{"id":598639,"date":"2026-04-18T23:15:02","date_gmt":"2026-04-18T21:15:02","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-2-mai-2024-n-2019-00502\/"},"modified":"2026-04-18T23:15:11","modified_gmt":"2026-04-18T21:15:11","slug":"cour-superieure-de-justice-2-mai-2024-n-2019-00502","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-2-mai-2024-n-2019-00502\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 2 mai 2024, n\u00b0 2019-00502"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b050\/24-IX\u2013CIV Audience publique dudeux maideux mille vingt-quatre Num\u00e9rosCAL-2019-00502, CAL-2019-00987 et CAL-2020-00667du r\u00f4le Composition: Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre, Danielle POLETTI, premierconseiller, Martine DISIVISCOUR, conseiller, Gilles SCHUMACHER, greffier. E n t r e: PERSONNE1.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE1.), appelantaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice Patrick KURDYBAN de Luxembourg du 15 avril 2019, comparant par Ma\u00eetre G\u00e9rard A. TURPEL, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, e t: 1)PERSONNE2.),demeurant \u00e0 L-ADRESSE2.), 2)PERSONNE3.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE3.), sub 1) et 2) ayant repris l\u2019instance dePERSONNE4.),d\u00e9c\u00e9d\u00e9e leDATE1.), ayant demeur\u00e9\u00e0 L-ADRESSE4.),suivant reprise d\u2019instance du 6 octobre 2023, 3)PERSONNE5.), demeurant \u00e0 D-ADRESSE5.), 4)PERSONNE6.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE6.),<\/p>\n<p>2 intim\u00e9saux termes du pr\u00e9dit exploit KURDYBAN du 15 avril 2019, demandeursaux termesd\u2019uneassignation en interventionde l\u2019huissier de justice Pierre BIELdu13 septembre2019, d\u00e9fendeursaux termesd\u2019uneassignation en interventionENGELdu 23 juillet 2020, sub 1) \u00e0 4)comparant par Ma\u00eetre Pierre GOERENS, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0Luxembourg, 5)PERSONNE7.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE7.), intim\u00e9aux termes du pr\u00e9dit exploit KURDYBAN du 15 avril 2019, comparant par Ma\u00eetre Marie-Christine GAUTIER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, 6)la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)SARL, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE8.), inscrite au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro NUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions, intim\u00e9eaux termes du pr\u00e9dit exploit KURDYBAN du 15 avril 2019, comparant par Ma\u00eetre Claude BLESER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, 7)L\u00e9onie GRETHEN, notaire, ayant son \u00e9tude \u00e0 L-ADRESSE9.), d\u00e9fenderesseaux termesd\u2019uneassignation en interventionBIEL du 13 septembre 2019, demanderesse aux termesd\u2019uneassignation en interventionde l\u2019huissier de justice Guy ENGEL du 23 juillet 2020, comparant par Ma\u00eetreAnne-Marie SCHMIT, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, 8)Emile SCHLESSER, notaire honoraire,pris en sa qualit\u00e9 d\u2019ancien notaire,ayant exerc\u00e9 \u00e0 L-1330 Luxembourg, 35, rue Notre-Dame, demeurant \u00e0 L &#8211; ADRESSE10.), d\u00e9fendeuraux termesd\u2019uneassignation en interventionENGEL du 23 juillet 2020, comparant par Ma\u00eetre Jean-JacquesLORANG, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg.<\/p>\n<p>3 LA COUR D&#039;APPEL : Sur base de la responsabilit\u00e9 contractuelle, sinon d\u00e9lictuelle,PERSONNE1.) assigna les 12 et 16 septembre 2014 PERSONNE4.) (ci-apr\u00e8s \u00abPERSONNE4.)\u00bb),PERSONNE7.) (ci-apr\u00e8s \u00ab PERSONNE7.) \u00bb), PERSONNE5.),PERSONNE6.) ( ci-apr\u00e8s tous ensemble les \u00ab vendeurs \u00bb) et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)SARL (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE1.)\u00bb) pour les voir condamner solidairement sinon in solidum sinon chacun pour sa part, \u00e0 lui payer la somme de 205.000.-euros, sinon tout autre montant m\u00eame sup\u00e9rieur, avec les int\u00e9r\u00eats tels que de droit \u00e0 partir du jour de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, ainsi qu\u2019aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance et au paiement de la somme de 5.000.-euros au titre d\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Il demanda \u00e0 voir ordonner la capitalisation des int\u00e9r\u00eats et l\u2019ex\u00e9cution provisoire. PERSONNE4.),PERSONNE5.),PERSONNE6.) (ci-apr\u00e8s \u00ables consorts PERSONNE4.)\u00bb) mirent en intervention Ma\u00eetre L\u00e9onie GRETHEN (ci-apr\u00e8s \u00abMe L\u00e9onie GRETHEN \u00bb) pour s\u2019entendre condamner \u00e0 les tenir quitte et indemne de toute condamnation \u00e9ventuelle \u00e0 intervenir suite \u00e0 l\u2019assignation du 12 septembre 2014 et \u00e0 leur payer la somme de 2.500.-euros sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile ainsi qu\u2019au paiement des frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. MeL\u00e9onie GRETHEN mis quant \u00e0 elle Ma\u00eetre Emile SCHLESSER (ci-apr\u00e8s \u00abMe Emile SCHLESSER\u00bb) en intervention, pour s\u2019entendre condamner \u00e0 la tenir quitte et indemne de toute \u00e9ventuelle condamnation \u00e0 intervenir suite \u00e0 l\u2019assignation du 12 septembre 2014 et del\u2019assignation la mettant en intervention, au paiement des frais et d\u00e9pens de l\u2019instance et pour prononcer l\u2019ex\u00e9cution provisoire. Par jugement rendu contradictoirement en date du 21 d\u00e9cembre 2018, le tribunal d\u2019arrondissement a notamment: -dit non fond\u00e9es les demandes dePERSONNE1.)dirig\u00e9es \u00e0 l\u2019encontre de PERSONNE4.),PERSONNE7.),PERSONNE5.),PERSONNE6.) et de SOCIETE1.), -dit non fond\u00e9e la demandePERSONNE1.)sur base de l\u2019article 284 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, -dit non fond\u00e9e lademande deSOCIETE1.)sur base de l\u2019article 403 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, -condamn\u00e9PERSONNE1.)\u00e0 payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 750.-euros \u00e0 PERSONNE4.),PERSONNE5.)etPERSONNE6.), -condamn\u00e9PERSONNE1.)\u00e0 payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9durede 750.-euros \u00e0 PERSONNE7.), -condamn\u00e9PERSONNE1.)\u00e0 payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 750.-euros \u00e0 SOCIETE1.),<\/p>\n<p>4 -d\u00e9bout\u00e9PERSONNE1.)de sa demande sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, -condamn\u00e9PERSONNE1.)aux frais et d\u00e9pens del\u2019instance, -d\u00e9clar\u00e9 sans objet la demande en garantie formul\u00e9e parPERSONNE4.), PERSONNE5.)etPERSONNE6.)\u00e0 l\u2019encontre de Me L\u00e9onie GRETHEN, -laiss\u00e9 les frais \u00e0 charge dePERSONNE4.),PERSONNE5.)etPERSONNE6.), -condamn\u00e9PERSONNE4.),PERSONNE5.)etPERSONNE6.)\u00e0 payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 500.-euros \u00e0 Me L\u00e9onie GRETHEN, -d\u00e9clar\u00e9 sans objet la demande en garantie formul\u00e9e par Me L\u00e9onie GRETHEN \u00e0 l\u2019encontre de Me Emile SCHLESSER, -laiss\u00e9 les frais \u00e0 charge de Me L\u00e9onie GRETHEN, -condamn\u00e9 Me L\u00e9onie GRETHEN \u00e0 payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 250.