{"id":818210,"date":"2026-05-02T20:07:32","date_gmt":"2026-05-02T18:07:32","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\/"},"modified":"2026-05-02T20:07:37","modified_gmt":"2026-05-02T18:07:37","slug":"cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 5 avril 2017, n\u00b0 2733-43333"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1<\/p>\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 64\/1 7 IV-COM<\/p>\n<p>Audience publique du cinq avril deux mille dix -sept Num\u00e9ros 42733 et 43333 du r\u00f4le<\/p>\n<p>Composition :<\/p>\n<p>Roger LINDEN, pr\u00e9sident de chambre; Marianne HARLES, premi\u00e8re conseill\u00e8re; Elisabeth WEYRICH, conseill\u00e8re; Simone FLAMMANG, avocat g\u00e9n\u00e9ral; Eric VILVENS, greffier.<\/p>\n<p>I) R\u00f4le 42733<\/p>\n<p>E n t r e :<\/p>\n<p>la soci\u00e9t\u00e9 des Iles Vierges Britanniques SOC1.) CORP., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 (\u2026), (\u2026), (\u2026), (\u2026), (\u2026), Iles Vierges Britanniques, repr\u00e9sent\u00e9e par son \u00ab board of directors \u00bb actuellement en fonctions, immatricul\u00e9e au \u00ab Register of Companies \u00bb des Iles Vierges Britanniques sous le num\u00e9ro (\u2026),<\/p>\n<p>appelante aux termes de deux actes de l\u2019huissier de justice Jean- Claude Steffen d\u2019Esch-sur-Alzette du 28 juillet 2015 et du 31 juillet 2015,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Marc Kleyr, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>e t<\/p>\n<p>1) Ma\u00eetre Alain RUKAVINA, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 L- 1142 Luxembourg, 9, rue Pierre d&#039;Aspelt, pris en sa qualit\u00e9 de curateur de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC2.) et de repr\u00e9sentant de la masse des cr\u00e9anciers de cette faillite, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-(\u2026), (\u2026), inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026), d\u00e9clar\u00e9e en \u00e9tat de fail lite par jugement rendu par le tribunal d&#039;arrondissement de Luxembourg en date du 23 d\u00e9cembre 2013,<\/p>\n<p>intim\u00e9 aux fins des pr\u00e9dits actes Steffen,<\/p>\n<p>comparant par lui -m\u00eame,<\/p>\n<p>2) A.), sans \u00e9tat connu, demeurant \u00e0 MC-(\u2026), (\u2026),<\/p>\n<p>intim\u00e9 aux fins des pr\u00e9dits actes Steffen,<\/p>\n<p>comparant par LOYENS &amp; LOEFF LUXEMBOURG, \u00e9tablie \u00e0 L &#8212; 2540 Luxembourg, 20, rue Edward Steichen, inscrite \u00e0 la liste V du tableau de l\u2019Ordre des avocats du Barreau de Luxembourg, repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil de g\u00e9rance actuellement en fonctions, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre V\u00e9ronique Hoffeld, avocat \u00e0 la Cour,<\/p>\n<p>3) la soci\u00e9t\u00e9 de droit mon\u00e9gasque SOC3.) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 MC-(\u2026), (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son pr\u00e9sident d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 ou ses dirigeants actuellement en fonctions,<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins des pr\u00e9dits actes Steffen,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Sabrina Martin, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>4) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC4.) LUXEMBOURG, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins des pr\u00e9dits actes Steffen,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Max Mailliet, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>5) la soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative droit italien BANCO POPOLARE, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 I -37121 V\u00e9rone, 1, Piazzetta Monte, repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de V\u00e9rone sous le num\u00e9ro 03700430238, venant au droit de la soci\u00e9t\u00e9 BANCA POPOLARE DI LUDI, comme suite \u00e0 une fusion absorption en date du 20 d\u00e9cembre 2011, la signification \u00e9tant faite \u00e0 son si\u00e8ge, au greffe du tribunal de commerce, Annexe Plateau S t. Esprit, Cit\u00e9 Judiciaire, L-2080 Luxembourg et au domicile de son avocat au Luxembourg, Ma\u00eetre Jo\u00eb Lemmer, avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 L-1330 Luxembourg, 30, boulevard Grande- Duchesse Charlotte,<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins des pr\u00e9dits actes Steffen,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Jo\u00eb Lemmer, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>6) la soci\u00e9t\u00e9 de droit italien UNICREDIT CREDIT MANAGEMENT BANK, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 I -37121 V\u00e9rone, 1, Piazzetta Monte, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de V\u00e9rone sous le num\u00e9ro 00390840239, la signification \u00e9tant faite \u00e0 son si\u00e8ge, au greffe du tribunal de commerce, Annexe Plateau St. Esprit, Cit\u00e9 Judiciaire, L-2080 Luxembourg et au domicile de son avocat au Luxembourg, Ma\u00eetre Denis Philippe, avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 L- 1330 Luxembourg, 30, boulevard Grande- Duchesse Charlotte,<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins des pr\u00e9dits actes Steffen,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Denis Philippe, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>7) Ma\u00eetre ME.) , avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 L-(\u2026), (\u2026),<\/p>\n<p>intim\u00e9 aux fins des pr\u00e9dits actes Steffen,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Michel Molitor, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>en pr\u00e9sence de :<\/p>\n<p>la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC5.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>intervenant volontairement,<\/p>\n<p>comparant par LOYENS &amp; LOEFF LUXEMBOURG, \u00e9tablie \u00e0 L &#8212; 2540 Luxembourg, 20, rue Edward Steichen, inscrite \u00e0 la liste V du tableau de l\u2019Ordre des avocats du Barreau de Luxembourg, repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil de g\u00e9rance actuellement en fonctions, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre V\u00e9ronique Hoffeld, avocat \u00e0 la Cour,<\/p>\n<p>II) R\u00f4le 43333<\/p>\n<p>E n t r e<\/p>\n<p>la soci\u00e9t\u00e9 des Iles Vierges Britanniques SOC1.) CORP., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 (\u2026), (\u2026), (\u2026), (\u2026), (\u2026), Iles Vierges<\/p>\n<p>Britanniques, repr\u00e9sent\u00e9e par son \u00ab board of directors \u00bb actuellement en fonctions, immatricul\u00e9e au \u00ab Register of Companies \u00bb des Iles Vierges Britanniques sous le num\u00e9ro (\u2026),<\/p>\n<p>appelante aux termes d\u2019un acte de l\u2019huissier de justice Pierre Biel de Luxembourg du 27 janvier 2016,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Marc Kleyr, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>e t<\/p>\n<p>1) Ma\u00eetre Alain RUKAVINA, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 L- 1142 Luxembourg, 9, rue Pierre d&#039;Aspelt, pris en sa qualit\u00e9 de curateur de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC2.) et de repr\u00e9sentant de la masse des cr\u00e9anciers de cette faillite, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-(\u2026), (\u2026), inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026), d\u00e9clar\u00e9e en \u00e9tat de faillite par jugement rendu par le Tribunal d&#039;Arrondissement de et \u00e0 Luxembourg en date du 23 d\u00e9cembre 2013,<\/p>\n<p>intim\u00e9 aux fins du pr\u00e9dit acte Biel,<\/p>\n<p>comparant par lui -m\u00eame,<\/p>\n<p>2) la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC5.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins du pr\u00e9dit acte Biel,<\/p>\n<p>comparant par LOYENS &amp; LOEFF LUXEMBOURG, \u00e9tablie \u00e0 L &#8212; 2540 Luxembourg, 20, rue Edward Steichen, inscrite \u00e0 la liste V du tableau de l\u2019Ordre des avocats du Barreau de Luxembourg, repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil de g\u00e9rance actuellement en fonctions, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre V\u00e9ronique Hoffeld, avocat \u00e0 la Cour,<\/p>\n<p>3) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC4.) LUXEMBOURG, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins du pr\u00e9dit acte Biel,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Max Mailliet, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg.<\/p>\n<p>LA COUR D&#039;APPEL<\/p>\n<p>Suivant jugement du 23 d\u00e9cembre 2013 du tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC2.) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e en faillite.<\/p>\n<p>Lors de l\u2019audience de v\u00e9rification des cr\u00e9ances du 4 d\u00e9cembre 2014, le curateur, Ma\u00eetre Alain RUKAVINA, a contest\u00e9 les d\u00e9clarations de cr\u00e9ance produites au passif de la faillite, \u00e0 l\u2019exception de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 2 produite par l\u2019Administration des contributions, laquelle a fait l\u2019objet d\u2019une admission au passif privil\u00e9gi\u00e9. La d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 10 n\u2019a pas fait l\u2019objet d\u2019une v\u00e9rification par le curateur.<\/p>\n<p>Suite au d\u00e9bat sur les contestations, le tribunal a rendu un jugement contradictoire en date du 18 mai 2015 par lequel il a :<\/p>\n<p>1) admis au passif chirographaire de la faillite SOC2.) :<\/p>\n<p>&#8212; la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 3 de A.) (ci-apr\u00e8s \u00ab A.) \u00bb) pour le montant de 10.951.021 euros \u00e0 titre principal et de 2.103.350,36 euros \u00e0 titre d\u2019int\u00e9r\u00eats, &#8212; la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 5 du m\u00eame A.) pour le montant de 17.500.000 euros, &#8212; la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 4 de la soci\u00e9t\u00e9 de droit mon\u00e9gasque SOC3.) pour le montant de 1.287.538,31 euros, sous d\u00e9duction des royalties \u00e9chues \u00e0 la masse du chef du contrat de licence conclu en date du 14.9.2007 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC3.) avec la soci\u00e9t\u00e9 SOC6.), repris par la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) , depuis le 16 juin 2014 jusqu\u2019au jour de la cession de la marque, respectivement de la reddition des comptes, &#8212; la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 6 de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme de droit luxembourgeois SOC4.) LUXEMBOURG (ci-apr\u00e8s \u00ab la soci\u00e9t\u00e9 SOC4.) \u00bb) pour le montant de 2.320.000 euros, &#8212; la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 7 de la soci\u00e9t\u00e9 de droit italien BANCO POPOLARE venant aux droits de la BANCA POPOLARE DI LODI, pour un montant de 5.312.535,81 euros, &#8212; la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 8 de la soci\u00e9t\u00e9 par actions de droit italien UNICREDIT d\u00e9pos\u00e9e au nom de celle- ci par la soci\u00e9t\u00e9 par actions de droit italien UNICREDIT CREDIT MANAGEMENT (ci-apr\u00e8s \u00ab la soci\u00e9t\u00e9 UNICREDIT \u00bb), pour les montants de 4.006.958,45 euros au principal, ainsi que la somme de 4.953 euros au titre d\u2019int\u00e9r\u00eats d\u00e9biteurs et de 461,33 euros au titre de frais, &#8212; la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 9 de Ma\u00eetre ME\u2019.) pour le montant de 6.997,59 euros (Il y a eu erreur au dispositif du jugement, celui-ci devant se lire \u00ab la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 9 de Ma\u00eetre ME.) \u00bb). 