{"id":598702,"date":"2026-04-18T23:16:53","date_gmt":"2026-04-18T21:16:53","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-25-avril-2024-n-2022-00358\/"},"modified":"2026-04-18T23:16:56","modified_gmt":"2026-04-18T21:16:56","slug":"cour-superieure-de-justice-25-avril-2024-n-2022-00358","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-25-avril-2024-n-2022-00358\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 25 avril 2024, n\u00b0 2022-00358"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b064\/24-III\u2013COM Arr\u00eat commercial Audience publique duvingt-cinq avrildeux mille vingt-quatre Num\u00e9roCAL-2022-00358du r\u00f4le Composition: Alain THORN, pr\u00e9sident de chambre, Anne-Fran\u00e7oise GREMLING,premierconseiller, MarcWAGNER, conseiller, Isabelle HIPPERT, greffier. E n t r e: la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)S.A.,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE1.), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par sonconseil d\u2019administrationactuellement en fonctions, appelanteaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justicesuppl\u00e9ant ChristineKOVELTER, en remplacement de l\u2019huissier de justice Frank SCHAALdeLuxembourg,du26 janvier 2022, intim\u00e9e sur appel incident, comparant par Ma\u00eetreFran\u00e7ois DELVAUX, avocat \u00e0 laCour, demeurant \u00e0 Luxembourg, e t:<\/p>\n<p>2 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE2.) s.\u00e0 r.l.,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro NUMERO2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions, intim\u00e9eaux fins du susdit exploitKOVELTER, appelante par incident, comparant par Ma\u00eetreCharles KAUFHOLD,avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. LA COUR D\u2019APPEL: Vu l\u2019ordonnance de cl\u00f4ture de l\u2019instruction du 7 novembre 2023. Ma\u00eetre Fran\u00e7ois DELVAUX et Ma\u00eetre Giulio RICCI, en remplacement de Ma\u00eetre Charles KAUFHOLD, entendus \u00e0 l\u2019audience desplaidoiries du 5 mars 2024. Par acte d\u2019huissier du 4 avril 2018, la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)(ci-apr\u00e8s \u00abla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00bb) a assign\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE2.)(ci-apr\u00e8s \u00abla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)\u00bb) \u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, aux fins de s\u2019y entendre condamner \u00e0 lui payer le montant de 853.680,43 euros, correspondant au solde red\u00fb sur une facture du 21 septembre 2017, avec les int\u00e9r\u00eats de retard tels que pr\u00e9vus parla loi modifi\u00e9e du 18 avril 2004 relative aux d\u00e9lais de paiement et aux int\u00e9r\u00eats de retard (ci-apr\u00e8s la \u00abLoi de 2004\u00bb), \u00e0 partir du 22 octobre 2017, date d\u2019\u00e9ch\u00e9ance de la facture, sinon \u00e0 partir du 3 novembre 2017, sinon \u00e0 partir du 13 mars 2018, sinon \u00e0 partir de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde. Elle a, en outre, sollicit\u00e9 la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure d\u2019un montant de 5.000 euros, ainsi qu\u2019au paiement des frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Ellea enfin conclu \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution provisoire sans caution du jugement \u00e0 intervenir. A l\u2019audience des plaidoiries de premi\u00e8re instance, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a r\u00e9duit sa demande en paiement au montant de598.399,05 euros, avec les<\/p>\n<p>3 int\u00e9r\u00eats de retard tels que pr\u00e9vus parlaLoi de 2004 sur le montant de 853.680,43 euros, \u00e0 partir du 22 octobre 2017 jusqu\u2019au8 d\u00e9cembre 2017,sur le montant de 748.399,05 euros, \u00e0 partir du 8 d\u00e9cembre 2017 jusqu\u2019au 14 d\u00e9cembre 2018, sur le montant de 673.399,05 euros, \u00e0 partir du 14d\u00e9cembre 2018 jusqu\u2019au 6 avril 2021 et sur le montant de 598.399,05 euros, \u00e0 partir du 6 avril 2021 jusqu\u2019\u00e0 solde. Elle a r\u00e9duit sa demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure au montant de 2.000 euros et a r\u00e9clam\u00e9 des frais de justice \u00e0 hauteur dumontant de 141,43 euros. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a bas\u00e9 sa demande sur le principe de la facture accept\u00e9e d\u00e9duit de l\u2019article 109 du Code de commerce, sinon sur les principes de la responsabilit\u00e9 contractuelle, sinon sur les principes de la responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle. A l\u2019appui de sa demande, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a expos\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)de la construction d\u2019un complexe immobilier \u00e0 ADRESSE3.)(\u00abNeubau eines B\u00fcrogeb\u00e4udes mit Werkstatt und Aussenanlagen\u00bb) pour un prix de 3.966.165,44 euros, suivant contrat d\u2019entreprise du 11 d\u00e9cembre 2015, comprenant un cahier des charges (\u00abFunktionale Leistungsbeschreibung\u00bb), des conditions compl\u00e9mentaires (\u00abZus\u00e4tzliche Vertragsbedingungen\u00bb), des conditions particuli\u00e8res (\u00abBesondere Vertragsbedingungen\u00bb) et un \u00e9ch\u00e9ancier des travaux (\u00abTerminplan\u00bb). Malgr\u00e9 plusieurs mises en demeure, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)n\u2019aurait pas pay\u00e9 la facture finale n\u00b0 17293\/2017 dat\u00e9e du 21 septembre 2017, portant sur un montant de 868.547,60 euros. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)a contest\u00e9 la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)et a fait plaider qu\u2019il fallait prendre en consid\u00e9ration le d\u00e9compte \u00e9tabli par ses propres soins. A titre subsidiaire, elle a demand\u00e9 au tribunal de se reporter \u00e0 l\u2019expertise judiciaire \u00e9tablie par Romain FISCH, nomm\u00e9 par ordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 du 25 mai 2018, qui \u00e9noncerait l\u2019existence de malfa\u00e7ons et acterait le retard dans les travaux. Elle a soutenu que la mise en compte des p\u00e9nalit\u00e9s de retard, pr\u00e9vues contractuellement, et la retenue de la garantie \u00e9taient justifi\u00e9es. Elle a affirm\u00e9 avoir entretemps pay\u00e9 un montant suppl\u00e9mentaire de 150.000 euros.