{"id":650200,"date":"2026-04-22T18:03:03","date_gmt":"2026-04-22T16:03:03","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\/"},"modified":"2026-04-22T18:03:07","modified_gmt":"2026-04-22T16:03:07","slug":"cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 22 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2020-00550"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0162\/22-IX-COM Audience publique duvingt-deux d\u00e9cembredeux millevingt-deux Num\u00e9roCAL-2020-00550 et CAL-2020-00635du r\u00f4le Composition: Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre, DaniellePOLETTI, premier conseiller, St\u00e9phane PISANI, conseiller, Gilles SCHUMACHER, greffier. I. E n t r e: 1)PERSONNE1.), demeurant \u00e0F-ADRESSE1.), 2)PERSONNE2.), demeurant \u00e0F-ADRESSE2.), appelantsaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justiceGilles HOFFMANNde Luxembourgdu2 juillet 2020, demandeurs par appel incident, comparant par la soci\u00e9t\u00e9 anonymeLUTHER,inscrite\u00e0la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins des pr\u00e9sentes parMa\u00eetreMathieu LAURENT, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Senningerberg, e t: 1)la soci\u00e9t\u00e9 de droit n\u00e9erlandaisSOCIETE1.)B.V., anciennementSOCIETE2.) B.V., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 NL-ADRESSE3.), immatricul\u00e9e aupr\u00e8s de la chambre de commerce n\u00e9erlandaise sous le num\u00e9ro NUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son organe statutaire actuellement en fonctions,<\/p>\n<p>2 2)la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE3.), anciennementSOCIETE4.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE4.), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro NUMERO2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil de g\u00e9rance actuellement en fonctions, intim\u00e9esaux fins dupr\u00e9dit exploitHOFFMANNdu2 juillet 2020, d\u00e9fendeurs sur appel incident, comparant par Ma\u00eetreLydie LORANG, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, assist\u00e9e par Ma\u00eetre Annie ELFASSI demeurant \u00e0Luxembourg, et Ma\u00eetre Gilles BIGOT, inscrit au barreau de Paris, II. E n t r e: 1)la soci\u00e9t\u00e9 de droit n\u00e9erlandaisSOCIETE1.)B.V.,anciennementSOCIETE2.) B.V.,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0NL-ADRESSE3.), immatricul\u00e9e aupr\u00e8s de la chambre decommerce n\u00e9erlandaise sous le num\u00e9roNUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par sonorgane statutaireactuellement en fonctions, 2) la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE3.),anciennementSOCIETE4.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE4.), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro NUMERO2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil de g\u00e9rance actuellement en fonctions, appelantesaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice Geoffrey GALL\u00c9 de Luxembourg du 31 juillet 2020, d\u00e9fendeurs sur appel incident, comparant par Ma\u00eetre Lydie LORANG, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, assist\u00e9e par Ma\u00eetre Annie ELFASSI demeurant \u00e0 Luxembourg, et Ma\u00eetre Gilles BIGOT, inscrit au barreau de Paris, e t: 1)PERSONNE1.),demeurant \u00e0 F-ADRESSE1.), 2)PERSONNE2.), demeurant \u00e0 F-ADRESSE2.), intim\u00e9saux fins du pr\u00e9dit exploit GALL\u00c9 du 31 juillet 2020, demandeurs par appel incident, comparantpar la soci\u00e9t\u00e9 anonyme LUTHER, inscrite \u00e0 la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins des<\/p>\n<p>3 pr\u00e9sentes parMa\u00eetre Mathieu LAURENT, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Senningerberg. LA COUR D&#039;APPEL : Expos\u00e9 du litige -R\u00e9sum\u00e9 des faits La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE5.)LLC, soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine de capital-investissement sp\u00e9cialis\u00e9e dans les rachats et restructurations dans le domaine de l\u2019automobile (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE5.)\u00bb) d\u00e9tient la soci\u00e9t\u00e9 portefeuille de droit n\u00e9erlandais SOCIETE6.)U.A. (ci-dessous \u00abSOCIETE6.)\u00bb) qui est l\u2019associ\u00e9 unique de la soci\u00e9t\u00e9 de droit n\u00e9erlandaisSOCIETE1.)B.V. (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE1.)\u00bb) laquelle d\u00e9tenait int\u00e9gralementla soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE3.)SARL (ci- apr\u00e8s \u00abSOCIETE3.)\u00bb),de m\u00eame quela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE7.)B.V. (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE7.)\u00bb). SOCIETE1.)a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e dans l\u2019optique de faire l\u2019acquisition de l\u2019activit\u00e9 pare-soleils et pavillons pour automobile du groupeGROUPE1.). SOCIETE3.)a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e pour faire l\u2019acquisition de l\u2019une des treize entit\u00e9s du groupeGROUPE1.), la soci\u00e9t\u00e9 de droit fran\u00e7aisSOCIETE8.)SAS, sp\u00e9cialis\u00e9e dans la fabrication de pare-soleils pour voitures, d\u00e9nomm\u00e9eSOCIETE9.)SAS apr\u00e8s l\u2019acquisition(ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE9.)\u00bb). Afin de redynamiserSOCIETE9.),SOCIETE5.)s\u2019estadjoint les services de PERSONNE2.), directeur de l\u2019usineSOCIETE9.),et dePERSONNE1.), Directeur D\u00e9veloppement Global des pare-soleils du groupeGROUPE1.), en leur proposant d\u2019investir dansSOCIETE3.). Le 4 juin 2014,PERSONNE1.)etPERSONNE2.)sont devenus actionnaires minoritaires deSOCIETE3.)en souscrivant chacun \u00e0 1.500 parts sociales des 10.001 parts ordinaires composant son capital, les 7.001 parts restantes \u00e9tant d\u00e9tenues parSOCIETE1.). A la m\u00eame occasion,SOCIETE1.)a souscrit \u00e0 361.931 parts pr\u00e9f\u00e9rentielles. Le m\u00eame jour encore,PERSONNE2.) et PERSONNE1.)ont conclu chacun avecSOCIETE1.)un contrat d\u2019option de vente (\u00abPut Option Agreement\u00bbou \u00abPut\u00bb) et un contrat d\u2019option d\u2019achat (\u00abCall Option Agreement\u00bb ou \u00abCall\u00bb) leur permettant de c\u00e9der leur participation minoritaire \u00e0SOCIETE1.), \u00e0 la survenance d\u2019un \u00e9v\u00e9nement intitul\u00e9 \u00abTermination of Duties\u00bb. Le 20 novembre 2014,PERSONNE1.)etPERSONNE2.)ont \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9s g\u00e9rants deSOCIETE3.).<\/p>\n<p>4 Au courant du mois de janvier 2018,SOCIETE5.)a conclu un contrat de cession avec la soci\u00e9t\u00e9 de droit chinoisSOCIETE10.)CO. LTD (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE10.) \u00bb) relatif \u00e0SOCIETE9.)etSOCIETE7.) Le 9 juillet 2018,SOCIETE10.)a acquisSOCIETE9.)etSOCIETE7.)pour un prix de vente total de 163.000.000.-USD r\u00e9parti \u00e0 raison de 53.114.466.-USD pour les actions deSOCIETE9.)et de 90.885.534.-USD pour les actions de SOCIETE7.). Le prix de cette cession fut distribu\u00e9sur base d\u2019une d\u00e9cision deSOCIETE5.)\u00e0 concurrence de 36% \u00e0SOCIETE3.)pour les actions deSOCIETE9.)et \u00e0 concurrence de 64% \u00e0SOCIETE1.)pour les parts sociales deSOCIETE7.). PERSONNE1.)etPERSONNE2.)ont, par courrier du 25 juillet 2018, contest\u00e9 cette r\u00e9partition estimant que sur base des performances financi\u00e8res respectives deSOCIETE9.)etSOCIETE7.), au moins 59 % du prix de vente aurait d\u00fb \u00eatre allou\u00e9 \u00e0SOCIETE3.)pour les actions deSOCIETE9.)et qu\u2019en minimisant ainsi la valeur deSOCIETE9.)et en maximisant celle deSOCIETE7.),SOCIETE1.)et SOCIETE3.)leur auraient d\u00e9rob\u00e9 une partie de la plus-value qui devait leur revenir conform\u00e9ment aux accords contractuels. Par courrier du 2 ao\u00fbt 2018,SOCIETE3.)a adress\u00e9 \u00e0 ses associ\u00e9s une r\u00e9solution circulaire visant \u00e0 r\u00e9voquerPERSONNE2.)etPERSONNE1.)de leur mandat de g\u00e9rant deSOCIETE3.)avec effet au 31 juillet 2018. La r\u00e9vocation a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e au RCSL le 8 ao\u00fbt 2018. Le 3 ao\u00fbt 2018,SOCIETE3.)a unilat\u00e9ralement d\u00e9cid\u00e9 de proc\u00e9der au rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles sansconvoquerPERSONNE1.) etPERSONNE2.) \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale autorisant le rachat. Par courrier du 6 ao\u00fbt 2018,PERSONNE1.)etPERSONNE2.)ont exerc\u00e9 leur option de vente \u00e9valu\u00e9, par leurs soins, \u00e0 quelque 38,5 millions de USD que chacun d\u2019eux devait percevoir et en m\u00eame temps ils ont misSOCIETE1.)et SOCIETE3.)en demeure de ne pas proc\u00e9der \u00e0 la distribution des montants re\u00e7us parSOCIETE10.). Par courrier dat\u00e9 du 3 ao\u00fbt, mais r\u00e9ceptionn\u00e9 le 7 ao\u00fbt 2018,PERSONNE1.)et PERSONNE2.)ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s parSOCIETE3.)que conform\u00e9ment \u00e0 une d\u00e9cision de distribution prise par le conseil de g\u00e9rance le 3 ao\u00fbt 2018, ils se verraient allouer un dividende \u00e0 hauteur de 322.924,87.-euros pour chacun et par ce m\u00eame courrier, ils ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 signer le projet de r\u00e9solutions \u00e9crites \u00e9manant des associ\u00e9s deSOCIETE3.)et autorisant cette derni\u00e8re \u00e0 racheter 167.301 parts pr\u00e9f\u00e9rentielles d\u00e9tenues parSOCIETE1.). La d\u00e9cision relative au rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e au RCSL le 9 ao\u00fbt 2018 et le montantde 56.105.825,80 USD a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0SOCIETE1.). SOCIETE3.)etSOCIETE1.)n\u2019ont pas donn\u00e9 suite \u00e0 la lev\u00e9e de l\u2019offre de vente du 6 ao\u00fbt 2018.<\/p>\n<p>5 Le c\u0153ur du litige constitue led\u00e9saccorddes partiessur les montants auxquels PERSONNE1.)etPERSONNE2.)peuvent pr\u00e9tendre suite \u00e0 la vente de SOCIETE9.)\u00e0SOCIETE10.). Le litige comportedeux volets distincts: -d\u2019une part, il a trait \u00e0 la validit\u00e9 des contrats d\u2019option de vente(Put Option Agreement ou PUT)portant sur des parts sociales deSOCIETE3.)conclus le 4 juin 2014 dans le cadre de l\u2019op\u00e9ration d\u2019acquisition deSOCIETE9.), entre PERSONNE1.)etPERSONNE2.), d\u2019un c\u00f4t\u00e9, etSOCIETE1.), de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, (Volet I); -d\u2019autre part, il porte sur la r\u00e9gularit\u00e9de la distribution de dividendes r\u00e9sultant de la cession deSOCIETE9.)\u00e0SOCIETE10.)op\u00e9r\u00e9e le 3 ao\u00fbt 2018 par SOCIETE3.)suite au rachat de parts pr\u00e9f\u00e9rentielles deSOCIETE1.)par SOCIETE3.)(Volet II). Reprochant \u00e0SOCIETE3.)d\u2019avoir commis une violation statutaire dans le cadre des pr\u00e9dites op\u00e9rations et d\u2019agir de connivence avec SOCIETE1.), PERSONNE1.)etPERSONNE2.)assign\u00e8rent ces derni\u00e8res en justice. -Proc\u00e9dures en r\u00e9f\u00e9r\u00e9 1. Parrequ\u00eate unilat\u00e9rale du25 septembre2018,PERSONNE1.)etPERSONNE2.) ont requis la mise sous s\u00e9questre d\u2019un montant de 4.076.578,94 USD appartenant \u00e0SOCIETE3.)et la nomination d\u2019un s\u00e9questre judiciaire sur base de l\u2019article 66 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Cette affaire a \u00e9t\u00e9 inscrite au r\u00f4le sous le n\u00b0 TAL-2018-07088. Par ordonnance du 27 septembre 2018, le Pr\u00e9sident du Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg a ordonn\u00e9 la mise sous s\u00e9questre judiciaire de la somme de USD 4.076.578,94 euros ainsi que tous les droits et revenus en r\u00e9sultant, et toute autre somme disponible sur le compte bancaire de SOCIETE3.)tenu aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE11.)S.A. et nomm\u00e9 \u00e0 cet effet Ma\u00eetre St\u00e9phane EBEL, a donn\u00e9 au s\u00e9questre tout pouvoir utile afin de collecter et de s\u00e9questrer les avoirs et les fruits des avoirs et notamment le pouvoir d\u2019ouvrir un compte bancaire \u00e0 cet effet ainsi que les documents sociaux; a ordonn\u00e9 que la mise sous s\u00e9questre restera en vigueur tant que la r\u00e9gularit\u00e9 du rachat des 167.301 parts sociales pr\u00e9f\u00e9rentielles parSOCIETE3.) et du virement de USD 56.105.825,80 parSOCIETE3.)\u00e0SOCIETE1.)n\u2019auront pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement tranch\u00e9espar une d\u00e9cision de justice coul\u00e9e en force de chose jug\u00e9e, sinon jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019une d\u00e9cision judiciaire ou une d\u00e9cision d\u2019un commun accord des parties mette fin \u00e0 la mesure. Par exploit d\u2019huissier du 31 octobre 2018,SOCIETE3.)a fait donner assignation \u00e0PERSONNE1.)etPERSONNE2.)\u00e0 compara\u00eetre devant le Pr\u00e9sident du Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant comme juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s, pour voir ordonner la nullit\u00e9 sinon la r\u00e9tractation de l\u2019ordonnance pr\u00e9sidentielle du 27 septembre 2018.