{"id":651874,"date":"2026-04-22T21:57:23","date_gmt":"2026-04-22T19:57:23","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\/"},"modified":"2026-04-22T21:57:27","modified_gmt":"2026-04-22T19:57:27","slug":"cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 7 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2022-00572"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 242\/22 &#8212; I &#8212; DIV mes. prov. (aff.fam.)<\/p>\n<p>Arr\u00eat civil<\/p>\n<p>Audience publique du sept d\u00e9cembre deux mille vingt-deux<\/p>\n<p>Num\u00e9ros CAL-2022-00572 et CAL-2022- 00726 du r\u00f4le rendu par la premi\u00e8re chambre de la Cour d\u2019appel, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, dans la cause<\/p>\n<p>I. CAL-2022- 00572<\/p>\n<p>E n t r e :<\/p>\n<p>PERSONNE1.), n\u00e9 le DATE1.) \u00e0 ADRESSE1.) au S\u00e9n\u00e9gal, demeurant \u00e0 L- ADRESSE1.),<\/p>\n<p>appelant aux termes d\u2019une requ\u00eate d\u2019appel d\u00e9pos\u00e9e au greffe de la Cour d\u2019appel le 20 juin 2022,<\/p>\n<p>repr\u00e9sent\u00e9 par Ma\u00eetre AVOCAT1.) , avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>e t :<\/p>\n<p>PERSONNE2.), n\u00e9e le DATE2.) \u00e0 ADRESSE2.) en France, demeurant \u00e0 L- ADRESSE2.),<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins de la pr\u00e9dite requ\u00eate d\u2019appel,<\/p>\n<p>repr\u00e9sent\u00e9e par Ma\u00eetre AVOCAT2.) , avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>e n p r \u00e9 s e n c e d e :<\/p>\n<p>Ma\u00eetre AVOCAT3.), avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, repr\u00e9sentant les int\u00e9r\u00eats des enfants mineurs PERSONNE3.) , n\u00e9e le DATE3.), PERSONNE4.), n\u00e9 le DATE4.) , PERSONNE5.), n\u00e9e le DATE5.) , et PERSONNE6.), n\u00e9e le DATE6.) .<\/p>\n<p>II. CAL-2022- 00726<\/p>\n<p>E n t r e :<\/p>\n<p>PERSONNE1.), n\u00e9 le DATE1.) \u00e0 ADRESSE1.) au S\u00e9n\u00e9gal, demeurant \u00e0 L- ADRESSE1.),<\/p>\n<p>appelant aux termes d\u2019une requ\u00eate d\u2019appel d\u00e9pos\u00e9e au greffe de la Cour d\u2019appel le 1 er ao\u00fbt 2022,<\/p>\n<p>repr\u00e9sent\u00e9 par Ma\u00eetre AVOCAT1.) , avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>e t :<\/p>\n<p>PERSONNE2.), n\u00e9e le DATE2.) \u00e0 ADRESSE2.) en France, demeurant \u00e0 L- ADRESSE2.),<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins de la pr\u00e9dite requ\u00eate d\u2019appel,<\/p>\n<p>repr\u00e9sent\u00e9e par Ma\u00eetre AVOCAT2.) , avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>e n p r \u00e9 s e n c e d e :<\/p>\n<p>Ma\u00eetre AVOCAT3.), avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, repr\u00e9sentant les int\u00e9r\u00eats des enfants mineurs PERSONNE3.) , n\u00e9e le DATE3.), PERSONNE4.), n\u00e9 le DATE4.) , PERSONNE5.), n\u00e9e le DATE5.) , et PERSONNE6.), n\u00e9e le DATE6.) .<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n<p>L A C O U R D &#039; A P P E L :<\/p>\n<p>Statuant dans le cadre d\u2019une demande en divorce dirig\u00e9e par PERSONNE2.) contre PERSONNE1.), le juge aux affaires familiales pr\u00e8s le tribunal<\/p>\n<p>3 d\u2019arrondissement de Luxembourg a, par ordonnance n\u00b0 2022TALJAF\/001742 du 2 juin 2022, notamment,<\/p>\n<p>&#8212; accord\u00e9 \u00e0 PERSONNE1.) un d\u00e9lai de r\u00e9flexion jusqu&#039;au 1 er septembre 2022, &#8212; d\u00e9bout\u00e9 PERSONNE1.) de ses demandes au provisoire, &#8212; d\u00e9clar\u00e9 la demande en autorisation de r\u00e9sidence s\u00e9par\u00e9e de PERSONNE2.) recevable et fond\u00e9e, &#8212; autoris\u00e9 PERSONNE2.) \u00e0 r\u00e9sider durant l\u2019instance en divorce s\u00e9par\u00e9e de son \u00e9poux \u00e0 L-ADRESSE1.), ou \u00e0 toute autre adresse de son choix, avec interdiction pour PERSONNE1.) de venir l\u2019y troubler, &#8212; fix\u00e9 le domicile l\u00e9gal et la r\u00e9sidence habituelle des enfants communs mineurs PERSONNE3.) , n\u00e9e le DATE3.) \u00e0 ADRESSE3.), PERSONNE4.), n\u00e9 le DATE4.) \u00e0 ADRESSE4.), PERSONNE5.), n\u00e9e le DATE5.) \u00e0 