{"id":602358,"date":"2026-04-19T07:42:52","date_gmt":"2026-04-19T05:42:52","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-11-fevrier-2025-n-2019-01817\/"},"modified":"2026-04-19T07:42:55","modified_gmt":"2026-04-19T05:42:55","slug":"tribunal-darrondissement-11-fevrier-2025-n-2019-01817","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-11-fevrier-2025-n-2019-01817\/","title":{"rendered":"Tribunal d&#8217;arrondissement, 11 f\u00e9vrier 2025, n\u00b0 2019-01817"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1 Jugement en mati\u00e8re Civile No. 2025TADCH01\/00022 Num\u00e9ro du r\u00f4le TAD-2019-01817, TAD-2019-01911 et TAD-2020-00310 Audience publique du mardi,11 f\u00e9vrier 2025. Composition: Brigitte KONZ, Pr\u00e9sidente, Lexie BREUSKIN, 1 \u00e8re Vice-Pr\u00e9sidente, AnneMOUSEL, Juge, Cath\u00e9rine ZEIMEN, Greffier. I. (TAD-2019-01817) E N T R E PERSONNE1.), agriculture, demeurant \u00e0 L-ADRESSE1.); partie demanderesseaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justicesuppl\u00e9ant Laura GEIGER, en remplacement deCarlos CALVO deLuxembourgdu6 novembre 2019; comparant parMa\u00eetreJean-Louis UNSEN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch; E T la soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A.,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.), repr\u00e9sent\u00e9e par sonconseil d\u2019administration actuellement en fonctions, sinon par qui de droit, inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s sous le num\u00e9roNUMERO1.); partie d\u00e9fenderesseaux fins du pr\u00e9dit exploitGEIGER;<\/p>\n<p>2 ayantinitialement comparu parMa\u00eetreAlain BINGEN,alorsavocat \u00e0 la Cour, demeurant\u00e0 Diekirch,comparant actuellement parMa\u00eetre Fran\u00e7ois GENGLER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch. II. (TAD-2019-01911) E N T R E la soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonction,sinon par qui de droit, inscrite auregistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9ssous le num\u00e9roNUMERO1.); partie demanderesseaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justicesuppl\u00e9ant Laura GEIGER, en remplacement deCarlos CALVO deLuxembourgdu27 novembre 2019; ayant initialement comparu par Ma\u00eetre Alain BINGEN,alorsavocat \u00e0 la Courau Barreau de Diekirch, comparant actuellement parMa\u00eetre Fran\u00e7ois GENGLER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch; E T la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)S.A.,\u00e9tablieet ayant sonsi\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE3.), inscrite auregistre de commerce et dessoci\u00e9t\u00e9ssous le num\u00e9roNUMERO2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions; partie d\u00e9fenderesseaux fins du pr\u00e9dit exploitGEIGER; ayant initialementcomparuparMa\u00eetreEdith REIFF, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch, comparant actuellement par lasoci\u00e9t\u00e9 anonyme Etude Edith REIFF,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-9235 Diekirch, 6, rue Dr Jean-Pierre Glaesener, inscrite sur la liste V du tableau de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Diekirch, immatricul\u00e9e auregistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B102314, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Edith REIFF,avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 la m\u00eame adresse, assist\u00e9ede SCHILTZ &amp; SCHILTZ S.A., soci\u00e9t\u00e9 anonyme inscritesur la liste V du tableau de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg, \u00e9tablie et ayantsonsi\u00e8ge social \u00e0 L-1610 Luxembourg, 24-26, avenue de la Gare, immatricul\u00e9e auregistre decommerce et des soci\u00e9t\u00e9s sous le num\u00e9ro B220251, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins delapr\u00e9senteproc\u00e9durepar Ma\u00eetre Franz SCHILTZ, avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 la m\u00eame adresse; III.<\/p>\n<p>3 (TAD-2020-00310) E N T R E la soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonction,sinon par qui de droit, inscrite auregistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9ssous le num\u00e9roNUMERO1.); partie demanderesseaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justicesuppl\u00e9ant Laura GEIGER, en remplacement deFrank SCHAALdeLuxembourgdu 11 f\u00e9vrier 2020; ayant initialement comparu par Ma\u00eetre Alain BINGEN,alorsavocat \u00e0 la Courau Barreau de Diekirch, comparant actuellement parMa\u00eetre Fran\u00e7ois GENGLER, avocat \u00e0 laCour, demeurant \u00e0 Diekirch; E T la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A.,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE4.)et commercialeADRESSE5.), inscrite auregistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9ssous le num\u00e9ro NUMERO3.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseild\u2019administration actuellement en fonctions; partie d\u00e9fenderesseaux fins du pr\u00e9dit exploitGEIGER; comparant parMa\u00eetre Denis WEINQUIN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch, assist\u00e9 de Ma\u00eetre Alex PENNING, avocat \u00e0 laCour, demeurant \u00e0Luxembourg. L E T R I B U N A L: Vu l\u2019ordonnance de jonction du 3 mars 2020. Vu l\u2019ordonnance de cl\u00f4ture de l\u2019instruction rendue en date du13 juillet 2023. Par exploit d\u2019huissier de justice du6 novembre 2019,PERSONNE1.)afait donner assignation \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)S.A.\u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de ce si\u00e8ge aux fins de: -voir recevoir l\u2019assignation en la forme; -au fond l\u2019entendre d\u00e9clarer justifi\u00e9e; -partant s\u2019entendrecondamner \u00e0 payer \u00e0 la requ\u00e9rante la somme de 193.500,60\u20ac (43.500,60 \u20ac+150.000,-\u20ac ) avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du jour de la pr\u00e9sente demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde;<\/p>\n<p>4 -s\u2019entendre condamner \u00e0 payer \u00e0 la requ\u00e9rante une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500,-\u20ac sur base de l\u2019article 240 dunouveau Code de proc\u00e9dure civilecompte tenu de l\u2019attitude r\u00e9calcitrante des parties assign\u00e9es ayant conduit au pr\u00e9sent litige; -s\u2019entendre condamner aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance y compris les frais d\u2019expertise FISCH et BALTUS. Faits En date du 11 juin2013, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. (ci-apr\u00e8s \u00abPERSONNE2.)\u00bb)a \u00e9mis une offre quant \u00e0 la fourniture etlamise en \u0153uvre des installations techniques pour une nouvelle \u00e9table sur la ferme exploit\u00e9e parPERSONNE1.)\u00e0ADRESSE6.). Le montant total des fournitures et prestations se chiffrait\u00e0 297.300,-euros hors tva.PERSONNE2.)fut charg\u00e9eparPERSONNE1.) de l\u2019installation du stand de traite et des installations \u00e9lectriques. Le 27 janvier 2014,la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.a pr\u00e9sent\u00e9 les plans d\u2019ex\u00e9cution de l\u2019\u00e9table. Cette soci\u00e9t\u00e9 fut charg\u00e9e des travaux de gros \u0153uvre de l\u2019\u00e9table. Les travaux relatifs au stand de traitefurententam\u00e9s au mois de juillet 2014. En date du 10novembre 2014, le stand de traitefutmis en service. En date du 16 d\u00e9cembre 2014,PERSONNE2.)a \u00e9mis une facture finale pour l\u2019installation de traite. En f\u00e9vrier 2015, des probl\u00e8mes de mammitesont apparusur la ferme exploit\u00e9eparPERSONNE1.). En date du 7 avril 2017 une assignation en r\u00e9f\u00e9r\u00e9-expertise fut signifi\u00e9e \u00e0PERSONNE2.). La soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)S.A. (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE2.)\u00bb) est intervenue volontairement dans cette proc\u00e9dure. Par ordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 no. 119\/2017 rendue le 6 juin 2017, Romain FISCH et Dr John WEIS furent commis avec la missionnotammentde proc\u00e9der \u00e0uneexpertise du stand de traite, ainsi que de l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des vaches. Par ordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 no. 170\/2017 rendue le 31 juillet 2017, Christian BALTUSfut nomm\u00e9 en remplacement de Dr John WEIS. Le rapport no. 2673\/2713-1 fut \u00e9tabli le 3 septembre 2018 par Romain FISCH. Christian BALTUS a \u00e9tabli son rapport le 10 f\u00e9vrier 2020. Pr\u00e9tentions et moyens des parties -DemandesdePERSONNE1.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9PERSONNE2.)S.A.<\/p>\n<p>5 A l\u2019appui de son assignation,PERSONNE1.)explique avoir fait installer parPERSONNE2.)un nouveau stand de traite, y compris l\u2019installation \u00e9lectrique dans une nouvelle \u00e9tablesurla ferme qu\u2019il exploite. Au mois de f\u00e9vrier 2015, dix-huit vachesauraient \u00e9t\u00e9atteintes d\u2019une inflammation du pis, ainsi que quatorze vaches au cours des mois de mai \u00e0 juillet 2015, douze vachesau cours desmois d\u2019octobre etdenovembre 2015 et dix-huit vaches pendant la p\u00e9riode de No\u00ebl 2015. Six vachesseraient mortes et seizeauraientd\u00fb\u00eatre euthanasi\u00e9es. La production de lait auraitdiminu\u00e9. Il r\u00e9sulterait du rapport du 1 er septembre 2016 du conseiller de la\u00abSOCIETE4.)\u00bb, PERSONNE3.),que ce dernierauraitsoup\u00e7onn\u00e9des courants de fuite dans la nouvelle \u00e9table et plus particuli\u00e8rement sur les \u00e9l\u00e9ments m\u00e9talliques du stand de traite. Il ressortirait encoredu courrier dat\u00e9 au 22 septembre 2016 \u00e9manant duv\u00e9t\u00e9rinaireMARAITE que l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des vaches ne leur permettrait pas de produire une grande quantit\u00e9 de lait, de sorte quePERSONNE1.)subiraitune perte de revenu. Le rapport du 22 juin 2016 du v\u00e9t\u00e9rinairePERSONNE4.)soulignerait \u00e9galement qu\u2019un courant de fuite pourrait \u00eatre \u00e0 l\u2019origine des probl\u00e8mes cellulaires des pis des vaches et de leur\u00e9tat de sant\u00e9. Les techniciens de lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)S.A.(ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE5.)\u00bb)ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des mesurages et constat\u00e9 des diff\u00e9rences de potentiel \u00e9lev\u00e9es sur diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments m\u00e9talliques. PERSONNE2.)aurait install\u00e9 un transformateur de s\u00e9paration fin du mois de juillet 2016 et aurait r\u00e9solu au moins partiellement le probl\u00e8me des courants de fuite. Suite \u00e0 une proc\u00e9dure de r\u00e9f\u00e9r\u00e9-expertise des experts auraient \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9s. En date du 3 septembre 2018, l\u2019expertRomainFISCH aurait d\u00e9pos\u00e9 son rapport d\u2019expertise, duquelilr\u00e9sulterait que la mise en \u0153uvre des liaisons\u00e9quipotentielles et la r\u00e9alisation de distribution d\u2019\u00e9nergie \u00e9lectrique n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es selon les r\u00e8gles de l\u2019art. PERSONNE2.)aurait omis d\u2019int\u00e9grer des agencements m\u00e9talliques dans le syst\u00e8me \u00e9quipotentiel. Le courant parasitaire d\u2019une intensit\u00e9 de 4mA mesur\u00e9 dans le stand de traite serait de nature \u00e0 provoquer des r\u00e9actions aupr\u00e8s des bovins. Les co\u00fbts des travaux de remise en \u00e9tat auraient \u00e9t\u00e9 chiffr\u00e9s \u00e0 43.500,60 euros TTC par l\u2019expert. Au vu du d\u00e9p\u00f4t du rapport dat\u00e9 au 10 f\u00e9vrier 2020 par le v\u00e9t\u00e9rinaire Christian BALTUS, qui constaterait la r\u00e9alit\u00e9 des courants de fuite, le fait que l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des vaches et les courants de fuite sont li\u00e9s, ainsi que les causes des courants de fuiteen rejoignant ainsi les conclusions de<\/p>\n<p>6 l\u2019expert Romain FISCH,PERSONNE1.)augmente sa demande au montant global de 428.286,10 euros. PERSONNE1.)base sa demande principalement sur les articles 1792 et 2270 du Code civil, subsidiairement sur les articles 1142 et suivants dum\u00eame code, plus subsidiairement sur base de l\u2019article 1134 du Code civil et tout \u00e0 fait subsidiairement sur l\u2019article 1384alin\u00e9a 1 er sinon sur les articles 1382 et 1383 du Code civil. -Demandes dePERSONNE2.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)S.A. Par exploit d\u2019huissier de justice du 27 novembre 2019,PERSONNE2.)a donn\u00e9 assignation \u00e0 SOCIETE2.)afin de compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de c\u00e9ansetdemande \u00e0 voir recevoir la demande en la forme; la voir dire justifi\u00e9e au fond; voir joindre la pr\u00e9sente instance \u00e0 celle introduite par exploit d\u2019huissier de justice suppl\u00e9ant Laura GEIGER, en remplacement de l\u2019huissier de justice Carlos CALVO, demeurant \u00e0Luxembourg,en date du 6 novembre 2019 par PERSONNE1.)contreSOCIETE1.)pour y \u00eatre statu\u00e9 par un seul et m\u00eame jugement; voir donner acte \u00e0PERSONNE2.)que la pr\u00e9sente assignation intervient sans reconnaissance quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 et au bien-fond\u00e9 de la demande principale, mais sous la r\u00e9serve expresse de tous autres moyens de fait et de droit \u00e0 d\u00e9velopper ult\u00e9rieurement, \u00e0 voir condamnerSOCIETE2.)\u00e0 tenir PERSONNE2.)quitte et indemne de tous condamnations en principal, int\u00e9r\u00eats et frais pouvant intervenir \u00e0 son \u00e9gard dans le cadre de la demande principale initi\u00e9e parPERSONNE1.). PERSONNE2.)soutient \u00eatre assur\u00e9e en responsabilit\u00e9 civile aupr\u00e8s deSOCIETE2.)suivant contrat d\u2019assurance Entreprise \u00abIntegra Business\u00bb portant le num\u00e9roNUMERO4.). -Demandes dePERSONNE2.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A. Par exploit d\u2019huissier de justice du 11 f\u00e9vrier 2020,PERSONNE2.)aencoredonn\u00e9 assignation \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A.