2) rejet\u00e9 du passif chirographaire:<\/p>\n<p>&#8212; la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 1 de la soci\u00e9t\u00e9 des \u00eeles Vierges Britanniques SOC1.) pour le montant de 30.160.000 euros, &#8212; la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 6 de la soci\u00e9t\u00e9 SOC4.) LUXEMBOURG pour le montant de 500.142 euros. Le tribunal a dit qu\u2019il n\u2019y avait pas lieu de se prononcer en l\u2019\u00e9tat des op\u00e9rations de liquidation sur le rang des diff\u00e9rentes cr\u00e9ances entre elles.<\/p>\n<p>Par exploit d\u2019huissiers de justice des 28 et 31 juillet 2015, la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) a relev\u00e9 appel du jugement du 18 mai 2015.<\/p>\n<p>Elle a demand\u00e9 \u00e0 voir annuler le jugement au motif que le juge commissaire n\u2019a pas fait rapport avant les d\u00e9bats et que le tribunal a statu\u00e9 infra petita sur certains points et ultra petita sur d\u2019autres. A titre subsidiaire, la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) a conclu \u00e0 la r\u00e9formation du jugement en requ\u00e9rant l\u2019admission de sa cr\u00e9ance au passif de la faillite au rang de cr\u00e9ance chirographaire premi\u00e8re en rang.<\/p>\n<p>Quant aux autres cr\u00e9ances, l\u2019appelante SOC1.) a demand\u00e9 \u00e0 ce que :<\/p>\n<p>&#8212; les cr\u00e9ances n\u00b0 3 et n\u00b0 5 de A.), ainsi que la cr\u00e9ance n\u00b0 6 de la soci\u00e9t\u00e9 SOC4.) soient admises avec un rang subordonn\u00e9, en tout cas inf\u00e9rieur \u00e0 sa cr\u00e9ance,<\/p>\n<p>&#8212; la cr\u00e9ance n\u00b0 4 de la soci\u00e9t\u00e9 SOC3.) soit rejet\u00e9e, sinon admise avec un caract\u00e8re subordonn\u00e9, en tout cas inf\u00e9rieur \u00e0 sa cr\u00e9ance,<\/p>\n<p>&#8212; les cr\u00e9ances n\u00b0 7 de la soci\u00e9t\u00e9 BANCO POPOLARE et n\u00b0 8 de la soci\u00e9t\u00e9 UNICREDIT soient rejet\u00e9es, sinon ne priment pas la cr\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) et soient admises au m\u00eame rang que cette derni\u00e8re.<\/p>\n<p>Cette affaire a \u00e9t\u00e9 inscrite sous le num\u00e9ro du r\u00f4le 42733.<\/p>\n<p>Par jugement du 6 janvier 2016, le tribunal d\u2019arrondissement a autoris\u00e9 le curateur de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) , Ma\u00eetre Alain RUKAVINA, \u00e0 vendre \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC5.), selon le mode et les conditions contenus dans le contrat de vente du 5 novembre 2015, les actifs suivants :<\/p>\n<p>&#8212; la participation de 99,985 %, repr\u00e9sent\u00e9e par 19 997 actions, au capital de la soci\u00e9t\u00e9 SOC3.) (Monaco)<\/p>\n<p>&#8212; la participation de 100 % au capital de la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) S.R.L (Italie) en faillite, pour autant que la faillite ne s\u2019y oppose pas,<\/p>\n<p>&#8212; la propri\u00e9t\u00e9 de la marque d\u00e9pos\u00e9e \u00ab (&#8230;) \u00bb et de certains noms commerciaux associ\u00e9s.<\/p>\n<p>Le tribunal a encore autoris\u00e9 le curateur \u00e0 c\u00e9der \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC5.), selon le mode et les conditions contenus dans le contrat de cession de cr\u00e9ance du 5 novembre 2015, la cr\u00e9ance de 4.747.100 euros de SOC2.) sur SOC3.).<\/p>\n<p>Par exploit d\u2019huissier de justice du 27 janvier 2016, la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) a interjet\u00e9 appel contre ce jugement.<\/p>\n<p>Cette affaire a \u00e9t\u00e9 inscrite sous le num\u00e9ro du r\u00f4le 43333.<\/p>\n<p>Dans l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019une bonne administration de la justice, il y a lieu de joindre ces deux appels afin d\u2019y statuer par un seul et m\u00eame arr\u00eat.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019appel dirig\u00e9 contre le jugement du 6 janvier 2016 relatif \u00e0 l\u2019autorisation de vendre :<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) a d\u00e9clar\u00e9 former appel-nullit\u00e9 contre le jugement du 6 janvier 2016. Elle a reconnu que suivant l\u2019article 465 point 3 du Code de commerce, l\u2019appel n\u2019est en principe pas admis contre un jugement autorisant de vendre des effets de la faillite, mais elle s\u2019est r\u00e9f\u00e9r\u00e9e \u00e0 un arr\u00eat de la Cour d\u2019appel du 8 juillet 2015 par lequel l\u2019existence d\u2019un appel-nullit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 reconnue si trois conditions sont remplies. Ces trois conditions se trouveraient remplies en l\u2019esp\u00e8ce, \u00e0 savoir a) un texte, l\u2019article 465 point 3 du Code de commerce, portant atteinte au double degr\u00e9 de juridiction, b) un exc\u00e8s de pouvoir commis par le juge de premi\u00e8re instance et 3) l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019exercer un recours.<\/p>\n<p>Concernant l\u2019exc\u00e8s de pouvoir, selon l\u2019appelante SOC1.) , l\u2019article 477 alin\u00e9a 2 du Code de commerce qui traite des conditions suivant lesquelles le tribunal peut autoriser le curateur \u00e0 vendre, avant le concordat, les effets non p\u00e9rissables, exige que cette autorisation soit accord\u00e9e pr\u00e9alablement \u00e0 la vente effective des biens et que le tribunal fixe le mode et les conditions de la vente. En l\u2019esp\u00e8ce, le curateur aurait proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la vente avant d\u2019avoir obtenu l\u2019aval du tribunal puisque le contrat de vente aurait \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 le 5 novembre 2015 et l\u2019autorisation du tribunal aurait seulement \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e par le jugement critiqu\u00e9 du 6 janvier 2016. En outre, dans leur jugement, les premiers juges auraient omis de prescrire le mode et les conditions de la vente, se bornant \u00e0 adh\u00e9rer aux mode et conditions fix\u00e9s unilat\u00e9ralement par le curateur dans le contrat de vente du 5 novembre 2015.<\/p>\n<p>Le curateur s\u2019est oppos\u00e9 \u00e0 l\u2019appel-nullit\u00e9 introduit par la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) en contestant que les conditions pour l\u2019exercice d\u2019un tel recours soient remplies. Il a notamment soutenu que la condition relative \u00e0 l\u2019exc\u00e8s de pouvoir n\u2019\u00e9tait pas donn\u00e9e.<\/p>\n<p>Le Minist\u00e8re Public a contest\u00e9 l\u2019existence de l\u2019appel-nullit\u00e9 en droit luxembourgeois. M\u00eame \u00e0 supposer que ce recours existe, les<\/p>\n<p>conditions pour son exercice ne seraient pas donn\u00e9es en l\u2019esp\u00e8ce. L\u2019absence de recours serait douteuse puisqu\u2019\u00e0 priori la d\u00e9cision des premiers juges serait susceptible de faire l\u2019objet d\u2019un recours en cassation. Par ailleurs aucun exc\u00e8s de pouvoir n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 commis par les premiers juges, ceux-ci ayant tout au plus commis une violation de la loi, n\u2019ouvrant pas droit \u00e0 interjeter appel-nullit\u00e9.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019existence d\u2019un appel-nullit\u00e9 en droit luxembourgeois, il r\u00e9sulte de l\u2019\u00e9tude de la doctrine et de la jurisprudence fran\u00e7aises qu\u2019ils admettent l\u2019existence d\u2019un tel recours au cas o\u00f9 la loi interdit tout appel ou en diff\u00e8re l\u2019exercice et que le juge qui a rendu la d\u00e9cision attaqu\u00e9e a commis un exc\u00e8s de pouvoir. La reconnaissance de l\u2019existence de ce recours trouve sa source dans la constatation qu\u2019aucune disposition l\u00e9gale ne peut interdire de faire constater, selon les voies de recours de droit commun, la nullit\u00e9 d\u2019une d\u00e9cision entach\u00e9e d\u2019exc\u00e8s de pouvoir. La th\u00e9orie dite de l\u2019appel -nullit\u00e9 a pareillement \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e par la Cour de cassation belge. Au vu des nombreuses d\u00e9cisions rendues en la mati\u00e8re par les cours et tribunaux fran\u00e7ais et belges, l\u2019existence d\u2019un tel recours est clairement reconnue dans ces syst\u00e8mes juridiques. Il n\u2019existe pas de motifs de ne pas transposer cette solution en droit luxembourgeois.<\/p>\n<p>Quant aux cas de figure dans lesquels ce recours est autoris\u00e9, la Cour de cassation fran\u00e7aise en a r\u00e9serv\u00e9 l\u2019existence au seul cas o\u00f9 un exc\u00e8s de pouvoir a \u00e9t\u00e9 commis. L\u2019ouverture d\u2019un appel-nullit\u00e9 n\u2019est reconnue que lorsque le juge a m\u00e9connu l\u2019\u00e9tendue de son pouvoir de juger. En Belgique, l\u2019appel-nullit\u00e9 a une port\u00e9e plus large puisqu\u2019il est \u00e9galement admis lorsqu\u2019une d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 rendue en violation des droits de la d\u00e9fense ou lorsque le juge a statu\u00e9 ultra petita ou contra legem.<\/p>\n<p>La Cour adopte la solution d\u00e9gag\u00e9e par la Cour de cassation fran\u00e7aise, les principes r\u00e9gissant la mati\u00e8re \u00e9tant identiques dans les deux syst\u00e8mes juridiques. S\u2019agissant en outre d\u2019une voie de recours non pr\u00e9vue par la loi, de cr\u00e9ation pr\u00e9torienne, son domaine d\u2019application doit \u00eatre restreint et rester cantonn\u00e9 \u00e0 l\u2019exc\u00e8s de pouvoir.<\/p>\n<p>En droit luxembourgeois, l\u2019appel-nullit\u00e9 n\u2019est partant ouvert que si trois conditions sont remplies, \u00e0 savoir qu\u2019un texte apporte une atteinte au double degr\u00e9 de juridiction, que le juge a commis un exc\u00e8s de pouvoir et qu\u2019aucun autre recours n\u2019est ouvert.<\/p>\n<p>En l\u2019esp\u00e8ce, les parties se divisent sur la question de savoir si un d\u00e9passement de ses pouvoirs a \u00e9t\u00e9 commis par le tribunal dans sa d\u00e9cision du 6 janvier 2016.<\/p>\n<p>L\u2019exc\u00e8s de pouvoir peut se manifester de fa\u00e7on positive, lorsque le juge a outrepass\u00e9 ses pouvoirs, mais \u00e9galement de fa\u00e7on n\u00e9gative, lorsqu\u2019il n\u2019a pas exerc\u00e9 son pouvoir.<\/p>\n<p>La notion d\u2019exc\u00e8s de pouvoir positif ne se cantonne pas \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se de la transgression de la s\u00e9paration des pouvoirs, mais elle vise encore des situations lors desquelles le juge transgresse une r\u00e8gle d\u2019ordre public qui circonscrit son autorit\u00e9, lorsqu\u2019il viole un principe fondamental de l\u2019organisation judiciaire ou s\u2019il statue au m\u00e9pris d\u2019une immunit\u00e9 de juridiction ou de la comp\u00e9tence exclusive communautaire.<\/p>\n<p>Ne constitue par contre pas un exc\u00e8s de pouvoir l\u2019inobservation par le juge de dispositions qui portent atteinte au droit d\u2019acc\u00e8s \u00e0 un tribunal au sens de l\u2019article 6 de la Convention europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme, un mal jug\u00e9 par une erreur de droit, la m\u00e9connaissance de dispositions d\u2019ordre public ou la violation de r\u00e8gles de proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, il est admis que le juge qui ordonne une mesure que la loi ne lui permet pas de prendre, commet un exc\u00e8s de pouvoir ouvrant le droit \u00e0 l\u2019introduction de l\u2019appel-nullit\u00e9. Mais lorsque le juge prend une d\u00e9cision que la loi lui permet de prendre \u00e0 certaines conditions, l\u2019erreur dans l\u2019appr\u00e9ciation des conditions constitue une violation de la loi, non- susceptible de faire l\u2019objet d\u2019un appel-nullit\u00e9 ( J. et L. Bor\u00e9 : La cassation en mati\u00e8re civile, Dalloz action, 2015\/2016, n\u00b0 73.46, dernier alin\u00e9a).