{"id":650997,"date":"2026-04-22T20:00:14","date_gmt":"2026-04-22T18:00:14","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-15-decembre-2022\/"},"modified":"2026-04-22T20:00:19","modified_gmt":"2026-04-22T18:00:19","slug":"cour-superieure-de-justice-15-decembre-2022","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-15-decembre-2022\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 15 d\u00e9cembre 2022"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 143\/22 &#8212; III \u2013 CIV<\/p>\n<p>Arr\u00eat civil<\/p>\n<p>Audience publique du quinze d\u00e9cembre deux mille vingt-deux<\/p>\n<p>Num\u00e9ro 45104 du r\u00f4le<\/p>\n<p>Composition:<\/p>\n<p>MAGISTRAT1.), pr\u00e9sident de chambre, MAGISTRAT2.), conseiller, MAGISTRAT3.), conseiller, GREFFIER1.), greffier.<\/p>\n<p>E n t r e :<\/p>\n<p>PERSONNE1.), demeurant \u00e0 F-ADRESSE1.),<\/p>\n<p>appelant aux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice HUISSIER DE JUSTICE1.) d\u2019Esch-sur-Alzette du 13 juillet 2017,<\/p>\n<p>comparant par la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 ORGANISATION1.) s.\u00e0 r.l., inscrite \u00e0 la liste V du tableau de l\u2019Ordre des avocats du barreau de Luxembourg, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.), repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre AVOCAT1.), avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 Luxembourg, e t :<\/p>\n<p>la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) (S.G.B.T.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE3.), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B NUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions,<\/p>\n<p>2 intim\u00e9e aux fins du susdit exploit HUISSIER DE JUSTICE1.),<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre AVOCAT2.), avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. LA COUR D\u2019APPEL :<\/p>\n<p>Vu l\u2019ordonnance de cl\u00f4ture de l\u2019instruction du 28 juin 2022.<\/p>\n<p>Vu l\u2019arr\u00eat rendu le 11 novembre 2021, sous le num\u00e9ro 88\/21.<\/p>\n<p>Cet arr\u00eat a ordonn\u00e9 la r\u00e9ouverture des d\u00e9bats afin de \u00ab permettre aux parties de pr\u00e9senter des conclusions quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 de l\u2019appel au regard des articles 167, 571 et 573 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile et de verser, le cas \u00e9ch\u00e9ant, des pi\u00e8ces justificatives en relation avec les v\u00e9rifications requises \u00bb.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me dont il s\u2019agit consiste \u00e0 situer le point de d\u00e9part du d\u00e9lai pour interjeter appel, lequel permettra de d\u00e9terminer si l\u2019appel relev\u00e9 par exploit du 13 juillet 2017 est tardif.<\/p>\n<p>Moyens et pr\u00e9tentions des parties quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 de l\u2019appel<\/p>\n<p>PERSONNE1.), partie appelante, fait valoir que le jugement dont appel lui a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 \u00e0 son domicile en Allemagne, suivant courrier recommand\u00e9 de l\u2019Amtsgericht Braunschweig, dat\u00e9 du 29 mai 2017, et re\u00e7u le 31 mai 2017.<\/p>\n<p>Selon l\u2019appelant, le d\u00e9lai d\u2019appel de cinquante-cinq jours aurait pris cours lors de la r\u00e9ception du courrier recommand\u00e9 susmentionn\u00e9, soit le 31 mai 2017, de sorte que l\u2019appel ne serait pas tardif.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) SA (anciennement ORGANISATION2.), ci -apr\u00e8s ORGANISATION2.)), partie intim\u00e9e, fait valoir qu\u2019au pr\u00e9alable, le jugement dont appel avait fait l\u2019objet d\u2019une proc\u00e9dure de signification au domicile d\u00e9clar\u00e9 de PERSONNE1.), \u00e0 ADRESSE4.) en Conf\u00e9d\u00e9ration helv\u00e9tique et qu\u2019elle n\u2019a appris la nouvelle adresse de celui-ci en Allemagne que par l\u2019autorit\u00e9 helv\u00e9tique charg\u00e9e de la signification.<\/p>\n<p>Elle soutient que le d\u00e9lai d\u2019appel aurait pris cours \u00e0 la date de la remise de l\u2019acte de signification du jugement dont appel au Tribunal Cantonal de VAUD (Lausanne), \u00e0 savoir le 6 mars 2017 et renvoie au prescrit de l\u2019article 156 (2) du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, aux termes duquel \u00ab la signification est<\/p>\n<p>3 r\u00e9put\u00e9e faite le jour de la remise de la copie de l\u2019acte \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 comp\u00e9tente pour l\u2019exp\u00e9dier ou le jour de la remise \u00e0 la poste, ou, en g\u00e9n\u00e9ral, le jour o\u00f9 toute autre proc\u00e9dure autoris\u00e9e de signification \u00e0 l\u2019\u00e9tranger a \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019appel du 13 juillet 2017 serait d\u00e8s lors irrecevable pour avoir \u00e9t\u00e9 \u00ab signifi\u00e9 en dehors du d\u00e9lai l\u00e9gal de 55 jours \u00bb.<\/p>\n<p>Il conviendrait de faire abstraction du changement d\u2019adresse de l\u2019appelant puisque ce dernier aurait \u00ab omis de communiquer son changement d\u2019adresse \u00bb et qu\u2019il serait d\u00e8s lors responsable des \u00ab difficult\u00e9s de remise subs\u00e9quentes \u00bb.<\/p>\n<p>Appr\u00e9ciation de la Cour quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 de l\u2019appel<\/p>\n<p>Le d\u00e9lai pour relever appel d\u2019un jugement rendu en mati\u00e8re civile, prend cours le jour de la signification du jugement par acte d\u2019huissier de justice (article 571 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile).