{"id":604328,"date":"2026-04-19T11:48:19","date_gmt":"2026-04-19T09:48:19","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-25-janvier-2024-n-2021-00601\/"},"modified":"2026-04-19T11:48:22","modified_gmt":"2026-04-19T09:48:22","slug":"cour-superieure-de-justice-25-janvier-2024-n-2021-00601","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-25-janvier-2024-n-2021-00601\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 25 janvier 2024, n\u00b0 2021-00601"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b012\/24-VIII-CIV Arr\u00eat civil Audience publique du vingt-cinq janvier deux millevingt-quatre Num\u00e9ro CAL-2021-00601du r\u00f4le Composition: Elisabeth WEYRICH, pr\u00e9sident de chambre, Fran\u00e7oise ROSEN, premier conseiller, Yola SCHMIT, premierconseiller, Amra ADROVIC, greffier. Entre: 1.PERSONNE1.),demeurant \u00e0L-ADRESSE1.), 2.PERSONNE2.),demeurant \u00e0L-ADRESSE1.), appelantsaux termes d\u2019un acte de l\u2019huissier de justiceGuy ENGELde Luxembourg du10 mai 2021, comparant par Ma\u00eetreMaximilien LEHNEN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0Luxembourg, et: L\u2019ETATDU GRAND-DUCHE DELuxembourg,repr\u00e9sent\u00e9 parson Ministre d\u2019\u00c9tat, \u00e9tabli \u00e0 L-1341 Luxembourg, 2, Place Clairefontaine, intim\u00e9 aux fins du susdit exploitENGEL,<\/p>\n<p>2 comparant par Ma\u00eetreLuc OLINGER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; LA COUR D&#039;APPEL Le 10 septembre 2013, la Commission mixte de reclassement a d\u00e9cid\u00e9 du reclassement externe dePERSONNE1.). Par d\u00e9cision du 21 octobre 2013 de la Caisse Nationale d\u2019Assurance Pension (ci-apr\u00e8s la CNAP), il s\u2019est vu allouer le b\u00e9n\u00e9fice de la pension d\u2019invalidit\u00e9 avec effet r\u00e9troactif au 27 septembre 2013. Suivant d\u00e9cision de la CNAP du 22 d\u00e9cembre 2015, il s\u2019est vu retirer le b\u00e9n\u00e9fice de la pension d\u2019invalidit\u00e9 avec effet au 1 er mars 2016, au motif qu\u2019il n\u2019\u00e9tait plus invalide au sens de l\u2019article 187 du Code de la s\u00e9curit\u00e9 sociale. Cette d\u00e9cision n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9e d\u2019un recours. Suite \u00e0 cette d\u00e9cision,PERSONNE1.)s\u2019est inscrit le 16 f\u00e9vrier 2016, comme demandeur d\u2019emploi aupr\u00e8s de l\u2019Agence pour le D\u00e9veloppement de l\u2019Emploi (ci-apr\u00e8s ADEM), et a introduit une demande en obtention d\u2019indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage complet le 1 er mars 2016 qui a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e au motif que selon certificat m\u00e9dical, il \u00e9tait inapte au travail pour la p\u00e9riode du 1 er mars au 30 avril 2016. A partir du 1 er mai 2016, il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage complet et ce jusqu\u2019au 30 avril 2018. Soutenant qu\u2019il aurait toutefois insist\u00e9 aupr\u00e8s de l\u2019ADEM quant au lancement d\u2019une proc\u00e9dure de reclassement externe,PERSONNE1.) a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9 \u00e0 un examen aupr\u00e8s du Contr\u00f4le m\u00e9dical de la S\u00e9curit\u00e9 sociale le 17 ao\u00fbt 2016 et en date du 19 ao\u00fbt 2016, cette administration a saisi la Commission mixte en vue d\u2019un reclassement externe. Dans sa s\u00e9ance du 16 septembre 2016, la Commission mixte a d\u00e9clar\u00e9 sans objet sa saisine au motif quePERSONNE1.)b\u00e9n\u00e9ficie des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage complet depuis le 1 er mai 2016. Reprochant \u00e0 l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical de ne pas avoir saisi spontan\u00e9ment la Commission mixte de reclassementsuit \u00e0 la d\u00e9cision du22 d\u00e9cembre 2015, et \u00e0 l\u2019ADEM de lui avoir fourni des informations et conseils erron\u00e9s, en ce qu\u2019elle lui auraitrecommand\u00e9 d\u2019introduire<\/p>\n<p>3 une demande en obtention des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage tout en l\u2019assurant qu\u2019une telle d\u00e9marche ne l\u2019emp\u00eacherait pas de lancer parall\u00e8lement la proc\u00e9dure de reclassement externe,PERSONNE1.) et son \u00e9pouse,PERSONNE2.)ont par acte d\u2019huissier de justice du 18 mars 2019, assign\u00e9 l\u2019ETAT DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG ( ci-apr\u00e8s l\u2019ETAT) devant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, afin de le voir condamner \u00e0 payer \u00e0 PERSONNE1.)le montant de 540.000 \u20ac avec lesint\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 1 er mars 2016 sinon du 1 er mai 2018 sinon de la demande jusqu\u2019\u00e0 solde, et \u00e0PERSONNE2.)le montant de 20.000 \u20ac \u00e0 partir du 1 er mars 2016 sinon du 1 er mai 2018 sinon de la demande jusqu\u2019\u00e0 solde. Ils ont r\u00e9clam\u00e9 une indemnit\u00e9 deproc\u00e9dure de 4.000 \u20ac et l\u2019ex\u00e9cution provisoire du jugement \u00e0 intervenir. A l\u2019appui de leur demande, ils ont estim\u00e9 que la responsabilit\u00e9 de l\u2019ETAT \u00e9tait engag\u00e9e sur base de l\u2019article 1 er alin\u00e9a 1 er sinon alin\u00e9a 2 de la loi du 1 er septembre 1988 relative\u00e0la responsabilit\u00e9civile de l\u2019Etat etdes collectivit\u00e9s publiques (ci-apr\u00e8s la loi du 1 er septembre 1988). L\u2019ETAT a conclu au rejet de la demande et r\u00e9clam\u00e9 une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Par jugement du 17 f\u00e9vrier 2021, le tribunal a dit non fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)etPERSONNE2.), a rejet\u00e9 la demande des parties en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure et a condamn\u00e9 les demandeurs aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Par acte d\u2019huissier de justice du 10 mai 2021,PERSONNE1.)et PERSONNE3.)ont r\u00e9guli\u00e8rement