{"id":673440,"date":"2026-04-24T15:57:02","date_gmt":"2026-04-24T13:57:02","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-janvier-2022-n-2020-00053\/"},"modified":"2026-04-24T15:57:05","modified_gmt":"2026-04-24T13:57:05","slug":"cour-superieure-de-justice-27-janvier-2022-n-2020-00053","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-janvier-2022-n-2020-00053\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 27 janvier 2022, n\u00b0 2020-00053"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b010\/22-VIII\u2013CIV Arr\u00eat civil Audience publique duvingt-septjanvierdeux mille vingt-deux Num\u00e9roCAL-2020-00053du r\u00f4le Composition: Elisabeth WEYRICH, pr\u00e9sident de chambre, Marianne EICHER, premierconseiller, Yola SCHMIT, premierconseiller, Christophe WAGENER, greffierassum\u00e9. E n t r e: la soci\u00e9t\u00e9\u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.),\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE1.), inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par song\u00e9rant actuellement en fonctions, appelanteaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justiceCarlos CALVOde Luxembourgdu12d\u00e9cembre 2019, comparant parla soci\u00e9t\u00e9 anonyme KRIEGER ASSOCIATES SA, inscrite sur la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2146 Luxembourg, 63-65, rue de Merl, inscrite au registre du commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B240929, qui est constitu\u00e9e et en l\u2019\u00e9tude de laquelle domicile est \u00e9lu, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure parMa\u00eetreGeorges KRIEGER, avocat \u00e0 la Cour, demeurantprofessionnellement \u00e0 la m\u00eame adresse,<\/p>\n<p>2 e t: l\u2019ADMINISTRATION DE L\u2019ENREGISTREMENT ET DES DOMAINES ET DE LA TVA,repr\u00e9sent\u00e9e par Monsieur le Directeur de l\u2019Administration de l\u2019Enregistrement et des Domaineset de la TVA, ayantses bureaux \u00e0 L-1651 Luxembourg, 1-3, avenue Guillaume, intim\u00e9eaux fins du susdit exploitCALVO, comparant par Ma\u00eetreFr\u00e9d\u00e9rique LERCH, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. LA COUR D\u2019APPEL: Le 22 ao\u00fbt 2017, l\u2019ADMINISTRATION DE L\u2019ENREGISTREMENT, DES DOMAINES ET DE LA TVA (ci-apr\u00e8s l\u2019AEDT) a \u00e9mis un bulletin de taxation d\u2019office pour l\u2019ann\u00e9e 2017 \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE1.). Le bulletin a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 par lettre recommand\u00e9e du 24 ao\u00fbt 2017 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), \u00e9tablie \u00e0 L-ADRESSE1.)et a \u00e9t\u00e9 retourn\u00e9 \u00e0 l\u2019AEDT avec la mention \u00abinconnu du facteur\u00bb. Le 14 septembre 2017, l\u2019AEDT a envoy\u00e9 une copie de son courrier du 22 ao\u00fbt 2017 \u00e0 l\u2019adresse personnelle des g\u00e9rants de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.),\u00e0 L-ADRESSE2.). Le 8 d\u00e9cembre 2017, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a adress\u00e9 \u00e0 l\u2019AEDT une lettre de r\u00e9clamation contre le bulletin portant taxation d\u2019office litigieux du 22 ao\u00fbt 2017. Par courrier du 11 janvier 2018, l\u2019AEDT a inform\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)que sa r\u00e9clamation \u00abn\u2019\u00e9tait plus recevable parce qu\u2019introduite en dehors du d\u00e9lai l\u00e9gal de 3 mois \u00e0 compter de la notification du bulletin d\u2019imp\u00f4t contest\u00e9\u00bb. Par acte d\u2019huissier du 20 avril 2018, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a assign\u00e9 l\u2019AEDT devant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, pour voir dire principalement, que le recours gracieux du 8 d\u00e9cembre 2017 a \u00e9t\u00e9 introduit dans les d\u00e9lais et est recevable, \u00e0 voir constater que la partie demanderesse n\u2019exerce plus d\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique depuis l\u2019ann\u00e9e 