{"id":672449,"date":"2026-04-24T13:12:01","date_gmt":"2026-04-24T11:12:01","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\/"},"modified":"2026-04-24T13:12:04","modified_gmt":"2026-04-24T11:12:04","slug":"cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 3 mars 2022, n\u00b0 2020-00567"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b027\/22-III\u2013TRAV Exempt-appel en mati\u00e8re de droit du travail. Audience publique dutrois marsdeux mille vingt-deux. Num\u00e9ro CAL-2020-00567 du r\u00f4le Composition: Alain THORN, pr\u00e9sident de chambre, Paul VOUEL, conseiller, Anne-Fran\u00e7oiseGREMLING, conseiller, Isabelle HIPPERT, greffier. Entre: PERSONNE1.), demeurant \u00e0 F-ADRESSE1.), appelante aux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice Gilles HOFFMANN de Luxembourg du 25 mai 2020, comparantpar la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOREL AVOCAT s.\u00e0 r.l., inscrite sur la liste V du tableau de l\u2019Ordre des avocats du barreau de Luxembourg, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-1212 Luxembourg, 14A, rue des Bains, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Karim SOREL, avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 la m\u00eame adresse, et: la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)s.\u00e0 r.l.,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.), repr\u00e9sent\u00e9e par ses g\u00e9rants actuellement en fonctions, intim\u00e9e aux fins du susdit exploit HOFFMANN,<\/p>\n<p>2 comparant par l\u2019\u00e9tude ALLEN &amp; OVERY, soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple, inscrite \u00e0 la liste V du tableau de l\u2019Ordre des avocats du barreau de Luxembourg, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge \u00e0 L-1855 Luxembourg, 33, avenue J-F Kennedy, repr\u00e9sent\u00e9e pour les besoins de la pr\u00e9sente par Ma\u00eetre Gabrielle EYNARD, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. LA COUR D\u2019APPEL: Vul\u2019ordonnance de cl\u00f4ture de l\u2019instruction du 21 septembre 2021. Par requ\u00eate d\u00e9pos\u00e9e au greffe de la justice de paix de Luxembourg en date du17 septembre 2018,PERSONNE1.)demanda la convocation de son ancien employeur, la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)s. \u00e0 r. l., (ci-apr\u00e8s: la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), sinonl\u2019employeur),devant le tribunal du travail, pours\u2019yentendre condamner \u00e0 lui payer les montants suivants, augment\u00e9s des int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice, sinon \u00e0 partir du jugement : -solde de salaire du mois d\u2019ao\u00fbt 2017: 574,43euros, -indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis: 4.140,72 euros. PERSONNE1.)conclut \u00e9galement \u00e0 la condamnation de son ancien employeur aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance et au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure d\u2019un montant de 2.500 euros, sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Finalement, elle demanda l\u2019ex\u00e9cution provisoire du jugement. A l\u2019audience des plaidoiries, elle ramena ses demandes aux montants suivants: -solde de salaire du mois d\u2019ao\u00fbt 2017: 163,12 euros, -indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis: 1.651,50 euros. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conclut reconventionnellement, \u00e0 la condamnation de PERSONNE1.)au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure d\u2019un montant de 750 euros. PERSONNE1.)exposa qu\u2019elleavait \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), dans le cadre d\u2019un emploi int\u00e9rimaire pendant la p\u00e9riode du 14 au 20 ao\u00fbt 2017, mais qu\u2019aucun contrat de mission n\u2019avait \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli. Au matin du16 ao\u00fbt 2017, elle aurait \u00e9t\u00e9victime d\u2019un accident de trajet ense rendant \u00e0 son poste de travail. Elle fonda ses pr\u00e9tentions sur l\u2019article L.131-6, paragraphes (1) et (2), du Code du travail, et soutint qu\u2019elle aurait droit \u00e0 une indemnit\u00e9 de pr\u00e9avis de deux mois, ainsi<\/p>\n<p>3 qu\u2019au paiement du montant \u00e9quivalant \u00e0 treizeheures de travail pour la p\u00e9riode du 16 au 20 ao\u00fbt 2017. