{"id":664992,"date":"2026-04-23T23:17:41","date_gmt":"2026-04-23T21:17:41","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-4-mai-2022-n-2021-00511\/"},"modified":"2026-04-23T23:17:45","modified_gmt":"2026-04-23T21:17:45","slug":"cour-superieure-de-justice-4-mai-2022-n-2021-00511","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-4-mai-2022-n-2021-00511\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 4 mai 2022, n\u00b0 2021-00511"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 87 \/22 \u2013 VII \u2013 REF<\/p>\n<p>Audience publique du quatre mai deux mille vingt-deux<\/p>\n<p>Num\u00e9ro CAL-202 1-00511 du r\u00f4le.<\/p>\n<p>Composition: Thierry HOSCHEIT, pr\u00e9sident de chambre ; Fran\u00e7oise SCHANEN, conseiller ; Jo\u00eblle DIEDERICH, conseiller ; Andr\u00e9 WEBER, greffier.<\/p>\n<p>E n t r e :<\/p>\n<p>1) F., Rechtsanwalt, pris en sa qualit\u00e9 d\u2019Insolvenzverwalter de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G. , ayant son domicile professionnel \u00e0 D- (\u2026),<\/p>\n<p>2) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son Insolvenzverwalter, F.,<\/p>\n<p>parties appelantes aux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice Georges ENGEL de Luxembourg en date du 26 juin 202 0,<\/p>\n<p>comparant par la soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple BONN STEICHEN &amp; PARTNERS, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2370 Howald, 2, rue Peternelchen, inscrite \u00e0 la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des avocats du barreau de Luxembourg, repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions, \u00e0 savoir la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e BONN STEICHEN &amp; PARTNERS, elle- m\u00eame repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Laure-H\u00e9l\u00e8ne GAICIO-FIEVEZ, avocat \u00e0 la Cour, et Ma\u00eetre Magedeline MOUNIR, avocat de l\u2019UE exer\u00e7ant sous son titre d\u2019origine, les deux en remplacement de son g\u00e9rant Ma\u00eetre Fabio TREVISAN, avocat \u00e0 la Cour, les deux demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>e t :<\/p>\n<p>1. la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e G. BIDCO, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de<\/p>\n<p>2 Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil de g\u00e9rance actuellement en fonctions,<\/p>\n<p>2. la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e M. , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), inscrite au r egistre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil de g\u00e9rance actuellement en fonctions,<\/p>\n<p>parties intim\u00e9es aux fins du susdit exploit ENGEL du 26 juin 2020,<\/p>\n<p>comparant par la soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple KLEYR GRASSO, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2361 Strassen, 7, rue des Primeurs, inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B 220509 inscrite sur la liste V de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg, qui est constitu\u00e9e et en l\u2019\u00e9tude de laquelle domicile est \u00e9lu, repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant, la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e KLEYR GRASSO GP, \u00e9tablie \u00e0 la m\u00eame adresse, inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B 220442, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Pascal SASSEL , avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 la m\u00eame adresse ;<\/p>\n<p>3. Ma\u00eetre Alain RUKAVINA, avocat \u00e0 la Cour, pris en sa qualit\u00e9 de s\u00e9questre, \u00e9tabli \u00e0 L- 1142 Luxembourg, 9, rue Pierre d&#039;Aspelt,<\/p>\n<p>partie intim\u00e9e aux fins du susdit exploit ENGEL du 26 juin 2020,<\/p>\n<p>comparant par lui m\u00eame ;<\/p>\n<p>4. la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e S., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil de g\u00e9rance actuellement en fonctions,<\/p>\n<p>5. la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement \u00e0 capital variable de droit anglais A., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social (\u2026), Royaume Uni, immatricul\u00e9e au Registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s du Royaume-Uni (Companies House) sous le (\u2026) repr\u00e9sent\u00e9e par son repr\u00e9sentant l\u00e9gal et\/ou statutaire, agissant au nom et pour le compte de son compartiment \u00ab Aviva Investors Higher Income Plus Fund \u00bb,<\/p>\n<p>6. la soci\u00e9t\u00e9 d&#039;investissement \u00e0 capital variable N., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le no B (\u2026) , repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d&#039;administration, agissant au nom et pour le compte de ses compartiments \u00ab N. (L) European High Yield \u00bb, \u00ab N. (L) Global High Yield \u00bb, et \u00ab N. (L) US High Yield \u00bb,<\/p>\n<p>7. la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit allemand X., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 D- (\u2026), immatricul\u00e9e au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s allemand aupr\u00e8s du Amtsgericht M\u00fcnchen sous le no HRB (\u2026),<\/p>\n<p>3 repr\u00e9sent\u00e9e par son repr\u00e9sentant l\u00e9gal et\/ou statutaire et agissant en sa qualit\u00e9 de gestionnaire du Sonderverm\u00f6gen de droit allemand \u00ab LI-X.- Absolute Return \u00bb,<\/p>\n<p>8. la soci\u00e9t\u00e9 anonyme de droit fran\u00e7ais B. , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 F- (\u2026), immatricul\u00e9e au registre de commerce de Paris sous le no (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son repr\u00e9sentant l\u00e9gal et\/ou statutaire,<\/p>\n<p>parties intim\u00e9es aux fins du susdit exploit ENGEL du 26 juin 2020,<\/p>\n<p>comparant par la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e MOLITOR Avocats \u00e0 la Cour, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2763 Luxembourg, 8, rue Sainte- Zithe, inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le no B211810, repr\u00e9sent\u00e9e dans le cadre de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Philippe THIEBAUD, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg.<\/p>\n<p>_________________________________________________________<\/p>\n<p>LA COUR D\u2019APPEL :<\/p>\n<p>1. Proc\u00e9dures<\/p>\n<p>1\/ Saisi par F. , pris en sa qualit\u00e9 d\u2019Insolvenzverwalter de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G., et par la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G. (ci-apr\u00e8s les parties F.-G.) par voie unilat\u00e9rale sur base de l\u2019article 66 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile, un vice-pr\u00e9sident du tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en remplacement du pr\u00e9sident dudit tribunal a, par ordonnance du 26 novembre 2019, nomm\u00e9 s\u00e9questre Ma\u00eetre Alain RUKAVINA avec mission de recevoir, de conserver et d\u2019administrer 100% des parts sociales de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e G. BIDCO et notamment d\u2019emp\u00eacher que ne soit prise la d\u00e9cision de dissoudre la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e G. BIDCO.<\/p>\n<p>2\/ Saisi par la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e G. BIDCO et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e M. (ci-apr\u00e8s les parties G. BIDCO-M.) d\u2019une demande en r\u00e9tractation de l\u2019ordonnance unilat\u00e9rale du 26 novembre, 2019, un premier juge au tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, \u00ab si\u00e9geant en la forme des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00bb en remplacement du pr\u00e9sident dudit tribunal, par ordonnance du 5 juin 2020, &#8212; a dit irrecevable les interventions volontaires de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit luxembourgeois S. , de la soci\u00e9t\u00e9 de droit anglais A., de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement \u00e0 capital variable de droit luxembourgeois N., de la soci\u00e9t\u00e9 de droit allemand X. et de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme de droit fran\u00e7ais B. (ci-apr\u00e8s les PARTIES INTERVENANTES) &#8212; a ordonn\u00e9 la r\u00e9tractation de l \u2019ordonnance du 26 novembre 2019 &#8212; a mis les frais occasionn\u00e9s par le s\u00e9questre \u00e0 charge des parties F. -G. &#8212; a condamn\u00e9 les parties F.