{"id":596645,"date":"2026-04-18T19:28:42","date_gmt":"2026-04-18T17:28:42","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\/"},"modified":"2026-04-18T19:28:45","modified_gmt":"2026-04-18T17:28:45","slug":"cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 10 juillet 2025, n\u00b0 2020-00036"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 69\/25-IX\u2013REF Audience publique du dix juillet deux mille vingt-cinq Num\u00e9ro CAL-2020-00036 du r\u00f4le Composition: Danielle POLETTI, premier conseiller\u2013pr\u00e9sident, Fran\u00e7oise WAGENER, premier conseiller, Sonja STREICHER,conseiller, Jil WEBER, greffier assum\u00e9. E n t r e: la soci\u00e9t\u00e9 en commandite par actions de gestion de patrimoine familial SOCIETE1.)S.C.A., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE1.), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro NUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant commandit\u00e9 actuellement en fonctions, appelanteaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice suppl\u00e9ant Luana COGONI, en remplacement de l\u2019huissier de justice V\u00e9ronique REYTER d\u2019Esch\/Alzette en date du 20 d\u00e9cembre 2019, comparant par la soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple KLEYR GRASSO, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2361 Strassen, 7, rue des Primeurs, inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B 220509, inscrite sur la liste V de l\u2019Ordredes Avocats du Barreau de Luxembourg, qui est constitu\u00e9e et en l\u2019\u00e9tude de laquelle domicile est \u00e9lu, repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant, la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e KLEYR GRASSO GP, \u00e9tablie \u00e0 la m\u00eame adresse, inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B 220442, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Marc KLEYR, avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 la m\u00eame<\/p>\n<p>2 adresse, assist\u00e9 de Ma\u00eetre Patrick KINSCH, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, e t: 1.la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- ADRESSE2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son administrateur provisoire, 2.Ma\u00eetre Yann BADEN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Gonderange, pris en sa qualit\u00e9 d\u2019administrateur provisoire de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.), intim\u00e9saux fins du susdit exploit COGONI du 20 d\u00e9cembre2019, comparant par Ma\u00eetreMoritz GSPANN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg; 3.lasoci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)\u2013SPF, \u00e9tablie et ayant sonsi\u00e8ge social \u00e0 L- ADRESSE3.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration, 4.PERSONNE1.), dirigeant de soci\u00e9t\u00e9, demeurant \u00e0 L-ADRESSE4.), 5.PERSONNE2.), dirigeant de soci\u00e9t\u00e9, demeurant \u00e0 B-ADRESSE5.), 6.PERSONNE3.), employ\u00e9 et dirigeant de soci\u00e9t\u00e9, demeurant \u00e0 B-ADRESSE6.), intim\u00e9saux fins du susdit exploit COGONI du 20 d\u00e9cembre2019, comparant Ma\u00eetre Nicolas THIELTGEN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. LA COUR D&#039;APPEL : Lesant\u00e9c\u00e9dents de proc\u00e9dure Par exploit d\u2019huissier de justice du 18 octobre 2018 la soci\u00e9t\u00e9en commandite par actionsSOCIETE1.)(ci-apr\u00e8sSOCIETE1.)) a fait donner assignation \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)SA(ci-apr\u00e8sSOCIETE2.)), \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9anonyme SOCIETE3.)SA(ci-apr\u00e8sSOCIETE3.)), \u00e0 Ma\u00eetre Yann BADEN en sa qualit\u00e9<\/p>\n<p>3 d\u2019administrateur provisoire deSOCIETE2.), \u00e0PERSONNE1.), \u00e0PERSONNE2.) et \u00e0PERSONNE3.), en leur qualit\u00e9 d\u2019anciens administrateurs deSOCIETE2.),\u00e0 compara\u00eetre devantle juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s du tribunal d\u2019arrondissementde Luxembourgaux fins de voir ordonner le remplacement de Ma\u00eetre Yann BADEN comme administrateur provisoire deSOCIETE2.)etdevoir nommer un administrateur provisoirediff\u00e9rentet ind\u00e9pendant,motif pris que Ma\u00eetreYann BADENserait aussi l\u2019administrateur provisoire de l\u2019entit\u00e9SOCIETE4.)SCA SICAV-FIS et se trouverait dans une situation d\u2019opposition d\u2019int\u00e9r\u00eatsen raison de cette double nomination, qu\u2019il aurait manqu\u00e9 de neutralit\u00e9 et d\u2019impartialit\u00e9 et aurait tranch\u00e9, respectivement pr\u00e9jug\u00e9 des diff\u00e9rends entre les actionnaires. Parordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 du 28 novembre 2019, le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s a d\u00e9clar\u00e9 la demandeenremplacement de Ma\u00eetre Yann BADEN non fond\u00e9e, a prolong\u00e9 son mandat, alignant sa dur\u00e9e sur la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure pendante devant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale,par suite del\u2019assignation introduite parSOCIETE3.)contreSOCIETE1.)et SOCIETE2.). Le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9sa estim\u00e9que la question du bien-fond\u00e9 des reproches de part et d\u2019autre n\u00e9cessiterait un examen approfondiqui rel\u00e8verait de la comp\u00e9tence du juge du fond et qu\u2019aucune faute manifeste n&#039;\u00e9tait \u00e9tablie dans le chef de l\u2019administrateur provisoire.La question de l\u2019adjonction d\u2019un second administrateur ne se poserait plus au vu de l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9eau provisoire attach\u00e9e \u00e0l\u2019ordonnance du 24 mars 2016. Pararr\u00eat du 15 juillet 2020, la Cour d\u2019appel, saisie de l\u2019appeld\u2019SOCIETE1.) contre l\u2019ordonnance du 28 novembre 2019, a d\u00e9clar\u00e9 l\u2019appel recevable et a refix\u00e9 l\u2019affaire\u00e0 une audiencepour permettre \u00e0SOCIETE1.)de prendre position sur le rapportXYet sur les rapports d\u2019auditXXproduits tardivement par Ma\u00eetre Yann BADEN. Pararr\u00eat du 3 mars 2021, la Cour d\u2019appel statuant encontinuationde l\u2019arr\u00eat du 15 juillet 2020,a:re\u00e7u les appels principal [d\u2019SOCIETE1.)] et incident des parties PERSONNE1.),PERSONNE2.),PERSONNE3.)etSOCIETE3.)en la forme, dit l\u2019appel principal non fond\u00e9 et l\u2019appel incident fond\u00e9, confirm\u00e9 l\u2019ordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 du 28 novembre 2019, sauf \u00e0 pr\u00e9ciser que le mandat de Ma\u00eetre Yann BADEN se poursuivra jusqu\u2019\u00e0lad\u00e9signation effective du nouveau conseil d\u2019administration deSOCIETE2.)etcondamn\u00e9SOCIETE1.