{"id":616988,"date":"2026-04-20T05:21:08","date_gmt":"2026-04-20T03:21:08","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-juillet-2023-n-2022-00589-2\/"},"modified":"2026-04-20T05:21:11","modified_gmt":"2026-04-20T03:21:11","slug":"cour-superieure-de-justice-5-juillet-2023-n-2022-00589-2","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-juillet-2023-n-2022-00589-2\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 5 juillet 2023, n\u00b0 2022-00589"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0100\/23\u2013VII-CIV Audience publique ducinq juilletdeux millevingt-trois Num\u00e9roCAL-2022-00589du r\u00f4le. Composition: Jean ENGELS, pr\u00e9sident de chambre; Nadine WALCH, conseiller; Fran\u00e7oise SCHANEN, conseiller; Andr\u00e9 WEBER,greffier. E n t r e : 1)lesyndicat des copropri\u00e9tairesde la R\u00e9sidenceALIAS1.), sise \u00e0 L- ADRESSE1.), repr\u00e9sent\u00e9 par son syndic actuellement en fonctions, la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- ADRESSE2.), immatricul\u00e9e auregistre decommerce et dessoci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions, 2)la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- ADRESSE1.), immatricul\u00e9e auregistre decommerce et dessoci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, partiesappelantesaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice suppl\u00e9ant Kelly FERREIRA SIMOES, en remplacement de l\u2019huissier de justiceCarlos CALVOde Luxembourg, en date du9 juin2022, comparant par la soci\u00e9t\u00e9 anonyme KRIEGER ASSOCIATES, inscrite \u00e0 la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des avocats du barreau de Luxembourg, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2146 Luxembourg, 63-65, rue de Merl,inscrite au registre de<\/p>\n<p>2 commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le no B240929,qui est constitu\u00e9e et occupera,repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9durepar Ma\u00eetreGeorges KRIEGER, avocat\u00e0 la Cour,demeurant \u00e0Luxembourg, e t : 1)PERSONNE1.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE1.), 2)PERSONNE2.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE3.), partiesintim\u00e9esaux fins du susdit exploitFERREIRA SIMOESdu9 juin 2022, comparant par Ma\u00eetreGwendoline BELLA, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. ______________________________________________________________ LA COUR D\u2019APPEL: Faits La copropri\u00e9t\u00e9 sise \u00e0 L-ADRESSE1.)est compos\u00e9e de quatre copropri\u00e9taires: PERSONNE1.),propri\u00e9taire d\u2019un duplex (lots 004 Duplex-011 Garage et-014 Cave),PERSONNE2.),propri\u00e9taire d\u2019un appartement (lots 001 Appartement-006 Garage-007 Garage-013 Cave), la soci\u00e9t\u00e9anonymeSOCIETE2.)(ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)),propri\u00e9taired\u2019un duplexet la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.) (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)),propri\u00e9taired\u2019un appartement. La r\u00e9partition des milli\u00e8mes dans la copropri\u00e9t\u00e9se pr\u00e9sente comme suit: -PERSONNE1.)dispose de 273,396 tanti\u00e8mes, -PERSONNE2.)dispose de 202,034 tanti\u00e8mes, -la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)dispose de 319,546 tanti\u00e8mes et -la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)dispose de 205,024 tanti\u00e8mes. Il est constant en cause quele conseil d\u2019administration des deux soci\u00e9t\u00e9s \u00e9taient compos\u00e9 des m\u00eames membres dePERSONNE3.), dePERSONNE4.)etde PERSONNE5.). Au moment de la tenue des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales litigieuses, PERSONNE6.)\u00e9tait le b\u00e9n\u00e9ficiaire \u00e9conomique des deux soci\u00e9t\u00e9s. Par exploit d\u2019huissier de justice du 28 ao\u00fbt 2020, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)ont fait donner assignation \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE4.)(ci-apr\u00e8sla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.)ou le Syndic), prise en sa qualit\u00e9 de syndic du syndicat des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.), et ausyndicat des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.), sise \u00e0 L-ADRESSE1.)(ci-apr\u00e8s le syndicat des copropri\u00e9taires), \u00e0 compara\u00eetre devant le Pr\u00e9sident du tribunal<\/p>\n<p>3 d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant comme juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s, aux fins de voir habiliter la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)\u00e0convoqueruneassembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires et depr\u00e9siderladite assembl\u00e9e. Par ordonnance du 25 septembre 2020, un Vice-Pr\u00e9sident autribunal s\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant comme juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s, en remplacement du Pr\u00e9sident dudittribunal,a -habilit\u00e9la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- ADRESSE1.), immatricul\u00e9e aupr\u00e8s du registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO3.), aux fins de convoquer une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires del\u2019immeuble en copropri\u00e9t\u00e9 situ\u00e9 \u00e0 L-ADRESSE1.), avec l\u2019ordre du jour suivant : 1) D\u00e9signation du bureau de l\u2019Assembl\u00e9e (Art. 15). 2) Rapport financier de l\u2019exercice 2018-2019, cl\u00f4tur\u00e9 au 30\/09\/2019 (Art. 15). 3) D\u00e9charge \u00e0 donner au Syndic pour l\u2019exercice 2018-2019 (Art. 15). 4) Rapport financier de l\u2019exercice du 01.10.2019 au 31.08.2020 5) D\u00e9charge \u00e0 donner au Syndic pour l\u2019exercice du 01.10.2019 au 31.08.2020. 6) Renouvellement du mandat du Syndic et dur\u00e9e du mandat (Art. 16). 7) Budget et avancessur charges de l\u2019exercice 2019-2020 (Art. 15). 8) Consentement client aux Services Accessoires (RGPD). Discussion et acceptation que le Syndic effectue des traitements ult\u00e9rieurs des Donn\u00e9es Personnelles aux fins de b\u00e9n\u00e9ficier de biens et services, services accessoires de la Soci\u00e9t\u00e9 ou du groupe de soci\u00e9t\u00e9s auquel elle appartient (Art. 15). 9) Pr\u00e9sentation, discussion et vote concernant les travaux de mise en peinture de l\u2019entr\u00e9e ainsi que de la cage d\u2019escaliers (Art. 15). 10) Information et discussion quant \u00e0 l\u2019installation d\u2019une ventilation en salle de machinerie ascenseur (non soumis au vote). 11) Information concernant le dossier \u00ab cadastre vertical \u00bb (non soumis au vote). 12) Questions soulev\u00e9es par les Copropri\u00e9taires (non soumis au vote). -habilit\u00e9la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)pr\u00e9qualifi\u00e9e aux fins de pr\u00e9sider ladite assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Sur base de cette ordonnance,la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)a proc\u00e9d\u00e9 en date du 4 janvier 2021 \u00e0 la convocation des copropri\u00e9taires \u00e0 une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale ordinaire pour le 26 janvier 2021. Les parties intim\u00e9es \u00e9taient absentes \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021. Lors de cette assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, les copropri\u00e9taires pr\u00e9sents ou repr\u00e9sent\u00e9s ont d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 des voix de ne pas renouveler le mandat du Syndic.<\/p>\n<p>4 Les copropri\u00e9taires pr\u00e9sents ou repr\u00e9sent\u00e9s ont charg\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) de convoquer une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire avec l\u2019ordre du jour suivant: -remplacement du Syndic -organisation\/roulement de l\u2019usage de la buanderie\/r\u00e8glement int\u00e9rieur -rapport financier au 31.01.2021 -d\u00e9charge \u00e0 donner au Syndic au 31.01.2021. Par convocation du 26 janvier 2021, les copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidence ALIAS1.)ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s d\u2019assister \u00e0 une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire du 16 f\u00e9vrier 2021ayant pourobjet l\u2019ordre du jour susmentionn\u00e9. Les parties intim\u00e9es \u00e9taient pr\u00e9sentes \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rales du 16 f\u00e9vrier 2021. Quant au point n\u00b01-remplacement du Syndic-,PERSONNE1.)et PERSONNE2.)se sont prononc\u00e9s en faveur de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.). Les parties appelantes ont vot\u00e9 pour la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE1.)(ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.))comme nouveau syndic. Concernant le point n\u00b02 de l\u2019ordre du jour, celui-ci a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 \u00e0 la majorit\u00e9 des voix des copropri\u00e9taires, les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.)ayant vot\u00e9 pour l\u2019organisation de l\u2019usage de la buanderie propos\u00e9e etPERSONNE1.)et PERSONNE2.)votant contre. Statuant surune demande dePERSONNE1.)et dePERSONNE2.)