{"id":602962,"date":"2026-04-19T09:00:37","date_gmt":"2026-04-19T07:00:37","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\/"},"modified":"2026-04-19T09:00:41","modified_gmt":"2026-04-19T07:00:41","slug":"tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\/","title":{"rendered":"Tribunal d&#8217;arrondissement, 17 d\u00e9cembre 2024, n\u00b0 2018-00104"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1 Jugement en mati\u00e8reCivileNo.2024TADCH01\/00160 Num\u00e9ro du r\u00f4le TAD-2018-00104, TAD-2021-01542 etTAD-2022-01044 Audience publique du mardi,dix-septd\u00e9cembre deux mille vingt-quatre. Composition: Brigitte KONZ, Pr\u00e9sidente, LexieBREUSKIN, 1 \u00e8re Vice-Pr\u00e9sidente, Gilles PETRY, Vice-Pr\u00e9sident, Cath\u00e9rine ZEIMEN, Greffi\u00e8re. I. TAD-2018-00104 ENTRE PERSONNE1.),renti\u00e8re,demeurant\u00e0 L-ADRESSE1.); partie demanderesseaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justiceAlex MERTZIG de Diekirch du 27 d\u00e9cembre 2017(assignation), d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justiceGilbert RUKAVINA du 2 f\u00e9vrier 2018(r\u00e9assignation)et d\u2019exploits des huissier de justice suppl\u00e9ant Laura GEIGER et huissier de justice Gilbert RUKAVINA du 25 avril 2019(reprise d\u2019instance); ayant initialement comparu par Ma\u00eetre Alain BINGEN, avocat \u00e0 la Cour, etcomparant actuellementparMa\u00eetreFran\u00e7ois GENGLER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0Diekirch; ET 1.PERSONNE2.), sans \u00e9tat connu, demeurantactuellement \u00e0L-ADRESSE2.); 2.PERSONNE3.), salari\u00e9e, demeurant \u00e0 L-ADRESSE3.); sub1)\u20132)partiesd\u00e9fenderessesaux fins du pr\u00e9dit exploitMERTZIG du 27 d\u00e9cembre 2017; 3.PERSONNE4.), salari\u00e9e, demeurant \u00e0 L-ADRESSE4.); 4.PERSONNE3.), salari\u00e9e, demeurant \u00e0 L-ADRESSE3.);<\/p>\n<p>2 sub 3)\u20134)partiesd\u00e9fenderessesassign\u00e9es en reprise d\u2019instanceaux fins des pr\u00e9dits exploits GEIGER etRUKAVINAdu25 avril 2019pourfeuPERSONNE5.), rentier, ayant demeur\u00e9 \u00e0 L-ADRESSE5.),partie d\u00e9fenderesseaux fins du pr\u00e9dit exploit MERTZIG du 27 d\u00e9cembre 2017etaux fins du pr\u00e9dit exploit RUKAVINA du 2 f\u00e9vrier 2018; sub 1), sub 2) et sub 4)comparant parMa\u00eetre Josiane EISCHEN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch; sub 3)ayant initialement comparu par Ma\u00eetre Daniel BAULISCH, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch,comparantactuellementparMa\u00eetre Daniel CRAVATTE, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch. II. TAD-2021-01542 ENTRE PERSONNE4.),salari\u00e9e, demeurant \u00e0 L-ADRESSE4.); partiedemanderesseaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justicePatrick MULLER de Diekirchdu 12 mai2021(assignation) et d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice Patrick MULLER de Diekirch du 28 octobre 2021 (r\u00e9assignation); comparant parMa\u00eetre Daniel CRAVATTE, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch; ET 1.PERSONNE3.), salari\u00e9e, demeurant \u00e0 L-ADRESSE3.); 2.PERSONNE1.), renti\u00e8re, demeurant \u00e0 L-ADRESSE1.); 3.PERSONNE2.), sans \u00e9tat connu, demeurant \u00e0 L-ADRESSE2.), sub 1)\u20133) partiesd\u00e9fenderessesaux fins du pr\u00e9dit exploit MULLER du 12 mai 2021; sub 1) etsub 3) parties d\u00e9fenderessesaux fins du pr\u00e9dit exploit MULLER du 28 octobre 2021; sub 1) et sub 3) comparant parMa\u00eetre Josiane EISCHEN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch; sub2)ayant initialement comparu par Ma\u00eetre Alain BINGEN, avocat \u00e0 la Cour, etcomparant actuellement parMa\u00eetre Fran\u00e7ois GENGLER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch. III. TAD-2022-01044 ENTRE PERSONNE1.), renti\u00e8re, demeurant \u00e0 L-ADRESSE1.);<\/p>\n<p>3 partie demanderesseaux termes d\u2019exploitsdeshuissier de justicePatrick MULLER de Diekirchet huissier de justice suppl\u00e9ant Kelly FERREIRA SIMOES deLuxembourgdu 1 er septembre 2022; ayant initialement comparu par Ma\u00eetre Alain BINGEN, avocat \u00e0 la Cour, etcomparant actuellement parMa\u00eetre Fran\u00e7ois GENGLER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch; ET 1.PERSONNE3.), salari\u00e9e, demeurant \u00e0 L-ADRESSE3.); 2.PERSONNE2.), sans \u00e9tat connu, demeurantactuellement \u00e0L-ADRESSE2.); 3.PERSONNE4.), salari\u00e9e, demeurant \u00e0 L-ADRESSE4.); sub 1)\u20132)parties d\u00e9fenderessesaux fins du pr\u00e9dit exploit MULLER du1 er septembre 2022; sub 3) partie d\u00e9fenderesseaux fins du pr\u00e9dit exploit FERREIRA SIMOES du 1 er septembre 2022; sub 1) et sub 2) comparant parMa\u00eetre Josiane EISCHEN, avocat \u00e0 la Cour,demeurant \u00e0 Diekirch; sub 3) comparant parMa\u00eetre Daniel CRAVATTE, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch. ___________________________________________________________________________ LE TRIBUNAL Vu l\u2019ordonnance du 2 mars 2022 suivant laquelle la jonction des affaires inscrites au r\u00f4le sous les num\u00e9ros TAD-2018-00104 et TAD-2021-01542a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e pour connexit\u00e9. Vu l\u2019ordonnance du 30 septembre 2022 suivant laquelle la jonction desaffaires inscrites au r\u00f4le sous les num\u00e9ros TAD-2018-00104 et TAD-2022-01044a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e pour connexit\u00e9. Vu l\u2019ordonnance de cl\u00f4ture de l\u2019instruction du12 d\u00e9cembre 2023. I.L\u2019affaire inscrite au r\u00f4le sous le num\u00e9roTAD-2021-01542 Le 12 mai 2021,PERSONNE4.)fait donner assignation \u00e0PERSONNE3.),PERSONNE1.)et PERSONNE2.)\u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile,notamment pour(i)\u00e0titre principal, voir annuler pour non-paiement du prix de vente l\u2019acte notari\u00e9 de vente n\u00b0 10.940 sign\u00e9 le 5 f\u00e9vrier 2003 entrePERSONNE6.)et PERSONNE3.), par l\u2019interm\u00e9diaire de la notaire Martine WEINANDY, relatif aux biens immobiliers \u00e9num\u00e9r\u00e9s dans l\u2019assignation, transcrit \u00e0 Diekirch, le 17 mars 2003, au bureau des hypoth\u00e8ques de Diekirch, au volume 1098, n\u00b0 35,et(ii)\u00e0titre subsidiaire, voir ordonner la r\u00e9duction ennature des donations faites en faveur dePERSONNE3.)\u00e0 travers l\u2019acte notari\u00e9 du 5f\u00e9vrier 2023. PERSONNE3.)etPERSONNE2.)ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9assign\u00e9es le 28 octobre 2021. Ces derni\u00e8resont conclu quant \u00e0 cette demande.<\/p>\n<p>4 Par acte de d\u00e9sistement d\u2019instance,PERSONNE4.), partie demanderesseaux termes des assignation et r\u00e9assignation des 12 mai 2021 et 28 octobre 2021, d\u00e9clareensuite\u00e0 PERSONNE2.)etPERSONNE3.)et \u00e0PERSONNE1.), qu\u2019elle entend se d\u00e9sister purement et simplement de l\u2019instance pendante au tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch entre les parties reprises ci-avant et actuellement inscrite sous le num\u00e9ro de r\u00f4le TAD-2021-01542. Cet acte porte la signature dePERSONNE4.)et sa mention manuscrite \u00abBon pour d\u00e9sistement\u00bb.Il a \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9 aux mandataires des autres parties en cause. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)demandentalorsd\u2019ordonner la disjonction des affaires inscrites sous les num\u00e9ros TAD-2018-00104 et TAD-2021-01542 du r\u00f4le, de donner acte \u00e0 PERSONNE4.)de son d\u00e9sistement d\u2019instance et, partant de d\u00e9clarer \u00e9teinte l\u2019instance introduite sous le num\u00e9ro TAD-2021-01542 du r\u00f4le. PERSONNE1.)ne s\u2019oppose non plusau d\u00e9sistement d\u2019instance dans l\u2019affaire enr\u00f4l\u00e9e sous le n\u00b0 TAD-2021-01542, de sortequ\u2019elle demande de prononcer l\u2019extinction de l\u2019instance s\u2019y rapportant. Elle estime cependant qu\u2019il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019ordonner \u00e0 cet effet la disjonction des trois affaires. PERSONNE4.)demande d\u2019ordonner ladisjonction du r\u00f4le TAD-2021-01542 des autres r\u00f4les et de constater l\u2019extinction de l\u2019instance inscrite sous le r\u00f4le TAD-2021-01542 suite\u00e0 son d\u00e9sistement. Lajonction des causes est un actede pure instruction qui laisse \u00e0 chacuneson individualit\u00e9 propre et n&#039;enpr\u00e9juge pas plus la recevabilit\u00e9 quele fondement et ne les fond pas dansune instance unique(Cour d\u2019appel,12.1.2006, Pas.ADRESSE13.), p.130).Il n\u2019est donc pas opportun de prononcer la disjonction entre cette cause et les deux autreset de statuer par deux jugements s\u00e9par\u00e9s. Le tribunal n\u2019ordonne donc pas la disjonction des affaires inscrites sous les num\u00e9ros TAD-2018-00104 et TAD-2021-01542 du r\u00f4le. L\u2019article 545 du nouveau Code de proc\u00e9dure civile dispose que le d\u00e9sistement peut \u00eatre fait et accept\u00e9 par de simples actes, sign\u00e9s des parties ou de leurs mandataires, et signifi\u00e9s d\u2019avou\u00e9 \u00e0 avou\u00e9. Suivant son acte de d\u00e9sistement,PERSONNE4.)se d\u00e9siste de l\u2019instance qu\u2019elle a introduite. Conform\u00e9ment \u00e0 ce qui pr\u00e9c\u00e8de,PERSONNE2.)etPERSONNE3.)demandent de d\u00e9clarer \u00e9teinte l\u2019instance introduite sous le num\u00e9ro TAD-2021-01542 du r\u00f4le.Conform\u00e9ment \u00e0 ce qui pr\u00e9c\u00e8de,PERSONNE1.)demande pareillement de prononcer l\u2019extinction de l\u2019instance. Par cons\u00e9quent, il y a lieu de donner acte aux parties de leursd\u00e9sistement et acceptationsde d\u00e9sistementr\u00e9guliers en la forme etvalables en la mati\u00e8reet ded\u00e9cr\u00e9terle d\u00e9sistement d\u2019instance auxcons\u00e9quences de droit. L&#039;obligation de payer les frais r\u00e9sulte implicitement du d\u00e9sistement. Il n&#039;est pas n\u00e9cessaire que celui qui se d\u00e9siste en fasse l&#039;offre. (T.A.L., 2 \u00e8me chambre, 6.2.2004, n\u00b0116\/04, n\u00b081347 du r\u00f4le, n\u00b0Judoc 100000368). II.Les affaires inscrites au r\u00f4le sous les num\u00e9rosTAD-2018-00104 et TAD-2022- 01044 Faits<\/p>\n<p>5 PERSONNE7.)estPERSONNE6.)\u00e9taient mari\u00e9s. De leur union sont issus deux enfants, \u00e0 savoirPERSONNE1.)etPERSONNE5.). PERSONNE7.)est d\u00e9c\u00e9d\u00e9\u00e0ADRESSE6.)leDATE1.). Le7 octobre 1982 les \u00e9pouxPERSONNE8.)avait chang\u00e9 leur r\u00e9gime matrimonial en celui de la communaut\u00e9 universelleavec attributionde cette communaut\u00e9 universelle au conjoint survivant. PERSONNE6.)est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0ADRESSE6.)leDATE2.). Sa succession est \u00e9chue \u00e0 ses enfantsPERSONNE1.)etPERSONNE5.). PERSONNE5.)etPERSONNE2.)sont divorc\u00e9ssuivant un jugement du 30 octobre 2002. Le 7 octobre 1982 les \u00e9pouxPERSONNE9.)avaient adopt\u00e9 le r\u00e9gime matrimonial de la communaut\u00e9 universelle. De leur union sont issus deux enfants, \u00e0 savoirPERSONNE3.)etPERSONNE4.). PERSONNE5.)est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0ADRESSE6.)le 5 avril 2019. Sa succession revient \u00e0 ses deux fillesPERSONNE3.)etPERSONNE4.). Pr\u00e9tentions Le litige de l\u2019esp\u00e8ce concerne les successions dePERSONNE7.)et dePERSONNE6.)et les actes pass\u00e9s (dont:donation, achat, vente et paiement de factures) par ceux-ci ou l\u2019un d\u2019eux en faveur de feuPERSONNE5.),PERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE1.). Par assignation du 27 d\u00e9cembre 2017dirig\u00e9e contrePERSONNE5.),PERSONNE2.)et PERSONNE3.),PERSONNE1.)demande: -de recevoir la demande en la forme, -pourPERSONNE5.)etPERSONNE2.),(i)s\u2019entendre condamner \u00e0 entrer en partage avec elle de lasuccession de feu les \u00e9pouxPERSONNE8.), (ii) voir nommer un notaire pour proc\u00e9der aux op\u00e9rations de liquidation et de partageet un juge-commissaire,et (iii)voir ordonner le rapport et la r\u00e9duction en valeur des donations faites en faveur de PERSONNE5.)etPERSONNE2.), -pourPERSONNE5.), s\u2019entendre condamner \u00e0 lui payer \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 \u00e9quivalente \u00e0 la portion excessive des lib\u00e9ralit\u00e9s r\u00e9ductibles le montant de 125.000 euros, -pourPERSONNE2.),s\u2019entendre condamner \u00e0 lui payer \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 \u00e9quivalente \u00e0 la portion excessive des lib\u00e9ralit\u00e9s r\u00e9ductibles le montant de 125.000 euros, -pourPERSONNE5.)etPERSONNE2.), voir dire que cette indemnit\u00e9 est payable au moment du partage et qu\u2019elle est productive d\u2019int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 compter du jour du d\u00e9c\u00e8s de feuPERSONNE6.), sinon du jour de la demande en justice, sinon du jour du partage, -pourPERSONNE3.),(i)voirordonnerla r\u00e9duction en nature des donations faites en sa faveuret(ii) s\u2019entendre condamner \u00e0 lui restituerles biens donn\u00e9s,<\/p>\n<p>6 -pour les trois parties assign\u00e9es,(i)voir commettre, avant tout autre progr\u00e8s en cause, un ou plusieurs experts avec la missionplus amplement sp\u00e9cifi\u00e9e dans l\u2019assignation, (ii) s\u2019entendre condamner aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance avec distractionau profit de Ma\u00eetre Alain BINGEN qui en a fait l\u2019avance et (iii) s\u2019entendre condamner \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros. Le 2 f\u00e9vrier 2018,PERSONNE5.)estr\u00e9assign\u00e9.Ce dernier constitueavocat \u00e0 la Cour.Le 25 avril 2019,PERSONNE1.)assignePERSONNE3.)etPERSONNE4.)en reprise de l\u2019instance introduite par ellesuivant l\u2019assignation du 27 d\u00e9cembre 2017suite au d\u00e9c\u00e8s dePERSONNE5.). Concernant l\u2019indemnit\u00e9 \u00e9quivalente \u00e0 la portion excessive des lib\u00e9ralit\u00e9s r\u00e9ductibles r\u00e9clam\u00e9e \u00e0 feuPERSONNE5.), il est demand\u00e9alorsde condamner tantPERSONNE3.)que PERSONNE4.)\u00e0 la somme de 62.500 euros. Concernant la mission \u00e0 confier \u00e0 un\/des expert(s),PERSONNE1.)modifie le libell\u00e9 comme suit: -calculer la quotit\u00e9 disponible d\u2019un tiers dont feu les \u00e9pouxPERSONNE8.)ont pu disposer \u00e0 titre gratuit apr\u00e8s d\u00e9termination de 1)la valeur de la donation du 28 juin 1975 \u00e0 ladate du 7 ao\u00fbt 1981 d\u2019apr\u00e8s son \u00e9tat au jour de la donation, 2) la valeur des biens donn\u00e9s au jour de l\u2019ouverture de la succession d\u2019apr\u00e8s leur \u00e9tat au jour de ladonation (donation d\u00e9guis\u00e9e, sinon indirecte du 24 juillet 2000, donation d\u00e9guis\u00e9e, sinon indirecte du 5 f\u00e9vrier2003, donations mobili\u00e8res constitu\u00e9es par les paiements effectu\u00e9s \u00e0 partir du 12 mai 1997 jusqu\u2019au 11 avril 2008, 3) la valeur de la donation du 18 juillet 1980 au jour dudit acte, -d\u00e9terminer la fraction selon laquelle les lib\u00e9ralit\u00e9s exc\u00e8dent la quotit\u00e9 disponible, -calculer l\u2019indemnit\u00e9 \u00e9quivalente \u00e0 la portion excessive des lib\u00e9ralit\u00e9s. Par assignations du 1 er septembre2022 dirig\u00e9es contrePERSONNE2.),PERSONNE3.)et PERSONNE4.),PERSONNE1.)demande: -pour les trois parties assign\u00e9es, (i) voir recevoir la demande en la forme, (ii) voir ordonner la jonction pour cause de connexit\u00e9 de cette affaire avec celles inscrites au r\u00f4le sous les num\u00e9ros TAD-2018-00104 et TAD-2021-01542, (iii) voir constater que le prix document\u00e9 par l\u2019acte de vente en date du 5 f\u00e9vrier 2003 entre feuPERSONNE6.) etPERSONNE3.), pass\u00e9 par devant Ma\u00eetre Martine WEINANDY, alors notaire de r\u00e9sidence \u00e0ADRESSE7.), n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 pay\u00e9, (iv) principalement, voir prononcer la r\u00e9solution pournon-paiement du prix de vente de l\u2019acte de vente du 5 f\u00e9vrier 2003, voir ordonner la remise des choses en l\u2019\u00e9tat ant\u00e9rieur, voir condamnerPERSONNE3.)