{"id":615280,"date":"2026-04-20T03:02:09","date_gmt":"2026-04-20T01:02:09","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-14-juillet-2023-n-2021-00586-2\/"},"modified":"2026-04-20T03:02:13","modified_gmt":"2026-04-20T01:02:13","slug":"cour-superieure-de-justice-14-juillet-2023-n-2021-00586-2","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-14-juillet-2023-n-2021-00586-2\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 14 juillet 2023, n\u00b0 2021-00586"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0113\/23\u2013VII\u2013CIV Audience publique extraordinairedu quatorze juillet deux mille vingt-trois Num\u00e9ro CAL-2021-00586du r\u00f4le Composition: Jean ENGELS, pr\u00e9sident de chambre; Nadine WALCH, conseiller; Fran\u00e7oise SCHANEN, conseiller; Andr\u00e9 WEBER, greffier. E n t r e : PERSONNE1.),demeurant \u00e0 DK-ADRESSE1.), partieappelanteaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice suppl\u00e9ant Laura GEIGER, en remplacement de l\u2019huissier de justiceCarlos CALVO de Luxembourg, en date du04mai 2021, comparant par Ma\u00eetreThomas STACKLER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, e t : la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit luxembourgeoisSOCIETE1.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.), inscrite auregistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son (ses) g\u00e9rant(s) actuellement en fonctions, venant aux droits de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme de droit luxembourgeoisSOCIETE2.), radi\u00e9e depuis le 15 juillet 2009 duregistre de commerce etdes soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg,anciennement inscrite sous le num\u00e9roNUMERO2.),ayant \u00e9t\u00e9\u00e9tablie et ayanteuson si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.),<\/p>\n<p>2 partie intim\u00e9e aux fins du susdit exploitGEIGERdu 4 mai 2021, comparant par la soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple CLIFFORD CHANCE, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-1330 Luxembourg, 10, boulevard G.-D. Charlotte,inscrite \u00e0 la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des avocats du Barreau de Luxembourg, repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions, \u00e0 savoir la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e CLIFFORD CHANCE GP, elle-m\u00eame repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dureparMa\u00eetre Albert MORO, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. ______________________________________________________________ LA COUR D\u2019APPEL: Faits et r\u00e9troactes Par exploit d\u2019huissier de justice du 29 juillet 2013,PERSONNE1.)(ci-apr\u00e8s PERSONNE2.))etPERSONNE3.)(ci-apr\u00e8sPERSONNE4.))ont fait donner assignation \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)(ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)ou la Banque), venant aux droits de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.) (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)), ray\u00e9e depuis le 15 juillet 2009du Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s, \u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, pour : -voir dire que la partie requ\u00e9rante sub 1) n\u2019a pas re\u00e7u les fonds de la convention de pr\u00eat du 17 octobre 2006 conclueentrela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) et la partie requ\u00e9rante sub 2) et voir dire que la cr\u00e9ance invoqu\u00e9e par la partie assign\u00e9e \u00e0 son \u00e9gard n\u2019existe pas, -voir dire que la partie requ\u00e9rante sub 2) a une cr\u00e9ance \u00e0l\u2019\u00e9gard de la partie assign\u00e9e d\u2019un montant de 5.500.000DKK, -voir dire que la responsabilit\u00e9 contractuelle de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)est engag\u00e9e du fait des manquements \u00e0 ses obligations contractuelles, -voir condamner la partie assign\u00e9e \u00e0 payer \u00e0 la partie requ\u00e9rante sub 1) \u00e0 titre de dommages et int\u00e9r\u00eats,sur base de la responsabilit\u00e9 contractuelle, sinon sur base desarticles 1382 et 1383 du Code civil,le montant de 1.025.000,- euros ou tout autre montant, m\u00eame sup\u00e9rieur, \u00e0 fixer par le Tribunal ou \u00e0 dires d\u2019experts, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de lademande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, -voir condamner la partie assign\u00e9e \u00e0 payer \u00e0 la partie requ\u00e9rante sub 2),sur base des articles 1376 et 1378 du Code civil,le montant de 5.500.000,- DKK, \u00e9valu\u00e9 pour les besoins de la cause \u00e0 1.025.000,-euros, ou toutautre montant m\u00eame sup\u00e9rieur, \u00e0 fixer par le Tribunal ou \u00e0 dires d\u2019experts, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 23 mai 2007, sinon \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, -voir condamner la partie assign\u00e9e \u00e0 payer \u00e0 chacun des requ\u00e9rants une indemnit\u00e9 de 25.000,-euros sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, -voir condamner la partie assign\u00e9e \u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance.<\/p>\n<p>3 Il r\u00e9sulte d\u2019un jugement rendu le 15 juillet 2016 par le tribunal d\u2019arrondissement deLuxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, qu\u2019au soutien de leurs pr\u00e9tentions,PERSONNE2.)etPERSONNE4.)ont faitvaloir -que la partie requ\u00e9rante sub 1) conteste le pr\u00eat que la partie requ\u00e9rante sub 2) aurait contract\u00e9 aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)d\u2019un montant de 7.500.000 DKK, soit 1.025.000,-euros, en date du 17 octobre 2006, au titre duquel elle est aujourd\u2019hui mise en cause dans le cadre d\u2019une action judiciaire diligent\u00e9e le 14 mars 2013 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)au Danemark, convention de pr\u00eat qu\u2019elle n\u2019aurait jamais sign\u00e9e et dont elle n\u2019aurait jamais re\u00e7u les fonds, -que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)solliciterait au Danemark la mise en liquidation personnelle de la partie requ\u00e9rante sub 1) au motif qu\u2019elle serait d\u00e9faillante concernant le remboursement d\u2019un acte d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab R\u00e9it\u00e9ration de pr\u00eat et affectation hypoth\u00e9caire \u00bb souscrit le 18 novembre 2006, -que la partie requ\u00e9rante sub 2) aurait sign\u00e9 la convention de pr\u00eat du 17 octobre 2006 au lieu et place de son \u00e9pouse, sans aucun pouvoir, ni procuration, ni autorisation de cette derni\u00e8re, -que le pr\u00eat litigieux constituerait un pr\u00eat personnel conclu dans le cadre des relations d\u2019affaires que la partie requ\u00e9rante sub 2) aurait entretenues avec les \u00e9tablissements bancairesSOCIETE2.)etSOCIETE3.)A\/S, mais il ne s\u2019agirait en aucun cas d\u2019un pr\u00eat souscrit pour les besoins du m\u00e9nage des requ\u00e9rants ; que la partie requ\u00e9rante sub 1) n\u2019aurait jamais re\u00e7u les fonds y relatifs, -que les fonds y relatifs n\u2019auraient d\u2019ailleurs que transit\u00e9 sur le compte de la partie requ\u00e9rante sub 2), -que par cons\u00e9quent, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ne pourrait faire valoir aucune cr\u00e9ance \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la partie requ\u00e9rante sub 1) et ne serait pas fond\u00e9e \u00e0 demander la mise en liquidation personnelle au Danemark de la partie requ\u00e9rante sub1), -que le pr\u00e9judice en r\u00e9sultant pour la partie requ\u00e9rante sub 1) est \u00e9valu\u00e9 sous toutes r\u00e9serves \u00e0 la somme de 1.025.000,-euros, -que la partie requ\u00e9rante sub 2) sollicite le remboursement d\u2019une cr\u00e9ance d\u2019un montant de 5.500.000,-DKK, -qu\u2019elle aurait contract\u00e9 par l\u2019interm\u00e9diaire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.)ApS un pr\u00eat aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)A\/S d\u2019une somme en principal d\u2019un montant de 135.000.000,-DKK, destin\u00e9e \u00e0 l\u2019acquisition duSOCIETE5.)en vue de la r\u00e9alisation d\u2019un projetimmobilier consistant dans la construction d\u2019un METRO SUPERSTORE, -que le 16 mai 2007, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE6.), soci\u00e9t\u00e9 que la partie requ\u00e9rante sub 2) aurait acquise par le biais de sa soci\u00e9t\u00e9 holdingSOCIETE7.)ApS, aurait conclu aupr\u00e8s de l\u2019\u00e9tablissementbancaireSOCIETE2.)un pr\u00eat suppl\u00e9mentaire de 50.000.000,-DKK, dont seule la somme de 44.500.000 DKK aurait \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e sur le compte d\u2019exploitation deSOCIETE6.), -que le 24 mai 2007, l\u2019\u00e9tablissement bancaireSOCIETE2.)aurait \u00e9mis une facture d\u2019un montant de 5.500.000,-DKK, qui aurait \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9e par virement effectu\u00e9 par le pr\u00e9dit \u00e9tablissement bancaire, sans aucun accord pr\u00e9alable de la part de la partie requ\u00e9rante sub 2), -que l\u2019accord pass\u00e9 le 23 f\u00e9vrier 2007 entreSOCIETE3.)A\/S et la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE6.)ne permettrait \u00e0SOCIETE3.)A\/S de recevoir une participation aux b\u00e9n\u00e9fices qu\u2019en cas de vente ou de cession de la propri\u00e9t\u00e9 duSOCIETE5.), -que dans la mesure o\u00f9 il n\u2019y aurait eu aucune vente, ni aucune cession dela propri\u00e9t\u00e9 duSOCIETE5.), les \u00e9tablissements bancairesSOCIETE3.)A\/S et<\/p>\n<p>4 SOCIETE2.)n\u2019auraient pas eu le droit de percevoir une quelconque participation aux b\u00e9n\u00e9fices, -que le 20 f\u00e9vrier 2012, \u00e0 la demande de l\u2019autorit\u00e9 de tutelleSOCIETE8.)A\/S venantaux droits deSOCIETE3.)A\/S, plac\u00e9e sous tutelle, la partie requ\u00e9rante sub 2) aurait \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e en liquidation judiciaire \u00e0 la suite du d\u00e9faut de paiement dans le projet immobilier. Parce jugement du15 juillet 2016, le tribunal d\u2019arrondissement a: -dit la demande d\u2019PERSONNE2.)et dePERSONNE4.)recevable en la forme,et,avant tout autre progr\u00e8s en cause, -invit\u00e9PERSONNE2.)etPERSONNE4.)