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)contesta ces demandes et exposa que, dans le cadre du contrat de mission, ilavait\u00e9t\u00e9 convenu quePERSONNE1.)ne preste que 17,25 heures de travail pendant la p\u00e9riode du 14 au 20 ao\u00fbt 2017. Or, apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 pr\u00e8s de quatre heures en date du 14 ao\u00fbt 2017, PERSONNE1.)ne se serait plus pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 son poste de travail et ne se serait plus manifest\u00e9e aupr\u00e8s de son employeur, jusqu\u2019au mois d\u2019avril 2018. A cette date, PERSONNE1.)aurait mis la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en demeure de lui payer une indemnit\u00e9 de pr\u00e9avis. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)pr\u00e9cisa quePERSONNE1.)\u00e9tait absente sans justification, du 16 au 20 ao\u00fbt 2017, et n\u2019aurait partant pas travaill\u00e9. Par ailleurs, elle aurait \u00e9t\u00e9 prise en charge par l\u2019Association Assurance Accident, (ci-apr\u00e8s \u00abl\u2019AAA\u00bb). Concernant la demande en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ne contesta pas l\u2019absence de contrat de mission \u00e9crit, mais soutintque, cet \u00e9tat de fait serait la cons\u00e9quence de l\u2019absence dePERSONNE1.), qui ne se serait plus pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 son poste de travail apr\u00e8s son premierjour de travail, et ce alors que le contrat de mission aurait encore pu \u00eatre utilement \u00e9tabli en date du 16 ao\u00fbt 2017. En cons\u00e9quence,PERSONNE1.)serait \u00e0 d\u00e9bouter de ses demandes. PERSONNE1.)ne contesta pas l\u2019absence d\u2019information imm\u00e9diate donn\u00e9e \u00e0 son employeur suite \u00e0 son accident de trajet. Elle pr\u00e9cisa qu\u2019elle aurait contact\u00e9 un coll\u00e8gue de travail, qui aurait continu\u00e9 l\u2019information relative \u00e0 l\u2019accident au responsable du chantier sur lequel elle \u00e9tait cens\u00e9e travailler. Elle confirma ne pas disposer de pi\u00e8ce \u00e9tablissant une telle information, mais soutint, que son ancien employeuravaitsign\u00e9 la d\u00e9claration d\u2019accident pour l\u2019AAAet ne l\u2019avait jamaislicenci\u00e9e. PERSONNE1.)pr\u00e9cisa encore que l\u2019AAA aurait refus\u00e9 la prise en charge. Par jugement contradictoire du 2 mars 2020, le tribunal du travail d\u00e9clara non fond\u00e9es les demandes respectives dePERSONNE1.)en paiement d\u2019un solde de salaire et d\u2019une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avisetrejeta sa demande en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pr\u00e9vue par l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. La demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, fut \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9e non fond\u00e9e.<\/p>\n<p>4 Letribunal du travail a retenu que, faute pourPERSONNE1.)d\u2019avoir prest\u00e9 un travailentrele 16 et le 20 ao\u00fbt 2017, aucun salaire ne lui serait d\u00fb. Quant \u00e0 la demande en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis, la juridiction du premier degr\u00e9 a retenu quePERSONNE1.)n\u2019avait pas \u00e9tabli qu\u2019elle avait imm\u00e9diatement inform\u00e9 son ancien employeur de l\u2019accident de trajet, alors que d\u2019apr\u00e8s l\u2019attestation testimonialePERSONNE2.), \u00abaccount manager\u00bb,de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), (pi\u00e8ce 1 de Ma\u00eetreGabrielle EYNARD), ce dernier aurait tent\u00e9 en vain de contacterPERSONNE1.)et n\u2019aurait entendu parler d\u2019elle qu\u2019en date du 28 mars 2018, soit six mois apr\u00e8s l\u2019accident de trajet, lors de la r\u00e9ception par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)d\u2019un premier certificat m\u00e9dical. D\u2019apr\u00e8s le t\u00e9moinPERSONNE2.), un second certificat m\u00e9dical serait arriv\u00e9 en date du 26 avril 2018 (pi\u00e8ce 1 de Ma\u00eetreGabrielle EYNARD). Comme le d\u00e9faut de r\u00e9daction du contrat de mission r\u00e9sultait principalement de la faute dePERSONNE1.), le tribunaldu travail a d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9e, la demande de PERSONNE1.)en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis. Au vu de l\u2019issue du litige, la demande dePERSONNE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9durea \u00e9t\u00e9rejet\u00e9e. Faute