<\/p>\n<p>En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019appelante SOC1.) a reproch\u00e9 aux premiers juges d\u2019avoir accord\u00e9 l\u2019autorisation de vendre au curateur dans des conditions ne correspondant pas \u00e0 celles pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019article 477 alin\u00e9a 2 du Code de commerce. Suivant cette partie, cette disposition oblige le juge qui accorde l\u2019autorisation de vendre de l\u2019accorder avant la signature de l\u2019acte de vente, de fixer le mode et les conditions de la vente et de s\u2019assurer que le failli a \u00e9t\u00e9 dument appel\u00e9. Aucune de ces conditions n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 remplie en l\u2019esp\u00e8ce. Le contrat de vente aurait \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 le 5 novembre 2015 et l\u2019autorisation de vendre aurait \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e le 6 janvier 2016. Les premiers juges n\u2019auraient pas fix\u00e9 les modalit\u00e9s de la vente, se bornant \u00e0 renvoyer aux modalit\u00e9s fix\u00e9es unilat\u00e9ralement par le curateur. Finalement, ils se seraient content\u00e9s de constater l\u2019accord d\u2019un seul administrateur de la soci\u00e9t\u00e9 en faillite pour dire qu\u2019elle avait valablement donn\u00e9 son accord. L\u2019appelante SOC1.) a ajout\u00e9 que les premiers juges ont autoris\u00e9 le curateur \u00e0 d\u00e9terminer lui-m\u00eame les honoraires devant lui revenir du fait de l\u2019accomplissement de sa fonction.<\/p>\n<p>L\u2019article 477 alin\u00e9a 2 du Code de commerce autorise le tribunal \u00e0 accorder sous certaines conditions une autorisation de vendre au curateur. Dans leur jugement du 6 janvier 2016, les juges, saisis d\u2019une telle demande de vendre, l\u2019ont analys\u00e9e au regard des dispositions de cet article et ils ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019y faire droit. Par application des principes expos\u00e9s ci-dessus, \u00e0 supposer que les juges aient commis une erreur dans l\u2019application de cette disposition et des conditions y pr\u00e9vues, respectivement dans l\u2019appr\u00e9ciation des faits qui leur \u00e9taient soumis, cette erreur n\u2019est pas de nature \u00e0 constituer un exc\u00e8s de pouvoir. A la<\/p>\n<p>supposer \u00e9tablie, cette erreur es t tout au plus constitutive d\u2019une violation de la loi n\u2019ouvrant pas droit \u00e0 l\u2019introduction d\u2019un appel-nullit\u00e9.<\/p>\n<p>A titre superf\u00e9tatoire, il convient de constater que les reproches formul\u00e9s par l\u2019appelante SOC1.) \u00e0 l\u2019encontre du jugement du 6 janvier 2016 ne sont pas \u00e9tablis. Contrairement \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 soutenu par cette partie, les premiers juges n\u2019ont pas accord\u00e9 l\u2019autorisation de vendre ex post, apr\u00e8s la signature du contrat de vente du 5 novembre 2015, puisqu\u2019une condition suspensive avait \u00e9tait int\u00e9gr\u00e9e dans le contrat du 5 novembre 2015 relative \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019obtenir l\u2019accord du tribunal conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 477 alin\u00e9a 2 du Code de commerce. L\u2019appelante SOC1.) n\u2019a pas non plus \u00e9tabli de quelle mani\u00e8re les premiers juges auraient contrevenu aux dispositions de l\u2019article 477 alin\u00e9a 2 du Code de commerce en faisant leurs les modalit\u00e9s de la vente propos\u00e9es par le curateur et en y soumettant la vente des biens en cause. Les premiers juges ont par ailleurs indiqu\u00e9 dans leur jugement avoir recueilli l\u2019accord \u00e9crit de deux des administrateurs de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) . Le contraire n\u2019est pas \u00e9tabli. Quant au reproche fait aux premiers juges d\u2019avoir contrevenu aux dispositions de l\u2019article 461 du Code de commerce en accordant au curateur le droit de fixer lui-m\u00eame ses honoraires, nulle part dans le jugement du 6 janvier 2016 une d\u00e9cision relative aux frais et\/ou des honoraires du curateur n\u2019a pu \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e. Le cahier des charges dans lequel ces frais et\/ou honoraires auraient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vus ne figure pas parmi les pi\u00e8ces du dossier. Le moyen y relatif ne saurait partant valoir. Aucune violation grave et caract\u00e9ris\u00e9e commise par les premiers juges dans l\u2019application de l\u2019article 477 alin\u00e9a 2 du Code de commerce n\u2019est partant \u00e9tablie.<\/p>\n<p>L\u2019appel-nullit\u00e9 interjet\u00e9 contre le jugement du 6 janvier 2016 est irrecevable.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019appel interjet\u00e9 contre le jugement du 18 mai 2015 relatif \u00e0 l\u2019admission des cr\u00e9ances:<\/p>\n<p>Cet appel introduit dans les forme et d\u00e9lais de la loi par la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) en date du 28 juillet 2015 est \u00e0 d\u00e9clarer recevable.<\/p>\n<p>L\u2019appelante SOC1.) a pr\u00e9cis\u00e9 dans l\u2019acte d\u2019appel que son recours n\u2019\u00e9tait pas dirig\u00e9 contre la d\u00e9cision des premiers juges ayant admis la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 9 de Ma\u00eetre ME.) au passif de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) .<\/p>\n<p>Nullit\u00e9 du jugement du 18 mai 2015 : L\u2019appelante SOC1.) a soulev\u00e9 la nullit\u00e9 du jugement du 18 mai 2015 pour absence de rapport oral par le juge- commissaire avant les d\u00e9bats devant le tribunal. L\u2019appelante a soutenu que contrairement \u00e0 ce qui est inscrit au jugement, un tel rapport, prescrit par les dispositions de l\u2019article 504 du Code de commerce, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 fait.<\/p>\n<p>Le jugement du 18 mai 2015 indique en page 2) que :<\/p>\n<p>\u00ab \u2026 les d\u00e9bats ont eu lieu comme suit : Madame le juge- commissaire Karin Guillaume fit son rapport oral au Tribunal \u00bb,<\/p>\n<p>suivi de la liste des avocats qui sont intervenus \u00e0 l\u2019audience.<\/p>\n<p>Il se d\u00e9duit de ces mentions du jugement du 18 mai 2015 que, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 504 du Code de commerce, le juge- commissaire a fait son rapport au tribunal. Ces mentions du jugement font foi jusqu\u2019\u00e0 inscription de faux. L\u2019appelante SOC1.) ne s\u2019\u00e9tant pas inscrite en faux, voire m\u00eame s\u2019\u00e9tant abstenue de fournir le moindre \u00e9l\u00e9ment de nature \u00e0 \u00e9tayer son affirmation qu\u2019aucun rapport n\u2019a \u00e9t\u00e9 fait par le juge- commissaire, son moyen doit \u00eatre rejet\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019appelante a soutenu que le jugement de premi\u00e8re instance encourt encore la nullit\u00e9 pour avoir statu\u00e9 infra petita d\u00e8s lors que les premiers juges ont refus\u00e9 de fixer le rang entre les diff\u00e9rentes cr\u00e9ances bien que ceci leur ait \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 par les parties. Elle a ajout\u00e9 que d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, les premiers juges ont statu\u00e9 ultra petita en rejetant sa demande d\u2019admission au passif de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) pour un motif qui n\u2019avait \u00e9t\u00e9 invoqu\u00e9 par aucune partie, \u00e0 savoir le fait qu\u2019un seul de ses directeurs avait sign\u00e9 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance.<\/p>\n<p>Concernant le premier reproche relatif \u00e0 l\u2019absence de fixation du rang entre les diff\u00e9rentes cr\u00e9ances, les premiers juges ont analys\u00e9 la demande y relative d\u00e9velopp\u00e9e par les parties pour d\u00e9cider qu\u2019il \u00e9tait pr\u00e9matur\u00e9 d\u2019y proc\u00e9der d\u00e8s lors que le passif de la faillite n\u2019\u00e9tait pas d\u00e9finitivement arr\u00eat\u00e9 et que de nouvelles d\u00e9clarations de cr\u00e9ance \u00e9taient susceptibles d\u2019\u00eatre d\u00e9pos\u00e9es. Ils ont ajout\u00e9, en citant la doctrine, que la d\u00e9termination du rang des diff\u00e9rentes cr\u00e9ances pouvait \u00eatre discut\u00e9e lors de la reddition des comptes du curateur \u00e0 laquelle l\u2019ensemble des cr\u00e9anciers \u00e9taient convoqu\u00e9s. Au vu de ces d\u00e9veloppements, il ne saurait \u00eatre reproch\u00e9 aux premiers juges de ne pas avoir analys\u00e9 la demande relative \u00e0 la d\u00e9termination du rang qui leur avait \u00e9t\u00e9 soumise et ne pas l\u2019avoir tranch\u00e9e. Apr\u00e8s analyse, les juges ont rejet\u00e9 cette demande au motif qu\u2019elle \u00e9tait pr\u00e9matur\u00e9e. Aucun reproche d\u2019avoir statu\u00e9 infra petita ne saurait partant \u00eatre formul\u00e9 \u00e0 leur encontre.<\/p>\n<p>Quant au reproche d\u2019avoir statu\u00e9 ultra petita pour avoir soulev\u00e9 d\u2019office le moyen relatif au fait que la d\u00e9claration de cr\u00e9ance soumise par la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) n\u2019\u00e9tait sign\u00e9e que par un seul de ses directeurs, c\u2019est \u00e0 tort que l\u2019appelante a soutenu que ce moyen n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9. En effet il r\u00e9sulte du jugement du 18 mai 2015 que les cr\u00e9anciers UNICREDIT, BANCO POPOLARE, A.), SOC4.) et SOC3.) ont invoqu\u00e9 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>SOC1.) sur base de l\u2019article 498 du Code de commerce au motif que cette soci\u00e9t\u00e9 a omis d\u2019annexer une procuration en bonne et due forme pour justifier le pouvoir du signataire B.) de signer la d\u00e9claration de cr\u00e9ance pour son compte. Le moyen des pouvoirs du signataire de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance avait donc \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9, de sorte que le tribunal n\u2019a pas statu\u00e9 ultra petita en se pronon\u00e7ant sur ce moyen.<\/p>\n<p>Les moyens de nullit\u00e9 du jugement du 18 mai 2015 ne sauraient donc valoir.<\/p>\n<p>Quant au fond :<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 1 d\u00e9pos\u00e9e par l\u2019appelante SOC1.) :<\/p>\n<p>L\u2019appelante SOC1.) a soutenu que c\u2019est \u00e0 tort que sa d\u00e9claration de cr\u00e9ance a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e au motif qu\u2019elle aurait d\u00fb \u00eatre accompagn\u00e9e de la procuration d\u2019un deuxi\u00e8me directeur. Elle s\u2019est bas\u00e9e sur un m\u00e9morandum d\u2019un cabinet d\u2019avocats des BVI pour dire que le signataire de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance avait pouvoir de signer seul cet acte. Elle a ajout\u00e9 qu\u2019en tout \u00e9tat de cause, ses deux autres directeurs ont ratifi\u00e9 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance en date du 20 juillet 2015 et qu\u2019\u00e0 toutes fins utiles, elle a d\u00e9pos\u00e9 une d\u00e9claration de cr\u00e9ance rectificative comportant la signature de deux de ses directeurs. Elle a ajout\u00e9 qu\u2019elle a d\u00e9pos\u00e9 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance rectificative \u00ab pour le cas o\u00f9 celle d\u00e9pos\u00e9e le 15 janvier 2014 serait \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9e irrecevable par la Cour d\u2019appel \u00bb.