{"id":773991,"date":"2026-04-30T06:56:42","date_gmt":"2026-04-30T04:56:42","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-de-cassation-24-janvier-2019-n-0124-3992\/"},"modified":"2026-04-30T06:56:47","modified_gmt":"2026-04-30T04:56:47","slug":"cour-de-cassation-24-janvier-2019-n-0124-3992","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-de-cassation-24-janvier-2019-n-0124-3992\/","title":{"rendered":"Cour de cassation, 24 janvier 2019, n\u00b0 0124-3992"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>N\u00b0 18 \/ 2019 du 24.01.2019. Num\u00e9ro 3992 du registre.<\/p>\n<p>Audience publique de la Cour de cassation du Grand- Duch\u00e9 de Luxembourg du jeudi, vingt-quatre janvier deux mille dix -neuf.<\/p>\n<p>Composition:<\/p>\n<p>Jean-Claude WIWINIUS, pr\u00e9sident de la Cour, Romain LUDOVICY, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Carlo HEYARD, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Eliane EICHER, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Michel REIFFERS, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Marie- Jeanne KAPPWEILER, premier avocat g\u00e9n\u00e9ral, Viviane PROBST, greffier \u00e0 la Cour.<\/p>\n<p>Entre:<\/p>\n<p>la soci\u00e9t\u00e9 des Iles Vierges Britanniques SOCA) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 (\u2026), immatricul\u00e9e au \u00ab Register of Companies \u00bb des Iles Vierges Britanniques sous le num\u00e9ro (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par ses \u00ab directors \u00bb, sinon par son \u00ab board of directors \u00bb,<\/p>\n<p>demanderesse en cassation,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Marc KLEYR, avocat \u00e0 la Cour, en l\u2019\u00e9tude duquel domicile est \u00e9lu,<\/p>\n<p>et:<\/p>\n<p>1) Ma\u00eetre Alain RUKAVINA, avocat \u00e0 la Cour, ayant son \u00e9tude \u00e0 L -1142 Luxembourg, 9, rue Pierre d&#039;Aspelt, pris en sa qualit\u00e9 de curateur de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC1) et de repr\u00e9sentant de la masse des cr\u00e9anciers de cette faillite, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 (\u2026), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro (\u2026), d\u00e9clar\u00e9e en \u00e9tat de faillite par jugement rendu par le tribunal d&#039;arrondissement de Luxembourg le (\u2026),<\/p>\n<p>d\u00e9fendeur en cassation,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Alain RUKAVINA, avocat \u00e0 la Cour, en l\u2019\u00e9tude duquel domicile est \u00e9lu,<\/p>\n<p>2) B), demeurant \u00e0 (\u2026),<\/p>\n<p>2 3) la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC2) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant, inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro (\u2026),<\/p>\n<p>d\u00e9fendeurs en cassation,<\/p>\n<p>comparant par la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e LOYENS &amp; LOEFF LUXEMBOURG, inscrite \u00e0 la liste V du tableau de l\u2019Ordre des avocats du barreau de Luxembourg, en l\u2019\u00e9tude de laquelle domicile est \u00e9lu, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente instance par Ma\u00eetre V\u00e9ronique HOFFELD, avocat \u00e0 la Cour,<\/p>\n<p>4) la soci\u00e9t\u00e9 de droit mon\u00e9gasque SOC3) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son pr\u00e9sident d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 ou par son ou ses dirigeant(s), inscrite au r\u00e9pertoire du commerce et de l\u2019industrie sous le num\u00e9ro (\u2026),<\/p>\n<p>5) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC4) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration, inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro (\u2026),<\/p>\n<p>6) la soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative de droit italien SOC5) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 (\u2026), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de V\u00e9rone sous le num\u00e9ro (\u2026), venant aux droits de la soci\u00e9t\u00e9 Soc6) , comme suite \u00e0 une fusion- absorption du (\u2026),<\/p>\n<p>7) la soci\u00e9t\u00e9 de droit italien Soc7) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par ses organes statutaires, inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de V\u00e9rone sous le num\u00e9ro (\u2026),<\/p>\n<p>8) Ma\u00eetre Paulo LOPES DA SILVA, avocat \u00e0 la Cour, ayant son \u00e9tude \u00e0 (\u2026),<\/p>\n<p>d\u00e9fendeurs en cassation.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n<p>LA COUR DE CASSATION :<\/p>\n<p>Vu l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9, num\u00e9ro 64\/17, rendu le 5 avril 2017 sous les num\u00e9ros 42733 et 43333 du r\u00f4le par la Cour d\u2019appel du Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg, quatri\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale ;<\/p>\n<p>Vu le m\u00e9moire en cassation signifi\u00e9 le 4 ao\u00fbt 2017 par la soci\u00e9t\u00e9 des Iles Vierges Britanniques SocA), \u00e0 Ma\u00eetre Alain RUKAVINA, \u00e0 B), \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de droit<\/p>\n<p>3 mon\u00e9gasque SOC3), \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC4) , \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative de droit italien SOC5) , \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de droit italien Soc7) , \u00e0 Ma\u00eetre Paulo LOPES DA SILVA et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC2) , d\u00e9pos\u00e9 le 7 ao\u00fbt 2017 au greffe de la Cour ;<\/p>\n<p>Vu le m\u00e9moire en r\u00e9ponse signifi\u00e9 le 2 octobre 2017 par B) et la soci\u00e9t\u00e9 