\u00e0 restituer aux h\u00e9ritiers l\u00e9gaux de feuPERSONNE6.)les immeubles ayant fait l\u2019objet de l\u2019acte de vente du 5 f\u00e9vrier 2003, et, subsidiairement, voir dire que l\u2019acte de vente du 5 f\u00e9vrier 2003 constitue une donation indirecte, sinon d\u00e9guis\u00e9e,et(v) pour le surplus, voir statuer conform\u00e9ment au dispositif desassignations des 27 d\u00e9cembre 2017, 2 f\u00e9vrier 2018 et 2DATE3.), -pourPERSONNE3.),(i) s\u2019entendre condamner \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros et (ii) s\u2019entendre condamner aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance avec distraction au profit de Ma\u00eetre Alain BINGEN qui en a fait l\u2019avance. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)se rapportent \u00e0 prudence de justice concernant la recevabilit\u00e9 de l\u2019assignation du 27 d\u00e9cembre 2017 en la pure forme.Ellesconcluent au rejet de la demandeenrapport et en r\u00e9ductionaux motifs plus amplement d\u00e9velopp\u00e9s ci-apr\u00e8s (sous le l\u2019intitul\u00e9: les donations).En cas d\u2019institution d\u2019une mesure d\u2019expertise, elles demandentde<\/p>\n<p>7 dire que seuls les biens vis\u00e9sdans l\u2019acte notari\u00e9 peuvent faire l\u2019objet d\u2019une \u00e9valuation dans l\u2019\u00e9tat qu\u2019ils se trouvaient au moment de la signature de l\u2019acte, et ce avant les op\u00e9rations de remembrement des parcelles.Elles demandent d\u2019enjoindre \u00e0PERSONNE1.)de fournir les comptes de gestion annuelle d\u00e9pos\u00e9s depuis l\u2019ouverture de la tutelle dePERSONNE6.), sinon du moins la situationdes comptes bancaires au jour de l\u2019ouverture de la succession, ainsi que la d\u00e9claration de succession dePERSONNE6.).Ellesr\u00e9clamentune indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros et demandent de mettre lesfrais et d\u00e9pens de l\u2019instance \u00e0 charge d\u2019PERSONNE1.). Concernant la demande en r\u00e9solution, elles concluent qu\u2019au vu de la clause de renonciation expresse incluse dans l\u2019acte de vente du 5 f\u00e9vrier 2003,PERSONNE1.)n\u2019est plus en droit de requ\u00e9rir la r\u00e9solution de la vente. Subsidiairement, elles estiment que la demande en r\u00e9solution est prescrite et, plus subsidiairement, ellessollicitentde direla demande non fond\u00e9e. A d\u00e9faut, elles demandent de dire que la r\u00e9solution de la vente ne saurait avoirlieu que pour la part d\u2019h\u00e9riti\u00e8re d\u2019PERSONNE1.)et de dire quePERSONNE3.)est en droit d\u2019\u00eatre indemnis\u00e9e pour les d\u00e9penses support\u00e9es dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des biens acquis jusqu\u2019\u00e0 hauteur de la plus-value apport\u00e9e ainsiauxdits biens, et, \u00e0 ce titre de d\u00e9signer un expert avec la mission de dresser un d\u00e9compte entre parties. PERSONNE4.),qui faitsiennes les conclusions prises par feuPERSONNE5.),se rapporte \u00e0 prudence de justice en ce qui concerne la recevabilit\u00e9 de l\u2019assignationdu 27 d\u00e9cembre 2017. Elle demandeainsid\u2019ordonner le rapport et la r\u00e9duction de la donation faite par les \u00e9poux PERSONNE8.)\u00e0PERSONNE1.)en date du28 juin 1975.Elle demande d\u2019enjoindre \u00e0 PERSONNE1.)de fournir les comptes de gestion en sa qualit\u00e9 de mandataire sur les comptes dePERSONNE6.).Elle r\u00e9clameune indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros et sollicite la condamnation d\u2019PERSONNE1.)\u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance avec distraction au profit de Ma\u00eetre Daniel BAULISCH affirmant en avoir fait l\u2019avance. Concernant la demande en r\u00e9solution,PERSONNE4.)se rapporte \u00e0 prudence de justice. Appr\u00e9ciation La forme et la reprise d\u2019instance Les assignations ont \u00e9t\u00e9 introduites selon la forme pr\u00e9vue par la loi, de sorte qu\u2019elles sont recevables en la pure forme. L\u2019assignation en reprise d\u2019instanceestdirig\u00e9e contrePERSONNE3.)etPERSONNE4.), \u00e0 savoir les h\u00e9ritiers l\u00e9gaux dePERSONNE5.), de sorte qu\u2019elleest r\u00e9guli\u00e8reet que celles-ci sont tenues de reprendre l\u2019instance introduite contre leur p\u00e8re. Le partage et la liquidation PERSONNE1.)demande la liquidation et le partage de la succession d\u00e9laiss\u00e9e par les d\u00e9funts \u00e9pouxPERSONNE8.). Suite aux d\u00e9c\u00e8s dePERSONNE7.)et dePERSONNE6.)deuxsuccessions se sont ouvertes malgr\u00e9 l\u2019adoption par les \u00e9pouxPERSONNE8.)du r\u00e9gime matrimonial de la communaut\u00e9 universelle avec clause d\u2019attribution au conjoint survivant.<\/p>\n<p>8 En effet: en cas d&#039;adoption par les \u00e9poux du r\u00e9gime de la communaut\u00e9 universelle avec attribution de cette communaut\u00e9 au conjoint survivant la succession du pr\u00e9mourant ne comprend en principe aucun actif.(\u2026) la succession s&#039;ouvre, mais du fait du m\u00e9canisme de la communaut\u00e9 universelle avec attribution au survivant, cette succession ne comprend plus d&#039;actif.(Cour d\u2019appel, 23.1.2003, n\u00b0 25946 du r\u00f4le). Les biens donn\u00e9s par chacun des \u00e9poux ant\u00e9rieurement \u00e0 l&#039;adoption du r\u00e9gime de la communaut\u00e9 universelle ont au moment de cette adoption d\u00e9finitivement quitt\u00e9 leur patrimoine et ne peuvent d\u00e8s lors plus faire partie de la communaut\u00e9(m\u00eame arr\u00eat). Il n\u2019est pas remis en cause que lessuccessionsdePERSONNE7.)et dePERSONNE6.)n\u2019ont pas encore fait l\u2019objet d\u2019une liquidation et d\u2019un partage. Surbase de l\u2019article 815, point 1\u00b0, du Code civil, le tribunalordonnedoncla liquidation et le partage des successions en cause. L\u2019injonction de produire des pi\u00e8ces Il est constant en cause qu\u2019au courant de l\u2019ann\u00e9e 2008, l\u2019ouverture de la tutelle de PERSONNE6.)a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9eet qu\u2019PERSONNE1.)assumait deschargestut\u00e9laires. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)demandentla production forc\u00e9e de pi\u00e8ces (comptes de gestion annuelset d\u00e9claration de successiondePERSONNE6.)). Sur base de l\u2019article 1991 du Code civil,d\u2019unpr\u00e9tendumandat globalsur tousles comptes de PERSONNE6.)\u00e0 partir du 14 ao\u00fbt 2007 et d\u2019une ordonnance du 28 mai 2008 du juge des tutelles,PERSONNE4.)demande la production forc\u00e9e de pi\u00e8ces (comptes de gestion du 14 ao\u00fbt 2007 au d\u00e9c\u00e8s dePERSONNE6.)). PERSONNE1.)reconna\u00eet avoir dispos\u00e9 d\u2019une procuration sur les comptes de sa m\u00e8re aupr\u00e8s de la B.C.E.E., ce du 14 ao\u00fbt 2007 au 29 mai 2008.Concernant les op\u00e9rations effectu\u00e9es pendant la p\u00e9riode en question, elle signale que le virement de 12.500 en faveur de PERSONNE3.)a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 parPERSONNE6.)elle-m\u00eame.Elle conteste avoir eupendant la p\u00e9riode en cause une procuration sur le compte de la d\u00e9funte aupr\u00e8s de laSOCIETE1.).Pour le surplus, elle renvoie aux comptes de gestion annuels(2008 \u00e0 2017)\u00e9tablis par elle-m\u00eame en sa qualit\u00e9 d\u2019administratricel\u00e9gale de sa m\u00e8re en ajoutant lespr\u00e9cisions etjustifications reprises \u00e0 la page 9 de ses conclusions notifi\u00e9es le 30 septembre 2019. Aux termes de l\u2019article 1993 du Code civil, tout mandataire est tenu de rendre compte de sa gestion, et de faire raison au mandant de tout ce qu\u2019il a re\u00e7u en vertu de sa procuration, quand m\u00eame ce qu\u2019il aurait re\u00e7u n\u2019e\u00fbt point \u00e9t\u00e9 d\u00fb au mandant. Si le mandant vient \u00e0 d\u00e9c\u00e9der, le mandataire devra rendre compte \u00e0 ses h\u00e9ritiers. Une procurationd\u2019PERSONNE1.)sur le compte aupr\u00e8s de laSOCIETE1.)n\u2019est pas \u00e9tablie (cf.courrier de laSOCIETE1.)du 19 juin 2008), de sortequ\u2019elle ne doit ni rendre compte ni produire des pi\u00e8ces \u00e0 ce sujet. Concernant le compte aupr\u00e8s de la B.C.E.E., le tribunal rappellequant \u00e0 la charge de la preuve \u00e0 rapporter que le mandant n&#039;a qu&#039;\u00e0 \u00e9tablir les encaissements faits par le mandataire et qu&#039;il<\/p>\n<p>9 appartient au mandataire de prouver le paiement fait au mandant ou le fait qui a produit l&#039;extinction de l&#039;obligation. PERSONNE4.)n\u2019ayant pas \u00e9tabli d\u2019encaissement parPERSONNE1.)au sujet de la gestion du pr\u00e9dit compte,celle-cine doit pas rendre compte \u00e0 ce sujet. Concernant les charges tut\u00e9laires,PERSONNE1.)verse dix comptesde gestion annuelsdes ann\u00e9es 2008 \u00e02017, de sorte que la demande en production forc\u00e9e de ces comptes est devenue sans objet. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)demandentla production de pi\u00e8ces, dont la d\u00e9claration de succession, pourconna\u00eetre le montant de l\u2019argent liquide au moment dud\u00e9c\u00e8sde PERSONNE6.).Comme ledit montant ressort des pi\u00e8ces vers\u00e9es en cause (n\u00b011et14de la farde de 14 pi\u00e8ces d\u2019PERSONNE1.)), la demande en production forc\u00e9e de pi\u00e8ces est aussi sans objet \u00e0 ce sujet. Il s\u2019y ajoute qu\u2019il n\u2019est pas \u00e9tabli qu\u2019elles ne peuvent pas se procurer elles- m\u00eames cette d\u00e9claration. En conclusion, les demandes en production forc\u00e9e de pi\u00e8ces sont \u00e0 rejeter. La r\u00e9solution de la vente du5 f\u00e9vrier 2003 Par acte notari\u00e9 du5 f\u00e9vrier 2003,PERSONNE6.)a vendu \u00e0PERSONNE3.)quarante-deux terres agricolesd\u2019une contenance au total de 15 hectares 6 ares et 70 centiaresau prix de 37.350 euros. La demande en r\u00e9solution de cette vente a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9e au bureau des hypoth\u00e8ques \u00e0 Diekirch le 8 septembre 2022. PERSONNE1.)conteste que le prixen question ait \u00e9t\u00e9 pay\u00e9. Elle estime que la charge de la preuve du paiement du prix de vente incombe \u00e0PERSONNE3.).Malgr\u00e9 quittance du prix donn\u00e9e dans l\u2019acte, elle estime que c\u2019est le sens des termes contenues dans l\u2019\u00e9crit, et non l\u2019\u00e9crit lui-m\u00eame, qui fait office de preuve de la volont\u00e9 des contractants.Cette preuve aurait le caract\u00e8re d\u2019une pr\u00e9somption simple.Sur base des articles 1650 et1654 du Code civil, elle estime que le vendeur et ses h\u00e9ritiers sont en droit de demander la r\u00e9solution de l\u2019acte de vente. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluentqu\u2019une partie \u00e0 un contrat peut valablement renoncer contractuellement au droit de solliciter la r\u00e9solution de la convention en cas de manquement de l\u2019autre partieet que ceci est le cas en l\u2019esp\u00e8ce. Donc, ellesconcluent \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande en r\u00e9solution. PERSONNE4.)se rapporte \u00e0 prudence. PERSONNE1.)r\u00e9plique qu\u2019elle est \u00e0 consid\u00e9rer comme tiers \u00e0 l\u2019acte de vente du 5 f\u00e9vrier 2003 et qu\u2019elle exerce un droit propre, de sorte que la clause contractuelle de renonciation au droit de r\u00e9solutiony contenue ne lui serait pas opposable. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)y r\u00e9pondent notamment qu\u2019en tant qu\u2019h\u00e9riti\u00e8re de PERSONNE6.),PERSONNE1.)est tenue, sur base de l\u2019article 1122 du Code civil, notamment des engagements contract\u00e9s par la d\u00e9funte.<\/p>\n<p>10 L&#039;action en r\u00e9solution peut \u00eatre transmise aux ayants droit du cr\u00e9ancier. Ainsi, l&#039;action en r\u00e9solution peut \u00eatre exerc\u00e9e par l&#039;h\u00e9ritier du cr\u00e9ancier (Civ. 1re, 13 d\u00e9c. 1988, Bull. civ. I, no 353 ; RTD civ. 1989. 538, obs. Mestre ; JCP 1989. II. 21349, note B\u00e9har-Touchais)[Dalloz, R\u00e9pertoire de droit civil, R\u00e9solution\u2013R\u00e9siliation, f\u00e9vrier 2021 (actualisation : juin 2024)n\u00b0 217]. Or, l\u2019acte notari\u00e9 en cause contient notamment la clause suivante: \u00abVERZICHT AUF VERKAUFSPRIVILEG UND RESOLUTIONSKLAGE AufBefragen des instrumentierenden Notars erkl\u00e4rt die Verk\u00e4uferin auf Verkaufsprivileg und Resolutionsklage zu verzichten und denHerrn Hypothekenbewahrer von jeder Offizialeinschreibung zu entbinden.\u00bb. L\u2019article1122 du Code civil dispose qu\u2019on est cens\u00e9 avoir stipul\u00e9 pour soi et pour ses h\u00e9ritiers et ayants-cause, \u00e0 moins que le contraire ne soit exprim\u00e9 ou ne r\u00e9sulte de la nature de la convention. Eu \u00e9gardaux termesdu pr\u00e9dit acte notari\u00e9 et notammentdela pr\u00e9dite clause,PERSONNE6.) a renonc\u00e9\u00e0 l\u2019action r\u00e9solutoire et cette renonciation est opposable\u00e0 ses h\u00e9ritiers. Si les h\u00e9ritiers peuvent, d\u00e8s l\u2019instant du d\u00e9c\u00e8s,exercer les droits et actions du d\u00e9funt (article 724, alin\u00e9a 2, du Code civil),et si le successeursaisi (ce qui est le cas pourPERSONNE1.), en tant que fille de la d\u00e9funte) peut exercer seul, sans le concours des autres indivisaires, une actiontendant \u00e0 obtenir, au b\u00e9n\u00e9fice de la succession, l\u2019indemnisation d\u2019un pr\u00e9judice subi par le d\u00e9funtou la reconstitution de la succession et ce, en raison de l\u2019indivisibilit\u00e9 de la saisine (Cour d\u2019appel, n\u00b0 132\/17, 21.6.2017, n\u00b0 43779 du r\u00f4le),la pr\u00e9dite renonciation estdonc opposable \u00e0PERSONNE1.). La renonciation du vendeur est une fin de non-recevoir que l&#039;acheteur peut opposer \u00e0 l&#039;action r\u00e9solutoire pour d\u00e9faut de paiement du prix. Lademande en r\u00e9solutiond\u2019PERSONNE1.)est donc \u00e0 d\u00e9clarer irrecevable. Les donations PERSONNE1.)invoque \u00e0 cesujetun acte notari\u00e9 du 5 avril 1976 relatif \u00e0 une donation,une adjudication immobili\u00e8re du 6 mai 1975 relative \u00e0 une acquisition,unacte notari\u00e9 du 28 juin 1975 relatif \u00e0 une donation,un acte notari\u00e9 du 18 juillet 1980 relatif \u00e0 une donation,un acte notari\u00e9 du 24 juillet 2000 relatif \u00e0 une vente, un acte notari\u00e9 du 5 f\u00e9vrier 2003 relatif \u00e0 une venteetle paiement de multiples factureset la remise de fonds. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande ayant trait aux actes des 5 avril 1976 et 6 mai 1975(formul\u00e9e dans les conclusions d\u2019PERSONNE1.)notifi\u00e9es le 30 septembre 2019)pour constituer une demande nouvelle. PERSONNE1.)y r\u00e9pond qu\u2019il s\u2019agit tout au plus d\u2019une demande additionnelle qui se rattache par son objet et sa cause \u00e0 la demande principale en partage et en r\u00e9duction.