relev\u00e9 appel de ce jugement quine leurapas\u00e9t\u00e9 signifi\u00e9. Ils concluent, par r\u00e9formation, \u00e0 voir dire que la responsabilit\u00e9 de l\u2019ETAT se trouverait engag\u00e9e sur base de l\u2019article 1 er , alin\u00e9a 1 er de la loi du 1 er septembre 1988, sinon sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil, sinon encore plus subsidiairement, sur base de l\u2019article 1 er alin\u00e9a 2 de la loi du 1 er septembre 1988. Ils sollicitent, par r\u00e9formation, la condamnation de l\u2019ETAT \u00e0 payer \u00e0 PERSONNE1.)la somme de 143.500 \u20ac \u00e0 titre de dommages-int\u00e9r\u00eats ou tout autre somme \u00e0 \u00e9valuer par expertise, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 1 er mars 2016, date \u00e0 partir de laquellePERSONNE1.) soutient ne plus percevoir de revenus, sinon \u00e0 partir du 1 er mai 2018, date \u00e0 partir de laquelle il n\u2019aurait plus b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage, sinon \u00e0 partir de la demande en justice, \u00e0 chaque fois jusqu\u2019\u00e0 solde.<\/p>\n<p>4 Ils demandent \u00e0 voir condamner l\u2019ETAT, parr\u00e9formation, sur les m\u00eames fondements, et avec les m\u00eames int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux que ceux mentionn\u00e9s ci-avant, \u00e0 payer \u00e0PERSONNE2.)la somme de 20.000 \u20ac. Ils sollicitent en outre, par r\u00e9formation, une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 4.000 \u20ac pour la premi\u00e8re instance et de 2.500 \u20ac pour l\u2019instance d\u2019appel. L\u2019ETAT sollicite la confirmation du jugement entrepris et la condamnation solidaire, sinon in solidum dePERSONNE1.) et d\u2019PERSONNE2.)\u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000 \u20ac pour l\u2019instance d\u2019appel. DISCUSSION I)Quant \u00e0 la responsabilit\u00e9 de l\u2019ETAT pour faute En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019action des appelants tend \u00e0 la r\u00e9paration d\u2019un dommage qu\u2019ils disent avoir subi en raison de deux fautes de l\u2019ETAT, respectivement d\u2019un fonctionnement d\u00e9fectueux de ses services. Al\u2019instar de leurs moyens d\u00e9velopp\u00e9s en premi\u00e8re instance, les appelants reprochent \u00e0 l\u2019ETAT, d\u2019une part, l\u2019absence de saisine spontan\u00e9e de la Commission mixte par l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical suite \u00e0 la d\u00e9cision de retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9 du 22 d\u00e9cembre 2015 (i), et d\u2019autre part, l\u2019information, sinon, le conseil erron\u00e9 fourni par l\u2019ADEM \u00e0 l\u2019appelant sub 1) suite au retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9 (ii). Les appelants critiquent les juges de premi\u00e8re instance en ce qu\u2019ils n\u2019ont pas retenu la responsabilit\u00e9 de l\u2019ETAT sur base de l\u2019article 1 er de la loi du 1 er septembre 1988 qui dispose que \u00abl\u2019Etat et les autres personnes morales de droit public r\u00e9pondent, chacun dans le cadre de ses missions de service public, de tout dommage caus\u00e9 par le fonctionnement d\u00e9fectueux de leurs services, tant administratifs que judiciaires, sous r\u00e9serve de l\u2019autorit\u00e9 de la chose jug\u00e9e. \u00bb Aux termes des articles 1382 et 1383 du Code civil, toute faute ou n\u00e9gligence, m\u00eame l\u00e9g\u00e8re, engage la responsabilit\u00e9 de sonauteur. L\u2019article 1 er alin\u00e9a 1 er de la loi du 1 er septembre 1988 \u00absans instaurer un r\u00e9gime sp\u00e9cifique, ne fait qu\u2019appliquer aux personnes morales de droit public dans une terminologie adapt\u00e9e \u00e0 celles-ci, le principe de la responsabilit\u00e9 civiled\u00e9lictuelle de droit commun qui se fonde sur le concept de la faute\u00bb (Cass. 24 avril 2003, Pas. 32, p.368).<\/p>\n<p>5 L\u2019article 1 er alin\u00e9a 1 er de la loi du 1 er septembre 1988 ne constitue donc que le doublon, au niveau de la responsabilit\u00e9 civile de l\u2019ETAT, de l\u2019article 1382 du Code civil. Il ne d\u00e9passe pas le domaine de ce dernier en ce sens qu\u2019il ne saurait y avoir un cas o\u00f9 l\u2019article 1 er alin\u00e9a 1 er de la loi du 1 er septembre 1988 s\u2019appliquerait sans que la responsabilit\u00e9 de droit commun pour faute s\u2019applique (G.Ravarani, La responsabilit\u00e9 civile des personnes priv\u00e9es et publiques, 3 \u00e8me \u00e9dition, p. 150). La Cour note que le tribunal de premi\u00e8re instance n\u2019a pas statu\u00e9 sur la demande des actuels appelants, pour autant qu\u2019elle est bas\u00e9e sur les articles 1382 et 1383 du Code civil. Au regard des d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent, il y a lieu, pour des raisons de logique juridique, de regrouper la demande bas\u00e9e sur les articles 1382 et 1383 du Code civil et celle bas\u00e9e sur l\u2019article 1 er , alin\u00e9a 1 er , de la loi du 1 er septembre 1988 les deux textes \u00e9tant r\u00e9gis par les m\u00eames principes. Le tribunal n\u2019est pas critiqu\u00e9 en ce qu\u2019il a retenu, qu\u2019il appartient aux parties appelantes qui invoquent plusieurs fautes dans le chef de services de l\u2019ETAT, de rapporter au pr\u00e9alable la preuve d\u2019une faute consistant en un fonctionnement d\u00e9fectueux d\u2019un service \u00e9tatique, voireque les services \u00e9tatiques n\u2019ont pas observ\u00e9 les r\u00e8gles de diligence et de prudence qu\u2019on devrait normalement attendre de leur part. i)Quant \u00e0 la faute consistant dansl\u2019absence de saisine spontan\u00e9e de la Commission mixte de reclassement par l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale Les appelants font grief au tribunal de premi\u00e8re instance de ne pas avoir retenu qu\u2019ils auraient rapport\u00e9 la preuve que