{"id":801885,"date":"2026-05-01T09:07:57","date_gmt":"2026-05-01T07:07:57","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-25-janvier-2018-n-0125-43603-2\/"},"modified":"2026-05-01T09:08:00","modified_gmt":"2026-05-01T07:08:00","slug":"cour-superieure-de-justice-25-janvier-2018-n-0125-43603-2","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-25-janvier-2018-n-0125-43603-2\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 25 janvier 2018, n\u00b0 0125-43603"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 17 \/18 &#8212; IX &#8212; CIV<\/p>\n<p>Audience publique du vingt- cinq janvier deux mille dix-huit<\/p>\n<p>Num\u00e9ro 43603 du r\u00f4le<\/p>\n<p>Composition: Alain THORN, premier conseiller , pr\u00e9sident, Danielle SCHWEITZER, premier conseiller, Marc WAGNER, conseiller, Josiane STEMPER, greffier.<\/p>\n<p>E n t r e<\/p>\n<p>A.) , demeurant \u00e0 (\u2026) ,<\/p>\n<p>appelant aux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice suppl\u00e9ant Luc KONSBRUCK, en remplacement de l\u2019huissier de justice Pierre BIEL de Luxembourg, du 2 mai 2016,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Thierry REISCH, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>e t :<\/p>\n<p>l\u2019association sans but lucratif B.) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son pr\u00e9sident actuellement en fonctions,<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins du pr\u00e9dit exploit KONSBRUCK,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Richard STURM, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg.<\/p>\n<p>2 LA COUR D&#039;APPEL :<\/p>\n<p>Par exploit d&#039;huissier de justice du 18 octobre 2013, A.) a fait donner assignation \u00e0 l&#039;a.s.b.l. B.) \u00e0 compara\u00eetre devant le Tribunal d&#039;Arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, pour voir dire que la r\u00e9siliation du contrat \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e conclu le 28 juillet 2009 entre parties est intervenue de mani\u00e8re abusive, sinon subsidiairement, r\u00e9silier ce contrat aux torts exclusifs de l\u2019a.s.b.l. B.) , et voir condamner l\u2019a.s.b.l. B.) au paiement d\u2019un montant de 60.850 EUR \u00e0 titre de dommages et int\u00e9r\u00eats avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 compter du jour de la r\u00e9siliation du contrat, soit le 31.3.2010, sinon \u00e0 partir du jour de l&#039;assignation jusqu&#039;\u00e0 solde, sur base des articles 1134 et suivants du Code Civil, en raison du manque \u00e0 gagner d\u00e9coulant de la rupture anticip\u00e9e abusive du contrat.<\/p>\n<p>A l\u2019appui de sa demande, A.) exposait qu&#039;il avait \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 par l&#039;a.s.b.l. B.) en qualit\u00e9 de \u00ab footballeur professionnel \u00bb par contrat de prestation de services du 28 juillet 2009 et que par lettre recommand\u00e9e du 31 mars 2010, envoy\u00e9e par le Pr\u00e9sident et le Vice-pr\u00e9sident de l&#039;a.s.b.l B.) , il avait \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 de la r\u00e9siliation de son contrat. Par courrier du 21 avril 2010, son mandataire aurait contest\u00e9 cette r\u00e9siliation et aurait mis en demeure l&#039;a.s.b.l. B.) de le r\u00e9int\u00e9grer au sein du club. Selon le demandeur, la r\u00e9siliation du 31 mars 2010 serait intervenue sans pr\u00e9avis et pour raisons pr\u00e9tendument \u00e9conomiques, sans motif r\u00e9el valable. Suite \u00e0 cet arr\u00eat brutal des relations contractuelles, il aurait subi une perte consid\u00e9rable qui l\u2019aurait laiss\u00e9 \u00absans pouvoir se r\u00e9organiser\u00bb.