<\/p>\n<p>11 Ne constitue pas une demande nouvelle une demande additionnelle, connexe \u00e0 la demande principale, ayant identit\u00e9 de cause et d\u2019origine, et tendant au m\u00eame but(Cour d\u2019appel, 6.11.1896, Pas. 4, p. 265). La demande principale de l\u2019esp\u00e8cerepose surl\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les h\u00e9ritiers (rapport) etla pr\u00e9servation de la r\u00e9serve l\u00e9gale (r\u00e9duction). La demande de prendre en compte dans ce cadre, les pr\u00e9dits actes des 5 avril 1976 et 6 mai 1975proc\u00e8de decettem\u00eame cause, a pour origine l\u2019ouverture des successions en cause et tend au m\u00eame but, \u00e0 savoir le partage et la liquidation des successions en cause. Il y a donclieur d\u2019int\u00e9grer ces actes dans l\u2019analyse qui suivra quant \u00e0 la qualification des actes en cause, \u00e0 la d\u00e9termination du donateur, respectivement du donataire, au rapport et \u00e0 la r\u00e9duction. a.La qualificationdes pr\u00e9dits acteset, le cas \u00e9ch\u00e9ant,le donateur, ainsi queledonataire 1.L\u2019acte notari\u00e9 du 5 avril 1976 Le 5 avril 1976PERSONNE7.)etPERSONNE6.)ont fait une donation \u00e0feuPERSONNE5.) d\u2019un immeuble(prairie avec construction)sis \u00e0ADRESSE7.), section D deADRESSE8.), inscrit au cadastre commesuit: n\u00b0NUMERO1.)\u00abADRESSE9.)\u00bb, \u00abWiese\u00bb, d\u2019une contenance de 9 ares 30centiares, ledit bien d\u00e9pendant de la communaut\u00e9 de biens des donateurs. PERSONNE1.)conclutque cet \u00abacte de vente\u00bb estune donation d\u00e9guis\u00e9e au profit de feu PERSONNE5.)qu\u2019il y a lieu d\u2019int\u00e9grer dans la masse de calcul aux motifs qu\u2019il ressort sans \u00e9quivoque de l\u2019acte du 18 juillet 1980 et des conclusionsde feuPERSONNE5.)qu\u2019il n\u2019a pas touch\u00e9 de salaireentre 1971 et 1980. Ensuite, elle conclut que cet acte constitue un acte de donation et non pasun acte de vente. Conform\u00e9ment aux termes de l\u2019acte notari\u00e9 en cause, une donation a \u00e9t\u00e9 consentie \u00e0 feu PERSONNE5.)par ses parents. Or, cette donation a eu lieu au motifsuivant: \u00abals Entgelt f\u00fcr die durch den nachbenannten Schenknehmer in ihrem landwirtschaftlichen Betrieb seit seinem sechszehnten Lebensjahr bis heute ohne Lohn geleisteten Arbeiten.\u00bb. S\u2019il est vrai que feuPERSONNE5.)concluait qu\u2019en1980, les \u00e9pouxPERSONNE8.)ont souhait\u00e9 faire une donation-partage alors qu\u2019il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 que feuPERSONNE5.)n\u2019avait jamais touch\u00e9 un salaire depuis 1971, cette affirmation est contredite par le pr\u00e9dit acte. La notion de donation r\u00e9mun\u00e9ratoire recouvre tout \u00ab acte qualifi\u00e9 donation par les parties et fait en r\u00e9mun\u00e9ration d\u2019un service rendu \u00bb.(\u2026)La jurisprudence assigne aux donations r\u00e9mun\u00e9ratoires une nature on\u00e9reuse en pr\u00e9sence d\u2019une obligation naturelle de r\u00e9mun\u00e9rer les services ant\u00e9rieurement rendus. Il faut que le service rendu ait un caract\u00e8re patrimonial et que sa valeur et celle du don soient \u00e9quivalentes. La d\u00e9faillance de l\u2019un de ces crit\u00e8res fait basculer l\u2019acte juridique ou le surplus de la r\u00e9mun\u00e9ration dans la sph\u00e8re de la gratuit\u00e9(T.A.L., n\u00b0 2021TALCH10\/00154, 15.10.2021, n\u00b0TAL-2019-07161 du r\u00f4le).<\/p>\n<p>12 En l\u2019esp\u00e8ce, le service rendu l\u2019a \u00e9t\u00e9 au titredu travail pour l\u2019exploitation agricoleparentaleet lesvaleurs retenues dans l\u2019acte concernant ce travail et le don sont \u00e9quivalentes (\u00e0 chaque fois 200.000 LUF).Il n\u2019est pas \u00e9tabli quel\u2019immeuble donn\u00e9 valait plus que le travail prest\u00e9. Il s\u2019agit donc d\u2019une donation r\u00e9mun\u00e9ratoirede nature on\u00e9reuse. 2.L\u2019adjudication immobili\u00e8re du 6 mai 1975 Le6 mai 1975,a \u00e9t\u00e9 adjug\u00e9eune parcelle, terre agricole, sise \u00e0ADRESSE10.), sectionCde ADRESSE11.), inscrite au cadastre comme suit: n\u00b0NUMERO2.), \u00abADRESSE12.)\u00bb, terre arable, d\u2019une contenance de 80 ares et n\u00b0NUMERO3.)\u00abADRESSE12.)\u00bb, d\u2019une contenance de 83 ares 40 centiares,au prix de 190.000LUF, pour feuPERSONNE5.), parPERSONNE7.) qui s\u2019est port\u00e9 fort pour son fils(\u00abund sich soviel als n\u00f6tig pers\u00f6nlich stark h\u00e4lt\u00bb). PERSONNE1.)estime que le fait quePERSONNE7.)a activement particip\u00e9 aux ench\u00e8res et s\u2019est port\u00e9 fort pour son fils laisse pr\u00e9sumer que le p\u00e8re a pay\u00e9 les deux labours. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)estiment qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une simple all\u00e9gation d\u00e9pourvue de toute preuve. La preuve de la donation incombe \u00e0 celui qui s\u2019en pr\u00e9vaut. S\u2019il est vrai que feuPERSONNE5.)concluait qu\u2019en 1980, les \u00e9pouxPERSONNE8.)ont souhait\u00e9 faire une donation-partage alors qu\u2019il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 que feuPERSONNE5.)n\u2019avait jamaistouch\u00e9 un salaire depuis 1971, cette affirmation(contredite par l\u2019acte du 5 avril 1976) rendtout au plusvraisemblable que son p\u00e8re a pay\u00e9 le prix pour l\u2019acquisition du 6 mai 1975. Cependant: il n\u2019est pas suffisant de retenir la vraisemblance d\u2019un fait pour le tenir pour \u00e9tabli (Courd\u2019appel, 21.12.2011, Pas. 35, p. 739). SiPERSONNE7.)s\u2019est port\u00e9 fort pour son fils,ledit engagement revient pourle p\u00e8re\u00e0 l\u2019obligation de garantir l\u2019acceptation de la vente par son filset le paiement du prix. Cet engagement ne prouve pas quec\u2019est le p\u00e8re(ou la m\u00e8re)qui a pay\u00e9 le prix. Une donation indirecte n\u2019est donc pas av\u00e9r\u00e9e. 3.L\u2019acte notari\u00e9 du 28 juin 1975 Le 28 juin 1975,PERSONNE7.)etPERSONNE6.), en tant que propri\u00e9taires,ont fait donation \u00e0PERSONNE1.)d\u2019une parcelle, sise \u00e0ADRESSE7.), section D deADRESSE8.), \u00e0 savoir partiedu num\u00e9roNUMERO4.)\/1977, \u00abauf der Schanz\u00bb, place, d\u2019une contenance de 9 ares et 40 centiares. PERSONNE1.)ne conteste pas une donation \u00e0 ce sujet. 4.L\u2019acte notari\u00e9 du 18 juillet 1980 Le 18 juillet 1980,PERSONNE7.)etPERSONNE6.)ont donn\u00e9, pour partie par pr\u00e9ciput et hors part avec dispense de rapport, et pour partie en r\u00e9mun\u00e9ration du travail prest\u00e9par feu<\/p>\n<p>13 PERSONNE5.), \u00e0 ce dernierdes immeublesd\u00e9pendant de la communaut\u00e9 de biens des donateurs,deleurb\u00e9tail,deleursparts \u00abSOCIETE2.)\u00bb,et de leur train agricole, le toute avec des charges, dontle paiement d\u2019une soulte \u00e0 sa s\u0153urPERSONNE1.)de 300.000 LUF. Le 18 juillet 1980,PERSONNE1.)a ratifi\u00e9 ladite donationpar acte notari\u00e9 s\u00e9par\u00e9. L\u2019existence de cette donation n\u2019est pas remise en cause. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent que l\u2019acte notari\u00e9du 18 juillet 1980 s\u2019analyse comme un partage d\u2019ascendant r\u00e9alis\u00e9 sous forme de donation-partage.PERSONNE4.)conclut dans le m\u00eame sens. PERSONNE1.)y r\u00e9pond que les parties d\u00e9fenderesses mettent en exergue le fait que l\u2019acte de donation du 18 juillet 1980 constitue un partage d\u2019ascendant soumis \u00e0 l\u2019article 1075 du Code civil et conclutne pas contester cette qualification juridique. Par un acte de donation-partage, l\u2019ascendant peut attribuer \u00e0 l\u2019un des h\u00e9ritiers l\u2019unique bien compris dans le partage et pourvoir les autres d\u2019une soulte(Cass. 18.6.2020, n\u00b0 87\/2020, n\u00b0 CAS-2019-00083 du registre). En tenant compte de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, ledit acte est \u00e0 qualifier dedonation-partageet constitue partant une lib\u00e9ralit\u00e9, le cas \u00e9ch\u00e9ant r\u00e9ductible alors quela seule limite \u00e0 lalibert\u00e9des donateurs estla r\u00e9serve l\u00e9gale. SiPERSONNE1.)conclut que les droits r\u00e9serv\u00e9s aux \u00e9pouxPERSONNE8.)dans la donation- partage (droit d\u2019habitationviagergratuit et droit d\u2019y \u00eatre aliment\u00e9s et soign\u00e9s) n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9s (ce qui est contest\u00e9 parPERSONNE2.)etPERSONNE3.)) en soutenant que feu PERSONNE5.)et sa famille ont quitt\u00e9 en 1992 la maison sise au n\u00b0 33 en y laissant seule PERSONNE6.), que la maison sise au n\u00b0ADRESSE13.)a \u00e9t\u00e9, par acte de donation du 6 octobre 2023, c\u00e9d\u00e9e par feuPERSONNE5.)etPERSONNE2.)\u00e0PERSONNE3.)et que dans le cadre dudit acte, les droits aux aliments et aux soins ont \u00e9t\u00e9 abolis en ne les reprenant plus, elle n\u2019en tire cependant aucune conclusion juridique, voire pr\u00e9tention. 5.L\u2019acte notari\u00e9 du 24 juillet 2000 Le 24 juillet 2000,PERSONNE6.)avendu \u00e0 feuPERSONNE5.)et \u00e0PERSONNE2.)un immeuble sis \u00e0ADRESSE7.), section D deADRESSE8.),inscrit au cadastre comme suit: n\u00b0 NUMERO5.), lieu-dit \u00abADRESSE14.)\u00bb, terre arable, d\u2019une contenance de 56 ares 40 centiares au prix de 56.000 LUF (soit 1.388,20euros). PERSONNE6.)a d\u00e9clar\u00e9 dans l\u2019acte: \u00abDie Verk\u00e4uferin erkl\u00e4rt und bekennt diesen Betragvor Errichtung vom Ank\u00e4ufer erhalten zu haben, wor\u00fcber er hiermitQuittung und Titel bewilligt, unter ausdr\u00fccklichem Verzicht auf das Verkaufsprivileg und die Resolutionsklage.\u00bb. PERSONNE1.)estime qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une donation indirecte, sinon d\u00e9guis\u00e9e dans la mesureo\u00f9 le prix de vente n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 et qu\u2019il ne correspond pas \u00e0 la valeur r\u00e9elle du bien et que le prix est d\u00e9risoire au regard de sa valeur effective repr\u00e9sentant un multiple du prix indiqu\u00e9. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent quela quittance donn\u00e9e vaut preuve de paiement et que le caract\u00e8re d\u00e9risoire du prix n\u2019est pas \u00e9tabli.<\/p>\n<p>14 PERSONNE4.)conclut aussi que le prix de vente a \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9 eu \u00e9gard \u00e0 la quittance donn\u00e9e. Elle conclut encore que la simulation suppose deux \u00e9l\u00e9ments: un acte ostensible, apparent, et une contre-lettre. Il n\u2019y aurait ni acte apparent ni simulation. Eu \u00e9gardaux conclusions dePERSONNE4.)suivant lesquelles la donation que l\u2019acte \u00e0 titre on\u00e9reux cache doit \u00eatre elle-m\u00eame valable, le tribunalconsid\u00e8re:une donation d\u00e9guis\u00e9e est valable s\u2019il y a apparence d\u2019acte \u00e0 titre on\u00e9reux, lesformes requises par la loi pour la validit\u00e9 de cet acte \u00e0 titre on\u00e9reux sont respect\u00e9es et les r\u00e8gles de fond des donations sont observ\u00e9es. L\u2019acte n\u2019est pasnul m\u00eame si le d\u00e9guisement avait pour objet d\u2019\u00e9chapper aux r\u00e8gles de la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire, mais la donation faite en fraude des droits des h\u00e9ritiers r\u00e9servataires est, \u00e0 la demande de ceux-ci, r\u00e9ductible \u00e0 hauteur de la quotit\u00e9 disponible (Cour d\u2019appel, 22.11.2006, Pas.ADRESSE13.), p. 346). L\u2019acte en cause, fait sous la forme d\u2019un acte notari\u00e9 et valable,a l\u2019apparence d\u2019un acte \u00e0 titre on\u00e9reuxen cequ\u2019il est intitul\u00e9 \u00abvente\u00bb, que les parties agissent commevendeur et acheteur et que l\u2019acte contient un accord sur la chose et le prix. L\u2019article 1319 (du Code civil), d\u2019apr\u00e8s lequel l\u2019acte authentique fait foi des conventions qu\u2019il renferme jusqu\u2019\u00e0 inscription de faux, ne s\u2019applique pas aux mentions de l\u2019acte qui ne font que reproduire les d\u00e9clarations faites par les parties, pour autantqu\u2019il s\u2019agit de la v\u00e9racit\u00e9 de ces d\u00e9clarations; sous ce rapport, celles-ci ne font foi que jusqu\u2019\u00e0 preuve contraire, laquelle est \u00e0 administrer conform\u00e9ment au droit commun (Cour d\u2019appel, 20.2.1934, Pas. 13.p. 261). Le notaire n\u2019a en l\u2019esp\u00e8ce pas constat\u00e9 lui-m\u00eame la remise du prix de vente qui a eu lieu avant l\u2019acte. Lorsqu\u2019un \u00e9crit relatif \u00e0 une vente constate la remise de la chose et le paiement du prix, il est interdit de prouver par t\u00e9moins ou pr\u00e9somptions que le prix n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 ou que les fonds provenaient d\u2019un tiers. De m\u00eame, il y a interdiction de prouverpar t\u00e9moins contre le contenu d\u2019une quittance (Raymond MOUGENOT, Droit des obligations, La preuve, LARCIER, n\u00b0 43, p. 104). On comprend (d\u00e8s lors) que ces r\u00e8gles ne concernent pas les tiers car ceux-ci se sont toujours trouv\u00e9s dans l\u2019impossibilit\u00e9 de se procurer un \u00e9crit relatif \u00e0 unnegotiumauquel ils n\u2019ont pas particip\u00e9. (\u2026) Doivent (cependant) \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des tiers, les ayants cause universels qui agissent en vertu d\u2019un droit propre et qui, en vertu de ce droit, s\u2019opposent \u00e0 l\u2019auteur de l\u2019acte ou \u00e0 ses ayants cause. C\u2019est le cas d\u2019h\u00e9ritiers qui, en se fondant sur leur droit au rapport ou \u00e0 la r\u00e9serve, pr\u00e9tendent que certains actes de leur auteur sont simul\u00e9s (op. cit. n\u00b0 51, p. 109). PERSONNE1.)peut donc rapporter par toutes voies de droit la preuve que l\u2019acte en question est une simulationalors qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas associ\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9crit en cause. Eu \u00e9gard \u00e0 la quittance donn\u00e9e dans l\u2019acte notari\u00e9, lenon-paiement du prix de vente doit cependant toujours \u00eatre prouv\u00e9 parelle. En effet, la Cour de cassation a statu\u00e9 (n\u00b0 110\/2019, 27.6.2019, n\u00b0 CAS-2018-00085 du registre):en d\u00e9cidant, eu \u00e9gard \u00e0 la force probante del\u2019\u00e9nonciation de l\u2019acte de vente relative \u00e0 la quittance du prix donn\u00e9e par la venderesse, que la preuve contraire incombait \u00e0 A) qui avait invoqu\u00e9 le d\u00e9faut de paiement du prix de vente, la Cour d\u2019appel n\u2019a pas viol\u00e9 la disposition vis\u00e9e au moyen (\u00e0 savoirl\u2019article 1315 du Code civil).