(ci-apr\u00e8s les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)) tendant \u00e0 voir dire nulles la r\u00e9solution n\u00b0 6 de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.)du 26 janvier 2021relative au renouvellement du mandat du syndic ainsi que toutes les r\u00e9solutions prises lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.)du 16 f\u00e9vrier 2021 pour non-respect des formalit\u00e9s prescrites par la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975 portant statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis (ci-apr\u00e8s la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975), respectivement par le r\u00e8glement grand-ducal du 13 juin 1975 prescrivant les mesures d\u2019ex\u00e9cution de la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975 (ci-apr\u00e8s le r\u00e8glement grand-ducal du 13 juin 1975), sinon tendant\u00e0 voir dire que les r\u00e9solutions des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales litigieuses des 26 janvier et 16 f\u00e9vrier 2021 ont \u00e9t\u00e9 prises dans le seul int\u00e9r\u00eat des copropri\u00e9taires majoritaires, respectivement du copropri\u00e9taire majoritaire PERSONNE3.), et partant, \u00e0 voir prononcer la nullit\u00e9 de toutes les r\u00e9solutions prises par l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires du 26 janvier 2021, sinon les r\u00e9solutions n\u00b0 4 et n\u00b0 6, ainsi que toutes les r\u00e9solutions prises par l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire des copropri\u00e9taires du 16 f\u00e9vrier 2021, sinon les r\u00e9solutions n\u00b0 1 et n\u00b0 2, pour non-respectdes formalit\u00e9s prescrites par la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975, respectivement par le r\u00e8glement grand-ducal du 13 juin 1975, le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg,si\u00e9geanten mati\u00e8re civile, par jugement du 21 avril 2022,<\/p>\n<p>5 -adit fond\u00e9ela demande dePERSONNE1.)et dePERSONNE2.)tendant \u00e0 l\u2019annulation des r\u00e9solutions prises lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires du 26 janvier 2021 et de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires extraordinaire du 16 f\u00e9vrier 2021 pour violation de l\u2019article 19 de la loi du 16 mai 1975 portant statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis, -partant,aannul\u00e9toutes les r\u00e9solutions de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.), sise \u00e0 L-ADRESSE1.), du 26 janvier 2021, -aannul\u00e9toutes les r\u00e9solutions de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.), sise \u00e0 L-ADRESSE1.), du 16 f\u00e9vrier 2021, -adit non fond\u00e9ela demande dePERSONNE1.)et dePERSONNE2.) dirig\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)tendant \u00e0 la condamnation de celle-ci au paiement des frais d\u2019avocats, -partant, enad\u00e9bout\u00e9, -adit non fond\u00e9ela demande dePERSONNE1.)et dePERSONNE2.) dirig\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)tendant au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, -partant, enad\u00e9bout\u00e9, -adit non fond\u00e9e la demande du syndicat des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.), sise \u00e0 L-ADRESSE1.), en octroi d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, -partant, enad\u00e9bout\u00e9, -adit non fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)en octroi d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, -partant, enad\u00e9bout\u00e9, -adit qu\u2019il n\u2019y a pas lieu \u00e0 ex\u00e9cution provisoire du jugement, -acondamn\u00e9le syndicat des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.), sise \u00e0 L-ADRESSE1.), \u00e0 tous les frais et d\u00e9pensde l\u2019instance et enaordonn\u00e9 la distraction, pour la part qui la concerne, au profit de Ma\u00eetre Gwendoline BELLA, avocat constitu\u00e9epourPERSONNE1.)etPERSONNE2.), qui la demande, affirmant en avoir fait l\u2019avance. Proc\u00e9dure Par exploit d\u2019huissier du 9 juin 2022, lesyndicat des copropri\u00e9taireset la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)(ci-apr\u00e8s les parties appelantes) ont relev\u00e9 appel du jugement du 21 avril 2022, lequel leur a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 en date du 12 mai 2022. Aux termes de leur acte d\u2019appel, les parties appelantes demandent, par r\u00e9formation de la d\u00e9cision entreprise,de d\u00e9clarer r\u00e9guli\u00e8res l\u2019ensemble des d\u00e9cisions prises lors des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9ralesordinaire et extraordinairedes copropri\u00e9taires du 26 janvier 2021,respectivementdu 16 f\u00e9vrier 2021. Elles demandent \u00e0 voir condamner les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.) solidairement, sinonin solidum, sinon chacune pour leur part\u00e0 leur payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500,-euros pour la premi\u00e8re instance.<\/p>\n<p>6 Elles sollicitent l\u2019octroi d\u2019unesommede 5.000,-eurosau titre de remboursementdes frais et honoraires d\u2019avocats sur le fondement des articles 1382 et 1383 du Code civil et d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 3.000,-euros pour l\u2019instance d\u2019appel,ainsi quela condamnation des partiesintim\u00e9esau paiement des frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel avec demandeen distraction au profit de leur avocat \u00e0 la Cour concluant,qui affirmeen avoir fait l\u2019avance. Les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)rel\u00e8vent appelincident du jugement du 21 avril 2022 et demandent, par r\u00e9formation, la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)\u00e0leur payer\u00e0chacuned\u2019ellesla somme de8.043,75euros sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil. Elles demandent encore\u00e0voir condamner la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)\u00e0 leur payer \u00e0chacuned\u2019ellesune indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500,-euros pour la premi\u00e8re instance et de 1.500,-euros pour l\u2019instance d\u2019appel. Par ordonnance du 13 mars 2023, l\u2019instruction de l\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 cl\u00f4tur\u00e9e et les mandataires des parties ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s que l\u2019affaire est renvoy\u00e9e devant la Cour \u00e0 l\u2019audiencedes plaidoiries du 17 mai 2023. Positions des parties Les parties appelantes Les parties appelantes reprochent au tribunald\u2019avoir fond\u00e9 sa d\u00e9cision d\u2019annulation des r\u00e9solutions prises tant lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021 que celles prises lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire du 16 f\u00e9vrier 2021 sur une mauvaise application de l\u2019article 19 alin\u00e9a 2 de laloi modifi\u00e9e du 16 mai 1975 alors que les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.)constituent deux soci\u00e9t\u00e9s,respectivement deux entit\u00e9s juridiquement distinctes, b\u00e9n\u00e9ficiant chacune de la personnalit\u00e9 juridique etd\u2019un patrimoine distinct. Ainsi, elles nesauraient \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme un seul et m\u00eame copropri\u00e9taire. Ellesse distingueraient encore juridiquement des personnes physiques ou morales, associ\u00e9s\/actionnaireset\/ou g\u00e9rants\/membres du conseil d\u2019administration desdites soci\u00e9t\u00e9s. Eu \u00e9gard \u00e0 ce quipr\u00e9c\u00e8de, en recherchant si lesdites soci\u00e9t\u00e9s \u00e9taient d\u00e9tenues et contr\u00f4l\u00e9es par une seule et m\u00eame personne, de sorte \u00e0 consid\u00e9rer celle-ci comme propri\u00e9taire effectif des parts d\u2019immeuble, disposant \u00e0 lui seul de la moiti\u00e9 des voix, les juges de premi\u00e8reinstance auraient statu\u00e9ultra petita. Les parties appelantes, ense r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 diff\u00e9rentes jurisprudences en la mati\u00e8re, estiment que m\u00eame lorsque plusieurs copropri\u00e9taires sont li\u00e9s par les m\u00eames int\u00e9r\u00eats et votent dans le m\u00eame sens, la r\u00e8gle de r\u00e9duction devoix telleque pr\u00e9vue<\/p>\n<p>7 par l\u2019article 19 de la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975ne s\u2019appliquerait pas. Il en serait de m\u00eamelorsqu\u2019un \u00e9poux d\u00e9tiendraitdiff\u00e9rentslots en biens propres et un autre en indivision avec l\u2019autre \u00e9pouxalors que leslots respectifs ne seraientpas dans les m\u00eames mains. Ainsi, m\u00eame \u00e0 admettre que les deux entit\u00e9s aient une communaut\u00e9 d\u2019int\u00e9r\u00eats, la r\u00e9duction des voixne saurait s\u2019appliquer en l\u2019esp\u00e8ce. Au vu des consid\u00e9rations qui pr\u00e9c\u00e8dent, les parties appelantes demandent de r\u00e9former le jugement dont appel et de d\u00e9clarer r\u00e9guli\u00e8res l\u2019ensemble des d\u00e9cisions prises lors des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales des 26 janvier et 16 f\u00e9vrier 2021. Concernant le reproche d\u2019une irr\u00e9gularit\u00e9 de la convocation \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire du 