<\/p>\n<p>4 Elle a formul\u00e9 une demande reconventionnelle en allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats d\u2019un montant de 200.000 euros, en exposant que lors d\u2019une visite des lieux \u00e0ADRESSE3.), un agent du service inspection du Minist\u00e8re de l\u2019Environnement, du Climat et du D\u00e9veloppement durable avait constat\u00e9 qu\u2019une vanne de s\u00e9curit\u00e9 faisait d\u00e9faut sur les cuves de fuel de la station- service et que, suivant courrier du 4 octobre 2021, ledit Minist\u00e8re avait ordonn\u00e9 la suspension du remplissage des cuves, en raison d\u2019un risque de contaminationde l\u2019eau de source du terrain. Par cons\u00e9quent, lesdites cuves n&#039;auraient plus pu \u00eatre utilis\u00e9es et la station-service aurait \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019arr\u00eat. Par jugement du 22 d\u00e9cembre 2021, le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, statuant contradictoirement, a: -re\u00e7u les demandes principale et reconventionnelle, -dit la demande principale de lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)partiellement fond\u00e9e, -condamn\u00e9 lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)\u00e0 payer \u00e0 lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)le montant de 169.309,81 euros, avec les int\u00e9r\u00eats de retard tels que pr\u00e9vus parla Loi de 2004, \u00e0 partir du 22 octobre 2017, jusqu\u2019\u00e0 solde, -dit la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)tendant \u00e0 la lib\u00e9ration des p\u00e9nalit\u00e9s de retard de 197.736,98 euros non fond\u00e9e, -dit la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)tendant \u00e0 la lib\u00e9ration de la retenue de garantie \u00e0 hauteur du montant de 231.352,26 euros non fond\u00e9e en l\u2019\u00e9tat, -dit la demande reconventionnelle de lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)non fond\u00e9e, -dit la demande de lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure non fond\u00e9e, -dit qu\u2019il n\u2019y a pas lieu d\u2019ordonner l\u2019ex\u00e9cution provisoire sans caution du jugement, -condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Pour rejeter la demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), les juges de premi\u00e8re instance ont dit que cette derni\u00e8re restait en d\u00e9faut d\u2019\u00e9tablir que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)avait une obligation d\u2019installer des vannes de s\u00e9curit\u00e9 au niveau des cuves,de sorte que sa responsabilit\u00e9 en raison d\u2019un manquement \u00e0 son obligation de \u00abd\u00e9livrer un ouvrage exempt de vices\u00bb ne saurait \u00eatre retenue. En ce qui concerne la demande principale de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), le tribunal a consid\u00e9r\u00e9 qu\u2019au vu des annotations manuscrites appos\u00e9es par la<\/p>\n<p>5 soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)sur la facture de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)du 21 septembre 2017, qu\u2019elle avait renvoy\u00e9e \u00e0 cette derni\u00e8re, avec un d\u00e9compte (\u00abAbrechnungsblatt\u00bb) contenant des contestations quant \u00e0 la facturation de certaines commandes suppl\u00e9mentaires et d\u00e9taillant les retenues appliqu\u00e9es, le principe de la facture accept\u00e9e n\u2019\u00e9tait pas applicable en l\u2019esp\u00e8ce. Quant \u00e0 la retenue op\u00e9r\u00e9e en raison de la mauvaise ex\u00e9cution ou de l\u2019inex\u00e9cution des travaux, le tribunal a dit qu\u2019au vu du rapport d\u2019expertise judiciaire de l\u2019expert Romain FISCH du 28 janvier 2021, il y avait lieu de retenir que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)avait r\u00e9alis\u00e9 toutes les prestations factur\u00e9es, tant en ce qui concernait le contrat d\u2019entreprise principal que les commandes suppl\u00e9mentaires. Le tribunal a encore not\u00e9 que, dans son rapport, l\u2019expert Romain FISCH n\u2019avait relev\u00e9 plus aucun d\u00e9faut affectant les travaux effectu\u00e9s, apr\u00e8s avoir pr\u00e9cis\u00e9 que, lors de la r\u00e9ception des travaux en date du 28 mars 2017, certains d\u00e9fauts non essentiels avaient \u00e9t\u00e9 constat\u00e9s par les parties, mais que ceux-ci avaient, selon les dires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), tous \u00e9t\u00e9 r\u00e9par\u00e9s par la suite. En l\u2019absence de toute pr\u00e9cision et de tout \u00e9l\u00e9ment probant concernant les pr\u00e9tendus vices et malfa\u00e7ons, la juridiction du premier degr\u00e9 a retenu que la mauvaise ex\u00e9cution des prestations par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)laissait d\u2019\u00eatre \u00e9tablie et que les retenues appliqu\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)\u00e0 titre de \u00abEinh\u00e4usungSchlie\u00dfanlage\u00bb et de \u00abK\u00e4lteanlage\u00bb n\u2019\u00e9taient pas justifi\u00e9es. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)se limitant \u00e0 une contestation globale relative \u00e0 certaines commandes suppl\u00e9mentaires, sans pr\u00e9ciser en quoi l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des montants factur\u00e9s ne serait pas due, le tribunal a dit queles retenues appliqu\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)au titre des commandes suppl\u00e9mentaires n\u2019\u00e9taient pas non plus justifi\u00e9es. Le tribunal a, en revanche, dit non fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)en paiement du montant de 197.736,98 euros, \u00e0 titre de lib\u00e9ration des p\u00e9nalit\u00e9s de retard pournon-ach\u00e8vement des travaux dans les d\u00e9lais contractuellement pr\u00e9vus, en consid\u00e9rant que les faits invoqu\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)pour expliquer le retard dans l\u2019ex\u00e9cution des travaux ne constituaient pas un cas de force majeure ou une cause l\u00e9gitime de suspension du d\u00e9lai de livraison. Quant \u00e0 la retenue de garantie, le tribunal a not\u00e9 qu\u2019en vertu de l\u2019article 29 des conditions g\u00e9n\u00e9rales (\u00abZus\u00e4tzliche Vertragsbedingungen\u00bb), la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)pouvait appliquer, sur la facture finale, une retenue de garantie \u00e0<\/p>\n<p>6 hauteur de 5 %, pendant la dur\u00e9e de la \u00abGew\u00e4hrleistungszeit\u00bb, \u00e0 d\u00e9faut pour la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)d\u2019avoir constitu\u00e9 une s\u00fbret\u00e9 \u00e0 cet effet. En se basant sur l\u2019article 17 des\u00abBesondere Vertragsbedingungen\u00bb, la juridiction du premier degr\u00e9 a retenu quela\u00abVerj\u00e4hrungsfristf\u00fcr M\u00e4ngelanspr\u00fcche\u00bb\u00e9tait de cinq ans et six mois, sans pr\u00e9judice quant au d\u00e9lai de garantie l\u00e9gal dedixans. Le proc\u00e8s-verbal de r\u00e9ception pr\u00e9voyant en son point 1.02 que la dur\u00e9e de la garantie d\u00e9bute le 28 mars 2017 (\u00abBeginn der Gew\u00e4hrleistungsfrist: 28.03.2017\u00bb), le tribunal a constat\u00e9 que le d\u00e9lai de cinq ans et six mois n\u2019\u00e9tait pas encore \u00e9coul\u00e9, de sorte que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ne pouvait pas encore pr\u00e9tendre \u00e0 la lib\u00e9ration de la retenue de garantie, contractuellement pr\u00e9vue entre parties. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a relev\u00e9 appel de ce jugement par acte d\u2019huissier du 26 janvier 2022. Au dernier \u00e9tat de ses conclusions, elle demande \u00e0 voir confirmer le jugement entrepris en ce qu\u2019il a condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)\u00e0 lui payer le montant de 169.309,81 euros, outre les int\u00e9r\u00eats de retard, retenu au titre de pr\u00e9tendues mauvaises ex\u00e9cutions et inex\u00e9cutions. Elle conclut \u00e0 la r\u00e9formation du jugement en ce qu\u2019il a rejet\u00e9 sa demande en lib\u00e9ration des p\u00e9nalit\u00e9s de retard et sollicite, de ce chef, la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)\u00e0 lui payer le montant de 197.736,98 euros, outre les int\u00e9r\u00eats de retard tels que pr\u00e9vus par la Loi de 2004. Elle fait valoirque le d\u00e9but des travaux, contractuellement fix\u00e9 au 1 er d\u00e9cembre 2015, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cal\u00e9 en raison de circonstances qui ne lui sont pas imputables. Il y aurait lieu de prendre en consid\u00e9ration que le contrat n\u2019a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 que le 11 d\u00e9cembre 2015, que l\u2019autorisation de construire n\u2019a \u00e9t\u00e9 obtenue par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)que le 27 avril 2016 et que de nombreux travaux suppl\u00e9mentaires ont \u00e9t\u00e9 command\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.). En tout \u00e9tat de cause, il n\u2019y aurait lieu de tenir compte que des jours ouvrables pour calculer l\u2019indemnit\u00e9 de retard \u00e9ventuellement redue. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)demande, par ailleurs, \u00e0 voir ordonner la lib\u00e9ration de la retenue de garantie et r\u00e9clame, \u00e0 ce titre, la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>7 SOCIETE2.)\u00e0 lui payer le montant de 231.352,26 euros, outre les int\u00e9r\u00eats de retard tels que pr\u00e9vus par la Loi de 2004. Elle soutient que la dur\u00e9e de la garantie contractuelle, qui a commenc\u00e9 \u00e0 courir le 28 mars 2017, \u00e9tait de deux ans, sinon decinqans etsixmois, de sorte qu\u2019\u00e0 la date du prononc\u00e9 du pr\u00e9sent arr\u00eat, le d\u00e9lai de garantie aurait, en tout \u00e9tat de cause, expir\u00e9. Elle r\u00e9clame finalement une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000 euros pour chacune des deux instances. Dans ses conclusions du 16 septembre 2022, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)soul\u00e8ve, \u00e0 titre principal, l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019appel de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), au motif que cette derni\u00e8re a accept\u00e9 le jugement du 22 d\u00e9cembre 2021, en proc\u00e9dant \u00e0 sa signification en date du 20 janvier 2022. A titre subsidiaire, elle demande \u00e0 voir d\u00e9clarer l\u2019appel non fond\u00e9. Elle demande \u00e0 voir r\u00e9former le jugement entrepris en ce que le tribunal a rejet\u00e9 sa demande reconventionnelle. Dans ses conclusions r\u00e9capitulatives, elle demande \u00e0 se voir d\u00e9charger de la condamnation au paiement du montant de 169.309,81 euros, en principal, intervenue \u00e0 son \u00e9gard, par r\u00e9formation du jugement entrepris. Elle pr\u00e9cise, en outre, qu\u2019au titre de sa demande reconventionnelle, elle sollicite la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 lui payer le montant de [95.139,36 + 52.092,12 =] 147.229,48 euros, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la d\u00e9cision \u00e0intervenir, jusqu\u2019\u00e0 solde, correspondant aux frais de r\u00e9paration et aux frais \u00abd\u2019interruption des op\u00e9rations\u00bb en relation avec la non- installation des vannes de s\u00e9curit\u00e9 au niveau des cuves par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.). La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)demande la confirmation du jugement entrepris en ce qui concerne le rejet des demandes de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)tendant \u00e0 la lib\u00e9ration des retenues de garantie et \u00e0 