<\/p>\n<p>15 L\u2019absence all\u00e9gu\u00e9e, parPERSONNE1.),de rentr\u00e9e de fonds sur les comptes bancaires de PERSONNE6.)est insuffisante afin d\u2019\u00e9tablir le non-paiement du prix de vente (dans ce sens: Cour d\u2019appel, n\u00b0 109\/18-I-CIV,13.6.2018, n\u00b0 44828 du r\u00f4le).Si elle \u00e9taye son all\u00e9gation par des pi\u00e8ces, l\u2019absence de rentr\u00e9e de fonds est donc insuffisante pour \u00e9tablir le non-paiement du prix de vente. Les pr\u00e9l\u00e8vements de fonds deses comptesparPERSONNE6.)dans la p\u00e9riode de passation de l\u2019acte du 24 juillet 2000, pr\u00e9tendument utilis\u00e9s pour couvrir ses d\u00e9penses usuelles,ne permettentnon plus de conclure \u00e0 l\u2019absence du paiement du prix, le cas \u00e9ch\u00e9anten liquide. Unedonation d\u00e9guis\u00e9e n\u2019est donc pas av\u00e9r\u00e9esous ces aspects. Le contrat de vente peut, le cas \u00e9ch\u00e9ant, constituer une donation indirecte si leprix convenu entre les parties est inf\u00e9rieur \u00e0 la valeur r\u00e9elle du bien vendu et que la modicit\u00e9 du prix s\u2019explique par l\u2019intention lib\u00e9rale du vendeur(Cour d\u2019appel, n\u00b0138\/22-III-CIV, 8.12.2022, n\u00b0 CAL-2022-00042 du r\u00f4le).Il faudrait ainsi \u00e9tablir \u00e0 la fois la connaissance du vendeur d\u2019une valeur de l\u2019immeuble manifestement sup\u00e9rieure au prix de vente et son intention d\u2019accorder une donation d\u2019une partie du prix de vente r\u00e9el (Cour d\u2019appel, n\u00b0 132\/17-I-CIV, 21.6.2017, n\u00b0 43779 du r\u00f4le). Comme c\u2019est la connaissance par le vendeurde la valeur r\u00e9elle de l\u2019immeuble qui importe, les d\u00e9veloppements d\u2019PERSONNE1.)au sujet detransactions effectu\u00e9es par feuPERSONNE5.) etPERSONNE2.)sontpartiellementinop\u00e9rants. Pour avoir une notion des prixsusceptibles d\u2019\u00eatre obtenusautour des ann\u00e9es 2000, le tribunal se r\u00e9f\u00e8re\u00e0 unachat fait par feuPERSONNE5.)le 3 f\u00e9vrier 1999. Il aacquis trois parcelles, \u00e0 savoir des terres arables, d\u2019une contenance totale de 57 ares 10 centiares au prix de 1.000.000 LUF (24.789,35 euros).Ceci correspond \u00e0 un prix de434,13 euros par are (24.789,35 euros \/ 57,10 ares) et donc \u00e0 un prix de43.413 euros par hectare. Suivant les calculs du tribunal, le24 juillet 2000,PERSONNE6.)a venduune terre arableau prix de 24,61 euros par are (1.388,20 euros \/56,40ares) et donc \u00e0 un prix de2.461 euros par hectare(24,61eurosx 100 ares). Quant \u00e0 la connaissance parPERSONNE6.)que le prix ainsi pay\u00e9 est largement en dessous de ce qui correspond \u00e0 la valeur r\u00e9elle d\u2019un hectare de terre arable, le tribunal se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 l\u2019adjudication publique du6 mai 1975lors de laquelle son mari a adjug\u00e9, pour leur fils, des terres arables d\u2019une contenance totale de1 hectare 63 ares et 40 centiares au prix de190.000 LUF(4.709,97 euros), soit pour un prix de28,82 eurospar are(4.709,97 euros \/ 163,40 ares) et donc\u00e0un prix de2.882 eurospar hectare(28,82 euros x 100 ares).Dans la mesure o\u00f9 une vente publique permet \u00e0n\u2019importe qui d\u2019acqu\u00e9rir, le prix ainsi obtenu doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme refl\u00e9tant une valeur correcteet justifi\u00e9e, contrairement \u00e0 laposition d\u2019PERSONNE2.) et d\u2019PERSONNE1.). Au vu de cette acquisitionpar son marien 1975 au prix de 2.882 euros par hectare, PERSONNE6.)est cens\u00e9e avoir connaissance que le prix re\u00e7u en 2000, soit 25 ans plus tard,\u00e0 hauteur deseulement2.461euros par hectare est manifestement en dessous de la valeur r\u00e9elle des terres vendues, non seulement parce que ce dernier prix est en dessous de ce qui a \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 en 1975,soit il y a 25 ans,mais aussi en raison de l\u2019\u00e9volution favorable des prix immobiliers,<\/p>\n<p>16 dont aussi des terres agricoles,depuis 1975.L\u2019intention lib\u00e9raledePERSONNE6.)se d\u00e9duit du fait qu\u2019en connaissance de causeelle a accept\u00e9 un prix largement inf\u00e9rieur au prix du march\u00e9, de sorte qu\u2019ellesavait pertinemment que la diff\u00e9rence entre la valeur r\u00e9elle et la valeur pay\u00e9e ne lui revient pas et est abandonn\u00e9esans contrepartie \u00e0 ses cocontractants. Le tribunal dit donc que par l\u2019acte notari\u00e9 du 24 juillet 2000PERSONNE6.)a consenti une donation \u00e0 feuPERSONNE5.)etPERSONNE2.). 6.L\u2019acte notari\u00e9 du 5 f\u00e9vrier 2003 Par acte notari\u00e9 du 5 f\u00e9vrier 2003,PERSONNE6.)a vendu \u00e0PERSONNE3.)quarante-deux terres agricolesd\u2019une contenance au total de 15 hectares 6 ares et 70 centiaresau prix de 37.350 euros. PERSONNE1.)estime qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une donation indirecte, sinon d\u00e9guis\u00e9e en faveur de PERSONNE3.), \u00e9tant donn\u00e9 que le prix de vente n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 et qu\u2019il ne correspondrait pas \u00e0 la valeur r\u00e9elle des biens;le prix de vente \u00e9tant d\u00e9risoire. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent que la quittance\u00e9mise dans l\u2019acte vaut preuve de paiement du prix de vente et que la charge de la preuve contraire incombe \u00e0PERSONNE1.). Elles contestent aussi le caract\u00e8re d\u00e9risoire du prix convenu. L\u2019acte contient de la part dePERSONNE6.)la d\u00e9claration suivante: \u00abDie Verk\u00e4uferin erkl\u00e4rt und bekennt diesenKaufpreis vor Errichtung der gegenw\u00e4rtigen Urkunde in Abwesenheit des Notars von der Ank\u00e4uferin erhalten zu haben, wor\u00fcber hiermit QUITTUNG\u00bb. Le notaire n\u2019a en l\u2019esp\u00e8ce pas constat\u00e9 lui-m\u00eame la remise du prix de vente qui a eu lieu avant l\u2019acte.Ce n\u2019est pas non plusle notaire qui a donn\u00e9 quittance, mais la venderesse. PERSONNE1.), non associ\u00e9e audit acte notari\u00e9,peutdoncrapporter par toutes voies de droit la preuve que l\u2019acte en question est une simulation.Eu \u00e9gard \u00e0 la quittance donn\u00e9e dans l\u2019acte notari\u00e9,la preuve dunon-paiement du prix de ventelui incombecependant. Contrairement \u00e0 la positiond\u2019PERSONNE1.),le fait quePERSONNE3.)\u00e9tait encore \u00e9coli\u00e8re \u00e0 cette \u00e9poque ne permet pas \u00e0 lui seul de conclure \u00e0 l\u2019absence de revenus ou de ressources financi\u00e8res dans son chef. L\u2019absence all\u00e9gu\u00e9e, parPERSONNE1.), de rentr\u00e9e de fonds sur les comptes bancaires de PERSONNE6.)est insuffisante afin d\u2019\u00e9tablir le non-paiement du prix de vente (dans ce sens: Cour d\u2019appel, n\u00b0 109\/18-I-CIV, 13.6.2018, n\u00b0 44828 du r\u00f4le).Si elle \u00e9taye son all\u00e9gation par des pi\u00e8ces, l\u2019absence de rentr\u00e9e de fonds est donc insuffisante pour \u00e9tablir le non-paiement du prix de vente. Les pr\u00e9l\u00e8vements de fonds deses comptesparPERSONNE6.)dans la p\u00e9riode de passation de l\u2019acte du 5 f\u00e9vrier 2003, pr\u00e9tendument utilis\u00e9s pour couvrir ses d\u00e9penses usuelles, ne permettent non plus de conclure \u00e0 l\u2019absence du paiement du prix, le cas \u00e9ch\u00e9ant en liquide. Une donation d\u00e9guis\u00e9e n\u2019est donc pas av\u00e9r\u00e9e sous ces aspects. Quant \u00e0 l\u2019existence d\u2019une donation indirecte, le tribunal constate, \u00e0 l\u2019instar de ce qui a \u00e9t\u00e9 retenu pour l\u2019acte notari\u00e9du 24 juillet 2000,que c\u2019est la connaissance par le vendeur de la<\/p>\n<p>17 valeur r\u00e9elle de l\u2019immeuble qui importe, de sorte que les d\u00e9veloppements d\u2019PERSONNE1.)au sujet des inscriptions hypoth\u00e9cairesconcernant les parcelles vendues pour un emprunt de PERSONNE3.)et son amiPERSONNE10.),ne permettent pas de conclure\u00e0la connaissance parPERSONNE6.)que la valeur desimmeublesest manifestement sup\u00e9rieure au prix de vente. Un \u00e9tablissement cr\u00e9diteura fait inscrire,contre et \u00e0 charge dePERSONNE10.)et PERSONNE3.),une hypoth\u00e8que sur les parcelles vendues en vertu d\u2019un acte d\u2019ouverture de cr\u00e9dit du 20 f\u00e9vrier 2003pour s\u00fbret\u00e9 et garantie de la somme de 185.000 euros en principal.Si l\u2019hypoth\u00e8que ainsi inscrite ne permet pas de conclureipso facto\u00e0la valeur r\u00e9elle des immeubles en cause, il \u00e9chet dese reporter aux autres actes \u00e0 disposition du tribunal. Pour avoir une notion des prix susceptibles d\u2019\u00eatre obtenus autour des ann\u00e9es 2000, le tribunal se r\u00e9f\u00e8re \u00e0nouveau \u00e0l\u2019achat fait par feuPERSONNE5.)le 3 f\u00e9vrier 1999. Il a acquis trois parcelles, \u00e0 savoir des terres arables, d\u2019une contenance totale de 57 ares 10 centiares au prix de 1.000.000 LUF (24.789,35 euros). Ceci correspond \u00e0 un prix de 434,13 euros par are (24.789,35 euros \/ 57,10 ares) et donc \u00e0 un prix de 43.413 euros par hectare. Suivant les calculs du tribunal, le 3 f\u00e9vrier 2003,PERSONNE6.)a vendudesterresarablesau prix de24,78 euros par are(37.350 euros \/1.506,70 ares) et donc\u00e0 un prix de2.478euros par hectare (24,78euros x 100 ares). Quant \u00e0 la connaissance parPERSONNE6.)que le prix ainsi pay\u00e9 est largement en dessous de ce qui correspond \u00e0 la valeur r\u00e9elle d\u2019un hectare de terre arable, le tribunal se r\u00e9f\u00e8reencore\u00e0 l\u2019adjudication publique du6 mai 1975 lors de laquelle son mari a adjug\u00e9, pour leur fils, des terres arables d\u2019une contenance totale de 1 hectare 63 ares et 40 centiares au prix de190.000 LUF(4.709,97 euros), soit pour un prix de 28,82 euros par are (4.709,97 euros \/ 163,40 ares) et donc\u00e0un prix de 2.882 euros par hectare (28,82 euros x 100 ares).Dans lamesure o\u00f9 une vente publique permet \u00e0 n\u2019importe qui d\u2019acqu\u00e9rir, le prix ainsi obtenu doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme refl\u00e9tant une valeur correcte et justifi\u00e9e, contrairement \u00e0 la position d\u2019PERSONNE2.) et d\u2019PERSONNE1.). Au vu de cette acquisitionpar son marien 1975 au prix de 2.882 euros par hectare, PERSONNE6.)est cens\u00e9e avoir connaissance que le prix re\u00e7u en2003, soit 28ans plus tard, \u00e0 hauteur de seulement2.478euros par hectare est manifestement en dessous de la valeur r\u00e9elle des terres vendues, non seulement parce que ce dernier prix est en dessous de ce qui a \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 en 1975, soit il y a 28ans, mais aussi en raison de l\u2019\u00e9volution favorable des prix immobiliers, dont aussi des terres agricoles, depuis 1975. L\u2019intention lib\u00e9rale dePERSONNE6.)se d\u00e9duit du fait qu\u2019en connaissance de cause elle a accept\u00e9 un prix largement inf\u00e9rieur au prix du march\u00e9, de sorte qu\u2019elle savait pertinemment que la diff\u00e9rence entre la valeur r\u00e9elle et la valeur pay\u00e9e ne lui revient pas et est abandonn\u00e9e sans contrepartie \u00e0 sacocontractante. Le tribunal dit donc que par l\u2019acte notari\u00e9 du 5 f\u00e9vrier 2003PERSONNE6.)a consenti une donation \u00e0PERSONNE3.). 7.Le paiement de multiples factureset la remise de fonds Dans l\u2019assignation,PERSONNE1.)fait \u00e9tat de 14 transactions effectu\u00e9es parPERSONNE6.) \u00e0 partir du 12 mai 1997 jusqu\u2019au 10 novembre 2005 se chiffrant au montant total de 58.066,63 euros constituant des donations en faveur de feuPERSONNE5.)etPERSONNE2.).<\/p>\n<p>18 Dans l\u2019assignation,PERSONNE1.)fait encore \u00e9tat de 14 transactions effectu\u00e9es par PERSONNE6.)\u00e0 partir du 24 janvier 2003 jusqu\u2019au 11 avril 2008 se chiffrant au montant total de 42.763,84 euros constituant des donations en faveur dePERSONNE3.). Ensuite,PERSONNE1.)r\u00e9vise sa position concernantplusieurstransactions. Ainsi, elle impute celle du 22 f\u00e9vrier 2005(771,05 euros) en faveur dePERSONNE3.)et plus aux \u00e9pouxPERSONNE9.).Elle impute encore celles des 24 janvier et 28 ao\u00fbt 2003 (7.918 euros et 8.475,37 euros et2.700,19 euros)aux \u00e9pouxPERSONNE9.)et plus \u00e0PERSONNE3.). i. au profit de feuPERSONNE5.)et\/ouPERSONNE2.) Le tribunal constateau pr\u00e9alableque feuPERSONNE5.)etPERSONNE2.)se sont mari\u00e9es le 20 septembre 1978, qu\u2019ils ont adopt\u00e9 le r\u00e9gime matrimonial de la communaut\u00e9 universelle le 7 octobre 1982, qu\u2019PERSONNE2.)avait assign\u00e9 son \u00e9poux en divorce le 22 f\u00e9vrier 2001, que le 3 avril 2001 le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s a autoris\u00e9PERSONNE2.)\u00e0 r\u00e9sider s\u00e9par\u00e9e de son \u00e9poux\u00e0 ADRESSE15.), que le divorce a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9 le 20 octobre 2002, que ce jugement a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 \u00e0 feuPERSONNE5.)le3 avril 2003,qu\u2019enapplication de l\u2019article 266 ancien (alin\u00e9a 2, 1 \u00e8re phrase) du Code civil, applicable au pr\u00e9sent litige, ce m\u00eame jugement devenu d\u00e9finitif remontera quant \u00e0 ses effets entre conjoints en ce qui concerne leurs biens, au jour de la demande, et donc que la dissolution de la communaut\u00e9 de biens des \u00e9poux remonte \u00e0 la date du 22 f\u00e9vrier 2001. (1)le paiementd\u2019une facturele 12 mai 1997au montant deADRESSE13.)5.784 LUF (8.323,87 euros): PERSONNE1.)estime que cette facture se rapporte \u00e0 l\u2019installation d\u2019un chauffage dans la maison appartenant \u00e0 ce moment aux \u00e9pouxPERSONNE9.).Par l\u2019installation du chauffage, la valeur de la maison aurait\u00e9t\u00e9 augment\u00e9e substantiellement. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent que cette facture ne concerne pas les \u00e9poux PERSONNE9.)qui vivaient \u00e0 cette \u00e9poque d\u00e9j\u00e0 \u00e0ADRESSE16.), dans leur maison construite en 1990, et plus \u00e0ADRESSE3.). Le chauffage en cause concernerait la maison habit\u00e9e par PERSONNE6.)\u00e0 cette \u00e9poque.PERSONNE4.)conclut dans le m\u00eame sens. Les donateurs avaient ledroit d\u2019habitation viager gratuit et le droit d\u2019\u00eatre aliment\u00e9s et soign\u00e9s suivant l\u2019acte de donation-partage portant sur la maison sise au n\u00b0ADRESSE13.)\u00e0 ADRESSE8.). L\u2019article 635 du Code civil dispose en son alin\u00e9a 1 er que sil&#039;usager absorbe tous les fruits du fonds ou s&#039;il occupe la totalit\u00e9 de la maison, il est assujetti aux frais de culture, aux r\u00e9parations d&#039;entretien et au paiement des contributions, comme l&#039;usufruitier. Il n\u2019est pas remis en cause qu\u2019\u00e0 la date du 12 mai 1997,PERSONNE6.)occupait seule cette maison sise au n\u00b0 33(PERSONNE1.)admet un d\u00e9part des \u00e9pouxPERSONNE9.)en 1992). Or, il s\u2019agit de l\u2019installation compl\u00e8te d\u2019un chauffage (\u00abHeizanlage laut Preisangebot vom 26 November 1996\u00bb)et donc pas d\u2019une simple intervention pour une r\u00e9paration d\u2019entretien. Cette charge incombait donc au propri\u00e9taire.<\/p>\n<p>19 Le Code civil ne d\u00e9finit pas l&#039;intention lib\u00e9rale.Elle rel\u00e8ve du pouvoir souverain d\u2019appr\u00e9ciation des juges du fond. En am\u00e9liorant la maisonsise au n\u00b033 par l\u2019installation d\u2019un chauffage et en payant la facture y relative,PERSONNE6.)savait qu\u2019elle s\u2019appauvrit au profit du propri\u00e9taire de la maison. Il n\u2019est pas all\u00e9gu\u00e9, voire \u00e9tablie que celui-ci protestait contre l\u2019am\u00e9lioration luiconnue et lui profitant, de sorte qu\u2019il l\u2019a accept\u00e9e n\u00e9cessairement. La maison sise au n\u00b0ADRESSE13.)\u00e9tait tomb\u00e9 dans la communaut\u00e9 de biens des \u00e9poux PERSONNE9.). Par cons\u00e9quent, le tribunal dit quePERSONNE6.)a consenti \u00e0 feuPERSONNE5.)et PERSONNE2.)une donationindirecte\u00e0 hauteurde8.323,87 euros. (2)le paiementd\u2019une facturele 14 avril 1999au montant de561.747 LUF (13.925,34 euros) et (3) lepaiement de factures le 23 f\u00e9vrier 2000 au montant de 367.642 LUF (9.113,61 euros): Pour le paiement du 14 avril 1999,PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent qu\u2019il ne r\u00e9sulte pas de l\u2019ordre de virement sign\u00e9 parPERSONNE6.)au profit de \u00abPERSONNE11.)