril 2011 et d\u2019avoir notamment omis d\u2019effectuer des examens bact\u00e9riologiques qui auraient permis de d\u00e9tecter en temps utile la septic\u00e9mie dont il souffrait et qui a conduit \u00e0 son d\u00e9c\u00e8s en date du 13 octobre 2011. PERSONNE3.),PERSONNE4.)etPERSONNE5.)ont ni\u00e9 toute faute dans leur chef, qu\u2019elle soit contractuelle ou d\u00e9lictuelle. Ils ont contest\u00e9 la demande tant en son principe qu\u2019en son quantum.<\/p>\n<p>6 Plus subsidiairement, ils ont demand\u00e9 de fixer la quote-part de responsabilit\u00e9 entre les diff\u00e9rents intervenants pour autant qu\u2019une responsabilit\u00e9 soit engag\u00e9e. PERSONNE1.)ne prouverait pas de manquement \u00e0 leurs obligations, elle ne sp\u00e9cifierait pas quelle faute serait reproch\u00e9e \u00e0 quel m\u00e9decin. Elle invoquerait des pr\u00e9judices et se contenterait de reprocher un manquement \u00e0 l\u2019obligation de soins \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), en pr\u00e9cisant vouloir proc\u00e9der par analogie avec une \u00e9ventuelle responsabilit\u00e9 dans le chef des praticiens. Elle resterait en d\u00e9faut de prouver une quelconque faute via une pr\u00e9tendue omission. Vu l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 du patient et sa d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019alcool, ilsauraient respect\u00e9 leurs obligations et aucune omission ne pourrait leur \u00eatre reproch\u00e9e. Il n\u2019y aurait pas eu d\u2019autopsie et les raisons exactes de la septic\u00e9mie ayant entrain\u00e9 le d\u00e9c\u00e8s de feuPERSONNE7.)ne pourraient plus \u00eatre d\u00e9termin\u00e9es. Toutes les diligences n\u00e9cessaires auraient \u00e9t\u00e9 prises et il n\u2019y aurait, par cons\u00e9quent, aucune faute ni \u00e0 l\u2019obligation de soins ni dans la continuit\u00e9 des soins. Ils ont contest\u00e9 l\u2019existence d\u2019une infection nosocomiale. Les tests effectu\u00e9s le 18 juillet 2011 auraient produit des r\u00e9sultats n\u00e9gatifs. Il serait, par ailleurs, formellement contest\u00e9 que le patient aurait succomb\u00e9 des suites d\u2019une infection nosocomiale et que celle-ci aurait \u00e9t\u00e9 contract\u00e9e lors d\u2019une hospitalisation du patient \u00e0 l\u2019H\u00f4pitalADRESSE9.). Il n\u2019y aurait aucun soup\u00e7on d\u2019\u00e9l\u00e9ment que le patient serait d\u00e9c\u00e9d\u00e9 des suites d\u2019une infection nosocomiale qui aurait exist\u00e9 ant\u00e9rieurement \u00e0 l\u2019hospitalisation \u00e0 la clinique universitaire SOCIETE2.). Ils se sont oppos\u00e9s \u00e0 toute expertise. L\u2019expertise m\u00e9dicale de Daniela BELLMANN du 16 juillet 2014 serait claire et aurait d\u00e9j\u00e0 r\u00e9pondu aux questions de la demanderesse, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 351, alin\u00e9a 2 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a soutenu que les contrats m\u00e9dicaux se cr\u00e9ent directement et exclusivement entre le patient et les diff\u00e9rents praticiens et qu\u2019elle ne serait ni contractuellement ni d\u00e9lictuellement responsable pour un manquement d\u2019un m\u00e9decin. Elle pourrait juste \u00eatre tenue responsable sur la base contractuelle \u00e0 l\u2019\u00e9gard du patient et sur la base d\u00e9lictuelle vis-\u00e0-vis de la demanderesse pour des fautes commises par le personnel ou les services de l\u2019h\u00f4pital dans le cadre du seul contrat d\u2019hospitalisation qui se forme entre l\u2019h\u00f4pital et le patient.PERSONNE1.)ne rapporterait ni m\u00eame all\u00e8guerait un quelconque manquement dans son chef, sinon dans le chef de son personnel hospitalier. En l\u2019absence de reproche formul\u00e9 \u00e0 son \u00e9gard, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a estim\u00e9 qu\u2019elle ne devrait pas participer aux op\u00e9rations d\u2019expertise sinon qu\u2019elle serait \u00e0 d\u00e9clarer non-fond\u00e9e. PERSONNE2.)a contest\u00e9 toute responsabilit\u00e9 et a aussi conclu \u00e0 sa mise hors de cause.PERSONNE1.)ne pr\u00e9tendrait pas que l\u2019op\u00e9ration en tant que telle<\/p>\n<p>7 aurait \u00e9t\u00e9 mal ex\u00e9cut\u00e9e et il n\u2019y aurait aucun lien entre l\u2019insuffisance h\u00e9patique diagnostiqu\u00e9e apr\u00e8s l\u2019admission aux urgences de feuPERSONNE7.)et son op\u00e9ration de l\u2019estomac.PERSONNE7.)aurait \u00e9t\u00e9 aux urgences le 18 juillet 2011 pour une d\u00e9ficience du foie, soit un autre organe que celui op\u00e9r\u00e9. PERSONNE2.)s\u2019est bas\u00e9 sur le dossier m\u00e9dical du 24 juillet 2011 duquel il ressortirait que feuPERSONNE7.)aurait bu un litre de vodka par jour. La cause de l\u2019infection ne serait pas \u00e9tablie et l\u2019all\u00e9gation selon laquelle l\u2019infection aurait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sente lors de la consultation ne serait pas prouv\u00e9e. Il s\u2019est aussi oppos\u00e9 \u00e0 toute expertise. PERSONNE6.)a soutenu quePERSONNE1.)se limiterait \u00e0 faire valoir son intervention dans la prise en charge de feuPERSONNE7.)sans pour autant exposer un quelconque reproche particulier \u00e0 son encontre. Aucun reproche ne lui aurait \u00e9t\u00e9 adress\u00e9. En tout \u00e9tat de cause, elle a contest\u00e9 formellement toute faute ou n\u00e9gligence dans son chef. Elle a soutenu avoir agi de mani\u00e8re consciencieuse en orientant le patient vers un sp\u00e9cialiste. Elle s\u2019est oppos\u00e9e \u00e0 l\u2019expertise demand\u00e9e et tendant \u00e0 voir d\u00e9terminer \u00able r\u00f4le de DocteurPERSONNE6.)\u00bb dans la prise en charge de feuPERSONNE7.) sans qu\u2019une faute dans son chef soit pr\u00e9cis\u00e9e. Par jugement du 19 mai 2020, le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg a rejet\u00e9 l\u2019exception de nullit\u00e9 pour libell\u00e9 obscur de l\u2019exploit de l&#039;huissier de justice Guy ENGEL de Luxembourg des 11 et 16 octobre 2018, a re\u00e7u la demande en la forme, a invit\u00e9, avant tout autre progr\u00e8s en cause,PERSONNE1.)\u00e0 prendre un corps de conclusions par rapport au fond de la demande, a sursis \u00e0 statuer pour le surplus et r\u00e9serv\u00e9 les droits des parties ainsi que les frais et d\u00e9pens. Par jugement du 3 novembre 2021, le tribunal a dit les demandes de PERSONNE1.)non fond\u00e9es, a rejet\u00e9 les demandes respectives de mise hors cause de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.),PERSONNE2.),PERSONNE3.), PERSONNE4.)etPERSONNE5.), et a dit non fond\u00e9es les demandes respectives de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.),PERSONNE2.),PERSONNE3.), PERSONNE4.),PERSONNE5.) etPERSONNE6.) en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, Pour arriver \u00e0 cette conclusions le tribunal a retenu que: -la demande dePERSONNE1.), en vue d&#039;obtenir r\u00e9paration de son pr\u00e9judice en tant que victime par ricochet, est de nature d\u00e9lictuelle \u00e0 l&#039;encontre de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.),PERSONNE2.),PERSONNE3.), PERSONNE4.),PERSONNE5.)etPERSONNE6.), -l\u2019obligation du m\u00e9decin est en principe une obligation de moyens, -PERSONNE1.)reste vague quant aux reproches all\u00e9gu\u00e9s contre la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.),PERSONNE3.),PERSONNE5.)etPERSONNE6.)<\/p>\n<p>8 et se contente d\u2019invoquer un manquement dans la prise en charge de feuPERSONNE7.)\u00e9tant donn\u00e9 que ce dernier est d\u00e9c\u00e9d\u00e9, sans pouvoir pr\u00e9ciser des manquements concrets et individuellement reprochables \u00e0 chaque assign\u00e9, -le rapport de Daniela BELLMANN a exclu une faute dePERSONNE2.) lors de l\u2019intervention du 14 avril 2011 et qu\u2019il n\u2019existe aucun lien de causalit\u00e9 entre la gastroplastie du 11 avril 2011 et le d\u00e9c\u00e8s de feu PERSONNE7.)en date du 13 octobre 2011, -aucune faute n\u2019a \u00e9t\u00e9 commise par PERSONNE2.) lors de la gastroplastie du 11 avril 2011, -PERSONNE1.)n\u2019a pas rapport\u00e9 la preuve d\u2019un manquement dans le suivi post-op\u00e9ratoire, ni dans la prise en charge de feuPERSONNE7.) commis par les parties d\u00e9fenderesses sub. 1) \u00e0 6), -PERSONNE1.)ne prouve aucune faute n\u00e9cessitant le recours \u00e0 une expertise m\u00e9dicale, ni pr\u00e9sente un quelconque \u00e9l\u00e9ment nouveau par rapport \u00e0 l\u2019expertise de Daniela BELLMANN, n\u00e9cessitant une nouvelle expertise. Par exploits d\u2019huissier de justice des 15 et 24 f\u00e9vrier 2022,PERSONNE1.)a relev\u00e9 appel de la d\u00e9cision du 3 novembre 2021, non signifi\u00e9e selon les renseignements fournis \u00e0 la Cour d\u2019appel. Elle demande principalement de r\u00e9former la d\u00e9cision entreprise et de condamner les parties intim\u00e9es 1 \u00e0 6 solidairement, sinon in solidum, sinon individuellement mais chacun pour le tout, \u00e0 lui payer le montant de 95.000 EUR ou tout autre montant m\u00eame sup\u00e9rieur \u00e0 arbitrer ou \u00e0 dire d\u2019experts, outre les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux, se d\u00e9composant comme suit: \u202250.000 EUR \u00e0 titre de pr\u00e9judice moral, \u202220.000 EUR \u00e0 titre de dommage psychique traumatique, \u202220.000 EUR \u00e0 titre d\u2019une actionex haeredeet \u20225.000 EUR \u00e0 titre de pr\u00e9judice mat\u00e9riel. En ordre subsidiaire, elle demande, comme en premi\u00e8re instance, de nommer un Coll\u00e8ge d\u2019experts avec la mission de: 1)examiner le dossier m\u00e9dical de feuPERSONNE7.)pr\u00e9qualifi\u00e9, 2)examiner les documents m\u00e9dicaux soumis parPERSONNE1.)dans le cadre de la pr\u00e9sente instance, \u00e0 savoir les r\u00e9sultats d&#039;analyses urines cyto- chimie en date du 5 ao\u00fbt 2011, les r\u00e9sultats d&#039;analyses urines cyto-chimie en date du 11 ao\u00fbt 2011, les r\u00e9sultats d&#039;analyses microbiologie en date du 20 ao\u00fbt 2011, les r\u00e9sultats d&#039;analyses microbiologie en date du 21 ao\u00fbt 2011, les r\u00e9sultats d&#039;analyses urines cyto-chimie en date du 22 ao\u00fbt 2011, les r\u00e9sultats d\u2019analyses microbiologie en date du 22 ao\u00fbt 2011, les r\u00e9sultats<\/p>\n<p>9 d&#039;analyses microbiologie en date du 29 ao\u00fbt 2011 et le compte rendu du Docteur BERNA en date du 1 er septembre 2011, 3)se prononcer sur la prise en charge de feuPERSONNE7.), pr\u00e9qualifi\u00e9, au sein des HOPITAUX ROBERT SCHUMAN, et sur les cons\u00e9quences de ladite prise en charge sur son \u00e9tat de sant\u00e9, ayant entra\u00een\u00e9 son d\u00e9c\u00e8s, 4)se prononcer sur les fautes, les omissions fautives et les n\u00e9gligences des m\u00e9decins des HOPITAUX ROBERT SCHUMAN dans le suivi post &#8212; op\u00e9ratoire de feuPERSONNE7.), 5)se prononcer sur la contraction d&#039;une infection nosocomiale par feu PERSONNE7.) lors de son hospitalisation au sein des HOPITAUX ROBERT SCHUMAN du 18 juillet au 1 er septembre 2011, 6)se prononcer sur le lien entre l&#039;infection nosocomiale contract\u00e9e par feu PERSONNE7.)et la septic\u00e9mie, cause de son d\u00e9c\u00e8s, 7)se prononcer sur l&#039;absence de traitement de l&#039;infection nosocomiale et sur toute autre infection de feuPERSONNE7.) par les m\u00e9decins des HOPITAUX ROBERT SCHUMAN, 8)se prononcer sur les chances de survie qu&#039;aurait eu feuPERSONNE7.), atteint d&#039;une st\u00e9atose h\u00e9patique, s&#039;il n&#039;avait pas contract\u00e9 l&#039;infection nosocomiale, 9)d\u00e9terminer le r\u00f4le du DocteurPERSONNE6.), m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste de feu PERSONNE7.), dans la prise en charge m\u00e9dicale post-op\u00e9ratoire de ce dernier (notamment concernant les sympt\u00f4mes de jaunisse apparus), 10)examiner la m\u00e8re de feuPERSONNE7.),PERSONNE1.), 11)\u00e9valuer le dommage tant moral que mat\u00e9riel subi parPERSONNE1.), sinon un coll\u00e8ge d\u2019experts avec la mission de: 1)examiner le dossier m\u00e9dical de feuPERSONNE7.), 2)se prononcer sur la prise en charge de feuPERSONNE7.)au sein des SOCIETE1.)et sur les cons\u00e9quences de ladite prise en charge sur son \u00e9tat de sant\u00e9 ayant entra\u00een\u00e9 son d\u00e9c\u00e8s, 3)d\u00e9terminer le r\u00f4le du DocteurPERSONNE6.), m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste de feu PERSONNE7.), dans la prise en charge m\u00e9dicale de ce dernier, 4)examiner la m\u00e8re de feuPERSONNE7.),PERSONNE1.), 5)\u00e9valuer le dommage tant moral que mat\u00e9riel subi parPERSONNE1.).<\/p>\n<p>10 Elle sollicite, par r\u00e9formation, une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000 EUR pour la premi\u00e8re instance et la m\u00eame somme pour l\u2019instance d\u2019appel. Elle demande de d\u00e9clarer l\u2019arr\u00eat \u00e0 intervenir commun \u00e0 la clinique universitaire SOCIETE2.), au CCSS et \u00e0 la CNS. A l\u2019appui de son appel, elle expose que si c\u2019est \u00e0 bon droit que le tribunal a dit que sa demande en vue d\u2019obtenir r\u00e9paration de son pr\u00e9judice en tant que victime par ricochet est de nature d\u00e9lictuelle \u00e0 l\u2019encontre de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), PERSONNE2.), PERSONNE3.), PERSONNE4.), PERSONNE5.)etPERSONNE6.), c\u2019est cependant \u00e0 tort qu\u2019il a d\u00e9clar\u00e9 sa demande en indemnisation non fond\u00e9e. Elle soutient que son fils est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la suite de la prise en charge fautive par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), sinon par la faute des m\u00e9decinsPERSONNE2.), PERSONNE3.),PERSONNE4.),PERSONNE5.)etPERSONNE6.). En instance d\u2019appel, elle entend engager la responsabilit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)sur base du contrat d\u2019hospitalisation conclu avec feu son fils du fait de l\u2019infection nosocomiale contract\u00e9e par ce dernier lors de son hospitalisation du 18 juillet 2011 au 1 er septembre 2011. Elle pr\u00e9tend que cette infection est en relation avec le d\u00e9c\u00e8s dePERSONNE7.) en date du 13 octobre 2011 qui souffrait d\u2019une septic\u00e9mie tel qu\u2019il r\u00e9sulte des conclusions des m\u00e9decins de la clinique universitaire deADRESSE4.)ainsi que du rapport d\u2019expertise de Daniela BELLMANN. Il r\u00e9sulterait du rapport BELLMANN que feu PERSONNE7.) pr\u00e9sentait un staphylocoque dor\u00e9 m\u00e9ticilline r\u00e9sistant ainsi qu\u2019une infection grave de la peau. Cet expert aurait pr\u00e9cis\u00e9 que feuPERSONNE7.)aurait re\u00e7u la pose d\u2019un cath\u00e9ter de dialyse qui aurait \u00e9t\u00e9 une source possible d\u2019infection.PERSONNE3.)aurait pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019infection aurait \u00e9t\u00e9 caus\u00e9e par un cath\u00e9ter souill\u00e9 pos\u00e9 au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.). La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ferait \u00e0 tort valoir, d\u2019une part, que le caract\u00e8re nosocomial de l\u2019infection ne serait \u00e9tay\u00e9 par aucun \u00e9l\u00e9ment et, d\u2019autre part, que l\u2019infection aurait \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e avec succ\u00e8s alors que feu PERSONNE7.)est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans de grandes souffrances des suites de l\u2019infection nosocomiale contract\u00e9e au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Elle r\u00e9fute l\u2019argument selon lequel son fils est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019un syndrome h\u00e9pator\u00e9nal. La pr\u00e9sence d\u2019une fibrose h\u00e9patique n\u2019expliquerait pas l\u2019infection qui \u00e9tait ext\u00e9rieure \u00e0 la fibrose. En vertu de l\u2019obligation de r\u00e9sultat incombant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en mati\u00e8re d\u2019infection nosocomiale, la responsabilit\u00e9 de cette derni\u00e8re serait engag\u00e9e et donnerait lieu \u00e0 indemnisation. En ordre subsidiaire,PERSONNE1.)estime que c\u2019est \u00e0 tort que les juges de premi\u00e8re instance n\u2019ont pas retenu des manquements dans le chef des parties intim\u00e9es 1 \u00e0 6 dans la prise en charge hospitali\u00e8re et dans le cadre du suivi post op\u00e9ratoire de feuPERSONNE7.). Elle fait valoir qu\u2019en pr\u00e9sence d\u2019une infection nosocomiale, elle n\u2019a aucune faute \u00e0 rapporter. En outre, une d\u00e9tection pr\u00e9coce de la septic\u00e9mie aurait \u00e9vit\u00e9 le d\u00e9c\u00e8s de son fils PERSONNE7.). Il serait \u00e9tabli que feuPERSONNE7.)avait contract\u00e9 les streptocoques et\/ou le staphylocoques qui ont donn\u00e9 lieu \u00e0 une infection<\/p>\n<p>11 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e ayant conduit au d\u00e9c\u00e8s par septic\u00e9mie au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.). Aucun traitement adapt\u00e9 et ad\u00e9quat n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 prescrit \u00e0 feu PERSONNE7.)afin de lutter contre cette infection au moment de son transfert versADRESSE4.). Il serait ainsi \u00e9tabli que les parties intim\u00e9es ont manqu\u00e9 \u00e0 leurs obligations de donner \u00e0 leur patient feuPERSONNE7.)des soins consciencieux et attentifs conformes aux donn\u00e9es acquises en ne proc\u00e9dant pas \u00e0 un examen bact\u00e9riologique ad\u00e9quat. L\u2019appelante estime ensuite que c\u2019est \u00e0 tort que les juges de premi\u00e8re instance ont rejet\u00e9 ses demandes en institution d\u2019expertise au motif que, d\u2019une part, elle n\u2019avait pas prouv\u00e9 de faute dans le chef des parties assign\u00e9es n\u00e9cessitant le recours \u00e0 une expertise et que, d\u2019autre part, une expertise avait \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9e dans le cadre de la proc\u00e9dure p\u00e9nale. Concernant le premier motif relatif \u00e0 l\u2019absence de la preuve d\u2019une faute, elle estime que les juges de premi\u00e8re instance ont ajout\u00e9 une condition non pr\u00e9vuepar la loi et, en ce qui concerne le second motif, que le rapport BELLMANN est non contradictoire. Elle aurait \u00e9t\u00e9 tenue \u00e0 l\u2019\u00e9cart des op\u00e9rations d\u2019expertise et n\u2019aurait pas pu faire valoir ses moyens. Le rapport serait, en