<\/p>\n<p>Lorsque la signification d\u2019un jugement doit \u00eatre faite \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, celle-ci est en principe r\u00e9put\u00e9e accomplie au jour de la r\u00e9alisation des formalit\u00e9s requises par la loi luxembourgeoise pour engager la proc\u00e9dure de signification \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, en vertu de l\u2019article 156 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile.<\/p>\n<p>Il en est autrement lorsque la question litigieuse rel\u00e8ve du champ d\u2019application du r\u00e8glement (CE) n\u00b0 1393\/2007 du Parlement europ\u00e9en et du Conseil du 13 novembre 2007, relatif \u00e0 la signification et \u00e0 la notification dans les Etats membres des actes judiciaires et extrajudiciaires en mati\u00e8re civile et commerciale, l\u2019article 9, paragraphe 1 dudit r\u00e8glement disposant que la transmission n\u2019est r\u00e9put\u00e9e compl\u00e8te et r\u00e9guli\u00e8re qu\u2019au jour o\u00f9 l\u2019acte faisant l\u2019objet de la signification est parvenu au destinataire dans les formes pr\u00e9vues par l\u2019Etat de destination.<\/p>\n<p>Cependant, il est d\u00e9rog\u00e9 \u00e0 cette derni\u00e8re r\u00e8gle, lorsque le justiciable doit poser un acte dans un certain d\u00e9lai, notamment pour l\u2019exercice d\u2019une voie de recours, auquel cas c\u2019est la date de l\u2019accomplissement des formalit\u00e9s pr\u00e9vues par le pays d\u2019envoi qui d\u00e9termine si l\u2019acte a \u00e9t\u00e9 accompli en temps utile (article 9, paragraphe 2). La Cour constate qu\u2019une premi\u00e8re proc\u00e9dure de transmission du jugement dont appel a \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e \u00e0 l\u2019adresse d\u2019PERSONNE1.) renseign\u00e9e par les actes de proc\u00e9dure de premi\u00e8re instance, \u00e0 savoir \u00e0 CH-ADRESSE4.), mais que cette transmission a \u00e9chou\u00e9.<\/p>\n<p>4 En effet, par requ\u00eate dat\u00e9e du 2 mars 2017, re\u00e7ue le 6 mars 2017, l\u2019huissier de justice instrumentaire a formellement demand\u00e9 au Tribunal Cantonal de VAUD de remettre le jugement dont appel \u00e0 PERSONNE1.), \u00e0 l\u2019adresse pr\u00e9cit\u00e9e, mais par courrier dat\u00e9 du 28 mars 2013, ladite juridiction a retourn\u00e9 les documents \u00e0 l\u2019huissier de justice en l\u2019informant de ce qu\u2019il n\u2019avait pas pu \u00eatre donn\u00e9 suite \u00e0 sa requ\u00eate au motif que \u00ab cette personne n\u2019habite plus \u00e0 l\u2019adresse indiqu\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 tort que l\u2019intim\u00e9e soutient que cette circonstance illustrerait la mauvaise foi de l\u2019appelant qui aurait dissimul\u00e9 son changement d\u2019adresse afin de se soustraire \u00e0 ses cr\u00e9anciers, de sorte qu\u2019il conviendrait de s\u2019en tenir \u00e0 la date de la remise de l\u2019acte au Tribunal Cantonal de VAUD.<\/p>\n<p>Le fait est qu\u2019PERSONNE1.) a d\u00fbment d\u00e9clar\u00e9 son changement d\u2019adresse aux autorit\u00e9s helv\u00e9tiques, puisque la suite du courrier pr\u00e9cit\u00e9 du Tribunal Cantonal se lit comme suit : \u00ab le Registre cantonal des personnes de l\u2019Etat de Vaud atteste que Monsieur PERSONNE1.) a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 en Allemagne le 1 er juillet 2016, \u00e0 l\u2019adresse suivante : ADRESSE5.) .<\/p>\n<p>Par ailleurs, le mandataire ad litem d\u2019PERSONNE1.) en premi\u00e8re instance, auquel l\u2019appelant affirme avoir signal\u00e9 son changement d\u2019adresse, sans que cette affirmation ne soit contredite par un \u00e9l\u00e9ment probant, a d\u00e9pos\u00e9 son mandat \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, il convient de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 la proc\u00e9dure de signification du jugement dont appel \u00e0 la nouvelle adresse d\u2019PERSONNE1.), en Allemagne.<\/p>\n<p>S\u2019agissant de d\u00e9terminer la date \u00e0 laquelle le jugement dont appel a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 entre deux Etats membres de l\u2019Union europ\u00e9enne, il y a lieu d\u2019appliquer les r\u00e8gles \u00e9dict\u00e9es par le r\u00e8glement (CE) n\u00b0 1393\/2007.<\/p>\n<p>Etant donn\u00e9 que la question \u00e0 toiser est de savoir \u00e0 quelle date le d\u00e9lai d\u2019appel a pris cours, il convient de faire application de la r\u00e8gle \u00e9dict\u00e9e \u00e0 l\u2019article 9, paragraphe 1, et de d\u00e9terminer la date \u00e0 laquelle le jugement dont appel est parvenu au destinataire conform\u00e9ment \u00e0 la l\u00e9gislation de l\u2019Etat requis.<\/p>\n<p>Il ressort des pi\u00e8ces vers\u00e9es aux d\u00e9bats que le jugement dont appel a \u00e9t\u00e9 transmis au domicile de l\u2019appelant, \u00e0 Braunschweig en Allemagne, par lettre recommand\u00e9e avec demande d\u2019avis de r\u00e9ception de l\u2019Amtsgericht Braunschweig, envoy\u00e9e le 29 mai 2017 et re\u00e7ue le 31 mai 2017.<\/p>\n<p>5 Le d\u00e9lai d\u2019appel qui, en l\u2019esp\u00e8ce, \u00e9tait de cinquante-cinq jours, compte tenu de la prolongation de quinze jours, pr\u00e9vue par l\u2019article 167 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, auquel renvoie l\u2019article 573 du m\u00eame Code, a donc pris cours le 1 er juin 2017.<\/p>\n<p>Il suit de l\u00e0 que l\u2019appel relev\u00e9 par exploit du 13 juillet 2017 n\u2019est pas tardif.<\/p>\n<p>Les faits et r\u00e9troactes de l\u2019affaire ont d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9sum\u00e9s dans l\u2019arr\u00eat susmentionn\u00e9 du 11 novembre 2021.<\/p>\n<p>Moyens et pr\u00e9tentions des parties quant au fond du litige<\/p>\n<p>Quant au fond, l\u2019appelant conteste, en premier lieu, la validit\u00e9 de l\u2019acte de cautionnement dont se pr\u00e9vaut l\u2019intim\u00e9e.