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel. Pararr\u00eat du 10 novembre 2022, laCour decassation: \u00abcasse et annule l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9, num\u00e9ro 32\/21-VII-REF, rendu le 3 mars 2021 sous le num\u00e9ro CAL-2020-00036 (1) du r\u00f4le par la Cour d\u2019appel du Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg, septi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9r\u00e9; d\u00e9clarenuls et de nul effet ladite d\u00e9cision judiciaire et les actes qui s\u2019en sont suivis, remet les parties dans l\u2019\u00e9tat o\u00f9 elles se sont trouv\u00e9es avant l\u2019arr\u00eat cass\u00e9<\/p>\n<p>4 et pour \u00eatre fait droit, les renvoie devant la Cour d\u2019appel du Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg, autrement compos\u00e9e[\u2026]\u00bb; Pararr\u00eat du 13 mars 2024, la Cour d\u2019appel, statuantsur renvoi apr\u00e8scassation, a: -dit la demande d\u2019SOCIETE1.)tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateur provisoire irrecevable, -dit l\u2019appel principal non fond\u00e9 et l\u2019appel incident recevable et fond\u00e9, -partant, confirm\u00e9 l\u2019ordonnance entreprise, sauf \u00e0 pr\u00e9ciser que le mandat de Ma\u00eetre Yann BADEN se poursuivra jusqu\u2019\u00e0 la d\u00e9signation effective du nouveau conseil d\u2019administration deSOCIETE2.), -condamn\u00e9SOCIETE1.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel. Pararr\u00eat du 6 mars 2025, laCour de cassations\u2019est prononc\u00e9e comme suit: \u00abd\u00e9clare le pourvoi irrecevable en ce qu\u2019il est dirig\u00e9 contre la partie du dispositif de l\u2019arr\u00eat ayant \u00abdit la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateur provisoire irrecevable\u00bb; le d\u00e9clare recevable pour le surplus ; casse et annule, dans les limites de la port\u00e9e des deux moyens de cassation, l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9 num\u00e9ro 033\/24-VII-REF rendu le 13 mars 2024 sous le num\u00e9ro CAL-2020-00036 du r\u00f4le par la Cour d\u2019appel du Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg, septi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re d\u2019appel de r\u00e9f\u00e9r\u00e9; dans cette mesure, d\u00e9clare nuls et de nul effet ladite d\u00e9cision judiciaire et les actes qui s\u2019en sont suivis, remet les parties dans l\u2019\u00e9tat o\u00f9 elles se sont trouv\u00e9es avant l\u2019arr\u00eat cass\u00e9, et pour \u00eatre fait droit, les renvoie devant la Cour d\u2019appel, autrement compos\u00e9e; [\u2026]\u00bb Concernant la recevabilit\u00e9 du pourvoi, la Cour de cassation a constat\u00e9 que la demanderesse en cassation n\u2019avait formul\u00e9 aucun grief contrela partie du dispositif de l\u2019arr\u00eat qui a\u00abdit la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateur provisoire irrecevable\u00bb.Elle a en cons\u00e9quence retenu que le pourvoi \u00e9tait irrecevable en ce qu\u2019il est dirig\u00e9 contre cettepartie du dispositif de l\u2019arr\u00eatet recevable pour le surplus. Quant aupremier moyen de cassation en sa premi\u00e8re branche(les 2 e et 3 e branches \u00e9tant formul\u00e9es en ordre subsidiairepar rapport \u00e0 la premi\u00e8re), la Cour de cassation a consid\u00e9r\u00e9que: \u00abLa demanderesse en cassation fait grief aux juges d\u2019appel de ne pas avoir, lors de l\u2019appr\u00e9ciation du grief tir\u00e9 du \u00abd\u00e9faut d\u2019approbation des comptes annuels 2011 \u00e0 2016, [du] manque de r\u00e9viseur et de tenues d\u2019assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales\u00bb, pris en consid\u00e9rationson moyen tir\u00e9 de la violation, par l\u2019administrateur provisoire, de l\u2019obligation de convoquer une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale dans le d\u00e9lai d\u2019un mois lorsqu\u2019un des actionnaires repr\u00e9sentant le dixi\u00e8me du capital social lui<\/p>\n<p>5 en fait la demande par \u00e9crit en indiquant l\u2019ordre du jour, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 450-8, alin\u00e9a 2, de la loi modifi\u00e9e du 10 ao\u00fbt 1915 sur les soci\u00e9t\u00e9s commerciales (ci-apr\u00e8s \u00ab la loi du 10 ao\u00fbt 1915\u00bb). La Cour de cassationy a r\u00e9pondu dans les termes suivants: \u00abVu les articles 249, alin\u00e9a 1, et 587 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Le d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions constitue une forme du d\u00e9faut de motifs, qui est un vice de forme. En\u00e9cartant la demande en remplacement de l\u2019administrateur provisoire pr\u00e9sent\u00e9e par la demanderesse en cassation[SOCIETE1.)], bas\u00e9e sur le reproche, d\u00e9velopp\u00e9 dans son acte d\u2019appel et sa note de plaidoiries vers\u00e9e en instance d\u2019appel, tir\u00e9 de la violation par l\u2019administrateur provisoire de l\u2019obligation d\u00e9coulant de l\u2019article 450-8, alin\u00e9a 2, de la loi du 10 ao\u00fbt 1915, partant un reproche pr\u00e9cis requ\u00e9rant r\u00e9ponse, sans se prononcer sur la r\u00e9alit\u00e9 du reproche de carence all\u00e9gu\u00e9, les r\u00e9percussions \u00e9ventuelles decette derni\u00e8re et l\u2019existence dans ce cadre d\u2019un manquement grave \u00e0 ses devoirs de nature \u00e0 justifier son remplacement, les juges d\u2019appel ont viol\u00e9 les dispositions vis\u00e9es au moyen. Il s\u2019ensuit que l\u2019arr\u00eat encourt la cassation.