ADRESSE5.), PERSONNE6.), n\u00e9e le DATE6.) \u00e0 ADRESSE6.), aupr\u00e8s de leur m\u00e8re, PERSONNE2.), &#8212; condamn\u00e9 PERSONNE1.) \u00e0 payer le montant de 150 euros par enfant et par mois, soit 600 euros par mois, provisoirement \u00e0 titre de contribution pour l\u2019\u00e9ducation et l\u2019entretien des enfants communs mineurs PERSONNE3.), PERSONNE4.), PERSONNE5.) et PERSONNE6.), &#8212; fix\u00e9 la continuation des d\u00e9bats \u00e0 une audience ult\u00e9rieure, r\u00e9serv\u00e9 le surplus, ainsi que les frais et ordonn\u00e9 l\u2019ex\u00e9cution provisoire de l\u2019ordonnance nonobstant appel.<\/p>\n<p>Par ordonnance n\u00b0 2022TALJAF\/002433 du 15 juillet 2022, le juge aux affaires familiales a dit qu\u2019il y a lieu de compl\u00e9ter l\u2019ordonnance num\u00e9ro 2022TALJAF\/001742 et a ordonn\u00e9 \u00e0 PERSONNE1.) de d\u00e9guerpir de l\u2019ancien domicile conjugal sis \u00e0 L- ADRESSE1.), jusqu\u2019au 31 juillet 2022 au plus tard, dit que, faute par lui de ce faire dans le d\u00e9lai imparti, PERSONNE2.) est autoris\u00e9e \u00e0 l\u2019en expulser au besoin par la force publique, et ordonn\u00e9 l\u2019ex\u00e9cution provisoire de l\u2019ordonnance.<\/p>\n<p>Par requ\u00eate d\u00e9pos\u00e9e au greffe de la Cour d\u2019appel le 20 juin 2022 et signifi\u00e9e \u00e0 la partie adverse le 11 juillet 2022, PERSONNE1.) a r\u00e9guli\u00e8rement relev\u00e9 appel de l\u2019ordonnance du 2 juin 2022 qui lui avait \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9e le 7 juin 2022.<\/p>\n<p>Il demande \u00e0 la Cour, par r\u00e9formation, d\u2019annuler l\u2019ordonnance du 20 juin 2022 pour violation de l\u2019article 89 de la Constitution, de l\u2019article 65 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile et de l\u2019article 6 de la Convention europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme, sinon d\u2019ordonner la jouissance commune du domicile conjugal par les parties, sinon la jouissance altern\u00e9e par chacun des parents, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur des enfants communs, sinon \u00e0 l\u2019autoriser \u00e0 y r\u00e9sider avec interdiction \u00e0 PERSONNE2.) de venir l\u2019y troubler et d\u2019ordonner le d\u00e9guerpissement de cette derni\u00e8re dans le mois du prononc\u00e9 de l\u2019arr\u00eat \u00e0 intervenir.<\/p>\n<p>En outre, PERSONNE1.) demande \u00e0 la Cour, par r\u00e9formation, de fixer \u00ab la r\u00e9sidence et l\u2019adresse l\u00e9gale \u00bb des enfants mineurs aupr\u00e8s de lui, sinon d\u2019instituer un syst\u00e8me de r\u00e9sidence altern\u00e9e, de le d\u00e9charger du paiement d\u2019une pension alimentaire \u00e0 titre de contribution \u00e0 l\u2019entretien et \u00e0 l\u2019\u00e9ducation des enfants communs et, en tout \u00e9tat de cause, d\u2019ordonner une expertise toxicologique de PERSONNE2.) .<\/p>\n<p>4 Par requ\u00eate d\u00e9pos\u00e9e au greffe de la Cour d\u2019appel le 1 er ao\u00fbt 2022 et signifi\u00e9e \u00e0 la partie adverse le 8 ao\u00fbt 2022, PERSONNE1.) a r\u00e9guli\u00e8rement relev\u00e9 appel de l\u2019ordonnance du 15 juillet 2022, qui lui avait \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9e le 22 juillet 2022.<\/p>\n<p>Il demande \u00e0 la Cour, par r\u00e9formation, d\u2019annuler l\u2019ordonnance du 15 juillet 2022 pour violation de l\u2019article 89 de la Constitution, de l\u2019article 249 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile et de l\u2019article 6 de la Convention europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme, sinon, par r\u00e9formation, de dire qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de lui ordonner de d\u00e9guerpir de l\u2019ancien domicile conjugal.<\/p>\n<p>Les affaires introduites sous les num\u00e9ros du r\u00f4le CAL- 2022- 00572 et CAL- 2022- 00726 \u00e9tant connexes, il y a lieu, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019une bonne administration de la justice, de les joindre pour statuer par un seul et m\u00eame arr\u00eat.