outre, incomplet alors que l\u2019expert n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 en mesure de se prononcer quant \u00e0 la prise en charge post-op\u00e9ratoire de feu PERSONNE7.), faute de documents pertinents quant \u00e0 la prise en charge post- op\u00e9ratoire. Les parties intim\u00e9es demandent de confirmer le jugement entrepris en ce qu&#039;il a d\u00e9clar\u00e9 la demande dePERSONNE1.)non fond\u00e9e. Elles s&#039;opposent \u00e0 l&#039;institution d&#039;une nouvelle expertise qui ne tendrait qu&#039;\u00e0 infirmer les conclusions de l&#039;expert BELLMANN qui seraient claires et pr\u00e9cises et qui ne seraient mises en doute par aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier. Elles r\u00e9it\u00e8rent en instance d&#039;appel en partie les m\u00eames arguments de d\u00e9fense au fond qu\u2019en premi\u00e8re instance. Suite au nouveau reproche formul\u00e9 en instance d&#039;appel parPERSONNE1.)ayant trait \u00e0 une infection nosocomiale que feuPERSONNE7.)aurait contract\u00e9 au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), les parties intim\u00e9es contestent que feuPERSONNE7.)ait eu une telle infection. L&#039;infection contract\u00e9e au staphylococcus aurait par ailleurs \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e avec succ\u00e8s par l&#039;administration d&#039;un antibiotique. Les dommages r\u00e9clam\u00e9s parPERSONNE1.)sont contest\u00e9s par toutes les parties en cause. Quant au rapport d\u2019expertise BELLMANN Il r\u00e9sulte des \u00e9l\u00e9ments du dossier que le juge d&#039;instruction en charge de l\u2019affaire relative \u00e0 la plainte p\u00e9nale d\u00e9pos\u00e9e parPERSONNE1.)a ordonn\u00e9 une expertise avec la mission suivante:<\/p>\n<p>12 \u00ab1. War die &quot;gastric sleeve resection&quot;, die am 11.04.2011 bei Herrn PERSONNE7.)durchgef\u00fchrt wurde medizinisch indiziert und kunstgerecht durchgef\u00fchrt? 2. Welche Nachbehandlungen sind nach einer derartigen OP indiziert? Wurde HerrPERSONNE7.)nach seiner Krankenhausentlassung fachgerecht betreut? 3. Sind die am 18.07.2011 bei HerrnPERSONNE7.)festgestellten Symptome auf die OP vom 11.04.2011 zur\u00fcckzuf\u00fchren und wenn ja, wurden diese Symptome durch evtl. bei der OP oder der Nachbehandlung begangene Fehler ausgel\u00f6st? Haben diese Symptome mittelbar oder unmittelbar zum Tod von HerrnPERSONNE7.)gef\u00fchrt? 4. Wurde HerrPERSONNE7.)w\u00e4hrend des station\u00e4ren Aufenthaltes am [SOCIETE1.)]vom 18.04.2011 bis zum 01.09.2011 fachgerecht betreut? Wenn nicht, sind diese Fehler f\u00fcr den Tod von Herrn PERSONNE7.) verantwortlich?\u00bb L\u2019expert BELLMANN a conclu comme suit: \u00ab1. War die &quot;gastric sleeve resection&quot;, die am 11.04.2011 bei Herrn PERSONNE7.)durchgef\u00fchrt wurde medizinisch indiziert und kunstgerecht durchgef\u00fchrt? Die Indikation f\u00fcr den Eingriff ist insbesondere unter Ber\u00fccksichtigung des BMI von \u00fcber 60 und der Erfolglosigkeit aller bisherigen Therapieversuche aus gutachterlicher Sicht als gegeben zu betrachten. Bez\u00fcglich der prinzipiellen Operationstechnik existieren (weitgefasste) Vorgaben. Eine \u00dcberpr\u00fcfung der Einhaltung dieser Standards ist im vorliegenden Fall anhand der Unterlagen jedoch nicht m\u00f6glich, da ein Operationsbericht nicht vorliegt. 2. Welche Nachbehandlungen sind nach einer derartigen OP indiziert? Wurde HerrPERSONNE7.)nach seiner Krankenhausentlassung fachgerecht betreut? In den vorliegenden Unterlagen finden sich keine, die Durchf\u00fchrung einer evtl. Nachsorge betreffenden Unterlagen, weder im Sinne eines Nachsorgeplanes noch als Dokumentation durchgef\u00fchrter Nachsorge-Untersuchungen (es muss an dieser Stelle darauf hingewiesen werden, dass f\u00fcr die Zeitr\u00e4ume zwischen dem 11.04.2011 und dem 19.05.2011 sowie dem 19.05.2011 und dem 18.07.2011 keine Dokumentation innerhalb der zur Verf\u00fcgung gestellten Unterlagen vorliegt). Ob und in welchem Umfang eine Nachsorge bei Herrn PERSONNE7.)durchgef\u00fchrt wurde, ist somit gutachterlich nicht zu beurteilen. 3. Sind die am 18.07.2011 bei HerrnPERSONNE7.)festgestellten Symptome auf die OP vom 11.04.2011 zur\u00fcckzuf\u00fchren und wenn ja, wurden diese Symptome durch evtl. bei der OP oder der Nachbehandlung begangene Fehler ausgel\u00f6st? Haben diese Symptome mittelbar oder unmittelbar zum Tod von HerrnPERSONNE7.)gef\u00fchrt?<\/p>\n<p>13 Insgesamt betrachtet ist der Tod von HerrnPERSONNE7.)im Rahmen einer Sepsis eingetreten, die am wahrscheinlichsten ihren Ursprung in den ausgedehnten entz\u00fcndlich ver\u00e4nderten Wundgebieten im Bereich der vorderen Bauchwand genommen hat. Diese Entz\u00fcndung wiederum stellt sich als Folge eines Bauchdeckenh\u00e4matoms dar, welches durch die infolge des Leberschadens bestehende Gerinnungsst\u00f6rung und die adip\u00f6se Bauchdecke beg\u00fcnstigt wurde. Weder der Leberschaden noch die adip\u00f6se Bauchdecke (und somit auch nicht die Bauchdeckenh\u00e4matome) sind als Folge der &quot;gastric sleeveresection&quot; anzusehen, sondern sind vorbestehend und eher als Mit- Indikationen der OP einzuordnen. Auch die am 18.07.2011 sich abzeichnende Verschlechterung der Leber mit Ausbildung einer Zirrhose kann aus gutachterlicher Sicht nicht kausal auf die Operation zur\u00fcckgef\u00fchrt werden. Die tats\u00e4chlichen Ursachen f\u00fcr diese Verschlechterung konnte aus der \u00e4rztlichen Sicht ex ante nicht gekl\u00e4rt werden und bleibt auch aus gutachterlicher Sicht ex post im Dunkeln. 4. Wurde HerrPERSONNE7.)w\u00e4hrend des station\u00e4ren Aufenthaltes am CHL vom 18.04.2011 bis zum 01.09.2011 fachgerecht betreut? Wenn nicht, sind diese Fehler f\u00fcr den Tod von HerrnPERSONNE7.)verantwortlich? Soweit anhand der hier vorliegenden Krankenunterlagen erkennbar liegen bez\u00fcglich des station\u00e4ren Aufenthaltes von Mitte Juli bis Anfang September 2011 keine Hinweise f\u00fcr ein Unterlassen medizinisch gebotener Ma\u00dfnahmen oder eine Behandlung au\u00dferhalb medizinischer Standards vor.\u00bb L\u2019argument dePERSONNE1.) tendant \u00e0 mettre en doute le rapport BELLMANN au motif qu\u2019il ne serait pas contradictoire est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e0 \u00e9carter. Ce rapport a \u00e9t\u00e9 diligent\u00e9 par le juge d&#039;instruction procureur d\u2019Etat dans le cadre de l\u2019affaire p\u00e9nale et est \u00e0 consid\u00e9rer comme rapport judiciaire \u00e9tabli sur base du dossier m\u00e9dical saisi par les autorit\u00e9s judiciaires. S\u2019il n\u2019est pas contest\u00e9 en cause quePERSONNE1.)n\u2019a pas particip\u00e9 aux op\u00e9rations d\u2019expertise, le rapport a \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 la libre discussion desparties. Les tribunaux, qui ne sont pas compos\u00e9s de sp\u00e9cialistes des questions confi\u00e9es \u00e0 l\u2019examen des experts judiciaires, ne s\u2019\u00e9carteront de l\u2019avis de ces experts qu\u2019avec une grande prudence et lorsqu\u2019ils auront de justes motifs d\u2019admettre qu\u2019ils se sont tromp\u00e9sou lorsque l\u2019erreur de ceux-ci r\u00e9sulte d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent, soit du rapport, soit d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments acquis en cause. Il est encore admis de s\u2019en \u00e9carter lorsque des \u00e9l\u00e9ments s\u00e9rieux permettent de conclure qu\u2019ils n\u2019ont pas correctement analys\u00e9 toutes les donn\u00e9esqui leur ont \u00e9t\u00e9 soumises. Si l\u2019expert d\u00e9clare certes ne pas avoir \u00e9t\u00e9 en possession des documents relatifs \u00e0 la prise en charge post-op\u00e9ratoire et relatifs au respect des standards de la technique de gastroplastie alors que ces documents faisaient d\u00e9faut, il r\u00e9sulte cependant de lalecture du rapport que l\u2019expert a r\u00e9pondu \u00e0 toutes les questions lui pos\u00e9s par le juge d&#039;instruction. L\u2019expert a retenu que le bilan pr\u00e9-op\u00e9ratoire a \u00e9t\u00e9 fait correctement et que l\u2019indication pour l\u2019op\u00e9ration \u00e9tait donn\u00e9e. L\u2019expert est formel pour dire qu\u2019il n\u2019y<\/p>\n<p>14 a aucun lien causal entre l\u2019op\u00e9ration pratiqu\u00e9e et la maladie du foie de feu PERSONNE7.). L\u2019expert conclut quant \u00e0 la cause du d\u00e9c\u00e8s \u00abinsgesamt betrachtet ist der Tod von HerrnPERSONNE7.)im Rahmen einer Sepsis eingetreten, die am wahrscheinlichsten ihren Ursprung in den ausgedehnten entz\u00fcndlich ver\u00e4nderten Wundgebieten im Bereich der vorderen Bauchwand genommen hat. Diese Entz\u00fcndung wiederum stellt sich als Folge eines Bauchdeckenh\u00e4matomsdar, welches durch die infolge des Leberschadens bestehende Gerinnungsst\u00f6rung und die adip\u00f6se Bauchdecke beg\u00fcnstigt wurde und nach geringen mechanischen Traumen (hierzu geh\u00f6ren auch Husten oder Pressen) aber auch spontan entstehen kann. Weder der Leberschaden noch die adip\u00f6se Bauchdecke (und somit auch nicht die Bauchdeckenh\u00e4matome) sind als Folge der &quot;gastric sleeve resection&quot; anzusehen, sondern sind vorbestehend und eher als Mit-Indikationen der OP einzuordnen. Auch die am 18.07.2011 sich abzeichnende Verschlechterung der Leber mit Ausbildung einer Zirrhose kann aus gutachterlicher Sicht nicht kausal auf die Operation zur\u00fcckgef\u00fchrt werden. Die tats\u00e4chlichenUrsachen f\u00fcr diese Verschlechterung konnte aus der \u00e4rztlichen Sicht ex ante nicht gekl\u00e4rt werden und bleibt auch aus gutachterlicher Sicht ex post im Dunkeln\u00bb. A la page 16 de sonrapport, l\u2019expert ajoute: \u00abZun\u00e4chst ist festzustellen, dass die generell bei HerrnPERSONNE7.) vorliegende Fettleibigkeit den urspr\u00fcnglichen Grund und keinesfalls die Folge der Magenverkleinerung darstellt. Auch die Sch\u00e4digung der Leber (akute Lebensverfettung im Rahmen eines metabolischen Syndroms) bestand bereits vor der Magenverkleinerung und ist ebenfalls als Grund f\u00fcr die durchgef\u00fchrte Operation, jedoch nicht als deren Ergebnis anzusehen.