2017 et qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 ray\u00e9e d\u2019office en date du 24 avril 2017, \u00e0 voir annuler, sinon r\u00e9former la d\u00e9cision sur r\u00e9clamation du 11 janvier 2018 et annuler le bulletin de taxation d\u2019office \u00e9mis par l\u2019AEDT le 22 ao\u00fbt 2017. Subsidiairement, si la demanderesse devait \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e forclose \u00e0 agir, elle<\/p>\n<p>3 a demand\u00e9 \u00e0 voir condamner l\u2019AEDT \u00e0 lui payer la somme de 12.500 \u20ac au titre de l\u2019article 1 er de la loi du 1 er septembre 1988 relative \u00e0 la responsabilit\u00e9 civile de l\u2019Etatet des collectivit\u00e9s publiques, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la date d\u2019\u00e9mission du bulletin litigieux, sinon \u00e0 partir de la date de la demande en justice et entendre condamner la partie d\u00e9fenderesse au paiement d\u2019un montant de 3.000 \u20ac \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure et aux frais et d\u00e9pens. Par jugement du 19 juin 2019, le tribunal a dit irrecevable la demande en paiement de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)dirig\u00e9e contre l\u2019AEDT, a dit non fond\u00e9es les demandes en r\u00e9formation, sinon en annulation de la d\u00e9cision directoriale du 11 janvier 2018, et a dit irrecevable la demande en annulation du bulletin de taxation d\u2019office \u00e9mis par l\u2019AEDT le 22 ao\u00fbt 2017. La demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e et cette soci\u00e9t\u00e9 a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 payer \u00e0 l\u2019AEDT une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500 \u20ac et \u00e0 supporter les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Pour statuer ainsi, le tribunal a retenu que les r\u00e8gles pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019article 76 paragraphe 2 de la loi modifi\u00e9e du 12 f\u00e9vrier 1979 sur la taxe sur la valeur ajout\u00e9e (ci-apr\u00e8s la loi TVA), sont des r\u00e8gles sp\u00e9cifiques, exorbitantes du droit commun et font na\u00eetre une pr\u00e9somption irr\u00e9fragable que l\u2019assujetti a accept\u00e9 que les notifications de l\u2019AEDT soient transmises \u00e0 l\u2019une des adresses sp\u00e9cifi\u00e9es dans cet article, jusqu\u2019au moment o\u00f9 il d\u00e9cide de d\u00e9clarer une autre adresse. Se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 l\u2019article 62, paragraphe 1, 3\u00b0 de la loi TVA imposant \u00e0 tout assujetti de faire conna\u00eetre son adresse \u00e0 l\u2019AEDT ou de l\u2019informer de tout changement, le tribunal a relev\u00e9 qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)n\u2019a \u00e0 aucun moment inform\u00e9 l\u2019AEDT qu\u2019elle \u00e9tait domicili\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tude Krieger. Le tribunal a en outre constat\u00e9 sur base de v\u00e9rifications effectu\u00e9es par l\u2019AEDT act\u00e9es dans un proc\u00e8s-verbal de l\u2019AEDT du 21ao\u00fbt 2017 que le nom de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ne figurait sur aucune des bo\u00eetes aux lettres, enseignes ou sonnettes se trouvant \u00e0 l\u2019adresse de son si\u00e8ge social et que ce n\u2019\u00e9tait que le 8 d\u00e9cembre 2017 que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)a inform\u00e9 l\u2019AEDT qu\u2019elle \u00e9tait domicili\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tude Krieger. Le tribunal a encore relev\u00e9 que le syst\u00e8me de notification pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 76, paragraphe 2 de la loi TVA n\u2019\u00e9tait pas contraire \u00e0 la Convention de sauvegarde des droits de l\u2019Homme et des libert\u00e9s fondamentales, motif pris que la mati\u00e8re fiscale rel\u00e8ve du noyau dur des pr\u00e9rogatives de puissance publique et \u00e9chappe partant au champ des droits et obligations de caract\u00e8re civil