16 f\u00e9vrier 2021, les parties appelantes font rappeler que suivant ordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 du 25 septembre 2020, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)avait \u00e9t\u00e9 habilit\u00e9e \u00e0 convoquer une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale qui pr\u00e9voyait au point n\u00b06 de l\u2019ordre du jour d\u00e9termin\u00e9\u00able renouvellement du mandat du Syndic et la dur\u00e9e du mandat (article 16)\u00bb. La convocation du 4 janvier 2021 \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021 aurait fix\u00e9 l\u2019ordre du jourconform\u00e9ment audispositif de l\u2019ordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 du 25 septembre 2020. Il ne serait pas contest\u00e9 par les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)qu\u2019elles aient re\u00e7u les convocations du 4 janvier 2021. Elles ne sauraient d\u00e8s lors affirmer valablement que la r\u00e9solution n\u00b06 prise par l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale en date du 26 janvier 2021 encourt la nullit\u00e9 \u00e0 d\u00e9faut d\u2019avoir respect\u00e9 les r\u00e8gles prescrites par le r\u00e8glement grand-ducal. Comme lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021, les copropri\u00e9taires pr\u00e9sents, en l\u2019occurrence les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)ETSOCIETE3.), auraient d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 des voix de ne pas renouveler le mandat de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE4.), ilsauraient, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 22 de la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975, pu valablement chargerla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)de proc\u00e9der\u00e0 la convocation d\u2019une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire avec l\u2019ordre du jour suivant: -remplacement du Syndic -organisation\/roulement de l\u2019usage de la buanderie\/r\u00e8glement int\u00e9rieur -rapport financier au 31.01.2021 -d\u00e9charge \u00e0 donner au Syndic au 31.01.2021 Ilconviendrait ensuite de constater que les partiesPERSONNE1.)- PERSONNE2.)auraient \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire du 16 f\u00e9vrier 2021 suivant courrier recommand\u00e9 du 26 janvier 2021 et qu\u2019elles auraient par ailleurs \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sentes lors de ladite assembl\u00e9e.<\/p>\n<p>8 Il ne saurait d\u00e8s lors \u00eatre question d\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 et l\u2019argumentaire adverse serait \u00e0 rejeter dans son int\u00e9gralit\u00e9. Quant \u00e0 leur pr\u00e9tendue position dominante et au pr\u00e9tendu abus de majorit\u00e9, les parties appelantes rappellent que les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.) doivent rapporter la preuvede leurs propos,et notamment que les r\u00e9solutions prises lors des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales litigieuses sont de nature \u00e0 porter atteinte \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, respectivement d\u2019\u00eatre constitutives d\u2019agissements dolosifs, respectivement qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 prises dans l\u2019int\u00e9r\u00eat exclusifdes soci\u00e9t\u00e9s SOCIETE2.)etSOCIETE3.). Or, pareille preuve ferait d\u00e9faut. Les dol\u00e9ances adversessuivant lesquelles\u00ables changements r\u00e9guliers de syndic causent un co\u00fbt ind\u00e9niable \u00e0 la copropri\u00e9t\u00e9\u00bbou\u00abil en est de m\u00eame pour cequi concerne l\u2019intervention d\u2019un avocat et d\u2019un comptable qui n\u2019ont vocation qu\u2019\u00e0 grever encore davantage le budget de la copropri\u00e9t\u00e9\u00bbou\u00ables d\u00e9cisions de voir nommer la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.), en qualit\u00e9 de nouveau Syndic et de mise en place d\u2019un planningd\u2019utilisation causent tout autant grief aux intim\u00e9s\u00bbne sauraient \u00e9tablir une position dominante dans le chefdePERSONNE3.)ou encore un quelconque abus de majorit\u00e9 dans le chefdes soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)et SOCIETE3.). Les parties appelantes contestentlesaffirmationsadversesselon lesquellesla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)refuseraient l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un cadastre vertical etles Syndics seraient \u00e9vinc\u00e9s parPERSONNE8.)d\u00e8s que le sujet serait abord\u00e9.Cette affirmation constituerait une pure all\u00e9gation et n\u2019aurait aucune incidence sur le pr\u00e9sent litige.Le m\u00eame raisonnement vaudrait pour la pr\u00e9tendue violation des r\u00e8gles urbanistiques. Finalement, les parties appelantes contestent les all\u00e9gations adverses quant \u00e0 un conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats de leur mandataire alors que celui-ci repr\u00e9senterait les int\u00e9r\u00eats de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)et du Syndic nouvellement nomm\u00e9 par et pour les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.). Non seulement que la Cour neserait pas comp\u00e9tente pour toiser la question d\u2019un \u00e9ventuel conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats, mais encore les parties intim\u00e9es ne tireraient aucune cons\u00e9quence juridique de leurs all\u00e9gations. Soutenant que la condition d\u2019iniquit\u00e9 n\u2019est pas remplie en l\u2019esp\u00e8ce, les parties appelantes demandent \u00e0 voir rejeter la demande des parties intim\u00e9es au titre de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Concernant la demande adverse tendant au remboursement des frais et honoraires d\u2019avocat sur base des articles 1382 et1383 duCode civil, les parties appelantes estiment quenila preuve d\u2019une faute dans leur chef,ni celle de l\u2019existence d\u2019un pr\u00e9judice,niun lien de cause \u00e0 effet entre les deux ne seraient \u00e9tablisen l\u2019esp\u00e8ce.<\/p>\n<p>9 Les parties appelantes font observer que les partiesintim\u00e9es resteraient en d\u00e9faut de verser des pi\u00e8ces susceptibles d\u2019\u00e9tayer le montant des honoraires r\u00e9clam\u00e9s par leur mandataire et pay\u00e9s dans le cadre de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure d\u2019appel. Ellesdemandent \u00e0 voir condamner les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.) solidairement, sinonin solidum, sinon chacune poursapart \u00e0 leur payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500,-euros pour la premi\u00e8re instance. Elles sollicitent l\u2019octroi d\u2019une somme de 5.000,-euros au titre de remboursementdes frais et honoraires d\u2019avocat sur le fondement des articles 1382 et 1383 du Code civil et d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 3.000,-euros pour l\u2019instance d\u2019appel, ainsi que la condamnation des partiesintim\u00e9esau paiement des frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel avec demande en distraction au profit deleur avocat \u00e0 la Cour concluant, affirmant en avoir fait l\u2019avance. Les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.) Les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)se rapportent\u00e0 prudence de justice quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 de l\u2019appel en la pure forme, l\u2019appel ayant \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 aux parties appelantes en date du 12 mai 2022. Ellesfont observer qu\u2019il existerait un conflit d\u2019int\u00e9r\u00eat manifeste dans le chef dumandatairede la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)et dusyndicat des copropri\u00e9taires. Le fait que le mandataire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)serait le m\u00eame que celui du syndicatdes copropri\u00e9tairesrespectivement du Syndic nouvellement nomm\u00e9 d\u00e9montrerait l\u2019absence d\u2019ind\u00e9pendance respectivement d\u2019impartialit\u00e9 du nouveau Syndic, en l\u2019occurrence de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Quant au fond, les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)sollicitent la confirmation pure et simple du jugement appel\u00e9 en ce qu\u2019il a prononc\u00e9 l\u2019annulation des r\u00e9solutionsprises lorsdes assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales des 26 janvier 2021 et 16 f\u00e9vrier 2021 pour violation des dispositions de l\u2019article 19 de la loimodifi\u00e9edu 16 mai 1975. Le tribunal ne se serait pas prononc\u00e9ultra petita,mais se serait prononc\u00e9 sur la question lui soumise de savoir siPERSONNE3.)\u00e9tait lepropri\u00e9taireeffectif de plus de la moiti\u00e9 des parts de l\u2019immeuble au-del\u00e0 de la fiction de la personnalit\u00e9 morale. Les parties au litige auraient conclu sur cette question et le tribunal aurait, par une juste analyse factuelle et une application correcte du droit, r\u00e9pondu positivement \u00e0 leur demande en annulation. Les dispositions l\u00e9gales etr\u00e9glementairesvisant le vote seraient imp\u00e9ratives et aucun acte,ni r\u00e8glement de copropri\u00e9t\u00e9 ne permettrait d\u2019y d\u00e9roger.