(ci-apr\u00e8s \u00absoci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00bb)afin de compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de c\u00e9ans, aux fins de voir recevoir la demande en la forme, la voir dire justifi\u00e9e au fond; voir joindre la pr\u00e9sente instance \u00e0 celle introduite par exploit d\u2019huissier de justice suppl\u00e9ant Laura GEIGER, en remplacement de l\u2019huissier de justice Carlos CALVO, demeurant \u00e0 Luxembourg en date du 6 novembre 2019 parPERSONNE1.)contrePERSONNE2.) et \u00e0 celle introduite par exploit de l\u2019huissier de justice suppl\u00e9ant Laura GEIGER en date du 27 novembre 2019 parPERSONNE2.)contreSOCIETE2.)pour y \u00eatre statu\u00e9 par un seul et m\u00eame jugement;voir donner acte \u00e0PERSONNE2.)que la pr\u00e9sente assignation intervient sans reconnaissance quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 et au bien-fond\u00e9 de la demande principale, mais sous la r\u00e9serve expresse de tous autres moyens de fait et de droit \u00e0 d\u00e9velopper ult\u00e9rieurement, voir condamner la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00e0 tenirPERSONNE2.)quitte et indemne de toutes condamnations au principal, int\u00e9r\u00eats et frais pouvant intervenir \u00e0 son \u00e9gard dans le cadre de la demande principale initi\u00e9e parPERSONNE1.). A l\u2019appui de son assignation,SOCIETE1.)fait valoir que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.serait \u00e9galement intervenue sur lechantierdePERSONNE1.), notamment en ayant \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e des travaux de gros \u0153uvre couverts et ferm\u00e9s, dont la construction de la fondation b\u00e9ton, de la fosse lisier et de l\u2019ossature porteuse m\u00e9tallique.<\/p>\n<p>7 La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.n\u2019aurait pas consid\u00e9r\u00e9 les mesures \u00e9l\u00e9mentaires de mise \u00e0 terre pour l\u2019ouvrage.Elle aurait d\u00fb r\u00e9aliser ses prestations avec vue sur les futures installations int\u00e9rieures et leur usage sp\u00e9cifique bien connu et tenir compte de la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9alisation de la mise \u00e0 la terre des diff\u00e9rentes ossatures m\u00e9talliques dans les b\u00e9tons. Elle aurait d\u00fb requ\u00e9rir l\u2019intervention dePERSONNE2.)afin de v\u00e9rifier la comptabilit\u00e9 entre l\u2019installation du stand de traiteavec la mise \u00e0 la terre pr\u00e9vue parSOCIETE1.). PERSONNE2.)base sa demande \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.sur les articles 1382 et 1383 du Code civil. -Moyenset demande reconventionnelledeSOCIETE1.)\u00e0 l\u2019\u00e9garddePERSONNE1.) Au vu descourrielsadress\u00e9sles3 ao\u00fbt 2020et4 novembre 2020par le mandataire de son assureur SOCIETE2.)\u00e0 l\u2019expert Christian BALTUS etlescataloguesde questions y contenu, PERSONNE2.)demande avant tout progr\u00e8s en cause d\u2019enjoindre \u00e0 l\u2019expert Christian BALTUS d\u2019organiser end\u00e9ans les trois semaines une r\u00e9union avec les parties pour prendre position par rapport aux questions pos\u00e9es en relation avec son rapport d\u00e9pos\u00e9 le 21 juillet 2020. Par courriel du 3 janvier 2021, l\u2019expert Christian BALTUS aurait accept\u00e9 d\u2019organiser une r\u00e9union entre parties, cependant il serait rest\u00e9 passif par apr\u00e8s. Le d\u00e9faut de r\u00e9action et de r\u00e9ponse de l\u2019expert Christian BALTUS ne serait imputable qu\u2019\u00e0 ce dernier, de sorte qu\u2019on ne saurait reprocher \u00e0PERSONNE2.)de tirer profit d\u2019un d\u00e9faut de r\u00e9ponse de l\u2019expert. Le silence de l\u2019expert apr\u00e8s le d\u00e9p\u00f4t de son rapport et en d\u00e9pit des demandes formul\u00e9es par les parties ne mettrait qu\u2019en relief le non-respect du principe du contradictoire par l\u2019expert Christian BALTUS. PERSONNE2.)souligne la n\u00e9cessit\u00e9 que les questions formul\u00e9es par le mandataire de SOCIETE2.)dans ses courriels des 3 ao\u00fbt 2020 et 4 novembre 2020 obtiennent une r\u00e9ponse de la part de l\u2019expert Christian BALTUS. Ces r\u00e9ponses seraient essentielles pour pouvoir analyser les conclusions de l\u2019expert, qui ne seraient pas claires, pr\u00e9cises et non \u00e9quivoques. L\u2019expert n\u2019aurait d\u2019ailleurs pas respect\u00e9 le principe du contradictoire. Il aurait d\u00fb soumettre ses constats, observations et conclusions aux parties pour leur permettre de prendre position avant la r\u00e9daction finale et le d\u00e9p\u00f4t de son rapport d\u2019expertise. PERSONNE2.)souligne que la position dePERSONNE1.)ne serait pas coh\u00e9rente. Par courrier du 21 janvier 2021, ce dernier aurait demand\u00e9 \u00e0 l\u2019expert Christian BALTUS de prendre position par rapport aux questions pos\u00e9es par le mandataire deSOCIETE2.)et maintenant il s\u2019opposerait\u00e0 une r\u00e9union avec l\u2019expert Christian BALTUS au motif que ces questions ne seraient pas pertinentes pour la solution du litige. A titre subsidiaire,PERSONNE2.)demande au tribunal de c\u00e9ans d\u2019entendre l\u2019expert Christian BALTUS en pr\u00e9sence des parties sur base de l\u2019article 479 du nouveau Code de proc\u00e9dure civile. En ordre plus subsidiaire,PERSONNE2.)demande l\u2019annulation du rapport d\u2019expertise \u00e9tabli par Christian BALTUS pour non-respect du contradictoire.PERSONNE2.)n\u2019aurait jamais \u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>8 associ\u00e9e aux op\u00e9rations d\u2019expertise de l\u2019expert Christian BALTUS.Ce dernier aurait omis de dresser un compte-rendu de sa descente sur les lieux du 9 mars 2019. Il lui aurait appartenu de soumettre le r\u00e9sultat de ses investigations techniques, soit le fruit de son analyse de documents et de ses propres constatations et conclusions aux parties avant de r\u00e9diger son rapport d\u2019expertise, afin de leur permettre de lui soumettre leurs observations pour qu\u2019elles puissent y \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s. Cette mani\u00e8re de proc\u00e9derauraitpermis d\u2019\u00e9viter que de nombreuses questions surgissent. Le d\u00e9faut de l\u2019expert Christian BALTUS d\u2019associer les parties \u00e0 la discussion du r\u00e9sultat de ses investigations serait \u00e0 l\u2019origine de la situation actuelle et l\u00e9serait les droits de la d\u00e9fensede PERSONNE2.). A titre encore plus subsidiaire,PERSONNE2.)demande \u00e0 voir d\u00e9clarer la demande de PERSONNE1.)irrecevable, sinon non fond\u00e9e sur base des articles 1792 et 2270 du Code civil, non fond\u00e9e sur base des articles 1142 et suivants du Code civil, non fond\u00e9e sur base de l\u2019article 1134 du Code civil, et non fond\u00e9e sur base de l\u2019article 1384 alin\u00e9a 1 er , sinon sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil. PERSONNE2.)fait siennes les conclusions deSOCIETE2.)concernant l\u2019absence de responsabilit\u00e9 dans le chef dePERSONNE2.)et l\u2019aggravation des dommages all\u00e9gu\u00e9s de PERSONNE1.)par son propre fait.PERSONNE1.)aurait manqu\u00e9 \u00e0 son obligation de minimiser le pr\u00e9judice dont il r\u00e9clame r\u00e9paration et doit d\u00e8s lors le prendre en charge lui-m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 concurrence des 2\/3. PERSONNE2.)conteste toute faute ou n\u00e9gligence en relation causale avec le pr\u00e9judice dontla r\u00e9paration est demand\u00e9e. PERSONNE2.)conteste les montants arbitr\u00e9s par les experts FISCH et BALTUS. Elle demande \u00e0 lui donner acte qu\u2019\u00e0 titre de geste commercial, elle est d\u2019accord de proc\u00e9der \u00e0 une r\u00e9paration en nature des travauxpr\u00e9conis\u00e9s par l\u2019expert Romain FISCH.PERSONNE1.)aurait, d\u2019ailleurs, demand\u00e9 par lettre du 11 juillet 2019 \u00e0PERSONNE2.)de proc\u00e9der aux travaux pr\u00e9conis\u00e9s par l\u2019expert FISCH, de sorte que la confiance dePERSONNE1.)enPERSONNE2.)ne serait pas \u00e9branl\u00e9e. En ce qui concerne le montant de 384.785,50 euros arbitr\u00e9 par l\u2019expert Christian BALTUS, PERSONNE2.)le conteste. L\u2019expert Christian BALTUS aurait d\u00e9termin\u00e9 par une m\u00e9thode no. 1 laperte\u00e067 vaches depuis novembre 2014 jusqu\u2019\u00e0 septembre 2016, sans qu\u2019il ne ressortirait du rapport sur quels \u00e9l\u00e9ments ce chiffre se baserait. Le chiffre de 67 vaches serait arbitraire. La p\u00e9riode prise en compte par l\u2019expert serait \u00e9galement critiquable.L\u2019expertaurait retenu lui-m\u00eame comme dates importantes la date du d\u00e9but de la nouvelle installation (10 novembre 2014) et la date de la mise en place du transformateur des\u00e9paration(23 juin 2016), alors que la perte de vaches serait \u00e9valu\u00e9e sur une p\u00e9riode s\u2019\u00e9tendant jusqu\u2019\u00e0 novembre 2016 au lieu de septembre 2016. Dans sa m\u00e9thode de calcul no. 2, l\u2019expert Christian BALTUS se serait bas\u00e9 sur le nombre de vaches ayant quitt\u00e9 la ferme de l\u2019ann\u00e9e 2015 \u00e0 l\u2019ann\u00e9e 2017, soit 120 vaches, sans qu\u2019une base \u00e0 ce chiffre n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 fournie par l\u2019expert.<\/p>\n<p>9 L\u2019expert Christian BALTUS ne donnerait pas non plus de crit\u00e8res et pi\u00e8ces permettant de retenir le nombre de 17 vaches r\u00e9form\u00e9es par an. Les p\u00e9riodes de r\u00e9f\u00e9rence entre les deux m\u00e9thodes de calcul ne correspondraient pas. De m\u00eame au niveau des g\u00e9nisses, la p\u00e9riode retenue d\u00e9passerait celle retenue au niveau de la m\u00e9thode de calcul no. 1 ou no. 2. En ce qui concerne la perte de lactation sur les vaches restantes, l\u2019expert Christian BALTUS aurait retenu que le courant de fuite aurait provoqu\u00e9 chez celles-ci un stress provoquant une perte de lactation \u00e9valu\u00e9e \u00e0 7 litres par jour, sans pr\u00e9ciserla base justifiant ce chiffre. En ce qui concerne les frais de v\u00e9t\u00e9rinaire, la p\u00e9riode prise en compte par l\u2019expert Christian BALTUSd\u00e9passerait\u00e9galementcelle se situant entre les dates retenues comme importantes par l\u2019expert. Les frais annuels retenus pour les ann\u00e9es 2012 \u00e0 2017 ne seraient pas \u00e9tay\u00e9s par un calcul d\u00e9taill\u00e9 faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des pi\u00e8ces, de sorte que les r\u00e9percussions financi\u00e8res de 9.843,00 euros seraient contest\u00e9es. A titre reconventionnel,PERSONNE2.)demande la condamnation dePERSONNE1.)au paiement du solde de 24.725,35 euros du chef des factures \u00e9chues \u00e0 majorer des int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux du jour de l\u2019\u00e9ch\u00e9ance des factures, sinon du jour de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde. -Moyens dePERSONNE1.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE2.) PERSONNE1.)demande \u00e0 voir d\u00e9bouterPERSONNE2.)de sa demande tendant \u00e0 une r\u00e9union avec l\u2019expert Christian BALTUS afin de r\u00e9pondre aux questions soulev\u00e9es par le mandataire de SOCIETE2.). Par le d\u00e9p\u00f4t du rapport d\u2019expertise, la mission de l\u2019expert serait termin\u00e9e et aucune base l\u00e9gale ne pr\u00e9voirait la tenue d\u2019une r\u00e9union suppl\u00e9mentaire, ni la lecture du rapport en pr\u00e9sence des parties. Seul l\u2019article 479 du nouveau Code de proc\u00e9dure civile pr\u00e9voirait la possibilit\u00e9 pour le juge d\u2019entendre l\u2019expert, les parties pr\u00e9sentes ou appel\u00e9es, si le juge ne trouve pas dans le rapport des \u00e9claircissements suffisants, ce qui ne serait pas le cas en l\u2019esp\u00e8ce. Cette demande de PERSONNE2.)serait \u00e0 rejeter, de m\u00eame que la demande subsidiaire bas\u00e9e sur l\u2019article 479 du nouveau Code de proc\u00e9dure civile, les conclusions de l\u2019expert Christian BALTUS seraient claires, pr\u00e9cises et non \u00e9quivoques. PERSONNE1.)conclut que son courrier du 21 janvier 2021 par lequel il aurait demand\u00e9 \u00e0 l\u2019expert Christian BALTUS de se prononcer par rapport aux courriels du mandataire de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)ne saurait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme valant reconnaissance implicite de la pertinence des questions soulev\u00e9es pour la solution du litige. Ilsouligne que l\u2019expertRomainFISCH aurait dress\u00e9 le12 novembre 2017 un compte rendu no. NUMERO5.)de la visite contradictoire du 7 novembre 2017 o\u00f9 auraient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sents l\u2019expert v\u00e9t\u00e9rinaire Christian BALTUS et le mandataire deSOCIETE1.). Suite \u00e0 une visite des lieux \u00e0<\/p>\n<p>10 caract\u00e8re technique du 4 janvier 2018, l\u2019expert Romain FISCH aurait dress\u00e9 un compte-rendu no. NUMERO6.)le 10 f\u00e9vrier 2018. Une nouvelle visite des lieux aurait eu lieu le 22 mars 2018 \u00e0 caract\u00e8re purement technique, dont un compte-rendu no.NUMERO7.)aurait \u00e9t\u00e9 dress\u00e9 par l\u2019expert Romain FISCH le 12 avril 2018. En date du 3 septembre 2018, l\u2019expert Romain FISCH aurait dress\u00e9 son rapport final no. 2673\/2713-1 distribu\u00e9 aux parties et transmis \u00e0 l\u2019expert Christian BALTUS, ce rapport final mentionnerait toutes les pi\u00e8ces communiqu\u00e9es. L\u2019expert Christian BALTUS aurait inform\u00e9 les parties qu\u2019il se rendrait le 9 mars 2019 sur les lieux, aucune des parties n\u2019aurait assist\u00e9 \u00e0 cette visite. Il serait d\u00e8s lors faux quePERSONNE2.)n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e aux op\u00e9rations d\u2019expertises. Le rapport d\u2019expertise ne serait donc pas \u00e0 annuler, l\u2019expert Christian BALTUS n\u2019aurait d\u00fb que fixer le pr\u00e9judice accru \u00e0PERSONNE1.). Les conclusions de l\u2019expertChristianBALTUS ne seraient \u00e0 \u00e9carter par le tribunal qu\u2019avec la plus grande circonspection et uniquement dans le cas d\u2019\u00e9l\u00e9ments s\u00e9rieux permettant de conclure que l\u2019expert n\u2019aurait pas correctement analys\u00e9 les donn\u00e9es qui lui auraient \u00e9t\u00e9 soumises. En date du 5 janvier 2018, l\u2019expert Christian BALTUS se serait vu remettre deux classeurs de pi\u00e8ces ayant trait \u00e0 son volet d\u2019expertise, pi\u00e8ces qui auraient \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9es aux autres parties et \u00e0 l\u2019expert Romain FISCH en date du 18 d\u00e9cembre 2017. L\u2019expert aurait calcul\u00e9 sur base de ces \u00e9l\u00e9ments le pr\u00e9judice accru \u00e0PERSONNE1.). Il r\u00e9sulterait de l\u2019explication de l\u2019expert Christian BALTUS que les frais de v\u00e9t\u00e9rinaire et de m\u00e9dicaments n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 de z\u00e9ro au moment de l\u2019installation du transformateur de s\u00e9paration le 23 juin 2016 et que l\u2019incident aurait encore des effets n\u00e9gatifs sur le troupeau pendant des ann\u00e9es et ne dispara\u00eetrait que si toutes les vaches affect\u00e9es auraient quitt\u00e9 le troupeau, de sorte que les p\u00e9riodes de r\u00e9f\u00e9rence auraient \u00e9t\u00e9 valablement prises en compte par l\u2019expert. PERSONNE2.)ne se baserait pas sur des \u00e9l\u00e9ments objectifs permettant de retenir que l\u2019expert se serait tromp\u00e9. PERSONNE1.)consid\u00e8re qu\u2019une r\u00e9ception tacite aurait eu lieu, il aurait pris possession de l\u2019ouvrage alors que l\u2019installation de traite aurait \u00e9t\u00e9 mise en service le 10 novembre 2014 et que l\u2019\u00e9table aurait \u00e9t\u00e9 mise en exploitation le 17 novembre 2014. Partant, la demande sur base des articles 1792 et 2270 du Code civil serait recevable et fond\u00e9e. Le rapport d\u2019expertise dress\u00e9 par l\u2019expert Romain FISCH reprendrait les inex\u00e9cutions fautives des obligations dePERSONNE2.). PERSONNE2.)aurait cautionn\u00e9 la r\u00e9alisation de la prise de terre mise en \u0153uvre par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. en vertu de la th\u00e9orie de l\u2019acceptation de support.