garantis par l\u2019article 6 de la Convention. Consid\u00e9rant qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, la notification du bulletin de taxation d\u2019office \u00e0 l\u2019adresse du si\u00e8ge social de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), soit \u00e0 l\u2019une des possibles adresses vis\u00e9es par l\u2019article 76 paragraphe 2 de la loi TVA, \u00e9tait valable, le tribunal a retenu que le d\u00e9lai<\/p>\n<p>4 pour introduire une r\u00e9clamation a commenc\u00e9 \u00e0courir le 7 septembre 2017, date de notification qui figurait sur ledit bulletin. Au regard de ces consid\u00e9rations, le tribunal a retenu que le directeur de l\u2019AEDT avait d\u00e9cid\u00e9, \u00e0 juste titre dans sa d\u00e9cision du 11 janvier 2018(note de la Cour: la date du 11 janvier 2017 indiqu\u00e9e sur ledit courrier est une erreur mat\u00e9rielle) que la r\u00e9clamation introduite par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)le 8 d\u00e9cembre 2017 n\u2019\u00e9tait plus recevable parce qu\u2019introduite en dehors du d\u00e9lai l\u00e9gal de 3 mois. Les demandes en r\u00e9formation,sinon en annulation de la d\u00e9cision directoriale du 11 janvier 2018 ont d\u00e8s lors \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9es non fond\u00e9es, et la demande en annulation du bulletin de taxation d\u2019office \u00e9mis par l\u2019AEDT en date du 22 ao\u00fbt 2017 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e irrecevable. Par acte d\u2019huissier de justice du 12 d\u00e9cembre 2019, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) a r\u00e9guli\u00e8rement relev\u00e9 appel de ce jugement qui lui a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 le 13 novembre 2019. L\u2019appelante fait grief au tribunal de ne pas avoir retenu que l\u2019article 76 paragraphe 2 alin\u00e9a 1 er de la loi TVA instaurerait une pr\u00e9somption simple de r\u00e9ception du bulletin par l\u2019assujetti qu\u2019il appartiendrait \u00e0 ce dernier de combattre en rapportant la preuve contraire. L\u2019appelante estime avoir rapport\u00e9 cette preuve, par l\u2019aveu m\u00eame du directeur de l\u2019AEDT qui dans sa d\u00e9cision du 11 janvier 2018 aurait admis que le bulletin de taxation d\u2019office litigieux n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 transmis \u00e0 l\u2019appelante qu\u2019en date du 14 septembre 2017. La preuve de la non-r\u00e9ception dudit bulletin par l\u2019appelante r\u00e9sulterait encore dela notification desdits bulletins aux g\u00e9rants de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en date du 14 septembre 2017. L\u2019appelante renvoie encore au paragraphe 91 de la loi g\u00e9n\u00e9rale sur les imp\u00f4ts du 22 mai 1931(\u00abAbgabenordnung\u00bb)pour soutenir que dans la mesure o\u00f9 unbulletin serait une d\u00e9cision administrative, la prise d\u2019effet de cette d\u00e9cision ne pourrait commencer qu\u2019\u00e0 partir du moment o\u00f9 cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 r\u00e9ceptionn\u00e9e par son destinataire, soit en l\u2019esp\u00e8ce, le 14 septembre 2017. Le reproche fait \u00e0 l\u2019appelante d\u2019avoir tent\u00e9 de dissimuler son adresse afin de se soustraire \u00e0 ses obligations l\u00e9gales ne saurait tenir, \u00e9tant donn\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)aurait publi\u00e9 son adresse au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s en date du 20 d\u00e9cembre 2016. L\u2019intim\u00e9e aurait pertinemment su que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e9tait domicili\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tude Krieger, situ\u00e9e \u00e0 la m\u00eame adresse. L\u2019appelante estime encore devoir b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un droit acquis r\u00e9sultant de l\u2019application du principe de la confiance l\u00e9gitime en mati\u00e8re fiscale et consistant \u00e0 prendre en consid\u00e9ration la confiance