{"id":579986,"date":"2026-04-16T20:58:37","date_gmt":"2026-04-16T18:58:37","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-mars-2026-n-2025-00133\/"},"modified":"2026-04-16T20:58:40","modified_gmt":"2026-04-16T18:58:40","slug":"cour-superieure-de-justice-10-mars-2026-n-2025-00133","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-10-mars-2026-n-2025-00133\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 10 mars 2026, n\u00b0 2025-00133"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1 Arr\u00eat N\u00b043\/26IV-COM Audience publique dudix marsdeux millevingt-six Num\u00e9roCAL-2025-00133du r\u00f4le Composition: Martine WILMES,pr\u00e9sidentde chambre; Mich\u00e8le HORNICK,premierconseiller; Carole BESCH, conseiller; Eric VILVENS,greffier. E n t r e lasoci\u00e9t\u00e9\u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)SARL,\u00e9tablie et ayantson si\u00e8ge social\u00e0 L-ADRESSE1.),inscrite au Registre de Commerce et de Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro NUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant, appelanteaux termes d\u2019un acte de l&#039;huissier de justiceGeorges WeberdeDiekirchdu22 janvier 2025, comparant par la soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple KleyrGrasso, \u00e9tablie \u00e0 L-2361 Strassen, 7, rue des Primeurs, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B 220509, inscrite \u00e0 la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg, qui est constitu\u00e9e et en l\u2019\u00e9tude de laquelle domicile est \u00e9lu, repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant Kleyr Grasso GP s\u00e0rl, \u00e9tablie \u00e0 la m\u00eame adresse, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B 220442, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Henry De Ron, avocat \u00e0 la Cour,<\/p>\n<p>2 et lasoci\u00e9t\u00e9\u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE2.)SARL,\u00e9tablie et ayantson si\u00e8ge social\u00e0 L-ADRESSE2.), inscrite au Registre de Commerce et de Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro NUMERO2.), repr\u00e9sent\u00e9e par song\u00e9rant, intim\u00e9eaux fins dupr\u00e9dit acteWeber, comparantpar la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e Etude d\u2019Avocats Weiler &amp; Biltgen S\u00e0rl, \u00e9tablie \u00e0 L-9234 Diekirch, 30, route de Gilsdorf, immatricul\u00e9e au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B 239498, inscrite \u00e0 la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg, repr\u00e9sent\u00e9eaux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9durepar Ma\u00eetre Christian Biltgen, avocat \u00e0 la Cour. LA COURD\u2019APPEL Un contrat de prestation de services (ci-apr\u00e8s le Contrat), dat\u00e9 au 8 juin 2022, a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 entrela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE2.)SARL (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.))etla soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)SARL (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)), toutes repr\u00e9sent\u00e9es par leur g\u00e9rantPERSONNE1.). Suivant ce Contrat, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)s\u2019est engag\u00e9e \u00e0 r\u00e9aliser des \u00abprestations de travaux administratifs\u00bb pour le compte de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), contre paiement de celle-ci du montant de 20.000 euros par mois, payable en quatre virements hebdomadaires de 5.000 euros, \u00e0 partir du 1 er juillet 2022. Il est constant en cause que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a r\u00e9gl\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)le montant convenu par le Contrat entre juillet 2022 et fin juillet 2023 sur base de factures \u00e9mises mensuellement. Suivant d\u00e9cision de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire du 11 ao\u00fbt 2022,PERSONNE1.)a \u00e9t\u00e9 r\u00e9voqu\u00e9 de son mandat de g\u00e9rant et PERSONNE2.)a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 nouveau g\u00e9rant unique de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.). Par trois conventions de cession de part sociales sign\u00e9es le 20 d\u00e9cembre 2022 (ci-apr\u00e8s les\u00ab Conventionsde cession \u00bb), PERSONNE1.)a c\u00e9d\u00e9 \u00e0 trois ouvriers de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), \u00e0 savoirPERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.), la totalit\u00e9 des parts sociales de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), au prix d\u2019un euro symbolique. Par courrier du 8 ao\u00fbt 2023, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la r\u00e9siliation du Contrat avec effet imm\u00e9diat pour faute grave dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)et a propos\u00e9 \u00e0 celle-ci de trouver un accord<\/p>\n<p>3 \u00e0 l\u2019amiable, sous peine de r\u00e9clamer une indemnisation pour le non- respect du pr\u00e9avis de trois mois par cette derni\u00e8re. Aucun accord n\u2019ayant \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)a assign\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)en justice. Par jugement du 29 novembre 2024, le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale (ci-apr\u00e8s le Tribunal), a dit les demandes de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)fond\u00e9es et a condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 lui payer la somme de 65.000 euros, augment\u00e9e des int\u00e9r\u00eats de retard tels que pr\u00e9vus au chapitre 1 er de la loi modifi\u00e9e du 18 avril 2004 relative aux d\u00e9lais de paiement et aux int\u00e9r\u00eats de retard (ci-apr\u00e8s la Loi de 2004) sur le montant de 5.000 euros, et des int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal sur lemontant de 60.000 euros, \u00e0 partir de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde et une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.000 euros. Pour statuer ainsi, le Tribunal a d\u2019abord rejet\u00e9 le moyen soulev\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)tenant au d\u00e9faut de la communication des pi\u00e8ces au motif qu\u2019il \u00e9tait \u00e9tabli par les \u00e9l\u00e9ments du dossier que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)a communiqu\u00e9 ses pi\u00e8ces en temps utile \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.);que partant le principe du contradictoire avait \u00e9t\u00e9 respect\u00e9 et qu\u2019il n\u2019y avait pas lieu de rejeter les pi\u00e8ces. Quant au fond, le Tribunal a constat\u00e9 qu\u2019il n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)n\u2019avait pas respect\u00e9 les termes du Contrat en ce qu\u2019elle n\u2019a plus effectu\u00e9 de paiement hebdomadaire \u00e0 partir d\u2019ao\u00fbt 2023et en ce qu\u2019elle a retir\u00e9 \u00e0 lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)tant les acc\u00e8s au courrier postal et \u00e0 la bo\u00eete mail, qu\u2019au compte bancaire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.);que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)s\u2019est partant trouv\u00e9e dans l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cuter