<\/p>\n<p>Les intim\u00e9es SOC3.) et UNICREDIT ont conclu \u00e0 la confirmation du jugement de premi\u00e8re instance concernant l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance d\u00e9pos\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) . Tant le curateur que la soci\u00e9t\u00e9 SOC3.) se sont rapport\u00e9s \u00e0 prudence de justice en ce qui concerne la recevabilit\u00e9 et le bien- fond\u00e9 de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance rectificative d\u00e9pos\u00e9e par l\u2019appelante SOC1.) .<\/p>\n<p>Au vu de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance rectificative d\u00e9pos\u00e9e par l\u2019appelante SOC1.), la Cour ne voit pas l\u2019int\u00e9r\u00eat de toiser le moyen d\u2019appel de celle- ci relatif \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la premi\u00e8re d\u00e9claration de cr\u00e9ance prononc\u00e9e en premi\u00e8re instance. Aucune des part ies intim\u00e9es n\u2019ayant \u00e9mis de contestations formelles \u00e0 l\u2019encontre de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance rectificative, le curateur ayant seulement regrett\u00e9 que l\u2019appelante n\u2019ait pas d\u00e9j\u00e0 r\u00e9gularis\u00e9 la proc\u00e9dure en premi\u00e8re instance, il y a lieu de passer outre \u00e0 ce moyen pour \u00eatre superf\u00e9tatoire en l\u2019\u00e9tat actuel du dossier soumis \u00e0 la Cour.<\/p>\n<p>Aucune contestation circonstanci\u00e9e quant au bien- fond\u00e9 de la cr\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) n\u2019ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9mise par une des parties au proc\u00e8s, il faut admettre cette cr\u00e9ance au passif de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) pour les montants repris dans la d\u00e9claration de cr\u00e9ance rectificative du 20 juillet 2015. La cr\u00e9ance de cette soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9sulte<\/p>\n<p>d\u2019obligations \u00e9mises par la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) , souscrites par l\u2019appelante SOC1.).<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la demande de d\u00e9signation du rang des cr\u00e9ances, l\u2019appelante SOC1.) a demand\u00e9 \u00e0 voir retenir que sa cr\u00e9ance prime certaines cr\u00e9ances discut\u00e9es dans le cadre de la pr\u00e9sente instance au regard de clauses de subordination contenues dans des \u00e9 crits qu\u2019elle a invoqu\u00e9e s en sa faveur.<\/p>\n<p>La Cour ne voit pas d\u2019obstacle \u00e0 trancher ce moyen d\u00e8s ce stade de la proc\u00e9dure de faillite. En effet une d\u00e9cision y relative ne pr\u00e9judicie pas au droit d\u2019autres cr\u00e9anciers de d\u00e9poser des d\u00e9clarations de cr\u00e9ance post\u00e9rieurement au pr\u00e9sent arr\u00eat, ni au rang de ces cr\u00e9ances par rapport aux cr\u00e9ances actuellement soumises \u00e0 discussion. Le jugement est \u00e0 reformer en ce sens.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e SOC4.) a contest\u00e9 la validit\u00e9 de clauses de subordination en droit luxembourgeois. Elle a soutenu que de telles clauses contreviennent au principe de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des cr\u00e9anciers. Par ailleurs, admettre la validit\u00e9 d\u2019une telle clause reviendrait \u00e0 cr\u00e9er un droit r\u00e9el non pr\u00e9vu par la loi. A titre subsidiaire, elle a soutenu que la clause de subordination invoqu\u00e9e serait particuli\u00e8re et non g\u00e9n\u00e9rale, dans le sens qu\u2019elle ne pourrait profiter qu\u2019\u00e0 la partie en faveur de laquelle elle a \u00e9t\u00e9 convenue.<\/p>\n<p>La l\u00e9galit\u00e9 de clauses de subordination est reconnue en droit luxembourgeois ( S. Jacoby et M. Mehlen : Les clauses de subordination et de recours limit\u00e9 en droit luxembourgeois, dans : Droit bancaire et financier luxembourgeois, ALJB, t. II, p. 915 et s.). Une telle clause s\u2019analyse en une renonciation par un des cr\u00e9anciers \u00e0 son droit de traitement \u00e9galitaire en cas de survenance de la faillite de son d\u00e9biteur. En tant que telle, cette clause ne contrevient pas au principe de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des cr\u00e9anciers ( Cour d\u2019appel 9 janvier 2013, P. 36, p. 251). Au vu de sa qualification, elle ne cr\u00e9e pas non plus un droit r\u00e9el ou un privil\u00e8ge non pr\u00e9vu par la loi en faveur du ou des cr\u00e9anciers auxquels la renonciation profite.<\/p>\n<p>En tant que clause contractuelle, une clause de subordination doit n\u00e9anmoins satisfaire aux conditions de validit\u00e9 prescrites par le Code civil pour toute clause contractuelle. Pareillement, au vu de la nature contractuelle de cette clause, c\u2019est \u00e0 bon droit que l\u2019intim\u00e9e SOC4.) a soutenu qu\u2019elle ne peut profiter qu\u2019\u00e0 la partie en faveur de laquelle elle a \u00e9t\u00e9 stipul\u00e9e.<\/p>\n<p>Les clauses de subordination desquelles s\u2019est pr\u00e9value l\u2019appelante SOC1.) seront analys\u00e9es ci-dessous dans le cadre des d\u00e9veloppements relatifs aux d\u00e9clarations de cr\u00e9ance par rapport auxquelles elles ont \u00e9t\u00e9 invoqu\u00e9es.<\/p>\n<p>Quant aux d\u00e9clarations de cr\u00e9ance n\u00b0 3 et n\u00b0 5 de A.) :<\/p>\n<p>Ces cr\u00e9ances ont \u00e9t\u00e9 admises par les premiers juges au passif de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) apr\u00e8s rectification de la capitalisation des int\u00e9r\u00eats conventionnels initialement mise en compte trimestriellement pour \u00eatre ensuite r\u00e9clam\u00e9e sur une base annuelle. La d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 3 a trait \u00e0 des pr\u00eats accord\u00e9s par l\u2019intim\u00e9 A.) \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.), tandis que la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 5 a trait \u00e0 des obligations souscrites lors d\u2019un emprunt obligataire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) en janvier 2009.<\/p>\n<p>Ni l\u2019appelante SOC1.) , ni les autres parties intim\u00e9es n\u2019ont contest\u00e9 les cr\u00e9ances de l\u2019intim\u00e9 A.) quant \u00e0 leur principe et leur quantum, mais l\u2019appelante SOC1.) a invoqu\u00e9 le caract\u00e8re subordonn\u00e9 de ces cr\u00e9ances par rapport \u00e0 la sienne. Elle a soutenu \u00e0 l\u2019appui de ce moyen que l\u2019intim\u00e9 A.) a consenti \u00e0 une subordination g\u00e9n\u00e9rale de ses cr\u00e9ances.<\/p>\n<p>Concernant la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 3 relative \u00e0 des pr\u00eats consentis par l\u2019intim\u00e9 A.) \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) entre f\u00e9vrier 2009 et juillet 2010, le caract\u00e8re subordonn\u00e9 de ces cr\u00e9ances r\u00e9sulte, selon l\u2019appelante SOC1.), de l\u2019article 2.5 de l\u2019Instrumentum sign\u00e9 le 3 novembre 2010 relatif \u00e0 l\u2019\u00e9mission des obligations souscrites par l\u2019appelante SOC1.) et de l\u2019article 3 d\u2019un Amendment Agreement \u00e9galement sign\u00e9 le 3 novembre 2010.<\/p>\n<p>Concernant la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 5 de l\u2019intim\u00e9 A.), relative aux obligations souscrites par cette partie en 2009, le caract\u00e8re subordonn\u00e9 de la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9 A.) r\u00e9sulterait des termes et conditions de la souscription tels que r\u00e9gl\u00e9s dans le document intitul\u00e9 \u00ab Resolutions of the board of directors of the company taken in the circular form on January 27, 2009 \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9 A.) a contest\u00e9 la validit\u00e9 et l\u2019opposabilit\u00e9 \u00e0 son encontre des documents invoqu\u00e9s par l\u2019appelante SOC1.). Il a invoqu\u00e9 en outre l\u2019article 1325 du Code civil en soutenant que ces actes n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 sign\u00e9s en autant d\u2019exemplaires que de parties.<\/p>\n<p>L\u2019appelante SOC1.) a r\u00e9pliqu\u00e9 que les dispositions de l\u2019article 1325 du Code civil ne sont pas applicables aux contrats commerciaux. Le caract\u00e8re commercial des engagements de l\u2019intim\u00e9 A.) ne saurait \u00eatre contest\u00e9 au regard des qualit\u00e9s d\u2019actionnaire et d\u2019administrateur de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.). Subsidiairement, elle a soutenu que la subordination est une renonciation unilat\u00e9rale non soumise aux dispositions de l\u2019article 1325 du Code civil. Par ailleurs, une partie \u00e0 un contrat qui ne conteste ni l\u2019existence du contrat, ni ses mentions ne pourrait se pr\u00e9valoir du non- respect de la formalit\u00e9 des originaux multiples.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la validit\u00e9 en droit luxembourgeois des clauses de subordination, non contest\u00e9e en tant que telle par l\u2019intim\u00e9 A.), il convient de renvoyer aux d\u00e9veloppements faits ci-dessus.<\/p>\n<p>Concernant la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 de l\u2019intim\u00e9 A.), le document intitul\u00e9 \u00ab Amendment to Loan Agreement \u00bb sign\u00e9 entre la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) et l\u2019intim\u00e9e SOC4.) en date du 3 novembre 2015 stipule que la soci\u00e9t\u00e9 SOC4.) en sa qualit\u00e9 de pr\u00eateur reconna\u00eet que sa cr\u00e9ance est subordonn\u00e9e aux obligations qui seront souscrites par l\u2019appelante SOC1.). Ce document est sign\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) et l\u2019intim\u00e9e SOC4.). L\u2019appelante SOC1.) y figure comme y ayant \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sente (\u00ab in the presence of \u00bb), mais elle n\u2019a pas sign\u00e9 cet \u00e9crit.<\/p>\n<p>Ce document concerne exclusivement le pr\u00eat accord\u00e9 par l\u2019intim\u00e9e SOC4.) \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) et ne contient aucune r\u00e9f\u00e9rence aux cr\u00e9ances de l\u2019intim\u00e9 A.). Il ne saurait partant avoir un quelconque effet sur le rang des cr\u00e9ances de ce dernier . Cette pi\u00e8ce est donc \u00e0 \u00e9carter pour manquer de pertinence.<\/p>\n<p>L\u2019acte d\u00e9sign\u00e9 comme I nstrumentum par l\u2019appelante SOC1.) a pour titre complet \u00ab Instrumentum creating 240.000 fixed rate unsecured convertible notes registered form in SOC2.) SA \u2026 and providing for the terms and conditions thereof. \u00bb Il comporte \u00e0 la derni\u00e8re page la mention suivante: \u00ab IN WITNESS THEREOF, the Company has caused the present Instrumentum to be executed by it\u2019s duly authorized representative on the date aforementionned \u00bb. Sous cette phrase figure le nom de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) , suivi de la mention \u00ab By \u00bb, suivie du nom de l\u2019intim\u00e9 A.). Sous le nom de l\u2019intim\u00e9, est inscrite la mention \u00ab Title \u00bb o\u00f9 il est \u00e9crit \u00ab President \u00bb. Il se d\u00e9duit de ces mentions que l\u2019intim\u00e9 A.) a sign\u00e9 ce document au nom de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.), en sa qualit\u00e9 de \u00ab President \u00bb de cette soci\u00e9t\u00e9. Aucune autre signature n\u2019a \u00e9t\u00e9 appos\u00e9e sur ce document.