{"id":596665,"date":"2026-04-18T19:29:26","date_gmt":"2026-04-18T17:29:26","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\/"},"modified":"2026-04-18T19:29:29","modified_gmt":"2026-04-18T17:29:29","slug":"cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 26 juin 2025, n\u00b0 2024-00603"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1 Arr\u00eat N\u00b0 63\/25-IX\u2013CIV Audience publique du vingt-six juin deux mille vingt-cinq Num\u00e9roCAL-2024-00603du r\u00f4le Composition: Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre, Danielle POLETTI, premier conseiller, Fran\u00e7oise WAGENER, premier conseiller, Linda CLESEN, greffier assum\u00e9. E n t r e: PERSONNE1.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE1.), appelantaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice Patrick KURDYBAN de ADRESSE4.)du 26 f\u00e9vrier 2024, comparant par Ma\u00eetre Franck FARJAUDON, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 ADRESSE4.), e t: PERSONNE2.)ditPERSONNE2.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE2.) intim\u00e9aux termes du pr\u00e9dit exploitKURDYBANdu26 f\u00e9vrier 2024,<\/p>\n<p>2 comparant par Ma\u00eetre Alex PENNING, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0ADRESSE4.), LA COUR D&#039;APPEL : Le litige a trait \u00e0 une demande d\u2019PERSONNE2.)ditPERSONNE2.)(ci-apr\u00e8s \u00abPERSONNE2.)\u00bb)\u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE1.)enrecouvrement du montant de 46.000.-euros, sur base d\u2019une reconnaissance de dettequi aurait \u00e9t\u00e9sign\u00e9e par ce dernier en date du 12 ao\u00fbt 2022. En vertu d\u2019une autorisation pr\u00e9sidentielle dat\u00e9e du 2 d\u00e9cembre 2022, rendue sur base d\u2019une requ\u00eate en autorisation de saisir-arr\u00eater d\u00e9pos\u00e9e le m\u00eame jour et par exploit d\u2019huissier de justice du 7 d\u00e9cembre 2022,PERSONNE2.)a fait pratiquer saisie-arr\u00eat entre les mains de la soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rativeSOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE2.), l\u2019\u00e9tablissement public autonome SOCIETE3.), l\u2019\u00e9tablissement publicSOCIETE4.), la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE5.)et la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE6.)S.A.(ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE7.)\u00bb ou\u00abSOCIETE7.)\u00bb),en s\u2019opposantformellement \u00e0 ce que celles-ci se dessaisissent, payent ou vident leurs mains en d\u2019autres que les siennes de toutes sommes, deniers ou valeurs qu\u2019ils doivent ou devront \u00e0PERSONNE1.), \u00e0 quelque titre et pour quelque cause que ce soit, le tout en d\u00e9clarant que cette opposition est faite pour s\u00fbret\u00e9, conservation et parvenir au paiement du montant de 46.000. -euros, cr\u00e9ance \u00e9valu\u00e9e provisoirement en principal, \u00e0 majorer des int\u00e9r\u00eats \u00e0 partir du 12 ao\u00fbt 2022, jusqu\u2019\u00e0 solde ; du montant de 1.500.-euros \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile et du montant de1.000.-euros \u00e0 titre d\u2019honoraires d\u2019avocat d\u00e9bours\u00e9s, sous r\u00e9serve de tous autres dus, droits, actions et frais de mise en ex\u00e9cution et sans pr\u00e9judice des int\u00e9r\u00eats. Cette saisie-arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9e \u00e0PERSONNE1.)par exploit d\u2019huissier de justice du 12 d\u00e9cembre 2022, ce m\u00eame exploit contenant assignation en condamnation et en validation de la saisie-arr\u00eat pratiqu\u00e9e le 7 d\u00e9cembre 2022. La contre-d\u00e9nonciation de la pr\u00e9dite saisie-arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9e aux parties tierces- saisies par exploit d\u2019huissier de justice du 14 d\u00e9cembre 2022. Par jugement rendu contradictoirement en date du30 novembre 2023, le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg a: -rejet\u00e9 les moyens de nullit\u00e9 de l\u2019autorisation pr\u00e9sidentielle du 2 d\u00e9cembre 2022, de l\u2019exploit de saisie-arr\u00eat du 7 d\u00e9cembre 2022 et de la reconnaissance de dette du 12 ao\u00fbt 2022;<\/p>\n<p>3 -d\u00e9clar\u00e9 la demande dePERSONNE2.)recevable et fond\u00e9e, au titre de la reconnaissance de dette du 12 ao\u00fbt 2022; -condamn\u00e9PERSONNE1.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE2.)le montant de46.000.-euros avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir du 19 octobre 2022, jusqu\u2019\u00e0 solde; -en cons\u00e9quence, et pour assurer le recouvrement du montant de 46.000.