ses obligations contractuelles pr\u00e9vues par le Contrat. Le Tribunal enad\u00e9duit que la r\u00e9siliation est intervenue aux torts exclusifs de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Il a fait droit \u00e0 la demande en paiement de l\u2019acompte hebdomadaire de la premi\u00e8re semaine du mois d\u2019ao\u00fbt 2023 et a retenu le montant de 60.000 euros au titre de l\u2019indemnisation de la perte subie par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) \u00e0 lasuitedela r\u00e9siliation du Contrat. Par exploit d\u2019huissier de justice du 22 janvier 2025, la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)a r\u00e9guli\u00e8rement interjet\u00e9 appel contre le jugement du 29 novembre 2024 qui lui a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 le 16 d\u00e9cembre 2024. Au dernier stade de ses conclusions, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conclut, par r\u00e9formation du jugement entrepris, comme suit: \u00abQUANT A L&#039;INCIDENT DE PROCEDURE recevoir l&#039;incident de proc\u00e9dure en la forme, le dire bien fond\u00e9 et justifi\u00e9, constater que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0,r.l. n&#039;a pas communiqu\u00e9 ses pi\u00e8ces n\u00b033 \u00e0 44 en m\u00eame temps que ses conclusions en date du 27 juin 2025, dire que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)est forclose au sens de l&#039;article 222-2 (2) du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile,<\/p>\n<p>4 par cons\u00e9quent, rejeter et \u00e9carter des d\u00e9bats les pi\u00e8ces n033 \u00e0 44 d\u00e9pos\u00e9es au greffe de la Cour d&#039;appel le 30 juin 2025, QUANT AU FOND recevoir l&#039;acte d&#039;appel ainsi que les pr\u00e9sentes conclusions en la forme, quant au fond, les dire bien fond\u00e9s et justifi\u00e9es, en cons\u00e9quence, par r\u00e9formation du jugement de premi\u00e8re instance, dire que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), pr\u00e9qualifi\u00e9e, n&#039;a pas enr\u00f4l\u00e9 en temps utile et que c&#039;est gr\u00e2ce \u00e0 l&#039;accord de ta partie appelante, que l&#039;affaire a pu \u00eatre enr\u00f4l\u00e9e d&#039;un commun accord \u00e0 l&#039;audience du 24 mai 2024, constaterque la cession des parts sociales de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.\u00e0.r.l., pr\u00e9qualifi\u00e9e, a \u00e9t\u00e9 parfaite en date du 20 d\u00e9cembre 2022 et en absence de toute condition suppl\u00e9mentaire, constater que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.\u00e0.r.l., pr\u00e9qualifi\u00e9e, a pris connaissance en date du 8 ao\u00fbt 2023, sans pr\u00e9judice quant \u00e0 la date exacte, du contrat de prestation de services du 8 juin 2022, annuler le jugement de premi\u00e8re instance pour violation du principe du contradictoire, sinon constater que la farde de pi\u00e8ces de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) S.\u00e0.r.l., pr\u00e9qualifi\u00e9e, a seulement \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9e apr\u00e8s les plaidoiries \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.\u00e0.r.l., pr\u00e9qualifi\u00e9e, dire que les juges de premi\u00e8re instance n&#039;ont pas dispos\u00e9 des pi\u00e8ces figurant sur l&#039;assignation du 17 avril 2024 de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.), pr\u00e9qualifi\u00e9e, pr\u00e9cis\u00e9ment en ce qui concerne les pi\u00e8ces no 1, 13, 14 et 21 de la farde de pi\u00e8ces de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE4.), pr\u00e9qualifi\u00e9e, dire et juger que le contrat de prestation de services du 8 juin 2022 est nul pour d\u00e9faut d&#039;objet, de cause et viole d\u00e8s lors l&#039;article 1108 du Code civil, \u00e9carter des d\u00e9bats l&#039;attestation testimoniale de MadamePERSONNE5.)pour manque de pertinence et d&#039;objectivit\u00e9, dire et juger que la convention de cession de parts sociales du 20 d\u00e9cembre 2022 est nulle pour dol et viole d\u00e8s lors l&#039;article 1116 alin\u00e9a 1 er du Code civil, dire qu&#039;une garantie de passif a \u00e9t\u00e9 conclue entre la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.\u00e0 r.l. et SOCIETE2.)S.\u00e0.r.l, dire et juger que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0.r.l doit \u00eatre tenue pour responsable du passif de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.\u00e0 r.l., dire et juger que fa demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.), pr\u00e9qualifi\u00e9e, n&#039;est pas fond\u00e9e, sinon de r\u00e9\u00e9valuer le dommage de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.), pr\u00e9qualifi\u00e9e, et dire qu&#039;elle n&#039;a pas subi de dommage par le nonrespect du d\u00e9lai de r\u00e9siliation, d\u00e9bouter la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE4.), pr\u00e9qualifi\u00e9e, de toutes ses demandes, d\u00e9charger la partie appelante de sa condamnation \u00e0 une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour la premi\u00e8re instance, condamner la partie intim\u00e9e \u00e0 payer \u00e0 la partie appelante, pour l&#039;instance d&#039;appel, le montant de 2.500,00 EUR sur base de l&#039;article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, condamner la partie intim\u00e9e \u00e0 tous les frais et d\u00e9pens des deux instances et en ordonner distraction au profit de l&#039;avocat concluant qui affirme en avoir fait l&#039;avance,<\/p>\n<p>5 r\u00e9server \u00e0 la partie appelante tous autres droits, moyens dus et actions, \u00e0 faire valoir en temps et lieu utiles et suivant qu&#039;il appartiendra.\u00bb L\u2019intim\u00e9e conclut comme suit: \u00abdonneracte \u00e0 la partie intim\u00e9e qu&#039;elle se rapporte \u00e0 la sagesse de votre Cour en ce qui concerne la r\u00e9gularit\u00e9 et la recevabilit\u00e9 de l&#039;acte d&#039;appel adverse du 22 janvier 2025; donner acte \u00e0 la partie intim\u00e9e de ses moyens, demandes et contestations ; d\u00e9bouter la partie appelante de tous ses moyens, demandes et d\u00e9fenses ; d\u00e9bouter la partie appelante de sa demande en annulation du contrat de prestations de services , d\u00e9clarer la demande en annulation des 3 conventions de cession de pans sociales des 20 d\u00e9cembre 2022 irrecevable pour \u00eatre nouvelle en instance d&#039;appel, sinon pour d\u00e9faut de qualit\u00e9 et subsidiairement l&#039;en d\u00e9bouter pour ne pas \u00eatre fond\u00e9e ; d\u00e9clarer la demande en inopposabilit\u00e9 du contrat de prestation de service en vertu des stipulations contenues dans les 3 conventions de cession de parts sociales irrecevable pour \u00eatre nouvelle en instance d&#039;appel, sinon pour d\u00e9faut de qualit\u00e9 et subsidiairement l&#039;en d\u00e9bouter pour ne pas \u00eatre fond\u00e9e , dire et juger que les articles 5 et 6 des 3 conventions de cession de parts sociales des 20 d\u00e9cembre 2022 ne constituent pas une clause de garantie du passif et surtout dire et juger qu&#039;aucun engagement n&#039;en r\u00e9sulte pour la partie concluante SOCIETE2.)