\u00bb Si l\u2019expert rel\u00e8ve que \u00abin den vorliegenden Unterlagen finden sich keine die Durchf\u00fchrung einer evtl. Nachsorge betreffenden Unterlagen, weder im Sinne eines Nachsorgeplanes noch als Dokumentation durchgef\u00fchrter Nachsorge- Untersuchungen (es muss an dieser Stelle darauf hingewiesen werden, dass f\u00fcr die Zeitr\u00e4ume zwischen dem 11.04.2011 und dem 19.05.2011 sowie dem 19.05.2011 und dem 18.07.2011 keine Dokumentation innerhalb der zur Verf\u00fcgung gestellten Unterlagen vorliegt). Ob und in welchem Umfang eine Nachsorge bei HerrnPERSONNE7.) durchgef\u00fchrt wurde, ist somit gutachterlich nicht zu beurteilen\u00bb, toujours est-il qu\u2019il r\u00e9sulte de ses conclusions que \u00absoweit anhand der hier vorliegenden Krankenunterlagen erkennbar liegen bez\u00fcglich des station\u00e4ren Aufenthaltes von Mitte Juli bis Anfang September 2011 keine Hinweise f\u00fcr ein Unterlassen medizinisch gebotener Ma\u00dfnahmen oder eine Behandlung au\u00dferhalb medizin ischer Standards vor\u00bb. L\u2019expert pr\u00e9cise \u00e0 la page 19 que \u00abingesamt l\u00e4sst sich anhand der vorliegenden Krankenunterlagen bez\u00fcglich des station\u00e4ren Aufenthalts von Mitte Juli bis Anfang September folgendes ausf\u00fchren: bei Herrn Razkowiak fanden ausgesprochen engmaschige Laborkontrollen sowohl der leber-und nierenspezifischen Parameter als auch der Gerinnungsfaktoren und des<\/p>\n<p>15 Blutbildes statt. Dar\u00fcber hinaus zogen Ver\u00e4nderungen der Laborwerte auch zeitnah diagnostische Ma\u00dfnahmen nach sich, was sich an dem Beispiel Mitte August belegen l\u00e4sst. Hier wurde nach einem Bilirubinanstieg z.B. sofort die Indikation zur Leberbiopsie gestellt. Zus\u00e4tzlich erfolgte eine engmaschige Kontrolle aller \u00fcbrigen Organsysteme, wie, z.B. Herz und Lungen. Auf auftretende Komplikationen, wie z.B. die H\u00e4matome und Wunden im Bereich der Bauchdecke, wurde zeitnah und ad\u00e4quat reagiert. Dem station\u00e4ren Aufenthalt von HerrnPERSONNE7.)liegt zudem eine \u00e4u\u00dferst umfangreiche und ausf\u00fchrliche Dokumentation zugrunde\u00bb. C\u2019est \u00e0 juste titre que les parties intim\u00e9es font valoir qu\u2019il n\u2019est plus possible \u00e0 l\u2019heure actuelle de d\u00e9terminer quel a \u00e9t\u00e9 le facteur ayant d\u00e9clench\u00e9 la d\u00e9t\u00e9rioration h\u00e9patique dont a \u00e9t\u00e9 victime feuPERSONNE7.)qui a entra\u00een\u00e9 son hospitalisation \u00e0 partir du 18 juillet 2011 et qui a conduit \u00e0 son d\u00e9c\u00e8s. L\u2019expert est en effet formel \u00e0 ce sujet pour dire que \u00abdie sich Anfang August 2011 als beginnendes hepatorenales Syndrom mit beginnendem Leber-und Nierenversagen einstellende Verschlechterung der Leberfunktion ist ebenfalls nicht auf die durchgef\u00fchrte Operation zur\u00fcckzuf\u00fchren und stellt weder eine bekannte Komplikation[\u2026]noch eine bekannte Folge derselben dar. Ein hepatorenales Syndrom ist gekennzeichnet durch ein funktionelles Nierenversagen, das sich im Rahmen einer akuten oder chronischen Lebererkrankung einstellt, wobei 95 % der Patienten ohne Lebertransplantation innerhalb weniger Wochen versterben [\u2026].Die tats\u00e4chliche Ursache f\u00fcr die sich weiter verschlechternde Situation (zun\u00e4chst Verfettung und Mitte August 2011 festgestellte Zirrhose) der Leber bleibt dabei [&#8230;]unklar\u00bb. PERSONNE1.)fait valoir que feuPERSONNE7.)a \u00e9t\u00e9 atteint d\u2019une infection nosocomiale qui a caus\u00e9 par la suite son d\u00e9c\u00e8s. Elle demande \u00e0 ce titre dans le cadre de sa demande en institution d\u2019une expertise aux experts de se prononcer -sur la contraction d&#039;une infection nosocomiale par feuPERSONNE7.) lors de son hospitalisation au sein des HOPITAUX ROBERT SCHUMAN du 18 juillet au 1 er septembre 2011, -sur le lien entre l&#039;infection nosocomiale contract\u00e9e par feu PERSONNE7.)et la septic\u00e9mie, cause de son d\u00e9c\u00e8s, -sur l&#039;absence de traitement de l&#039;infection nosocomiale et sur toute autre infection de feuPERSONNE7.)par les m\u00e9decins des HOPITAUX ROBERT SCHUMAN, et -sur les chances de survie qu&#039;aurait eu feuPERSONNE7.), atteint d&#039;une st\u00e9atose h\u00e9patique, s&#039;iln&#039;avait pas contract\u00e9 l&#039;infection nosocomiale. Tant la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)que les m\u00e9decins en cause contestent que l\u2019infection contract\u00e9e par feuPERSONNE7.)ait \u00e9t\u00e9 une infection nosocomiale.<\/p>\n<p>16 L\u2019infection de feuPERSONNE7.)en relation avec la pose d\u2019un cath\u00e9ter aurait \u00e9t\u00e9 soign\u00e9e, de sorte que la demande tendant \u00e0 voir ordonner une expertise en relation avec cette infection serait \u00e0 rejeter. PERSONNE1.)pr\u00e9tend que feuPERSONNE7.)\u00e9tait hospitalis\u00e9 du 18 juillet au 1 er septembre 2011 de mani\u00e8re continue. Diverses analyses microbiologiques et d\u2019urines cyto-chimie auraient \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9es au mois d\u2019ao\u00fbt qui auraient r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9sence de germes, de microorganismes et finalement d\u2019un staphylococcus hominis. Dans sa lettre du 1 er septembre 2011, PERSONNE3.)aurait \u00e9crit au professeur Matthias EBERT de la clinique de ADRESSE4.)quePERSONNE7.)souffrait d\u2019une infection septique qui aurait \u00e9t\u00e9 trait\u00e9eavec succ\u00e8s.PERSONNE1.) conteste \u00e9nergiquement cette affirmation. Elle pr\u00e9tend que son fils est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 des suites d\u2019une septic\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re caus\u00e9e par l\u2019infection nosocomiale. Il aurait en effet \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 sous dialyse le 19 ao\u00fbt 2011 en raison de ses probl\u00e8mes aux reins avec posed\u2019un cath\u00e9ter dans le cou. L\u2019expert BELLMANN aurait, \u00e0 la page 8 de son rapport, confirm\u00e9 que feuPERSONNE7.)pr\u00e9sentait un staphylocoque dor\u00e9 m\u00e9ticilline r\u00e9sistant ainsi qu\u2019une infection grave de la peau. L\u2019expert aurait indiqu\u00e9 que la pose du cath\u00e9ter \u00e9tait une source possible d\u2019infection.PERSONNE3.)aurait \u00e9t\u00e9 en aveu de dire que l\u2019infection aurait \u00e9t\u00e9 caus\u00e9e par le cath\u00e9ter souill\u00e9. PERSONNE1.)conteste que cette infection ait \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e avec succ\u00e8s alors que d\u00e8s le 6 septembre 2011, soit 5 jours apr\u00e8s le compte rendu de PERSONNE3.), les r\u00e9sultats des examens bact\u00e9riologiques auraient fait appara\u00eetre que feuPERSONNE7.)\u00e9tait infect\u00e9 d\u2019une multitude de bact\u00e9ries mettant en p\u00e9ril sa sant\u00e9. Il convient d\u2019abord de relever que doit \u00eatre regard\u00e9e comme pr\u00e9sentant un caract\u00e8re nosocomial l\u2019infection qui survient au cours ou au d\u00e9cours de la prise en charge d\u2019un patient et qui n\u2019\u00e9tait ni pr\u00e9sente ni en incubation au d\u00e9but de celle-ci, sauf s\u2019il est \u00e9tabli qu\u2019elle a une autre origine que la prise en charge (J- Cl, Responsabilit\u00e9 civile et Assurances, fasc. 440-55 : Sant\u00e9-Responsabilit\u00e9 m\u00e9dicale sans faute-Infection nosocomiale, n\u00b0 13). Le Comit\u00e9 technique des infections nosocomiales et des infections li\u00e9es aux soins a propos\u00e9 d&#039;actualiser la d\u00e9finition de l&#039;infection nosocomiale par l&#039;utilisation au choix des termes d&#039;infections nosocomiales ou d&#039;infection associ\u00e9e aux soins (IAS) englobant tout \u00e9v\u00e9nement infectieux en rapport plus ou moins proche avec un processus, une structure, une d\u00e9marche de soins, dans un sens tr\u00e8s large. Une infection est dite associ\u00e9e aux soins si elle est directement li\u00e9e \u00e0 des soins ayant une finalit\u00e9 diagnostique, th\u00e9rapeutique, de d\u00e9pistage ou de pr\u00e9vention dispens\u00e9s au sein ou en dehors d&#039;un \u00e9tablissement de sant\u00e9 et si elle n&#039;\u00e9tait ni pr\u00e9sente ni en incubation au d\u00e9but de la prise en charge, mais peut aussi simplement survenir lors de l&#039;hospitalisation ind\u00e9pendamment de tout acte m\u00e9dical (par exemple une \u00e9pid\u00e9mie de grippe) (V. Rapp. Comit\u00e9 technique des infections nosocomiales et des infections li\u00e9es aux soins [CTINILS] pr\u00e9sent\u00e9 au Haut Conseil de la sant\u00e9 publique le 11 mai 2007, <a href=\"http:\/\/www.sante-sports.gouv.fr\/IMG\/pdf\/rapport_complet.pdf\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.sante-sports.gouv.fr\/IMG\/pdf\/rapport_complet.pdf<\/a>; op. cit. n\u00b0 3).