- euros \u00e0 Me Emile SCHLESSER, -dit qu\u2019il n\u2019y a pas lieu \u00e0 ex\u00e9cution provisoire du jugement. Par exploit d\u2019huissier du 15 avril 2019,PERSONNE1.)a interjet\u00e9 appel dans son int\u00e9gralit\u00e9 de ce jugement qui, selonles informations \u00e0 disposition de la Cour, ne lui a pas \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9. Discussion PERSONNE1.)revient d\u2019abord sur les faits, avant de r\u00e9pliquer au moyen d\u2019irrecevabilit\u00e9 soulev\u00e9 par les parties intim\u00e9es, les consortsPERSONNE4.)et PERSONNE7.)en ce qu\u2019il n\u2019a pas intim\u00e9 les deux notaires, pourtant mis en intervention en premi\u00e8re instance et auxquels le tribunal a accord\u00e9 des indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure. Ni MeL\u00e9onie GRETHEN, ni MeEmile SCHLESSER n\u2019auraient \u00e9t\u00e9 des adversaires de l\u2019appelant en premi\u00e8re instance. Ils n\u2019auraient pas conclu \u00e0 leur encontre. L\u2019appelant n\u2019aurait pas non plus \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure \u00e0MeL\u00e9onie GRTHEN ou \u00e0MeEmile SCHLESSER. De plus, les conditions de l\u2019indivisibilit\u00e9 ne seraient pas donn\u00e9es: l\u2019exception d\u2019irrecevabilit\u00e9 soulev\u00e9e seraient \u00e0 dire non fond\u00e9e. Pour \u00eatre complet, PERSONNE1.)indique queles deux notaires auraient en d\u00e9finitive \u00e9t\u00e9 mis en intervention en instance d\u2019appel par les m\u00eames parties qu\u2019en premi\u00e8re instance. Quant au fond,PERSONNE1.)estime que les juges de premi\u00e8re instance n\u2019auraient pas compris ce qui leur \u00e9tait demand\u00e9, respectivement auraient commis une erreur d\u2019appr\u00e9ciation. Soutenir que le droit de pr\u00e9emption conventionnel deSOCIETE1.)porterait sur le b\u00e2timent pris en son int\u00e9gralit\u00e9, reviendrait \u00e0 supprimer le droit de pr\u00e9emption l\u00e9gal des locataires du deuxi\u00e8me \u00e9tage,les consortsPERSONNE8.). Ces derniers seraient locataires depuis 1970 et disposeraient d\u2019un droit de pr\u00e9emption l\u00e9gal aux termes de l\u2019article 15 de la loi du 21 septembre 2006 sur le bail \u00e0 usage d\u2019habitation, disposition d\u00e9j\u00e0 comprise \u00e0 l\u2019article 15 de la loi pr\u00e9c\u00e9dente en la mati\u00e8re, \u00e0 savoir celle du 14 f\u00e9vrier 1955. De plus, le droit de pr\u00e9emption devrait, suivant un arr\u00eat de la Cour d\u2019appel de Paris du 6 f\u00e9vrier 2013, 3 i\u00e8me chambre, \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 de fa\u00e7on restrictive: seule une partie de l\u2019immeubleaurait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9een location \u00e0SOCIETE1.).<\/p>\n<p>5 Le terme \u00abL\u2019immeuble en question\u00bb, ins\u00e9r\u00e9 dans le contrat de bail de janvier 2001 ne devrait viser que le sous-sol, le rez-de-chauss\u00e9e et le premier \u00e9tage, sinon il porterait atteinte au droit de pr\u00e9emption des autres locataires de l\u2019immeuble. Un cadastre vertical aurait pu \u00eatre \u00e9tabli dans le but de r\u00e9aliser une vente partielle. Concernant la caducit\u00e9 du droit de pr\u00e9emption,PERSONNE1.)pr\u00e9sumequ\u2019il aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9vinc\u00e9:SOCIETE1.)aurait discut\u00e9 l\u2019offre, ce qui reviendrait \u00e0 la refuser. De plus, en requ\u00e9rant un d\u00e9lai suppl\u00e9mentaire de trois semaines apr\u00e8s le courrier du notaire, le d\u00e9lai raisonnable aurait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9. Les intim\u00e9s auraient viol\u00e9 leurs obligations contractuelles etr\u00e9sili\u00e9 de fa\u00e7on abusive le compromis de vente du 25 juin 2013. PERSONNE1.)consid\u00e8re aussi que le droit de pr\u00e9emption aurait \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 de fa\u00e7on frauduleuse. Il revient sur la chronologie des faits pour en d\u00e9duire que SOCIETE1.)aurait eu connaissance ducompromis de vente du 25 juin 2013 d\u00e8s avant l\u2019introduction du pr\u00e9sent litige et qu\u2019il aurait exist\u00e9 un concert frauduleux entreSOCIETE1.)et la SARLSOCIETE2.)pour l\u2019\u00e9vincer.SOCIETE1.)n&#039;aurait pas utilis\u00e9 son droit de pr\u00e9emption dans son int\u00e9r\u00eat personnel, alors qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019un droit personnel, mais au profit d\u2019un tiers. L\u2019attestation testimoniale de PERSONNE9.)prouverait les man\u0153uvres frauduleuses.SOCIETE1.)engagerait sa responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle vis-\u00e0-vis dePERSONNE1.)et les vendeurs leur responsabilit\u00e9 contractuelle, sinon d\u00e9lictuelle. Quant au concept de la \u00abtierce complicit\u00e9 de la violation d\u2019engagements contractuelle\u00bb, que fait valoirPERSONNE1.)\u00e0 l\u2019encontre deSOCIETE1.), celui- ci conclut \u00e0 la r\u00e9alisation des conditions de mise en\u0153uvre de cette responsabilit\u00e9. La responsabilit\u00e9 extracontractuelle deSOCIETE1.)pourrait \u00eatre engag\u00e9e envers lui, parce qu\u2019elle aurait particip\u00e9 \u00e0 la violation par les vendeurs de leurs engagements contractuels, encore queSOCIETE1.)soit \u00e9tranger au contrat. Quant \u00e0 son pr\u00e9judice,PERSONNE1.)insiste sur le fait que le compromis de vente ne serait pas caduc, mais aurait \u00e9t\u00e9 r\u00e9sili\u00e9 abusivement. Il affirme, en citant une cassation fran\u00e7aise du 9 f\u00e9vrier 2001, que m\u00eame en cas de caducit\u00e9 du compromis de vente, une partie pourrait n\u00e9anmoins r\u00e9clamer des dommages et int\u00e9r\u00eats en invoquant la clause p\u00e9nale ins\u00e9r\u00e9e dans le compromis de vente. La somme requise de 205.000.-euros ne serait pas exag\u00e9r\u00e9e, pour correspondre \u00e0 10 % du prix de vente : son pr\u00e9judice serait au moins \u00e9gal \u00e0 ce montant. A titre subsidiaire, il demande l\u2019institution d\u2019une expertise judiciaire pour d\u00e9terminer le montant de son pr\u00e9judice. PERSONNE1.)revient encore une fois sur les attestations testimoniales de MessieursPERSONNE9.) etPERSONNE10.)pour pr\u00e9ciser que PERSONNE11.)aurait vers\u00e9 une deuxi\u00e8me attestation en bonne et due forme et que ces deux attestations seraient r\u00e9dig\u00e9es avec la m\u00eame \u00e9criture. Il y aurait lieu \u00e0 en tenir compte. Il faudrait en revanche \u00e9carter des d\u00e9bats l\u2019attestation de PERSONNE12.) ou la prendre en consid\u00e9ration avec la plus grande circonspection, au vu du fait qu\u2019il serait le g\u00e9rant de la SARLSOCIETE2.),<\/p>\n<p>6 l\u2019acqu\u00e9reur r\u00e9el de l\u2019immeuble litigieux, par la d\u00e9claration de command \u00e0 son profit. Il aurait tout int\u00e9r\u00eat\u00e0 contredire celle dePERSONNE9.). PERSONNE1.)requiert finalement, sur base de l\u2019article 284 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, la production des pi\u00e8ces en lien avec la demande de financement de l\u2019acquisition de l\u2019immeuble parSOCIETE1.)et des r\u00e9ponses obtenues par les Banques. Il termine en sollicitant une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure des intim\u00e9s \u00e0 raison de 5.000.-euros pour chacune des deux instances, sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. LesconsortsPERSONNE4.), pour lesquels ilconvient d\u2019expliquer que PERSONNE2.)etPERSONNE3.)ont repris l\u2019instance introduite \u00e0 l\u2019encontre de feuPERSONNE4.), se rapportent \u00e0 prudence de justice quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 de l\u2019appel en la pure forme avant de revenir sur les faits. En droit, ils concluent comme suit par rapport au droit de pr\u00e9emption, pour lequel ils demandent la confirmation du jugement a quo, en ce qu\u2019il a retenu queSOCIETE1.)ne disposait pas d\u2019un droit de pr\u00e9emption l\u00e9gal, mais d\u2019un pacte de pr\u00e9f\u00e9rence d\u2019origine purement conventionnelle. L\u2019utilisation du terme \u00abimmeuble\u00bb dans le paragraphe portant sur le droit de pr\u00e9emption d\u00e9signerait l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de l\u2019immeuble et non lesparties donn\u00e9es en location. En tout \u00e9tat de cause, l\u2019\u00e9tendue du droit de pr\u00e9f\u00e9rence accord\u00e9 ne saurait porter \u00e0 cons\u00e9quences: l\u2019exercice du droit de pr\u00e9emption, m\u00eame sur une partie de l\u2019immeuble, aurait pareillement entra\u00een\u00e9 la caducit\u00e9 de l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 du compromis. Il importerait peu que