l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale aurait fautivement omis de saisir laCommission mixte en vue du lancement d\u2019une proc\u00e9dure de reclassement de l\u2019appelant sub 1). Les appelants argumentent que suite \u00e0 la d\u00e9cision de retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9 du 22 d\u00e9cembre 2015, avec effet au 1 er mars 2016, PERSONNE1.)n\u2019aurait jamais \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9 par le contr\u00f4le m\u00e9dical en vue de l\u2019appr\u00e9ciation de ses capacit\u00e9s et aptitudes r\u00e9siduelles afin de d\u00e9terminer s\u2019il devait faire l\u2019objet d\u2019un reclassement externe. Ce ne serait que gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019interventionde l\u2019ombudsmanpar courrier du 27 juillet 2016 qu\u2019il se serait vu convoquer \u00e0 un examen aupr\u00e8s du contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale fix\u00e9 au 17 ao\u00fbt 2016 et que la Commission mixte aurait \u00e9t\u00e9saisie le 19 ao\u00fbt 2016. Or dans la mesure o\u00f9 la d\u00e9cision de retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9 datait du 22 d\u00e9cembre 2015, les appelants reprochent \u00e0 l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale de ne pas avoir saisi la Commission mixte end\u00e9ans un d\u00e9lai raisonnable, allant<\/p>\n<p>6 du 22 d\u00e9cembre 2015 au 30 avril 2016. Ce caract\u00e8re raisonnable devrait s\u2019appr\u00e9cier au regard de la situation personnelle de l\u2019appelant sub 1). La situation de ce dernier ayant \u00e9t\u00e9 pr\u00e9caire au moment de la perte du b\u00e9n\u00e9fice de la pension d\u2019invalidit\u00e9, l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale aurait commis une faute pour ne pas avoir trait\u00e9 le dossier dePERSONNE1.)en urgence avant qu\u2019il ne se soit vu allouer les indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage complet \u00e0 compter du1 er mai 2016. Le comportement passif de l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale serait en cons\u00e9quence \u00e9tabli en l\u2019esp\u00e8ce, d\u2019autant plus que durant toute la p\u00e9riode all\u00e9gu\u00e9e,PERSONNE1.)aurait toujours d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il serait inapte \u00e0 exercer un emploi. Les appelants invoquent \u00e0 l\u2019appui de leur argumentation un jugement rendu le 1 er mars 2017 par le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, dans une affaire similiaire, ayant trait \u00e0 l\u2019omission par l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale d\u2019avoir saisi la Commission mixte, suite \u00e0 un contr\u00f4le m\u00e9dical ayant constat\u00e9 l\u2019inaptitude d\u2019une personne \u00e0 exercer son dernier poste de travail. Les appelants reprochent en l\u2019esp\u00e8ce au tribunal d\u2019avoir retenu, au regard des rapports du contr\u00f4le m\u00e9dical des 17 mai et 30 novembre 2015 quePERSONNE1.)aurait refus\u00e9 d\u2019engager une proc\u00e9dure de reclassement externe.PERSONNE1.)insiste pour dire qu\u2019il nese serait jamais oppos\u00e9 \u00e0 ce qu\u2019une telle proc\u00e9dure soit engag\u00e9e, raison pur laquelle il n\u2019aurait jamais introduit de recours contre la d\u00e9cison de retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9 rendue par la CNAP le 22 d\u00e9cembre 2015. Aucun formulaire attestant de sonrefus \u00e0 voir engager une proc\u00e9dure de reclassement externe ne lui aurait d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 soumis par le m\u00e9decin-contr\u00f4le, de sorte que l\u2019ETAT ne disposerait d\u2019aucune preuve attestant de l\u2019existence dudit refus. En outre, dans la mesure o\u00f9 il r\u00e9sulterait del\u2019article L.551-1 (2) du Code du travail que la proc\u00e9dure de reclassement ne devrait \u00eatre engag\u00e9e qu\u2019\u00e0 partir du moment o\u00f9 la pension d\u2019invalidit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9e, soit en l\u2019esp\u00e8ce, post\u00e9rieurement \u00e0 la d\u00e9cision de retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9 du 22 d\u00e9cembre 2015, \u00able refus dePERSONNE1.)n\u2019aurait pu \u00eatre accueilli \u00e0 un moment o\u00f9 il \u00e9tait encore b\u00e9n\u00e9ficiare de la pension d\u2019inavlidit\u00e9\u00bb. L\u2019affirmation de l\u2019ETAT que l\u2019appelant sub1) aurait refus\u00e9 la proc\u00e9dure de reclassement serait encore contredite parla convocation dePERSONNE1.)aupr\u00e8s du m\u00e9decin du travail de l\u2019ADEM le 29 mars 2016, respectivement devant le contr\u00f4le m\u00e9dical de la S\u00e9curit\u00e9 Sociale le 17 ao\u00fbt 2016, et la saisine de la Commission mixte de reclassement le 19 ao\u00fbt 2016. Le fonctionnementd\u00e9fectueux des services de l\u2019ETAT pouvant consister dans une omission, les appelants concluent, par r\u00e9formation \u00e0 voir dire qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical a commis une faute au sens de l\u2019article 1 er alin\u00e9a 1 er de la loi du 1 er<\/p>\n<p>7 septembre 1988relative \u00e0 la responsabilit\u00e9 civile de l\u2019Etat et des collectivit\u00e9s publiques, en raison d\u2019un fonctionnement d\u00e9fectueux des services administratifs de l\u2019ETAT. L\u2019ETAT conteste toute dans le chef de ses administrations et r\u00e9it\u00e8re son argumentation d\u00e9velopp\u00e9e en premi\u00e8re instance consistant \u00e0 dire que tant lors d\u2019un r\u00e9examen p\u00e9riodique par le m\u00e9decin de contr\u00f4le le 17 mai 2015 que par l\u2019examen de contr\u00f4le m\u00e9dical du 30 novembre 2015,PERSONNE1.)aurait refus\u00e9 de marquer son accord avec une quelconque autre mesure que la mise en invalidit\u00e9 compl\u00e8te, annon\u00e7ant m\u00eame un recours contre la d\u00e9cision de retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9. Pour justifier