<\/p>\n<p>11 PERSONNE1.)conteste avoir train\u00e9 avant de r\u00e9agir. Il aurait inform\u00e9PERSONNE2.)de suite des conclusions dePERSONNE3.)de la \u00abSOCIETE4.)\u00bb, ainsi que du rapport de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE6.), fabricant de l\u2019installation, qui aurait \u00e9t\u00e9 dress\u00e9 en date du 26 juin 2015. En f\u00e9vrier 2016, des courants de fuite auraient \u00e9t\u00e9 constat\u00e9s parSOCIETE1.)et des mesures de rem\u00e9diations auraient \u00e9t\u00e9 prises ayant provoqu\u00e9 une am\u00e9lioration de la situation, sans fairedispara\u00eetre int\u00e9gralement les probl\u00e8mes. En date du 7 mai 2016,PERSONNE1.)aurait sollicit\u00e9 la prise de position deSOCIETE5.), qui serait venue sur place le 25 mai 2016 afin de prendre inspection de l\u2019installation \u00e9lectrique. En date du 22 juin 2016,SOCIETE5.)aurait d\u00e9clar\u00e9 avoir constat\u00e9 une anomalie dans le montage de l\u2019installation en sugg\u00e9rant l\u2019installation d\u2019un transformateur de s\u00e9paration, solution mise en \u0153uvre parPERSONNE2.)en juillet 2016. Le rapport de l\u2019expert Romain FISCH ne ferait pas \u00e9tat d\u2019un manquement \u00e0 reprocher \u00e0 PERSONNE1.).PERSONNE2.)serait une soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e, de sorte qu\u2019il n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire de charger une soci\u00e9t\u00e9 de la surveillance et du contr\u00f4le du chantier. Il souligne avoir perdu confiance dans la comp\u00e9tence et la bonne foi dePERSONNE2.), de sorte quel\u2019offrede cette derni\u00e8rede proc\u00e9der \u00e0 une r\u00e9paration en nature serait \u00e0 rejeter comme n\u2019\u00e9tant pas satisfactoire. La gravit\u00e9 des d\u00e9g\u00e2ts, vices, malfa\u00e7ons et non finitions constat\u00e9s par l\u2019expert Romain FISCH dans son rapport mettrait en doute les qualifications professionnelles de PERSONNE2.). Quant \u00e0 la demande reconventionnelle formul\u00e9e parSOCIETE1.),PERSONNE1.)conclut que cette demande en paiement serait \u00e0 d\u00e9clarer non fond\u00e9e au vu des vices, malfa\u00e7ons et non finitions constat\u00e9s par l\u2019expert. A titre subsidiaire, il y aurait lieu \u00e0 compensation judiciaire des montants redus de part et d\u2019autre. -Moyenset demande reconventionnellede la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. \u00e0 l\u2019\u00e9gard de PERSONNE2.) La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.seremet \u00e0 la sagesse du tribunal en ce qui concerne la recevabilit\u00e9 de l\u2019assignationlui signifi\u00e9een la pure forme.Elle conclut au rejet de l\u2019ensemble des moyens et demandes adress\u00e9s parPERSONNE2.)\u00e0 son encontre pour \u00eatre irrecevables, sinon non fond\u00e9s en droit et en fait. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.conteste tout comportement fautif en relation avec la gen\u00e8se du dommage accru \u00e0PERSONNE1.).Elle soutient avoir r\u00e9alis\u00e9 ses travaux conform\u00e9ment aux r\u00e8gles de l\u2019art et sans qu\u2019un quelconque d\u00e9faut n\u2019ait pu \u00eatre constat\u00e9 \u00e0 sa charge.Le d\u00e9faut d\u2019ordre \u00e9lectrique n\u2019aurait rien \u00e0 voir avec les travaux, qu\u2019elle auraitex\u00e9cut\u00e9s.SeulePERSONNE2.)aurait \u00e9t\u00e9 en charge de proc\u00e9der \u00e0 l\u2019installation \u00e9lectrique et \u00e0 l\u2019installation du stand de traite. Elle soutient ne pasavoir re\u00e7u de r\u00e9clamations en lien avec le pr\u00e9sent litige jusqu\u2019\u00e0l\u2019assignation en intervention forc\u00e9edonn\u00e9eparPERSONNE2.),cetteassignation neserait intervenuequ\u2019apr\u00e8s le d\u00e9p\u00f4t du rapport d\u2019expertise par l\u2019expert v\u00e9t\u00e9rinaire Christian BALTUSle10 f\u00e9vrier 2020 ayant<\/p>\n<p>12 \u00e9valu\u00e9 le pr\u00e9judice r\u00e9el subi au niveau de l\u2019exploitation agricoledePERSONNE1.). Elle n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 mise en intervention lors de la proc\u00e9dure de r\u00e9f\u00e9r\u00e9, niconvoqu\u00e9e aux op\u00e9rations d\u2019expertise. PERSONNE2.)aurait \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9e d\u2019intervenir dans la r\u00e9solution du probl\u00e8me litigieux,ce que celle-ci aurait fait.SOCIETE1.)ne se serait jamais adress\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.avant la mise en intervention.NiSOCIETE2.), niPERSONNE1.)n\u2019auraient estim\u00e9 que le probl\u00e8me litigieux aurait \u00e9t\u00e9 engendr\u00e9 par les travaux effectu\u00e9s parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.ou que celle- ci aurait commis une quelconque faute. PERSONNE2.)tenterait par la mise en intervention de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.d\u2019\u00e9chapper \u00e0 l\u2019engagement de sa propre responsabilit\u00e9, mode op\u00e9ratoire d\u00e9j\u00e0 employ\u00e9 parPERSONNE2.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard deSOCIETE5.). Il r\u00e9sulterait d\u2019un courrier dePERSONNE1.)du 7 mai 2016 adress\u00e9 par ce dernier \u00e0SOCIETE5.) qu\u2019il aurait demand\u00e9PERSONNE2.)sile malaise des vaches pourrait \u00eatre li\u00e9 \u00e0 des probl\u00e8mes au niveau de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9.PERSONNE2.)aurait exclu untelprobl\u00e8me, elle aurait m\u00eame refus\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un mesurage. Au mois def\u00e9vrier 2016 dans le cadre d\u2019une r\u00e9union entreSOCIETE1.),PERSONNE1.)et un v\u00e9t\u00e9rinaire, un employ\u00e9 dePERSONNE2.),plus pr\u00e9cis\u00e9mentl\u2019employ\u00e9 qui se serait occup\u00e9 de l\u2019installation \u00e9lectrique, aurait proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 un mesurage. L\u2019employ\u00e9 aurait consid\u00e9r\u00e9 que SOCIETE5.)aurait commis une faute de raccordement. Parsoncourrier du 22 juin 2016,SOCIETE5.)aurait r\u00e9pondu ne pas avoir commis de faute. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.renvoie aux conclusions de l\u2019expert Romain FISCH, desquelles il r\u00e9sulterait quel\u2019installation, telle que mise en \u0153uvre parPERSONNE2.)pr\u00e9senteraitdes malfa\u00e7ons et des d\u00e9sordres substantiels.PERSONNE2.)n\u2019aurait respect\u00e9niles consignes du fabricant, ni les r\u00e8gles techniques en la mati\u00e8re. En estimant que la mise en \u0153uvre de la structure du stand de traiteserait susceptible d\u2019avoir une influence sur la navigation des courants vagabonds,PERSONNE2.)avouerait n\u00e9cessairement qu\u2019il ne serait pas \u00e9tabli que cette mise en \u0153uvre aurait effectivement eu une telle influence, ce quine serait d\u2019ailleurspas prouv\u00e9. PERSONNE2.)aurait d\u00fb s\u2019adresser \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.si elleavaitestim\u00e9 qu\u2019une intervention de cette derni\u00e8re aurait \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire par rapport aux travaux subs\u00e9quents. La soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A.ne serait pas \u00e9lectricien.PERSONNE2.)aurait d\u00fb v\u00e9rifier les constructions ab initio avant de commencer ses propres travaux d\u2019installation. Le rapport d\u2019expertise \u00e9tabli par l\u2019expertRomainFISCH ne serait pas opposable \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A.,faute d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9e aux op\u00e9rations d\u2019expertises. SOCIETE1.)ne saurait pas non plus solliciter une condamnation \u00e0 l\u2019encontre de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A.en vertu d\u2019une action r\u00e9cursoire,PERSONNE2.)n\u2019aurait pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une<\/p>\n<p>13 r\u00e9paration du pr\u00e9judice du demandeur principalPERSONNE1.)et elle n\u2019aurait pas saisi le tribunal d\u2019une demande tendant \u00e0 voir fixer la part de responsabilit\u00e9 respective des soci\u00e9t\u00e9s dans la production du dommage, de sorte que l\u2019action r\u00e9cursoire serait frapp\u00e9e d\u2019irrecevabilit\u00e9. Une telle action ne serait possible qu\u2019en cas de cooblig\u00e9s ou ded\u00e9biteurs in solidum, ce qui ne serait pas le cas en l\u2019esp\u00e8ce. A titre reconventionnel, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. demande\u00e0 voir condamnerPERSONNE2.) \u00e0 lui payer tantune indemnit\u00e9 pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire sur base de l\u2019article 6-1 du Code civil de 5.000,-euros, qu\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000,-euros sur base de l\u2019article 240 du nouveau Code de proc\u00e9dure civile. -Moyens dePERSONNE2.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. PERSONNE2.)conteste les d\u00e9veloppements de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., qui ne seraient fond\u00e9s ni en fait, ni en droit. Elle demande \u00e0 voir d\u00e9clarer non-fond\u00e9e la demande tendant \u00e0 une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000,-euros. -Moyens deSOCIETE2.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE2.) SOCIETE2.)se rapporte \u00e0 prudence de justice en ce qui concerne la recevabilit\u00e9dela demande en la forme et quant au d\u00e9lai. Elle consid\u00e8re que l\u2019action dePERSONNE1.)fond\u00e9e sur les articles 1792 et 2270 du Code civil seraient \u00e0 d\u00e9clarer irrecevable, sinon non fond\u00e9e, faute de proc\u00e8s-verbal de r\u00e9ception des travaux dress\u00e9 en cause entre les parties. A titre subsidiaire, en cas d\u2019engagement de la responsabilit\u00e9 dePERSONNE2.)sur base des articles 1792 et 2270 du Code civil, ce cas ne serait pascouvertpar le contrat d\u2019assurance en vertu del\u2019article 90(12) des conditions g\u00e9n\u00e9rales \u00abIntegra Business\u00bb pr\u00e9voyant que \u00absont exclus les r\u00e9clamations fond\u00e9es sur les responsabilit\u00e9s biennale ou d\u00e9cennale vis\u00e9es par les articles 1792 et 2270 du Code civil\u00bb. Dans ce cas,SOCIETE2.)ne saurait \u00eatre tenue de tenir quitte et indemnePERSONNE2.). En ce qui concerne l\u2019action engag\u00e9e parPERSONNE1.)sur base des articles 1142 et suivants du Code civil,il appartiendrait \u00e0PERSONNE1.)d\u2019\u00e9tablir pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019inex\u00e9cutiondes obligations contractuelles incombant \u00e0PERSONNE2.).Or, toute preuve en ce sens ferait d\u00e9faut. Toute faute dans le chef dePERSONNE2.)en lien causal avec les dommages all\u00e9gu\u00e9s par PERSONNE1.)est formellement contest\u00e9e et laisse d\u2019\u00eatre \u00e9tablie. Toute demande sur base des articles 1384 alin\u00e9a 1 er , 1382 et 1383 du Code civil serait ainsi \u00e0 rejeter, faute d\u2019\u00eatre fond\u00e9e. A titre subsidiaire, en cas de responsabilit\u00e9dePERSONNE2.), la part de responsabilit\u00e9 de PERSONNE2.)serait minime, alors que lesdommagesall\u00e9gu\u00e9sparPERSONNE1.)r\u00e9sulteraient avant tout d\u2019un manquement de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.et du comportement de la victime elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>14 La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.aurait \u00e9t\u00e9charg\u00e9edu gros \u0153uvre de l\u2019\u00e9table, des travaux de terrassement ainsi que du montage des superstructures. Elle neseserait mise \u00e0 aucun moment en rapport avecPERSONNE2.)afin de se concerter sur le d\u00e9roulement du chantier. Le rapportde l\u2019expertRomainFISCH constituerait un \u00e9l\u00e9ment de preuve au sens de l\u2019article 64 dunouveau Code de proc\u00e9dure civile et il aurait \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement communiqu\u00e9 et soumis \u00e0 la libre discussion des parties, de sorte que le rapport ne saurait \u00eatre \u00e9cart\u00e9. PERSONNE1.)aurait encore laiss\u00e9 \u00e9couler un laps de temps non n\u00e9gligeable avant de mettre en \u0153uvre des moyens pour faire faceaux anomalies \u00e9merg\u00e9es.Les premi\u00e8res anomalies auraient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sentes au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2015. Lors de sa visiteau cours des mois dejuinoujuillet 2015,PERSONNE3.)de la \u00abSOCIETE4.)