{"id":563331,"date":"2026-04-15T01:31:31","date_gmt":"2026-04-14T23:31:31","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/tribunal-federal-suisse-24-mars-2026-n-5a-545-2025\/"},"modified":"2026-04-15T02:48:02","modified_gmt":"2026-04-15T00:48:02","slug":"tribunal-federal-suisse-24-mars-2026-n-5a-545-2025","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-federal-suisse-24-mars-2026-n-5a-545-2025\/","title":{"rendered":"Tribunal f\u00e9d\u00e9ral suisse, 24 mars 2026, n\u00b0 5A 545-2025"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Bundesgericht<\/p>\n<p>Tribunal f\u00e9d\u00e9ral<\/p>\n<p>Tribunale federale<\/p>\n<p>Tribunal federal<\/p>\n<p>5A_545\/2025<\/p>\n<p>Arr\u00eat du 24 mars 2026<\/p>\n<p>IIe Cour de droit civil<\/p>\n<p>Composition<\/p>\n<p>MM. et Mme les Juges f\u00e9d\u00e9raux Bovey, Pr\u00e9sident,<\/p>\n<p>Hartmann et De Rossa.<\/p>\n<p>Greffi\u00e8re : Mme de Poret Bortolaso.<\/p>\n<p>Participants \u00e0 la proc\u00e9dure<\/p>\n<p>A.A.________,<\/p>\n<p>repr\u00e9sent\u00e9 par Me St\u00e9phane Riand, avocat,<\/p>\n<p>recourant,<\/p>\n<p>contre<\/p>\n<p>B.A.________,<\/p>\n<p>repr\u00e9sent\u00e9e par Me Jean-Paul Salamin, avocat,<\/p>\n<p>intim\u00e9e.<\/p>\n<p>Objet<\/p>\n<p>divorce (droits parentaux, comp\u00e9tence internationale),<\/p>\n<p>recours contre l&#039;arr\u00eat de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais du 17 juin 2025 (C1 24 2).<\/p>\n<p>Faits :<\/p>\n<p>A.<\/p>\n<p>A.A.________ (1985), ressortissant suisse, et B.A.________ (1986), ressortissante mac\u00e9donienne, sont les parents mari\u00e9s de C.A.________ (2014).<\/p>\n<p>Le couple s&#039;est s\u00e9par\u00e9 en 2016.<\/p>\n<p>B.<\/p>\n<p>Dans le contexte d&#039;une proc\u00e9dure de mesures protectrices de l&#039;union conjugale initi\u00e9e par l&#039;\u00e9pouse, les parties ont notamment convenu, par transaction judiciaire du 26 octobre 2016, que la garde de l&#039;enfant serait confi\u00e9e \u00e0 la m\u00e8re, que le p\u00e8re exercerait un droit de visite et verserait des contributions d&#039;entretien en faveur de sa fille et de son \u00e9pouse.<\/p>\n<p>Statuant le 9 juillet 2018 sur requ\u00eate de la m\u00e8re, le tribunal de district de Sierre (ci-apr\u00e8s: le tribunal de district) a modifi\u00e9 les mesures protectrices de l&#039;union conjugale en l&#039;autorisant notamment \u00e0 d\u00e9placer le lieu de r\u00e9sidence de l&#039;enfant en Mac\u00e9doine du Nord, tout en maintenant l&#039;autorit\u00e9 parentale conjointe.<\/p>\n<p>A.A.________ s&#039;est oppos\u00e9 sans succ\u00e8s \u00e0 cette autorisation (arr\u00eat du Tribunal cantonal du canton du Valais du 17 avril 2019 [ci-apr\u00e8s: tribunal cantonal]; arr\u00eats du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral 5A_404\/2019 du 15 juillet 2019 et 5F_34\/2020 du 14 d\u00e9cembre 2020).<\/p>\n<p>C.<\/p>\n<p>Le 31 juillet 2019, A.A.________ a initi\u00e9 une proc\u00e9dure unilat\u00e9rale de divorce devant le tribunal de district.<\/p>\n<p>C.a. Il a requis, \u00e0 titre de mesures provisionnelles, que la garde de C.A.________ lui soit confi\u00e9e avec un droit de visite en faveur de la m\u00e8re, subsidiairement, qu&#039;il soit ordonn\u00e9 \u00e0 celle-ci de vivre en Valais et qu&#039;une garde altern\u00e9e soit am\u00e9nag\u00e9e, plus subsidiairement encore qu&#039;il soit donn\u00e9 acte \u00e0 la m\u00e8re que le p\u00e8re se constituera un domicile au lieu de vie de l&#039;enfant dans les deux mois suivant le d\u00e9part de celle-ci \u00e0 l&#039;\u00e9tranger et qu&#039;une garde altern\u00e9e soit am\u00e9nag\u00e9e.<\/p>\n<p>Dite requ\u00eate a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e dans la mesure de sa recevabilit\u00e9 par d\u00e9cision du tribunal de district du 12 ao\u00fbt 2019, confirm\u00e9e par le tribunal cantonal le 20 ao\u00fbt 2020 au terme d&#039;une proc\u00e9dure d&#039;appel initi\u00e9e par le p\u00e8re.<\/p>\n<p>C.b. La conciliation tent\u00e9e entre les parties le 5 d\u00e9cembre 2019 dans le cadre du proc\u00e8s en divorce a \u00e9chou\u00e9, hormis sur le principe du divorce.<\/p>\n<p>C.c. Le 28 janvier 2020, A.A.________ a d\u00e9pos\u00e9 une nouvelle requ\u00eate de mesures provisionnelles devant la juge de district, concluant \u00e0 ce que la garde de C.A.________ soit altern\u00e9e d\u00e8s le 1er juin 2020, compte tenu de son intention de s&#039;installer lui aussi en Mac\u00e9doine du Nord.<\/p>\n<p>C.c.a. Charg\u00e9 dans ce contexte d&#039;\u00e9tablir un nouveau bilan de la situation familiale et de formuler des propositions sur la garde et le droit aux relations personnelles en cas de pr\u00e9sence des deux parents en Mac\u00e9doine du Nord, l&#039;Office pour la protection de l&#039;enfant (OPE) a observ\u00e9 qu&#039;en l&#039;\u00e9tat, une garde altern\u00e9e \u00e9tait inenvisageable, vu l&#039;incapacit\u00e9 des parents \u00e0 communiquer et \u00e0 coop\u00e9rer; un droit de visite \u00e9largi en faveur du p\u00e8re \u00e9tait recommand\u00e9.<\/p>\n<p>C.c.b. M\u00e8re et fille ont d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 U.________ (Mac\u00e9doine du Nord) le 30 juin 2020; le p\u00e8re s&#039;y est install\u00e9 le 30 septembre suivant.<\/p>\n<p>Le 16 novembre 2020, sur saisine de A.A.________, le directeur du Centre intermunicipal de travail social de U.________ (ci-apr\u00e8s: le Centre de U.________) a r\u00e9gl\u00e9 le droit aux relations personnelles du p\u00e8re et de sa fille (deux fois par mois, chaque premier et troisi\u00e8me week-end du mois du samedi au dimanche; sept jours durant les vacances d&#039;hiver, 21 jours durant les vacances d&#039;\u00e9t\u00e9 et lors de la f\u00eate de P\u00e2ques; contacts t\u00e9l\u00e9phoniques deux fois par semaines).<\/p>\n<p>C.c.c. Par d\u00e9cision du 20 d\u00e9cembre 2021, le tribunal de district s&#039;est dessaisi de la proc\u00e9dure de mesures provisionnelles au profit des autorit\u00e9s mac\u00e9doniennes, rayant la cause de son r\u00f4le. L&#039;appel interjet\u00e9 par le p\u00e8re a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 irrecevable par arr\u00eat du tribunal cantonal du 11 f\u00e9vrier 2022 (motivation insuffisante).<\/p>\n<p>C.d. L&#039;instruction de la cause relative au divorce s&#039;est poursuivie, sans porter sur les points relatifs \u00e0 l&#039;enfant C.A.________ &#8211; conform\u00e9ment \u00e0 une ordonnance de preuves du 28 mars 2022.<\/p>\n<p>Dans ses derni\u00e8res conclusions de premi\u00e8re instance prises le 11 octobre 2023, A.A.________ a sollicit\u00e9, entre autres, l&#039;instauration d&#039;une garde altern\u00e9e sur C.A.