<\/p>\n<p>Cet Instrumentum fixe les conditions et modalit\u00e9s de l\u2019\u00e9mission des obligations de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) . Il n\u2019est pas contest\u00e9 que toutes les obligations ont \u00e9t\u00e9 acquises par l\u2019appelante SOC1.) et que leur remboursement forme l\u2019objet de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance d\u00e9pos\u00e9e par elle au passif de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) . Ce document contient en son article 2.5. une clause de subordination (\u00ab rank senior \u00bb) en faveur des obligations souscrites par la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) par rapport aux cr\u00e9ances des actionnaires de la soci\u00e9t\u00e9 S OC2.), dont l\u2019intim\u00e9 A.). Une liste est jointe \u00e0 cet Instrumentum, comprenant les cr\u00e9ances des actionnaires concern\u00e9s, sur laquelle figurent les pr\u00eats accord\u00e9s par l\u2019intim\u00e9 A.) \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.).<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9 A.) ayant sign\u00e9 l\u2019Instrumentum en sa qualit\u00e9 de \u00ab pr\u00e9sident \u00bb de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) , il a eu connaissance de la clause de subordination y contenue. L\u2019intim\u00e9 n\u2019a n\u00e9anmoins pas sign\u00e9 ce document en sa qualit\u00e9 d\u2019actionnaire, respectivement de cr\u00e9ancier de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) , mais en sa qualit\u00e9 de \u00ab pr\u00e9sident \u00bb partant de mandataire social de cette soci\u00e9t\u00e9. Il convient de pr\u00e9ciser que le document ne constitue pas un contrat, mais un acte unilat\u00e9ral par lequel la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) a fix\u00e9 les conditions de l\u2019\u00e9mission des<\/p>\n<p>obligations en cause. Aucune adh\u00e9sion par un tiers \u00e0 cet acte n\u2019est \u00e9tablie. Aucune mention de cet acte ne permet de retenir que l\u2019intim\u00e9 A.) y a adh\u00e9r\u00e9 en son nom propre en tant qu\u2019actionnaire ou en tant que pr\u00eateur. Aucune acceptation de la clause de subordination de sa part, en cette qualit\u00e9, ne saurait en \u00eatre d\u00e9duite. Il convient de pr\u00e9ciser que ni la qualit\u00e9 d\u2019administrateur, ni la qualit\u00e9 d\u2019actionnaire, ni le cumul de ces deux qualit\u00e9s par l\u2019intim\u00e9 A.) ne sont de nature \u00e0 lui conf\u00e9rer la qualit\u00e9 de commer\u00e7ant. La preuve qu\u2019il a accept\u00e9 en ta nt qu\u2019actionnaire ou de pr\u00eateur, partant en son nom propre, les conditions de l\u2019\u00e9mission des obligations, dont la clause de subordination, doit donc \u00eatre rapport\u00e9e selon les r\u00e8gles applicables en mati\u00e8re civile. C ette preuve n\u2019est pas rapport\u00e9e.<\/p>\n<p>Il ne saurait donc \u00eatre retenu que la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 3 de l\u2019intim\u00e9 A.) a un caract\u00e8re subordonn\u00e9 par rapport \u00e0 la cr\u00e9ance de l\u2019appelante SOC1.).<\/p>\n<p>Concernant la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 5 de l\u2019intim\u00e9 A.), le document invoqu\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) est intitul\u00e9 \u00ab Resolutions of the board of directors of the company taken in the circular form on January 27, 2009 \u00bb. Il a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9, comme son nom l\u2019indique, par les directeurs de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) , dont l\u2019intim\u00e9 A.). Cet acte a pour but de r\u00e9gler les conditions de l\u2019\u00e9mission de nouvelles obligations dont certaines seront acquises par l\u2019intim\u00e9 A.). Cet acte contient une clause de subordination de ces obligations par rapport aux autres dettes de la soci\u00e9t\u00e9. Cet acte cont ient en outre la mention que \u00ab Possession of the bonds implies the total acceptance of all the conditions of the present Terms and Conditions \u00bb. Ce document se termine par la phrase \u00ab Taken as a Circular Resolution on this 27 th day of January \u2026 \u00bb. Suivent trois signatures, dont celle de l\u2019intim\u00e9 A.).<\/p>\n<p>A l\u2019instar de ce qui a \u00e9t\u00e9 retenu plus haut concernant l\u2019Instrumentum, il faut constater que ce document-ci n\u2019a pas non plus \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 par l\u2019intim\u00e9 A.) en nom personnel en sa qualit\u00e9 d\u2019actionnaire et\/ou de pr\u00eateur de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) . Si l\u2019intim\u00e9 A.) a indubitablement eu connaissance de la clause de subordination y inscrite, les r\u00e8gles de preuve applicables en droit civil dont il peut revendiquer l\u2019application, ne permettent pas de retenir qu\u2019il a accept\u00e9 la clause de subordination en nom personnel, en sa qualit\u00e9 d\u2019actionnaire et\/ou pr\u00eateur de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.). L\u2019appelante SOC1.) ne saurait partant se pr\u00e9valoir de cette clause de subordination pour dire que sa cr\u00e9ance a un rang sup\u00e9rieur \u00e0 celle de l\u2019intim\u00e9 A.) faisant l\u2019objet de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 5.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 4 de l\u2019intim\u00e9e SOC3.) :<\/p>\n<p>La d\u00e9claration de cr\u00e9ance de cette partie a pour objet le remboursement partiel d\u2019une avance sur royalties pay\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 SOC3.) \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) dans le cadre d\u2019un contrat de licence de<\/p>\n<p>marque conclu le 14 juillet 2014 entre la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) et une soci\u00e9t\u00e9 aux droits de laquelle vient l\u2019intim\u00e9e SOC3.).<\/p>\n<p>L\u2019appelante SOC1.) a soutenu que c\u2019est \u00e0 tort que les premiers juges ont admis cette cr\u00e9ance au passif de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) d\u00e8s lors qu\u2019il ne serait pas \u00e9tabli que l\u2019avance all\u00e9gu\u00e9e par l\u2019intim\u00e9e SOC3.) a effectivement \u00e9t\u00e9 pay\u00e9e. Par ailleurs, m\u00eame \u00e0 supposer que tel ait \u00e9t\u00e9 le cas, l\u2019intim\u00e9e S OC3.) serait redevable de \u00ab royalties \u00bb \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) , de sorte qu\u2019il y aurait lieu \u00e0 compensation l\u00e9gale entre les deux cr\u00e9ances. Plus rien ne serait redu \u00e0 l\u2019intim\u00e9e SOC3.) .<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e SOC3.) a r\u00e9pondu que dans un courrier du 20 juin 2008, la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) a reconnu avoir per\u00e7u l\u2019avance de 12.500.000 euros. Elle a soutenu, appuy\u00e9e dans cette affirmation par l\u2019intim\u00e9 A.), que sa cr\u00e9ance avait vocation \u00e0 dispara\u00eetre si l\u2019autorisation de vendre accord\u00e9e le 6 janvier 2016 \u00e9tait maintenue, au regard d\u2019un engagement en ce sens pris par l\u2019intim\u00e9e SOC3.).<\/p>\n<p>La Cour ne saurait tenir compte de ce dernier argument d\u00e8s lors que les annexes au contrat de vente du 5 novembre 2015 n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 vers\u00e9es au dossier. Il ne lui est donc pas possible de v\u00e9rifier si la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e SOC3.) \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) y figure et a vocation \u00e0 dispara\u00eetre.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du paiement de l\u2019avance de 12.500.000 euros par l\u2019intim\u00e9e SOC3.), c\u2019est \u00e0 bon droit que cette derni\u00e8re s\u2019est pr\u00e9value d\u2019un courrier de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) du 20 juin 2008 pour \u00e9tablir cette preuve. La soci\u00e9t\u00e9 SOC3.) a en effet express\u00e9ment reconnu dans ce courrier que l\u2019intim\u00e9e SOC3.) lui a pay\u00e9 le montant de 12.500.000 euros \u00ab as an advanced payment of licence fees pursuant to TLA \u00bb. Au vu des termes clairs et pr\u00e9cis de cet acte, il ne saurait \u00eatre requis de l\u2019intim\u00e9e SOC3.) de verser une pi\u00e8ce justificative comptable telle que requise par l\u2019intim\u00e9e SOC4.) pour \u00e9tablir ce paiement.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la compensation invoqu\u00e9e par l\u2019appelante SOC1.) , aucune des parties intim\u00e9es, dont l\u2019intim\u00e9e SOC3.) , n\u2019a pris position ni quant \u00e0 l\u2019existence de la cr\u00e9ance dont disposerait la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019intim\u00e9e SOC3.) ni quant \u00e0 la compensation l\u00e9gale invoqu\u00e9e par l\u2019appelante SOC1.). En l\u2019absence de contestation de la demande de compensation des deux cr\u00e9ances, il convient de faire droit \u00e0 ce moyen de l\u2019appelante SOC1.) et de rejeter la d\u00e9claration de cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e SOC3.). Le jugement du 18 mai 2015 est \u00e0 r\u00e9former en ce sens.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 6 de l\u2019intim\u00e9e SOC4.) :<\/p>\n<p>Par cette d\u00e9claration de cr\u00e9ance, l\u2019intim\u00e9e SOC4.) a entendu r\u00e9cup\u00e9rer la somme de 2.820.142 euros au titre de pr\u00eats accord\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) .<\/p>\n<p>Les premiers juges ont admis cette cr\u00e9ance au passif de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) pour le principal de 2.320.000 euros, mais ils l\u2019ont rejet\u00e9e pour la somme, corres pondant aux int\u00e9r\u00eats, en retenant qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 irr\u00e9guli\u00e8rement capitalis\u00e9s trimestriellement.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e SOC4.) a interjet\u00e9 appel incident pour voir admettre sa cr\u00e9ance pour un montant suppl\u00e9mentaire de 487.346,76 euros correspondant aux int\u00e9r\u00eats capitalis\u00e9s annuellement, sinon pour un montant suppl\u00e9mentaire de 456.387,57 euros correspondant aux int\u00e9r\u00eats non capitalis\u00e9s.<\/p>\n<p>Il convient de relever que l\u2019intim\u00e9e SOC3.) a \u00e9voqu\u00e9 dans son argumentation une proc\u00e9dure de saisie- arr\u00eat introduite par l\u2019intim\u00e9e SOC4.) devant les instances judiciaires de Monaco. Contrairement \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 soutenu par l\u2019intim\u00e9e SOC4.) , cette proc\u00e9dure n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 invoqu\u00e9e par l\u2019intim\u00e9e SOC3.) pour mettre en cause le caract\u00e8re certain et exigible de la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e SOC4.). Les conclusions \u00e9chang\u00e9es entre parties relatives \u00e0 cette proc\u00e9dure ne sont d\u2019aucune pertinence dans le cadre de l\u2019affaire soumise \u00e0 la Cour, de sorte qu\u2019il convient d\u2019y passer outre.<\/p>\n<p>L\u2019appelante SOC1.) n\u2019a pas contest\u00e9 le bien-fond\u00e9 de la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e SOC4.), mais elle a requis qu\u2019elle ne soit admise qu\u2019\u00e0 titre subordonn\u00e9 par rapport \u00e0 sa cr\u00e9ance.<\/p>\n<p>Le curateur Ma\u00eetre Alain RUKAVINA a soutenu que le nouveau d\u00e9compte vers\u00e9 par l\u2019intim\u00e9e SOC4.) n\u2019est toujours pas conforme \u00e0 l\u2019article 1154 du Code civil interdisant toute capitalisation autre que celle par ann\u00e9e enti\u00e8re. Cette affirmation du curateur a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e par l\u2019intim\u00e9e SOC4.) .