\u00bb aurait conseill\u00e9 \u00e0PERSONNE1.)de v\u00e9rifier l\u2019existence \u00e9ventuelle de courants de fuite. PERSONNE1.)aurait attendu un an avant de faire intervenirSOCIETE5.), celle-cine serait intervenuequele 25 mai 2016. Aucun projet d\u00e9taill\u00e9, ni aucun cahier de charges n\u2019auraient \u00e9t\u00e9 dress\u00e9spar les soci\u00e9t\u00e9s SOCIETE7.)et le Bureau d\u2019architectesSOCIETE8.), qui n\u2019auraient eu comme mission que l\u2019\u00e9tablissement des plans n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention des autorisationsde construire, de sorte que PERSONNE1.)aurait d\u00fb faire le suivi et contr\u00f4ler le chantier lui-m\u00eame, faute d\u2019avoir charg\u00e9 une soci\u00e9t\u00e9 ind\u00e9pendante et sp\u00e9cialis\u00e9e de cette mission.Un organisme agr\u00e9\u00e9 du contr\u00f4le du chantier et de la r\u00e9ception de l\u2019installation \u00e9lectrique aurait tout de suite misen \u00e9vidence des probl\u00e8mes de la mise \u00e0 terre et des solutions auraient pu \u00eatre trouv\u00e9es rapidement. En octobre 2009,SOCIETE1.)aurait souscrit un contrat d\u2019assurance \u00abIntegra Business\u00bb aupr\u00e8s deSOCIETE2.), qui pr\u00e9voirait encore en son article 106 point 1: \u00abtout assur\u00e9 est tenu d\u2019informer laSOCIETE2.)des dommages, de leurs circonstances et causes connues ou pr\u00e9sum\u00e9es(\u2026) dans les 4 jours apr\u00e8s qu\u2019il en a pris connaissance\u00bb. SOCIETE1.)aurait \u00e9t\u00e9 inform\u00e9een f\u00e9vrier 2015 des probl\u00e8mes rencontr\u00e9s parPERSONNE1.). SOCIETE1.)n\u2019auraittoutefoisd\u00e9clar\u00e9 le sinistre que le 15 juillet 2016, soit un an et demi apr\u00e8s les faits.SOCIETE1.)n\u2019aurait pas inform\u00e9 l\u2019assureur en temps utile, de sorte que l\u2019assureur n\u2019aurait plus \u00e9t\u00e9 en mesure de diligenter des experts sur les lieux d\u00e8s un moment plus pr\u00e9coce et ainsi de limiter les dommages. Il en r\u00e9sulterait un dommage pourSOCIETE2.),de sorte qu\u2019elle serait en droit de pr\u00e9tendre \u00e0 une r\u00e9duction de sa prestation \u00e0 concurrence du pr\u00e9judice qu\u2019elle auraitainsi subi. L\u2019article 106 des conditions g\u00e9n\u00e9rales disposerait encore en son point 6 que: \u00abtout assur\u00e9 est tenu de servir de tous les moyens disponibles pour limiter l\u2019importance des dommages\u00bb. SOCIETE1.)se serait rendue au mois de f\u00e9vrier 2015 sur les lieux sans pour autant trouver l\u2019origine des probl\u00e8mes. En omettant de mettre tout en \u0153uvre afin de limiter autant que possible<\/p>\n<p>15 l\u2019importance des dommages, l\u2019assur\u00e9 auraitmanifestement enfreint l\u2019article 106 des conditions g\u00e9n\u00e9rales. A titre subsidiaire,SOCIETE2.)conteste formellement les dommages all\u00e9gu\u00e9s par PERSONNE1.). En effet, le rapport d\u00e9pos\u00e9 le 21 juillet 2020 par l\u2019expertChristianBALTUS au Tribunal d\u2019arrondissement de Diekirchseraitinexploitableetsoul\u00e8verait encore desinterrogations, alors que les param\u00e8tres de calcul employ\u00e9s par l\u2019expert seraient incompr\u00e9hensibles.SOCIETE2.) aurait donc adress\u00e9 le 3 ao\u00fbt 2020 un courriel \u00e0 l\u2019expert contenant un catalogue de questions. En novembre 2020, des questions suppl\u00e9mentaires auraient \u00e9t\u00e9 adress\u00e9es \u00e0 l\u2019expert, de m\u00eame qu\u2019un tableau donnant un aper\u00e7u sur la production laiti\u00e8re entre lesmois d\u2019octobre 2011 et octobre 2017. L\u2019expert Christian BALTUS resterait muet par rapport aux questions lui soumises et aux rappels lui adress\u00e9s, alors que les \u00e9claircissements sollicit\u00e9s seraient \u00e9l\u00e9mentaires afin de d\u00e9battre du quantum du pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9. SOCIETE2.)demande partant au tribunal de c\u00e9ans d\u2019enjoindre \u00e0 l\u2019expert Christian BALTUS de r\u00e9pondre aux questions lui soumises par courriels de l\u2019\u00e9tude Schiltz &amp; Schiltz des 3 ao\u00fbt 2020 et 4 novembre 2020, sinon de lui enjoindre d\u2019organiser une nouvelle r\u00e9union d\u2019expertise, en pr\u00e9sence de toutes les parties, afin de discuter du rapport d\u2019expertise et des questions soulev\u00e9es. A titre subsidiaire,SOCIETE2.)demande sur base de l\u2019article 479 du nouveau Code de proc\u00e9dure civile que l\u2019expert Christian BALTUS soit entendu par le tribunal sur ses conclusions. SOCIETE2.)demande \u00e0 voir condamner les parties adverses \u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance et d\u2019en ordonner distraction au profit de son mandataire, qui affirme en avoir fait l\u2019avance. APPRECIATION A)Demandeen r\u00e9parationdePERSONNE1.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard deSOCIETE1.) (i)La qualification durapport contractuel entre parties En vue de l\u2019examen du fond du litige, il convient tout d\u2019abord de qualifier le contrat qui lie PERSONNE1.)\u00e0SOCIETE1.). L\u2019article 1710 du Code civil dispose que le louage d\u2019ouvrage est un contrat par lequel l\u2019une des parties s\u2019engage \u00e0 faire quelque chose pour l\u2019autre, moyennant un prix convenu entre elles. Le contrat de louage d\u2019ouvrage, encore libell\u00e9 contrat d\u2019entreprise, est la convention par laquelle une personne s\u2019oblige contre une r\u00e9mun\u00e9ration, \u00e0 ex\u00e9cuter pour l\u2019autre partie, un travail r\u00e9mun\u00e9r\u00e9, sans la repr\u00e9senter et de fa\u00e7on ind\u00e9pendante. Il correspond \u00e0 toute prestation de services, quel qu\u2019en soit l\u2019objet. La t\u00e2che \u00e0 effectuer peut-\u00eatre mat\u00e9rielle ou purement intellectuelle (Cass. 1re civ., 19 f\u00e9vr. 1968 : Bull. civ. 1968, I, n\u00b0 69).<\/p>\n<p>16 Il est constant en causequeSOCIETE1.)a install\u00e9au cours des ann\u00e9es 2014 et 2015un stand de traiteet l\u2019\u00e9lectricit\u00e9dans lanouvelle\u00e9table construitesur l\u2019exploitation agricole de PERSONNE1.), contre paiement d\u2019un prix. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il y a lieu de retenir que le contrat conclu entre les parties en cause est \u00e0 qualifier de contrat d\u2019entreprise. Dans un contrat de louage d\u2019ouvrage, il faut faire la distinction, d\u2019une part, entre un locateur d\u2019ouvrage qui est charg\u00e9 de faire un ouvrage en fournissant son travail, son industrie et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, le mat\u00e9riel mais sans lien de subordination et, d\u2019autre part, un ma\u00eetre de l\u2019ouvrage qui dirige l\u2019ouvrage. En l\u2019esp\u00e8ce, il n\u2019est pas contest\u00e9 queSOCIETE1.)est le locateur d\u2019ouvrage etPERSONNE1.) rev\u00eat la qualit\u00e9 declient. (ii)La responsabilit\u00e9 deSOCIETE1.) En s\u2019engageant dans le cadre d\u2019un contrat d\u2019entreprise, l\u2019entrepreneur a l\u2019obligation d\u2019ex\u00e9cuter des travaux exempts de vices et malfa\u00e7ons, conformes aux r\u00e8gles de l\u2019art, au cahier des charges et aux dispositions du march\u00e9, et le ma\u00eetre de l\u2019ouvrage a l\u2019obligation de payer le prix convenu. La t\u00e2che de l\u2019entrepreneur consiste \u00e0 mettre en \u0153uvre son savoir-faire \u00e0 partir de la conception du ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre. Encontractant, il s\u2019engage \u00e0 ex\u00e9cuter tous les travaux n\u00e9cessaires \u00e0 la perfection de l\u2019ouvrage de mani\u00e8re que celui-ci pr\u00e9sente tous les \u00e9l\u00e9ments de stabilit\u00e9 et de dur\u00e9e par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9tat actuel des connaissances, qu\u2019il respecte toutes les conditions d\u2019ach\u00e8vement, et que l\u2019ouvrage soit en tous points conforme \u00e0 l\u2019art de b\u00e2tir et aux r\u00e8gles de sa profession. Cette obligation de r\u00e9sultat veut que, d\u00e8s le d\u00e9sordre constat\u00e9, l\u2019entrepreneur peut \u00eatre recherch\u00e9 sur le fondement d&#039;une pr\u00e9somption, non defaute, mais de responsabilit\u00e9 dont il lui appartient de se d\u00e9gager sans que le ma\u00eetre de l&#039;ouvrage n\u2019ait \u00e0 rapporter la preuve d&#039;une quelconque faute. Cette pr\u00e9somption ne tombera que devant la preuve de la cause \u00e9trang\u00e8re, du fait d&#039;un tiers ou de la faute du ma\u00eetre de l&#039;ouvrage (CA, 27 juin 2012, n\u00b036492 du r\u00f4le). En ce qui concerne les vices cach\u00e9s, il est de principe qu\u2019avant la r\u00e9ception de l\u2019ouvrage, l\u2019entrepreneur est responsable sur base des r\u00e8gles de la responsabilit\u00e9 contractuelle de droit commun, tandis qu\u2019\u00e0 partir de la r\u00e9ception, l\u2019entrepreneur est tenu suivant le r\u00e9gime de la garantie biennale et d\u00e9cennale pr\u00e9vue aux articles 1792 et 2270 du Code civil. Quant \u00e0 la r\u00e9ception, elle se d\u00e9finit comme l\u2019acte par lequel le ma\u00eetre de l\u2019ouvrage d\u00e9clare accepter l\u2019ouvrage avec ou sans r\u00e9serves. Il est admis de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale que la r\u00e9ception de l\u2019ouvrage peut \u00eatre expresse ou tacite. Dans ce dernier cas, elle suppose l\u2019existence d\u2019une volont\u00e9 non \u00e9quivoque du ma\u00eetre de recevoir l\u2019ouvrage (cf. Cass. F., 3i\u00e8me chambre civile, 30 septembre 1998, Bull. civ. III, n\u00b0 175, p.117 ; TAL, 5 juin 2003, n\u00b069990 ; TAL, 24 juin 2005, num\u00e9roNUMERO8.) du r\u00f4le). Concernant l\u2019existence d\u2019une r\u00e9ception tacite, il est admis que la r\u00e9ception tacite peut \u00eatre retenue s\u2019il est constat\u00e9 l\u2019existence d\u2019une volont\u00e9 non-\u00e9quivoque du ma\u00eetre de l\u2019ouvrage de recevoir<\/p>\n<p>17 l\u2019ouvrage. La prise de possession des lieux peut constituer un \u00e9l\u00e9ment \u00e0 prendre en consid\u00e9ration, mais il n\u2019est pas suffisant \u00e0 lui seul pour faire retenir l\u2019existence d\u2019une r\u00e9ception tacite. S\u2019il s\u2019ajoute n\u00e9anmoins \u00e0 la prise de possession des lieux un paiement du prix sans que des r\u00e9serves ne soient formul\u00e9es, on est en droit de retenir qu\u2019il y a eu r\u00e9ception tacite de l\u2019ouvrage par le ma\u00eetre de l\u2019ouvrage (Perinet Marquet et Auby : Droit de l\u2019urbanisme et de la construction, 6\u00e8me \u00e9d., n\u00b0 1268). Il est constant en cause quele stand de traite fut mis en service le 10 novembre 2014et l\u2019\u00e9table fut exploit\u00e9e \u00e0 partir du 17 novembre 2014.PERSONNE1.)s\u2019est encore acquitt\u00e9 de factures en lien avec l\u2019installation du stand de traite aux mois de d\u00e9cembre 2014 et janvier 2015.Le tribunal retient d\u00e8s lorsqu\u2019il y a eu r\u00e9ception tacite du stand de traitele 10 novembre 2014. Au vu de la r\u00e9ception tacite du stand de traite en date du 10 novembre 2014, l\u2019entrepreneur, soit SOCIETE1.), est tenu suivant le r\u00e9gime de la garantie biennale et d\u00e9cennale pr\u00e9vue aux articles 1792et 2270 du Code civil. Dans la mesure o\u00f9 unvice est cach\u00e9 lorsqu\u2019au moment o\u00f9 la chose est susceptible d\u2019\u00eatre examin\u00e9e, il ne se r\u00e9v\u00e8le pas lors de v\u00e9rifications imm\u00e9diates et d\u2019investigation normale, les vices constat\u00e9s par le rapport de l\u2019expert Romain FISCH, qui sont \u00e0 l\u2019origine des courants defuite affectant le stand de traite, constituent desvicescach\u00e9s. Partant, les vicesdu cas d\u2019esp\u00e8cesont soumis au r\u00e9gime de responsabilit\u00e9 des constructeurs pr\u00e9vu par les articles 1792 et 2270 du Code civil. Les articles 1792 et 2270 duCode civil posent une pr\u00e9somption de responsabilit\u00e9 \u00e0 charge des personnes qu\u2019ils visent, c\u2019est-\u00e0-dire des architectes, entrepreneurs et autres personnes li\u00e9es au ma\u00eetre de l\u2019ouvrage par un contrat de louage d\u2019ouvrage, qui ont l\u2019obligation de concevoir et de r\u00e9aliser un ouvrage exempt de vices, cette obligation s\u2019analysant en une obligation de r\u00e9sultat, le ma\u00eetre de l\u2019ouvrage n\u2019ayant \u00e0 \u00e9tablir que l\u2019existence du d\u00e9sordre (Cour d\u2019appel 31 janvier 2008 et 7 octobre 2010, r\u00f4les n\u00b030482, 30484 et 30511, conf. par Cass. 8 mars 2012, n\u00b0 10\/12). La responsabilit\u00e9 que supportent les constructeurs sur le fondement des articles 1792 et suivants duCode civil est une responsabilit\u00e9 dite de plein droit. Cela signifie qu\u2019existe \u00e0 leur d\u00e9triment une pr\u00e9somption de faute et d\u2019imputabilit\u00e9. Leur obligation tend vers une obligation de garantie en posant une pr\u00e9somption de responsabilit\u00e9. Ainsi, la d\u00e9monstration de l\u2019absence de faute de leur part est impuissante \u00e0 les d\u00e9charger de leur responsabilit\u00e9. Il est de principe que lesconstructeurs ont l\u2019obligation de r\u00e9sultat de concevoir et de r\u00e9aliser un ouvrage exempt de vices. La t\u00e2che du constructeur consiste \u00e0 mettre en \u0153uvre son savoir-faire \u00e0 partir de la conception du ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre. En contractant, il s\u2019engage \u00e0 ex\u00e9cuter tousles travaux n\u00e9cessaires \u00e0 la perfection de l\u2019ouvrage de mani\u00e8re que celui-ci pr\u00e9sente tous les \u00e9l\u00e9ments de stabilit\u00e9 et de dur\u00e9e par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9tat actuel des connaissances, qu\u2019il respecte toutes les conditions d\u2019ach\u00e8vement, et que l\u2019ouvrage soit en tous points conforme \u00e0 l\u2019art de b\u00e2tir et aux r\u00e8gles de sa profession.<\/p>\n<p>18 Cetteobligation de r\u00e9sultat veut que, d\u00e8s le d\u00e9sordre constat\u00e9, le constructeur peut \u00eatre recherch\u00e9 sur le fondement d\u2019une pr\u00e9somption, non de faute, mais de responsabilit\u00e9 dont il lui appartient de se d\u00e9gager sans que le ma\u00eetre de l\u2019ouvrage n\u2019ait \u00e0 rapporter la preuve d\u2019une quelconque faute. Cette pr\u00e9somption ne tombera que devant la preuve de la cause \u00e9trang\u00e8re, du fait d\u2019un tiers ou de la faute du ma\u00eetre de l\u2019ouvrage (Cour d\u2019appel 27 juin 2012, r\u00f4le n\u00b0 36492). Pour prouver l\u2019inex\u00e9cution contractuelle et donc les d\u00e9sordres reproch\u00e9s \u00e0SOCIETE1.), PERSONNE1.)renvoie au rapport d\u2019expertise dress\u00e9 par l\u2019expert Romain FISCH d\u00e9pos\u00e9 le 3 septembre 2018, nomm\u00e9 suite aux ordonnances de r\u00e9f\u00e9r\u00e9-expertise nos. 79\/2017 du 7 avril 2017 et 119\/2017 du 6 juin 2017. Il ressort du susdit rapport quel\u2019installation, telle que mise en \u0153uvre parSOCIETE1.)pr\u00e9sentait lors des visites des lieux des malfa\u00e7ons et des d\u00e9sordres substantiels, notamment des incoh\u00e9rences au niveau du principe de la mise \u00e0 la terre et des liaisons \u00e9quipotentielles; des incoh\u00e9rences au niveau de la r\u00e9partition et de la subdivisiondes circuits, d\u2019un sous-dimensionnement (dimensions g\u00e9om\u00e9triques) notable du tableau de distribution;de manquements graves au niveau du branchement du dispositif de couplage et de la source de courant secondaire; de la pr\u00e9sence de courants de fuite au droit des prises de terre et de discontinuit\u00e9s au niveau de lamise \u00e0 la terre des agencements. L\u2019expert Romain FISCH a ainsi retenu des malfa\u00e7ons qui rendent le stand de traite impropre \u00e0 sa destination. Ces vices constat\u00e9s affectant le gros \u0153uvre sont soumis au r\u00e9gime de la garantie d\u00e9cennale. Au vu du susdit rapport del\u2019expert Romain FISCH,SOCIETE1.)n\u2019a pas satisfait \u00e0 son obligation de r\u00e9sultat de concevoir et de r\u00e9aliser un ouvrage exempt de vices. Partant, la responsabilit\u00e9 deSOCIETE1.)dans la gen\u00e8se du dommage accru \u00e0PERSONNE1.)est pr\u00e9sum\u00e9e.SOCIETE1.)ne peut \u00eatre d\u00e9charg\u00e9e de cette responsabilit\u00e9 que par un \u00e9v\u00e9nement de force majeure, dont la faute ou le fait de la victime, qui pr\u00e9sente les caract\u00e8res de la force majeure. Le fait ou de faute de la victime, ne pr\u00e9sentant pas les caract\u00e8res de la force majeure, peuvent avoir un effet partiellement exon\u00e9ratoire entra\u00eenant un partage de responsabilit\u00e9la proportion causale de la contribution de lavictime \u00e0 la r\u00e9alisation du dommage (cf. G. RAVARANI, La responsabilit\u00e9 civile des personnes priv\u00e9es et publiques, 3e \u00e9d., n\u00b0 1083, 1084 et 1089). SOCIETE1.)entend s\u2019exon\u00e9rer au moins partiellement par la faute de la victime etreproche \u00e0 PERSONNE1.)d\u2019\u00eatre responsable de son propre dommage, faute d\u2019avoir charg\u00e9 un organisme ind\u00e9pendant du contr\u00f4le du chantier, sinon faute d\u2019avoir assur\u00e9 lui-m\u00eame le suivi et le contr\u00f4le du chantier Il y a d\u00e8s lors lieu d\u2019analyser l\u2019existence d\u2019une faute commiseparPERSONNE1.). (iii)Faute commiseparPERSONNE1.)