\u00bb S\u2019agissant dusecond moyen de cassation, la Cour de cassation a conclu comme suit: \u00abVu les articles 249, alin\u00e9a 1, et 587 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Le d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions constitue une forme du d\u00e9faut de motifs, qui est un vice de forme. En \u00e9cartant la demande en remplacement de l\u2019administrateur provisoire pr\u00e9sent\u00e9e par la demanderesse en cassation, bas\u00e9e sur le reproche, d\u00e9velopp\u00e9 dans son acte d\u2019appel et sa note de plaidoiries vers\u00e9e en instance d\u2019appel, tir\u00e9 du manque de neutralit\u00e9 et d\u2019impartialit\u00e9 de l\u2019administrateur provisoire dans le traitement de la situation n\u00e9e des plaintes p\u00e9nales d\u00e9pos\u00e9es par la demanderesse en cassation, partant un reproche pr\u00e9cis requ\u00e9rant r\u00e9ponse, sans se prononcer sur la r\u00e9alit\u00e9 du reproche all\u00e9gu\u00e9 et l\u2019existence dans ce cadre d\u2019un manquement grave \u00e0 ses devoirs de nature \u00e0 justifier son remplacement, les juges d\u2019appel ont viol\u00e9 les dispositions vis\u00e9es au moyen. Il s\u2019ensuit que l\u2019arr\u00eat encourt la cassation.\u00bb De l\u2019accord des parties, les d\u00e9bats ont \u00e9t\u00e9 limit\u00e9s \u00e0 laquestion de l\u2019\u00e9tendue de la saisine de la Cour statuant sur renvoi, dans la suite de l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 6 mars 2025.<\/p>\n<p>6 L\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 plaid\u00e9eet prise en d\u00e9lib\u00e9r\u00e9\u00e0 l\u2019audience du 12 juin 2025. Discussion SOCIETE1.)fait valoir que bien que la Cour de cassation ait pris soin de pr\u00e9ciser au dispositif de son arr\u00eat du 6 mars 2025 qu\u2019elle\u00abcasse et annule, dans les limites de la port\u00e9e des deux moyens de cassation, l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9&#8230;\u00bb, la cassation de l&#039;arr\u00eat de la Cour d\u2019appel du 13 mars 2024 ne laisserait(presque) rien subsister de celui-ci. Laformulechoisie repr\u00e9senterait simplement la reproduction de la solution classique, telle que pr\u00e9cis\u00e9e par la Cour de cassation dans son arr\u00eat du 24 novembre 2022 (n\u00b0141\/2022) et \u00e9galement appliqu\u00e9e par l\u2019arr\u00eat d\u2019appel du 13 mars 2024. Il importerait de v\u00e9rifier quels sont les points rattachables au dispositif de l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9 qui sont remis en cause par la cassation.Ainsique la Cour l\u2019aurait retenu dans ledit arr\u00eat du 13 mars 2024, elle aurait \u00e9t\u00e9 saisie non pas, tel que soutenu par Ma\u00eetre BADEN, d\u2019une demande devant s\u2019analyser en plusieurs chefs, mais d\u2019une demande fond\u00e9e sur plusieurs moyens diff\u00e9rents \u00abde sorte que celle-ci doit \u00eatre annul\u00e9e en entier, m\u00eame si un seul des moyens retenus par la Cour d\u2019appel a motiv\u00e9 la cassation(\u2026) Le chef du dispositif concernant la demande principale est partant mis \u00e0 n\u00e9ant\u00bb. Il en serait de m\u00eame de la partie du dispositif relatif \u00e0 la dur\u00e9e du mandat de Ma\u00eetre BADEN qui se trouverait dans un lien de d\u00e9pendance n\u00e9cessaire avec le chef du dispositif relatif \u00e0 la demande principale tendant au remplacement de l\u2019administrateur provisoire. Cette fois aussi, tous les points rattachables au dispositif attaqu\u00e9 seraient remis en cause par la cassation. L\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de l\u2019arr\u00eat d\u2019appel aurait \u00e9t\u00e9cass\u00e9e, \u00e0 la seule exception du point suivant du dispositif: \u00abdit la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateur provisoire irrecevable\u00bb; cette partie du dispositif serait laiss\u00e9e intacte et serait couverte par l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e. Pour rendre parfaitement clair que cette d\u00e9cision de la Cour d\u2019appel, laquelle serait ind\u00e9pendante de l\u2019identit\u00e9 de l\u2019administrateur \u2013Ma\u00eetre BADEN ouson successeur \u00e0 nommer\u2013ne seraitpas touch\u00e9e par la cassation, la Cour de cassation aurait ins\u00e9r\u00e9 au dispositif de son arr\u00eat \u00abcasse et annule dans la limite de la port\u00e9e des deux moyens \u2026\u00bb. SOCIETE1.)en d\u00e9duit querien ne subsisterait de ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 par le dispositif de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9, en fait ou en droit, que cela ait fait l\u2019objet d\u2019ungrief formul\u00e9 par l\u2019un des deux moyens de cassation ou non. La Cour d\u2019appel de renvoi serait donc amen\u00e9e \u00e0 faire un examen complet de tous les reproches \u00e0 l\u2019adresse de l\u2019administrateur provisoire deSOCIETE2.)qui \u00e9taient dans le d\u00e9bat avant l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 6 mars 2025.Ceque la Cour d\u2019appel a d\u00e9cid\u00e9 pr\u00e9alablement \u00e0 l\u2019arr\u00eat de cassation n\u2019aurait plus autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e et ne lierait pas la Cour d\u2019appel statuant sur renvoi, \u00e0 l\u2019exception de la d\u00e9cision portant<\/p>\n<p>7 sur l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateur provisoire. L\u2019appelante demande en cons\u00e9quence\u00e0 la Courde constater que\u00abla demande principale tendant auremplacement de l\u2019administrateur provisoire est atteinte par les deux moyens de cassation accueillis par la Cour de cassation, que le chef du dispositif concernant la demande principale est partant mis \u00e0 n\u00e9ant, et que la juridiction de renvoi est d\u00e8s lorsappel\u00e9e \u00e0 faire un r\u00e9examen complet de tous les griefs formul\u00e9s par la partie appelante \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019administrateur provisoire de SOCIETE2.)