<\/p>\n<p>&#8212; Quant \u00e0 la demande en rejet de la farde de pi\u00e8ces n\u00b0 5 vers\u00e9e par l\u2019appelant<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e demande le rejet des pi\u00e8ces contenues dans la farde de pi\u00e8ces n\u00b0 5 vers\u00e9e par l\u2019appelant, pour avoir \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9es \u00e0 l\u2019audience.<\/p>\n<p>L\u2019appelant ne conteste pas ne pas avoir communiqu\u00e9 lesdites pi\u00e8ces au pr\u00e9alable, mais fait plaider qu\u2019il s\u2019agirait de la continuation de la farde de pi\u00e8ces n\u00b04 relatives aux \u00e9changes entre parties concernant les enfants.<\/p>\n<p>Il est constant en cause que la farde de pi\u00e8ces n\u00b0 5 contient deux pi\u00e8ces qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 vers\u00e9es en premi\u00e8re instance. N\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9es \u00e0 la partie adverse en temps utile, cette derni\u00e8re n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 en mesure d\u2019en prendre connaissance et d\u2019en d\u00e9battre avec sa mandante.<\/p>\n<p>Il y a partant lieu de les \u00e9carter des d\u00e9bats par application des dispositions de l\u2019article 282 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile.<\/p>\n<p>&#8212; Quant \u00e0 la demande en annulation des ordonnances<\/p>\n<p>L\u2019appelant fait plaider que les ordonnances des 2 juin et 15 juillet 2022 ne seraient pas motiv\u00e9es, sinon qu\u2019elles r\u00e9sulteraient d\u2019une appr\u00e9ciation erron\u00e9e de sa relation avec ses enfants mineurs et de la relation du couple PERSONNE7.).<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte de la lecture de l\u2019ordonnance entreprise du 2 juin 2022 que le juge aux affaires familiales a motiv\u00e9 sa d\u00e9cision comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019article 1007- 45 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile permet au juge aux affaires familiales de statuer \u00e0 tout moment de la proc\u00e9dure en divorce pour rupture irr\u00e9m\u00e9diable des relations conjugales sur les mesures provisoires relatives \u00e0 la personne, aux aliments et aux biens, tant des conjoints que de leurs enfants.<\/p>\n<p>En l\u2019esp\u00e8ce, une proc\u00e9dure est actuellement pendante entre parties en vue de l\u2019obtention d\u2019un divorce pour rupture irr\u00e9m\u00e9diable des relations<\/p>\n<p>5 conjugales de sorte que le juge aux affaires familiales est comp\u00e9tent pour conna\u00eetre de la demande en fixation des mesures provisoires sollicit\u00e9es.<\/p>\n<p>L\u2019article 235 du Code civil permet aux conjoints de demander \u00e0 r\u00e9sider s\u00e9par\u00e9ment pendant la proc\u00e9dure en divorce.<\/p>\n<p>Les ant\u00e9c\u00e9dents de l\u2019affaire, notamment l\u2019expulsion en mati\u00e8re de violences domestiques, font partant appara\u00eetre que la relation entre les parties est actuellement extr\u00eamement conflictuelle. Comme PERSONNE2.) ne saurait \u00eatre contrainte de continuer \u00e0 r\u00e9sider avec son \u00e9poux pendant l\u2019instance de divorce, il y a lieu de faire droit \u00e0 la demande et d\u2019autoriser la requ\u00e9rante \u00e0 r\u00e9sider s\u00e9par\u00e9ment de son \u00e9poux \u00e0 son adresse actuelle, ou \u00e0 toute autre adresse de son choix, avec interdiction pour ce dernier de venir l\u2019y troubler.<\/p>\n<p>Tant PERSONNE2.) que PERSONNE1.) sollicitent encore la fixation du domicile l\u00e9gal et de la r\u00e9sidence habituelle des quatre enfants communs encore mineurs aupr\u00e8s d\u2019eux.<\/p>\n<p>Au vu de l\u2019ensemble des \u00e9l\u00e9ments de la cause, il en va de l\u2019int\u00e9r\u00eat des quatre enfants communs qu\u2019en attendant la d\u00e9cision du juge du fond \u00e0 intervenir leur domicile et leur r\u00e9sidence soient fix\u00e9s aupr\u00e8s de leur m\u00e8re.<\/p>\n<p>Il convient partant de faire droit \u00e0 cette demande de PERSONNE2.) et de fixer le domicile l\u00e9gal et la r\u00e9sidence habituelle des enfants communs mineurs PERSONNE3.), PERSONNE4.), PERSONNE5.) et PERSONNE6.) aupr\u00e8s de leur m\u00e8re.