\u00bb que les \u00e9pouxPERSONNE9.)en auraient \u00e9t\u00e9 les b\u00e9n\u00e9ficiaires; la note de cr\u00e9dit ne prouvant pas qu\u2019il s\u2019agissed\u2019une lib\u00e9ralit\u00e9 au profit de ces derniers. Pour le paiement du 23 f\u00e9vrier 2000, ellesreconnaissent un montant de 2.516,31 euros pour des factures \u00e9mises au nom de feuPERSONNE5.). Ils soutiennent que les autres factures font d\u00e9faut. PERSONNE4.)se rapporte \u00e0 prudence de justiceen ce qui concerne les neuffactures d\u2019un total de 2.516,31 euros etconclutpour le surplusque des factures font d\u00e9faut, de sorte qu\u2019il ne serait pas \u00e9tabli que les \u00e9pouxSOCIETE3.)en auraient \u00e9t\u00e9 les b\u00e9n\u00e9ficiaires. Si une personne paye une dette, tout en sachant qu\u2019elle p\u00e8se sur autrui, son comportement ne peut s\u2019expliquer que par le fait qu\u2019elle entend soit g\u00e9rer l\u2019affaire d\u2019autrui en lui faisant une avance de fonds, soit lui consentir une lib\u00e9ralit\u00e9 indirecte. (Les obligations, Fran\u00e7ois TERR\u00c9, Philippe SIMLER, Yves LEQUETTE, Dalloz Pr\u00e9cis, 8 \u00e8me \u00e9dition, n\u00b0 1055, p. 993). Les factures vers\u00e9es \u00e0 ce sujets\u2019\u00e9l\u00e8vent au total \u00e0NUMERO4.).508 LUF et donc \u00e02.516,31 euros. Le tribunal d\u00e9duit du comportement dePERSONNE6.), qui paie les factures d\u2019autruiet qui s\u2019appauvrit ainsi en faveurd\u2019autruisans r\u00e9clamer le retour de l\u2019argent, et de celui des\u00e9poux PERSONNE9.)quiacceptentceci, que l\u2019intention dePERSONNE6.)\u00e9tait lib\u00e9rale et qu\u2019elle a consenti unelib\u00e9ralit\u00e9. Letribunal ditdoncquePERSONNE6.)a consenti une donation \u00e0 feuPERSONNE5.)et PERSONNE2.)\u00e0 hauteur de2.516,31 euros. La charge de la preuve de la lib\u00e9ralit\u00e9 incombe \u00e0 celui qui s\u2019en pr\u00e9vaut et donc \u00e0 PERSONNE1.).<\/p>\n<p>20 Si en effet les montants des deux virements intervenus d\u00e9passent la pr\u00e9dite sommede2.516,31 euros, le tribunal ne saurait proc\u00e9der par voie de suppositions, sur base du r\u00e9cit d\u2019PERSONNE1.)et de notes manuscrites du marchand,pour conclureque cesurplus a aussi \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9 en faveur des \u00e9pouxPERSONNE9.)en l\u2019absence de factures. Une lib\u00e9ralit\u00e9 d\u00e9passant la somme retenue n\u2019est donc pas av\u00e9r\u00e9e. (4) la remise de fonds le14juin2002 \u00e0 hauteur de6.945 euroset (5) la remise de fonds le14 juin 2002 \u00e0 hauteur de 5.450 euros: PERSONNE1.)se pr\u00e9vaut de deuxvirementsdePERSONNE6.)en faveur de feu PERSONNE5.). PERSONNE2.)etPERSONNE4.)invoquentque toutesles autres transactions dont il est fait \u00e9tat ont eu lieu apr\u00e8s le 22 f\u00e9vrier2001 et donc post\u00e9rieurement \u00e0 la dissolution de la communaut\u00e9 de biensPERSONNE9.), de sorte qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait donc plus b\u00e9n\u00e9ficiaire d\u2019un paiement fait parPERSONNE6.). PERSONNE4.)se rapporte \u00e0 prudence de justice concernant lesmontantsde 6.945 euroset de 5.450 euros.PERSONNE2.)etPERSONNE3.)en font de m\u00eame. Lesvirementsen causesontdocument\u00e9s(pi\u00e8cesn\u00b0 11et 12d\u2019PERSONNE1.); farde de 36 pi\u00e8ces). Le virement de compte peut op\u00e9rer un don manuel de monnaie scripturale.(Cour d\u2019appel, 24.11.2011, Pas. 35, p. 723).La jurisprudence admet depuis longtemps que le virement de compte peut op\u00e9rer un don manuel de monnaie scripturale. (JurisClasseurNotarialR\u00e9pertoire, V\u00b0 Don manuel, Fasc. Unique, n\u00b0141). L\u2019intention lib\u00e9rale dePERSONNE6.)se d\u00e9duit des deux virements. En effet, en tant que donneur d\u2019ordre, elle doit avoir \u00e9t\u00e9 dispos\u00e9eet conscientede s&#039;appauvrir au b\u00e9n\u00e9fice de son fils. Aussi, l&#039;acceptation du quasi-don manuel ne r\u00e9sulte-t-elle que de l&#039;absence de protestation du gratifi\u00e9 lors de la r\u00e9ception de l&#039;avis de cr\u00e9dit ou de son relev\u00e9 de compte bancaire (JurisClasseur Notarial R\u00e9pertoire, V\u00b0 Don manuel, Fasc. Unique, n\u00b061). En l\u2019esp\u00e8ce, il n\u2019est pas \u00e9tabli que feuPERSONNE5.)ait protest\u00e9 contre la r\u00e9ception de ces sommes lui vir\u00e9es au cr\u00e9dit de son compte, de sorte qu\u2019il les a n\u00e9cessairement accept\u00e9es. Par cons\u00e9quent, le tribunal dit quePERSONNE6.)a consenti des donations \u00e0 feu PERSONNE5.)\u00e0 hauteur de6.945 euros et de 5.450 euros, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019il laisse d\u2019\u00eatre \u00e9tablie qu\u2019PERSONNE2.)puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e aussi comme donataire. (6)le paiement d\u2019une facture le 21 f\u00e9vrier 2005 au montant de1.485,80 euros: PERSONNE1.)se pr\u00e9vaut d\u2019une facture \u00e9tablie au nom de feuPERSONNE5.)se rapportant \u00e0 du mat\u00e9riel pour des machines agricoles. PERSONNE4.)conclut que cette facture a trait \u00e0 des disques de freins.<\/p>\n<p>21 Lafacture \u00e0 charge de feuPERSONNE5.)et le paiement parPERSONNE6.)ressortent de la pi\u00e8ce n\u00b0 13 d\u2019PERSONNE1.)(farde de 36 pi\u00e8ces). Le tribunal d\u00e9duit du comportement dePERSONNE6.), qui paie lafacture d\u2019autrui et qui s\u2019appauvrit ainsi en faveur d\u2019autrui sans r\u00e9clamer le retour de l\u2019argent, et de celui defeu PERSONNE5.)qui accepte ceci, que l\u2019intention dePERSONNE6.)\u00e9tait lib\u00e9rale et qu\u2019elle a consenti une lib\u00e9ralit\u00e9. Le tribunal dit donc quePERSONNE6.)a consenti une donation \u00e0 feuPERSONNE5.)\u00e0 hauteurde1.485,80 euros, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019il laisse d\u2019\u00eatre \u00e9tablie qu\u2019PERSONNE2.)puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e aussi comme donataire. (7)le paiement d\u2019une facture le 21 f\u00e9vrier 2005 au montant de 1.156,25 euros et (8)le paiement d\u2019une facture le 21 f\u00e9vrier 2005 au montant de 1.ADRESSE13.)9,53 euroset (9) le paiement d\u2019une facture le 21 f\u00e9vrier 2005 au montant de 1.028,16euroset (10) le paiementd\u2019une facture le 12 octobre 2005 au montant de 1.656,59 euros: PERSONNE1.)se pr\u00e9vaut du paiement parPERSONNE6.)de facturesen faveur defeu PERSONNE5.)pour du gasoil agricole,du gasoil LS etdu gasoil exon\u00e9r\u00e9. PERSONNE4.)conclut qu\u2019il s\u2019agit decommandes faites au nom et pour compte de PERSONNE6.)habitant \u00e0 cette \u00e9poque \u00e0ADRESSE17.). PERSONNE1.)r\u00e9plique qu\u2019aucune des facturesn\u2019indique cette adresse de livraison. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)estiment que ces paiements ne concernent pas PERSONNE2.)alors qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s apr\u00e8s que le jugement de divorce est coul\u00e9 en force de chose jug\u00e9e. Les pi\u00e8ces n\u00b014 \u00e0 16 et 20d\u2019PERSONNE1.)(farde de 36 pi\u00e8ces)documenttantles paiements en cause parPERSONNE6.)que l\u2019\u00e9tablissement des factures au nom de feuPERSONNE5.). Le tribunal d\u00e9duit du comportement dePERSONNE6.), qui paie les facturesd\u2019autrui et qui s\u2019appauvrit ainsi en faveur d\u2019autrui sans r\u00e9clamer le retour de l\u2019argent, et de celui de feu PERSONNE5.)qui accepte ceci, que l\u2019intention dePERSONNE6.)\u00e9tait lib\u00e9rale et qu\u2019elle a consentideslib\u00e9ralit\u00e9s. Le tribunal dit donc quePERSONNE6.)a consentidesdonations\u00e0 feuPERSONNE5.)\u00e0 hauteur des montants de1.156,25 euros, de 1.ADRESSE13.)9,53 euros, de 1.028,16 euros et de 1.656,59 euros, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019il laisse d\u2019\u00eatre \u00e9tablie qu\u2019PERSONNE2.)puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e aussi comme donataire. (11)le paiement d\u2019une facture le 22 f\u00e9vrier 2005 au montant de 771,05 euros: PERSONNE1.)conclut que cette facture pay\u00e9e par sa m\u00e8re concerne du mat\u00e9riel agricole. PERSONNE4.)conclut que ce mat\u00e9riel a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour faire des travaux d\u2019am\u00e9nagement dans la maison dePERSONNE6.).<\/p>\n<p>22 Apr\u00e8s avoir r\u00e9vis\u00e9 sa position quant au donataire,PERSONNE1.)conclutdoncque PERSONNE6.)avait un droit d\u2019habitation gratuit dans la maison n\u00b0ADRESSE13.)qui appartient depuis le 6 octobre 2003 \u00e0PERSONNE3.), de sorte quePERSONNE6.)aurait n\u00e9cessairement gratifi\u00e9 sa petite-fille. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)contestent la position dePERSONNE4.)et concluent que le mat\u00e9riel a \u00e9t\u00e9 livr\u00e9 \u00e0 l\u2019adresse de feuPERSONNE5.)ce qui correspondrait aussi \u00e0 l\u2019adresse de facturation. La pi\u00e8ce n\u00b0 17 d\u2019PERSONNE1.)(farde de 36 pi\u00e8ces)documente le d\u00e9caissement par PERSONNE6.)de la somme de 771,05 eurosau profit de \u00abSOCIETE4.)\u00bbet que la facture relative \u00e0 ce montant est dress\u00e9e\u00e0 charge de \u00abWEICHERDING\u00bbMaison 31A L-9768 ADRESSE8.). Le tribunal d\u00e9duit des informations relatives au destinataire de la facture que le paiement est intervenu au profit de feuPERSONNE5.). Le tribunal d\u00e9duit du comportement dePERSONNE6.), qui paie la facture d\u2019autrui et qui s\u2019appauvrit ainsi en faveur d\u2019autrui sans r\u00e9clamer le retour de l\u2019argent, et de celui de feu PERSONNE5.)qui accepte ceci, que l\u2019intention dePERSONNE6.)\u00e9tait lib\u00e9rale et qu\u2019elle a consenti une lib\u00e9ralit\u00e9. Le tribunal dit donc quePERSONNE6.)a consentiunedonation \u00e0 feuPERSONNE5.)\u00e0 hauteur du montant de 771,05 euros,\u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019il laisse d\u2019\u00eatre \u00e9tablie qu\u2019PERSONNE2.) ouPERSONNE3.)puissent\u00eatre consid\u00e9r\u00e9escomme donataires. (12) le paiement d\u2019une facture le 22 f\u00e9vrier 2005 au montant de 1.006,50 euroset(13)le paiement d\u2019une facture au montant de4.593,80 euros et (14) le paiementd\u2019une facture le 10 novembre 2005au montant de 1.271,11 euros: PERSONNE1.)soutient qu\u2019il s\u2019agit depaiementsfaits par sa m\u00e8re pour des dettes (administration de l\u2019enregistrement et des domaines;assurances;huissier de justice)de son fr\u00e8re feuPERSONNE5.). Les pi\u00e8ces n\u00b0 18, 19 et21 d\u2019PERSONNE1.)(farde de 36 pi\u00e8ces)documentent des d\u00e9penses pay\u00e9es parPERSONNE6.)en faveur de feuPERSONNE5.); d\u00e9penses d\u2019ailleurs non autrement contest\u00e9es. Le tribunal d\u00e9duit du comportement dePERSONNE6.), qui paie la facture d\u2019autrui et qui s\u2019appauvrit ainsi en faveur d\u2019autrui sans r\u00e9clamer le retour de l\u2019argent, et de celui de feu PERSONNE5.)qui accepte ceci, que l\u2019intention dePERSONNE6.)\u00e9tait lib\u00e9rale et qu\u2019elle a consenti des lib\u00e9ralit\u00e9s. Letribunal dit donc quePERSONNE6.)a consenti des donations\u00e0 feuPERSONNE5.)\u00e0 hauteur desmontantsde1.006,50 euros, de 4.593,80 euros et de 1.271,11 euros, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019il laisse d\u2019\u00eatre \u00e9tablie qu\u2019PERSONNE2.)puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9eaussicomme donataire. (15) le paiementd\u2019une facture le 24 janvier 2003au montant de7.918 euroset (16)le paiement de deux factures le 28 ao\u00fbt 2003 auxmontantsde8.475,37 euros et de 2.700,19 euros: PERSONNE1.)soutient, d\u2019abord,que ces paiements sont intervenus pour une cuisineet du marbrepour cette cuisine, install\u00e9e dans la maison appartenant \u00e0PERSONNE3.).<\/p>\n<p>23 Le tribunal constate \u00e0 ce sujet d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 que paracte notari\u00e9 du 6 octobre 2003, feu PERSONNE5.)etPERSONNE2.), divorc\u00e9s,ont fait donation \u00e0PERSONNE3.)notammentde l\u2019immeuble d\u2019habitationobjet de la donation-partage du 18 juillet 1980sur lequel PERSONNE6.)disposait un droit d\u2019habitation. Celle-ci est intervenue \u00e0 l\u2019acte du 6 octobre 2003 et arenonc\u00e9 \u00e0 son droit d\u2019habitationquant \u00e0 la nouvelle maison; cependant il a \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment retenu que le droit d\u2019habitationdePERSONNE6.)quant \u00e0 l\u2019ancienne maison est maintenu. Le tribunal constate encore qu\u2019il n\u2019est pas remis en cause qu\u2019il existait alors deux maisons, l\u2019une sise au n\u00b0ADRESSE13.)et l\u2019autre sise au n\u00b0ADRESSE18.). PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent qu\u2019il ne r\u00e9sulte pas des virements vers\u00e9s que PERSONNE3.)ait\u00e9t\u00e9 gratifi\u00e9. PERSONNE4.)soutient que la somme de 2.700,16 euros a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9eau profit de la maison sise au n\u00b0ADRESSE13.). PERSONNE1.)soutient alors qu\u2019au moment de l\u2019int\u00e9gration de la cuisine, feuPERSONNE5.) etPERSONNE2.)\u00e9taient encore propri\u00e9taires de la maison sise au n\u00b0 33 et de la grange r\u00e9nov\u00e9e ou en phase de r\u00e9novation. La preuve des donations all\u00e9gu\u00e9es incombe \u00e0PERSONNE1.). Les pi\u00e8ces n\u00b0 22, 23 et 24 d\u2019PERSONNE1.)(farde de 36 pi\u00e8ces)\u00e9tablissent les d\u00e9caissements parPERSONNE6.)(SOCIETE5.);Lampertz). Pour la d\u00e9pense \u00abLampertz\u00bb il existe une facture; celle-ci est \u00e9mise au nom de\u00abMadamePERSONNE8.)maison,ADRESSE13.)\u00bb et elle concernedes plaques de travail pour une cuisine. A partir de ces documents il n\u2019est pas possible de d\u00e9terminer si feuPERSONNE5.)et\/ou PERSONNE2.)ouPERSONNE3.)aient \u00e9t\u00e9 gratifi\u00e9s; le paiement de la dette d\u2019autrui n\u2019en ressort pas.Il n\u2019est pas non pluspossiblede d\u00e9terminer si la cuisine en cause a finalement \u00e9t\u00e9 install\u00e9e dans la maison sise au n\u00b0ADRESSE13.)ou au n\u00b0ADRESSE18.)et \u00e0 quelle date. Dans ces conditions, le tribunal consid\u00e8re qu\u2019un donataire n\u2019est pas \u00e0 identifier,de sorte qu\u2019une donation n\u2019est pas \u00e0 retenir concernant les montants en cause. PERSONNE6.)a donc consenti des donations \u00e0 hauteur du montant total de10.840,18 euros\u00e0 feuPERSONNE5.)etPERSONNE2.)[8.323,87 euros+0 euros +2.516,31 euros+ 0 euros + 0 euros;cf.supra1),2),3),15),16)]. PERSONNE6.)a donc consenti des donations \u00e0 hauteur du montant total de26.703,79 euros\u00e0 feuPERSONNE5.)[6.945 euros + 5.450 euros+1.485,80 euros+1.156,25 euros+ 1.ADRESSE13.)9,53 euros+1.028,16 euros+1.656,59 euros+771,05 euros+1.006,50 euros +4.593,80 euros+1.271,11 euros;cf.supra4),5),6),7),8),9),10),11),12),13),14)]. ii.au profit dePERSONNE3.) (1)les paiements en date des7 novembre 2003, 22 janvier 2004, 16 avril 2004, 8 novembre 2004, 29 d\u00e9cembre 2004, 21 f\u00e9vrier 2005, 22 avril 2005, 18 janvier 2006, 5 avril 2006, 21<\/p>\n<p>24 septembre 2006aux montants de669,07 euros,712,68 euros, 690,69 euros, 1.109,68 euros, 518,26 euros,861,57 euros, 830,54 euros, 1.195,63 euros, 1.391,17 euros, 1.225,99 euros: PERSONNE1.)soutient quePERSONNE3.)\u00e9tait propri\u00e9taire de la maison sise au n\u00b0 ADRESSE13.)\u00e0ADRESSE8.)depuis le 6 octobre 2003 et donc \u00e0 l\u2019\u00e9poque des paiements de fourniture de gasoil de chauffage (+ une foisdugasoil exon\u00e9r\u00e9)effectu\u00e9s parPERSONNE6.) qui y disposait cependant d\u2019un droit d\u2019habitation gratuit. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent qu\u2019il ne r\u00e9sulte d\u2019aucun documentque PERSONNE6.)ait gratifi\u00e9PERSONNE3.); toutes les factures portant l\u2019adresse de la d\u00e9funte (n\u00b0 33) et se rapportant \u00e0 des livraisons en sa faveur. La charge de la preuve de la donation incombe \u00e0PERSONNE1.). Celle-ci verse les factures en cause et lesdix d\u00e9caissements sont \u00e9tablis.Aucune des factures n\u2019est adress\u00e9e \u00e0PERSONNE3.)r\u00e9sidant au n\u00b0ADRESSE18.). SiPERSONNE6.)b\u00e9n\u00e9ficiait d\u2019un droit d\u2019habitation viager gratuitdans l\u2019immeuble sis au n\u00b0 33\u2013immeuble qu\u2019elle occupait totalement pour la p\u00e9riodede chauffageen cause\u2013iln\u2019est pas \u00e9tabli qu\u2019elle \u00e9tait dispens\u00e9e de prendre en charge des frais d\u2019occupationtels que des frais de chauffage. Si la consommation en gasoil para\u00eet assez \u00e9lev\u00e9e,PERSONNE6.)est donc cens\u00e9e avoir pris en charge ses propres frais de chauffage. Si la derni\u00e8re livraison de mazout pay\u00e9e a eu lieu le 1 er septembre 2006 et donc apr\u00e8s le d\u00e9m\u00e9nagement dePERSONNE6.)\u00e0 la maison de retraite le 22 ao\u00fbt 2006, telle que soutenue parPERSONNE1.), cette livraison se rapporte n\u00e9cessairement \u00e0 une consommation ant\u00e9rieure audit d\u00e9m\u00e9nagement. SiPERSONNE1.)soutient par la suite encore que cette m\u00eame livraisonsoitrelative \u00e0 du gasoil exon\u00e9r\u00e9 et donc agricole,il ne ressort pas de la facture y relative et adress\u00e9e \u00e0 \u00abMadame PERSONNE8.)MaisonADRESSE13.)L-ADRESSE19.)\u00bbque c\u2019estPERSONNE3.)qui aurait pu \u00eatre la gratifi\u00e9e de ce gasoil. Une donation en faveur dePERSONNE3.)n\u2019est donc pas av\u00e9r\u00e9e concernant ces paiements. (2) le paiement le 8novembre 2004 au montant de 1.965 eurosetla remise de fonds le 11 avril 2008 \u00e0 hauteur de 12.500 euros: PERSONNE1.)expliqueque sa m\u00e8re a pay\u00e9 des meubles (1.965 euros) au profit de PERSONNE3.)et qu\u2019elle \u00e0 vir\u00e9 encore \u00e0 sa petite-fille la somme de 12.500 euros. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent qu\u2019il s\u2019agit en effet d\u2019un paiement et d\u2019un virement effectu\u00e9s par la d\u00e9funte en faveur de sa petite-fille.Elles concluent que les gratifications s\u2019\u00e9tablissent donc \u00e0 la somme de 14.465 euros (1.965 euros + 12.500 euros). Le tribunal d\u00e9duit du comportement dePERSONNE6.), qui paie la facture d\u2019autrui et qui s\u2019appauvrit ainsi en faveur d\u2019autrui sans r\u00e9clamer le retour de l\u2019argent, et de celui de PERSONNE3.)qui accepte ceci, que l\u2019intention dePERSONNE6.)\u00e9tait lib\u00e9rale et qu\u2019elle a consenti une lib\u00e9ralit\u00e9.<\/p>\n<p>25 Quant au montant vir\u00e9 \u00e0 hauteur de 12.500 euros, l\u2019intention lib\u00e9rale dePERSONNE6.)se d\u00e9duit duvirementlui-m\u00eame. En effet, en tant que donneur d\u2019ordre, elle doit avoir \u00e9t\u00e9 dispos\u00e9e et conscientede s&#039;appauvrir au b\u00e9n\u00e9fice de sa petite-fille qui a accept\u00e9 le versement de cette somme. Le tribunal dit donc quePERSONNE6.)a consenti des donations \u00e0PERSONNE3.)\u00e0 hauteur de 14.465 euros. b.Le rapport L\u2019article 843 du Code civil dispose en son alin\u00e9a 1 er : tout h\u00e9ritier, m\u00eame b\u00e9n\u00e9ficiaire, venant \u00e0 unesuccession, doit rapporter \u00e0 ses coh\u00e9ritiers tout ce qu&#039;il a re\u00e7u du d\u00e9funt par donation entre vifs, directement ou indirectement; il ne peut retenir les dons \u00e0 lui faits par le d\u00e9funt, \u00e0 moins qu&#039;ils ne lui aient \u00e9t\u00e9 faits express\u00e9ment par pr\u00e9ciput et hors part, ou avec dispense du rapport. 1.L\u2019acte notari\u00e9 du 5 avril 1976 Au vu de sa nature on\u00e9reuse, cette donation n\u2019est pas rapportable. 2.L\u2019adjudication immobili\u00e8re du 6 mai 1975 Une donation indirecte n\u2019\u00e9tantpas av\u00e9r\u00e9e, aucun rapport n\u2019est d\u00fb. 3.L\u2019acte notari\u00e9 du 28 juin 1975 PERSONNE1.)conclutque cette donation en sa faveur a \u00e9t\u00e9 faite express\u00e9ment par pr\u00e9ciput avec dispense de rapport. Les donations sont pr\u00e9sum\u00e9es rapportables et il suffit \u00e0 l\u2019h\u00e9ritier qui demande le rapport d\u2019\u00e9tablir la donation. Il n\u2019a pas en outre \u00e0 \u00e9tablir que cette donation n\u2019\u00e9chappe pas au rapport pour une raison ou une autre, mais il appartient \u00e0 celui qui s\u2019oppose au rapport d\u2019\u00e9tablir la cause invoqu\u00e9e au titre d\u2019une dispense de rapport.(Cour d\u2019appel, 23.1.2003, n\u00b0 25946 du r\u00f4le). Le tribunal constate que l\u2019acte notari\u00e9 contient la d\u00e9claration suivante: \u00abDiese Komparenten erkl\u00e4rten andurch zu verschenken, zum Voraus, ausser Erbteil und mit Befreiung vom R\u00fcckbringen in ihre sp\u00e4tereNachlassenschaften\u00bb. La preuve d\u2019une donationpar pr\u00e9ciput et hors part avec dispense de rapport est donc \u00e9tablie. Le tribunal dit donc non fond\u00e9e la demande en rapport relative \u00e0 l\u2019acte notari\u00e9 du 28 juin 1975. 4.L\u2019acte notari\u00e9 du 18 juillet 1980 PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluentque la donation a \u00e9t\u00e9 faite \u00e0 feuPERSONNE5.) seuletqu\u2019PERSONNE2.)n\u2019a pas la qualit\u00e9 de personne successible, de sorte que la demande enrapport n\u2019est pas recevable \u00e0 son \u00e9gard. PERSONNE2.)et feuPERSONNE5.)s\u2019\u00e9taientmari\u00e9s le20 septembre1978.<\/p>\n<p>26 PERSONNE2.)n\u2019est successible ni dans la succession dePERSONNE7.)ni dans celle de PERSONNE6.). L\u2019article 849 du Code civil dispose en son alin\u00e9a2 que si les dons et legs sont faits conjointement \u00e0 deux conjoints, dont l\u2019un seulement est successible, celui-ci en rapporte la moiti\u00e9 et que si les dons sont faits au conjoint successible, il le rapporteen entier. La donation-partage a eu lieu en faveur defeuPERSONNE5.)seul. Partant,PERSONNE2.)n\u2019est tenue\u00e0 aucun rapport. PERSONNE4.)conclut que les biens transmis par voie de donation-partage nepeuvent pas faire l\u2019objet d\u2019un rapport au moment du d\u00e9c\u00e8s du donateur. D\u2019une part, le tribunal constate qu\u2019il ressort de l\u2019acte en cause la d\u00e9claration suivante:\u00abDiese Komparenten erkl\u00e4rten hiermit zu verschenken, teils zum Voraus, ausser Erbteil und mit Befreiung vom R\u00fcckbringen in ihre sp\u00e4teren Nachlassenschaften und teils als Entgelt f\u00fcr die durch den nachbenannten Schenknehmer imlandwirtschaftlichen Betriebe der Schenkgeber seit seinem sechzehnten Lebensjahr bis heute ohne Lohn geleisteten Arbeiten.\u00bb. D\u2019autre part, le tribunal rappelle que:les biens comprisdans une donation-partage n\u2019ont jamais \u00e0 \u00eatre rapport\u00e9s. Op\u00e9ration pr\u00e9liminaire au partage, puisqu\u2019il tend \u00e0 constituer la masse partageable, le rapport ne se con\u00e7oit plus lorsque le partage est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9. Or, le propre de la donation-partageest pr\u00e9cis\u00e9ment de r\u00e9aliser un partage anticip\u00e9. La formule de l\u2019article 1077 (\u2026) donne une consigne d\u2019imputation, mais ne prescrit en aucun cas un rapport, qui serait \u00abinconciliable avec la donation-partage\u00bb. (Michel GRIMALDI, Droit civil, Successions,5 \u00e8me \u00e9dition, Litec, n\u00b0 672, p. 632 et 6ADRESSE13.)). Partant, feuPERSONNE5.), respectivement ses filles ne sonttenues \u00e0 aucun rapport \u00e0 ce sujet. Par cons\u00e9quent, le tribunaldit non fond\u00e9e la demande en rapport relative \u00e0 l\u2019acte notari\u00e9 du 18 juillet 1980. 5.L\u2019acte notari\u00e9 du 24 juillet 2000 Le tribunal vient de qualifier ledit acte de donationparPERSONNE6.)en faveur de feu PERSONNE5.)et d\u2019PERSONNE2.);cette derni\u00e8re n\u2019est pas h\u00e9riti\u00e8re dans la succession de PERSONNE6.). En application de l\u2019article849 du Code civil,si les dons sont faits conjointement \u00e0 deux conjoints\u2013ce qui est le cas en l\u2019esp\u00e8ce\u2013dont l\u2019un seulement est successible\u2013ce qui estle cas en l\u2019esp\u00e8ce\u2013feuPERSONNE5.), respectivement ses filles sont tenues derapporterla moiti\u00e9 de cette donation. PERSONNE2.)n\u2019est donc tenue \u00e0 aucun rapport. Par cons\u00e9quent, le tribunal dit que feuPERSONNE5.), respectivement ses filles sont tenues de rapporter la moiti\u00e9 dela donation consentie parPERSONNE6.)\u00e0 feuPERSONNE5.)et PERSONNE2.)en vertu de l\u2019acte notari\u00e9 du 24 juillet 2000.<\/p>\n<p>27 6.Le paiement de multiples factureset la remise de fondsau profit de feu PERSONNE5.)et\/ouPERSONNE2.) PERSONNE6.)a consenti des donations \u00e0 hauteur du montant total de 10.840,18 euros \u00e0 feu PERSONNE5.)etPERSONNE2.). PERSONNE2.)n\u2019est pas h\u00e9riti\u00e8re dans la succession dePERSONNE6.). En application de l\u2019article849 du Code civil, si les dons sont faits conjointement \u00e0 deux conjoints\u2013ce qui est le cas en l\u2019esp\u00e8ce\u2013dont l\u2019un seulement est successible\u2013ce qui est le cas en l\u2019esp\u00e8ce\u2013feuPERSONNE5.), respectivement ses filles sont tenues de rapporter la moiti\u00e9 de cesdonations. PERSONNE2.)n\u2019est donc tenue \u00e0 aucun rapport. Pour le montant de2.516,31 euros,PERSONNE4.)conclutqu\u2019il ne peut \u00eatre rapportable alors qu\u2019il ne d\u00e9passe pas le paiement de frais ordinaires d\u2019\u00e9quipement conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article852 du Code civil.PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluentdans le m\u00eame sens. L\u2019article 852 du Code civil ne s\u2019applique pas aux d\u00e9penses en cause.Celles-ci ne sont eneffet pas relatives \u00e0 la vie et l\u2019\u00e9ducationde l\u2019enfant dePERSONNE6.), valeurs hors patrimoine. Par cons\u00e9quent, le tribunal dit que feuPERSONNE5.), respectivement ses filles sont tenues de rapporter la moiti\u00e9 desdonationsconsentiesparPERSONNE6.)\u00e0 feuPERSONNE5.)et PERSONNE2.), \u00e0 savoir la somme de5.420,09 euros. PERSONNE6.)a consenti des donations \u00e0 hauteur du montant total de 26.703,79 euros \u00e0 feu PERSONNE5.). Pour le montant de 1.485,80 euros (disques de freins),PERSONNE4.)conclut qu\u2019il ne peut \u00eatre rapportable alors qu\u2019il ne d\u00e9passe pas le paiement de frais ordinaires d\u2019\u00e9quipement conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 852 du Code civil. PERSONNE1.)r\u00e9plique que cet article ne s\u2019applique pas vu que les frais d\u2019\u00e9quipement y vis\u00e9s sont les d\u00e9penses d\u2019acquisition du mat\u00e9riel n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019entr\u00e9e dans la carri\u00e8re militaire. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent aussi sur base de l\u2019article 852 du Code civil. La totalit\u00e9, sinon du moins une grande parties des frais pay\u00e9s rentreraient dans le champ d\u2019application de l\u2019article 852 du Code civil. L\u2019article 852 du Code civil ne s\u2019applique pas aux d\u00e9penses en cause. Celles-ci ne sont en effet pas relatives \u00e0 la vie et l\u2019\u00e9ducation de l\u2019enfant dePERSONNE6.), valeurs hors patrimoine. A d\u00e9faut de preuve contraire, toutes ces donations sont rapportables en vertu de l\u2019article 843 du Code civil. Partant,le tribunal dit que feuPERSONNE5.), respectivement ses filles sont tenues de rapporter les donations consenties parPERSONNE6.)\u00e0 feuPERSONNE5.), \u00e0 savoir la somme de26.703,79 euros.<\/p>\n<p>28 7.L\u2019acte notari\u00e9 du 5 f\u00e9vrier 2003et lepaiement de multiples factures et la remise de fondsau profit dePERSONNE3.) Il n\u2019y a pas lieu de statuer au sujet d\u2019un rapport. En effet, pourPERSONNE3.),PERSONNE1.) demande d\u2019ordonner la r\u00e9duction en nature des donations faites en sa faveur et de la condamner \u00e0 lui restituer les biens donn\u00e9s(cf. notamment page 8, alin\u00e9as 8, 10 et 11, et dispositif de l\u2019assignation du 27 d\u00e9cembre 2017). c.La r\u00e9duction Le propre de l\u2019action en r\u00e9duction est de faire entrer dans la masse successorale les biens dont le d\u00e9funt a dispos\u00e9 par voie de lib\u00e9ralit\u00e9s en d\u00e9passant la quotit\u00e9 disponible, l\u2019action visant \u00e0 r\u00e9duire leslib\u00e9ralit\u00e9s excessives qui auraient \u00e9t\u00e9 faites et \u00e0 r\u00e9tablir la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire pour autant qu\u2019elle se trouve entam\u00e9e par ces lib\u00e9ralit\u00e9s. L\u2019action en r\u00e9duction peut \u00eatre exerc\u00e9e soit \u00e0 l\u2019encontre de coh\u00e9ritiers gratifi\u00e9s, soit \u00e0 l\u2019encontre de b\u00e9n\u00e9ficiaires de lib\u00e9ralit\u00e9s qui sont \u00e9trangers \u00e0 la succession (Cour d\u2019appel, 21.11.2000, Pas. 31, p. 480). En cas d\u2019adoption par les \u00e9poux du r\u00e9gime de la communaut\u00e9 universelle avec attribution de cette communaut\u00e9 au conjoint survivant, la succession s\u2019ouvre, mais du fait du m\u00e9canisme de la communaut\u00e9 universelle avec attribution au survivant, cette succession necomprend[en principe]plus d\u2019actif[ni de passif en principe]. Mais pour le calcul de la r\u00e9serve et de la quotit\u00e9 disponible en vue de la r\u00e9duction de lib\u00e9ralit\u00e9s faites par le conjoint d\u00e9c\u00e9d\u00e9 il faut r\u00e9unir fictivement aux biens inexistants dans sa succession ceux dont il a dispos\u00e9 par donations entre vifs et dans ce cas la quotit\u00e9 disponible se calculera sur les seuls biens donn\u00e9s. (Cour d\u2019appel, 23.1.2003, n\u00b025946 du r\u00f4le). Il \u00e9chet donc de calculer deux masses fictives en l\u2019esp\u00e8ce. L\u2019article 922 du Code civil fixe les modalit\u00e9s decalcul decette masse fictive qui constitue l\u2019assiettede la r\u00e9serve et de la quotit\u00e9 disponible[actif(formation d\u2019une masse de tous les biens existant au d\u00e9c\u00e8s du donateur)-passif(dettesdu d\u00e9funt)+ donationsentre vifs= masse fictive]. La r\u00e9union fictive pr\u00e9vue audit article constitue une op\u00e9ration purement comptable, qui n\u2019oblige le gratifi\u00e9 \u00e0 aucune restitution et qui ne pr\u00e9juge m\u00eame pas de celle \u00e0 laquelle une r\u00e9duction, qui n\u2019est encore qu\u2019\u00e9ventuelle, pourrait le contraindre. (Michel GRIMALDI, Droit civil, Successions, Litec, 5 \u00e8me \u00e9dition, n\u00b0 724, p. 676). Ainsi s\u2019explique que tous les biens donn\u00e9s soient soumis \u00e0 la r\u00e9union fictive. Peu importe la personne du donataire: \u00e9tranger ouh\u00e9ritier. Peu importe, dans ce dernier cas, que la donation soit pr\u00e9ciputaire ou rapportable: preuve suppl\u00e9mentaire que la r\u00e9union fictive est totalement \u00e9trang\u00e8re au rapport. Peu importe encore la forme de la donation: donation ostensible, don manuel, donation d\u00e9guis\u00e9e ou indirecte. Peu importe enfin qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une donation ordinaire, d\u2019une donation-partage ou d\u2019une donation par contrat de mariage. (op. cit., n\u00b0 725, p. 676 et 677). Il reste \u00e0 pr\u00e9ciser que la quotit\u00e9 disponible est, en application de l\u2019article 913 du Code civil et en pr\u00e9sencede deux enfants au moment des d\u00e9c\u00e8s dePERSONNE7.)et dePERSONNE6.), d\u2019un tiersde la masse fictivedans chacune des successionsen cause. 