SOC2) \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) , \u00e0 Ma\u00eetre Alain RUKAVINA, \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC3) , \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC5), \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC7) , \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC4) et \u00e0 Ma\u00eetre Paulo LOPES DA SILVA, d\u00e9pos\u00e9 le 3 octobre 2017 au greffe de la Cour ;<\/p>\n<p>Vu le m\u00e9moire en r\u00e9ponse signifi\u00e9 le 4 octobre 2017 par Ma\u00eetre Alain RUKAVINA \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) , \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC4) , \u00e0 B), \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC2) , \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC3), \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC5) , \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC7) et \u00e0 Ma\u00eetre Paulo LOPES DA SILVA, d\u00e9pos\u00e9 le m\u00eame jour au greffe de la Cour ;<\/p>\n<p>Vu le nouveau m\u00e9moire, d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab m\u00e9moire en r\u00e9plique en cassation \u00bb, signifi\u00e9 le 30 octobre 2017 par la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) \u00e0 Ma\u00eetre Alain RUKAVINA, \u00e0 B) , \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC3) , \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC4) , \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC5) , \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC7), \u00e0 Ma\u00eetre Paulo LOPES DA SILVA et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC2), d\u00e9pos\u00e9 le 31 octobre 2017 au greffe de la Cour ;<\/p>\n<p>Sur le rapport du conseiller Eliane EICHER et sur les conclusions de l\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral Sandra KERSCH ;<\/p>\n<p>Sur les faits :<\/p>\n<p>Attendu, selon l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9, que dans le cadre de la v\u00e9rification des cr\u00e9ances produites au passif de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC1) , le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, avait admis, entre autres, les d\u00e9clarations de cr\u00e9ance num\u00e9ros 3 et 5 de B) au passif chirographaire et avait dit qu\u2019il n\u2019y avait pas lieu de se prononcer, en l\u2019\u00e9tat des op\u00e9rations de liquidation, sur le rang des diff\u00e9rentes cr\u00e9ances entre elles ; que la Cour d\u2019appel a, par r\u00e9formation partielle, dit que toutes les cr\u00e9ances admises ayant fait l\u2019objet de la proc\u00e9dure, autres que la cr\u00e9ance num\u00e9ro 8 de la so ci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC4) , sont de m\u00eame rang ;<\/p>\n<p>Sur la recevabilit\u00e9 du pourvoi qui est contest\u00e9e :<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il r\u00e9sulte des pi\u00e8ces soumises \u00e0 la Cour de cassation que B) et la soci\u00e9t\u00e9 SOC2) avaient accept\u00e9, sur demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) , d\u2019\u00e9lire domicile en l\u2019\u00e9tude de leur mandataire pour les besoins de la signification du pourvoi en cassation ;<\/p>\n<p>Attendu que B) et la soci\u00e9t\u00e9 SOC2) concluent \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 du pourvoi au motif que le m\u00e9moire en cassation avait \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC2) en son si\u00e8ge social, alors qu\u2019en raison d\u2019une \u00e9lection de domicile, la signification aurait d\u00fb \u00eatre faite en l\u2019\u00e9tude de son mandataire ;<\/p>\n<p>4 Attendu que le moyen d\u2019ir recevabilit\u00e9 vis\u00e9 au moyen concerne la seule soci\u00e9t\u00e9 SOC2) ;<\/p>\n<p>Qu\u2019il en suit qu\u2019il est irrecevable pour d\u00e9faut d\u2019int\u00e9r\u00eat pour autant qu\u2019il est soulev\u00e9 par B) ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019aux termes de l\u2019article 10, alin\u00e9a 1, de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation, la partie demanderesse en cassation doit, sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9, signifier le m\u00e9moire en cassation \u00e0 la partie adverse ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019 aux termes de l\u2019article 111 du Code civil, la signification pourra, en cas d\u2019\u00e9lection de domicile, \u00eatre faite au domicile convenu ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019\u00e9lection de domicile avait \u00e9t\u00e9 faite \u00e0 la demande et partant en faveur de la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) qui pouvait donc renoncer \u00e0 une signification au domicile \u00e9lu et valablement signifier le m\u00e9moire en cassation au si\u00e8ge social de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2) ;<\/p>\n<p>Qu\u2019il en suit que le moyen d\u2019irrecevabilit\u00e9 du pourvoi, pour autant qu\u2019il est soulev\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC2) , n\u2019est pas fond\u00e9 ;<\/p>\n<p>Attendu que le pourvoi, introduit dans les formes et d\u00e9lai de la loi, est recevable ;<\/p>\n<p>Sur le premier moyen de cassation :<\/p>\n<p>\u00ab Il est fait grief \u00e0 la Cour d&#039;appel d&#039;avoir dit pour droit que toutes les cr\u00e9ances admises ayant fait l&#039;objet de la proc\u00e9dure inscrite sous le num\u00e9ro de r\u00f4le 42733, autres que la cr\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC4) &#8212; donc \u00e9galement la d\u00e9claration de cr\u00e9ance no 3 de B) &#8212; sont de m\u00eame rang,<\/p>\n<p>en retenant dans la motivation de son arr\u00eat (page 17 premier paragraphe de l&#039;arr\u00eat attaqu\u00e9) que la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 3 de B) n&#039;\u00e9tait pas subordonn\u00e9e par rapport \u00e0 la cr\u00e9ance de la demanderesse en cassation SOCA) ,<\/p>\n<p>ceci en r\u00e9ponse aux conclusions de la demanderesse en cassation qui faisait notamment valoir que &lt;&lt; conform\u00e9ment au Amendment Agreement du 3 novembre 2010 (pi\u00e8ce annex\u00e9e \u00e0 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance no 3), les diff\u00e9rents pr\u00eats et avances faits par le sieur B) entre le 3 f\u00e9vrier 2009 et le 19 juillet 2010 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) ont \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment subordonn\u00e9s en rang \u00e0 l&#039;emprunt obligataire de 24 millions EUR souscrit par SOCA) .&gt;&gt; (voir la pi\u00e8ce 9 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire, conclusions r\u00e9capitulatives du 13 juillet 2016, page 22, 5 e paragraphe), que la &lt;&lt; subordination g\u00e9n\u00e9rale, qui place le cr\u00e9ancier B) \u00e0 un rang subordonn\u00e9 par rapport \u00e0 tous les autres cr\u00e9anciers de la faillite, r\u00e9sulte encore clairement de la clause de subordination contenue dans la Section 2.5 de l&#039;emprunt obligataire du 3 novembre 2010, d&#039;apr\u00e8s laquelle la cr\u00e9ance d&#039;SOCA) prime toutes les autres dettes de SOC1) , et notamment celles dont peuvent faire \u00e9tat les actionnaires &gt;&gt; (voir la pi\u00e8ce 9 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire, conclusions r\u00e9capitulatives du 13 juillet 2016,<\/p>\n<p>5 page 23, premier paragraphe), et que &lt;&lt; dans la mesure o\u00f9 le sieur B) f\u00fbt, depuis au moins l&#039;ann\u00e9e 2007, sans pr\u00e9judice quant \u00e0 la date exacte, actionnaire et administrateur de la soci\u00e9t\u00e9 faillie, il avait un int\u00e9r\u00eat patrimonial personnel dans la bonne marche des affaires de SOC1) . Il est d\u00e8s lors incontestable que les engagements souscrits ont un caract\u00e8re commercial, ceci tant dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9 faillie que de l&#039;actionnaire et dirigeant B) &gt;&gt; (voir la pi\u00e8ce 9 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire, conclusions r\u00e9capitulatives du 13 juillet 2016, page 23, dernier paragraphe),<\/p>\n<p>aux motifs que :<\/p>\n<p>&lt;&lt; le document intitul\u00e9 \u2019\u2019Amendment to Loan Agreement\u2019\u2019 sign\u00e9 entre la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) et l&#039;intim\u00e9e SOC4) en date du 3 novembre 2015 stipule que la soci\u00e9t\u00e9 SOC4) en sa qualit\u00e9 de pr\u00eateur reconna\u00eet que sa cr\u00e9ance est subordonn\u00e9e aux obligations qui seront souscrites par l&#039;appelante SOCA) . Ce document est sign\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) et l&#039;intim\u00e9e SOC4) . L&#039;appelante SOCA) y figure comme y ayant \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sente (\u2019\u2019in the presence of\u2019\u2019), mais elle n&#039;a pas sign\u00e9 cet \u00e9crit.<\/p>\n<p>Ce document concerne exclusivement le pr\u00eat accord\u00e9 par l&#039;intim\u00e9e SOC4) \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) et ne contient aucune r\u00e9f\u00e9rence aux cr\u00e9ances de l&#039;intim\u00e9 B) . Il ne saurait partant avoir un quelconque effet sur le rang des cr\u00e9ances de ce dernier. Cette pi\u00e8ce est donc \u00e0 \u00e9carter pour manque de pertinence. &gt;&gt; (page 15 deux derniers paragraphes de l&#039;arr\u00eat attaqu\u00e9),<\/p>\n<p>et aux motifs que :<\/p>\n<p>L&#039;intim\u00e9 B) ayant sign\u00e9 l&#039;Instrumentum en sa qualit\u00e9 de \u2019\u2019pr\u00e9sident\u2019\u2019 de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1), il a eu connaissance de la clause de subordination y contenue. L&#039;intim\u00e9 n&#039;a n\u00e9anmoins pas sign\u00e9 ce document en sa qualit\u00e9 d&#039;actionnaire, respectivement de cr\u00e9ancier de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) , mais en sa qualit\u00e9 de \u2019\u2019pr\u00e9sident\u2019\u2019 partant de mandataire social de cette soci\u00e9t\u00e9. Il convient de pr\u00e9ciser que le document ne constitue pas un contrat, mais un acte unilat\u00e9ral par lequel la soci\u00e9t\u00e9 SOC1 ) a fix\u00e9 les conditions de l&#039;\u00e9mission des obligations en cause. Aucune adh\u00e9sion par un tiers \u00e0 cet acte n&#039;est \u00e9tablie. Aucune mention de cet acte ne permet de retenir que l&#039;intim\u00e9 B) y a adh\u00e9r\u00e9 en son nom propre en tant qu&#039;actionnaire ou en tant que pr\u00eateur. Aucune acceptation de la clause de subordination de sa part, en cette qualit\u00e9, ne saurait en \u00eatre d\u00e9duite. Il convient de pr\u00e9ciser que ni la qualit\u00e9 d&#039;administrateur, ni la qualit\u00e9 d&#039;actionnaire, ni le cumul de ces deux qualit\u00e9s par l&#039;intim\u00e9 B) ne sont de nature \u00e0 lui conf\u00e9rer la qualit\u00e9 de commer\u00e7ant. La preuve qu&#039;il a accept\u00e9 en tant qu&#039;actionnaire ou de pr\u00e9teur, partant en son nom propre, les conditions de l&#039;\u00e9mission des obligations, dont la clause de subordination, doit donc \u00eatre rapport\u00e9e selon les r\u00e8gles applicables en mati\u00e8re civile. Cette preuve n&#039;est pas rapport\u00e9e. (voir la page 16, dernier paragraphe, de l&#039;arr\u00eat attaqu\u00e9),<\/p>\n<p>Il ne saurait donc \u00eatre retenu que la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 3 de