<\/p>\n<p>Concernant la demande en paiement provisoire d\u2019une contribution \u00e0 l\u2019entretien et l\u2019\u00e9ducation des enfants communs mineurs il y a lieu d\u2019y faire droit et de condamner PERSONNE1.) \u00e0 payer \u00e0 PERSONNE2.) le montant de 150.- euros par enfant et par mois, soit 600.- euros par mois et ce \u00e0 partir du 2 juin 2022.<\/p>\n<p>En application de l\u2019article 1007- 58 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, la pr\u00e9sente ordonnance est \u00e0 assortir de l\u2019ex\u00e9cution provisoire. \u00bb<\/p>\n<p>Concernant l\u2019ordonnance entreprise du 15 juillet 2022, le juge aux affaires familiales a motiv\u00e9 sa d\u00e9cision comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab Il ressort clairement de cette ordonnance que PERSONNE1.) a interdiction de venir troubler PERSONNE2.) au domicile conjugal sis \u00e0 L- ADRESSE1.). Que la cons\u00e9quence logique est que PERSONNE1.) doit quitter le logement familial.<\/p>\n<p>Au vu du fait que PERSONNE1.) refuse de quitter le domicile conjugal il convient d\u2019ordonner le d\u00e9guerpissement de ce dernier et d\u2019autoriser PERSONNE2.) \u00e0 l\u2019y faire expulser au besoin \u00e0 l\u2019aide de la force publique. \u00bb<\/p>\n<p>Il suit de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que les ordonnance sont motiv\u00e9es. D\u00e8s lors, m\u00eame si cette motivation est contest\u00e9e par l\u2019appelant, le moyen tir\u00e9 du d\u00e9faut de motivation n\u2019est pas fond\u00e9.<\/p>\n<p>6 Une appr\u00e9ciation erron\u00e9e des faits par le juge n\u2019entra\u00eenant pas l\u2019annulation de la d\u00e9cision, mais sa r\u00e9formation, le moyen aff\u00e9rent n\u2019est pas non plus fond\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019appelant reproche encore au juge des affaires familiales d\u2019avoir, lors des d\u00e9bats, fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un courrier adress\u00e9 par les enfants communs au juge de la jeunesse dont il n\u2019aurait pas eu connaissance. Le juge aurait ainsi viol\u00e9 le principe du contradictoire.<\/p>\n<p>Il ne r\u00e9sulte d\u2019aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier que le juge aux affaires familiales ait eu connaissance d\u2019un courrier adress\u00e9 par les enfants communs au juge de la jeunesse, ni surtout qu\u2019il ait tenu compte d\u2019un tel courrier pour trancher le litige qui lui \u00e9tait soumis. Le moyen tir\u00e9 du d\u00e9faut du contradictoire n\u2019est partant pas fond\u00e9.<\/p>\n<p>Il suit de ce qui pr\u00e9c\u00e8de qu\u2019il n\u2019y a pas lieu \u00e0 annulation des ordonnances entreprises.<\/p>\n<p>&#8212; Quant au fond<\/p>\n<p>L\u2019appelant fait plaider qu\u2019il serait un p\u00e8re aimant et qu\u2019il se serait toujours occup\u00e9 de ses enfants, alors que l\u2019intim\u00e9e serait incapable de les aider dans leur scolarit\u00e9 et de les \u00e9duquer convenablement. De plus, elle s\u2019adonnerait \u00e0 la consommation de stup\u00e9fiants. Il conteste tout acte d\u2019agression \u00e0 l\u2019encontre de son \u00e9pouse, affirmant que ce serait, au contraire, cette derni\u00e8re qui l\u2019aurait agress\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises et mis le feu \u00e0 ses habits. Concernant l\u2019incident avec sa fille a\u00een\u00e9e qui a conduit \u00e0 son expulsion du domicile conjugal, il en serait d\u00e9sol\u00e9 et se serait rendu aupr\u00e8s du psychologue de la Croix-Rouge aux fins de comprendre la situation et de trouver une solution appropri\u00e9e.<\/p>\n<p>Une jouissance commune, sinon une jouissance altern\u00e9e du domicile conjugal serait partant parfaitement possible.<\/p>\n<p>Lors des plaidoiries \u00e0 l\u2019audience, l\u2019appelant pr\u00e9cise encore qu\u2019il se rendrait presque tous les jours \u00e0 l\u2019ancien domicile conjugal pour voir ses enfants et les aider \u00e0 faire leurs devoirs. Ces derniers auraient chaque fois le c\u0153ur bris\u00e9 lorsqu\u2019il partirait le soir. Il demande \u00e0 la Cour d\u2019entendre les enfants.