pour la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)d\u2019avoir \u00e9tabli l\u2019iniquit\u00e9 requise par l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, sa demande bas\u00e9e sur cet articlea\u00e9galement \u00e9t\u00e9rejet\u00e9e. Par exploit d\u2019huissierdu 25 mai 2020,PERSONNE1.)a r\u00e9guli\u00e8rement interjet\u00e9 appel contre ce jugement, lui notifi\u00e9 le 11 mars 2020. L\u2019appelante demande \u00e0 la Cour, par r\u00e9formation du jugement a quo, de condamner la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)au paiement des montants respectifs de 163,01 euros, \u00e0 titre de solde de salaire du mois d\u2019ao\u00fbt 2017 etde 1.651,50 euros, \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de pr\u00e9avis. Elle demande \u00e9galement, la condamnation de l\u2019intim\u00e9e au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure d\u2019un montant de 2.500 euros, pour la premi\u00e8re instance, et d\u2019un montant de 3.500 euros, pour l\u2019instance d\u2019appel. Finalement, elle conclut \u00e0 la condamnation de l\u2019intim\u00e9e au paiement des frais et d\u00e9pens.<\/p>\n<p>5 Quant \u00e0 la demande en paiement du solde de salaire, l\u2019appelante expose qu\u2019elleavait imm\u00e9diatement averti son employeur de son accident de trajetsurvenu en datedu 16 ao\u00fbt 2017 et de son absence subs\u00e9quente, pour raison de maladie. Le litismandataire dePERSONNE1.)pr\u00e9cise, qu\u2019il r\u00e9sulterait des attestations testimoniales vers\u00e9es aux d\u00e9bats que le jour de l\u2019accident, sa mandante aurait contact\u00e9 la d\u00e9nomm\u00e9ePERSONNE3.)qui,vers 9.00 heures du matin, aurait contact\u00e9 les bureaux de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Une secr\u00e9taire lui aurait r\u00e9pondu qu\u2019elle aurait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e de cet accident(pi\u00e8ce 8 de Ma\u00eetre Karim SOREL). Il convient de relever d\u2019embl\u00e9e, que cette secr\u00e9taire n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e. Cette version des faits serait par ailleurs encore confirm\u00e9e par l\u2019attestation testimoniale dePERSONNE4.), (pi\u00e8ce 9 de Ma\u00eetre Karim SOREL). En cons\u00e9quence, l\u2019appelante soutient qu\u2019il serait inexact de la part de l\u2019intim\u00e9e de pr\u00e9tendre qu\u2019elle n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e, ni de l\u2019accident de trajet, ni de son absencedeson poste de travail pour raison de maladie. L\u2019appelante met encore en exergue, que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)se seraitrefus\u00e9\u00e0 proc\u00e9der \u00e0 la d\u00e9claration d\u2019accident de trajet et qu\u2019en date du17 avril 2018,elle aurait finalement accept\u00e9 de d\u00e9clarerPERSONNE1.)aupr\u00e8s de la Caisse Nationale de Sant\u00e9, pour la p\u00e9riode du 14 au 20 ao\u00fbt 2017. En raison de la tardivet\u00e9 du d\u00e9p\u00f4tde lad\u00e9claration d\u2019accident, finalement remplie par l\u2019employeur, l\u2019AAA aurait refus\u00e9 de prendre en charge l\u2019arr\u00eat de travail. Quant \u00e0 la demande en paiement de l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis, l\u2019appelante en revient aux d\u00e9veloppements repris ci-avant, pour \u00e9tayer son affirmation d\u2019apr\u00e8s laquelle l\u2019absence d\u2019\u00e9tablissement d\u2019un contrat de mission \u00e9crit r\u00e9sulterait du seul comportement fautif de l\u2019intim\u00e9e, qui aurait pu faire signer ce contrat d\u00e8s le premier jour de travail effectif, soit le 14 ao\u00fbt 2017. L\u2019intim\u00e9edemande \u00e0 la Cour, de confirmer le jugement entrepris. Il conviendrait d\u2019appr\u00e9cier les attestations testimoniales avec circonspection, notamment en raison du fait que ces attestations n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es lors des d\u00e9bats devant le tribunal du travail et qu\u2019elles auraient \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies onze mois, voire un an apr\u00e8s la date de l\u2019accident de trajet all\u00e9gu\u00e9,peu avant le d\u00e9p\u00f4t de la requ\u00eate introductive d\u2019instance. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conteste avoir \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e de la survenance de l\u2019accident de trajet et de l\u2019absence subs\u00e9quente dePERSONNE1.)deson poste de travail en date du 16 ao\u00fbt 2017.