{"id":598355,"date":"2026-04-18T23:09:32","date_gmt":"2026-04-18T21:09:32","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-mai-2024-n-2022-01148\/"},"modified":"2026-04-18T23:09:35","modified_gmt":"2026-04-18T21:09:35","slug":"cour-superieure-de-justice-22-mai-2024-n-2022-01148","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-mai-2024-n-2022-01148\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 22 mai 2024, n\u00b0 2022-01148"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0065\/24\u2013VII\u2013CIV Audience publique duvingt-deuxmaideux mille vingt-quatre Num\u00e9ro CAL-2022-01148du r\u00f4le. Composition: Jean ENGELS, pr\u00e9sident de chambre; Nadine WALCH,premierconseiller; Fran\u00e7oise SCHANEN, conseiller; Andr\u00e9 WEBER, greffier. E n t r e : la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE1.),inscrite auregistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son (ses) g\u00e9rant (s), actuellement en fonctions, partieappelanteaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justiceGeorges WEBERde Diekirch du 21 octobre2022, comparant par Ma\u00eetreCatherine HORNUNG, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, e t : PERSONNE1.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE2.), partieintim\u00e9eaux fins dususdit exploitWEBERdu21 octobre2022, comparant par la soci\u00e9t\u00e9 anonyme KRIEGER ASSOCIATES, inscrite \u00e0 la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des avocats du barreau de Luxembourg, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2146 Luxembourg, 63-65, rue de Merl,inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B240929, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la<\/p>\n<p>2 pr\u00e9sente proc\u00e9dure parMa\u00eetreGeorges KRIEGER, avocat \u00e0 la Cour,demeurant professionnellement \u00e0 la m\u00eame adresse. __________________________________________________________________ LA COUR D\u2019APPEL: Faits et r\u00e9troactes Par acte de vente en \u00e9tat futur d\u2019ach\u00e8vement du 3 mai 2017(ci-apr\u00e8s l\u2019acte de vente), la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)(ci-apr\u00e8s lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.))a vendu, moyennant un prix de vente de 377.869,-euros,\u00e0PERSONNE1.)(ci-apr\u00e8s PERSONNE1.))un immeuble en copropri\u00e9t\u00e9 \u00e0 construire, d\u00e9nomm\u00e9ADRESSE3.)\u00bb, sur un terrain sis \u00e0ADRESSE4.), inscrit au cadastre de la commune deADRESSE5.), section C deADRESSE6.), lieu-ditADRESSE7.)\u00bb sous le num\u00e9roNUMERO2.), compos\u00e9 des lots privatifs suivants : -un appartement avec balcon constituant le lot num\u00e9roNUMERO3.)\/A\/A\/09 au neuvi\u00e8me \u00e9taged\u2019une surface utile de 54,82 m 2 , -une cave constituant le lot num\u00e9roNUMERO4.)\/P\/A\/83 au troisi\u00e8me sous-sol d\u2019une surface utile de 5,08 m 2 , -un emplacement int\u00e9rieur constituant le lot num\u00e9roNUMERO5.)\/P\/C\/83 au troisi\u00e8me sous-sol d\u2019une surface utile de 11,57 m 2 . Par acte du 25 juin 2019, le prix de vente a \u00e9t\u00e9 rectifi\u00e9 au montant de 366.808,92 euros, lequel a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gralement r\u00e9gl\u00e9. L\u2019article 3, alin\u00e9a 1 er de l\u2019acte de vente, intitul\u00e9\u00abD\u00e9lai d\u2019ex\u00e9cution des travaux\u00bb est de la teneur suivante: \u00abLe vendeur s\u2019oblige \u00e0 mener les travaux de telle mani\u00e8re que les ouvrages soient achev\u00e9sau plus tard le 21 octobre 2019, saufsurvenance d\u2019uncas de force majeure, ou, plus g\u00e9n\u00e9ralement, d\u2019une cause l\u00e9gitime de suspension du d\u00e9lai de livraison\u00bb. En date du2 d\u00e9cembre 2020, les parties ont sign\u00e9 un proc\u00e8s-verbal de constat d\u2019ach\u00e8vement de travaux et de prise de possession des lieux (ci-apr\u00e8s le proc\u00e8s-verbal de r\u00e9ception du 2 d\u00e9cembre 2020 ou la r\u00e9ception du 2 d\u00e9cembre 2020). Par exploit d\u2019huissier du 16 novembre 2021,PERSONNE1.)a fait donner assignation \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, pour la voir condamnerau paiement des montants de: -18.943,35euros\u00e0 titre d\u2019indemnisation pour le pr\u00e9judice caus\u00e9 par le d\u00e9passement du d\u00e9lai d\u2019ach\u00e8vement conventionnel, sinon toute autre somme m\u00eame sup\u00e9rieure \u00e0 d\u00e9terminer par le tribunal, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 21 octobre 2019, date de l\u2019ach\u00e8vement conventionnellement fix\u00e9e, sinon \u00e0 partir de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde,<\/p>\n<p>3 -9.000,-euros\u00e0 titre de moins-value au vu du vice affectant leparklift, sinon toute autre somme m\u00eame sup\u00e9rieure \u00e0 d\u00e9terminer par le tribunal, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde, -5.000,-euros, sous r\u00e9serve d\u2019augmentation de la demande en cours d\u2019instance, \u00e0 titre du pr\u00e9judice moral subi, -5.000,-euros, sous r\u00e9serve d\u2019augmentation de la demande en cours d\u2019instance, \u00e0 titredu pr\u00e9judice mat\u00e9riel subi \u00e0 titre des frais et honoraires d\u2019avocat. Ellea encoresollicit\u00e9la majoration du taux d\u2019int\u00e9r\u00eat l\u00e9gal de trois points \u00e0 partir du 3 i\u00e8me mois qui suit la signification du jugement \u00e0 intervenir, la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500,-euros, sous r\u00e9serve d\u2019augmentation de la demande en cours d\u2019instance, ainsi qu\u2019\u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance avec distraction au profit de son mandataire. En coursd\u2019instance, elle a augment\u00e9 sa demande au titre des frais et honoraires d\u2019avocat au montant de 6.435,-euros. Par un jugement rendu le 13 juillet 2022, le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, a: -d\u00e9clar\u00e9la demanderecevableet partiellement fond\u00e9e, -condamn\u00e9la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)le montant de 11.875,45eurosau titre d\u2019indemnit\u00e9 de retard avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, -condamn\u00e9la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)le montant de 1.000,-eurosau titre de pr\u00e9judice moral avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, -dit que le taux de l\u2019int\u00e9r\u00eat l\u00e9gal sera major\u00e9 de trois points \u00e0 l\u2019expiration d\u2019un d\u00e9lai de trois moissuivant la signification du jugementintervenu, -condamn\u00e9la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0payer \u00e0PERSONNE1.)le montant de 2.340,-eurosau titre de frais d\u2019avocat, -condamn\u00e9la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500,-eurossur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, -d\u00e9bout\u00e9la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)de sa demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, -condamn\u00e9la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance et ena ordonn\u00e9la distraction au profit de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme KRIEGER ASSOCIATES, repr\u00e9sent\u00e9e par Ma\u00eetre Georges KRIEGER, qui l\u2019a demand\u00e9e, affirmant en avoir fait l\u2019avance, -dit qu\u2019il n\u2019y a pas lieu \u00e0 ex\u00e9cution provisoire du jugementintervenu. Proc\u00e9dure Par exploit d\u2019huissier du 21 octobre 2022, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a relev\u00e9 appel contre le jugement du 13 juillet 2022, lequel lui a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 le 5 octobre 2022. Par r\u00e9formation du jugement entrepris, la partie appelante demande \u00e0\u00eatre d\u00e9charg\u00e9e des condamnations intervenues \u00e0 son encontre et elle requiert la condamnation de<\/p>\n<p>4 PERSONNE1.)au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000,-euros sur base de l\u2019article 240 duNouveau Code de proc\u00e9dure civile. Elle sollicite l\u2019allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 4.000,-euros pour l\u2019instance d\u2019appel et