d\u2019autres locataires ait un droit de pr\u00e9emption l\u00e9gal sur l\u2019immeuble, ce droit pouvant exister parall\u00e8lement \u00e0 un droit de pr\u00e9emption conventionnel. Ils font ensuite valoir que si d\u2019autres locataires avaient \u00e0 faire valoir un droit de pr\u00e9emption, seuls ces derniers pourraient demander la nullit\u00e9 d\u2019un acte qui l\u00e8seraient leurs droits. Ce moyen n\u2019appartiendrait pas \u00e0PERSONNE1.), qui devrait \u00eatre d\u00e9bout\u00e9 de ce chef de sa demande. Ils sollicitent aussi la confirmation du jugement entrepris en ce qu\u2019il a dit que le droit de pr\u00e9emption accord\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)n\u2019a pas pr\u00e9vu de d\u00e9lai, de sorte qu\u2019il faudrait se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 un \u00abd\u00e9lai raisonnable\u00bb: le d\u00e9lai de trois semaines suppl\u00e9mentaires, demand\u00e9 parSOCIETE1.), serait toujours raisonnable et rien n\u2019aurait emp\u00each\u00e9SOCIETE1.)de demander des documents suppl\u00e9mentaires avant de faire part de sa d\u00e9cision de faire usage ou non de son droit de pr\u00e9emption. Au vu de la stipulation dans le compromis de vente que ce dernier serait \u00e0 consid\u00e9rer comme nul et non avenu en cas d\u2019exercice parSOCIETE1.) de son droit de pr\u00e9emption, la clause p\u00e9nale de 10 % serait \u00e9galement devenue caduque et elle ne trouverait plus application. Quant \u00e0 l\u2019insertion d\u2019une d\u00e9claration de command \u00e0 l\u2019acte de vente, lesconsorts PERSONNE4.)rejettent toute responsabilit\u00e9 de leur part pour la reporter sur le notaire Me L\u00e9onie GRETHEN, contre laquelle ils ont form\u00e9, \u00e0 titre subsidiaire, une demande en garantie.<\/p>\n<p>7 Concernant une pr\u00e9tendue utilisation frauduleuse du droit de pr\u00e9emption, les consortsPERSONNE4.)rappellent qu\u2019ils ne sont pas \u00e0 l\u2019origine de l\u2019insertion de la clause de d\u00e9claration de command dans l\u2019acte. Ils contestent toute responsabilit\u00e9 \u00e0 ce sujet et formulent, \u00e0 titre subsidiaire, une demande en garantie contreSOCIETE1.)pour le cas o\u00f9 la Cour retiendrait une responsabilit\u00e9 de quelque ordre contre eux. Il serait r\u00e9v\u00e9lateur de constater quePERSONNE1.) n\u2019aurait jamais assign\u00e9 la SARLSOCIETE2.), qui aurait in fine profit\u00e9 de l\u2019\u00e9lection de command, \u00e0 laquelle lesconsortsPERSONNE4.) seraient \u00e9trangers. PERSONNE1.)le saurait, puisqu\u2019il ne les aurait jamais cit\u00e9s dans les sept pages de ses conclusions r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9tendue fraude. Quant au pr\u00e9judice subi, les consortsPERSONNE4.)rem\u00e9morentque le compromis devente serait caduc et que la clause p\u00e9nale ne trouverait plus \u00e0 \u00eatre appliqu\u00e9e. L\u2019appelant devrait ainsi prouver la r\u00e9alit\u00e9 et l\u2019\u00e9tendue de son pr\u00e9judice, ce qu\u2019il n\u2019aurait pas fait. Il serait \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande. A titre subsidiaire, il y aurait lieu\u00e0 ramener le montant \u00e0 de plus justes proportions. Pour ce qui serait de la mise en intervention de Me L\u00e9onie GRETHEN, les consortsPERSONNE4.)expliquent que le notaire ne les aurait nullement conseill\u00e9s sur les risques engendr\u00e9s par l\u2019insertion d\u2019une clause de d\u00e9claration de command, manquant ainsi \u00e0 son obligation de conseil. En cas de condamnation, elle devrait les tenir quitte et indemne. Les consortsPERSONNE4.)exposent queSOCIETE1.)aurait demand\u00e9 \u00e0 \u00eatre tenue quitte et indemne par eux, si le jugement entrepris devait \u00eatre r\u00e9form\u00e9: une telle demande serait irrecevable, pour \u00eatre nouvelle en instance d\u2019appel. Ils insistent finalement pour obtenir une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000.-euros de la part dePERSONNE1.), qui serait aussi \u00e0 condamner auxfrais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Ils demandent le rejet de la demande en capitalisation des int\u00e9r\u00eats. PERSONNE7.)soul\u00e8ve l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019acte d\u2019appel, pour ne pas intimer les deux notaires. Il importerait peu qu\u2019ils aient \u00e9t\u00e9 mis en intervention depuis, la r\u00e9gularit\u00e9 de la proc\u00e9dure s\u2019appr\u00e9ciant au moment de la signification de l\u2019acte d\u2019appel. Quant au fond, il conclut \u00e0 la confirmation du jugement a quo, contestant toute r\u00e9siliation abusive du compromis de vente.PERSONNE1.)aurait admis, par la signature dudit contrat, conna\u00eetre l\u2019existence du droit de pr\u00e9emption accord\u00e9 \u00e0 SOCIETE1.)et qu\u2019il risquait de ne jamais signer l\u2019acte d\u00e9finitif de vente, en cas d\u2019exercice de ce droit de pr\u00e9emption. De plus, l\u2019immeuble dont question aurait un num\u00e9ro unique de cadastre, de sorte qu\u2019une vente partielle aurait \u00e9t\u00e9 impossible et que le droit de pr\u00e9emption ne pouvait porter que sur la totalit\u00e9 de l\u2019immeuble. Il ajoute que comme le compromis aurait \u00e9t\u00e9 caduc \u00e0 la suite de l\u2019exercice du droit de pr\u00e9emption parSOCIETE1.), les vendeurs auraient \u00e9t\u00e9 libres de vendre l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 de l\u2019immeuble \u00e0SOCIETE1.), ceci m\u00eame si ce droit de pr\u00e9emption n\u2019avait port\u00e9 que sur une partie de l\u2019immeuble. Quant \u00e0 la pr\u00e9tendue caducit\u00e9 du droit de pr\u00e9emption,PERSONNE7.)\u00e9nonce que le droit de pr\u00e9emption serait d\u2019origine conventionnelle, comme un pacte de<\/p>\n<p>8 pr\u00e9f\u00e9rence, pour lequel la stipulation d\u2019un d\u00e9lai ne serait pas une condition de validit\u00e9. En l\u2019esp\u00e8ce, aucun d\u00e9lai n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vupar les cocontractants : en ne prenant pas parti dans le d\u00e9lai d\u2019un mois,SOCIETE1.)n\u2019aurait viol\u00e9 aucune disposition contractuelle. Un d\u00e9lai raisonnable aurait toutefois \u00e9t\u00e9 respect\u00e9, m\u00eame en prenant en compte le d\u00e9lai de trois semaines suppl\u00e9mentaires sollicit\u00e9 parSOCIETE1.). Le compromis \u00e9tant caduc,sa clause p\u00e9nale serait devenue elle-m\u00eame d\u00e9su\u00e8te. Quant au pr\u00e9judice subi,PERSONNE7.)conteste quePERSONNE1.)ait prouv\u00e9 la r\u00e9alit\u00e9 et l\u2019\u00e9tendue de son pr\u00e9judice, aucune faute ne lui ayant par ailleurs \u00e9t\u00e9 reproch\u00e9e \u00e0 cet \u00e9gard. Il s\u2019oppose encore \u00e0 lademande en expertise pour chiffrer ce pr\u00e9judice. Il insiste finalement pour obtenir une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de la part de PERSONNE1.), \u00e0 hauteur de 2.000.