<\/p>\n<p>Cet acte de cautionnement cumulerait \u00ab les manquements dommageables \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019appelant reproche aux juges de premi\u00e8re instance d\u2019avoir m\u00e9connu que la d\u00e9termination de l\u2019obligation garantie constitue un \u00e9l\u00e9ment essentiel de l\u2019engagement de la caution.<\/p>\n<p>Il donne \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019\u00e9crit documentant l\u2019engagement de la caution a \u00e9t\u00e9 \u00ab r\u00e9dig\u00e9 et compl\u00e9t\u00e9 par la seule ORGANISATION2.) sur son papier \u00e0 ent\u00eate \u00bb et que ce document a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 par le seul appelant, avant la formation du contrat de pr\u00eat invoqu\u00e9 par l\u2019intim\u00e9e.<\/p>\n<p>PERSONNE1.) rel\u00e8ve que l\u2019acte de cautionnement ne fait \u00ab aucunement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une obligation existante \u00bb.<\/p>\n<p>La partie adverse pr\u00e9tendrait \u00e0 tort que \u00ab le cautionnement vaudrait sur une dette future \u00bb.<\/p>\n<p>Selon l\u2019appelant, cette possibilit\u00e9 serait exclue compte tenu d\u2019une \u00ab r\u00e9f\u00e9rence explicite au contrat de pr\u00eat du 19 avril 2013 (\u2026) ins\u00e9r\u00e9e dans l\u2019acte de cautionnement \u00bb. La seule obligation garantie sur base de l\u2019acte de cautionnement litigieux serait d\u00e8s lors un contrat de pr\u00eat dat\u00e9 du 19 avril 2013, lequel n\u2019existerait pourtant pas.<\/p>\n<p>L\u2019appelant n\u2019aurait pas dispos\u00e9 de toutes les \u00ab informations ad\u00e9quates pr\u00e9alablement \u00e0 son engagement \u00bb.<\/p>\n<p>6 Il fait encore valoir que l\u2019acte de cautionnement \u00ab ne mentionne aucune dur\u00e9e ni aucun terme de l\u2019engagement de caution \u00bb.<\/p>\n<p>Il en irait de m\u00eame de la \u00ab mention manuscrite \u00e9crite et sign\u00e9e par la caution qui ne pr\u00e9voit aucune dur\u00e9e ni aucun terme de l\u2019engagement de caution \u00bb.<\/p>\n<p>La \u00ab validit\u00e9 de l\u2019acte de cautionnement au profit de ORGANISATION2.) sign\u00e9 par l\u2019appelant le 17 avril 2013 \u00bb serait d\u00e8s lors vici\u00e9e et l\u2019engagement de l\u2019appelant serait \u00e0 consid\u00e9rer comme nul.<\/p>\n<p>A tout le moins, la Cour devrait- elle interpr\u00e9ter restrictivement l\u2019acte de cautionnement litigieux et dire que \u00ab l\u2019acte de cautionnement sign\u00e9 le 17 avril 2013 ne garantit pas le contrat de pr\u00eat du 30 avril 2013 \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019appelant reproche ensuite \u00e0 l\u2019intim\u00e9e, d\u2019avoir commis des fautes dans l\u2019ex\u00e9cution des conventions.<\/p>\n<p>Ces fautes auraient caus\u00e9 \u00e0 l\u2019appelant des pr\u00e9judices mat\u00e9riel et moral pour lesquels il demande r\u00e9paration.<\/p>\n<p>L\u2019appelant affirme avoir vers\u00e9 \u00ab une somme au moins \u00e9gale \u00e0 500.000 euros, conform\u00e9ment \u00e0 son engagement de tiers garant \u00bb sur le compte pr\u00e9vu dans le contrat intitul\u00e9 \u00ab acte de gage tiers garant \u00bb (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 3 de la farde I de l\u2019intim\u00e9e) de sorte que l\u2019intim\u00e9e aurait \u00e9t\u00e9 mal fond\u00e9e \u00e0 lui \u00ab reprocher le contraire \u00bb et \u00e0 se pr\u00e9valoir de l\u2019exception d\u2019inex\u00e9cution pour justifier le blocage des tirages du pr\u00eat.<\/p>\n<p>En raison de la \u00ab suspension brutale et abusive des tirages par ORGANISATION2.) \u00bb, il n\u2019y aurait plus eu \u00ab aucun tirage de solde du pr\u00eat destin\u00e9 aux nouveaux travaux \u00bb.<\/p>\n<p>De ce fait, le d\u00e9biteur principal, la soci\u00e9t\u00e9 anonyme de droit suisse ORGANISATION3.) SA (ci-apr\u00e8s ORGANISATION3.)), n\u2019aurait \u00ab pas \u00e9t\u00e9 en mesure de terminer les travaux du bien immobilier qu\u2019elle entendait revendre aux fins de remboursement du pr\u00eat \u00bb.<\/p>\n<p>Selon l\u2019appelant, m\u00eame \u00e0 supposer que ORGANISATION2.) ait \u00e9t\u00e9 en droit de se pr\u00e9valoir du d\u00e9faut de constitution du gage, celle-ci aurait d\u00fb en tirer la cons\u00e9quence qui s\u2019imposait et refuser d\u2019accorder le pr\u00eat \u00e0 ORGANISATION3.).<\/p>\n<p>7 L\u2019appelant reproche encore \u00e0 l\u2019intim\u00e9e d\u2019avoir eu un comportement fautif et pr\u00e9judiciable \u00e0 son \u00e9gard en ne le tenant pas inform\u00e9 des d\u00e9marches entreprises en vue du recouvrement de sa cr\u00e9ance.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e aurait ainsi fait saisir et vendre un immeuble en France appartenant \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9nomm\u00e9e ORGANISATION4.) &#8212; sur lequel ladite soci\u00e9t\u00e9 avait consenti une hypoth\u00e8que, en garantie du remboursement de la m\u00eame dette contract\u00e9e par ORGANISATION3.) &#8212; sans pour autant en informer l\u2019appelant ni \u00ab les juges luxembourgeois avant qu\u2019ils ne rendent leur jugement du 8 f\u00e9vrier 2017 \u00bb.<\/p>\n<p>Selon l\u2019appelant, ORGANISATION2.) aurait continu\u00e9 \u00e0 lui r\u00e9clamer \u00ab la somme de 3.588.679,86 euros alors m\u00eame qu\u2019elle savait pertinemment avoir vendu le bien immobilier en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 2017 pour plusieurs millions \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019appelant fait valoir que le montant qu\u2019il pourrait, le cas \u00e9ch\u00e9ant, redevoir \u00e0 l\u2019intim\u00e9e, devrait donc, \u00e0 tout le moins, \u00eatre \u00ab r\u00e9duit \u00e0 hauteur du prix de la vente du bien immobilier \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019appelant demande la condamnation de l\u2019intim\u00e9e \u00e0 lui payer, pour r\u00e9paration de son pr\u00e9judice mat\u00e9riel, la somme de 74.084,33 euros, outre les int\u00e9r\u00eats, correspondant au montant \u00e0 hauteur duquel l\u2019intim\u00e9e aurait r\u00e9alis\u00e9 le gage contre l\u2019appelant, ainsi que la somme de 5.000 euros, pour r\u00e9paration de son pr\u00e9judice moral.