-euros augment\u00e9 des int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal, d\u00e9clar\u00e9 bonne et valable la saisie-arr\u00eat pratiqu\u00e9e entre les mains des Banques, suivant exploit d\u2019huissier de justice du 7 d\u00e9cembre 2022, au pr\u00e9judice dePERSONNE1.); -dit partant que les sommes dont les parties tierces-saisies se reconna\u00eetront ou seront jug\u00e9es d\u00e9bitrices enversPERSONNE1.), seront par elles vers\u00e9es entre les mainsdePERSONNE2.)en d\u00e9duction et jusqu\u2019\u00e0 concurrence du montant de 46.000.-eurosaugment\u00e9 desint\u00e9r\u00eatsau taux l\u00e9gal; -d\u00e9clar\u00e9la demandedePERSONNE2.)en relation avec la r\u00e9p\u00e9tition des frais et honoraires d\u2019avocat non fond\u00e9eet en a d\u00e9bout\u00e9; -d\u00e9clar\u00e9la demande reconventionnelle dePERSONNE1.)tendant au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire sur base de l\u2019article 6-1 du Code civil, non fond\u00e9eet en ad\u00e9bout\u00e9; -d\u00e9clar\u00e9la demandedePERSONNE2.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, fond\u00e9e\u00e0 concurrence de 500.-euros et condamn\u00e9PERSONNE1.)en cons\u00e9quence; -d\u00e9clar\u00e9la demande dePERSONNE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, non fond\u00e9eetena d\u00e9bout\u00e9; -condamn\u00e9PERSONNE1.)\u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Pour statuer ainsi, le tribunal a, quant \u00e0 la r\u00e9gularit\u00e9 de la proc\u00e9dure de saisie-arr\u00eat, retenu qu\u2019en l\u2019absence de titre ex\u00e9cutoire, commec\u2019estle cas en l\u2019esp\u00e8ce, il statue sur base de l\u2019article 694 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, sur la simple apparence de certitude de la cr\u00e9ance: le tribunal a encore constat\u00e9 que PERSONNE2.)a document\u00e9 \u00e0 suffisance sa cr\u00e9ance, en lui soumettant tant la reconnaissance de dette du 12 ao\u00fbt 2022, que les mises en demeure et encore un courrier du 2 novembre 2022 envoy\u00e9 parPERSONNE1.), contenant sa prise de position par rapport au montant r\u00e9clam\u00e9 parPERSONNE2.). De ces faits, les juges de premier degr\u00e9 ont conclu \u00abAucun reproche quant \u00e0 une \u00e9ventuelle d\u00e9loyaut\u00e9 proc\u00e9durale ne saurait partant \u00eatre formul\u00e9 \u00e0 l\u2019encontre dePERSONNE2.), lequel a fait preuve de transparence d\u00e8s l\u2019ingr\u00e8s de la proc\u00e9dure\u00bb. Comme il n\u2019existe aucune disposition l\u00e9gale permettant l\u2019annulation del\u2019autorisation pr\u00e9sidentielle de saisir-arr\u00eater pour \u00abd\u00e9loyaut\u00e9 proc\u00e9durale\u00bb, le moyen de nullit\u00e9 soulev\u00e9 par PERSONNE1.)a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9. La demande en nullit\u00e9 de la saisie-arr\u00eat proprement ditea \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e, faute parPERSONNE1.)d\u2019avoir d\u00e9velopp\u00e9 cette demande tant en fait qu\u2019en droit: la proc\u00e9dure de saisie-arr\u00eat a partant \u00e9t\u00e9 dite r\u00e9guli\u00e8re. Quant \u00e0 la demande en condamnation formul\u00e9e parPERSONNE2.),les juges de premi\u00e8re instance ont rappel\u00e9 \u00eatre saisis d\u2019une demande en condamnationainsi qued\u2019une demande en validation de la saisie-arr\u00eat pratiqu\u00e9e, qu\u2019ils peuvent<\/p>\n<p>4 constater l\u2019existence de la cr\u00e9ance en toisant toutes les difficult\u00e9s et en lui conf\u00e9rant ainsi les caract\u00e8res de certitude, de liquidit\u00e9 et d\u2019exigibilit\u00e9 requis. Ils ont ensuite indiqu\u00e9 la d\u00e9finition et les r\u00e8gles de preuve en mati\u00e8re de pr\u00eat et de reconnaissance de dette pour conclure que \u00able respect desformalit\u00e9s requisespar l\u2019article 1326 du Code civiln\u2019est pas contest\u00e9 en l\u2019esp\u00e8ce\u00bb. CommePERSONNE1.)avait requis la nullit\u00e9 de la reconnaissance de dette pour renfermer une cause illicite, en ce qu\u2019il s\u2019agirait en r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un \u00abpas de porte\u00bb conclu lors de la vente du fonds de commerce et de la cession du bail commercial entre les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE8.)et SOCIETE9.), ces m\u00eames juges ont, sur base des articles1131 et 1132 du Code civil et des principes d\u00e9gag\u00e9s par leur application, retenu \u00abPar cons\u00e9quent, \u00e0 d\u00e9faut pourPERSONNE1.)de rapporter la preuve du caract\u00e8re illicite de la cause de la reconnaissance de dette du 12 ao\u00fbt 2022, sa demande en nullit\u00e9 est \u00e0 d\u00e9clarer non fond\u00e9e. L\u2019existence du pr\u00eat all\u00e9gu\u00e9 \u00e9tant \u00e9tablie, de m\u00eame que la preuve de l\u2019obligation de remboursement \u00e0 charge dePERSONNE1.), il s\u2019ensuit que la demande en paiement formul\u00e9e parPERSONNE2.)est \u00e0 d\u00e9clarer fond\u00e9e en principe\u00bb. Apr\u00e8s avoir analys\u00e9 la lib\u00e9ration du pr\u00eat, les juges sont venus \u00e0 la conclusion que la demande \u00e9tait fond\u00e9e \u00e0 hauteur de 46.000.