cette affirmation, l\u2019ETAT se r\u00e9f\u00e8re aux \u00abzusammenfassende Beurteilungen\u00bbdes m\u00e9decins de contr\u00f4le, vers\u00e9es en pi\u00e8ces n\u00b01 et n\u00b02 de son mandataire. L\u2019intim\u00e9 se r\u00e9f\u00e8re en outre aux courrier de l\u2019ombudsman du 12juillet 2016, ainsi qu\u2019aux conclusions des parties appelantes pour souligner le changement de version dePERSONNE1.)sur ce qui aurait \u00e9t\u00e9 dit lors des examens de contr\u00f4le des 17 mai et 30 novembre 2015. L\u2019intim\u00e9 maintient en appel son affirmation consistant \u00e0 dire que l\u2019appelant sub 1) aurait toujours refus\u00e9 la proc\u00e9dure de reclassement externe, et pr\u00e9cise \u00e0 ce sujet, en se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 l\u2019article L.551-1 du Code du travail, que ladite proc\u00e9dure aurait d\u00fb \u00eatre lanc\u00e9e de mani\u00e8re \u00abconcomitante\u00bb au retrait dela d\u00e9cision de retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9 et non pas plusieurs mois apr\u00e8s cette d\u00e9cision. Or, en l\u2019occurrence, suite \u00e0 la d\u00e9cision de retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9 le 22 d\u00e9cembre 2015, l\u2019appelant se serait inscrit comme demandeur d\u2019emploi aupr\u00e8s de l\u2019ADEM le 16 f\u00e9vrier 2016 et aurait sollicit\u00e9 l\u2019octroi des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage le 1 er mars 2016. Le formulaire ayant trait \u00e0 cette demande, vers\u00e9 en pi\u00e8ce n\u00b0 33 par les appelants ne pr\u00e9ciserait aucunement qu\u2019un reclassement externe serait en coursou souhait\u00e9. Ce ne serait que post\u00e9rieurement au 1 er mars 2016, et \u00e0 l\u2019octroi des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage quePERSONNE1.)aurait, par l\u2019interm\u00e9diaire du courrier du m\u00e9diateur du 27 juillet 2016, inform\u00e9 les autorit\u00e9s qu\u2019il serait d\u2019accord avec le lancement d\u2019une proc\u00e9dure de reclassement externe. Or \u00e0 cette date, les conditions l\u00e9gales afin de se voir accorder un reclassement externe n\u2019auraient plus \u00e9t\u00e9 remplies, de sorte que la demande de l\u2019appelant sub1) a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e en application de l\u2019article L.551-1 duCode du travail. L\u2019intim\u00e9 ajoute que le changement d\u2019intention dePERSONNE1.) par rapport \u00e0 l\u2019introduction d\u2019une proc\u00e9dure de reclassement externe en juillet 2016 serait \u00e0 mettre en relation avec la nouvelle demande de mise en invalidit\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e par l\u2019appelant le 6 mai 2016 et la d\u00e9cision de refus y relative du 26 mai 2016 sur le fondement de l\u2019article 259 du Code de la s\u00e9curit\u00e9 sociale. Le seul objectif dePERSONNE1.)aurait toujours \u00e9t\u00e9 d\u2019\u00eatre reconnu invalide. Ceci serait encore corrobor\u00e9 par l\u2019introduction par l\u2019appelant sub1) d\u2019une demande en admission d\u2019invalidit\u00e9 du 27 avril 2018.<\/p>\n<p>8 Les parties s\u2019accordent pour dire que suite \u00e0 la d\u00e9cision de retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9 de la CNAP du 22 d\u00e9cembre 2015, le seul cas d\u2019ouverture de la proc\u00e9dure d\u2019un reclassement professionnel ayant le cas \u00e9ch\u00e9ant vocation \u00e0 s\u2019appliquer en l\u2019esp\u00e8ce, est celui pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article L.552-1(2) 1 du Code du travail qui, dans sa version applicable au 22 d\u00e9cembre 2015, dispose que: \u00abpeut encore b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019unreclassement externe:\u00abLe b\u00e9n\u00e9ficiaire d\u2019une pension d\u2019invalidit\u00e9 auquel cette derni\u00e8re a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e imm\u00e9diatement \u00e0 la suite de l\u2019exercice d\u2019une activit\u00e9 salari\u00e9e auquel celle-ci a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9e en vertu de l\u2019article 193 du Code de la s\u00e9curit\u00e9 sociale au motif qu\u2019il ne remplit plus les conditions pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019article 187 du m\u00eame Code, mais qui pr\u00e9sente une incapacit\u00e9 pour ex\u00e9cuter les t\u00e2ches correspondant \u00e0 son dernier poste de travail; (\u2026)\u00bb. Les parties admettent en outre que l\u2019article L.552-2 (1)du Code du travail, qui s\u2019inscrit dans un chapitre II. relatif \u00e0 la\u00abCommission mixte\u00bbdu titre V du Code du travail, relatif \u00e0\u00abl\u2019emploi de salari\u00e9s incapables d\u2019occuper leur dernier poste de travail\u00bbs\u2019applique en l\u2019esp\u00e8ce. Cet article dispose que\u00ablorsque le Contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale estime que la personne concern\u00e9e est susceptible de pr\u00e9senter une incapacit\u00e9 pour ex\u00e9cuter les t\u00e2ches correspondant \u00e0 son dernier poste de travail, il saisit, en accord avec l\u2019int\u00e9ress\u00e9, la Commission mixte et le m\u00e9decin du travail comp\u00e9tent en application du Titre II du Livre III concernant les services de sant\u00e9 au travail. (\u2026)\u00bb. Tel que relev\u00e9 \u00e0 bon droit par le tribunal, au regard des contestations de l\u2019ETAT sur ce point, et conform\u00e9ment aux dispositions des articles L.551-1 (2) 1 et L.552-2(1) du Code du travail, il appartient aux parties appelantes de justifier que suite \u00e0 la d\u00e9cision de retrait de sa pension d\u2019invalidit\u00e9 le 22 d\u00e9cembre 2015,PERSONNE1.), \u00abpr\u00e9sentait une incapacit\u00e9 pour ex\u00e9cuter les t\u00e2ches correspondant \u00e0 son dernier poste de travail\u00bb et qu\u2019il a marqu\u00e9 son accord, suite \u00e0 l\u2019examen m\u00e9dical, \u00e0 ce que la Commission mixte soit saisie en vue de son reclassement externe. Force est tout d\u2019abord de relever que les appelants ne prennent aucunement position par rapport au contenu des rapports m\u00e9dicaux \u00e9tablis en date des 17 mai et 30 novembre 2015, si ce n\u2019est qu\u2019ils contestent qu\u2019il se d\u00e9gagerait desdits rapports quePERSONNE1.) aurait refus\u00e9 la proc\u00e9dure de reclassement professionnel.