<\/p>\n<p>6 Par ordonnance No. 2019TALREFO\/00079 du 26 f\u00e9vrier 2019, le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s a fait droit \u00e0 la demande, a ordonn\u00e9 la r\u00e9tractation de l\u2019ordonnance pr\u00e9sidentielle du 4 octobre 2018 et d\u00e9charg\u00e9 Ma\u00eetre St\u00e9phane EBEL de la mission de s\u00e9questre lui confi\u00e9e. 2. En datedes 13 ao\u00fbt 2018 et 14 ao\u00fbt 2018,PERSONNE1.)etPERSONNE2.)ont d\u00e9pos\u00e9 deux requ\u00eates unilat\u00e9ralesen autorisation de saisir-arr\u00eatersur base de l\u2019article 66 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Cette affaire a \u00e9t\u00e9 inscrite au r\u00f4le sous le n\u00b0 TAL-2018-07089. Par ordonnance rendue sur base de larequ\u00eate du 13 ao\u00fbt 2018 par le Pr\u00e9sident du Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg du 14 ao\u00fbt 2018, PERSONNE1.)etPERSONNE2.)ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9s \u00e0 saisir-arr\u00eater entre les mains des d\u00e9biteurs saisis, \u00e0 savoir la banqueSOCIETE11.)S.A. et SOCIETE3.), toutes les parts sociales et sommes d\u00e9tenues parSOCIETE1.) dans le capital deSOCIETE3.)ainsi que toutes les sommes que les parties tierces saisies doivent ou devront aux cr\u00e9anciers saisissantsPERSONNE1.)et PERSONNE2.). Par ordonnance du 16 ao\u00fbt 2018 rendue sur base de la requ\u00eate du 14 ao\u00fbt 2018 par le Pr\u00e9sident du Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, PERSONNE1.)etPERSONNE2.)ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es \u00e0 pratiquer saisie-arr\u00eat sur les parts sociales et toutes sommes, capital, dividendes et droits attach\u00e9s aux parts sociales d\u00e9tenues parSOCIETE1.)dans le capital deSOCIETE3.)ainsi que sur toutes les sommes, deniers, objets ou valeurs que les parties tierces saisies devront \u00e0SOCIETE1.), le tout pour avoir s\u00fbret\u00e9 et parvenir au paiement de la somme, au principal, de 77 millions de USD et des int\u00e9r\u00eats \u00e9chus ou \u00e0 \u00e9choir. Sur base de cette ordonnance du 16 ao\u00fbt 2018, PERSONNE1.) et PERSONNE2.)ont pratiqu\u00e9 une saisie-arr\u00eat suivant exploit d\u2019assignation du 20 ao\u00fbt 2018. Par exploit d\u2019huissier des 30 et 31 octobre 2018,SOCIETE3.)etSOCIETE1.)ont fait donner assignation \u00e0PERSONNE1.),PERSONNE2.)et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE11.)S.A. \u00e0 compara\u00eetre devant le Pr\u00e9sident du Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant comme juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s, pour voir ordonner la nullit\u00e9 sinon la r\u00e9tractation de l\u2019ordonnance pr\u00e9sidentielle du 16 ao\u00fbt 2018. Par ordonnance No. 2019TALREFO\/00162 du 5 avril 2019, le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s a d\u00e9clar\u00e9 la demande recevable et fond\u00e9e, a r\u00e9voqu\u00e9 l\u2019ordonnance pr\u00e9sidentielle du 16 ao\u00fbt 2018, a d\u00e9clar\u00e9 que celle-ci est nulle et de nul effet et a ordonn\u00e9 la mainlev\u00e9e pure et simple de la saisie-arr\u00eat pratiqu\u00e9e en vertu de ladite ordonnance. 3. Par requ\u00eate unilat\u00e9rale du 3 octobre 2018,PERSONNE1.)etPERSONNE2.)ont requis la mise sous s\u00e9questre d\u2019une partie de la documentation sociale de SOCIETE3.)et la nomination d\u2019un s\u00e9questre judiciaire sur base del\u2019article 66 du<\/p>\n<p>7 Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Cette affaire a \u00e9t\u00e9 inscrite au r\u00f4le sous le n\u00b0 TAL-2018-06407. Parordonnance du 4 octobre 2018,le Pr\u00e9sident du Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg a ordonn\u00e9 la mise sous s\u00e9questre judiciaire d e la documentation sociale telle que pr\u00e9cis\u00e9e dans la requ\u00eate, nomm\u00e9 Ma\u00eetre St\u00e9phane EBEL comme s\u00e9questre, ordonn\u00e9 que la mise sous s\u00e9questre restera en vigueur tant que la r\u00e9gularit\u00e9 du rachat des 167.301 parts sociales pr\u00e9f\u00e9rentielles parSOCIETE3.)et du virement de USD 56.105.825,80 par SOCIETE3.)\u00e0SOCIETE1.)n\u2019aura pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement tranch\u00e9e par une d\u00e9cision de justice coul\u00e9e en force de chose jug\u00e9e et ordonn\u00e9 la production forc\u00e9e de la documentation sociale \u00e0PERSONNE1.)etPERSONNE2.)et \u00e0 Ma\u00eetre St\u00e9phane EBEL sous peine d\u2019une astreinte de 1.500.-euros par jour de retard. Par exploit d\u2019huissier du 5 octobre 2018,PERSONNE1.)etPERSONNE2.)ont fait compara\u00eetreSOCIETE3.)devant le Pr\u00e9sident du Tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant comme juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s pour voir constater, sur base de l\u2019article 933 alin\u00e9a 1 er du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile sinon sur base de l\u2019article 932 alin\u00e9a 1 er du m\u00eame code, l\u2019inex\u00e9cution contractuelle de SOCIETE3.)de communiquer son \u00e9valuationdu prix de cession des titres tel que pr\u00e9vu aux contrats de promesse d\u2019achat conclus le 4 juin 2014 entre SOCIETE1.),SOCIETE3.)etPERSONNE1.), d\u2019une part, etPERSONNE2.), d\u2019autre part, le tout sous peine d\u2019une astreinte de 10.000.-euros par jour de retard, \u00e0 compter de la signification de l\u2019ordonnance;\u00e0 voir ordonner \u00e0 SOCIETE3.), sous peine d\u2019une astreinte de 10.000.-euros par jour de retard, la communication de la situation comptable int\u00e9rimaire au 31 juillet 2018 de SOCIETE3.)tel que pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 22.2 des statuts deSOCIETE3.)et \u00e0voir nommer, sur base de l\u2019article 350 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, sinon sur base de l\u2019article 932 alin\u00e9a 1 er , sinon encore sur base de l\u2019article 933 alin\u00e9a 1 er du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, un expert judiciaire. Par ordonnance No. 2018TALREFO\/640 du 7 d\u00e9cembre 2018, le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s ad\u00e9clar\u00e9 la demande en r\u00e9tractation recevable et fond\u00e9e, a ordonn\u00e9 la r\u00e9tractation de l\u2019ordonnance pr\u00e9sidentielle du 4 octobre 2018 et a d\u00e9charg\u00e9 Ma\u00eetre St\u00e9phane EBEL de la mission de s\u00e9questre lui confi\u00e9e. 4. Par exploit d\u2019huissier de justice du 19 octobre 2018,SOCIETE3.)a fait donner assignation \u00e0PERSONNE1.) etPERSONNE2.) \u00e0 compara\u00eetre devant le Pr\u00e9sident du Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant comme juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s, en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 ordinaire, pour voir ordonner la r\u00e9tractation de l\u2019ordonnance pr\u00e9sidentielle du 4 octobre 2018.Cette affaire a \u00e9t\u00e9 inscrite au r\u00f4le sous le n\u00b0TAL-2018-06724. Par ordonnanceNo. 2019TALREFO\/00065 du 15 f\u00e9vrier 2019,le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s ad\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9e la demande tendant \u00e0 la communication par SOCIETE3.)de l\u2019\u00e9valuation du prix de cession des titres et a d\u00e9clar\u00e9 lademande en expertise irrecevable sur base des articles 350 et 932 alin\u00e9a 1 er du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile.<\/p>\n<p>8 -Proc\u00e9dures au fond 1. Par exploit d\u2019huissier de justice du 28 ao\u00fbt 2018,PERSONNE1.) et PERSONNE2.)firent donner assignation \u00e0SOCIETE1.)\u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, pour : \u00ab* voir constater l\u2019inex\u00e9cution contractuelle deSOCIETE1.)consistant dans un d\u00e9faut de paiement du prix d\u2019exercice parSOCIETE1.)\u00e0PERSONNE2.)et PERSONNE1.)en vertu du contrat intitul\u00e9 Put Option Agreement dat\u00e9 du 4 juin 2014 et conclu entre chacun des demandeurs d\u2019un c\u00f4t\u00e9, etSOCIETE1.)et SOCIETE3.), de l\u2019autre ; * \u00e0 titre principal, voir condamnerSOCIETE1.)\u00e0 l\u2019ex\u00e9cution forc\u00e9e de son obligation de paiement du prix de l\u2019option de vente d\u2019un montant de 38.5000.000,- USD tant \u00e0PERSONNE2.)qu\u2019\u00e0PERSONNE1.), avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 9 ao\u00fbt 2018, sinon \u00e0 partir du jugement \u00e0 intervenir, souspeine d\u2019une astreinte de 1.000,-EUR par jour de retard ; * \u00e0 titre subsidiaire, voir condamnerSOCIETE1.)\u00e0 payer des dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0PERSONNE2.)etPERSONNE1.)pour inex\u00e9cution contractuelle de ses obligations au pr\u00e9dit contrat pour un montant de38.500.000,-USD pour chacun des demandeurs, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 9 ao\u00fbt 2018, sinon \u00e0 partir du jugement \u00e0 intervenir ; * voir condamnerSOCIETE1.)\u00e0 leur payer le montant de 3.000,-EUR sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile; * voir condamnerSOCIETE1.)\u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance et en ordonner la distraction au profit de son mandataire, qui affirme en avoir fait l\u2019avance ; * voir ordonner l\u2019ex\u00e9cution provisoire sans caution du jugement \u00e0 intervenir\u00bb. Cette affaire a \u00e9t\u00e9 inscrite au r\u00f4le sous le n\u00b0TAL-2018-06157.La demande prend appui sur les \u00ab PUT \u00bb conclus le 4 juin 2014 entre PERSONNE2.)et PERSONNE1.)etSOCIETE1.)et tend \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution forc\u00e9e desdits contrats, sinon \u00e0 l\u2019allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats pour inex\u00e9cution contractuelle de ces contrats. 2. Par exploit d\u2019huissier de justice du 14 f\u00e9vrier 2019,PERSONNE1.) et PERSONNE2.)firent donner assignation \u00e0SOCIETE1.), \u00e0SOCIETE3.)et \u00e0 Ma\u00eetre St\u00e9phane EBEL, en sa qualit\u00e9 de s\u00e9questre judiciaire, \u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, pour: \u00abavant tout autre progr\u00e8s en cause, voir ordonner la production forc\u00e9e des documents suivants : (i) le registre des associ\u00e9s deSOCIETE3.); (ii) le proc\u00e8s-verbal du conseil de g\u00e9rance deSOCIETE3.)tenu entre fin juillet et d\u00e9but ao\u00fbt 2018 d\u00e9cidant de convoquer l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale d\u00e9cidant la r\u00e9vocation desdemandeurs de leurs postes de g\u00e9rants ; les proc\u00e8s-verbaux de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des associ\u00e9s deSOCIETE3.)tenue d\u00e9but ao\u00fbt 2018 d\u00e9cidant de r\u00e9voquer les demandeurs de leurs postes de g\u00e9rants ;<\/p>\n<p>9 (iii) le proc\u00e8s-verbal de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des associ\u00e9sdeSOCIETE3.)tenue entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 arr\u00eatant les comptes int\u00e9rimaires n\u00e9cessaires (i) \u00e0 la distribution des dividendes int\u00e9rimaires et (ii) au rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles ; (iv) la demande deSOCIETE1.)adress\u00e9e entre fin juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 au conseil de g\u00e9rance deSOCIETE3.)conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 22.6 des statuts pour convoquer l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des associ\u00e9s en vue de d\u00e9lib\u00e9rer sur une distribution de b\u00e9n\u00e9fices ; (v) le proc\u00e8s-verbal de lar\u00e9union du conseil de g\u00e9rance deSOCIETE3.)tenue entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 relative \u00e0 la distribution des dividendes int\u00e9rimaires ; (vi) le proc\u00e8s-verbal du conseil de g\u00e9rance deSOCIETE3.)tenu entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 d\u00e9cidant de proc\u00e9der \u00e0 la distribution de 56.105.825,80 USD \u00e0 SOCIETE1.); (vii) les comptes int\u00e9rimaires deSOCIETE3.)arr\u00eat\u00e9s entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 par le conseil de g\u00e9rance pour les besoins desdistributions pr\u00e9mentionn\u00e9es ; (viii) le proc\u00e8s-verbal du conseil de g\u00e9rance deSOCIETE3.)tenu entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 convoquant l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des associ\u00e9s deSOCIETE3.) d\u00e9cidant de proc\u00e9der au rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles ; (ix) le proc\u00e8s-verbal de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des associ\u00e9s deSOCIETE3.)tenue entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 d\u00e9cidant de proc\u00e9der au rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles ; et (x) le proc\u00e8s-verbal du conseil de g\u00e9rance deSOCIETE3.)tenu d\u00e9but ao\u00fbt 2018 d\u00e9cidant de convoquer l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire devant se tenir le 21 ao\u00fbt 2018 en vue de la liquidation deSOCIETE3.); voir ordonner la jonction avec l\u2019affaire introduite par assignation du 28 ao\u00fbt 2018 ; Principalement : * voir constater que la distribution d\u00e9cid\u00e9e parSOCIETE1.)et r\u00e9alis\u00e9e le 3 ao\u00fbt 2018 d\u2019un montant de 56.105.825,80 EUR a \u00e9t\u00e9 faite en violation des statuts de SOCIETE3.)et de la loi et a caus\u00e9 un pr\u00e9judice aux demandeurs ; * voir condamnerSOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE2.)etPERSONNE1.)la somme de 5.596.957,75 EUR pour chacun avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 compter de la d\u00e9cision de distribution, sinon de l\u2019introduction de la demande en justice, sinon du jugement \u00e0 intervenir ; * sinon, voir annuler les r\u00e9solutions de l\u2019assembl\u00e9eg\u00e9n\u00e9rale des associ\u00e9s de SOCIETE3.)tenue entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 ayant d\u00e9cid\u00e9 de la distribution et du rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles ; et * voir condamnerSOCIETE1.)