la lib\u00e9ration des p\u00e9nalit\u00e9s de retard. Elle r\u00e9clame enfin une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000 euros pour l\u2019instance d\u2019appel ainsi que la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>8 La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)fait valoir que son appel est recevable, en soulignant que la signification du jugement du 20 janvier 2022 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), qui a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e sous la r\u00e9serve expresse de son droit d\u2019interjeter appel, ne saurait valoir acceptation de celui-ci. Dans ses conclusions du 21 octobre 2022, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conclut \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), au motif que, dans le dispositif de ses conclusions du 19 septembre 2022, cette derni\u00e8re s\u2019est limit\u00e9e \u00e0 demander la r\u00e9formation du jugement entrepris en ce qu\u2019il n\u2019a pasfait droit \u00e0 sa demande reconventionnelle, sans renouveler cette demande, ni demander aucune condamnation. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), \u00e0 laquelle le jugement aurait \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 le 20 janvier 2022, n\u2019aurait pas relev\u00e9 appel principal ou incident du jugement dans le d\u00e9lai l\u00e9gal. A titre subsidiaire, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)demande \u00e0 la Cour de d\u00e9clarer non fond\u00e9e la demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), par confirmation du jugement querell\u00e9. Appr\u00e9ciation de la Cour Quant \u00e0 larecevabilit\u00e9 des appels principal et incident La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)conclut \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019appel principal, au motif qu\u2019en proc\u00e9dant \u00e0 la signification du jugement du 22 d\u00e9cembre 2021 en date du 20 janvier 2022, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a acquiesc\u00e9audit jugement. L\u2019acquiescement peut \u00eatre d\u00e9fini comme l\u2019adh\u00e9sion expresse ou tacite \u00e0 une d\u00e9cision ou \u00e0 un acte judiciaire et la renonciation \u00e0 exercer des voies de recours \u00e0 son encontre (cf. Encyclop\u00e9die Dalloz, Proc\u00e9dure civile et commerciale, 1955, tome I, v\u00b0 Acquiescement, n\u00b0 1). L\u2019acquiescement tacite \u00e0 une d\u00e9cision de justice ne peut \u00eatre d\u00e9duit que d\u2019actes ou de faits pr\u00e9cis et concordants qui r\u00e9v\u00e8lent l\u2019intention certaine de la partie de donner son adh\u00e9sion \u00e0 celle-ci(cf. Cass. 29 juin 2000, P. 31, p. 440). S\u2019il est exact que la signification du jugement ne peut pas faire courir les d\u00e9lais d\u2019appel contre celui de qui elle \u00e9mane\u2013nul ne se forcl\u00f4t soi-m\u00eame\u2013, cette signification peut constituer, contre lui, une fin de non-recevoir contre toute tentative d\u2019appel de sa part, lorsque la signification est faite purement et simplement, sans protestations ni r\u00e9serves. Dans ce cas, elle peut avoir toute la force d\u2019un acquiescement (cf. Cour d\u2019appel, 19 d\u00e9cembre 2001, n\u00b0 18127 du r\u00f4le; 10 juillet 2019, n\u00b0CAL-2018-01002 du r\u00f4le).<\/p>\n<p>9 Toutefois, en l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019acte de signification du 20 janvier 2022indique que la signification est faite \u00absous toutes r\u00e9serves et notamment la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)SA fait signifier le jugement sous la r\u00e9serve expresse de son propre droit d\u2019interjeter appel contre le jugement n\u00b0 2021 TALCH15\/XXXXX rendu le 22 d\u00e9cembre 2021 par la 15 e chambre du Tribunal d\u2019arrondissement deLuxembourg.\u00bb Eu \u00e9gard aux r\u00e9serves expresses formul\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)dans l\u2019acte de signification, ledit acte ne saurait valoir acquiescement au jugement signifi\u00e9. L\u2019appel principal, interjet\u00e9 par ailleurs dans les formes et le d\u00e9lai pr\u00e9vus par la loi, est partant recevable. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conclut \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande reconventionnelle, au motif que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), \u00e0 laquelle le jugement a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 le 20 janvier 2022, n\u2019a pas relev\u00e9 appel principal ou incident du jugementa quodans le d\u00e9lai l\u00e9gal et que, dans ses conclusions du 19 septembre 2022, elle s\u2019est, par ailleurs, limit\u00e9e \u00e0 demander la r\u00e9formation du jugement entrepris, en ce qu\u2019il n\u2019a pas fait droit \u00e0 sa demande reconventionnelle, sans renouveler sa demande, ni demander aucune condamnation. L\u2019appel incident peut \u00eatre form\u00e9 en tout \u00e9tat de cause, alors m\u00eame que celui qui l\u2019interjette serait forclos pour agir \u00e0 titre principal (cf. Cour d\u2019appel, 15 f\u00e9vrier 2012, n\u00b0 37633 du r\u00f4le). En l\u2019esp\u00e8ce, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)a indiqu\u00e9 dans ses conclusions du 16 septembre 2022 qu\u2019elle demande la r\u00e9formation du jugementa quoen ce que le tribunal d\u2019arrondissement a d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9e sa demande reconventionnelle. Dans ses conclusions du 28 mars 2023, elle pr\u00e9cise qu\u2019elle r\u00e9clame le montant de 147.229,48 euros, au titre de sa demande reconventionnelle. Elle demande, par ailleurs, \u00e0 se voir d\u00e9charger de la condamnation \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)le montant de 169.309,81 euros, outre les int\u00e9r\u00eats de retard, par r\u00e9formation du jugement querell\u00e9. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)a donc relev\u00e9 appel incident du jugement du 22 d\u00e9cembre 2021. Le droit d\u2019interjeter appel incident n\u2019\u00e9tant enferm\u00e9 dans aucun d\u00e9lai, l\u2019appel incident de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)est recevable, nonobstant le fait que cette derni\u00e8re n\u2019ait sollicit\u00e9 la d\u00e9charge des condamnations prononc\u00e9es \u00e0 son<\/p>\n<p>10 encontre et pr\u00e9cis\u00e9 le montant sur lequel porte sa demande reconventionnelle en condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)que dans son deuxi\u00e8me corps de conclusion en instance d\u2019appel. Il s\u2019ensuit que le moyen tir\u00e9 del\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), soulev\u00e9 par la partie appelante au principal, est \u00e0 rejeter. Quant au fond A l\u2019instar de la juridiction du premier degr\u00e9, la Cour analysera en premier lieu la demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)tendant \u00e0 l\u2019allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats pour vice cach\u00e9, avant de statuer sur la demande principale de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). \u00a7Quant \u00e0 la demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.) La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)recherche la responsabilit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) pour vices de construction sur base des articles 1792 et 2270 du Code civil, en exposant que, suivant courrier du 4 octobre 2021, le Minist\u00e8re de l\u2019Environnement, du Climat et du D\u00e9veloppement durable a ordonn\u00e9 la suspension imm\u00e9diate du remplissage des cuves de fuel, \u00e9tant donn\u00e9 que, lors d\u2019une visite d\u2019inspection du site deADRESSE3.), un agent de l\u2019Administration de lagestion de l\u2019eau avait constat\u00e9 que les vannes de s\u00e9curit\u00e9 sur les cuves de fuel de la station-service faisaient d\u00e9faut. Le courrier du 4 octobre 2021 rappelle qu\u2019aux termes de l\u2019article 2 point 11 des conditions g\u00e9n\u00e9rales de l\u2019autorisation minist\u00e9rielle du 19 f\u00e9vrier 2020 n\u00b0 EAU\/AUT\/16\/0596, d\u00e9livr\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)pour \u00abla gestion des eaux dans le cadre de la construction et de l\u2019exploitation du nouveau si\u00e8ge administratif \u00abSOCIETE3.)\u00bb et d\u2019un hall industriel dans la zone industrielle ADRESSE3.)\u00e0ADRESSE3.)\u00bb, \u00ables regards RW1 et RW 3 sont \u00e0 \u00e9quiper d\u2019une vanne de s\u00e9curit\u00e9\u00bb et qu\u2019en vertu du point 30 desdites conditions g\u00e9n\u00e9rales, \u00abla vanne de s\u00e9curit\u00e9 du regard RW1 est \u00e0 fermer lors de chaque action de remplissage des cuves.\u00bb Ledit courrier pr\u00e9cise ce qui suit: \u00ab [\u2026]votre site se trouve dans la zone de protection d\u2019eaux souterraines de la source \u00abADRESSE4.)\u00bb exploit\u00e9 par la commune deADRESSE3.)pour l\u2019alimentation en eau potable. Cette zone est d\u00e9limit\u00e9e par le r\u00e8glement grand-ducaldu 2 octobre 2018 portant cr\u00e9ation de zones de protection autour des captages d\u2019eau souterraineADRESSE5.), ADRESSE4.),ADRESSE6.),ADRESSE7.)etADRESSE8.), ainsi que du site de captageADRESSE9.)situ\u00e9es sur les territoires des communes de<\/p>\n<p>11 ADRESSE3.),ADRESSE10.), Luxembourg,ADRESSE11.),ADRESSE12.)et ADRESSE13.).\u00bb La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)fait valoir que l\u2019arr\u00eat\u00e9 minist\u00e9riel 1\/16\/0469 du 5 octobre 2018 faisait \u00e9tat de l\u2019exigence de se conformer \u00e0 la demande d\u2019autorisation d\u2019exploitation, d\u00e9pos\u00e9e par lebureau d\u2019\u00e9tudeSOCIETE6.)le 20 juillet 2016 et pr\u00e9voyant notamment la mise en place d\u2019\u00abcompartimentage sp\u00e9cifique (90\u2019) des locaux de stockage des substances dangereuses [\u2026] avec pr\u00e9sence de cuves de r\u00e9tention afin de garantir l\u2019absence de pollution deseaux d\u2019extinction en cas d\u2019incendie\u00bb et l\u2019installation de vannes \u00e9lectriques \u00abaussi bien sur la canalisation des eaux us\u00e9es que sur la canalisation d\u2019eau pluviale afin qu\u2019en cas de feu ou d\u2019accident, la canalisation du site puisse \u00eatre s\u00e9par\u00e9e de lacanalisation publique.\u00bb Tel que l\u2019ont relev\u00e9 les juges de premi\u00e8re instance, le contrat d\u2019entreprise sign\u00e9 entre parties le 11 d\u00e9cembre 2015 pr\u00e9voyait l\u2019installation de trois cuves de fuel souterraines, sans pour autant pr\u00e9ciser que les cuves devaient \u00eatre \u00e9quip\u00e9es de vannes de s\u00e9curit\u00e9. L\u2019offre de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)relative \u00e0 la commande suppl\u00e9mentaire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)en vue d\u2019augmenter la capacit\u00e9 des cuves de fuel \u00e0 respectivement 50.000 et 30.000 litres et celle de la cuve de AD-Blue \u00e0 5.000 litres (\u00abNachtragsangebot Nr 160208-9\u00bb, pi\u00e8ce n\u00b0 42 de Ma\u00eetre DELVAUX), sign\u00e9e le 14 d\u00e9cembre 2016, soit apr\u00e8s le d\u00e9p\u00f4t de la demande d\u2019autorisation du 20 juillet 2016, ne fait pas non plus \u00e9tat de vannes de s\u00e9curit\u00e9. C\u2019est encore \u00e0 bon escient que le tribunal a not\u00e9 que, lors d\u2019une r\u00e9ception de travaux contradictoire relative aux \u00abB\u00fcrogeb\u00e4ude, Werkstatt\u00bb et \u00e0 la \u00abAu\u00dfenanlage\u00bb, en date du 28 mars 2017, aucune mention n\u2019avait \u00e9t\u00e9 faite quant au d\u00e9faut des vannes des\u00e9curit\u00e9. Il ne r\u00e9sulte pas non plus du rapport d\u2019expertise judiciaire de l\u2019expert Romain FISCH du 28 janvier 2021 que les cuves devaient \u00eatre \u00e9quip\u00e9es de vannes de s\u00e9curit\u00e9, \u00e9tant not\u00e9, par ailleurs, que ledit rapport pr\u00e9cise que les bureaux de contr\u00f4leSOCIETE4.)etSOCIETE5.)ont proc\u00e9d\u00e9 aux r\u00e9ceptions des travaux au courant des mois d\u2019avril et mai 