<\/p>\n<p>19 Tel qu\u2019\u00e9nonc\u00e9 ci-dessus, aux termes m\u00eames de l\u2019article 1792 duCode civil, seul un \u00e9v\u00e8nement de force majeure estsusceptible de d\u00e9chargerles entrepreneursde leur responsabilit\u00e9 (Semaine juridique notariale et immobili\u00e8re, n\u00b0 19, 7 mai 2004, p 1229 Garantie d\u00e9cennale par F. Dannenberger). Lafaute ou le fait de la victime exon\u00e8re le pr\u00e9sum\u00e9 responsable totalement si la faute ou le fait de la victime pr\u00e9sente les caract\u00e8res de la force majeure. Si tel n\u2019est pas le cas, le fait ou la faute de la victime n\u2019a qu\u2019un effet partiellement exon\u00e9ratoireentra\u00eenant un partage de responsabilit\u00e9s dans la proportion causale de la contribution de la victime \u00e0 la r\u00e9alisation du dommage (cf. G. RAVARANI, La responsabilit\u00e9 civile des personnes priv\u00e9es et publiques, 3e \u00e9d., n\u00b0 1083, 1084 et 1089). L\u2019immixtion du ma\u00eetre de l\u2019ouvrage dans les pr\u00e9rogatives du constructeur n\u2019est pas de nature \u00e0 exon\u00e9rer celui-ci de sa responsabilit\u00e9, sauf si le ma\u00eetre de l\u2019ouvrage est notoirement aussi comp\u00e9tent que le constructeur et a exerc\u00e9certaines des pr\u00e9rogatives normales de celui-ci (cf. Cour d\u2019appel, 29.06.1984, Pas. 26, 164 ; G.RAVARANI, op.cit., n\u00b0 617). D\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, l\u2019immixtion du ma\u00eetre de l\u2019ouvrage n\u2019est caract\u00e9ris\u00e9e que si celui-ci a impos\u00e9 sa solution (cf. Cour d\u2019appel, 15.12.1999, n\u00b0 22 638 du r\u00f4le ; G.RAVARANI, ibidem). En l\u2019esp\u00e8ce,SOCIETE1.)reproche \u00e0PERSONNE1.)de ne pas avoir effectu\u00e9 un contr\u00f4le des travaux r\u00e9alis\u00e9s. Dans la mesure o\u00f9 ilne ressort pas des \u00e9l\u00e9ments soumis \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation du tribunal que PERSONNE1.)dispose des comp\u00e9tences n\u00e9cessaires pour v\u00e9rifier les travaux r\u00e9alis\u00e9s par SOCIETE1.), un \u00e9ventuel contr\u00f4le des travaux r\u00e9alis\u00e9s parSOCIETE1.)parPERSONNE1.) n\u2019aurait d\u00e8s lors pas \u00e9t\u00e9 de nature \u00e0 exon\u00e9rerSOCIETE1.)de sa responsabilit\u00e9, faute des comp\u00e9tencesn\u00e9cessairesdePERSONNE1.), alors que celui-ci est agriculteur et s\u2019est adress\u00e9 en tant que client profane \u00e0 un professionnel, qui est sp\u00e9cialis\u00e9 enla mati\u00e8re. Il s\u2019ensuit quePERSONNE1.)n\u2019a pas commis de faute en ne contr\u00f4lant pas les travaux r\u00e9alis\u00e9s parSOCIETE1.). En ce qui concerne l\u2019absence d\u2019un organisme charg\u00e9 du contr\u00f4le duchantier, il y a lieu de rappeler qu\u2019ilest admis qu\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9 du ma\u00eetre d\u2019ouvrage, un ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre peut \u00eatre charg\u00e9 de la gestion du chantier. La ma\u00eetrise d\u2019\u0153uvre a comme objectif de r\u00e9pondre aux ordres de la ma\u00eetrise d\u2019ouvrage mais aussi d\u2019\u00eatre l\u2019interm\u00e9diaire entre les entrepreneurs faisant les travaux et le client. Les missions et le r\u00f4le de chacun sont bien d\u00e9finis. L\u2019attribution de la mission du contr\u00f4le du chantier \u00e0 un organisme ind\u00e9pendant constitue donc une facult\u00e9 pour le ma\u00eetre d\u2019ouvrage et non pas une obligation de sa part, un entrepreneur normalement comp\u00e9tent devant r\u00e9pondre seul de toute violation des r\u00e8gles de son art, malgr\u00e9 la pr\u00e9sence d\u2019un organisme charg\u00e9 d\u2019une mission de contr\u00f4le g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>20 Partant, l\u2019omission de charger un organisme de la mission de contr\u00f4le g\u00e9n\u00e9ral des travaux r\u00e9alis\u00e9s sur son exploitation agricole ne constitue pas une faute dans le chef dePERSONNE1.). En tant que professionnel,SOCIETE1.)estencoresoumise \u00e0 une obligation de conseil \u00e0 l\u2019\u00e9gard du client profane.En cas de n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un organisme ind\u00e9pendant charg\u00e9 du contr\u00f4le du chantier, il aurait appartenu \u00e0PERSONNE2.)de conseiller \u00e0PERSONNE1.)de charger untelorganisme avec la mission de contr\u00f4ler le bon d\u00e9roulement des travaux et la concertation entre les diff\u00e9rents intervenants sur le chantier. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de,les reproches formul\u00e9s parPERSONNE2.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE1.) ne constituent pas de fautes exon\u00e9rantPERSONNE2.)int\u00e9gralement ou partiellement de sa responsabilit\u00e9. SOCIETE1.)ne s\u2019estdoncpas exon\u00e9r\u00e9e de sa responsabilit\u00e9, ni int\u00e9gralement, ni partiellement, de sorte qu\u2019il n\u2019y a pas non plus lieu de proc\u00e9der \u00e0 un partage de responsabilit\u00e9 entre PERSONNE2.)etPERSONNE1.). Par cons\u00e9quent et en l\u2019absence d\u2019exon\u00e9ration de la pr\u00e9somption de responsabilit\u00e9 dans le chef de PERSONNE2.), la demande dePERSONNE1.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE2.)sur base des articles 1792 et 2270 du Code civil est fond\u00e9e et la responsabilit\u00e9 dePERSONNE2.)est d\u00e8s lors engag\u00e9e. (iv)Pr\u00e9judice accru \u00e0PERSONNE1.)etr\u00e9paration Le tribunal rappelle qu\u2019il est de principe que la r\u00e9paration a pour but de faire dispara\u00eetre le dommage subi par la victime (TAL, 27 mars 1954, Pas. 16, p. 181) et que la victime d\u2019un dommage a le droit d\u2019exiger que le responsable la replace dans l\u2019\u00e9tat o\u00f9elle se serait trouv\u00e9e si ce dommage n\u2019\u00e9tait pas intervenu (TAL, 21 mars 1956, Pas. 16, p. 540) ; la r\u00e9paration doit donc \u00eatre int\u00e9grale. Or, la r\u00e9paration int\u00e9grale d\u2019un dommage caus\u00e9 n\u2019est assur\u00e9e que par le remboursement des frais de remise en \u00e9tat de la chose ou par le paiement d\u2019une somme d\u2019argent repr\u00e9sentant la valeur de lachose. Peu importe l\u2019enrichissement de la victime, l\u2019essentiel au regard du principe de la r\u00e9paration int\u00e9grale r\u00e9side dans ce que la victime soit replac\u00e9e dans la situation o\u00f9 elle se serait trouv\u00e9e en l\u2019absence de dommage (Cour d\u2019appel, 26 f\u00e9vrier 1997,r\u00f4le n\u00b018054). En l\u2019esp\u00e8ce,PERSONNE1.)fait \u00e9tat de deux cat\u00e9gories de dommages. Premi\u00e8rement, les co\u00fbts de lamise en \u00e9tat des d\u00e9sordres affectant l\u2019installation du stand de traite et deuxi\u00e8mement la perte de vaches et la perte de revenus au vu de la diminution de la production laiti\u00e8re, qui auraient \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9es par le stand de traite affect\u00e9 de vices. Il y a d\u00e8s lors lieu d\u2019analyser les deux cat\u00e9gories de dommages. -Mise en \u00e9tatdes d\u00e9sordres PERSONNE1.)demande \u00e0 voir condamnerSOCIETE1.)\u00e0 lui payer le montant de43.500,60euros tva comprise, montant retenu par l\u2019expert Romain FISCH,\u00e0 titre de co\u00fbts de remise en \u00e9tat.<\/p>\n<p>21 PERSONNE2.)offre, \u00e0 titre de geste commercial, de r\u00e9aliser les travaux pr\u00e9conis\u00e9s par l\u2019expert Romain FISCHdans son rapport d\u2019expertise, partant de proc\u00e9der \u00e0 une r\u00e9paration en nature du dommage. L\u2019expertRomain FISCH \u00e9value les co\u00fbts des travaux de mise en \u00e9tat au montant de 43.500,60 euros tva comprise. PERSONNE1.)s\u2019oppose\u00e0 cette offretendant \u00e0 une r\u00e9paration en natureet demande de la voir rejeter comme non satisfactoire. La r\u00e9paration en nature est le mode de r\u00e9paration le plus ad\u00e9quat non seulement en mati\u00e8re contractuelle, mais encore en mati\u00e8re d\u00e9lictuelle. Le dommage est effac\u00e9 et la victime remise dans lestatu quo ante. Il est de principe que tant que l\u2019ex\u00e9cution du contrat estpossible, les parties se doivent d\u2019y proc\u00e9der. Le cr\u00e9ancier a donc le droit d\u2019exiger du d\u00e9biteur l\u2019ex\u00e9cution des prestations commises. En contrepoint de la r\u00e8gle pr\u00e9c\u00e9dente, le cr\u00e9ancier ne peut pas refuser l\u2019ex\u00e9cution offerte par le d\u00e9biteur et d\u00e9clarer pr\u00e9f\u00e9rer une indemnit\u00e9, l\u2019essentiel \u00e9tant que l\u2019offre du d\u00e9biteur soit de nature \u00e0 satisfaire le cr\u00e9ancier, ce qui rel\u00e8ve de l\u2019appr\u00e9ciation des juges du fond, restant libre de choisir le mode de r\u00e9paration qu\u2019ils estiment le plus appropri\u00e9 (cf. Le Tourneau &amp; Cadiet, Droit de la responsabilit\u00e9, Dalloz, \u00e9d.1996, n\u00b0 1254 et s.). Le d\u00e9biteur de la r\u00e9paration n\u2019a toutefois pas un droit acquis \u00e0 ex\u00e9cuter lui-m\u00eame l\u2019obligation mal ex\u00e9cut\u00e9e (cf. Cass. Civ. fr. 3e, 6 juin 1972, cit\u00e9 dans Albert Caston, La Responsabilit\u00e9 des Constructeurs, no.494, Editions de l\u2019actualit\u00e9 juridique, 1974). D\u2019autre part, l\u2019auteur d\u2019un dommage peut toujours proposer une r\u00e9paration en nature dans son chef, et la victime peut la refuser si elle a des motifs l\u00e9gitimes permettantd\u2019admettre que le d\u00e9biteur ne s\u2019acquittera pas convenablement de la t\u00e2che, voire dans un d\u00e9lai raisonnable (cf. Cour 6 d\u00e9cembre 2000, n\u00b0 24 168 du r\u00f4le ; Cour 26 avril 2000, n\u00b0 15 348 du r\u00f4le). Le tribunal estime qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, les relations entre parties sont tendues et toute relation de confiance fait actuellement d\u00e9faut. Dans ces conditions, il n\u2019y a pas lieu de chargerPERSONNE2.) de proc\u00e9der au redressement des d\u00e9sordres constat\u00e9s par l\u2019expert, mais de lacondamner \u00e0 payer\u00e0 PERSONNE1.)les co\u00fbtsdes travaux de mise en \u00e9tatdes d\u00e9sordres,qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s par l\u2019expert Romain FISCH au montant de 43.500,60euros tva comprise. Partant, il y a lieu de condamnerSOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)le montant de 43.500,60 euros \u00e0 titre de r\u00e9paration des co\u00fbts de remise en \u00e9tat du stand de traite. -Pertes de vaches etde revenus PERSONNE1.)demande encore indemnisation de la perte de vaches etde la perte de revenu r\u00e9sultantde la diminution de la production laiti\u00e8re. Dans son rapport du10 f\u00e9vrier 2020, Christian BALTUS \u00e9valueraitle pr\u00e9judice de ce chef selon deux m\u00e9thodes de calcul. Suivant la premi\u00e8re<\/p>\n<p>22 m\u00e9thode, le pr\u00e9judice s\u2019\u00e9l\u00e8verait\u00e0 378.210,50 euros et suivant la deuxi\u00e8me m\u00e9thode, le pr\u00e9judice s\u2019\u00e9l\u00e8verait\u00e0 384.785,50 euros.PERSONNE1.)demande d\u2019\u00eatre indemnis\u00e9de ce chefdu montant de 384.785,50 euros. PERSONNE2.)etSOCIETE2.)reprochent \u00e0PERSONNE1.)d\u2019avoir aggrav\u00e9 son dommage, au vu de sa r\u00e9action tardive face aux probl\u00e8mes constat\u00e9s. Il y a lieu de rappeler quela victime a l\u2019obligation de limiter, autant que possible son dommage, en prenant toutes les mesures raisonnables \u00e0 cet effet. Il appartient toutefois \u00e0 l\u2019auteur du dommage qui fait \u00e9tat de ce que la victime a la possibilit\u00e9 raisonnable de minimiser son dommage, de le prouver (cf. GeorgesRAVARANI, La responsabilit\u00e9 civile, Pasicrisie, 2000, no 692). Il ressort de la prise de position de Thomas DIEDRICH, conseiller aupr\u00e8s de la \u00abSOCIETE4.)\u00bb quePERSONNE1.)s\u2019est entretenu au cours du mois de juin ou juillet 2015 avec ce dernier concernant les inflammations du pis de ses vaches. Fin septembre et d\u00e9but octobre 2015, Thomas DIEDRICH a exprim\u00e9 des soup\u00e7ons quant \u00e0 des courants de fuite dans la nouvelle \u00e9table. Il ressort encore du courrier de Dr.PERSONNE4.)du 22 juin 2016 que:\u00abDie Sicherung der Eutergesundheit in Milchviehherden umfasst mehrere Faktorenkomplexe. \u00bb et que : \u00abNeben infekti\u00f6sen k\u00f6nnen auch nichtinfekti\u00f6sen \u201enat\u00fcrliche Faktoren\u201c der Zellzahl der Milch beeinflussen. \u00c4u\u00dfere Einfl\u00fcsse wie Hitzestress, l\u00e4ngere Transporte, unvollst\u00e4ndige Melken, aber auch Schmerzen und eine erh\u00f6hte Nervosit\u00e4t einzelner Tieredie durch Kriechstromverursacht wurde, k\u00f6nnen die Zellzahl in allen Eutervierteln erh\u00f6hen sowie Gesundheitszustand der Tiere enorm verschlechtern.\u00bb Il s\u2019ensuit qu\u2019une multitude de param\u00e8tres sont susceptibles d\u2019avoir une influence sur le bien-\u00eatre des vaches et sont notamment susceptibles de provoquer des inflammations du pis. Ilressort encore de ce qui pr\u00e9c\u00e8dequePERSONNE1.)s\u2019est renseign\u00e9 au plus tard au mois de juin ou juillet 2015 aupr\u00e8s d\u2019un conseiller aupr\u00e8s de la \u00abSOCIETE4.)