-euros et que les int\u00e9r\u00eats courraient \u00e0 partir du 19 octobre 2022,datede la mise en demeure adress\u00e9e \u00e0PERSONNE1.). Au vu de la condamnation \u00e0 prononcer au vu des d\u00e9veloppements pr\u00e9c\u00e9dents, les juges de premier degr\u00e9 ont valid\u00e9 la saisie-arr\u00eat. Quant au remboursement des frais et honoraires d\u2019avocat, cette demande bas\u00e9e sur les articles 1382 et 1383 du Code civil a \u00e9t\u00e9ditenon fond\u00e9e, faute de preuve parPERSONNE2.)de son pr\u00e9judice. Au vu de l\u2019issue du litige, il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 fait droit \u00e0 la demande dePERSONNE1.)en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 pour proc\u00e9dure abusive et vexatoireainsi que d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Au vu de la m\u00eame issue, il a sembl\u00e9 in\u00e9quitable aux juges de premi\u00e8re instance de laisser \u00e0 charge dePERSONNE2.)l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des sommes non comprises dans les d\u00e9pens et qu\u2019il a d\u00fb exposer,pour dire justifi\u00e9e sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure\u00e0 concurrence de 500.-euros. Par acte d\u2019huissier du 26 f\u00e9vrier 2024,PERSONNE1.)a r\u00e9guli\u00e8rement interjet\u00e9 appel contre ce jugement qui lui a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 en date du 15 janvier 2024. L\u2019appelant reproche aux magistrats du tribunal de ne pas avoir reconnu la nullit\u00e9 de la reconnaissance de dette pour absence de cause respectivement pour cause illicite. Ces magistrats auraient d\u00fb dire la demande adverse irrecevable pour d\u00e9faut d\u2019int\u00e9r\u00eat,voire d\u2019int\u00e9r\u00eat l\u00e9gitime, sinon la dire non fond\u00e9e.<\/p>\n<p>5 Dans sa partie \u00abfaits et r\u00e9troactes\u00bb,PERSONNE1.)insiste sur le fait que la reconnaissance de dette du 12 ao\u00fbt 2022 s\u2019inscrirait dans le cadre de la vente du fonds de commerce de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE8.), dontPERSONNE2.)serait associ\u00e9 \u00e0 90 %, \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE9.), dont lui-m\u00eame,PERSONNE1.), serait l\u2019un des associ\u00e9s. Il estime avoir \u00e9t\u00e9 victime des agissements dePERSONNE2.), qui d\u00e8s apr\u00e8s lui avoir vendu son fonds de commerce, n\u2019aurait plus pay\u00e9 ses salaires et par apr\u00e8s, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE8.)serait tomb\u00e9e en faillite, de sorte qu\u2019il aurait d\u00fb d\u00e9poser une d\u00e9claration de cr\u00e9ance. Il ajoute, quant \u00e0 la nullit\u00e9 de la reconnaissance de dette, quePERSONNE2.)aurait avou\u00e9 judiciairement, en premi\u00e8re instance, par l\u2019entremise de son avocat, que cette reconnaissance aurait \u00e9t\u00e9 caus\u00e9e par \u00abune commission sur transaction \u00e0 r\u00e9gler personnellement et \u00e0 part par MonsieurPERSONNE1.)\u00bb, ce qui signifierait une \u00abcommission conclue lors de la vente du fonds de commerce et de la cession du bail commercial dat\u00e9 du12 ao\u00fbt 2022\u00bb.PERSONNE2.)aurait eu un conflit d\u2019int\u00e9r\u00eat pour toucher une telle commission \u00e0 titre personnel, pour un contrat sign\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 dont il aurait \u00e9t\u00e9 le g\u00e9rant. Il pourrait m\u00eame s\u2019agir d\u2019un abus de biens sociauxet il n\u2019aurait pas d\u2019int\u00e9r\u00eat l\u00e9gitime \u00e0 recevoir le b\u00e9n\u00e9ficede sa fraude. Dans sa partie \u00aben droit\u00bb,PERSONNE1.)indique qu\u2019il r\u00e9sulterait \u00abde l\u2019expos\u00e9 des faits que la reconnaissance de dette est intervenue \u00absans cause ou sur une fausse cause, ou sur une cause illicite\u00bb au sens de l\u2019article 1131 du Code civil: partant, elle \u00abne peut avoir aucun effet\u00bb\u00bb. La reconnaissance serait nulle de plein droit et la demande dePERSONNE2.)\u00e0 dire irrecevable sinon non fond\u00e9e. Il faudrait ordonner la mainlev\u00e9e pure et simple de la saisie-arr\u00eat. PERSONNE1.)r\u00e9clame finalement une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 3.000.-euros pour la premi\u00e8re instance et de 5.000.