________ en Mac\u00e9doine du Nord, le maintien de l&#039;autorit\u00e9 parentale conjointe et la suppression des contributions d&#039;entretien entre \u00e9poux et en faveur de l&#039;enfant.<\/p>\n<p>B.A.________ a pour sa part conclu le 13 octobre 2023 \u00e0 ce que l&#039;autorit\u00e9 parentale et la garde de l&#039;enfant lui soient attribu\u00e9es, avec un droit de visite \u00e9largi en faveur du p\u00e8re ainsi qu&#039;\u00e0 l&#039;allocation de contributions d&#039;entretien, pour elle et sa fille.<\/p>\n<p>C.e. En septembre 2022, m\u00e8re et fille ont d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 V.________ (Mac\u00e9doine du Nord).<\/p>\n<p>Le 15 novembre 2023, le directeur du Centre de U.________ a annul\u00e9 sa d\u00e9cision du 16 novembre 2020 et transmis l&#039;affaire aux autorit\u00e9s de V.________ en vue de la r\u00e9glementation des relations personnelles du p\u00e8re et de sa fille.<\/p>\n<p>Le 29 d\u00e9cembre 2023, le Centre intermunicipal de travail social de V.________ (ci-apr\u00e8s: le Centre de V.________) a d\u00e9cid\u00e9 de prolonger la proc\u00e9dure en vue d&#039;investiguer sur la situation familiale.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir fait \u00e9tat de la reconnaissance, par le tribunal de premi\u00e8re instance de Kochani, le 30 septembre 2020, de la d\u00e9cision suisse de confier la garde de C.A.________ \u00e0 sa m\u00e8re, le Centre de V.________ a r\u00e9gl\u00e9 le droit de visite du p\u00e8re en date du 26 janvier 2024 (chaque premier et troisi\u00e8me samedi du mois, de 14h00 \u00e0 17h00). Le manque de collaboration, voire le comportement inappropri\u00e9 du p\u00e8re envers les autorit\u00e9s \u00e9tait d\u00e9plor\u00e9; il \u00e9tait par ailleurs constat\u00e9 que les parents avaient une relation perturb\u00e9e et une communication interrompue, si bien qu&#039;une coop\u00e9ration harmonieuse dans l&#039;int\u00e9r\u00eat de C.A.________ \u00e9tait impossible.<\/p>\n<p>C.f. Entre-temps, par jugement du 28 d\u00e9cembre 2023, le tribunal de district a prononc\u00e9 le divorce des \u00e9poux, liquid\u00e9 leur r\u00e9gime matrimonial, proc\u00e9d\u00e9 au partage de leur pr\u00e9voyance professionnelle, supprim\u00e9 la contribution d&#039;entretien en faveur de l&#039;ex-\u00e9pouse et rejet\u00e9 toute autre ou plus ample conclusion. Il a en revanche constat\u00e9 l&#039;incomp\u00e9tence des autorit\u00e9s suisses pour r\u00e9gler les questions relatives \u00e0 l&#039;enfant.<\/p>\n<p>C.g. A.A.________ a fait appel de ce jugement, concluant \u00e0 sa r\u00e9forme en ce sens que la garde de C.A.________ lui est confi\u00e9e, subsidiairement \u00e0 ce qu&#039;une garde altern\u00e9e soit instaur\u00e9e et l&#039;autorit\u00e9 parentale conjointe maintenue, ainsi qu&#039;\u00e0 l&#039;allocation en sa faveur d&#039;une indemnit\u00e9 de 50&#039;000 fr. \u00e0 titre de tort moral d\u00e9coulant de la violation de la CEDH et de l&#039;un de ses protocoles additionnels par l&#039;autorit\u00e9 de premi\u00e8re instance. \u00c0 d\u00e9faut de r\u00e9forme, le renvoi de la cause en premi\u00e8re instance a \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9.<\/p>\n<p>C.g.a. Par requ\u00eate de mesures provisionnelles du 15 janvier 2024, A.A.________ a notamment conclu \u00e0 ce que le droit de d\u00e9terminer le lieu de r\u00e9sidence de sa fille en Suisse ou en Mac\u00e9doine du Nord, subsidiairement en Mac\u00e9doine du Nord lui soit attribu\u00e9 ainsi que sa garde, avec un droit de visite r\u00e9serv\u00e9 en faveur de la m\u00e8re et fix\u00e9 par les autorit\u00e9s mac\u00e9doniennes, cette derni\u00e8re devant de surcro\u00eet \u00eatre enjointe \u00e0 faire renouveler le passeport suisse de l&#039;enfant.<\/p>\n<p>Dite requ\u00eate a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais le 11 avril 2024 (ci-apr\u00e8s: la cour cantonale). Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a d\u00e9clar\u00e9 irrecevable le recours exerc\u00e9 par A.A.________ (arr\u00eat 5A_298\/2024 du 19 septembre 2024).<\/p>\n<p>C.g.b. Statuant le 17 juin 2025, la cour cantonale a rejet\u00e9 l&#039;appel form\u00e9 par le p\u00e8re. Elle a n\u00e9anmoins r\u00e9form\u00e9 le dispositif du jugement de premi\u00e8re instance en ce sens que les conclusions des parties concernant l&#039;enfant C.A.________ sont irrecevables, toute autre ou plus ample conclusion \u00e9tant rejet\u00e9e.<\/p>\n<p>D.<\/p>\n<p>Le 7 juillet 2025, A.A.________ (ci-apr\u00e8s: le recourant) exerce un recours en mati\u00e8re civile et un recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal f\u00e9d\u00e9ral \u00e0 l&#039;encontre de la d\u00e9cision cantonale. Sur recours en mati\u00e8re civile, le recourant conclut \u00e0 l&#039;annulation de l&#039;arr\u00eat cantonal ainsi qu&#039;\u00e0 l&#039;annulation des d\u00e9cisions incidentes rendues le 20 d\u00e9cembre 2021 par le tribunal du district et le 11 f\u00e9vrier 2022 par le tribunal cantonal; \u00e0 ce que la comp\u00e9tence du juge suisse soit reconnue pour statuer sur l&#039;autorit\u00e9 parentale, la garde et les relations personnelles de l&#039;enfant et \u00e0 ce que la d\u00e9cision cantonale soit r\u00e9form\u00e9e en ce sens que l&#039;autorit\u00e9 parentale sur C.A.________ est maintenue conjointe, une garde altern\u00e9e \u00e9tant mise en place d\u00e8s que possible ou \u00e0 tout le moins, un droit de visite \u00e9tendu et effectif est garanti, en Suisse ou en Mac\u00e9doine du Nord. Sur recours constitutionnel subsidiaire, le recourant conclut \u00e0 ce que soit constat\u00e9 la violation de &quot;ses droits constitutionnels&quot;, &quot;notamment&quot; des art. 9 Cst., 29 al. 1 et 2 Cst. et 13 Cst. ainsi que celle des art. 6 par. 1 et 8 par. 1 CEDH et 3 al. 1 de la Convention relative aux droits de l&#039;enfant (CDE; RS 0.107), l&#039;affaire \u00e9tant renvoy\u00e9e au tribunal cantonal avec injonction de statuer \u00e0 bref d\u00e9lai et dans le respect des garanties constitutionnelles reconnues.<\/p>\n<p>Le recourant sollicite le b\u00e9n\u00e9fice de l&#039;assistance judiciaire.<\/p>\n<p>Un compl\u00e9ment aux recours a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 le 10 juillet 2025.<\/p>\n<p>Des d\u00e9terminations sur le fond n&#039;ont pas \u00e9t\u00e9 requises.<\/p>\n<p>E.