\u00e0 l&#039;\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.); subsidiairement, \u00e0 supposer par impossible qu&#039;un doute aurait pu exister sur l&#039;objet ou la cause\u2014quod non\u2014la notion de \u00ab prestations de travaux administratifs \u00bb est d\u00e9terminable ; dire et juger qu&#039;aucune nullit\u00e9 n&#039;est d\u00e8s lors encourue ; plus subsidiairement, dire et juger que les comportements de la partie adverse et notamment via son g\u00e9rant unique MonsieurPERSONNE6.), constituent des actes de confirmation\/ratification et\/ou d&#039;ex\u00e9cution volontaire de l&#039;obligation entre parties, partant, dire et juger que la partie adverse est forclose \u00e0 soulever une quelconque nullit\u00e9 du contrat de prestations de services , confirmer le premier jugement entrepris, le cas \u00e9ch\u00e9ant par substitution de motifs , partant : condamner la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)SARL \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE2.)SARL la somme de 65.000.-euros, augment\u00e9e des int\u00e9r\u00eats de retard tels que pr\u00e9vus au chapitre 1 er de la loi modifi\u00e9e du 18 avril 2004, relative aux d\u00e9lais de paiement et aux int\u00e9r\u00eats de retard sur le montant de 5.000.-EUR et des int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux sur le montant de 60.000.-EUR \u00e0 partir de la demande en justice intervenue en premi\u00e8re instance ; admettre la partie concluante \u00e0 prouver par l&#039;audition de la damePERSONNE5.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE3.): \u00ab Hiermit best\u00e4tige ich, dass HerrPERSONNE6.)in Kenntnis war vom Vertrag zwischenSOCIETE2.)S\u00e0rl undSOCIETE5.)S\u00e0rl von September an, weil er 1 bis 2 mal pro Woche in der Mittagspause ins B\u00fcro kam und mich fragte ob ich ihm die Vertr\u00e4ge vonSOCIETE2.)NEXT zeigen k\u00f6nnte, die ich ihm auch gezeigt habe, damit er \u00fcber alles in Kenntnis war. Mit den w\u00f6chentlichen Zahlungen von 5.000 EUR TTC war HerrPERSONNE6.)ganz genau im Bild da er mir oft die Bankausz\u00fcge gefragt hatte damit er auch \u00fcber die finanzielle Situation Bescheid wusste.\u00bb ; dire l&#039;offre de preuve recevable, pertinente et concluante ,<\/p>\n<p>6 d\u00e9bouterla partie adverse de sa demande \u00e0 voir \u00e9carter l&#039;attestation testimoniales de la damePERSONNE5.)des d\u00e9bats ; subsidiairement, \u00e0 supposer qu&#039;il y eut un souci au niveau de la communication des pi\u00e8ces, et \u00e0 supposer qu&#039;il y aurait lieu \u00e0 annulation du jugement entrepris, ordonner le renvoi devant les premiers juges, sinon proc\u00e9der au jugement du litige par \u00e9vocation ; en tout \u00e9tatde cause ; condamner la partie appelante \u00e0 payer \u00e0 la partie concluante des dommages- int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire sur base l&#039;article 6-1 du Code civil \u00e0 hauteur de 5.000.-\u20ac avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux depuis la pr\u00e9sente demande en justice jusqu&#039;\u00e0 solde; ordonner la suppression pure et simple de ces passages . d&#039;avoir \u00ab syst\u00e9matiquement vol\u00e9 de l&#039;argent du compte bancaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)\u00bb (cf. page 18 de l&#039;acte d&#039;appel sous le point 4 relative \u00e0 l&#039;indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure) et d&#039;avoir effectu\u00e9 les paiements \u00ab sur son propre compte bancaire \u00bb et ce sans pr\u00e9tendue justification (cf. page 9, point 3.2.3 de l&#039;acte d&#039;appel) le \u00abcontrat de prestation de services, dont l&#039;existence est manifestement contest\u00e9e\u00bb (cf. point 3.2.3 de l&#039;acte d&#039;appel page 10 3\u00e8me alin\u00e9a) et \u00ab s&#039;il est fabriqu\u00e9 de toutes pi\u00e8ces et r\u00e9trodat\u00e9 au mois de juin 2022 pour se procurer une justification pour les paiements hebdomadaires \u00bb (cf. point 1.10 de l&#039;acte d&#039;appel page 5) ; \u00ab MonsieurPERSONNE7.)a vol\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement une somme d&#039;argent consid\u00e9rable \u00e0 la partie appelante \u00bb (cf. point 3.2.4 page 10 de l&#039;acte d&#039;appel) MonsieurPERSONNE7.)se servait assid\u00fbment sur les comptes de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)(cf point 3.2.4 page 10 de l&#039;acte d&#039;appel) \u00ab doutesquant \u00e0 l&#039;authenticit\u00e9 \u00bb et \u00ab quant au caract\u00e8re douteux de l&#039;authenticit\u00e9 \u00bb (cf. point 3.2.4 page 10 de l&#039;acte d&#039;appel) ; et la d\u00e9claration de ces alin\u00e9as comme \u00e9tant calomnieux et ce en vertu de l&#039;article 1263 du NCPC : \u00ab Les tribunaux, suivant la gravit\u00e9 des circonstances, pourront, dans les causes dont ils seront saisis, prononcer, m\u00eame d&#039;office, des injonctions, supprimerdes \u00e9crits, les d\u00e9clarer calomnieux et ordonner l&#039;impression et l&#039;affiche de leurs jugements. \u00bb condamner la partie adverse \u00e0 la somme additionnelle de 10.000.-\u20ac de dommages- int\u00e9r\u00eats pour atteinte \u00e0 l&#039;honneur de la partie concluante; condamner la partie adverse \u00e0 payer \u00e0 la partie concluante les frais et honoraires du litismandataire de la partie concluante en application de l&#039;arr\u00eat du 9 f\u00e9vrier 2012 de la Cour de cassation luxembourgeoise (affaire X c. Etat du Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg, r\u00f4le n 0 5\/12) sur base duquel \u00ab les frais et honoraires d&#039;avocat peuvent donner lieu \u00e0 indemnisation sur la base de la responsabilit\u00e9 civile en dehors de l&#039;indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure \u00bb (Cour d&#039;appel 2e ch., 27 f\u00e9vrier 2013), frais estim\u00e9s \u00e0 7.000.-\u20ac TTC,sous r\u00e9serve d&#039;augmentation en cours de proc\u00e9dure ; condamner la partie adverse \u00e0 payer \u00e0 la partie concluante une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000.-\u20ac pour la pr\u00e9sente instance sur base de l&#039;article 240 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure civile alors qu&#039;il est in\u00e9quitable de laisser \u00e0 charge de la partie concluante les frais et honoraires d&#039;avocat, sommes expos\u00e9es par elle et non comprises dans les d\u00e9pens, ce de surcro\u00eet qu&#039;un mandataire professionnel ne met pas ses services gratuitement \u00e0 la disposition de son mandant, de sorte qu&#039;il ne saurait, \u00e0 d\u00e9faut de toutautre \u00e9l\u00e9ment, \u00eatre l\u00e9gitimement mis en doute que la nature des sommes que l&#039;indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure est destin\u00e9e \u00e0 couvrir concerne les honoraires qu&#039;une partie a d\u00fb r\u00e9gler pour faire valoir ses droits en justice (Cour, 1 mars 2000, 31, 367) et qu&#039;il est \u00e9vident que la partie demandant le remboursement<\/p>\n<p>7 d&#039;honoraires \u00e0 titre d&#039;indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure n&#039;est pas oblig\u00e9e de fournir de justificatifs du montant dont elle r\u00e9clame l&#039;allocation (Cour, 6 octobre 1993, 29, 279).