<\/p>\n<p>10 L\u2019article 19 de la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975instituerait une protection des copropri\u00e9taires minoritaires en pr\u00e9voyant la r\u00e9duction du nombre des voix dont dispose le copropri\u00e9taire poss\u00e9dant une quote-part des parties communes sup\u00e9rieure \u00e0 la moiti\u00e9dela somme des voix des autres copropri\u00e9taires. Cette disposition serait d\u2019ordre publicet toute mani\u00e8re de contourner le principe pos\u00e9 par l\u2019article pr\u00e9cit\u00e9, tel que des cessions abusives ou d\u2019autres montagesjuridiques, notamment si un copropri\u00e9taire contr\u00f4le plus de la moiti\u00e9 de la copropri\u00e9t\u00e9 par le biais de soci\u00e9t\u00e9s \u00e9cran, dont il est le seul et l\u2019unique b\u00e9n\u00e9ficiaire \u00e9conomique, serait prohib\u00e9e. Si en l\u2019esp\u00e8ce, la qualit\u00e9 de copropri\u00e9taire semble appartenir \u00e0 deux entit\u00e9s juridiques distinctes, toujours est-il qu\u2019elles seraient dirig\u00e9es par les m\u00eames administrateurs et qu\u2019elles auraient le m\u00eame b\u00e9n\u00e9ficiaire \u00e9conomique. Il ressortirait des statuts des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.)qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9es par les m\u00eames parties et que le b\u00e9n\u00e9ficiaire \u00e9conomique des structures serait toujoursPERSONNE3.). Les lots dans la copropri\u00e9t\u00e9 auraient \u00e9t\u00e9 acquis par lessoci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)et SOCIETE3.)en 1991 et 1992,pr\u00e9cis\u00e9ment pour \u00e9viter la r\u00e9duction des voix pr\u00e9vue par la loi. Les deux soci\u00e9t\u00e9s poursuivraient les m\u00eames int\u00e9r\u00eats. La fiction de la personnalit\u00e9 juridique aurait des limites,PERSONNE3.)\u00e9tant \u00e0 la t\u00eatedes deux structures. Les jurisprudences cit\u00e9espar les parties appelantes ne seraient pas applicables alors qu\u2019elles viseraient des cas de figure diff\u00e9rentsde la pr\u00e9sente esp\u00e8ce. La d\u00e9cision rendue en date du 18 mai 2005 dans une affaire au sein de lam\u00eame copropri\u00e9t\u00e9 ne permettrait pas \u00e0 faire \u00e9chec \u00e0 leur argumentation alors que cette d\u00e9cision aurait \u00e9t\u00e9 rendue \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 il aurait \u00e9t\u00e9mat\u00e9riellement impossible de conna\u00eetre l\u2019identit\u00e9 du b\u00e9n\u00e9ficiaire \u00e9conomique des deux soci\u00e9t\u00e9s. Le jugement entrepris serait d\u00e8s lors \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a retenu que \u00abPERSONNE3.)\u00e9tait de facto \u00e0 consid\u00e9rer comme copropri\u00e9taire effectif de la majorit\u00e9 des parts de l\u2019immeuble, disposant \u00e0 lui seul de plus de la moiti\u00e9 des voix dans la copropri\u00e9t\u00e9\u00bbetque les dispositions de l\u2019article 19 de la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975 auraient d\u00fb \u00eatre observ\u00e9es. A titre subsidiaire, et pour autant que la Cour retienne que les dispositions de l\u2019article 19 de la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975 ne trouveraient pas\u00e0 s\u2019appliquer, les parties intim\u00e9es se pr\u00e9valent de l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 de la convocation \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 16 f\u00e9vrier 2021.<\/p>\n<p>11 Ainsi, si l\u2019ordre du jour de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021 indiquait en son point n\u00b06\u00ablerenouvellement du mandat du syndic et dur\u00e9e du mandat\u00bb conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019habilitation sollicit\u00e9eet accord\u00e9e par le juges des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s par ordonnancedu 25septembre 2020, il n\u2019\u00e9tait pas confi\u00e9 \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) le soin de convoquer une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9raleextraordinaireencasde non- renouvellementdu mandat du syndic. Ainsi, sous lecouvert de\u00abrenouvellement du mandat du syndic et dur\u00e9e du mandat\u00bb, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)se serait arrog\u00e9e le droit de s\u2019autoriser soi-m\u00eame, hors mandat judiciaire, de convoquer une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire. Or, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019avoir respect\u00e9 les r\u00e8gles prescrites par le r\u00e8glement grand-ducal, l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale n\u2019aurait pas pu voter les points inscrits \u00e0 l\u2019ordre dujour,de sorte que la r\u00e9solution n\u00b06 prise par l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021 serait \u00e0 annuler. Cette r\u00e9solution annul\u00e9e, il n\u2019aurait pas appartenu \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), en sa qualit\u00e9 de simple copropri\u00e9taire de proc\u00e9der \u00e0 la convocation d\u2019une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire, de sorte que l\u2019ensemble des d\u00e9cisions prises lors de cette assembl\u00e9edevrait encourir l\u2019annulation. Une autre cause d\u2019annulation des r\u00e9solutions prises lors des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales litigieuses serait la position dominante des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)et SOCIETE3.)et l\u2019abus de majorit\u00e9. Ainsi,les d\u00e9cisionsprises\u00e0 l\u2019occasion des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales des 26 janvier et 16 f\u00e9vrier 2021m\u00e9conna\u00eetraientl\u2019int\u00e9r\u00eat collectif etviseraient \u00e0 satisfaire un int\u00e9r\u00eat purement personnel des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.) respectivement \u00e0nuire \u00e0 la copropri\u00e9t\u00e9 en lui faisant d\u2019engager des frais non autrement justifi\u00e9s etparfaitement frustratoires. Cette intention de nuire r\u00e9sulterait \u00e0 suffisance de l\u2019historique du dossier,et notamment de l\u2019opposition des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.)\u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019un cadastre vertical etdel\u2019\u00e9viction des syndics successifs chaque fois que la question du cadastre verticalfut \u00e9nonc\u00e9e, du non-respect des r\u00e8gles urbanistiqueset de la d\u00e9cision limitant l\u2019acc\u00e8s des autres copropri\u00e9taires \u00e0 la buanderie pendant quatre joursde la semaine alors m\u00eame que les soci\u00e9t\u00e9s ne disposeraient pas de machine \u00e0 laver. L\u2019abus de majorit\u00e9 \u00e9tant \u00e9tabli en l\u2019esp\u00e8ce, il y aurait lieu \u00e0 annulation des d\u00e9cisions prises lors des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales litigieuses. Les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)rel\u00e8vent appel incident du jugement du 21 avril 2022 et demandent, par r\u00e9formation, la condamnationde la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)depayer\u00e0chacuned\u2019ellesla somme de 8.043,75euros sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil.<\/p>\n<p>12 Elles estiment que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)s\u2019est constitu\u00e9e en faute en convoquant les assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales hors le cadre l\u00e9galet en faisant fi des r\u00e8gles applicables, de sorte qu\u2019elle aurait engag\u00e9 sa responsabilit\u00e9. Ainsi, la proc\u00e9dure initi\u00e9e aurait \u00e9t\u00e9 rendue n\u00e9cessaire suite aux agissements fautifs de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), de sorte que les partiesPERSONNE1.)- PERSONNE2.)demandent la condamnation de cette derni\u00e8re \u00e0r\u00e9parer le pr\u00e9judicequ\u2019elles ont subi, constitu\u00e9 notamment par les frais et honoraires d\u2019avocats qu\u2019elles ont dus engagerpour faire valoir leurs droits. Elles sollicitent encore la condamnation des parties appelantes \u00e0 payer\u00e0 chacuned\u2019ellesle montant de 1.500,-euros sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Appr\u00e9ciation de la Cour La Cour tient \u00e0 relever d\u2019embl\u00e9e que si les partiesPERSONNE1.)- PERSONNE2.)font \u00e9tat d\u2019un conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats dans le chef du mandataire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)et du syndicat des copropri\u00e9taires, elles restent en d\u00e9faut de pr\u00e9ciser un moyen, de sorte qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de s\u2019attarder \u00e0 ces d\u00e9veloppements. La Cour constate ensuite queles parties appelantes reprochent aux juges de premi\u00e8re instance unultra petitadans la mesure o\u00f9\u00abils ont recherch\u00e9 si les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.)