-G. \u00e0 payer aux parties G. BIDCO-M. une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500,- euros<\/p>\n<p>4 &#8212; a rejet\u00e9 la demande des parties F.-G. bas\u00e9e sur l\u2019article 240 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile &#8212; a condamn\u00e9 les parties F.-G. aux frais de l\u2019instance &#8212; a d\u00e9clar\u00e9 l\u2019ordonnance commune \u00e0 Ma\u00eetre Alain RUKAVINA.<\/p>\n<p>Pour statuer comme il l\u2019a fait, le juge de premi\u00e8re instance a &#8212; dit irrecevable les interventions volontaires au motif que les PARTIES INTERVENANTES ne prouvaient pas \u00eatre toujours cr\u00e9anci\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G., sinon de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G. HOLDING &#8212; a rejet\u00e9 le moyen des parties G. BIDCO-M. tendant \u00e0 l\u2019annulation de l\u2019ordonnance du 26 novembre 2019 en raison d\u2019une d\u00e9loyaut\u00e9 commise par les parties F.-G. dans le cadre de la proc\u00e9dure unilat\u00e9rale au motif qu\u2019aucune disposition l\u00e9gale ne donnait au magistrat saisi d\u2019une demande en r\u00e9tractation le pouvoir de sanctionner une \u00e9ventuelle d\u00e9loyaut\u00e9 proc\u00e9durale dans le chef d\u2019une des parties par l\u2019annulation de sa propre d\u00e9cision &#8212; a dit que l\u2019article 20, paragraphe 4 de la loi modifi\u00e9e du 5 ao\u00fbt 2005 sur les contrats de garantie financi\u00e8re devait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 en ce sens qu\u2019il s\u2019opposait \u00e0 ce que les parties F.-G. puissent agir en nullit\u00e9 contre les actes d\u2019ex\u00e9cution des garanties et que partant la demande en s\u00e9questre \u00e9tait irrecevable. Dans le cadre de cette argumentation, le premier juge a encore retenu que la facult\u00e9 reconnue par un arr\u00eat de la Cour de cassation du 14 f\u00e9vrier 2019 d\u2019ordonner la restitution des avoirs appropri\u00e9s en cas d\u2019abus de droit ou de fraude ne s\u2019appliquait que lorsque les avoirs ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s sur base de l\u2019article 11, point a) de la loi modifi\u00e9e de 2005, et non pas lorsque tel qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce les avoirs gag\u00e9s sont vendus par une vente de gr\u00e9 \u00e0 gr\u00e9 sur base de l\u2019article 11, point b) de la loi modifi\u00e9e de 2005.<\/p>\n<p>3\/ De cette ordonnance, les parties F. -G. ont relev\u00e9 appel suivant exploit d\u2019huissier du 26 juin 2020. Statuant sur cet appel, la Cour d\u2019appel, par arr\u00eat du 22 juillet 2020, &#8212; a re\u00e7u et dit bien fond\u00e9 l\u2019appel incident des PARTIES INTERVENANTES et a dit recevable leur intervention volontaire &#8212; a pour le surplus confirm\u00e9 l\u2019ordonnance entreprise &#8212; a d\u00e9bout\u00e9 les parties F.-G. de leur demande bas\u00e9e sur l\u2019article 240 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile &#8212; a condamn\u00e9 les parties F.-G. \u00e0 payer aux parties G. BIDCO-M. une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000,- euros chacune &#8212; a condamn\u00e9 les parties F.-G. aux frais de l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>Pour statuer comme elle l\u2019a fait, la Cour d\u2019appel, &#8212; a constat\u00e9 que les PARTIES INTERVENANTES justifiaient \u00e0 travers des pi\u00e8ces vers\u00e9es en instance d\u2019appel de leur qualit\u00e9 de cr\u00e9anciers U. de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G. HOLDING &#8212; a retenu que les conditions d\u2019application de l\u2019article 66 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9unies en novembre 2019 en ce que les parties F. -G. avaient all\u00e9gu\u00e9 des faits propres \u00e0 justifier de<\/p>\n<p>5 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019agir par surprise pour que la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e G. BIDCO ne soit pas dissoute en attendant une d\u00e9cision par la juridiction du fond sur leur demande en restitution du gage &#8212; a constat\u00e9 que la requ\u00eate initiale des parties F.-G. contenait un expos\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments du dossier qui pouvait certes \u00eatre qualifi\u00e9 de partisan, mais que les parties G. BIDCO-M. ne d\u00e9montraient pas dans quelle mesure il y aurait eu atteinte \u00e0 l\u2019obligation de loyaut\u00e9. La Cour a pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019il ne suffisait pas aux parties G. BIDCO-M. de renvoyer \u00e0 leur note de plaidoiries d\u00e9pos\u00e9e en premi\u00e8re instance, mais qu\u2019il leur appartenait de d\u00e9velopper en instance d\u2019appel des moyens propres \u00e0 faire admettre que le premier juge aurait mal jug\u00e9 &#8212; a retenu que l\u2019article 20, paragraphe 4 de la loi modifi\u00e9e de 2005 \u00e9tait \u00e0 appliquer en ce sens qu\u2019il interdirait non seulement l\u2019interruption de l\u2019ex\u00e9cution des contrats de garantie financi\u00e8re, mais \u00e0 plus forte raison qu\u2019il ne permettrait pas de remettre en cause cette ex\u00e9cution par des mesures qui affecteraient les op\u00e9rations d\u00e9j\u00e0 ex\u00e9cut\u00e9es.<\/p>\n<p>4\/ Les parties F.-G. se sont pourvues en cassation contre cet arr\u00eat. Par arr\u00eat du 16 d\u00e9cembre 2021, la Cour de cassation, au visa de l\u2019article 20, paragraphe 4 de la loi modifi\u00e9e de 2005, &#8212; a cass\u00e9 et annul\u00e9 l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9, num\u00e9ro 114\/20-VII-REF, rendu le 22 juillet 2020 sous le num\u00e9ro CAL-2020-00511 du r\u00f4le par la Cour d\u2019appel du Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg, septi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re d\u2019appel de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 &#8212; a d\u00e9clar\u00e9 nuls et de nul effet ladite d\u00e9cision judiciaire et les actes qui s\u2019en sont suivis, a remis les parties dans l\u2019\u00e9tat o\u00f9 elles se sont trouv\u00e9es avant l\u2019arr\u00eat cass\u00e9 et pour \u00eatre fait droit, les a renvoy\u00e9es devant la Cour d\u2019 appel du Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg, autrement compos\u00e9e &#8212; a condamn\u00e9 les parties G. BIDCO-M. aux d\u00e9pens de l\u2019instance en cassation avec distraction au profit de la soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple BONN STEICHEN &amp; PARTNERS, sur ses affirmations de droit.<\/p>\n<p>Pour statuer comme elle l\u2019a fait, la Cour de cassation a retenu que \u00ab L\u2019article 20, paragraphe 4, de la loi modifi\u00e9e du 5 ao\u00fbt 2005 sur les contrats de garantie financi\u00e8re ne s\u2019oppose pas \u00e0 ce qu\u2019en cas d \u2019all\u00e9gation de fraude ou d\u2019abus de droit dans l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur de la r\u00e9alisation de la s\u00fbret\u00e9, le pr\u00e9sident du tribunal d\u2019arrondissement, saisi par requ\u00eate unilat\u00e9rale ou si\u00e9geant en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9r\u00e9, prononce une mesure conservatoire visant \u00e0 pr\u00e9server les droits du constituant du gage \u00bb.<\/p>\n<p>2. Faits constants<\/p>\n<p>Avant litige, la structure soci\u00e9tale se pr\u00e9sentait sch\u00e9matiquement comme suit :<\/p>\n<p>Il est constant en cause que dans cette structuration, les entit\u00e9s op\u00e9rationnelles actives sur les march\u00e9s et qui repr\u00e9sentent les actifs r\u00e9els sont les soci\u00e9t\u00e9s des groupes K. et E..<\/p>\n<p>Les soci\u00e9t\u00e9s du groupe avaient contract\u00e9 diverses obligations : &#8212; La soci\u00e9t\u00e9 anonyme G. HOLDING avait \u00e9mis des obligations d\u00e9nomm\u00e9es S.. Ces obligations, et les garanties y attach\u00e9es, \u00e9taient subordonn\u00e9es \u00e0 d\u2019autres engagements &#8212; La soci\u00e9t\u00e9 anonyme G. avait contract\u00e9 des engagements au titre o d\u2019une ligne de cr\u00e9dit (RCF) Groupe T. G. Management S.C.A. G. Holding S.A. G. S.A. G. BIDCO s.\u00e0 r.l. K. Finance GmbH K. Holding GmbH Groupe E. Groupe K. 90% 10% 100% 100% 100% 100% 100% 100%<\/p>\n<p>7 o d\u2019une ligne de garantie (SGF) o de deux \u00e9missions obligataires (SSN) Ces engagements b\u00e9n\u00e9ficiaient de certaines garanties premi\u00e8res en rang, dont un gage sur 100% des actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO accord\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 G. suivant contrat de gage du 30 mai 2014.