<\/p>\n<p>ORGANISATION2.), partie intim\u00e9e, conclut au rejet de l\u2019appel.<\/p>\n<p>Le cautionnement de dette future serait tout \u00e0 fait valable et reconnu. En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019obligation garantie serait identifi\u00e9e, dans l\u2019acte de cautionnement litigieux, avec une pr\u00e9cision suffisante.<\/p>\n<p>Le fait que le contrat de pr\u00eat ait \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 le 30 avril 2013, et non le 19 avril 2013, serait sans incidence aucune sur la validit\u00e9 du cautionnement.<\/p>\n<p>L\u2019appelant n\u2019aurait contest\u00e9 la r\u00e9gularit\u00e9 de son engagement qu\u2019apr\u00e8s l\u2019introduction de l\u2019action en justice, ce qui rendrait manifeste sa mauvaise foi.<\/p>\n<p>PERSONNE1.) se serait engag\u00e9, sans la moindre \u00e9quivoque, \u00e0 garantir, \u00e0 hauteur d\u2019un montant maximum de 5.000.000 d\u2019euros, le remboursement d\u2019un pr\u00eat \u00e0 conclure entre ORGANISATION3.) et ORGANISATION2.), en tant que caution solidaire.<\/p>\n<p>8 L\u2019acte de cautionnement litigieux serait parfaitement r\u00e9gulier et valable.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e aurait bien d\u00e9caiss\u00e9 la somme 3.680.573,53 euros, soit un montant identique \u00e0 celui dont ORGANISATION3.), l\u2019emprunteur, lui restait redevable, au jour de l\u2019\u00e9ch\u00e9ance du contrat de pr\u00eat, soit le 30 avril 2015.<\/p>\n<p>ORGANISATION2.) soutient que la raison pour laquelle elle n\u2019aurait pas d\u00e9caiss\u00e9 le montant correspondant \u00e0 la totalit\u00e9 du pr\u00eat r\u00e9siderait dans le non- respect par l\u2019appelant de son obligation contractuelle de verser sur un compte tiers-garant une somme \u00e9quivalente \u00e0 10 % du pr\u00eat, soit 500.000 euros. Or, l\u2019ex\u00e9cution conforme de cette obligation aurait constitu\u00e9 une condition pr\u00e9alable pour que l\u2019intim\u00e9e d\u00e9caisse l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du pr\u00eat.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e conteste formellement que l\u2019appelant ait constitu\u00e9 le gage convenu.<\/p>\n<p>ORGANISATION2.) estime avoir pu valablement renoncer \u00e0 se pr\u00e9valoir de la caducit\u00e9 du pr\u00eat stipul\u00e9e dans son seul int\u00e9r\u00eat, pour le cas o\u00f9 le gage ne serait pas constitu\u00e9 conform\u00e9ment aux stipulations du contrat de pr\u00eat, ainsi que la juridiction du premier degr\u00e9 l\u2019aurait d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 bon droit.<\/p>\n<p>L\u2019affirmation de l\u2019appelant, selon laquelle ORGANISATION2.) aurait emp\u00each\u00e9 la finalisation des travaux de r\u00e9novation et la vente du bien immobilier dont le produit avait vocation \u00e0 rembourser le pr\u00eat, est formellement contest\u00e9e par cette derni\u00e8re. Le contraire se d\u00e9duirait d\u2019ailleurs d\u2019un courrier de l\u2019avocat de l\u2019appelant, dat\u00e9 du 4 mai 2015 (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 13 de la farde IV de l\u2019intim\u00e9e).<\/p>\n<p>En l\u2019absence de remboursement du pr\u00eat par ORGANISATION3.), l\u2019intim\u00e9e aurait r\u00e9alis\u00e9 le gage consenti par l\u2019appelant. Cependant, en raison du manquement susmentionn\u00e9 de l\u2019appelant, la r\u00e9alisation du gage n\u2019aurait permis de d\u00e9sint\u00e9resser l\u2019intim\u00e9e qu\u2019\u00e0 hauteur de 74.084,33 euros.<\/p>\n<p>De ce fait, et suite \u00e0 deux mises en demeure rest\u00e9es infructueuses, l\u2019intim\u00e9e n\u2019aurait eu d\u2019autre choix que d\u2019assigner l\u2019appelant en justice en vue du recouvrement de la somme de 3.588.679,86 euros, outre les int\u00e9r\u00eats de retard.<\/p>\n<p>ORGANISATION2.) reconna\u00eet avoir, en parall\u00e8le \u00e0 son action devant le juge luxembourgeois, engag\u00e9, en France, une proc\u00e9dure de vente forc\u00e9e par adjudication de l\u2019immeuble sur lequel elle b\u00e9n\u00e9ficiait de l\u2019hypoth\u00e8que susmentionn\u00e9e, et avoir obtenu un jugement d\u2019adjudication, en date du 26 janvier 2017.<\/p>\n<p>9 En raison de certaines difficult\u00e9s, plus amplement sp\u00e9cifi\u00e9es dans ses \u00e9critures, et notamment de la consignation tr\u00e8s tardive du prix et des frais de la vente par l\u2019adjudicataire ainsi que de la lenteur de la proc\u00e9dure de distribution du prix, l\u2019intim\u00e9e n\u2019aurait per\u00e7u la part lui revenant qu\u2019en date du 31 octobre 2018, celle- ci s\u2019\u00e9levant au montant de 2.503.265,34 euros.<\/p>\n<p>Eu \u00e9gard \u00e0 ce payement partiel, le montant de la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e s\u2019\u00e9l\u00e8verait depuis lors au montant de 1.416.725,56 euros, outre les int\u00e9r\u00eats de retard, de sorte que sa demande en payement aurait \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 ce montant, \u00ab une fois le payement partiel intervenu \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e conteste avoir commis quelque faute que ce soit ainsi que tout pr\u00e9judice mat\u00e9riel ou moral dans le chef de l\u2019appelant.<\/p>\n<p>Appr\u00e9ciation de la Cour quant au fond du litige<\/p>\n<p>L\u2019appelant conteste, en premier lieu, la validit\u00e9 de l\u2019acte de cautionnement qui lui est oppos\u00e9.