\u00e9taient d\u00e9tenues et contr\u00f4l\u00e9es par une seule et m\u00eame personne, disposant \u00e0 lui seul de plus de la moiti\u00e9 des voix\u00bb. Non seulement les parties appelantes n\u2019entirent pas les conclusions juridiques correctes-unultra petita\u00e9tant une cause d\u2019annulationde la d\u00e9cision de justice-, mais encoreellessont contreditespar l\u2019exploit introductif d\u2019instance du 25 mars 2021 qui en son point 3 contient des d\u00e9veloppements sur base de l\u2019article 19 de la loimodifi\u00e9e du 16 mai 1975et soul\u00e8ve laquestion de la position dominantede PERSONNE3.)dans la copropri\u00e9t\u00e9 de la R\u00e9sidenceALIAS1.)par le biaisdes soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.), de sorte que le tribunal n\u2019a fait quer\u00e9pondre au moyen lui soumis. Le litige a trait \u00e0 l\u2019annulation des r\u00e9solutions priseslors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021 respectivement \u00e0 celle des r\u00e9solutions prises \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire du 16 f\u00e9vrier 2021. Les cas d\u2019ouverture de l\u2019action en nullit\u00e9 des d\u00e9cisions de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires seram\u00e8nent \u00e0 trois : en premier lieu l\u2019inobservation des formalit\u00e9s l\u00e9gales dans la convocation, la tenue, la composition des assembl\u00e9es, dans la computation des voix et l\u2019inobservation des conditions de majorit\u00e9, en second lieu le d\u00e9passement de pouvoir eten troisi\u00e8me lieu la fraude et l\u2019abus de majorit\u00e9. (ELTER et SCHOCKWEILER, La copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis, \u00e9dition 1978, nos 534 et suivants ; CSJ arr\u00eat du 1er mars 2007, no du r\u00f4le 27250)<\/p>\n<p>13 L\u2019opportunit\u00e9 m\u00eame des d\u00e9cisions prises en assembl\u00e9eg\u00e9n\u00e9rale n\u2019est d\u00e8s lors pas susceptible d\u2019\u00eatre contest\u00e9e, car les tribunaux ne peuvent s\u2019immiscer dans la gestion de la copropri\u00e9t\u00e9 (JCL Copropri\u00e9t\u00e9 fasc 85 ; JCL assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales fasc 95-35). Il appartient \u00e0 la partie qui se pr\u00e9vaut de la nullit\u00e9 d\u2019une r\u00e9solution vot\u00e9e par l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires d\u2019\u00e9tablir \u00e0 quel titre celle-ci encourt la nullit\u00e9. Quant \u00e0 la qualit\u00e9 \u00e0 agir, il y a lieu de pr\u00e9ciser que seuls peuvent agir en nullit\u00e9 contre une d\u00e9cision de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale lescopropri\u00e9taires qui n\u2019ont pas assist\u00e9 et qui n\u2019\u00e9taient pas repr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 la r\u00e9union, ainsi que ceux qui ont vot\u00e9 contre la r\u00e9solution soumise au vote. Ni les copropri\u00e9taires qui ont vot\u00e9 en faveur d\u2019une r\u00e9solution, en formulant des r\u00e9serves, ni ceux qui sesont simplement abstenus du vote n\u2019ont qualit\u00e9 pour attaquer une r\u00e9solution adopt\u00e9e (cf. Elter &amp; Schockweiler, op.cit., n\u00b0 542; Trib. Lux. 21 novembre 1990, n\u00b0 613\/90, r\u00f4les 40683 et 40708). Il est constant en cause que les copropri\u00e9tairesPERSONNE1.)et PERSONNE2.)n\u2019\u00e9taient pas pr\u00e9sentslors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021 et qu\u2019ils ont vot\u00e9lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire du 16 f\u00e9vrier 2021contre les r\u00e9solutions actuellementlitigieuses quant au remplacementdu syndic et quant\u00e0 l\u2019organisation\/roulement de l\u2019usage de la buanderie\/r\u00e8glement int\u00e9rieur 1.La demande en annulation fond\u00e9eprincipalementsur l\u2019article 19de la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975 Lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire du 16 f\u00e9vrier 2021, le mandataire des partiesaurait demand\u00e9 l\u2019application de la r\u00e8gle de la r\u00e9duction des voix, alors que les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.)seraient en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 consid\u00e9rer comme un seul et m\u00eame copropri\u00e9taire. Cette demande n\u2019aurait pas connu de suite favorable,desorte que les d\u00e9cisions prises en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires des 26 janvier et 16 f\u00e9vrier 2021 violeraient les r\u00e8gles de computation des voixfaute d\u2019avoirappliqu\u00e9la r\u00e8gle de la r\u00e9duction des voix du copropri\u00e9taire majoritaire. L\u2019article 19dela loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975dispose que\u00ab Chaque copropri\u00e9taire dispose d\u2019un nombre de voix correspondant \u00e0 sa quote-part dans les parties communes. Toutefois, lorsqu\u2019un copropri\u00e9taire poss\u00e8de une quote-part des parties communes sup\u00e9rieure \u00e0 la moiti\u00e9, le nombre de voix dont il dispose est r\u00e9duit \u00e0 la somme des voix des autres copropri\u00e9taires \u00bb. En adoptant l\u2019article 19 de la loi, le l\u00e9gislateur a eu le souci d\u2019assurer une certaine protection du copropri\u00e9taire minoritaire vis-\u00e0-vis d\u2019un copropri\u00e9taire majoritaire tout puissant (cf. le rapport de la Commission juridique de la Chambre<\/p>\n<p>14 des d\u00e9put\u00e9s \u00e0 l\u2019occasion des d\u00e9bats sur le projet de loi portant statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis). Il r\u00e9sulte du libell\u00e9 de l\u2019article 19 en question que la r\u00e8gle de la r\u00e9duction des voix ne s\u2019applique que si un seul des copropri\u00e9taires dispose de plus de la moiti\u00e9 des tanti\u00e8mes de copropri\u00e9t\u00e9 (voir \u00e9galement dans ce sens : Edith KISCHINEWSKY-BROQUISSE, \u00ab La copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis \u00bb, Librairies Techniques, 2\u00e8me \u00e9d., p. 560, n\u00b0568). La r\u00e8gle de la r\u00e9duction des voix pr\u00e9vue par l\u2019article 19 de la loimodifi\u00e9e du 16 mai 1975n\u2019est susceptible de trouver application \u00e0 deux entit\u00e9s qui ont une personnalit\u00e9 juridique distincte qu\u2019au cas o\u00f9 il est prouv\u00e9 que la cr\u00e9ation de ces entit\u00e9s distinctes, ou de l\u2019une d\u2019elle, a eu pour cause l\u2019intention de contourner les r\u00e8gles de majorit\u00e9pr\u00e9c\u00e9demment appliqu\u00e9es (Cour de cassation fran\u00e7aise, 28 juin 1995, pourvoi n\u00b0 93-16559 ) et qu\u2019elles ont une existence fictive. Une soci\u00e9t\u00e9 fictive, ou soci\u00e9t\u00e9 de fa\u00e7ade ou soci\u00e9t\u00e9 \u00e9cran n\u2019est qu\u2019une apparence de soci\u00e9t\u00e9, manipul\u00e9e par un seul personnage qui est le ma\u00eetre de l\u2019affaire (Cour d\u2019appel, 29 avril 2004, n\u00b028531 dur\u00f4le). La fictivit\u00e9 suppose la r\u00e9union d\u2019un faisceau d\u2019indices concordants \u00e0 savoir, entre autres, le d\u00e9faut de pluralit\u00e9 d\u2019associ\u00e9s, le d\u00e9faut d\u2019activit\u00e9 sociale, le d\u00e9faut de vie sociale, le d\u00e9faut d\u2019autonomie patrimoniale de la soci\u00e9t\u00e9 (COZIAN, VIANDIER, DEBOISSY, \u00ab Droit des soci\u00e9t\u00e9s \u00bb, \u00e9d. LITEC, p. 69 et ss, Cour d\u2019appel, d\u00e9c. cit.). Aux termes de leursconclusions du 11 janvier 2023, les parties PERSONNE1.)-PERSONNE2.)soutiennent que\u00ables lots ont \u00e9t\u00e9 acquis en 1991 et 1992, sans pr\u00e9judice quant aux dates exactes, par l\u2019une et l\u2019autre soci\u00e9t\u00e9tr\u00e8s justement pour \u00e9viter la r\u00e9duction des voix pr\u00e9vue par la Loi.\u00bb Il est constant en cause que les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.)ont \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9es en date du 17 juillet 1991. Il ressort des extraits du Recueil \u00e9lectronique des soci\u00e9t\u00e9s et associations et du Registre des b\u00e9n\u00e9ficiaires effectifs qu\u2019au moment de la tenue des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales litigieuses,PERSONNE3.)\u00e9tait non seulement membre du conseil d\u2019administration dessoci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.), mais qu\u2019il \u00e9tait \u00e9galement d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 leur gestion journali\u00e8re ainsi que leur b\u00e9n\u00e9ficiaire effectif. Il n\u2019est pas contest\u00e9 que les lots dans la r\u00e9sidencesise \u00e0L-ADRESSE1.)ont \u00e9t\u00e9 acquis par les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.)par acte notari\u00e9 du 17 juillet 1991, respectivement par acte notari\u00e9 du 23 avril 1992. Force est de constater que les deux entit\u00e9s existent depuis plus de trente ans. Il n\u2019est pas \u00e9tabli qu\u2019une des soci\u00e9t\u00e9s aurait \u00e9t\u00e9 propri\u00e9taire des deux lots et aurait c\u00e9d\u00e9 un lot\u00e0 l\u2019autre soci\u00e9t\u00e9afin de contourner la r\u00e8gle dela r\u00e9duction des voix.<\/p>\n<p>15 Il n\u2019est pas prouv\u00e9 que les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.)