{"id":604330,"date":"2026-04-19T11:48:22","date_gmt":"2026-04-19T09:48:22","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-25-janvier-2024-n-2022-00454\/"},"modified":"2026-04-19T11:48:26","modified_gmt":"2026-04-19T09:48:26","slug":"cour-superieure-de-justice-25-janvier-2024-n-2022-00454","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-25-janvier-2024-n-2022-00454\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 25 janvier 2024, n\u00b0 2022-00454"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b010\/24-VIII-TRAV Exempt-appel en mati\u00e8re de droit du travail. Audience publique duvingt-cinqjanvierdeux millevingt-quatre Num\u00e9roCAL-2022-00454du r\u00f4le Composition: Elisabeth WEYRICH, pr\u00e9sident de chambre, Fran\u00e7oise ROSEN,premier conseiller, Yola SCHMIT, premier conseiller Amra ADROVIC, greffier. Entre: lasoci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.),\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0L-ADRESSE1.), inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro NUMERO1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions, appelanteaux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice suppl\u00e9ant Marine HAAGEN, en remplacement de l\u2019huissier de justiceTom NILLESde Luxembourg, du15 avril2022, comparant par Ma\u00eetreNicolas BAUER, avocat \u00e0la Cour, demeurant \u00e0 Esch-sur-Alzette, et: 1.PERSONNE1.),demeurant \u00e0L-ADRESSE2.), intim\u00e9eaux fins du susdit exploitHAAGEN, comparant par Ma\u00eetre Pemy KOUMBA-KOUMBA, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0Esch-sur-Alzette,<\/p>\n<p>2 2.l\u2019ETAT DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG , pris en sa qualit\u00e9 de gestionnaire de l\u2019Agence pour le D\u00e9veloppement de l\u2019Emploi, repr\u00e9sent\u00e9 par son Ministre d\u2019\u00c9tat,\u00e9tabli \u00e0 L-1341 Luxembourg, 2, Place Clairefontaine, intim\u00e9 aux fins du susdit exploitHAAGEN, comparant par Ma\u00eetreFranca ALLEGRA, avocat \u00e0la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212; LA COUR D&#039;APPEL: Suivant contrat de travail \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e, sign\u00e9 entre parties le 20 juillet 2014,PERSONNE1.)a \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e en tant que serveuse par la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)(ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)) avec effet au 20 juillet 2014. Par courrier recommand\u00e9 du 5 octobre 2018,PERSONNE1.)a r\u00e9sili\u00e9 le contrat de travail conclu en date du 20 juillet 2013 pour faute grave dans le chef de l\u2019employeur. Estimant sa d\u00e9missionavec effet imm\u00e9diatjustifi\u00e9e en raison de fautes graves commises par l\u2019employeur,PERSONNE1.)a, par requ\u00eate du 30 octobre 2018, fait convoquer la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) devant le tribunal du travail d\u2019Esch\/Alzette pour la voir condamner \u00e0 lui payer, suivant le dernier \u00e9tat de ses conclusions, la somme de 35.974,62 \u20ac avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, du chef de salaires impay\u00e9sd\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 (9.992,95 \u20ac),d\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis(7.994,36 \u20ac), d\u2019indemnit\u00e9 de d\u00e9part(1.998,59 \u20ac),depr\u00e9judice mat\u00e9riel (11.991,54 \u20ac) et de pr\u00e9judice moral (3.997,18 \u20ac). Elle a encore sollicit\u00e9 une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500 \u20ac ainsi que l\u2019ex\u00e9cution provisoire du jugement \u00e0 intervenir. A l\u2019audience des plaidoiries, l\u2019ETAT DU GRAND -DUCHE DE LUXEMBOURG, agissant en sa qualit\u00e9 de gestionnaire de l\u2019Agence pour le d\u00e9veloppement de l\u2019emploi(ci-apr\u00e8s l\u2019ETAT) a d\u00e9clar\u00e9 exercer son recours sur base de l\u2019article L. 521-4 du Code du travail et a r\u00e9clam\u00e9 la condamnation de la partie mal-fond\u00e9e au litige \u00e0 lui rembourser la somme de 8.206,79 \u20ac du chef des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage pay\u00e9es \u00e0PERSONNE1.)pendant la p\u00e9riode du 14 mars au 11 septembre 2019.