<\/p>\n<p>La structuration et le rang de ces dettes avait fait l\u2019objet d\u2019un accord d\u00e9nomm\u00e9 Intercreditor Agreement conclu le 30 mai 2014 incluant tous les cr\u00e9anciers.<\/p>\n<p>Dans le cadre de la restructuration de cette dette \u00e0 l\u2019approche de la maturit\u00e9 de ces engagements, un accord d\u00e9nomm\u00e9 Lock up agreement, incluant les cr\u00e9anciers RCF, SGF et SSN, \u00e0 l\u2019exclusion des cr\u00e9anciers S. , a \u00e9t\u00e9 conclu en date du 6 juin 2019. Cet accord pr\u00e9voyait deux strat\u00e9gies pour proc\u00e9der \u00e0 la restructuration, l\u2019une d\u2019elles impliquant la vente de gr\u00e9 \u00e0 gr\u00e9 des actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO gag\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G. .<\/p>\n<p>Un \u00e9v\u00e9nement de d\u00e9faut \u00e9tant survenu en ce que la soci\u00e9t\u00e9 G. HOLDING et la soci\u00e9t\u00e9 G. ne remplissaient pas leurs obligations de proc\u00e9der au paiement de montants \u00e9chus au mois de juin 2019, les cr\u00e9anciers gagistes ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alisation du gage qu\u2019ils d\u00e9tenaient sur les actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO. Dans le cadre de la r\u00e9alisation de ce gage, ces actions ont \u00e9t\u00e9 vendues de gr\u00e9 \u00e0 gr\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 M. \u00e0 la suite d\u2019un appel d\u2019offres public.<\/p>\n<p>Par suite de cette op\u00e9ration, la structure soci\u00e9tale s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9e comme suit :<\/p>\n<p>La Cour note ensuite que dans le cadre de la restructuration de la dette, il avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 au mois de juin 2019 de transf\u00e9rer le centre des int\u00e9r\u00eats principaux de la soci\u00e9t\u00e9 G. vers le Royaume-Uni, et que ce transfert a eu lieu. En date du 23 ao\u00fbt 2009, les cr\u00e9anciers S. ont \u00e0 leur tour r\u00e9alis\u00e9 un gage qu\u2019ils tenaient sur les actions de la soci\u00e9t\u00e9 G., ce qui leur a permis de prendre le contr\u00f4le de la soci\u00e9t\u00e9 G., suite \u00e0 quoi le nouvel administrateur a transf\u00e9r\u00e9 le centre des int\u00e9r\u00eats principaux de la soci\u00e9t\u00e9 G. vers l\u2019Allemagne. C\u2019est dans ce cadre qu\u2019une proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 ouverte \u00e0 D\u00fcsseldorf, Groupe T. G. Management S.C.A. M. G. Holding S.A. G. S.A. G. BIDCO s.\u00e0 r.l. K. Finance GmbH K. Holding GmbH Groupe E. Groupe K. 90% 10% 100% 100% 100% 100% 100% 100%<\/p>\n<p>9 emportant d\u00e9signation de F. aux fonctions de Insolvenzverwalter de la soci\u00e9t\u00e9 G..<\/p>\n<p>Dans le cadre de cette proc\u00e9dure, le Landgericht D\u00fcsseldorf a enco re nomm\u00e9 en date du 2 juin 2020 Ma\u00eetre Alain RUKAVINA aux fonctions de s\u00e9questre de 100% des actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO. Cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 lev\u00e9e par jugement du Oberlandesgericht D\u00fcsseldorf du 7 juin 2021.<\/p>\n<p>Il est enfin constant qu\u2019au mois de juin 2021, il a \u00e9t\u00e9 proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une restructuration soci\u00e9tale suite \u00e0 laquelle la structure se pr\u00e9sente comme suit :<\/p>\n<p>10 100%<\/p>\n<p>3. Points pr\u00e9liminaires<\/p>\n<p>3.1. Nature de la proc\u00e9dure judiciaire<\/p>\n<p>Avant d\u2019aborder le d\u00e9bat au fond entre parties, la Cour tient \u00e0 pr\u00e9ciser le cadre juridique dans lequel se situe cet examen, notamment au regard de l\u2019affirmation du premier juge selon laquelle il disait \u00ab si\u00e9geant en la forme Groupe T. G. Management S.C.A. M. G. Holding S.A. G. S.A. M. GermanCO I G. BIDCO s.\u00e0 r.l. M. GermanCO II K. Finance GmbH K. Holding GmbH Groupe E. Groupe K. 90% 10% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100%<\/p>\n<p>11 des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00bb , des d\u00e9veloppements des parties F.-G. selon lesquels la Cour si\u00e8gerait \u00ab comme en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00bb et des conclusions du Parquet g\u00e9n\u00e9ral dans le cadre du pourvoi en cassation lorsqu\u2019il y est \u00e9crit que \u00ab La Cour d\u2019appel n\u2019a pas statu\u00e9 en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 ordinaire sur base des articles 932 et 933 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile, mais elle a statu\u00e9 sur une demande en r\u00e9tractation d\u2019une ordonnance pr\u00e9sidentielle prise sur base de l\u2019article 66 du Nouveau code de proc\u00e9dure c ivile en la forme des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00bb.<\/p>\n<p>La requ\u00eate unilat\u00e9rale du 22 novembre 2019 \u00e9tait bas\u00e9e sur \u00ab l\u2019article 66 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile \u00bb, sans pr\u00e9ciser autrement en quelle qualit\u00e9 ou sur base de quels pouvoirs les parties F.-G. saisissaient le pr\u00e9sident du tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg. L\u2019ordonnance unilat\u00e9rale du 26 novembre 2019 se limite de m\u00eame \u00e0 faire renvoi \u00e0 l\u2019article 66 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile.<\/p>\n<p>L\u2019assignation en r\u00e9tractation du 13 f\u00e9vrier 2020 avait saisi le pr\u00e9sident du tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg \u00ab si\u00e9geant comme en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00bb et le juge qui l\u2019a remplac\u00e9 a dans son ordonnance du 5 juin 2020 dit si\u00e9ger \u00ab en la forme des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00bb.<\/p>\n<p>Par la suite, l\u2019acte d\u2019appel du 26 juin 2020 a saisi la Cour d\u2019appel \u00ab si\u00e9geant en mati\u00e8re d\u2019appel de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00bb et dans son arr\u00eat du 22 juillet 2020, la Cour a statu\u00e9 \u00ab si\u00e9geant en mati\u00e8re d\u2019appel de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019article 66 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile ne constitue qu\u2019une disposition proc\u00e9durale qui permet au juge sous certaines conditions de statuer, par d\u00e9rogation au droit commun et au principe directeur de la contradiction, par voie de d\u00e9cision unilat\u00e9rale sans avoir entendu ou m\u00eame convoqu\u00e9 le destinataire de la mesure. Cette disposition l\u00e9gale ne se prononce pas sur la qualit\u00e9 en laquelle le juge statue, ni sur les pouvoirs qui lui sont d\u00e9volus dans ce cadre, ce qui est en somme logique dans la mesure o\u00f9 l\u2019article 66 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile ne cr\u00e9e pas une nouvelle action en justice, mais se limite \u00e0 ouvrir la possibilit\u00e9, pour les actions existantes, de statuer par voie unilat\u00e9rale.<\/p>\n<p>En l\u2019absence, tel qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, d\u2019indication de base l\u00e9gale dans la demande initiale d\u00e9terminant les comp\u00e9tences et pouvoirs du juge saisi, il convient de rechercher dans la mati\u00e8re dont le juge est saisi cette base l\u00e9gale qui peut fonder sa comp\u00e9tence et ses pouvoirs. Par la suite, la demande en r\u00e9tractation est port\u00e9e devant le m\u00eame magistrat, statuant dans le cadre des m\u00eames comp\u00e9tences et avec les m\u00eames pouvoirs.<\/p>\n<p>En l\u2019esp\u00e8ce, il est \u00e9vident au regard de la nature des mesures qui avaient \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9es par les parties F.-G. dans leur requ\u00eate initiale du 22 novembre 2019 qu\u2019elles pr\u00e9sentaient une demande en r\u00e9f\u00e9r\u00e9 sur base des articles 932 et 933 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile, et plus sp\u00e9cialement du r\u00e9f\u00e9r\u00e9- sauvegarde et du r\u00e9f\u00e9r\u00e9 urgence. C\u2019est d\u00e8s lors au regard de ces deux dispositions l\u00e9gales qu\u2019il convient d\u2019examiner le bien-fond\u00e9 de la demande initiale des parties F.-G., d\u00e9marche que la Cour avait d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 adopt\u00e9e<\/p>\n<p>12 dans son arr\u00eat du 22 juillet 2020 en disant que les consid\u00e9rations d\u00e9velopp\u00e9es par elle \u00ab valent tant pour ce qui concerne l\u2019article 932 du NCPC que pour ce qui est de l\u2019article 933 du NCPC \u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est d\u00e8s lors enfin par erreur de langage que le premier juge \u00e0 dit \u00ab si\u00e9geant en la forme des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00bb, d\u00e8s lors qu\u2019il a statu\u00e9 et partant si\u00e9g\u00e9 en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9r\u00e9, dont il r\u00e9sulte que les parties F.