<\/p>\n<p>6 Ellemaintient qu\u2019elle n\u2019a \u00e9t\u00e9 contact\u00e9epar l\u2019appelante qu\u2019au mois d\u2019avril 2018, et pr\u00e9ciseque, si l\u2019appelante affirme avoir contact\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), en versant un relev\u00e9 t\u00e9l\u00e9phonique, (pi\u00e8ce 6 de Ma\u00eetre Karim SOREL), les num\u00e9ros y repris ne seraient cependant pas attribu\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Elle affirme par ailleurs, qu\u2019il r\u00e9sulterait du \u00abprint screen\u00bbannex\u00e9 \u00e0 la pi\u00e8ceno1 dela farde deMa\u00eetre Gabrielle EYNARD), que l\u2019affiliation dePERSONNE1.) aupr\u00e8s du CCSSaurait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e d\u00e8s le 17 ao\u00fbt 2017 et non pas en date du 17 avril 2018. En cons\u00e9quence, la demande en paiementdu solde de salaire \u00e0 hauteur du montant de 163,01 euros pour le mois d\u2019ao\u00fbt 2017 ne serait pas fond\u00e9e. La Cour rel\u00e8ved\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent, que d\u2019apr\u00e8s le certificat d\u2019affiliation au Centre Commun de la S\u00e9curit\u00e9 Sociale,dat\u00e9 du 11 mars 2019,(pi\u00e8ce 1de la farde de Ma\u00eetre Karim SOREL), l\u2019affiliation dePERSONNE1.)abien\u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e pour la p\u00e9riode du 14 ao\u00fbt 2017 au 20 ao\u00fbt 2017, avec la mention \u00absalari\u00e9e de l\u2019employeur SOCIETE1.)SARL\u00bb. La date effective de la d\u00e9clarationaupr\u00e8s du CCSS, est par ailleurs, sans incidence dans la pr\u00e9sente esp\u00e8ce. L\u2019intim\u00e9e expose encore que l\u2019absence de r\u00e9daction du contrat de mission serait la cons\u00e9quence du comportement fautif de l\u2019appelante, qui aurait \u00e9t\u00e9 absente de son poste de travail d\u00e8s la fin de la prestation deson service en date du 14 ao\u00fbt 2017. Par ailleurs, il aurait \u00e9t\u00e9 impossible de la contacter utilement par la suite. Elle conclut au d\u00e9bout\u00e9 de la demande en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis. Finalement, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)contestela demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de l\u2019appelante et demande reconventionnellement la condamnation de l\u2019appelante au paiement d\u2019uneindemnit\u00e9de proc\u00e9dured\u2019un montant de 1.500 euros, pour l\u2019instance d\u2019appel, ainsi que la condamnation au paiement des frais et d\u00e9pens des deux instances. Appr\u00e9ciation de la Cour Le solde de salaire L\u2019information de l\u2019employeur quant \u00e0 l\u2019absence pour raison de maladie D\u2019apr\u00e8s l\u2019article L.121-6 (1) du Code du travail, il incombe au salari\u00e9 incapable de travailler pour cause de maladie ou d\u2019accident, d\u2019en avertir personnellement ou par<\/p>\n<p>7 personne interpos\u00e9e son employeur ou le repr\u00e9sentant de celui-ci, le jour m\u00eame de l\u2019emp\u00eachement. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conteste avoir re\u00e7u cette information. Dans son attestation testimoniale,(pi\u00e8ce 1, page 3, de la farde de Ma\u00eetre Ma\u00eetre Gabrielle EYNARD),PERSONNE2.), \u00abaccount manager\u00bb aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), d\u00e9clarenotamment:\u00aben ce qui concerne l\u2019absence injustifi\u00e9e de Mme PERSONNE1.), je tiens \u00e9galement \u00e0 pr\u00e9ciser qu\u2019elle n\u2019a averti personne de son absence et qu\u2019un fois que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 mis au courant de cette absence sur son lieu de travail par le chef de chantier,j\u2019ai essay\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises de joindre l\u2019int\u00e9ress\u00e9e sur son portable, sans succ\u00e8s, en laissant \u00e0 chaque fois un message avec la demande expresse de me recontacter. Depuis lors, je n\u2019ai aucune nouvelle[s] informations de l\u2019int\u00e9ress\u00e9e jusqu\u2019au 28 mars 2018, [o\u00f9] nous avons re\u00e7u un premier certificat m\u00e9dical\u2026\u00bb. Dans son attestation testimoniale dat\u00e9e du 14 ao\u00fbt 2018,PERSONNE3.), d\u00e9clare: \u00ab\u00e0 9 H du matin, j\u2019ai contact\u00e9 lesbureauxSOCIETE1.)pour leur faire part de l\u2019information que madamePERSONNE1.)aurait