\u00bb Appr\u00e9ciation -la communication des pi\u00e8ces en instance d\u2019appel La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)demande le rejet des pi\u00e8ces n\u00b033 \u00e0 44 communiqu\u00e9es parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)par d\u00e9p\u00f4tau greffe de la Cour d\u2019appel. Elle soutient avoir \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e par Ma\u00eetre Christian Biltgen, lors de la notification des conclusions en duplique le 27 juin 2025 (ainsi que par courrier du 30 juin 2025), que des pi\u00e8ces suppl\u00e9mentaires num\u00e9rot\u00e9es de 33 \u00e0 44 et rassembl\u00e9es en quatre classeurs, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es \u00e0 la Cour d\u2019appel. Elle estime que son confr\u00e8re aurait pu se d\u00e9placer dans son \u00e9tudepour y d\u00e9poser ses pi\u00e8cessans perdre du temps \u00e9tant donn\u00e9 que son \u00e9tude se trouve sur le chemin entre l\u2019\u00e9tude de Ma\u00eetre Biltgen et la Cour d\u2019appelet qu\u2019il n\u2019y avait aucune impossibilit\u00e9 mat\u00e9rielle l\u2019emp\u00eachant de le faire. Elle fait valoir qu\u2019elle a d\u00fb, in fine, se d\u00e9placer \u00e0 la Cour d\u2019appel plus de deux semaines apr\u00e8s la notification des conclusions, soit en dehors du d\u00e9lai pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 222-2 (2) du nouveau code de proc\u00e9dure civile, pour r\u00e9cup\u00e9rer elle- m\u00eame les quatre classeurs de pi\u00e8ces. En proc\u00e9dant de cette fa\u00e7on, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)aurait viol\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment le principe du contradictoire et le principe de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des armes. Elle rel\u00e8ve que la proc\u00e9dure de mise en \u00e9tat simplifi\u00e9e est une proc\u00e9dure sp\u00e9cifique et que les dispositions y relatives n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il n\u2019y a pas eu de communication imm\u00e9diate au sens de l\u2019article 222-2 (2) du nouveau code de proc\u00e9dure civile et que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)savait pertinemment qu\u2019elle n\u2019aurait pas pu prendre connaissance de ces pi\u00e8ces en temps utile. Elle demande partant le rejet de ces pi\u00e8ces. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)r\u00e9fute ces reproches et estime que la communication des pi\u00e8ces s\u2019est faite dans les r\u00e8gles. Le moyen tenant au mode de la communication par d\u00e9p\u00f4t au greffe et au non-respect du d\u00e9lai a d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 par l\u2019ordonnance du magistrat de la mise en \u00e9tat du 8 juillet 2025. Par cette ordonnance, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)s\u2019est \u00e9galement vu accorder un d\u00e9lai suppl\u00e9mentaire pour conclure et ce en application de l\u2019article 222-2(6) du nouveau code de proc\u00e9dure civile, de sorte qu\u2019elle ne justifie actuellement pas qu\u2019il y a eu violation du principe du contradictoire de la partde la partie intim\u00e9e, nirupture de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des armes.<\/p>\n<p>8 Il n\u2019y a d\u00e8s lors pas lieu de rejeterdes d\u00e9batsles pi\u00e8ces n\u00b033 \u00e0 44 de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.). -la demande en suppression de passages dans les \u00e9critures de l\u2019appelante La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)demande \u00e0 voir ordonner la suppression pure et simple de certains passages estim\u00e9s calomnieux,contenus dans l\u2019acte d\u2019appel,et \u00e0 voir condamner l\u2019appelante \u00e0 lui payer la somme additionnelle de 10.000 euros \u00e0 titre de dommages-int\u00e9r\u00eats pour atteinte \u00e0 l&#039;honneur. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conclut au rejet de cette demande en consid\u00e9rant que les \u00e9crits litigieux ne d\u00e9passent pas le cadre d\u2019une d\u00e9fense normale. Elle s\u2019oppose en outre \u00e0 la demande en paiement de dommages et int\u00e9r\u00eats au motif que l\u2019article 1263 du nouveau code de proc\u00e9dure civile ne pr\u00e9voit, outre la possibilit\u00e9 de l\u2019affichage ou la suppression d\u2019\u00e9crits injurieux, pas la possibilit\u00e9 de solliciter des dommages et int\u00e9r\u00eats. Les articles 73 et 1263 du nouveau code de proc\u00e9dure civile permettent aux juridictions, suivant la gravit\u00e9 des circonstances, de prononcer, m\u00eame d\u2019office, des injonctions, supprimer des \u00e9crits, les d\u00e9clarer calomnieux et ordonner l\u2019impression et l\u2019affichede leurs d\u00e9cisions. L\u2019article 33(2) de la loi modifi\u00e9e du 10 ao\u00fbt 1991 sur la profession d\u2019avocat d\u00e9fend en outre \u00e0 l\u2019avocat de se livrer \u00e0 des injures et remarques offensantes envers les parties ou leurs d\u00e9fenseurs. Les passages de texte dont la suppression est demand\u00e9e concernant PERSONNE1.)portent sur des reproches de vols perp\u00e9tr\u00e9s au d\u00e9triment de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Ces reproches graves sont contredits d\u2019une part par les extraits bancaires \u00e9tablissant que le paiement, en ex\u00e9cution du Contrat, a \u00e9t\u00e9 fait sur le compte bancaire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), et d\u2019autre partpar les propres affirmations dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)reproduites \u00e0 d\u2019autres endroits dans ses conclusions. Finalement, ces passages injurieux ettotalement gratuits ont, malgr\u00e9 opposition de la part de l\u2019intim\u00e9e, \u00e9t\u00e9 maintenus par l\u2019appelante dans ses conclusions ult\u00e9rieures. Ces passages exc\u00e8dent de loin la mesure qu\u2019il y a lieu de tol\u00e9rer dans le cadre de l\u2019exercice des droits de la d\u00e9fense et il y a lieu d\u2019en ordonner la suppression. Les passages de texte concernant les doutes \u00e9mis par l\u2019appelante quant \u00e0 l\u2019existence et la validit\u00e9 duContrat, ne sont cependant pas d\u2019une gravit\u00e9 telle qu\u2019il y ait lieu d\u2019en ordonner la suppression. Dans la mesure o\u00f9 les passages injurieux \u00e0 supprimer concernent PERSONNE1.), non partie au litige, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)ne justifie pas avoir subi une atteinte \u00e0 son honneur et la demande en indemnisation est d\u00e8s lors \u00e0 rejeter.<\/p>\n<p>9 -Les demandes en annulation du jugementdu 29 novembre 2024 La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)soutient en premier lieu que le jugement mentionne erron\u00e9ment que l\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9e pourlapremi\u00e8re fois le 10 mai 2024 devant le tribunal. Or, faute d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 enr\u00f4l\u00e9e \u00e0 temps par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.),l\u2019affairen\u2019a pas \u00e9t\u00e9 appel\u00e9e \u00e0 cette date, mais port\u00e9e, suivant commun accord des parties, au r\u00f4le pour l\u2019audience du 24 mai 2024. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)admet que l\u2019affaire n\u2019a \u00e9t\u00e9 enr\u00f4l\u00e9e que pour l\u2019audience du 24 mai 2024, mais elle estime que l\u2019erreur de date dans le jugement ne peut donner lieu qu\u2019\u00e0 rectification du jugement et non pas \u00e0 son annulation. Aux termes de l\u2019article 249 du nouveau code de proc\u00e9dure civile, \u00ab la r\u00e9daction des jugements contiendra les noms des juges, du procureur d&#039;Etat, s&#039;il a \u00e9t\u00e9 entendu, ainsi que des avou\u00e9s ; les noms, professions et demeures des parties, leurs conclusions, l&#039;exposition sommaire des points de fait et de droit, les motifs et le dispositif des jugements \u00bb. Cet article n\u2019impose pas au titre des formalit\u00e9s essentielles, l\u2019indication de la date du premier appel de l\u2019affaire \u00e0 une audience. Une erreur de date \u00e0 cet \u00e9gard ne saurait d\u00e8s lors entra\u00eener la nullit\u00e9 de la d\u00e9cision. L\u2019indication dans le jugement selon laquelle l\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9e la premi\u00e8re fois le 10 mai 2024 (date qui r\u00e9sulte de l\u2019assignation en justice), alors que l\u2019affaire n\u2019a \u00e9t\u00e9 enr\u00f4l\u00e9e, d\u2019un commun accord des parties, que pour l\u2019audience du 24 mai 2024, constitue une erreur purement mat\u00e9rielle qu\u2019il convient de rectifier en instance d\u2019appel. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)estime ensuite que le jugement est entach\u00e9 de nullit\u00e9 en ce que les juges de premi\u00e8re instance ont retenu, \u00e0 tort, que les pi\u00e8ces lui ont \u00e9t\u00e9 valablement communiqu\u00e9es par le mandataire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.). Elle soutient qu\u2019elle n\u2019a pas eu communication des pi\u00e8ces de la part de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)avant l\u2019audience du 30 octobre 2024, fix\u00e9e pour les plaidoiries, et ce malgr\u00e9 un courrier de sa part envoy\u00e9 avant cette l\u2019audience. Lors de l\u2019audience des plaidoiries, elle aurait r\u00e9it\u00e9r\u00e9 sa demande en communication des pi\u00e8ces tout en s\u2019opposant \u00e0 ce quel\u2019affaire soit plaid\u00e9e. Ce serait d\u00e8s lors \u00e0 tort que lesjuges de premi\u00e8re instance auraientadmis que les pi\u00e8ces luiavaient \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9es en temps utile et se seraientbas\u00e9ssur ces pi\u00e8ces. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conteste avoir eu communication des pi\u00e8ces le 2 mai 2024, tel que le pr\u00e9tend la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)et soutient qu\u2019elle n\u2019a jamais sign\u00e9 de r\u00e9c\u00e9piss\u00e9. Elle rel\u00e8ve en outre que suivant communication faite par le tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch au b\u00e2tonnier de l\u2019ordre des avocats que les communications avec les avocats auront lieu exclusivement vial\u2019adresse courriel du barreau de l\u2019avocat. Or, en l\u2019esp\u00e8ce, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)auraitcommuniqu\u00e9 ses pi\u00e8ces \u00e0 une autre adresse \u00e9lectronique de son mandataire. Elle<\/p>\n<p>10 ajoute que suivant l\u2019article 279 du nouveau code de proc\u00e9dure civile, la communication des pi\u00e8ces se fait moyennant r\u00e9c\u00e9piss\u00e9. Or, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)serait en d\u00e9faut de justifier avoir re\u00e7u un r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 de sa part. Elle conclut que faute par leTribunal d\u2019avoir respect\u00e9le principe du contradictoire,le jugement encourt la nullit\u00e9. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)conteste ces reproches. Elle fait valoir qu\u2019elle a communiqu\u00e9 ses pi\u00e8ces \u00e0 son adversaire par courriel du 2 mai 2024, ensemble avec un r\u00e9c\u00e9piss\u00e9. L\u2019adresse \u00e9lectronique aurait \u00e9t\u00e9 la m\u00eame que celle qui avait\u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e par le mandataire de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE6.)dans ses demandes de communication de pi\u00e8ces ainsi que dans d\u2019autres \u00e9changes entre avocats. Le jugement aurait retenu \u00e0 juste titre qu\u2019elle ne pourrait \u00eatre tenue responsable du non-retour du r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 d\u00fbment sign\u00e9. Elle ajoute que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE6.)a attendu jusqu\u2019au jour de l\u2019audience pour demander, en m\u00eame temps qu\u2019une refixation, la communication des pi\u00e8ces, alors que l\u2019affaire avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 introduite en justice plusieurs mois auparavant. C\u2019est \u00e0 juste titre et pour des motifs que la Cour fait siens que le tribunal a constat\u00e9 qu\u2019il ressort du courriel de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) du 2 mai 2024 qu\u2019une farde de 25 pi\u00e8ces ainsi qu\u2019un r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 \u00e0 signer par le mandataire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 sur l\u2019adresse mail de ce dernier: \u00abMAIL1.)\u00bb. L\u2019appelante ne conteste pas que son mandatairesoitle propri\u00e9taire de cette adresse mail. Il r\u00e9sulte par ailleurs d\u2019autres \u00e9changes de correspondance que cette adresse mail a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e par Ma\u00eetre Henry De Ron pour ses \u00e9changes avec son confr\u00e8re dans le cadre du m\u00eame proc\u00e8s, et notamment lors de sa demande en communication des pi\u00e8ces. Il r\u00e9sulte encore ducourrieldu 2 mai 2024qu\u2019unr\u00e9c\u00e9piss\u00e9 y a \u00e9t\u00e9 joint. A l\u2019instar du tribunal, la Cour d\u2019appel retient que la preuve de la communication des pi\u00e8ces sur r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 est ainsi rapport\u00e9e. La seule circonstance que le r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 retourn\u00e9 sign\u00e9 par le destinataire au mandataire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)n\u2019est pas imputable \u00e0 celui-ci et n\u2019a pas d\u2019incidence sur la r\u00e9gularit\u00e9 de la communication des pi\u00e8ces. Les d\u00e9veloppements de l\u2019appelante relative aux moyens usuels de communication entre le barreau et le tribunal de Diekirch, respectivement pr\u00e9vus par les r\u00e8glements int\u00e9rieurs des barreaux de Luxembourg et de Diekirch ne sont d\u00e8s lors pas pertinents,au vu que c\u2019est l\u2019appelante qui a utilis\u00e9 une autre adresse que celle du barreau pour la communication avec son confr\u00e8redans ce litige. Le moyen n\u2019est d\u00e8s lors pas fond\u00e9.<\/p>\n<p>11 La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)fait ensuite valoir que les pi\u00e8ces communiqu\u00e9es par l\u2019intim\u00e9e en premi\u00e8re instance sont incompl\u00e8tes et ne correspondent pas \u00e0 leur d\u00e9nomination dans le bordereau. Aux termes de l\u2019article 58 du nouveau code de proc\u00e9dure civile, il incombe \u00e0 chaque partie de prouver conform\u00e9ment \u00e0 la loi les faits n\u00e9cessaires au succ\u00e8s de sa pr\u00e9tention. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)a soumis en premi\u00e8re instance au tribunal une farde contenant 25 pi\u00e8ces qu\u2019elle estimait utilespour justifier sa demande. L\u2019indication inexacte, respectivement incompl\u00e8te des pi\u00e8ces dans le bordereau ne porte pas \u00e0 cons\u00e9quence, dans la mesure o\u00f9 il n\u2019est pas \u00e9tabli, ni m\u00eame soutenu, que leTribunal ait dispos\u00e9 d\u2019autres pi\u00e8ces que celles communiqu\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)\u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). -la demande en annulation desConventionsde cession La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conclut \u00e0 la nullit\u00e9 desConventionsde cession pour dol. Elle soutient qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 induite en erreur en ce que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)a volontairement et intentionnellement dissimul\u00e9 l\u2019existence duContrat\u00e0 ses associ\u00e9s. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)soul\u00e8ve l\u2019irrecevabilit\u00e9 de cette demande pour \u00eatre nouvelle en instance d\u2019appel. Elle rel\u00e8ve en outre que cette demande ne saurait \u00eatre formul\u00e9e par l\u2019appelante, non partie \u00e0ces contrats. Aux termes de l\u2019article 592, alin\u00e9a 1er du nouveau code de proc\u00e9dure civile, \u00ab Il ne sera form\u00e9, en cause d\u2019appel, aucune nouvelle demande, \u00e0 moins qu\u2019il ne s\u2019agisse de compensation, ou que la demande nouvelle ne soit la d\u00e9fense \u00e0 l\u2019action principale. \u00bb. La demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE6.)en annulation desConvention de cession, contratsauxquelselle n\u2019est pas partie, ne constitue ni une demande en d\u00e9fense \u00e0 l\u2019action principale relative \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution et au cons\u00e9quences dommageables de la r\u00e9siliation du Contrat, ni une demande en compensation. Cette demande, formul\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en instance d\u2019appel, constitue d\u00e8s lors une demande prohib\u00e9e au sens de l\u2019article 592 pr\u00e9cit\u00e9. Cette demande doit d\u00e8s lors \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e irrecevable. -la demande en nullit\u00e9 du Contrat La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)soul\u00e8ve la nullit\u00e9 duContrat pour d\u00e9faut d\u2019objet certain etabsencede cause. Elle soutient que l\u2019objet d\u00e9crit par \u00ab prestations de travaux administratifs \u00bb est trop lacunaire et ne permet pas de d\u00e9montrer qu\u2019il y a eu consentement de sa part sur les \u00e9l\u00e9ments essentiels de la prestation.<\/p>\n<p>12 LeContrat devrait encore \u00eatre annul\u00e9 pour absence de cause, dans la mesure o\u00f9 dans les contrats synallagmatiques, l\u2019absence d\u2019objet entra\u00eene l\u2019absence de cause de l\u2019obligation corr\u00e9lative. Elle estime en outre que leContrat est fictif, qu\u2019il est contraire \u00e0 son int\u00e9r\u00eat social et qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 fait dans l\u2019unique int\u00e9r\u00eat de son ancien g\u00e9rant. S\u2019agissant d\u2019une demande faite \u00e0 titre de d\u00e9fense \u00e0 l\u2019action principale, c\u2019est \u00e0 tort que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)soul\u00e8ve son irrecevabilit\u00e9 au sens de l\u2019article 592 pr\u00e9cit\u00e9 du nouveau code de proc\u00e9dure civile. L\u2019article 1108 du code civil pr\u00e9voit que pour que le contrat soit valable, il faut qu\u2019il porte sur un objet certain qui forme lamati\u00e8re de l\u2019engagement. Aux termes de l\u2019article 1126 du code civil, l\u2019objet de l\u2019obligation est la prestation qu\u2019une partie s\u2019engage \u00e0 fournir \u00e0 l\u2019autre. Enfin, l\u2019article 1129 du Code civil exige que cet objet soit suffisamment d\u00e9termin\u00e9 ou d\u00e9terminable. Par ailleurs, aux termes des articles 1108 et 1131 du Code civil, l\u2019obligation est nulle si elle n\u2019a pas de cause ou si celle-ci est fausse ou illicite. La cause ne doit pas \u00eatre confondue avec l\u2019objet. L\u2019objet r\u00e9pond \u00e0 la question de savoir ce qui est d\u00fb, alors que la cause renvoie \u00e0 la raison pour laquelle le d\u00e9biteur de l\u2019obligation a consenti \u00e0 s\u2019engager. En mati\u00e8re de preuve de l&#039;existence de la cause, deux hypoth\u00e8ses doivent \u00eatre distingu\u00e9es, selon que l&#039;engagement exprime ou non sa cause. Lorsque l\u2019engagement exprime sa cause en ce sens que l&#039;int\u00e9r\u00eat poursuivi par chacune des parties peut \u00eatre imm\u00e9diatement saisi \u00e0 la lecture de la structure contractuelle : la cause est visible dans les int\u00e9r\u00eats apparents. C&#039;est le cas des contrats synallagmatiques au sein desquels une contrepartie apparente vient justifier l&#039;engagement de chaque oblig\u00e9. En pareille hypoth\u00e8se, il existe une apparence de cause. Il revient donc \u00e0 celui qui voudrait \u00e9tablir son absence, son caract\u00e8re fictif, ou sa non-conformit\u00e9 \u00e0 ce qu&#039;elle aurait d\u00fb \u00eatre, de le d\u00e9montrer. La charge de la preuve p\u00e8se donc sur ce dernier. En l\u2019esp\u00e8ce, le Contrat porte sur l\u2019ex\u00e9cution par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) de \u00abtravaux de prestations administratives\u00bb en contrepartie du paiement par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE6.)d\u2019un montant hebdomadaire de 5.000 euros. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)expose que les prestations administratives qu\u2019elle a effectu\u00e9espour le compte de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE6.) consistaient notamment dans : -la fixation des rendez-vous avec des clientspotentiels, -la r\u00e9daction des devis, qui \u00e9taient ensuite continu\u00e9s \u00e0 l\u2019appelante aux fins de contr\u00f4le et d\u2019approbation avant de les envoyer aux clients<\/p>\n<p>13 -l\u2019\u00e9mission de la facturation en concordance -les virements aux fournisseurs et salari\u00e9s -tous les travaux de secr\u00e9tariat, l\u2019ancienne secr\u00e9taire de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE6.)aurait \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)pour effectuer ces travaux. Elle soutient que les parties savaient exactement quels travaux incombaient \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.); que le g\u00e9rantPERSONNE2.) se renseignait r\u00e9guli\u00e8rement sur ces travaux; qu\u2019il participait aux rendez-vous fix\u00e9s chez les clients; qu\u2019il consultait r\u00e9guli\u00e8rement les extraits bancaires et les avis de d\u00e9bit et que les travaux \u00e9taient ex\u00e9cut\u00e9s suivant les commandes pr\u00e9par\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)pour le compte de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Il y aurait d\u00e8s lors eu ratification des travaux effectu\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)de sorte que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)serait forclose \u00e0 invoquer la nullit\u00e9 du Contrat. Pour \u00e9tablir la r\u00e9alisation de ces prestations, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) produitquatre