\u00bb. SOCIETE3.),PERSONNE1.),PERSONNE2.)etPERSONNE3.)consid\u00e8rent,\u00e0 l\u2019instar d\u2019SOCIETE1.),que la d\u00e9cision delaCour d\u2019appel du 13 mars 2024 pronon\u00e7ant l\u2019irrecevabilit\u00e9 dela demande tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateur provisoire serait d\u00e9finitive et aurait autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e, le pourvoi en cassation ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 irrecevable sur ce point. Quant \u00e0 la demande tendant au remplacement de l\u2019administrateur provisoire, les intim\u00e9s sont d\u2019avis qu\u2019\u00e0 la lumi\u00e8re du dispositif de l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 6 mars 2025 qui a cass\u00e9 et annul\u00e9 l\u2019arr\u00eat d\u2019appel du 13 mars 2024 \u00abdans les limites de la port\u00e9e des deux moyens de cassation\u00bb, la Cour de renvoi ne serait saisie que de cette demande en remplacement fond\u00e9e sur les deux moyens ayant donn\u00e9 lieu \u00e0 cassation partielle, \u00e0 savoir: (i)la demandebas\u00e9e sur la pr\u00e9tendue violation par l\u2019administrateur provisoire de l\u2019article 450-8, alin\u00e9a 2,de la loi modifi\u00e9e du 10 ao\u00fbt 1915et (ii) la demande bas\u00e9e sur le pr\u00e9tendu manque de neutralit\u00e9 et d\u2019impartialit\u00e9 de l\u2019administrateur provisoire dans le traitement des plaintes p\u00e9nales d\u00e9pos\u00e9es parSOCIETE1.). Pour le surplus, les moyens invoqu\u00e9s parSOCIETE1.)au soutien de sa demande tendant au remplacement de Ma\u00eetre BADEN auraient d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 tois\u00e9s par la Cour d\u2019appel et n\u2019auraient pas donn\u00e9 lieu \u00e0 cassation. SOCIETE1.)voudrait appliquer \u00e0 l\u2019arr\u00eat de cassation du 6 mars 2025, sans tenir compte dulibell\u00e9 du dispositifde cet arr\u00eat, une jurisprudence r\u00e9cente selon laquelle la port\u00e9e de la cassation se trouverait fix\u00e9e non pas sur le moyen ayant donn\u00e9 lieu \u00e0 cassation, mais sur le chef de dispositif de l\u2019arr\u00eat d\u2019appel vis\u00e9 par le moyen donnant lieu \u00e0 cassation. Cettetendance jurisprudentielle semblerait avoir \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par le premier arr\u00eat de cassationintervenu dans le pr\u00e9sent dossier, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 quepar ledit arr\u00eat, la Cour de cassation a prononc\u00e9 la cassation int\u00e9grale de l\u2019arr\u00eat de la Cour d\u2019appel du 3 mars 2021sur base d\u2019un d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions.Or, l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 6 mars 2025 n\u2019aurait pas prononc\u00e9 la cassation int\u00e9grale de l\u2019arr\u00eat d\u2019appeldu13 mars 2024sur base d\u2019un d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions, mais aurait prononc\u00e9 une cassation partielle limit\u00e9e aux seuls moyens ayant donn\u00e9 ouverture \u00e0 cassation. Cette d\u00e9cision s\u2019imposerait en bonne logique et il ne pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 que la Cour d\u2019appel statuant sur renvoi doive proc\u00e9der \u00e0 un r\u00e9examen de l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du dossier. Une telle\u00abappr\u00e9ciation abusive\u00bbsouhait\u00e9e parSOCIETE1.)viserait \u00e0 d\u00e9naturer le dispositif de l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation et reviendrait \u00e0 an\u00e9antir<\/p>\n<p>8 compl\u00e8tement une d\u00e9cision judiciaire sur des moyens d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 tois\u00e9s et \u00e0 vider de toute efficacit\u00e9 la notion d\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e. Les intim\u00e9sen concluent: -quant \u00e0 la demande tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateur provisoire: oque lechef de dispositif de l\u2019arr\u00eat du 13 mars 2024 rejetant la demande d\u2019SOCIETE1.)tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateurprovisoire n\u2019auraitpas fait l\u2019objet d\u2019une cassation suivant l\u2019arr\u00eat dela Cour de cassation du 6 mars 2025, oque l\u2019arr\u00eat du 13 mars 2024 rev\u00eatiraitl\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e quant \u00e0cette demande, et oquetoute \u00e9ventuelle demande tendant \u00e0 voir modifier la mission de l\u2019administrateurprovisoireserait irrecevablepour se heurter \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e dont est rev\u00eatu l\u2019arr\u00eat cass\u00e9, -quant \u00e0 la demande en remplacement de l\u2019administrateurprovisoire: oquel\u2019arr\u00eat du 13 mars 2024 auraitfait l\u2019objet d\u2019une cassation partielle sur les deux moyens ayant donn\u00e9 lieu \u00e0 cassation \u00e0 savoir :(i) le grief tir\u00e9 de la pr\u00e9tendue violation par l\u2019administrateurprovisoire de l\u2019article 450-8 alin\u00e9a 2 dela loi modifi\u00e9e du 10 ao\u00fbt 1915et (ii) le grief tir\u00e9 du pr\u00e9tendu manque d\u2019impartialit\u00e9 et de neutralit\u00e9 de l\u2019administrateur provisoire dans le traitement des plaintes p\u00e9nales d\u00e9pos\u00e9es par SOCIETE1.), oque l\u2019arr\u00eat du 13 mars 2024serait d\u00e9finitif et rev\u00eatiraitl\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e pour lesurplus des moyens invoqu\u00e9s parSOCIETE1.)au soutien de sa demande en remplacement de l\u2019 administrateur provisoire, oquetous les autres moyens invoqu\u00e9s au surplus parSOCIETE1.)au soutien de sa demande en remplacement de l\u2019 administrateur provisoireseraient irrecevablespour se heurter \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9eattach\u00e9e \u00e0 l\u2019arr\u00eat cass\u00e9. Ils demandent encore \u00e0 la Cour de constater quel\u2019arr\u00eat du 13 mars 2024serait d\u00e9finitif et rev\u00eatiraitl\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e s\u2019agissant des crit\u00e8res de remplacement d\u2019un administrateur provisoire,ainsi quede l\u2019application del\u2019article 932du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile\u00e0 une telle demande. Ma\u00eetre Yann BADENsoutient que dans le cadre de l\u2019appr\u00e9ciation de l\u2019\u00e9tendue de la saisine de la juridiction de renvoi,il y aurait lieu dedistinguerdeux hypoth\u00e8sesbien diff\u00e9rentes, \u00e0 savoir,(i)celle dans laquelle le dispositif annul\u00e9 se prononce sur une demande unique appuy\u00e9e par une pluralit\u00e9 de moyens, comme dans lelitigeayant donn\u00e9 lieu \u00e0 l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 24 novembre 2022invoqu\u00e9 en cause et(ii)celle o\u00f9 le dispositifannul\u00e9, bien qu\u2019\u00e9nonc\u00e9 en des termes unitaires, statue en r\u00e9alit\u00e9 sur plusieurs demandes<\/p>\n<p>9 juridiquement distinctes,m\u00eame si elles sont r\u00e9unies dans un m\u00eame acte introductif d\u2019instance et dans un seul chef de dispositif. Cette distinction para\u00eetraitd\u2019autant plus justifi\u00e9e \u00e0 la lumi\u00e8re de