\u00bb suite aux probl\u00e8mes rencontr\u00e9s. NiPERSONNE2.), niSOCIETE2.)n\u2019\u00e9tablissent que la r\u00e9action dePERSONNE1.)fut tardivepar rapport aux probl\u00e8mes rencontr\u00e9s,\u00e0 savoirles inflammations du pis,et qu\u2019il a par ce biais aggrav\u00e9 son propre pr\u00e9judice. PERSONNE2.)contesteencorele rapport de l\u2019expert Christian BALTUS pour avoirviol\u00e9le principe ducontradictoire et pour ne pas \u00eatrecomplet, au vu des interrogations que les conclusions d\u2019expert soul\u00e8vent.PERSONNE2.)reproche \u00e0 l\u2019expert Christian BALTUS de ne pas luiavoir soumis ses investigations techniques pour luipermettre de faire part deses observations avant de r\u00e9diger son rapport final du 10 f\u00e9vrier 2020. Elle n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e aux op\u00e9rations d\u2019expertises. SOCIETE2.)conteste le rapport de l\u2019expert Christian BALTUS pour ne pas \u00eatre complet. Elle renvoie aux courriels contenant des catalogues de questions adress\u00e9s \u00e0 l\u2019expert Christian BALTUS les 3 ao\u00fbt 2020 et 4 novembre 2020. L\u2019expert serait rest\u00e9 muet par rapport auxquestions soulev\u00e9es, de sorte queson rapport d\u2019expertise serait inexploitable.<\/p>\n<p>23 PERSONNE2.)demande l\u2019annulation du rapport d\u2019expertise dress\u00e9 par l\u2019expert Christian BALTUS pour non-respect du principe du contradictoire. L\u2019expert Christian BALTUS fut nomm\u00e9 par ordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 no. 170\/2017 rendue le 31 juillet 2017, en remplacement de Dr John WEIS, avec la mission de concilier les parties si faire se peut, sinon dans un rapport \u00e9crit et motiv\u00e9 \u00e0 d\u00e9poser au greffe du tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch, de: \u00ab -prendre inspection du stand de traite et de l\u2019installation \u00e9lectrique de la nouvelle \u00e9table exploit\u00e9e par MonsieurPERSONNE5.), -d\u00e9terminer les causes et origines des probl\u00e8mes, notamment des courants de fuite affectant, respectivement ayant affect\u00e9 le stand de traite, -dire si un quelconque manquement aux r\u00e8gles d\u2019art a \u00e9t\u00e9 commis par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)lors de la mise en place de l\u2019installation \u00e9lectrique du stand de traite, -se prononcer sur les mesures de remise en \u00e9tat n\u00e9cessaires et leur co\u00fbt, -d\u00e9crire les effets des courants de fuite dans le stand de traite sur l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des vaches et la production laiti\u00e8re pendant la p\u00e9riode du 10 novembre 2014 (date de la premi\u00e8re utilisation du stand de traite) et juillet 2016 (date \u00e0 laquelle le transformateur de s\u00e9paration a \u00e9t\u00e9 mis en place), -d\u00e9terminer la r\u00e9alit\u00e9 ainsi que la cause exacte des diff\u00e9rentes atteintes physiques, voire maladies ayant d\u2019apr\u00e8s les d\u00e9clarations de MonsieurPERSONNE5.)affect\u00e9 ses vaches, -dire si les courants de fuite du stand de traite sont en relation causale directe avec le pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9 par le requ\u00e9rant et plus particuli\u00e8rement avec les maladies ayant d\u2019apr\u00e8s les d\u00e9clarations de MonsieurPERSONNE5.)affect\u00e9 ses vaches, -chiffrer le cas \u00e9ch\u00e9ant le pr\u00e9judice accru \u00e0 MonsieurPERSONNE5.).\u00bb L\u2019article 472 du nouveau Code de proc\u00e9dure civile dispose que: \u00abL\u2019expert doit prendre en consid\u00e9ration les observations ou r\u00e9clamations des parties, et, lorsqu\u2019elles sont \u00e9crites, les joindre \u00e0 son avis si les parties le demandent. Il doit faire mention, dans son avis, de la suite qu\u2019il leur aura donn\u00e9e.\u00bb Les observations ou r\u00e9clamations des parties dont il est question \u00e0 l\u2019article 472 pr\u00e9cit\u00e9 et que l\u2019expert doit prendre en consid\u00e9ration sont celles que les parties lui font parvenir au cours du d\u00e9roulement des op\u00e9rations d\u2019expertise. L\u2019expert est tenu d&#039;appliquer, au cours de ses op\u00e9rations, le principe de la contradiction. Le principe du contradictoire suppose que le technicien commis dans le cadre d\u2019une proc\u00e9dure judiciaire veille, tout comme le juge, \u00e0 pr\u00e9server le caract\u00e8re contradictoire de ses op\u00e9rations et \u00e0 associer les parties auxdiff\u00e9rentes \u00e9tapes de l\u2019ex\u00e9cution de sa mission. Le technicien doit ainsi convoquer les parties aux op\u00e9rations d\u2019expertise, il doit leur communiquer les r\u00e9sultats des investigations techniques qu&#039;il a r\u00e9alis\u00e9es hors leur pr\u00e9sence, le cas \u00e9ch\u00e9ant, et leur fournir l\u2019ensemble de la documentation sur laquelle il se fonde pour forger son opinion. Il doit encore donner aux parties l\u2019occasion de formuler des observations, explications ou r\u00e9clamations avant le d\u00e9p\u00f4t du rapport et y r\u00e9pondre dans le rapport.<\/p>\n<p>24 Le d\u00e9faut de prise en consid\u00e9ration des observations d\u2019une des parties est une violation du principe du contradictoire et constitue l\u2019inobservation d\u2019une formalit\u00e9 substantielle, sanctionn\u00e9e par une nullit\u00e9 pour vice de forme qui ne peut \u00eatre prononc\u00e9e qu\u2019\u00e0 charge pour celui qui l\u2019invoque de prouver le grief que lui cause l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 (Cass. civ. 2\u00e8me , 6 juin 2013, no 12-13.682 ; Cass. com. 24 sept. 2013, no 12-23.856 ; Cass. civ. 1\u00e8re, 21 sept.2016, no 15-24.804 ; (R\u00e9p. de proc. civile, Mesures d&#039;instruction confi\u00e9es \u00e0 un technicien\u2013Michel Redon\u2013Octobre 2017 (actualisation : D\u00e9cembre 2019). Ni lademande tendant \u00e0 l\u2019annulation du rapport d\u2019expertise \u00e9tabli par l\u2019expert Christian BALTUS, ni le moyen tendant au d\u00e9faut de respect du principe du contradictoiren\u2019ayant \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9sd\u00e8s les premi\u00e8res conclusions dePERSONNE2.), celle-ci n\u2019est pas recevable \u00e0 invoquer la nullit\u00e9 de l\u2019expertise du chef du non-respect du principe du contradictoire. SOCIETE1.)ne rapporte d\u2019ailleurs pas la preuve d\u2019un grief suite \u00e0 un \u00e9ventuel non-respect du principe du contradictoire par l\u2019expert Christian BALTUS. En effet, le rapport final de l\u2019expert judiciaire a \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 la libre discussion des partiesetPERSONNE2.)a pu critiquer les conclusions de l&#039;expert judiciaire devant le tribunal et faire valoir tous \u00e9l\u00e9ments de nature \u00e0 permettre au juge d&#039;appr\u00e9cier s&#039;il y a lieu de les remettre en discussion en ordonnant, le cas \u00e9ch\u00e9ant, une nouvelle expertise (en cesens Cass. 2\u00e8me civ., 29 novembre 2012, n\u00b0 11-10.805 : JurisData n\u00b0 2012-027516, JCP G 2013, 15, note D. CHOLET). Partant, le rapport de l\u2019expert Christian BALTUS n\u2019est pas \u00e0 \u00e9carter des d\u00e9bats. PERSONNE2.)remetencoreen cause les conclusions de l\u2019expertChristian BALTUS,vu qu\u2019elle consid\u00e8re que l\u2019expert Christian BALTUS n\u2019aurait pas respect\u00e9 le contradictoire et ne luiaurait pas permis de prendre positionplus particuli\u00e8rement en ce qui concerneles m\u00e9thodes de calcul employ\u00e9es, faute de renseigner ni les param\u00e8tres des calculs, ni les crit\u00e8res ou les pi\u00e8ces sur lesquels il se base,ni la source des chiffres retenus, et en ce qui concerneles p\u00e9riodes de r\u00e9f\u00e9rence prises en compte par l\u2019expert. Le mandataire deSOCIETE2.)avait adress\u00e9 par courriel du 3 ao\u00fbt 2020 un catalogue de questions \u00e0 l\u2019expert, de m\u00eame quedes questions suppl\u00e9mentairespar courriel du 4 novembre 2020 en vue d\u2019avoir des \u00e9claircissements quant aux conclusions de l\u2019expert. Lorsqu\u2019un rapport s\u2019av\u00e8re \u00eatre incomplet ou ne pas r\u00e9pondre \u00e0 toutes les questions, ses lacunes doivent \u00eatre combl\u00e9es par un compl\u00e9ment d\u2019expertise. En l\u2019esp\u00e8ce, le tribunal constate que lerapport d\u2019expertise \u00e9tabli parl\u2019expert Christian BALTUS est muet quant aux pi\u00e8ces soumises\u00e0 l\u2019expert afin de proc\u00e9der \u00e0 ses investigations, respectivement les pi\u00e8ces et documents consult\u00e9s par l\u2019expert dans le cadre de sonexpertise.Le rapport ne pr\u00e9cise pas non plus l\u2019origine des informationsou les \u00e9l\u00e9mentssur lesquelles il se base, notamment en ce qui concerne l\u2019historique de la fermeADRESSE7.)et le nombre de bestiaux y repris. Il ressort encore du rapport d\u2019expertise qu\u2019avant le 10 novembre 2014 des probl\u00e8mes existaient sur l\u2019exploitation agricole dePERSONNE1.), sans que l\u2019expert ne pr\u00e9cise la nature de ses<\/p>\n<p>25 probl\u00e8mes, voir l\u2019impact deces probl\u00e8mes par rapport au nombre de bestiaux existant sur l\u2019exploitation agricoleet leur production laiti\u00e8re. Quant aux examens invoqu\u00e9s dans le rapport d\u2019expertise, il n\u2019en ressort ni la nature de ces examens, ni la p\u00e9riode o\u00f9 ces examens ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s. Il ne ressort pas non plus de la rubrique \u00ab\u00e9valuation de prix\u00bb si les prix y indiqu\u00e9s sont les prix de march\u00e9 ou les prixpay\u00e9s parPERSONNE1.), il en va de m\u00eame en ce qui concerne le calcul de productivit\u00e9 d\u2019une vache, le rapport n\u2019indique pas la base des chiffres retenus. Au vu des lacunes constat\u00e9es dans le rapport d\u2019expertise \u00e9tabli par l\u2019expert Christian BALTUS, il para\u00eet d\u00e8s lors utile de demander des explications et pr\u00e9cisions suppl\u00e9mentaires \u00e0 l&#039;expert Christian BALTUS sur ces points en ordonnant un compl\u00e9ment d\u2019expertise. Lesquestions reprises dans les catalogues de questions annex\u00e9s aux courriels des 3 ao\u00fbt 2020 et 4 novembre 2020 adress\u00e9s par le mandataire deSOCIETE2.)\u00e0 l\u2019expert Christian BALTUS reprennent des interrogations quant \u00e0 l\u2019originedes donn\u00e9es prises en consid\u00e9ration par l\u2019expert Christian BALTUS.PERSONNE1.)a contest\u00e9 la pertinence de ces questions, sans toutefois \u00e9mettre de contestations circonstanci\u00e9es. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de,un compl\u00e9ment d\u2019expertise est ordonn\u00e9avec la mission de prendre position aux questions soulev\u00e9es,de pr\u00e9ciser les op\u00e9rations d\u2019expertises effectu\u00e9es, respectivement de pr\u00e9ciser les examens effectu\u00e9s,ainsi que de renseigner les pi\u00e8ces, sources, crit\u00e8res et param\u00e8tresde calculdes \u00e9l\u00e9ments retenus dans son expertise. (v)Demandes en intervention -Demande \u00e0 \u00eatre tenue quitte et indemne \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. PERSONNE2.)etSOCIETE2.)font valoir que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. serait \u00e9galement intervenue sur le chantier dePERSONNE1.), notamment en ayant \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e des travaux de gros \u0153uvre couverts et ferm\u00e9es, dont la construction de la fondation b\u00e9ton, de la fosse lisier et de l\u2019ossature porteuse m\u00e9tallique, sans toutefois consid\u00e9rer les mesures \u00e9l\u00e9mentaires de mise \u00e0 terre en vue de l\u2019installation \u00e0 r\u00e9aliser parSOCIETE1.). La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. serait d\u00e8s lors responsable des vices et d\u00e9sordres.PERSONNE2.)base sa demande \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. sur les articles 1382 et 1383 du Code civil. Il est constant en cause quePERSONNE2.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. ne sont pas li\u00e9es par un contrat. En l\u2019absence de contrat, la demande en responsabilit\u00e9 dePERSONNE2.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. bas\u00e9e sur les articles 1382 et 1383 du Code civil est recevable. Il est encore constant en cause que les deux soci\u00e9t\u00e9s sont intervenues dans la construction de la nouvelle \u00e9table sur l\u2019exploitation agricole dePERSONNE1.).<\/p>\n<p>26 Il n\u2019est pas non plus contest\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. fut charg\u00e9edes travaux de gros \u0153uvre couverts et ferm\u00e9s, dont la construction de la fondation b\u00e9ton, de la fosse lisier et de l\u2019ossature porteuse m\u00e9tallique. Sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil, il incombe \u00e0PERSONNE2.)etSOCIETE2.)de prouver une faute dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., un dommage et un lien de causalit\u00e9 entre ces deux premi\u00e8res conditions. PERSONNE2.)etSOCIETE2.)reprochent \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. de ne pas avoir consid\u00e9r\u00e9 les mesures \u00e9l\u00e9mentaires de mise \u00e0 terre en vue de l\u2019installation \u00e0 r\u00e9aliser parPERSONNE2.). Il ressort du compte-renduNUMERO7.)du 12 avril 2018 qu\u2019une r\u00e9union de concertation entre PERSONNE2.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. n\u2019a jamais eu lieu pour la mise \u00e0 la terre et que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. s\u2019est limit\u00e9e \u00e0 la fourniture et \u00e0 la mise en \u0153uvre d\u2019une bande de mise \u00e0 la terre galvanis\u00e9e au droit des fondations de l\u2019immeuble. Les installations fixes du stand de traite, int\u00e9gr\u00e9es lors des travaux de gros \u0153uvre, ne sont pas munies d\u2019une prise de terre. Dans son rapport no. 2673\/2713-1 du 3 septembre 2018, Romain FISCH retient que la mise \u00e0 la terre des gros \u0153uvres n\u2019est pas conforme \u00e0 la normeDIN 18014:2014-03 Prise de terre de fondation-Planification, ex\u00e9cution et documentation,etquePERSONNE2.)