-G. ont \u00e0 bon droit saisi la Cour d\u2019appel \u00ab si\u00e9geant en mati\u00e8re d\u2019appel de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>3.2. Etendue de la saisine de la Cour<\/p>\n<p>Les parties G. BIDCO-M. font valoir que suite \u00e0 l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 16 d\u00e9cembre 2021, les parties seraient remises dans le m\u00eame \u00e9tat que celui dans lequel elles se trouvaient avant l\u2019arr\u00eat de la Cour d\u2019appel du 22 juillet 2020, et que partant aucun des volets tois\u00e9s en ledit arr\u00eat du 22 juillet 2020 ne conserverait sa port\u00e9e. Ainsi, les d\u00e9cisions prises sur les conditions d\u2019application de l\u2019article 66 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile et sur la violation de l\u2019obligation de loyaut\u00e9 seraient \u00e9galement affect\u00e9es par la cassation intervenue, et il appartiendrait actuellement \u00e0 la Cour d\u2019appel d\u2019y statuer.<\/p>\n<p>Les parties F.-G. y opposent que la cassation n\u2019affecterait l\u2019arr\u00eat cass\u00e9 que dans la mesure du moyen qui sert d\u2019appui \u00e0 la cassation. Ce moyen ayant \u00e9t\u00e9 tir\u00e9 des dispositions de la loi modifi\u00e9e de 2005, les dispositions prises sur les conditions d\u2019application de l\u2019article 66 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile et sur la violation de l\u2019obligation de loyaut\u00e9 conserveraient toute leur valeur.<\/p>\n<p>La Cour de cassation a d\u00e9cid\u00e9 dans un arr\u00eat du 11 mai 2000 (Pas. 31, p. 289) que \u00ab Si, en principe, \u00e0 la suite de l\u2019annulation d\u2019un arr\u00eat, les parties se trouvent remises au m\u00eame \u00e9tat o\u00f9 elles se sont trouv\u00e9es avant la d\u00e9cision cass\u00e9e, toujours est-il que l\u2019annulation prononc\u00e9e par la Cour de cassation n\u2019a pas une port\u00e9e plus grande que le moyen qui lui sert de base, alors m\u00eame qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e dans le dispositif en termes g\u00e9n\u00e9raux. En cons\u00e9quence, l\u2019annulation laisse subsister, comme \u00e9tant pass\u00e9es en force de chose jug\u00e9e, toutes les dispositions de la d\u00e9cision cass\u00e9e qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9es par le pourvoi. \u00bb, et a ensuite pr\u00e9cis\u00e9 par un arr\u00eat du 13 juillet 2000 (Pas. 31, p. 426) que \u00ab Par application de l\u2019article 28 de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation, les parties sont remises au m\u00eame \u00e9tat o\u00f9 elles se trouvaient avant la d\u00e9cision cass\u00e9e. Il est n\u00e9anmoins admis que la cassation, m\u00eame prononc\u00e9e en termes g\u00e9n\u00e9raux et absolus, et sans pr\u00e9cision de son \u00e9tendue exacte, est limit\u00e9e \u00e0 la port\u00e9e du moyen qui lui a servi de base. Elle n\u2019atteint alors que la disposition de l\u2019arr\u00eat vis\u00e9e par le moyen et laisse subsister, comme pass\u00e9es en force de chose jug\u00e9e, toutes les parties de la d\u00e9cision qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9es par le pourvoi. (\u2026) \u00bb. (voir aussi Cour de cassation 12 f\u00e9vrier 1976, Pas. 23, page 281 ; Cour de cassation 11 mai 2000, Pas. 31, page 289 ; Cour d\u2019appel 13 juillet 2000, Pas. 31, page 526 ; Cour d\u2019appel 28 f\u00e9vrier 2007, Pas. 33, page 404 ; Cour d\u2019appel 1 er d\u00e9cembre 2011, n\u00b0 32131 du r\u00f4le, BIJ 6\/2013, page 107 ; Cour<\/p>\n<p>13 d\u2019appel 6 juin 2013, n\u00b0 34311 du r\u00f4le ; Cour d\u2019appel 27 juin 2013, Pas. 36, page 367 ; Cour d\u2019appel 14 juin 2018, N\u00b0 38355 du r\u00f4le, arr\u00eat n\u00b0 89\/18-III- TRAV ; Cour d\u2019appel 4 novembre 2020, n\u00b0 37820 du r\u00f4le, arr\u00eat n\u00b0 251\/20-I- CIV)<\/p>\n<p>C\u2019est d\u00e8s lors \u00e0 bon droit que les parties F.-G. font plaider, conform\u00e9ment \u00e0 la jurisprudence de la Cour de cassation, que si \u00e0 la suite de l\u2019annulation de l\u2019arr\u00eat d\u2019appel, les parties se trouvent remises conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 28 de la loi du 18 f\u00e9vrier 1885 sur le pourvoi et la proc\u00e9dure en cassation au m\u00eame \u00e9tat o\u00f9 elles se sont trouv\u00e9es avant la d\u00e9cision cass\u00e9e, toujours est-il que l\u2019annulation prononc\u00e9e par la Cour de cassation n\u2019a pas une port\u00e9e plus grande que le moyen qui lui sert de base, alors m\u00eame qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e, comme en l\u2019esp\u00e8ce, dans le dispositif en termes g\u00e9n\u00e9raux.<\/p>\n<p>R\u00e9serve peut le cas \u00e9ch\u00e9ant \u00eatre faite d\u2019une part au sujet des dispositions de l\u2019arr\u00eat d\u2019appel qui ont \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9es par un moyen de cassation qui n\u2019a pas fait l\u2019objet d\u2019une d\u00e9cision par la Cour de cassation et d\u2019autre part au sujet des dispositions de l\u2019arr\u00eat d \u2019appel qui se trouvent dans un lien d\u2019indivisibilit\u00e9 ou de d\u00e9pendance avec la disposition cass\u00e9e (Cour d\u2019appel 24 juin 2021, Arr\u00eat N\u00b0 61\/21 &#8212; IX \u2013 CIV, r\u00f4le n\u00b0 40643) . Mais en l\u2019esp\u00e8ce, aucun des moyens de cassation articul\u00e9s par les parties F. -G. dans leur pourvoi en cassation sur lesquels il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 statu\u00e9 ne peut \u00eatre compris comme mettant en cause la d\u00e9cision des juges d\u2019appel sur les questions tenant aux conditions d\u2019application de l\u2019article 66 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile ou \u00e0 la violation de l\u2019obligation de loyaut\u00e9, de m\u00eame que ces derni\u00e8res questions ne se trouvent dans aucun lien de d\u00e9pendance ou d\u2019indivisibilit\u00e9 avec le moyen qui a \u00e9t\u00e9 retenu par la Cour de cassation.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que la Cour d\u2019appel n\u2019est pas actuellement saisi des contestations des parties G. BIDCO-M. tenant aux conditions d\u2019application de l\u2019article 66 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile et \u00e0 la violation de l\u2019obligation de loyaut\u00e9.<\/p>\n<p>3.3. Rejet des pi\u00e8ces n\u00b0 46 et 47 des parties F. -G.<\/p>\n<p>Les parties F.-G. ont communiqu\u00e9 en d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s- midi le jour des plaidoiries de la pr\u00e9sente affaire devant la Cour les pi\u00e8ces n\u00b0 46 et 47 dont les parties G. BIDCO- M. demandent le rejet pour avoir \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9es tardivement.<\/p>\n<p>Les parties F.-G. s\u2019opposent \u00e0 cette demande de rejet en expliquant que ces pi\u00e8ces ont \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9es pour faire \u00e9cho \u00e0 des pi\u00e8ces communiqu\u00e9es par les parties G. BIDCO-M. \u00e0 midi le jour des plaidoiries.<\/p>\n<p>La Cour constate que les pi\u00e8ces en question constituent les corps de conclusions d\u00e9pos\u00e9es d\u2019une part par la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO dans une proc\u00e9dure devant les juridictions anglaises et d\u2019autre part par F. devant les juridictions allemandes. Il ne s\u2019agit partant pas d\u2019\u00e9l\u00e9ments de preuve ou de pi\u00e8ces \u00e0 conviction au sens r\u00e9el, mais uniquement l\u2019expos\u00e9 des uns et des autres dans<\/p>\n<p>14 le cadre de diverses proc\u00e9dures judiciaires. La production de ces \u00e9critures n\u2019est partant pas de nature \u00e0 impacter sur les droits de la d\u00e9fense des parties G. BIDCO-M. . La demande de rejet de ces documents n\u2019est partant pas fond\u00e9e.<\/p>\n<p>4. Substance du litige<\/p>\n<p>4.1. Positions des parties<\/p>\n<p>4.1.1. Les parties F.-G.<\/p>\n<p>Les parties F.-G. soutiennent que le groupe T. aurait mont\u00e9 une man\u0153uvre afin de s\u2019accaparer les actifs regroup\u00e9s au sein des groupes E. et K., en assurant le remboursement des seuls cr\u00e9anciers RCF, SGF et SSN, au d\u00e9triment de la soci\u00e9t\u00e9 G. et des cr\u00e9anciers S..