<\/p>\n<p>Il conteste les conclusions de l\u2019agent enqu\u00eateur du SCAS dans son rapport du 20 juin 2022, affirmant que tout ce qui y est mentionn\u00e9 serait faux.<\/p>\n<p>PERSONNE2.) demande la confirmation des ordonnances entreprises.<\/p>\n<p>Elle conteste la version des faits telle que pr\u00e9sent\u00e9e par PERSONNE1.) . Contrairement \u00e0 l\u2019appelant, elle ne se serait jamais montr\u00e9e agressive envers lui, mais aurait, au contraire, toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s conciliante. L a fille a\u00een\u00e9e refuserait de voir son p\u00e8re et vivrait actuellement dans un foyer afin de ne plus le rencontrer. Elle- m\u00eame n\u2019emp\u00eacherait cependant pas l\u2019appelant d\u2019entretenir un contact r\u00e9gulier avec les trois autres enfants communs. Le juge aux affaires familiales n\u2019aurait pas accord\u00e9 de droit de visite \u00e0 l\u2019appelant parce que ce dernier n\u2019en aurait pas r\u00e9clam\u00e9. Elle donne encore \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019appelant percevrait un salaire mensuel net de 6.900 euros, alors qu\u2019elle<\/p>\n<p>7 ne disposerait que d\u2019un montant de 1.300 euros et serait partant la partie \u00e9conomiquement la plus faible. Elle insiste encore sur la volont\u00e9 des enfants de rester vivre dans la maison familiale et donne \u00e0 consid\u00e9rer qu\u2019elle aurait toujours \u00e9t\u00e9 leur personne de r\u00e9f\u00e9rence. L\u2019affaire relative au divorce serait fix\u00e9e au 17 novembre 2022.<\/p>\n<p>Ma\u00eetre AVOCAT3.) expose que, malgr\u00e9 la relation conflictuelle des parents, les quatre enfants sont tr\u00e8s bien \u00e9duqu\u00e9s et ont des personnalit\u00e9s tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Ils sont cependant tous tr\u00e8s affect\u00e9s par le conflit parental, dans lequel les parents les impliquent sans cesse. Leur personne de r\u00e9f\u00e9rence est la m\u00e8re, avec laquelle ils entretiennent une relation presque fusionnelle, mais les trois plus jeunes enfants veulent \u00e9galement entretenir un contact avec leur p\u00e8re.<\/p>\n<p>La parole des enfants \u00e9tant rapport\u00e9e par leur mandataire, il n\u2019y a pas lieu de proc\u00e9der en outre \u00e0 leur audition. La demande aff\u00e9rente de l\u2019appelant n\u2019est partant pas fond\u00e9e.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte des pi\u00e8ces vers\u00e9es au dossier qu\u2019en date du 29 d\u00e9cembre 2021, PERSONNE1.) a \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9 du domicile conjugal sur base de l\u2019article 1 er<\/p>\n<p>de la loi du 8 septembre 2003 sur la violence domestique et que le juge aux affaires familiales a, par ordonnance du 21 janvier 2022, prononc\u00e9 l\u2019interdiction de retour de PERSONNE1.) au domicile commun. L\u2019appel relev\u00e9 par ce dernier contre l\u2019ordonnance du 21 janvier 2022 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9 par arr\u00eat de la Cour du 23 f\u00e9vrier 2022.<\/p>\n<p>Les relations entre parties \u00e9tant tr\u00e8s conflictuelles et risquant \u00e0 tous moments de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer, c\u2019est \u00e0 bon droit que le juge aux affaires familiales a d\u00e9clar\u00e9 les demandes de PERSONNE1.) non fond\u00e9es et autoris\u00e9 les parties \u00e0 vivre s\u00e9par\u00e9ment durant l\u2019instance en divorce.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte encore de la lecture du rapport d\u2019enqu\u00eate sociale du 20 juin 2022, que les enfants ont \u00e9t\u00e9 traumatis\u00e9s par l\u2019incident ayant conduit \u00e0 l\u2019expulsion de l\u2019appelant du domicile conjugal en d\u00e9cembre 2021, l\u2019a\u00een\u00e9e refusant de rentrer au domicile familial tant que son p\u00e8re s\u2019y maintiendrait. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les enfants se plaignent du caract\u00e8re autoritaire de leur p\u00e8re, qui deviendrait tr\u00e8s vite agressif lorsque leurs notes ne correspondent pas \u00e0 ses attentes, allant m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 les frapper. Tous les quatre d\u00e9sirent rester vivre au domicile familial avec leur m\u00e8re. Les qualit\u00e9s parentales de cette derni\u00e8re ne sont pas remises en cause par ledit rapport.<\/p>\n<p>La bonne relation entre les enfants et PERSONNE2.) , de m\u00eame que les capacit\u00e9s \u00e9ducatives de cette derni\u00e8re sont encore \u00e9tay\u00e9es par les attestations testimoniales vers\u00e9es au dossier par l\u2019intim\u00e9e. Ces attestations ne sont pas \u00e9nerv\u00e9es par celles vers\u00e9es par l\u2019appelant qui concernent uniquement les qualit\u00e9s parentales de ce dernier. Les photos de sachets de cannabis ne sont pas non plus de nature \u00e0 \u00e9tablir qu\u2019ils appartiennent \u00e0 l\u2019intim\u00e9e. Il s\u2019ensuit que les affirmations de l\u2019appelant concernant l\u2019incapacit\u00e9 de l\u2019intim\u00e9e de s\u2019occuper de ses enfants, ou encore sa consommation de stup\u00e9fiants, laissent d\u2019\u00eatre \u00e9tablies.<\/p>\n<p>La m\u00e8re \u00e9tant la personne de r\u00e9f\u00e9rence des enfants, ainsi que la partie \u00e9conomiquement la plus faible, c\u2019est \u00e0 bon droit que le juge aux affaires<\/p>\n<p>8 familiales l\u2019a autoris\u00e9e \u00e0 vivre \u00e0 l\u2019ancien domicile conjugal, avec interdiction \u00e0 PERSONNE1.) de venir l\u2019y troubler et fix\u00e9 le domicile l\u00e9gal et la r\u00e9sidence habituelle des enfants communs aupr\u00e8s d\u2019elle.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte des pi\u00e8ces vers\u00e9es au dossier que PERSONNE2.) per\u00e7oit un salaire d\u2019environ 1.300 euros par mois, tandis que le salaire mensuel de PERSONNE1.) s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 environ 6.900 euros. Il n\u2019est pas contest\u00e9 qu\u2019il rembourse le pr\u00eat hypoth\u00e9caire relatif \u00e0 l\u2019ancien domicile conjugal \u00e0 hauteur de 3.200 euros par mois.<\/p>\n<p>L\u2019appelant n\u2019ayant pas autrement motiv\u00e9 sa demande tendant \u00e0 se voir d\u00e9charger du paiement de la pension alimentaire et le domicile l\u00e9gal et la r\u00e9sidence habituelle des enfants communs mineurs \u00e9tant fix\u00e9s aupr\u00e8s de la m\u00e8re, il y a lieu, au vu de la situation financi\u00e8re respective des parties, de confirmer le juge aux affaires familiales en ce qu\u2019il a condamn\u00e9 PERSONNE1.) \u00e0 payer \u00e0 PERSONNE2.) le montant de 150 euros par enfant et par mois, soit 600 euros par mois, provisoirement, \u00e0 titre de contribution \u00e0 l\u2019\u00e9ducation et \u00e0 l\u2019entretien des enfants communs mineurs PERSONNE3.) , PERSONNE4.), PERSONNE5.) et PERSONNE6.).<\/p>\n<p>L\u2019appelant ayant, nonobstant l\u2019ordonnance du 2 juin 2022, refus\u00e9 de quitter volontairement le domicile conjugal, c\u2019est \u00e9galement \u00e0 bon droit que le juge aux affaires familiales a ordonn\u00e9 son d\u00e9guerpissement.<\/p>\n<p>Il suit de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que les appels sont \u00e0 d\u00e9clarer non fond\u00e9s.<\/p>\n<p>Concernant la demande en institution d\u2019une expertise toxicologique, l\u2019intim\u00e9e fait plaider que cette demande aurait \u00e9t\u00e9 tois\u00e9e par ordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 exceptionnelle du 6 avril 2022. En tout \u00e9tat de cause, elle conteste consommer des stup\u00e9fiants.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte de l\u2019ordonnance de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 extraordinaire du 6 avril 2022, que la demande en institution d\u2019une expertise toxicologique a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e irrecevable par le juge aux affaires familiales statuant en application de l\u2019article 1007- 11 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, au motif qu\u2019elle rel\u00e8verait du fond de l\u2019affaire. Ledit juge n\u2019a partant pas tois\u00e9 la demande.