\u00e0 verser en cause : les jugements ayant prononc\u00e9 leurs faillites personnelles, en premi\u00e8re instance et en instance d\u2019appel,ainsi que le jugement de la commissiond\u2019appel relatif \u00e0 la demande d\u2019PERSONNE2.)tendant \u00e0 voir obtenir un effet suspensif de la faillite, le tout avec la traduction conforme, le jugement ayant prononc\u00e9 la faillite de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE6.),avec la traduction conforme, -invit\u00e9 les parties \u00e0 prendre position quant \u00e0 l\u2019\u00e9ventuelle autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e desdits jugements et leurs implications quant aux demandes dont est actuellement saisi le Tribunal, -invit\u00e9 les parties \u00e0 fournir des renseignements au Tribunal quant \u00e0 la question de savoir si des jugements de condamnation ont \u00e9t\u00e9 rendus entre les parties en rapport avec lesmontants actuellement en cause, -invit\u00e9 les demandeurs \u00e0 fournir des renseignements quant aux points suivants : si le curateur de la faillite de la requ\u00e9rante sub 1) a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure lanc\u00e9e par la requ\u00e9rante sub 1) ; s\u2019il existe un comit\u00e9 des cr\u00e9anciers dans les faillites prononc\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9gard des demandeurs ; si la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a d\u00e9pos\u00e9 des d\u00e9clarations de cr\u00e9ance dans le cadre de ces faillites et quelle suite leur a \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9e; si les demandeurs ont formul\u00e9 dans le cadre de leurs proc\u00e9dures de faillite respective des revendications concernant les montants actuellement invoqu\u00e9s par eux devantle Tribunal et quelle suite a \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 ces revendications ; -invit\u00e9 les demandeurs \u00e0 conclure quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 de leurs demandes en condamnation au vu de l\u2019article 136 in fine du Bankruptcy Act, -invit\u00e9 les demandeurs \u00e0 verser en int\u00e9gralit\u00e9 lerapport d\u2019expertise de l\u2019expert graphologue PerF ANDERSEN du 17 octobre 2006, -refix\u00e9 l\u2019affaire pour continuation des d\u00e9bats. Par un jugement rendu le 15 novembre 2019, le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, a, avant toutautre progr\u00e8s en cause: -invit\u00e9PERSONNE2.)\u00e0 verserla d\u00e9cision de cl\u00f4ture de sa faillite personnelle, ensemble avec sa traduction, -invit\u00e9PERSONNE2.)\u00e0 verser,le cas \u00e9ch\u00e9ant, une traduction conforme de la d\u00e9cision de nomination de Ma\u00eetre John SOMMER SCHMIDT en tant que curateur de sa faillite,<\/p>\n<p>5 -r\u00e9serv\u00e9 pour le surplus. Par un jugement rendu le 12 f\u00e9vrier 2021, le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, a: -d\u00e9clar\u00e9 irrecevable la demande d\u2019PERSONNE2.), -d\u00e9clar\u00e9 irrecevable la demande dePERSONNE4.), -re\u00e7u la demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en la forme, -l\u2019a dit irrecevable pour autant que dirig\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre dePERSONNE4.), -l\u2019a dit recevable et fond\u00e9e pour autant que dirig\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre d\u2019PERSONNE2.), -condamn\u00e9PERSONNE2.)\u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)le montant de 1.505.317,32 euros avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 compter du 3 juillet 2018 jusqu\u2019\u00e0 solde, -dit non fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire, -dit non fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en remboursement des frais et honoraires d\u2019avocat, -dit non fond\u00e9es les demandes d\u2019PERSONNE2.)et dePERSONNE4.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, -dit non fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour autant que dirig\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre de PERSONNE4.), -dit fond\u00e9e \u00e0 concurrence de 1.000,-euros la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour autant que dirig\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre d\u2019PERSONNE2.), -condamn\u00e9PERSONNE2.)\u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)le montant de 1.000,-euros sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, -condamn\u00e9PERSONNE2.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance intent\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)et enaordonn\u00e9la distraction au profit de Ma\u00eetre Albert MORO qui l\u2019a demand\u00e9e, affirmant en avoir fait l\u2019avance, -fait masse des frais et d\u00e9pens de l\u2019instance entrePERSONNE4.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), lesamis\u00e0 concurrence de la moiti\u00e9 \u00e0 charge de PERSONNE4.), d\u2019une part, et de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), d\u2019autre part, et ena ordonn\u00e9la distraction au profit de Ma\u00eetre Albert MORO, avocat \u00e0 la Cour concluant qui la demande, affirmant en avoir fait l\u2019avance. Proc\u00e9dure Par exploit d\u2019huissier du 4 mai 2021,PERSONNE2.)a relev\u00e9 appel contre le jugementdu 12f\u00e9vrier 2021. En ordre principal, elle demande \u00e0 voir d\u00e9clarer le jugement entrepris nul pour d\u00e9faut demotivation pour ce qui est de la condamnation au paiement du montant de 1.505.317,32 euros. En ordre subsidiaire, elle demande, par r\u00e9formation du jugement entrepris, que sademande soitd\u00e9clar\u00e9e recevableet que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)soit condamn\u00e9e \u00e0 luipayer le montant de 250.000,-euros \u00e0 titre de dommages et int\u00e9r\u00eats en raison du pr\u00e9judice subi du fait de sa mise en faillite personnelle au Danemark.<\/p>\n<p>6 Elle sollicite que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)soit d\u00e9bout\u00e9e de sa demande reconventionnelle, sinon qu\u2019ellesoit r\u00e9duite \u00e0 de plus justes proportions. Elle demande d\u00e8s lors \u00e0 \u00eatre d\u00e9charg\u00e9e de toutes les condamnations intervenues\u00e0 son encontreen premi\u00e8re instance et elle requiert que l\u2019arr\u00eat \u00e0 intervenir soit assorti de l\u2019ex\u00e9cution provisoire. Elle requiert,sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, l\u2019allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000,-euros pour la premi\u00e8re instance ainsi que l\u2019allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure du m\u00eame montant pour l\u2019instance d\u2019appel. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)demande \u00e0 voir d\u00e9clarer l\u2019appel irrecevable pour ne pas avoir \u00e9t\u00e9 intent\u00e9 contre le jugement interlocutoire du 15 juillet 2016. En ordre subsidiaire, elle demande que l\u2019appel soit d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9 et que le jugement entrepris soit confirm\u00e9 en sonint\u00e9gralit\u00e9. Elle sollicite l\u2019allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 10.000,-euros sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile pour l\u2019instance d\u2019appel ainsi que la condamnation de la partie appelante aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, avec distraction au profit de son avocat \u00e0 la Cour concluant, affirmant en avoir fait l\u2019avance. L\u2019instruction a \u00e9t\u00e9 cl\u00f4tur\u00e9e par ordonnance 21 f\u00e9vrier 2023 et les mandataires des parties ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s que l\u2019affaire est renvoy\u00e9e devant la Cour \u00e0l\u2019audience des plaidoiries du 24 mai 2023. Les parties ont pris des conclusions r\u00e9capitulatives. Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 586 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, la Cour ne prendra en consid\u00e9ration pour rendre son arr\u00eat que les derni\u00e8res conclusions r\u00e9capitulatives de chaque partie. Quant \u00e0 larecevabilit\u00e9 de l\u2019appel La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)soul\u00e8ve l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019appel pour ne pas avoir \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9 contre le jugement interlocutoire du 15 juillet 2016. Elle expose qu\u2019en pr\u00e9sence de jugement(s)avant dire droit, il peut \u00eatre n\u00e9cessaire de relever appel de ce(s) jugement(s) avec le jugement qui ouvre la voie de l\u2019appel. Tel serait le cas si le jugement avant dire droit porte dans ses motifs une appr\u00e9ciation sur certains points que l\u2019appelant veutfaire r\u00e9examiner par la juridiction d\u2019appel. Si seul le dispositif est consid\u00e9r\u00e9 pour savoir si le droit d\u2019appel imm\u00e9diat au sens des articles 579 et 580 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile existe, les motifs seraient pris en consid\u00e9ration pour appr\u00e9ciersi ces jugements avant dire droit ne produisent pas \u00e0 l\u2019\u00e9gard de certains points l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e. D\u00e8s lors, si l\u2019appelant veut rediscuter ces points en instance d\u2019appel, il devraitobligatoirement relever appel du jugement qui contient les motifs. Si l\u2019appel est seulement dirig\u00e9 contre le jugement d\u00e9finitif, le contenu du jugement ant\u00e9rieur ne pourraitpas \u00eatre discut\u00e9.<\/p>\n<p>7 La jurisprudence justifierait cette r\u00e8gle par le fait que l\u2019\u00e9tendue de l\u2019effet d\u00e9volutif est limit\u00e9e \u00e0 un double point de vue. D\u2019une part, la Cour d\u2019appel ne pourrait conna\u00eetre que des questions qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 examin\u00e9es par les juges de premi\u00e8re instance. D\u2019autre part,son examen ne pourrait porter que sur les chefs du jugement qui lui sont d\u00e9f\u00e9r\u00e9s par la d\u00e9claration d\u2019appel. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)soutient que les jugements avant dire droit des 15 juillet 2016 et 15 novembre 2019 ne constituerait ni des jugements d\u00e9finitifs, ni des jugements mixtes et elle en d\u00e9duit que seul le jugement du 12 f\u00e9vrier 2021 aurait ouvert le droit d\u2019appel. PERSONNE2.)n\u2019aurait pas interjet\u00e9 appel des jugements interlocutoires mais viseraitdans son exploit d\u2019huissier du4 mai 2021 le seul jugement du 12 f\u00e9vrier 2021 pour critiquerle fait que ce dernier a d\u00e9clar\u00e9 son action irrecevable au regard de la force de la chose jug\u00e9e attach\u00e9e au jugement du 31 mars 2014 rendu par le Tribunal Maritime et Commercial de Copenhague et \u00e0 l\u2019arr\u00eat du8septembre 2014 rendu par la Cour r\u00e9gionale de l\u2019Est deDanemark. Elle invoquerait plus sp\u00e9cifiquement un d\u00e9fautde motivation du jugementa quosur cette question, sinon que la valeur de chose jug\u00e9e des d\u00e9cisions danoises n\u2019aurait pas pu avoir une telle influence sur la recevabilit\u00e9 de son action au Luxembourg. La partie intim\u00e9e consid\u00e8re que le jugement du 15 juillet 2016 serait le soutien n\u00e9cessaire et logique au jugement d\u00e9finitifdu 12 f\u00e9vrier 2021.Dans les motifs du jugement du 15 juillet 2016, les juges de premi\u00e8re instance auraient explicitement retenu que les d\u00e9cisions danoises seraient \u00e9minemment importantes pour la solution du litige leur soumis en raison du lien \u00e9troit entre la cr\u00e9ancede la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)et lamise en faillite personnelle d\u2019PERSONNE2.)au Danemark. Par jugement du 15 juillet 2016, les juges de premi\u00e8re instance auraient sollicit\u00e9 la communication des d\u00e9cisions danoises\u00abafin de permettre au Tribunal de savoir si et dans quelle mesure les juridictions danoises se sont d\u00e9j\u00e0 prononc\u00e9es sur les cr\u00e9ancescontest\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)et invoqu\u00e9es dans le cadre de la pr\u00e9sente instance, respectivement sur le bien-fond\u00e9 des revendications actuelles des demandeurs\u00bb. A cela s\u2019ajouterait que le tribunal aurait invit\u00e9 les parties \u00e0\u00abprendre position quant \u00e0 l\u2019\u00e9ventuelle autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e desdits jugements et leurs implications par rapport aux demandes dont est actuellement saisi le Tribunal\u00bb. D\u00e8s le jugement du 15 juillet 2016, le tribunal aurait donc retenu dans les motifs de sa d\u00e9cision que dans le cadre de l\u2019affaire pendante au Luxembourg, l\u2019effet de chose jug\u00e9e des d\u00e9cisions danoises ne saurait \u00eatre remis en cause. Il s\u2019agirait d\u00e8s lors d\u2019un point de droit tranch\u00e9 par le tribunal, de sorte qu\u2019PERSONNE2.)aurait d\u00fb diriger son appel \u00e9galementcontre le jugement du 15 juillet 2016. La sanction de cette omission serait l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019appel du 4 mai 2021. PERSONNE2.)conclut \u00e0 la recevabilit\u00e9 de son appel au motif que par jugement interlocutoire du 15 juillet 2016, les premiers juges n\u2019auraient que<\/p>\n<p>8 sollicit\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments compl\u00e9mentaires et ils n\u2019auraient statu\u00e9 sur aucun des \u00e9l\u00e9ments du diff\u00e9rend qui leur \u00e9tait soumis. Contrairement aux affirmations de la partie intim\u00e9e, il n\u2019existerait aucune r\u00e8gle proc\u00e9durale au Grand-Duch\u00e9 de Luxembourgqui conditionnerait la recevabilit\u00e9 de l\u2019appel dirig\u00e9 \u00e0 l\u2019encontre d\u2019un jugement d\u00e9finitif imm\u00e9diatement appelable \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de relever en m\u00eame temps appel contre le ou les jugements interlocutoires qui l\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9. PERSONNE2.)soutient finalementque la sanction de ne pas avoir relev\u00e9 appel contre le jugement du 15 juillet 2016 consisterait dans l\u2019impossibilit\u00e9 de rediscuter le contenu du jugement en question. Or les premiers juges n\u2019auraient pas port\u00e9 la moindre appr\u00e9ciation sur des points qu\u2019elle voudrait faire r\u00e9examiner en instance d\u2019appel, de sorte que le raisonnement men\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) serait d\u00e9pourvu de toute pertinence et son appel serait recevable. Appr\u00e9ciation Le moyen d\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019appel soulev\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)base sur l\u2019affirmation que\u00abd\u00e8s le jugement du 15 juillet 2016, le tribunal aurait retenu dans les motifs de sa d\u00e9cision que dans le cadre de l\u2019affaire pendante au Luxembourg, l\u2019effet de chose jug\u00e9e des d\u00e9cisions danoises ne saurait \u00eatre remisen cause\u00bb. Pour v\u00e9rifier le bien-fond\u00e9 de cette all\u00e9gation, il convient de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 la page 12 du jugement du 15 juillet 2016 et de citer lespassagessuivants: \u00abDans la mesure o\u00f9 il ressort du r\u00e9cit des demandeurs que leurs faillites personnellesont \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9es en raison de demandes de paiement \u00e9manant de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)S.\u00e0 r.l. et de l\u2019\u00e9tablissement bancaireSOCIETE3.)A\/S portant sur les montants actuellement en cause devant le Tribunal et que leurs faillitespersonnelles sont, d\u2019apr\u00e8s leurs explications, intimement li\u00e9es aux montants actuellement r\u00e9clam\u00e9s par eux, les demandeurs sont, avant tout autre progr\u00e8s en cause, invit\u00e9s \u00e0 verser les jugements pr\u00e9cit\u00e9s, afin de permettre au Tribunal de savoir si et dansquelle mesure les juridictions danoises se sont d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 prononc\u00e9es sur les cr\u00e9ances contest\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.\u00e0 r.l. et invoqu\u00e9es dans le cadre de la pr\u00e9sente instance, respectivement sur le bien-fond\u00e9 des revendications actuelles des demandeurs, de m\u00eame que le jugement de faillite de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE6.), le tout avec la traduction conforme. Par ailleurs, les parties sont invit\u00e9es \u00e0 prendre position quant \u00e0 l\u2019\u00e9ventuelle autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e desdits jugements et leurs implications par rapport aux demandes dont estactuellement saisi le Tribunal. Les parties sont \u00e9galement invit\u00e9es \u00e0 fournir des renseignements au Tribunal quant \u00e0 la question de savoir si des jugements de condamnation ont \u00e9t\u00e9 rendus entre les parties en rapport avec les montants actuellement en cause\u00bb. Contrairement aux affirmations faites par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), les premiers juges ne se sont prononc\u00e9s sur aucun \u00e9l\u00e9ment du litige leur soumis, mais ils se sont<\/p>\n<p>9 content\u00e9s de solliciter les pi\u00e8ces auxquelles les parties ont fait r\u00e9f\u00e9rence dans leurs conclusions et ils ont demand\u00e9 un compl\u00e9ment d\u2019instruction sur une question de droit susceptible de se poser en l\u2019esp\u00e8ce. Le moyen tir\u00e9 de l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019appel pour ne pas avoir interjet\u00e9 appel contre le jugement du15 juillet 2016 n\u2019est pas fond\u00e9, motif pris que l\u2019affirmation factuelle \u00e0 l\u2019appui du moyen n\u2019est pas donn\u00e9e. L\u2019appel du 4 mai 2021, interjet\u00e9 dans les d\u00e9lai et formes pr\u00e9vues par la loi, est d\u00e8s lors recevable, le jugement du 12 f\u00e9vrier 2021 ayant fait l\u2019objet d\u2019une signification \u00e0PERSONNE2.)en date du 21 juin 2021. Quant \u00e0 la demande en annulation du jugementdu 12 f\u00e9vrier 2021 PERSONNE2.)invoque l\u2019article 89 de la Constitution et l\u2019article 249, alin\u00e9a 1 er du Nouveau Code de proc\u00e9dure civileetdemande l\u2019annulation du jugement entrepris pour d\u00e9faut de motivation. Elle reproche aux premiers juges d\u2019avoirtois\u00e9 le litige leur soumis en se basant exclusivement sur l\u2019appr\u00e9ciation adopt\u00e9e par les juges danois dans leurs jugements quant \u00e0 la question de savoir si elle est ou non \u00e0 consid\u00e9rer comme cod\u00e9bitrice solidaire du contrat de pr\u00eat du 17 octobre 2016. Ainsi le tribunal se serait born\u00e9 \u00e0\u00abrenvoyer aux arguments tant en droit qu\u2019en fait adopt\u00e9s par d\u2019autres juges, sans analyser le litige sous l\u2019angle des faits et des pi\u00e8ces soumises \u00e0 son appr\u00e9ciation\u00bb. En se fondant sur de simples affirmations tir\u00e9es desd\u00e9cisions danoises, les magistrats ayant si\u00e9g\u00e9 en premi\u00e8re instance ne permettaient pas de v\u00e9rifier sur quels \u00e9l\u00e9ments de fait ils se seraient bas\u00e9s pour tirer leurs conclusions. En ne fournissant aucune motivation qui leur soit propre, les premiers juges auraient rendu un jugement d\u00e9pourvu de motifs et le jugement en question devrait encourir l\u2019annulation. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)soutient qu\u2019une d\u00e9cision judiciaire serait r\u00e9guli\u00e8re en la forme d\u00e8s lors qu\u2019elle comporterait une motivation expresse ou implicite, f\u00fbt- elle incompl\u00e8te ou vici\u00e9e, sur le point consid\u00e9r\u00e9. Une telle absence de motivation existerait notamment l\u00e0 o\u00f9 il serait possible de suivre le cheminement du raisonnement ayant conduit \u00e0 la solution donn\u00e9e par les juges de premi\u00e8re instance. Tel ne serait pas le cas en l\u2019esp\u00e8ce au motif que les premiers juges auraient pris le soin de relever que les parties s\u2019accordent \u00e0 dire que la demande de mise en faillite personnelle diligent\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 l\u2019encontre d\u2019PERSONNE2.)trouve sa cause dans le pr\u00eat du 17 octobre 2016 et qu\u2019PERSONNE2.)a, pour \u00e9viter sa mise en faillite au Danemark, oppos\u00e9 des moyens similaires \u00e0 ceux invoqu\u00e9s dans le cadre de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>10 Apr\u00e8s avoir \u00e9cart\u00e9 la fin de non-recevoir tir\u00e9e de l\u2019autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e et d\u00e9velopp\u00e9 le concept de la chose jug\u00e9e,les premiers juges ont retenu que la question de savoir siPERSONNE2.)est cod\u00e9bitrice solidaire du contrat de pr\u00eat du 17 octobre 2016 a \u00e9t\u00e9d\u00e9finitivementtranch\u00e9e par les juridictions danoises. Etant donn\u00e9 que la demande d\u2019PERSONNE2.)en allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e9taitfond\u00e9e sur la pr\u00e9misse quel\u2019appelante n\u2019est pas cod\u00e9bitrice solidaire du pr\u00eat, le tribunal d\u2019arrondissement n\u2019avait pas \u00e0 aller plus loin pour d\u00e9bouter PERSONNE2.)de ses pr\u00e9tentions. Comme le jugement entrepris comporterait une motivation compl\u00e8te, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)demande \u00e0 voir d\u00e9clarer l\u2019appel non fond\u00e9 en ce qu\u2019il tend \u00e0 l\u2019annulation du jugement du 12 f\u00e9vrier 2021. Appr\u00e9ciation L\u2019article 89 de la Constitution et l\u2019article 249 duNouveau Code de proc\u00e9dure civiledisposent que les jugements doivent \u00eatre motiv\u00e9s. Par ailleurs,la motivation suffisante est consid\u00e9r\u00e9e par la jurisprudence constante et notoire de la Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme comme un corollaire indispensable du proc\u00e8s \u00e9quitable de l\u2019article 6.Il est g\u00e9n\u00e9ralement admis que la motivation de la d\u00e9cision doit \u00eatre circonstanci\u00e9e et ne laisser aucun doute sur le fondement juridique. Le juge doit d\u00e8s lors s\u2019expliquer sur les \u00e9l\u00e9ments de fait de l\u2019affaire (Cour d\u2019appel, 30 janvier 2013, n\u00b038066 du r\u00f4le). Apr\u00e8s avoirrappel\u00e9 les pr\u00e9tentions et moyens des parties, le tribunal a d\u00e9cid\u00e9 en premier lieuqu\u2019PERSONNE2.)a capacit\u00e9 et int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir en justice motif pris que le dessaisissement du failli en faveur du curateur cesse avec la cl\u00f4ture de la faillite. Apr\u00e8s avoir fait des d\u00e9veloppements quant \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e des d\u00e9cisions danoises, les premiers juges se sont prononc\u00e9s comme suit: \u00abLes d\u00e9cisions judiciaires danoises du 31 mars 2014 (jugement du Tribunal Maritime et Commercial de Copenhague) et du 8 septembre 2014 (arr\u00eat de la Cour r\u00e9gionale de l\u2019\u00c9tat du Danemark) ont donc un objet diff\u00e9rent de lapr\u00e9sente instance et ne sauraient d\u00e8s lors avoir autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e au sens de l\u2019article 1351 du Code civil par rapport \u00e0 la demande dePERSONNE1.)dont se trouve actuellement saisi le Tribunal. Il convient toutefois de souligner que, m\u00eame si une \u00e9ventuelle fin de non- recevoir tir\u00e9e de l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e ne saurait \u00eatre accueillie en l\u2019esp\u00e8ce, en l\u2019absence de la triple condition de l\u2019identit\u00e9 de partie, de cause et d\u2019objet, cela ne permet pas pour autant \u00e0PERSONNE1.)de remettre en cause cequi a \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement jug\u00e9 par les juridictions danoises. Etant partie au jugement du 31 mars 2014 rendu par le Tribunal Maritime et Commercial de Copenhague et \u00e0 l\u2019arr\u00eat du 8 septembre 2014 rendu par la Cour r\u00e9gional de l\u2019Est du Danemark, ces d\u00e9cisions ont valeur de chose jug\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE1.).<\/p>\n<p>11 Dans le langage courant les expressions \u00ab autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e \u00bb et \u00ab chose jug\u00e9e \u00bb sont souvent utilis\u00e9es comme synonymes, mais d\u2019un point de vue juridique, elles ne recouvrent pas les m\u00eames notions. Le terme \u00ab autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e \u00bb est en principe employ\u00e9 pour renvoyer \u00e0 la fin de non-recevoir tir\u00e9e de l\u2019article 1351 du Code civil, qui a une finalit\u00e9 purement proc\u00e9durale. Par contre, la notion de \u00ab chose jug\u00e9e \u00bb doit \u00eatre comprise comme l\u2019objet, le r\u00e9sultat du jugement. Le livre \u00ab Vocabulaire juridique \u00bb deSOCIETE9.)donne une d\u00e9finition exacte de l\u2019expression de \u00ab chose jug\u00e9e \u00bb : \u00ab ce qui a \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9 par le juge pour mettre fin \u00e0 une contestation \u00bb. Il s\u2019agit donc du contenu d\u00e9cisionnel du jugement, qui figure principalement dans son dispositif, mais auquel il y a lieu de rattacher les motifs d\u00e9cisoires qui en sont le soutien n\u00e9cessaire. Ce contenu d\u00e9cisionnel du jugement est \u00e9galement appel\u00e9 \u00ab efficacit\u00e9 substantielle \u00bb, ou \u00ab chose d\u00e9cid\u00e9e \u00bb pour mieux le distinguer de l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e. L\u2019effet substantiel d\u2019un jugement, c\u2019est la modification de la situation de droit substantiel des parties qu\u2019il provoque. Le jugement, la chose jug\u00e9e est une norme qui vient modifier l\u2019ordonnancement juridique. Cet effet substantiel se d\u00e9compose en un effet constitutif et un effet novateur. Un effet constitutif, car tout jugement porteur d\u2019effets substantiels modifie les droits des parties. Un effet novateur, ensuite, car \u00e0 la r\u00e8gle se trouve substitu\u00e9e une d\u00e9cision. Allant plus loin dans l\u2019analyse de cet effet substantiel, il a encore \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 qu\u2019il se caract\u00e9risait essentiellement par la force obligatoire du jugement \u00e0 l\u2019\u00e9gard des parties et son opposabilit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard des tiers. L\u2019efficacit\u00e9 substantielle du jugement se distingue donc clairement de l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e qui n\u2019a qu\u2019une fonction proc\u00e9durale : \u00e9viter le recommencement de l\u2019action d\u00e9j\u00e0 jug\u00e9e. (voir Encyclop\u00e9die DALLOZ, R\u00e9pertoire de Proc\u00e9dure civile, chose jug\u00e9e, n\u00b018 et suivants) Or, une fois les voies de recours suspensives cl\u00f4tur\u00e9es, le contenu d\u2019une d\u00e9cision de justice se trouve solidement ancr\u00e9 dans l\u2019ordonnancement juridique, il devient irr\u00e9vocable. Le stade de l\u2019irr\u00e9vocabilit\u00e9 traduit une consolidation certaine de la chose jug\u00e9e. (L\u2019irr\u00e9vocabilit\u00e9 de la chose jug\u00e9e en droit priv\u00e9, PERSONNE5.), Presses universitaires d\u2019Aix-Marseille, 2008, n\u00b0579). Le contenu d\u2019une d\u00e9cision de justice irr\u00e9vocable s\u2019impose donc aux parties et ne saurait ainsi faire l\u2019objet d\u2019une remise en cause, m\u00eame indirecte. (Encyclop\u00e9die Dalloz, R\u00e9pertoire de Proc\u00e9dure civile, \u00ab chose jug\u00e9e \u00bb, n\u00b0238). Pour s\u2019opposer \u00e0 sa mise en liquidation devant les juridictions danoises, PERSONNE1.)a fait valoir, tout comme elle le fait dans la pr\u00e9sente instance, ne pas avoir valablement souscrit au contrat de pr\u00eat du 17 octobre 2006 avec la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.). Certains moyens y soulev\u00e9s parPERSONNE1.)sont r\u00e9it\u00e9r\u00e9s devant le Tribunal de c\u00e9ans, \u00e0 savoir l\u2019absence de procuration valable en faveur dePERSONNE3.)\u00e0 d\u00e9faut de signature valable et l\u2019absence de remise des fonds pr\u00eat\u00e9s.<\/p>\n<p>12 Dans son jugement du 31 mars 2014, le Tribunal Maritime et Commercial de Copenhague a toutefois retenu ce qui suit : \u00abObservations du Tribunal : Le Tribunal des faillites trouve suffisamment \u00e9tabli qu\u2019PERSONNE2.)doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme cod\u00e9bitrice solidaire pour le contrat de pr\u00eat conclu. Nonobstant les oppositions form\u00e9es sur la procuration [\u2026],PERSONNE2.)n\u2019a remis en cause ni le contrat conclu \u00e0 l\u2019occasion de la conclusion devant notaire du contrat hypoth\u00e9caire concernant l\u2019immeubleADRESSE3.), ni le \u00ab Amendment Agreement \u00bb du 5 octobre 2007. La d\u00e9bitrice n\u2019a pas d\u00e9montr\u00e9 que le pr\u00eat n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 conclu avec responsabilit\u00e9 personnelle, ni que la responsabilit\u00e9 avait cess\u00e9 par suite d\u2019un manque de renouvellements suppl\u00e9mentaires ou de prescription [\u2026], ni par suite du versement du pr\u00eat sur l\u2019ancien compte dePERSONNE6.)\u00e0 laSOCIETE3.)