1.L\u2019acte notari\u00e9 du 5 avril 1976<\/p>\n<p>29 Au vu de sa nature on\u00e9reuse, cette donation n\u2019est pas r\u00e9ductible. 2.L\u2019adjudication immobili\u00e8re du 6 mai 1975 Une donation indirecte n\u2019\u00e9tantpas av\u00e9r\u00e9e, aucune r\u00e9duction n\u2019est possible. 3.L\u2019acte notari\u00e9 du 28 juin 1975 PERSONNE1.)souligneque la parcelleavait \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e \u00e0 141.000 LUF, qu\u2019elle a investi en 1979 le montant de 107.992 LUF dans le raccordement aux r\u00e9seaux publics et que le 7 ao\u00fbt 1981, elle a vendu cet immeuble au prix de275.000 LUF. Suivant acte notari\u00e9 du 7 ao\u00fbt 1981,PERSONNE1.)a vendul\u2019immeuble lui donn\u00e9e au prix de 275.000LUF. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent \u00e0 l\u2019application de l\u2019article 1078-1, alin\u00e9a 2, du Code civil pour l\u2019\u00e9valuation de cette donation. Ce texte dispose en sa premi\u00e8re phrase que la date d\u2019\u00e9valuation applicable au partage anticip\u00e9 sera \u00e9galement applicable aux donations ant\u00e9rieures qui lui auront \u00e9t\u00e9 ainsi incorpor\u00e9s. Or, il ne d\u00e9coule pas de la donation-partage du 18 juillet 1980que le lot d\u2019PERSONNE1.)est form\u00e9, en totalit\u00e9 ou en partie, de la donation du 28 juin 1975. Il y a donc lieu de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 l\u2019article 922 du Code civil. En application de l\u2019article 922, alin\u00e9a 2, du Code civil, les donations entre vifs sont \u00e9valu\u00e9es comme suit: -d&#039;apr\u00e8s leur \u00e9tat \u00e0 l&#039;\u00e9poque de la donation et leur valeur \u00e0 l&#039;ouverture de la succession, -si les biens ont \u00e9t\u00e9 ali\u00e9n\u00e9s, il est tenu compte de leur valeur \u00e0 l&#039;\u00e9poque de l&#039;ali\u00e9nation et, -s&#039;il y a eu subrogation de la valeur des nouveaux biens au jour de l&#039;ouverture de la succession. Conform\u00e9mentaux conclusions d\u2019PERSONNE1.), le tribunal dit donc qu\u2019il y a lieu de d\u00e9terminer lavaleur de la donation du 28 juin 1975 \u00e0 la date du 7 ao\u00fbt 1981, date de l\u2019alin\u00e9ation du bien,d\u2019apr\u00e8s son \u00e9tat au jour de la donation. En cas de donation de biens communs par deux \u00e9poux, en principe chaque \u00e9poux est r\u00e9put\u00e9 avoir donn\u00e9 la moiti\u00e9 des biens. Seule la moiti\u00e9 des biens donn\u00e9s doit donc \u00eatre r\u00e9unie fictivement \u00e0 la masse de calcul de la succession de chacun des \u00e9poux. (Dalloz R\u00e9f\u00e9rence, Liquidation des successions, 3 \u00e8me \u00e9dition, n\u00b0 314.71, p. 172). La donation de l\u2019esp\u00e8ce doit donc \u00eatre prise en compte pour la moiti\u00e9 dans chacune des successions en cause. 4.L\u2019acte notari\u00e9 du 18juillet 1980<\/p>\n<p>30 PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent qu\u2019en ratifiant ledit acte,PERSONNE1.)a accept\u00e9 le partage op\u00e9r\u00e9 par les parents et arenonc\u00e9 \u00e0 toute action en r\u00e9duction de ladite donation. PERSONNE4.)conclut que la succession du donateur ne portera que sur ses biens au moment du d\u00e9c\u00e8s, sans tenir compte des biens ayant fait l\u2019objet de la donation-partage.Ellerenvoie aussi aux termes repris dans l\u2019acte de ratification dress\u00e9. PERSONNE2.)etPERSONNE3.)soutiennent encore qu\u2019au vu de la ratification de la donation, PERSONNE1.)n\u2019a plus aucune qualit\u00e9 de solliciter une r\u00e9duction. Elles se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 l\u2019article 918 du Code civil. Par le consentement donn\u00e9,PERSONNE1.)aurait d\u00e9finitivement renonc\u00e9 \u00e0 la possibilit\u00e9 de solliciter la r\u00e9duction de la lib\u00e9ralit\u00e9. PERSONNE1.)estime que l\u2019article 918 du Code civil ne s\u2019applique qu\u2019\u00e0 des actes d\u2019ali\u00e9nation \u00e0 titre on\u00e9reux; le renvoi \u00e0 l\u2019article 918 du Code civil ne serait pas pertinent. La demande en r\u00e9duction ne serait non plus irrecevable eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019article 1077-2, alin\u00e9a2, du Code civil. L\u2019acte en cause, qualifi\u00e9 comme donation-partage, n\u2019a \u00e9t\u00e9 conclu ni \u00e0 charge de rente viag\u00e8re, ni \u00e0 fondsperdu ou avec r\u00e9serve d\u2019usufruit alors que les donateurs se sont uniquement r\u00e9serv\u00e9s undroit d\u2019habitation viager gratuit avec obligation pour le donataired\u2019y habiter aussi et de prendre soin d\u2019eux.L\u2019article 918 du Code civil ne s\u2019applique donc pas. La renonciation peut constituer une cause d\u2019extinction anticip\u00e9e. Naturellement, elle doit \u00eatre post\u00e9rieure \u00e0 l\u2019ouverture de la succession, \u00e0 peine de tombersous le coup de la prohibition des pactes sur succession future. La succession une fois ouverte, elle n\u2019est soumise \u00e0 aucune condition particuli\u00e8re. (Michel GRIMALDI, Droit civil, Successions, Litec, 5 \u00e8me \u00e9dition, n\u00b0825, p.763). La renonciation invoqu\u00e9e est intervenue ant\u00e9rieurement \u00e0 l\u2019ouverture des successions en cause, de sorte que la demande en r\u00e9duction est recevable. Subsidiairement,PERSONNE2.)etPERSONNE3.)concluent \u00e0 l\u2019application de l\u2019article 1078 du Code civil et qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de proc\u00e9der \u00e0 une nouvelle \u00e9valuation des biens donn\u00e9s. PERSONNE4.)conclut aussi que les biens faisant l\u2019objet de la donation-partage ne sont pas \u00e0 r\u00e9\u00e9valuer.Si un quelconque calcul devrait se faire, il y aurait lieu de tenir compte de la soulte r\u00e9gl\u00e9e \u00e0PERSONNE1.)et du salaire diff\u00e9r\u00e9\u00e0 r\u00e9gler \u00e0 feuPERSONNE5.). L\u2019article 1078 du Code civil dispose que nonobstant les r\u00e8gles applicables aux donations entre vifs, les biens donn\u00e9s seront, sauf convention contraire, \u00e9valu\u00e9s au jour de la donation-partage pour l&#039;imputation et le calcul de la r\u00e9serve, \u00e0 condition que tous les enfants vivants ou repr\u00e9sent\u00e9s au d\u00e9c\u00e8s de l&#039;ascendant aient re\u00e7u un lot dans le partage anticip\u00e9 et l&#039;aient express\u00e9ment accept\u00e9. En concluantque,quant \u00e0 l\u2019acte notari\u00e9 du 18 juillet 1980, il y a lieu de pr\u00e9ciser simplement dans la mission d\u2019expertise que les biens ayant fait l\u2019objet du partage d\u2019ascendants sont \u00e0 \u00e9valuer \u00e0 leur valeur r\u00e9elle au jour de la donation-partage,PERSONNE1.)ne conteste pas l\u2019application de l\u2019article 1078 du Code civil, qui d\u00e9roge aux r\u00e8gles de l\u2019article 922 du Code civil.<\/p>\n<p>31 Il d\u00e9coule des actes notari\u00e9s de donation et de ratification que tant feuPERSONNE5.) qu\u2019PERSONNE1.)ontre\u00e7u un lot et l\u2019ont express\u00e9ment accept\u00e9. Les conditions de l\u2019article 1078 du Code civilsont doncremplies. En concluant \u00e0 une expertise pour d\u00e9terminer la valeur r\u00e9elleau jour de la donation-partage, PERSONNE1.)conteste n\u00e9cessairement les valeurs retenues dans l\u2019acte de partage. Or, le tribunal constate qu\u2019PERSONNE1.)a express\u00e9ment ratifi\u00e9 la donation-partage du 18 juillet 1980 qui contient des \u00e9valuations tant des biens donn\u00e9s que du salaire diff\u00e9r\u00e9 et des charges. En l\u2019absence d\u2019\u00e9l\u00e9ment objectif pertinent permettant de conclure que les valeurs ainsi retenues et accept\u00e9es tant par les donateursque parleurs descendants soienterron\u00e9es, il n\u2019y a pas lieu \u00e0 r\u00e9\u00e9valuation, conform\u00e9ment aux conclusions d\u2019PERSONNE2.)etPERSONNE3.)et de PERSONNE4.). Le tribunal dit donc queles biens ayantfait l\u2019objet del\u2019acte notari\u00e9 du18 juillet 1980ne sont pas \u00e0 r\u00e9\u00e9valuer et qu\u2019il y a lieu de prendre en consid\u00e9ration les valeurs ressortant de l\u2019acte de donation-partage. La donation avec charges doit \u00eatre fictivement r\u00e9unie pour la valeur de l\u2019\u00e9molument net du gratifi\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire d\u00e9duction faite de la charge (Michel GRIMALDI,op. cit. n\u00b0 735, p. 687). Il restedonc\u00e0 pr\u00e9ciser que la donation consentie doit \u00eatre fictivement r\u00e9unie pour la valeur de l\u2019\u00e9molument net du gratifi\u00e9feuPERSONNE5.)(valeur donation-valeur charges), apr\u00e8s d\u00e9duction pr\u00e9alable du montant repr\u00e9sentant un salaire diff\u00e9r\u00e9. En cas de donation de biens communs par deux \u00e9poux, en principe chaque \u00e9poux est r\u00e9put\u00e9 avoir donn\u00e9 la moiti\u00e9 des biens. Seule la moiti\u00e9 des biens donn\u00e9s doit donc \u00eatre r\u00e9unie fictivement \u00e0 la masse de calcul de la succession de chacun des \u00e9poux. (Dalloz R\u00e9f\u00e9rence, Liquidation des successions, 3 \u00e8me \u00e9dition, n\u00b0 314.71, p. 172). La donation de l\u2019esp\u00e8ce doit donc \u00eatre prise en compte pour la moiti\u00e9 dans chacune des successions en cause. 5.L\u2019acte notari\u00e9 du 24 juillet 2000 Conform\u00e9ment \u00e0 la demande d\u2019PERSONNE1.), non contest\u00e9e, l\u2019\u00e9valuation du bien donn\u00e9en vertu de l\u2019acte notari\u00e9 du 24 juillet 2000se faitd&#039;apr\u00e8sson\u00e9tat \u00e0 l&#039;\u00e9poque de la donation etsa valeur \u00e0 l&#039;ouverture de la succession. 6.L\u2019acte notari\u00e9 du 5 f\u00e9vrier 2003 Conform\u00e9ment \u00e0 la demande d\u2019PERSONNE1.), l\u2019\u00e9valuation des biens donn\u00e9s en vertu de l\u2019acte notari\u00e9 du 5 f\u00e9vrier 2003 se fait d&#039;apr\u00e8s leur \u00e9tat \u00e0l&#039;\u00e9poque de la donation et leur valeur \u00e0 l&#039;ouverture de la succession. Comme c\u2019est l\u2019\u00e9tat \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation qui compte, il y a lieu de pr\u00e9ciser, conform\u00e9ment \u00e0 la demande d\u2019PERSONNE2.)et dePERSONNE3.), quec\u2019est donc l\u2019\u00e9tat des biens donn\u00e9s<\/p>\n<p>32 avant les\u00e9ventuellesop\u00e9rations de remembrement des parcellespost\u00e9rieures \u00e0 la date de la donation. 7.Le paiement de multiples factureset la remise de fondsau profit de feu PERSONNE5.)et\/ouPERSONNE2.)etau profit dePERSONNE3.) Concernant l\u2019\u00e9valuation,PERSONNE1.)conclut \u00e0 lavaleur des biens donn\u00e9s au jour de l\u2019ouverture de la succession d\u2019apr\u00e8s leur \u00e9tat au jour de la donationtouten retenant que les donations mobili\u00e8ressontconstitu\u00e9es par les paiements effectu\u00e9s \u00e0partir du 12 mai 1997 jusqu\u2019au 11 avril 2008. Si le tribunal n\u2019a pas retenu les montants int\u00e9graux r\u00e9clam\u00e9s parPERSONNE1.), il a, conform\u00e9mentauxd\u00e9veloppements de celle-cidans l\u2019assignation,retenudes donations de sommes d\u2019argent, de sorte qu\u2019il y a lieu d\u2019appliquerla valeur nominale desmontantscalcul\u00e9s au titre des donations mobili\u00e8res. 8.L\u2019expertise Avant tout autre progr\u00e8s en cause, il convient de proc\u00e9der par voie d\u2019expertise conform\u00e9ment \u00e0 la demande d\u2019PERSONNE1.)concernant le calcul de la quotit\u00e9 disponible,avec la pr\u00e9cision que le calculde lamasse fictive[actif-passif + donationsentre vifs= masse fictive; voir ci- avant sous le pointc)]etdoncde la quotit\u00e9 disponible(d\u2019un tiers dans chacune dessuccessions en cause)est \u00e0 effectuer conform\u00e9ment aux r\u00e8gles d\u2019\u00e9valuationdes donationsretenues par le tribunaletauxmontants d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0fix\u00e9spour les donationspar le tribunal. Le juge doit limiter le choix de la mesure \u00e0 ce qui est suffisantpour la solution du litige, en s\u2019attachant \u00e0 retenir ce qui est le plus simple et le moins on\u00e9reux. D\u00e8s lors, il y a lieu de limiter au stade actuel la mission \u00e0 confierauxexpertsau calcul des massesfictiveset desquotit\u00e9sdisponibles. En effet, les points suivants(sollicit\u00e9s parPERSONNE1.)) -d\u00e9terminer la fraction selon laquelle les lib\u00e9ralit\u00e9s exc\u00e8dent la quotit\u00e9 disponibleet -calculer l\u2019indemnit\u00e9 \u00e9quivalente \u00e0 la portion excessive des lib\u00e9ralit\u00e9s, concernent l\u2019imputation des lib\u00e9ralit\u00e9s consentiespar les d\u00e9funtset donc la suitedes op\u00e9rations \u00e0 effectuer dans le cadre de la demande en r\u00e9duction apr\u00e8slecalcul desmassesfictiveset des quotit\u00e9sdisponibles, sur lesquelles lespartiesn\u2019ont d\u2019ailleurs pas conclu. Les demandes accessoires Au stade actuel, il y a lieu de r\u00e9server les frais et d\u00e9pens et les indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure. PAR CES MOTIFS Le tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant contradictoirement et en premi\u00e8re instance, ditqu\u2019il n\u2019y a pas lieu d\u2019ordonner la disjonction des affaires inscrites sous les num\u00e9ros TAD- 2018-00104,TAD-2021-01542etTAD-2022-01044du r\u00f4le;<\/p>\n<p>33 quant \u00e0 l\u2019affaire inscrite au r\u00f4le sous le num\u00e9roTAD-2021-01542: d\u00e9cr\u00e8tele d\u00e9sistementd\u2019instanceaux cons\u00e9quences de droit; metles frais et d\u00e9pens de l\u2019instance \u00e0 chargedePERSONNE4.); quant aux affaires inscrites au r\u00f4le sous les num\u00e9rosTAD-2018-00104 et TAD-2022-01044: re\u00e7oitles assignations en la pure forme; ditquePERSONNE3.)etPERSONNE4.)sont tenues de reprendre l\u2019instance introduite contre leur p\u00e8rePERSONNE5.); quant \u00e0 la succession dePERSONNE7.): ordonnela liquidation et le partage de la succession dePERSONNE7.)d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0ADRESSE6.) leDATE1.); commetMa\u00eetreMarc ELVINGER,notaire de r\u00e9sidence \u00e0ADRESSE6.),pour proc\u00e9der \u00e0 ces op\u00e9rations de liquidation et de partage; d\u00e9signelevice-pr\u00e9sidentGilles PETRYpour surveiller lesdites op\u00e9rations et faire rapport au Tribunal le cas \u00e9ch\u00e9ant; ditqu\u2019en cas d\u2019emp\u00eachement des notaire ou juge commis, il sera proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 leur remplacement par ordonnance pr\u00e9sidentielle \u00e0 rendre sur requ\u00eate de la partie la plus diligente; ditnon fond\u00e9esles demandes en rapport et en r\u00e9ductionrelatives \u00e0l\u2019acte notari\u00e9 du 5 avril 1976; ditnon fond\u00e9esles demandes en rapport et en r\u00e9duction relatives\u00e0 l\u2019adjudication immobili\u00e8re du 6 mai 1975; ditque, par l\u2019actenotari\u00e9 du 28 juin 1975,PERSONNE7.)etPERSONNE6.)ont consenti une donation \u00e0PERSONNE1.); ditnon fond\u00e9e la demande en rapport relative \u00e0cette donation; quant \u00e0 la demande enr\u00e9duction,ditqu\u2019il y a lieu de d\u00e9terminer lavaleur de la donation du 28 juin 1975 \u00e0 la date du 7 ao\u00fbt 1981, date de l\u2019alin\u00e9ation du bien, d\u2019apr\u00e8s son \u00e9tat au jour de la donationetditque la donation de l\u2019esp\u00e8ce doit \u00eatre prise en compte pour la moiti\u00e9 dans chacune des successions en cause; ditque l\u2019acte notari\u00e9 du 18 juillet 1980est \u00e0qualifier dedonation-partage; ditnon fond\u00e9e la demande en rapport relative \u00e0 l\u2019acte notari\u00e9 du 18 juillet 1980; quant \u00e0 la demande en r\u00e9duction,ditque les biens ayant fait l\u2019objet de l\u2019acte notari\u00e9 du 18 juillet 1980 ne sont pas \u00e0 r\u00e9\u00e9valuer et qu\u2019il y a lieu de prendre en consid\u00e9ration les valeurs ressortant de l\u2019acte de donation-partage,ditquela donation consentie doit \u00eatre fictivement<\/p>\n<p>34 r\u00e9unie pour la valeur de l\u2019\u00e9molument net du gratifi\u00e9feuPERSONNE5.)