<\/p>\n<p>La demande de l\u2019appelant non autrement \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e quant \u00e0 sa recevabilit\u00e9, est recevable.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte des d\u00e9veloppements ci-avant que l\u2019affirmation de l\u2019appelant au sujet de la consommation de stup\u00e9fiant de l\u2019intim\u00e9e est rest\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tat de pure all\u00e9gation, il n\u2019y a d\u00e8s lors pas lieu d e faire droit \u00e0 la demande en institution d\u2019une expertise toxicologique.<\/p>\n<p>Eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019issue du litige, il y a lieu de condamner PERSONNE1.) aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance.<\/p>\n<p>9 P A R C E S M O T I F S<\/p>\n<p>la Cour d\u2019appel, premi\u00e8re chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re d\u2019appel contre les d\u00e9cisions du juge aux affaires familiales, statuant contradictoirement et au provisoire,<\/p>\n<p>dit les appels introduits sous les num\u00e9ros du r\u00f4le CAL- 2022- 00572 et CAL- 2022- 00726 recevables,<\/p>\n<p>les joints,<\/p>\n<p>\u00e9carte des d\u00e9bats les pi\u00e8ces contenues dans la farde de pi\u00e8ces n\u00b0 5 vers\u00e9e par l\u2019appelant,<\/p>\n<p>dit les appels non fond\u00e9s,<\/p>\n<p>dit la demande de PERSONNE1.) en institution d\u2019une expertise toxicologique recevable, mais non fond\u00e9e,<\/p>\n<p>condamne PERSONNE1.) aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>Ainsi fait, jug\u00e9 et prononc\u00e9 \u00e0 l\u2019audience publique o\u00f9 \u00e9taient pr\u00e9sentes :<\/p>\n<p>MAGISTRAT1.), pr\u00e9sident de chambre, MAGISTRAT2.), conseiller, MAGISTRAT3.), conseiller, GREFFIER1.), greffier.<\/p>\n<p>Madame le Pr\u00e9sident de chambre MAGISTRAT1.) , qui a pris part au d\u00e9lib\u00e9r\u00e9, \u00e9tant dans l\u2019impossibilit\u00e9 de ce faire, la minute du pr\u00e9sent arr\u00eat est sign\u00e9e, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 82 de la loi modifi\u00e9e du 7 mars 1980 sur l\u2019organisation judiciaire, par le conseiller le plus ancien en rang ayant concouru \u00e0 l\u2019arr\u00eat.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-1e-chambre\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-1e-chambre\/20240827-124431\/20221207-cal-2022-00572-cal-2022-00726-242-a-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b0 242\/22 &#8212; I &#8212; DIV mes. prov. (aff.fam.) Arr\u00eat civil Audience publique du sept d\u00e9cembre deux mille vingt-deux Num\u00e9ros CAL-2022-00572 et CAL-2022- 00726 du r\u00f4le rendu par la premi\u00e8re chambre de la Cour d\u2019appel, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, dans la cause I. CAL-2022-&hellip;<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_crdt_document":""},"kji_country":[8418],"kji_court":[12305],"kji_chamber":[12306],"kji_year":[32183],"kji_subject":[7724],"kji_keyword":[8683,8464,9055,12307],"kji_language":[7733],"class_list":["post-651874","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-cour-superieure-de-justice","kji_chamber-1e-chambre","kji_year-32183","kji_subject-civil","kji_keyword-arret","kji_keyword-decembre","kji_keyword-justice","kji_keyword-superieure","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.5 (Yoast SEO v27.5) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Cour sup\u00e9rieure de justice, 7 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2022-00572 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"ru_RU\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 7 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2022-00572\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Arr\u00eat N\u00b0 242\/22 - I - DIV mes. prov. (aff.fam.) Arr\u00eat civil Audience publique du sept d\u00e9cembre deux mille vingt-deux Num\u00e9ros CAL-2022-00572 et CAL-2022- 00726 du r\u00f4le rendu