<\/p>\n<p>Il chiffrait son manque \u00e0 gagner au montant de 60.850 EUR, ce montant correspondant aux sommes dues depuis le mois de mars 2010, date de la cessation des paiements de sa r\u00e9mun\u00e9ration par l&#039;a.s.b.l. B.) .<\/p>\n<p>Par un jugement du 24 f\u00e9vrier 2016, le tribunal d\u2019arrondissement a rejet\u00e9 les moyens de nullit\u00e9 de l\u2019exploit introductif d\u2019instance soulev\u00e9s par l\u2019a.s.bl. B.) et a d\u00e9bout\u00e9 A.) de sa demande.<\/p>\n<p>Par exploit d\u2019huissier de justice du 2 mai 2016, A.) a r\u00e9guli\u00e8rement relev\u00e9 appel de la d\u00e9cision du 24 f\u00e9vrier 2016, lui signifi\u00e9e le 23 mars 2016 par l\u2019a.s.bl. B.) .<\/p>\n<p>L\u2019appelant demande \u00e0 la Cour de r\u00e9former la d\u00e9cision entreprise, de dire que la r\u00e9siliation du contrat de louage de services, intervenue en date du 31 mars 2010, sinon du 27 avril 2010, est abusive et de<\/p>\n<p>3 condamner l\u2019a.s.b.l. B.) au paiement de la somme de 60.850 EUR au titre de dommages et int\u00e9r\u00eats.<\/p>\n<p>Par conclusions subs\u00e9quentes, il demande , principalement, la condamnation de l\u2019a.s.b.l. B.) au paiement d\u2019un montant de 61.550 EUR et, subsidiairement, au paiement d\u2019un montant de 48.750 EUR, y non compris les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux.<\/p>\n<p>L\u2019a.s.b.l B.) a r\u00e9guli\u00e8rement form\u00e9 appel incident du jugement du 24 f\u00e9vrier 2016 qui a rejet\u00e9 tant le moyen de nullit\u00e9 tir\u00e9 de l\u2019article 153 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile, en raison de l\u2019indication erron\u00e9e de l\u2019adresse de A.) que le moyen de nullit\u00e9 tir\u00e9 du libell\u00e9 obscur de l\u2019assignation introductive d\u2019instance.<\/p>\n<p>Pour des raisons de logique juridique, il convient d\u2019analyser d\u2019abord les moyens de nullit\u00e9s soulev\u00e9s par l\u2019intim\u00e9e dans le cadre de son appel incident.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e fait valoir que A.) aurait, dans son assignation introductive d\u2019instance, indiqu\u00e9 une autre adresse que dans le cadre de proc\u00e9dures ant\u00e9rieurement diligent\u00e9es devant le tribunal du travail. Cette fausse indication l\u2019aurait induite en erreur quant \u00e0 son adresse exacte et serait de nature \u00e0 lui causer un pr\u00e9judice en relation avec l\u2019ex\u00e9cution du jugement.<\/p>\n<p>L\u2019adresse de A.) , mentionn\u00e9e dans l\u2019exploit introductif d\u2019instance, est \u00e0 (\u2026). Cette adresse figure aussi bien dans le contrat sign\u00e9 entre parties que sur les lettres de r\u00e9siliation et les certificats m\u00e9dicaux produits en cause par A.) .<\/p>\n<p>Aux termes de l&#039;article 264 alin\u00e9a 2 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile, aucune nullit\u00e9 pour vice de forme des exploits des actes de proc\u00e9dure ne pourra \u00eatre prononc\u00e9e que s&#039;il est justifi\u00e9 que l&#039;inobservation de la formalit\u00e9, m\u00eame substantielle, aura pour effet de porter atteinte aux int\u00e9r\u00eats de la partie adverse.<\/p>\n<p>L&#039;indication du domicile a trait \u00e0 une formalit\u00e9 mat\u00e9rielle de l\u2019acte.<\/p>\n<p>L\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 d\u2019un acte est dommageable lorsqu\u2019elle d\u00e9sorganise la d\u00e9fense de l\u2019adversaire.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, m\u00eame \u00e0 supposer que la partie appelante ait indiqu\u00e9 une adresse de domicile erron\u00e9e dans son acte d\u2019 assignation, ce qui n\u2019est pas \u00e9tabli, l\u2019intim\u00e9e reste en d\u00e9faut de d\u00e9montrer l&#039;existence d&#039;un grief dans son chef en relation avec l\u2019indication du domicile de la partie adverse.