eu un accident et qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait rendue \u00e0l\u2019h\u00f4pital, la secr\u00e9taire m\u2019a dit qu\u2019il avait d\u00e9j\u00e0 l\u2019information et que madame PERSONNE1.)avait \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e\u00bb. Aucune indication quant \u00e0 l\u2019identit\u00e9 de la personne avec laquelle ce t\u00e9moin aurait parl\u00e9, n\u2019a \u00e9t\u00e9 fournie. Le t\u00e9moinPERSONNE4.), affirme dans son attestation testimoniale du 16 juillet 2018, que\u00abMadamePERSONNE1.)m\u2019a bien t\u00e9l\u00e9phon\u00e9le 16 ao\u00fbt 2017, vers 5 H 05 du matin pour me pr\u00e9venir qu\u2019elle seraitabsente, car elle a eu un accident avec sa voiture en venant travailler. J\u2019ai signal\u00e9 \u00e0 la responsable de chantier PERSONNE5.)pour me donner une rempla\u00e7ante pour remplacer Madame PERSONNE1.)\u00bb. La d\u00e9nomm\u00e9ePERSONNE5.)n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 autrement identifi\u00e9e. Ces attestations manquent de pr\u00e9cision. Par ailleurs, leur fiabilit\u00e9 doit \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9e avec circonspection, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019elles avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies avant la naissance du litige, sans pour autant avoir \u00e9t\u00e9 vers\u00e9esaux d\u00e9bats en premi\u00e8re instance. Dans son attestation testimoniale suppl\u00e9mentaire du 29 avril 2021, (pi\u00e8ce 22 de Ma\u00eetre Karim SOREL),PERSONNE3.)d\u00e9clare:\u00abMadamePERSONNE1.)m\u2019a contact\u00e9via la plateformeMEDIA1.)le 16\/08\/2017 lorsqu\u2019elle a eu son accident de voiture pour se rendre \u00e0 son travail. Tous nos \u00e9changes t\u00e9l\u00e9phoniques se sont d\u00e9roul\u00e9viaMEDIA1.)\u00bb. Siune \u00abd\u00e9claration d\u2019accident du travail\/trajet\u00bb abien\u00e9t\u00e9 remplie en date du 16 ao\u00fbt 2017,par le docteurPERSONNE6.)(pi\u00e8ce 10de la fardede Ma\u00eetre Karim<\/p>\n<p>8 SOREL), il n\u2019est cependant pas \u00e9tabli que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ait \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e, le jour m\u00eame,de la survenance de l\u2019accident et del\u2019absence subs\u00e9quente de la salari\u00e9e. L\u2019appelante affirme \u00e9galement avoir contact\u00e9, par t\u00e9l\u00e9phone, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), afin del\u2019obliger \u00e0 \u00e9tablir une d\u00e9claration d\u2019accident. Ce fait est cependant contest\u00e9 par l\u2019employeur qui soutient que les num\u00e9ros du listing t\u00e9l\u00e9phonique pour la p\u00e9riode du 9 ao\u00fbt 2017 au 8 septembre 2017 ne seraient pas attribu\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), (pi\u00e8ce6 dela farde deMa\u00eetre Karim SOREL). Aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier ne permet d\u2019identifier les correspondants des num\u00e9ros repris dans ce listing et aucune offre de preuve n\u2019a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e dans ce sens. Ce listing ne permet d\u00e8s lors pas d\u2019\u00e9tablir l\u2019existence d\u2019un contact t\u00e9l\u00e9phonique entre PERSONNE1.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), que ce soit en date du 16 ao\u00fbt 2017, ou post\u00e9rieurement \u00e0 cette date. Confront\u00e9e\u00e0 la contestation de l\u2019employeur, il appartient \u00e0PERSONNE1.)de fournir la preuve qu\u2019elles\u2019est valablement acquitt\u00e9ede son obligation d\u2019information, pr\u00e9vue par l\u2019article L.121-6 (1) du Code du travail. Or, d\u2019apr\u00e8s les \u00e9l\u00e9ments du dossier soumis \u00e0 l\u2019examen de la Cour, tels que d\u00e9taill\u00e9s ci-avant, cette preuve n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e par l\u2019appelante. La contrepartie du salaire Le contrat de travail est un contrat synallagmatique qui peut \u00eatre d\u00e9fini comme une convention par laquelle une personne s\u2019engage \u00e0 mettre son activit\u00e9 \u00e0 la disposition d\u2019une autre, sous la subordination de laquelle elle seplace, moyennant r\u00e9mun\u00e9ration. La contrepartie de la r\u00e9mun\u00e9ration est d\u00e8s lors le travail accompli par le salari\u00e9 pour le compte de son employeur. Cette d\u00e9finition s\u2019applique \u00e9galement au contrat de