<\/p>\n<p>17 L\u2019infection secondaire, c\u2019est \u00e0 dire celle qui a pour origine un al\u00e9a th\u00e9rapeutique, r\u00e9pond \u00e9galement \u00e0 la qualification d\u2019infection nosocomiale. Il importe peu que l\u2019origine de l\u2019infection soit une complication chirurgicale (Cass. 1 re civ., 23 nov. 2022, n\u00b0 21-24.103 : JurisData n\u00b0 2022-019748 ; Resp. civ. et assur. 2023, comm. 31, L. Bloch). L\u2019infection peut \u00e9galement provenir d\u2019un h\u00e9matome cicatriciel qui s\u2019est secondairement infect\u00e9 (Cass. 1 re civ., 5 juill. 2023, n\u00b0 22-19.474, F-D : JurisData n\u00b0 2023-011232 ; Resp. civ. et assur. 2023, comm. 243, L. Bloch). La circonstance que l\u2019infection ait \u00e9t\u00e9 caus\u00e9e par la survenue d\u2019un accident m\u00e9dical n\u2019exclut pas qu\u2019elle puisse \u00eatre qualifi\u00e9e de nosocomiale. Si une condition de rattachement de l&#039;infection aux soins prodigu\u00e9s para\u00eet requise du demandeur en r\u00e9paration, elle peut \u00eatre \u00e9tablie par des pr\u00e9somptions graves, pr\u00e9cises et concordantes que les juges du fond appr\u00e9cient souverainement. L&#039;imputabilit\u00e9 de l&#039;infection aux soins peut \u00eatre aussi d\u00e9duite de la proximit\u00e9 temporelle entre l&#039;intervention et l&#039;infection ainsi que de la localisation de l&#039;infection \u00e0 l&#039;endroit m\u00eame de l&#039;intervention (op.cit. n\u00b0 16). Les infections nosocomiales peuvent \u00eatre endog\u00e8nes ou exog\u00e8nes. Les infections nosocomiales sont endog\u00e8nes lorsque le malade est contamin\u00e9 par ses propres germes-comme le staphylocoque dor\u00e9-\u00e0 l&#039;occasion d&#039;un acte invasif (actes chirurgicaux, sondage urinaire, pose et manipulation d&#039;un cath\u00e9ter, respiration artificielle). On parle aussi d\u2019auto-infection. Les infections peuvent \u00eatre exog\u00e8nes lorsque les germes sont ext\u00e9rieurs au patient (op.cit. n\u00b017). La Cour de cassation fran\u00e7aise n\u2019a cependant jamais pos\u00e9 de distinction selon le caract\u00e8re endog\u00e8ne ou exog\u00e8ne de l\u2019infection. Pour le juge judiciaire sont consid\u00e9r\u00e9es comme nosocomiales toutes les infections contract\u00e9es au cours d&#039;une hospitalisation, y compris celles caus\u00e9es par des germes cutan\u00e9s du patient. Les principales causes des infections nosocomiales sont d&#039;une part, un d\u00e9faut dans les pratiques d&#039;hygi\u00e8ne et d&#039;autre part, les progr\u00e8s de la m\u00e9decine et de la chirurgie qui constituent paradoxalement une source possible d&#039;infection, certains soins pr\u00e9sentant plus de risques que d&#039;autres. Les germes les plus fr\u00e9quemment identifi\u00e9s lors d&#039;une infection nosocomiale sont le escherichia coli, le staphylococcus aureus et le pseudomonas aeruginosa. Certains facteurs li\u00e9s au patient peuvent augmenter les risques de contracter une infection nosocomiale (l&#039;\u00e2ge, l&#039;immunod\u00e9pression li\u00e9e par exemple \u00e0 une s\u00e9ropositivit\u00e9 au VIH ou \u00e0 une chimioth\u00e9rapie, le diab\u00e8te, l&#039;ob\u00e9sit\u00e9 ou la d\u00e9nutrition) (op.cit. n\u00b05). La preuve du caract\u00e8re nosocomial de l&#039;infection est \u00e0 la charge de celui qui l&#039;invoque. La victime doit \u00e9tablir la r\u00e9alit\u00e9 de l&#039;infection et son caract\u00e8re nosocomial. En effet, \u00abil appartient au patient de d\u00e9montrer que l&#039;infection dont il est atteint pr\u00e9sente un caract\u00e8re nosocomial\u00bb (op.cit. n \u00b0 22).<\/p>\n<p>18 Qu\u2019\u00e0d\u00e9faut de poser l\u2019existence d\u2019une v\u00e9ritable pr\u00e9somption de droit, les juges d\u00e9duisent souvent la preuve de la contamination lors de l\u2019intervention de pr\u00e9somptions de fait lorsqu\u2019elles sont graves, pr\u00e9cises et concordantes. Ils se contentent souvent d\u2019un faisceau d\u2019indices largement r\u00e9v\u00e9l\u00e9s par le rapport d\u2019expertise ou d\u2019absence d\u2019autres circonstances de nature \u00e0 expliquer le ph\u00e9nom\u00e8ne (op.cit. n\u00b0 26 et 27). Il a \u00e9t\u00e9 tenu compte, dans ce cadre, de l\u2019infection au si\u00e8ge de l\u2019intervention rendant tr\u00e8s probable la transmission des bact\u00e9ries soit par l\u2019emploi d\u2019une sonde, d\u2019une aiguille, d\u2019un cath\u00e9ter ou un d\u00e9faut d\u2019asepsie de la peau. En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019appelante entend tirer cette preuve d\u2019un courrier de PERSONNE3.)du 1 er septembre 2011 et du rapport d\u2019expertise BELLMANN desquels il r\u00e9sulterait que feuPERSONNE7.)pr\u00e9sentait un staphylocoque dor\u00e9 m\u00e9ticilline r\u00e9sistant ainsi qu\u2019une infection grave de la peau. Selon le dossier m\u00e9dical,PERSONNE1.)a, en date du 24 juillet 2011, d\u00e9clar\u00e9 \u00e0PERSONNE4.)qu\u2019apr\u00e8s l\u2019op\u00e9ration de son fils, ce dernier a bu un litre de vodka par jour. Le compte rendu dePERSONNE4.)du 5 ao\u00fbt 2011 renseigne en conclusion entre autres une h\u00e9patopathie tr\u00e8s avanc\u00e9e sans signe d\u2019une cirrhose. Le compte rendu du 19 ao\u00fbt 2011 du m\u00eame m\u00e9decin renseigne apr\u00e8s ponction \u00e0 priori un parenchyme tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, donc bien compatible avec une cirrhose d\u00e9butante. Il r\u00e9sulte du bilan d\u2019anatomie pathologique que l\u2019aspect histologique est celui d\u2019une h\u00e9patite aigue de type st\u00e9atosique \u00e9voquant, d\u2019une part, soit une \u00e9thiologie m\u00e9dicamenteuse, d\u2019autre part, soit une prise d\u2019alcool soit d\u2019autres raisons non alcooliques (ob\u00e9sit\u00e9, diab\u00e8te, dislip\u00e9d\u00e9mie etc\u2026). PERSONNE4.)conclut comme suit: \u00abponction biopsie h\u00e9patique-n\u00e9crose h\u00e9patocytaire mod\u00e9r\u00e9e, cholestase mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 marqu\u00e9e, fibrose \u00e9tendue parfois en ponts et st\u00e9atose micro-et macrov\u00e9siculaire d\u2019environ 40% des h\u00e9patocytes d\u2019origine ind\u00e9termin\u00e9e.\u00bb S\u2019en est suivi un traitement \u00e0 la cortisone et ensuite feuPERSONNE7.)a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 sous dialyse avec la pose d\u2019un cath\u00e9ter au cou. Dans son rapport \u00e0 la clinique universitaire deADRESSE4.)en vue d\u2019une transplantation du foie,PERSONNE3.)\u00e9crit: \u00abAngesichts des jungen Alters des Patienten, des ausgepr\u00e4gten Leberschadens mit deutlicher Fibrose und nun einsetzenden Komplikation, verlegen wir den Patienten wie mit Herrn PD Dr.PERSONNE8.)besprochen am heutigen Tage zur Diskussion einer Transplantation in ihre Klinik.\u00bb Il pr\u00e9cise, quant \u00e0 la chronologie des faits et des examens pratiqu\u00e9s que \u00abIm weiteren Verlauf kam es noch komplizierend zu einer Kathetersepsis mit Streptokokken die mittels auswechseln des zentralnerv\u00f6sen Katheters und titrierte Gabe von Vancomycine erfolgreich therapiert wurde.\u00bb<\/p>\n<p>19 Si les r\u00e9sultats de microbiologie du pr\u00e9l\u00e8vement du 19 ao\u00fbt 2011 montrent une infection au staphylococcus hominis, les r\u00e9sultats du pr\u00e9l\u00e8vement du 22 ao\u00fbt 2011 d\u00e9montrent que les cultures a\u00e9robie et ana\u00e9robie apr\u00e8s 168 heures sont n\u00e9gatives. Il en va de m\u00eame du pr\u00e9l\u00e8vement effectu\u00e9 le 20 ao\u00fbt 2011 sur le cath\u00e9ter utilis\u00e9 sur feuPERSONNE7.)) qui renseigne une culture a\u00e9robie n\u00e9gative. S\u2019il est d\u00e8s lors, au vu des \u00e9l\u00e9ments de la cause, \u00e9tabli que feuPERSONNE7.) avait contact\u00e9 une infection septique par cath\u00e9ter avec des streptocoques qui peut, au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, \u00eatre qualifi\u00e9e d\u2019infection nosocomiale, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9, au vu du rapport BERNA, \u00aberfolgreich therapiert\u00bb. Cette conclusion n\u2019est contredite ni par le rapport d\u2019expertise BELLMANN ni par les autres \u00e9l\u00e9ments du dossier. Elle est, au contraire, confirm\u00e9e par les r\u00e9sultats de microbiologie. Il s\u2019y ajoute que l\u2019expert pr\u00e9cise \u00e0 la page 14 de son rapport que \u00abausweislich der Krankenunterlagen des Uniklinikum Mannheims ist HerrPERSONNE7.) am 13.10.2011 an einer schweren Sepsis (generalisierte Entz\u00fcndungsreaktion des gesamten K\u00f6rpers) verstorben. Mutma\u00dflicher Ausgangspunkt der