la condamnation dePERSONNE1.)aux frais et d\u00e9pens des deux instances, avec distraction au profit de son avocat \u00e0 la Cour concluant, affirmant en avoir fait l\u2019avance. PERSONNE1.)demande \u00e0 voir d\u00e9clarer l\u2019appel non fond\u00e9 et elle sollicite la confirmation du jugement entrepris. Elle rel\u00e8ve appel incident et demande, par r\u00e9formation du jugement du 13 juillet 2022, la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)au paiement des montants suivants: -18.943,35 euros \u00e0 titre d\u2019indemnisation pour le pr\u00e9judice caus\u00e9 par le d\u00e9passement du d\u00e9lai d\u2019ach\u00e8vement conventionnel, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, -9.000,-euros \u00e0 titre de moins-valueen raisondu vice affectant leparklift, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, -5.000,-euros\u00e0 titre du pr\u00e9judice moral subi,avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde -2.500,-euros\u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Elle demande acte de sa \u00abdemande additionnelle en augmentation de sa demande decondamnation de la partie adverse au paiement des frais et honoraires\u00bb et elle requiert la condamnation de la partie appelante\u00abau montanttotalde 14.664,47 euros\u00bb. En tout \u00e9tat de cause, elle demande la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)au paiementd\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000,-euros sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civilepour l\u2019instance d\u2019appel ainsi quesa condamnation aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, avec distractionau profit de sonavocat \u00e0 la Cour concluant, affirmant en avoir fait l\u2019avance. Par d\u00e9cision du 6 d\u00e9cembre 2023, le magistrat de mise en \u00e9tat a restitu\u00e9 la pi\u00e8ce num\u00e9ro 17 au mandataire dePERSONNE1.), motif pris qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9e en dehors des d\u00e9lais fix\u00e9s par l\u2019ordonnance de mise en \u00e9tat simplifi\u00e9e du 2 mai 2023. Par ordonnance du 6 d\u00e9cembre 2023, l\u2019instruction de l\u2019affaire qui s\u2019est faite conform\u00e9ment aux articles 222-1 et suivants du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, a \u00e9t\u00e9 cl\u00f4tur\u00e9e et les mandataires des parties ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s que l\u2019affaire est renvoy\u00e9e devant la Cour \u00e0 l\u2019audience des plaidoiries du 27 mars 2024. Positions des parties La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) La partie appelante expose que le chantier a commenc\u00e9 au milieu de l\u2019\u00e9t\u00e9 2017 sous le pilotage de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE2.)(ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)), laquelleaurait assum\u00e9la fonction de project manager.<\/p>\n<p>5 Sit\u00f4t les fondationspos\u00e9es, sous la direction et la responsabilit\u00e9 de l\u2019entreprise g\u00e9n\u00e9rale, la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)(ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)), le chantier aurait connu d\u2019importants retards qui auraient emp\u00each\u00e9 la livraison des divers lots de copropri\u00e9t\u00e9 dans led\u00e9lai initialement indiqu\u00e9 dans l\u2019acte de vente. Plusieurs dizaines de journ\u00e9es d\u2019intemp\u00e9ries, d\u00fbment attest\u00e9es par les relev\u00e9s m\u00e9t\u00e9orologiques locaux, auraient retard\u00e9 les travaux, qui auraient \u00e9t\u00e9 totalement interrompus \u00e0 compter du 17 mars 2020 jusqu\u2019au 20 avril 2020, du fait des mesures gouvernementales prescrites dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire li\u00e9e au Covid-19.La reprise du chantier aurait n\u00e9cessairement \u00e9t\u00e9 ralentieen raison des contingences sanitaires. A ces contraintes, totalement \u00e9trang\u00e8res \u00e0 sa volont\u00e9, se seraient encore ajout\u00e9es des augmentations de d\u00e9lai en raison des \u00abTravaux Modificatifs Acqu\u00e9reurs\u00bb affectant les diverslots de copropri\u00e9t\u00e9. S\u2019agissant d\u2019\u00e9v\u00e9nementsassimil\u00e9s \u00e0 la force majeure, les acqu\u00e9reurs, dont lapartie intim\u00e9e, auraient \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s des difficult\u00e9s rencontr\u00e9es et des mesures prises par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)pour y rem\u00e9dier le plus efficacement que possible. En droit, la partie appelante ne conteste pas que l\u2019obligation de livrer un ouvrage dans le d\u00e9lai convenu constitue une obligation de r\u00e9sultat dans le chef du promoteur- vendeur, \u00e0 qui il appartient de s\u2019exon\u00e9rer par la preuve d\u2019une faute de la victime ou d\u2019une cause \u00e9trang\u00e8re rev\u00eatant les caract\u00e9ristiques de la force majeure. En cas d\u2019\u00e9v\u00e9nements ext\u00e9rieurs, impr\u00e9visibles, irr\u00e9sistibles, tous \u00e9trangers au constructeur et assimilables \u00e0 la force majeure, l\u2019obligation de r\u00e9sultatc\u00e8derait. Iln\u2019y aurait pasnon plusmanquement \u00e0 cette obligation de r\u00e9sultat quand le contrat lui-m\u00eamepr\u00e9voitdescauses l\u00e9gitimes de suspension du d\u00e9lai. Une tellestipulationne serait pas \u00e0 qualifier de clause abusive mais elle constituerait en droit positif une simple clause d\u2019am\u00e9nagement de l\u2019obligation de d\u00e9livrance, laquelle serait valable lorsque l\u2019allongement du d\u00e9lai est raisonnable et que l\u2019\u00e9v\u00e9nement fortuit se trouve en relation directe avec le retard intervenu dans la construction, ce qui serait le cas en l\u2019esp\u00e8ce. Le doublement du d\u00e9lai, n\u00e9cessaire pour amortir l\u2019impact de l\u2019\u00e9v\u00e9nement ext\u00e9rieur irr\u00e9sistible sur l\u2019organisation g\u00e9n\u00e9rale du chantier, ne constituerait d\u00e8s lors pas une clause abusive.D\u2019ailleurs,la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)consid\u00e8re que le simple fait qu\u2019une clause est, ou para\u00eet, d\u00e9savantageuse pour le consommateur, ne permettraitpasde conclure \u00e0 son caract\u00e8re abusif. Sauf \u00e0 m\u00e9conna\u00eetre l\u2019obligation d\u2019ex\u00e9cution de bonne foi du contrat, PERSONNE1.)ne saurait remettre en cause un engagement synallagmatiquelibrement contract\u00e9 en pleine connaissance de cause. La partie appelantese pr\u00e9vaut plus particuli\u00e8rement deplusieurs \u00e9v\u00e9nements relevant de la force majeure ou \u00e9tant \u00e0 qualifier de causes l\u00e9gitimes de suspension,\u00e0 savoir:<\/p>\n<p>6 -les intemp\u00e9ries, -la crise sanitaire, -les difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement, -les travaux modificatifs acqu\u00e9reurs, -l\u2019incidence de tiers dans la livraison de l\u2019immeuble. Pour justifier le retard dans l\u2019ach\u00e8vement des travaux, elle se pr\u00e9vaut de 149 jours calendaires d\u2019intemp\u00e9rieset elleaffirme que\u00ables jours d\u2019intemp\u00e9rie sont justifi\u00e9s par les relev\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)qui les a communiqu\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) avec \u00e0 l\u2019appui des relev\u00e9s de la station m\u00e9t\u00e9orologique deORGANISATION1.)\u00bb. Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019acte de vente, il y aurait lieu de doubler le montant de 149 et de prendre en consid\u00e9ration 298 jours de suspension du d\u00e9lai d\u2019ex\u00e9cution des travaux. Concernant la crise sanitaire, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)reproche \u00e0 la juridiction de premi\u00e8re instance d\u2019avoir \u00e9cart\u00e9 d\u2019un trait de plume le retard invoqu\u00e9 par la lenteur de la reprise du chantier \u00e0 l\u2019issue de la fermeture impos\u00e9e par les pouvoirs publics en raison de la pand\u00e9mie du Covid-19. Le simple bon sens commanderait d\u2019admettre que la pand\u00e9mie, qui a impos\u00e9 l\u2019interruption totale des activit\u00e9s pendant 33 jours, a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un certain nombre de contaminations parmi les salari\u00e9s des entreprises intervenant sur le chantier. La relance des chantiers de construction aurait fait partie de la premi\u00e8re phase de d\u00e9confinement. Il aurait \u00e9t\u00e9 constant que l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des salari\u00e9s et de leur entourage, notamment les \u00abcas-contact\u00bb et les contaminations, aurait lourdement impact\u00e9 la vie des entreprises du b\u00e2timent lors de la reprise des activit\u00e9s. La partie appelante en d\u00e9duit \u00abqu\u2019au titre de la crise sanitaire li\u00e9e au Covid-19, il y a donc lieu de retenir \u00e0 tout le moins 66 jours de suspension du d\u00e9lai d\u2019ex\u00e9cution des travaux (33 jours x 2), \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019impact global sur les travaux est, dans les faits, bien sup\u00e9rieur, pour les raisons pr\u00e9c\u00e9demment expos\u00e9es\u00bb et elle en conclut que \u00abla r\u00e9formation du jugement sur ce point s\u2019impose\u00bb. La partieappelante fait encore \u00e9tat de difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement pour justifier un retard dans l\u2019ex\u00e9cution des travaux.Elle soutient que l\u2019avancement des travaux a \u00e9t\u00e9 fortement \u00e9branl\u00e9 pour deux raisons principales, \u00e0 savoir: -les difficult\u00e9s d\u2019approvisionnementconcernant leparvis compte tenu du fait que la commune aurait exig\u00e9 l\u2019utilisation d\u2019un produit sp\u00e9cifique qui n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 que par un seul fabricant, et -les difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement concernant la fa\u00e7adeau motif quele mat\u00e9riel utilis\u00e9 pour r\u00e9aliser la fa\u00e7ade de l\u2019immeuble aurait \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement sp\u00e9cifique et r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir d\u2019alternance de verre \u00e9maill\u00e9. Les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE3.)etSOCIETE2.)seraient les seules \u00e0 pouvoir quantifier exactement les jours de retard engendr\u00e9s par ces difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement, de sorte que ce serait \u00e0 tort que les magistrats ayant si\u00e9g\u00e9 en premi\u00e8re instance n\u2019ont pas<\/p>\n<p>7 tenu compte de cette cause de suspension des d\u00e9lais au motif que le quantum \u00e9tait ind\u00e9termin\u00e9. M\u00eame si le quantum demeure ind\u00e9termin\u00e9, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)demande la r\u00e9formation du jugement entrepris et demande qu\u2019il soit \u00abretenu une paralysie du chantier de plusieurs semaines, compte tenu du doublement des d\u00e9lais contractuellement pr\u00e9vu\u00bb. Pour justifier le retard d\u2019ex\u00e9cution destravaux, la partie appelante se pr\u00e9vaut encore detravauxmodificatifsacqu\u00e9reurs. Elle expose quePERSONNE1.)aaccept\u00e9 etsign\u00e9 en date du 7 f\u00e9vrier 2019 une offre de modification \u00e9manant de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)suivant laquelle lestravaux modificatifsacqu\u00e9reursont \u00e9t\u00e9 comptabilis\u00e9s pour une dur\u00e9e de 8 jours ouvr\u00e9s, soit 10 jours calendaires. Contrairement \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9admis par la juridiction de premi\u00e8re instance,PERSONNE1.)ne saurait, dans le cadre d\u2019une proc\u00e9dure judiciaire par elle initi\u00e9e, remettre en cause la port\u00e9e de son engagement. Au titre destravauxmodificatifsacqu\u00e9reurs, il y auraitd\u00e8s lorslieu de retenir un total de 20 jours de suspensiondu d\u00e9lai d\u2019ex\u00e9cution des travaux. Finalement, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)soutient qu\u2019il ne lui appartenait pas de s\u2019immiscer dans les relations contractuelles de l\u2019entreprise g\u00e9n\u00e9rale, la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.), avec les divers intervenants sur le chantier, ni de se substituer \u00e0 elle dans la direction du chantier, son pilotage et la coordination des divers intervenants. PERSONNE1.)ferait fi des attributions d\u00e9volues aux divers acteurs principaux, et partant de leurs obligations respectives, pour les imputer \u00e0 tort au promoteur. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)affirme avoir accompli consciencieusement ses obligations de promoteur envers les acqu\u00e9reurs dans le cadre des ventes en \u00e9tat futur d\u2019ach\u00e8vement. Elle en d\u00e9duit qu\u2019elle a respect\u00e9 le d\u00e9lai de livraison r\u00e9sultantde l\u2019adaptation contractuelle fix\u00e9e en casde survenance de causes l\u00e9gitimes de suspension. Elle r\u00e9capitule ses conclusions comme suit: \u00abActe de VEFA du 3 mai 2017 Conditions de livraison selon acte: 21 octobre 2019 COVID: 33 Intemp\u00e9ries (jours calendaires): 149 TMA: 10 (8 joursouvr\u00e9s repr\u00e9sentant 10 jours calendaires) D\u00e9lai d\u2019approvisionnement: [r\u00e9serv\u00e9] d\u00e9tail et planning entre les mains de SOCIETE3.) Total des jours \u00abd\u00e9calage\u00bb: 192 D\u00e9lais doubl\u00e9s: (33&#215;2) + (149&#215;2) + (10X2) = 384 jours Date recal\u00e9e avec d\u00e9lais doubl\u00e9s: 7novembre 2020 Date de livraison effective des lots \u00e0 MadamePERSONNE1.): 2 d\u00e9cembre 2020 Diff\u00e9rence: +26 jours (compte tenu des d\u00e9lais d\u2019approvisionnement, soit moins d\u2019un mois)\u00bb.<\/p>\n<p>8 La partie appelante conclut que sa responsabilit\u00e9 ne saurait \u00eatre retenue, motif pris qu\u2019elle aurait livr\u00e9 les ouvrages avec tout au plus un retard de trois semaines. En ordre subsidiaire,\u00absi laCour devait avoir le moindre doute sur le d\u00e9calagede livraison au regard de la survenance des diff\u00e9rentes causes l\u00e9gitimesde suspension pr\u00e9cit\u00e9es, la partie concluante sollicite la nomination d\u2019un expert qui pourrait ainsi se prononcer sur la d\u00e9termination de la date du d\u00e9calage de livraison des appartements des parties demanderesses [sic] sur base des pi\u00e8ces produites \u00e0 la cause\u00bb. En ordre plus subsidiaire, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)contestetantle principe, que le quantumdu pr\u00e9judice mat\u00e9riel all\u00e9gu\u00e9. Elle reproche \u00e0 la juridiction de premi\u00e8re instance d\u2019avoir allou\u00e9 une indemnisation \u00e0PERSONNE1.)sur base de simples affirmations non corrobor\u00e9es par la moindre pi\u00e8ce. Le pr\u00e9judice mat\u00e9riel invoqu\u00e9 \u00e0 titre de perte de loyers serait purement hypoth\u00e9tique. PERSONNE1.)ne rapporterait aucun \u00e9l\u00e9ment de preuve pour d\u00e9montrer que l\u2019immeuble a \u00e9t\u00e9 offert en location, qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 lou\u00e9 et \u00e0 quel prix. Les magistrats ayant si\u00e9g\u00e9 en premi\u00e8re instance se seraient encore tromp\u00e9s en se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 la norme l\u00e9gale tendant \u00e0 fixer le loyer maximal d\u2019un bien. Il aurait appartenu \u00e0PERSONNE1.)de verser une \u00e9valuation de la valeur locative de son appartement. Finalement, l\u2019approche dePERSONNE1.)tendant \u00e0 dire qu\u2019elle aurait \u00e9t\u00e9 priv\u00e9e de la possibilit\u00e9 de louer son appartement pourle prix de 1.528,37 euros pendant 12 mois et demi ne saurait \u00eatre accueillie pour \u00eatre simpliste.Il conviendrait de v\u00e9rifier si PERSONNE1.)a pay\u00e9 les mensualit\u00e9s du pr\u00eat pendant toute la p\u00e9riode concern\u00e9e et il faudrait tenir compte du tableau d\u2019amortissement pendant la p\u00e9riode d\u2019indemnisation. Face \u00e0 ces incertitudes, la Cour ne saurait retenir l\u2019existence d\u2019un pr\u00e9judice r\u00e9el et certain dans le chef dePERSONNE1.). En ordre subsidiaire et si par impossible une indemnisation devait \u00eatre accord\u00e9e \u00e0 la partie intim\u00e9e en raison d\u2019un quelconque retard de livraison, il conviendrait de limiter la perte de chance \u00e0 