<\/p>\n<p>Le d\u00e9compte vers\u00e9 par l\u2019intim\u00e9e SOC4.) ne permettant pas de retenir avec certitude que les int\u00e9r\u00eats n\u2019y ont \u00e9t\u00e9 capitalis\u00e9s que par ann\u00e9e et non trimestriellement, il convient de ne reconna\u00eetre \u00e0 cette soci\u00e9t\u00e9 que le droit de r\u00e9clamer de ce chef la somme subsidiaire de 456.387,57 euros. Sur l\u2019admission de la cr\u00e9ance correspondant \u00e0 ce montant suppl\u00e9mentaire, il y a partant lieu de r\u00e9former le jugement de premi\u00e8re instance.<\/p>\n<p>Quant au caract\u00e8re subordonn\u00e9 de la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e SOC4.) par rapport \u00e0 la cr\u00e9ance de l\u2019appelante SOC1.), il est renvoy\u00e9 aux d\u00e9veloppements faits plus haut sur la validit\u00e9 en droit luxembourgeois des clauses de subordination contest\u00e9e par l\u2019intim\u00e9e SOC4.) .<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e SOC4.) a contest\u00e9 ensuite avoir consenti \u00e0 une subordination de sa cr\u00e9ance par rapport \u00e0 celle de l\u2019appelante SOC1.) .<\/p>\n<p>Pour conclure au caract\u00e8re subordonn\u00e9 de la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e SOC4.) par rapport \u00e0 la sienne, l\u2019appelante SOC1.) s\u2019est pr\u00e9value de<\/p>\n<p>l\u2019article 2.5 de l\u2019Instrumentum \u00e9voqu\u00e9 ci-dessus et des Amendment Agreements sign\u00e9s le 3 novembre 2010.<\/p>\n<p>Il ne r\u00e9sulte d\u2019aucun \u00e9l\u00e9ment soumis \u00e0 la Cour que l\u2019intim\u00e9e SOC4.) ait donn\u00e9 son accord \u00e0 la clause 2.5 de l\u2019Instrumentum, acte auquel elle n\u2019\u00e9tait pas partie.<\/p>\n<p>Par contre, l\u2019intim\u00e9e SOC4.) \u00e9tait partie et a sign\u00e9 le contrat intitul\u00e9 \u00ab Amendment to Loan Agrement \u00bb vers\u00e9 en pi\u00e8ce 14 par Ma\u00eetre Kleyr dans son classeur contenant 28 pi\u00e8ces. Ce contrat a \u00e9t\u00e9 conclu entre la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) et l\u2019intim\u00e9e SOC4.) . Il y est pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 3 que les cr\u00e9ances de l\u2019intim\u00e9e SOC4.) sont subordonn\u00e9es \u00e0 celles r\u00e9sultant de l\u2019\u00e9mission obligataire souscrite par l\u2019appelante SOC1.) . Par cette clause, l\u2019intim\u00e9e SOC4.) a partant explicitement et express\u00e9ment admis la subordination de sa cr\u00e9ance \u00e0 celle de l\u2019appelante SOC1.) . Cette derni\u00e8re peut donc valablement l\u2019invoquer pour voir dire que sa cr\u00e9ance prime celle de l\u2019intim\u00e9e SOC4.) .<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 7 de l\u2019intim\u00e9e BANCA POPOLARE<\/p>\n<p>Cette d\u00e9claration a trait \u00e0 une lettre dite de patronage \u00e9mise au profit de la banque BANCA POPOLARE DI LODI, respectivement en faveur de la banque BANCA DI LODI aux droits de laquelle la banque BANCA POPOLARE vient apr\u00e8s une op\u00e9ration de fusion\/absorption. Par cette lettre dat\u00e9e du 22 janvier 2003, la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) s\u2019est engag\u00e9e dans les termes suivants :<\/p>\n<p>\u00abWith reference to the exposures of Euro 28.000.000 that you granted to the company SOC3.) \u2026, we hereby inform you that we own the 99,98 % of the corporation stock of said company and we undertake to not reduce our participation in the company without your previous consent, until the above mentionned credit lines exist. Should we plan to sell totally or partially such participation, we undertake to previously repay the overall exposures at the time existing by your bank under the said company\u2019s name.\u00bb<\/p>\n<p>Les premiers juges ont retenu que cette lettre renfermait l\u2019engagement ferme de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2.) de maintenir sa participation dans sa filiale et une obligation de rembourser le d\u00e9couvert de sa filiale en cas de vente de sa participation. Les premiers juges ont retenu que cette lettre a cr\u00e9\u00e9 une obligation de r\u00e9sultat dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.). Le curateur de cette soci\u00e9t\u00e9 ayant requis l\u2019autorisation de vendre la participation dans la soci\u00e9t\u00e9 SOC3.) , l\u2019engagement de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) serait devenue exigible \u00e0 partir de cette date.<\/p>\n<p>L\u2019appelante SOC1.) a contest\u00e9 que le contenu de la lettre du 22 janvier 2003 soit de nature \u00e0 faire na\u00eetre une obligation de r\u00e9sultat dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) . Cette lettre n\u2019aurait fait na\u00eetre qu\u2019un engagement purement moral, non g\u00e9n\u00e9rateur d\u2019obligations dans le<\/p>\n<p>chef de cette soci\u00e9t\u00e9. La preuve d\u2019une faute dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) serait requise pour pouvoir sanctionner son comportement. L\u2019existence d\u2019une telle faute ne serait pas \u00e9tablie. L\u2019appelante SOC1.) a soutenu qu\u2019en tout \u00e9tat de cause, la cr\u00e9ance r\u00e9sultant de cette lettre devenait exigible au plus t\u00f4t \u00e0 la date de la vente effective de la participation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) dans la soci\u00e9t\u00e9 SOC3.) . Elle a ajout\u00e9 que cette cr\u00e9ance ne rentrait pas dans les pr\u00e9visions de la lettre du 22 janvier 2003 dans la mesure o\u00f9 elle ne couvrait que des lignes de cr\u00e9dit et que la d\u00e9claration de cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e BANCA POPOLARE se rapportait \u00e0 un pr\u00eat. Finalement, l\u2019appelante SOC1.) a invoqu\u00e9 la prescription de l\u2019article 189 du Code de commerce. La lettre d\u2019intention datant du 22 janvier 2003 et la d\u00e9claration de cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e BANCA POPOLARE ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e le 30 juillet 2014, elle aurait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e en dehors du d\u00e9lai de dix ans prescrit par l\u2019article 189 pr\u00e9cit\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e BANCA POPOLARE, bien qu\u2019ayant constitu\u00e9 avocat, n\u2019a pas pris position par rapport \u00e0 l\u2019appel dirig\u00e9 contre elle.<\/p>\n<p>Par requ\u00eate du 11 avril 2016, la soci\u00e9t\u00e9 SOC5.) a d\u00e9clar\u00e9 intervenir dans le litige. Elle a demand\u00e9 \u00e0 voir dire que la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e BANCA POPOLARE lui a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9e en date du 29 septembre 2015 et que la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 7 est \u00e0 d\u00e9clarer de premier rang par rapport aux autres cr\u00e9ances.<\/p>\n<p>L\u2019appelante SOC1.) a invoqu\u00e9 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de cette intervention volontaire au motif que l\u2019intervenante SOC5.) ne se bornait pas \u00e0 demander \u00e0 se voir d\u00e9clarer commun l\u2019arr\u00eat \u00e0 intervenir, mais qu\u2019elle demandait \u00e0 voir reconna\u00eetre ses propres droits. Une telle demande d\u2019intervention serait irrecevable en instance d\u2019appel puisqu\u2019elle priverait l\u2019appelante d\u2019un degr\u00e9 de juridiction.<\/p>\n<p>Il est de principe que l\u2019intervention passive, par laquelle le tiers intervient pour suivre l\u2019instance et se faire d\u00e9clarer commun le jugement pour pr\u00e9server ses propres int\u00e9r\u00eats, en se joignant \u00e0 la partie \u00e0 laquelle ses int\u00e9r\u00eats sont li\u00e9s, peut se faire en instance d\u2019appel \u00e0 condition que l\u2019intervenant ait \u00e9t\u00e9 en droit d\u2019agir en tierce opposition contre le jugement attaqu\u00e9. Par contre l\u2019intervention active, par laquelle le tiers intervient pour faire valoir ses propres droits en demandant \u00e0 voir prononcer une condamnation \u00e0 son profit, n\u2019est pas possible pour la premi\u00e8re fois en instance d\u2019appel, puisqu\u2019elle prive l\u2019adversaire d\u2019un degr\u00e9 de juridiction (Th. Hoscheit : Le droit judiciaire priv\u00e9 au Grand- Duch\u00e9 de Luxembourg, n\u00b0 1030 ; Cour d\u2019appel 11 mai 2016, n\u00b0 du r\u00f4le 33227).<\/p>\n<p>En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019intervention volontaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC5.) tend \u00e0 voir dire que la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e BANCA POPOLARE lui a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9e en date du 29 septembre 2015 et \u00e0 voir admettre la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 7 y relative au passif de la faillite SOC2.) en tant que premi\u00e8re en rang par rapport aux autres cr\u00e9ances. Cette intervention<\/p>\n<p>volontaire d\u00e9passe l\u2019objet d\u2019une intervention passive. Etant \u00e0 qualifier d\u2019intervention active, elle est \u00e0 d\u00e9clarer irrecevable en instance d\u2019appel par application des principes \u00e9nonc\u00e9s ci-dessus.<\/p>\n<p>Pour le surplus, il convient de constater que la lettre d\u2019intention du 22 janvier 2003 n\u2019est pas vers\u00e9e au dossier de la Cour et que le contrat de cession de cr\u00e9ance sign\u00e9 le 29 septembre 2015 entre l\u2019intervenante SOC5.) et l\u2019intim\u00e9e BANCA POPOLARE n\u2019est vers\u00e9 qu\u2019en langue italienne, sans qu\u2019une traduction certifi\u00e9e en une langue officielle au Luxembourg n\u2019ait \u00e9t\u00e9 jointe. L\u2019intim\u00e9 A.) a n\u00e9anmoins vers\u00e9 un document intitul\u00e9 \u00ab Reconnaissance de cession de cr\u00e9ance \u00bb sign\u00e9 le 24 mai 2016 par l\u2019intim\u00e9e BANCA POPOLARE et l\u2019intervenante SOC5.) par lequel les deux parties ont attest\u00e9 qu\u2019en date du 29 septembre 2015, l\u2019intim\u00e9e BANCA POPOLARE a c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019intervenante SOC5.) la cr\u00e9ance qu\u2019elle d\u00e9tenait \u00e0 l\u2019encontre de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) et qui a fait l\u2019objet de la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 7 d\u00e9pos\u00e9e par l\u2019intim\u00e9e BANCA POPOLARE. Il y est encore attest\u00e9 que par voie de cons\u00e9quence, la soci\u00e9t\u00e9 BANCA POPOLARE ne dispose plus d\u2019une revendication \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) .<\/p>\n<p>Au vu de cette pi\u00e8ce, la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 7 de l\u2019intim\u00e9e BANCA POPOLARE doit \u00eatre rejet\u00e9e, d\u00e8s lors que cette partie n\u2019\u00e9tablit plus \u00eatre cr\u00e9anci\u00e8re de la soci\u00e9t\u00e9 faillie.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 8 de l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT :<\/p>\n<p>Cette cr\u00e9ance a trait \u00e0 des lignes de cr\u00e9dit conc\u00e9d\u00e9es par l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) et qui ont \u00e9t\u00e9 garanties, selon l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT, par une lettre d\u2019intention de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) du 22 f\u00e9vrier 2010.<\/p>\n<p>Il convient de rejeter d\u2019embl\u00e9e l\u2019argument des intim\u00e9s A.) et Ma\u00eetre Alain RUKAVINA consistant \u00e0 dire que la cr\u00e9ance invoqu\u00e9e par l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC5.), aucune cession n\u2019\u00e9tant \u00e9tablie au vu des pi\u00e8ces vers\u00e9es au dossier de la Cour.