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e fait ensuite valoir que c\u2019est \u00e0 tort que la juridiction de premi\u00e8re instance a rejet\u00e9 son moyen de nullit\u00e9 tir\u00e9 du libell\u00e9 obscur puisque l\u2019acte introductif d\u2019instance \u00ab n\u2019indique pas en quoi la rupture du contrat aurait \u00e9t\u00e9 abusive de m\u00eame qu\u2019elle n\u2019argumente nullement les raisons du maintien en relation \u00bb.<\/p>\n<p>Aux termes de l\u2019article 154 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, l\u2019exploit d\u2019assignation doit contenir, \u00e0 peine de nullit\u00e9, entre autres, \u00ab l\u2019objet et un expos\u00e9 sommaire des moyens \u00bb.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte \u00e0 suffisance de l\u2019assignation du 18 octobre 2013 que A.) reproche \u00e0 l\u2019a.s.b.l. B.) d\u2019avoir abusivement r\u00e9sili\u00e9 le contrat entre parties et qu\u2019il r\u00e9clame \u00e0 titre de dommages et int\u00e9r\u00eats pour pr\u00e9judice subi la somme de 60.850 EUR.<\/p>\n<p>Ainsi l\u2019a.s.bl. B.) n\u2019a pas pu se m\u00e9prendre sur la port\u00e9e, la cause et le fondement de l\u2019action juridique dirig\u00e9e contre elle.<\/p>\n<p>L\u2019appel incident est d\u00e8s lors infond\u00e9.<\/p>\n<p>Il est constant en cause que A.) a conclu un contrat de joueur de football avec l\u2019a.s.b.l. B.) .<\/p>\n<p>Ce contrat stipule sous l\u2019article 6, intitul\u00e9 \u201eAufl\u00f6sung des Vertrags\u201c, que : \u201eDieser Vertrag hat G\u00fcltigkeit ab Anfang der Saison 2009\/2010 und endet zum Schluss der Saison 2011\/2012.<\/p>\n<p>Der Vertrag kann nichtsdestoweniger w\u00e4hrend der Saison aufgel\u00f6st werden, respektiv am Ende jeder Saison : -in gegenseitigem Einverst\u00e4ndnis der beiden Parteien -oder mit sofortiger Wirkung durch eine der beiden Parteien, wenn eine dieser Parteien die Abmachungen des gegenw\u00e4rtigen Vertrages in grober und eindeutiger Art und Weise verletzt durch Einschreibebrief an die Gegenpartei bis zum 1.April der laufenden Saison.\u201c<\/p>\n<p>Suivant courrier recommand\u00e9 du 31 mars 2010, l\u2019a.s.b.l. B.) a notifi\u00e9 \u00e0 A.) la r\u00e9siliation de son contrat dans les termes suivants :<\/p>\n<p>\u00ab Wir bedauern Ihnen mitteilen zu m\u00fcssen dass der Verwaltungsrat des B.) beschlossen hat den Vertrag der Sie an unseren Vertrag bindet, aufzul\u00f6sen so dass er am Ende der Saison 2009\/2010 nicht mehr verl\u00e4ngert wird, dies aus wirtschaftlichen Gr\u00fcnden.<\/p>\n<p>5 Deshalb erlaubt B.) Ihnen sich einen anderen Verein anzuschliessen, dies ab der Saison 2010\/2011. Der Freigabeschein wird Ihnen zu gegebener Zeit ausgeh\u00e4ndigt.<\/p>\n<p>Wir danken Ihnen f\u00fcr die unserem Verein geleisteten Dienste und erwarten denselben Einsatz ihrerseits bis Ende der laufenden Spielzeit. \u00bb<\/p>\n<p>Le 21 avril 2010, le mandataire de A.) s&#039;adresse \u00e0 l\u2019a.s.b.l. B.) pour contester la r\u00e9siliation intervenue.<\/p>\n<p>Suivant courrier recommand\u00e9 du 27 avril 2010, l\u2019a.s.b.l. B.) fait valoir que jusqu&#039;au 26 avril 2010, elle n&#039;avait pas re\u00e7u de certificat m\u00e9dical de la part de A.) justifiant de son absence durant la 16 e semaine, ce qui constituerait une faute grave. Il n&#039;aurait pas non plus \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent en date du 24 avril 2010, \u00e0 savoir lors du dernier entra\u00eenement de la semaine concern\u00e9e. Ces faits seraient constitutifs d\u2019une faute grave ayant d\u00e9termin\u00e9 le club \u00e0 r\u00e9silier le contrat avec A.) et \u00e0 ne pas le reconduire \u00e0 la fin de la saison 2009\/2010.<\/p>\n<p>A.) fait valoir qu\u2019en l\u2019absence d\u2019accord entre parties ou de violation du contrat de joueur, la r\u00e9siliation intervenue par lettre du 31 mars 2010 pour motifs \u00e9conomiques est abusive.