-euros pour l\u2019instance d\u2019appel, \u00e0 chaque fois sur la base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, ainsi que la condamnation dePERSONNE2.)aux frais et d\u00e9pens des deux instances. La Cour donne \u00e0 consid\u00e9rer que la pr\u00e9sente proc\u00e9dure a \u00e9t\u00e9 instruite suivant la mise en \u00e9tat simplifi\u00e9e, pr\u00e9vue aux articles 222-1 et suivants du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. L\u2019instruction a \u00e9t\u00e9 cl\u00f4tur\u00e9e par ordonnance du 31 d\u00e9cembre 2024 et l\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e pour d\u00e9bats \u00e0 l\u2019audience du 2 avril 2025. Tel que pr\u00e9vu par la loi, les parties ont renonc\u00e9 \u00e0 plaider l\u2019affaire, de sorte qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 prise en d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 sans plaidoiries, les fardes de proc\u00e9dures ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es ant\u00e9rieurement \u00e0 l\u2019audience. Les parties ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9es de la date du prononc\u00e9. Discussion PERSONNE2.)s\u2019est remis \u00e0 la sagesse de la Cour pour ce qui est de la recevabilit\u00e9 de l\u2019appel en la pure forme pour le surplus, le d\u00e9lai l\u00e9gal ayant \u00e9t\u00e9 respect\u00e9.<\/p>\n<p>6 Quant au fond, l\u2019intim\u00e9 conclut \u00e0 la confirmation du jugement entrepris, m\u00eame sur base d\u2019autres motifs: il estime qu\u2019il serait inexact de dire, comme les juges de premier degr\u00e9 l\u2019auraient fait, que les parties seraient li\u00e9es par un pr\u00eat au sens des articles 1892 et suivants du Code civil. Il serait ensuite important de ne pas faire l\u2019amalgame entre les relations qui auraient li\u00e9 d\u2019une part les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE8.) etSOCIETE9.), toutes deux entre-temps en faillite, et d\u2019autre part celles qui auraient \u00e9t\u00e9 nou\u00e9es entrePERSONNE2.)etPERSONNE1.):la reconnaissance de dette du 12 ao\u00fbt 2022, dont la conformit\u00e9 \u00e0 l\u2019article 1326 du Code civil ne serait pas remise en cause, concernerait exclusivement un engagement personnel dePERSONNE1.) \u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE2.)et qui n\u2019aurait rien \u00e0 voir avec les deux soci\u00e9t\u00e9s. Aux termes de l\u2019article 1132 du Code civil, les parties seraient dispens\u00e9es d\u2019indiquer la cause de leur engagement, l\u2019existence et la lic\u00e9it\u00e9 de celle-ci \u00e9tant pr\u00e9sum\u00e9es. Il s\u2019agirait d\u2019un contratunilat\u00e9ral qui n\u2019exprimerait pas de cause. L\u2019intim\u00e9 fait remarquer quePERSONNE1.)admettrait lui-m\u00eame, dans son courrier du 2 novembre 2022 redevoir la somme litigieuse, sauf \u00e0 y d\u00e9duire faussement la somme de 28.856,60 euros en raison de montants qui devraient encore revenir \u00e0 la seule soci\u00e9t\u00e9SOCIETE9.). L\u2019appelant souhaite provoquer une diminution de la dette reconnue expressis verbis, mais sur base de dettespour lesquelles il n\u2019aurait m\u00eame pas qualit\u00e9 \u00e0 agir et dont la d\u00e9bitrice ne serait pasPERSONNE2.), mais la masse de la failliteSOCIETE8.). PERSONNE2.)pr\u00e9cisequ\u2019il ne serait pas mandat\u00e9 par le curateur de la faillite SOCIETE8.)pour d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats de la soci\u00e9t\u00e9 en faillite, de sorte qu\u2019il ne contesterait, qu\u2019\u00e0 titre subsidiaire, les diff\u00e9rentes cr\u00e9ances dePERSONNE1.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard de la faillite. PERSONNE2.)expose finalement que la vraie cause de la reconnaissance de dette, m\u00eame s\u2019il n\u2019avait pas \u00e0 en rapporter la preuve, r\u00e9siderait effectivement dans une commission conjointement convenue entre parties en raison de l\u2019aboutissement d\u2019un projet personnel dePERSONNE1.), en Roumanie, en lien avec un \u00e9tablissement de restauration et une discoth\u00e8que \u00e0ADRESSE3.), projet sans lien aucun avec la vente du fonds de commerce dont se pr\u00e9vaudrait l\u2019appelant. PERSONNE2.)ajoute que l\u2019adage \u00abnemo auditur propriam turpitudinem allegans\u00bb ne trouverait pas application en l\u2019esp\u00e8ce, aucune des parties n\u2019ayant sollicit\u00e9 la nullit\u00e9 de l\u2019engagement dePERSONNE1.)pour immoralit\u00e9. PERSONNE2.)termine en r\u00e9clamant une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de2.500.- euros pour chacune des deux instances, toujours sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile et la condamnation dePERSONNE1.)aux frais et d\u00e9pens des deux instances. PERSONNE1.)a, par courrier de son avocat du 23 d\u00e9cembre 2024,inform\u00e9 la Cour de sa volont\u00e9 de neplusvouloir prendre de conclusions. Il n\u2019a donc saisi la Cour que de son acte d\u2019appel, qui vaut comme conclusions.