2019 et que la r\u00e9ception de la station-service a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e le 26 septembre 2019. La Cour approuve \u00e9galement le tribunal en ce qu\u2019il a soulign\u00e9 que le r\u00e8glement grand-ducal du 2 octobre 2018 portant cr\u00e9ation de zones de protection autour des captages d\u2019eau souterraine auquel se r\u00e9f\u00e8re l\u2019autorisation minist\u00e9rielleet qui dispose en son article 3, point 14, que \u00abLes cuves enterr\u00e9es renfermant du mazout sont \u00e0double paroi et \u00e9quip\u00e9es d\u2019un d\u00e9tecteur de fuites et d\u2019un avertisseur de remplissage,soit par sifflet d\u2019alarme, soit par limiteur de<\/p>\n<p>12 remplissage \u00e9lectronique. Avant la mise en service, une attestation de conformit\u00e9 est \u00e0 transmettre \u00e0 l&#039;Administration dela gestion de l\u2019eau\u00bb,n\u2019est entr\u00e9 en vigueur que post\u00e9rieurement \u00e0 la signature du contrat d\u2019entreprise du 11 d\u00e9cembre 2015, de sorte qu\u2019il n\u2019avait pas d\u2019incidence sur les obligations de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)d\u00e9coulant dudit contrat. C\u2019est donc \u00e0 juste titre que les juges de premi\u00e8re instance ont retenu qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas \u00e9tabli que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)aurait d\u00fb \u00e9quiper les cuves de vannes de s\u00e9curit\u00e9 au moment de leur installation. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)n\u2019\u00e9tablit pas non plus avoir fait appel \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)pour une mise en conformit\u00e9 des cuves au moment du d\u00e9p\u00f4t de la demande d\u2019autorisation par le bureau d\u2019\u00e9tudeSOCIETE6.)en date du 20 juillet 2016, au moment de l\u2019\u00e9mission de l\u2019arr\u00eat\u00e9 minist\u00e9riel 1\/16\/0469 du 5 octobre 2018 ou \u00e0 la date de l\u2019entr\u00e9e en vigueur du r\u00e8glement grand-ducal du 2 octobre 2018, pr\u00e9mentionn\u00e9. Le jugement entrepris est, par cons\u00e9quent, \u00e0 confirmer ence qu\u2019il a d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9e la demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)du chef d\u2019un manquement de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 son obligation de \u00abd\u00e9livrer un ouvrage exempt de vices\u00bb, en relation avec l\u2019absence de vannes de s\u00e9curit\u00e9. \u00a7Quant aux demandes de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) -Quant \u00e0 la retenue op\u00e9r\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)pour mauvaise ex\u00e9cution ou inex\u00e9cution des travaux C\u2019est pour de justes motifs, auxquels la Cour renvoie, qu\u2019au vu des conclusions de l\u2019expert FISCH dans son rapport du 28janvier 2021, les juges de premi\u00e8re instance ont retenu \u00abque la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a r\u00e9alis\u00e9 toutes les prestations factur\u00e9es, tant sous le contrat d\u2019entreprise principal que sous les commandes suppl\u00e9mentaires.\u00bb Pas plus qu\u2019en premi\u00e8re instance, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)ne fournit de pr\u00e9cision quant \u00e0 ses all\u00e9gations quant \u00e0 la mauvaise ex\u00e9cution des travaux effectu\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), ni ne fournit de preuves \u00e0 cet \u00e9gard. Il s\u2019ensuit que les retenues appliqu\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)du chef de \u00abEinh\u00e4usung Schliessanlage\u00bb et \u00abK\u00e4lteanlage\u00bb et au titre de certaines commandes suppl\u00e9mentaires ne sont pas justifi\u00e9es. Il r\u00e9sulte encore des d\u00e9veloppements relatifs \u00e0 la demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)que cette derni\u00e8re n\u2019\u00e9tablit pas que la non- installation de vannes de s\u00e9curit\u00e9 au niveau des cuves de fuel aurait relev\u00e9<\/p>\n<p>13 d\u2019une inex\u00e9cution ou d\u2019une mauvaise ex\u00e9cution des travaux dont \u00e9tait charg\u00e9e la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Le jugement entrepris est partant \u00e0 confirmer en que la juridiction du premier degr\u00e9 a condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)\u00e0 payer le montant de 169.309,81 euros, en principal, ind\u00fbment retenu par cette derni\u00e8re au titre d\u2019une pr\u00e9tendue inex\u00e9cution ou mauvaise ex\u00e9cution des travaux par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). -Quant aux p\u00e9nalit\u00e9s de retard Le constructeur est tenu de l\u2019obligation de r\u00e9sultat de remettre dans les d\u00e9lais un ouvrage conforme \u00e0 ce qui avait \u00e9t\u00e9 convenu. D\u00e8s lors que le cr\u00e9ancier de cette obligation en \u00e9tablit l\u2019inex\u00e9cution, la responsabilit\u00e9 du constructeur est pr\u00e9sum\u00e9e et celle-ci ne peut \u00eatre \u00e9cart\u00e9e que par la preuve d\u2019une cause \u00e9trang\u00e8re pr\u00e9sentant les caract\u00e8res de la force majeure. Le contrat d\u2019entreprise, sign\u00e9 entre parties le 11 d\u00e9cembre 2015, fixe le d\u00e9lai pour l\u2019ex\u00e9cution des prestations (\u00abAusf\u00fchrungszeitraum\u00bb) \u00e0 la p\u00e9riode du 1 er d\u00e9cembre 2015 au 31 d\u00e9cembre 2016. Aux termes de l\u2019article 14 de la \u00abFunktionale Leistungsbeschreibung\u00bb, \u00abAG [SOCIETE2.)] undPERSONNE2.)[SOCIETE1.)] vereinbaren eine Vertragsstrafe: Sie betr\u00e4gt ab Verzugseintritt bez\u00fcglich des im Vertrag genannten Gesamt-Fertigstellungstermins 0,2 % der Bruttoauftragssumme pro Werktag, insgesamt jedoch max. 5 % der Bruttoauftragssumme.Der Fertigstellungstermin ist-soweit er vertraglich nicht vereinbart ist, nach \u00a7 271 BGB zu ermitteln.