<\/p>\n<p>Par ordonnance du 28 juillet 2025, le Pr\u00e9sident de la IIe Cour de droit civil a rejet\u00e9 la requ\u00eate de mesures provisionnelles concernant le sort de l&#039;enfant (i.e. octroi au recourant d&#039;un &quot;droit de visite renforc\u00e9&quot;; interdiction adress\u00e9e \u00e0 la m\u00e8re de d\u00e9placer le domicile de l&#039;enfant sans l&#039;autorisation du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral; &quot;mise en place d&#039;un canal de communication num\u00e9rique stable&quot; entre le p\u00e8re et sa fille; \u00e9change d&#039;informations entre les parents; autorisation octroy\u00e9e au recourant d&#039;&quot;entreprendre seul les d\u00e9marches de renouvellement du passeport de sa fille, sans consentement pr\u00e9alable de la m\u00e8re&quot;).<\/p>\n<p>Consid\u00e9rant en droit :<\/p>\n<p>1.<\/p>\n<p>1.1. Les conditions de recevabilit\u00e9 du recours en mati\u00e8re civile sont remplies en tant que le recours est dirig\u00e9 contre l&#039;arr\u00eat cantonal du 17 juin 2025 (art. 72 al. 1, art. 75 al. 1 et 2, art. 76 al. 1 let. a et b, art. 90 et 100 al. 1 cum art. 46 al. 1 let. b LTF). S&#039;ensuit l&#039;irrecevabilit\u00e9 du recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 LTF).<\/p>\n<p>Le compl\u00e9ment au recours est recevable en tant que d\u00e9pos\u00e9 dans le d\u00e9lai de recours (art. 100 al. 1 cum art. 46 al. 1 let. b LTF).<\/p>\n<p>1.2. Le recours en mati\u00e8re civile est en revanche irrecevable en tant qu&#039;il est simultan\u00e9ment dirig\u00e9 contre le jugement rendu le 20 d\u00e9cembre 2021 par le tribunal de district et l&#039;arr\u00eat du tribunal cantonal du 11 f\u00e9vrier 2022 (cf. supra let. C.c.c). Sauf exceptions non r\u00e9alis\u00e9es ici, le recours ne peut d&#039;abord \u00eatre exerc\u00e9 que contre une d\u00e9cision prise par une autorit\u00e9 cantonale de derni\u00e8re instance statuant sur recours (art. 75 al. 1 et 2 LTF), ce qui exclut d&#039;attaquer la premi\u00e8re des d\u00e9cisions pr\u00e9cit\u00e9es devant la Cour de c\u00e9ans. Contrairement ensuite \u00e0 ce que para\u00eet comprendre le recourant, l&#039;arr\u00eat du 11 f\u00e9vrier 2022 n&#039;est pas une d\u00e9cision incidente, susceptible d&#039;\u00eatre attaqu\u00e9e avec la d\u00e9cision finale (art. 93 al. 3 LTF), mais constitue lui-m\u00eame une d\u00e9cision finale (art. 90 LTF) d\u00e8s lors que rendu dans le contexte d&#039;une proc\u00e9dure de mesures provisionnelles de divorce (ATF 134 III 426 consid. 2.2); un recours \u00e0 l&#039;encontre de cette derni\u00e8re d\u00e9cision appara\u00eet ainsi tardif (art. 100 al. 1 LTF). La m\u00eame conclusion s&#039;impose sous l&#039;angle du recours constitutionnel subsidiaire (cf. art. 114 et 117 LTF).<\/p>\n<p>2.<\/p>\n<p>Des mesures probatoires devant le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (art. 55 LTF) ne sont qu&#039;exceptionnellement ordonn\u00e9es dans une proc\u00e9dure de recours, d\u00e8s lors que celui-ci statue et conduit en principe son raisonnement sur la base des faits \u00e9tablis par l&#039;autorit\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dente (art. 105 al. 1 LTF; ATF 136 II 101 consid. 2; 133 III 545 consid. 4.3; arr\u00eat 5A_692\/2025 du 15 janvier 2026 consid. 2). Le recourant sollicite en t\u00eate de ses \u00e9critures l&#039;administration de diff\u00e9rents moyens de preuve, sans toutefois soulever aucune circonstance exceptionnelle qui justifierait d&#039;y donner suite devant la Cour de c\u00e9ans. L&#039;on pr\u00e9cisera au demeurant que le dossier de la cause, dont il demande l&#039;\u00e9dition, a \u00e9t\u00e9 transmis au Tribunal f\u00e9d\u00e9ral conform\u00e9ment aux exigences pr\u00e9vues \u00e0 l&#039;art. 102 al. 2 LTF.<\/p>\n<p>3.<\/p>\n<p>3.1. Le recours en mati\u00e8re civile peut \u00eatre form\u00e9 pour violation du droit, tel qu&#039;il est d\u00e9limit\u00e9 par les art. 95 s. LTF. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral applique le droit d&#039;office (art. 106 al. 1 LTF). Cela \u00e9tant, eu \u00e9gard \u00e0 l&#039;exigence de motivation contenue \u00e0 l&#039;art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n&#039;examine en principe que les griefs soulev\u00e9s; il n&#039;est pas tenu de traiter, \u00e0 l&#039;instar d&#039;une autorit\u00e9 de premi\u00e8re instance, toutes les questions juridiques qui pourraient se poser, lorsque celles-ci ne sont plus discut\u00e9es devant lui (ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les r\u00e9f\u00e9rences). Le recourant doit par cons\u00e9quent discuter les motifs de la d\u00e9cision entreprise et indiquer pr\u00e9cis\u00e9ment en quoi il estime que l&#039;autorit\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dente a m\u00e9connu le droit (ATF 146 IV 297 consid. 1.2; 142 I 99 consid. 1.7.1; 142 III 364 consid. 2.4 et la r\u00e9f\u00e9rence; 142 I 99 consid. 1.7.1). Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral ne conna\u00eet par ailleurs de la violation de droits fondamentaux que si un tel grief a \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment invoqu\u00e9 et motiv\u00e9 de fa\u00e7on claire et d\u00e9taill\u00e9e par le recourant (&quot;principe d&#039;all\u00e9gation&quot;, art. 106 al. 2 LTF; ATF 146 IV 114 consid. 2.1; 144 II 313 consid. 5.1).<\/p>\n<p>3.2. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral statue sur la base des faits \u00e9tablis par l&#039;autorit\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s&#039;en \u00e9carter que si ces faits ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis de fa\u00e7on manifestement inexacte &#8211; ce qui correspond \u00e0 la notion d&#039;arbitraire au sens de l&#039;art. 9 Cst. (ATF 147 I 73 consid. 2.2; 144 II 246 consid. 6.7; 143 I 310 consid. 2.2 et la r\u00e9f\u00e9rence) &#8211; ou en violation du droit au sens de l&#039;art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Conform\u00e9ment au principe d&#039;all\u00e9gation \u00e9voqu\u00e9 ci-dessus (cf. supra consid. 3.1), le recourant qui entend contester les faits retenus par l&#039;autorit\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dente doit expliquer clairement et de mani\u00e8re circonstanci\u00e9e en quoi ces conditions seraient r\u00e9alis\u00e9es (ATF 140 III 16 consid. 1.3.1 et les r\u00e9f\u00e9rences). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2 et les r\u00e9f\u00e9rences).<\/p>\n<p>En l&#039;esp\u00e8ce, la partie du recours intitul\u00e9e &quot;V. Faits mat\u00e9riels&quot; sera ignor\u00e9e en tant que les \u00e9l\u00e9ments qui y sont expos\u00e9s, uniquement appr\u00e9ciatifs, s&#039;\u00e9cartent de ceux retenus par l&#039;autorit\u00e9 cantonale et que le recourant n&#039;invoque, ni a fortiori ne d\u00e9montre, que leur \u00e9tablissement serait arbitraire et que leur correction influerait sur le sort de la cause.