<\/p>\n<p>Le club r\u00e9plique d\u2019abord que la r\u00e9siliation s\u2019est faite moyennant un pr\u00e9avis de deux mois permettant au joueur de trouver un autre club et que, par ailleurs, le joueur a touch\u00e9 ses r\u00e9mun\u00e9rations pour les mois d\u2019avril \u00e0 mai 2010. Le joueur A.) n\u2019aurait cependant, pendant la p\u00e9riode de pr\u00e9avis, pas respect\u00e9 les obligations d\u00e9coulant du r\u00e8glement interne du club sign\u00e9 en date du 25 ao\u00fbt 2009 et notamment l\u2019article 5 de sorte que le club aurait pu valablement r\u00e9silier le contrat entre parties pour faute grave.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 juste titre que le tribunal de premi\u00e8re instance a d\u2019abord retenu qu\u2019une r\u00e9siliation pour motifs \u00e9conomiques n\u2019est pas pr\u00e9vu par le contrat conclu entre parties.<\/p>\n<p>Dans sa lettre du 31 mars 2010, le club a accord\u00e9 un pr\u00e9avis de deux mois \u00e0 A.) de sorte que, pendant cette p\u00e9riode, la relation contractuelle entre parties \u00e9tait maintenue, que A.) devait respecter ses engagements au sein du club jusqu\u2019\u00e0 la fin du mois de mai 2010, ce qui correspondait \u00e0 la fin de la saison footballistique et que pendant cette p\u00e9riode le contrat entre parties pouvait \u00eatre r\u00e9sili\u00e9 pour faute grave.<\/p>\n<p>Il est constant en cause que la r\u00e9siliation du 27 avril 2010 pour faute est intervenue pendant cette p\u00e9riode de sorte que c\u2019est \u00e0 bon droit que le<\/p>\n<p>6 tribunal de premi\u00e8re instance a dit que c\u2019est cette r\u00e9siliation qui a mis fin de mani\u00e8re d\u00e9terminante aux relations contractuelles entre parties.<\/p>\n<p>Le club justifie cette r\u00e9siliation par le fait que le joueur \u00e9tait absent dans la semaine du 19 au 25 avril 2010 et notamment lors du dernier entra\u00eenement du 24 avril 2010, sans pr\u00e9venir les responsables de l\u2019a.s.b.l. B.) des raisons de son absence. Le fait par A.) de ne donner aucune nouvelle pendant toute une semaine aurait eu pour cons\u00e9quence de laisser le club dans l\u2019ignorance compl\u00e8te quant \u00e0 la question de savoir s\u2019il reviendrait ou non.<\/p>\n<p>Le club offre de prouver par audition de t\u00e9moins les faits suivants : \u00ab Attendu que pendant la semaine calendaire 16 (9 au 25 avril 2010) le joueur A.) \u00e9tait absent de tout entra\u00eenement, sans que les responsables de l\u2019 B.) soient au courant de la raison de son absence,<\/p>\n<p>que ce n\u2019est qu\u2019en date du 26 avril 2010 que le joueur A.) adresse un certificat de maladie \u00e0 l\u2019B.) ,<\/p>\n<p>qu\u2019il y a lieu de relever que le pr\u00e9dit certificat m\u00e9dical a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli uniquement en date du 26 avril 2010 aux fins de certifier que le sieur A.) aurait \u00e9t\u00e9 malade du 19 avril 2010 au 27 avril 2010,<\/p>\n<p>Le joueur A.) a par ailleurs, enfreint l\u2019article 5 du r\u00e8glement interne du club. Sign\u00e9 le 25.8.2008, qui stipule :<\/p>\n<p>\u00ab Chaque joueur bless\u00e9 (longue ou courte dur\u00e9e) doit \u00eatre pr\u00e9sent au dernier entra\u00eenement de la semaine et aux matchs officiels de l\u2019\u00e9quipe fanion. En cas d\u2019emp\u00eachement, le joueur doit avertir pr\u00e9alablement le pr\u00e9sident C.) au (\u2026) \u00bb<\/p>\n<p>En date du 24.4.2010, le joueur A.) n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9sent lors du dernier entra\u00eenement, de m\u00eame qu\u2019il a omis d\u2019en aviser le Pr\u00e9sident du club des raisons de son absence.