l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 6 mars 2025, lequel exprimeraitde mani\u00e8re explicite la volont\u00e9 de circonscrire le champ des d\u00e9bats devantlaCourstatuant apr\u00e8s renvoi. L\u2019\u00e9tendue de la cassation prononc\u00e9e ne pourrait\u00eatre appr\u00e9ci\u00e9e de mani\u00e8re uniforme et identiqueau regard des deux arr\u00eats de cassation intervenus dans le pr\u00e9sent litige.Elle appelleraitau contraire une approche circonstanci\u00e9e, fond\u00e9e sur la nature propre et le fondement juridique des diff\u00e9rents moyens soumis \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation de la Cour de cassation. En l\u2019esp\u00e8ce, le litige ne porterait pas sur \u00abune demande de remplacement unique, soutenue par des moyens multiples, mais bien[sur]une s\u00e9rie de demandes de remplacement distinctes, dont certaines ont express\u00e9ment \u00e9t\u00e9 vis\u00e9es par l\u2019arr\u00eat de cassation, tandis que d\u2019autres sont rest\u00e9es en dehors du champ de l\u2019annulation.\u00bb Dans ce contexte, ilne pourrait \u00eatre soutenuque la formule utilis\u00e9e par la Cour de cassation dans lapr\u00e9sente affairene constituerait qu\u2019une reprise de la solution classique, sans v\u00e9ritable port\u00e9e limitative.Au contraire, en choisissant de formuler de mani\u00e8re explicite une limitation dans son dispositif,la Cour de cassation auraitentendu restreindre les effets de la cassation aux seuls moyens vis\u00e9s.M\u00e9conna\u00eetre la limitation expresse de la port\u00e9e du renvoiainsiordonn\u00e9e reviendrait ou risqueraitdeporter atteinte \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e attach\u00e9e aux moyens qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 vis\u00e9s par la cassation. Ma\u00eetreYannBADEN concluantque les demandes en remplacement fond\u00e9es sur des faits ou griefs non vis\u00e9s par les moyens de cassation accueillis ne seraient pas affect\u00e9es par l\u2019arr\u00eat de cassationet demeureraient couvertes par l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e,se rapporte \u00e0la sagesse dela Courquant \u00e0l\u2019appr\u00e9ciation de l\u2019\u00e9tendue des d\u00e9bats\u00e0 la suite del\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 6 mars 2025. Il se r\u00e9f\u00e8re\u00e9galement \u00e0 la sagesse de la Cour quant \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation de la partie du dispositif vis\u00e9e sous le point (iv) de l\u2019arr\u00eat du 13 mars 2024, laquelle aurait d\u00e9finitivement acquis l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e et d\u00e9sign\u00e9de mani\u00e8re explicite et individuelle Ma\u00eetre Yann BADEN. Enfin, Ma\u00eetreYannBADEN rejoint les autres parties\u00e0 conclurequ\u2019\u00e0 la lumi\u00e8re de l\u2019arr\u00eat de cassation, toute demande \u00e9ventuelletendant \u00e0 voir modifier la mission de l\u2019administrateur provisoireserait \u00e0 d\u00e9clarer irrecevablepour se heurter \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e dont est rev\u00eatu l\u2019arr\u00eatd\u2019appeldu 13 mars 2024. La port\u00e9e de l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 6 mars 2025 Aux fins d\u2019appr\u00e9cierl\u2019\u00e9tendue de la saisine de la Cour de renvoi, ily a lieude se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 l\u2019article 28, alin\u00e9a 1, de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois<\/p>\n<p>10 et la proc\u00e9dure en cassation, qui dispose que la cassation\u00abremettra les parties au m\u00eame \u00e9tat o\u00f9 elles se sont trouv\u00e9es avant la d\u00e9cision cass\u00e9e ou annul\u00e9e\u00bb. La Cour de cassationretient de ce texte l\u00e9gal que la cassation \u00abne saurait avoir une port\u00e9e plus grande que le moyen qui lui sert de base alors m\u00eame qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e (\u2026) dans le dispositif en termes g\u00e9n\u00e9raux et qu\u2019en cons\u00e9quence, elle laisse subsister, comme \u00e9tant pass\u00e9es en force de chose jug\u00e9e, toutes les dispositions de la d\u00e9cision cass\u00e9e, qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9es par le pourvoi\u00bb (cf.Cour de cassation,12 f\u00e9vrier 1976, Pas. 23, .281; Cour de cassation,11 mai 2000, Pas. 31, p. 289). Danssonarr\u00eat du 24 novembre 2022invoqu\u00e9 par les parties au litige, la Cour de cassation a compl\u00e9t\u00e9 ce principe en pr\u00e9cisantque\u00abla cassation qui atteint un chef de dispositif n\u2019en laisse rien subsister quel que soit le moyen qui a d\u00e9termin\u00e9 cette annulation\u00bbet que l\u2019arr\u00eat cass\u00e9 du (\u2026) avait\u00aben son dispositifconfirm\u00e9 le jugement du tribunal d\u2019arrondissement, sans avoir op\u00e9r\u00e9 de distinction entre les diff\u00e9rents moyens pr\u00e9sent\u00e9s par l\u2019appelant tendant \u00e0 sa r\u00e9formation, de sorte que la cassation prononc\u00e9e a remis en d\u00e9bat l\u2019ensembledes moyens invoqu\u00e9s par le demandeur en cassation \u00e0 l\u2019appui de sa demande en r\u00e9paration\u00bb(Cour de cassation,24 novembre 2022, n\u00b0141\/2022, n\u00b0CAS-2021-00120 du registre). L\u2019accueil d\u2019un moyen de cassation a pour cons\u00e9quence l\u2019annulation du chef de dispositif dont il constitue le soutien. En d\u2019autres termes, la cassation met \u00e0 n\u00e9ant le dispositif qui est soutenu par le motif vis\u00e9 par le moyen accueilli. Elle ne laisse subsister d\u2019autres motifs non attaqu\u00e9s qu\u2019\u00e0 la condition que ces derniers soutiennent un chef de dispositif distinct de celui qui a \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 n\u00e9ant. Le crit\u00e8re de d\u00e9termination de l\u2019\u00e9tendue de la cassation est donc le dispositifde l\u2019arr\u00eat d\u2019appel, \u00e0 l\u2019exclusion des motifs. L\u2019accueil d\u2019un moyen de cassation conduit \u00e0 l\u2019annulation du chefde dispositif auquel il se rapporte et la remise en cause de tous les motifs de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9 qui soutiennent ce chef de dispositif(cf. conclusions du Minist\u00e8re Public dans l\u2019affaire pr\u00e9cit\u00e9e, p. 15 etsuiv.). La cassation a un effet absolu quant aux chefs de dispositif qu\u2019elle