<\/p>\n<p>4.<\/p>\n<p>Le recourant invoque d&#039;abord &quot;l&#039;atteinte \u00e0 l&#039;impartialit\u00e9 des juges cantonaux&quot;, soulevant la violation des art. 30 Cst., 6 par. 1 CEDH, 47 de la Charte des droits fondamentaux de l&#039;Union europ\u00e9enne, 49 CPC et 3 al. 2 LTF.<\/p>\n<p>Sans s&#039;arr\u00eater sur la recevabilit\u00e9 et la pertinence de certaines des dispositions l\u00e9gales ou conventionnelles invoqu\u00e9es (plus particuli\u00e8rement l&#039;art. 47 de la Charte des droits fondamentaux de l&#039;Union europ\u00e9enne et l&#039;art. 3 al. 2 LTF), il convient d&#039;\u00e9carter les critiques que soul\u00e8ve le recourant sur ce point. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, celui-ci invoque un d\u00e9faut d&#039;&quot;impartialit\u00e9 structurelle apparente&quot; des autorit\u00e9s judiciaires valaisannes. Il s&#039;appuie \u00e0 cet \u00e9gard sur le fait que la juge de district ayant autoris\u00e9 le d\u00e9placement du lieu de r\u00e9sidence de l&#039;enfant en Mac\u00e9doine du Nord (cf. supra let. B) \u00e9tait entre-temps devenue juge aupr\u00e8s du Tribunal cantonal et qu&#039;aucun des magistrats de cette derni\u00e8re autorit\u00e9 judiciaire n&#039;avaient remis en cause l&#039;autorisation de d\u00e9placement pr\u00e9cit\u00e9e, malgr\u00e9 ses graves lacunes. Le recourant en d\u00e9duit une &quot;solidarit\u00e9 institutionnelle&quot;, qui pouvait faire objectivement douter de l&#039;impartialit\u00e9 judiciaire des magistrats cantonaux. Il s&#039;agit n\u00e9anmoins de lui opposer que le d\u00e9faut de caract\u00e8re pr\u00e9tendument contraire au droit de cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 scell\u00e9 en 2020 (cf. supra let. B). En l&#039;absence de toutes critiques plus concr\u00e8tes, le seul changement de statut de la magistrate \u00e0 l&#039;origine de cette d\u00e9cision ne permet aucunement de conclure \u00e0 une &quot;solidarit\u00e9 institutionnelle&quot; entre les magistrats cantonaux, singuli\u00e8rement entre ceux ayant particip\u00e9 \u00e0 la d\u00e9cision entreprise, rendue en 2025, et la juge concern\u00e9e.<\/p>\n<p>5.<\/p>\n<p>Le recourant soul\u00e8ve la violation de son droit d&#039;\u00eatre entendu (art. 29 al. 2 Cst., art. 6 par. 1 CEDH) et celle de la maxime &quot;inquisitoire d&#039;office renforc\u00e9e&quot; (art. 296 CPC).<\/p>\n<p>5.1. Il convient d&#039;abord de constater l&#039;irrecevabilit\u00e9 de ses critiques en tant qu&#039;elles visent \u00e0 remettre en cause l&#039;autorisation de d\u00e9placer le lieu de r\u00e9sidence de l&#039;enfant \u00e0 l&#039;\u00e9tranger (ainsi: pr\u00e9tendu refus de le laisser s&#039;exprimer sur les cons\u00e9quences juridiques du d\u00e9part de l&#039;enfant en Mac\u00e9doine du Nord; refus d&#039;auditionner la juge de district ayant octroy\u00e9 l&#039;autorisation, sans instruction ni motivation suffisantes; d\u00e9faut d&#039;expertise psychologique ou sociale ind\u00e9pendante). Dites critiques se r\u00e9v\u00e8lent manifestement tardives dans la mesure o\u00f9 l&#039;autorisation litigieuse a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e en 2018 et que le recourant a pu exercer ses moyens de droit \u00e0 son encontre (cf. supra let. B).<\/p>\n<p>5.2. Au surplus, les autres critiques soulev\u00e9es dans ce contexte par le recourant (ainsi: r\u00e9duction de son droit de visite par les autorit\u00e9s mac\u00e9doniennes; refus d&#039;appliquer le for de n\u00e9cessit\u00e9; abandon de l&#039;id\u00e9e d&#039;une garde altern\u00e9e) sont li\u00e9es \u00e0 la perte de comp\u00e9tence des autorit\u00e9s judiciaires suisses, dont le bien-fond\u00e9 a \u00e9t\u00e9 largement examin\u00e9 par l&#039;autorit\u00e9 cantonale (cf. infra consid. 7.2). Le recourant ne saurait ainsi pr\u00e9tendre ne pas avoir \u00e9t\u00e9 entendu \u00e0 ce propos, voire soutenir ne pas avoir obtenu de motivation suffisante \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<p>6.<\/p>\n<p>Le recourant se plaint \u00e9galement d&#039;arbitraire et d&#039;un &quot;d\u00e9ni de justice mat\u00e9riel syst\u00e9mique&quot; tant dans l&#039;\u00e9tablissement des faits que dans la motivation juridique.<\/p>\n<p>6.1. Il soutient d&#039;abord que la situation juridique en Mac\u00e9doine du Nord aurait \u00e9t\u00e9 arbitrairement \u00e9valu\u00e9e. Une fois encore, il tente de remettre en question la d\u00e9cision autorisant le d\u00e9placement de sa fille en Mac\u00e9doine du Nord, soulignant qu&#039;elle aurait ignor\u00e9 que ce dernier \u00c9tat n&#039;avait adh\u00e9r\u00e9 ni \u00e0 la Convention de La Haye du 5 octobre 1961 concernant la comp\u00e9tence des autorit\u00e9s et la loi applicable en mati\u00e8re de protection des mineurs (CLaH61; RS 0.211.231.01), ni \u00e0 la Convention de La Haye du 19 octobre 1996 concernant la comp\u00e9tence, la loi applicable, la reconnaissance, l&#039;ex\u00e9cution et la coop\u00e9ration en mati\u00e8re de responsabilit\u00e9 parentale et de mesures de protection des enfants (CLaH96; RS 0.211.231.011). La cour cantonale, qui a relev\u00e9 le caract\u00e8re tardif de cette critique, a n\u00e9anmoins examin\u00e9 son bien-fond\u00e9; le recourant ne s&#039;en prend cependant pas \u00e0 sa motivation; il n&#039;y a pas lieu d&#039;entrer en mati\u00e8re (cf. supra consid. 3.1).<\/p>\n<p>La critique selon laquelle la Mac\u00e9doine du Nord ne reconna\u00eetrait ni la garde altern\u00e9e, ni l&#039;autorit\u00e9 parentale conjointe et qu&#039;elle accepterait enfin une substitution compl\u00e8te de l&#039;ordre juridique protecteur suisse par un ordre juridique &quot;incompatible, sans garde-fou, sans r\u00e9serve, sans r\u00e9flexion&quot; sera examin\u00e9e sous l&#039;angle du grief li\u00e9 au dessaisissement des autorit\u00e9s judiciaires suisses quant au sort de l&#039;enfant (cf. infra consid. 7).<\/p>\n<p>6.2. Le recourant invoque \u00e9galement l&#039;appr\u00e9ciation arbitraire des faits en lien avec son attitude, rapport\u00e9e comme r\u00e9calcitrante et conflictuelle. En tant qu&#039;elle consiste \u00e0 simplement opposer une appr\u00e9ciation personnelle aux qualificatifs pr\u00e9cit\u00e9s, cette critique, appellatoire, est irrecevable (cf. supra consid. 3.2).<\/p>\n<p>6.3. Le recourant se plaint encore d&#039;un &quot;d\u00e9ni de justice mat\u00e9riel&quot; en tant que la perte de comp\u00e9tence des autorit\u00e9s suisses entra\u00eenerait la privation de &quot;ses droits fondamentaux&quot;. \u00c0 supposer suffisamment motiv\u00e9, ce grief sera examin\u00e9 au consid\u00e9rant qui suit en tant qu&#039;il a trait au bien-fond\u00e9 du dessaisissement des autorit\u00e9s judiciaires suisses.