l\u00e9gitime du contribuable<\/p>\n<p>5 suscit\u00e9e par les informations, \u00e9mises par l\u2019administration. Elle argumente qu\u2019en \u00abr\u00e9ceptionnant le bulletin litigieux notifi\u00e9 par l\u2019AEDT le 14 septembre 2017, elle aurait l\u00e9gitimementcru qu\u2019elle disposait d\u2019un d\u00e9lai de trois mois \u00e0 compter de cette notification\u00bb. L\u2019appelante conclut en outre, par r\u00e9formation, \u00e0 voir d\u00e9clarer recevable la demande en annulation du bulletin portant taxation d\u2019office \u00e9mis par l\u2019AEDT le 22 ao\u00fbt 2017 et \u00e0voir d\u00e9clarer nul ledit bulletin, \u00e0 se voir d\u00e9charger de toutes les condamnations prononc\u00e9es contre elle par le tribunal. Elle r\u00e9clame, par r\u00e9formation, une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500 \u20ac pour la premi\u00e8re instance, ce m\u00eame montant \u00e9tant \u00e9galement r\u00e9clam\u00e9 pour l\u2019instance d\u2019appel. Se pr\u00e9valant des dispositions de l\u2019article 76 paragraphe 3 de la loi TVA, l\u2019intim\u00e9e fait valoir que l\u2019appelante ne serait pas recevable \u00e0 attaquer le bulletin de taxation d\u2019office \u00e9mis par l\u2019AEDT le 22 ao\u00fbt 2017. Seule la d\u00e9cision directoriale du 11 janvier 2018 serait susceptible de faire l\u2019objet d\u2019une voie de recours. Aussi, la demande de l\u2019appelante tendant \u00e0 voir annuler, sinon r\u00e9former le bulletin litigieux aurait \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e irrecevable, \u00e0 juste titre, par le tribunal de premi\u00e8re instance. A admettre que cette demande soit recevable, l\u2019intim\u00e9e conclut \u00e0 voir renvoyer le litige devant l\u2019AEDT afin que cette derni\u00e8re proc\u00e8de \u00e0 l\u2019examen au fond de la r\u00e9clamation de l\u2019appelante. L\u2019intim\u00e9e conclut ensuite \u00e0 la confirmation du jugement entrepris en ce que le tribunal a relev\u00e9, apr\u00e8s avoir retenu que l\u2019article 76 paragraphe 2 de la loi TVA tel qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 par la loi du 10 novembre 2009, portant transposition de la directive 2008\/8\/CE du Conseil et de la directive 2008\/9\/CEdu Conseil du 12 f\u00e9vrier 2008, a \u00e9tabli des r\u00e8gles de notifications sp\u00e9cifiques, qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, la notification du bulletin portant taxation d\u2019office a \u00e9t\u00e9 faite conform\u00e9ment \u00e0 cet article. L\u2019intim\u00e9e soutient en outre ne jamais avoir contest\u00e9 que l\u2019article 76 paragraphe 2 de la loi TVA instaurerait une pr\u00e9somption simple de r\u00e9ception du bulletin par l\u2019assujetti pouvant \u00eatre renvers\u00e9e par ce dernier mais fait plaider que le fait que le bulletin lui aurait \u00e9t\u00e9 retourn\u00e9 avec la mention\u00abinconnu du facteur\u00bbne saurait op\u00e9rer ce renversement en faveur de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). En effet, le fait que ledit bulletin n\u2019aurait pas pu \u00eatre remis \u00e0 l\u2019appelante serait imputable \u00e0 cette derni\u00e8re, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019elle aurait omis de pr\u00e9ciser qu\u2019elle \u00e9tait domicili\u00e9e aupr\u00e8s de l\u2019\u00e9tude Krieger. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)n\u2019aurait inform\u00e9 l\u2019AEDT que par courrier du 8 d\u00e9cembre 2017 qu\u2019elle serait domicili\u00e9e en ce lieu. Se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 l\u2019article 62 paragraphe 1, 3\u00b0 de la loi TVA, l\u2019AEDT fait valoir que cette information aurait d\u00fb lui \u00eatre communiqu\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque du changement d\u2019adresse. Elle renvoie \u00e0 son proc\u00e8s-verbal du 21 ao\u00fbt 2017 dress\u00e9 suite \u00e0<\/p>\n<p>6 une v\u00e9rification sur place le 24 avril 2017 pour dire que le nom de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)ne