<\/p>\n<p>La validit\u00e9 de cet acte serait vici\u00e9e en raison de l\u2019ind\u00e9termination de son objet, du caract\u00e8re futur de la dette garantie, de sa forme irr\u00e9guli\u00e8re et du d\u00e9faut de limitation dans le temps de l\u2019engagement de la caution.<\/p>\n<p>L\u2019exigence de d\u00e9termination de l\u2019objet, pr\u00e9vue par l\u2019article 1129 du Code civil, ne fait pas obstacle au cautionnement de dettes futures, c\u2019est-\u00e0 -dire de dettes qui n\u2019existent pas encore au moment o\u00f9 la caution s\u2019engage. Il est permis d\u2019y voir une application de l\u2019article 1130 du Code civil, aux termes duquel \u00ab les choses futures peuvent \u00eatre l\u2019objet d\u2019une obligation \u00bb. Aussi convient-il d\u2019admettre que n\u2019est pas nul pour ind\u00e9termination de son objet l\u2019engagement de la caution, limit\u00e9 dans son montant, qui garantit le remboursement de dettes futures, d\u00e8s lors que le d\u00e9biteur de celles- ci y est identifi\u00e9 (cf. Cass. 1 re civ., 10.12.2002, n\u00b0 00-18.726, Bull. civ. I, n\u00b0 303 ; Encyclop\u00e9die Dalloz, Droit civil, v\u00b0 Cautionnement, 2022, n\u00b0 96).<\/p>\n<p>Il s\u2019ensuit que la circonstance que le contrat intitul\u00e9 \u00ab acte de cautionnement solidaire \u00bb, sign\u00e9 le 17 avril 2013 (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 2 de la farde I de l\u2019intim\u00e9e) ait \u00e9t\u00e9 conclu en vue de constituer une garantie pour le payement d\u2019une \u00ab dette future \u00bb, et non pas d\u2019une \u00ab obligation existante \u00bb, est parfaitement licite.<\/p>\n<p>Le d\u00e9biteur principal et la dette principale garantie par la caution solidaire y sont identifi\u00e9s, en caract\u00e8res gras et encadr\u00e9s, \u00e0 la premi\u00e8re page du contrat.<\/p>\n<p>Il en ressort clairement qu\u2019il s\u2019agit de garantir, \u00e0 hauteur d\u2019un montant maximum de 5.000.000 d\u2019euros, la dette r\u00e9sultant d\u2019un contrat de pr\u00eat \u00e0 conclure entre la partie intim\u00e9e et \u00ab ORGANISATION3.) SA, soci\u00e9t\u00e9 anonyme de droit suisse, dont le si\u00e8ge social est situ\u00e9 ADRESSE6.), CH-ADRESSE4.) et immatricul\u00e9e au Registre de Commerce du canton de Vaud (Suisse) sous le num\u00e9ro CH-NUMERO2.) \u00bb.<\/p>\n<p>Il n\u2019\u00e9tait gu\u00e8re possible aux parties d\u2019identifier le d\u00e9biteur principal avec davantage de pr\u00e9cision dans le contrat.<\/p>\n<p>Il est par ailleurs constant en cause que la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION3.), d\u00e9bitrice principale, est contr\u00f4l\u00e9e par PERSONNE1.), caution solidaire.<\/p>\n<p>Le grief de l\u2019appelant selon lequel il n\u2019aurait pas dispos\u00e9 des \u00ab informations ad\u00e9quates \u00bb au moment de son engagement, doit d\u00e8s lors \u00eatre \u00e9cart\u00e9.<\/p>\n<p>Le simple fait que le contrat de pr\u00eat, auquel se r\u00e9f\u00e8re l\u2019acte de cautionnement ait finalement \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 le 30 avril et non pas le 19 avril 2013, tel que pr\u00e9vu au moment de la r\u00e9daction de l\u2019acte de cautionnement, n\u2019affecte en rien la validit\u00e9 de l\u2019acte de cautionnement litigieux, ainsi que les juges de premi\u00e8re instance l\u2019ont d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 bon droit.<\/p>\n<p>Le d\u00e9biteur principal, la nature de la dette et le montant maximal garanti par la caution ayant \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9s avec une pr\u00e9cision suffisante dans l\u2019acte de cautionnement litigieux, ce moyen de l\u2019appelant n\u2019est d\u00e8s lors pas fond\u00e9.<\/p>\n<p>Eu \u00e9gard au caract\u00e8re ambigu de certains passages des \u00e9critures de l\u2019appelant, la Cour pr\u00e9cise que, si l\u2019acte de cautionnement est un contrat, en ce sens qu\u2019il comporte n\u00e9cessairement un accord de volont\u00e9s entre le cr\u00e9ancier et la caution, il s\u2019agit d\u2019un contrat unilat\u00e9ral, en ce qu\u2019il ne fait na\u00eetre d\u2019obligation qu\u2019\u00e0 charge de la caution et que si le consentement de la caution doit \u00eatre expr\u00e8s, le consentement du cr\u00e9ancier peut \u00eatre tacite.<\/p>\n<p>Il en est tr\u00e8s souvent ainsi avec ce que la pratique appelle \u00ab acte de cautionnement \u00bb qui n\u2019est autre que le document par lequel la caution souscrit l\u2019engagement de caution. Il se pr\u00e9sente comme un acte unilat\u00e9ral ; mais en r\u00e9alit\u00e9, le caract\u00e8re contractuel est sous-jacent, le consentement du cr\u00e9ancier \u00e9tant tacite, r\u00e9sultant par exemple de la d\u00e9tention de cet acte de cautionnement qui lui a \u00e9t\u00e9 adress\u00e9 aux fins de conservation (cf. M. DAGOT, Les s\u00fbret\u00e9s, P.U.F., coll. Th\u00e9mis, pages 42-43).<\/p>\n<p>11 Plus g\u00e9n\u00e9ralement, l\u2019acceptation tacite du cr\u00e9ancier peut \u00eatre d\u00e9duite de toute attitude impliquant n\u00e9cessairement son accord, en particulier des poursuites qu\u2019il engage contre la caution (cf. Ph. SIMLER, Cautionnement, garanties autonomes et garanties indemnitaires, LexisNexis, 5 e \u00e9d., n\u00b0 88 ; D. LEGEAIS, S\u00fbret\u00e9s et garanties du cr\u00e9dit, L.G.D.J., 8 e \u00e9d, n os 93-94 ; Cass. com., 17.09.2002, n\u00b0 2002-015506, Bull. civ. IV, n\u00b0 123).<\/p>\n<p>En l\u2019esp\u00e8ce, la caution, PERSONNE1.), a donn\u00e9 son consentement expr\u00e8s dans un acte de cautionnement imprim\u00e9 sur un document \u00e0 en-t\u00eate de la partie intim\u00e9e et conserv\u00e9 par celle-ci, avant d\u2019\u00eatre invoqu\u00e9 dans le cadre des poursuites engag\u00e9es par cette derni\u00e8re contre l\u2019appelant.