-euros pour l\u2019instance d\u2019appel. SOCIETE1.)soul\u00e8ve in limine litis l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019acte d\u2019appel alors que les deux notaires n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 intim\u00e9s. Elle revient ensuite sur les faits et ant\u00e9c\u00e9dents, avant d\u2019analyser le volet \u00abdroit\u00bb du litige. Concernant le droit de pr\u00e9emption, elle conclut \u00e0 la confirmation du jugement entrepris en ce qu\u2019il a qualifi\u00e9 ce droit de \u00ab pacte de pr\u00e9f\u00e9renced\u2019origine purement conventionnelle\u00bb. Quant \u00e0 son \u00e9tendue, elle donne \u00e0 penser que si la clause y relative a pris une formulation g\u00e9n\u00e9rale quant \u00e0 l\u2019immeuble sur lequel il porte, c\u2019est parce que l\u2019immeuble est \u00e0 prendre dans sa totalit\u00e9, sinon il y aurait eu des pr\u00e9cisions quant \u00e0 un droit partiel. De plus, cette \u00e9tendue du pacte de pr\u00e9f\u00e9rence n\u2019importerait pas en l\u2019esp\u00e8ce, les cons\u00e9quences resteraient les m\u00eames pourPERSONNE1.). La question de savoir si d\u2019autres locataires avaient un droit de pr\u00e9emption l\u00e9gal serait \u00e9trang\u00e8re au pr\u00e9sent litige et devrait \u00eatre soulev\u00e9e par un \u00e9ventuel b\u00e9n\u00e9ficiaire d\u2019un tel droit. Pour la question du d\u00e9lai et de la caducit\u00e9 du droit de pr\u00e9emption,SOCIETE1.) demande la confirmation du jugement a quo en ce qu\u2019il a dit qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 exerc\u00e9 dans un d\u00e9lai raisonnable. Il faudrait rappeler que le droit de pr\u00e9emption aurait \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)sans indication de d\u00e9lai et d\u2019autres conditions: PERSONNE1.)ne saurait imposer des conditions non pr\u00e9vues entre parties. Le droit de pr\u00e9emption ayant \u00e9t\u00e9 correctement exerc\u00e9, le compromis de vente serait \u00e0 annuler etPERSONNE1.)n\u2019aurait pas droit \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 y fix\u00e9e. Quant \u00e0 la d\u00e9claration de command, il faudrait confirmer les juges de premier degr\u00e9, en ce qu\u2019ils ont retenu qu\u2019il n\u2019y aurait pas eu de fraude.SOCIETE1.)est d\u2019avis qu\u2019elle aurait \u00e9t\u00e9 transparente d\u00e8s le d\u00e9but en affirmant dans ses courriers aux vendeurs qu\u2019elle n\u2019entendait pas acqu\u00e9rir l\u2019immeuble en vue de la revente et qu\u2019elle se r\u00e9servait le droit d\u2019\u00e9lire command. Les actes de vente auraient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9s ensemble avec les propri\u00e9taires de l\u2019immeuble: d\u00e8s r\u00e9ception des projets d\u2019acte de vente, tout le monde aurait \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 queSOCIETE1.)n\u2019allait pas acqu\u00e9rir l\u2019immeuble pour elle-m\u00eame, mais bien pour la SARLSOCIETE2.).<\/p>\n<p>9 Ces diff\u00e9rentes \u00e9tapes auraienttoutes \u00e9t\u00e9 valables et entra\u00een\u00e9 l\u2019annulation du compromis de vente. Quant \u00e0 la th\u00e9orie all\u00e9gu\u00e9e de la tierce complicit\u00e9 de la violation d\u2019engagements contractuels,SOCIETE1.)conteste toute responsabilit\u00e9 sur cette base. Le but de la vente avec d\u00e9claration de command aurait \u00e9t\u00e9 de transf\u00e9rer la propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019acqu\u00e9reur final, sans assumer un double paiement des droits fiscaux et non pas d\u2019\u00e9vincerPERSONNE1.): elle n\u2019aurait pas eu connaissance du compromis de vente et il n\u2019aurait donc pas pu y avoir d\u2019intention frauduleuse. Elle souligne qu\u2019elle n\u2019aurait eu aucun avantage dans cette op\u00e9ration puisque suite \u00e0 l\u2019acquisition de l\u2019immeuble par la SARLSOCIETE2.), ses baux auraient \u00e9t\u00e9 r\u00e9sili\u00e9s. Quant aux attestations testimoniales vers\u00e9es, celles-ci ne rempliraient pas les conditions l\u00e9gales requises pour la forme: celles dePERSONNE9.)omettrait d\u2019indiquer qu\u2019il aurait \u00e9tabli le document en vue de sa production en justice. Il aurait cependant indiqu\u00e9 \u00eatre li\u00e9 personnellement et professionnellement \u00e0 PERSONNE1.). Ses deux attestations n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 \u00e9crites de la m\u00eame main. Ses affirmations seraient contredites par l\u2019attestation testimoniale de PERSONNE12.), qui elle serait conforme \u00e0 l\u2019article 402 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Il ne faudrait pas tenircompte de l\u2019attestation dePERSONNE9.). Quant aux reproches d\u2019avoir frauduleusement exerc\u00e9 son droit de pr\u00e9emption, SOCIETE1.)souligne qu\u2019il ne r\u00e9sulterait d\u2019aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier qu\u2019elle aurait eu connaissance de l\u2019existence du compromis de vente avant l\u2019introduction de la proc\u00e9dure en premi\u00e8re instance et la communication subs\u00e9quente des pi\u00e8ces par l\u2019avocat dePERSONNE1.).Il n\u2019existerait aucune communaut\u00e9 d\u2019int\u00e9r\u00eat entre elle et la SARLSOCIETE2.). Il faudrait prendre en compte les d\u00e9clarations du t\u00e9moinPERSONNE13.). Les seules parties qui auraient pu s\u2019opposer \u00e0 ce queSOCIETE1.)exerce son droit de pr\u00e9emption, avec la condition de la d\u00e9claration de command, auraient \u00e9t\u00e9 les vendeurs, qui avaient connaissance du compromis de vente. Seuls les vendeurs, qui auraient sign\u00e9s l\u2019acte de vente devant le notaire L\u00e9onie GRETHEN le 14 novembre 2013, qui auraient assist\u00e9 \u00e0 la signature de l\u2019acte de vente portant d\u00e9claration de command du m\u00eame jour et re\u00e7u le paiement du prix de la part de la SARLSOCIETE2.), devraient supporter d\u2019\u00e9ventuelles cons\u00e9quences dommageables en r\u00e9sultant. SOCIETE1.)demande que les consortsPERSONNE4.)etPERSONNE7.)soient condamn\u00e9s \u00e0 la tenir quitte et indemne de toute condamnation qui serait prononc\u00e9e \u00e0 son encontre en faveur dePERSONNE1.). Quant \u00e0 la demande en garantie formul\u00e9e par les consortsPERSONNE4.)contre SOCIETE1.), cette derni\u00e8re se rapporte \u00e0prudence de justice, dans la mesure o\u00f9 cette demande n\u2019a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e que par voie incidente et non principale. A titre subsidiaire, aucune base l\u00e9gale n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9e quant \u00e0 cette demande, qui trouverait sa source dans une pr\u00e9tendue utilisation frauduleuse du droit de pr\u00e9f\u00e9rence, fraude qui laisserait d\u2019\u00eatre \u00e9tablie. Elle ne pourrait tenir \u00abquitte et indemne\u00bb les consortsPERSONNE4.)dont la demande serait \u00e0 rejeter, pour \u00eatre sinon irrecevable, alors non fond\u00e9e.<\/p>\n<p>10 Quant au pr\u00e9tendu pr\u00e9judice dePERSONNE1.),SOCIETE1.)conteste toutes responsabilit\u00e9s contractuelle voire d\u00e9lictuelle dans son chef. Le compromis de vente ne lui serait pas opposable et il n\u2019existerait d\u2019ailleurs aucun lien direct de causalit\u00e9 entre une suppos\u00e9e faute d\u00e9lictuelle dePERSONNE14.)et le pr\u00e9tendu dommage subi, qui ne serait m\u00eame pas certain. Il serait \u00e0 d\u00e9bouter purement et simplement de cette demande, sinon pour absence de preuve de la r\u00e9alit\u00e9 et de l\u2019\u00e9tendue de son pr\u00e9judice, autrement il faudrait rapporter le pr\u00e9judice \u00e0 de plus justes proportions. La demande en capitalisation des int\u00e9r\u00eats serait non fond\u00e9e etSOCIETE1.) r\u00e9clame une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 3.000.-euros \u00e0PERSONNE1.), pour l\u2019instance d\u2019appel. MeL\u00e9onie GRETHENsoul\u00e8ve in limine litis l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019acte d\u2019appel au motif qu\u2019elle-m\u00eame et MeEmile SCHLESSER n\u2019y sont pas intim\u00e9s. Elle se rapporte \u00e0 prudence de justice quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 de l\u2019assignation en intervention du 13 septembre 2019. Avant de d\u00e9velopper ses moyens en droit, elle a fait un bref rappel des faits. Quant au droit de pr\u00e9emption et le conflit entre le pacte de pr\u00e9f\u00e9rence conventionnel et un droit de pr\u00e9emption l\u00e9gal,MeL\u00e9onie GRETHEN conclut \u00e0 l\u2019absence d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir dePERSONNE1.)et \u00e0 son d\u00e9bout\u00e9. Pour l\u2019\u00e9tendue de ce droit de pr\u00e9emption,MeL\u00e9onie GRETHEN estime qu\u2019il porte sur l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de l\u2019immeuble, qui n\u2019aurait qu\u2019un seul num\u00e9ro cadastral: m\u00eame \u00e0 supposer que le droit de pr\u00e9emption n\u2019ait port\u00e9 que sur les parties lou\u00e9es de l\u2019immeuble, le compromis n\u2019en serait pas moins devenu nul et non avenu, PERSONNE1.)n\u2019ayant plus eu la possibilit\u00e9 