<\/p>\n<p>7 Appr\u00e9ciation de la Cour Pour plus de clart\u00e9, la Cour revient rapidement sur les faits \u00e0 l\u2019origine du pr\u00e9sent litige:PERSONNE2.)dit r\u00e9clamer \u00e0PERSONNE1.)la somme de 46.000.- euros, \u00e0 augmenter des int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal, en vertu d\u2019une reconnaissance de dette sign\u00e9e entre parties le 12 ao\u00fbt 2022. Il ressort de la premi\u00e8re pi\u00e8ce vers\u00e9e par l\u2019avocat dePERSONNE2.), que cette reconnaissance de dette est libell\u00e9e \u00e0 la main, comme suit: \u00abJe soussign\u00e9PERSONNE1.), n\u00e9 leDATE1.) \u00e0 Luxembourg, demeurant \u00e0ADRESSE5.) ADRESSE5.), reconnait formellement redevoir \u00e0PERSONNE2.)n\u00e9 \u00e0 Luxembourg ADRESSE6.)L-ADRESSE6.) la somme de 46.000.-Euros Quarante-six mille Euros Le dit montant est remboursable pour le 31 aout 2022 au plus Tard. LuxembourgDATE2.)\u00bb. Sous ce texte figure une signature dont il n\u2019est pas contest\u00e9 que ce soit celle de PERSONNE1.). Il est constant en cause quePERSONNE1.)ne conteste pas cette reconnaissance pour \u00eatre contraire \u00e0 l\u2019article 1326 du Code civil, qui dispose: \u00abL\u2019acte juridique par lequel une seule partie s&#039;engage envers une autre \u00e0 lui payer une somme d&#039;argent ou \u00e0 lui livrer un bien fongible doit \u00eatre constat\u00e9 dans un titre qui comporte la signature de celui qui souscrit cet engagement ainsi que la mention de la somme ou de la quantit\u00e9 en toutes lettres. Cette mention doit \u00eatre \u00e9crite de sa main ou \u00eatre rev\u00eatue sp\u00e9cifiquement d\u2019une signature \u00e9lectronique ; si elle est indiqu\u00e9e \u00e9galement en chiffres, en cas de diff\u00e9rence, l&#039;acte sous seing priv\u00e9 vaut pour la somme \u00e9crite en toutes lettres, \u00e0 moins qu&#039;il ne soit prouv\u00e9 de quel c\u00f4t\u00e9 est l&#039;erreur\u00bb, mais il veut la voir annuler pour \u00eatre intervenue sans cause ou sur une fausse cause, voire une cause illicite et invoque l\u2019article 1131du m\u00eame code\u00e0 l\u2019appui de ses conclusions.<\/p>\n<p>8 La Cour constate ainsi qu\u2019elle n\u2019est plus que saisie de ce volet de l\u2019affaire, PERSONNE1.)n\u2019ayant pas entrepris le jugement du30 novembre 2023 en ce qu\u2019il a dit r\u00e9guli\u00e8re la proc\u00e9dure de saisie-arr\u00eat diligent\u00e9e parPERSONNE2.)ni en ce qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9bout\u00e9 de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire. 1) La demande en condamnation Il est entendu que lareconnaissance de dette, \u00e0 la supposer r\u00e9guli\u00e8re, fait pr\u00e9sumer le pr\u00eat, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elle fait pr\u00e9sumer \u00e0 la fois la remise des fonds et l\u2019engagement de celui qui les a re\u00e7us de les restituer. La cause de l\u2019obligation de l\u2019emprunteur r\u00e9side dans la remise des fonds pr\u00eat\u00e9s et cette cause, exprim\u00e9e dans la reconnaissance de dette, est pr\u00e9sum\u00e9e exacte (cf. Cass. fr., Civ. 1 \u00e8re , 20 janvier 2016, n\u00b014-24.631). La reconnaissance de dette constitue ainsi pour le cr\u00e9ancier la justification de son droit decr\u00e9ance et il incombe au d\u00e9biteur poursuivi en paiement d\u2019en d\u00e9montrer le caract\u00e8re inexact (cf. Collart Dutilleul F., Delebecque P., op. cit., n\u00b0844). L\u2019appelant d\u00e9nie cette force probante au document litigieux dont il conteste la cause, avan\u00e7ant qu\u2019il s\u2019agirait en r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un \u00abpas de porte\u00bb d\u00e9guis\u00e9.En guise de preuve, il veut voir dans certains termes utilis\u00e9s par l\u2019avocat dePERSONNE2.) en premi\u00e8re instance un aveu judiciaire. En vertu de l&#039;article 1356, alin\u00e9a 1 er du Code civil \u00abl&#039;aveujudiciaire est la d\u00e9claration que fait en justice la partie ou son fond\u00e9 de pouvoir sp\u00e9cial\u00bb. L\u2019aveu judiciaire vis\u00e9 par l\u2019article 1356 du Code civil exige de la part de son auteur, ou de son fond\u00e9 de pouvoir sp\u00e9cial, une manifestation non \u00e9quivoque de sa volont\u00e9 de reconna\u00eetre pour vrai un fait de nature \u00e0 produire contre lui des cons\u00e9quences juridiques. L&#039;aveu judiciaire fait pleine foi contre son auteur, que l&#039;aveu ait \u00e9t\u00e9 commis par l&#039;avouant lui-m\u00eame ou par son repr\u00e9sentant. L\u2019aveu est souvent analys\u00e9 comme reposant sur la pr\u00e9somption selon laquelle lorsqu\u2019une personne d\u00e9clare pour vrai un fait de nature \u00e0 produire contre elle des effets juridiques avec la conscience des cons\u00e9quences qui peuvent en r\u00e9sulter, cette d\u00e9clarationcorrespond \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 puisqu\u2019elle est d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e (JurisClasseur civil, articles 1383 \u00e0 1383-2, fasc.10, Preuve des obligations, modes de preuve\u2013aveu, conditions, n\u00b03). Les juges du fond disposent d\u2019un pouvoir souverain pour appr\u00e9cier, d\u2019une part, siune manifestation expresse ou implicite de l\u2019avouant r\u00e9pond bien \u00e0 la qualification d\u2019aveu et, d\u2019autre part, pour interpr\u00e9ter l\u2019aveu. L\u2019aveu judiciaire suppose d\u2019appara\u00eetre, soit oralement \u00e0 la barre, soit par \u00e9crit dans l\u2019assignation introductive d\u2019instance ou dans des conclusions. (JurisClasseur op.cit. n\u00b041).<\/p>\n<p>9 Les termes en question se trouvent \u00e0 la page \u00ab4\u00bb des conclusions de Ma\u00eetre Alex PENNING, notifi\u00e9es en date du 13 juillet 2023: \u00abque m\u00eame si le soussign\u00e9 n\u2019avait en outre et sur base de la jurisprudence ci-dessus d\u00e9j\u00e0 amplement expos\u00e9e, pas d\u2019obligation d\u2019expliquer encore plus en d\u00e9tail la cause dudit engagement dans la personne du d\u00e9nomm\u00e9PERSONNE1.), il n\u2019en demeure pas moins que celle-ci ne correspond pas tout \u00e0 fait \u00e0 celle relat\u00e9e par le d\u00e9fendeur dans un courrier du 2 novembre 2022, mais s\u2019explique tout simplement sur base d\u2019une commission sur transaction \u00e0 r\u00e9gler personnellementet \u00e0 part par Monsieur PERSONNE1.)\u00e0 MonsieurPERSONNE2.)au moment de la r\u00e9alisation de la vente du 12 ao\u00fbt 2022(\u2026)\u00bb. Ces termes ne peuvent valoir aveu dans le sens voulu parPERSONNE1.), \u00e9tant donn\u00e9 que l\u2019avocat dePERSONNE2.)n\u2019y d\u00e9clare rien de pr\u00e9cis et surtout rien de nature \u00e0 produire contre son mandant des effets juridiques avec la conscience des cons\u00e9quences qui pourraient en r\u00e9sulter. De plus, une \u00abcommissionsur transaction\u00bb peut avoir une multitude de sens et d\u2019interpr\u00e9tations.Il n\u2019en d\u00e9coule pas qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019un \u00abpas de porte\u00bb. Faute d\u2019aveu judiciaire, il n\u2019y a pas de preuve d\u2019une absence de cause voire d\u2019une fraude d\u00e9guis\u00e9e. Dans un deuxi\u00e8me temps,PERSONNE1.)cite encore l\u2019article 1131 du Code civil, qui se lit comme suit:\u00abL\u2019obligation sans cause, ou sur une fausse cause, ou sur une cause illicite, ne peut avoir aucun effet\u00bb. Il all\u00e8gue que toucher une commission en relation avec la vente du fonds de commerce serait un acte ill\u00e9gal au vu de la fonction dePERSONNE2.)de g\u00e9rant de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE8.). Tel que d\u00e9j\u00e0 relev\u00e9 ci-dessus,PERSONNE1.)essaye depuis la premi\u00e8re instance de semer le doute dans les esprits en arguant sans cesse du lien de cette reconnaissance de dette avec une vente de fonds de commerce entre deux soci\u00e9t\u00e9s dans lesquelles les actuels protagonistes sont actionnaires, maisqui n\u2019apparaissentpas dans ladite reconnaissancede dette. Le fait que tous ces documents ont \u00e9t\u00e9 sign\u00e9sle m\u00eame jour, mais entre des parties ayant des personnalit\u00e9sjuridiquesdistinctes, ne suffit pas \u00e0 rapporter quoi que ce soit et \u00e0 emporter la conviction de la Cour. Il suit de tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de que le tribunal a partant retenu \u00e0 juste titre, mais partiellement pour d\u2019autres motifs, que \u00abpar cons\u00e9quent, \u00e0 d\u00e9faut pour PERSONNE1.)de rapporter la preuve du caract\u00e8re illicite de la cause de la reconnaissance de dette du 12 ao\u00fbt 2022, sa demande en nullit\u00e9 est \u00e0 d\u00e9clarer non fond\u00e9e\u00bb. C\u2019est partant \u00e0 raison que la demande en paiement dePERSONNE2.)a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e fond\u00e9e \u00e0 hauteur de 46.000.-euros, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux depuis le jour de la mise en demeure,\u00e0 savoir le 19 octobre 2022.<\/p>\n<p>10 La Cour fait encore remarquer que dans son courrier du 2 novembre 2022 adress\u00e9 parPERSONNE1.)\u00e0 l\u2019avocat dePERSONNE2.), l\u2019appelant ne conteste pas une seule fois le principe de la dette qui lui est r\u00e9clam\u00e9e, mais son montant, en faisant un d\u00e9compte qui ne tient nullement compte de la diff\u00e9rence entre une personne physique et une personne morale, m\u00e9langeant \u00e0 souhait des dettes salariales \u00e0 des paiements d\u2019associ\u00e9s, voire des valeurs correspondant \u00e0 des voitures de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE9.). Il peut para\u00eetre cocasse dans ce contexte que ce m\u00eamePERSONNE1.)invoque que \u00abla commission\u00bb qu\u2019il voulait voir reconna\u00eetre comme aveujudiciaire, pourrait constituer un \u00ababus de bien social\u00bb. Il convient donc de confirmer le jugementsur ce point, quoique partiellement pour d\u2019autres motifs. 