10%, sinon 30% de la valeur locative \u00e0 arbitrerex aequo et bonoen tenant compte du fait qu\u2019un loyer de 1.528,27 euros est largement sur\u00e9valu\u00e9, l\u2019appartement en question n\u2019ayant qu\u2019une superficie de 54 m\u00e8tres carr\u00e9s. La partie appelante conteste \u00e9galement quePERSONNE1.)ait subi un pr\u00e9judice moral. Elle rappelle que le retard aurait, tout au plus, \u00e9t\u00e9 de 26 jours et ce sans compter le retard li\u00e9 aux probl\u00e8mes d\u2019approvisionnement et elle consid\u00e8re qu\u2019elle a ex\u00e9cut\u00e9 le contrat selon les modalit\u00e9s qu\u2019il renferme. A cela s\u2019ajouterait que le pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9 ne serait nullement \u00e9tabli. PERSONNE1.)se contenterait d\u2019invoquer \u00abune situation de pr\u00e9occupation, de stress et d\u2019angoisse\u00bb qu\u2019elle aurait v\u00e9cue du fait de ce que la date de livraison aurait \u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>9 repouss\u00e9e \u00absans raison valable\u00bb en omettant de prendre en consid\u00e9ration que le risque de retard \u00e9tait pr\u00e9vu dans le contrat lui-m\u00eame, lequel enavaitam\u00e9nag\u00e9les cons\u00e9quences. Quant \u00e0 l\u2019appel incident relev\u00e9 parPERSONNE1.),la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) maintient, tout comme en premi\u00e8re instance, sa position consistant \u00e0 dire que leparklift qui a \u00e9t\u00e9 livr\u00e9 \u00e0PERSONNE1.)correspondentous points \u00e0 ce qui luia \u00e9t\u00e9 vendu. Pour \u00e9tayer son affirmation, elle se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la notice descriptive des travaux et fournitures du 11 juillet 2016 d\u00fbment sign\u00e9e parPERSONNE1.), \u00e0 l\u2019attribution des stationnements au sous-sol 2 et \u00e0 la \u00abfiche d\u2019informationSOCIETE4.)Parklift450\u00bb d\u00e9taillant les dimensions duparkliftcorrespondant \u00e0 la d\u00e9signation \u00abmod\u00e8lecompact\u00bb. En ordre subsidiaire et pour autant que la Cour devait retenir un d\u00e9faut de conformit\u00e9 concernant leparklift, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)demande la confirmation du jugement entrepris en ce que les magistrats de premi\u00e8re instance ont d\u00e9cid\u00e9 que le d\u00e9faut de livraison d\u2019unparkliftconforme \u00e0 la commande constitue un d\u00e9faut de conformit\u00e9 apparent couvert par la r\u00e9ception sans r\u00e9servesdu 2 d\u00e9cembre 2020. Elle demande d\u00e8s lors de d\u00e9clarer l\u2019appel incident non fond\u00e9. Concernant les frais d\u2019avocat, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)demande quePERSONNE1.) soit d\u00e9bout\u00e9e de toutes sespr\u00e9tentions, motifs pris que c\u2019est \u00e0 tort qu\u2019elle fonde son action sur un retard qu\u2019elle essaye d\u2019imputer au promoteur et que sa demande au titre d\u2019une moins-value affectant leparkliftne repose sur aucun fondement. Pour les m\u00eames motifs, elle requiert quePERSONNE1.)soit d\u00e9bout\u00e9e de ses pr\u00e9tentions sur base de l\u2019article 240 duNouveau Code de proc\u00e9dure civile. PERSONNE1.) La partie intim\u00e9erappelle que l\u2019acte de vente pr\u00e9voyait un d\u00e9lai d\u2019ach\u00e8vement au plustard le 21 octobre 2019, sauf survenance d\u2019un cas de force majeure ou d\u2019une cause l\u00e9gitime du d\u00e9lai de livraison, et que l\u2019ouvrage n\u2019a \u00e9t\u00e9 livr\u00e9 que le 2 d\u00e9cembre 2020. Elle en d\u00e9duit que le promoteur a manifestement manqu\u00e9 \u00e0 son obligation de r\u00e9sultat ded\u00e9livrer l\u2019immeuble end\u00e9ans le d\u00e9lai convenu et que sa responsabilit\u00e9 est engag\u00e9e de ce fait. Elleconteste formellement avoir \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e du retard de livraison de l\u2019ouvrage d\u00fb aux conditions climatiques,aux difficult\u00e9s d\u2019approvisionnementou aux pr\u00e9tendus travaux modificatifs.Elle souligne que la partie adverse est en d\u00e9faut de verser la moindre pi\u00e8ce pour \u00e9tablir ses affirmations. Elle en d\u00e9duit que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ne s\u2019est pas exon\u00e9r\u00e9e de la pr\u00e9somption de responsabilit\u00e9 pesant sur elle \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019ellea manqu\u00e9 aux obligations contractuelles aux termes desquelles elle avait l\u2019obligation de la pr\u00e9venir \u00e0 chaque survenance d\u2019une des circonstances du report du d\u00e9lai de livraison du bien et de justifier qu\u2019il s\u2019agissait ou d\u2019une cause l\u00e9gitime de suspension ou d\u2019une cause rev\u00eatant les caract\u00e9ristiques de la force majeure.<\/p>\n<p>10 Subsidiairement,PERSONNE1.)estime que les causes soulev\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)ne remplissent aucun des crit\u00e8res contractuellement pr\u00e9vus. Les bulletins m\u00e9t\u00e9orologiques vers\u00e9s en cause ne permettraient pas de qualifier ces conditions m\u00e9t\u00e9orologiques d\u2019impr\u00e9visibles et d\u2019irr\u00e9sistibles,\u00e9tant donn\u00e9 que les p\u00e9riodes de pluies, d\u2019un peu de gel ou d\u2019un peu de neige seraientmonnaie courante et n\u2019auraientrien d\u2019impr\u00e9visible.Par ailleurs, ilaurait appartenu au promoteur de tenir compte de ces al\u00e9as dans la fixation du d\u00e9lai de livraison de l\u2019ouvrage. M\u00eame si les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques sont pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019acte de vente comme cause de report du d\u00e9lai de livraison, toujours est-ilqu\u2019il aurait falluqu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une cause l\u00e9gitimede suspension du d\u00e9lai. Pour qu\u2019une cause de suspension du d\u00e9lai puisse \u00eatre qualifi\u00e9e de l\u00e9gitime, il faudrait que la partie qui invoque cet emp\u00eachement temporaire prouve qu\u2019il n\u2019a pas pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9, nonobstant sa diligence et sa pr\u00e9voyance, ce qui ne serait pasle cas en l\u2019esp\u00e8ce.La partie appelante n\u2019aurait pas non plus prouv\u00e9 que les pr\u00e9tendues intemp\u00e9ries aient eu un effet direct et imm\u00e9diatrendant impossible la r\u00e9alisation des travauxqui auraient d\u00fb \u00eatre effectu\u00e9s le jour de l\u2019intemp\u00e9rie. PERSONNE1.)conteste finalement la pertinence des pi\u00e8ces vers\u00e9es par la partie appelante pour justifier le retard de livraison. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)se contenterait de verser des relev\u00e9s d\u2019intemp\u00e9ries fournis par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)avec des bulletins deORGANISATION1.)et un tableau de suivi des intemp\u00e9ries de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.). Or, selon les stipulations contractuelles, la justification de la survenance d\u2019une cause l\u00e9gitime desuspension aurait d\u00fb \u00eatre apport\u00e9e par le vendeur \u00e0 l\u2019acqu\u00e9reur par une lettre du ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre. Les pi\u00e8cesattestant pr\u00e9tendument les intemp\u00e9riesdevraientd\u00e8s lorsencourir le rejet pour ne pas \u00e9maner du ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre. PERSONNE1.)en d\u00e9duit que le report de la date d\u2019ach\u00e8vement n\u2019est pas justifi\u00e9 en raison d\u2019intemp\u00e9ries et elle demande la confirmation du jugement entrepris. Les pr\u00e9tendus retards dans les commandes ne seraient pas davantage \u00e0 qualifier d\u2019impr\u00e9visibles et d\u2019irr\u00e9sistibles,motifprisqu\u2019il appartiendraitau promoteur, sinon au sous-traitant, de passer commande en temps utile. Quant aux pr\u00e9tendus travaux modificatifs,PERSONNE1.)conteste avoir pass\u00e9 une commande de travaux suppl\u00e9mentaires, sinon modificatifs.Conform\u00e9ment aux pr\u00e9visionscontractuelles, elle aurait \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e \u00e0 choisir entre une douche ou une baignoire et\u00e0se prononcer sur les emplacements des corps de chauffe, des points lumineux, des interrupteurs. Elle aurait d\u00fb faire un choix des appareils \u00e9lectriques et se prononcer sur la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9voir une cloison suppl\u00e9mentaire. Le choix de l\u2019ensemble de ces prestations aurait d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu en page 17 de l\u2019acte de venteet elle conteste ne pas avoir effectu\u00e9 ses choix end\u00e9ans les d\u00e9lais requis.