l&#039;intim\u00e9 B) a un caract\u00e8re subordonn\u00e9 par rapport \u00e0 la cr\u00e9ance de l&#039;appelante SOCA) . &gt;&gt; (voir la page 17 premier paragraphe de l&#039;arr\u00eat attaqu\u00e9),<\/p>\n<p>alors que, premi\u00e8re branche, en statuant comme elle l&#039;a fait, sans examiner et sans se prononcer sur les \u00e9l\u00e9ments de preuve produits aux d\u00e9bats par la soci\u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>6 SOCA), \u00e0 savoir l&#039;Amendment to Loan Agreements conclu le 3 novembre 2010 entre le sieur B) , d&#039;une part, et SOC1) et SOCA), d&#039;autre part, qui avait \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 en annexe de la pi\u00e8ce num\u00e9rot\u00e9e 22 devant la Cour d&#039;appel (voir la pi\u00e8ce no 13 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire), tendant \u00e0 \u00e9tablir le caract\u00e8re subordonn\u00e9 de la cr\u00e9ance r\u00e9sultant des pr\u00eats \u00e0 base de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 3 du sieur B) par rapport \u00e0 celle de la demanderesse en cassation, la Cour d&#039;appel a d\u00e9natur\u00e9 ce document par omission ; que la d\u00e9naturation d&#039;un document de preuve invoqu\u00e9 par l&#039;une des parties est un cas d&#039;ouverture \u00e0 cassation ;<\/p>\n<p>alors que, deuxi\u00e8me branche, la motivation de la Cour repose erron\u00e9ment sur l&#039;Amendment to Loan Agreement sign\u00e9 le 3 novembre 2010 avec la soci\u00e9t\u00e9 SOC4), et non pas celui sign\u00e9 le m\u00eame jour en nom personnel par B) , et proc\u00e8de d\u00e8s lors d&#039;une confusion entre l&#039;Amendment to Loan Agreement du 3 novembre 2010 sign\u00e9 avec la soci\u00e9t\u00e9 SOC4) , qui avait \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 comme pi\u00e8ce num\u00e9rot\u00e9e 14 devant la Cour d&#039;appel (voir la pi\u00e8ce no 12 produite avec la pr\u00e9sent m\u00e9moire), et le Amendment to Loan Agreement sign\u00e9 le m\u00eame jour en nom personnel par B) , figurant comme annexe \u00e0 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance no 3 produite par celui-ci, et qui a \u00e9t\u00e9 produite comme pi\u00e8ce num\u00e9rot\u00e9e 22 devant la Cour d&#039;appel (voir la pi\u00e8ce no 13 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire) ; qu&#039;une r\u00e9ponse aux conclusions de la demanderesse ainsi tir\u00e9e d&#039;une pi\u00e8ce \u00e9trang\u00e8re \u00e0 celle qui \u00e9tait vis\u00e9e par ses conclusions (\u00e0 savoir la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 3 de B) et son annexe) et diff\u00e9rente des pi\u00e8ces invoqu\u00e9es dans le passage pertinent desdites conclusions est n\u00e9cessairement inop\u00e9rante ; qu&#039;il appartenait \u00e0 la Cour d&#039;appel de se prononcer sur la pi\u00e8ce produite aux d\u00e9bats par la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) et invoqu\u00e9e dans le passage pertinent de ses conclusions, \u00e0 savoir l&#039;Amendment to Loan Agreements sign\u00e9 le 3 novembre 2010 avec B) en son nom personnel, afin de voir (1) si ce document n&#039;avait pas \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 par B) en son nom personnel, et (2) si ce document ne contenait pas une clause en vertu de laquelle B) acceptait de subordonner sa propre cr\u00e9ance \u00e0 celle d&#039;SOCA), accord de subordination qui aurait produit ses effets par application de l&#039;article 1134, alin\u00e9a 1 er , du Code civil ; qu&#039;en rejetant les conclusions de la demanderesse en cassation pour le motif inop\u00e9rant pr\u00e9cit\u00e9, la Cour d&#039;appel a priv\u00e9 son arr\u00eat de base l\u00e9gale au regard de l&#039;article 1134, alin\u00e9a 1 er , du Code civil, dont d\u00e9coule le caract\u00e8re obligatoire d&#039;un accord de subordination,<\/p>\n<p>alors que, troisi\u00e8me branche, la motivation de la Cour d&#039;appel selon laquelle &lt;&lt; ni la qualit\u00e9 d&#039;administrateur, ni la qualit\u00e9 d&#039;actionnaire, ni le cumul de ces deux qualit\u00e9s par l&#039;intim\u00e9 B) ne sont de nature \u00e0 lui conf\u00e9rer la qualit\u00e9 de commer\u00e7ant. La preuve qu&#039;il a accept\u00e9 en tant qu&#039;actionnaire ou de pr\u00e9teur, partant en son nom propre, les conditions de l&#039;\u00e9mission des obligations, dont la clause de subordination, doit donc \u00eatre rapport\u00e9e selon les r\u00e8gles applicables en mati\u00e8re civile &gt;&gt; constitue une r\u00e9ponse insuffisante aux conclusions de la demanderesse en cassation qui faisaient observer que les pr\u00eats et l&#039;Amendment Agreement du 3 novembre 2010 avaient un &lt;&lt; caract\u00e8re commercial&gt;&gt; en raison de l&#039;int\u00e9r\u00eat patrimonial personnel de B), actionnaire et administrateur de la soci\u00e9t\u00e9 faillie, dans la bonne marche des affaires de SOC1) ; qu&#039;un contrat peut \u00eatre un contrat commercial dans le chef de toutes les parties, et partant \u00eatre soumis aux r\u00e8gles de la libert\u00e9 de la preuve du droit commercial (article 109 du Code de commerce) m\u00eame \u00e0 l&#039;\u00e9gard d&#039;une partie \u00e0 ce contrat qui n&#039;a pas personnellement la qualit\u00e9 de commer\u00e7ant ; qu&#039;il appartenait \u00e0 la Cour d&#039;appel de rechercher si B) n&#039;avait pas, en sa qualit\u00e9 d&#039;actionnaire et d&#039;administrateur de SOC1) , un int\u00e9r\u00eat patrimonial personnel \u00e0 la bonne marche des<\/p>\n<p>7 affaires de cette soci\u00e9t\u00e9, ce dont il se d\u00e9duirait que les actes par lui sign\u00e9s \u00e9taient des actes de commerce et que