<\/p>\n<p>De la sorte le joueur A.) a \u00e9t\u00e9 exclu d\u00e9finitivement pour manquements graves au r\u00e8glement interne du club, suivant courrier du 27 avril 2010, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que les indemnit\u00e9s lui ont \u00e9t\u00e9 vers\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 la fin de la saison, soit jusqu\u2019au 31.5.2010 inclus. \u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est d\u2019abord \u00e0 tort que A.) soutient que la r\u00e9siliation de son contrat est intervenue ant\u00e9rieurement \u00e0 ses absences aux entra\u00eenements qui ont eu lieu pendant la p\u00e9riode du 19 au 25 avril 2010. Cette r\u00e9siliation est intervenue par courrier recommand\u00e9 du 27 avril 2010 avec l\u2019indication que le club n\u2019a pas re\u00e7u de certificat m\u00e9dical jusqu\u2019au 26 avril 2010 de la part du joueur justifiant son absence durant la 16 e semaine.<\/p>\n<p>A.) conteste toute faute dans son chef.<\/p>\n<p>Il pr\u00e9tend qu\u2019il s\u2019\u00e9tait bless\u00e9 lors d\u2019une rencontre sportive qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e en date du 21 mars 2010 et que, d\u00e8s le lendemain, soit le 22 mars 2010, le docteur D.) aurait diagnostiqu\u00e9 une hernie inguinale du c\u00f4t\u00e9 gauche. Ce m\u00eame jour, le docteur D.) aurait personnellement contact\u00e9 l\u2019entra\u00eeneur pour le tenir inform\u00e9 de l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 de son joueur et l\u2019aurait inform\u00e9 quant aux risques et \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de l\u2019op\u00e9rer.<\/p>\n<p>A titre de preuve, l\u2019appelant produit une attestation testimoniale \u00e9tablie par le docteur D.) .<\/p>\n<p>Le r\u00e8glement interne du club, sign\u00e9 par A.) , stipule en ses articles 3 et 5 que : \u00ab Artikel 3 Jeder Kaderspieler verpflichtet sich an den Trainingseinheiten teilzunehmen. Bei Verhinderung muss er den Trainer mindestens eine Stunde vor Trainigsbeginn durch einen Telefonanruf unterrichten.<\/p>\n<p>Artikel 5 Jeder verletzte Spieler (langzeit oder kurzzeitverletzt), muss beim letzten Wochentraining und bei offiziellen Spielen der 1. Mannschaft anwesend sein. Im Verhinderungsfall muss der Spieler vorher Pr\u00e4sident C.) (GSM \u2026) unterrichten. \u00bb<\/p>\n<p>Les certificats m\u00e9dicaux produits en cause et plus amplement \u00e9num\u00e9r\u00e9s dans le jugement de premi\u00e8re instance ont justifi\u00e9 l&#039;absence de A.) durant la semaine du 19 au 25 avril 2010.<\/p>\n<p>Dans son attestation testimoniale du 2 avril 2016 le docteur D.) d\u00e9clare : \u00ab Als behandelnder Arzt von Herrn A.) , im Jahr 2010, habe ich regelm\u00e4ssig am Vinzenz-Pallotti-Hospital in Bergisch Gladbach behandelt. Zu diesem Zeitpunkt spielte Herr A.) in Luxemburg. Auch andere Spieler aus diesem Verein habe ich in dieser Zeit behandelt. Die bei Herr A.) aufgetretenen Leistenbeschwerden wurden auf einen bestehenden Leistenbruch zur\u00fcckgef\u00fchrt. Eine entsprechende Operationsindikation wurde zusammen mit de m Chefarzt der Allgemeinchirurgie, Dr F.) , gestellt. Nach entsprechender R\u00fccksprache, auch in Anwesenheit von Herrn A.) , habe ich damals die Vereinsf\u00fchrung, Herrn E.) und C.) , \u00fcber die Diagnose und anstehende Operation sowie postoperativen sportlichen Ausfall informiert. Da sich der Verein zu diesem Zeitpunkt im akuten Abstiegskampf befand, haben wir uns, gemeinsam entschlossen die Operation heraus zuz\u00f6gern, damit Herr A.) , der Mannschaft zur Verf\u00fcgung steht. Dem wurde von allen Seiten zugestimmt(\u2026)\u00bb.