[\u2026] et non pas aux deux d\u00e9biteurs, ni par suite du paiement ou de la compensation \u00e0 l\u2019occasion d\u2019engagements pris avec la banque regardantPERSONNE6.)ou des soci\u00e9t\u00e9s contr\u00f4l\u00e9es par celui-ci, ainsi qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 conclu lors de l\u2019action intent\u00e9e au Luxembourg en 2013 [\u2026]. Le fait que le contrat de pr\u00eat contient une clause attributive de comp\u00e9tence en faveur de Luxembourg et le fait que le contrat est soumis au droit luxembourgeois ne signifient pas qu\u2019une assignation en liquidation ne puisse pas \u00eatre demand\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre de la d\u00e9bitrice devant le tribunal de son domicile au Danemark, de m\u00eame que l\u2019instance en cours\u2013intent\u00e9e apr\u00e8s la demande d\u2019ouverture de la proc\u00e9dure de faillite\u2013selon les renseignements disponibles, y compris sur la demande reconventionnelle et la demande en indemnit\u00e9, ne devrait pas emp\u00eacher le d\u00e9roulement de l\u2019affaire de faillite, ni signifier que cette affaire soit remise jusqu\u2019\u00e0 la d\u00e9cision du tribunal de Luxembourg. L\u2019ensemble des conditions de la faillite \u00e9tant remplies, le Tribunal dispose que : L\u2019assignation en liquidation \u00e0 l\u2019encontre d\u2019PERSONNE2.)est recevable. L\u2019heure et la date fix\u00e9es pour le jugement pronon\u00e7ant la faillite seront notifi\u00e9es aux avocats des parties. \u00bb (pi\u00e8ce n\u00b0 22 de Ma\u00eetre MORO). En instance d\u2019appel devant la Cour r\u00e9gionale de l\u2019Est du Danemark, PERSONNE1.)a maintenu n\u2019avoir sign\u00e9 ni le contrat de pr\u00eat, ni la procuration \u00e0 PERSONNE3.)et a fait valoir que les dispositions imp\u00e9ratives de droit fran\u00e7ais en mati\u00e8re de pr\u00eat immobilier n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es. Ladite Cour a rejet\u00e9 l\u2019appel dePERSONNE1.)et a partant confirm\u00e9 la d\u00e9cision de premi\u00e8re instance en faisant valoir que \u00ab pour les raisons invoqu\u00e9es par le Tribunal des faillites, et \u00e9tant donn\u00e9 ce quia \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9 devant la Cour r\u00e9gionale ne peut mener \u00e0 d\u2019autres r\u00e9sultats, la Cour r\u00e9gionale admet que les conditions de la faillite sont remplies \u00bb. (pi\u00e8ce n\u00b0 23 de Ma\u00eetre MORO).<\/p>\n<p>13 Il est \u00e9galement admis que les jugements \u00e9trangers font foi jusqu\u2019\u00e0 preuvedu contraire de leur contenu et produisent tous leurs effets. Ils b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une esp\u00e8ce de reconnaissance \u00ab Prima facie \u00bb qu\u2019une d\u00e9cision ancienne fait d\u00e9river de la r\u00e8gle \u00ab locus regit actum \u00bb. Du moins font-ils preuve des faits qu\u2019ils retiennent. Ilr\u00e9sulte de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que les juridictions danoises ont retenu sans \u00e9quivoque quePERSONNE1.)devait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme cod\u00e9bitrice solidaire aux termes du contrat de pr\u00eat du 17 octobre 2006 et de l\u2019acte notari\u00e9 de r\u00e9it\u00e9ration de pr\u00eat et affectationhypoth\u00e9caire du 18 novembre 2006. Ils ont donc n\u00e9cessairement estim\u00e9 quePERSONNE1.)avait bel et bien sign\u00e9 le contrat de pr\u00eat. Cet \u00e9tat de choses s\u2019impose au Tribunal de c\u00e9ans qui ne saurait se prononcer une nouvelle fois sur la question sans remettreen cause les d\u00e9cisions judiciaires danoises. Il est en effet admis que les juridictions d\u2019un Etat ne sont pas autoris\u00e9es \u00e0 proc\u00e9der \u00e0 une r\u00e9vision au fond des d\u00e9cisions judiciaires d\u2019un autre Etat. Les d\u00e9cisions fran\u00e7aises vers\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)mentionnent \u00e9galementPERSONNE1.)etPERSONNE3.)en tant qu\u2019\u00e9poux comme d\u00e9biteurs au titre de l\u2019acte notari\u00e9 du 18 novembre 2006 (pi\u00e8ces n\u00b0 25 et 26 de Ma\u00eetre MORO). Le Tribunal de Grande Instance de Grasse avait \u00e9t\u00e9 saisi selon exploit d\u2019huissier du 29juin 2009 parPERSONNE1.)etPERSONNE3.)d\u2019un recours en nullit\u00e9 et irrecevabilit\u00e9 des actes de nantissement pratiqu\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)sur les parts sociales qu\u2019ils d\u00e9tiennent dans la SCISOCIETE10.). Il y a lieu de constater que ni en premi\u00e8reinstance, ni en instance d\u2019appel devant la Cour d\u2019appel d\u2019Aix-en-Provence,PERSONNE1.)n\u2019a-t-elle contest\u00e9e \u00eatre d\u00e9bitrice du pr\u00eat accord\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)en date du 17 octobre 2006 et r\u00e9it\u00e9r\u00e9 par acte notari\u00e9 du 18 novembre 2006.PERSONNE1.)et PERSONNE3.)ont en effet uniquement fait valoir des moyens de nature proc\u00e9durale. Ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9bout\u00e9s tant en premi\u00e8re instance qu\u2019en instance d\u2019appel. Le Tribunal estime en sus quePERSONNE1.)ne saurait plus actuellement opposer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)l\u2019absence de droit et de titre, au motif que la cr\u00e9ance issue du pr\u00eat du 17 octobre 2006 aurait \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9e aux soci\u00e9t\u00e9s SOCIETE3.)A\/S etSOCIETE11.)P\/F selon un acte intitul\u00e9 \u00ab MASTER AGREEMENT-LEGAL PRIVILEGE \u00bb dat\u00e9 du 7 avril 2010 (pi\u00e8ce n\u00b0 19 de Ma\u00eetre STACKLER). Force est en effet de constater quePERSONNE1.)n\u2019a pas soulev\u00e9 ce moyen devant les instances judiciaires danoises concernant sa mise en faillite personnelle. A titre superf\u00e9tatoire, le Tribunal constate que ledit \u00ab MASTER AGREEMENT \u2013LEGAL PRIVILEGE \u00bb contient, entre autres, une clause pr\u00e9voyant sous condition la cession du pr\u00eat du 17 octobre 2006 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)aux soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE3.)A\/S etSOCIETE11.)P\/F, d\u00e9nomm\u00e9es \u00ab EIK \u00bb.Il stipule ainsi ce qui suit :<\/p>\n<p>14 \u00ab \u201cVA Loan\u201d means a EUR 1.025.000 term loan agreement dated 17 October 2006 as amended by an amendment agreement no. 1 dated 5 October 2007 betweenSOCIETE2.)as lender, and each ofPERSONNE7.)andPERSONNE1.) as borrowers. [\u2026] 6 Transfer of the VA Loanto EIK 6.1. Transfer of the VA Loan to EIK. Unless EIK files a petition for the bankruptcy of Sydporten and\/orPERSONNE7.)on or prior to 3 May 2010, EIK shall, on 3 May 2010, automatically and without need for any further notice acquire the VA Loan (included accrued interests) from Pillar, including any and all ofSOCIETE1.)\u2019S rights, benefits and obligations thereunder. If the VA Loan is transferred to EIK pursuant to this Claude 6.1, EIK shall at such time notify Vagn PERSONNE8.)andPERSONNE1.)of thetransfer in the form of Exhibit 9 hereto andSOCIETE1.)shall, if instructed by EIK, issue, and procure that BH issues, and deliver to EIK a statement in the form of Exhibit 10 hereto. 6.2 No transfer of VA Loan if bankruptcy petition. If EIK files a petition for the bankruptcy ofSOCIETE6.)and\/orPERSONNE7.)on or prior to 3 May 2010, the VA Loan shall not be transferred to EIK. \u00bb Or, il r\u00e9sulte du jugement de faillite du 14 juin 2010 concernant la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE6.)que celle-ci a \u00e9t\u00e9 assign\u00e9e en liquidation en date du 3 mai 2010 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)(pi\u00e8ce n\u00b0 1 d\u2019une farde de 6 pi\u00e8ces de Ma\u00eetre STACKLER). Il y a partant lieu d\u2019admettre que, conform\u00e9ment aux stipulations du \u00ab MASTER AGREEMENT -LEGAL PRIVILEGE \u00bb, la cession de cr\u00e9ance en faveur des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE3.)etSOCIETE11.)ne s\u2019est pas mat\u00e9rialis\u00e9e, la condition pour se faire ne s\u2019\u00e9tant pas r\u00e9alis\u00e9e.PERSONNE1.)etPERSONNE3.) n\u2019\u00e9tablissent ni m\u00eame n\u2019all\u00e8guent d\u2019ailleurs avoir re\u00e7u notification d\u2019une telle cession conform\u00e9ment aux stipulations du contrat. Le moyen tir\u00e9 parPERSONNE1.)tenant \u00e0 l\u2019absence de droit, respectivement de titre dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)est partant \u00e0 rejeter pour \u00eatre non fond\u00e9. Eu \u00e9gard aux d\u00e9cisions judiciaires danoise et fran\u00e7aise qui ont retenu la qualit\u00e9 de cod\u00e9bitrice solidaire dePERSONNE1.)au titre du pr\u00eat du 17 octobre 2006, il y a lieu de d\u00e9clarer irrecevables tant sa demande tendant \u00e0 voir dire qu\u2019elle n\u2019est pas d\u00e9bitrice \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)que sa demande subs\u00e9quente en allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats\u00bb. C\u2019est par une motivation longue et exhaustive que les premiers juges sont arriv\u00e9s \u00e0 la conclusion queles d\u00e9cisions danoises pr\u00e9cit\u00e9es ont valeur dechose jug\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019PERSONNE2.)et que cette derni\u00e8re ne saurait, dans le cadre de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure,remettre en cause sa qualit\u00e9 de cod\u00e9bitrice de la convention de pr\u00eat du 17 octobre 2016.<\/p>\n<p>15 Le moyen tir\u00e9 de l\u2019absence, voire de l\u2019insuffisance, demotivation n\u2019est d\u00e8s lors pas fond\u00e9. Le reproche tir\u00e9 de la confusion par les premiers juges entre les concepts de l\u2019autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e et de force de chose jug\u00e9e ne constitue pas un moyen susceptible de mener \u00e0 une annulation du jugement, mais touche le fond de l\u2019affaire et pourrait justifier, le cas \u00e9ch\u00e9ant, une r\u00e9formation du jugement. Il r\u00e9sulte de l\u2019ensemble de ces d\u00e9veloppements que l\u2019appel principal n\u2019est pas fond\u00e9 et qu\u2019il n\u2019y a pas lieu \u00e0 annulation du jugement entrepris. Quant \u00e0 la demande en r\u00e9formation du jugement entrepris 1\/Lesdemandes formul\u00e9es parPERSONNE2.) PERSONNE2.)reproche aux premiers juges d\u2019avoir retenu que lejugement rendu le 31 mars 2014 par le Tribunal Maritime et Commercial de Copenhague et l\u2019arr\u00eat rendu le 8septembre 2014 par la Cour r\u00e9gionale de l\u2019Est de Danemark (ci- apr\u00e8s les d\u00e9cisions danoises)ont force de chose jug\u00e9e et qu\u2019elle ne saurait plus remettre en questionsa qualit\u00e9 de cod\u00e9biteur solidaire de la convention de pr\u00eat du 17 octobre 2016. La partieappelanteestimeque la \u00abchose jug\u00e9e\u00bb ne saurait \u00eatre tenue pour une v\u00e9rit\u00e9 absolue alors qu\u2019elle pourrait \u00eatre soumise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve d\u2019un nouvel examen par d\u2019autres juges susceptibles aussi bien de confirmer que d\u2019infirmer la premi\u00e8re d\u00e9cision. D\u00e8s lors,aucune fin de non-recevoir ne saurait \u00eatre oppos\u00e9e \u00e0sa demandeen raisonde la chose jug\u00e9e. Elle se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 un arr\u00eat de la Cour de cassation