d\u2019acqu\u00e9rir l\u2019immeuble tel que d\u00e9fini audit compromis, pour ledit prix. Pour la caducit\u00e9 du droit de pr\u00e9emption,MeL\u00e9onie GRETHEN fait valoir que ce droit aurait \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)sans autre condition, sans indication de d\u00e9lai. De plus,PERSONNE7.), en sa qualit\u00e9 de repr\u00e9sentant des copropri\u00e9taires vendeurs, aurait accept\u00e9 la prorogation de trois semaines du d\u00e9lai. Un d\u00e9lai raisonnable aurait par cons\u00e9quent \u00e9t\u00e9 respect\u00e9. Pour la pr\u00e9tendue utilisation frauduleuse du droit de pr\u00e9emption en lien avec la d\u00e9claration de command,MeL\u00e9onie GRETHEN redit qu\u2019il n\u2019y aurait pas eu de restriction dans la formulation de la clause pr\u00e9f\u00e9rentielle.SOCIETE1.)aurait \u00e9t\u00e9 transparente et aucune man\u0153uvre frauduleuse ne pourrait lui \u00eatre reproch\u00e9e. Quant \u00e0 son obligation d\u2019information et de conseil,MeL\u00e9onie GRETHEN explique quePERSONNE1.)aurait \u00e9t\u00e9 au courant du droit de pr\u00e9emption d\u00e8s la signature ducompromis de vente, qu\u2019elle l\u2019aurait inform\u00e9 le 30 septembre 2014 de ce queSOCIETE1.)allait exercer son droit de pr\u00e9emption avec la d\u00e9claration expresse que cette derni\u00e8re n\u2019entendait pas acqu\u00e9rir l\u2019immeuble en vue de la revente et qu\u2019elle se r\u00e9servaitle droit d\u2019\u00e9lire command. Le notaire dit n\u2019avoir commis aucune faute qui pourrait engager sa responsabilit\u00e9 dans le pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9 parPERSONNE1.). Elle aurait ainsi assign\u00e9 en interventionMeEmile<\/p>\n<p>11 SCHLESSER pour la tenir quitte et indemne de toute condamnation \u00e9ventuelle \u00e0 son encontre: ce dernier notaire aurait \u00e9t\u00e9 mandat\u00e9 parSOCIETE1.)et la SARL SOCIETE2.): quand deux notaires re\u00e7oivent un acte en concours, le conseil serait d\u00fb par chacun des notaires \u00e0 toutes les parties. Quant au pr\u00e9judice,MeL\u00e9onie GRETHEN rel\u00e8ve que le montant requis correspondrait \u00e0 la clause p\u00e9nale comprise dans le compromis de vente, qui serait caduc \u00e0 la suite de l\u2019exercice du droit de pr\u00e9emption. Le compromis n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9sili\u00e9, la clause p\u00e9nale ne jouerait pas.PERSONNE1.)resterait toujours en d\u00e9faut de rapporter la r\u00e9alit\u00e9 et l\u2019\u00e9tendue de son pr\u00e9judice. Elle requiert finalement une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500.-euros pour l\u2019instance d\u2019appel \u00e0PERSONNE1.). MeEmile SCHLESSERsoul\u00e8ve \u00e9galement in limine litis l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019acte d\u2019appel, alors qu\u2019aucun des deux notaires n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 intim\u00e9. Les assignations en intervention seraient ainsi \u00e9galement irrecevables. Apr\u00e8s un rappel des faits,MeEmile SCHLESSER conclut commesuit en droit. MeL\u00e9onie GRETHEN aurait \u00e9t\u00e9 assign\u00e9e par les consortsPERSONNE4.)pour les tenir quitte et indemne de toute \u00e9ventuelle condamnation \u00e0 intervenir, se fondant sur l\u2019obligation de conseil et de renseignement pesant sur le notaire. Cette derni\u00e8re l\u2019aurait \u00e0 son tour assign\u00e9 en garantie. Les clients deMeL\u00e9onie GRETHEN seraient les consortsPERSONNE4.)etPERSONNE7.), ce ne seraient pas les siens.MeEmile SCHLESSER ignorerait en quoi consisterait son manquement au devoir de conseil, sa sph\u00e8red\u2019application, les \u00e9l\u00e9ments cens\u00e9s \u00eatre connus par lui et ce qu\u2019il aurait \u00e9t\u00e9 cens\u00e9 transmettre aupr\u00e8s de ses clients. MeL\u00e9onie GRETHEN ne rapporterait pas la preuve d\u2019un agissement ou d\u2019une abstention fautifs dans le chef deMeEmile SCHLESSER: si une faute devait lui \u00eatre reproch\u00e9e, quod non, quant \u00e0 l\u2019existence du pacte de pr\u00e9f\u00e9rence, elle devrait \u00eatre \u00e9voqu\u00e9e parSOCIETE1.), ce qui ne serait pas le cas. Il n\u2019existerait aucun lien de causalit\u00e9 entre les diligences effectu\u00e9es parMeEmile SCHLESSER et le pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9 parPERSONNE1.). Pour \u00eatre complet,MeEmile SCHLESSER demande la confirmation du jugement entrepris en ce qu\u2019il a retenu la notion d\u2019unicit\u00e9 de l\u2019acte de pr\u00e9f\u00e9rence, sans distinction entre les locaux lou\u00e9s et le reste de l\u2019immeuble. Le droit de pr\u00e9emption ne serait pas caduc pour d\u00e9passementd\u2019un d\u00e9lai, le d\u00e9lai raisonnable ayant \u00e9t\u00e9 respect\u00e9. Aucune preuve ne serait rapport\u00e9e concernant une pr\u00e9tendue utilisation frauduleuse du droit de pr\u00e9emption: les actes des notaires GRETHEN et SCHLESSER ne souffriraient aucune critique justifi\u00e9e.MeEmile SCHLESSER demande finalement la condamnation de Me L\u00e9onie GRTHEN \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000.-euros pour l\u2019instance d\u2019appel. L\u2019instruction a \u00e9t\u00e9 cl\u00f4tur\u00e9e par ordonnance du 11 janvier 2024 puis fix\u00e9e \u00e0 l\u2019audience du 13 mars 2024 pourd\u00e9bats et prise en d\u00e9lib\u00e9r\u00e9. Les parties ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s de la date du prononc\u00e9.<\/p>\n<p>12 Appr\u00e9ciation de la Cour I-Recevabilit\u00e9 de l\u2019appel Au vu du fait que les deux notaires ne figuraient pas en premi\u00e8re instance comme les adversaires dePERSONNE1.), qu\u2019il n\u2019a pas conclu contre eux en premi\u00e8re instance et que ce sont ses v\u00e9ritables adversaires, les consortsPERSONNE4.), qui les ont mis en intervention, par cascade, pour se voir tenir quitte et indemne, PERSONNE1.)ne pouvait m\u00eame pas diriger son appel contreMeL\u00e9onie GRETHEN etMeEmile SCHLESSER. Il n\u2019est pas non plus d\u00e9rog\u00e9 \u00e0 cette impossibilit\u00e9 par l\u2019unique exception, l\u2019indivisibilit\u00e9 du litige, aucun tel cas d\u2019indivisibilit\u00e9 n&#039;existant entre ces demandes. L\u2019appel dePERSONNE1.)est partant recevable de ce point de vue. II-Le droit de pr\u00e9emption deSOCIETE1.) Avant d\u2019analyser les moyens soulev\u00e9s parPERSONNE1.)\u00e0 cet \u00e9gard, il convient, tout en se r\u00e9f\u00e9rant aux faits retenus comme constants par les juges de premi\u00e8re instance, qui font partie int\u00e9grante du pr\u00e9sent arr\u00eat, de rappeler bri\u00e8vement les faits \u00e0 la base du pr\u00e9sent litige, pour sa meilleure compr\u00e9hension. Par un premier contrat de bail sign\u00e9 en janvier 2001, les consortsPERSONNE4.), alors constitu\u00e9s dePERSONNE15.), veuvePERSONNE16.),PERSONNE17.)et son \u00e9pousePERSONNE4.),PERSONNE5.)etPERSONNE6.), ont donn\u00e9 en location \u00e0SOCIETE1.)\u00abdans un immeublesitu\u00e9 \u00e0 L-ADRESSE11.), le sous-sol, le rez-de-chauss\u00e9e et le premier \u00e9tage devant servir de magasin, de bureau et de r\u00e9serve\u00bb pour une dur\u00e9e de neuf ann\u00e9es, renouvelable par tacite reconduction. Dans l\u2019article \u00abCharges et conditions\u00bb il est stipul\u00e9 \u00abDroit de pr\u00e9emption: si les propri\u00e9taires ont l\u2019intention de vendre l\u2019immeuble en question, le locataire a droit de pr\u00e9emption sur l\u2019achat\u00bb. Ce contrat pr\u00e9cise que \u00abla constitution d\u2019indivision et de servitudePERSONNE18.)(servitude de passage et copropri\u00e9t\u00e9 concernant les maisonsADRESSE12.)) a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9e le 11 juillet 1969 \u00e0 l\u2019\u00e9tude du notaire Carlo Funck\u2013Nr 5194\u00bb. Par un second contrat de bail avec effet au 1 er octobre 2008,PERSONNE7.)a donn\u00e9 en location \u00e0SOCIETE1.)un \u00abappartement sis \u00e0 L-ADRESSE13.), au quatri\u00e8me \u00e9tage\u00bb. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, cet appartement se trouve dans le m\u00eame immeuble que celui qui concerne le premier contrat de bail. Ce contrat de bail ne traite pas d\u2019un droit de pr\u00e9emption. Par compromis de vente du 25 juin 2013, les vendeurs (PERSONNE4.), veuve PERSONNE17.),PERSONNE7.),PERSONNE5.) etPERSONNE20.)) ont d\u00e9clar\u00e9 vendre \u00e0 l\u2019acqu\u00e9reur (PERSONNE1.)) qui accepte, le bien immobilier d\u00e9crit comme un \u00abimmeuble de rapport comprenant un commerce et des appartements sis \u00e0 L-ADRESSE11.)\u00bb, au prix de 2.050.000.-euros. Ce compromis pr\u00e9cise \u00abMonsieurPERSONNE1.)d\u00e9clare avoir pris connaissance qu\u2019ilexiste un droit de pr\u00e9emption en faveur de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE11.), repr\u00e9sent\u00e9e par sa g\u00e9rante PERSONNE21.). En cas d\u2019exercice par laSOCIETE1.)de son droit de<\/p>\n<p>13 pr\u00e9emption, le pr\u00e9sent contrat de vente est \u00e0consid\u00e9rer comme nul et non avenu\u00bb. Par courrier recommand\u00e9 du 19 ao\u00fbt 2013,MeL\u00e9onie GRETHEN a inform\u00e9 SOCIETE1.)qu\u2019elle \u00e9tait charg\u00e9e de dresser l\u2019acte de vente de la maison sise au ADRESSE14.)\u00e0 Luxembourg, pour lequel les propri\u00e9taires avaient trouv\u00e9 un acheteur pour la somme de 2.050.000.-euros. Elle l\u2019informe qu\u2019au vu de son droit de pr\u00e9emption,SOCIETE1.)a le droit de \u00abfaire une contreproposition en disposant d\u2019un mois (1) pour user de ce droit et faire \u00e9ventuellement une contreproposition\u00bb. Par courrier recommand\u00e9 du mandataire deSOCIETE1.)du 19 septembre 2013 \u00e0 l\u2019attention deMeL\u00e9onie GRETHEN, ce dernier a requis la communication de divers documents afin \u00abde pouvoir \u00e9valuer les possibilit\u00e9s d\u2019une transformation de l\u2019immeuble pour une future mise en location de bureaux\u00bb tout comme la prolongation du d\u00e9lai de trois semaines pour l\u2019exercice du droit de pr\u00e9emption. Par courrier dePERSONNE7.)du 26 septembre 2013 adress\u00e9 \u00e0MeL\u00e9onie GRETHEN, il indique \u00abnous sommes par ailleurs d\u2019accord \u00e0 prolonger le d\u00e9lai de 3 semaines pour l\u2019exercice du droit de pr\u00e9emption\u00bb. Par courrier recommand\u00e9 du 30 septembre 2013 de l\u2019avocat deSOCIETE1.)\u00e0 l\u2019attention dePERSONNE7.), ce dernier l\u2019informe queSOCIETE1.)\u00abexerce par la pr\u00e9sente son droit de pr\u00e9emption, conform\u00e9ment au contrat de bail sign\u00e9 en date du 17 janvier 2001, pour l\u2019acquisition de l\u2019immeuble de commerce et d\u2019appartements sis \u00e0 L-ADRESSE11.)(\u2026) pour 2.050.000.-euros, avec la d\u00e9claration expresse que ma mandante n\u2019entend pas acqu\u00e9rir le pr\u00e9dit immeuble en vue de la revente, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article VII de la loi du 28 d\u00e9cembre 1976, et qu\u2019elle se r\u00e9serve le droit d\u2019\u00e9lire command\u00bb. \u2022Etendue du droit de pr\u00e9emption PERSONNE1.)fait valoir que (i) le droit de pr\u00e9emption conventionnel de SOCIETE1.)serait en concurrence avec un droit de pr\u00e9emption l\u00e9gal des locataires du deuxi\u00e8me \u00e9tage, les consortsPERSONNE8.),que (ii) le droit de pr\u00e9emption deSOCIETE1.)ne pourrait porter que sur les parties de l\u2019immeuble lou\u00e9es par elle, que (iii) toute interpr\u00e9tation autre que restrictive de ce droit de pr\u00e9emption porterait atteinte au droit de pr\u00e9emption des autres locataires de l\u2019immeuble et que (iv) rien n\u2019aurait emp\u00each\u00e9 les vendeurs de faire \u00e9tablir un cadastre vertical et de proc\u00e9der par des ventes s\u00e9par\u00e9es. (i)La Cour rappelle que le litige principal se meut entrePERSONNE1.), les consorts PERSONNE4.)tel que repris au compromis de vente du 25 juin 2013 et SOCIETE1.). Par apr\u00e8s, deux notaires, qui ont dress\u00e9 les actes notari\u00e9s, ont \u00e9t\u00e9 mis en intervention. Aucune autre partie n\u2019est intervenue au pr\u00e9sent litige. PERSONNE1.)semble vouloir plaider par procuration pour d\u2019autres occupants de l\u2019immeuble qu\u2019il comptait acheter. S\u2019il appara\u00eet des pi\u00e8ces vers\u00e9es au dossier que de tels occupants existent,PERSONNE1.)ne verse toutefois aucune preuve qui illustre son propre int\u00e9r\u00eat ou sa qualit\u00e9 \u00e0 agir. Il n\u2019est pas le titulaire d\u2019undroit<\/p>\n<p>14 de pr\u00e9emption l\u00e9gal et ne peut donc pas saisir le juge afin qu\u2019il se prononce sur l\u2019existence et l\u2019\u00e9tendue de ce droit. Les juges de premier degr\u00e9 sont partant \u00e0 confirmer, en ce qu\u2019ils ont estim\u00e9 qu\u2019\u00abil n\u2019y a partant pas lieu de s\u2019attarder sur une \u00e9ventuelle violation du droit de pr\u00e9emption appartenant \u00e0 d\u2019autres locataires\u00bb, quoique partiellement pour d\u2019autres motifs. (ii)La Cour dit qu\u2019il convient de confirmer le jugement a quo en ce qu\u2019il a retenu que \u00abl\u2019\u00e9tendue du pacte de pr\u00e9f\u00e9rence accord\u00e9e \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)n\u2019importe \u00e9galement pas en l\u2019esp\u00e8ce\u00bb. En effet, tel que repris ci-dessus, m\u00eame si le premier contrat de bail de janvier 2001 ne fait r\u00e9f\u00e9rence qu\u2019au terme \u00abimmeuble\u00bb dans l\u2019article relatif au droit de pr\u00e9emption, et que tout porte\u00e0 croire qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019immeuble dans son int\u00e9gralit\u00e9, parce que dans la partie \u00abobjet\u00bb du m\u00eame contrat de bail, les parties ont pris soin de pr\u00e9ciser quelles parties de l\u2019immeuble \u00e9taient vis\u00e9es, cette d\u00e9termination importe peu. En effet,PERSONNE1.)a d\u00e9clar\u00e9, dans le compromis de vente du 25 juin 2013 vouloir acheter \u00abl\u2019immeuble\u00bb, d\u00e9termin\u00e9 par les pr\u00e9cisions g\u00e9ographiques et cadastrales, pour le prix de 2.050.000.-euros. La Cour en d\u00e9duit qu\u2019il a souhait\u00e9 acheter l\u2019immeuble dans son enti\u00e8ret\u00e9 pour le prix indiqu\u00e9. Que le droit de pr\u00e9emption deSOCIETE1.)porte sur l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de l\u2019immeuble en cause ou uniquement sur les parties de l\u2019immeuble par elle prises en location, n&#039;est pas pertinent pour l\u2019issue du pr\u00e9sent litige. D\u00e8s que le droit de pr\u00e9emption est exerc\u00e9 parSOCIETE1.), le compromis a pr\u00e9vu qu\u2019il sera \u00e0 consid\u00e9rer comme nul et non avenu. Cette formulation est logique et garde tout son sens, que le droit de pr\u00e9emption concerne l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 ou non du bien immobilier en cause: PERSONNE1.)avait donn\u00e9 son accord pour une chose (l\u2019immeuble dans son int\u00e9gralit\u00e9) et un prix (2.050.000.-euros). Le compromis de vente tombe, ne pouvant plus \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9, d\u00e8s l\u2019exercice du droit de pr\u00e9emption. (iii)En se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 dit au point(ii), la Cour r\u00e9it\u00e8re son raisonnement consistant \u00e0 retenir qu\u2019il n\u2019y a nul besoin d\u2019interpr\u00e9ter restrictivement l\u2019\u00e9tendue du droit de pr\u00e9emption, cette \u00e9tendue n\u2019\u00e9tant pas pertinente pour l\u2019issue du litige, le compromis \u00e9tant de toute fa\u00e7on \u00e0 consid\u00e9rercomme nul et non avenu, d\u00e8s l\u2019exercice du droit de pr\u00e9emption parSOCIETE1.). Quant \u00e0 l\u2019atteinte aux droits des autres locataires de l\u2019immeuble, la Cour renvoie \u00e0 ses d\u00e9veloppements au point (i). Le jugement est toujours \u00e0 confirmer sur ces points. (iv)La possibilit\u00e9 de faire \u00e9tablir un cadastre vertical: ici encore la Cour renvoie \u00e0 ses d\u00e9veloppements faits sous (ii). M\u00eame si ce cadastre vertical avait exist\u00e9, quod non, il aurait certes pu th\u00e9oriquement permettre de vendre l\u2019immeuble par lots, mais l\u2019exercice du droit de pr\u00e9emption parSOCIETE1.)aurait tout de m\u00eame eu pour cons\u00e9quence de rendre nul et non avenu le compromis sign\u00e9 entre PERSONNE1.)et les consortsPERSONNE4.). Il n\u2019y a pas lieu de r\u00e9former le jugement entrepris sur cette question.