figurait ni sur une bo\u00eete aux lettres, ni sur une sonnette, ni sur une enseigne, et que le papier ent\u00eate utilis\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 appelante pour les correspondances \u00e9chang\u00e9es avec l\u2019AEDT ne refl\u00e9tait pas non plus qu\u2019elle \u00e9tait domicili\u00e9e aupr\u00e8s de l\u2019\u00e9tude Krieger. L\u2019AEDT estime qu\u2019une soci\u00e9t\u00e9 ne pourrait invoquer ses propres manquements pour d\u00e9nier toute validit\u00e9 \u00e0 la notification du bulletin effectu\u00e9e par l\u2019AEDT. Admettre le contraire ouvrirait la porte \u00e0 la fraude. L\u2019AEDT insiste pour dire que pour rem\u00e9dier aux difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par l\u2019AEDT avec les assujettis qui essayaient d\u2019emp\u00eacher la notification du bulletin de rectification ou de taxation d\u2019office, soit en invoquant des changements d\u2019adresse, soit en affirmant ne pas avoir re\u00e7u communication du bulletin d\u2019imp\u00f4t, l\u2019article 76 paragraphe 2 de la loi TVA aurait \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 par l\u2019articleIII, paragraphe 1 de la loi du 10 novembre 2009. L\u2019intim\u00e9e demande \u00e0 la Cour de constater qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, le bulletin aurait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 \u00e0 la poste le 24 ao\u00fbt 2017 et aurait valablement \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)le 7 septembre 2017. Contrairement \u00e0 l\u2019argumentation de l\u2019appelante, la date du 14 septembre 2017, \u00e0 laquelle la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)affirme \u00abavoir pris connaissance du bulletin litigieux\u00bb, ne pourrait \u00eatre retenue comme point de d\u00e9part du d\u00e9lai de forclusion de trois mois pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 76 paragraphe 3 de la loi TVA. Abstraction faite que ce courrier ne s\u2019analyserait qu\u2019en simple courrier d\u2019information, la validit\u00e9 de la notification s\u2019appr\u00e9cierait au regard de l\u2019envoi dudit courrier par son exp\u00e9diteur et non pas au regard de la r\u00e9ception par son destinataire. L\u2019intim\u00e9e ajoute que les principes de confiance l\u00e9gitime et de s\u00e9curit\u00e9 n\u2019auraient pas vocation \u00e0 s\u2019appliquer en l\u2019esp\u00e8ce, \u00e0 d\u00e9faut pour l\u2019appelante d\u2019avoir \u00e9tabli que le comportement de l\u2019AEDT aurait cr\u00e9\u00e9 dans son chef une l\u00e9gitime confiance en l\u2019existence d\u2019un droit subjectif ou d\u2019un droit acquis. Par ailleurs, la date appos\u00e9e par l\u2019AEDT sur le bulletin litigieux ne serait pas celle du 8 septembre 2017 mais celle du 7 septembre 2017, de sorte que le d\u00e9lai de trois mois pr\u00e9vu par l\u2019article 76 paragraphe 3 de la loi TVA pour r\u00e9clamer contre ledit bulletin aurait commenc\u00e9 \u00e0 courir le 7 septembre 2017 et expir\u00e9 le 7 d\u00e9cembre 2017. Le reproche fait \u00e0 l\u2019AEDT tenant au pr\u00e9tendu non-respect par l\u2019AEDT des dispositions de la loi sur laproc\u00e9dure administrative non contentieuse pour n\u2019avoir ni motiv\u00e9 sa d\u00e9cision, ni mentionn\u00e9 les voies de recours sur ledit bulletin ne serait pas non plus fond\u00e9, \u00e9tant donn\u00e9 que la l\u00e9gislation sur la proc\u00e9dure administrative non contentieuse ne s\u2019appliquerait pas en mati\u00e8re de TVA. Par ailleurs, tant le bulletin litigieux que la d\u00e9cision directoriale seraient motiv\u00e9es et l\u2019AEDT aurait \u00e9galement donn\u00e9 les informations n\u00e9cessaires et utiles aux \u00e9ventuelles voies de recours.