fran\u00e7aise du 22 janvier 2004 et soutient que la chose jug\u00e9e n\u2019aurait lieu qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9gard de ce qui a fait l\u2019objetd\u2019un jugement et a \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9 dans son dispositif. Or,les juridictions danoises auraient \u00e9t\u00e9 appel\u00e9es \u00e0 trancher la question de savoir si les conditions de la faillite \u00e9taient r\u00e9unies dans son chef. La question de savoir si elle \u00e9tait ou non cod\u00e9biteur solidaire de la convention de pr\u00eat du 17 octobre 2016 n\u2019aurait constitu\u00e9 qu\u2019une question accessoire \u00e0 laquelle les juridictions danoises auraient apport\u00e9 une r\u00e9ponse. Les effets de la chose jug\u00e9e ne concerneraient que la solution du litige qui \u00e9tait soumis \u00e0 l\u2019examen du juge et doncde factode ce qui a fait l\u2019objet d\u2019un jugement et qui a \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9 dans son dispositif. A contrario, les effets de la chose jug\u00e9e ne concerneraient pas ce qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9 dans le dispositif, de sorte que la port\u00e9e mat\u00e9rielle de la chose jug\u00e9e ne s\u2019appliquerait qu\u2019au dispositif pr\u00e9vu d\u2019unjugement. PERSONNE2.)consid\u00e8re que les motifsd\u00e9cisoires sur lesquels statueune juridictionne sauraient en aucun cas faire l\u2019objet de la chose jug\u00e9e.Les motifs<\/p>\n<p>16 pourraient d\u00e8s lors \u00eatre remis en cause dans le cadre d\u2019un litige dont l\u2019objet serait diff\u00e9rent, comme en l\u2019esp\u00e8ce. Ellerappelle qu\u2019elle n\u2019entend pas remettre en cause le prononc\u00e9 de la faillite personnelle dont elle a fait l\u2019objet, mais bien sa qualit\u00e9 de cocontractante au titre du contrat de pr\u00eat litigieux du 17 octobre 2006. Elle en d\u00e9duit que sur cette base, le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg \u00e9tait tenu de statuer sans tenir compte de ce qu\u2019a d\u00e9cid\u00e9 le tribunal danois qui a lui-m\u00eame statu\u00e9 sans tenir compte de ce qu\u2019aurait pu d\u00e9cider le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg. En d\u00e9clarant sa demande irrecevable au motif de la chose jug\u00e9e sans analyser le fond du litige, la d\u00e9cision entreprise devrait encourir la r\u00e9formation. La chose jug\u00e9e concernerait exclusivement lamise enfaillite. Le m\u00eame raisonnement vaudrait pour les d\u00e9cisions fran\u00e7aises. Les juridictions fran\u00e7aises auraient \u00e9t\u00e9 saisies par les consortsPERSONNE8.)d\u2019un recours en nullit\u00e9 et irrecevabilit\u00e9 des actes de nantissement pratiqu\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)sur les parts sociales d\u00e9tenues par les consortsPERSONNE8.)dans la soci\u00e9t\u00e9 civile immobili\u00e8reSOCIETE10.). La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)demande la confirmation du jugement entrepris dans la mesure o\u00f9 les premiers juges auraient fait une correcte application du concept de la chose jug\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sente esp\u00e8ce. Dans la motivation de son acte d\u2019appel,PERSONNE2.)s\u2019adonnerait \u00e0 une confusion persistante entre le concept de \u00abl\u2019autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e\u00bb et celui de la \u00abchose jug\u00e9e\u00bbau sens de l\u2019efficacit\u00e9 substantielle du jugement. La partie intim\u00e9e soutient qu\u2019en aucun cas la question de la qualit\u00e9 de cod\u00e9bitrice solidaire d\u2019PERSONNE2.)n\u2019aurait constitu\u00e9 qu\u2019une question accessoire \u00e0 la d\u00e9cision danoise de mise en faillite au motif qu\u2019il serait constant en cause que la faillite n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e que sur base de la seule cr\u00e9ance de la Banque.Si la proc\u00e9dure de faillite avait \u00e9t\u00e9 ouverte en raison d\u2019autres cr\u00e9ances, alors il ne saurait y avoir un quelconque lien de causalit\u00e9 entre le fait d\u2019\u00eatre cod\u00e9bitrice de la convention de pr\u00eat du 17 octobre 2006 et l\u2019ouverture de la proc\u00e9dure collective. En l\u2019esp\u00e8ce, ce serait le constat de la qualit\u00e9 de cod\u00e9bitrice qui aurait conditionn\u00e9 la mise en faillite d\u2019PERSONNE2.). La chose jug\u00e9e au sens de l\u2019efficacit\u00e9 substantielle du jugement couvrirait d\u00e8s lors la question de la qualit\u00e9 de cod\u00e9bitrice solidaire du pr\u00eat. Appr\u00e9ciation C\u2019est \u00e0 juste titre que les premiers juges ont \u00e9nonc\u00e9 le principe selon lequel l\u2019effet substantiel d\u2019un jugement est la modification de la situation de droit substantiel des parties qu\u2019il provoque.<\/p>\n<p>17 Une fois cl\u00f4tur\u00e9es les voiesde recours, le contenu d\u2019une d\u00e9cision de justice se trouve solidement ancr\u00e9 dans l\u2019ordonnancement juridique. Dans un arr\u00eatPERSONNE9.)contre Roumanie du 28 octobre 1999, la Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme aconsid\u00e9r\u00e9 que\u00abl\u2019un des \u00e9l\u00e9ments fondamentaux de la pr\u00e9\u00e9minence du droit est le principe de s\u00e9curit\u00e9 des rapports juridiques qui veut entre autres que la solution donn\u00e9e de mani\u00e8re d\u00e9finitive \u00e0 tout litige par les tribunaux ne soit pas remise en cause\u00bb. Les jurisprudences cit\u00e9es par la partieappelante ne sontpas pertinentes, soit pour \u00eatre sorties de leur contexte, soit pour concerner la notion de l\u2019autorit\u00e9 de chose jug\u00e9e. La qualit\u00e9 de cod\u00e9bitrice solidaire d\u2019PERSONNE2.)de la convention de pr\u00eat du 17 octobre 2006 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement tranch\u00e9e par les d\u00e9cisions danoises aux termes d\u2019un d\u00e9bat contradictoire. M\u00eame si cette d\u00e9cision ne figure pasdans le dispositif des d\u00e9cisions danoises et que les juridictions danoises se sont content\u00e9es de prononcer, voire de confirmer, l\u2019\u00e9tat de faillite d\u2019PERSONNE2.), toujours est-il que la question de la mise en faillite et celle de la qualit\u00e9 de cod\u00e9bitrice du pr\u00eat sontcompl\u00e8tement indissociables dans la mesure o\u00f9 la faillite n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e \u00e0l\u2019initiative desoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 d\u00e9faut del\u2019existence d\u2019unecr\u00e9ancedans le chef de cette derni\u00e8re. L\u2019imp\u00e9ratif de stabilit\u00e9 de la chose jug\u00e9e justifie l\u2019absence de r\u00e9examen de la qualit\u00e9 de cod\u00e9biteur solidaire d\u2019PERSONNE2.)de la convention de pr\u00eat du 17 octobre 2016. C\u2019est d\u00e8s lors \u00e0 bon droitet pour des motifs que la Cour adopte et fait siens que les juges de premi\u00e8re instance ont d\u00e9clar\u00e9 irrecevablestant la demande d\u2019PERSONNE2.)tendant \u00e0 voir dire qu\u2019elle n\u2019est pas d\u00e9bitrice \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)que sa demande subs\u00e9quente en allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats, qui \u00e9tait bas\u00e9e sur la pr\u00e9misse que la partie appelante ne soit pas cod\u00e9bitrice solidaire de la convention de cr\u00e9dit du 17 octobre 2006. 2\/La demande formul\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) Compte tenu du fait que la qualit\u00e9 de cod\u00e9bitriced\u2019PERSONNE2.)du pr\u00eat du 17 octobre 2006 est acquise, il y a lieu de faire abstraction des d\u00e9veloppements faits en ordre subsidiairede part et d\u2019autre au sujet de cette question, de sorte que la Cour est amen\u00e9e, dans le cadre de la demande formul\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), de se prononcer sur la seule question du quantumde la cr\u00e9ance. PERSONNE2.) La partie appelante conteste lequantumde la cr\u00e9anceau motif que la cr\u00e9ance invoqu\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ne serait pas certaine, liquide et exigible. Elle soutient que la Banque se contenterait de verser un document intitul\u00e9 \u00abExtrait des comptes au 27 juin 2018 des \u00e9poux Andersen\u00bb, extrait qui lui serait<\/p>\n<p>18 compl\u00e8tement incompr\u00e9hensibledans la mesure o\u00f9 elle n\u2019arriverait pas \u00e0 comprendre, ni \u00e0 v\u00e9rifier,\u00ables \u00e9critures en frais et lesautres int\u00e9r\u00eatsmis en compte\u00bb. A cela s\u2019ajouterait que lesextraitsde compte ne constitueraientpas un d\u00e9compte actualis\u00e9, de sorte qu\u2019elle serait \u00e0 ce jour \u00abdans l\u2019impossibilit\u00e9 de d\u00e9terminer au centime pr\u00e8s le montant de la pr\u00e9tendue cr\u00e9ance r\u00e9clam\u00e9e par l\u2019adversaire, ni quelle est sa source et \u00e0 quoi correspondent les augmentations,frais et int\u00e9r\u00eats mis en compte et s\u2019ils r\u00e9sultent d\u2019un contrat dont les conditions auraient \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9es par l\u2019appelante\u00bb. Elle estime qu\u2019il r\u00e9sulterait de l\u2019article 1315 du Code civilque\u00abnul ne peut se constituer une preuve \u00e0 soi-m\u00eame\u00bb et elle en d\u00e9duit que les extraits de compte constituent des pi\u00e8ces unilat\u00e9rales \u00e9tablies par la Banque d\u00e9pourvues de toute force probante. Par ailleurs,PERSONNE2.)soutient que la Banque aurait dispos\u00e9 de s\u00fbret\u00e9s pour garantir le pr\u00eat qui\u00absembleraient\u00bbavoir \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9es sans que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)n\u2019en ait tenu compte dans la d\u00e9termination du montant finalement red\u00fb. Elleaffirme encore\u00abqu\u2019il semblerait que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE12.) [SOCIETE2.)] a fait pratiquer \u00e0 tort des actes de nantissement judiciaires des parts sociales appartenant alors \u00e0 l\u2019appelante et \u00e0 MonsieurPERSONNE8.)dans la soci\u00e9t\u00e9 de droit fran\u00e7aisSOCIETE10.)