<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s elles, les discussions men\u00e9es en vue de la conclusion du Lock up agreement auraient d\u00e8s le d\u00e9part eu pour unique finalit\u00e9 de r\u00e9aliser ce but. Des deux solutions de restructuration de la dette y pr\u00e9vue, la r\u00e9alisation de la premi\u00e8re n\u2019aurait pas s\u00e9rieusement \u00e9t\u00e9 poursuivie par le groupe T. (les discussions \u00e0 cet effet auraient \u00e9t\u00e9 plac\u00e9es sous la menace de la mise \u00e0 ex\u00e9cution de la deuxi\u00e8me solution et le d\u00e9lai pour trouver un accord avec les cr\u00e9anciers S. aurait \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bref, \u00e0 savoir une semaine, \u00e9tendu par la suite \u00e0 trois semaines) et la seconde aurait \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e de telle fa\u00e7on \u00e0 ce que seule une d\u00e9pendance du groupe T., \u00e0 savoir la soci\u00e9t\u00e9 M., aurait \u00e9t\u00e9 en mesure de pr\u00e9senter une offre comp\u00e9titive. Celle-ci aurait pu se satisfaire d\u2019une offre ne couvrant, outre la totalit\u00e9 des droits des cr\u00e9anciers RCF et SGF, que 90% des engagements envers les cr\u00e9anciers SSN, alors que tout autre offreur aurait d\u00fb pouvoir d\u00e9sint\u00e9resser tous les cr\u00e9anciers RCF, SGF et SSN. Le prix pay\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 M. n\u2019aurait pas correspondu \u00e0 la valeur r\u00e9elle des actifs sous- jacents E. et K., mais aurait \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 afin d\u2019assurer le remboursement int\u00e9gral des cr\u00e9anciers RCF et SGF et \u00e0 concurrence de 90% des cr\u00e9anciers SSN.<\/p>\n<p>A travers le plan mis en \u0153uvre, le groupe T. aurait r\u00e9ussi \u00e0 prendre possession des actifs E. et K. en rendant disponibles \u00e0 la vente les actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO \u00e0 travers la r\u00e9alisation du gage et en assurant leur vente \u00e0 une autre entit\u00e9 du groupe T., la soci\u00e9t\u00e9 M., et en remboursant les seuls cr\u00e9anciers RCF, SGF et SSN, \u00e0 l\u2019exclusion des cr\u00e9anciers S. . Ensuite, le groupe T. aurait vid\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO de toute substance en transf\u00e9rant les actifs E. et K. dans une autre entit\u00e9. Le groupe T. projetterait aujourd\u2019hui de liquider la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO afin d\u2019\u00e9viter tout retour en arri\u00e8re.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 G. serait aujourd\u2019hui priv\u00e9e des actifs E. et K., mais devrait toujours assumer la charge du remboursement des cr\u00e9anciers S. .<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9v\u00e9nement de d\u00e9faut ouvrant le champ au d\u00e9veloppement du plan d\u2019accaparation des actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO aurait \u00e9t\u00e9 artificiellement provoqu\u00e9 par le refus abusif, contraire au droit, des soci\u00e9t\u00e9s des groupes E.<\/p>\n<p>15 et K. de remonter des liquidit\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 G. et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 G. HOLDING afin de leur permettre d\u2019honorer leurs engagements venant \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance au mois de juin 2019, alors toutefois qu\u2019elles y auraient \u00e9t\u00e9 contractuellement tenues.<\/p>\n<p>Ce d\u00e9faut de paiement aurait \u00e9t\u00e9 intentionnellement provoqu\u00e9. La preuve en serait une information en ce sens donn\u00e9e \u00e0 la Bourse de Luxembourg en date du 11 juin 2019 et le fait que des paiements initi\u00e9s auraient \u00e9t\u00e9 annul\u00e9s pour avoir \u00e9t\u00e9 faits par erreur.<\/p>\n<p>La Cour, si\u00e9geant \u00ab comme en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00bb aurait pouvoir pour trancher cette question du caract\u00e8re frauduleux dans l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur de la mise en \u0153uvre du gage, alors m\u00eame que l\u2019\u00e9v\u00e9nement de d\u00e9faut serait d\u00e9fini dans le Intercreditor Agreement et en tant que tel soumis \u00e0 l\u2019application du droit anglais.<\/p>\n<p>Les parties F.-G. soulignent que le caract\u00e8re abusif de l\u2019op\u00e9ration serait encore illustr\u00e9 &#8212; par le fait que le transfert du centre des int\u00e9r\u00eats principaux de la soci\u00e9t\u00e9 G. vers le Royaume-Uni aurait \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 abusivement afin de pouvoir tirer profit d\u2019une proc\u00e9dure de droit anglais d\u00e9nomm\u00e9e scheme of arrangement, qui permettrait de proc\u00e9der \u00e0 une restructuration de la dette sans devoir obtenir l\u2019accord de tous les cr\u00e9anciers. &#8212; par le fait que tant avant qu\u2019apr\u00e8s la r\u00e9alisation du gage, le b\u00e9n\u00e9ficiaire \u00e9conomique des actifs E. et K. aurait \u00e9t\u00e9 et serait le groupe T., alors que normalement une op\u00e9ration de r\u00e9alisation du gage devrait aboutir \u00e0 un changement de b\u00e9n\u00e9ficiaire \u00e9conomique. Il aurait \u00e9t\u00e9 plus appropri\u00e9 que le groupe T. utilise les fonds qui ont servi pour financer le rachat des actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO afin de d\u00e9sint\u00e9resser directement les cr\u00e9a nciers, au lieu de monter une op\u00e9ration artificielle et abusive. &#8212; par le fait que le Lock up agreement aurait pr\u00e9vu la possibilit\u00e9 pour le groupe T. de faire une offre soumise \u00e0 des conditions moins s\u00e9v\u00e8res que tout tiers, d\u00e8s lors qu\u2019il n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 tenu d\u2019assurer le d\u00e9sint\u00e9ressement int\u00e9gral de tous les cr\u00e9anciers.<\/p>\n<p>En droit, les parties F.-G. font valoir que leur action serait fond\u00e9e sur base de l\u2019article 11, alin\u00e9a 1 er de la loi modifi\u00e9e de 2005 qui permettrait l\u2019intervention du juge pour mettre fin \u00e0 l\u2019appropriation en ordonnant la restitution des avoirs appropri\u00e9s lorsque l\u2019appropriation a eu lieu par suite d\u2019une fraude commise dans l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur de la r\u00e9alisation du gage, cette fraude \u00e9tant en l\u2019esp\u00e8ce constitu\u00e9e par la provocation d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e d\u2019un cas de d\u00e9faut artificiel. Ces parties soulignent express\u00e9ment que leur action ne prend pas appui sur une all\u00e9gation de r\u00e9alisation du gage dans des conditions commerciales anormales, auquel cas elles ne pourraient que se voir allouer des dommages-int\u00e9r\u00eats . Il y aurait lieu de distinguer entre d\u2019une part les \u00e9v\u00e9nements qui conduisent \u00e0 la mise en \u0153uvre du gage, et qui pourraient justifier l\u2019annulation de la r\u00e9alisation du gage dans le cadre d\u2019une action au<\/p>\n<p>16 fond et des mesures provisoires en r\u00e9f\u00e9r\u00e9 destin\u00e9es \u00e0 pr\u00e9server l\u2019actif dont la restitution \u00e9tait demand\u00e9e au fond, et d\u2019autre part les \u00e9v\u00e8nements post\u00e9rieurs \u00e0 la mise en \u0153uvre du gage dans le cadre de la r\u00e9alisation des actifs, qui ne pourraient donner lieu qu\u2019\u00e0 des dommages-int\u00e9r\u00eats au fond en cas de faute du cr\u00e9ancier gagiste sans ouvrir la voie du r\u00e9f\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Les parties F.-G. exposent que leur action telle qu\u2019introduite initialement par voie unilat\u00e9rale tendrait au vu des derni\u00e8res \u00e9volutions du dossier \u00e0 emp\u00eacher la mise en liquidation de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO afin de conserver la structure soci\u00e9tale qui serait destin\u00e9e \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer les actifs E. et K. une fois qu\u2019ils auront fait annuler l\u2019op\u00e9ration de restructuration soci\u00e9tale entreprise en juin 2021, action qu\u2019elles seraient sur le point de lancer devant les juridictions luxembourgeoises. En attendant que cette r\u00e9cup\u00e9ration ait eu lieu, et en attendant qu\u2019elles aient fait annuler la r\u00e9alisation du gage des actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO, instance qu\u2019elles auraient introduite devant les juridictions luxembourgeoises suivant assignation du 24 d\u00e9cembre 2019, ces actions devraient \u00eatre mises sous s\u00e9questre.