Sepsis war nach Einsch\u00e4tzung der klinisch behandelnden \u00c4rzte der Bauchraum bzw. die massive Entz\u00fcndung der gesamten Bauchwand (im Arztbrief als Bauchwandphlegmone, an anderer Stelle auch als nekrotisierende Fasziitis bezeichnet) wobei im September 2011 auch andere Infektionsherde, wie z.B. die Lungen (bei intermittierender Beatmung) oder aber aufsteigende Gallengangsinfektionen (Brief von Prof.PERSONNE9.)vom 19.09.2011) in Betracht kamen. Trotzdem ist auch aus der gutachterlichen Sicht ex post das ausgedehnte und entz\u00fcndlich ver\u00e4nderte Wundgebiet im Bereich der Bauchdecke als schwerste und damit prim\u00e4re Infektionsquelle anzusehen\u00bb. En l\u2019absence d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments de nature \u00e0 mettre en doute toutes ces conclusions il n\u2019y a pas lieu d\u2019ordonner la mesure d\u2019expertise sollicit\u00e9e. Il ressort du rapport de Daniela BELLMANN que l\u2019op\u00e9ration de gastroplastie \u00e9tait m\u00e9dicalement indiqu\u00e9e. L\u2019expert n\u2019a pas relev\u00e9 de faute dans les soins hospitaliers prodigu\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ou les m\u00e9decins en charge du patient feuPERSONNE7.). S\u2019il est vrai que l\u2019expert d\u00e9clare qu\u2019il ne peut pas se prononcer sur la prise en charge post-op\u00e9ratoire et sur le respect des standards de la technique de gastroplastie, \u00e9tant donn\u00e9 que les documents y relatifs faisaient d\u00e9faut, PERSONNE1.)n\u2019explique, comme en premi\u00e8re instance, pas dans quelle mesure, en l\u2019absence d\u2019une autopsie, un r\u00e9examen du dossier m\u00e9dical de feu PERSONNE7.)sur base des m\u00eames documents mis \u00e0 la disposition de Daniela BELLMANN permettrait de r\u00e9pondre \u00e0 ces questions. Elle n\u2019explique pas non plus dans quelle mesure la r\u00e9alisation d\u2019une \u00abexpertise contradictoire faisant intervenir l\u2019ensemble des parties lui permettrait de fournir des documents tr\u00e8s pertinents pour la cause\u00bb. La demande tendant \u00e0 voir ordonner une mesure d\u2019instruction \u00e0 cet \u00e9gard (points 1 \u00e0 4) est aussi \u00e0 rejeter.<\/p>\n<p>20 Quant aux responsabilit\u00e9s La nature\u2013contractuelle ou d\u00e9lictuelle\u2013de la responsabilit\u00e9 m\u00e9dicale d\u00e9pend essentiellement du statut juridique du m\u00e9decin qui prodigue des soins au malade. Le m\u00e9decin exerce en principe une profession lib\u00e9rale, soit seul ou en association avec des confr\u00e8res dans le cadre d\u2019un cabinet m\u00e9dical, soit dans l\u2019enceinte d\u2019un h\u00f4pital fonctionnant en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale suivant le r\u00e9gime hospitalier dit \u00abouvert\u00bb, ce qui signifie que l\u2019h\u00f4pital en soi n\u2019a pas de patients et se borne \u00e0 mettre son personnel et ses services \u00e0 la disposition des m\u00e9decins exer\u00e7ant en son sein. L\u2019h\u00f4pital ne fournit que l\u2019environnement mat\u00e9riel, le support et \u00abpr\u00eate\u00bb en quelque sorte son personnel au m\u00e9decin. La plupart des h\u00f4pitaux publics fonctionnent en revanche sous le r\u00e9gime dit \u00abferm\u00e9\u00bb \u00e0 services structur\u00e9s dans le cadre desquels les m\u00e9decins occupent une fonction salari\u00e9e (Georges RAVARANI, La responsabilit\u00e9 civile des personnes priv\u00e9es et publiques, 3 e \u00e9dition, Pasicrisie luxembourgeoise, 2014, n\u00b0 653). Il n\u2019est pas contest\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)fonctionne suivant le r\u00e9gime hospitalier dit \u00abouvert\u00bb, l\u2019h\u00f4pital en soi n\u2019a pas de patients et se borne \u00e0 mettre son personnel et ses services \u00e0 la disposition des m\u00e9decins exer\u00e7ant en son sein; il ne fournit que l\u2019environnement mat\u00e9riel, le support, et \u00abpr\u00eate\u00bb en quelque sorte son personnel au m\u00e9decin. Il est admis en cause que la responsabilit\u00e9 du m\u00e9decin \u00e0 l\u2019\u00e9gard de son patient est de nature contractuelle et que la responsabilit\u00e9 du m\u00e9decin est d\u00e9lictuelle lorsque le pr\u00e9judice est caus\u00e9 \u00e0 d\u2019autres personnes que le patient lui-m\u00eame. Les juges de premi\u00e8re instance ont dit \u00e0 bon droit que l\u2019effet relatif du contrat s\u2019oppose \u00e0 ce que des tiers non b\u00e9n\u00e9ficiaires d\u2019une stipulation pour autrui puissent, en dehors du cas o\u00f9 ils agissent au nom de la victime, invoquer le contrat conclu entrela victime et le m\u00e9decin. D\u00e8s lors, comme il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifi\u00e9 plus haut, la demande dePERSONNE1.) \u00e0 l\u2019encontre de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)et des m\u00e9decins intim\u00e9s tendant \u00e0 obtenir r\u00e9paration de son pr\u00e9judice en tant que victime par ricochet est de nature d\u00e9lictuelle. La Cour d\u2019appel se r\u00e9f\u00e8re et fait sienne les d\u00e9veloppements corrects et exhaustifs en droit des juges de premi\u00e8re instance quant aux principes relatifs \u00e0 la responsabilit\u00e9 des m\u00e9decins. Ils ont dit \u00e0 bon droit que le contrat liant le m\u00e9decin au client comporte pour le praticien l\u2019engagement sinon \u00e9videmment de gu\u00e9rir le malade, du moins de lui donner des soins, non pas quelconques, mais consciencieux attentifs et r\u00e9servefaite de circonstances exceptionnelles conformes aux donn\u00e9es acquises de la science. L\u2019obligation du m\u00e9decin est donc en principe une obligation de moyens. Il ne pourrait d\u2019ailleurs gu\u00e8re en \u00eatre autrement; tout acte m\u00e9dical comporte en effet<\/p>\n<p>21 un irr\u00e9ductible al\u00e9a qui interdit de faire peser sur le m\u00e9decin en dehors d\u2019une volont\u00e9 contraire clairement exprim\u00e9e de celui-ci l\u2019obligation d\u2019obtenir tel ou tel r\u00e9sultat d\u00e9termin\u00e9 relativement \u00e0 l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 de son patient. La charge de la preuve p\u00e8se sur la partie qui se dit l\u00e9s\u00e9e et le contrat m\u00e9dical mettant \u00e0 charge du m\u00e9decin une obligation de moyens, il lui appartient d\u2019\u00e9tablir une faute du m\u00e9decin, soit technique, soit non technique, un pr\u00e9judice dans son chef et le lien de causalit\u00e9 entre la faute et le dommage. Une faute quelconque, de m\u00eame qu\u2019une faute d\u2019abstention, engage la responsabilit\u00e9 du m\u00e9decin du moment que l\u2019existence en est \u00e9tablie avec certitude. Quant la demande dePERSONNE1.)contre la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) PERSONNE1.)entend engager la responsabilit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)du fait de l\u2019infection nosocomiale contract\u00e9e par son fils lors de son hospitalisation du 18 juillet au 1 er septembre 2011 au sein de cette soci\u00e9t\u00e9 sur base du contrat d\u2019hospitalisation conclu entre son fils et cette soci\u00e9t\u00e9. Si c\u2019est \u00e0 juste titre quePERSONNE1.)fait valoir que l\u2019obligation accessoire de s\u00e9curit\u00e9 contract\u00e9e par l\u2019\u00e9tablissement de sant\u00e9 en mati\u00e8re d\u2019infection nosocomiale est une obligation de r\u00e9sultat (NUMERO0.)) il n\u2019en demeure pas moins que d\u2019une part seuls les dommages cons\u00e9cutifs \u00e0 une infection peuvent faire l\u2019objet d\u2019une indemnisation. Le juge devra d\u00e9terminer, en se basant sur les conclusions du rapport d\u2019expertise, si les s\u00e9quelles pr\u00e9sent\u00e9es par le patient sont bien en relation directe et certaine avecl\u2019infection nosocomiale et \u00abnon la cons\u00e9quence d\u2019une \u00e9volution de son \u00e9tat de sant\u00e9 comme de l\u2019\u00e9volution pr\u00e9visible de celui-ci\u00bb (op.cit. n\u00b0 30). C\u2019est ainsi pour \u00eatre r\u00e9parable, le pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9 doit r\u00e9sulter directement de l\u2019\u00e9tatinfectieux ce qui n\u2019est, par exemple, pas le cas lorsque l\u2019\u00e9tat septique du patient \u00e9tait stabilis\u00e9 seulement quatre jours avant le d\u00e9c\u00e8s par l\u2019effet d\u2019une antibioth\u00e9rapie. En l\u2019absence de preuve d\u2019un dommage strictement imputable \u00e0 l\u2019infection nosocomiale, le demandeur en r\u00e9paration ne peut pr\u00e9tendre \u00e0 aucune indemnisation (op. cit. n\u00b0 30).