(valeur donation- valeur charges)apr\u00e8s d\u00e9duction pr\u00e9alable du montant repr\u00e9sentant un salaire diff\u00e9r\u00e9etditque la donation de l\u2019esp\u00e8ce doit \u00eatre prise en compte pour la moiti\u00e9 dans chacune des successions en cause; quant \u00e0 la succession dePERSONNE6.): ordonnela liquidation et le partage de la succession dePERSONNE6.)d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 ADRESSE6.)leDATE2.); commetMa\u00eetreMarc ELVINGER,notaire de r\u00e9sidence \u00e0Ettelbruck,pour proc\u00e9der \u00e0 ces op\u00e9rations de liquidation et de partage; d\u00e9signelevice-pr\u00e9sidentGilles PETRYpour surveiller lesdites op\u00e9rations et faire rapport au Tribunal le cas \u00e9ch\u00e9ant; ditqu\u2019en cas d\u2019emp\u00eachement des notaire ou juge commis, il sera proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 leur remplacement par ordonnance pr\u00e9sidentielle \u00e0 rendre sur requ\u00eate de la partie la plus diligente; ditnon fond\u00e9es les demandes en production forc\u00e9e de pi\u00e8ces; ditirrecevable lademande en r\u00e9solution de la vente du 5 f\u00e9vrier 2003; ditnon fond\u00e9esles demandes en rapport et en r\u00e9duction relatives \u00e0l\u2019acte notari\u00e9 du 5 avril 1976; ditnon fond\u00e9es les demandes en rapport et en r\u00e9duction relatives \u00e0 l\u2019adjudication immobili\u00e8re du 6 mai 1975; ditque, par l\u2019actenotari\u00e9 du 28 juin 1975,PERSONNE7.)etPERSONNE6.)ont consenti une donation \u00e0PERSONNE1.); ditnon fond\u00e9e la demande en rapport relative \u00e0 cette donation; quant \u00e0 la demande en r\u00e9duction,ditqu\u2019il y a lieu de d\u00e9terminer lavaleur de la donation du 28 juin 1975 \u00e0 la date du 7 ao\u00fbt 1981, date de l\u2019alin\u00e9ation du bien, d\u2019apr\u00e8s son \u00e9tat au jour de la donationetditque la donation de l\u2019esp\u00e8ce doit \u00eatre prise en compte pour la moiti\u00e9 dans chacune des successions en cause; ditque l\u2019acte notari\u00e9 du 18 juillet 1980est \u00e0 qualifier dedonation-partage; ditnon fond\u00e9e la demande en rapport relative \u00e0 l\u2019acte notari\u00e9 du 18 juillet 1980; quant \u00e0 la demande en r\u00e9duction,ditque les biens ayant fait l\u2019objet de l\u2019acte notari\u00e9 du 18 juillet 1980 ne sont pas \u00e0 r\u00e9\u00e9valuer et qu\u2019il y a lieu de prendre en consid\u00e9ration les valeurs ressortant de l\u2019acte de donation-partage,ditque la donation consentie doit \u00eatre fictivement r\u00e9unie pour la valeur de l\u2019\u00e9molument net du gratifi\u00e9feuPERSONNE5.)(valeur donation- valeur charges)apr\u00e8s d\u00e9duction pr\u00e9alable du montant repr\u00e9sentant un salaire diff\u00e9r\u00e9etditque la donation de l\u2019esp\u00e8ce doit \u00eatre prise en compte pour la moiti\u00e9 dans chacune des successions en cause;<\/p>\n<p>35 ditque par l\u2019acte notari\u00e9 du 24 juillet 2000PERSONNE6.)a consenti une donation \u00e0 feu PERSONNE5.)etPERSONNE2.); ditque feuPERSONNE5.), respectivement ses filles sont tenues de rapporter la moiti\u00e9 de la donation consentie parPERSONNE6.)\u00e0 feuPERSONNE5.)etPERSONNE2.)en vertu de l\u2019acte notari\u00e9 du 24 juillet 2000; quant \u00e0 la demande en r\u00e9duction,ditque lebien donn\u00e9\u00e0 feuPERSONNE5.)etPERSONNE2.) en vertu de l\u2019acte notari\u00e9 du 24 juillet 2000 est \u00e9valu\u00e9 d&#039;apr\u00e8s son \u00e9tat \u00e0 l&#039;\u00e9poque de la donation et sa valeur \u00e0 l&#039;ouverture de la succession; ditque par l\u2019acte notari\u00e9 du 5 f\u00e9vrier 2003PERSONNE6.)a consenti une donation \u00e0 PERSONNE3.); quant \u00e0 la demande en r\u00e9duction,ditque lesbiens donn\u00e9s\u00e0PERSONNE3.)en vertu de l\u2019acte notari\u00e9 du 5 f\u00e9vrier 2003 sont \u00e9valu\u00e9sd&#039;apr\u00e8s leur \u00e9tat \u00e0l&#039;\u00e9poque de la donation\u2013et donc selon l\u2019\u00e9tat des biens donn\u00e9savant les \u00e9ventuelles op\u00e9rations de remembrement des parcelles post\u00e9rieures \u00e0 la date de la donation\u2013etleur valeur \u00e0 l&#039;ouverture de la succession; ditquePERSONNE6.)a consenti des donations \u00e0 hauteur du montant total de 10.840,18 euros \u00e0 feuPERSONNE5.)etPERSONNE2.); ditquePERSONNE6.)a consenti des donations \u00e0 hauteur du montant total de 26.703,79 euros \u00e0 feuPERSONNE5.); ditquePERSONNE6.)a consenti des donations \u00e0PERSONNE3.)\u00e0 hauteurdu montant total de 14.465 euros; ditque feuPERSONNE5.), respectivement ses filles sont tenues de rapporter la moiti\u00e9 des donations consenties parPERSONNE6.)\u00e0 feuPERSONNE5.)etPERSONNE2.), \u00e0 savoir la somme de 5.420,09 euros; ditque feuPERSONNE5.), respectivement ses filles sont tenues de rapporter les donations consenties parPERSONNE6.)\u00e0 feuPERSONNE5.), \u00e0 savoir la somme de26.703,79 euros; quant \u00e0 la demande en r\u00e9duction,ditqu\u2019ily a lieu d\u2019appliquerla valeur nominale desmontants calcul\u00e9s au titre des donations mobili\u00e8res; quant \u00e0 l\u2019expertise dans le cadre de lademande en r\u00e9duction: avant tout autre progr\u00e8s en cause, commeten qualit\u00e9 d\u2019expertsMonsieur Serge WAGNER, demeurant \u00e0 L-ADRESSE20.),et Ma\u00eetre Jo\u00ebl DECKER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch,avec la mission de concilier les parties si faire se peut, sinon, dans un rapport \u00e9crit et motiv\u00e9 \u00e0 d\u00e9poser au greffe du tribunal: -calculer la quotit\u00e9 disponible d\u2019un tiers dontPERSONNE7.)a pu disposer \u00e0 titre gratuit, avec la pr\u00e9cisionque le calcul de la masse fictive (actif-passif + donationsentre vifs = masse fictive) et donc de la quotit\u00e9 disponible est \u00e0 effectuer conform\u00e9ment auxr\u00e8gles<\/p>\n<p>36 d\u2019\u00e9valuationdes donationsretenues par le tribunaletauxmontants d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 fix\u00e9s pour les donationspar le tribunal, et -calculer la quotit\u00e9 disponible d\u2019un tiers dontPERSONNE6.)a pu disposer \u00e0 titre gratuit, avec la pr\u00e9cisionque le calcul de la masse fictive(actif-passif + donationsentre vifs = masse fictive)et donc de la quotit\u00e9 disponible est \u00e0 effectuer conform\u00e9ment auxr\u00e8gles d\u2019\u00e9valuationdes donationsretenues par le tribunaletauxmontants d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 fix\u00e9s pour les donationspar le tribunal; ditque dans l\u2019accomplissement deleurmission, lesexpertssontautoris\u00e9s\u00e0 s\u2019entourer de tous renseignements utiles et m\u00eame d\u2019entendre des tierces personnes; fixela provision \u00e0 faire valoir sur les honoraires et frais desexperts\u00e0 la somme de2.500 euros etordonne\u00e0PERSONNE1.)de payer\u00e0chacun des expertsau plus tardle 30 janvier 2025la somme de1.250euros \u00e0 titre de provision \u00e0 faire valoir surleurr\u00e9mun\u00e9ration, sous peine de poursuite de l\u2019instance selon les dispositions de l\u2019article 468 du nouveau Code de proc\u00e9dure civile; ditque lesexpertsdevronten toutes circonstances informer le tribunal de la date deleurs op\u00e9rations, de l\u2019\u00e9tat desdites op\u00e9rations et des difficult\u00e9s qu\u2019ilspourrontrencontrer; ditque sileurshonoraires devaient d\u00e9passer le montant de la provision vers\u00e9e, ilsdevront avertir le tribunal et ne continuerleursop\u00e9rations qu\u2019apr\u00e8s consignation d\u2019une provision suppl\u00e9mentaire; ditque lesexpertsdevrontd\u00e9poserleurrapport au greffe du tribunal d\u2019arrondissement pour le 1 er juillet 2025au plus tard; chargele juge de la mise en \u00e9tat Gilles PETRY de la surveillance de cette mesure d\u2019instruction; ditqu\u2019en cas de refus, d\u2019emp\u00eachement ou de retard desexperts, ilsserontremplac\u00e9spar ordonnance du juge de la mise en \u00e9tat sur simple requ\u00eate lui pr\u00e9sent\u00e9e par la partie la plus diligente; r\u00e9servele surplus,les frais et d\u00e9pens et les indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure; refixel\u2019affaire \u00e0 laconf\u00e9rence de mise en \u00e9tat du mardi,8 juillet 2025\u00e0 9h00, salle d\u2019audience n\u00b0 I. Ainsi prononc\u00e9 en audience publique au Palais de Justice \u00e0 Diekirch par Nous, Brigitte KONZ, Pr\u00e9sidente du tribunal d\u2019arrondissement,assist\u00e9ede la greffi\u00e8re Cath\u00e9rine ZEIMEN. LaGreffi\u00e8re La Pr\u00e9sidente du tribunal<\/p>\n<p>37 Cath\u00e9rine ZEIMEN Brigitte KONZ<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/tribunal-darrondissement-diekirch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/tribunal-darrondissement-diekirch\/20250721-014829\/20241217-tadchciv-tad-2018-00104-tad-2021-01542-et-tad-2022-01044-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 Jugement en mati\u00e8reCivileNo.2024TADCH01\/00160 Num\u00e9ro du r\u00f4le TAD-2018-00104, TAD-2021-01542 etTAD-2022-01044 Audience publique du mardi,dix-septd\u00e9cembre deux mille vingt-quatre. Composition: Brigitte KONZ, Pr\u00e9sidente, LexieBREUSKIN, 1 \u00e8re Vice-Pr\u00e9sidente, Gilles PETRY, Vice-Pr\u00e9sident, Cath\u00e9rine ZEIMEN, Greffi\u00e8re. I. TAD-2018-00104 ENTRE PERSONNE1.),renti\u00e8re,demeurant\u00e0 L-ADRESSE1.); partie demanderesseaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justiceAlex\u2026<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_crdt_document":""},"kji_country":[8418],"kji_court":[23583],"kji_chamber":[],"kji_year":[8677],"kji_subject":[7724],"kji_keyword":[23584,8464,7636],"kji_language":[7733],"class_list":["post-602962","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-tribunal-darrondissement","kji_year-8677","kji_subject-civil","kji_keyword-arrondissement","kji_keyword-decembre","kji_keyword-tribunal","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.5 (Yoast SEO v27.5) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Tribunal d&#039;arrondissement, 17 d\u00e9cembre 2024, n\u00b0 2018-00104 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"ru_RU\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Tribunal d&#039;arrondissement, 17 d\u00e9cembre 2024, n\u00b0 2018-00104\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"1 Jugement en mati\u00e8reCivileNo.2024TADCH01\/00160 Num\u00e9ro du r\u00f4le TAD-2018-00104, TAD-2021-01542 etTAD-2022-01044 Audience publique du mardi,dix-septd\u00e9cembre deux mille vingt-quatre. Composition: Brigitte KONZ, Pr\u00e9sidente, LexieBREUSKIN, 1 \u00e8re Vice-Pr\u00e9sidente, Gilles PETRY, Vice-Pr\u00e9sident, Cath\u00e9rine ZEIMEN, Greffi\u00e8re. I. TAD-2018-00104 ENTRE PERSONNE1.),renti\u00e8re,demeurant\u00e0 L-ADRESSE1.); partie demanderesseaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justiceAlex\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-04-19T07:00:41+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"78 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\\\/\",\"name\":\"Tribunal d'arrondissement, 17 d\u00e9cembre 2024, n\u00b0 2018-00104 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-04-19T07:00:37+00:00\",\"dateModified\":\"2026-04-19T07:00:41+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Tribunal d&rsquo;arrondissement, 17 d\u00e9cembre 2024, n\u00b0 2018-00104\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"ru-RU\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"width\":2114,\"height\":1253,\"caption\":\"Kohen Avocats\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Tribunal d'arrondissement, 17 d\u00e9cembre 2024, n\u00b0 2018-00104 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\/","og_locale":"ru_RU","og_type":"article","og_title":"Tribunal d'arrondissement, 17 d\u00e9cembre 2024, n\u00b0 2018-00104","og_description":"1 Jugement en mati\u00e8reCivileNo.2024TADCH01\/00160 Num\u00e9ro du r\u00f4le TAD-2018-00104, TAD-2021-01542 etTAD-2022-01044 Audience publique du mardi,dix-septd\u00e9cembre deux mille vingt-quatre. Composition: Brigitte KONZ, Pr\u00e9sidente, LexieBREUSKIN, 1 \u00e8re Vice-Pr\u00e9sidente, Gilles PETRY, Vice-Pr\u00e9sident, Cath\u00e9rine ZEIMEN, Greffi\u00e8re. I. TAD-2018-00104 ENTRE PERSONNE1.),renti\u00e8re,demeurant\u00e0 L-ADRESSE1.); partie demanderesseaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justiceAlex\u2026","og_url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\/","og_site_name":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","article_modified_time":"2026-04-19T07:00:41+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f":"78 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\/","name":"Tribunal d'arrondissement, 17 d\u00e9cembre 2024, n\u00b0 2018-00104 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website"},"datePublished":"2026-04-19T07:00:37+00:00","dateModified":"2026-04-19T07:00:41+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\/#breadcrumb"},"inLanguage":"ru-RU","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-17-decembre-2024-n-2018-00104\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jurisprudences","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Tribunal d&rsquo;arrondissement, 17 d\u00e9cembre 2024, n\u00b0 2018-00104"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","name":"Kohen Avocats","description":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.","publisher":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"ru-RU"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization","name":"Kohen Avocats","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"ru-RU","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","contentUrl":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","width":2114,"height":1253,"caption":"Kohen Avocats"},"image":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision\/602962","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision"}],"about":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/types\/kji_decision"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=602962"}],"wp:term":[{"taxonomy":"kji_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_country?post=602962"},{"taxonomy":"kji_court","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_court?post=602962"},{"taxonomy":"kji_chamber","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_chamber?post=602962"},{"taxonomy":"kji_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_year?post=602962"},{"taxonomy":"kji_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_subject?post=602962"},{"taxonomy":"kji_keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_keyword?post=602962"},{"taxonomy":"kji_language","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_language?post=602962"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}