<\/p>\n<p>Dans ces conditions, il y a lieu de retenir que l\u2019intim\u00e9e a donn\u00e9 son consentement tacite \u00e0 l\u2019engagement de caution de l\u2019appelant.<\/p>\n<p>Le cautionnement peut \u00eatre conclu pour une dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans le silence du contrat, l\u2019engagement de la caution est de dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e.<\/p>\n<p>En pareil cas, chaque contractant b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une facult\u00e9 unilat\u00e9rale de r\u00e9siliation en application des r\u00e8gles du droit commun, les engagements perp\u00e9tuels \u00e9tant prohib\u00e9s. La caution, en particulier, peut ainsi r\u00e9silier son engagement \u00e0 tout moment. La caution doit alors respecter le d\u00e9lai de pr\u00e9avis pr\u00e9vu dans le contrat ou, \u00e0 d\u00e9faut, un d\u00e9lai raisonnable. Les effets de la r\u00e9siliation sont similaires \u00e0 ceux produits par la survenance du terme dans le cautionnement \u00e0 dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e (cf. Cass., 3 e civ., 25.04.1990, n\u00b0 88- 15.189, Bull. civ. III, n\u00b0 101 ; Com, 13.11.1972, n\u00b0 71-10.689, Bull. civ. IV, n\u00b0 285 ; Encyclop\u00e9die Dalloz, op. cit., n os 231-232).<\/p>\n<p>Sauf stipulation contraire, l\u2019obligation de la caution est exigible lorsque celle du d\u00e9biteur principal l\u2019est aussi, du fait du caract\u00e8re accessoire du cautionnement (cf. Cass. com. 19.02.1979, 77-13.340, Bull. civ. 1979, IV, n\u00b0 65 ; Encyclop\u00e9die Dalloz, op. cit., n\u00b0 156).<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, les parties litigantes \u00e9taient libres de ne pas pr\u00e9voir de dur\u00e9e ni de terme pour l\u2019engagement de l\u2019appelant, contrairement aux affirmations de ce dernier.<\/p>\n<p>Il s\u2019agissait donc, en l\u2019esp\u00e8ce, d\u2019un engagement \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e qui pouvait \u00eatre r\u00e9sili\u00e9 \u00e0 tout moment, moyennant respect d\u2019un d\u00e9lai de pr\u00e9avis raisonnable.<\/p>\n<p>Dans le silence du contrat litigieux, il y a lieu de consid\u00e9rer que l\u2019obligation de l\u2019appelant est devenue exigible, lorsque la dette de ORGANISATION3.) envers l\u2019intim\u00e9e est devenue exigible, c\u2019est-\u00e0-dire le 30 avril 2015, conform\u00e9ment aux articles 1 et 2 du contrat de pr\u00eat, sign\u00e9 en date du 30 avril 2013 (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 1 de la farde I de l\u2019intim\u00e9e, pages 3 et 5).<\/p>\n<p>Les moyens soulev\u00e9s par l\u2019appelant pour contester la validit\u00e9 de l\u2019acte de cautionnement doivent d\u00e8s lors \u00eatre rejet\u00e9s.<\/p>\n<p>Il en est de m\u00eame de la pr\u00e9tention de la partie appelante tendant \u00e0 ce que la Cour interpr\u00e8te restrictivement l\u2019acte de cautionnement litigieux, en sens que celui-ci serait \u00e9tranger au contrat de pr\u00eat sign\u00e9 le 30 avril 2013 entre l\u2019intim\u00e9e et ORGANISATION3.) , les termes de l\u2019acte litigieux ne donnant lieu \u00e0 aucune incertitude quant \u00e0 son lien avec le contrat de pr\u00eat en cause.<\/p>\n<p>PERSONNE1.) reproche encore \u00e0 l\u2019intim\u00e9e d\u2019avoir commis plusieurs fautes contractuelles qui lui auraient caus\u00e9 pr\u00e9judice.<\/p>\n<p>Il conclut \u00e0 l\u2019allocation d\u2019un montant de 74.084,33 euros, outre les int\u00e9r\u00eats, pour r\u00e9paration de son pr\u00e9judice mat\u00e9riel et d\u2019un montant de 10.000 euros, outre les int\u00e9r\u00eats, pour r\u00e9paration de son pr\u00e9judice moral.<\/p>\n<p>La demande en allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats de l\u2019appelant a \u00e9t\u00e9 form\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e ne soul\u00e8ve pas l\u2019irrecevabilit\u00e9 de cette demande nouvelle au regard de l\u2019article 592 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile.<\/p>\n<p>S\u2019agissant d\u2019un moyen d\u2019int\u00e9r\u00eat priv\u00e9, la Cour n\u2019a pas \u00e0 le relever d\u2019office.<\/p>\n<p>L\u2019appelant fait grief \u00e0 l\u2019intim\u00e9e de ne pas avoir vers\u00e9 \u00e0 ORGANISATION3.) l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du montant emprunt\u00e9, en excipant \u00e0 tort du non versement de la somme de 500.000 euros par le tiers-garant.<\/p>\n<p>L\u2019appelant affirme que le montant en question a \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 sur le compte pr\u00e9vu \u00e0 cet effet, \u00e0 savoir le compte bancaire n\u00b0 NUMERO3.), et que, m\u00eame \u00e0 supposer que ORGANISATION2.) ait \u00e9t\u00e9 en droit de se pr\u00e9valoir du d\u00e9faut de constitution du gage, celle-ci aurait d\u00fb en tirer la cons\u00e9quence qui s\u2019imposait et refuser d\u2019accorder le pr\u00eat \u00e0 ORGANISATION3.).<\/p>\n<p>13 L\u2019article 20 du contrat de pr\u00eat sign\u00e9 le 30 avril 2013 (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 1 de la farde I de l\u2019intim\u00e9e) stipule que le pr\u00eat est garanti par \u00ab l\u2019affectation hypoth\u00e9caire \u00bb susmentionn\u00e9e (point I), par le cautionnement solidaire litigieux (point II) et par un \u00ab acte de gage tiers-garant \u00bb (point III).<\/p>\n<p>L\u2019article 4 de ce m\u00eame contrat pr\u00e9voit que le d\u00e9caissement du pr\u00eat \u00ab est subordonn\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alisation pr\u00e9alable \u00bb entre autres des \u00ab garanties pr\u00e9vues par le pr\u00e9sent contrat de pr\u00eat \u00bb et pr\u00e9cise que le montant \u00e0 mettre \u00e0 disposition par le tiers-garant s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 500.000 euros.