\u00e0 indemniserPERSONNE2.)etPERSONNE1.) en leur payant \u00e0 chacun la somme de 5.596.957,75 EUR avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 compter de la d\u00e9cision de distribution, sinon de l\u2019introduction de la demande en justice, sinon du jugement \u00e0 intervenir jusqu\u2019\u00e0 solde, aux titres des dividendes ou boni de liquidation que les demandeurs auraient d\u00fb percevoir, dans le cas o\u00f9 la nullit\u00e9 ne permettrait pas de r\u00e9parer int\u00e9gralement et de mani\u00e8re ad\u00e9quate les demandeurs du fait de l\u2019effet r\u00e9troactif de l\u2019annulation ; * voir r\u00e9server aux demandeurs le droit de demander l\u2019annulation des r\u00e9solutions du conseil de g\u00e9rance : (i) tenu entre fin juillet et d\u00e9but ao\u00fbt 2018 d\u00e9cidant de convoquer l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale d\u00e9cidant la r\u00e9vocation des demandeurs de leurs postes de g\u00e9rants ;<\/p>\n<p>10 (ii) tenu entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 arr\u00eatant les comptes int\u00e9rimaires n\u00e9cessaires \u00e0 la distribution des dividendes int\u00e9rimaires et au rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles ; (iii) tenu entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 relative \u00e0 la distribution des dividendes int\u00e9rimaires ; (iv) tenu entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 208 d\u00e9cidant de proc\u00e9der \u00e0 la distribution de 56.105.825,80 EUR \u00e0SOCIETE1.); (v) tenu entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 convoquant l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des associ\u00e9s deSOCIETE3.)d\u00e9cidant de proc\u00e9der au rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles ; (vi) tenu d\u00e9but ao\u00fbt 2018 d\u00e9cidant de convoquer l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire devant se tenir le 21 ao\u00fbt 2018 en vue de la liquidation de SOCIETE3.); subsidiairement : * voir constater que la distribution d\u00e9cid\u00e9e parSOCIETE1.)et r\u00e9alis\u00e9e le 3 ao\u00fbt 2018 constitue l\u2019application d\u2019une clause l\u00e9onine ; * voir d\u00e9clarer nul et non \u00e9crit l\u2019article 22.7 des statuts et appliquer les accords entre parties ; * voir condamnerSOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0 chacun des demandeurs la somme de 5.596.957,75 EUR avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 compter de la d\u00e9cision de distribution, sinon de la demande en justice, sinon du jugement \u00e0 intervenir jusqu\u2019\u00e0 solde ; en tout \u00e9tat de cause : * voir condamnerSOCIETE3.)etSOCIETE1.)solidairement sinon in solidum \u00e0 payer \u00e0 chacun des demandeurs le montant de 25.000,-EUR au titre de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile ; * les voir condamner solidairement sinon in solidum aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance et en ordonnerla distraction au profit du mandataire des demandeurs, qui affirme en avoir fait l\u2019avance ; * voir ordonner l\u2019ex\u00e9cution provisoire sans caution du jugement \u00e0 intervenir\u00bb. Cette affaire a \u00e9t\u00e9 inscrite au r\u00f4le sous le n\u00b0TAL-2019-02595. La demande est en lien avec le rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles deSOCIETE1.)et la distribution des dividendes aff\u00e9rente r\u00e9alis\u00e9e le 3 ao\u00fbt 2018 pr\u00e9tendument en violation des statuts deSOCIETE3.)et de la loi et tend principalement \u00e0 voir prononcer l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 de ces op\u00e9rations et indemniserPERSONNE2.)etPERSONNE1.)du pr\u00e9judice caus\u00e9, sinon, \u00e0 voir annuler les r\u00e9solutions de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des associ\u00e9s deSOCIETE3.)tenue entre le 31 juillet et le 3 ao\u00fbt 2018 ayant d\u00e9cid\u00e9 de la distribution et du rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles en question. 3.Par exploit d\u2019huissier de justice du 17 mai 2019,PERSONNE1.) et PERSONNE2.)firent donner assignation \u00e0SOCIETE3.)\u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale pour: \u00ab* voir condamnerSOCIETE3.)\u00e0 intervenir dans l\u2019instance introduite par l\u2019assignation du 28 ao\u00fbt 2018 ; * voir ordonner la jonction entre les deux r\u00f4les ; \u00e0 titre principal : * voir d\u00e9clarer le jugement \u00e0 intervenir commun \u00e0SOCIETE3.);<\/p>\n<p>11 \u00e0 titre subsidiaire : * voir constater qu\u2019aux termes des options de vente,SOCIETE3.)devait pr\u00e9parer et remettre pour le 9 ao\u00fbt 2018 au plus tard les comptes int\u00e9rimaires arr\u00eat\u00e9s au 6 ao\u00fbt 2018 afin que soit d\u00e9termin\u00e9 le prix d\u2019exercice des options de vente et que SOCIETE3.)est d\u00e9faillante \u00e0 ce titre ; * voir condamnerSOCIETE3.), sur base des articles 1134 et 2059 et suivants du Code civil, sous astreinte d\u2019un montantde 10.000,-EUR par jour, ou tout autre montant m\u00eame sup\u00e9rieur \u00e0 fixer par le tribunal, \u00e0 communiquer ses comptes int\u00e9rimaires arr\u00eat\u00e9s au 6 ao\u00fbt 2018 et\/sinon son grand livre comptable pour la p\u00e9riode du 6 ao\u00fbt 2017 au 6 ao\u00fbt 2018, et * surseoir \u00e0 statuerdans l\u2019attente de la production de ces documents ; * voir constater le prix de l\u2019exercice de chacune des options de vente; \u00e0 titre plus subsidiaire : * voir constater queSOCIETE3.)s\u2019est engag\u00e9e \u00e0 pr\u00e9parer et remettre les comptes int\u00e9rimaires arr\u00eat\u00e9s au 6 ao\u00fbt 2018 afin que soit d\u00e9termin\u00e9 le prix d\u2019exercice des options de vente ; * voir constater l\u2019inex\u00e9cution contractuelle deSOCIETE3.)de pr\u00e9parer et remettre ses comptes int\u00e9rimaires arr\u00eat\u00e9s au 6 ao\u00fbt 2018 et de d\u00e9terminer de bonne foi le prix d\u2019exercice de chacune des options de vente ; * partant, voir autoriser conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 1144 du Code civil, PERSONNE1.)etPERSONNE2.)\u00e0 voir ex\u00e9cuter par un tiers, aux frais de SOCIETE3.), l\u2019obligation de pr\u00e9parer les comptes int\u00e9rimaires et de d\u00e9terminer le prix de l\u2019exercice des options de vente tel que pr\u00e9vu aux options de vente ; * surseoir \u00e0 statuer dans l\u2019attente de la d\u00e9termination du prix d\u2019exercice de chacune desoptions, puis,voir constater le prix d\u2019exercice de chacune des options de vente ; \u00e0 titre plus subsidiaire encore ; * voir r\u00e9server sp\u00e9cialement le droit aux demandeurs de mettre en cause la responsabilit\u00e9 deSOCIETE3.)pour tous les dommages subis et \u00e0 subir en cons\u00e9quence notamment de ses manquements \u00e0 ses obligations aux termes des options de vente ; en tout \u00e9tat de cause : * voir condamnerSOCIETE3.)\u00e0 payer aux demandeurs une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 10.000,-EUR sur base de l\u2019article 240 du NouveauCode de proc\u00e9dure civile ; * voir condamnerSOCIETE3.)\u00e0 tous les frais de l\u2019instance; * voir ordonner l\u2019ex\u00e9cution provisoire sans caution du jugement \u00e0 intervenir\u00bb. Cette affaire a \u00e9t\u00e9 inscrite au r\u00f4le sous le n\u00b0TAL-2019-04073. La demande concerne les conditions de d\u00e9termination du prix d\u2019exercice des PUT conclus le 4 juin 2014 entrePERSONNE2.)etPERSONNE1.)etSOCIETE1.)et tend \u00e0 voir constaterl\u2019inex\u00e9cution contractuelle deSOCIETE3.)de communiquer son \u00e9valuation du prix de cession des titres et \u00e0 d\u00e9terminer le pr\u00e9judice leur caus\u00e9 de ce fait. En cours de proc\u00e9dure,PERSONNE2.)etPERSONNE1.)modifi\u00e8rent et compl\u00e9t\u00e8rent leur demande comme suit : \u00ab* dire que les contrats d\u2019option sign\u00e9s le 4 juin 2014 sont valables ; * dire qu\u2019ils ont valablement exerc\u00e9 leur option de vente le 6 ao\u00fbt 2018 ;<\/p>\n<p>12 * dire qu\u2019ils ont c\u00e9d\u00e9 les parts sociales qu\u2019ils d\u00e9tenaient dansSOCIETE3.)\u00e0 SOCIETE1.)conform\u00e9ment aux contrats sign\u00e9s le 4 juin 2014 ; * condamnerSOCIETE3.)\u00e0 mettre \u00e0 jour les folios de son registre des parts sociales dans les trois jours du jugement \u00e0 intervenir ; * la condamner au paiement d\u2019une astreinte journali\u00e8re de 10.000.-EUR par jour, dans les trois jours du jugement \u00e0 intervenir, dansl\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 elle ne remet pas \u00e0 jour les folios de son registre des parts sociales ; * la condamner \u00e0 publier la mise \u00e0 jour de la r\u00e9partition des parts au RCSL, sinon autoriser les demandeurs \u00e0 le faire aux frais exclusifs deSOCIETE3.); * dire queSOCIETE1.)a manqu\u00e9 \u00e0 son obligation de paiement du prix des options de vente \u00e0 l\u2019\u00e9gard des demandeurs ; * condamnerSOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0 chacun des demandeurs le prix des options de vente ; \u00e0 titre principal : * condamnerSOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0 chacun des demandeurs le montant de 18.860.322,40.-EUR avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 6 ao\u00fbt 2018, sinon du jour de la demande en justice; \u00e0 titre subsidiaire : * dire que pour d\u00e9terminer le prix des options de vente, il faut prendre en compte les comptes interm\u00e9diaires deSOCIETE3.)sur la p\u00e9riode du 6 ao\u00fbt 2017 au 6 ao\u00fbt 2018, sinon au 31 juillet 2018 et le grand livre comptable deSOCIETE3.) sur la m\u00eame p\u00e9riode ; * ordonner \u00e0SOCIETE3.)la production forc\u00e9e : (i) des comptes interm\u00e9diaires deSOCIETE3.)sur la p\u00e9riode litigieuse; (ii) du grand livre comptable deSOCIETE3.)sur la p\u00e9riode litigieuse ; * condamnerSOCIETE3.)etSOCIETE1.), de mani\u00e8re solidaire, sinon in solidum sinon chacune pour sa part, \u00e0 payer \u00e0 chacun des demandeurs une astreinte journali\u00e8re de 50.000.-EUR ou tout autre montant m\u00eame sup\u00e9rieur \u00e0 d\u00e9terminer par le tribunal, dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9SOCIETE3.)ne communiquait pas l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 desdits documents dans les trois jours du jugement \u00e0 intervenir\u00bb. Ils demand\u00e8rent encore la nomination d\u2019un expert judiciaire avec la mission d\u2019\u00e9valuer, conform\u00e9ment aux PUT, la valeur en euros des 1.500 parts sociales deSOCIETE3.)c\u00e9d\u00e9es par chacun d\u2019eux \u00e0SOCIETE1.)le 6 ao\u00fbt 2018. Par acte de d\u00e9sistement d\u2019instancedu 2 octobre 2019,PERSONNE2.)et PERSONNE1.)se d\u00e9sist\u00e8rent de l\u2019instance introduite contre Ma\u00eetre St\u00e9phane EBEL par exploit d\u2019huissier de justice du 14 f\u00e9vrier 2019 et enr\u00f4l\u00e9e sous le N\u00b0 TAL-2019-02595. Cet incident de proc\u00e9dure donna lieu \u00e0 unjugement 2020TALCH02\/00529du 3 avril 2020. Pour justifier leurs revendications relatives aux\u00abPut Option Agreements (PUT)\u00bb,PERSONNE2.)etPERSONNE1.)firent plaider en substance que l\u2019article 2 des PUT pr\u00e9voit que les options deviennent exer\u00e7ables \u00e0 tout moment et end\u00e9ans un d\u00e9lai de 12 mois suite \u00e0 la survenance d\u2019un \u00e9v\u00e9nement intitul\u00e9 \u00abTermination of Duties\u00bb qui correspondrait \u00e0 leur cas d\u2019esp\u00e8ce puisqu\u2019il s\u2019agirait de tout \u00e9v\u00e9nement ayant pour cons\u00e9quence qu\u2019ils cessent leurs fonctions de salari\u00e9 ou de g\u00e9rant au sein deSOCIETE3.); que le prix d\u2019exercice, tel que d\u00e9fini par le m\u00eame accord, correspondrait\u00e0 la somme de la juste valeur marchande des parts sociales rachet\u00e9es et d\u2019un montant additionnel correspondant \u00e0 1% de<\/p>\n<p>13 la juste valeur marchande des parts sociales rachet\u00e9es ; que la juste valeur marchande correspondrait \u00e0 une valeur des parts sociales rachet\u00e9es, bas\u00e9e sur le triple de l\u2019EBITDA deSOCIETE3.)calcul\u00e9 sur une p\u00e9riode de 12 mois ; que le prix du PUT correspondrait, au dernier \u00e9tat de la proc\u00e9dure, au montant de 18.860.322,40.