2) La demande en validation La Cour constate que ce volet n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 entrepris parPERSONNE1.), qui s\u2019est limit\u00e9 \u00e0 critiquer la r\u00e9alit\u00e9 de la cr\u00e9ance mais non pas que cette cr\u00e9ance une fois reconnue, soit certaine, liquide et exigible. Si besoin en \u00e9tait, il convient deconfirmer le jugement a quo en ce qu\u2019il a valid\u00e9 la saisie-arr\u00eat pratiqu\u00e9e pour le montant de 46.000.-euros, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 19 octobre 2022, et non du 1 er septembre 2022, comme erron\u00e9ment indiqu\u00e9 dans le jugement entrepris. 3) Les demandes accessoires Au vu de l\u2019issue du litige, c\u2019est \u00e0 juste titre que la demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de l\u2019appelant a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par le jugement entrepris. Succombant en appel, il est \u00e9galement \u00e0 d\u00e9bouter de sespr\u00e9tentions sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, pour l\u2019instance d\u2019appel. C\u2019est encore \u00e0 bon droit et pour des motifs que la Cour adopte que la demande de l\u2019intim\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e fond\u00e9e pour le montant de 500.-euros. Le jugement est partant encore \u00e0 confirmer sur ce point. Au vu de l\u2019issue de l\u2019instance d\u2019appel, il serait in\u00e9quitable de laisser \u00e0 charge de PERSONNE2.)l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des sommes non comprises dans les d\u00e9pens qu\u2019il a d\u00fb exposer: sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel est ainsi fond\u00e9e et justifi\u00e9e \u00e0 hauteur de 2.000.-euros. Les juges de premi\u00e8re instance ayant proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une saine r\u00e9partition des frais et d\u00e9pens de leur instance, le jugement est \u00e0 confirmer sur ce point.<\/p>\n<p>11 C\u2019est encore pour les m\u00eames raisons qu\u2019il y a lieu de mettre \u00e0 charge de PERSONNE1.)les frais et d\u00e9pens de la pr\u00e9sente instance. PAR CES MOTIFS la Cour d\u2019appel, neuvi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant contradictoirement, re\u00e7oit l\u2019appel; le dit non fond\u00e9; confirmele jugement du 30 novembre 2023, quoique partiellement pour d\u2019autres motifs; dit qu\u2019il y a lieu de lire que les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal sont dus sur la somme de 46.000.-euros \u00e0partir du 19 octobre 2022 et non comme erron\u00e9ment inscrit dans le susdit jugement, depuis le 1 er septembre 2022; dit non fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure; dit fond\u00e9ela demande dePERSONNE2.)ditPERSONNE2.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure; condamnepartantPERSONNE1.)\u00e0 verser \u00e0PERSONNE2.)ditPERSONNE2.) le montant de 2.000.-euros au titre de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile; condamnePERSONNE1.)aux frais et d\u00e9pens, avec distraction au profit de Ma\u00eetre Alex PENNING, avocat concluant qui la demande, affirmant en avoir fait l\u2019avance. La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre, en pr\u00e9sence du greffier assum\u00e9 Linda CLESEN.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-9\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-9\/20250707-010537\/20250626-ca09-cal-2024-00603-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 Arr\u00eat N\u00b0 63\/25-IX\u2013CIV Audience publique du vingt-six juin deux mille vingt-cinq Num\u00e9roCAL-2024-00603du r\u00f4le Composition: Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre, Danielle POLETTI, premier conseiller, Fran\u00e7oise WAGENER, premier conseiller, Linda CLESEN, greffier assum\u00e9. E n t r e: PERSONNE1.