<\/p>\n<p>7 A admettre que la date \u00e0 retenir comme date de notification du bulletin soit celle du 14 septembre 2017, l\u2019intim\u00e9e donne \u00e0 consid\u00e9rer que le courrier du 8 d\u00e9cembre 2017 ne saurait en aucun cas \u00eatre qualifi\u00e9 de r\u00e9clamation au sens de l\u2019article 76 paragraphe 3 de la loi TVA, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019avoir\u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9 de pi\u00e8ces justificatives Appr\u00e9ciation de la Cour Il importe de rappeler que le 22 ao\u00fbt 2017, l\u2019AEDT a \u00e9mis un bulletin de taxation d\u2019office pour l\u2019ann\u00e9e 2017 \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e9tablie \u00e0\u00abADRESSE1.), L-ADRESSE1.)\u00bbconcernant la\u00abtaxe sur la valeur ajout\u00e9een ex\u00e9cution de l\u2019article 76 \u00a72 de la LTVA\u00bb. Le litige est partant \u00e0 trancher sur base de la loi TVA, telle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e le10 novembre 2009,de sorte que les d\u00e9veloppements de l\u2019appelante relatifs \u00e0l\u2019article 91 de la loi g\u00e9n\u00e9rale sur les imp\u00f4ts du 22 mai 1931 sont \u00e0 rejeter pour d\u00e9faut de pertinence. Le bulletin de taxation d\u2019office du 22 ao\u00fbt 2017 mentionne comme\u00abdate de notification\u00bbcelle du\u00ab7 septembre 2017\u00bb. Il est \u00e9galement constant en cause que le bulletin litigieux, notifi\u00e9 par lettre recommand\u00e9e \u00e0 l\u2019adresse de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)sise \u00e0\u00abL-ADRESSE1.)\u00bb,a \u00e9t\u00e9 retourn\u00e9e \u00e0 l\u2019AEDT avec la mention\u00abinconnu au facteur\u00bb. L\u2019appelante soutient ne pas avoir r\u00e9ceptionn\u00e9 ledit bulletin. Le14 septembre 2017, l\u2019AEDT a adress\u00e9 une copie du bulletin de taxation d\u2019office du 22 ao\u00fbt 2017 \u00e0\u00abMadamePERSONNE1.) et Monsieur PERSONNE2.)(\u2026)\u00bb, g\u00e9rants de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), demeurant \u00e0 \u00abADRESSE2.), L-ADRESSE2.)\u00bb. Ces derniers admettent avoir r\u00e9ceptionn\u00e9 ledit courrier et l\u2019appelante demande \u00e0 voir dire que le d\u00e9lai de r\u00e9clamation de trois mois pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 76 paragraphe 3 de la loi TVA aurait commenc\u00e9 \u00e0 courir \u00e0 partir de cette date, de sorte que son recours introduit le 8 d\u00e9cembre 2017 serait, par r\u00e9formation, \u00e0 d\u00e9clarer recevable. En ce qui concerne le recours contre le bulletin portant taxation d\u2019office, il convient de se r\u00e9f\u00e9rer au paragraphe 2 de l\u2019article 76 de la loi TVA dans sa version en vigueur en ao\u00fbt\/ septembre 2017 qui \u00e9tait \u00e0l\u2019\u00e9poque de la teneur suivante: \u00ab(2) Le bulletin portant rectification ou taxation d\u2019office conform\u00e9ment aux articles 73, 74 et 75 est notifi\u00e9 \u00e0 l\u2019assujetti, lequel est cens\u00e9 l\u2019avoir re\u00e7u \u00e0 la date de la notification y figurant.La notification est valablement faite par<\/p>\n<p>8 d\u00e9p\u00f4t \u00e0 la poste de l\u2019envoi recommand\u00e9 adress\u00e9 soit au lieu du domicile de l\u2019assujetti, de sa r\u00e9sidence ou de son si\u00e8ge, soit \u00e0 l\u2019adresse que l\u2019assujetti a lui-m\u00eame fait conna\u00eetre \u00e0 l\u2019administration\u00bb. En vertu decette disposition, la notification par l\u2019AEDT des bulletins de taxation d\u2019office de la TVA peut \u00eatre valablement ex\u00e9cut\u00e9 au choix de l\u2019AEDT tant au lieu du domicile, de la r\u00e9sidence ou du si\u00e8ge de l\u2019assujetti qu\u2019\u00e0 l\u2019adresse que l\u2019assujetti a lui-m\u00eame faitconna\u00eetre \u00e0 l\u2019AEDT. Ces dispositions instituent un r\u00e9gime sp\u00e9cifique en ce qui concerne la notification \u00e0 l\u2019adresse que l\u2019assujetti a lui-m\u00eame fait conna\u00eetre \u00e0 l\u2019AEDT. Cette adresse se d\u00e9termine au regard de sa d\u00e9claration et reste, y aurait-il m\u00eame eu transfert du domicile, de la r\u00e9sidence ou du si\u00e8ge social, un lieu valable de notification tant que l\u2019assujetti n\u2019a pas inform\u00e9 l\u2019AEDT d\u2019un changement d\u2019adresse ( Cour de cassation, 17 janvier 2019, n\u00b0 08\/2019). Les r\u00e8gles de notification exorbitantes de droit commun telles que d\u00e9finies par l\u2019article 76, paragraphe 2 de la loi TVA sont caract\u00e9ris\u00e9es par deux particularit\u00e9s. D\u2019une part, la notification peut \u00eatre valablement faite au choix de l\u2019AEDT au lieu dudomicile, de la r\u00e9sidence ou du si\u00e8ge de l\u2019assujetti, qu\u2019\u00e0 l\u2019adresse que l\u2019assujetti a lui-m\u00eame fait conna\u00eetre \u00e0 l\u2019administration. D\u2019autre part, la notification est valablement faite, non pas comme en droit commun, par la r\u00e9ception du bulletin de taxation par le destinataire, mais par le d\u00e9p\u00f4t \u00e0 la postede l\u2019envoi recommand\u00e9 contenantle bulletin. Concernant, cette deuxi\u00e8me particularit\u00e9, les d\u00e9veloppements de l\u2019appelante consistant \u00e0 dire qu\u2019elle n\u2019aurait pas r\u00e9ceptionn\u00e9 le bulletin de taxation d\u2019office \u00e0 l\u2019adresse sise \u00e0\u00abL-ADRESSE1.)\u00bbsont \u00e0 \u00e9carterpour d\u00e9faut de pertinence. Il reste \u00e0 analyser si cette adresse \u00e9tait un lieu valable de notification. Tel est le cas en l\u2019esp\u00e8ce, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il r\u00e9sulte d\u2019un extrait publi\u00e9 au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s que suivant r\u00e9solution adopt\u00e9e en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 14 d\u00e9cembre 2016,\u00able si\u00e8ge social de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 avec effet imm\u00e9diat du L-ADRESSE3.)au L- ADRESSE1.)\u00bb. Concernant l\u2019adresse \u00e0 laquelle le bulletin doit \u00eatre notifi\u00e9, il y a lieu de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 l\u2019article 62, paragraphe 1, sous 3\u00b0 de la loi TVA qui oblige l\u2019assujetti \u00abd\u2019informer l\u2019administration de toute modification par rapport aux renseignements fournis ant\u00e9rieurement, et notamment de tout changement d\u2019adresse de son domicile, de sa r\u00e9sidence ou de son si\u00e8ge\u00bb.<\/p>\n<p>9 Parmi l\u2019une des possibles adresses de notification pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019article 76, paragraphe 2 de la loi TVA figure celle\u00abque l\u2019assujetti a lui-m\u00eame fait conna\u00eetre \u00e0 l\u2019administration\u00bb. M\u00eame \u00e0 admettre que l\u2019appelante ait avant l\u2019\u00e9mission du bulletin litigieux d\u00e9j\u00e0 domicili\u00e9 sa soci\u00e9t\u00e9 en l\u2019\u00e9tude Krieger, elle ne justifie pas en avoir inform\u00e9 l\u2019AEDT avant le 22 ao\u00fbt 2017. Ce n\u2019est que dans son courrier du 8 d\u00e9cembre 2017 que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a inform\u00e9 l\u2019AEDT qu\u2019elle\u00abest effectivement domicili\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tude Krieger Associates\u2026\u00bb. Il en r\u00e9sulte que la notification faite \u00e0 l\u2019adresse \u00e0 L-ADRESSE1.), soit \u00e0 l\u2019adresse de son si\u00e8ge social publi\u00e9e au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s, a \u00e9t\u00e9 valablement faite, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 76, paragraphe 2 de la loi TVA (Cour de Cassation 17 janvier 2019, n\u00b0 08\/2019; Cour d\u2019appel, 20 novembre 2019, n\u00b043987 du r\u00f4le). Le principe de la confiance l\u00e9gitime en mati\u00e8re fiscale et consistant \u00e0prendre en consid\u00e9ration la confiance l\u00e9gitime du contribuablesuscit\u00e9epar les informations,promesses ou circulaires\u00e9misespar l\u2019administrationne saurait trouver application en l\u2019esp\u00e8ce. La Cour ne voit pas en quoi il y aurait en l\u2019esp\u00e8ce eu confiancel\u00e9gitime en l\u2019existence d\u2019undroitsubjectifdu fait de l\u2019envoi par l\u2019AEDT d\u2019une copie du bulletin litigieux aux g\u00e9rants de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Ce