<\/p>\n<p>Leur demande devrait \u00eatre accueillie, ce d\u2019autant plus qu\u2019elle ne serait en mesure de causer aucun dommage \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 M..<\/p>\n<p>La d\u00e9cision rendue par le Oberlandesgericht D\u00fcsseldorf en date du 7 juin 2021 emportant lev\u00e9e du s\u00e9questre ordonn\u00e9 en Allemagne ne saurait lier la Cour dans la pr\u00e9sente instance aux motifs que cette d\u00e9cision aurait \u00e9t\u00e9 rendue dans le cadre d\u2019une proc\u00e9dure provisoire dans le cadre de la proc\u00e9dure d\u2019insolvabilit\u00e9 et qu\u2019elle se serait prononc\u00e9e sur les conditions de r\u00e9alisation des actifs, et non pas sur les conditions de mise en \u0153uvre du gage. Une quelconque autorit\u00e9 de cette d\u00e9cision ne porterait en tout \u00e9tat de cause que sur le dispositif, \u00e0 l\u2019exclusion des appr\u00e9ciations de fait port\u00e9es par la juridiction allemande.<\/p>\n<p>4.1.2. Les PARTIES INTERVENANTES<\/p>\n<p>Les PARTIES INTERVENANTES , qui sont des cr\u00e9anciers S., soutiennent les d\u00e9veloppements des parties F.-G. en ce que l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur de la mise en \u0153uvre de la r\u00e9alisation du gage aurait \u00e9t\u00e9 le d\u00e9faut de paiement dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9 G. HOLDING et de la soci\u00e9t\u00e9 G., et que ce d\u00e9faut de paiement aurait \u00e9t\u00e9 artificiellement et intentionnellement provoqu\u00e9. Elles expliquent qu\u2019elles n\u2019ont pas pr\u00e9sent\u00e9 d\u2019offre dans le cadre de l\u2019appel d\u2019offre en vue de la vente des actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO par manque de temps. Les d\u00e9lais fix\u00e9s auraient \u00e9t\u00e9 trop courts pour leur permettre de formuler une offre.<\/p>\n<p>4.1.3. Les parties G. BIDCO-M.<\/p>\n<p>17 Les parties G. BIDCO -M. concluent \u00e0 la confirmation de l\u2019ordonnance entreprise.<\/p>\n<p>Elles expliquent qu\u2019\u00e0 partir du d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2019, le groupe G. aurait entam\u00e9 des n\u00e9gociations en vue de la restructuration de sa dette, en y incluant tous les cr\u00e9anciers, y compris les cr\u00e9anciers S. . Ces n\u00e9gociations auraient conduit au Lock-Up Agreement du 6 juin 2019, auquel les cr\u00e9anciers S. ne seraient toutefois pas associ\u00e9s. Ce contrat de verrouillage aurait permis de d\u00e9gager du temps pour trouver une solution consensuelle rencontrant l\u2019accord de tous les cr\u00e9anciers, mais aurait pr\u00e9vu pour l\u2019hypoth\u00e8se de l\u2019\u00e9chec des n\u00e9gociations une solution alternative consistant en la vente des actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO. En l\u2019absence d\u2019accord entre toutes les parties, les cr\u00e9anciers S. ayant rejet\u00e9 toutes les propositions qui avaient \u00e9t\u00e9 mises sur la table, ce serait cette solution alternative qui aurait finalement d\u00fb \u00eatre mise en \u0153uvre pour sauver les groupes K. et E..<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9v\u00e9nement de d\u00e9faut qui a d\u00e9clench\u00e9 la proc\u00e9dure de r\u00e9alisation du gage n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9 artificiellement et\/ou abusivement. Nonobstant la question de savoir s\u2019il y avait eu une obligation de paiement \u00e0 charge des entit\u00e9s K. et E., les parties G. BIDCO-M. expliquent que le refus des entit\u00e9s K. et E. de distribuer des dividendes respectivement de payer le coupon de juin 2019 leur aurait \u00e9t\u00e9 conseill\u00e9 par leurs avocats allemands, qui auraient relev\u00e9 qu\u2019en raison de la situation financi\u00e8re tendue de ces entit\u00e9s, de tels paiements auraient pu \u00eatre de nature \u00e0 engager la responsabilit\u00e9 de leurs dirigeants.<\/p>\n<p>Le transfert du centre des int\u00e9r\u00eats principaux de la soci\u00e9t\u00e9 G. vers le Royaume-Uni aurait fait partie du projet consensuel afin de pouvoir tirer profit d\u2019une proc\u00e9dure de droit anglais (scheme of arrangement) facilitant la mise en \u0153uvre d\u2019une telle solution. Le transfert du centre des int\u00e9r\u00eats principaux se serait situ\u00e9 dans ce seul cadre, et ne pr\u00e9senterait aucun lien avec la r\u00e9alisation du gage.<\/p>\n<p>La proc\u00e9dure d\u2019offre publique \u00e0 la vente des actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO aurait \u00e9t\u00e9 transparente et contr\u00f4l\u00e9e par des intervenants externes, sans que le groupe T. ou la soci\u00e9t\u00e9 M. ne soient intervenus, si ce n\u2019est pour d\u00e9poser une offre de repli devant entrer en consid\u00e9ration si aucune autre offre valable n\u2019\u00e9tait d\u00e9pos\u00e9e. Cette offre aurait finalement \u00e9t\u00e9 retenue \u00e0 d\u00e9faut par un des 79 acheteurs potentiels contact\u00e9s directement d\u2019avoir fait une offre. La nature et le d\u00e9roulement du processus aurait \u00e9t\u00e9 tel qu\u2019il aurait permis de maximiser le prix \u00e0 tirer de la vente des actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO.<\/p>\n<p>Les parties G. BIDCO-M. reprochent encore aux cr\u00e9anciers S. d\u2019avoir mis en p\u00e9ril l\u2019op\u00e9ration de restructuration et de sauvetage, sinon du moins d\u2019avoir entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction du remboursement en faveur des cr\u00e9anciers SSN, en r\u00e9alisant leur gage sur les actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. et en transf\u00e9rant par la suite le centre des int\u00e9r\u00eats principaux de celle-ci en Allemagne, formant ainsi obstacle \u00e0 la r\u00e9siliation du scheme of arrangement et obligeant les<\/p>\n<p>18 parties \u00e0 conclure un Lock-up agreement suppl\u00e9mentaire contenant des conditions de remboursement moins avantageuses.<\/p>\n<p>Le choix de vendre les actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 M. aurait \u00e9t\u00e9 pris en toute ind\u00e9pendance par les cr\u00e9anciers S., \u00e0 l\u2019exclusion de toute intervention du groupe T. et\/ou de la soci\u00e9t\u00e9 M., et ce au prix de la valeur r\u00e9elle telle qu\u2019elle se d\u00e9gageait du jeu de l\u2019offre et de la demande.<\/p>\n<p>Prenant position sur la d\u00e9cision que la Cour est appel\u00e9e \u00e0 prendre, les parties G. BIDCO-M. soutiennent tout d\u2019abord que la Cour serait tenue de reconna\u00eetre la d\u00e9cision du Oberlandesgericht D\u00fcsseldorf du 7 juin 2021 par lequel la nomination de Ma\u00eetre Alain RUKAVINA aux fonctions de s\u00e9questre, intervenue par d\u00e9cision du Landgericht D\u00fcsseldorf du 2 juin 2020, a \u00e9t\u00e9 reform\u00e9e. Le r\u00e8glement Bruxelles Ibis obligerait le juge luxembourgeois de reconna\u00eetre les termes de ce jugement du 7 juin 2021 en ce qu\u2019il aurait \u00e9cart\u00e9 toute all\u00e9gation de fraude dans le cadre de la r\u00e9alisation du gage et de son \u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur.<\/p>\n<p>Les parties G. BIDCO-M. font encore valoir que la Cour ne saurait proc\u00e9der qu\u2019\u00e0 un contr\u00f4le de la r\u00e9gularit\u00e9 apparente de la proc\u00e9dure de r\u00e9alisation du gage et de son \u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur. La Cour ne saurait examiner le fond ou y statuer, d\u00e8s lors que la fraude all\u00e9gu\u00e9e ne serait pas \u00e9tablie avec \u00e9vidence, puisque l\u2019all\u00e9gation de fraude \u00e9manant des parties F. &#8212; G. requ\u00e9rait l\u2019analyse du contrat de gage, des contrats de financement et du Intercreditor Agreement qui serait soumis au droit anglais et comporterait d\u00e8s lors une analyse sur le fond qui \u00e9chapperait aux pouvoirs de la Cour si\u00e9geant dans le cadre d\u2019une demande en r\u00e9tractation d\u2019une mesure prise unilat\u00e9ralement.<\/p>\n<p>Les parties G. BIDCO-M. d\u00e9nient enfin tout effet utile aux mesures sollicit\u00e9es par les parties F.-G. en expliquant que la restructuration du groupe aurait \u00e9t\u00e9 achev\u00e9e en juin 2021.<\/p>\n<p>4.1.4. Le s\u00e9questre d\u00e9sign\u00e9, Ma\u00eetre Alain RUKAVINA<\/p>\n<p>Ma\u00eetre Alain RUKAVINA, dont il est demand\u00e9 que la mission de s\u00e9questre des actions de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO reprenne effet, note que les actions ont entretemps \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9 G. \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 M. . A partir de l\u00e0, il s\u2019interroge sur les effets utiles que l\u2019arr\u00eat de la Cour pourrait avoir en cas de r\u00e9formation de la d\u00e9cision de premi\u00e8re instance du 5 juin 2020 et de r\u00e9tablissement de l\u2019ordonnance unilat\u00e9rale du 26 novembre 2019.