<\/p>\n<p>22 Il r\u00e9sulte de la lettre dePERSONNE3.)du 1 er septembre 2011 adress\u00e9e \u00e0 la clinique deADRESSE4.)sous \u00abDiagnosen\u00bb: 1)Akute Steatohepatitis mit ausgedehnter Fibrose bei vorbestehendem metabolischen Syndrom 2)Akutes Nierenversagen 3)Verdacht auf atypisches Hepatorenales Syndrom 4)Nierenbiopsie: akute tubul\u00e4re Nekrose 5)Adipositas per magna (BMI 54) 6)Dilatative Kardiomyopathie, m\u00e4\u00dfig ausgepr\u00e4gt -ErhalteneIinksventrikul\u00e4re Funktion 7)Hypothyreose unklarer Ursache bei Verdacht auf Antik\u00f6rper-negative Thyreoiditis 8)Zustand nach Gastric Sleeve Resection 11.04.2011, seither Gewichtsverlust von 30 kg 9)Axiale Gleithernie mit Reflux Oesophagitis Stadium A 10)Polyarthralgie bei \u00dcbergewicht 11)Zustand nach Diabetes mellitus, zustand nach arterieller Hypertonus. Dans l\u2019historique, le m\u00e9decin pr\u00e9cise que \u00abIm weiteren Verlauf kam es noch komplizierend zu einer Kathetersepsis mit Streptokokken die mittels auswechseln des zentralnerv\u00f6sen Katheters und titrierte Gabe von Vancomycine erfolgreich therapiert wurde\u00bb. Cette conclusion n\u2019est, au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, contredite par aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier. S\u2019il n\u2019est, au vu des conclusions de l\u2019expert BELLMANN, pas \u00e9tabli quelles \u00e9taient les causes exactes de la septic\u00e9mie ayant entra\u00een\u00e9 le d\u00e9c\u00e8s de feu PERSONNE7.), il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019infection au staphylococcus a \u00e9t\u00e9 soign\u00e9e avec succ\u00e8s tels que le t\u00e9moignent les pr\u00e9l\u00e8vements des 20 et 22 ao\u00fbt 2011. FeuPERSONNE7.)est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 13 octobre 2011 tel que le t\u00e9moigne l\u2019expert: \u00abDie sich Anfang August 2011 als beginnendes hepatorenales Syndrom mit beginnendem Leber-und Nierenversagen einstellende Verschlechterung der Leberfunktion, ist ebenfalls nicht auf die durchgef\u00fchrte Operation zur\u00fcckzuf\u00fchren und stellt weder eine bekannte Komplikation (siehe vorherige Ausf\u00fchrungen, insbesondere unter dem Punkt langfristige Komplikationen) noch eine bekannte Folge derselben dar. Ein hepatorenales Syndrom ist gekennzeichnet durch ein funktionelles Nierenversagen, das sich im Rahmen einer akuten oder chronischen Lebererkrankung einstellt, wobei 95 % der Patienten ohne Lebertransplantation innerhalb weniger Wochen versterben (Wolf G et ai. 2000). Die tats\u00e4chliche Ursache f\u00fcr die sich weiter verschlechternde Situation (zun\u00e4chst Verfettung und Mitte August 2011 festgestellte Zirrhose) der Leberbleibt dabei (sowohl aus der Sicht ex ante f\u00fcr die behandelnden \u00c4rzte als auch aus der gutachterlichen Sicht ex post) unklar.<\/p>\n<p>23 Prinzipiell sollte durch die infolge der OP erreichte Gewichtsabnahme eine R\u00fcckbildung des metabolischen Syndroms und damit eine Abnahme der Fetteinlagerungen und Verbesserung der Leberfunktion erzielt werden. Diskutiert werden k\u00f6nnte eine alkoholtoxischeGenese, wobei der Patient selbst einen leichten bis m\u00e4\u00dfigen Alkoholkonsum einr\u00e4umt, die Mutter gegen\u00fcber den behandelnden \u00c4rzten von einem Alkoholmissbrauch spricht. Ob eine alkoholtoxische Genese vorliegt, ist anhand der unspezifischen Lebersch\u00e4den (Verfettung und Zirrhose) auch aus Sicht ex post nicht zu entscheiden. Ausweislich des abschlie\u00dfenden Arztbriefes der Luxemburger \u00c4rzte an die weiterbehandelnden Kollegen inADRESSE4.)wurden weitere m\u00f6gliche toxikologische Ursachen (Pilzgenuss, berufliche Noxen) beim Patienten erfragt, lagen jedoch wohl nicht vor. Insgesamt betrachtet ist der Tod von HerrnPERSONNE7.)im Rahmen einer Sepsis eingetreten, die am wahrscheinlichsten ihren Ursprung in den ausgedehnten entz\u00fcndlich ver\u00e4nderten Wundgebieten im Bereich der &#8212; vorderen Bauchwand genommen hat. Diese Entz\u00fcndung wiederum stellt sich als Folge eines Bauchdeckenh\u00e4matomsdar, welches durch die infolge des Leberschadens bestehende Gerinnungsst\u00f6rung und die adip\u00f6se Bauchdecke beg\u00fcnstigt wurde und nach geringen mechanischen Traumen (hierzu geh\u00f6ren auch Husten oder Pressen) aber auch spontan entstehen kann. Weder der Leberschaden noch die adip\u00f6se Bauchdecke (und somit auch nicht die Bauchdeckenh\u00e4matome) sind als Folge der gastric sleeve resection anzusehen, sondern sind vorbestehend und eher als Mit-lndikationen der OP einzuordnen. Auch die ab dem 18.07.2011 sich abzeichnende Verschlechterung der Leber mit Ausbildung einer Zirrhose kann aus gutachterlicher Sicht nicht kausal auf die Operation zur\u00fcckgef\u00fchrt werden. Die tats\u00e4chliche Ursachen f\u00fcr diese weitere Verschlechterungkonnte aus der \u00e4rztlichen Sicht ex ante nicht gekl\u00e4rt werden und bleibt auch aus gutachterlicher Sicht ex post im Dunkeln.\u00bb Faute de relation causale entre l\u2019infection de feuPERSONNE7.)et son d\u00e9c\u00e8s en date du 13 octobre 2011, il ne saurait \u00eatre reproch\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) de ne pas avoir rempli l\u2019obligation de s\u00e9curit\u00e9 de r\u00e9sultat lui incombant. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de,PERSONNE1.)n\u2019a, en outre, pas rapport\u00e9 la preuve d\u2019un manquement ni dans le suivi post-op\u00e9ratoire ni dans la prise en charge de feuPERSONNE7.)commis par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Le jugement de premi\u00e8re instance est d\u00e8s lors \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a d\u00e9clar\u00e9 la demande dePERSONNE1.)contre la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)non fond\u00e9e, quoique pour d\u2019autres motifs. Quant la demande dirig\u00e9e contre les m\u00e9decins Les juges de premi\u00e8re instance ont dit \u00e0 bon droit que le contrat liant le m\u00e9decin au client comporte pour le praticien l\u2019engagement sinon \u00e9videmment de gu\u00e9rir le malade, du moins de lui donner des soins, non pas quelconques, mais consciencieux attentifs et r\u00e9serve faite de circonstances exceptionnelles conformes aux donn\u00e9es acquises de la science (voir Cass. fr. 20 mai 1936 DP.<\/p>\n<p>24 1936, 1,88 Encyclop\u00e9die Dalloz De de Droit Civil, verbo Responsabilit\u00e9 m\u00e9dicale no 619, Jurisclasseur de Droit Civil, op cit. n\u00b0 7). L\u2019obligation du m\u00e9decin est donc en principe une obligation de moyens. Il ne pourrait d\u2019ailleurs gu\u00e8re en \u00eatre autrement; tout acte m\u00e9dical comporte en effet un irr\u00e9ductible al\u00e9a qui interdit de faire peser sur le m\u00e9decin en dehors d\u2019une volont\u00e9 contraire clairement exprim\u00e9e de celui-ci l\u2019obligation d\u2019obtenir tel ou tel r\u00e9sultat d\u00e9termin\u00e9 relativement \u00e0 l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 de son patient (cf. Encyclop\u00e9die Dalloz de Droit Civil, op.cit. n\u00b0 6 10). La charge de la preuve p\u00e8se sur la partie demanderesse et, le contrat m\u00e9dical mettant \u00e0 charge du m\u00e9decin une obligation de moyens, il lui appartient d\u2019\u00e9tablir une faute du m\u00e9decin, soit technique, soit non technique, un pr\u00e9judice dans son chef et le liende causalit\u00e9 entre la faute et le dommage. Une faute quelconque, de m\u00eame qu\u2019une faute d\u2019abstention, engage la responsabilit\u00e9 du m\u00e9decin du moment que l\u2019existence en est \u00e9tablie avec certitude. PERSONNE2.) L\u2019expert Daniela BELLMANN a exclu une faute dePERSONNE2.)lors de l\u2019intervention du 14 avril 2011. D\u00e8s lors qu\u2019il n\u2019existe aucun lien de causalit\u00e9 entre la gastroplastie du 11 avril 2011 et le d\u00e9c\u00e8s de feuPERSONNE7.)en date du 13 octobre 2011, c\u2019est \u00e0 juste titre que les juges de premi\u00e8re ont dit qu\u2019aucune faute n\u2019a \u00e9t\u00e9 commise parPERSONNE2.)lors de la gastroplastie du 11 avril 2011 et que la demande dirig\u00e9e parPERSONNE1.)\u00e0 son encontre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e non fond\u00e9e. PERSONNE3.),PERSONNE5.)etPERSONNE4.) Comme en premi\u00e8re instancePERSONNE1.)fait valoir que des examens suppl\u00e9mentaires et pouss\u00e9s auraient pu d\u00e9tecter rapidement la septic\u00e9mie et \u00e9viter le d\u00e9c\u00e8s de feuPERSONNE7.). Au vu de tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de et des conclusions de Daniela BELLMANN aux pages 21 \u00e0 22 du rapport d\u2019expertise pr\u00e9cit\u00e9, trois questions ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es quant \u00e0 la prise en charge de feuPERSONNE7.): \u00ab1. War die &quot;gastric sleeve resection&quot;, die am 11.04.2011 bei Herrn PERSONNE7.)durchgef\u00fchrt wurde medizinisch indiziert und kunstgerecht durchgef\u00fchrt? Die Indikation f\u00fcr den Eingriff ist insbesondere unter Ber\u00fccksichtigung des BMI von \u00fcber 60 und der Erfolglosigkeit aller bisherigen Therapieversuche aus gutachterlicher Sicht als gegeben zu betrachten. Bez\u00fcglich der prinzipiellen Operationstechnik existieren (weitgefasste) Vorgaben. Eine \u00dcberpr\u00fcfung der Einhaltung dieser Standards ist im vorliegenden Fall anhand der Unterlagen jedoch nicht m\u00f6glich, da ein Operationsbericht nicht vorliegt.<\/p>\n<p>25 2. Welche Nachbehandlungen sind nach einer derartigen OP indiziert? Wurde HerrPERSONNE7.)nach seiner Krankenhausentlassung fachgerecht betreut? In den vorliegenden Unterlagen finden sich keine, die Durchf\u00fchrung einer evtl. Nachsorge betreffenden Unterlagen, weder im Sinne eines Nachsorgeplanes noch als Dokumentation durchgef\u00fchrter Nachsorge-Untersuchungen (es muss an dieser Stelle darauf hingewiesen werden, dass f\u00fcr die Zeitr\u00e4ume zwischen dem 11.04.2011 und dem 19.05.2011 sowie dem 19.05.2011 und dem 18.07.2011 keine Dokumentation innerhalb der zur Verf\u00fcgung gestellten Unterlagen vorliegt). Ob und in welchem Umfang eine Nachsorge bei Herrn PERSONNE7.)durchgef\u00fchrt wurde, ist somit gutachterlich nicht zu beurteilen. 