<\/p>\n<p>7.<\/p>\n<p>Le recourant reproche \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 cantonale d&#039;avoir retenu \u00e0 tort que les autorit\u00e9s judiciaires suisses n&#039;\u00e9taient pas comp\u00e9tentes pour r\u00e9gler ses droits parentaux.<\/p>\n<p>7.1. La comp\u00e9tence des autorit\u00e9s judiciaires suisses doit ici s&#039;examiner en se r\u00e9f\u00e9rant aux trait\u00e9s internationaux applicables, subsidiairement \u00e0 la LDIP, vu le domicile \u00e9tranger des parties (art. 2 CPC; art. 1 al. 2 LDIP). La Mac\u00e9doine du Nord n&#039;est partie ni \u00e0 la CLaH96, ni \u00e0 la CLaH61, si bien que la LDIP s&#039;applique.<\/p>\n<p>En tant que les parties \u00e9taient domicili\u00e9es en Suisse au moment de l&#039;introduction de l&#039;action en divorce, la comp\u00e9tence du juge suisse est donn\u00e9e (art. 59 let. a LDIP). Celle-ci s&#039;\u00e9tend aux effets accessoires du divorce (art. 63 al. 1 1e phr. LDIP), les dispositions en mati\u00e8re de protection des mineurs (art. 85 LDIP) \u00e9tant toutefois r\u00e9serv\u00e9es (art. 63 al. 1 2e phr. LDIP). \u00c0 teneur de l&#039;art. 85 al. 1 LDIP, la comp\u00e9tence des autorit\u00e9s judiciaires ou administratives suisses, la loi applicable ainsi que la reconnaissance et l&#039;ex\u00e9cution des d\u00e9cisions ou mesures \u00e9trang\u00e8res sont r\u00e9gies par la CLaH96.<\/p>\n<p>7.1.1. Cela implique que la Suisse applique cette derni\u00e8re convention \u00e0 l&#039;\u00e9gard de tous les \u00c9tats, y compris les \u00c9tats non signataires, sauf toutefois en ce qui concerne l&#039;art. 5 al. 2 CLaH96 (ATF 149 III 81 consid. 2.4.1). Si, conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;art. 5 al. 1 CLaH96, les autorit\u00e9s de l&#039;\u00c9tat de la r\u00e9sidence habituelle de l&#039;enfant &#8211; ind\u00e9pendamment donc de sa qualit\u00e9 d&#039;\u00c9tat contractant &#8211; sont comp\u00e9tentes pour prendre des mesures de protection en faveur de l&#039;enfant, l&#039;art. 5 al. 2 CLaH96 pr\u00e9cise qu&#039;en cas de changement licite de la r\u00e9sidence habituelle de l&#039;enfant dans un autre \u00c9tat contractant, les autorit\u00e9s de l&#039;\u00c9tat de la nouvelle r\u00e9sidence habituelle de l&#039;enfant sont comp\u00e9tentes. Entre \u00c9tats contractants, le principe de la perpetuatio fori ne s&#039;applique donc pas; il s&#039;applique en revanche, en cas de constitution d&#039;une nouvelle r\u00e9sidence dans un \u00c9tat tiers (ATF 149 III 81 consid. 2.4.1; 143 II 237 consid. 2.3; 142 III 1 consid. 2.1).<\/p>\n<p>Dans cette derni\u00e8re hypoth\u00e8se, le changement de comp\u00e9tence n&#039;est alors pas imm\u00e9diat et la poursuite des proc\u00e9dures d\u00e9j\u00e0 pendantes en Suisse est envisageable; \u00e0 d\u00e9faut, l&#039;enfant pourrait en effet \u00eatre confront\u00e9 \u00e0 un conflit n\u00e9gatif de comp\u00e9tences, pr\u00e9judiciable \u00e0 ses int\u00e9r\u00eats (ATF 149 III 81 consid. 2.4.1; 143 II 237 consid. 2.3). La question de savoir si le maintien de la comp\u00e9tence des autorit\u00e9s suisses s&#039;effectue sur le fondement de l&#039;art. 64 al. 1 let. b CPC comme le retient la jurisprudence (ATF 149 III 81 consid. 2.4.1; 143 II 237 consid. 2.3) ou de l&#039;art. 85 al. 3 LDIP ainsi que l&#039;affirme la doctrine (BUCHER, in Commentaire romand, CL &#8211; LDIP, 2e \u00e9d. 2025, n\u00b0 36 ad art. 85 LDIP; SCHWANDER, in Basler Kommentar IPRG, 4e \u00e9d. 2021, n\u00b0 50 ad art. 85 LDIP; SIEHR\/MARKUS, in Z\u00fcrcher Kommentar zum IPRG, 3e \u00e9d. 2018, n\u00b0 65 ad art. 85 LDIP) peut \u00eatre laiss\u00e9e ici ind\u00e9cise.<\/p>\n<p>Si l&#039;\u00c9tat tiers admet n\u00e9anmoins sa comp\u00e9tence pour statuer sur la responsabilit\u00e9 parentale et les mesures de protection de l&#039;enfant qui r\u00e9side nouvellement sur son territoire, il en r\u00e9sulte un conflit positif de comp\u00e9tence, qui n&#039;est, lui non plus, pas n\u00e9cessairement dans l&#039;int\u00e9r\u00eat de l&#039;enfant (cf. \u00e0 propos d&#039;un tel conflit: LAGARDE, Rapport explicatif relatif \u00e0 la convention du 19 octobre 1996 sur la protection des enfants, n. 5). L&#039;autorit\u00e9 suisse doit alors pouvoir se dessaisir de la cause lorsqu&#039;il est \u00e9tabli que l&#039;autorit\u00e9 \u00e9trang\u00e8re de la nouvelle r\u00e9sidence habituelle accepte d&#039;examiner l&#039;opportunit\u00e9 de prendre des mesures et que celles-ci pourraient \u00eatre reconnues en Suisse (BUCHER, op. cit., loc. cit.; SCHWANDER, op. cit., loc. cit.; cf. JAMETTI GREINER, Der neue internationale Kindesschutz in der Schweiz, in FamPra.ch 2008 p. 277 ss, 287).<\/p>\n<p>7.1.2. M\u00eame si la comp\u00e9tence pour prononcer les mesures de protection appartient aux autorit\u00e9s \u00e9trang\u00e8res, l&#039;art. 10 al. 1 CLaH96 &#8211; applicable selon l&#039;art. 85 al. 1 LDIP &#8211; r\u00e9serve au juge suisse du divorce une comp\u00e9tence accessoire en la mati\u00e8re (ATF 149 III 81 consid. 2.4.3), fond\u00e9e sur la r\u00e9sidence habituelle en Suisse de l&#039;un des parents au commencement de la proc\u00e9dure en divorce; un tel lien n&#039;est cependant suffisant que si au moins l&#039;un des parents a la responsabilit\u00e9 parentale \u00e0 l&#039;\u00e9gard de l&#039;enfant (art. 10 al. 1 let. a CLaH96) et \u00e0 la double condition suppl\u00e9mentaire que les deux parents aient accept\u00e9 la comp\u00e9tence du juge du divorce et que celle-ci soit conforme \u00e0 l&#039;int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l&#039;enfant (art. 10 al. 1 let. b CLaH96). \u00c0 supposer sa comp\u00e9tence retenue, le juge du divorce applique alors son droit national (art. 15 al. 1 CLaH96, sur renvoi de l&#039;art. 85 al. 1 LDIP).<\/p>\n<p>7.2.<\/p>\n<p>7.2.1. Se fondant d&#039;abord sur l&#039;art. 5 al. 1 CLaH96, la cour cantonale a consid\u00e9r\u00e9 que la comp\u00e9tence pour statuer sur la r\u00e9glementation des pr\u00e9rogatives parentales et les mesures de protection de l&#039;enfant appartenait aux autorit\u00e9s mac\u00e9doniennes d\u00e8s lors que, suite \u00e0 son d\u00e9part autoris\u00e9 pour la Mac\u00e9doine du Nord, la mineure s&#039;\u00e9tait constitu\u00e9 une r\u00e9sidence habituelle dans ce dernier \u00c9tat.