<\/p>\n<p>L\u2019acte de gage tiers- garant dont il s\u2019agit a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 en date du 19 avril 2013 entre ORGANISATION2.), partie cr\u00e9anci\u00e8re, et PERSONNE1.), en qualit\u00e9 de \u00ab tiers garant \u00bb (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 3 de la m\u00eame farde) et pr\u00e9voit le versement par le tiers garant de la somme destin\u00e9e \u00e0 la garantie, sur le compte n\u00b0 NUMERO3.).<\/p>\n<p>Il ressort des explications des parties et des \u00e9l\u00e9ments du dossier que le versement dont se pr\u00e9vaut dans ce contexte la partie appelante, est un virement portant sur le montant de 549.806,52 euros, effectu\u00e9 par ORGANISATION2.) et non par PERSONNE1.).<\/p>\n<p>Ainsi que le rel\u00e8ve \u00e0 juste titre la partie intim\u00e9e, la circonstance que ce montant ait \u00e9t\u00e9 vir\u00e9 sur le compte n\u00b0 NUMERO3.), au lieu d\u2019\u00eatre vir\u00e9 sur le compte n\u00b0 NUMERO4.), ne change rien au fait que l\u2019appelant reste tenu au remboursement du montant emprunt\u00e9.<\/p>\n<p>La constitution du gage exig\u00e9e par ORGANISATION2.) pour garantir le pr\u00eat contract\u00e9 par ORGANISATION3.) ayant \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue dans l\u2019int\u00e9r\u00eat exclusif de ORGANISATION2.), celle-ci \u00e9tait en droit de passer outre le d\u00e9faut de constitution parfaite de ladite garantie et de renoncer \u00e0 la caducit\u00e9 du pr\u00eat en d\u00e9caissant un montant r\u00e9duit au profit de l\u2019emprunteur, ainsi que la juridiction du premier degr\u00e9 l\u2019a d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 bon droit.<\/p>\n<p>Il est relev\u00e9 en dernier lieu qu\u2019il ressort d\u2019un courrier adress\u00e9 le 4 mai 2015 \u00e0 l\u2019intim\u00e9e, par l\u2019avocat de l\u2019appelant (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 13 de la farde IV de l\u2019intim\u00e9e) que le financement des travaux immobiliers en cause a \u00e9t\u00e9 assur\u00e9 dans son int\u00e9gralit\u00e9, de sorte que le d\u00e9faut d\u2019ach\u00e8vement des travaux all\u00e9gu\u00e9 par l\u2019appelant doit \u00eatre pr\u00e9sum\u00e9 \u00e9tranger \u00e0 des probl\u00e8mes de financement.<\/p>\n<p>L\u2019appelant reproche encore \u00e0 ORGANISATION2.) de ne pas l\u2019avoir tenu inform\u00e9 des d\u00e9marches entreprises en vue du recouvrement de sa cr\u00e9ance, en<\/p>\n<p>14 relation notamment avec la r\u00e9alisation de l\u2019hypoth\u00e8que affectant un immeuble de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION4.).<\/p>\n<p>Le cautionnement est une s\u00fbret\u00e9 qui consiste dans l\u2019engagement personnel que prend la caution de payer la dette pour le cas o\u00f9 le d\u00e9biteur principal ne la paierait pas. La caution jouit, aux termes de l\u2019article 2021 du Code civil, du b\u00e9n\u00e9fice de discussion, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elle est fond\u00e9e \u00e0 exiger du cr\u00e9ancier qu\u2019il fasse proc\u00e9der \u00e0 la saisie et \u00e0 la vente des biens appartenant au d\u00e9biteur, avant de l\u2019actionner en paiement. Le cautionnement solidaire implique une renonciation au b\u00e9n\u00e9fice de discussion.<\/p>\n<p>L\u2019acte de cautionnement litigieux est un acte de cautionnement solidaire, ainsi que cela ressort \u00e0 l\u2019\u00e9vidence de l\u2019intitul\u00e9 du contrat, des points I et V du contrat et de la mention manuscrite appos\u00e9e par PERSONNE1.) au-dessus de sa signature, laquelle se lit comme suit : \u00ab Bon pour cautionnement solidaire dans les termes ci-dessus \u00e0 hauteur d\u2019un montant global de 500.000 euros (cinq millions d\u2019euros) incluant principal, int\u00e9r\u00eats, frais et accessoires \u00bb.<\/p>\n<p>Le cautionnement solidaire permet au cr\u00e9ancier de poursuivre la caution en premier ou en m\u00eame temps que le d\u00e9biteur principal. La caution s\u2019expose, en pareil cas, aux poursuites du cr\u00e9ancier comme si elle \u00e9tait principalement tenue quoiqu\u2019elle ne le soit pas. Le caract\u00e8re subsidiaire de l\u2019engagement de la caution s\u2019estompe, voire dispara\u00eet (cf. Ph. SIMLER, op. cit., n\u00b0 88 ; M. CABRILLAC et Ch. MOULY, Droit des s\u00fbret\u00e9s, Litec, 5 e \u00e9d., n\u00b0 71 ; D. LEGEAIS, op. cit., n\u00b0 60).<\/p>\n<p>Contrairement aux affirmations de l\u2019appelant, le cr\u00e9ancier, en l\u2019occurrence l\u2019intim\u00e9e, n\u2019\u00e9tait donc pas oblig\u00e9 de tenir inform\u00e9 l\u2019appelant, caution solidaire, des d\u00e9marches entreprises \u00e0 l\u2019encontre du d\u00e9biteur principal ou d\u2019un autre garant en vue du recouvrement de sa cr\u00e9ance.<\/p>\n<p>Le cr\u00e9ancier est certes tenu de limiter sa demande en payement contre la caution solidaire au montant dont il n\u2019a pu obtenir le recouvrement.<\/p>\n<p>Cependant, en l\u2019esp\u00e8ce, il ressort des \u00e9l\u00e9ments du dossier que, si l\u2019intim\u00e9e a effectivement fait proc\u00e9der \u00e0 la saisie et \u00e0 la vente de l\u2019immeuble grev\u00e9 d\u2019une hypoth\u00e8que, cette voie d\u2019ex\u00e9cution, mise en \u0153uvre en octobre 2015, a tard\u00e9 \u00e0 aboutir en raison de certains facteurs \u00e9trangers \u00e0 l\u2019intim\u00e9e, de sorte que cette derni\u00e8re n\u2019a pu obtenir la part lui revenant dans le produit de la vente qu\u2019en date du 31 octobre 2018, soit post\u00e9rieurement au jugement dont appel, et qu\u2019elle a, de suite, r\u00e9duit sa demande en payement \u00e0 l\u2019encontre de l\u2019appelant<\/p>\n<p>15 au montant de 1.404.409,74, outre les int\u00e9r\u00eats conventionnels (cf. conclusions notifi\u00e9es le 28 d\u00e9cembre 2018, pages 7 et 16).