3. Wurde HerrPERSONNE7.)w\u00e4hrend des station\u00e4ren Aufenthaltes am CHL vom 18.04.2011 bis zum 01.09.2011 fachgerecht betreut? Wenn nicht, sind diese Fehler f\u00fcr den Tod von HerrnPERSONNE7.)verantwortlich? Soweit anhand der hier vorliegenden Krankenunterlagen erkennbar liegen bez\u00fcglich des station\u00e4ren Aufenthaltes von Mitte Juli bis Anfang September 2011 keine Hinweise f\u00fcr ein Unterlassen medizinisch gebotener Ma\u00dfnahmen oder eine Behandlung au\u00dferhalb medizinischer Standards vor.\u00bb Daniela BELLMANN n\u2019a pas conclu que les m\u00e9decins auraient omis de proc\u00e9der \u00e0 un quelconque examen et que la septic\u00e9mie aurait pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9e si d\u2019autres examens avaient \u00e9t\u00e9 faits. Au contraire, elle a conclu \u00e0 la page 17 de son rapport que \u00abEin hepatorenales Syndrom ist gekennzeichnet durch ein funktionelles Nierenversagen, das sich im Rahmen einer akuten oder chronischen Lebererkrankung einstellt, wobei 95 % der Patienten ohne Lebertransplantation innerhalb weniger Wochen versterben\u00bb. Il s\u2019ensuit quePERSONNE1.)n\u2019a, sur base des \u00e9l\u00e9ments du dossier, pas rapport\u00e9 la preuve d\u2019un manquement ni dans le suivi post-op\u00e9ratoire ni dans la prise en charge de feuPERSONNE7.)parPERSONNE3.),PERSONNE5.)et PERSONNE4.), de sorte que sa demande dirig\u00e9e contre ces m\u00e9decins a \u00e9galement \u00e0 juste titre \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e. PERSONNE6.) Force est d\u2019abord de constater que l\u2019appelante, quirecherche la responsabilit\u00e9 d\u2019PERSONNE6.), m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste de feuPERSONNE7.), sur le fondement des articles 1382 et 1383 du Code civil, reste, comme en premi\u00e8re instance, en d\u00e9faut de rapporter la preuve tant d\u2019une faute dans le chef de ce m\u00e9decin que d\u2019un lien de causalit\u00e9 entre cette faute et le dommage all\u00e9gu\u00e9. Si l\u2019appelante reproche en effet \u00e0PERSONNE6.)d\u2019avoir commis une faute dans le cadre de prise en charge de feuPERSONNE7.), elle n\u2019exprime pas le moindre reproche concret \u00e0 sonencontre.<\/p>\n<p>26 Il s\u2019y ajoute que tous les reproches formul\u00e9s visent la p\u00e9riode entre le 18 juillet et le 1 er septembre 2011, soit la p\u00e9riode d\u2019hospitalisation de feu PERSONNE7.). PERSONNE6.)a orient\u00e9 feuPERSONNE7.)vers le sp\u00e9cialistePERSONNE2.) qui a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la gastroplastie. Elle l\u2019a vu par la suite, soit apr\u00e8s l\u2019intervention, pour des maux de ventre et l\u2019a adress\u00e9 \u00e0PERSONNE2.)qui a pratiqu\u00e9 la gastroplastie. Ceci est confirm\u00e9 par une lettre du 19 mai 2011 dePERSONNE2.)\u00e0PERSONNE6.). Le rapport BELLMANN ne retient aucune faute dans le chef de ce m\u00e9decin. La mesure d\u2019instruction sollicit\u00e9e par l\u2019appelante et tendant \u00e0 voir \u00abd\u00e9terminer le r\u00f4le du DocteurPERSONNE6.), m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste de feuPERSONNE7.) dans la prise en charge m\u00e9dicale post-op\u00e9ratoire de ce dernier (notamment concernant les sympt\u00f4mes de jaunisse apparus)\u00bb ou en ordre subsidiaire de d\u00e9terminer le r\u00f4le du DocteurPERSONNE6.)dans la prise en charge m\u00e9dicale post-op\u00e9ratoire de ce dernier est en l\u2019absence de tout \u00e9l\u00e9ment de nature \u00e0 \u00e9tablir une faute dans le chef d\u2019PERSONNE6.)ou encore d\u2019unlien de causalit\u00e9 entre cette faute et le d\u00e9c\u00e8s de feuPERSONNE7.)\u00e0 rejeter purement et simplement. Aux termes de l\u2019article 351, alin\u00e9a 2 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, aucune mesure d\u2019instruction ne saurait \u00eatre ordonn\u00e9e afin de suppl\u00e9er \u00e0 la carence d\u2019une partie dans l\u2019administration de la preuve. Il suit de tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de que le jugement entrepris est \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a d\u00e9clar\u00e9 la demande en indemnisation contre les parties la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), PERSONNE2.), PERSONNE5.), PERSONNE4.), PERSONNE3.)etPERSONNE6.)non fond\u00e9e. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.),PERSONNE2.),PERSONNE3.),PERSONNE5.), PERSONNE4.)etPERSONNE6.)formulent r\u00e9guli\u00e8rement incident en ce qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9bout\u00e9s de leurs demandes en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Ils estiment que c\u2019est \u00e0 tort que les juges de premi\u00e8re instance ont rejet\u00e9 leurs demandes au vu des \u00e9l\u00e9ments constants en cause et de l\u2019acharnement dePERSONNE1.)de les poursuivre en pr\u00e9sence d\u2019une expertise claire et pr\u00e9cise. Ils r\u00e9clament de ce chef les montants suivants: \u2022la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.): 5.000 EUR pour la 1 \u00e8re instance et 5.000 EUR pour l\u2019instance d\u2019appel \u2022PERSONNE2.): 2.500 EUR pour la 1 \u00e8re instance et 1.500 EUR pour l\u2019instance d\u2019appel \u2022PERSONNE3.),PERSONNE4.)etPERSONNE5.), chacun: 2.500 EUR pour la 1 \u00e8re instance et 5.000 EUR pour l\u2019instance d\u2019appel<\/p>\n<p>27 \u2022PERSONNE6.): 5.000 EUR pour la 1 \u00e8re instance et 5.000 EUR pour l\u2019instance d\u2019appel. Il est au vu des \u00e9l\u00e9ments constants en cause, du rapport d\u2019expertise BELLMANN et de l\u2019absence d\u2019\u00e9l\u00e9ments nouveaux en instance d\u2019appel in\u00e9quitable de laisser \u00e0 charge de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)et des m\u00e9decins parties en cause des sommes expos\u00e9es par eux et non compris dans les d\u00e9pens tant pour la premi\u00e8re instance que pour l\u2019instance d\u2019appel. Par r\u00e9formation du jugement entrepris, il convient d\u2019allouer \u00e0 chacune des parties, la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.),PERSONNE2.),PERSONNE5.), PERSONNE3.),PERSONNE4.)etPERSONNE6.)la somme de 1.500 EUR \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour la premi\u00e8re instance. Le m\u00eame montant est allou\u00e9 \u00e0 chacune de ces parties de ce chef pour l\u2019instance d\u2019appel. PERSONNE1.)a \u00e9t\u00e9, \u00e0 juste titre, d\u00e9bout\u00e9e de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour la premi\u00e8re instance. Pour l\u2019instance d\u2019appel, sa demande aff\u00e9rente est, au vu de l\u2019issue du litige, aussi non fond\u00e9e. PAR CES MOTIFS la Cour d\u2019appel, deuxi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant contradictoirement, re\u00e7oit les appels principal et incidents, quant \u00e0 l\u2019appel principal le dit non fond\u00e9, en d\u00e9boute, quant aux appels incidents les dits partiellement fond\u00e9s, r\u00e9formant condamnePERSONNE1.)\u00e0 payer \u00e0 chacune des parties la soci\u00e9t\u00e9 anonyme de droit luxembourgeoisSOCIETE1.),PERSONNE2.),PERSONNE5.), PERSONNE3.),PERSONNE4.)etPERSONNE6.)la somme de 1.500 EUR \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour la premi\u00e8re instance,<\/p>\n<p>28 condamnePERSONNE1.)\u00e0 payer \u00e0 chacune des parties la soci\u00e9t\u00e9 anonyme de droit luxembourgeoisSOCIETE1.),PERSONNE2.),PERSONNE5.), PERSONNE3.),PERSONNE4.)etPERSONNE6.)la somme de 1.500 EUR \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel, d\u00e9boutePERSONNE1.)de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel, d\u00e9clare le pr\u00e9sent arr\u00eat commun \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE2.), l\u2019\u00e9tablissement public CENTRE COMMUN DE LA SECURITE SOCIALE et l\u2019\u00e9tablissement public la CAISSE NATIONALE DE SANT\u00c9, condamnePERSONNE1.)\u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel et en ordonne la distraction, pour la part qui les concerne, au profit de Ma\u00eetre Michel SCHWARTZ, Ma\u00eetre Danielle WAGNER, la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SCHILTZ &amp; SCHILTZ, repr\u00e9sent\u00e9e par Ma\u00eetre Anne FERRY, et la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ARENDT &amp; MEDERNACH, repr\u00e9sent\u00e9e par Ma\u00eetre Sandrine MARGETIDIS &#8212; SIGWALT, qui la demandent, affirmant en avoir fait l\u2019avance. La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Danielle SCHWEITZER, pr\u00e9sident de chambre,en pr\u00e9sence du greffier Alexandra NICOLAS.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-2-civil\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-2-civil\/20250831-230045\/20250714-cach02-cal-2022-00340-123-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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