la preuve du caract\u00e8re subordonn\u00e9 de sa cr\u00e9ance \u00e9tait libre ; qu&#039;en omettant cette recherche au profit d&#039;un motif insuffisant tir\u00e9 du d\u00e9faut de la qualit\u00e9 de commer\u00e7ant dans le chef de B) , la Cour d&#039;appel a priv\u00e9 son arr\u00eat de base l\u00e9gale au regard des articles 2 et 3 du Code de commerce, si\u00e8ge de la d\u00e9finition des actes de commerce, et de l&#039;article 109 du Code de commerce, si\u00e8ge des r\u00e8gles de preuve applicables en mati\u00e8re commerciale. \u00bb ;<\/p>\n<p>Sur la deuxi\u00e8me branche :<\/p>\n<p>Attendu que le d\u00e9faut de base l\u00e9gale suppose que l\u2019arr\u00eat comporte des motifs de fait incomplets ou impr\u00e9cis qui ne permettent pas \u00e0 la Cour de cassation d\u2019exercer son contr\u00f4le sur la bonne application de la loi ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il r\u00e9sulte des \u00e9nonciations de l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9 que la d\u00e9cision de la Cour d\u2019appel, aux termes de laquelle il ne saurait \u00eatre retenu que la d\u00e9claration de cr\u00e9ance num\u00e9ro 3 de l\u2019intim\u00e9 B) a un caract\u00e8re subordonn\u00e9 par rapport \u00e0 la cr\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) , est bas\u00e9e sur l\u2019analyse d\u2019un document intitul\u00e9 \u00ab Amendment to Loan Agreement \u00bb, sign\u00e9 le 3 novembre 2010, erron\u00e9ment dat\u00e9 au 3 novembre 2015 dans l\u2019arr\u00eat d\u2019appel, entre la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) et la soci\u00e9t\u00e9 SOC4) , en pr\u00e9sence de la soci\u00e9t\u00e9 SOCA), ainsi que d\u2019un acte d\u00e9sign\u00e9 comme \u00ab Instrumentum creating 240.000 fixed rate unsecured convertible notes registered form in SOC1) S.A. (\u2026) and providing for the terms and conditions thereof. \u00bb ;<\/p>\n<p>Attendu que dans l\u2019acte d\u2019appel, soumis \u00e0 la Cour de cassation, la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) avait fait \u00e9tat d\u2019une subordination g\u00e9n\u00e9rale des cr\u00e9ances de B) qui ressortirait express\u00e9ment des diff\u00e9rents \u00ab Amendments to Loan Agreement \u00bb du 3 novembre 2010 annex\u00e9s aux d\u00e9clarations de cr\u00e9ance de B) et de la soci\u00e9t\u00e9 SOC4) ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il r\u00e9sulte des pi\u00e8ces soumises \u00e0 la Cour de cassation que deux \u00ab Amendments to Loan Agreement \u00bb ont \u00e9t\u00e9 sign\u00e9s le 3 novembre 2010 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) avec respectivement B) et la soci\u00e9t\u00e9 SOC4) , en pr\u00e9sence de la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019en rejetant le caract\u00e8re subordonn\u00e9 de la cr\u00e9ance de B) sans tenir compte de l\u2019\u00ab Amendment to Loan Agreement \u00bb sign\u00e9 le 3 novembre 2010 par B) , l\u2019arr\u00eat de la Cour d\u2019appel ne permet pas \u00e0 la Cour de cassation de contr\u00f4ler le bien- fond\u00e9 de la d\u00e9cision au regard de la pi\u00e8ce invoqu\u00e9e ;<\/p>\n<p>Qu\u2019il en suit qu\u2019en statuant comme ils l\u2019ont fait, les juges d\u2019appel n\u2019ont pas donn\u00e9 de base l\u00e9gale \u00e0 leur d\u00e9cision ;<\/p>\n<p>Que le moyen, pris en sa deuxi\u00e8me branche, est fond\u00e9 ;<\/p>\n<p>Qu\u2019il en suit qu\u2019\u00e0 cet \u00e9gard l\u2019arr\u00eat encourt la cassation ;<\/p>\n<p>Sur le second moyen de cassation :<\/p>\n<p>8 \u00ab Il est fait grief \u00e0 la Cour d&#039;appel d&#039;avoir dit pour droit que toutes les cr\u00e9ances admises ayant fait l&#039;objet de la proc\u00e9dure inscrite sous le num\u00e9ro de r\u00f4le 42733, autres que la cr\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC4) , &#8212; donc \u00e9galement la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 5 de B) &#8212; sont de m\u00eame rang,<\/p>\n<p>en retenant dans la motivation de son arr\u00eat (page 17, troisi\u00e8me paragraphe de l&#039;arr\u00eat attaqu\u00e9) qu&#039;SOCA) ne saurait se pr\u00e9valoir de la clause de subordination contenue dans les r\u00e9solutions prises par le conseil d&#039;administration de SOC1) du 27 janvier 2009 et les conditions de l&#039;\u00e9mission de l&#039;emprunt obligataire du m\u00eame jour, pour dire que sa cr\u00e9ance a un rang sup\u00e9rieur \u00e0 celle de B) ,<\/p>\n<p>ceci en r\u00e9ponse aux conclusions de la demanderesse en cassation qui faisait notamment valoir que &lt;&lt; Tous les documents produits par le sieur B) \u00e0 l&#039;appui de sa d\u00e9claration de cr\u00e9ance no 5 contiennent une clause de subordination &gt;&gt;, qu&#039;&lt;&lt; aussi bien les r\u00e9solutions prises par le conseil d&#039;administration de SOC1) du 27 janvier 2009 que les conditions de l&#039;\u00e9mission de l&#039;emprunt obligataire sans int\u00e9r\u00eats de 17.500,000,00 EUR (conditions and regulations of the privat loan for seventeen million five hundred thousand euro (17.500.000,00) by the issue of no interest bonds expiring on December 31st 2024), et notamment son article 5 Reimbursement, contiennent une indication pr\u00e9cise comme suit &lt;&lt; Until the date of the reimbursement, the reimbursement of the Bond is subordinated to all financial indebtedness of the Company and its subsidiaries&gt;&gt;, (voir la pi\u00e8ce no 9 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire, conclusions r\u00e9capitulatives du 13 juillet 2016, page 24, dernier paragraphe), que &lt;&lt; cette subordination a express\u00e9ment \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e