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE1.), appelantaux termes d\u2019un exploit\u2026<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_crdt_document":""},"kji_country":[8418],"kji_court":[12305],"kji_chamber":[22570],"kji_year":[8463],"kji_subject":[7724],"kji_keyword":[9055,12307],"kji_language":[7733],"class_list":["post-596665","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-cour-superieure-de-justice","kji_chamber-chambre-9","kji_year-8463","kji_subject-civil","kji_keyword-justice","kji_keyword-superieure","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.5 (Yoast SEO v27.5) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Cour sup\u00e9rieure de justice, 26 juin 2025, n\u00b0 2024-00603 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"ru_RU\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 26 juin 2025, n\u00b0 2024-00603\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"1 Arr\u00eat N\u00b0 63\/25-IX\u2013CIV Audience publique du vingt-six juin deux mille vingt-cinq Num\u00e9roCAL-2024-00603du r\u00f4le Composition: Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre, Danielle POLETTI, premier conseiller, Fran\u00e7oise WAGENER, premier conseiller, Linda CLESEN, greffier assum\u00e9. E n t r e: PERSONNE1.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE1.), appelantaux termes d\u2019un exploit\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-04-18T17:29:29+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"22 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442\u044b\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\\\/\",\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 26 juin 2025, n\u00b0 2024-00603 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-04-18T17:29:26+00:00\",\"dateModified\":\"2026-04-18T17:29:29+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 26 juin 2025, n\u00b0 2024-00603\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"ru-RU\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"width\":2114,\"height\":1253,\"caption\":\"Kohen Avocats\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 26 juin 2025, n\u00b0 2024-00603 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\/","og_locale":"ru_RU","og_type":"article","og_title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 26 juin 2025, n\u00b0 2024-00603","og_description":"1 Arr\u00eat N\u00b0 63\/25-IX\u2013CIV Audience publique du vingt-six juin deux mille vingt-cinq Num\u00e9roCAL-2024-00603du r\u00f4le Composition: Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre, Danielle POLETTI, premier conseiller, Fran\u00e7oise WAGENER, premier conseiller, Linda CLESEN, greffier assum\u00e9. E n t r e: PERSONNE1.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE1.), appelantaux termes d\u2019un exploit\u2026","og_url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\/","og_site_name":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","article_modified_time":"2026-04-18T17:29:29+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f":"22 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442\u044b"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\/","name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 26 juin 2025, n\u00b0 2024-00603 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website"},"datePublished":"2026-04-18T17:29:26+00:00","dateModified":"2026-04-18T17:29:29+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\/#breadcrumb"},"inLanguage":"ru-RU","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-26-juin-2025-n-2024-00603\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jurisprudences","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 26 juin 2025, n\u00b0 2024-00603"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","name":"Kohen Avocats","description":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.","publisher":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"ru-RU"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization","name":"Kohen Avocats","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"ru-RU","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","contentUrl":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","width":2114,"height":1253,"caption":"Kohen Avocats"},"image":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision\/596665","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision"}],"about":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/types\/kji_decision"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=596665"}],"wp:term":[{"taxonomy":"kji_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_country?post=596665"},{"taxonomy":"kji_court","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_court?post=596665"},{"taxonomy":"kji_chamber","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_chamber?post=596665"},{"taxonomy":"kji_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_year?post=596665"},{"taxonomy":"kji_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_subject?post=596665"},{"taxonomy":"kji_keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_keyword?post=596665"},{"taxonomy":"kji_language","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_language?post=596665"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}