-euros pour chacun d\u2019eux; que le prix d\u2019exercice \u00abPut Option Price\u00bb aurait \u00e9t\u00e9 payable end\u00e9ans les trois jours de la date retenue par eux dans les \u00abPut Option Exercise Notices\u00bb, soit le 6 ao\u00fbt 2018, de sorte queSOCIETE3.) aurait eu l\u2019obligation contractuelle de payer le prix d\u2019exercice le 9 ao\u00fbt 2018. Ils poursuivirent en disant qu\u2019en refusant de leur payer le prix des PUT, SOCIETE3.)aurait viol\u00e9 les obligations contractuelles existant entre parties. SOCIETE3.)etSOCIETE1.)contest\u00e8rent la version dePERSONNE1.)et PERSONNE2.)etconclurentprincipalement \u00e0 la nullit\u00e9 des PUT pour cause d\u2019absence d\u2019objet, le prix n\u2019\u00e9tant ni d\u00e9termin\u00e9 ni d\u00e9terminable au regard des stipulations contractuelleset la notion d\u2019EBITDA \u00e9tant un indicateur qui devrait \u00eatre d\u00e9fini pour chaque transaction, une telle d\u00e9finition faisant cependant d\u00e9faut en l\u2019esp\u00e8ce. Ils firent ensuite valoir que l\u2019utilit\u00e9 des PUT ainsi que l\u2019intention commune des parties \u00e9tait de permettre, sous certaines conditions, \u00e0PERSONNE1.)et PERSONNE2.)de vendre leurs parts deSOCIETE3.)\u00e0SOCIETE1.); que cette option valait cependant uniquement pour la p\u00e9riode se situant avant que la vente des actifs parSOCIETE3.), notamment deSOCIETE9.), n\u2019intervienne, de sorte qu\u2019en date du 6 ao\u00fbt 2018, lorsquePERSONNE1.)etPERSONNE2.)exerc\u00e8rent leur droit d\u2019option, les PUT les liant \u00e0SOCIETE1.)\u00e9taient caducs voire n\u2019\u00e9taient plus d\u2019application. Ils contest\u00e8rent enfin que les conditions d\u2019exercice des PUT \u00e9taient remplies au moment de la lev\u00e9e d\u2019option, \u00e9tant donn\u00e9 que le terme \u00abDate of Termination of Duties\u00bb retenu dans le contrat ne viserait pas comme \u00e9v\u00e9nement ouvrant droit \u00e0 l\u2019exercice du droit d\u2019option l\u2019hypoth\u00e8se de la r\u00e9vocation du mandat de g\u00e9rant et que l\u2019article relatif au \u00abPut Option Price\u00bb et au \u00abFair Market Value\u00bb d\u00e9finis par le contrat n\u2019indiquerait pas dans quel d\u00e9laiSOCIETE3.)doit d\u00e9terminer le \u00abPut Option Price\u00bb ni quelle serait la p\u00e9riode de 12 mois \u00e0 prendre en compte pour l\u2019\u00e9valuation de ce prix d\u2019option. Pour justifier leur demande relative \u00e0 la distribution des dividendes, PERSONNE1.)etPERSONNE2.)firent valoir principalementqueSOCIETE3.) aurait fait une analyse erron\u00e9e de l\u2019article 22.7 de ses statuts et proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une distribution contraire \u00e0 cet article et \u00e0 la loi des montants per\u00e7us dans le cadre de la cession deSOCIETE9.)\u00e0SOCIETE10.). Ils argument\u00e8rent que ce serait ainsi \u00e0 tort que le rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles d\u00e9tenues parSOCIETE1.)aurait entra\u00een\u00e9 la distribution de la quasi-totalit\u00e9du b\u00e9n\u00e9fice g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par la vente de SOCIETE9.)au b\u00e9n\u00e9fice deSOCIETE1.), alors que les parts pr\u00e9f\u00e9rentielles ne donneraient droit qu\u2019\u00e0 un droit de b\u00e9n\u00e9fice fixe de 2 % \u00e0 titre de retour sur investissement, ainsi qu\u2019un droit d\u2019\u00eatre rachet\u00e9es en priorit\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 3.000 parts pr\u00e9f\u00e9rentielles, alors que les parts ordinaires donneraient droit \u00e0 l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des b\u00e9n\u00e9fices une fois le dividende prioritaire fixe vers\u00e9. En proc\u00e9dant au rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles non pas \u00e0 leur valeur nominale augment\u00e9e de la prime<\/p>\n<p>14 d\u2019\u00e9mission, mais \u00e0 ce montant augment\u00e9 du dividende obtenu par la division du profit distribuable par le nombre de toutes les parts, ordinaires et pr\u00e9f\u00e9rentielles, SOCIETE3.)aurait m\u00e9connu la teneur de l\u2019article 22.7 des statuts aux termes duquel lesprofits distribuables, apr\u00e8s d\u00e9duction des droits de b\u00e9n\u00e9fice fixes et du rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles, devraient \u00eatre distribu\u00e9s exclusivement aux porteurs de parts ordinaires. Selon eux, le terme \u00abcumulatif\u00bb employ\u00e9 par les statuts en rapport avecle dividende pr\u00e9f\u00e9rentiel fixe de 2 % par an attach\u00e9 aux parts pr\u00e9f\u00e9rentielles signifierait que ce dividende est report\u00e9 \u00e0 l\u2019exercice suivant en l\u2019absence de distribution pendant l\u2019exercice, et non pas que les parts pr\u00e9f\u00e9rentielles donneraient droit \u00e0 uncumul entre dividende fixe prioritaire et dividende ordinaire. Tout en admettant que les statuts ne donnent pas d\u2019indication quant au prix de vente des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles, ils consid\u00e9r\u00e8rent n\u00e9anmoins qu\u2019il r\u00e9sulterait implicitement des statuts que ce prix consisterait en la valeur nominale des parts (fix\u00e9e \u00e0 1.-euro) augment\u00e9e de la prime d\u2019\u00e9mission. Sur base des informations mises \u00e0 leur disposition et en application des stipulations de l\u2019article 22.7 des statuts deSOCIETE3.), ils estim\u00e8rent avoir droit \u00e0 la somme de 5.949.100,51.-euros chacun au titre de la distribution des b\u00e9n\u00e9fices. Ils conclurent ainsi que ce serait en raison des fautes commises parSOCIETE1.) qui a d\u00e9cid\u00e9 seule de la distribution de dividendes en ne respectant pas les clauses statutaires deSOCIETE3.)qu\u2019ils auraient subi un pr\u00e9judice \u00e9quivalent au montant qu\u2019ils auraient d\u00fb percevoir, apr\u00e8s d\u00e9duction de la somme per\u00e7ue \u00e0 titre de dividendes. SOCIETE3.)etSOCIETE1.)r\u00e9pliqu\u00e8rent pour l\u2019essentiel que la distribution d\u00e9cid\u00e9e le 3 ao\u00fbt 2018aurait eu lieu dans la stricte application des stipulations statutaires.Elles contest\u00e8rent encore que le montant allou\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)au titre du rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles soit \u00e0 qualifier de distribution de dividendes, de sorte qu\u2019il ne serait pas imputable sur le montant disponible pour le paiement des dividendes. Elles ajout\u00e8rent que les statuts n\u2019indiqueraient pas, comme le soutiennentPERSONNE1.)etPERSONNE2.), que le rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles devrait se faire \u00e0 la valeur nominale de 1.-euros, augment\u00e9 de la prime d\u2019\u00e9mission. Selon eux, le fait que le pr\u00e9c\u00e9dent rachat de parts pr\u00e9f\u00e9rentielles, intervenu le 21 d\u00e9cembre 2017, ait eu lieu \u00e0 la valeur nominale de ces parts ne serait pas de nature \u00e0 imposer le m\u00eame prix de rachat pour l\u2019op\u00e9ration intervenue le 3 ao\u00fbt 2018, alors qu\u2019il s\u2019agirait de deux op\u00e9rations de nature diff\u00e9rente, l\u2019op\u00e9ration de 2017 ne rentrant pas dans les pr\u00e9visions de l\u2019article 22.7 des statuts. En tout \u00e9tat de cause,SOCIETE1.)etSOCIETE3.)contest\u00e8rent formellement que les deux m\u00e9canismes (option d\u2019achat et distribution des dividendes) coexisteraient. Par jugementn\u00b0 2020TALCH02\/00531du 3 avril 2020,le tribunal,si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, statuant contradictoirement, a joint les r\u00f4les inscrits sous les num\u00e9ros TAL-2018-06157, TAL-2019-02595 et TAL-2019-04073, a dit non fond\u00e9 le moyen de nullit\u00e9 bas\u00e9 sur le libell\u00e9 obscur des assignations, a re\u00e7u les demandes principales et reconventionnelles en la forme, a dit que les \u00ab PUT \u00bb conclus entrePERSONNE2.)etPERSONNE1.)d\u2019une part etSOCIETE1.)<\/p>\n<p>15 d\u2019autre part sont nuls pour absence d\u2019objet, a dit la demande en condamnation en relation avec les \u00ab PUT \u00bb non fond\u00e9e et en a d\u00e9bout\u00e9, a dit que la distribution intervenue \u00e0 la suite de la d\u00e9cision du conseil de g\u00e9rance deSOCIETE3.)a \u00e9t\u00e9 prise en violation de l\u2019article 22.7 des statuts de la soci\u00e9t\u00e9, a dit la demande en allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats sur base de la violation de l\u2019article 22.7 fond\u00e9e en principe \u00e0 l\u2019\u00e9gard deSOCIETE1.), a, avant tout autre progr\u00e8s en cause, nomm\u00e9PERSONNE3.), expert avec la mission de concilier les parties si faire se peut, sinon dans un rapport \u00e9crit, d\u00e9taill\u00e9 et motiv\u00e9, de d\u00e9terminer le montant disponible pour distribution dansSOCIETE3.)le 3 ao\u00fbt 2018 ; d\u00e9terminer le montant revenant \u00e0 SOCIETE1.),PERSONNE2.) et PERSONNE1.)en application de l\u2019article 22.7 (i) \u00e0 (v) des statuts deSOCIETE3.) avec la pr\u00e9cision que le rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles en application du point (iii) se fait \u00e0 la valeur nominale augment\u00e9e de la prime d\u2019\u00e9mission, et a r\u00e9serv\u00e9 le surplus. Pour statuer ainsile tribunal a, apr\u00e8s avoir d\u00e9cid\u00e9queSOCIETE3.)et SOCIETE1.)ne sont pas prescrites \u00e0 invoquer la nullit\u00e9 des PUT \u00e0 titre d\u2019exception, examin\u00e9 la validit\u00e9 desdits contrats. Proc\u00e9dant \u00e0 une analyse approfondie de la teneur des PUT, ainsique de la commune intention des parties, les juges de premi\u00e8re instance ont consid\u00e9r\u00e9 que le prix applicable en cas de lev\u00e9e de l\u2019option de vente n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 de mani\u00e8re claire et pr\u00e9cise dans les contrats et ont conclu \u00e0 une ind\u00e9termination du prix justifiant en cons\u00e9quence la nullit\u00e9 de ces contrats. Concernant les dommages et int\u00e9r\u00eats r\u00e9clam\u00e9s au titre de la distribution des b\u00e9n\u00e9fices, le tribunal, apr\u00e8s avoir constat\u00e9 que la violation des statuts invoqu\u00e9e ne concerne que les associ\u00e9s, a appliqu\u00e9 l\u2019article 1134 du Code civil, au motif que les statuts \u00e9tant une convention entre les associ\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9, leur violation constitue partant une violation de la loi entre parties. Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les moyens des parties \u00e0 la lumi\u00e8re des pi\u00e8ces vers\u00e9esau dossier, les juges du premier degr\u00e9 ont consid\u00e9r\u00e9 que la d\u00e9cision de distribution intervenue le 3 ao\u00fbt 2018 est bien constitutive d\u2019une violation des statuts deSOCIETE3.) dont la responsabilit\u00e9 incombe \u00e0 l\u2019associ\u00e9 majoritaireSOCIETE1.). Ne disposant pas des chiffres n\u00e9cessaires au calcul des montants qui auraient d\u00fb revenir \u00e0 chacun des associ\u00e9s, ils ont d\u00e9cid\u00e9 de nommer un expert judiciaire. Par exploit du 2 juillet 2020,PERSONNE2.)etPERSONNE1.)ont relev\u00e9 appel du jugementpr\u00e9cit\u00e9 qui leur a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 en date du 22 mai 2020 \u00e0 leur domicile \u00e9lu en l\u2019\u00e9tude de leur mandataire. Cet appel a \u00e9t\u00e9 inscrit au r\u00f4le sous le n\u00b0 CAL- 2020-00550. Par exploit du 31 juillet 2020,SOCIETE1.)etSOCIETE3.)ontrelev\u00e9 appel du jugementpr\u00e9cit\u00e9 qui leur a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 en date du 19 mai 2020 \u00e0 leur domicile \u00e9lu en l\u2019\u00e9tude de leur mandataire. Cet appel a \u00e9t\u00e9 inscrit au r\u00f4le sous le n\u00b0 CAL- 2020-00635. Les r\u00f4lesn\u00b0 CAL-2020-00550 et n\u00b0 CAL-2020-00635 ont fait l\u2019objetd\u2019unejonction suivant ordonnance du 2 octobre 2020.<\/p>\n<p>16 L\u2019instruction a \u00e9t\u00e9 cl\u00f4tur\u00e9e par ordonnance du 15 novembre 2021 et les mandataires des parties ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s que l\u2019affaire serait prise en d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019audience du 2 juin 2022. Les mandataires ayant sollicit\u00e9 la tenue de plaidoiries, l\u2019audience a, par courrier du 23 mai 2022, \u00e9t\u00e9 refix\u00e9e au 19 octobre 2022. Le magistrat rapporteur a \u00e9t\u00e9 entendu en son rapport oral lors de l\u2019audience du 19 octobre 2022, \u00e0 laquelle l\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 prise en d\u00e9lib\u00e9r\u00e9. Discussion Pour des raisons de logique juridique, il convient de se r\u00e9f\u00e9rer aux conclusions r\u00e9capitulatives deSOCIETE1.)etSOCIETE3.)d\u00e9pos\u00e9es en date du 30 septembre 2021 au greffe de la Cour, qui seront les seules examin\u00e9es par la Cour pour ces parties ensemble avec leur acte d\u2019appel du31 juillet 2020, avant de revenir \u00e0 celles dePERSONNE2.)etPERSONNE1.), d\u00e9pos\u00e9es au greffe de la Cour en date du26 mai 2021, qui seront les seules \u00e0 \u00eatre prises en compte par la Cour pour ces parties ensemble avec leur acte d\u2019appel du 2juillet 2020, par application de l\u2019article 586, alin\u00e9a 2 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. SOCIETE1.)etSOCIETE3.)pr\u00e9cisentqu\u2019ils limitent leur appel auseul volet II relatif \u00e0 la demande de distribution des dividendes effectu\u00e9e le 3 ao\u00fbt 2018 par SOCIETE3.).Ils demandenten cons\u00e9quence \u00e0 la Courpar r\u00e9formation du premier jugement, \u00e0voir : -constater que le capital social deSOCIETE3.)est compos\u00e9 de parts pr\u00e9f\u00e9rentielles et de parts ordinaires ; -direquePERSONNE2.)etPERSONNE1.)ne d\u00e9tiennent que 30% des parts ordinaires, et non 30% des participations dansSOCIETE3.), tel qu&#039;erron\u00e9ment retenu par les juges de premi\u00e8re instance ; -dire que la distribution intervenue le 3 ao\u00fbt 2018 parSOCIETE3.)SARL a \u00e9t\u00e9 prise en conformit\u00e9 des statuts de la soci\u00e9t\u00e9, et plus particuli\u00e8rement de l&#039;article 22.7 desdits statuts ; -dire que la demande en allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats sur base de la violation de l&#039;article 22.7 des statuts deSOCIETE3.)est non fond\u00e9e ; -condamnerPERSONNE2.)etPERSONNE1.)