<\/p>\n<p>9 Les appelants se limitent \u00e0 soutenir quePERSONNE1.)aurait \u00e9t\u00e9 \u00abdans l\u2019attente\u00bb qu\u2019une proc\u00e9dure de reclassement professionnel soit lanc\u00e9e, tout en restant en d\u00e9faut de justifier sur base de quel \u00e9l\u00e9ment cette attente \u00e9tait fond\u00e9e. Tel que relev\u00e9 \u00e0 bon droit par le tribunal de premi\u00e8re instance, il r\u00e9sulte de la\u00abzusammenfassende Beurteilung\u00bbdu rapport m\u00e9dical \u00e9tabli le 17 mai 2015 par le docteur G.Kobold de l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale, que\u201eVersuch, dem Versicherten klar zu machen, dass er aufgrund der Befunde und der Tatsache, dass aus meiner Sicht ein behandlungsbed\u00fcrftiges depressives Syndrom vorliegt (\u2026), aktuell zwar ncoh eine tempor\u00e4re Invalidit\u00e4t bestehe, dass dies aus meiner Sicht aber nichtdauerhaft bestehen sei, deshalb habe ich ihm ein reclassement externe im Rahmen des Reexamens vorgeschlagen.Derzeit noch keine Akkeptanz der Einschaetzung erkennbar\u201c. Il est ensuite \u00e9tabli au vu de la\u00abzusammenfassende Beurteilung\u00bb renseign\u00e9e dans lerapport du docteur G.Kobold dans le rapport m\u00e9dical du 30 novembre 2015, suite au r\u00e9examen m\u00e9dical de PERSONNE1.) \u00e0 cette date que\u00ab(\u2026), den Vorschlag eines reclassement externe lehnt der Versicherte ab (\u2026)\u00bb. Il se d\u00e9gage en outre du m\u00eame rapport que\u00abl\u2019invalidit\u00e9 temporaire\u00bbde l\u2019assur\u00e9 est \u00e0 \u00ablimiter au 29 f\u00e9vrier 2016\u00bb. La jurisprudence du tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg du 1 er mars 2017 invoqu\u00e9 par les appelants, n\u2019est pas transposable au pr\u00e9sent litige. Abstraction faite que dans cette affaire, les discussions des parties portaient notamment sur la question de savoir si l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale disposait de suffisamment d\u2019\u00e9l\u00e9ments justifiant la saisine de la Commission mixte, la question de l\u2019accord de l\u2019int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 voir saisir laCommission mixte ne faisait pas l\u2019objet de contestations, contrairement \u00e0 ce qui est le cas dans la pr\u00e9sente affaire. Le reproche des appelants fait \u00e0 l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale de ne pas avoir convoqu\u00e9PERSONNE1.)\u00aben vue de l\u2019appr\u00e9ciation de ses capacit\u00e9s et aptitudes r\u00e9siduelles\u00bb, suite au retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9 le 22 d\u00e9cembre 2015 n\u2019est pas fond\u00e9. Il r\u00e9sulte d\u2019une convocation adress\u00e9 le 29 mars 2016 par l\u2019ADEM \u00e0 PERSONNE1.), que\u00abdans le cadre de l\u2019application des articles L.551-1 \u00e0 L.552-3 du Code du travail, la commission mixte a \u00e9t\u00e9 saisie par le m\u00e9decin du travail comp\u00e9tent. Il est pr\u00e9cis\u00e9 dans ledit document que l\u2019int\u00e9ress\u00e9 \u00abest invit\u00e9 \u00e0 une entrevue avec le m\u00e9decin du travail de l\u2019ADEM afin de d\u00e9terminer ses capacit\u00e9s de travail r\u00e9siduelles ainsi que, s\u2019il y a lieu, de proposer des mesures de r\u00e9habilitation ou de<\/p>\n<p>10 reconversion en vue d\u2019un reclassement interne ou externe\u00bb. Il est \u00e9tabli quePERSONNE1.)a \u00e9t\u00e9 re\u00e7u en consultation par le m\u00e9decin du travail de l\u2019ADEM en date du 7 avril 2016. Le\u00abrapport concernant les capacit\u00e9s de travail r\u00e9siduelles\u00bbde l\u2019appelant sub 1)mentionne qu\u2019il\u00abconcerne l\u2019application des articles L.551-1 \u00e0 L.552-3 du titre V du Code du travail\u00bb. Il r\u00e9sulte de cequi pr\u00e9c\u00e8de que le m\u00e9decin du travail comp\u00e9tent a en l\u2019esp\u00e8ce \u00e9tabli un rapport datant du 7 avril 2016. Il importe de rappeler qu\u2019il appartient aux appelants d\u2019\u00e9tablir que lors de l\u2019examen m\u00e9dical par le m\u00e9decin du travail comp\u00e9tentPERSONNE1.)aurait marqu\u00e9 son accord avec une mesure de reclassement externe. Or cette preuve ne r\u00e9sulte ni du rapport m\u00e9dical du 7 avril 2016, ni d\u2019aucun autre \u00e9l\u00e9ment probant du dossier. L\u2019argumentation des appelants consistant \u00e0 dire que l\u2019acceptation d\u2019une \u00e9ventuelle proc\u00e9dure de reclassement externe par PERSONNE1.)d\u00e9coulerait du fait qu\u2019il n\u2019a pas exerc\u00e9 de recours contre la d\u00e9cision du 22 d\u00e9cembre 2015 et qu\u2019il \u00abdemeurait dans l\u2019attente d\u2019une convocation aupr\u00e8s du contr\u00f4le m\u00e9dical en vue d\u2019un reclassement\u00bb, ne sauraitpartanttenir, \u00e0 d\u00e9faut pour l\u2019appelant sub 1) d\u2019avoir \u00e9tabli que suite \u00e0 l\u2019examen m\u00e9dical du 7 avril 2016,il aurait marqu\u00e9 son accord avec une mesure de reclassement externe. Tel que relev\u00e9 \u00e0 juste titre par l\u2019ETAT, il r\u00e9sulte du courrierde l\u2019ombudsmandu 27 juillet 2016, qu\u2019\u00e0 cette date, l\u2019accord de l\u2019int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 voir engager une proc\u00e9dure de reclassement externe faisait toujours d\u00e9faut. Ce dernier indique en effet dans son courrier adress\u00e9 \u00e0 PERSONNE1.)