par le sieur B), sachant qu&#039;\u00e0 l&#039;\u00e9poque, il \u00e9tait \u00e0 la fois actionnaire et administrateur de la soci\u00e9t\u00e9&gt;&gt; (voir la pi\u00e8ce no 9 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire, conclusions r\u00e9capitulatives du 13 juillet 2016, page 25, deuxi\u00e8me paragraphe), que &lt;&lt; conform\u00e9ment \u00e0 la Section 2.5. de l&#039;emprunt obligataire du 3 novembre 2010, la Schedule 4 (Shareholder lndebtedness) indique express\u00e9ment le caract\u00e8re subordonn\u00e9 des shareholder bonds \u00e9mis en date du 27 janvier 2009 au profit du sieur B) pour 17.500.000,00 EUR &gt;&gt; (voir la pi\u00e8ce no 9 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire, conclusions r\u00e9capitulatives du 13 juillet 2016, page 25, paragraphe 7), et que &lt;&lt; les comptes annuels de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) au 31 d\u00e9cembre 2010, tout comme ceux au 31 d\u00e9cembre 2009, montrent la cr\u00e9ance de 17,5 millions EUR du sieur B) dans la ligne des subordinated debts &gt;&gt; (voir la pi\u00e8ce no 9 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire, conclusions r\u00e9capitulatives du 13 juillet 2016, page 26, premier paragraphe),<\/p>\n<p>aux motifs que :<\/p>\n<p>&lt;&lt; Concernant la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 5 de l&#039;intim\u00e9 B) , le document invoqu\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) est intitul\u00e9 \u2019\u2019Resolutions of the board of directors of the company taken in the circular form on January 27, 2009\u2019\u2019. Il a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9, comme son nom l&#039;indique, par les directeurs de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) , dont l&#039;intim\u00e9 B) . Cet acte a pour but de r\u00e9gler les conditions de l&#039;\u00e9mission de nouvelles obligations dont certaines seront acquises par l&#039;intim\u00e9 B) . Cet acte contient une clause de subordination de ces obligations par rapport aux autres dettes de la soci\u00e9t\u00e9. Cet acte contient en outre la mention que \u2019\u2019Possession of the bonds implies the total acceptance of all the conditions of the present Terms and Conditions\u2019\u2019. Ce document se termine par la phrase \u2019\u2019Taken as a Circular Resolution on this 27th day of January\u2019\u2019. Suivent trois signatures, dont celle de l&#039;intim\u00e9 B) .<\/p>\n<p>A l&#039;instar de ce qui a \u00e9t\u00e9 retenu plus haut concernant l&#039;Instrumentum, il faut constater que ce document-ci n&#039;a pas non plus \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 par l&#039;intim\u00e9 B) en nom personnel en sa qualit\u00e9 d&#039;actionnaire et\/ou de pr\u00e9teur de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) . Si l&#039;intim\u00e9 B) a indubitablement eu connaissance de la clause de subordination y inscrite, les r\u00e8gles de preuve applicables en droit civil dont il peut revendiquer l&#039;application, ne permettent pas de retenir qu&#039;il a accept\u00e9 la clause de subordination en nom &#039;personnel, en sa qualit\u00e9 d&#039;actionnaire et\/ou pr\u00eateur de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) . L&#039;appelante SOCA) ne saurait partant se pr\u00e9valoir de cette clause de subordination pour dire que sa cr\u00e9ance a un rang sup\u00e9rieur \u00e0 celle de l&#039;intim\u00e9 B) faisant l&#039;objet de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 5. &gt;&gt; (page 17, deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me paragraphes de l&#039;arr\u00eat attaqu\u00e9),<\/p>\n<p>alors que, premi\u00e8re branche, la demanderesse en cassation faisait valoir dans ses conclusions r\u00e9capitulatives du 13 juillet 2016 que &lt;&lt; tous les documents produits par le sieur B) \u00e0 l&#039;appui de sa d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 5 contiennent une clause de subordination &gt;&gt; (voir la pi\u00e8ce no 9 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire, page 24, dernier paragraphe), en citant les r\u00e9solutions prises par le conseil d&#039;administration de SOC1) le 27 janvier 2009 et les conditions de l&#039;\u00e9mission de l&#039;emprunt obligataire du m\u00eame jour y annex\u00e9es ; que les m\u00eames conclusions faisaient encore valoir que &lt;&lt; cette subordination a express\u00e9ment \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e par le sieur B), sachant qu&#039;\u00e0 l&#039;\u00e9poque, il \u00e9tait \u00e0 la fois actionnaire et administrateur de la soci\u00e9t\u00e9 &gt;&gt; (voir la pi\u00e8ce no 9 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire, page 25, 2 e paragraphe) ; que par cons\u00e9quent, les conclusions d&#039;SOCA) faisaient valoir qu&#039;en produisant lesdits documents \u00e0 l&#039;appui de sa propre d\u00e9claration de cr\u00e9ance &#8212; sign\u00e9e par lui- m\u00eame &#8212; B) s&#039;en \u00e9tait appropri\u00e9 le contenu, l&#039;avait n\u00e9cessairement approuv\u00e9 et donc reconnu le caract\u00e8re subordonn\u00e9 de sa cr\u00e9ance ; qu&#039;il n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9pondu \u00e0 ce moyen dans la motivation de l&#039;arr\u00eat attaqu\u00e9 ; qu&#039;en cons\u00e9quence, l&#039;arr\u00eat attaqu\u00e9 est entach\u00e9 de d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions valant d\u00e9faut de motifs et partant, d&#039;une violation de l&#039;article 89 de la Constitution, de l&#039;article 249 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile combin\u00e9 avec