\u00e0 payer chacun \u00e0 chacune des parties appelantes une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 15.000.-euros pour l\u2019instance d\u2019appel ; -condamnerPERSONNE2.)etPERSONNE1.), solidairement, sinonin solidum, aux frais et d\u00e9pens des deux instances Pour justifier leurs demandes, ils reprochent au tribunal d\u2019avoirretenu que PERSONNE2.)etPERSONNE1.)d\u00e9tenaient 30% du capital deSOCIETE3.)en se basant sur les comptes consolid\u00e9s deSOCIETE6.)relatifs aux exercices 2016<\/p>\n<p>17 et 2017 et notamment sur le document \u00e9tablissant la liste des filiales de la soci\u00e9t\u00e9 et sur un document intitul\u00e9 \u00abOffer to Management\u00bbdat\u00e9 du 11 f\u00e9vrier 2014 lequel ne serait qu\u2019un projet sans valeur juridique. Ils critiquent encore le tribunal d\u2019avoir consid\u00e9r\u00e9 que les paiements effectu\u00e9s aux associ\u00e9s au mois de d\u00e9cembre 2017 parSOCIETE3.)est \u00e0 qualifier de distribution de dividendes alors que les conditions l\u00e9gales telles que requises pour une distribution de dividendes int\u00e9rimaires n&#039;\u00e9taient pas remplies en l\u2019esp\u00e8ce. Ils remettent \u00e9galement en cause le fait que le tribunal a estim\u00e9 que le rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles effectu\u00e9 le 3 ao\u00fbt 2018 devait se faire \u00e0 la valeur nominale augment\u00e9e de la prime d&#039;\u00e9mission et non pas au prix convenu entreSOCIETE1.)etSOCIETE3.), \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019aucune disposition l\u00e9gale ni statutaire n&#039;imposait \u00e0SOCIETE3.)de racheter lesparts pr\u00e9f\u00e9rentielles\u00e0 leur valeur nominale plus la prime d&#039;\u00e9mission y rattach\u00e9e. Ils argumentent enfin que c\u2019est \u00e0 tort que le tribunalad\u00e9clar\u00e9 que la distribution de dividendes effectu\u00e9e le 3 ao\u00fbt 2018 n&#039;\u00e9tait pas conforme aux dispositions statutaires deSOCIETE3.)et concluent en reprenant les calculs d\u00e9j\u00e0 expos\u00e9s en premi\u00e8re instance \u00e0 la justification des montants distribu\u00e9s aux associ\u00e9s. Concernant l\u2019acte d\u2019appel dePERSONNE2.)etPERSONNE1.)du 2 juillet 2020, ils concluent\u00e0 titre liminaire\u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019appel pour cause d\u2019acquiescement tir\u00e9 de la signification sans r\u00e9serves du jugement N\u00b0 2020TALCH02\/00531du 3 avril 2020.A titre subsidiaire, ils concluent \u00e0 la nullit\u00e9, sinon \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019acte d\u2019appel pour libell\u00e9 obscur. A titre plus subsidiaire, ils concluent \u00e0 la nullit\u00e9 des PUT r\u00e9it\u00e9rantsur ce point leur argumentation d\u00e9j\u00e0 expos\u00e9e devant les juges de premi\u00e8re instance. PERSONNE2.)etPERSONNE1.)indiquentqu\u2019ils limitent leur appel au voletI relatif \u00e0la nullit\u00e9 des PUTsign\u00e9s en date du 4 juin 2014. Ils demandent en cons\u00e9quence \u00e0 la Cour, par r\u00e9formation du jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9, de: -dire que les PUT conclusavecSOCIETE1.)ne sont pas nuls pour absence d\u2019objet et que leur demande en condamnation en relation avec les PUT est fond\u00e9e; -dire que les PUT sign\u00e9s le 4 juin 2014 sont valables; -direqu\u2019ils ont valablement exerc\u00e9 leur option de vente le 6 ao\u00fbt 2018; -dire qu\u2019ils ont c\u00e9d\u00e9 les parts sociales qu\u2019ils d\u00e9tenaient dansSOCIETE3.)\u00e0 SOCIETE1.)conform\u00e9ment aux contrats sign\u00e9s le 4 juin 2014; -condamnerSOCIETE3.)\u00e0 mettre \u00e0 jour les foliosdu registre des parts sociales deSOCIETE3.)dans les trois jours de l\u2019arr\u00eat \u00e0 intervenir; -condamnerSOCIETE3.)au paiement d\u2019une astreinte journali\u00e8re de 5.000.- euros par jour, dans les trois jours de l\u2019arr\u00eat \u00e0 intervenir, dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 elle neremettrait pas \u00e0 jour les folios du registre de ses parts sociales ;<\/p>\n<p>18 -condamnerSOCIETE3.)\u00e0 publier la mise \u00e0 jour de la r\u00e9partition des parts au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg, sinon les autoriser \u00e0 le faire aux frais exclusifs deSOCIETE3.); -dire queSOCIETE1.)a manqu\u00e9 \u00e0 son obligation de paiement du prix des options de vente \u00e0 leur \u00e9gard et de la condamnerau paiement \u00e0 chacun d\u2019eux de la somme de 18.860.322,40.-euros, sinon, \u00e0 titre subsidiaire, \u00e0 la somme de 8.124.985,40.-euros, sinon, \u00e0 titre plus subsidiaire, \u00e0 la somme de 4.282.656,42.-euros, sinon toute autre somme, m\u00eame sup\u00e9rieure, \u00e0 fixerex aequo bonoou apr\u00e8s dires d\u2019expert judiciaire, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 9 ao\u00fbt 2018, date de l\u2019inex\u00e9cution contractuelle, sinon \u00e0 partir du 28 ao\u00fbt 2018, date de l\u2019assignation devant le tribunal d\u2019arrondissement, \u00e0 chaque fois jusqu\u2019\u00e0 solde, sur base des articles 1134 et suivants du Code civil, sinon desarticles 1147 et suivants du m\u00eame code, sinon 1794 du m\u00eame code ou encore toute autre base l\u00e9gale \u00e0 d\u00e9terminer; -pourautant que de besoin, nommer, un expert judiciaire comptable avec la mission, dans un rapport \u00e9crit, motiv\u00e9 et d\u00e9taill\u00e9, d\u2019appliquer laformule de prix pr\u00e9vue aux PUT sign\u00e9s en date des 4 juin 2014et dire que les frais d\u2019expertise devront \u00eatre int\u00e9gralement pris en charge parSOCIETE1.)etSOCIETE3.), solidairement, sinonin solidum, sinon chacune pour leur part; -ordonner pour autant que de besoin \u00e0SOCIETE3.)la production forc\u00e9edes comptes interm\u00e9diaires et du grand livre comptable deSOCIETE3.)sur la p\u00e9riode du 6 ao\u00fbt 2017 au 6 ao\u00fbt 2018 et condamnerSOCIETE1.)et SOCIETE3.), solidairement, sinonin solidum, sinon chacune pour leur part, \u00e0 payer \u00e0 chacun d\u2019eux une astreinte journali\u00e8re de 10.000.-euros ou tout autre montant m\u00eame sup\u00e9rieur \u00e0 d\u00e9terminer par la Cour, dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 SOCIETE3.)ne communiquait pas l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 desdits documents dans les trois jours de l\u2019arr\u00eat \u00e0 intervenir; -en tout \u00e9tat de cause, leur donner actequ\u2019ils se r\u00e9servent le droit d\u2019agir \u00e0 l\u2019encontre deSOCIETE1.)etSOCIETE3.)sur base des articles 1382 et suivants du Code civil, en vue de les voir condamner \u00e0 leur verser \u00e0 chacun des dommages et int\u00e9r\u00eats en r\u00e9paration de tous les pr\u00e9judices subis, notamment des frais et honoraires d\u2019avocat qu\u2019ils ont d\u00fb exposer dans le pr\u00e9sent litige pour faire valoir leurs droits \u00e0 r\u00e9paration; -condamner de mani\u00e8re solidaire, sinonin solidum, sinon chacun pour sa part, SOCIETE1.)etSOCIETE3.)\u00e0 payer \u00e0 chacun d\u2019eux une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure d\u2019un montant de 15.000.-euros pour l\u2019instance d\u2019appel sur le fondement de l\u00b4article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile et \u00e0 payer tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Pour voir statuer en ce sens, apr\u00e8s avoir rappel\u00e9les faits, ils r\u00e9it\u00e8rent leurs d\u00e9veloppements faits devant le tribunalen ce qui concerne la prescription de la demande en nullit\u00e9 des PUT.Ils critiquent d\u2019abord le tribunal d\u2019avoir retenuque la nullit\u00e9 pour vil prix, absence de prix ou ind\u00e9termination du prix serait une nullit\u00e9 absolue et maintiennent qu\u2019une telle nullit\u00e9 serait relative (car relevant d\u2019un int\u00e9r\u00eat priv\u00e9)et serait ainsi soumise au d\u00e9lai quinquennal pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 1304 du Code<\/p>\n<p>19 civilde sorte que faute d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9e end\u00e9ans les cinq ans depuis la conclusion du contrat,SOCIETE1.)etSOCIETE3.)ne pouvaient pas \u00e9voquer cette exception dans le pr\u00e9sent litige. Ils reprochent encore au tribunal d\u2019avoir retenu que l\u2019exception de nullit\u00e9 serait perp\u00e9tuelle, alors que cette r\u00e8glene s&#039;appliquerait que si l&#039;action en ex\u00e9cution de l&#039;obligation litigieuse est introduite apr\u00e8s l&#039;expiration du d\u00e9lai de prescription, ce qui n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 le cas en l\u2019esp\u00e8ce, puisque les PUTont \u00e9t\u00e9 conclus le 4 juin 2014, que la lev\u00e9e de l\u2019option est intervenue le 6 ao\u00fbt 2018 et que l\u2019action judiciaire a \u00e9t\u00e9 introduite le 27 ao\u00fbt 2018, soit end\u00e9ans le d\u00e9lai quinquennal. Ils poursuivent, apr\u00e8s avoir \u00e9num\u00e9r\u00e9 les bases l\u00e9gales et jurisprudentielles et rappel\u00e9 la formule de prix contenue dans les PUT et le concept d\u2019EBITDA, en affirmant que le prix de cession des parts \u00e9tait parfaitement d\u00e9terminable au regard des stipulations des PUT et ind\u00e9pendant de la volont\u00e9 des parties, de sorte qu\u2019aucune nullit\u00e9 ne serait encourue. Selon eux, le jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9 contiendrait des erreurs factuelles et juridiques. Ils reprochent en premier lieu au tribunal d\u2019avoir d\u00e9natur\u00e9 les contrats par l\u2019interpr\u00e9tation qu\u2019il en a fait et d\u2019avoir viol\u00e9 l\u2019article 1134 du Code civil en refusant de faire application des conventions pourtant claires et pr\u00e9cises. Ils critiquent ensuite les juges de premi\u00e8re instance de ne pas avoir retenu que l\u2019EBITDA vis\u00e9 au contrat \u00e9tait n\u00e9cessairement celui de la soci\u00e9t\u00e9 dont les titres sont c\u00e9d\u00e9s, \u00e0 savoirSOCIETE3.), et d\u2019avoir m\u00e9connu le sens \u00e0 donner \u00e0 l\u2019EBITDA deSOCIETE3.)de sorte \u00e0 commettre une erreur sur l\u2019application de la formule de prix en cas d\u2019exercice des PUT pr\u00e9alablement \u00e0 la cession deSOCIETE9.)parSOCIETE3.). Ils contestent encore l\u2019analyse faite par les juges du premier degr\u00e9 en ce qui concerne l\u2019intention commune des parties qui, selon les appelants, \u00e9tait d\u00e9nu\u00e9e de la moindre \u00e9quivoque. En tout \u00e9tat de cause, le tribunal aurait eu l\u2019obligation de donner un effet utile aux contrats ce qu\u2019il n\u2019aurait pas fait. Pour justifier les montants r\u00e9clam\u00e9s, ils font, \u00e0 titre principal, application de la formule contenue dans les PUT, soit 2 x 18.860.322,40.-euros; \u00e0 titre subsidiaire, application de 30 % du prix net de vente deSOCIETE9.)par SOCIETE3.) moins la dette nette de cette derni\u00e8re, soit 2 x 8.124.985,40.-euros et \u00e0 titre plus subsidiaire, r\u00e9f\u00e9rence aux seules donn\u00e9es comptables deSOCIETE9.), soit 2 x 4.282.656,45.