annule. Cela signifie que les chefs de dispositif de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9vis\u00e9s par la cassationne conservent pasl\u2019autorit\u00e9 delachose jug\u00e9e, m\u00eame si lacassation a seulement \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e dans la limite d\u2019un moyen. La port\u00e9e de la cassation d\u00e9pendra de la mani\u00e8re dont le dispositifde l\u2019arr\u00eat cass\u00e9est r\u00e9dig\u00e9:plus le dispositif de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9 est r\u00e9dig\u00e9 de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, plus la port\u00e9e de la cassation sera \u00e9tendue (cf. S\u00e9verine Men\u00e9trey, La probl\u00e9matique de l\u2019\u00e9tendue des effets des arr\u00eats de cassation, JTL, 2023\/6 n\u00b090, 15 d\u00e9cembre 2023, et les r\u00e9f\u00e9rences y cit\u00e9es, notammentCour de cassation,30 mars 2023, n\u00b0CAS-2022-00080 du registre et Cour de cassation,1 er juin 2023, n\u00b0CAS-2022-00073 du registre). En particulier,s\u2019agissant, comme en l\u2019esp\u00e8ce, d\u2019une cassation prononc\u00e9e pour d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions, un auteura relev\u00e9(visant la teneur de l\u2019ancien article 624 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile fran\u00e7ais)que les juridictions de renvoi sont souvent tent\u00e9es de ne statuer que dans la limite du moyen ayant servi<\/p>\n<p>11 de base \u00e0 la cassation et de consid\u00e9rer que leur saisine est r\u00e9duite \u00e0 la seule question du moyen d\u00e9laiss\u00e9. Or, plut\u00f4t que de s\u2019attacher \u00e0 la base de la cassation \u2013le moyen\u2013il convient de regarder son objet\u2013le chef de la d\u00e9cision concern\u00e9 \u2013et de ce chef, la cassation ne laisse rien subsister. La juridiction de renvoi doit donc proc\u00e9der \u00e0 un r\u00e9examen total de la partie de la d\u00e9cision cass\u00e9e, en fait et en droit. \u00abLa cassation partielle n\u2019est pas limit\u00e9e au moyen technique qui a permis de l\u2019obtenir, mais s\u2019applique au dispositif que ce moyen a permis de faire tomber\u00bb(cf.PERSONNE5.), L\u2019irr\u00e9vocabilit\u00e9 de la chose jug\u00e9e en droit priv\u00e9, 2008, n\u00b0572 et les r\u00e9f\u00e9rences y cit\u00e9es). En l\u2019occurrence, dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une cassation partielle, la port\u00e9e de la cassation doit \u00e9galement \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e uniquement en fonction du dispositif et non du moyen qui a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de la cassation. Ainsi, la cassation qui atteint un chef de dispositif n\u2019en laisse rien subsister, quel que soit le moyen qui a d\u00e9termin\u00e9 la cassation, de sorte que la juridiction de renvoi ne peut limiter sa saisine \u00e0 l\u2019examen des seuls moyens invoqu\u00e9s \u00e0 l\u2019appui du pourvoi et accueillis par la Cour de cassation (cf.Cass. Civ. 2 e , 21 d\u00e9cembre 2006, n\u00b006-12.293 in J. Bor\u00e9 et L. Bor\u00e9, La cassation en mati\u00e8re civile, Dalloz Action \u00e9d. 2023\/2024, n\u00b0122.44, et les autres r\u00e9f\u00e9rences ycit\u00e9es). Il d\u00e9coule de cesd\u00e9veloppements quesila cassation prononc\u00e9e ne saurait avoir, quelle que soit la formulation du dispositif de l\u2019arr\u00eat de cassation, une port\u00e9e plus grande que le moyen qui lui sert de base, elle a cependant pour effet de remettre la cause et les parties au m\u00eame \u00e9tat o\u00f9 elles se sont trouv\u00e9es avant la d\u00e9cision annul\u00e9e.La cassation qui atteint un chef de dispositif n\u2019en laisse rien subsister quel que soit le moyen qui a d\u00e9termin\u00e9 cette annulation (cf.Cour d\u2019appel(8 e chambre)25 janvier 2024, n\u00b0CAL-2020-00544 du r\u00f4le etCour d\u2019appel(3 e chambre)13 f\u00e9vrier 2025 n\u00b0CAL-2022-00402 du r\u00f4le\u2013sur renvoi apr\u00e8scassation limit\u00e9e). En l\u2019esp\u00e8ce,le dispositif de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9 du 13 f\u00e9vrier 2024est de la teneur suivante: \u00abditla demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateur provisoire irrecevable, dit l\u2019appel principal non fond\u00e9 et l\u2019appel incident recevable et fond\u00e9, partant confirme l\u2019ordonnance entreprise, sauf \u00e0 pr\u00e9ciser que le mandat de Yann BADEN se poursuivra jusqu\u2019\u00e0 la d\u00e9signation effective du nouveau conseil d\u2019administration de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.A., condamne la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel.\u00bb L\u2019arr\u00eat de la Cour cassation du 6 mars 2025a dans un premier tempsd\u00e9clar\u00e9 irrecevablele pourvoien ce qu\u2019il est dirig\u00e9 contre la partie du dispositif de l\u2019arr\u00eat d\u2019appel ayant\u00abdit la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)tendant \u00e0 la<\/p>\n<p>12 modification de la mission de l\u2019administrateur provisoire irrecevable\u00bb,motif pris qu\u2019aucun grief n\u2019avait \u00e9t\u00e9 formul\u00e9 contre cette partie du dispositif. La partie du dispositif de l\u2019arr\u00eatde la Cour d\u2019appeldu 13 mars 2024 pronon\u00e7ant l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande d\u2019SOCIETE1.)tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateur provisoire n\u2019est pas atteinte par la cassation prononc\u00e9e. Il s\u2019ensuit, conform\u00e9ment aux conclusions de part et d\u2019autre,que la Cour,amen\u00e9e \u00e0 statuer sur renvoi apr\u00e8s cassation,n\u2019est plus saisie de lademande tendant \u00e0 lamodification de la mission de l\u2019administrateur provisoire, cette partie du litige ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement tranch\u00e9e par la Cour dans sonarr\u00eat du 13 mars 2024. La Cour de cassation a, dans un second temps,cass\u00e9 et annul\u00e9 \u00abdans les limites de la port\u00e9e des deux moyens de cassation,l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9(\u2026)\u00bbet a \u00abdans cette mesure, d\u00e9clar[\u00e9]nuls et de nul effet ladite d\u00e9cision judiciaire et les actes qui s\u2019en sont suivis, rem[is]les parties dans l\u2019\u00e9tat o\u00f9 elles se sont trouv\u00e9es avant l\u2019arr\u00eat