<\/p>\n<p>L\u2019appelante SOC1.) a contest\u00e9 que la lettre du 22 f\u00e9vrier 2010 contienne un engagement ferme de la part de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) . Elle a soutenu ensuite que ce ne serait ni la demande d\u2019autorisation de vendre la participation dans la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.), ni l\u2019autorisation de vendre elle- m\u00eame qui rendraient exigible l\u2019engagement de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.). En effet jusqu\u2019\u00e0 la date de la vente effective, le curateur serait libre d\u2019y proc\u00e9der ou non. L\u2019appelante SOC1.) a ajout\u00e9 que l\u2019engagement de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) r\u00e9sultant de cette lettre \u00e9tait perp\u00e9tuel, partant nul, sinon inopposable. Finalement l\u2019appelante a estim\u00e9 que la lettre d\u2019intention ne garantissait que la ligne de cr\u00e9dit accord\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) en date du 23 f\u00e9vrier 2010, \u00e0 l\u2019exclusion des quatre lignes de cr\u00e9dit accord\u00e9es \u00e0 des dates post\u00e9rieures, \u00e9galement invoqu\u00e9es par l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT dans sa d\u00e9claration de cr\u00e9ance.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e UNICREDIT a r\u00e9pliqu\u00e9 en contestant que l\u2019engagement de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) ait \u00e9t\u00e9 perp\u00e9tuel d\u00e8s lors que sa dur\u00e9e aurait \u00e9t\u00e9 li\u00e9e \u00e0 celle des engagements qu\u2019il garantissait. Par ailleurs, un engagement perp\u00e9tuel ne serait pas sanctionn\u00e9 de nullit\u00e9. Ce serait encore \u00e0 tort que l\u2019appelante SOC1.) a affirm\u00e9 que la lettre d\u2019intention du 22 f\u00e9vrier 2010 ne couvrait que la ligne de cr\u00e9dit accord\u00e9e le 23 f\u00e9vrier 2010. Dans le texte de la lettre, il serait en effet indiqu\u00e9 qu\u2019elle couvrait \u00ab vos lignes de cr\u00e9dit \u00bb. Par ailleurs, l\u2019intim\u00e9e a contest\u00e9 le moyen de l\u2019appelante relatif \u00e0 l\u2019exigibilit\u00e9 de l\u2019 engagement.<\/p>\n<p>Concernant le caract\u00e8re de l\u2019engagement de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) , c\u2019est \u00e0 bon droit que l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT a soutenu, et que les premiers juges l\u2019ont suivie dans cette voie, que cet engagement \u00e9tait ferme au vu des termes employ\u00e9s. En effet, l e contenu de cette lettre \u00e9tait le suivant, conform\u00e9ment \u00e0 la copie de cette lettre jointe \u00e0 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 8 de l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT, vers\u00e9e en pi\u00e8ce 27 par l\u2019appelante SOC1.), qui n\u2019est pas sign\u00e9e, mais dont la validit\u00e9 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e :<\/p>\n<p>\u00ab Nous prenons acte que l\u2019octroi de la ligne de cr\u00e9dit susdite a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e par vous \u00e0 notre demande et compte tenu du fait que nous sommes les titulaires de la totalit\u00e9 du paquet d\u2019actions de la Filiale.<\/p>\n<p>Eu \u00e9gard \u00e0 ce qui pr\u00e9c\u00e8de, nous nous engageons \u00e0 conserver inchang\u00e9e notre participation telle qu\u2019indiqu\u00e9e ci -dessus dans le capital de la Filiale pendant tout le temps o\u00f9 celle- ci jouira de vos lignes de cr\u00e9dit (y compris toute \u00e9ventuelle prorogation ou tout \u00e9ventuel renouvellement de celles-ci que vous accepteriez d\u2019accorder en cas de cr\u00e9dit \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance d\u00e9termin\u00e9e).<\/p>\n<p>Dans le cas o\u00f9, quoi qu\u2019il en soit, nous estimerions n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 la cession de tout ou partie de notre participation, nous nous engageons \u00e0 ne pas proc\u00e9der \u00e0 une telle op\u00e9ration sans avoir obtenu votre consentement, qui devra vous \u00eatre demand\u00e9 moyennant un pr\u00e9avis \u00e9crit d\u2019au moins trente jours.<\/p>\n<p>Dans l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 o\u00f9 vous n\u2019accorderiez pas votre consentement, sans pr\u00e9judice de notre responsabilit\u00e9 qui, en vertu de la l\u00e9gislation italienne d\u00e9coule de notre position d\u2019actionnaire unique en cas d\u2019insolvabilit\u00e9 ( responsabilit\u00e9 que nous assumons \u00e9galement de mani\u00e8re contractuelle), nous nous engageons d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e0 proc\u00e9der au plus tard dans les dix jours ouvrables apr\u00e8s simple demande informelle de votre part, au r\u00e8glement de la position d\u00e9bitrice de la filiale qui existerait \u00e9ventuellement \u00e0 votre \u00e9gard, en vous versant le montant d\u00fb par celle- ci, \u00e0 savoir le capital, les int\u00e9r\u00eats et frais et accessoires, toute exception \u00e9tant exclue. \u00bb<\/p>\n<p>Suit encore l\u2019alin\u00e9a suivant :<\/p>\n<p>\u00ab Il reste entendu que nous proc\u00e8derons \u00e9galement au remboursement indiqu\u00e9 au paragraphe pr\u00e9c\u00e9dent si la Filiale, sur base de votre attestation, ne remplissait pas ponctuellement ses obligations \u00e0 votre \u00e9gard, si des proc\u00e9dures d\u2019insolvabilit\u00e9s \u00e9taient ouvertes \u00e0 charge de celle- ci ou, enfin, si un accord extrajudiciaire et transactionnel devait \u00eatre conclu entre la Filiale et ses cr\u00e9anciers \u00bb.<\/p>\n<p>Les termes clairs et non- \u00e9quivoques de cette lettre ne laissent pas de doute que la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) s\u2019y engageait fermement et d\u00e9finitivement \u00e0 s\u2019acquitter de la dette de la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) si un des \u00e9v\u00e8nements y pr\u00e9vus venait \u00e0 survenir.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 bon droit que l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT a conclu au rejet du moyen de l\u2019appelante SOC1.) tendant \u00e0 voir dire que la lettre d\u2019intention du 22 f\u00e9vrier 2010 cr\u00e9ait une obligation perp\u00e9tuelle dans le chef de cette soci\u00e9t\u00e9. En effet, il r\u00e9sulte des termes de la lettre que sa dur\u00e9e \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 celle des engagements de la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 UNICREDIT, dont il n\u2019est pas all\u00e9gu\u00e9 qu\u2019ils \u00e9taient de nature perp\u00e9tuelle.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la date \u00e0 laquelle l\u2019engagement de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) est devenu exigible, il convient de constater que l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT s\u2019est adress\u00e9e d\u00e8s le 5 novembre 2013 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) pour l\u2019informer qu\u2019elle r\u00e9voquait les facilit\u00e9s de cr\u00e9dit qui lui avaient \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es et qu\u2019elle la mettait en demeure de lui rembourser la somme de 4.006.932,23 euros. Le m\u00eame jour, l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT a \u00e9crit \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) pour lui r\u00e9clamer le paiement de la somme redue par la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) par r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la lettre d\u2019intention du 22 f\u00e9vrier 2010.<\/p>\n<p>La faillite de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e le 23 d\u00e9cembre 2013, la demande d\u2019autorisation de vendre a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e le 10 novembre 2015 et l\u2019autorisation a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e par jugement du 6 janvier 2016. Ce n\u2019est partant pas la vente de la participation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) dans la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) qui a pu motiver l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT \u00e0 faire appel \u00e0 la lettre de garantie du 22 f\u00e9vrier 2010, ces \u00e9v\u00e9nements n\u2019ayant pas encore eu lieu \u00e0 la date de l\u2019envoi de ce courrier. Il faut en d\u00e9duire que l\u2019appel \u00e0 la garantie \u00e9tait motiv\u00e9 par le manquement de la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) \u00e0 ses obligations contractuelles envers l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019autre hypoth\u00e8se envisag\u00e9e dans la lettre d\u2019intention du 22 f\u00e9vrier 2010 pour faire d\u00e9clencher le m\u00e9canisme de la garantie y pr\u00e9vue. La question de savoir quel \u00e9tait l\u2019\u00e9v\u00e8nement pr\u00e9cis de nature \u00e0 faire jouer la garantie de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) en cas de vente de la participation dans la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) n\u2019est partant pas pertinente.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 savoir si la lettre d\u2019intention du 22 f\u00e9vrier 2010 devait garantir la seule ligne de cr\u00e9dit accord\u00e9e par l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT en date du 23 f\u00e9vrier 2010 ou si elle devait couvrir l\u2019ensemble des lignes de cr\u00e9dit accord\u00e9es par cette soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) , il convient<\/p>\n<p>de constater que les termes de la lettre d\u2019intention du 22 f\u00e9vrier 2010 ne sont pas clairs sur cette question. En effet, dans son premier alin\u00e9a, la lettre se r\u00e9f\u00e8re express\u00e9ment et pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 une ligne de cr\u00e9dit de 5.000.000 euros accord\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC7.) . Il n\u2019est pas contest\u00e9 que cette ligne de cr\u00e9dit est celle qui a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e en date du 23 f\u00e9vrier 2010. Au deuxi\u00e8me alin\u00e9a de cette lettre, il est encore question de \u00ab la ligne de cr\u00e9dit \u00bb, tandis qu\u2019\u00e0 l\u2019alin\u00e9a suivant il est question de \u00ab vos lignes de cr\u00e9dit \u00bb. A l\u2019alin\u00e9a suivant, qui traite de l\u2019engagement de payer de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.), il est question de \u00ab la position d\u00e9bitrice de la Filiale qui existerait \u00e9ventuellement \u00e0 votre \u00e9gard \u00bb.<\/p>\n<p>Au vu de l\u2019impr\u00e9cision des termes de la lettre d\u2019intention et par application du principe de l\u2019article 1162 du Code civil que les conventions s\u2019interpr\u00e8tent contre celui qui a stipul\u00e9 et en faveur de celui qui a contract\u00e9 l\u2019obligation, il convient de retenir que la lettre d\u2019intention du 22 f\u00e9vrier 2010 ne couvre que la ligne de cr\u00e9dit de 5.000.000 euros accord\u00e9e le 23 f\u00e9vrier 2010.<\/p>\n<p>Suivant la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 8 de l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT, le solde correspondant \u00e0 la ligne de cr\u00e9dit accord\u00e9e le 23 f\u00e9vrier 2010 s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 567.173,24 euros. La cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT est donc \u00e0 admettre pour ce montant au passif de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.).<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e UNICREDIT a demand\u00e9 \u00e0 voir dire que sa cr\u00e9ance est prioritaire \u00e0 toutes les autres cr\u00e9ances, \u00e0 l\u2019exception de celle de l\u2019Administration des contributions, puisqu\u2019elle serait \u00e0 qualifier de \u00ab senior bank indebtness \u00bb au sens de l\u2019article 2.5 du r\u00e8glement de l\u2019emprunt obligataire.