-euros. Concernant l\u2019acte d\u2019appel deSOCIETE1.)etSOCIETE3.)du 31 juillet 2020, PERSONNE2.)etPERSONNE1.)se rapportent \u00e0 prudence de justice pour sa recevabilit\u00e9 en la forme. Au fond, ils concluent \u00e0 la confirmation du jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9 en ce qui concerne la violation des statuts telle que retenue par le tribunal. Ils contestent sur ce point l\u2019interpr\u00e9tation donn\u00e9e \u00e0 l\u2019article 22.7 des statuts par SOCIETE1.)etSOCIETE3.)et font \u00e0 nouveau plaider que la distribution du 22 d\u00e9cembre 2017 effectu\u00e9e parSOCIETE3.)confirme leur th\u00e8se de l\u2019application de l\u2019article litigieux.Ils insistent notamment sur le fait qu\u2019il ressort du proc\u00e8s- verbal de la r\u00e9union du conseil de g\u00e9rance deSOCIETE3.)du 21 d\u00e9cembre 2017, du proc\u00e8s-verbal de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 22 d\u00e9cembre 2017 ainsi que du contrat de rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentiellesdu 21 d\u00e9cembre 2017 qu\u2019il est fait express\u00e9ment r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019application de l\u2019article 22.7 des statutsce qui contredirait formellement les affirmations adverses.Ils r\u00e9futent encore les pr\u00e9tentions adverses consistant \u00e0 soutenir que le rachat des partspr\u00e9f\u00e9rentielles<\/p>\n<p>20 du 3 ao\u00fbt 2018 n\u2019\u00e9tait pas un rachat avec annulation et renvoient \u00e0 cet \u00e9gard au mandat deSOCIETE1.)annex\u00e9 aux r\u00e9solutions \u00e9crites des associ\u00e9s de SOCIETE3.)du 3 ao\u00fbt 2018 lequel pr\u00e9voit express\u00e9ment l\u2019annulation des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles. Ils donnent \u00e9galement \u00e0 consid\u00e9rer que les projections de distribution faites le 2 f\u00e9vrier 2018 parPERSONNE4.), partner d\u2019SOCIETE5.)et g\u00e9rant deSOCIETE3.)depuis leur r\u00e9vocation, reprennent aussi l\u2019ordre de distribution fix\u00e9 \u00e0 l\u2019article 22.7 des statuts.Ils concluent, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre adonn\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rents calculs, que dans le cadre de l\u2019op\u00e9ration de rachat des 167.301 parts pr\u00e9f\u00e9rentielles telle que pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 22.7, les d\u00e9tenteurs de ces parts sociales, en l\u2019esp\u00e8ceSOCIETE1.), avaient le droit derecevoir le remboursement de leur apport initial, soit la valeur nominale des parts sociales rachet\u00e9es (167.301.-euros) ainsi que la prime d\u2019\u00e9mission attach\u00e9e \u00e0 ces parts pr\u00e9f\u00e9rentielles (9.143.390,79.-euros).Pour contrer l\u2019argumentation adverse relative \u00e0 la r\u00e9partition du capital deSOCIETE3.)lors de la distribution, ils renvoient \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation des faits donn\u00e9e par les juges de premi\u00e8re instance. PERSONNE2.)etPERSONNE1.)rel\u00e8vent appel incident quant \u00e0 la question du quantumdu dommage argumentant que le pr\u00e9judice pourrait \u00eatre chiffr\u00e9 sans recourir \u00e0 une expertise judiciaire. A titre subsidiaire, ils demandent que la mesure d\u2019instruction soit ordonn\u00e9e et suivie par la Cour. Ils maintiennent enfin leur moyen d\u00e9j\u00e0 expos\u00e9 en premi\u00e8re instance et tenant \u00e0 l\u2019impossibilit\u00e9 pour les parties adverses de produire des attestations testimoniales compte tenu de la prohibition \u00e9dict\u00e9e par l\u2019article 1341 du Code civil. La Courrenvoi pour le surplus \u00e0 l\u2019expos\u00e9 exhaustif des moyens pr\u00e9sent\u00e9s par les parties relativement aux PUT et \u00e0 la distribution des dividendes tel que repris par le tribunal dans le jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9 et qui n\u2019a pas v\u00e9ritablement chang\u00e9 en appel. Appr\u00e9ciation dela Cour -Recevabilit\u00e9 de l\u2019appel du 2 juillet 2020 Pour justifier que leur signification du jugement du 3 avril 2020 sans r\u00e9serves n&#039;emporte pas acquiescement de leur part de renoncer \u00e0 interjeter appel contre le Volet 1,PERSONNE2.)etPERSONNE1.)font valoirqu\u2019il existe des \u00e9changes de courriels officiels entre conseils datant d\u2019avant la signification du pr\u00e9dit jugement par lesquels les parties adverses avaient \u00e9t\u00e9 inform\u00e9es de leur prochain appel du jugement en question. Ilsse r\u00e9f\u00e8rent encore \u00e0 un arr\u00eat de la Cour d&#039;appel du 10juillet 2019, 7\u00e8me chambre, inscrit sous le num\u00e9ro CAL-2018-01002 du r\u00f4le. SOCIETE1.)etSOCIETE3.)r\u00e9pliquent que les \u00e9changes d\u2019emails officiels entre avocats datant des 17 et 24 avril 2020 n\u2019ont pas d\u2019incidence sur la recevabilit\u00e9 de l\u2019appel, dans la mesure o\u00f9 ces \u00e9changes sont ant\u00e9rieurs \u00e0 la signification de l\u2019acte d\u2019appel parPERSONNE2.)etPERSONNE1.)et que l\u2019attitude adverse est clairement univoque si l\u2019on tient compte de la chronologie entre la date du jugement et la notification de l\u2019acte d\u2019appel adverse. Ils ajoutent queles faits \u00e0<\/p>\n<p>21 l&#039;origine de la d\u00e9cision judiciaire cit\u00e9e parPERSONNE2.)etPERSONNE1.)sont compl\u00e8tement diff\u00e9rents et par cons\u00e9quent non transposables au pr\u00e9sent litige. L\u2019acquiescement est un acte unilat\u00e9ral traduisant une volont\u00e9 non \u00e9quivoque de renonciation de la part d\u2019un plaideur. En cas d\u2019acquiescement \u00e0 un jugement, la partie se soumet aux chefs de la d\u00e9cision et renonce aux voies de recours. Comme il ne se pr\u00e9sume pas, il ne saurait \u00eatre \u00e9quivoque et doit r\u00e9sulter d\u2019actes ou de faits ne laissant aucun doute sur l\u2019intention de la partie d\u2019accepter la d\u00e9cision attaqu\u00e9e. L\u2019acquiescement tacite \u00e0 une d\u00e9cision de justice ne peut \u00eatre d\u00e9duit que d\u2019actes ou de faits pr\u00e9cis et concordants qui r\u00e9v\u00e8lent l\u2019intention certaine de la partie de donner son adh\u00e9sion \u00e0 celle-ci. Les actes et faits d\u2019o\u00f9 peut r\u00e9sulter l\u2019acquiescement sont tr\u00e8s divers et les juges du fond sont souverains pour appr\u00e9cier si les faits ou actes dont on pr\u00e9tend induire l\u2019acquiescement d\u2019une partie ont \u00e9t\u00e9 accomplis avec l\u2019intention d\u2019acquiescer. Un acquiescement peut \u00eatre expr\u00e8s et r\u00e9sulter d&#039;une manifestation de volont\u00e9 claire et non \u00e9quivoque en ce sens. Il peut aussi \u00eatre implicite et r\u00e9sulter d&#039;actes incompatibles avec la volont\u00e9 de former un recours contre la d\u00e9cision en question (cf. Cass. 9 juillet 1998, P. 31, p. 4 ; Cass. 29 juin 2000, P. 31, p. 440). Dans la lign\u00e9e de la jurisprudence et de la doctrine fran\u00e7aise ant\u00e9rieure \u00e0 la r\u00e9forme l\u00e9gislative intervenue par une loi du 23 mai 1942, il y a lieu de retenir que la signification sans r\u00e9servesd\u2019un jugement \u00e0 partie implique acquiescement de sorte que l\u2019auteur de la signification est irrecevable \u00e0 en relever, par la suite, appel principal (cf. not. Cass. civ. 01.07.1901, Recueil DALLOZ, 1901, I, 304 ; E. GARSONNET et Ch. CEZAR -BRU, Trait\u00e9 th\u00e9orique et pratique de proc\u00e9dure civile et commerciale, tome II, Sirey, 3 e \u00e9d., nos 916 et 920 ; E. GLASSON et A. TISSIER, Trait\u00e9 th\u00e9orique et pratique de proc\u00e9dure civile, tome II, Sirey, 3 e \u00e9d., n\u00b0 586 ; R\u00e9pertoire pratique DALLOZ, tome I, v\u00b0 Acquiescement,nos 139, 160 et 162 ; R.P.D.B., tome I, v\u00b0 Acquiescement, nos 59 et 61). A noter que la solution l\u00e9gale adopt\u00e9e actuellement en droit fran\u00e7ais, \u00e0 savoir que \u00abla notification, m\u00eame sans r\u00e9serve, n\u2019emporte pas acquiescement\u00bb n\u2019est pas transposable tellequelle en droit luxembourgeois, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019en droit fran\u00e7ais le m\u00eame r\u00e9sultat que celui de l\u2019acquiescement est atteint par la nouvelle r\u00e8gle de proc\u00e9dure suivant laquelle \u00able d\u00e9lai (du recours) court m\u00eame \u00e0 l\u2019encontre de celui qui notifie (le jugement), ce \u00e0 la diff\u00e9rence du droit luxembourgeois o\u00f9 subsiste l\u2019ancienne r\u00e8gle \u00abnul ne se forcl\u00f4t soi-m\u00eame\u00bb. Ainsi, s\u2019il est exact que la signification du jugement ne peut pas faire courir les d\u00e9lais d\u2019appel contre celui de qui elle \u00e9mane-nul ne se forcl\u00f4t soi-m\u00eame-, cette signification peut constituer, contre lui, une fin de non-recevoir contre toute tentative d\u2019appel de sa part, lorsque la signification est faite purement et simplement, sans protestations ni r\u00e9serves. Dans ce cas, elle peut avoir toutela force d\u2019un acquiescement.A contrario, si la signification a \u00e9t\u00e9 faite certes sans protestations, ni r\u00e9serves, mais a \u00e9t\u00e9 entour\u00e9e d\u2019actes laissant para\u00eetre l\u2019intention de ne pas acquiescer au jugement, elle ne saurait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme une manifestation de l\u2019intention d\u2019acquiescer au jugement signifi\u00e9. Si la signification<\/p>\n<p>22 d\u2019un jugement faite sans r\u00e9serve et \u00e0 partie vaut en principe acquiescement tacite, encore faut-il qu\u2019elle d\u00e9nonce de mani\u00e8re non \u00e9quivoque l\u2019intention dans le chef du signifiantd\u2019accepter le jugement. La Cour note que l\u2019\u00e9change d\u2019emails entre parties sur l\u2019\u00e9lection de domicile en l\u2019\u00e9tude des conseils respectifs dont se pr\u00e9valent PERSONNE2.) et PERSONNE1.)s\u2019est fait entre le 17 avril 2020 et le 30 avril 2020. PERSONNE2.)etPERSONNE1.)ont ensuite en date du 12 mai 2020, soit plusieurs semaines apr\u00e8s leur courrier du 17 avril 2020 annon\u00e7ant l\u2019\u00e9minence d\u2019un appel de leur part, \u00e9crit au conseil deSOCIETE1.)etSOCIETE3.)avec copie au tribunal pour s\u2019enqu\u00e9rir si ces derni\u00e8res avaient proc\u00e9d\u00e9 au r\u00e8glement de la provision \u00e0 l\u2019expert. Ilsont encore suite \u00e0 ce courrier et contre toute attente faitsignifier le jugement entrepris \u00e0SOCIETE1.)etSOCIETE3.)en date du19 mai 2020, cette signification \u00abse faisant pour leur information, direction et \u00e0 telles fins que de droit\u00bb et faisant courir le d\u00e9lai d\u2019appel contre ces derni\u00e8res. C\u2019est \u00e0 raison queSOCIETE1.)etSOCIETE3.)font plaider que la notification d\u2019un appel ne requiert en aucune fa\u00e7on la signification pr\u00e9alable du jugement \u00e0 entreprendre. Le 29 mai 2020,PERSONNE2.)etPERSONNE1.)ont adress\u00e9 au conseil de SOCIETE1.)etSOCIETE3.)avec copie au tribunal un rappel concernant le r\u00e8glement de la provision \u00e0 l\u2019expert. Ce n\u2019est que le 2 juillet 2020, soit pr\u00e8s de trois mois apr\u00e8s le jugement rendu par le tribunal et plus de six semaines apr\u00e8s la signification dudit jugement, que PERSONNE2.)etPERSONNE1.)ontinterjet\u00e9 appel. Quant \u00e0 l\u2019arr\u00eat de la Cour d&#039;appel du 10juillet 2019, 7\u00e8me chambre, inscrit sous le num\u00e9ro CAL-2018-01002 du r\u00f4le, c\u2019est encore \u00e0 bon droit queSOCIETE1.)et SOCIETE3.)font plaider que les faits \u00e0 la base de celitige sont diff\u00e9rents de ceux occupant la pr\u00e9sente instance. En effet, dans l\u2019esp\u00e8ce cit\u00e9e, l\u2019appelante, apr\u00e8s avoir proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une signification sans r\u00e9serves du jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9, a ensuiteproc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une nouvelle signification de la grosse du jugement \u00e0 l\u2019intim\u00e9e pr\u00e9cisant que cette signification annulait et rempla\u00e7ait la premi\u00e8re signification et contenant la mention expresse de l\u2019absence d\u2019acquiescement. La Cour en d\u00e9duit qu\u2019au jour de la signification litigieuse l\u2019intention de PERSONNE2.) etPERSONNE1.)n\u2019\u00e9tait pas empreinte de l\u2019\u00e9quivoque actuellement par eux invoqu\u00e9e. Il convient cependant de pr\u00e9ciser que cet acquiescement est conditionnel et que si la partie \u00e0 laquelle le jugement a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 interjette appel principal contre ce jugement, l\u2019auteur de la signification est recevable \u00e0 en relever appel incident.