\u00bb. Elle reproche \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)de ne pas avoir rapport\u00e9 depi\u00e8ce probante pour d\u00e9montrer \u00abqu\u2019elle n\u2019a pas ex\u00e9cut\u00e9 le nantissement, de sorte que la cr\u00e9ance qu\u2019elle r\u00e9clame n\u2019est pas \u00e0 ce stade de la proc\u00e9dure liquide\u00bb. La partie appelante rappelle que le contrat de pr\u00eat du 17 octobre 2006 a \u00e9t\u00e9 garanti par unehypoth\u00e8que conventionnelle sur une propri\u00e9t\u00e9 immobili\u00e8re situ\u00e9e \u00e0F-ADRESSE4.), appartenant \u00e0PERSONNE10.)etPERSONNE4.). Elle soutient \u00abqu\u2019il semblerait que suite \u00e0 une proc\u00e9dure de saisie immobili\u00e8re, l\u2019intim\u00e9e s\u2019est retrouv\u00e9e adjudicataire de l\u2019immeuble sis ADRESSE5.), F-ADRESSE6.)alors appartenant pour moiti\u00e9 \u00e0 la concluante par l\u2019effet d\u2019un jugement du 1 er juin 2012\u00bb. Il appartiendrait d\u00e8s lors \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)d\u2019\u00e9tablir le sort de cette propri\u00e9t\u00e9 qui aurait un impact \u00e9vident sur le montant de la cr\u00e9ance r\u00e9clam\u00e9e. PERSONNE2.)estime qu\u2019il y aurait lieu soit de diminuer la cr\u00e9ancede la Banquedu montant du prix de revente, soit d\u2019\u00e9valuer le prix de l\u2019immeuble \u00e0 ce jour dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 la propri\u00e9t\u00e9 serait toujours entre les mains de la partie intim\u00e9e. A supposer que la Banque ait effectivement ex\u00e9cut\u00e9 l\u2019hypoth\u00e8que, \u00abladite ex\u00e9cution viole le contrat de pr\u00eat du 17 octobre 2006 et plus particuli\u00e8rement l\u2019article intitul\u00e9Garantie\u00bb.<\/p>\n<p>19 PERSONNE2.)consid\u00e8re que la valeur immobili\u00e8re du bien, \u00e9valu\u00e9e suivant rapport d\u2019expertise du12 septembre 2006au montant de1.600.000,-euros, aurait d\u00fb permettre \u00e0 la Banquede recouvrer sa cr\u00e9ance. D\u00e8s lors, la Banque aurait failli \u00e0 ses obligations contractuelles en c\u00e9dant l\u2019immeuble \u00e0 vil prix. Si elle avait ex\u00e9cut\u00e9 l\u2019hypoth\u00e8que conform\u00e9ment au contrat de pr\u00eat du 17 octobre 2016, elle aurait pu recouvrer l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 desa cr\u00e9ance.En proc\u00e9dant de la sorte, elle aurait manqu\u00e9 \u00e0 son obligation de mod\u00e9rer son dommage. PERSONNE2.)soutient \u00abqu\u2019il y a lieu de retenir que la partie intim\u00e9e a commis un abus de droit et entra\u00eenede factosa responsabilit\u00e9 contractuelle \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la partie concluante qui se r\u00e9serve tous droits, actions, moyens contre la partie intim\u00e9e\u00bb. Elle en d\u00e9duit que la cr\u00e9ance invoqu\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) ne serait pas certaine. Elle conclut qu\u2019il appartiendrait, avant tout autre progr\u00e8s,\u00e0 la Courde fixer la valeur r\u00e9elle de la propri\u00e9t\u00e9ex aequo et bono. Elleconsid\u00e8reencore que \u00absi la Cour devait admettre une cr\u00e9ance au profit de l\u2019intim\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre d\u2019PERSONNE2.), il y a lieu de la r\u00e9duire \u00e0 l\u2019aune de l\u2019incurie deSOCIETE1.)\u00bb. LaBanque n\u2019aurait effectu\u00e9 aucune d\u00e9marche pour ex\u00e9cuter diligemment les garanties donn\u00e9es et elle serait rest\u00e9e totalement inerte pendant des ann\u00e9es pour tenter de recouvrer sa pr\u00e9tendue cr\u00e9ance. Afin de proc\u00e9der \u00e0 une diminution de la cr\u00e9ance all\u00e9gu\u00e9e, elle demande \u00e0 voir enjoindre \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)de produire\u00abtous les documents relatifs aux voies d\u2019ex\u00e9cutions men\u00e9es en vue du recouvrement du pr\u00eat litigieux et la finalit\u00e9 de ces derni\u00e8res ainsi que les montants obtenus et\/ou l\u2019\u00e9valuation des biens conserv\u00e9s au titre des voies d\u2019ex\u00e9cution pratiqu\u00e9es\u00bb. PERSONNE2.)expose que\u00absi condamnation il devait y avoir, celle-ci devra n\u00e9cessairement \u00eatre limit\u00e9e \u00e0 la diff\u00e9rence existant au moment de l\u2019ex\u00e9cution de la garantie entre le montant principal d\u00fb \u00e0cette p\u00e9riode, diminu\u00e9 du montant de la garantie ex\u00e9cut\u00e9e et les int\u00e9r\u00eats du pr\u00eat devront \u00eatre calcul\u00e9s sur le montant restant d\u00fb apr\u00e8s cette d\u00e9duction, de sorte que la somme de 1.505.317,32 euros pour laquelle la condamnation a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e n\u2019est pas due\u00bb. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) La partie intim\u00e9e soutient que les contestations \u00e9mises parPERSONNE2.)au sujet du quantum de la cr\u00e9anceseraient d\u00e9pourvues de toute pertinence. Le montant de 1.505.317,32 euros se v\u00e9rifierait ais\u00e9ment \u00e0 l\u2019appui des extraits de comptedes consortsPERSONNE8.), lesquels, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 13 du contrat de pr\u00eat, feraient preuve des montants dus. La Banque se r\u00e9f\u00e8re aux articles 6 \u00e0 8 du contrat de pr\u00eat et explique que le montant se composerait du principal de 1.025.000 du pr\u00eat, augment\u00e9 des int\u00e9r\u00eats de retard stipul\u00e9s contractuellement.<\/p>\n<p>20 Les extraits de comptevers\u00e9s en pi\u00e8ce num\u00e9ro 11seraient tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9s et la partie intim\u00e9e ne saurait raisonnablement se retrancher derri\u00e8re une pr\u00e9tendue incompr\u00e9hension de cettepi\u00e8ce pour se soustraire \u00e0 son obligation de paiement. Le montant, la dur\u00e9e et le taux d\u2019int\u00e9r\u00eat du pr\u00eat seraientrenseign\u00e9s de mani\u00e8re extr\u00eamement d\u00e9taill\u00e9e, de sorte que toutes les informations auraient \u00e9t\u00e9 \u00e0 la disposition de la partie appelante pour formuler une contestation pr\u00e9cise et circonstanci\u00e9e du montant r\u00e9clam\u00e9. Le pr\u00eat aurait d\u00fb \u00eatre rembours\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9ch\u00e9ance du 1 er novembre 2008de sorte que sa cr\u00e9ance serait certaine, liquide et exigible. La Banque admet que deux garanties s\u00e9curisaient le remboursement du pr\u00eat, \u00e0 savoir une hypoth\u00e8que conventionnelle de premier rang et un nantissement judiciaire des parts sociales appartenant aux consortsPERSONNE8.)dans la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aiseSOCIETE10.). Concernant la premi\u00e8re garantie, la Banque soutient que l\u2019hypoth\u00e8que prise sur le bien immobilier situ\u00e9 \u00e0ADRESSE7.)aurait \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e le 1 er juin 2012 et que l\u2019immeuble aurait \u00e9t\u00e9 adjug\u00e9 pour le montant de 400.000,-euros. Ce montant aurait d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9duit de la dette d\u2019PERSONNE2.), tel que celar\u00e9sulterait de l\u2019extrait de compte vers\u00e9 en pi\u00e8ce num\u00e9ro11-4. L\u2019adjudication se serait faite sous le contr\u00f4le d\u2019unjuge de l\u2019ex\u00e9cution et il faudrait d\u00e8s lors consid\u00e9rer le montant de 400.000,-euros comme valeur v\u00e9nale de l\u2019immeuble, tel que celar\u00e9sulterait du jugement d\u2019adjudication du 1 er juin 2012. Elle soutient qu\u2019une \u00e9ventuelle revente de l\u2019immeuble n\u2019impacterait pas le prix de cette adjudication, tout comme il ne serait pas non plus pertinent de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation de l\u2019immeuble dix ansapr\u00e8s cette adjudication. Elle conteste toute obligation dans son chef d\u2019atteindre un prix d\u00e9termin\u00e9 lors d\u2019une adjudication. Lui imputer une telle obligation serait contraire aux principes \u00e9l\u00e9mentaires du droit des s\u00fbret\u00e9s et du r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ral des obligations. Concernant le nantissement sur parts sociales, la Banque soutient ne pas avoir ex\u00e9cut\u00e9 ce nantissement et qu\u2019elle ne saurait \u00eatre contrainte de rapporter une preuve n\u00e9gative. Dans la mesure o\u00f9 les parts sociales seraient la propri\u00e9t\u00e9 des consortsPERSONNE8.), la partie appelante devrait savoir que cette garantie n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e. Cette absence d\u2019ex\u00e9cution des titres nantis s\u2019expliquerait par une absence d\u2019actifs au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE10.). Quant \u00e0 la demande en production de documents, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) estime que cette demande serait irrecevable, sinon non fond\u00e9e. L\u2019appelante n\u2019\u00e9noncerait pas avec pr\u00e9cision quels documents elle souhaite voir produits, \u00e9tant observ\u00e9 qu\u2019il serait totalement obscur \u00e0 quoi renvoie un \u00abdocument relatif\u00e0 la finalit\u00e9 d\u2019une voie d\u2019ex\u00e9cution\u00bb, respectivementune \u00ab\u00e9valuation d\u2019un bien conserv\u00e9 au titre d\u2019une voie d\u2019ex\u00e9cution\u00bb.