\u00e9tait dans la possibilit\u00e9 de contr\u00f4ler voire de r\u00e9ceptionner la r\u00e9alisation de la prise de terre mise en \u0153uvre par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., mais quePERSONNE2.)n\u2019a formul\u00e9 aucune remarque quant aux travaux r\u00e9alis\u00e9s et qu\u2019elle n\u2019a pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des mesurages d\u00e9taill\u00e9s. A ce sujet, il\u00e9chetde rappeler que les juridictions judiciaires \u00e9cartentsyst\u00e9matiquement la demande des constructeurs qui tentent de se retrancher derri\u00e8re le fait d\u2019un autre locateur d\u2019ouvrage pour voir \u00e9carter ou att\u00e9nuer leur responsabilit\u00e9. Ainsi, les diff\u00e9rents professionnels li\u00e9s au ma\u00eetre de l\u2019ouvrage par un contrat delouage d\u2019ouvrage ne sauraient se retrancher derri\u00e8re les fautes des autres ; bien au contraire, ils doivent se contr\u00f4ler r\u00e9ciproquement et les uns doivent signaler les fautes des autres (GeorgesRAVARANI, La responsabilit\u00e9 civile des personnes priv\u00e9es et publiques, 3\u00e8me \u00e9dition, n\u00b0614, p.634). En installant le stand de traite, il auraitdoncappartenu \u00e0PERSONNE2.)de contr\u00f4ler sielle pouvait r\u00e9aliser les travaux dont elle \u00e9tait charg\u00e9e sur le support existant. Il aurait encore appartenu \u00e0 PERSONNE2.)de v\u00e9rifier sielle avait les comp\u00e9tences requises pour effectuer les travauxau vu de la situation et des sp\u00e9cificit\u00e9s\u00e9ventuellesdes lieux et des constructions pr\u00e9existantes. Dansla n\u00e9gativeelle aurait d\u00fb s\u2019adjoindreles conseils d\u2019une personne ou soci\u00e9t\u00e9 disposant de ces comp\u00e9tences afin d\u2019effectuer les travaux selon les r\u00e8gles de l\u2019art et pour contr\u00f4ler le r\u00e9sultat des travauxeffectu\u00e9s.PERSONNE2.)ne saurait d\u00e8slors reprocher une mise \u00e0 terre d\u00e9faillante\u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. pour voir \u00e9carter ou att\u00e9nuer sa propre responsabilit\u00e9. Bien que l\u2019expert Romain FISCH ait retenu une mise \u00e0 la terre d\u00e9faillante des gros \u0153uvres, les \u00e9l\u00e9ments soumis \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation du tribunal ne permettent pas de retenir que cette d\u00e9faillance est due \u00e0 une faute commise par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., \u00e9tant donn\u00e9 quePERSONNE2.)\u00e9tait charg\u00e9e de l\u2019installation \u00e9lectrique.<\/p>\n<p>27 Partant, une faute dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. laisse d\u2019\u00eatre \u00e9tablie. Il s\u2019ensuit quePERSONNE2.)est \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande. -DemandedePERSONNE2.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard deson assureurSOCIETE2.) PERSONNE2.)demandeindemnisation\u00e0sonassureurSOCIETE2.)de toute condamnation prononc\u00e9e \u00e0 son encontre. SOCIETE2.)r\u00e9plique que le contrat d\u2019assurance\u00abIntegra Business\u00bbsign\u00e9 parPERSONNE2.) excluraiten vertu del\u2019article 90(12)de ses conditions g\u00e9n\u00e9ralesles r\u00e9clamations fond\u00e9es sur les responsabilit\u00e9s biennale ou d\u00e9cennale vis\u00e9es par les articles 1792 et 2270 du Code civil. A l\u2019appui de ses affirmations,SOCIETE2.)verse une copie des conditions g\u00e9n\u00e9rales se rapportant au contrat d\u2019assurance \u00abIntegra Business\u00bb. SOCIETE1.)ne conteste pasqueles termes de l\u2019article 90(12) du contrat d\u2019assurance \u00abIntegra Business\u00bb excluent toute indemnisation des r\u00e9clamations fond\u00e9es sur les responsabilit\u00e9s biennale ou d\u00e9cennale vis\u00e9es par les articles 1792 et 2270 du Code civil. En l\u2019esp\u00e8ce, la responsabilit\u00e9 dePERSONNE2.)fut engag\u00e9e sur base de la responsabilit\u00e9 vis\u00e9e par les articles 1792 et 2270 du Code civil. Dans la mesure o\u00f9 les r\u00e9clamations fond\u00e9es sur les responsabilit\u00e9s biennale ou d\u00e9cennale ne sont pas indemnis\u00e9es en vertu du susdit article 90(12) des conditions g\u00e9n\u00e9rales,SOCIETE2.)n\u2019est d\u00e8s lors pas tenue d\u2019indemniserPERSONNE2.)des condamnations \u00e0 prononcer \u00e0 son encontre. La demande en indemnisation dePERSONNE2.)n\u2019est donc pas fond\u00e9e. (vi)Demande reconventionnelledePERSONNE2.)tendant aupaiement du solde des factures \u00e9chues PERSONNE2.)demande \u00e0 titre reconventionnel la condamnation dePERSONNE1.)au paiement du solde des factures \u00e9chues s\u2019\u00e9levant \u00e0 la somme de24.725,35 euros. PERSONNE1.)ne conteste pas qu\u2019un soldedu chef des factures \u00e9chues soit encore d\u00fb, ni le d\u00e9compte et le montant dusolde avanc\u00e9sparPERSONNE2.).Il consid\u00e8re, toutefois, que la demande en paiement serait \u00e0 d\u00e9clarer non fond\u00e9e au vu des vices, malfa\u00e7ons et non finitions constat\u00e9s par l\u2019expertFISCH. Dans la mesure o\u00f9PERSONNE1.)conteste la demande dePERSONNE2.)notamment au motif que cette derni\u00e8re n\u2019aurait pas ex\u00e9cut\u00e9 son travail selon les r\u00e8gles de l\u2019art, le tribunal en d\u00e9duit que PERSONNE1.)entend se pr\u00e9valoir du principe de l\u2019exception d\u2019inex\u00e9cution pr\u00e9vu par l\u2019article 1134-2 du Code civil. Il fautpr\u00e9ciser \u00e0 cet \u00e9gard que l\u2019exception d\u2019inex\u00e9cution est destin\u00e9e \u00e0 obtenir du cocontractant qu\u2019il ex\u00e9cute son obligation et elle ne peut \u00eatre utilis\u00e9e que de mani\u00e8re limit\u00e9e dans le temps. C&#039;est<\/p>\n<p>28 un moyen temporaire destin\u00e9 \u00e0 obtenir, du cocontractant qu&#039;il ex\u00e9cute son obligation ; il s&#039;agit d&#039;obtenir l&#039;ex\u00e9cution du contrat et non son extinction (Les Novelles, Droit civil, Tome VI, 2e \u00e9dition 2000, n\u00b0 400, p. 256). L&#039;ex\u00e9cution d\u00e9fectueuse d\u2019un contrat peut autoriser l\u2019exception d\u2019inex\u00e9cution, mais elle ne peut justifier un refus d\u00e9finitif d\u2019ex\u00e9cution (Jacques GHESTIN, Trait\u00e9 de droit civil, Les effets du contrat, 3e \u00e9dition, n\u00b0 365, pp. 430 et s.). L\u2019exception d\u2019inex\u00e9cution peut encore donner lieu, le cas \u00e9ch\u00e9ant, \u00e0 des dommages et int\u00e9r\u00eats. Ainsi l\u2019exception comporte, en puissance, une demande reconventionnelle. Il d\u00e9pend du d\u00e9fendeur de la formuler pour obtenir un jugement de condamnation, avec lesavantages qui en d\u00e9coulent pour lui (Marcel PLANIOL et Georges RIPERT, Trait\u00e9 pratique de droit civil fran\u00e7ais, Tome VI, n\u00b0 446, p. 601). En effet, l\u2019exception d\u2019inex\u00e9cution est, par sa nature, un moyen de d\u00e9fense. On ne demande rien en l\u2019invoquant. On s\u2019oppose simplement \u00e0 ce que l\u2019ex\u00e9cution du contrat soit poursuivie. (Henri DE PAGE, Trait\u00e9 \u00e9l\u00e9mentaire de droit civil belge, Tome II, 3e \u00e9dition, n\u00b0 868, p. 831 ; cf. TA Lux., 5 f\u00e9vrier 2004, n\u00b0 68634 du r\u00f4le) Mais l\u2019exception d\u2019inex\u00e9cution ne porte pas atteinte \u00e0 l\u2019exigibilit\u00e9 de la dette du d\u00e9biteur, de sorte qu\u2019un acheteur, et par analogie un ma\u00eetre de l\u2019ouvrage en l\u2019esp\u00e8ce, n\u2019est en aucun dispens\u00e9 du paiement du prix (cf. Encyclop\u00e9die Dalloz, Droit civil, v\u00b0contrats et conventions, n\u00b0 435, p. 41). Toutefois, l\u2019obligation de payer le prix convenu est affect\u00e9e, le cas \u00e9ch\u00e9ant, (par le jeu de la compensation) par le sort de la demande reconventionnelle. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, les vices affectant les travaux r\u00e9alis\u00e9s parSOCIETE1.)ne dispensent pas PERSONNE1.)de son obligation de payer l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du prix des travaux r\u00e9alis\u00e9s. Il n\u2019est pas contest\u00e9 que les factures \u00e9chues se rapportent aux travaux r\u00e9alis\u00e9s parPERSONNE2.). L\u2019obligation de payer le prix ne peut d\u00e8s lors \u00eatre affect\u00e9e que par le jeu de la compensationentre le montant du solde d\u00fbet le montant allou\u00e9 \u00e0PERSONNE1.)\u00e0 titre d\u2019indemnisation du chef de l\u2019engagement de la responsabilit\u00e9 dePERSONNE2.)sur base des articles 1792 et 2270 du Code civil au vu des vices affectant les travaux r\u00e9alis\u00e9s parPERSONNE2.). En l\u2019absence de contestations dePERSONNE1.)quant aud\u00e9compte et au montant dusolde non pay\u00e9 des factures \u00e9chues, la demande en paiement dePERSONNE2.)\u00e0 hauteur de24.725,35 euros est donc fond\u00e9e. En vertu de l\u2019article 1153, alin\u00e9a 3, du Code civil, les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00abne sont dus que du jour de la sommation de payer, except\u00e9 dans les cas o\u00f9 la loi les fait courir de plein droit\u00bb. En l\u2019esp\u00e8ce, il y a lieu de retenir que les int\u00e9r\u00eats sont dus \u00e0 partir du13 d\u00e9cembre 2021, date de la demande en justice. PERSONNE1.)est donc condamn\u00e9 \u00e0 payer\u00e0PERSONNE2.)le montant de24.725,35euros avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la date de lademande en justice,soit le13 d\u00e9cembre 2021.<\/p>\n<p>29 PERSONNE1.)demande la compensation judiciaire entre les condamnations \u00e0 intervenir. La compensation judiciaire permet de faire jouer la compensation alors que les conditions de la compensation l\u00e9gale ne sont pas remplies ; la compensation judiciaire peut s\u2019op\u00e9rer au moyen d\u2019une demande reconventionnelle que forme la partie dont la cr\u00e9ancene r\u00e9unit pas encore toutes lesconditions requises pour la compensation l\u00e9gale et il n\u2019est pas n\u00e9cessaire qu\u2019elle proc\u00e8de de la m\u00eame cause que la demande principale ni qu\u2019elle se rattache \u00e0 celle-ci par un lien suffisant. La demande de compensation, non contest\u00e9e parPERSONNE2.),est donc \u00e0 accueillir. (vii)Demande reconventionnellede la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.tendant \u00e0 une indemnit\u00e9 pourproc\u00e9dure vexatoire La soci\u00e9t\u00e9 KRIEGER S.A. demande \u00e0 titre reconventionnel \u00e0 voir condamnerPERSONNE2.)\u00e0 lui payer une indemnit\u00e9de 5.000,-eurospour proc\u00e9dure abusive et vexatoire sur base de l\u2019article 6-1 du Code civil. En mati\u00e8re d&#039;abus des droits processuels, la jurisprudence admet qu&#039;un abus peut \u00eatre commis dans l&#039;exercice d&#039;une voie de droit. La question essentielle est celle de savoir en quoi consiste l&#039;abus dans de semblables hypoth\u00e8ses. Elle est d\u00e9licate, car il faut tenir compte de deux imp\u00e9ratifs contradictoires. D&#039;une part, la libert\u00e9 de recourir \u00e0 la justice, de sorte que l&#039;\u00e9chec ne peut constituer en soi une faute \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il serait excessif de sanctionner la moindre erreur de droit. D&#039;autre part, la n\u00e9cessit\u00e9 de limiter les d\u00e9bordements de proc\u00e9dure, la justice \u00e9tant un service public gratuit en principe et dont il ne faut pas abuser. S&#039;agissant des abus en mati\u00e8re d&#039;action de justice, il est de r\u00e8gle que le demandeur qui \u00e9choue dans son action et le d\u00e9fendeur qui est condamn\u00e9 ne sont pas consid\u00e9r\u00e9sipso factocomme ayant commis un abus (Civ. fr. 1\u00e8re, 18 mai 1949, Bull.Civ, I, no 175; Soc. fr. 7 janvier 1955, Gaz.Pal. 1955.1.182; Civ. fr. 2e, 19 avril 1958, Bull. Civ. II, no 260; Civ. fr. 1\u00e8re, 8 novembre 1976, JCP 1976.IV.395; Civ. fr. 2e, 24 juin 1987, Bull.Civ. II, no 137). Apr\u00e8s avoir exig\u00e9 une attitude malicieuse, sinon une erreur grossi\u00e8re \u00e9quipollente au dol, la jurisprudence en est arriv\u00e9e \u00e0 ne plus exiger qu&#039;une simple faute, souvent d\u00e9sign\u00e9e de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 bl\u00e2mable. Ainsi, le caract\u00e8re manifestement mal fond\u00e9 de l\u2019actionengag\u00e9e r\u00e9v\u00e8le une intention de nuire constitutive d\u2019une faute. (cf. R\u00e9p.Civ Dalloz, verbo : Abus de droit, no 119 et suivants) Il ressort des \u00e9l\u00e9ments soumis \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation du tribunal que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. ne fut pas assign\u00e9e en intervention lors de la proc\u00e9dure de r\u00e9f\u00e9r\u00e9-expertise.PERSONNE2.)ne lui a donn\u00e9 assignation que dans le cadre de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure en lui reprochant de ne pas s\u2019\u00eatre concert\u00e9e avecPERSONNE2.)quant \u00e0 la mise \u00e0 la terre. Dans la mesure o\u00f9PERSONNE2.)est \u00e9galement rest\u00e9e en d\u00e9faut de se concerter avec la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A., alors qu\u2019elle fut charg\u00e9e de l\u2019installation \u00e9lectrique,et quePERSONNE2.)n\u2019a pas \u00e9tabli de faute commise par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.,le tribunal retientqueSOCIETE1.)<\/p>\n<p>30 acommis une faute dans le cadre desonassignation en interventionde la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A.. Partant,la demande dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.est \u00e0 d\u00e9clarer fond\u00e9e\u00e0 hauteur d\u2019une indemnit\u00e9 pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire \u00e0 hauteur de 2.000,-euros. (viii)Demandes accessoires Au vu de l\u2019issue de la demande en intervention dePERSONNE2.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A., la demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du nouveau Code de proc\u00e9dure civile formul\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. \u00e0 l\u2019\u00e9gard de PERSONNE2.)est \u00e0 d\u00e9clarer fond\u00e9e \u00e0 hauteur de1.500,-euros. Partant,PERSONNE2.)est \u00e0 condamner \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. le montant de 1.500,-euros \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Au vu du compl\u00e9ment d\u2019expertise ordonn\u00e9e, il y a lieu de r\u00e9server les demandes accessoires tendant \u00e0 des indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure, les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance jusqu\u2019\u00e0 l\u2019issue de la mesure d\u2019instruction. P A R C E S M O T I F S Le Tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile et en premi\u00e8re instance, statuant contradictoirement, vul\u2019ordonnance de cl\u00f4ture du 13 juillet 2023; demande principale dePERSONNE1.): re\u00e7oitla demande principale dePERSONNE1.)du 6 novembre 2019 en la forme et la d\u00e9clare recevable; ditquePERSONNE1.)et la soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A. sont li\u00e9es par un contrat d\u2019entreprise; ditqu\u2019il y a eu r\u00e9ception tacite des travaux ex\u00e9cut\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A. en date du 10 novembre 2014; ditque la soci\u00e9t\u00e9PERSONNE2.)S.A. n\u2019est pas recevable \u00e0 invoquer la nullit\u00e9 de l\u2019expertise \u00e9tablie par l\u2019expert Christian BALTUSle 10 f\u00e9vrier 2020du chef du non-respect du principe du contradictoire; ditque le rapport d\u2019expertise \u00e9tabli par l\u2019expert Christian BALTUS n\u2019est pas \u00e0 \u00e9carter des d\u00e9bats; ditfond\u00e9ela demande dePERSONNE1.