\u00bb S\u2019il tombe sous le sens que l\u2019ex\u00e9cution du contrat n\u2019a pas pu commencer avant la date de sa conclusion, il n\u2019en reste pas moins qu\u2019en signant le contrat, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)s\u2019est engag\u00e9e \u00e0 finaliser les travaux pour le 31 d\u00e9cembre 2016. Il n\u2019y a partant pas lieu de consid\u00e9rer que la date pr\u00e9vue pour la finalisation des travaux \u00e9tait implicitement report\u00e9e d\u2019une p\u00e9riode de dix jours du fait que le contrat n\u2019a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 que le 11d\u00e9cembre 2015. A la date de la signature du contrat, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e9tait, par ailleurs, consciente du fait que la demande en obtention de l\u2019autorisation de construire n\u2019avait pas encore \u00e9t\u00e9 introduite.<\/p>\n<p>14 La p\u00e9riode d\u2019ex\u00e9cution pr\u00e9vue aucontrat englobait partant n\u00e9cessairement une phase pr\u00e9paratoire, ant\u00e9rieure au commencement des travaux de construction proprement dits. Il r\u00e9sulte du r\u00e9capitulatif des faits figurant dans le rapport de l\u2019expert Romain FISCH, qu\u2019\u00e0 la suite de la signaturedu contrat, diverses \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es, des rapports ont \u00e9t\u00e9 dress\u00e9s et des r\u00e9unions ont eu lieu. Dans ledit r\u00e9capitulatif, l\u2019expert mentionne que la soumission des documents relatifs \u00e0 l\u2019autorisation de construire \u00e9tait pr\u00e9vue pour le 12 janvier2016 et que l\u2019autorisation a \u00e9t\u00e9 obtenue le 27 avril 2016. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), qui n\u2019explique pas pour quelles raisons ladite autorisation n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9e que le 27 avril 2016, ne justifie pas que ce fait ait constitu\u00e9 pour elle un \u00e9v\u00e8nement remplissant les caract\u00e8res de la force majeure, l\u2019emp\u00eachant de fournir les travaux pr\u00e9vus au contrat end\u00e9ans les d\u00e9lais contractuellement pr\u00e9vus. Dans un courrier dat\u00e9 au 15 novembre 2016, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)informe la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)qu\u2019\u00e0 la suite d\u2019une visite de chantier, elle a constat\u00e9 que cette derni\u00e8re n\u2019est pas en mesure de respecter la date butoir du 31 d\u00e9cembre 2016 et la met en demeure. L\u2019expert note qu\u2019\u00e0 la suite dudit courrier, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a actualis\u00e9 le planning des travaux et que lar\u00e9ception des espaces ouverts, du hall et des deux premiers niveaux du b\u00e2timent administratif a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue pour le 31 d\u00e9cembre 2016. Il r\u00e9sulte encore du rapport d\u2019expertise que la r\u00e9ception des \u00e9l\u00e9ments susmentionn\u00e9s a finalement eu lieu le 25 janvier 2017 et que les autres travaux ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9ceptionn\u00e9s le 28 mars 2017. Suivant courrier du 7 f\u00e9vrier 2016, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a manifest\u00e9 son d\u00e9saccord avec le courrier de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), dat\u00e9 au 15 novembre 2016 et, par courrier du 13 f\u00e9vrier 2016,mentionn\u00e9 par l\u2019expert, la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)a r\u00e9pondu qu\u2019elle maintenait ses revendications quant aux indemnit\u00e9s de retard. Contrairement aux arguments de la partie appelante, la pr\u00e9sentation d\u2019un planning actualis\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 la suite du courrier de mise en demeure du 15 novembre 2016 n\u2019implique pas que les parties aient, d\u2019un commun accord, convenu d\u2019un report des d\u00e9lais contractuellement pr\u00e9vus au-<\/p>\n<p>15 del\u00e0 du 31 d\u00e9cembre 2016, tel que pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 9.2 der \u00abFunktionale Leistungsbeschriebung\u00bb (\u00abnachtr\u00e4glich vereinbarte Fristen, durch die bestehende Vertragsfristen einvernehmlich abge\u00e4ndert werden, gelten ebenfalls als Vertragsfristen\u00bb) et le fait que laSOCIETE2.)n\u2019ait pas formellement contest\u00e9 le nouveau planning n\u2019\u00e9quivaut pas \u00e0 une renonciation, dans son chef, \u00e0 faire valoir son droit au paiement d\u2019\u00e9ventuelles indemnit\u00e9s de retard. Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019il ressort des pi\u00e8ces vers\u00e9es en cause et du rapport de l\u2019expert judiciaire que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)a pass\u00e9une quarantaine de commandes de travaux suppl\u00e9mentaires correspondant \u00e0 plus de 20 % de la valeur du contrat, dont une grande partie entre octobre et d\u00e9cembre 2016 (cf. pi\u00e8ces 36, 38, 41 \u00e0 45 et 47 de Ma\u00eetre DELVAUX), soit peu avant la date butoir du 31 d\u00e9cembre 2016. Ainsi, par exemple, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a \u00e9mis une offreen vue d\u2019augmenter la capacit\u00e9 des cuves de fuel \u00e0 respectivement 50.000 et 30.000 litres et celle de la cuve de AD-Blue \u00e0 5.000 litres (\u00abNachtragsangebot Nr 160208-9\u00bb, pi\u00e8ce n\u00b0 42 de Ma\u00eetreDELVAUX) le 6 d\u00e9cembre 2016, offre qui a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9e pour acceptation le 14 d\u00e9cembre 2016. D\u2019autres commandes ont \u00e9t\u00e9 pass\u00e9es apr\u00e8s la date initialement pr\u00e9vue pour la fin des travaux, mais avant la date de la r\u00e9ception (cf. pi\u00e8ces 35, 40, 46 et 48) et d\u2019autres encore n\u2019ont \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9es par \u00e9crit qu\u2019apr\u00e8s la r\u00e9ception des travaux (cf. pi\u00e8ces 11-19 de Ma\u00eetre DELVAUX). Dans ces circonstances, il ne saurait \u00eatre fait grief \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)de ne pas avoir achev\u00e9 l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des travaux avant la date du 31 d\u00e9cembre 2016. En effet, eu \u00e9gard \u00e0 leur envergure et aux dates auxquelles ils ont \u00e9t\u00e9 command\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), les travaux suppl\u00e9mentaires r\u00e9alis\u00e9s en l\u2019esp\u00e8ce, sont, dans leur ensemble, \u00e0 consid\u00e9rer comme un \u00e9l\u00e9ment ext\u00e9rieur ayant rendu impossible la finalisation des travaux par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)dans le d\u00e9lai initialement pr\u00e9vu. Il s\u2019ensuit que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)n\u2019est pas en droit de retenir le montant de 197.736,98 euros \u00e0 titre de p\u00e9nalit\u00e9s de retard et que la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en paiement dudit montant, outre les int\u00e9r\u00eats de retard \u00e0 compter du 22 octobre 2017, date d\u2019\u00e9ch\u00e9ance de la facture, est \u00e0 d\u00e9clarer fond\u00e9e, par r\u00e9formation du jugement entrepris. -Quant \u00e0 la retenue de garantie<\/p>\n<p>16 En vertu de l\u2019article 29 des conditions g\u00e9n\u00e9rales (\u00abZus\u00e4tzliche Vertragsbedingungen\u00bb) du contrat conclu entre parties, la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)pouvait appliquer une retenue de garantie \u00e0 hauteur de 5 % sur la facture finale, ce pendant la dur\u00e9e de la \u00abGew\u00e4hrleistungszeit\u00bb, \u00e0 d\u00e9faut pour la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)d\u2019avoir constitu\u00e9 une s\u00fbret\u00e9 \u00e0 cet effet. C\u2019est \u00e0 juste titre que la juridiction du premier degr\u00e9 a ditque la \u00abGew\u00e4hrleistungszeit\u00bb \u00e9tait de cinq ans et six mois, en se rapportant \u00e0 l\u2019article 17 des conditions particuli\u00e8res (\u00abBesondere Vertragsbedingungen\u00bb), libell\u00e9 comme suit: \u00abDie Verj\u00e4hrungsfrist f\u00fcr Mangelanspr\u00fcche bez\u00fcglich der demPERSONNE2.)\u00fcbertragenen Leistungen betr\u00e4gt, soweit vertraglich nicht anderes vereinbart ist [\u2026]mind. f\u00fcnf Jahre und sechs Monate: Die gesetzliche Verj\u00e4hrungsfrist von 10 Jahren bleibt unber\u00fchrt.\u00bb Dans la mesure o\u00f9 le proc\u00e8s-verbal de r\u00e9ception a retenu en son point1.02 que la dur\u00e9e de la garantie d\u00e9butait le 28 mars 2017 (\u00abBeginn der Gew\u00e4hrleistungsfrist: 28.03.2017\u00bb), le d\u00e9lai de cinq ans et six mois est venu \u00e0 terme le 28 septembre 2022, de sorte qu\u2019il y a lieu \u00e0 lib\u00e9ration de la garantie litigieuse. En l\u2019\u00e9tatactuel du dossier, la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)tendant au paiement du montant de 231.352,26 euros, avec les int\u00e9r\u00eats de retard \u00e0 compter du 29 septembre 2022, au titre de la lib\u00e9ration de la retenue de garantie, est donc \u00e0 d\u00e9clarer fond\u00e9e, par r\u00e9formation du jugement entrepris. Il s\u2019ensuit qu\u2019il y a lieu de condamner la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)\u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)le montant total de [169.309,81 + 197.735,98 + 231.352,26 =] 598.398,05 euros, avec les int\u00e9r\u00eats de retard tels que pr\u00e9vus par laLoi de 2004sur le montant de 367.045,79 euros,\u00e0 partir du 22 octobre 2017 et, sur le surplus, \u00e0 compter du 29 septembre 2022, jusqu\u2019\u00e0 solde. \u00a7Quant aux indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure Succombant \u00e0 l\u2019instance et devant supporter les frais et d\u00e9pens, la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)est \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ne justifiant pas de l\u2019iniquit\u00e9 requise par l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, ses demandes en obtention d\u2019indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure sont \u00e9galement \u00e0 rejeter, tant pour la premi\u00e8re instance, par confirmation du jugement entrepris, que pour l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>17 PAR CES MOTIFS laCour d&#039;appel, troisi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, statuant contradictoirement, re\u00e7oit les appels principal et incident, dit l\u2019appel incident non fond\u00e9, dit l\u2019appel principal partiellement fond\u00e9, r\u00e9formant, ditfond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)au titre de la lib\u00e9ration des p\u00e9nalit\u00e9s de retard, \u00e0 concurrence du montant de197.736,98 euros, dit fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)au titre de la lib\u00e9ration de la retenue de garantie, \u00e0 concurrence du montant de231.352,26 euros, condamne la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE2.)\u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)le montant de598.398,05 euros, avec les int\u00e9r\u00eats de retard tels que pr\u00e9vus par la loimodifi\u00e9e du 18 avril 2004 relative aux d\u00e9lais de paiement et aux int\u00e9r\u00eats de retard, sur le montant de 367.045,79 euros,\u00e0 partir du 22 octobre 2017 et, sur le surplus, \u00e0 compter du 29 septembre 2022, jusqu\u2019\u00e0 solde. d\u00e9boute les parties de leurs demandes en obtention d\u2019indemnit\u00e9sde proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel, condamne la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE2.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel. La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Alain THORN, pr\u00e9sident de chambre,en pr\u00e9sence du greffier Isabelle HIPPERT.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/20240827-162242\/20240425-ca3-cal-2022-00358-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b064\/24-III\u2013COM Arr\u00eat commercial Audience publique duvingt-cinq avrildeux mille vingt-quatre Num\u00e9roCAL-2022-00358du r\u00f4le Composition: Alain THORN, pr\u00e9sident de chambre, Anne-Fran\u00e7oise GREMLING,premierconseiller, MarcWAGNER, conseiller, Isabelle HIPPERT, greffier. 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