<\/p>\n<p>11 En ordre subsidiaire, elle soutient qu\u2019il aurait appartenu au promoteur de solliciter une prorogation du d\u00e9lai d\u2019ach\u00e8vement dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une commande de travaux suppl\u00e9mentaires. Conform\u00e9ment aux stipulations contractuelles, cette prorogation du d\u00e9lai aurait d\u00fb se faire par \u00e9crit, ce qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 le cas en l\u2019esp\u00e8ce. Elle soul\u00e8ve l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande d\u2019expertise formul\u00e9e par la partie appelante pour constituer une demande nouvelle en instance d\u2019appel. En ordre subsidiaire, elle invoque l\u2019article 351 duNouveau Code de proc\u00e9dure civile etdemande le rejet de la mesure au motif qu\u2019il n\u2019y aurait pas lieu de pallier la carence de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)dans l\u2019administration de la preuve. PERSONNE1.)demande d\u00e8s lors \u00e0 voir d\u00e9clarer l\u2019appel non fond\u00e9 et elle sollicite la confirmation du jugement entrepris par adoption de ses motifs tant pour l\u2019indemnit\u00e9 de retard, le pr\u00e9judice moral, l\u2019augmentation du taux d\u2019int\u00e9r\u00eat l\u00e9gal de trois points, les frais et honoraires d\u2019avocat et le sort r\u00e9serv\u00e9 aux pr\u00e9tentions de part et d\u2019autre sur base de l\u2019article 240 duNouveau Code de proc\u00e9dure civile. Concernant le montant allou\u00e9 \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de retard, elle soutient n\u00e9anmoins que\u00able jugement de premi\u00e8re instance est \u00e0 r\u00e9former sur deux points: -en ce qu\u2019il ad\u00e9clar\u00e9e fond\u00e9e la clause de doubler le nombre de jours de retard, -en ce qu\u2019il n\u2019a pas fait droit \u00e0 l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du montant r\u00e9clam\u00e9 par la concluante au titre de l\u2019indemnit\u00e9 de retard, en fixant \u00e0 70% la chance pour la partie concluante de percevoir des loyers pendant la p\u00e9riode des retards d\u2019ach\u00e8vement\u00bb. Elle soutient que la clause de doubler le nombre de jours de retard constitueraitune clause abusive et ne saurait valoir,\u00e9tant donn\u00e9 que \u00abmultiplier par deux les retards d\u2019ach\u00e8vement ne saurait \u00eatreconsid\u00e9r\u00e9 comme un allongement du d\u00e9lai raisonnable en relationdirecte avec un retard\u00bb.Une telle clause serait contraire \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat de la partie faible au contrat, le consommateur. Par r\u00e9formation du jugement entrepris, elle demande le rejet de la clause pour \u00eatre abusive. Elle reproche encore \u00e0 la juridiction de premi\u00e8re instance de n\u2019avoir retenu que le pourcentage de 70% \u00e0 titre de perte d\u2019une chance de percevoir des loyers pendant la p\u00e9riode des retards d\u2019ach\u00e8vement. D\u00e8s r\u00e9ception du bien, elle l\u2019aurait mis en location et elle aurait trouv\u00e9 imm\u00e9diatement un locataire. Elle en d\u00e9duit que la perte serait de 100%et que son pr\u00e9judice serait certain, r\u00e9el et justifi\u00e9. Pour \u00e9tablir ses affirmations, elle verse le contrat de bail conclu imm\u00e9diatement apr\u00e8s la r\u00e9ception de l\u2019immeuble ainsi que la preuve du paiement r\u00e9gulier par le locatairedes loyersmensuels de 1.500,-euros. Par r\u00e9formation du jugement entrepris,PERSONNE1.)demande d\u00e8s lors la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)au paiement du montant de 18.943,35 euros (12 mois * 1.528,37\u20ac +[1.528,37\u20ac \/ 30,42 (nombre de jours moyen par mois) * 12 jours]) \u00e0 titre de perte de loyers.<\/p>\n<p>12 En ordre subsidiaire, elle requiert la confirmation du jugement entrepris en ce que le montant de 11.875,45 euros lui a \u00e9t\u00e9 allou\u00e9 \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de retard. Concernant leparklift,PERSONNE1.)soutient que c\u2019est \u00e0 tort que les juges de premi\u00e8re instance ont rejet\u00e9 sa demande de voir condamner lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)au paiement d\u2019une moins-valuede 9.000,-euros en raison du vice affectant leparklift. Elle affirme que le promoteur lui aurait livr\u00e9 unparkliftnon conforme aux dispositions contractuelles dans la mesure o\u00f9 elleauraitre\u00e7u unparklift, mod\u00e8le 175\/170,au lieu d\u2019unparkliftmod\u00e8le200\/195. Suivant la fiche d\u2019information lui remise au moment de la vente, leparklift(mod\u00e8le 200\/195)permettrait le stationnement d\u2019un v\u00e9hicule d\u2019une hauteur de 185cm, sinon de 180 cm,tandis que le parklift livr\u00e9, soit le mod\u00e8le 175\/170, ne permettraitque le stationnement d\u2019un v\u00e9hicule d\u2019une hauteur de 162 cm, sinon de 155 cm. La fiche d\u2019information \u00abWohr Parklift 450\u2013mod\u00e8le 200\/195\u00bb constituerait un document pr\u00e9contractuel ayant exerc\u00e9 une influence certaine sur son consentement de conclure la vente en \u00e9tat futur d\u2019ach\u00e8vement.D\u00e8s lors, le document en question ferait partie int\u00e9grante de l\u2019acte de vente. PERSONNE1.)conteste formellement avoir re\u00e7u communication de la fiche d\u2019information concernant lemod\u00e8le 175\/170. Elle se r\u00e9f\u00e8re au contrat de r\u00e9servation aux termes duquel elle aurait acquis un stationnement et que le type de stationnement serait unparklift.En ayant re\u00e7u la fiche d\u2019information concernant le mod\u00e8le 200\/195, elle auraitforc\u00e9ment, mais n\u00e9cessairementachet\u00e9 un parklift \u00e0 la seule hauteur connue, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 lahauteurcomprise entre 180 et 185 cm.Selon les documents contractuels, il n\u2019aurait exist\u00e9 qu\u2019un seul mod\u00e8le de parklift pour tout l\u2019immeuble. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)serait en d\u00e9faut de rapporter la preuve qu\u2019elle l\u2019aurait inform\u00e9e du fait qu\u2019elle recevrait un emplacement d\u2019une hauteur de 155 cm. PERSONNE1.)rel\u00e8ve encore qu\u2019il ne r\u00e9sulterait par ailleurs d\u2019aucun document contractuel qu\u2019elle ait accept\u00e9 de recevoir unparklift mod\u00e8le175\/170. PERSONNE1.)conclut que le promoteur aurait une obligation de r\u00e9sultat de livrer un ouvrage exempt de vices. S\u2019agissant d\u2019un gros ouvrage, le vice affectant le parklift rel\u00e8verait de la garantie d\u00e9cennale. En ordre subsidiaire, la responsabilit\u00e9 biennale de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)serait engag\u00e9e. Elle affirme encore que le d\u00e9faut n\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que par l\u2019usage et donc avec le temps, de sorte qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019un d\u00e9faut cach\u00e9. Dans ces circonstances, elle n\u2019aurait pas pu \u00e9mettre der\u00e9serves lors de la r\u00e9ception du 2 d\u00e9cembre 2020, le d\u00e9faut ne s\u2019\u00e9tant r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que par la suite. Elle consid\u00e8re que le promoteur-vendeur est tenu \u00e0 r\u00e9paration sur base de la garantie d\u00e9cennale, sinon biennale. Concernant le pr\u00e9judice subi, elle expose qu\u2019une locataire potentielle a d\u00fb d\u00e9cliner l\u2019offre de location du bien au motif que son v\u00e9hicule \u00e9tait trop haut pour se garer dans le mod\u00e8le parklift 175\/170.