classeurs comportant notamment les extraits bancaires, devis, m\u00e9tr\u00e9s, \u00e9changes avec les clients, demandesde ch\u00f4mage li\u00e9 aux intemp\u00e9riesadress\u00e9es \u00e0 l\u2019Adem, des factures clients et fournisseurs, extraits des cartes bancaires concernant la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.). Ces pi\u00e8ces d\u00e9montrent en effet l\u2019ex\u00e9cution des travaux administratifs, \u00e9num\u00e9r\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), par celle-ci pour le compte de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE6.). Il est en outre constant en cause que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE6.)a pay\u00e9, sans r\u00e9serve, les prestations\u00e0 hauteur du montant convenuentre juillet 2022 et juillet 2023. Il faut d\u00e8s lors en d\u00e9duire que le Contrat a bien \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 de la part des deux soci\u00e9t\u00e9s pendant un an sans qu\u2019il y ait eu le moindre doute \u00e9mis des parties sur la nature des prestations administratives confi\u00e9es \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)en vertu du Contrat. Il faut d\u00e8s lors en d\u00e9duire que la circonstance que le Contrat ne reprend pas le d\u00e9tail desprestations administratives, ne rend en l\u2019esp\u00e8ce pas son objet ind\u00e9termin\u00e9 ou ind\u00e9terminable. Dans la mesure o\u00f9 le paiement \u00e9tait d\u00fb pour la r\u00e9alisation des prestations administratives, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)n\u2019\u00e9tablit pas non plus une absence de cause. Son moyen tenant \u00e0 l\u2019absence d\u2019objet et de cause est partant non fond\u00e9. Le Contrat a partant \u00e9t\u00e9 valablement conclu par les deux parties. Ni la r\u00e9vocation dePERSONNE1.)de sa fonction de g\u00e9rant et son remplacement en ao\u00fbt 2022 parPERSONNE2.), ni la cession des parts sociales en d\u00e9cembre 2022 ne sauraient encore remettre en cause la validit\u00e9 du contrat conclu en juin 2022, ce d\u2019autant moins que la Contrat a continu\u00e9, sous la direction du nouveau g\u00e9rant, \u00e0 \u00eatre<\/p>\n<p>14 ex\u00e9cut\u00e9 jusqu\u2019en juillet 2023 sans qu\u2019ily ait eu la moindre contestation dela partde lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). L\u2019affirmation de l\u2019appelante selon laquelle elle n\u2019aurait eu connaissance du Contrat qu\u2019en ao\u00fbt 2023 est contredite par ses propres affirmations selon lesquelles elle a eu connaissance en avril 2023 des paiements effectu\u00e9s en ex\u00e9cution de ce Contrat, ainsique notamment par la circonstance quePERSONNE2.)a transmis en janvier 2023 \u00e0 la secr\u00e9taire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)une nouvelle carteSOCIETE7.)de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)lui permettant l\u2019acc\u00e8s au compte bancairede celle-ci. -l\u2019inopposabilit\u00e9 de la dette issue ducontrat de prestation de service en vertu de la clause de garantie du passif La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)se pr\u00e9vaut ensuite d\u2019une clause, qu\u2019elle qualifie de \u00abclause de garantie du passif\u00bb, figurant aux articles 5 et 6 desConventions decessionpour s\u2019opposer \u00e0 \u00eatre tenue \u00abd\u2019une dette qui est n\u00e9e ant\u00e9rieurement \u00e0 la cession des parts sociales\u00bb. S\u2019agissant d\u2019un moyen pr\u00e9sent\u00e9 en d\u00e9fense \u00e0 la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), la demande \u00e0 voir dire le Contrat inopposable est recevable en instance d\u2019appel. Ce moyen n\u2019est toutefois pas fond\u00e9. En effet, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) ne justifie pas de quelle mani\u00e8re cette clause, inscrite dans des conventions conclues entre personnes tierces au pr\u00e9sent litige, pourrait avoir une incidencesur la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.), respectivement pourrait avoir pour effet de rendre le Contrat inopposable. En effet, la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)ne porte pas sur une dette n\u00e9e ant\u00e9rieurement \u00e0 la cession des parts sociales, mais sur une dette n\u00e9e post\u00e9rieurement, soit en ao\u00fbt 2023 et sur des cons\u00e9quences indemnitaires de la r\u00e9siliation du Contrat. -la r\u00e9siliation du Contrat Pour faire droit \u00e0 la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), le Tribunal a constat\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)n\u2019a plus proc\u00e9d\u00e9 au paiement hebdomadaire de 5.000 euros \u00e0 partir du 4 ao\u00fbt 2023; qu\u2019il n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)s\u2019est vu retirer tant les acc\u00e8s au courrier postal et \u00e0 la bo\u00eete mail, qu\u2019au compte bancaire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)et que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)s\u2019est trouv\u00e9e dans l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cuter ses obligations contractuelles pr\u00e9vues par le Contrat. Le Tribunal a d\u00e8s lors retenu que la r\u00e9siliation est intervenue aux torts exclusifs de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conteste avoir mis la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) dans l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cuter ses obligations contractuelles pr\u00e9vues par le Contraten juillet 2023. Elle soutient que ses associ\u00e9s \u00abne<\/p>\n<p>15 peuvent pas r\u00e9silier une convention qui leur a \u00e9t\u00e9 inconnue en juillet 2023, dont ils ont seulement pris connaissance en date du 8 ao\u00fbt 2023\u00bb. La circonstance, par ailleurs non \u00e9tablie par les \u00e9l\u00e9ments du dossier, que les associ\u00e9s n\u2019aient pas re\u00e7u en mains propres une copie du Contrat ne saurait d\u00e9lier la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)des engagements pris envers la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.). Au vu des contestations soulev\u00e9es en instance d\u2019appel, la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)n\u2019\u00e9tablitpas qu\u2019elle n\u2019a plus eu acc\u00e8s au courrier postal et \u00e0 la bo\u00eete mail \u00e0 partir de fin juillet 2023.Il r\u00e9sulte certes du courriel du27 juillet 2023 par lequelPERSONNE8.)ademand\u00e9au fournisseur de la bo\u00eete mail d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 la bo\u00eete mail \u00abMAIL2.)\u00bb au motif que les bureaux ne sont pas occup\u00e9set que sur le post-it appos\u00e9 sur cette pi\u00e8ceil estmarqu\u00e9 de fa\u00e7on manuscrite \u00ab Virwand fir acc\u00e8s mail ze kreien \u00bb, cependantil n\u2019est pas \u00e9tabli que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)s\u2019est vu refuser tout acc\u00e8s \u00e0 cette bo\u00eete mail. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)admet cependant qu\u2019elle a retir\u00e9 l\u2019acc\u00e8s bancaire \u00e0PERSONNE1.)