-ou l\u2019une d\u2019elles-n\u2019ont pas d\u2019activit\u00e9 sociale et n\u2019ont pas d\u2019autonomie patrimoniale. Si les extraits du registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s et du registre des b\u00e9n\u00e9ficiaires \u00e9conomiques \u00e9tablissent que les soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)et SOCIETE3.)ontle m\u00eame b\u00e9n\u00e9ficiaire \u00e9conomiqueet ont, le cas \u00e9ch\u00e9ant,des int\u00e9r\u00eats communs, ils sont cependantinsuffisants pourconclureque les soci\u00e9t\u00e9s sont fictives et qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9es dans le but de frauder les r\u00e8gles de la computation des voix. C\u2019est d\u00e8s lors \u00e0 tort que la juridiction de premi\u00e8re instance a retenu que la r\u00e9gle de r\u00e9duction de voix pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 19 de la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975 aurait d\u00fb trouver application en l\u2019esp\u00e8ce et qu\u2019elle a annul\u00e9 les r\u00e9solutions prises lors des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales des 26 janvier et 16f\u00e9vrier2021 pour non-respect des r\u00e8gles de computation des voix. Le jugement est \u00e0 r\u00e9former sur ce point. 2.La demande en annulation fond\u00e9e\u00e0 titresubsidiaire surl\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 de la convocation \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire du 16 f\u00e9vrier 2021ainsi que sur la position dominante des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.)et sur l\u2019abus de majorit\u00e9 -L\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021 LaCourconstate d\u2019embl\u00e9e que les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)ne contestent pas la r\u00e9gularit\u00e9 des convocationsdu 4 janvier 2021 pour l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021. Concernant l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021, les parties PERSONNE1.)-PERSONNE2.)soutiennent que les d\u00e9cisions de voir nommer un expert-comptable et un avocat \u00e0 charge de la copropri\u00e9t\u00e9, de ne pas proc\u00e9der au renouvellement du syndic et de convoquer une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire auraient \u00e9t\u00e9 prises dans l\u2019int\u00e9r\u00eat exclusif dessoci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.). Une d\u00e9cision prise \u00e0 la majorit\u00e9 l\u00e9galement requise peut encourir l\u2019annulation en cas d\u2019abus de majorit\u00e9. La jurisprudence admet que les r\u00e9solutions vot\u00e9es par une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, qui pr\u00e9sentent une apparence de r\u00e9gularit\u00e9 en la forme et au fond, peuvent \u00eatre annul\u00e9es si la preuve est rapport\u00e9e que ces d\u00e9cisions sont le r\u00e9sultat, notamment, de man\u0153uvres tendant \u00e0 utiliser la majorit\u00e9 dans un int\u00e9r\u00eat autre que l\u2019int\u00e9r\u00eat collectif, soit dans un int\u00e9r\u00eat personnel, soit sans motif l\u00e9gitime ou encore dans l\u2019intention de nuire (Cour d\u2019appel, 30 octobre 2014, n\u00b038306 du r\u00f4le). Il a notamment \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 qu\u2019une d\u00e9cision r\u00e9guli\u00e8rement intervenue d\u2019un point de vue formel peut \u00eatre annul\u00e9e s\u2019il r\u00e9sulte des circonstances de la cause que l\u2019assembl\u00e9e, par esprit de malveillance, a refus\u00e9 de faire droit \u00e0 la demande d\u2019un<\/p>\n<p>16 copropri\u00e9taire compatible avec le r\u00e8glement de copropri\u00e9t\u00e9, cette d\u00e9cision \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9e comme contraire \u00ab aux int\u00e9r\u00eats collectifs v\u00e9ritables \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire aux int\u00e9r\u00eats que la collectivit\u00e9 doit d\u00e9fendre de bonne foi, dans le respect des droits individuels. Cette exigence de bonne foi entra\u00eene l\u2019obligation de proc\u00e9der \u00e0 un examen s\u00e9rieux des demandes soumises \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, sans animosit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019uncopropri\u00e9taire particulier. Aussi peut-il y avoir abus de majorit\u00e9 lorsque l\u2019assembl\u00e9e d\u00e9cide de poursuivre contre un copropri\u00e9taire la d\u00e9molition d\u2019ouvrages irr\u00e9guli\u00e8rement ex\u00e9cut\u00e9s lorsqu\u2019il est \u00e9tabli que ces ouvrages ne causent aucun pr\u00e9judice, ni \u00e0 lacollectivit\u00e9, ni aux copropri\u00e9taires individuels (cf. M. Elter et F. Schockweiler, op. cit., p.409). Il appartient au demandeur en nullit\u00e9 de rapporter la preuve de l\u2019abus. L\u2019abus ne r\u00e9sulte pas automatiquement du fait qu\u2019une d\u00e9cision lui est pr\u00e9judiciable. Aussi lui appartient-il d\u2019\u00e9tablir qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 prise dans le but exclusif de lui nuire et qu\u2019elle ne se justifie, ni par la poursuite de l\u2019int\u00e9r\u00eat collectif, ni par le respect de la destination de l\u2019immeuble (cf. M. Elter et F. Schockweiler, op. cit., p.409). Dans les conflits pour abus de majorit\u00e9, les tribunaux n&#039;ont pas \u00e0 se prononcer sur l&#039;opportunit\u00e9 des d\u00e9cisions incrimin\u00e9es (Cass. 3e civ., 3 juin 2009 : Administrer oct. 2009, p. 56.\u2013Cass. 3e civ., 8 mars 1995 : Loyers et copr. 1995, comm.293). Contrairement aux recours en annulation fond\u00e9s sur l&#039;inobservation des formalit\u00e9s prescrites pour la tenue des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales, l&#039;action engag\u00e9e pour l&#039;abus de droit ou de majorit\u00e9 implique que le demandeur fournisse la preuve sinon d&#039;un pr\u00e9judice strictement personnel, du moins d&#039;un pr\u00e9judice injustement inflig\u00e9 \u00e0 une minorit\u00e9, d&#039;une rupture de l&#039;\u00e9galit\u00e9 de traitement entre les membres de la copropri\u00e9t\u00e9 (JCl. Copropri\u00e9t\u00e9, fasc. 87-10, n\u00b071). Les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)contestent les critiques \u00e0 l\u2019encontre de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.)et reprochent aux soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)et SOCIETE3.)d\u2019avoir en r\u00e9alit\u00e9 \u00e9vinc\u00e9 le Syndic afin d\u2019\u00e9viter l\u2019\u00e9laboration d\u2019un cadastre vertical alors que l\u2019affectation donn\u00e9e \u00e0 leurs lots, en l\u2019occurrence l\u2019usage en tant que bureaux, neserait pas conforme aux r\u00e8gles urbanistiques. Si aux termes de l\u2019assignation introductive d\u2019instance du 25 mars 2021, les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)demandent l\u2019annulation des r\u00e9solutions n\u00b04 et n\u00b06, la Cour constate que la r\u00e9solution critiqu\u00e9e d\u00e9cidant de charger un expert-comptable et unavocat est la r\u00e9solution n\u00b05. Sous le point n\u00b05 \u00abd\u00e9charge \u00e0 donner au Syndic pour l\u2019exercice du 01.10.2019 au 31.08.2020\u00bb duproc\u00e8s-verbalde l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021,il est act\u00e9\u00abAucun rapport n\u2019ayant \u00e9t\u00e9 remis aux copropri\u00e9taires concernant cette p\u00e9riode, les comptes ne peuvent donc pas \u00eatre contr\u00f4l\u00e9s et l\u2019assembl\u00e9e ne peut pas voter sur ce point. Le vote n\u2019est pas possible \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019aucun rapport n\u2019a \u00e9t\u00e9 remis parSOCIETE4.).<\/p>\n<p>17 L\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale d\u00e9cide de charger la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.A. d\u2019engager un expert-comptable \/fiduciaire, r\u00e9viseurd\u2019entreprises,) ainsi qu\u2019un conseiller juridique (avocat) afin de v\u00e9rifier les livres comptables de la copropri\u00e9t\u00e9 au 31.01.2021, et ce auxfaitsde la copropri\u00e9t\u00e9 (\u2026)\u00bb. Il r\u00e9sulte du point n\u00b06 duproc\u00e8s-verbalde l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021 que \u00ablescopropri\u00e9tairespr\u00e9sents ou repr\u00e9sent\u00e9s notent que le service de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.)n\u2019est pas satisfaisant et que malgr\u00e9 plusieurs demandes, certains postes de frais de l\u2019exercice 2018-2019 n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 renseign\u00e9s. De m\u00eame une situation comptable \u00e0 jour de la R\u00e9sidence n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9e m\u00eame apr\u00e8splusieurs demandesde d\u00e9compte. Lescopropri\u00e9tairesMrPERSONNE1.)et MrPERSONNE2.)ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s de ce fait (par emaille 23.11.20) et n\u2019ont pas r\u00e9agi ni collabor\u00e9. Le dernier d\u00e9compte incomplet a\u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 au 30.09.2019! Il est d\u2019ailleurs impossible de contr\u00f4ler la gestion d\u2019SOCIETE4.)\u00e0 la date de ce jour.SOCIETE4.)n\u2019a pas m\u00eame pas envoy\u00e9 copie du dernier extrait bancaire de la copropri\u00e9t\u00e9 demand\u00e9parSOCIETE2.)S.A. le 23.11.20. L\u2019entretien de la r\u00e9sidence n\u2019est pas correctement effectu\u00e9: -Entretien de la goutti\u00e8re -Non fonctionnement de l\u2019ascenseur pendant 5 jours -Interrupteurs, \u00e9clairages bloqu\u00e9s -Etc.