<\/p>\n<p>Se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 la Convention europ\u00e9enne sur la reconnaissance et l&#039;ex\u00e9cution des d\u00e9cisions en mati\u00e8re de garde des enfants et le r\u00e9tablissement de la garde des enfants (Convention de Luxembourg; RS 0.211.230.01) &#8211; convention en vigueur tant en Suisse qu&#039;en Mac\u00e9doine du Nord -, l&#039;autorit\u00e9 cantonale a consid\u00e9r\u00e9 que la d\u00e9cision prise par le Centre de U.________ le 16 novembre 2020 \u00e9tait susceptible d&#039;\u00eatre reconnue en Suisse en tant qu&#039;elle n&#039;\u00e9tait pas incompatible avec la d\u00e9cision pr\u00e9c\u00e9demment rendue sur ce point par le tribunal suisse, ni contraire aux r\u00e8gles fondamentales du droit de la famille en Suisse. C&#039;\u00e9tait ainsi \u00e0 raison que le tribunal de district avait consid\u00e9r\u00e9 qu&#039;il n&#039;y avait pas lieu de perp\u00e9tuer sa propre comp\u00e9tence sur le fondement de l&#039;art. 85 al. 3 LDIP &#8211; l&#039;autorit\u00e9 cantonale privil\u00e9giant le fondement de cette derni\u00e8re disposition \u00e0 celle de l&#039;art. 64 al. al. 1 let. b CPC (cf. supra consid. 7.1.1). Les d\u00e9cisions rendues ult\u00e9rieurement par l&#039;autorit\u00e9 \u00e9trang\u00e8re ne remettaient pas en cause cette conclusion. Si elles r\u00e9duisaient certes significativement les relations personnelles entre le recourant et sa fille, aucun motif ne permettait de retenir qu&#039;elles ne pourraient \u00eatre reconnues en Suisse (singuli\u00e8rement: respect des garanties proc\u00e9durales du p\u00e8re; d\u00e9faut de contrari\u00e9t\u00e9 aux principes fondamentaux du droit de la famille suisse de la r\u00e9duction du droit de visite d\u00e9cid\u00e9e par les autorit\u00e9s mac\u00e9doniennes).<\/p>\n<p>La cour cantonale en a ainsi d\u00e9duit que, dans la mesure o\u00f9 les juridictions mac\u00e9doniennes admettaient leur comp\u00e9tence et rendaient des d\u00e9cisions susceptibles d&#039;\u00eatre reconnues en Suisse, il n&#039;existait aucune lacune de protection justifiant le maintien d&#039;un for en Suisse.<\/p>\n<p>7.2.2. La cour cantonale a ensuite exclu l&#039;existence d&#039;un for alternatif en Suisse fond\u00e9 sur l&#039;art. 10 CLaH96. Vu la saisine des autorit\u00e9s mac\u00e9doniennes, il en r\u00e9sulterait un conflit positif de comp\u00e9tences qui ne serait pas sans incidence sur les perspectives de reconnaissance, par les autorit\u00e9s mac\u00e9doniennes, de la d\u00e9cision \u00e0 rendre en Suisse. Celles-ci \u00e9taient au demeurant mieux \u00e0 m\u00eame d&#039;appr\u00e9cier la situation sans qu&#039;un int\u00e9r\u00eat pr\u00e9pond\u00e9rant de l&#039;enfant justifie l&#039;intervention des autorit\u00e9s suisses, n\u00e9cessairement plus laborieuse. Le fait que la garde altern\u00e9e ne soit pas une institution connue du droit mac\u00e9donien ne repr\u00e9sentait au demeurant pas un pr\u00e9judice pour l&#039;enfant qu&#039;il faudrait pallier en admettant la comp\u00e9tence des autorit\u00e9s suisses et l&#039;application de la loi du for selon l&#039;art. 15 al. 1 CLaH96. L&#039;instauration d&#039;un tel mode de garde n&#039;\u00e9tait d&#039;ailleurs en l&#039;\u00e9tat aucunement envisageable, vu le d\u00e9faut des crit\u00e8res n\u00e9cessaires \u00e0 son prononc\u00e9 (i.e. volont\u00e9 et capacit\u00e9 des parents \u00e0 communiquer et \u00e0 coop\u00e9rer inexistantes). \u00c0 supposer n\u00e9anmoins que la coparentalit\u00e9 s&#039;am\u00e9liore nettement \u00e0 l&#039;avenir, rien ne permettait d&#039;exclure que les relations personnelles entre l&#039;enfant et chacun de ses parents pussent \u00eatre assur\u00e9es de mani\u00e8re suffisamment \u00e9quilibr\u00e9e en s&#039;apparentant en pratique \u00e0 une garde altern\u00e9e. Les dispositions topiques du droit mac\u00e9donien (\u00e0 savoir: art. 45 al. 1, 47 al. 3, 76 et 79 de la Loi sur la famille du 12 novembre 2004 du pays de Mac\u00e9doine du Nord [ci-apr\u00e8s: Loi sur la famille]) ne permettaient pas en effet de d\u00e9duire que l&#039;\u00e9tendue du droit de visite du parent non gardien serait limit\u00e9e ex lege. La comp\u00e9tence suisse fond\u00e9e sur l&#039;int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l&#039;enfant \u00e0 ce que l&#039;autorit\u00e9 parentale, sa garde et ses relations personnelles fussent tranch\u00e9es par le tribunal saisi du divorce de ses parents devait ainsi \u00eatre ni\u00e9e.<\/p>\n<p>7.3.<\/p>\n<p>7.3.1. Pour l&#039;essentiel, le recourant ne cerne aucunement le raisonnement &#8211; \u00e9toff\u00e9 &#8211; de l&#039;autorit\u00e9 cantonale concluant au d\u00e9faut de comp\u00e9tence des autorit\u00e9s suisses. Il se limite d&#039;abord \u00e0 lui reprocher de ne pas avoir retenu l&#039;existence d&#039;un for de n\u00e9cessit\u00e9 en Suisse (art. 85 al. 3 LDIP) en affirmant que la situation juridique de l&#039;enfant hors de Suisse devenait &quot;juridiquement instable, asym\u00e9trique et discriminatoire&quot; pour le p\u00e8re, sans aucunement contester la motivation cantonale excluant l&#039;application de la disposition pr\u00e9cit\u00e9e, ni la vraisemblable reconnaissance en Suisse des d\u00e9cisions mac\u00e9doniennes au regard de la Convention de Luxembourg, dont il ne conteste pas l&#039;application. Affirmant ensuite que les conditions de l&#039;art. 10 CLaH96 \u00e9taient r\u00e9unies pour retenir un for devant le juge du divorce, il reproche \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 cantonale de n&#039;avoir &quot;invoqu\u00e9 aucune base l\u00e9gale&quot; pour exclure l&#039;application de cette disposition, ni proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une pes\u00e9e des int\u00e9r\u00eats de l&#039;enfant. Le simple renvoi au r\u00e9sum\u00e9 de la d\u00e9cision cantonale (art. 109 al. 3 LTF; cf. supra consid. 7.2.2) permet toutefois de sceller le sort de cette derni\u00e8re critique. Le recourant reproche encore \u00e0 l&#039;autorit\u00e9 cantonale de ne pas avoir pris la peine de s&#039;assurer que sa fille ne subirait pas une r\u00e9gression de ses garanties fondamentales en admettant la comp\u00e9tence des autorit\u00e9s mac\u00e9doniennes, celles-ci n&#039;offrant aucun encadrement \u00e9quivalent aux standards suisses. Ici encore, le recourant ne s&#039;en prend en rien \u00e0 la motivation d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 cet \u00e9gard par la cour cantonale en r\u00e9f\u00e9rence aux dispositions pertinentes du droit mac\u00e9donien.<\/p>\n<p>7.3.2. Toujours dans ce contexte, le recourant pr\u00e9tend que les juges cantonaux n&#039;auraient pas s\u00e9rieusement examin\u00e9 le droit applicable en Mac\u00e9doine du Nord, ni au moment du d\u00e9part, ni apr\u00e8s celui-ci. Il invoque une violation des art. 16 LDIP, 296 CPC et 8 CEDH.