moyen est partant \u00e0 \u00e9carter. Aux termes de l\u2019article 1258 du NCPC,\u00abalors qu\u2019un d\u00e9lai est exprim\u00e9 en mois (\u2026) il expire le jour du dernier mois (\u2026) qui porte le m\u00eame quanti\u00e8me que le jour de l\u2019acte, de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, de la d\u00e9cision (\u2026)\u00bb. Le d\u00e9lai pour introduire une r\u00e9clamation contre le bulletin portant taxation d\u2019office \u00e9mis le 22 ao\u00fbt 2017, a partantcommenc\u00e9 \u00e0 courir le 7 septembre 2017, tel que relev\u00e9 \u00e0 bon droit par le tribunal. C\u2019est d\u00e8s lors \u00e0 juste titre que dans son courrier du 11 janvier 2017, le directeur de l\u2019AEDT a inform\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)que sa r\u00e9clamation \u00abn\u2019\u00e9tait plus recevable parce qu\u2019introduite en dehors du d\u00e9lai l\u00e9gal de 3 mois \u00e0 compter de la notification du bulletin d\u2019imp\u00f4t contest\u00e9\u00bb, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 76, paragraphe 3 de la loi TVA. Le jugement entrepris est partant \u00e0 confirmer en ce que le tribunal a dit non fond\u00e9le recours introduit par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)contre la d\u00e9cision directoriale du 11 janvier 2017.<\/p>\n<p>10 D\u00e8s lors qu\u2019aux termes de l\u2019article 73 paragraphe 3 de la loi TVA, la d\u00e9cision du directeur se substitue \u00e0 l\u2019imposition entreprise, l\u2019appelante n\u2019est plus recevable en instance d\u2019appel \u00e0 formuler des r\u00e9clamations \u00e0 l\u2019\u00e9gard du bulletin portant taxation d\u2019office du 22 ao\u00fbt 2017. Les d\u00e9veloppements de l\u2019appelante y relatifs sont d\u00e8s lors inop\u00e9rants. La demande en annulation, sinon en r\u00e9formation dudit bulletinde taxation d\u2019office a, partant, \u00e0 juste titre, \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e irrecevable par le tribunal. Au vu de l\u2019issue du litige c\u2019est encore \u00e0 bon droit que le tribunal a condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0 l\u2019AEDT une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500 \u20ac, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il serait in\u00e9quitable de laisser \u00e0 sa charge les frais non compris dans les d\u00e9pens qu\u2019elle a d\u00fb exposer en premi\u00e8re instance. Pour les m\u00eames motifs, il y a encore lieu d\u2019allouer \u00e0 l\u2019AEDT une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500 \u20ac pour l\u2019instance d\u2019appel. Au vu du sort r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 son appel, la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel est \u00e0 rejeter. PAR CES MOTIFS la Cour d\u2019appel, huiti\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant contradictoirement, en application de l\u2019article 2 de la loi modifi\u00e9e du 19 d\u00e9cembre 2020 portant adaptation temporaire de certaines modalit\u00e9s proc\u00e9durales en mati\u00e8re civile et commerciale, re\u00e7oit l\u2019appel, le dit non fond\u00e9, confirmele jugement entrepris, dit non fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.) en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel, condamne la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0 l\u2019ADMINISTRATION DEL\u2019ENREGISTREMENT, DES DOMAINES ET DE LA TVA une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500 \u20ac pour l\u2019instance d\u2019appel, et \u00e0 supporter les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel, avec distraction au profit de Ma\u00eetre Fr\u00e9d\u00e9rique LERCH, avocat concluant, sur ses affirmations de droit.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-8\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-8\/20240827-212313\/20220127-ca8-cal-2020-00053-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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