\u00bb Force est de constater que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.)et le syndicat des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.)n\u2019ont pas comparu \u00e0 l\u2019audience des plaidoiriesdevant le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9ssaisi d\u2019une demandedes copropri\u00e9taires SOCIETE2.)etSOCIETE3.)tendant \u00e0 voirconvoquer une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Par courrier du 30 d\u00e9cembre 2020, le mandataire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.)et du syndicat des copropi\u00e9taires a inform\u00e9 le mandataire des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.) etSOCIETE3.)que ses mandants acceptent l\u2019ordonnance intervenue. Le syndic n\u2019a d\u00e9pos\u00e9 ni le rapportfinancier pour l\u2019exercice du 01.10.2019 au 31.08.2020,ni de budget pr\u00e9visionnel. Il n\u2019est pas \u00e9tabli que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.)\u00e9tait disponible pour continuer son mandat. En ces circonstances, et ind\u00e9pendamment de la discorde entrecopropri\u00e9taires SOCIETE2.)etSOCIETE3.)d\u2019unepart et descopropri\u00e9tairesPERSONNE1.)- PERSONNE2.)et du Syndic d\u2019autre part,il n\u2019est pas \u00e9tabli que la d\u00e9cision du non- renouvellement du Syndic fut contraire \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat collectif de la copropri\u00e9t\u00e9 et<\/p>\n<p>18 qu\u2019elle fut prise dans une intention de nuire aux partiesPERSONNE1.)- PERSONNE2.). Il n\u2019est pas non plus \u00e9tabli que la d\u00e9cision de ne pas renouveler le mandat de la soci\u00e9\u00e9tSOCIETE4.)ait caus\u00e9 un surco\u00fbt. Par ailleurs, des frais suppl\u00e9mentaires r\u00e9sultant du non-renouvellement dumandat du Syndic-\u00e0 les supposer \u00e9tablis- affecteraient tous les copropri\u00e9taires. Finalement, les parties intim\u00e9es restent en d\u00e9faut de d\u00e9montrer que la d\u00e9cision de charger un expert comptable respectivement un avocat ait \u00e9t\u00e9 prise dans une intention de leur nuire, ce d\u2019autant moins que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.)n\u2019a pas d\u00e9pos\u00e9 de rapport financier pour l\u2019exercice du 01.10.2019 au 31.08.2020. Elles n\u2019ont d\u00e8s lors pas \u00e9tabli l\u2019existence d\u2019un abus de majorit\u00e9 dans le chef des soci\u00e9t\u00e9sSOCIETE2.)etSOCIETE3.) Il s\u2019ensuit que la demande en annulation desr\u00e9solutionsn\u00b05 et n\u00b06 prisespar l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires en datedu26 janvier 2021 n\u2019est pas fond\u00e9e. -L\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire du 16 f\u00e9vrier 2021 Les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)soutiennent quela d\u00e9cision de confier \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)la charge de laconvocation d\u2019une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire suite \u00e0 la d\u00e9cision de non-renouvellement du mandat de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.)serait irr\u00e9guli\u00e8re alors que l\u2019ordonnance du 25 septembre 2020 ne l\u2019aurait pas habilit\u00e9e \u00e0 ce faire. Il s\u2019ensuivrait l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9raleextraordinairedu 16 f\u00e9vrier 2021 et la nullit\u00e9 des d\u00e9cisions y prises. L\u2019assembl\u00e9e ne d\u00e9lib\u00e8re valablement que sur les questions inscrites \u00e0 l\u2019ordre du jour et dans la mesure o\u00f9 les notifications ont \u00e9t\u00e9 faites conform\u00e9ment aux dispositions r\u00e9glementaires. Il est constant en cause que l\u2019habilitation pr\u00e9sidentielle du 25 septembre 2022 se r\u00e9f\u00e9rait \u00e0 un ordre du jour d\u00e9termin\u00e9 qui renseignait sous le point 6 du \u00ab renouvellement du mandat du syndic et dur\u00e9e du mandat\u00bb. Les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)ayant \u00e9t\u00e9 absentes etles soci\u00e9t\u00e9s SOCIETE2.)etSOCIETE3.)ayant vot\u00e9 contre le renouvellement du mandat d\u2019SOCIETE4.), l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale a r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 des voix pr\u00e9sentes ou repr\u00e9sent\u00e9s denepas renouveler le mandat du Syndic. La question du renouvellement du mandat du syndic, figurant \u00e0 l\u2019ordre du jour de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021, la d\u00e9cision de ne pas renouveler le mandat de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.)est r\u00e9guli\u00e8re sous cet aspect.<\/p>\n<p>19 Cependant, sous le point n\u00b06, les copropri\u00e9taires pr\u00e9sents ou repr\u00e9sent\u00e9s ont encore charg\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)de proc\u00e9der \u00e0 la convocation d\u2019une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire avec l\u2019ordre du jour suivant: -remplacement du Syndic -organisation\/roulement de l\u2019usage de la buanderie\/r\u00e8glement int\u00e9rieur -rapport financier au 31.01.2021 -d\u00e9charge \u00e0 donner au Syndic au 31.01.2021. L\u2019ordonnance du 25 septembre 2020 fixant l\u2019ordre du jour de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 26 janvier 2021 n\u2019a pas habilit\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)de proc\u00e9der en cas de non-renouvellement du mandat du syndic \u00e0 la convocation \u00e0 une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire, \u00e9tant remarqu\u00e9 que l\u2019ordre du jour de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinairedu 16 f\u00e9vrier 2021d\u00e9passe leremplacement du syndic. Les parties appelantes se pr\u00e9valent de l\u2019article 22 de la loi modifi\u00e9e du 16 mai 1975 et soutiennent qu\u2019en l\u2019absence de syndic et de conseil syndical au sein de la copropri\u00e9t\u00e9 litigieuse le droit de convoquer une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9ralepour voir nommer un nouveau syndic appartiendrait \u00e0 toute personne d\u00e9sign\u00e9e par accord des copropri\u00e9taires repr\u00e9sentant au moins le tiers des membres du syndicat. L\u2019article 22 de la loi modifi\u00e9e du16 mai1975 pr\u00e9voit qu\u2019\u00aben cas d\u2019emp\u00eachement du syndic pour quelque cause que ce soit ou en cas de carence de sa part \u00e0 exercer sa mission et \u00e0 d\u00e9faut de stipulation du r\u00e8glement de copropri\u00e9t\u00e9, tout int\u00e9ress\u00e9 peut, apr\u00e8s mise en demeure du syndic rest\u00e9e infructueuse pendant quinze jours, demander au pr\u00e9sident du tribunal d\u2019arrondissement de, charger de tout ou partie de cette mission et pour un temps d\u00e9termin\u00e9, soit un membre du conseil syndical, soit, s\u2019il n\u2019y a pas de conseil syndical ou si aucun de ses membres n\u2019accepte cette mission, un administrateur provisoire. Le pr\u00e9sident statue comme en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9r\u00e9s sur assignation donn\u00e9e au syndic. Lorsque, pour quelque cause que ce soit, le syndicat se trouve d\u00e9pourvu de syndic, le pr\u00e9sident du conseil syndical ou, \u00e0 d\u00e9faut, tout membre de ce conseil, proc\u00e8de \u00e0 la convocation de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale en vue de la d\u00e9signation du syndic. Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entr\u00e9e en fonction du nouveau syndic, le conseil syndical est charg\u00e9 d\u2019accomplir les actes de gestion courante, y compris les appels de fonds, et les actes n\u00e9cessit\u00e9s par l\u2019urgence. Les d\u00e9cisions du conseil syndical sont ex\u00e9cut\u00e9es par son pr\u00e9sident. Lorsqu\u2019il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 institu\u00e9 de conseil syndical, le droit de convoquer l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale et le droit d\u2019accomplir les actes susmentionn\u00e9s appartiennent \u00e0 toute personne d\u00e9sign\u00e9e par accord des copropri\u00e9taires repr\u00e9sentant au moins le tiers des membres du syndicat. A d\u00e9faut d\u2019un tel accord, tout copropri\u00e9taire peut demander, parvoie de requ\u00eate au pr\u00e9sident du tribunal, la d\u00e9signation d\u2019un administrateur provisoire qui dispose du pouvoir d\u2019accomplir les actes susmentionn\u00e9s\u00bb.