cass\u00e9(\u2026)\u00bb. L\u2019arr\u00eat du 13 mars 2024 a \u00e9t\u00e9cass\u00e9 au visa desarticles 249, alin\u00e9a 1, et 587 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, pour d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions,en ce que la Cour d\u2019appel, en \u00e9cartant la demande d\u2019SOCIETE1.)tendant au remplacement de l\u2019administrateur provisoire,n\u2019avait paspris en compte(i)le reproche de celle-ci,tir\u00e9 de la violation par l\u2019administrateur provisoire de l\u2019obligation d\u00e9coulant de l\u2019article 450-8, alin\u00e9a 2, de la loi modifi\u00e9e du 10 ao\u00fbt 1915 sur les soci\u00e9t\u00e9s commerciales et (ii) le reproche tir\u00e9 du manque de neutralit\u00e9 et d\u2019impartialit\u00e9 de l\u2019administrateur provisoire dans le traitement de la situation n\u00e9e des plaintes p\u00e9nales d\u00e9pos\u00e9esparSOCIETE1.). La demande principale tendant au remplacement de Ma\u00eetre Yann BADEN en sa qualit\u00e9 d\u2019administrateur provisoiredeSOCIETE2.)est atteinte par lesdeux moyensaccueillispar la Cour decassation. La Courconsid\u00e8re \u00e0 cet \u00e9gard que contrairement aux conclusions deMa\u00eetre Yann BADEN,la demande tendant au remplacement de l\u2019administrateur provisoire s\u2019analyse en une demande unique fond\u00e9e sur plusieurs moyens diff\u00e9rents et ne se traduit pas en \u00abune s\u00e9rie de demandes de remplacement distinctes\u00bb. Le chef du dispositif concernant la demande principaled\u2019SOCIETE1.)tendant au remplacement de l\u2019administrateur provisoireest mis \u00e0 n\u00e9antpar la cassation. La cassation, m\u00eame si elle a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e \u00e0 la suite de l\u2019examen de deuxmoyens de cassationportant sur deux reprochespr\u00e9cisadress\u00e9s \u00e0 l\u2019administrateur provisoire, remet dans le d\u00e9bat l\u2019ensemble des motifs de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9 qui soutiennent ce chef de dispositif, peu importe que ces motifsn\u2019aientpas \u00e9t\u00e9 critiqu\u00e9spar la demanderesse en cassation dans son pourvoi. Lapossibilit\u00e9 conf\u00e9r\u00e9e\u00e0 la demanderesseencassation de critiquer, dans le cadre de l\u2019instance de renvoi apr\u00e8s cassation, des motifs de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9 qui<\/p>\n<p>13 n\u2019avaient pas fait l\u2019objet du pourvoi,s\u2019explique parle fait queces motifs soutiennent un m\u00eame chef de dispositif. En an\u00e9antissant le chef de dispositif d\u00e9cidant, l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation prive d\u2019autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e tous les motifs de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9 qui soutiennent ce chef. S\u2019agissant de lademande incidente des partiesPERSONNE4.),PERSONNE1.), PERSONNE2.) etPERSONNE3.),concernantla dur\u00e9e du mandat de l\u2019administrateur provisoire, la Courretient, conform\u00e9ment au sout\u00e8nement d\u2019SOCIETE1.),que la disposition vis\u00e9e de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9 qui concerne la dur\u00e9e du mandat de Ma\u00eetre Yann BADEN se trouve dans un lien d\u2019indivisibilit\u00e9 et de d\u00e9pendance avec les dispositions cass\u00e9es, de sorte qu\u2019elle ne peutpas\u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tant maintenue. Il en va de m\u00eame du chef dedispositif concernant les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. En l\u2019occurrence, les partiesau litigepeuvent ainsi \u00e0 nouveau souleverdevant la juridiction de renvoil\u2019ensemble des moyens d\u2019appelen rapport avec la demande principale tendant au remplacement de Ma\u00eetre BADEN en sa qualit\u00e9 d\u2019administrateur provisoire deSOCIETE2.)et la demande incidente concernant la dur\u00e9e de son mandat, qu\u2019elles avaient invoqu\u00e9savant l\u2019arr\u00eat cass\u00e9. L\u2019ensemble des moyensd\u00e9velopp\u00e9s de part et d\u2019autresont \u00e0 nouveau dans le d\u00e9bat. Il y a lieu de r\u00e9server le surplusen attendant la continuation des d\u00e9bats. Enfin, s\u2019agissant de l\u2019applicabilit\u00e9 de l\u2019article 932 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civileet descrit\u00e8res de remplacement d\u2019un administrateur provisoire, la Cour constate queces questionsse rattachent\u00e0 l\u2019arr\u00eat d\u2019appel du15 juillet2020et d\u00e9passentl\u2019objet des d\u00e9bats limit\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tendue de la saisine de la juridiction de renvoi apr\u00e8s l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 6 mars 2025 ayant cass\u00e9 l\u2019arr\u00eat d\u2019appel du 13 mars 2024. Cesvoletssontd\u00e8s lors \u00e9galement r\u00e9serv\u00e9s. PAR CES MOTIFS: la Cour d\u2019appel,neuvi\u00e8mechambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re d\u2019appel r\u00e9f\u00e9r\u00e9, statuant contradictoirement, statuant \u00e0 la suite de l\u2019arr\u00eat n\u00b040\/2025de la Cour de cassation du6 mars 2025,<\/p>\n<p>14 dit que le chef de dispositif de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9: \u00abdit la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateur provisoire irrecevable\u00bb n\u2019est pas atteint par la cassation, partant,dit que la Cour d\u2019appel statuant sur renvoi apr\u00e8s cassation n\u2019est plus saisie de la demande de la soci\u00e9t\u00e9en commandite par actionsSOCIETE1.) tendant \u00e0 la modification de la mission de l\u2019administrateur provisoirede la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)SA, dit que leschefsde dispositif de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9: \u00abditl\u2019appel principal non fond\u00e9 et l\u2019appel incident recevable et fond\u00e9, partant confirme l\u2019ordonnance entreprise, sauf \u00e0 pr\u00e9ciser que le mandat de Yann BADEN se poursuivra jusqu\u2019\u00e0 la d\u00e9signation effective du nouveau conseil d\u2019administration de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.A., condamne la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel.\u00bb sontmis \u00e0 n\u00e9ant par la cassation, dit quela cassationprive d\u2019autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e tous les motifs qui soutiennent ceschefsde dispositif de l\u2019arr\u00eat cass\u00e9, fixe l\u2019affaire \u00e0 l\u2019audience dumercredi17 septembre2025\u00e0 09.00heures, salle CR 2.29pour fixation. r\u00e9serve le surplus et les fraiset d\u00e9pens. La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Fran\u00e7oise WAGENER , premier conseiller, en remplacement de Danielle POLETTI,premier conseiller pr\u00e9sident,enpr\u00e9sence du greffier assum\u00e9 Jil WEBER.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-9\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-9\/20250824-230323\/20250710-ca09-cal-2020-00036-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b0 69\/25-IX\u2013REF Audience publique du dix juillet deux mille vingt-cinq Num\u00e9ro CAL-2020-00036 du r\u00f4le Composition: Danielle POLETTI, premier conseiller\u2013pr\u00e9sident, Fran\u00e7oise WAGENER, premier conseiller, Sonja STREICHER,conseiller, Jil WEBER, greffier assum\u00e9. E n t r e: la soci\u00e9t\u00e9 en commandite par actions de gestion de patrimoine\u2026<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_crdt_document":""},"kji_country":[8418],"kji_court":[12305],"kji_chamber":[22570],"kji_year":[8463],"kji_subject":[7724],"kji_keyword":[8683,22612,8600,9055,12307],"kji_language":[7733],"class_list":["post-596645","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-cour-superieure-de-justice","kji_chamber-chambre-9","kji_year-8463","kji_subject-civil","kji_keyword-arret","kji_keyword-ix-ref","kji_keyword-juillet","kji_keyword-justice","kji_keyword-superieure","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.5 (Yoast SEO v27.5) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Cour sup\u00e9rieure de justice, 10 juillet 2025, n\u00b0 2020-00036 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"ru_RU\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 10 juillet 2025, n\u00b0 2020-00036\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Arr\u00eat N\u00b0 69\/25-IX\u2013REF Audience publique du dix juillet deux mille vingt-cinq Num\u00e9ro CAL-2020-00036 du r\u00f4le Composition: Danielle POLETTI, premier conseiller\u2013pr\u00e9sident, Fran\u00e7oise WAGENER, premier conseiller, Sonja STREICHER,conseiller, Jil WEBER, greffier assum\u00e9. E n t r e: la soci\u00e9t\u00e9 en commandite par actions de gestion de patrimoine\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-04-18T17:28:45+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"31 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442\u0430\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\\\/\",\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 10 juillet 2025, n\u00b0 2020-00036 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-04-18T17:28:42+00:00\",\"dateModified\":\"2026-04-18T17:28:45+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 10 juillet 2025, n\u00b0 2020-00036\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"ru-RU\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"width\":2114,\"height\":1253,\"caption\":\"Kohen Avocats\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 10 juillet 2025, n\u00b0 2020-00036 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\/","og_locale":"ru_RU","og_type":"article","og_title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 10 juillet 2025, n\u00b0 2020-00036","og_description":"Arr\u00eat N\u00b0 69\/25-IX\u2013REF Audience publique du dix juillet deux mille vingt-cinq Num\u00e9ro CAL-2020-00036 du r\u00f4le Composition: Danielle POLETTI, premier conseiller\u2013pr\u00e9sident, Fran\u00e7oise WAGENER, premier conseiller, Sonja STREICHER,conseiller, Jil WEBER, greffier assum\u00e9. E n t r e: la soci\u00e9t\u00e9 en commandite par actions de gestion de patrimoine\u2026","og_url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\/","og_site_name":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","article_modified_time":"2026-04-18T17:28:45+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f":"31 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442\u0430"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\/","name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 10 juillet 2025, n\u00b0 2020-00036 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website"},"datePublished":"2026-04-18T17:28:42+00:00","dateModified":"2026-04-18T17:28:45+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\/#breadcrumb"},"inLanguage":"ru-RU","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-juillet-2025-n-2020-00036\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jurisprudences","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 10 juillet 2025, n\u00b0 2020-00036"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","name":"Kohen Avocats","description":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.","publisher":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"ru-RU"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization","name":"Kohen Avocats","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"ru-RU","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","contentUrl":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","width":2114,"height":1253,"caption":"Kohen Avocats"},"image":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision\/596645","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision"}],"about":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/types\/kji_decision"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=596645"}],"wp:term":[{"taxonomy":"kji_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_country?post=596645"},{"taxonomy":"kji_court","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_court?post=596645"},{"taxonomy":"kji_chamber","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_chamber?post=596645"},{"taxonomy":"kji_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_year?post=596645"},{"taxonomy":"kji_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_subject?post=596645"},{"taxonomy":"kji_keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_keyword?post=596645"},{"taxonomy":"kji_language","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_language?post=596645"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}