mission, qui aux termes de l\u2019article L.131-6 (1), alin\u00e9a 2, du Code du travail, estr\u00e9put\u00e9 contrat de travail. La preuve contrecette pr\u00e9somption n\u2019est pas admise. PERSONNE1.)ne conteste pas n\u2019avoirtravaill\u00e9 qu\u2019en date du 14 ao\u00fbt 2017,etne plus s\u2019\u00eatrepr\u00e9sent\u00e9epar la suite,ni \u00e0 son poste de travail, niaupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.). D\u2019apr\u00e8s la fiche de paye imprim\u00e9e en date du 5 septembre 2017,et non contest\u00e9e par l\u2019appelante, le travail prest\u00e9 en date du 14 ao\u00fbt 2017,a \u00e9t\u00e9 r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.),(pi\u00e8ce 5 de Ma\u00eetre Karim SOREL).<\/p>\n<p>9 FautepourPERSONNE1.)d\u2019\u00e9tablir la prestation d\u2019un travail, en dehors de la journ\u00e9e du 14 ao\u00fbt 2017,respectivement de fournir une justification quant \u00e0 l\u2019absence de son poste de travail, la juridiction de premi\u00e8re instance est \u00e0 confirmer en ce qu\u2019elle a d\u00e9bout\u00e9 l\u2019appelante de sa demande tendant au paiement d\u2019un solde de salaire. Dans ce contexte, ni la signature de la d\u00e9claration d\u2019accident en date du 2 avril 2018 par le g\u00e9rant de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)(pi\u00e8ce 7 dela farde deMa\u00eetre Karim SOREL), ni le faitque l\u2019ancien employeur dePERSONNE1.), n\u2019ait pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 son licenciement,ne sauraient avoir une quelconque incidence sur la motivation reprise ci-avant. L\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis Aux termes de l\u2019article L.131-6 du Code du travail, lecontrat de mission liant l\u2019entrepreneur de travail int\u00e9rimaire au salari\u00e9 mis \u00e0 disposition d\u2019un utilisateur doit \u00eatre \u00e9tabli par \u00e9crit et adress\u00e9 au salari\u00e9 au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant sa mise \u00e0 disposition. D\u2019apr\u00e8s le paragraphe 2de cet article, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019\u00e9crit ou d\u2019\u00e9crit sp\u00e9cifiant que le contrat de mission est conclu pour une dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e, le salari\u00e9 a droit \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis de la part de l\u2019entrepreneur de travail int\u00e9rimaire. Il est \u00e9tabli et non contest\u00e9 par les parties au litige, que le contrat de mission n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 parPERSONNE1.),(cf.document en annexe de la pi\u00e8ce 5de la fardede Ma\u00eetre Andr\u00e9 MARC). Il convient de pr\u00e9ciser que ce document, constitue, d\u2019apr\u00e8s l\u2019attestation testimoniale dePERSONNE2.), un nouveau \u00abprint-out\u00bb de ce contrat, etqu\u2019ilporte d\u00e8s lors,en base de page, la date de son impression, \u00e0 savoir le 4 janvier 2019. Tel que d\u00e9velopp\u00e9 ci-avant,PERSONNE1.)n\u2019a pas inform\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) de son absence au travail,pour raison de maladie. D\u2019apr\u00e8s le t\u00e9moinPERSONNE2.), la premi\u00e8re manifestation dePERSONNE1.) aupr\u00e8s de son employeur, apr\u00e8s l\u2019accident du 16 ao\u00fbt 2017, aurait \u00e9t\u00e9 l\u2019envoi d\u2019un premier certificat m\u00e9dical en date du 28 mars 2018. Il n\u2019est pas pr\u00e9cis\u00e9 si ce certificat m\u00e9dical correspond \u00e0 celui \u00e9tabli en date du 16 ao\u00fbt 2017 par le docteur en m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale,PERSONNE6.), sis \u00e0 F- ADRESSE3.)et notant, (sous r\u00e9serve d\u2019une lecture correcte), sous la rubrique \u00abconstatationsd\u00e9taill\u00e9es, (si\u00e8ge, nature des l\u00e9sions ou de la maladie professionnelle, s\u00e9quelles fonctionnelles),AVP\u2013NCB + douleurs maxillaires\u2026(illisible)\u2026avec traumatisme dentaire\u00bb,et sous la rubrique<\/p>\n<p>10 cons\u00e9quences,\u00abarr\u00eat de travail du 16.08.2017 au 1 er septembre 2017, sorties autoris\u00e9es: oui\u00bb. L\u2019attestation \u00e9tablie en date du 15 octobre 2020 par le docteurPERSONNE6.), fait \u00e9tat des blessures constat\u00e9es lors de la consultation du 16 ao\u00fbt 2017, et porte, in fine, la conclusion que la\u00absymptomatologiea n\u00e9cessit\u00e9 un arr\u00eat de travail du 16\/8\/2017 au 21\/7\/2018\u00bb(pi\u00e8ce 