<\/p>\n<p>13 Elle demande que le pr\u00e9judice subi soit \u00e9valu\u00e9ex aequo et bonoau montant de 9.000,-euros. Appr\u00e9ciation Les appels principal et incident sont recevables pour avoir \u00e9t\u00e9 introduits dans les d\u00e9lai et formes de la loi. Quant au bien-fond\u00e9 des appels, laCour noted\u2019embl\u00e9eque le r\u00e9gime juridique appliqu\u00e9 par la juridiction de premi\u00e8re instance auxrelations entre parties n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 remis en cause, de sorte que le r\u00e9gime sp\u00e9cial pr\u00e9vu aux articles 1642-1 et 1646-1 du Code civil a vocation \u00e0 r\u00e9gir le rapport de droit entre parties. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)n\u2019a pas entrepris le jugement du 13 juillet 2022 en ce que PERSONNE1.)a \u00e9t\u00e9 d\u00e9bout\u00e9e de ses pr\u00e9tentions relatives au pr\u00e9tendu d\u00e9sordre li\u00e9 au parklift. Le d\u00e9sordre invoqu\u00e9 fait exclusivement l\u2019objet de l\u2019appel incident. Le probl\u00e8me du retard dans l\u2019ach\u00e8vement des travaux fait l\u2019objet del\u2019appel principal et de l\u2019appel incident. Pour analyser les deux probl\u00e9matiques, la Cour va suivrela chronologie adopt\u00e9e par la juridiction de premi\u00e8re instance. -D\u00e9sordre relatif auparklift PERSONNE1.)reproche \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)de lui avoir vendu un parklift mod\u00e8le 200\/195 et de n\u2019avoir livr\u00e9 qu\u2019un parklift mod\u00e8le 175\/170, de sorte que c\u2019est \u00e0 bon droit que la juridiction de premi\u00e8re instance a retenu qu\u2019elle invoque un d\u00e9faut de conformit\u00e9. En effet, le parklift n\u2019est pas affect\u00e9 d\u2019un vice\u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il n\u2019est pas impropre \u00e0 l\u2019usage auquel il est destin\u00e9, maisPERSONNE1.)se plaint que l\u2019objet livr\u00e9 n\u2019est pas conforme aux stipulations contractuelles. Pour qualifier le d\u00e9faut de conformit\u00e9 d\u2019apparent, les magistrats ayant si\u00e9g\u00e9 en premi\u00e8re instance se sont prononc\u00e9s comme suit: \u00abCet \u00e9tat des faits \u00e9tait apparent pour \u00eatre d\u00e9tectable lors d\u2019une visite normale de l\u2019immeuble. Ce d\u00e9faut aurait partant d\u00fb \u00eatre constat\u00e9 par la demanderesse lors de la r\u00e9ception des lieux et aurait d\u00fb faire l\u2019objet de r\u00e9serves de sa part si elle estimait que cette hauteur du park-lift lui causerait pr\u00e9judice. En effet, siPERSONNE1.)\u00e9tait d\u2019avis que dans le contrat un park-lift permettant d\u2019accueillir une voiture de 185 cm en hauteur \u00e9tait pr\u00e9vue et que finalement il lui a \u00e9t\u00e9 livr\u00e9 un park-lift permettant de faire entrer une voiture de 155 cm en hauteur au maximum, cette diff\u00e9rence de 30 centim\u00e8tres en hauteur \u00e9tait d\u00e9tectable m\u00eame pour un<\/p>\n<p>14 non-professionnel et si, tel que le soutient la demanderesse, la hauteur du parking a exerc\u00e9 une influence certaine sur son consentement, une attention particuli\u00e8re aurait d\u00fb \u00eatre port\u00e9e par elle sur ce point\u00bb. La Cour partage enti\u00e8rement l\u2019analyse faite par la juridiction de premi\u00e8re instance. Il est d\u00e8s lors superflu d\u2019analyser la question de savoir s\u2019il y a effectivement eu d\u00e9faut de conformit\u00e9 \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il s\u2019agirait en tout \u00e9tat de cause d\u2019un d\u00e9faut de conformit\u00e9 apparent couvert par la r\u00e9ception sans r\u00e9serves du 2 d\u00e9cembre 2020. PERSONNE1.)\u00e9tant forclose \u00e0 agir, c\u2019est \u00e0 bon droit qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9bout\u00e9e de ses pr\u00e9tentions concernant le parklift et le jugement entrepris est \u00e0 confirmer par adoption de ses motifs. -Retard dans l\u2019ach\u00e8vement des travaux Les partiess\u2019accordent \u00e0 dire que l\u2019immeuble aurait d\u00fb \u00eatre achev\u00e9 le 21 octobre 2019 et qu\u2019il ne l\u2019a \u00e9t\u00e9 qu\u2019au 2 d\u00e9cembre 2020, soit avec un retard de 13 mois et 10 jours. L\u2019article 3 de l\u2019acte de vente est de la teneur suivante: \u00abLe vendeur s\u2019oblige \u00e0 mener lestravaux de telle mani\u00e8re que les ouvrages soient achev\u00e9sau plus tard le 21 octobre 2019, sauf survenance d\u2019un cas de force majeure ou, plus g\u00e9n\u00e9ralement, d\u2019une cause l\u00e9gitime de suspension du d\u00e9lai de livraison. Pour l\u2019application de cette disposition, sont notamment consid\u00e9r\u00e9s comme causes l\u00e9gitimes de report de d\u00e9lai de livraison, les \u00e9v\u00e9nements suivants: [suit une \u00e9num\u00e9rationde 13 causes]. Ces diff\u00e9rentes circonstances auraient pour effet de retarder la livraison du bien vendu d\u2019un temps \u00e9gal au double de celui effectivement enregistr\u00e9, en raison de leur r\u00e9percussion sur l\u2019organisation g\u00e9n\u00e9rale du chantier. Dans un tel cas, la justification de la survenance de l\u2019une de ces circonstances sera apport\u00e9e par le vendeur \u00e0 l\u2019acqu\u00e9reur par une lettre du Ma\u00eetre d\u2019Oeuvre. Il est bien entendu que le d\u00e9lai ci-avant se rapporte exclusivement aux travaux faisant l\u2019objet du pr\u00e9sent acte. Les travaux ex\u00e9cut\u00e9s, le cas \u00e9ch\u00e9ant, par l\u2019acqu\u00e9reur et qui s\u2019intercalent chronologiquement entre les travaux pr\u00e9vus par le vendeur feront augmenter le d\u00e9lai global en cons\u00e9quence. La suspension temporaire des travaux, r\u00e9sultat des \u00e9v\u00e9nements qui pr\u00e9c\u00e8dent, entra\u00eene, de plein droit et sans indemnit\u00e9, la prorogation du d\u00e9lai d\u2019ex\u00e9cution initialement pr\u00e9vu pour une p\u00e9riode \u00e9galeau double \u00e0 la suspension, augment\u00e9 du laps de temps normalement n\u00e9cessaire \u00e0 la remise en route du chantier.<\/p>\n<p>15 Lorsque, par le fait de la partie acqu\u00e9reuse, l\u2019ex\u00e9cution du contrat est interrompue pour une p\u00e9riode d\u2019au moins trente jours de calendrier, uneavance sur la tranche en cours, \u00e0 concurrence de la valeur des travaux ex\u00e9cut\u00e9s, est pay\u00e9e au vendeur. De m\u00eame, si la partie acqu\u00e9reuse commande des travaux suppl\u00e9mentaires en cours d\u2019ex\u00e9cution du contrat, le promoteur se r\u00e9serve le droit d\u2019exiger uneprorogation du d\u00e9lai initialement pr\u00e9vu. Cette prorogation fait l\u2019objet d\u2019un \u00e9crit distinct, sign\u00e9 par le promoteur et la partie acqu\u00e9reuse\u00bb. Pour justifier le report du d\u00e9lai de livraison, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)fait \u00e9tat d\u2019intemp\u00e9ries, de la crise sanitaire, de difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement, de travaux modificatifs acqu\u00e9reur et de l\u2019incidence de tiers dans la livraison de l\u2019immeuble. PERSONNE1.)admet avoir \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e de l\u2019arr\u00eat du chantier pendant la p\u00e9riode du 18 mars 2020 au 20 avril 2020 en raison de la crise sanitaire. Pour le surplus, elle conteste formellement avoir \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e d\u2019une quelconque cause de report du d\u00e9lai d\u2019ach\u00e8vement et elle reproche au promoteur-vendeur de ne pas avoir respect\u00e9 ses obligations contractuelles. Il r\u00e9sulte de la lecture de l\u2019article 3 pr\u00e9cit\u00e9 que les parties au contrat ont pris le soin d\u2019arr\u00eater de mani\u00e8re tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9e la proc\u00e9dure \u00e0 suivre en cas de survenance de circonstances ayant pour effet de retarder la livraison de l\u2019ouvrage. Mis \u00e0 part l\u2019arr\u00eat de chantier pendant33 jours d\u00fb \u00e0la crise sanitairepour lequel PERSONNE1.)admet avoir re\u00e7u l\u2019information, il ne r\u00e9sulte pas des \u00e9l\u00e9ments soumis \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation de la Cour que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ait respect\u00e9 ses obligations contractuelles quant