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A. sur base des articles 1792 et 2270 du Code civil,<\/p>\n<p>31 partant,ditque la responsabilit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A. est engag\u00e9e; ditquePERSONNE1.)n\u2019a pas commis de fauteen ce qui concerne le contr\u00f4le du chantier; partant,ditquela soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A. ne s\u2019est pas exon\u00e9r\u00e9e de sa responsabilit\u00e9; ditqu\u2019il n\u2019y a pas lieu \u00e0 un partage de responsabilit\u00e9 entre la soci\u00e9t\u00e9PERSONNE2.)S.A. et PERSONNE1.); condamnela soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A.\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)le montant de 43.500,60euros (quarante-trois mille cinq centseuroset soixante cents)tva comprise \u00e0 titre de frais de mise en \u00e9tat des d\u00e9sordres constat\u00e9s par l\u2019expert Romain FISCH; ditquePERSONNE1.)n\u2019a pas aggrav\u00e9 son pr\u00e9judiceen lien avec la perte de vaches et la perte de revenus suite \u00e0 la diminution de la production laiti\u00e8re; ditque le quantum du dommage dePERSONNE1.)en ce qui concerne la perte des vaches et la diminution de la production laiti\u00e8re reste \u00e0 toiser ; avant tout autre progr\u00e8s en cause, ordonneun compl\u00e9ment d\u2019expertise; commetChristian BALTUS, v\u00e9t\u00e9rinaire, demeurant professionnellement \u00e0 B-ADRESSE8.)\u00e0 \u00e9tablircecompl\u00e9ment d\u2019expertise avec la missiondans un rapport \u00e9crit, d\u00e9taill\u00e9 et motiv\u00e9 deprendre position aux questionscit\u00e9es ci-dessoussoulev\u00e9espar courriels des 3 ao\u00fbt 2020 et 4 novembre 2020 par le mandatairede la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)S.A.,de pr\u00e9ciser les op\u00e9rations d\u2019expertises effectu\u00e9es, respectivement de pr\u00e9ciser les examens effectu\u00e9s,ainsi que depr\u00e9ciserles pi\u00e8ces, sourceset crit\u00e8res\u00e0 la basedes \u00e9l\u00e9ments retenus dans son expertiseet les param\u00e8tres de calcul: \u00ab 1)Suivant le listing \u00e9tabli par dePERSONNE1.)lui-m\u00eame, il a vendu 45 vaches (entre novembre 2014 et septembre 2016) en raison de mastitis, de pr\u00e9sence de cellules dans le lait et d\u2019infertilit\u00e9. Est-ce que le courant de fuite est \u00e0 l\u2019origine exclusive de toutes ces probl\u00e9matiques, sachant que l\u2019exploitation agricole dePERSONNE1.)a rencontr\u00e9 des probl\u00e8mes d\u2019hygi\u00e8ne et que son lait contenaitdes cellules bien avant 2014? 2)Pour d\u00e9terminer le nombre de vaches \u00abperdues\u00bb est-ce que vous vous \u00eates bas\u00e9s exclusivement sur les avis unilat\u00e9raux dePERSONNE1.)? Quelles v\u00e9rifications ont de votre c\u00f4t\u00e9 pu \u00eatre faites \u00e0 ce sujet? 3)Sous le titre \u00abimpact financier\u00bb de votre rapport d\u2019expertise, vous indiquez qu\u2019une vache r\u00e9form\u00e9e a une valeur de 1.300,-euros. Comment avez-vous d\u00e9termin\u00e9 cette valeur? Est- ce qu\u2019elle correspond \u00e0 la valeur d\u2019une g\u00e9nisse de remplacement telle qu\u2019indiqu\u00e9e \u00e0 la<\/p>\n<p>32 page pr\u00e9c\u00e9dente de votre rapport? Pouvez-vous \u00e0 cet \u00e9gard aussi pr\u00e9ciser de quelle(s) race(s) exactement sont les vaches laiti\u00e8res dePERSONNE1.)(et le cas \u00e9ch\u00e9ant indiquer les proportions dans le troupeau)? 4)Comment avez-vous \u00e9valu\u00e9 la valeur d\u2019un veau? Est-ce que vous avez tenu compte des frais d\u2019ins\u00e9mination n\u00e9cessaire \u00e0 la reproduction? 5)Lorsque vous parlez des g\u00e9nisses, est-ce que vous y englobez aussi les g\u00e9nisses de gestation? 6)Vous indiquez qu\u2019en toutPERSONNE1.)a \u00abperdu\u00bb 67 vaches. Est-ce que ce nombre de 67 vaches comprend aussi les vaches \u00abr\u00e9form\u00e9es\u00bb? Est-ce que vous avez tenu compte du nombre de vaches qui ont remplac\u00e9 les vaches \u00abperdues\u00bb que ce soit par une nouvelle acquisition ou par une vache du troupeau qui a atteint l\u2019\u00e2ge pour participer \u00e0 la production laiti\u00e8re? 7)Est-ce que la p\u00e9riode de perte de lactation (\u00e9valu\u00e9e par vous \u00e0 7 mois) ne d\u00e9pend pas aussi du fait qu\u2019une vache \u00abperdue\u00bb a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e ou non et le cas \u00e9ch\u00e9ant quand elle a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e? 8)Dans la m\u00e9thode 2 de la perte de vaches cous partez du principe que 120 vaches auraient quitt\u00e9 la ferme entre 2015 et 2017. Sur base de quels \u00e9l\u00e9ments arrivez-vous \u00e0 la conclusion que 120 vaches auraient quitt\u00e9 la ferme en deux ans? 9)Dans le m\u00eame contexte, vous tenez compte du nombre de vaches r\u00e9form\u00e9es qui s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 17 par an. Pour quel motif vous vous r\u00e9f\u00e9rez ici \u00e0 une p\u00e9riode de 3 ans? Pourquoi ne tenez-vous pas compte des vaches r\u00e9form\u00e9es dans la m\u00e9thode 1? 10)Pour arriver \u00e0 une moyenne de 42 naissances de g\u00e9nisses par an,vous vous r\u00e9f\u00e9rez \u00e0 une p\u00e9riode de 4 ans et 4 mois. Cette p\u00e9riode correspond \u00e0 quelles ann\u00e9es et comment parvenez-vous \u00e0 42 naissances par an? 11)D\u2019une part vous \u00e9valuez la perte d\u2019une vache \u00e0 1.300,-euros et d\u2019autre part vous \u00e9valuez la g\u00e9nisse qui n\u2019a pas pu \u00eatre vendue pour rester \u00e0 la ferme et qui remplace une vache \u00abperdue\u00bb dans la production laiti\u00e8re aussi \u00e0 1.300,-euros. Par cons\u00e9quent une vache \u00abperdue\u00bb et remplac\u00e9e est indemnis\u00e9e deux fois \u00e0 hauteur de 1.300,-euros. Pourquoi? 12)Pour avoir une vision globale des choses, il nous parait indispensable que soit \u00e9tablie une cartographie compl\u00e8te d\u00e9taillant l\u2019\u00e9volution du troupeau sur les ann\u00e9es 2012 \u00e0 2017 en pr\u00e9cisant \u00e0 chaque fois combien de g\u00e9nisses\/veaux\/vaches ont \u00e9t\u00e9 vendus\/ sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s\/ ont \u00e9t\u00e9 euthanasi\u00e9s et le cas \u00e9ch\u00e9ant remplac\u00e9s. 13)Force est de constater que sur l\u2019ensemble des ann\u00e9es 2012 \u00e0 2017, la moyennejournali\u00e8re par vache de la production laiti\u00e8re varie d\u2019un mois \u00e0 l\u2019autre sans qu\u2019une v\u00e9ritable tendance (dans un sens ou dans un autre), voire aucune constante ne se laisse d\u00e9gager. Veuillez prendre position. 14)S\u2019il est vrai que certains mois sont tr\u00e8s mauvaisen ce qui concerne la production laiti\u00e8re (notamment les mois de juin et novembre 2015, juillet et novembre 2016, janvier et septembre 2017), d\u2019autres sont particuli\u00e8rement satisfaisants (notamment avril, ao\u00fbt et d\u00e9cembre 2015, juin 2016 et juin 2017). Veuillez prendre position. 15)A partir de janvier2016, le nombre de vaches productrices de lait augmente \u00e0 +\/-100 (ce qui repr\u00e9sente une augmentation de +\/-10%) par rapport aux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes o\u00f9 le nombre de vaches productrices s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 80-90 vaches. Or, il est surprenant que la production journali\u00e8re (totale) diminue (au lieu d\u2019augmenter). Veuillez prendre position. 16)D\u00e8s lors, se pose la question siPERSONNE1.)a peut-\u00eatre r\u00e9duit la p\u00e9riode de lactation de chaque vache avec la mise en service de son nouveau stand de traite en novembre 2014,<\/p>\n<p>33 respectivement corr\u00e9lativement avec l\u2019augmentation du troupeau ce qui expliquerait que la production annuelle n\u2019augmente pas? 17)La moyenne de la production annuelle (par vache) des ann\u00e9es 2011 \u00e0 2014 inclus (abstraction faite de la production de l\u2019ann\u00e9e 2012-2013 qui repose sur un calcul de 10 mois et non de 12 mois) s\u2019\u00e9l\u00e8ve-suivant les donn\u00e9es recens\u00e9es-\u00e0 environ 8.400 kg\/vache\/an. A partir de septembre 2014 jusqu\u2019en octobre 2017 la moyenne annuelle aurait diminu\u00e9e \u00e0 environ 7.500 kg ce qui correspondrait \u00e0 une diminution de +\/-900 kg\/vache\/an. Ainsi, chaque vache aurait (en moyenne) produit 900 kg: 210 jours (p\u00e9riode de lactation indiqu\u00e9e dans le rapport BALTUS) = 4,2 kg de lait en moins par jour. Or-et sous r\u00e9serve dece qui a \u00e9t\u00e9 dit sub 13. et 14.-cette diff\u00e9rence ne se retrouve pas au niveau des moyennes journali\u00e8res par vache. Veuillez prendre position. 18)Dans votre rapport d\u2019expertise, vous partez du principe qu\u2019une vache produirait 25 litres de lait par jour sur une p\u00e9riode de lactation de 210 jours. Il \u00e9chet ici de pr\u00e9ciser qu\u20191 litre de lait \u00e9quivaut en moyenne \u00e0 1,3 kg de lait. Ensuite, vous indiquez qu\u2019en raison du courant de fuite chaque vache \u00abrestante\u00bb dans le troupeau aurait produit 7 litres de lait en moins par jour sur toute la p\u00e9riode de lactation. Or, au-del\u00e0 de nos interrogations sur le calcul de vaches perdues et restantes (cf. le cataloguedes questions vous adress\u00e9 en date du 3 ao\u00fbt 2020) et sous r\u00e9serve de ce qui a \u00e9t\u00e9 dit sub 13. et 14. (et aussi sub 16.), cette (pr\u00e9tendue) perte de 7 litrespar jour, ce qui \u00e9quivaudrait \u00e0 9,1 kg, est tr\u00e8s loin des 4,2 kg\/jour (dont question ci-dessus sub 17.). Veuillez prendre position. 19)Apr\u00e8sla mise en place du transformateur de s\u00e9paration en juin 2016, la production journali\u00e8re(totale) conna\u00eet une forte baisse alors que la taille du troupeau reste inchang\u00e9e et que cette \u00abmauvaise production\u00bb se maintient jusqu\u2019en octobre 2017, soit 1 an et demi aupr\u00e8s la mise en \u0153uvre du transformateur. Veuillez prendre position. \u00bb ditque dans l\u2019accomplissement de sa mission, l\u2019expert est autoris\u00e9 \u00e0 s\u2019entourer de tous renseignements utiles et m\u00eame d\u2019entendre des tierces personnes, ordonne\u00e0PERSONNE1.)de payer \u00e0 l\u2019expert au plus tard le1 er avril 2025la somme de1.000.- euros (milleeuros)\u00e0 titre de provision \u00e0 valoir sur sa r\u00e9mun\u00e9ration, ditque l\u2019expert devra en toutes circonstances informer le tribunal de la date de ses op\u00e9rations, de l\u2019\u00e9tat desdites op\u00e9rations et des difficult\u00e9s qu\u2019il pourra rencontrer, ditque si ses honoraires devaient d\u00e9passer le montant de la provision vers\u00e9e, il devra avertir le tribunal et ne continuer ses op\u00e9rations qu\u2019apr\u00e8s consignation d\u2019une provision suppl\u00e9mentaire, ditque l\u2019expert devra d\u00e9poser son rapport au greffe du tribunal d\u2019arrondissement pour le3 juin 2025au plus tard, ditqu\u2019en cas de refus, d\u2019emp\u00eachement ou de retard de l\u2019expert, il sera remplac\u00e9surordonnance deMadame la Pr\u00e9sidente de ce si\u00e8ge sur simple requ\u00eate lui pr\u00e9sent\u00e9e par la partie la plus diligente, les autres parties d\u00fbmentconvoqu\u00e9es, chargele juge de la mise en \u00e9tat AnneMOUSELde la surveillance de cette mesure d\u2019instruction,<\/p>\n<p>34 refixel\u2019affaire \u00e0 la conf\u00e9rence de mise en \u00e9tat dumardi, 10juin2025 \u00e0 9.00 heures, salle d\u2019audience du tribunal, demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A.\u00e0 l\u2019\u00e9gard de PERSONNE1.): re\u00e7oitla demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A. en la forme; ditfond\u00e9elademande en paiement dela soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A.; partantcondamnePERSONNE1.)\u00e0 payer \u00e0la soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A.le montant de 24.725,35 euros(vingt-quatre mille sept-cent vingt-cinq euros et trente-cinq centimes)avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la date de la demande en justice, soit le13 d\u00e9cembre 2021; ditqu\u2019il y a lieu \u00e0 compensation entre les cr\u00e9ances r\u00e9ciproques des parties; demandes en interventionde la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)S.A.\u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE2.)S.A. et la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A.: re\u00e7oitles assignations en intervention des 27 novembre 2019 et 11 f\u00e9vrier 2020 en la forme; lesd\u00e9clarerecevables; ditnon fond\u00e9ela demande dela soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A.tendant \u00e0 la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9anonymeSOCIETE3.)S.A.de la tenir quitte et indemne; ditnon fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A. tendant \u00e0sonindemnisation de la part de lasoci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)S.A.; demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A.: re\u00e7oitla demandereconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A.en la forme; ditfond\u00e9ela demande de lasoci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A.tendant \u00e0 une indemnit\u00e9 pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire sur base de l\u2019article 6-1 du Code civil; partant,condamnela soci\u00e9t\u00e9 anonymePERSONNE2.)S.A. \u00e0 payer \u00e0lasoci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE3.)S.A.uneindemnit\u00e9 pour proc\u00e9dure abusive etvexatoire \u00e0 hauteur de 2.000,- euros(deux mille euros); ditfond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du nouveau Code de proc\u00e9dure civile \u00e0hauteur de 1.500,-euros(mille cinq-cents euros); partant,condamnela soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)S.A. \u00e0 payer \u00e0lasoci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE3.)S.A.uneindemnit\u00e9deproc\u00e9dure de1.500,-euros(mille cinq-cents euros);<\/p>\n<p>35 dans l\u2019attente du r\u00e9sultat de la mesure d\u2019instructionordonn\u00e9e,r\u00e9serve les demandes des parties tendant \u00e0 une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du nouveau Code de proc\u00e9dure civileet les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Ainsi prononc\u00e9 en audience publique au Palais de Justice \u00e0 Diekirch par Nous, Brigitte KONZ, Pr\u00e9sidente du Tribunal d\u2019Arrondissement, assist\u00e9ede la Greffi\u00e8re Cath\u00e9rine ZEIMEN. La Greffi\u00e8re La Pr\u00e9sidente du Tribunal Cath\u00e9rine ZEIMEN Brigitte KONZ<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/tribunal-darrondissement-diekirch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/tribunal-darrondissement-diekirch\/20251027-001647\/20250211-tadciv-tad-2019-01817-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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