<\/p>\n<p>L\u2019appelante SOC1.) a contest\u00e9 que la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT jouisse d\u2019un rang sup\u00e9rieur \u00e0 la sienne.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 tort que l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT a invoqu\u00e9 les dispositions de l\u2019article 2.5 de l\u2019Instrumentum pour dire que sa cr\u00e9ance jouit d\u2019un rang sup\u00e9rieur \u00e0 celle de l\u2019appelante SOC1.) . En effet, l\u2019article 2.5 de cet acte pr\u00e9voit que la cr\u00e9ance n\u00e9e des obligations souscrites par l\u2019appelante SOC1.) b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un rang sup\u00e9rieur ( \u00ab rank senior \u00bb) aux autres cr\u00e9ances redues par la soci\u00e9t\u00e9 SOC2.) , \u00ab except for the Senior Bank Indebtedness \u00bb. Suivant l\u2019annexe 2 de l\u2019 Instrument, la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT fait certes partie de ces \u00ab Senior Bank Indebtedness \u00bb, mais il ne r\u00e9sulte pas de l\u2019article 2.5. pr\u00e9cit\u00e9 que la cr\u00e9ance de l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT b\u00e9n\u00e9fici e d\u2019un rang sup\u00e9rieur \u00e0 celui de la cr\u00e9ance de l\u2019appelante SOC1.) . Cette disposition a seulement pour effet que la cr\u00e9ance de l\u2019appelante SOC1.) ne prime pas celle de l\u2019intim\u00e9e UNICREDIT. Ces deux cr\u00e9ances se trouvent partant \u00e0 rang \u00e9gal entre elles.<\/p>\n<p>Quant aux indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure :<\/p>\n<p>Les intim\u00e9s UNICREDIT, SOC3.) et A.) ont requis la condamnation de l\u2019appelante SOC1.) \u00e0 leur payer \u00e0 chacun une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Ces parties n\u2019\u00e9tablissant pas en quoi il est in\u00e9quitable de laisser \u00e0 leur charge les frais non compris dans les d\u00e9pens, elles sont \u00e0 d\u00e9bouter de cette demande.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS<\/p>\n<p>la Cour d\u2019appel, quatri\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, statuant contradictoirement, le magistrat de la mise en \u00e9tat entendu en son rapport, sur l es conclusions du Minist\u00e8re Public,<\/p>\n<p>joint les affaires inscrites sous les num\u00e9ros du r\u00f4le 42733 et 43333,<\/p>\n<p>quant \u00e0 l\u2019appel interjet\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 des Iles Vierges Britanniques SOC1.) contre le jugement n\u00b0 11\/16 du 6 janvier 2016 : le dit irrecevable,<\/p>\n<p>quant \u00e0 l\u2019appel interjet\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 des Iles Vierges Britanniques SOC1.) contre le jugement n\u00b0 674\/15 du 18 mai 2015, quant \u00e0 l\u2019appel incident de l\u2019intim\u00e9e soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC4.) LUXEMBOURG et quant \u00e0 l\u2019intervention volontaire de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC5.) : dit irrecevable l\u2019intervention volontaire de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC5.), re\u00e7oit les appels principal et incident, les dit partiellement fond\u00e9s,<\/p>\n<p>r\u00e9formant : admet au passif chirographaire de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC2.) la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 1 de la soci\u00e9t\u00e9 des Iles Vierges Britanniques SOC1.) pour le montant de 30. 160.000 euros dont 24.000.000 euros \u00e0 titre principal et 6.160.00 euros en int\u00e9r\u00eats de retard, admet au passif chirographaire de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC2.) la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 6 de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC4.) pour la somme suppl\u00e9mentaire de 456.387,57 euros, admet au passif chirographaire de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC2.) la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 8 de la soci\u00e9t\u00e9 de droit italien UNICREDIT CREDIT MANAGEMENT BANK pour la somme de 567.173,24 euros et rejette la cr\u00e9ance de cette partie pour le surplus,<\/p>\n<p>rejette du passif chirographaire de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC2.) la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 4 de la soci\u00e9t\u00e9 de droit mon\u00e9gasque SOC3.),<\/p>\n<p>rejette du passif chirographaire de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC2.) la d\u00e9claration n\u00b0 7 de la soci\u00e9t\u00e9 de droit italien BANCA POPOLARE,<\/p>\n<p>dit que la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 6 de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC4.) a un caract\u00e8re subordonn\u00e9 par rapport \u00e0 la d\u00e9claration de cr\u00e9ance n\u00b0 1 de la soci\u00e9t\u00e9 des Iles Vierges Britanniques SOC1.),<\/p>\n<p>dit que toutes les cr\u00e9ances admises ayant fait l\u2019objet de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure, autres que la cr\u00e9ance n\u00b0 8 de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC4.) LUXEMBOURG , sont de m\u00eame rang,<\/p>\n<p>confirme le jugement du 18 mai 2015 pour le surplus,<\/p>\n<p>fait masse des frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel et les met \u00e0 charge de la masse de la faillite,<\/p>\n<p>d\u00e9boute la soci\u00e9t\u00e9 de droit italien UNICREDIT, la soci\u00e9t\u00e9 de droit mon\u00e9gasque SOC3.) et A.) de leur demande en octroi d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-4\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-4\/20240827-171159\/20170405-ca4-42733-43333-xv-a-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 Arr\u00eat N\u00b0 64\/1 7 IV-COM Audience publique du cinq avril deux mille dix -sept Num\u00e9ros 42733 et 43333 du r\u00f4le Composition : Roger LINDEN, pr\u00e9sident de chambre; Marianne HARLES, premi\u00e8re conseill\u00e8re; Elisabeth WEYRICH, conseill\u00e8re; Simone FLAMMANG, avocat g\u00e9n\u00e9ral; Eric VILVENS, greffier. I) R\u00f4le 42733\u2026<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_crdt_document":""},"kji_country":[8418],"kji_court":[12305],"kji_chamber":[18433],"kji_year":[52833],"kji_subject":[7724],"kji_keyword":[8601,9055,12307],"kji_language":[7733],"class_list":["post-818210","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-cour-superieure-de-justice","kji_chamber-chambre-4","kji_year-52833","kji_subject-civil","kji_keyword-avril","kji_keyword-justice","kji_keyword-superieure","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.5 (Yoast SEO v27.5) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Cour sup\u00e9rieure de justice, 5 avril 2017, n\u00b0 2733-43333 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"ru_RU\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 5 avril 2017, n\u00b0 2733-43333\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"1 Arr\u00eat N\u00b0 64\/1 7 IV-COM Audience publique du cinq avril deux mille dix -sept Num\u00e9ros 42733 et 43333 du r\u00f4le Composition : Roger LINDEN, pr\u00e9sident de chambre; Marianne HARLES, premi\u00e8re conseill\u00e8re; Elisabeth WEYRICH, conseill\u00e8re; Simone FLAMMANG, avocat g\u00e9n\u00e9ral; Eric VILVENS, greffier. I) R\u00f4le 42733\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-05-02T18:07:37+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"59 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\\\/\",\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 5 avril 2017, n\u00b0 2733-43333 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-05-02T18:07:32+00:00\",\"dateModified\":\"2026-05-02T18:07:37+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 5 avril 2017, n\u00b0 2733-43333\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"ru-RU\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#organization\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"ru-RU\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"width\":2114,\"height\":1253,\"caption\":\"Kohen Avocats\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/ru\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 5 avril 2017, n\u00b0 2733-43333 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\/","og_locale":"ru_RU","og_type":"article","og_title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 5 avril 2017, n\u00b0 2733-43333","og_description":"1 Arr\u00eat N\u00b0 64\/1 7 IV-COM Audience publique du cinq avril deux mille dix -sept Num\u00e9ros 42733 et 43333 du r\u00f4le Composition : Roger LINDEN, pr\u00e9sident de chambre; Marianne HARLES, premi\u00e8re conseill\u00e8re; Elisabeth WEYRICH, conseill\u00e8re; Simone FLAMMANG, avocat g\u00e9n\u00e9ral; Eric VILVENS, greffier. I) R\u00f4le 42733\u2026","og_url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\/","og_site_name":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","article_modified_time":"2026-05-02T18:07:37+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u041f\u0440\u0438\u043c\u0435\u0440\u043d\u043e\u0435 \u0432\u0440\u0435\u043c\u044f \u0434\u043b\u044f \u0447\u0442\u0435\u043d\u0438\u044f":"59 \u043c\u0438\u043d\u0443\u0442"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\/","name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 5 avril 2017, n\u00b0 2733-43333 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website"},"datePublished":"2026-05-02T18:07:32+00:00","dateModified":"2026-05-02T18:07:37+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\/#breadcrumb"},"inLanguage":"ru-RU","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-5-avril-2017-n-2733-43333\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/avocats-en-droit-penal-a-paris-conseil-et-defense-strategique\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jurisprudences","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/jurisprudences\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 5 avril 2017, n\u00b0 2733-43333"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#website","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","name":"Kohen Avocats","description":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.","publisher":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"ru-RU"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#organization","name":"Kohen Avocats","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"ru-RU","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","contentUrl":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","width":2114,"height":1253,"caption":"Kohen Avocats"},"image":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision\/818210","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision"}],"about":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/types\/kji_decision"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=818210"}],"wp:term":[{"taxonomy":"kji_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_country?post=818210"},{"taxonomy":"kji_court","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_court?post=818210"},{"taxonomy":"kji_chamber","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_chamber?post=818210"},{"taxonomy":"kji_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_year?post=818210"},{"taxonomy":"kji_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_subject?post=818210"},{"taxonomy":"kji_keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_keyword?post=818210"},{"taxonomy":"kji_language","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/ru\/wp-json\/wp\/v2\/kji_language?post=818210"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}