<\/p>\n<p>Si le docteur D.) d\u00e9clare dans son attestation testimoniale avoir inform\u00e9 \u00ab die Vereinsf\u00fchrung, Herrn E.) und C.) , \u00fcber die Diagnose und anstehende Operation sowie postoperativen sportlichen Ausfall \u00bb, il ne pr\u00e9cise cependant pas \u00e0 quelle date exacte cette information a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e. Il ne r\u00e9sulte, en outre, pas des d\u00e9clarations du docteur D.) que les responsables du club et l\u2019entra\u00eeneur \u00e9taient inform\u00e9s de l\u2019absence de A.) pendant la p\u00e9riode du 19 au 27 avril 2010. Par ailleurs, A.) ne conteste pas n\u2019avoir remis son certificat m\u00e9dical que le 26 avril 2010.<\/p>\n<p>L\u2019attestation du docteur D.) ne prouve partant pas que le club ait \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 en temps utile, conform\u00e9ment au r\u00e8glement interne, de l\u2019absence de A.) pendant la p\u00e9riode en question.<\/p>\n<p>Il convient, d\u00e8s lors, en l\u2019absence de toute autre preuve ou offre de preuve de la part de A.) de retenir que ce dernier n\u2019a pas respect\u00e9 les obligations contractuelles lui incombant en vertu des articles 3 et 5 pr\u00e9cit\u00e9s.<\/p>\n<p>L\u2019offre de preuve par audition de t\u00e9moins pr\u00e9sent\u00e9e par l\u2019intim\u00e9e est \u00e0 rejeter pour \u00eatre superf\u00e9tatoire.<\/p>\n<p>Le jugement de premi\u00e8re instance est, par cons\u00e9quent, \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a retenu que l\u2019absence injustifi\u00e9e de A.) est constitutive d\u2019un manquement majeur aux obligations de ce dernier constituant une faute grave au sens de l\u2019article 6 du contrat conclu entre parties qui pr\u00e9voit que : \u00ab (\u2026) Der Vertrag kann nichts desto weniger w\u00e4hrend der Saison aufgel\u00f6st werden respektiv am Ende jeder Saison : (\u2026) oder mit sofortiger Wirkung durch eine der beiden Parteien, wenn eine dieser Parteien die Abmachungen des gegenw\u00e4rtigen Vertrages in grober und eindeutiger Art und Weise verletzt (\u2026)\u00bb et en ce qu\u2019il a dit que la r\u00e9siliation intervenue le 27 avril 2010 n\u2019est pas intervenue de mani\u00e8re abusive.<\/p>\n<p>La demande en indemnisation de A.) a, par cons\u00e9quent, \u00e0 juste titre, \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e non fond\u00e9e.<\/p>\n<p>Au vu de l\u2019issue du litige, c\u2019est \u00e0 bon droit que A.) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9bout\u00e9 de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour la premi\u00e8re instance et sa demande pr\u00e9sent\u00e9e pour l\u2019instance d\u2019appel est \u00e0 d\u00e9clarer non fond\u00e9e.<\/p>\n<p>Il ne para\u00eet, en l\u2019esp\u00e8ce pas in\u00e9quitable de laisser \u00e0 charge de l\u2019a.s.b.l. B.) des sommes expos\u00e9es par elle et non comprises dans les d\u00e9pens,<\/p>\n<p>9 de sorte qu\u2019elle est \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS la Cour d\u2019appel, neuvi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant contradictoirement, sur le rapport du magistrat de la mise en \u00e9tat,<\/p>\n<p>re\u00e7oit les appels principal et incident,<\/p>\n<p>les d\u00e9clare non fond\u00e9s,<\/p>\n<p>confirme le jugement entrepris,<\/p>\n<p>condamne A.) aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel avec distraction au profit de Ma\u00eetre Richard STURM, avocat concluant, qui la demande, affirmant en avoir fait l\u2019avance.<\/p>\n<p>La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Alain THORN, pr emier conseiller, pr\u00e9sident , en pr\u00e9sence du greffier Josiane STEMPER.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-9\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-9\/20240827-215621\/20180125-43603a-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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