<\/p>\n<p>15 \u2022Caducit\u00e9 du droit de pr\u00e9emption PERSONNE1.)est d\u2019avis queSOCIETE1.)aurait discut\u00e9 les conditions de l\u2019offre, de sorte que son acceptation n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 pure et simple, mais soumise \u00e0 des conditions, ce qui \u00e9quivaudrait \u00e0 les refuser.SOCIETE1.)aurait de plus requis un d\u00e9lai suppl\u00e9mentaire et d\u00e9pass\u00e9 le d\u00e9lai raisonnable: dans ces conditions, le droit de pr\u00e9emption deSOCIETE1.)serait devenu caduc. Aux termes de l\u2019article 1134 du Code civil \u00ables conventions l\u00e9galement form\u00e9es tiennent lieu de loi \u00e0ceux qui les ont faites. Elles ne peuvent \u00eatre r\u00e9voqu\u00e9es que de leur consentement mutuel, ou pour les causes que la loi autorise. Elles doivent \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9es de bonne foi\u00bb. Pour rappel, le premier contrat de bail de janvier 2001, dans son article intitul\u00e9 \u00abCharges et conditions\u00bb a stipul\u00e9 \u00abDroit de pr\u00e9emption: si les propri\u00e9taires ont l\u2019intention de vendre l\u2019immeuble en question, le locataire a droit de pr\u00e9emption sur l\u2019achat\u00bb. Aucun d\u00e9lai n\u2019y est pr\u00e9vu. Il n\u2019appartient donc pas \u00e0 un tiers \u00e0 ce contrat,PERSONNE1.), de modifier cette clause, en y ajoutant une condition qui y fait d\u00e9faut. S\u2019il est vrai que dans son courrier du 19 ao\u00fbt 2013 \u00e0 l\u2019attention deSOCIETE1.), MeL\u00e9onie GRETHEN lui a demand\u00e9 de se prononcer dans le d\u00e9lai d\u2019un mois quant \u00e0 son int\u00e9r\u00eat \u00e0 exercer son droit de pr\u00e9emption, il est \u00e9galement exact que SOCIETE1.)a demand\u00e9, par courrier de son mandataire du 19 septembre 2013, la communication de pi\u00e8ces etun d\u00e9lai suppl\u00e9mentaire de trois semaines. Ce d\u00e9lai lui a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 par les consortsPERSONNE4.), suivant courrier de leur porte-parole du 26 septembre 2013. D\u00e8s le 30 septembre 2013,SOCIETE1.)a fait conna\u00eetre sa d\u00e9cision d\u2019exercer son droit de pr\u00e9emption, soit dans le d\u00e9lai lui octroy\u00e9, qui est \u00e0 consid\u00e9rer comme un d\u00e9lai raisonnable. La discussion des conditions reste en l\u2019\u00e9tat de pure all\u00e9gation, seules des pr\u00e9cisions ont \u00e9t\u00e9 requises. De plus, la th\u00e9orie de l\u2019acceptation de l\u2019offre ne joue pas, s\u2019agissant d\u2019un droit de pr\u00e9emption, encore appel\u00e9 pacte de pr\u00e9f\u00e9rence conventionnel. Le jugement entrepris est \u00e0 confirmer sur ce point, sauf \u00e0 ajouter que le droit de pr\u00e9emption n\u2019est jamais devenu caduc. \u2022Utilisation frauduleuse du droit de pr\u00e9emption PERSONNE1.)fait plaider qu\u2019il ne serait pas cr\u00e9dible queSOCIETE1.)n\u2019aurait eu connaissance du compromis de vente du 25 juin 2013 que lors de la communication des pi\u00e8ces en premi\u00e8re instance du pr\u00e9sent litige. Pour appuyer ses dires, il relate un long historique lors duquel il insiste qu\u2019en date du 30 septembre 2013SOCIETE1.)aurait, pour la premi\u00e8re fois, affirm\u00e9 qu\u2019elle se r\u00e9servait le droit d\u2019\u00e9lire command et donc exercer son droit de pr\u00e9emption pour en faire profiter un tiers, qui sera l\u2019acqu\u00e9reur r\u00e9el. Il en d\u00e9duit l\u2019existence d\u2019un \u00abconcert frauduleux entreSOCIETE1.)et la SARLSOCIETE2.)pour \u00e9vincer MonsieurPERSONNE1.)de la vente\u00bb.SOCIETE1.)n\u2019aurait pas eu un<\/p>\n<p>16 comportement loyal et les conditions de la d\u00e9claration de command ne seraient pas respect\u00e9es. Il ressort de ce qui pr\u00e9c\u00e8de quePERSONNE1.)reproche \u00e0SOCIETE1.)de l\u2019avoir \u00e9vinc\u00e9 du b\u00e9n\u00e9fice du compromis de vente du 25 juin 2013. Malgr\u00e9 de longs d\u00e9veloppements quant au moment de la connaissance dudit compromis parSOCIETE1.),PERSONNE1.)reste non seulement en d\u00e9faut d\u2019en rapporter la preuve, mais aussi d\u2019en expliquer la pertinence, sauf \u00e0 vouloir en tirer un \u00abconcert frauduleux\u00bb depuis un certain temps, entreSOCIETE1.)et la SARL SOCIETE2.). La Cour approuve les juges de premi\u00e8re instancedans leur analyse juridique de la d\u00e9claration de command, pour la faire sienne, et en ce qu\u2019ils ont rappel\u00e9 le montage juridique compos\u00e9 du contrat de bail de janvier 2001 qui a accord\u00e9 le droit de pr\u00e9emption \u00e0SOCIETE1.), puis le compromis de vente du 25juin 2013, par lequelPERSONNE1.)a \u00e9t\u00e9 mis au courant de l\u2019existence de ce droit de pr\u00e9emption et que son exercice engendrerait que ledit compromis serait nul et non avenu, pour en d\u00e9duire queSOCIETE1.)pouvait valablement et en conformit\u00e9 avec les stipulations applicables entre parties exercer son droit de pr\u00e9f\u00e9rence avec d\u00e9claration de command. Les stipulations contractuelles entre PERSONNE1.)et les parties venderesses, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et entre les parties venderesses et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, ne se pr\u00eatant pas \u00e0 l\u2019exploitation d\u2019une fraude par l\u2019une des parties, les attestations testimoniales vers\u00e9es par les parties en cause sont d\u00e9nu\u00e9es de pertinence\u00bb. La Cour ajoute que les contrats en cause ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s de bonne foi, avec transparence (SOCIETE1.)ayant averti, d\u00e8s avant la signature de l\u2019acte notari\u00e9 d\u2019achat du bien immobilier en cause, qu\u2019elle se r\u00e9servait le droit de d\u00e9clarer command). Aucune man\u0153uvre frauduleuse \u00e0 l\u2019encontre dePERSONNE1.)n\u2019en ressort: d\u00e8s le moment o\u00f9SOCIETE1.)a exerc\u00e9 son droit de pr\u00e9emption, PERSONNE1.)n\u2019avait plus de droit sur l\u2019immeuble dont question. Quant \u00e0 qualifier le droit de pr\u00e9emption d\u2019un droit personnel, il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 par la deuxi\u00e8me chambre de la Cour d\u2019appel de Paris, dans un arr\u00eat du 26 janvier 2006, que \u00abAucune disposition l\u00e9gale n\u2019exclut, \u00e0 l\u2019\u00e9gard du locataire qui exerce son droit de pr\u00e9emption (\u2026) la facult\u00e9 de d\u00e9clarer command, \u00e9tant observ\u00e9 d\u2019une part que le locataire peut r\u00e9guli\u00e8rement revendre l\u2019immeuble \u00e0 un tiers, sauf man\u0153uvre illicite, d\u2019autre part, que la d\u00e9claration de command a pour effet d\u2019\u00e9viter (\u2026) le double paiement des droits de mutation qu\u2019engendrerait l\u2019acquisition par le locataire suivie d\u2019une revente\u00bb. Il s\u2019ensuit que le locataire qui exerce son droit de pr\u00e9emption, peut en quelque sorte le c\u00e9der, par le biais de la d\u00e9claration de command, sauf si des man\u0153uvres illicites sont constat\u00e9es, ce qui n\u2019est pas le cas en l\u2019esp\u00e8ce, tel que retenu ci-avant. III-La th\u00e9orie de la tierce complicit\u00e9 de la violation d\u2019engagements contractuels NiSOCIETE1.), ni les consortsPERSONNE4.)n\u2019ayant agi contre le contenu du contrat de bail ou du compromis de vente, leur responsabilit\u00e9 contractuelle, et\/ou<\/p>\n<p>17 d\u00e9lictuelle n\u2019est pas engag\u00e9e. Il est ainsi vain d\u2019analyser cette th\u00e9orie all\u00e9gu\u00e9e parPERSONNE1.). IV-La demande en r\u00e9paration de son pr\u00e9judice parPERSONNE1.) PERSONNE1.)chiffre ce pr\u00e9judice \u00e0 la somme de 205.000.