l&#039;article 587 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile, et de l&#039;article 6 de la Convention europ\u00e9enne des Droits de l&#039;homme et des libert\u00e9s fondamentales ;<\/p>\n<p>alors que, deuxi\u00e8me branche, en statuant comme la Cour d&#039;appel l&#039;a fait, en se basant uniquement sur les &lt;&lt; Resolutions of the board of directors of the company taken in the circular form on January 27, 2009 &gt;&gt; et incidemment sur l&#039;&lt;&lt;Instrumentum&gt;&gt; pour dire que la cr\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) n&#039;a pas un rang sup\u00e9rieur \u00e0 la cr\u00e9ance n\u00b0 5 du sieur B) , sans examiner et sans se prononcer sur l&#039;ensemble des \u00e9l\u00e9ments de preuve produits aux d\u00e9bats par la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) tendant \u00e0 \u00e9tablir le caract\u00e8re subordonn\u00e9 de la cr\u00e9ance n\u00b0 5 du sieur B) par rapport \u00e0 celle de la demanderesse en cassation, tels les comptes annuels de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) au 31 d\u00e9cembre 2010, qui faisaient pourtant appara\u00eetre les cr\u00e9ances du sieur B) dans la ligne des dettes subordonn\u00e9es (et qui furent approuv\u00e9s par celui-ci en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des actionnaires), les juges d&#039;appel ont manqu\u00e9 de r\u00e9pondre aux conclusions formul\u00e9es, ce qui constitue une forme de d\u00e9faut de motifs et, partant, une violation de l&#039;article 89 de la Constitution, de l&#039;article 249 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile combin\u00e9 avec l&#039;article 587 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile, et de l&#039;article 6 de la Convention europ\u00e9enne des Droits de l&#039;homme et des libert\u00e9s fondamentales ;<\/p>\n<p>alors que, troisi\u00e8me branche, en statuant comme la Cour d&#039;appel l&#039;a fait, en se basant uniquement sur les &lt;&lt; Resolutions of the board of directors of the company taken in the circular form on January 27, 2009 &gt;&gt;, et incidemment sur l&#039;&lt;&lt;Instrumentum&gt;&gt;, pour dire que la cr\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) n&#039;a pas un rang sup\u00e9rieur \u00e0 la cr\u00e9ance n\u00b0 5 du sieur B) , sans examiner et sans se prononcer sur l&#039;ensemble des \u00e9l\u00e9ments de preuve produits aux d\u00e9bats par la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) , et notamment les comptes annuels de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1) au 31 d\u00e9cembre 2010 tendant \u00e0 \u00e9tablir le caract\u00e8re subordonn\u00e9 de la cr\u00e9ance n\u00b0 5 du sieur B) par rapport \u00e0 celle de la demanderesse en cassation, puisque ces comptes annuels ont fait appara\u00eetre les cr\u00e9ances du sieur B) dans la ligne des dettes subordonn\u00e9es, la Cour d&#039;appel a d\u00e9natur\u00e9 ce document par omission ; que la d\u00e9naturation d&#039;un document de preuve invoqu\u00e9 par l&#039;une des parties est un cas d&#039;ouverture \u00e0 cassation,<\/p>\n<p>alors que, quatri\u00e8me branche, la motivation de la Cour d&#039;appel constitue une r\u00e9ponse insuffisante aux conclusions de la demanderesse en cassation qui faisait observer (voir la pi\u00e8ce 9 produite avec le pr\u00e9sent m\u00e9moire, conclusions r\u00e9capitulatives du 13 juillet 2016, page 25, deuxi\u00e8me paragraphe) que &lt;&lt; cette subordination a express\u00e9ment \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e par le sieur B) , sachant qu&#039;\u00e0 l&#039;\u00e9poque, il \u00e9tait \u00e0 la fois actionnaire et administrateur de la soci\u00e9t\u00e9&gt;&gt;, autrement dit que les actes commis par le sieur B) avaient un caract\u00e8re commercial en raison de l&#039;int\u00e9r\u00eat patrimonial personnel qu&#039;avait B) dans la bonne marche des affaires de SOC1) , dont il \u00e9tait \u00e0 la fois actionnaire et administrateur ; qu&#039;un contrat peut \u00eatre un contrat commercial dans le chef de toutes les parties, et partant \u00eatre soumis aux r\u00e8gles de la libert\u00e9 de la preuve du droit commercial (article 109 du Code de commerce) m\u00eame \u00e0 l&#039;\u00e9gard d&#039;une partie \u00e0 ce contrat qui n&#039;a pas personnellement la qualit\u00e9 de commer\u00e7ant ; qu&#039;il appartenait \u00e0 la Cour d&#039;appel de rechercher si B) n&#039;avait pas, en sa double qualit\u00e9 d&#039;actionnaire et d&#039;administrateur de SOC1) , un int\u00e9r\u00eat patrimonial personnel \u00e0 la bonne marche des affaires de cette soci\u00e9t\u00e9, ce dont il se serait d\u00e9duit que les actes par lui sign\u00e9s \u00e9taient des actes de commerce et que la preuve du caract\u00e8re subordonn\u00e9 de sa cr\u00e9ance \u00e9tait libre; qu&#039;en omettant cette recherche au profit d&#039;un motif insuffisant tir\u00e9 du d\u00e9faut de la qualit\u00e9 de commer\u00e7ant dans le chef de B), la Cour d&#039;appel a priv\u00e9 son arr\u00eat de base l\u00e9gale au regard des articles 2 et 3 du Code de commerce, si\u00e8ge de la d\u00e9finition des actes de commerce, et de l&#039;article 109 du Code de commerce, si\u00e8ge des r\u00e8gles de preuve applicables en mati\u00e8re commerciale. \u00bb ;<\/p>\n<p>Sur la premi\u00e8re branche :<\/p>\n<p>Attendu que le moyen, pris en sa premi\u00e8re branche, est tir\u00e9 du grief du d\u00e9faut de r\u00e9ponse \u00e0 conclusions ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il r\u00e9sulte des conclusions r\u00e9capitulatives, soumises \u00e0 la Cour de cassation, que le moyen aux