aux autres circonstances invoqu\u00e9es pour justifier un report de d\u00e9lai. En effet, elle ne verse pas la moindre pi\u00e8ce pour justifier qu\u2019elle ait inform\u00e9 PERSONNE1.)des journ\u00e9es d\u2019intemp\u00e9ries, des difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement et de l\u2019incidence de tiers dans la livraison de l\u2019immeuble. Concernant les pr\u00e9tendus travaux modificatifs acqu\u00e9reurs,la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) se pr\u00e9vaut d\u2019un document \u00e9manant de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)intitul\u00e9 \u00abOffre de modification n\u00b01\u00bb, sign\u00e9 parPERSONNE1.)en date du 7 f\u00e9vrier 2019, duquel il r\u00e9sulterait que l\u2019acqu\u00e9reur aurait command\u00e9 des travaux suppl\u00e9mentaires et qu\u2019elle aurait accept\u00e9 un report de d\u00e9lai de 10 jours calendaires. Force est de constater qu\u2019il ne r\u00e9sulte d\u2019aucun \u00e9l\u00e9ment soumis \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation de la Cour que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)etPERSONNE1.)aient sign\u00e9 un \u00e9crit pour reporter le d\u00e9lai de livraison. La Cour approuved\u00e8s lorsles magistrats ayant si\u00e9g\u00e9 en premi\u00e8re instance en ce qu\u2019ils ont d\u00e9cid\u00e9 comme suit: \u00abNonobstant le fait que les deux parties sont en d\u00e9saccord quant \u00e0 la question de savoir si ces travaux avaient d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vus dans le cahier de charges initial ou s\u2019il s\u2019agit v\u00e9ritablement d\u2019ajouts respectivement de modifications, permettant une prorogation du d\u00e9lai, force est de constater que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ne verse pas<\/p>\n<p>16 d\u2019\u00e9crit distinct prorogeant le d\u00e9lai d\u2019ach\u00e8vement en raison de travaux modificatifs tel que pr\u00e9vu par l\u2019acte notari\u00e9, de sorte qu\u2019elle n\u2019a pas respect\u00e9 les termes contractuels et par cons\u00e9quence ces jours ne sont pas \u00e0 prendre en consid\u00e9ration\u00bb. Il r\u00e9sulte de l\u2019ensemble des d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)n\u2019a pas respect\u00e9 les conditions contractuelles pour pouvoir se pr\u00e9valoir valablementd\u2019un report de d\u00e9lai. D\u00e8s lors, ilest superflu d\u2019analyserle bien-fond\u00e9 des circonstances invoqu\u00e9es, y compris la recevabilit\u00e9 et la pertinence de l\u2019offre de preuve parexpertise telle que formul\u00e9e en instance d\u2019appel. L\u2019appel principal n\u2019est d\u00e8s lors pas fond\u00e9 et il y a lieu de confirmer le jugement entrepris en ce que la juridiction de premi\u00e8re instance a d\u00e9cid\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)ne s\u2019exon\u00e8reque pour un totalde 33 joursde la pr\u00e9somption de responsabilit\u00e9 pesant sur elle concernantle retard dans l\u2019ach\u00e8vement du chantier. PERSONNE1.)reproche aux magistrats ayant si\u00e9g\u00e9 en premi\u00e8re instance d\u2019avoir doubl\u00e9 ce nombre de jours en affirmant qu\u2019il y aurait lieu defaire abstraction de cette clause contractuelle pour constituer une clause abusive.Elle se borne \u00e0 affirmer \u00abqu\u2019une telle clause est assur\u00e9ment abusive puisque l\u2019allongement du d\u00e9lai est totalement d\u00e9raisonnable et contraire \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat de la partie faible au contrat, le consommateur\u00bb. L\u2019article L.211-2(1), alin\u00e9a 1 er du Code de la consommation pr\u00e9voit que\u00abDans les contrats conclus entre un professionnel et un consommateur, toute clause ou toute combinaison de clauses qui entra\u00eene dans le contrat und\u00e9s\u00e9quilibre des droits et obligations au pr\u00e9judice du consommateur est abusive et, comme telle, r\u00e9put\u00e9e nulle et non \u00e9crite\u00bb. En l\u2019esp\u00e8ce,PERSONNE1.)reste en d\u00e9faut d\u2019\u00e9tablir, voire d\u2019all\u00e9guer,un d\u00e9s\u00e9quilibre entre les droits et obligations contractuelles r\u00e9ciproques.Le simple fait qu\u2019une clause ne soit pas favorable au consommateur n\u2019entra\u00eene pasipso factoqu\u2019elle soit abusive. L\u2019appel incident dePERSONNE1.)sur ce point n\u2019est d\u00e8s lors pas fond\u00e9 et il y a lieu de consid\u00e9rer la clause vis\u00e9e. Le jugement du 13 juillet 2022 est d\u00e8s lors \u00e0 confirmer en ce que le d\u00e9lai d\u2019ach\u00e8vement a \u00e9t\u00e9 report\u00e9 de 66 jours en raison de la crise sanitaire. Par cons\u00e9quent, lestravaux auraient d\u00fb \u00eatre termin\u00e9s pour le 27 d\u00e9cembre 2019, de sorte qu\u2019il y a eu retard pendant la p\u00e9riodedu 27 d\u00e9cembre 2019 au 2 d\u00e9cembre 2020. Le jugement entrepris n\u2019est pas critiqu\u00e9 en ce que la p\u00e9riode vis\u00e9e est constitu\u00e9e par 11 mois et 3 jours. La juridiction de premi\u00e8re instance a allou\u00e9 \u00e0PERSONNE1.)le montant de 11.875,45 euros \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de retard.<\/p>\n<p>17 Elle a consid\u00e9r\u00e9 que le bien \u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 la location et elle s\u2019est bas\u00e9e sur la loi du 21 septembre 2006 sur le bail \u00e0 usage d\u2019habitation qui pr\u00e9voit que le loyer annuel maximum pouvant \u00eatre demand\u00e9 par le bailleur correspond \u00e0 5% du capital investi. En application de cette m\u00e9thode de calcul, elle a tenu compte d\u2019une valeur locative mensuelle de 1.528,37 euros. Eu \u00e9gard aux al\u00e9as propres \u00e0 une mise en location, elle a fix\u00e9 \u00e0 70% la chance pourPERSONNE1.)de percevoir des loyers pendant la p\u00e9riode du retard d\u2019ach\u00e8vement. En application de ces crit\u00e8res, elleest arriv\u00e9e au montant de 11.875,45 euros (70% de 1.528,37 euros = 1.069,86 euros, multipli\u00e9 par 11 mois et 3 jours). La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conteste que le bien ait \u00e9t\u00e9 destin\u00e9 \u00e0unemise en location, tout comme elle conteste le montant pris en consid\u00e9ration par la juridiction de premi\u00e8re instancecommevaleur locative mensuelle. Il r\u00e9sulte de l\u2019acte de vente (page 40) quePERSONNE1.)a d\u00e9clar\u00e9 pardevant le notaire charg\u00e9 de la r\u00e9daction de l\u2019acte qu\u2019elle a acquis l\u2019immeuble en vue d\u2019une mise en location. Cette d\u00e9claration est corrobor\u00e9e par le fait qu\u2019elle a effectivement sign\u00e9 en date du 11 juin 2021 un contrat de bail avec effet au 1 er juillet 2021 (ci-apr\u00e8s le contrat de bail) pour un loyer mensuel de 1.500,-euros. Au vu de ce contrat de bail, lescontestations \u00e9mises par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) quant au principe m\u00eame d\u2019une mise en location et quant \u00e0 la valeur locative mensuelle ne sont d\u00e8s lors pas justifi\u00e9es.Contrairement aux affirmations de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), la question de savoir siPERSONNE1.)a apur\u00e9 les mensualit\u00e9s d\u2019un \u00e9ventuel pr\u00eat sont sans pertinence pour la solution du pr\u00e9sent litige Finalement, les deux parties critiquent le jugement entrepris en ce que la perte d\u2019une chance a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e \u00e0 70%. La perte d\u2019une chance peut se d\u00e9finir comme la disparition de la probabilit\u00e9 d\u2019un \u00e9v\u00e9nement favorable lorsque cette chance appara\u00eet suffisamment s\u00e9rieuse. Les juges du fond jouissent, en la mati\u00e8re, d\u2019un pouvoir souverain d\u2019appr\u00e9ciation (voir Philippe Le Tourneau et Lo\u00efc Cadiet, Droit de la responsabilit\u00e9, Dalloz action 1996, n\u00b0652). La r\u00e9paration doit \u00eatre mesur\u00e9e \u00e0 la chance perdue et ne peut \u00eatre \u00e9gale \u00e0 l\u2019avantage qu\u2019aurait procur\u00e9 cette chance si elle s\u2019\u00e9tait r\u00e9alis\u00e9e (voirCass. 