<\/p>\n<p>7.3.2.1. Le recourant rel\u00e8ve sur ce point que cet \u00c9tat n&#039;\u00e9tait li\u00e9 ni par la CLaH96, ni par la CLaH61, consid\u00e9rant que les autorit\u00e9s cantonales avaient n\u00e9anmoins agi comme si la Mac\u00e9doine du Nord \u00e9tait un \u00c9tat &quot;partenaire conventionnel&quot;. Cette critique m\u00e9conna\u00eet manifestement la port\u00e9e de l&#039;art. 85 al. 1 LDIP et le renvoi que pr\u00e9voit cette disposition \u00e0 la CLaH96 pour les relations entre la Suisse et les \u00c9tats qui ne sont pas li\u00e9s \u00e0 cette derni\u00e8re convention.<\/p>\n<p>7.3.2.2. Le recourant souligne encore que le droit mac\u00e9donien ne conna\u00eetrait pas l&#039;autorit\u00e9 parentale conjointe et la garde altern\u00e9e. Il ne conteste toutefois pas la motivation d\u00e9velopp\u00e9e par la cour cantonale \u00e0 ce propos. Ainsi, \u00e0 supposer que le droit suisse d\u00fbt \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9 pour ce motif, il ne nie pas que les conditions pour sa mise en place ne seraient aucunement r\u00e9alis\u00e9es en l&#039;esp\u00e8ce; il n&#039;objecte pas non plus que, si la coparentalit\u00e9 devait s&#039;am\u00e9liorer, la mise en place d&#039;un syst\u00e8me s&#039;apparentant en pratique \u00e0 une garde altern\u00e9e pourrait s&#039;envisager.<\/p>\n<p>7.3.2.3. Le recourant poursuit par des affirmations toutes g\u00e9n\u00e9rales \u00e0 propos de la situation juridique en Mac\u00e9doine du Nord, pr\u00e9tendant \u00e0 cet \u00e9gard que les droits du parent non gardien se limiteraient \u00e0 des droits de visite, sans participation aux d\u00e9cisions importantes, et qu&#039;en cas de conflit ou d&#039;absence d&#039;accord, l&#039;autorit\u00e9 trancherait syst\u00e9matiquement en faveur de la m\u00e8re dans les d\u00e9cisions relatives \u00e0 la r\u00e9sidence et \u00e0 la scolarit\u00e9. Ces indications p\u00e9remptoires ne trouvent aucun appui l\u00e9gal ou jurisprudentiel; elles tendent m\u00eame \u00e0 s&#039;\u00e9carter des dispositions l\u00e9gales topiques du droit mac\u00e9donien auxquelles se r\u00e9f\u00e8re l&#039;autorit\u00e9 cantonale (singuli\u00e8rement: art. 47 al. 3, 76 et 79 de la Loi sur la famille); soutenir enfin que ces \u00e9l\u00e9ments auraient \u00e9t\u00e9 &quot;document\u00e9s et d\u00e9nonc\u00e9s par le p\u00e8re \u00e0 plusieurs reprises&quot; sans autres pr\u00e9cisions se r\u00e9v\u00e8le \u00e0 l&#039;\u00e9vidence insuffisant pour retenir la m\u00e9connaissance du droit \u00e9tranger par les autorit\u00e9s judiciaires suisses.<\/p>\n<p>7.3.2.4. Il n&#039;y a enfin pas lieu d&#039;entrer en mati\u00e8re sur la critique relative \u00e0 la validation du d\u00e9part de l&#039;enfant &quot;sur la base d&#039;une fiction&quot;, la proc\u00e9dure ayant conduit \u00e0 l&#039;autorisation du d\u00e9placement du lieu de r\u00e9sidence de l&#039;enfant \u00e9tant d\u00e9sormais close depuis plusieurs ann\u00e9es (cf. supra let. B).<\/p>\n<p>7.3.2.5. Les consid\u00e9rations qui pr\u00e9c\u00e8dent permettent \u00e0 l&#039;\u00e9vidence d&#039;\u00e9carter la violation des dispositions l\u00e9gales dont se pr\u00e9vaut le recourant, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que celle de l&#039;art. 8 CEDH n&#039;est de surcro\u00eet pas motiv\u00e9e conform\u00e9ment aux exigences l\u00e9gales (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 3.1).<\/p>\n<p>7.3.3. Le recourant soutient ensuite que la motivation d\u00e9velopp\u00e9e par la cour cantonale porterait atteinte \u00e0 l&#039;int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l&#039;enfant. Il se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 cet \u00e9gard aux art. 296 CPC, 3 CDE et 8 CEDH. Ce grief s&#039;ins\u00e8re plus globalement dans la contestation de l&#039;autorisation de d\u00e9placer le lieu de r\u00e9sidence de l&#039;enfant en Mac\u00e9doine du Nord et les cons\u00e9quences qu&#039;y voit le recourant &#8211; critique irrecevable (cf. supra consid. 5.1) &#8211; et dans celle relative \u00e0 la pr\u00e9tendue m\u00e9connaissance du contexte juridique en Mac\u00e9doine de Nord &#8211; critique \u00e9cart\u00e9e pour autant que recevable (cf. supra consid. 7.3.2). Au surplus, l&#039;argumentation du recourant s&#039;attache essentiellement au fond du litige, \u00e0 savoir la pr\u00e9tendue rupture du lien qui l&#039;attache \u00e0 sa fille et son impact sur celle-ci et lui-m\u00eame; cette question est toutefois exorbitante au pr\u00e9sent litige, qui porte sur la comp\u00e9tence des autorit\u00e9s suisses pour statuer sur les droits parentaux et dont le recourant n&#039;est pas parvenu \u00e0 d\u00e9montrer qu&#039;elle aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9e \u00e0 tort par la cour cantonale (cf. supra consid. 7.3.1); il lui appartiendra de la soulever devant les autorit\u00e9s mac\u00e9doniennes comp\u00e9tentes. Dans cette mesure, la violation des dispositions l\u00e9gale et conventionnelle (soit l&#039;art. 8 CEDH, l&#039;art. 3 CDE n&#039;\u00e9tant pas directement applicable [ATF 150 I 93 consid. 6.7.1; infra consid. 9.1]) qu&#039;invoque le recourant ne n\u00e9cessite pas d&#039;\u00eatre examin\u00e9e.<\/p>\n<p>8.<\/p>\n<p>Le recourant se plaint du &quot;traitement d\u00e9faillant&quot; des contributions d&#039;entretien. L&#039;on comprend implicitement qu&#039;il s&#039;agit des contributions destin\u00e9es \u00e0 l&#039;entretien de sa fille, la contribution due \u00e0 l&#039;intim\u00e9e ayant \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e en premi\u00e8re instance, sans que l&#039;autorit\u00e9 cantonale r\u00e9examine cette question, \u00e0 d\u00e9faut d&#039;appel des parties sur ce point.<\/p>\n<p>D&#039;embl\u00e9e, l&#039;on constate que ce grief n&#039;est pas concr\u00e9tis\u00e9 dans les conclusions du recourant, ce qui le rend irrecevable d\u00e8s lors que le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral est li\u00e9 par les conclusions des parties (art. 107 al. 1 LTF). L&#039;on rel\u00e8vera par ailleurs que l&#039;arr\u00eat attaqu\u00e9 ne traite pas la probl\u00e9matique de la contribution d&#039;entretien destin\u00e9e \u00e0 la mineure. \u00c0 d\u00e9faut d&#039;invocation de la violation du droit d&#039;\u00eatre entendu sur ce point par le recourant, l&#039;on peut en d\u00e9duire que celui-ci n&#039;a \u00e9lev\u00e9 aucun grief relatif \u00e0 cette contribution devant l&#039;autorit\u00e9 cantonale; ses critiques se heurtent ainsi au principe de l&#039;\u00e9puisement des griefs (art. 75 al. 1 LTF; ATF 150 III 353 consid. 