<\/p>\n<p>23 En effet, tandis que l\u2019article 571 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile dispose \u00e0 l\u2019alin\u00e9a 1 er que le d\u00e9lai pour interjeter appel est de quarante jours \u00e0 compter du jour de la signification, l\u2019alin\u00e9a 3 du m\u00eame article pr\u00e9cise, \u00e0 l\u2019instar de l\u2019ancien article 443 du Code de proc\u00e9dure civile fran\u00e7ais (cf. Code de proc\u00e9dure civile annot\u00e9 par A. TISSIERet A. DARRAS, tome II, \u00e9d. LAROSE, 1904, p. 1) que \u00abl\u2019intim\u00e9 pourra n\u00e9anmoins interjeter incidemment appel en tout \u00e9tat de cause, quand m\u00eame il aurait signifi\u00e9 le jugement sans protestation\u00bb. En revanche, l\u2019acquiescement conditionnel au jugement r\u00e9sultant de sa signification devient pur et simple et d\u00e9finitif, d\u00e8s lors que la partie qui s\u2019est vue signifier ce jugement n\u2019en a pas relev\u00e9 appel principal dans le d\u00e9lai l\u00e9gal. L\u2019adage selon lequel \u00abnul ne se forcl\u00f4t soi-m\u00eame\u00bb ne fait pas obstacle \u00e0 l\u2019application de la r\u00e8gle \u00e9nonc\u00e9e ci-dessus. Concili\u00e9 avec la norme \u00e9crite \u00e9dict\u00e9e \u00e0 l\u2019article 571, alin\u00e9a 3 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, il doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 en ce sens que la signification d\u2019un jugement ne fait courir le d\u00e9lai d\u2019appel que contrela partie \u00e0 qui elle est faite et non contre celle par qui elle est faite de telle sorte que si la partie \u00e0 qui elle est faite interjette appel principal, l\u2019auteur de la signification pourra relever appel incident \u00aben tout \u00e9tat de cause\u00bb (cf. Code de proc\u00e9dure civile annot\u00e9 par A. TISSIER et A. DARRAS, op. cit., p. 4-5, nos 28-29, p. 16, n\u00b0 208, p. 26, n\u00b0 358). Or, il est rappel\u00e9 qu\u2019en l\u2019esp\u00e8cePERSONNE2.)etPERSONNE1.)ont fait signifier le jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9 sans r\u00e9servespar exploit du 19 mai 2020 avant d\u2019en relever appel principal sur le volet I uniquement par exploit du 2 juillet 2020, tandis que les parties adverses ne l\u2019ont pas entrepris sur ce volet et ont limit\u00e9 leur propre appel du 31 juillet 2020 au volet II. L\u2019appel introduit parPERSONNE2.)etPERSONNE1.)suivant exploit du 2 juillet 2020 doit donc \u00eatre d\u00e9clar\u00e9 irrecevable. Concernant l\u2019appel incident introduit parPERSONNE2.)etPERSONNE1.) suivant conclusions subs\u00e9quentes, cet appel est cependant recevable pour autant qu\u2019il porte sur le volet II. -Recevabilit\u00e9 de l\u2019acte d\u2019appel du 2 juillet 2021 PERSONNE2.)etPERSONNE1.)se rapportent \u00e0 la sagesse de la Cour quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 de l\u2019appel en la forme. Dans la mesure o\u00f9 l\u2019appeln\u2019est pas autrement contest\u00e9et qu\u2019un moyen d\u2019irrecevabilit\u00e9 \u00e0 soulever d\u2019office par la Cour n\u2019est pas donn\u00e9, il y a lieu de retenir que celui-ci est recevable pour avoir \u00e9t\u00e9 introduit dans les formes et d\u00e9lais de la loi. -Probl\u00e9matique des attestations testimoniales Comme en premi\u00e8re instance,PERSONNE2.)etPERSONNE1.)concluent au rejet des attestations testimoniales adverses, au motif que la preuve testimoniale<\/p>\n<p>24 serait en vertu de l\u2019article 1341 du Code civil prohib\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9gard de personnes civiles. SOCIETE1.)etSOCIETE3.)r\u00e9pliquentque les demandes seraient relatives \u00e0 des actes de commerce par nature dont la preuve serait libre. A d\u00e9faut, il y aurait lieu d\u2019admettre la preuve testimoniale sous couvert du principe de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des armes. C\u2019est \u00e0 juste titre que le tribunal, apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 que la preuve est libre et peut \u00eatre rapport\u00e9e par simple t\u00e9moignage ou pr\u00e9somptions contre le commer\u00e7ant, tandis qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9gard du non-commer\u00e7ant la preuve doit \u00eatre rapport\u00e9e en application de l\u2019article 1341 du Code civil, a constat\u00e9 qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce il ne r\u00e9sultait pas des \u00e9l\u00e9ments de la cause que PERSONNE2.) et PERSONNE1.)aient la qualit\u00e9 de commer\u00e7ants. Cette qualit\u00e9 n\u2019est \u00e9galement pas \u00e9tablie en appel. Concernant l\u2019incompatibilit\u00e9 de cette prohibition avec le principe de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des armes ent\u00e9rin\u00e9 \u00e0 l\u2019article 6 de la Convention europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme, ainsi qu\u2019avec le principe du traitement \u00e9galitaire devant la loi, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 10bis de la Constitution, c\u2019est \u00e9galement \u00e0 raison que le tribunal, apr\u00e8s avoir \u00e9voqu\u00e9 la jurisprudence constante de la Cour Europ\u00e9enne des Droit de l\u2019Homme applicable en la mati\u00e8re, a constat\u00e9 qu\u2019une situation de net d\u00e9savantage est inexistante en l\u2019esp\u00e8ce, \u00e9tant donn\u00e9 que le refus de la preuve testimoniale \u00e9tait induit non pas par une d\u00e9cision arbitraire, mais par des principes de droit luxembourgeois et qu\u2019il avait absence de d\u00e9s\u00e9quilibre dans l\u2019administration des preuves,SOCIETE1.)etSOCIETE3.)n\u2019offrant pas de prouver leur version des faits par l\u2019audition de t\u00e9moins, respectivement par la production d\u2019attestations testimoniales. Cette solution reste applicable en appel. Le jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9 est d\u00e8s lors \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a d\u00e9clar\u00e9 les attestations testimoniales produites parSOCIETE1.)etSOCIETE3.)irrecevables. La Cour approuve encore la d\u00e9cision du tribunal de ne pas \u00e9carter des d\u00e9bats les annexes des attestations testimoniales d\u00fbment communiqu\u00e9es \u00e0 PERSONNE2.)etPERSONNE1.)et qui peuvent d\u00e8s lors valoir \u00e0 ce titre comme simples pi\u00e8ces \u00e0 l\u2019appui des affirmations deSOCIETE1.)etSOCIETE3.). -Au fond Il convient de rappeler que seul reste \u00e0 examiner le volet II relatif aux demandes dePERSONNE2.)etPERSONNE1.)en allocationde dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 hauteur de ce qu\u2019ils estiment leur revenir au titre de la distribution des dividendes en raison de la faute commise parSOCIETE1.)en sa qualit\u00e9 d\u2019associ\u00e9 majoritaire deSOCIETE3.)ayant seule prise la d\u00e9cision incrimin\u00e9e de rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles et de distribution. La Cour note \u00e0 cet \u00e9gard que l\u2019argumentation deSOCIETE1.)etSOCIETE3.)au sujet du rachat des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles et de la distribution des dividendes r\u00e9alis\u00e9e le 3 ao\u00fbt 2018 est rest\u00e9e la m\u00eame qu\u2019en premi\u00e8re instance.<\/p>\n<p>25 En ce qui concerne le fond, les juges de premi\u00e8re instance ont fait une exacte relation des faits \u00e0 labase du litige, qui a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9e ci-avant, et \u00e0 laquelle la Cour se r\u00e9f\u00e8re. C\u2019est tout d\u2019abord \u00e0 juste titre que le tribunal aanalys\u00e9 les questions de l\u2019existence d\u2019une faute, d\u2019un pr\u00e9judice dans le chefdePERSONNE2.)et PERSONNE1.)et enfin d\u2019une relation causale entre faute et pr\u00e9judice sous l\u2019angle du droit commun, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment de l\u2019article 1134 du Code civil, d\u00e8s lors que ni la loi sur les soci\u00e9t\u00e9s commerciales, ni une autre loi, ne r\u00e8gle la situation d\u2019un acte accompli en contravention auxstatuts d\u2019une soci\u00e9t\u00e9. C\u2019est \u00e9galement \u00e0 bon droit et pour des motifs qu\u2019il y a lieu d\u2019adopter que le tribunal a retenu quedans l\u2019hypoth\u00e8se du non-respect des clauses statutaires relatives \u00e0 la distribution de dividendes et d\u2019un pr\u00e9judice en r\u00e9sultant pour certains associ\u00e9s, la responsabilit\u00e9 contractuelle de l\u2019associ\u00e9 majoritaire, en l\u2019occurrence, deSOCIETE1.),est susceptible d\u2019\u00eatre engag\u00e9e. La Cour rejoint ensuite l\u2019analyse correcte des juges de premi\u00e8re instance en ce qui concerne l\u2019ordre de distribution pr\u00e9vue \u00e0l\u2019article 22.7 des statuts de SOCIETE3.), et plus particuli\u00e8rement les paragraphes (i), (ii) et (iii), et leur application \u00e0 la distribution de dividendes du 21 d\u00e9cembre 2017 ainsi qu\u2019\u00e0 celle subs\u00e9quente du 3 ao\u00fbt 2018 (cf. pages 39 \u00e0 42 dujugement entrepris). C\u2019est ainsi \u00e0 juste titre que les juges de premier degr\u00e9 ont pu d\u00e9cider que les distributions intervenues le 21 d\u00e9cembre 2017 et le 3 ao\u00fbt 2018 ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es en application de l\u2019article 22.7 des statuts deSOCIETE3.), avec la seule diff\u00e9rence que la distribution de 2017 s\u2019est arr\u00eat\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tape 3 (point (iii) de l\u2019article 22.7), seule la prime d\u2019\u00e9mission \u00e9tant \u00e0 ce moment disponible pour distribution, alors que la distribution de 2018 tendait \u00e0 distribuer le prix de cession deSOCIETE9.)aux associ\u00e9s deSOCIETE3.)suivant le sch\u00e9ma de distribution de l\u2019article 22.7 des statuts en se basant notamment sur des r\u00e9solutions \u00e9crites des associ\u00e9s deSOCIETE3.)du 21 d\u00e9cembre 2017 auxquelles la Cour renvoi. C\u2019est encore \u00e0 raison que le tribunal a rejet\u00e9 l\u2019argumentationdeSOCIETE1.)et SOCIETE3.), bas\u00e9e sur le fait que dans la mesure o\u00f9 les statuts utiliseraient le terme \u00abrepurchase\u00bb dans le cadre de l\u2019article 22.7 (iii), et que l\u2019op\u00e9ration de 2017 emploierait au contraire le terme \u00abredemption\u00bb, la distribution intervenue \u00e0 ce moment ne rentrerait pas dans les prescriptions de l\u2019article 22.7 des statuts, dans la mesure o\u00f9 l\u2019emploi alternatif de ces termes (les r\u00e9solutions \u00e9crites prises par l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des associ\u00e9s deSOCIETE3.)le 21 d\u00e9cembre 2017 faisant \u00e9tat indistinctement des deux termes et la troisi\u00e8me r\u00e9solution du conseil de g\u00e9rance deSOCIETE3.)tenu le 3 ao\u00fbt 2018 utilisant ce terme de \u00ab redemption\u00bb en relation avec la distribution litigieuse d\u2019ao\u00fbt 2018) ne fournit aucune indication quant \u00e0 la nature des distributions op\u00e9r\u00e9es. Ces \u00e9l\u00e9ments permettent par contre de conclure \u00e0 une indication claire de l\u2019\u00e9quivalence des termes utilis\u00e9s contrairement \u00e0 ce que plaidentSOCIETE1.)etSOCIETE3.). La Cour approuve enfin le tribunal d\u2019avoir retenu que le fait que l\u2019op\u00e9ration de rachat de d\u00e9cembre 2017 ait \u00e9t\u00e9 doubl\u00e9e d\u2019un \u00abrevolving loan agreement\u00bb sign\u00e9<\/p>\n<p>26 entreSOCIETE1.)etSOCIETE9.)n\u2019est pas de nature \u00e0 modifier la nature de l\u2019op\u00e9ration de rachat. L\u2019analyse faite \u00e0 cet \u00e9gard par les juges du premier degr\u00e9, se basant sur le proc\u00e8s-verbal de la r\u00e9union du conseil de g\u00e9rance deSOCIETE3.)du 21 d\u00e9cembre 2017 et des comptes sociaux deSOCIETE3.),et leur solution reste aussi, enl\u2019absence de tout \u00e9l\u00e9ment nouveau permettant d\u2019\u00e9nerver lesdites conclusions, correcte en appel. L\u2019avis juridique de Ma\u00eetrePERSONNE5.)vers\u00e9 parSOCIETE1.)etSOCIETE3.) n\u2019est en l\u2019\u00e9tat pas de nature \u00e0 convaincre la Cour du contraire, ce d\u2019autant plus quecet avis est \u00e9nerv\u00e9 par celui du professeurPERSONNE6.)vers\u00e9 par PERSONNE2.)etPERSONNE1.). La projection \u00e9tablie parPERSONNE4.)et envoy\u00e9 par courrier \u00e9lectronique du 2 f\u00e9vrier 2018 \u00e0PERSONNE2.)etPERSONNE1.)rel\u00e8ve \u00e9galement, tel que l\u2019a justement retenu le tribunal, d\u2019une application de l\u2019article 22.7 des statuts suivant l\u2019interpr\u00e9tation d\u00e9fendue parPERSONNE2.)etPERSONNE1.)et tend encore \u00e0 infirmer laposition deSOCIETE1.)etSOCIETE3.). Cette estimation, comme l\u2019a relev\u00e9 le tribunal, constitue un indice parmi d\u2019autres servant \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation des clauses statutaires actuellement sujettes \u00e0 divergences entre parties et il n\u2019y a pas lieu de l\u2019\u00e9carter des d\u00e9bats sous pr\u00e9texte quePERSONNE4.)n\u2019avait aucune fonction dirigeante dansSOCIETE3.)ouSOCIETE9.). En effet, il appert des \u00e9l\u00e9ments soumis tant au tribunal qu\u2019\u00e0 la Courque PERSONNE4.)a jou\u00e9 un r\u00f4le majeur au sein deSOCIETE5.)et qu\u2019il est intervenu \u00e0 tous les niveaux pendant le processus d\u2019acquisition et de cession de SOCIETE9.)\u00e0SOCIETE10.). La Cour, \u00e0 l\u2019instar du tribunal avant elle, constate que cette interpr\u00e9tation est encore renforc\u00e9e parun document adress\u00e9 le 11 f\u00e9vrier 2014 parPERSONNE4.) \u00e0PERSONNE2.)etPERSONNE1.), intitul\u00e9 \u00abOfferto Management\u00bb, et aux termes duquel les parties projetaient d\u2019attribuer 30 % du capital deSOCIETE3.) \u00e0PERSONNE2.)etPERSONNE1.), mais aussi queSOCIETE5.)allait investir la somme de 25.000.000.