\u00e0 qui elle reproche d\u2019avoir r\u00e9guli\u00e8rement vol\u00e9 une somme consid\u00e9rable sur ces comptes. Or, en retirant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)l\u2019acc\u00e8s aux comptes bancaires, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)a mis la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)dans l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cuter une bonne partie de ses obligations contractuelles pr\u00e9vues par le Contrat, prestations qui avaient pourtant \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9es auparavant sans aucune contestation. C\u2019est d\u00e8s lors \u00e0 juste titre que le Tribunal a retenu que la r\u00e9siliationdu 8 ao\u00fbt 2023est intervenue aux torts exclusifs de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.). A l\u2019instar du Tribunal, la Cour d\u2019appel constate que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)s\u2019est r\u00e9serv\u00e9 le droit de r\u00e9silier \u00e0 tout moment en cas de non-paiement par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)d\u2019un acompte hebdomadaire, soit en l\u2019esp\u00e8ce le 1 er acompte pour ao\u00fbt 2023, mais que le Contrat ne pr\u00e9voit aucun pr\u00e9avis en cas de r\u00e9siliation par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), ni de p\u00e9nalit\u00e9 conventionnelle. Par application de l\u2019article 1184 du code civil, la partie envers laquelle l&#039;engagement n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9, peut obtenir la r\u00e9solution du contrat avec dommages et int\u00e9r\u00eats, aux fins de la r\u00e9paration du pr\u00e9judice r\u00e9sultant pour le cr\u00e9ancier de l&#039;inex\u00e9cution des obligations du d\u00e9biteur. Tel quele Tribunall\u2019a retenu \u00e0 juste titre,le montant de 65.000 euros est\u00e0 allouer \u00e0 titre de dommages et int\u00e9r\u00eats pourlepr\u00e9judice mat\u00e9riel subipar la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)\u00e0 la suite de la r\u00e9solutiondu Contrat aux torts exclusifs dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Il s\u2019agit de la perte \u00e9prouv\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)par le fait qu\u2019\u00e0 la suite des agissements fautifs de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), le Contrat n\u2019aplus pu<\/p>\n<p>16 \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9 eta d\u00fb \u00eatre r\u00e9sili\u00e9 parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)pour faute grave. Le jugement est partant \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a fait droit \u00e0 la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)en paiement de la somme de 65.000 euros, avec les int\u00e9r\u00eats tel qu\u2019allou\u00e9s en premi\u00e8re instance et non contest\u00e9s. les demandes accessoires La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)demande la condamnation de l\u2019appelante \u00e0 lui payer le montant de 5.000 euros \u00e0 titre de dommages et int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire. L\u2019exercice d\u2019une action en justice ne d\u00e9g\u00e9n\u00e8re en faute que si elle constitue un acte de malice ou de mauvaise foi ou, du moins si le plaideur a agi avec une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 bl\u00e2mable. Cette preuve ne ressort cependant pas des \u00e9l\u00e9ments de l\u2019esp\u00e8ce, de sorte que lademande n\u2019est pas fond\u00e9e. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)r\u00e9clame le remboursement des frais et honoraires d\u2019avocats, \u00e9valu\u00e9s \u00e0 7.000 euros, sur base de la responsabilit\u00e9 civile. Il lui appartient \u00e0 ce titre de rapporter la preuve d\u2019une faute ou n\u00e9gligence commise par la soci\u00e9t\u00e9 appelante,lui ayant caus\u00e9 un pr\u00e9judice. Or, \u00e0 d\u00e9faut de verser un m\u00e9moire d\u2019honoraires d\u2019avocat et la preuve du paiement des frais d\u2019avocats, elle reste en d\u00e9faut d\u2019\u00e9tablir son pr\u00e9judice, de sorte que sa demande n\u2019est pas fond\u00e9e. Au vu du r\u00e9sultat du litige, c\u2019est \u00e0 juste titre que le Tribunal a rejet\u00e9 la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)sur base de l\u2019article 240 du nouveau code de proc\u00e9dure civile Le jugement est \u00e0 confirmer, au vu du r\u00e9sultat du litige, en ce qu\u2019il a fait droit \u00e0 la demande deSOCIETE2.)sur base de l\u2019article 240 du nouveau code de proc\u00e9dure civile pour le montant de 1.000 euros. Il est encore in\u00e9quitable de laisser \u00e0 la seule charge de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des frais qu\u2019elle a d\u00fb engager pour se d\u00e9fendre contre l\u2019appel non fond\u00e9 interjet\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Au vu des soins requis, il y a lieu d\u2019allouer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel de 5.000 euros. PAR CES MOTIFS<\/p>\n<p>17 laCour d\u2019appel, quatri\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, statuant contradictoirement, re\u00e7oit l\u2019appel en la forme, le dit non fond\u00e9, dit non fond\u00e9es les demandes en annulation du jugement entrepris, rectifiele jugement en ce sens que l\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9e pour la premi\u00e8re fois le 24 mai 2024 devant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, dit la demande de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.) SARL en rejet des pi\u00e8cescommuniqu\u00e9es en instance d\u2019appelnon fond\u00e9e, ordonnela surpression des phrases figurant dans l\u2019acte d\u2019appel et les conclusions de Ma\u00eetre Henri De Ron, libell\u00e9es comme suit: \u00ab syst\u00e9matiquement vol\u00e9 de l&#039;argent du compte bancaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)\u00bb, \u00ab sur son propre compte bancaire \u00bb, \u00ab Monsieur PERSONNE7.) a vol\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement une somme d&#039;argent consid\u00e9rable \u00e0 la partie appelante \u00bb, \u00abMonsieurPERSONNE7.)se servait assid\u00fbment sur les comptes de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00bb, rejette la demande de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE2.) SARLen indemnisation d\u2019une atteinte \u00e0 son honneur, rejettela demande en annulation des conventions de cession de part sociales, confirmele jugement entrepris, dit non fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE1.)SARLen paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9durepour l\u2019instance d\u2019appel, dit non fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE2.)SARLen obtention de dommages et int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure abusive et vexatoirepour l\u2019instance d\u2019appel, condamnela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)SARL \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE2.)SARL une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000 eurospour l\u2019instance d\u2019appel, condamne la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)SARL aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-4\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-4\/20260316-000224\/20260310-ca4-cal-2025-00133-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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