-euros, pour cause de r\u00e9siliation abusive du compromis de vente. Ce montant correspondrait \u00e0 la clause p\u00e9nale y stipul\u00e9e. Il affirme que son pr\u00e9judice subi \u00abdu fait de son \u00e9viction de la vente est au moins \u00e9gal \u00e0 cette indemnit\u00e9 conventionnelle\u00bb. Il demande, \u00e0 titre subsidiaire, la nomination d\u2019un expert judiciaire pour d\u00e9terminer son pr\u00e9judice. Tel que d\u00e9montr\u00e9 ci-dessus, le compromis de vente du 25 juin 2013 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 abusivement r\u00e9sili\u00e9, il est devenu nul et non avenu du fait du simple exercice par SOCIETE1.)de son droit de pr\u00e9emption conventionnel. Le compromis \u00e9tant caduc, la clause p\u00e9nale y inscrite suit le m\u00eame sort: PERSONNE1.)ne peut pas se baser sur une clause inexistante pour obtenir r\u00e9paration. Dans un deuxi\u00e8me temps, il se contente d\u2019all\u00e9guer que son pr\u00e9judice est au moins \u00e9gal au montant de 205.000.-euros, sans aucune autre explication, ni surtout sans verser la moindre pi\u00e8ce \u00e0 l\u2019appui de ses dires. Cette demanden\u2019est pas fond\u00e9e. En ordre subsidiaire, quant \u00e0 la demande en nomination d\u2019un expert, la Cour renvoie \u00e0 l\u2019article 351, alin\u00e9a 2 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile qui dispose qu\u2019une mesure d\u2019instruction ne peut, en aucun cas, \u00eatre ordonn\u00e9e en vue de suppl\u00e9er la carence de la partie dans l\u2019administration de la preuve. L\u2019expertise n\u2019a pas de fonction probatoire autonome, elle a un caract\u00e8re subsidiaire et ne saurait \u00eatre destin\u00e9e \u00e0 suppl\u00e9er \u00e0 la carence d\u2019un des plaideurs dans l\u2019administration de la preuve. Pour qu\u2019une expertise puisse \u00eatre ordonn\u00e9e, il faut que le bien-fond\u00e9 de la revendication de la partie concern\u00e9e transparaisse au moins en apparence des \u00e9l\u00e9ments de conviction apport\u00e9s par elle et la partie demanderesse doit avoir fait diligence pour rassembler des \u00e9l\u00e9ments de preuve, sans avoir \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9e de succ\u00e8s dans cette d\u00e9marche. La carence est une notion de fait laiss\u00e9e \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation souveraine des juges du fond (Cass, 9 juill.1985: Bull. civ. I, n\u00b0 216; Cass., 8 nov. 1989: JCP G 1990, II,21445, note BLAISSE).La carence r\u00e9side dans l\u2019all\u00e9gation de faits qui ne sont \u00e9tay\u00e9s par aucun \u00e9l\u00e9ment s\u00e9rieux ou dont est douteuse la pertinence (cf. Juriscl. civ. fasc. 634, Mesures d&#039;instruction ordonn\u00e9es dans le cadre d&#039;une instance, n\u00b0 27). En l\u2019occurrence,PERSONNE1.)n\u2019\u00e9tablit non seulement pas avoir fait diligence pour rassembler des \u00e9l\u00e9ments de preuve au sujet de son pr\u00e9judice, mais le bien- fond\u00e9 de sa revendication ne transpara\u00eet d\u2019aucun \u00e9l\u00e9ment vers\u00e9 au dossier.<\/p>\n<p>18 Sa demande en nomination d\u2019un expert n\u2019est pas fond\u00e9e. Ni la r\u00e9alit\u00e9, ni l\u2019\u00e9tendue de son pr\u00e9judice ne sont \u00e9tablies. Il s\u2019en suit qu\u2019il y a lieu \u00e0 confirmation du jugement a quo, en ce qu\u2019il a rejet\u00e9 la demande dePERSONNE1.)tant contre les consortsPERSONNE4.)que contre SOCIETE1.). Au vu de cette confirmation, les demandes en garanties et les mises en intervention formul\u00e9es de part et d\u2019autre sont toutes sans objet, de sorte qu\u2019il est superf\u00e9tatoire d\u2019analyser si elles sont recevables. V-Les demandes accessoires \u2022Demande sur base de l\u2019article 284 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile Au vu de ce qui a \u00e9t\u00e9 retenu ci-dessus et de l\u2019absence de man\u0153uvres frauduleuses, cette demande n\u2019est pas pertinente et m\u00e9rite le rejet. \u2022Les indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure Au vu de l\u2019issue de l\u2019instance d\u2019appel, la demande dePERSONNE1.)bas\u00e9e sur l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile est recevable mais non fond\u00e9e. Au vu de la m\u00eame issue, les demandes sur la m\u00eame base des consorts PERSONNE4.)et dePERSONNE7.)sont \u00e0 dire fond\u00e9es \u00e0 hauteur de 2.000.- euros chacune \u00e0 l\u2019encontre dePERSONNE1.). Pour les raisons identiques encore, la m\u00eame demande deSOCIETE1.)contre PERSONNE1.)est fond\u00e9e \u00e0 concurrence de 2.000.-euros. Dans le r\u00f4le par lequel les consortsPERSONNE4.)ont mis en intervention Me L\u00e9onie GRETHEN, cette derni\u00e8re r\u00e9clame une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500.-euros, \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019\u00abappelant\u00bb, soitPERSONNE1.). Cette demande n\u2019est pas fond\u00e9e, alors qu\u2019elle ne peut \u00eatre intim\u00e9e parPERSONNE1.), au vu du fait qu\u2019elle n\u2019a \u00e9t\u00e9 mise en intervention que pour tenir les consortsPERSONNE4.) quitte et indemne. Dans le r\u00f4le par lequel Me L\u00e9onie GRETHEN a mis en intervention Me Emile SCHLESSER, celui-ci r\u00e9clame une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000.-euros\u00e0 l\u2019encontre de Me L\u00e9onie GRETHEN: il ne ressort pas en quoi il serait in\u00e9quitable de laisser une partie des frais non compris dans les d\u00e9pens \u00e0 sa charge: cette demande n\u2019est pas fond\u00e9e. \u2022La capitalisation des int\u00e9r\u00eats La demande dePERSONNE1.)n\u2019\u00e9tanttoujours pas fond\u00e9e en appel, cette demande accessoire est sans objet<\/p>\n<p>19 PAR CES MOTIFS la Cour d\u2019appel, neuvi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant contradictoirement, re\u00e7oit l\u2019appel et les mises en intervention en la forme ; les dit non fond\u00e9s; confirmele jugement a quo du 21 d\u00e9cembre 2018quoique partiellement pour d\u2019autres motifs ; dit la demande dePERSONNE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure non fond\u00e9e; dit les demandes des consortsPERSONNE4.), \u00e0 savoirPERSONNE2.), PERSONNE3.),PERSONNE5.) etPERSONNE6.), ainsi que celle de PERSONNE7.)bas\u00e9es sur l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile fond\u00e9es \u00e0 hauteur de 2.000.-euros chacune; dit la demande de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)SARL bas\u00e9e sur l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile fond\u00e9e \u00e0 concurrence de 2.000.-euros; partant condamnePERSONNE1.) \u00e0 payer aux consortsPERSONNE4.), constitu\u00e9 dePERSONNE2.),PERSONNE3.),PERSONNE5.)etPERSONNE6.), une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000.-euros; condamnePERSONNE1.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE7.)une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000.-euros; condamnePERSONNE1.) \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE1.)SARL une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000.-euros; rejette les demandes en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de PERSONNE1.), de Ma\u00eetre L\u00e9onie GRTEHEN et deMa\u00eetreEmile SCHLESSER; condamnePERSONNE1.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, avec distraction au profit de Ma\u00eetreJean-Jacques LORANG, affirmant en avoir fait l\u2019avance. La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Carole KERSCHEN, pr\u00e9sident de chambre,en pr\u00e9sence du greffierGilles SCHUMACHER .<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-9\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-9\/20240827-221354\/20240502-ca9-cal-2019-00502-cal-2019-00987-cal-2020-00667-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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