<\/p>\n<p>20 L\u2019article pr\u00e9cit\u00e9 pr\u00e9voit dans son alin\u00e9a 3 les modalit\u00e9s de convocation de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale appel\u00e9e \u00e0 d\u00e9signer le syndic. Ainsi, l\u2019assembl\u00e9e est convoqu\u00e9e par le pr\u00e9sident du conseil syndical, s\u2019il en existe un. Lorsqu\u2019il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 institu\u00e9 de conseil syndical, elle peut \u00eatre convoqu\u00e9e de l\u2019accord des copropri\u00e9taires repr\u00e9sentant au moins un tiers des membres du syndicat. Ce n\u2019est que si un tel accord n\u2019est pas obtenu que tout copropri\u00e9taire peut avoir recours au pr\u00e9sident du tribunal et lui demander de nommer un administrateur provisoire qui aura le pouvoir d\u2019accomplir les actes de gestion courante de la copropri\u00e9t\u00e9 et notamment celui de convoquer l\u2019assembl\u00e9e en vue de nommer un nouveau syndic. Conform\u00e9ment\u00e0l\u2019article 22 alin\u00e9a 3 de la loimodifi\u00e9e du 16 mai1975, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)par accord des copropri\u00e9taires repr\u00e9sentant plus d\u2019un tiers des membres du syndicat \u00e9tait en droit de convoquer valablement elle-m\u00eame une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale afin de proc\u00e9der \u00e0 la nomination d\u2019un syndicsans avoir \u00e0 demander au pr\u00e9sident du tribunal la d\u00e9signation d\u2019un administrateur provisoire. Toutefois,cette assembl\u00e9e ne peut statuer que sur la d\u00e9signation d\u2019un nouveau syndic (cf. M. Elter et F. Schockweiler, Copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis et vente d\u2019immeubles \u00e0 construire, n\u00b0500, Cass.18 mai 1971, JCP 1971.J.16831). L\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 16 f\u00e9vrier 2021 bien qu\u2019ayant \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement convoqu\u00e9e parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)d\u00e9sign\u00e9e par accord des copropri\u00e9taires repr\u00e9sentant au moins le tiers des membres du syndicat, n\u2019a pu statuer que sur la seule d\u00e9signation d\u2019un nouveau syndic. Il r\u00e9sulte du proc\u00e8s-verbal de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du16 f\u00e9vrier 2021 qu\u2019outre la d\u00e9signation du nouvel syndic, il a encore \u00e9t\u00e9 prise une d\u00e9cision sur l\u2019organisation\/roulement de l\u2019usage de la buanderie\/r\u00e8glement int\u00e9rieur. Eu \u00e9gard aux consid\u00e9rations ci-avant, cette d\u00e9cision est d\u00e8s lors irr\u00e9guli\u00e8reet encourt annulation. Concernant la d\u00e9signation du nouveau syndic, les partiesPERSONNE1.)- PERSONNE2.)restent en d\u00e9faut d\u2019\u00e9tablir en quoi la d\u00e9signation de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)comme nouveau syndic aurait \u00e9t\u00e9 prise dans un but de leur nuire. En effet, il ne r\u00e9sulte pas des \u00e9l\u00e9ments de la cause que les copropri\u00e9taires SOCIETE2.)etSOCIETE3.)aient des liens particuliers avec cette soci\u00e9t\u00e9 et qu\u2019elles l\u2019aient d\u00e9sign\u00e9e afin de se procurer un avantage personnel. Par ailleurs, si le syndic ne respecte pas ses devoirs et obligations et n\u2019agit pas dans l\u2019int\u00e9r\u00eat collectif, il risque de voir engager sa responsabilit\u00e9. Il n\u2019y a d\u00e8s lors pas lieud\u2019annulerla d\u00e9signation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) comme nouveau syndic.<\/p>\n<p>21 3.Les demandes accessoires -Quantau remboursement des frais d\u2019avocat Les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et le syndicat des copropri\u00e9tairesde la R\u00e9sidenceALIAS1.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 demandentle remboursement des frais d\u2019avocatd\u00e9bours\u00e9sdans le cadre du pr\u00e9sent litige. ll est aujourd\u2019hui de principe que les honoraires que le justiciable doit exposer pour obtenir gain de cause en justice constituent un pr\u00e9judice r\u00e9parable qui trouve son origine dans la faute de la partie qui succombe. Les frais et honoraires d\u2019avocat peuvent ainsi donner lieu \u00e0 indemnisation sur base de la responsabilit\u00e9 civile de droit commun en dehors de l\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. En effet, par arr\u00eat du 9 f\u00e9vrier 2012, la Cour de cassation (r\u00f4le n\u00b05\/12) a condamn\u00e9 lasolution de droit fran\u00e7ais suivant laquelle les frais et honoraires d\u2019avocat ne constitueraient pas un pr\u00e9judice r\u00e9parable au titre de la responsabilit\u00e9 civile. La Cour a retenu que les frais non compris dans les d\u00e9pens, donc \u00e9galement les honoraires d\u2019avocat, constituent un pr\u00e9judicecivil. Le caract\u00e8re r\u00e9parable du pr\u00e9judice consistant dans les frais d\u2019avocat engag\u00e9s est reconnu en cas d\u2019abus du droit d\u2019agir en justice. Ainsi si l\u2019action en justice n\u2019avait pas lieu d\u2019\u00eatre engag\u00e9e, celui qui a d\u00fb sed\u00e9fendre a droit au remboursement des frais d\u2019avocat inutilement engag\u00e9s. Il en va de m\u00eame d\u00e8s lors qu\u2019une partie r\u00e9siste de mani\u00e8re injustifi\u00e9e \u00e0 une demande en paiement intent\u00e9e \u00e0 son encontre. Il s\u2019agit, alors, d\u2019une responsabilit\u00e9 pour faute (cf. Courd\u2019appel, 6 janvier 2021, n\u00b0CAL-2019-01017 du r\u00f4le). Les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)demandent chacune, par r\u00e9formation de la d\u00e9cision entreprise, la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) au remboursement des frais d\u2019avocat \u00e0 hauteur de 8.043,75 euros. Al\u2019instar des juges de premi\u00e8reinstance, la Cour constate qu\u2019aucune faute n\u2019est \u00e9tablie dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), ce d\u2019autant moins que l\u2019abus de majorit\u00e9 n\u2019est,en l\u2019esp\u00e8ce,pas \u00e9tabli. Le jugement est d\u00e8s lors \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a\u00e9cart\u00e9 les demandes respectives dePERSONNE1.)et dePERSONNE9.)tendant au remboursement des frais d\u2019avocat. Les parties appelantes r\u00e9clament \u00e0 leur tour \u00e0 se voir d\u00e9dommager du d\u00e9boursement des frais d\u2019avocat pour le pr\u00e9sent litige \u00e0 hauteur de 5.000,-euros. Le simple fait que les partiesPERSONNE1.)-PERSONNE2.)ont partiellement succomb\u00e9 en instance d\u2019appelne saurait automatiquement ouvrir le droit \u00e0 indemnisation au titre des honoraires d\u2019avocat support\u00e9spar les parties appelantes, ce d\u2019autantmoins qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, les demandes respectives des parties<\/p>\n<p>22 dans le cadre de leur litigesont source de discussions juridiques et doivent donc \u00eatre fix\u00e9es par d\u00e9cision judiciaire. Dans ces conditions, l\u2019existence d\u2019une faute dans le chef des parties PERSONNE1.)-PERSONNE2.)n\u2019\u00e9tant pas \u00e9tablie, il convient de rejeter comme nonfond\u00e9e la demande en indemnisation des frais d\u2019avocat des parties appelantes. -Quant aux indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure L\u2019application de l\u2019article 240 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure civile rel\u00e8ve du pouvoir discr\u00e9tionnaire du juge (Cour de Cass. Fran\u00e7aise, 2\u00e8me chambre, arr\u00eat du 10 octobre 2002, Bulletin 2002, II, n\u00b0 219, p. 172, arr\u00eat du 6 mars 2003, Bulletin 2003, II, n\u00b0 54, p. 47). Tant les parties appelantes que les parties intim\u00e9esrestent en d\u00e9faut de justifier de la condition d\u2019iniquit\u00e9, de sorte qu\u2019ellessont \u00e0 d\u00e9bouter de leurs pr\u00e9tentions sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile tant pour la premi\u00e8re instance que pour l\u2019instance d\u2019appel. -Quant aux frais et d\u00e9pens Eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019issue du litige en appel, il y a lieu defairemasse des frais et d\u00e9pens des deux instances etdeles imposerpour moiti\u00e9\u00e0PERSONNE1.)et \u00e0 PERSONNE2.)d\u2019une part et au Syndicat des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidence ALIAS1.)d\u2019autre part,avec distraction, pour la part qui les concerne, au profit des mandataires des parties respectives sur leurs affirmations de droit. PAR CES MOTIFS: la Cour d\u2019appel, septi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile,statuant contradictoirement, re\u00e7oit lesappels principal et incident, dit l\u2019appel incident non fond\u00e9, ditl\u2019appel principalpartiellement fond\u00e9, par r\u00e9formation,dit qu\u2019il n\u2019y a pas lieu \u00e0 annulation des d\u00e9cisions prises lors des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.)des 26 janvier et 16 f\u00e9vrier 2021 pour violation de l\u2019article 19 de la loi modifi\u00e9e d 16 mai 1975 portant statut de la copropri\u00e9t\u00e9 des immeubles b\u00e2tis, annule la r\u00e9solution n\u00b02de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.)du 16 f\u00e9vrier 2021 sur la mise en place d\u2019un planning d\u2019utilisation de la buanderie,<\/p>\n<p>23 confirme le jugement n\u00b0NUMERO4.)du 21 avril 2022 pour le surplus, d\u00e9boutele syndicat des copropri\u00e9taires de la R\u00e9sidenceALIAS1.)et la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)de leur demande en remboursement des frais et honoraires d\u2019avocat, d\u00e9boute les parties de leurs pr\u00e9tentionsrespectivessur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, fait masse des frais et d\u00e9pens des deux instances et les impose pour moiti\u00e9 \u00e0 PERSONNE1.)et \u00e0PERSONNE2.)d\u2019une part et au Syndicat des copropri\u00e9taires de laR\u00e9sidenceALIAS1.)d\u2019autre part,avec distraction, pour la part qui les concerne, au profit de Ma\u00eetre Gwendoline BELLA, avocat \u00e0 la Cour,etde la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019avocats KRIEGER ASSOCIATES SA. sur leurs affirmations de droit.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-7-civil\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-7-civil\/20240827-190622\/20230705-ca7-cal-2022-00589-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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