<\/p>\n<p>4.2. Appr\u00e9ciation<\/p>\n<p>La Cour de cassation a retenu dans son arr\u00eat du 16 d\u00e9cembre 2021 que \u00ab L\u2019article 20, paragraphe 4, de la loi modifi\u00e9e du 5 ao\u00fbt 2005 sur les contrats de garantie financi\u00e8re ne s\u2019oppose pas \u00e0 ce qu\u2019en cas d \u2019all\u00e9gation de fraude ou d\u2019abus de droit dans l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur de la r\u00e9alisation de la s\u00fbret\u00e9, le pr\u00e9sident du tribunal d\u2019arrondissement, saisi par requ\u00eate unilat\u00e9rale ou<\/p>\n<p>19 si\u00e9geant en mati\u00e8re de r\u00e9f\u00e9r\u00e9, prononce une mesure conservatoire visant \u00e0 pr\u00e9server les droits du constituant du gage \u00bb. Dans le m\u00eame sens, les parties F.-G. expliquent express\u00e9ment que leur demande se fonde sur l\u2019all\u00e9gation d\u2019un cas de fraude dans l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur de la r\u00e9alisation du gage, en invoquant plus pr\u00e9cis\u00e9ment un \u00ab cas de d\u00e9faillance artificiellement cr\u00e9\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Les d\u00e9veloppements des parties F.-G. sur ce point peuvent \u00eatre compris de deux mani\u00e8res. On peut soit comprendre que le principe du cas de d\u00e9faillance aurait \u00e9t\u00e9 artificiellement cr\u00e9\u00e9 par le Lock -up agreement du 6 juin 2019 lorsque ce dernier stipule 9 jours avant la date d\u2019\u00e9ch\u00e9ance du coupon \u00e0 payer en date du 15 juin 2019 que le non-paiement de ce coupon constituerait un cas de d\u00e9faut ouvrant la possibilit\u00e9 aux cr\u00e9anciers gagistes de proc\u00e9der \u00e0 la r\u00e9siliation du gage. On peut d\u2019autre part comprendre que la survenance du cas de d\u00e9faillance aurait \u00e9t\u00e9 artificiellement cr\u00e9\u00e9 par le refus des entit\u00e9s E. et K. de remonter des liquidit\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 G. pour lui permettre d\u2019honorer le paiement du coupon du 15 juin 2019.<\/p>\n<p>En tout \u00e9tat de cause, l\u2019analyse de la Cour si\u00e9geant comme juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s doit consister \u00e0 examiner les faits contemporains \u00e0 la r\u00e9alisation du gage pour toiser la question de savoir s\u2019ils sont constitutifs d\u2019une fraude ou d\u2019un abus dans l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur de la r\u00e9siliation du gage, seul ce constat ouvrant la possibilit\u00e9 de prononcer une mesure conservatoire visant \u00e0 pr\u00e9server les droits du constituant du gage.<\/p>\n<p>Il en r\u00e9sulte que tous les faits post\u00e9rieurs \u00e0 la r\u00e9alisation du gage sont d\u00e9nu\u00e9s de pertinence pour caract\u00e9riser le fait mat\u00e9riel de la fraude ou de l\u2019abus all\u00e9gu\u00e9. Par voie de cons\u00e9quence, la Cour \u00e9carte des d\u00e9bats toutes discussions entre parties sur les \u00e9v\u00e9nements qui entourent le transfert du centre des int\u00e9r\u00eats principaux de la soci\u00e9t\u00e9 G. vers le Royaume-Uni, puis vers l\u2019Allemagne, sur les conditions dans lesquelles le gage a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 et notamment les questions tenant aux conditions diff\u00e9rentes dont auraient b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 diff\u00e9rents acqu\u00e9reurs potentiels et au caract\u00e8re \u00e9conomiquement juste du prix r\u00e9alis\u00e9, sur le projet de liquidation de la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO et sur la restructuration du groupe au mois de juin 2021.<\/p>\n<p>Dans la m\u00eame perspective, et abstraction faite de la question juridique de savoir si l\u2019\u00e9tendue des effets d\u00e9ploy\u00e9s au Luxembourg par la d\u00e9cision du Oberlandesgericht D\u00fcsseldorf du 7 juin 2021 englobe tant les motifs que le dispositif, il y a lieu d\u2019\u00e9carter cette d\u00e9cision des d\u00e9bats dans la mesure o\u00f9 elle ne porte que sur les conditions \u00e9conomiques de la r\u00e9alisation du gage, de sorte qu\u2019elle est sans incidence sur la caract\u00e9risation de l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur de la r\u00e9alisation du gage.<\/p>\n<p>Les notions d\u2019abus et de fraude ne sont pas d\u00e9finies dans la loi modifi\u00e9e de 2005. La notion d\u2019abus est vis\u00e9e \u00e0 l\u2019article 6-1 du Code civil comme \u00e9tant \u00ab Tout acte ou tout fait qui exc\u00e8de manifestement, par l\u2019 intention de son auteur, par son objet ou par les circonstances dans lesquelles il est intervenu, l\u2019exercice normal d\u2019un droit \u00bb, cette disposition l\u00e9gale pr\u00e9cisant par la suite qu\u2019un tel acte ou fait \u00ab n\u2019est pas prot\u00e9g\u00e9 par la loi, engage la responsabilit\u00e9<\/p>\n<p>20 de son auteur et peut donner lieu \u00e0 une action en cessation pour emp\u00eacher la persistance dans l\u2019abus \u00bb. La fraude, ne faisant pas l\u2019objet d\u2019une d\u00e9finition l\u00e9gale, peut-\u00eatre caract\u00e9ris\u00e9e comme \u00e9tant constitu\u00e9e par un agissement illicite par l\u2019emploi soit de moyens ill\u00e9gaux, soit de moyens r\u00e9guliers. L\u2019un comme l\u2019autre doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme pouvant constituer d\u2019une voie de fait au sens de l\u2019article 933, alin\u00e9a 1 er du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile, soit une perturbation r\u00e9sultant d\u2019un fait mat\u00e9riel ou juridique ou d\u2019une abstention d\u2019agir qui, directement ou indirectement constitue une violation \u00e9vidente de la r\u00e8gle de droit, ou encore comme pouvant donner naissance \u00e0 un cas d\u2019urgence au sens de l\u2019article 932, alin\u00e9a 1 er du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile.<\/p>\n<p>Il convient d\u00e8s lors de v\u00e9rifier si les faits avanc\u00e9s par les parties F.-G. sont de nature \u00e0 constituer pareil abus ou fraude, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s est le juge de l\u2019\u00e9vident et de l\u2019incontestable et que la demande doit \u00eatre rejet\u00e9e pour \u00eatre irrecevable s\u2019il subsiste un doute sur l\u2019existence m\u00eame du trouble all\u00e9gu\u00e9 ou sur son caract\u00e8re manifestement illicite.<\/p>\n<p>L\u2019all\u00e9gation de fraude pour autant qu\u2019elle tend \u00e0 soutenir que le principe du cas de d\u00e9faillance aurait \u00e9t\u00e9 artificiellement cr\u00e9\u00e9 par le Lock -up agreement du 6 juin 2019 lorsque ce dernier stipule 9 jours avant la date d\u2019\u00e9ch\u00e9ance du coupon \u00e0 payer en date du 15 juin 2019 que le non-paiement de ce coupon constituerait un cas de d\u00e9faut ouvrant la possibilit\u00e9 aux cr\u00e9anciers gagistes de proc\u00e9der \u00e0 la r\u00e9siliation du gage doit \u00eatre rejet\u00e9e. Il r\u00e9sulte de la lecture combin\u00e9e du Intercreditor Agreement du 30 mai 2014 et du contrat de gage du 30 mai 2014 que d\u00e8s cette \u00e9poque, la r\u00e9alisation du gage \u00e9tait autoris\u00e9e en cas de d\u00e9faut de paiement par la soci\u00e9t\u00e9 G. de ses obligations de remboursement de ses engagements financiers. Le Lock -up Agreement du 6 juin 2019 n\u2019a d\u00e8s lors pas cr\u00e9\u00e9 une nouvelle hypoth\u00e8se qui aurait permis aux cr\u00e9anciers gagistes de proc\u00e9der \u00e0 la r\u00e9alisation du gage. Par ailleurs, les \u00e9ch\u00e9ances auxquelles \u00e9tait tenue la soci\u00e9t\u00e9 G. en vertu de ses engagements financiers \u00e9taient fix\u00e9es \u00e0 travers les stipulations des contrats financiers et comportaient notamment une \u00e9ch\u00e9ance au 15 juin 2019, ce qu\u2019admettent d\u2019ailleurs express\u00e9ment les parties F.-G.. Le Lock-up Agreement du 6 juin 2019 n\u2019a donc pas non plus cr\u00e9\u00e9 une nouvelle \u00e9ch\u00e9ance de paiement qui n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue ant\u00e9rieurement.