11 dela farde deMa\u00eetre Karim SOREL). Les autres certificats m\u00e9dicaux et documents en relation avec les consultations et traitements m\u00e9dicaux dePERSONNE1.), (pi\u00e8ces 12 \u00e0 21 dela fardedeMa\u00eetre Karim SOREL), ne permettent pas non plus de retenir que la situation m\u00e9dicale de PERSONNE1.)au 16 ao\u00fbt 2017, aurait \u00e9t\u00e9 telle qu\u2019une prise de contact avec son employeur, en vue de la signature du contrat de mission, aurait \u00e9t\u00e9 impossible. Si d\u00e8s lors le contrat de mission n\u2019a pas pu \u00eatre sign\u00e9 dans le d\u00e9lai de deux jours l\u00e9galement pr\u00e9vu, il r\u00e9sulte des d\u00e9veloppements repris ci-avant, que le d\u00e9faut d\u2019\u00e9tablissement de cet \u00e9crit en bonne et due forme, r\u00e9sulte principalement du comportement fautifde l\u2019appelante, qui non seulement a manqu\u00e9 d\u2019avertir la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)de son accident et de l\u2019absence subs\u00e9quente pour maladie, mais qui ne s\u2019est pas non plus manifest\u00e9e aupr\u00e8s de l\u2019intim\u00e9e, jusqu\u2019au mois de mars 2018. Le jugement entrepris est d\u00e8s lors \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a d\u00e9bout\u00e9PERSONNE1.) de sa demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis. Les indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure PERSONNE1.)ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9bout\u00e9e de ses demandes par le tribunal du travail, le jugement a quo est encore \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a rejet\u00e9 sa demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Comme l\u2019appelante succombe \u00e0 l\u2019instance et devra supporter la charge des d\u00e9pens, il y a lieu de rejeter sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, pour l\u2019instance d\u2019appel. L\u2019intim\u00e9e ne justifiant pas de l\u2019iniquit\u00e9 requise par l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile est \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande en obtentiond\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, pour l\u2019instance d\u2019appel. PAR CES MOTIFS: la Cour d\u2019appel, troisi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re de droit du travail, statuant contradictoirement,<\/p>\n<p>11 re\u00e7oit l\u2019appel, le dit non fond\u00e9, confirme le jugement entrepris, dit non fond\u00e9es les demandes respectives dePERSONNE1.)et dela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)s.\u00e0r.l.,en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, pour l\u2019instance d\u2019appel, condamnePERSONNE1.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel, avec distraction au profit de lasoci\u00e9t\u00e9 en commandite simpleALLEN &amp; OVERY, repr\u00e9sent\u00e9e pour les besoins de la pr\u00e9sente parMa\u00eetre Gabrielle EYNARD,avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Monsieur le pr\u00e9sident de chambre Alain THORN, en pr\u00e9sence du greffier Isabelle HIPPERT.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/20240827-161341\/20220303-ca3-cal-2020-00567-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b027\/22-III\u2013TRAV Exempt-appel en mati\u00e8re de droit du travail. Audience publique dutrois marsdeux mille vingt-deux. Num\u00e9ro CAL-2020-00567 du r\u00f4le Composition: Alain THORN, pr\u00e9sident de chambre, Paul VOUEL, conseiller, Anne-Fran\u00e7oiseGREMLING, conseiller, Isabelle HIPPERT, greffier. Entre: PERSONNE1.), demeurant \u00e0 F-ADRESSE1.), appelante aux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier\u2026<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_crdt_document":""},"kji_country":[8418],"kji_court":[12305],"kji_chamber":[15890],"kji_year":[32183],"kji_subject":[7724],"kji_keyword":[8683,15891,9055,12307],"kji_language":[7733],"class_list":["post-672449","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-cour-superieure-de-justice","kji_chamber-chambre-3","kji_year-32183","kji_subject-civil","kji_keyword-arret","kji_keyword-iii-trav","kji_keyword-justice","kji_keyword-superieure","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.5 (Yoast SEO v27.5) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Cour sup\u00e9rieure de justice, 3 mars 2022, n\u00b0 2020-00567 