<\/p>\n<p>Aucune des fautes contractuelles all\u00e9gu\u00e9es par l\u2019appelant ne saurait partant \u00eatre retenue dans le chef de l\u2019intim\u00e9e, de sorte que la demande en r\u00e9paration de l\u2019appelant est infond\u00e9e.<\/p>\n<p>Il suit de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que c\u2019est \u00e0 bon droit que les juges de premi\u00e8re instance ont condamn\u00e9 PERSONNE1.), caution solidaire, \u00e0 payer \u00e0 ORGANISATION2.), partie cr\u00e9anci\u00e8re, le montant correspondant \u00e0 la cr\u00e9ance que cette derni\u00e8re d\u00e9tenait \u00e0 l\u2019encontre de ORGANISATION3.), d\u00e9biteur principal.<\/p>\n<p>Cependant, il y a lieu d\u2019avoir \u00e9gard au payement partiel intervenu en date du 31 octobre 2018 et de dire, par r\u00e9formation du jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9, que la demande de l\u2019intim\u00e9e est fond\u00e9e \u00e0 hauteur du montant de 1.416.725, 56 euros, avec les int\u00e9r\u00eats conventionnels \u00e0 partir du 1 er mai 2015.<\/p>\n<p>Il est relev\u00e9 dans ce contexte que c\u2019est \u00e0 tort que l\u2019intim\u00e9e conclut \u00e0 la confirmation du jugement dont appel, \u00ab en ce qu\u2019il condamne Monsieur PERSONNE1.) \u00e0 payer \u00e0 ORGANISATION2.) le montant de 1.416.725,56 euros avec les int\u00e9r\u00eats conventionnels \u00e0 partir du 1 er mai 2015 \u00bb.<\/p>\n<p>Etant donn\u00e9 que la condamnation d\u00e9f\u00e9r\u00e9e porte sur \u00ab le montant de 3.588.679,86 euros avec les int\u00e9r\u00eats conventionnels \u00e0 partir du 13 mai 2015 \u00bb, une r\u00e9formation s\u2019impose sur ce point.<\/p>\n<p>L\u2019appelant demande \u00e0 \u00eatre d\u00e9charg\u00e9 de sa condamnation au payement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure et r\u00e9clame, de son c\u00f4t\u00e9, une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 6.000 euros pour les deux instances, tandis que l\u2019intim\u00e9e conclut \u00e0 la confirmation, sur ce point, de la d\u00e9cision d\u00e9f\u00e9r\u00e9e et r\u00e9clame une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 3.000 euros pour l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>Comme l\u2019appelant succombe pour l\u2019essentiel dans ses pr\u00e9tentions et devra supporter la charge des d\u00e9pens, il y a lieu de rejeter sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>Eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019issue du litige et \u00e0 sa nature, il convient de confirmer, sur ce point, la d\u00e9cision d\u00e9f\u00e9r\u00e9e et d\u2019allouer \u00e0 l\u2019intim\u00e9e une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500 euros pour l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS :<\/p>\n<p>la Cour d\u2019appel, troisi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re de droit civil, statuant contradictoirement,<\/p>\n<p>re\u00e7oit l\u2019appel,<\/p>\n<p>donne acte \u00e0 PERSONNE1.) de sa demande en obtention de dommages et int\u00e9r\u00eats, tendant \u00e0 la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) SA \u00e0 lui payer la somme de 74.084,33 euros, outre les int\u00e9r\u00eats, pour r\u00e9paration de son pr\u00e9judice mat\u00e9riel et la somme de 10.000 euros, outre les int\u00e9r\u00eats, pour r\u00e9paration de son pr\u00e9judice moral,<\/p>\n<p>donne acte \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) SA de ce qu\u2019elle a re\u00e7u, en date du 31 octobre 2018, le payement d\u2019un montant de 2.503.265,34 euros et de ce qu\u2019elle r\u00e9duit, en cons\u00e9quence, sa demande au montant de 1.416.725, 56 euros, avec les int\u00e9r\u00eats conventionnels \u00e0 compter du 1 er mai 2015 jusqu\u2019\u00e0 solde,<\/p>\n<p>dit l\u2019appel partiellement fond\u00e9,<\/p>\n<p>dit recevable et fond\u00e9e la demande additionnelle de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) SA,<\/p>\n<p>r\u00e9formant,<\/p>\n<p>condamne PERSONNE1.) \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) SA le montant de 1.416.725, 56 euros, avec les int\u00e9r\u00eats conventionnels \u00e0 compter du 1 er mai 2015 jusqu\u2019\u00e0 solde,<\/p>\n<p>confirme, pour le surplus, le jugement entrepris,<\/p>\n<p>dit recevable, mais non fond\u00e9e la demande en obtention de dommages et int\u00e9r\u00eats form\u00e9e par PERSONNE1.),<\/p>\n<p>d\u00e9boute PERSONNE1.) de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel,<\/p>\n<p>17 dit la demande de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) SA, en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel, fond\u00e9e \u00e0 hauteur de 1.500 euros,<\/p>\n<p>condamne PERSONNE1.) \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) SA, une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500 euros, pour l\u2019instance d\u2019appel, condamne PERSONNE1.) aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel avec distraction au profit de Me AVOCAT2.), sur ses affirmations de droit.<\/p>\n<p>La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par MAGISTRAT1.), pr\u00e9sident de chambre, en pr\u00e9sence du greffier GREFFIER1.).<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/20240827-160041\/20221215-ca3-45104-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b0 143\/22 &#8212; III \u2013 CIV Arr\u00eat civil Audience publique du quinze d\u00e9cembre deux mille vingt-deux Num\u00e9ro 45104 du r\u00f4le Composition: MAGISTRAT1.), pr\u00e9sident de chambre, MAGISTRAT2.), conseiller, MAGISTRAT3.), conseiller, GREFFIER1.), greffier. 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