1 re Civ., 08.07.1997, Bull. civ. I, n\u00b0 239; 16.07.1998, Bull. civ. I, n\u00b0 260). En pratique, tout d\u00e9pendra de la probabilit\u00e9 que la chance avait de se r\u00e9aliser;la r\u00e9paration sera fix\u00e9e en cons\u00e9quence (voirB. Fages, Droit des obligations, L.G.D.J., 4 e \u00e9d., n\u00b0 319). C\u2019est\u00e0 bon droit que les magistrats ayant si\u00e9g\u00e9 en premi\u00e8re instance ont relev\u00e9 les al\u00e9asinh\u00e9rents \u00e0 une mise en location, tels que le d\u00e9lai pour trouver un locataire, l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 d\u2019un d\u00e9part anticip\u00e9 d\u2019un locataire ou des d\u00e9fauts de paiement. La Cour signale quePERSONNE1.)a mis six mois \u00e0 compter de la r\u00e9ception du 2 d\u00e9cembre 2020 pour conclure le contrat de bail, de sorte qu\u2019elle ne saurait<\/p>\n<p>18 raisonnablement affirmer que son pr\u00e9judice devrait \u00eatre \u00e9valu\u00e9 \u00e0 100% des loyers perdus. La Cour approuvela juridiction de premi\u00e8re instance en ce qu\u2019elle a chiffr\u00e9 la fraction du pr\u00e9judice support\u00e9 parPERSONNE1.)\u00e0 70% des loyers qu\u2019elle aurait pu toucher si l\u2019ouvrage avait \u00e9t\u00e9 livr\u00e9 le 27 d\u00e9cembre 2019. C\u2019est d\u00e8s lors \u00e0 bon droit et par un raisonnement que la Cour fait sien que l\u2019indemnisation redue par lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0PERSONNE1.)a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e au montant de11.875,45 euros. Il r\u00e9sulte des d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent que le jugement entrepris est \u00e0 confirmer concernantl\u2019indemnit\u00e9 de retard et que les appels principal et incident sont \u00e0 rejeter pour \u00eatre non fond\u00e9s. Pr\u00e9judice moral M\u00eame si les parties ont pris le soin d\u2019am\u00e9nager contractuellement les cons\u00e9quences d\u2019un retard dans l\u2019ex\u00e9cution des travaux, toujours est-il qu\u2019il r\u00e9sulte des d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a failli \u00e0 son obligation contractuelle d\u2019informer l\u2019acqu\u00e9reur des circonstances justifiant le cas \u00e9ch\u00e9ant un report du d\u00e9lai de livraison. Au vu des tracas li\u00e9s au retard d\u2019ach\u00e8vement de l\u2019ouvrage, c\u2019est \u00e0 bon droit que la juridiction de premi\u00e8re instance a accord\u00e9\u00e0PERSONNE1.)une indemnisation de 1.000,-euros \u00e0 titre de pr\u00e9judice moral. Le jugement entrepris est \u00e0 confirmer sur ce point, de sorte que les appels principal et incident ne sont pas fond\u00e9s. Frais et honoraires d\u2019avocat En premi\u00e8re instance,PERSONNE1.)s\u2019est pr\u00e9value de deux notes d\u2019honoraires \u00e9mises en date des 12 novembre 2021 et 25 avril 2022 pour des montants de 2.340,- euros et de 4.095,-euros. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e au montant de 2.340,-euros au motif que PERSONNE1.)n\u2019a pas \u00e9tabli avoir acquitt\u00e9 la note d\u2019honoraires du 25 avril 2022 portant sur le montant de 4.095,-euros. En instance d\u2019appel,PERSONNE1.)augmente sa demande et requiert la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)au paiement du montant de 14.664,70 euros, qui se d\u00e9compose comme suit: 1)note d\u2019honoraires du 12\/11\/2021 2.340,00 euros 2)note d\u2019honoraires du 24\/04\/2022 4.095,00 euros 3)note d\u2019honoraires du 20\/12\/2022 2.340,00euros 4)note d\u2019honorairesdu 28\/04\/2023 542,08 euros 5)note d\u2019honoraires du 13\/11\/2023 5.347,62 euros.<\/p>\n<p>19 La seule critique formul\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 l\u2019encontre de cette demande consiste \u00e0 contester tout retard de livraison et \u00e0 dire que la demande autitre de moins- value affectant le parklift ne repose sur aucun fondement. La juridiction de premi\u00e8re instance a d\u00e9cid\u00e9 que\u00ables frais et honoraires d&#039;avocat expos\u00e9s dans le cadre d\u2019une instance sont indemnisables lorsqu\u2019ils trouvent leur origine dans la faute commise par l&#039;une des parties et s\u2019ils font partie du pr\u00e9judice subi suite \u00e0 cette faute, sans laquelle ils n&#039;auraient pas d\u00fb \u00eatre expos\u00e9s\u00bb. Un retard de livraison fautif ayant \u00e9t\u00e9 retenu dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), cette derni\u00e8re a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e au paiement des frais d\u2019avocat \u00e0 concurrence du montant de 2.340,-euros. Compte tenu du fait que le jugement entrepris est confirm\u00e9 pour le volet du retard de livraison fautif dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)et comme cette derni\u00e8re n\u2019a pas autrement critiqu\u00e9 la demande en paiement des frais et honoraires d\u2019avocat telle que pr\u00e9sent\u00e9e en instance d\u2019appel, il y a lieu de faire droit \u00e0 la demande dePERSONNE1.) pour le montant r\u00e9clam\u00e9, sauf \u00e0 d\u00e9duire le montant de 5.347,62 euros en relation avec la cinqui\u00e8me note d\u2019honoraires, aucune preuve de paiement n\u2019\u00e9tant vers\u00e9e en relation avec cette note. Ce volet de l\u2019appel incident est d\u00e8s lors partiellement fond\u00e9 et il y a lieu, par r\u00e9formation du jugement entrepris, de condamner la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0 PERSONNE1.)le montant de 9.317,08 euros. Les demandes en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 duNouveau Code de proc\u00e9dure civile Au vu du sort r\u00e9serv\u00e9 au litige, il y a lieu de confirmer le jugement entrepris en ce que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a \u00e9t\u00e9 d\u00e9bout\u00e9e de ses pr\u00e9tentions sur base de l\u2019article 240du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile alors qu\u2019il est de principe que la partie qui succombe ne saurait b\u00e9n\u00e9ficier de ces dispositions. Pour les m\u00eamesmotifs, elle est \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure en instance d\u2019appel. Il y a lieu de confirmer le jugement entrepris en ce que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500,-euros. La demande dePERSONNE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appeln\u2019est pas fond\u00e9e alors qu\u2019ellene justifie pas en quoi il serait in\u00e9quitable de laisser les frais non compris dans les d\u00e9pens \u00e0 sa charge. PAR CESMOTIFS: La Cour d\u2019appel, septi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8recivile, statuant contradictoirement, re\u00e7oit les appels principal et incident;<\/p>\n<p>20 dit l\u2019appel principal non fond\u00e9; dit l\u2019appel incident partiellement fond\u00e9; par r\u00e9formation dujugement entrepris, condamnela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.) le montant de 9.317,08 euros \u00e0 titre de frais d\u2019avocat; confirme le jugement entrepris pour le surplus; d\u00e9boute la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)de sa demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 duNouveau Code de proc\u00e9dure civilepour l\u2019instance d\u2019appel; d\u00e9boutePERSONNE1.)de sa demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 duNouveau Code de proc\u00e9dure civilepour l\u2019instance d\u2019appel; condamnela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel,avec distraction au profit de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme KRIEGER ASSOCIATES, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de lapr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Georges KRIEGER, affirmant en avoir fait l\u2019avance.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-7-civil\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-7-civil\/20240827-191104\/20240522-ca7-cal-2022-01148-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b0065\/24\u2013VII\u2013CIV Audience publique duvingt-deuxmaideux mille vingt-quatre Num\u00e9ro CAL-2022-01148du r\u00f4le. Composition: Jean ENGELS, pr\u00e9sident de chambre; Nadine WALCH,premierconseiller; Fran\u00e7oise SCHANEN, conseiller; Andr\u00e9 WEBER, greffier. 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