\u00ab(\u2026) le contr\u00f4le m\u00e9dical va vous convoquer de nouveau afin que la proc\u00e9dure de reclassement puisse \u00eatre entam\u00e9e et que vous puissiez donner votre accord(\u2026)\u00bb. Un tel accord de la part de l\u2019appelant sub 1) existe tout au plus \u00e0 partir du 17 ao\u00fbt 2016, suite \u00e0 l\u2019examen de contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale, tel que le fait plaider l\u2019ETAT, \u00e0 juste titre. Or \u00e0 ce moment, PERSONNE1.)b\u00e9n\u00e9ficiait d\u00e9j\u00e0, d\u00e8s le 1 er mai 2016 des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage complet, de sorte qu\u2019un reclassement professionnel n\u2019\u00e9tait plus possible, les conditions pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019article L.551-1 du Code du travail, n\u2019\u00e9tant pas remplies dans le chef de l\u2019appelant sub 1), tel que l\u2019a retenu la Commission mixte dans sa d\u00e9cision du 16 septembre 2016. Au regard des d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent, c\u2019est \u00e0 juste titre que le tribunal a retenu que la premi\u00e8re faute reproch\u00e9e \u00e0 l\u2019ETAT laisse d\u2019\u00eatre \u00e9tablie.<\/p>\n<p>11 ii)quant au pr\u00e9tendu conseil erron\u00e9 fourni par l\u2019ADEM \u00e0 l\u2019appelant sub 1) suite au retrait de la pension d\u2019invalidit\u00e9 Les appelants r\u00e9it\u00e8rent en appel le reproche fait \u00e0 l\u2019ADEM d\u2019avoir conseill\u00e9 erron\u00e9ment \u00e0PERSONNE1.)d\u2019introduire une demande en obtention d\u2019indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage tout en lui confirmant qu\u2019il pouvait parall\u00e8lement entamer une proc\u00e9dure de reclassement. Ils soutiennent que ces informations se seraient av\u00e9r\u00e9es fausses et auraient ainsi caus\u00e9 un pr\u00e9judice aux appelants consistant en un rejet de la demande en reclassement de l\u2019appelant sub 1). Le tribunal de premi\u00e8re instance a relev\u00e9 quePERSONNE1.)a introduit sa demande en indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage d\u00e8s f\u00e9vrier 2016 et qu\u2019il ne r\u00e9sultait d\u2019aucun \u00e9l\u00e9ment probant du dossier qu\u2019\u00e0 ce moment, l\u2019ADEM lui aurait conseill\u00e9 d\u2019effectuer cette d\u00e9marche. Il a \u00e9galement retenu que \u00abm\u00eame s\u2019il \u00e9tait \u00e9tabli que lors des entrevues des 10 et 29 juin 2016, l\u2019ADEM lui avait donn\u00e9 de fausses informations, cette pr\u00e9tendue faute nepouvait pas \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de la d\u00e9cision de demander des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage que le requ\u00e9rant avait d\u00e9j\u00e0 prise en f\u00e9vrier 2016, nia fortioridu rejet de sa demande en reclassement\u00bb. Les appelants se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 un formulaire \u00e9tabli en f\u00e9vrier 2016 par PERSONNE1.), ensemble avec un agent de l\u2019ADEM, vers\u00e9 en pi\u00e8ce n\u00b033, pour soutenir qu\u2019\u00e0 ce moment, l\u2019ADEM aurait \u00e9t\u00e9 au courant que la pension d\u2019invalidit\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 retir\u00e9e \u00e0PERSONNE1.)avec effet au 1 er mars 2016 et \u00abqu\u2019il \u00e9tait dans l\u2019attente d\u2019un reclassement externe\u00bb, voire \u00abqu\u2019il \u00e9tait \u00e9ligible\u00bb pour un tel reclassement. Les appelants reprochent par cons\u00e9quent au tribunal de ne pas avoir retenu qu\u2019au regard de ces \u00e9l\u00e9ments, l\u2019agent de l\u2019ADEM aurait, en f\u00e9vrier 2016, lors de la premi\u00e8re demandeen obtention des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage, commis une faute pour ne pas avoir inform\u00e9 l\u2019appelant sub 1) que le b\u00e9n\u00e9fice des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage \u00e9tait incompatible avec une proc\u00e9dure de reclassement externe. Il est \u00e9galement fait grief au tribunal de ne pas avoir retenu l\u2019existence d\u2019une faute dans le chef de l\u2019ADEM par rapport aux conseils fournis \u00e0 l\u2019appelant sub 1) pour obtenir les indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage \u00e0 compter du 1 er mai 2016. Pour justifier l\u2019existence de cette faute, les appelants renvoient \u00e0 un courriel adress\u00e9 le 3 juin 2016 par l\u2019ancien chef de l\u2019agence ADEM \u00e0ADRESSE2.), \u00e0 MadamePERSONNE4.), qui \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque chef du service des prestations de ch\u00f4mage complet. Il se d\u00e9gagerait de l\u2019\u00e9change de courriels entre ces deux personnes que l\u2019ADEM aurait conseill\u00e9 \u00e0PERSONNE1.)de demander l\u2019octroi des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage complet parall\u00e8lement \u00e0 sa proc\u00e9dure de reclassement.<\/p>\n<p>12 L\u2019ETAT conteste toute faute dans son chef. A aucun moment, le ch\u00f4mage n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 \u00e0 l\u2019initiative de l\u2019ADEM. L\u2019ETAT ajoute, quant aux entretiens des 10 et 29 juin 2016 invoqu\u00e9s par les appelants quePERSONNE1.) aurait men\u00e9s \u00e0 l\u2019agence de l\u2019ADEM de ADRESSE2.), que cette agence n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9e dans la proc\u00e9dure de reclassement de l\u2019appelant sub1), proc\u00e9dure qui n\u2019aurait concern\u00e9 que l\u2019administration du contr\u00f4le m\u00e9dical de la s\u00e9curit\u00e9 sociale, le m\u00e9decin du travail et la Commission mixte. L\u2019affirmation des appelants que des discussions auraient tourn\u00e9 lors de ces entretiens autour de la question du reclassement externe dePERSONNE1.)ne serait en cons\u00e9quence pas cr\u00e9dible. L\u2019ETAT insiste \u00e9galement pour dire, qu\u2019en juin 2016,PERSONNE1.)n\u2019aurait pas encore d\u00e9cid\u00e9 de marquer son accord avec la mesure de reclassement externe, la premi\u00e8re intention de l\u2019appelant datant au plut\u00f4t du mois de