<\/p>\n<p>21 Par ailleurs, il n\u2019existerait aucun document se rattachant \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution du nantissement alors qu\u2019il n y\u2019aurait pas eu ex\u00e9cutionde cette garantie. Enfin, toutes les pi\u00e8ces pertinentes auraient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 vers\u00e9es spontan\u00e9ment par la Banque, de sorte qu\u2019il n\u2019existerait aucun autre document qui puisse \u00eatre pertinent pour la solution du litige. La partie intim\u00e9e demande \u00e0 voir d\u00e9clarerl\u2019appel non fond\u00e9 et \u00e0 confirmer le jugement entrepris en ce qu\u2019il a condamn\u00e9PERSONNE2.)au paiement du montant de 1.505.317,32 euros, avec les int\u00e9r\u00eatsau taux l\u00e9gal\u00e0 partir du 3 juillet 2018 jusqu\u2019\u00e0 solde. Appr\u00e9ciation L\u2019article 13 du contrat de pr\u00eat du 17 octobre 2016, intitul\u00e9 \u00ab13.ACCOUNTS AS EVIDENCE\u00bb est de la teneur suivante: \u00abAccounts maintained by the Bank in connection herewith shall constitute prima facie evidence of sums owing to the Bank hereunder in the absence of manifest error\u00bb. Pour justifier sa cr\u00e9ance portant sur le montant de 1.505.317,32 euros, la Banque verse, en pi\u00e8ces num\u00e9ros 11-1 \u00e0 11-4,les extraits de comptedes consorts PERSONNE8.)au 27 juin 2018, qui sont tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9s quant auxfrais, taux d\u2019int\u00e9r\u00eatetdiff\u00e9rentestranches des int\u00e9r\u00eats. Contrairement aux affirmations de la partie appelante, ces extraits ne sont pas d\u00e9pourvus d\u2019effetprobatoire alors que les parties ont contractuellement stipul\u00e9 le contraire. Il appartient d\u00e8s lors \u00e0PERSONNE2.)de rapporter la preuve que les extraits de compte contiennent une erreur manifeste. Force est de constater que la partie appelante se borne \u00e0 contester les extraits de compte mais qu\u2019elle ne fournit pas la moindre critique quant aux \u00e9critures y renseign\u00e9es. A d\u00e9faut d\u2019avoir formul\u00e9 le moindre reproche en ce sens, il faut consid\u00e9rer que les extraits ne sont pas affect\u00e9s d\u2019une erreur manifeste et que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)a rapport\u00e9 la preuve que le montant de sa cr\u00e9ance s\u2019\u00e9l\u00e8ve au montant de 1.505.317,32euros. La question de savoir si la Banque aurait d\u00fb communiquer un d\u00e9compte actualis\u00e9 est sans pertinence, motif pris que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a fourni tous les \u00e9l\u00e9ments pour justifier sa demande alors qu\u2019ellea arr\u00eat\u00e9 le montant de sa cr\u00e9ance au 27 juin2018, date d\u2019\u00e9mission des extraitsde compte, et qu\u2019elle demande quelemontantde 1.505.317,32 euros soitmajor\u00e9 des int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de la demande en justice du 3 juillet 2018 jusqu\u2019\u00e0 solde.<\/p>\n<p>22 PERSONNE2.)demande que le montant de 1.505.317,32 euros soit r\u00e9duit des montants r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s par la Banque dans le cadre de la r\u00e9alisation des garanties. L\u2019article 1315 du Code civil dispose que: \u00abCelui qui r\u00e9clame l\u2019ex\u00e9cution d\u2019une obligation, doit la prouver. R\u00e9ciproquement, celui qui se pr\u00e9tendlib\u00e9r\u00e9, doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l\u2019extinction de son obligation\u00bb. Il appartient d\u00e8s lors \u00e0PERSONNE2.)de rapporter la preuve qu\u2019il y a eu extinction partielle de son obligation de payer. Etant donn\u00e9 que les titres qui ont fait l\u2019objet du nantissement appartiennent \u00e0 PERSONNE2.)et \u00e0PERSONNE4.), la partie appelante devrait savoir s\u2019il y a eu ex\u00e9cution de la garantie ou non. LaBanque soutient qu\u2019elle n\u2019a pas ex\u00e9cut\u00e9 le nantissement au motif que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE10.)ne disposerait pas d\u2019actifs. Les r\u00e8gles communes \u00e0 l\u2019obtention des pi\u00e8ces d\u00e9tenues par un tiers et \u00e0 la production des pi\u00e8ces d\u00e9tenues par une partie figurent aux articles 284 et 285 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, propres au domaine des pi\u00e8ces d\u00e9tenues parun tiers, mais que l\u2019article 288 rend applicable \u00e0 la situation o\u00f9 les pi\u00e8ces sont d\u00e9tenues par une partie au litige. Quatre conditions sont n\u00e9cessaires pour qu\u2019il puisse \u00eatre fait droit \u00e0 la demande tendant \u00e0 ce que le juge enjoigne la communication oula production de pi\u00e8ces : -la pi\u00e8ce sollicit\u00e9e doit \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e avec pr\u00e9cision, -l\u2019existence de la pi\u00e8ce doit \u00eatre vraisemblable, -la d\u00e9tention de la pi\u00e8ce par le d\u00e9fendeur \u00e0 l\u2019incident doit \u00eatre vraisemblable, -la pi\u00e8ce sollicit\u00e9e doit \u00eatrepertinente pour la solution du litige (voir Thierry Hoscheit, Le droit judiciaire priv\u00e9 au Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg, \u00e9dition 2019, n\u00b0724et725). La partie appelante demande d\u2019enjoindre \u00e0 la partie intim\u00e9e de \u00abproduiretous les documents relatifs aux voies d\u2019ex\u00e9cutions men\u00e9es en vue du recouvrement du pr\u00eat litigieux et la finalit\u00e9 de ces derni\u00e8res ainsi que les montants obtenus et\/ou l\u2019\u00e9valuation des biens conserv\u00e9s au titre des voies d\u2019ex\u00e9cution pratiqu\u00e9es\u00bb. La premi\u00e8re des conditions ci-avant \u00e9num\u00e9r\u00e9es n\u2019est pas donn\u00e9e motif pris qu\u2019PERSONNE2.)reste en d\u00e9faut de pr\u00e9ciser les pi\u00e8ces dont elle souhaite avoir communication. M\u00eame \u00e0 admettre, pour les besoins de la discussion, que la premi\u00e8re condition soit donn\u00e9e, il n\u2019est pas vraisemblable qu\u2019il existeune pi\u00e8ce documentant la r\u00e9alisation de la garantie alors que la Banque affirme ne pas avoir ex\u00e9cut\u00e9 le nantissement.La deuxi\u00e8me condition n\u2019est pas non plus donn\u00e9e. PERSONNE2.)est d\u00e8s lors \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande de communication forc\u00e9e de pi\u00e8ces.<\/p>\n<p>23 Concernant l\u2019hypoth\u00e8que consentie sur le bien immobilier situ\u00e9 \u00e0 ADRESSE7.), il r\u00e9sulte d\u2019un jugement rendu le 1 er juin 2012 par le juge de l\u2019ex\u00e9cution pr\u00e8s du Tribunal de Grande Instance d\u2019Avesnessur Helpeque suite \u00e0 la carence d\u2019ench\u00e8res, l\u2019immeuble enquestion\u00aba \u00e9t\u00e9 adjug\u00e9 aux charges et conditions reprises au cahier des conditions de vente, outre les frais, moyennant le prix principal de 400.000\u20ac (quatre cents mille euros) \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00bb. Les interrogations d\u2019PERSONNE2.)quant \u00e0 la r\u00e9alisation de la garantiesont vaines dans la mesure o\u00f9 il r\u00e9sulte clairement du jugement ci-avant cit\u00e9 que l\u2019immeuble a fait l\u2019objet d\u2019une adjudication publique au prix de 400.000,-euros. Ses d\u00e9veloppements tendant \u00e0 d\u00e9montrer que la Banque a manqu\u00e9 \u00e0 son obligation contractuelle en c\u00e9dant l\u2019immeuble \u00e0 vil prix et qu\u2019elle a failli \u00e0 son obligation de mod\u00e9rer son dommage sont d\u00e9pourvus de pertinence motif pris que ces reproches, \u00e0 les supposer \u00e9tablis, ne sont, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019une quelconque demande en allocationde dommages et int\u00e9r\u00eatsy aff\u00e9rente, pas de nature \u00e0 tenir en \u00e9chec la demande de la Banque en remboursement du pr\u00eat. Il r\u00e9sulte des extraits de compte vers\u00e9s en pi\u00e8ce num\u00e9ro 11 que la Banque a d\u00e9duit le fruit de la r\u00e9alisation de la garantie, soit le montant de 400.000,-euros, de la dette des consortsPERSONNE8.), de sorte que la demande en production forc\u00e9e de pi\u00e8ces est \u00e0 rejeter pour s\u2019av\u00e9rer non pertinente pour la solution du litige, outre le fait qu\u2019elle ne remplit pas non plus la condition de pr\u00e9cision ci-avant expos\u00e9e. La garantie \u00e9tant r\u00e9alis\u00e9e sous contr\u00f4le judiciaire, soit en bonne et due forme, il importe peu de savoir ce que l\u2019adjudicataire a fait de cet immeuble au motif que la r\u00e9alisation de la garantie s\u2019est achev\u00e9e au moment de l\u2019adjudication. PERSONNE2.)est d\u00e8s lors \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande tendant \u00e0 voir diminuer la cr\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)d\u2019un \u00e9ventuel prix de reventede l\u2019immeuble. Pour les m\u00eames raisons, il n\u2019y a pas non plus lieu \u00e0 \u00e9valuation de l\u2019immeuble \u00ab\u00e0 ce jour\u00bb. La demande en r\u00e9duction de la cr\u00e9ance \u00ab\u00e0 l\u2019aune de l\u2019incurie de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)\u00bb est \u00e9galement \u00e0 rejeter au motif que la partie appelante ne justifie pas sur quelle base l\u00e9gale ce reproche, \u00e0 le supposer \u00e9tabli, puisse mener \u00e0 une r\u00e9duction de sa dette. Il r\u00e9sulte de l\u2019ensemble des d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent que l\u2019appel n\u2019est pas fond\u00e9 et que le jugement entrepris est \u00e0 confirmer en toute sa teneur. Quant aux demandes accessoires Au vu du sort r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 son acte d\u2019appel,PERSONNE2.)est \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de 5.000,-euros sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile alors qu\u2019il est de principe que la partie qui succombe ne saurait b\u00e9n\u00e9ficier de ces dispositions.<\/p>\n<p>24 La demande dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile est fond\u00e9e alors qu\u2019il serait in\u00e9quitable de laisser les frais non compris dans les d\u00e9pens \u00e0 sacharge. Il y a lieu de luiallouer \u00e0 ce titre la somme de 2.500,-euros. PAR CES MOTIFS: la Cour d\u2019appel, septi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8recivile,statuant contradictoirement, re\u00e7oit l\u2019appel; le dit non fond\u00e9; confirme le jugementnum\u00e9roNUMERO3.)du 12 f\u00e9vrier 2021 en toute sa teneur; d\u00e9boutePERSONNE1.)de ses pr\u00e9tentions sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile; condamnePERSONNE1.)\u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE1.)une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500,-euros; condamnePERSONNE1.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, avec distraction au profit dela soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple CLIFFORD CHANCE, affirmant en avoir fait l\u2019avance.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-7-civil\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-7-civil\/20240827-190650\/20230714-ca7-cal-2021-00586-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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