4.4.3; 147 III 172 consid. 2.2 i.f.; 143 III 290 consid. 1.1).<\/p>\n<p>9.<\/p>\n<p>Le recourant invoque encore une absence manifeste de c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 et soul\u00e8ve la violation des art. 29 al. 1 Cst., 6 par. 1 CEDH et 3 al. 1 CDE.<\/p>\n<p>9.1. Les art. 29 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH garantissent notamment \u00e0 toute personne le droit \u00e0 ce que sa cause soit trait\u00e9e dans un d\u00e9lai raisonnable. Ces dispositions consacrent le principe de la c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 et prohibent le retard injustifi\u00e9 \u00e0 statuer. L&#039;autorit\u00e9 viole cette garantie lorsqu&#039;elle ne rend pas une d\u00e9cision qu&#039;il lui incombe de prendre dans le d\u00e9lai prescrit par la loi ou dans le d\u00e9lai que la nature de l&#039;affaire et les circonstances font appara\u00eetre comme raisonnable (ATF 143 IV 373 consid. 1.3.1, 49 consid. 1.8.2). Le caract\u00e8re raisonnable du d\u00e9lai s&#039;appr\u00e9cie selon les circonstances particuli\u00e8res de la cause, compte tenu notamment de la complexit\u00e9 de l&#039;affaire, du comportement du requ\u00e9rant et de celui des autorit\u00e9s comp\u00e9tentes, ainsi que de l&#039;enjeu du litige pour l&#039;int\u00e9ress\u00e9 (ATF 143 IV 373 consid. 1.3.1). Pour pouvoir se plaindre avec succ\u00e8s d&#039;un retard injustifi\u00e9, la partie recourante doit \u00eatre vainement intervenue aupr\u00e8s de l&#039;autorit\u00e9 pour que celle-ci statue \u00e0 bref d\u00e9lai (ATF 126 V 244 consid. 2d; cf. \u00e9galement ATF 149 II 476 consid. 1.2 [\u00e0 propos de l&#039;art. 94 LTF]).<\/p>\n<p>L&#039;art. 3 CDE consacre l&#039;int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l&#039;enfant; s&#039;il doit \u00eatre pris en consid\u00e9ration par le juge (ATF 146 IV 267 consid. 3.3.1), il n&#039;est cependant pas directement applicable (ATF 150 I 93 consid. 6.7.1; 144 II 56 consid. 5.2).<\/p>\n<p>9.2.<\/p>\n<p>9.2.1. Le recourant, qui reproche \u00e0 la cour cantonale d&#039;avoir tard\u00e9 \u00e0 statuer (plus d&#039;un an pour l&#039;arr\u00eat au fond, trois mois pour la proc\u00e9dure de mesures provisionnelles), ne pr\u00e9tend pas s&#039;\u00eatre plaint devant l&#039;instance cantonale de la lenteur avec laquelle celle-ci proc\u00e9dait. Sa critique peut ainsi \u00eatre \u00e9cart\u00e9e, \u00e9tant de surcro\u00eet relev\u00e9 qu&#039;il a lui-m\u00eame particip\u00e9 \u00e0 l&#039;allongement de la proc\u00e9dure en d\u00e9posant devant l&#039;autorit\u00e9 cantonale une requ\u00eate de mesures provisionnelles et attaqu\u00e9 la d\u00e9cision y relative au Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (cf. supra let. C.g.a).<\/p>\n<p>9.2.2. Le recourant soul\u00e8ve \u00e9galement dans ce contexte des critiques concernant l&#039;opacit\u00e9 dans laquelle l&#039;autorit\u00e9 cantonale aurait g\u00e9r\u00e9 la proc\u00e9dure et \u00e0 l&#039;absence de mesures probatoires. \u00c0 d\u00e9faut de tout lien avec le principe de c\u00e9l\u00e9rit\u00e9, il n&#039;y a pas lieu d&#039;entrer en mati\u00e8re sur celles-l\u00e0. L&#039;on rel\u00e8vera au demeurant que la cour cantonale a motiv\u00e9 son refus de donner suite \u00e0 certaines requ\u00eates de mesures probatoires (audition de la juge de district ayant autoris\u00e9 l&#039;intim\u00e9e \u00e0 d\u00e9placer le lieu de r\u00e9sidence de l&#039;enfant; tenue de d\u00e9bats et audition de parties), sans que le recourant oppose un quelconque grief \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<p>10.<\/p>\n<p>Dans un compl\u00e9ment au recours d\u00e9pos\u00e9 le 10 juillet 2025, le recourant invoque la m\u00e9connaissance du droit \u00e0 l&#039;identit\u00e9 linguistique et culturelle (art. 8 et 14 CEDH, art. 8 et 30 CDE et art. 18 Cst.). Cet argument est une fois encore en lien avec l&#039;autorisation de d\u00e9placer le lieu de r\u00e9sidence de l&#039;enfant ainsi qu&#039;avec le fond du litige concernant les relations personnelles entre le recourant et sa fille. Il n&#039;y a pas lieu d&#039;entrer en mati\u00e8re.<\/p>\n<p>11.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable; le recours en mati\u00e8re civile est rejet\u00e9 dans la mesure de sa recevabilit\u00e9. En tant que les conclusions du recourant \u00e9taient manifestement vou\u00e9es \u00e0 l&#039;\u00e9chec, sa requ\u00eate d&#039;assistance judiciaire doit \u00eatre rejet\u00e9e (art. 64 al. 1 LTF) et les frais judiciaires mis \u00e0 sa charge (art. 66 al. 1 LTF). L&#039;intim\u00e9e, qui n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e \u00e0 se d\u00e9terminer sur le fond du recours mais a obtenu gain de cause dans ses conclusions relatives aux mesures provisionnelles, a droit \u00e0 une indemnit\u00e9 de d\u00e9pens pour cette \u00e9criture, mise \u00e0 la charge du recourant (art. 68 al. 1 et 2 LTF).<\/p>\n<p>Par ces motifs, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral prononce :<\/p>\n<p>1.<\/p>\n<p>Le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable.<\/p>\n<p>2.<\/p>\n<p>Le recours en mati\u00e8re civile est rejet\u00e9 dans la mesure o\u00f9 il est recevable.<\/p>\n<p>3.<\/p>\n<p>La requ\u00eate d&#039;assistance judiciaire du recourant est rejet\u00e9e.<\/p>\n<p>4.<\/p>\n<p>Les frais judiciaires, arr\u00eat\u00e9s \u00e0 2&#039;000 fr., sont mis \u00e0 la charge du recourant.<\/p>\n<p>5.<\/p>\n<p>Une indemnit\u00e9 de 500 fr., \u00e0 payer \u00e0 l&#039;intim\u00e9e \u00e0 titre de d\u00e9pens, est mise \u00e0 la charge du recourant.<\/p>\n<p>6.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent arr\u00eat est communiqu\u00e9 aux parties et \u00e0 la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais.<\/p>\n<p>Lausanne, le 24 mars 2026<\/p>\n<p>Au nom de la IIe Cour de droit civil<\/p>\n<p>du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral suisse<\/p>\n<p>Le Pr\u00e9sident : Bovey<\/p>\n<p>La Greffi\u00e8re : de Poret Bortolaso<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/search.bger.ch\/ext\/eurospider\/live\/fr\/php\/aza\/http\/index.php?lang=fr&#038;type=highlight_simple_query&#038;page=7&#038;from_date=&#038;to_date=&#038;sort=relevance&#038;insertion_date=&#038;top_subcollection_aza=all&#038;query_words=droit+civil&#038;rank=66&#038;azaclir=aza&#038;highlight_docid=aza%3A%2F%2F24-03-2026-5A_545-2025&#038;number_of_ranks=19664\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Source officielle Tribunal federal suisse. 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