<\/p>\n<p>L\u2019all\u00e9gation de fraude pour autant qu\u2019elle tend \u00e0 soutenir que la survenance du cas de d\u00e9faillance aurait \u00e9t\u00e9 artificiellement cr\u00e9\u00e9 par le refus des entit\u00e9s E. et K. de remonter des liquidit\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 G. respectivement \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 G. HOLDING pour leur permettre d\u2019honorer le paiement du coupon du 15 juin 2019 repose sur l\u2019all\u00e9gation d\u2019un lien causal direct entre la mise en \u0153uvre de la proc\u00e9dure de r\u00e9alisation du gage et le refus des entit\u00e9s E. et K. de remonter des liquidit\u00e9s. Dans ce cadre, il est donc reproch\u00e9 un comportement contraire aux normes non pas dans le chef des parties G. BIDCO-M. , mais dans le chef des entit\u00e9s E. et K..<\/p>\n<p>Les parties F.-G. soutiennent encore dans ce cadre d\u2019une part que les entit\u00e9s E. et K. auraient \u00e9t\u00e9 contractuellement oblig\u00e9es en vertu des contrats<\/p>\n<p>21 de pr\u00eats inter-soci\u00e9t\u00e9s de faire remonter des liquidit\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 G. respectivement \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 G. HOLDING et d\u2019autre part qu\u2019elles auraient dispos\u00e9 des liquidit\u00e9s n\u00e9cessaires pour proc\u00e9der \u00e0 ces paiements et de troisi\u00e8me part qu\u2019aucune r\u00e8gle de droit allemand applicable aux activit\u00e9s de ces deux entit\u00e9s n\u2019aurait emp\u00each\u00e9 les dirigeants des entit\u00e9s E. et K. de faire proc\u00e9der \u00e0 ces flux financiers.<\/p>\n<p>La demande en tant qu\u2019elle prend appui sur une all\u00e9gation d\u2019abus ou de fraude dans ce cadre doit \u00eatre rejet\u00e9e.<\/p>\n<p>D\u2019une part, les parties F.-G. n\u2019all\u00e8guent pas que l\u2019acte abusif ou frauduleux \u00e9manerait des personnes qui en auraient tir\u00e9 profit selon leurs dires, \u00e0 savoir le groupe T., ni des personnes qui sont leurs adversaires dans le cadre de la pr\u00e9sente instance, \u00e0 savoir la soci\u00e9t\u00e9 G. BIDCO et la soci\u00e9t\u00e9 M., mais de tiers, \u00e0 savoir les entit\u00e9s E. et K., sans pour autant all\u00e9guer qu\u2019il y aurait eu collusion frauduleuse entre les uns et les autres et sans attraire \u00e0 la proc\u00e9dure les entit\u00e9s E. et K. pour leur permettre le cas \u00e9ch\u00e9ant de prendre position contre l\u2019all\u00e9gation d\u2019un comportement abusif ou frauduleux dans leur chef.<\/p>\n<p>D\u2019autre part, si les parties F.-G. all\u00e8guent qu\u2019il aurait exist\u00e9 une obligation juridique \u00e0 charge des entit\u00e9s E. et K. pour faire remonter des fonds liquides vers la soci\u00e9t\u00e9 G. et la soci\u00e9t\u00e9 G. HOLDING, elles restent en d\u00e9faut de d\u00e9montrer la base juridique de pareille obligation.<\/p>\n<p>Finalement, \u00e0 admettre qu\u2019il y ait eu une obligation \u00e0 charge des entit\u00e9s E. et K. pour faire remonter des liquidit\u00e9s vers la soci\u00e9t\u00e9 G. et la soci\u00e9t\u00e9 G. HOLDING, la Cour est amen\u00e9e \u00e0 constater d\u2019un c\u00f4t\u00e9 que les parties F.-G. restent en d\u00e9faut de justifier des raisons pour lesquelles la soci\u00e9t\u00e9 G. et la soci\u00e9t\u00e9 G. HOLDING n\u2019ont pas agi \u00e0 l\u2019encontre des entit\u00e9s E. et K. afin de voir ex\u00e9cuter cette obligation dont elles pr\u00e9tendent qu\u2019elle aurait \u00e9t\u00e9 juridiquement contraignante et de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 que les parties s\u2019opposent sur la question de savoir si certaines contraintes issues du droit allemand se seraient oppos\u00e9es \u00e0 ce que les dirigeants des entit\u00e9s E. et K. proc\u00e8dent \u00e0 de tels paiements. Or, l\u2019interpr\u00e9tation du droit allemand sur ce point d\u00e9passe manifestement les comp\u00e9tences du juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>Il convient finalement de toiser les demandes en communication forc\u00e9e de pi\u00e8ces pr\u00e9sent\u00e9es en cours de plaidoiries par les parties F.-G.. Celles-ci demandent \u00e0 ce qu\u2019il soit enjoint aux parties G. BIDCO-M. de communiquer aux d\u00e9bats leurs pi\u00e8ces n\u00b0 18, 25 et 54 en leur int\u00e9gralit\u00e9, en soutenant que la date d\u2019\u00e9tablissement de ces documents serait importante afin de d\u00e9montrer l\u2019intention frauduleuse qui aurait exist\u00e9 \u00e0 la base du d\u00e9clenchement de la proc\u00e9dure de r\u00e9alisation du gage.<\/p>\n<p>La Cour note que la pi\u00e8ce n\u00b0 18, qui est un courrier adress\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 O. \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 GLAS en date du 8 octobre 2019, est vers\u00e9e aux d\u00e9bats en son int\u00e9gralit\u00e9. La demande est partant sans objet. La pi\u00e8ce n\u00b0 25 constitue une page unique d\u2019un document plus vaste portant sur les d\u00e9marches \u00e0<\/p>\n<p>22 entreprendre apr\u00e8s le 31 d\u00e9cembre 2019 (\u00ab Post 31\/12\/19 Steps \u00bb) et d\u00e9crit la 12 e d\u00e9marche (\u00ab Step 12 \u00bb). Ce document est issu de la soci\u00e9t\u00e9 Z. et ne peut partant \u00eatre attribu\u00e9 \u00e0 aucun des protagonistes impliqu\u00e9s directement et personnellement dans la r\u00e9alisation du gage. La demande n\u2019est partant pas pertinente. La pi\u00e8ce n\u00b0 54 a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9e par les parties G. BIDCO- M., en vue manifestement de rendre la demande sans objet. Il n\u2019en reste pas moins que les parties F.-G. entendent voir produire cette pi\u00e8ce en son int\u00e9gralit\u00e9 afin d\u2019en tirer avantage \u00e0 leur profit, de sorte que la demande conserve son objet. La Cour constate cependant qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 encore d\u2019une page unique d\u2019un document plus vaste portant sur les d\u00e9marches \u00e0 entreprendre apr\u00e8s le 31 d\u00e9cembre 2019 (\u00ab Post 31\/12\/19 Steps \u00bb) et d\u00e9crit la 7 e d\u00e9marche (\u00ab Step 7 \u00bb). Ce document est issu de la soci\u00e9t\u00e9 Z. et ne peut partant \u00eatre attribu\u00e9 \u00e0 aucun des protagonistes impliqu\u00e9s directement et personnellement dans la r\u00e9alisation du gage. La demande n\u2019est partant pas pertinente.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, il y a lieu de confirmer l\u2019ordonnance entreprise, bien que pour d\u2019autres motifs.<\/p>\n<p>5. Indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure<\/p>\n<p>Les parties F. -G. demandent \u00e0 voir condamner les parties G. BIDCO -M. solidairement, sinon in solidum, sinon chacune pour le tout au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 20.000,- euros.<\/p>\n<p>L\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure ne peut \u00eatre allou\u00e9e \u00e0 la partie succombante. Pour le surplus, l\u2019application de l\u2019article 240 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile rel\u00e8ve du pouvoir discr\u00e9tionnaire du juge (Cour de cassation 2 juillet 2015, Arr\u00eat N\u00b0 60\/15, JTL 2015, N\u00b0 42, page 166).<\/p>\n<p>Les parties F.-G. sont partant \u00e0 d\u00e9bouter de leur demande.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS :<\/p>\n<p>la Cour d\u2019appel, septi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re d\u2019appel de r\u00e9f\u00e9r\u00e9, statuant contradictoirement,<\/p>\n<p>statuant \u00e0 la suite de l\u2019arr\u00eat n\u00b0 157\/2021 de la Cour de cassation du 16 d\u00e9cembre 2021,<\/p>\n<p>dit l\u2019appel non fond\u00e9, partant en d\u00e9boute et confirme l\u2019ordonnance n\u00b0 2020TALREFO\/00217 du 5 juin 2020,<\/p>\n<p>d\u00e9boute F., pris en sa qualit\u00e9 d\u2019Insolvenzverwalter de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G., et la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G. de leur demande bas\u00e9e sur l\u2019article 240 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile,<\/p>\n<p>23 condamne F., pris en sa qualit\u00e9 d\u2019I nsolvenzverwalter de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G. , et la soci\u00e9t\u00e9 anonyme G. aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-7-civil\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-7-civil\/20240827-190200\/20220504-cal-2021-00511-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b0 87 \/22 \u2013 VII \u2013 REF Audience publique du quatre mai deux mille vingt-deux Num\u00e9ro CAL-202 1-00511 du r\u00f4le. Composition: Thierry HOSCHEIT, pr\u00e9sident de chambre ; Fran\u00e7oise SCHANEN, conseiller ; Jo\u00eblle DIEDERICH, conseiller ; Andr\u00e9 WEBER, greffier. 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