-euros dansSOCIETE9.)et que cet investissement serait structur\u00e9 par l\u2019\u00e9mission d\u2019instruments pr\u00e9f\u00e9rentiels, donnant un droit de pr\u00e9f\u00e9rence sur toute autre distribution, jusqu\u2019\u00e0 remboursement int\u00e9gral des montantsinvestis. M\u00eame si ce document a \u00e9t\u00e9 transmis avec la mention \u00abfor discussion purposes only\u00bb et que les \u00abCommitment letters\u00bb du 30 mai 2014 sign\u00e9s entre SOCIETE6.), d\u2019une part, etPERSONNE2.)etPERSONNE1.), d\u2019autre part, n\u2019en font effectivement pas mention ainsi que l\u2019a relev\u00e9 le tribunal, il n\u2019y a pas lieu de ne lui accorder aucun cr\u00e9dit \u00e0 l\u2019instar de ce que soutiennentSOCIETE1.)et SOCIETE3.), dans la mesure o\u00f9 ce document fournit, comme la projection critiqu\u00e9e dePERSONNE4.)d\u2019ailleurs, des \u00e9l\u00e9ments non n\u00e9gligeables permettant de cerner l\u2019intention des parties et notamment deSOCIETE5.)quant \u00e0 la finalit\u00e9 de l\u2019\u00e9mission des parts pr\u00e9f\u00e9rentielles, \u00e0 savoir, comme l\u2019ont retenu les juges du premier degr\u00e9, celle de garantir \u00e0 l\u2019investisseur de pouvoirr\u00e9cup\u00e9rer les fonds<\/p>\n<p>27 inject\u00e9s dansSOCIETE9.)par pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une distribution de b\u00e9n\u00e9fices aux associ\u00e9s porteurs de parts ordinaires. Pour rejeter le sout\u00e8nement deSOCIETE1.)etSOCIETE3.), repris en appel et suivant lequel les parts pr\u00e9f\u00e9rentielles devraient \u00eatre prises en compte pour d\u00e9terminer la participation dePERSONNE2.)etPERSONNE1.)au capital, parts qui \u00e9tabliraient que cette participation s\u2019\u00e9l\u00e8verait tout au plus \u00e0 0,83 % pour chacun d\u2019eux, la Cour renvoi \u00e0 l\u2019examen fait par le tribunal des comptes consolid\u00e9s d\u2019SOCIETE6.)relatifs aux exercices 2016 et 2017, ainsi que du document \u00e9tablissant la liste des filiales de ladite soci\u00e9t\u00e9, qui pour rappel n\u2019est autre que la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e8re deSOCIETE1.), que cette derni\u00e8re d\u00e9clare d\u00e9tenir directement ou indirectement 70 % des participations dansSOCIETE3.)et SOCIETE9.), les 30 % restants \u00e9tant d\u00e9tenus par \u00abtwo key employees of SOCIETE9.)\u00bb. Il ne saurait d\u00e8s lors faire de doutes pour la Cour que sont express\u00e9ment vis\u00e9sPERSONNE2.)etPERSONNE1.). La Cour partage pour le surplus l\u2019appr\u00e9ciation faite par les juges de premi\u00e8re instance quant \u00e0 l\u2019intention des parties s\u2019agissant des droits aux dividendes accord\u00e9s aux deux cat\u00e9gories de parts. Si la volont\u00e9 des parties \u00e9tait de leur accorder les m\u00eames droits, tel que l\u2019interpr\u00e8tentSOCIETE1.)etSOCIETE3.),les r\u00e9dacteurs des statuts auraient d\u00fb clairement le pr\u00e9voir, ce qu\u2019ils n\u2019ont pas fait. C\u2019est d\u00e8s lors par une saine appr\u00e9ciation que la Cour fait sienne etcontrairement aux arguments d\u00e9velopp\u00e9s parSOCIETE1.)etSOCIETE3.)lesquels sont rest\u00e9s inchang\u00e9s en appelque le tribunal a d\u00e9cid\u00e9que la d\u00e9cision de distribution intervenue le 3 ao\u00fbt 2018 est constitutive d\u2019une violation des statuts de SOCIETE3.), dont la responsabilit\u00e9 incombe \u00e0 l\u2019associ\u00e9 majoritaireSOCIETE1.), et que s\u2019agissant d\u2019une d\u00e9cision prise au d\u00e9triment de certains associ\u00e9s qui ont ainsi \u00e9t\u00e9 l\u00e9s\u00e9s, ces derniers sont d\u00e8s lors en droit de r\u00e9clamer la r\u00e9paration de leur pr\u00e9judice qui en ar\u00e9sult\u00e9. Il n\u2019y a en cons\u00e9quence pas lieu d\u2019examiner plus avant les autres arguments des parties au soutien de leurs moyens. L\u2019appel principal deSOCIETE1.)etSOCIETE3.)est en cons\u00e9quence \u00e0 rejeter. En ce qui concerne lecalcul des montants qui auraient d\u00fb revenir \u00e0 chacun des associ\u00e9s, la Cour approuve le tribunal d\u2019avoir nomm\u00e9 un expert dans la mesure o\u00f9 les \u00e9l\u00e9ments en possession du tribunal ne lui permettaient pas de d\u00e9terminer avec une certitude acquise les montants revenant aux parts pr\u00e9f\u00e9rentielles et ordinaires au titre du \u00abPS Profit Entitlement\u00bb et \u00abOS Profit Entitlement\u00bb, et ce d\u2019autant plus que les indications des parties quant au montant disponible \u00e0 la distribution \u00e9taient divergentes. En appel, les parties et notammentPERSONNE2.) etPERSONNE1.), n\u2019apportent aucun \u00e9l\u00e9ment nouveau permettant \u00e0 la Cour de se d\u00e9partir de la d\u00e9cision prise par le tribunal d\u2019ordonner une expertise, de sorte qu\u2019il y a lieu de d\u00e9clarer l\u2019appel incident dePERSONNE2.)etPERSONNE1.)non fond\u00e9 et de confirmer le jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>28 Les conditions pos\u00e9es par l\u2019article 597 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile pour l\u2019\u00e9vocation de ce volet du litige ne sont n\u00e9anmoins pas remplies, vu qu\u2019il ne pourra pas \u00eatre statu\u00e9 sur le fond d\u00e9finitivement par un seul et m\u00eame arr\u00eat. Le renvoi devant le tribunal d\u2019arrondissement sera donc prononc\u00e9. -Demandes accessoires Les demandes respectives des parties introduites sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile ne sont pasfond\u00e9es, celles-ci ne justifiant pas l\u2019iniquit\u00e9 requise aux termes de cet article. En ce qui concerne la r\u00e9partition entre les parties litigantes des frais et d\u00e9pens en appel, la Cour prend en consid\u00e9ration l\u2019issue du litige, ainsi que le m\u00e9rite des moyens soulev\u00e9s de part et d\u2019autre pour imposer les frais et d\u00e9pens dans leur globalit\u00e9 pour moiti\u00e9 \u00e0 chaque partie. PAR CES MOTIFS la Cour d\u2019appel, neuvi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, statuant contradictoirement,sur rapport du magistrat de la mise en \u00e9tat, d\u00e9boutant de toutes autres conclusions comme mal fond\u00e9es; d\u00e9clare l\u2019appel principallimit\u00e9 dePERSONNE2.)etPERSONNE1.)irrecevable; d\u00e9clare l\u2019appel principal limit\u00e9 dela soci\u00e9t\u00e9 de droit n\u00e9erlandaisSOCIETE1.)B.V. et de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE3.)recevableen la forme ; le ditnon fond\u00e9 ; d\u00e9clare l\u2019appel incidentdePERSONNE2.)etPERSONNE1.)recevable en ce qui concerne le volet II relatif \u00e0 la demande de distribution des dividendes effectu\u00e9e le 3 ao\u00fbt 2018; le ditnon fond\u00e9 ; confirmele jugement entrepris ; renvoie les parties en pros\u00e9cution de cause devant le tribunal d\u2019arrondissement; d\u00e9boute les parties de leurs demandes bas\u00e9es sur l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile pr\u00e9sent\u00e9e en instance d\u2019appel ; fait masse des frais d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel et les impose pour moiti\u00e9 \u00e0 PERSONNE2.)et \u00e0PERSONNE1.)et pour moiti\u00e9 \u00e0 lasoci\u00e9t\u00e9 de droit<\/p>\n<p>29 n\u00e9erlandaisSOCIETE1.)B.V. et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE3.), avec distraction au profit de la soci\u00e9t\u00e9 LUTHER, repr\u00e9sent\u00e9e par Ma\u00eetre Mathieu LAURENT et au profit de Ma\u00eetre Lydie LORANG, qui la demandent, affirmant en avoir fait l\u2019avance. La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre,en pr\u00e9sence du greffier Gilles SCHUMACHER.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-9\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-9\/20241111-020004\/20221222-cach09-cal-2020-00550-cal-2020-00635-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b0162\/22-IX-COM Audience publique duvingt-deux d\u00e9cembredeux millevingt-deux Num\u00e9roCAL-2020-00550 et CAL-2020-00635du r\u00f4le Composition: Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre, DaniellePOLETTI, premier conseiller, St\u00e9phane PISANI, conseiller, Gilles SCHUMACHER, greffier. I. E n t r e: 1)PERSONNE1.), demeurant \u00e0F-ADRESSE1.), 2)PERSONNE2.), demeurant \u00e0F-ADRESSE2.), appelantsaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de\u2026<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_crdt_document":""},"kji_country":[8418],"kji_court":[12305],"kji_chamber":[22570],"kji_year":[32183],"kji_subject":[7724],"kji_keyword":[8683,8464,22572,9055,12307],"kji_language":[7733],"class_list":["post-650200","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-cour-superieure-de-justice","kji_chamber-chambre-9","kji_year-32183","kji_subject-civil","kji_keyword-arret","kji_keyword-decembre","kji_keyword-ix-com","kji_keyword-justice","kji_keyword-superieure","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.4 (Yoast SEO v27.4) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Cour sup\u00e9rieure de justice, 22 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2020-00550 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"ru_RU\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 22 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2020-00550\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Arr\u00eat N\u00b0162\/22-IX-COM Audience publique duvingt-deux d\u00e9cembredeux millevingt-deux Num\u00e9roCAL-2020-00550 et CAL-2020-00635du r\u00f4le Composition: Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre, DaniellePOLETTI, premier conseiller, St\u00e9phane PISANI, conseiller, Gilles SCHUMACHER, greffier. I. E n t r e: 1)PERSONNE1.), demeurant \u00e0F-ADRESSE1.), 2)PERSONNE2.), demeurant \u00e0F-ADRESSE2.), appelantsaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-04-22T16:03:07+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"66 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\\\/\",\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 22 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2020-00550 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-04-22T16:03:03+00:00\",\"dateModified\":\"2026-04-22T16:03:07+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 22 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2020-00550\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"ru-RU\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"width\":2114,\"height\":1253,\"caption\":\"Kohen Avocats\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 22 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2020-00550 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\/","og_locale":"ru_RU","og_type":"article","og_title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 22 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2020-00550","og_description":"Arr\u00eat N\u00b0162\/22-IX-COM Audience publique duvingt-deux d\u00e9cembredeux millevingt-deux Num\u00e9roCAL-2020-00550 et CAL-2020-00635du r\u00f4le Composition: Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre, DaniellePOLETTI, premier conseiller, St\u00e9phane PISANI, conseiller, Gilles SCHUMACHER, greffier. I. E n t r e: 1)PERSONNE1.), demeurant \u00e0F-ADRESSE1.), 2)PERSONNE2.), demeurant \u00e0F-ADRESSE2.), appelantsaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de\u2026","og_url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\/","og_site_name":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","article_modified_time":"2026-04-22T16:03:07+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f":"66 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\/","name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 22 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2020-00550 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website"},"datePublished":"2026-04-22T16:03:03+00:00","dateModified":"2026-04-22T16:03:07+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\/#breadcrumb"},"inLanguage":"ru-RU","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-22-decembre-2022-n-2020-00550\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jurisprudences","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 22 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2020-00550"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","name":"Kohen Avocats","description":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.","publisher":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"ru-RU"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization","name":"Kohen Avocats","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"ru-RU","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","contentUrl":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","width":2114,"height":1253,"caption":"Kohen Avocats"},"image":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision\/650200","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision"}],"about":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/types\/kji_decision"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=650200"}],"wp:term":[{"taxonomy":"kji_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_country?post=650200"},{"taxonomy":"kji_court","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_court?post=650200"},{"taxonomy":"kji_chamber","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_chamber?post=650200"},{"taxonomy":"kji_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_year?post=650200"},{"taxonomy":"kji_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_subject?post=650200"},{"taxonomy":"kji_keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_keyword?post=650200"},{"taxonomy":"kji_language","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_language?post=650200"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}