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"ru_RU\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 3 mars 2022, n\u00b0 2020-00567\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Arr\u00eat N\u00b027\/22-III\u2013TRAV Exempt-appel en mati\u00e8re de droit du travail. Audience publique dutrois marsdeux mille vingt-deux. Num\u00e9ro CAL-2020-00567 du r\u00f4le Composition: Alain THORN, pr\u00e9sident de chambre, Paul VOUEL, conseiller, Anne-Fran\u00e7oiseGREMLING, conseiller, Isabelle HIPPERT, greffier. Entre: PERSONNE1.), demeurant \u00e0 F-ADRESSE1.), appelante aux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-04-24T11:12:04+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"20 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\\\/\",\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 3 mars 2022, n\u00b0 2020-00567 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-04-24T11:12:01+00:00\",\"dateModified\":\"2026-04-24T11:12:04+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 3 mars 2022, n\u00b0 2020-00567\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"ru-RU\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"width\":2114,\"height\":1253,\"caption\":\"Kohen Avocats\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 3 mars 2022, n\u00b0 2020-00567 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\/","og_locale":"ru_RU","og_type":"article","og_title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 3 mars 2022, n\u00b0 2020-00567","og_description":"Arr\u00eat N\u00b027\/22-III\u2013TRAV Exempt-appel en mati\u00e8re de droit du travail. Audience publique dutrois marsdeux mille vingt-deux. Num\u00e9ro CAL-2020-00567 du r\u00f4le Composition: Alain THORN, pr\u00e9sident de chambre, Paul VOUEL, conseiller, Anne-Fran\u00e7oiseGREMLING, conseiller, Isabelle HIPPERT, greffier. Entre: PERSONNE1.), demeurant \u00e0 F-ADRESSE1.), appelante aux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier\u2026","og_url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\/","og_site_name":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","article_modified_time":"2026-04-24T11:12:04+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f":"20 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\/","name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 3 mars 2022, n\u00b0 2020-00567 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website"},"datePublished":"2026-04-24T11:12:01+00:00","dateModified":"2026-04-24T11:12:04+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\/#breadcrumb"},"inLanguage":"ru-RU","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-3-mars-2022-n-2020-00567\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jurisprudences","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 3 mars 2022, n\u00b0 2020-00567"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","name":"Kohen Avocats","description":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.","publisher":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"ru-RU"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization","name":"Kohen Avocats","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"ru-RU","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","contentUrl":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","width":2114,"height":1253,"caption":"Kohen Avocats"},"image":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision\/672449","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision"}],"about":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/types\/kji_decision"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=672449"}],"wp:term":[{"taxonomy":"kji_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_country?post=672449"},{"taxonomy":"kji_court","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_court?post=672449"},{"taxonomy":"kji_chamber","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_chamber?post=672449"},{"taxonomy":"kji_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_year?post=672449"},{"taxonomy":"kji_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_subject?post=672449"},{"taxonomy":"kji_keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_keyword?post=672449"},{"taxonomy":"kji_language","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_language?post=672449"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}