juillet 2016. L\u2019ETAT se r\u00e9f\u00e8re en cons\u00e9quence \u00e0 la motivation du tribunal de premi\u00e8re instance, ayant relev\u00e9 quePERSONNE1.)avait d\u00e9j\u00e0 formul\u00e9 sa demande en allocation des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage quatre mois avant les entretiens all\u00e9gu\u00e9s de juin 2016, quePERSONNE1.)a partant \u00abde son propre chef\u00bb sollicit\u00e9 les indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage. Appr\u00e9ciation de la Cour Il r\u00e9sulte d\u2019un courrier, adress\u00e9 le 14 mars 2016 \u00e0PERSONNE1.), que ce dernier s\u2019est inscrit commedemandeur d\u2019emploi \u00e0 l\u2019ADEM le 16 f\u00e9vrier 2016 et a introduit une demande d\u2019octroi des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage complet en date du 1 er mars 2016. Il se d\u00e9gage ensuite dudit courrier que nonobstant son inscription \u00e0 l\u2019ADEM, l\u2019appelant sub 1) a d\u00e9clar\u00e9 \u00eatre inapte au travail, raison pour laquelle l\u2019octroi de l\u2019indemnit\u00e9 de ch\u00f4mage lui a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e. Statuant sur un recours relev\u00e9 parPERSONNE1.)de cette d\u00e9cision, la Commission sp\u00e9ciale de r\u00e9examen a relev\u00e9 dans sa d\u00e9cision du 24 mai 2016, que\u00ablors de l\u2019introduction de sa demande d\u2019octroi des prestations de ch\u00f4mage complet, la partie requ\u00e9rante a clairement d\u00e9clar\u00e9 n\u2019\u00eatre ni apte au travail, ni disponible pour le march\u00e9 de travail et ne pas \u00eatre dispos\u00e9e \u00e0 accepter tout emploi appropri\u00e9\u00bb. Statuant sur un recours relev\u00e9 parPERSONNE1.)de cette d\u00e9cision, se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 un certificat m\u00e9dical du docteur Heftrich du 27 f\u00e9vrier 2016, attestant \u00e0PERSONNE1.)une incapacit\u00e9 de travail du 1 er mars au 30 avril 2016, le Conseil arbitral de la s\u00e9curit\u00e9 sociale a par d\u00e9cision du 2 juin 2017 confirm\u00e9 la d\u00e9cision de la Commission sp\u00e9ciale de r\u00e9examen du 24 mai 2016. Il r\u00e9sulte ensuite d\u2019un courrier de l\u2019ADEM du 12 juillet 2016 que les indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage ont \u00e9t\u00e9 allou\u00e9s \u00e0PERSONNE1.)avec effet \u00e0 partir du 1 er mai 2016.<\/p>\n<p>13 Contrairement au sout\u00e8nement des appelants,PERSONNE1.)n\u2019a pas introduit deux demandes d\u2019octroi d\u2019indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage mais une seule demande, en date du 1 er mars 2016 ( pi\u00e8ce n\u00b033 des appelants). Bien quePERSONNE1.)se soit inscrit comme demandeur d\u2019emploi \u00e0 l\u2019ADEM en date du 16 f\u00e9vrier 2016, il a mentionn\u00e9 sur le formulaire relatif\u00e0 la demande d\u2019octroi de l\u2019indemnit\u00e9 de ch\u00f4mage complet qu\u2019il ne serait ni apte, ni disponible au travail, ni dispos\u00e9 \u00e0 accepter tout emploi appropri\u00e9. Tel que relev\u00e9 \u00e0 juste titre par le tribunal, il ne r\u00e9sulte d\u2019aucun \u00e9l\u00e9ment probant du dossier que l\u2019ADEM, respectivement un autre service \u00e9tatique ait conseill\u00e9 en f\u00e9vrier 2016, \u00e0PERSONNE1.), de s\u2019inscrire comme demandeur d\u2019emploi et de solliciter des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage. De m\u00eame, la mention manuscrite\u00abretrait pension invalidit\u00e9 au 01.03.2016\u00bb, appos\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du point F.\u00abmotifs\u00bb, sur le dit formulaire vers\u00e9 en pi\u00e8ce n\u00b033 par les appelants ne suffit pas \u00e0 elle seule \u00e0 \u00e9tablir qu\u2019un agent de l\u2019ADEM aurait fourni des conseils erron\u00e9s \u00e0PERSONNE1.). Les d\u00e9veloppements des appelants relatifs aux entretiens qui auraient eu lieu en juin 2016 dans les bureaux de l\u2019ADEM ne sont d\u2019aucune pertinence, d\u00e8s lors quePERSONNE1.)s\u2019est d\u00e9j\u00e0 inscrit le 16 f\u00e9vrier 2016 en tant que demandeur d\u2019emploi aupr\u00e8s de l\u2019ADEM et a introduit sa demande en obtention d\u2019indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage le 1 er mars 2016, sans qu\u2019ilsans qu\u2019il n\u2019ait justifi\u00e9 qu\u2019un service \u00e9tatique lui ait conseill\u00e9 \u00e0 faire cette d\u00e9marche. Cette preuve ne r\u00e9sulte pas non plus du courrieldu 9 juin 2016entre le chef de service des prestations de ch\u00f4mage complet et un autre agent de l\u2019ADEM. Ledit courriel prouve tout au plus que le cas de PERSONNE1.)a \u00e9t\u00e9 rediscut\u00e9 en juin 2016 \u00e0 l\u2019ADEM. La Cour ne tiendra pas non plus comptedu courriel du 4 d\u00e9cembre 2017 vers\u00e9 en pi\u00e8ce n\u00b0 14 par les appelants. Les termes employ\u00e9s dans ledit courriel, ind\u00e9pendamment du fait que la date de l\u2019entretien avec PERSONNE1.)n\u2019y est pas renseign\u00e9e, ne sont pas de nature \u00e0 \u00e9tablir que l\u2019allocation d\u2019indemnit\u00e9 de ch\u00f4mage aurait en mars 2016 \u00e9t\u00e9 introduite \u00e0 l\u2019initiative, sinon sur un conseil erron\u00e9 de l\u2019ADEM. Le jugement entrepris est en cons\u00e9quence \u00e0 confirmer, quoique partiellement pour d\u2019autres motifs, en ce que le tribunal a rejet\u00e9 la demande principale des appelants,bas\u00e9e surl\u2019article1 er , alin\u00e9a 1 er , de la loi de 1988 etles articles1382 et 1383 du Code civil. II)Quant \u00e0 la demande en responsabilit\u00e9 sans faute A titresubsidiaire, les appelants r\u00e9it\u00e8rent en appel que la responsabilit\u00e9 de l\u2019ETAT est engag\u00e9e sur base de l\u2019article 1 er alin\u00e9a 2<\/p>\n<p>14 de la loi du 1 er septembre 1988 en invoquant un acte dommageable non fautif leur ayant caus\u00e9 un dommage sp\u00e9cial et exceptionnel. Le tribunal a rejet\u00e9 la demande comme non