termes duquel \u00ab en produisant lesdits documents \u00e0 l&#039;appui de sa propre d\u00e9claration de cr\u00e9ance &#8212; sign\u00e9e par lui-m\u00eame &#8212; B) s&#039;en \u00e9tait appropri\u00e9 le contenu, l&#039;avait n\u00e9cessairement approuv\u00e9 et donc reconnu le caract\u00e8re subordonn\u00e9 de sa cr\u00e9ance \u00bb n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 formul\u00e9 devant la Cour d\u2019appel ;<\/p>\n<p>Qu\u2019il en suit que le moyen, pris en sa premi\u00e8re branche, n\u2019est pas fond\u00e9 ;<\/p>\n<p>Sur la quatri\u00e8me branche, qui est pr\u00e9alable :<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il r\u00e9sulte des conclusions r\u00e9capitulatives de la soci\u00e9t\u00e9 SOCA) soumises \u00e0 la Cour de cassation que la demanderesse en cassation a vait soutenu que la subordination avait \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment accept\u00e9e par B) qui \u00e9tait \u00e0 la fois actionnaire et administrateur de la soci\u00e9t\u00e9 ; qu\u2019elle n\u2019avait , toutefois, pas fait valoir que les actes pos\u00e9s par B) avaient un caract\u00e8re commercial en raison de l&#039;int\u00e9r\u00eat patrimonial personnel qu&#039;il avait dans la bonne marche des affaires de SOC1) , ni qu&#039;un contrat peut \u00eatre un contrat commercial dans le chef de toutes les parties et partant \u00eatre soumis aux r\u00e8gles de la libert\u00e9 de la preuve du droit commercial, m\u00eame \u00e0 l&#039;\u00e9gard d&#039;une partie \u00e0 ce contrat qui n&#039;a pas personnellement la qualit\u00e9 de commer\u00e7ant ;<\/p>\n<p>Que le moyen est partant nouveau et, en ce qu\u2019il comporterait un examen des circonstances de la cause, m\u00e9lang\u00e9 de fait et de droit ;<\/p>\n<p>Qu\u2019il en suit que le moyen, pris en sa quatri\u00e8me branche, est irrecevable ;<\/p>\n<p>Sur les deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me branche s :<\/p>\n<p>Attendu que le moyen, pris en ses deuxi\u00e8me et trois i\u00e8me branches, fait grief \u00e0 l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9 de ne pas s\u2019\u00eatre prononc\u00e9 sur tous les documents produits au titre de la libert\u00e9 de la preuve en mati\u00e8re commerciale ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019il r\u00e9sulte de la r\u00e9ponse donn\u00e9e au moyen, pris en sa quatri\u00e8me branche, que la Cour d\u2019appel a retenu que B) pouvait revendiquer l\u2019application des r\u00e8gles de preuve pr\u00e9vues en mati\u00e8re civile, de sorte qu\u2019elle n\u2019avait pas \u00e0 examiner les pi\u00e8ces en question ;<\/p>\n<p>Qu\u2019il en suit que le moyen, pris en ses deuxi\u00e8me et trois i\u00e8mes branches, n\u2019 est pas fond\u00e9 ;<\/p>\n<p>Sur la demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure :<\/p>\n<p>Attendu que les d\u00e9fendeurs en cassation \u00e9tant \u00e0 condamner aux d\u00e9pens, les demandes de B) et de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2) en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sont \u00e0 rejeter ;<\/p>\n<p>Par ces motifs, et sans qu\u2019il y ait lieu de statuer sur le premier moyen de cassation, pris en ses premi\u00e8re et troisi\u00e8me branches,<\/p>\n<p>casse et annule l\u2019arr\u00eat num\u00e9ro 64\/17, rendu le 5 avril 2017 sous les num\u00e9ros 42733 et 43333 du r\u00f4le par la Cour d\u2019appel, quatri\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re<\/p>\n<p>12 commerciale, en ce qu\u2019il porte sur la d\u00e9claration de cr\u00e9ance num\u00e9ro 3 produite par B) au passif de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC1) ;<\/p>\n<p>d\u00e9clare, dans cette mesure, nuls et de nul effet ladite d\u00e9cision judiciaire et les actes qui s\u2019en sont suivis, remet les parties dans l\u2019\u00e9tat o\u00f9 elles se sont trouv\u00e9es avant l\u2019arr\u00eat cass\u00e9 et, pour \u00eatre fait droit, les renvoie devant la Cour d\u2019appel, autrement compos\u00e9e ;<\/p>\n<p>rejette les demandes en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pr\u00e9sent\u00e9es par B) et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit \u00e9 limit\u00e9e SOC2) ;<\/p>\n<p>impose \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 des Iles Vierges Britanniques SOCA) la moiti\u00e9 des d\u00e9pens de l\u2019instance en cassation et \u00e0 B) et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC2) l\u2019autre moiti\u00e9 desdits d\u00e9pens avec distraction au profit de Ma\u00eetre Marc KLEYR sur ses affirmations de droit ;<\/p>\n<p>ordonne qu\u2019\u00e0 la diligence du procureur g\u00e9n\u00e9ral d\u2019Etat, le pr\u00e9sent arr\u00eat sera transcrit sur le registre de la Cour d\u2019appel et qu\u2019une mention renvoyant \u00e0 la transcription de l\u2019arr\u00eat sera consign\u00e9e en marge de la minute de l\u2019arr\u00eat annul\u00e9.<\/p>\n<p>La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Monsieur le pr\u00e9sident Jean -Claude WIWINIUS, en pr\u00e9sence de Madame Marie- Jeanne KAPPWEILER, premier avocat g\u00e9n\u00e9ral, et de Madame Viviane PROBST, greffier \u00e0 la Cour.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-de-cassation\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-de-cassation\/20240806-150742\/20190124-3992a-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00b0 18 \/ 2019 du 24.01.2019. Num\u00e9ro 3992 du registre. Audience publique de la Cour de cassation du Grand- Duch\u00e9 de Luxembourg du jeudi, vingt-quatre janvier deux mille dix -neuf. 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