par la premi\u00e8re chambre de la Cour d\u2019appel, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, dans la cause I. CAL-2022-&hellip;\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-04-22T19:57:27+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"18 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\\\/\",\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 7 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2022-00572 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-04-22T19:57:23+00:00\",\"dateModified\":\"2026-04-22T19:57:27+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 7 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2022-00572\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"ru-RU\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"width\":2114,\"height\":1253,\"caption\":\"Kohen Avocats\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 7 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2022-00572 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\/","og_locale":"ru_RU","og_type":"article","og_title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 7 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2022-00572","og_description":"Arr\u00eat N\u00b0 242\/22 - I - DIV mes. prov. (aff.fam.) Arr\u00eat civil Audience publique du sept d\u00e9cembre deux mille vingt-deux Num\u00e9ros CAL-2022-00572 et CAL-2022- 00726 du r\u00f4le rendu par la premi\u00e8re chambre de la Cour d\u2019appel, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, dans la cause I. CAL-2022-&hellip;","og_url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\/","og_site_name":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","article_modified_time":"2026-04-22T19:57:27+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f":"18 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\/","name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 7 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2022-00572 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website"},"datePublished":"2026-04-22T19:57:23+00:00","dateModified":"2026-04-22T19:57:27+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\/#breadcrumb"},"inLanguage":"ru-RU","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-7-decembre-2022-n-2022-00572\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jurisprudences","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 7 d\u00e9cembre 2022, n\u00b0 2022-00572"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","name":"Kohen Avocats","description":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.","publisher":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"ru-RU"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization","name":"Kohen Avocats","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"ru-RU","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","contentUrl":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","width":2114,"height":1253,"caption":"Kohen Avocats"},"image":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision\/651874","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision"}],"about":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/types\/kji_decision"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=651874"}],"wp:term":[{"taxonomy":"kji_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_country?post=651874"},{"taxonomy":"kji_court","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_court?post=651874"},{"taxonomy":"kji_chamber","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_chamber?post=651874"},{"taxonomy":"kji_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_year?post=651874"},{"taxonomy":"kji_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_subject?post=651874"},{"taxonomy":"kji_keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_keyword?post=651874"},{"taxonomy":"kji_language","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_language?post=651874"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}