fond\u00e9e, motif pris, \u00abque la perte de chance de pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un reclassement ou plut\u00f4t des indemnit\u00e9s d\u2019attente y aff\u00e9rentes n\u2019est en rien la cons\u00e9quence non voulue de l\u2019administration qui s\u2019est abstenue delancer cette proc\u00e9dure. En effet, l\u2019administration affirme s\u2019\u00eatre consciemment abstenue de lancer cette proc\u00e9dure \u00e0 d\u00e9faut d\u2019accord du demandeur\u00bb. Quant \u00e0 la pr\u00e9tendue faute de l\u2019ADEM, le tribunal a retenu que \u00able fait pour l\u2019ADEM d\u2019avoir fourni au demandeur une information inexacte, s\u2019il \u00e9tait \u00e9tabli, n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 l\u2019origine de la d\u00e9cision du demandeur de demander des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage et par cons\u00e9quent du non- aboutissement de la proc\u00e9dure de reclassement, de sorte qu\u2019aucun lien de causalit\u00e9 entrel\u2019acte dommageable invoqu\u00e9 le pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9 n\u2019est \u00e9tabli\u00bb. Bien qu\u2019en appel, les appelants reprochent \u00e0 \u00abl\u2019administration\u00bb, son inaction pendant une p\u00e9riode prolong\u00e9e du 22 d\u00e9cembre 2015 au 30 avril 2016, qu\u2019ils argumentent que l\u2019acte dommageableconsisterait tant dans le fait de ne pas avoir convoqu\u00e9, dans un d\u00e9lai raisonnable PERSONNE1.)aupr\u00e8s du m\u00e9decin-conseil que dans le fait de lui avoir fourni une information inexacte en lui ayant conseill\u00e9 d\u2019introduire une demande en obtention des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage complet, en attendant la saisine de la Commission mixte de reclassement, ils se limitent \u00e0 critiquer le tribunal d\u2019avoir consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019omission d\u2019engager une proc\u00e9dure de reclassement ne saurait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tant une cons\u00e9quencenon voulue de l\u2019administration. L\u2019ETAT conclut \u00e0 la confirmation du jugement entrepris en ce que le tribunal a rejet\u00e9 la demande sur la base subsidiaire. L\u2019article 1 er alin\u00e9a 2 de la loi du 1 er septembre 1988 disposece qui suit: \u00abToutefois, lorsqu\u00b4ilserait in\u00e9quitable, eu \u00e9gard \u00e0 la nature et \u00e0 la finalit\u00e9 de l\u00b4acte g\u00e9n\u00e9rateur du dommage, de laisser le pr\u00e9judice subi \u00e0 charge de l\u00b4administr\u00e9, indemnisation est due m\u00eame en l\u00b4absence de preuve d\u00b4un fonctionnement d\u00e9fectueux du service, \u00e0 condition que le dommage soit sp\u00e9cial et exceptionnel et qu\u00b4il ne soit pas imputable \u00e0 une faute de la victime.\u00bb L\u2019article 1 er alin\u00e9a 2 de la loi du 1 er septembre 1988 a pour objet l\u2019indemnisation des personnes victimes, sans faute de leur part, d\u2019un acte d\u2019une autorit\u00e9administrative, m\u00eame objectivement r\u00e9gulier, mais dont la finalit\u00e9 l\u00e9gale n\u2019\u00e9tait pas de faire supporter \u00e0 la victime les<\/p>\n<p>15 cons\u00e9quences dommageables qui en ont r\u00e9sult\u00e9. Le dommage doit donc \u00eatre la cons\u00e9quence indirecte, normalement non voulue, d\u2019un acte qui avait ou qui devait avoir un objectif diff\u00e9rent. (G. Ravarani, La responsabilit\u00e9 civile des personnes priv\u00e9es et publiques, 3 e \u00e9dition, n\u00b0369). L\u2019hypoth\u00e8se vis\u00e9e par l\u2019article 1 er alin\u00e9a 2 de la pr\u00e9dite loi concerne ainsi le cas o\u00f9 l\u2019administr\u00e9 subitun pr\u00e9judice qui est la cons\u00e9quence indirecte, normalement non voulue, d\u2019un acte qui avait ou qui devait avoir un objectif diff\u00e9rent. Tel n\u2019est toutefois pas le cas en l\u2019esp\u00e8ce, \u00e9tant donn\u00e9, tel que le tribunal l\u2019a relev\u00e9 \u00e0 juste titre, le pr\u00e9tendu pr\u00e9judice invoqu\u00e9 par les appelants \u00e9tait la cons\u00e9quence voulue de l\u2019ETAT, qui n\u2019a pas poursuivi la proc\u00e9dure de reclassement externe, en l\u2019absence d\u2019un accord de la part dePERSONNE1.). La demande des appelants bas\u00e9e sur l\u2019article 1 er alin\u00e9a 2 de la loi du 1 er septembre 1988 a en cons\u00e9quence \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e \u00e0 juste titre. III)Quant aux indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure Au vu de l\u2019issue du litige, c\u2019est \u00e0 juste titre que la demande des appelants en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9. Au vu du sortr\u00e9serv\u00e9 \u00e0 leur appel, les appelants sont \u00e9galement \u00e0 d\u00e9bouter de la demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel. La demande de l\u2019ETAT bas\u00e9esur l\u2019article 240 du NCPC est \u00e0 rejeter, d\u00e8s lors qu\u2019il n\u2019a pas \u00e9tabli l\u2019iniquit\u00e9 requise par l\u2019article 240 du NCPC. L\u2019appel est \u00e0 rejeter et le jugement entrepris est \u00e0 confirmer. PAR CES MOTIFS la Cour d\u2019appel, huiti\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant contradictoirement, re\u00e7oit l\u2019appel, le dit non fond\u00e9, confirmele jugement entrepris,<\/p>\n<p>16 dit non fond\u00e9es les demandes des parties en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel, condamne PERSONNE1.) et son \u00e9pouse PERSONNE2.) solidairement aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel, avec distractionau profit de Ma\u00eetre Luc Olinger, avocat concluant, sur ses affirmations de droit.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-8\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-8\/20240827-212839\/20240125-ca8-cal-2021-00601-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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