<\/p>\n<p>3 Par jugement n\u00b0614\/222 du 28 mars 2020, le tribunal du travail,apr\u00e8s avoir d\u00e9clar\u00e9 justifi\u00e9e par la faute grave de l\u2019employeur sa d\u00e9mission avec effet imm\u00e9diat du 5 octobre 2018 et dit qu\u2019au moment de cette d\u00e9mission,PERSONNE1.)disposait d\u2019une anciennet\u00e9 de moins de cinq ans, a dit fond\u00e9es les demandes dePERSONNE1.)en paiement de l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis (3.997,18) et d\u2019arri\u00e9r\u00e9s de salaire (9.992,95 \u20ac) ainsi que la demande en indemnisation du pr\u00e9judice moral (1.000 \u20ac) et a condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)la somme de 14.990,13 \u20ac, sous r\u00e9serve de la d\u00e9duction des cotisations sociales et des retenues fiscales obligatoires ainsi que des saisies sur salaire op\u00e9r\u00e9es sur les salaires des mois d\u2019ao\u00fbt 2017 \u00e0 d\u00e9cembre 2017, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice, le 30 octobre 2018, jusqu\u2019\u00e0 solde. Le tribunal du travail a assorti la condamnation aux paiement des arri\u00e9r\u00e9s de salaire de l\u2019ex\u00e9cution provisoire. Il a rejet\u00e9 les demandes dePERSONNE1.)relatives \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 de d\u00e9part et au pr\u00e9judice mat\u00e9riel ainsi que la demande de l\u2019ETATbas\u00e9e sur l\u2019article L. 521-4 du Code du travail. Il a encore condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)\u00e0 payer \u00e0 PERSONNE1.)une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 700 \u20acet \u00e0 supporter tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Paracted\u2019huissier de justice du 15 avril 2022, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) a interjet\u00e9 appel contre le jugement qui lui a \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9 le 31 mars 2022. Aux termes de ses conclusions r\u00e9capitulatives, lasoci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), soutenant que la requ\u00eate introductive d\u2019instance portait sur des salaires impay\u00e9s d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2018, conclut principalement \u00e0 la r\u00e9tractation ou r\u00e9formation du jugement, motif pris que le tribunal aurait statu\u00e9ultra petitaen la condamnant au paiement des salaires impay\u00e9s d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017. Subsidiairement, elle demande de rejeter la demande en paiement des salaires impay\u00e9s d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 pr\u00e9sent\u00e9e pour la premi\u00e8refois \u00e0 l\u2019audience du 28 f\u00e9vrier 2022, sur base des dispositions de l\u2019article 2277 du Code civil pr\u00e9voyant la prescription triennale des r\u00e9mun\u00e9rations, sinon de la d\u00e9clarer non fond\u00e9e,\u00e9tant donn\u00e9 que ces salaires ont \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s par l\u2019employeur. Estimant nepas avoir commis de faute grave susceptible de justifier la d\u00e9mission dePERSONNE1.), lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)demande, par r\u00e9formation \u00e0 se voir d\u00e9charger de toutesles condamnations prononc\u00e9es \u00e0 son encontre. A titre subsidiaire, elle formule une offre<\/p>\n<p>4 depreuve par t\u00e9moins destin\u00e9e \u00e0 \u00e9tablir le paiement des salaires litigieux. Elle r\u00e9clame une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 3.500 \u20ac et la condamnation de lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)aux frais et d\u00e9pens des deux instances. Elle conclut \u00e0 la condamnation dePERSONNE1.)\u00e0 lui restituer, outre les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux, 9.992,95 \u20ac r\u00e9gl\u00e9s sur base du jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9, ayant assorti la condamnation aux arri\u00e9r\u00e9s de salaires de l\u2019ex\u00e9cution provisoire. PERSONNE1.), demande par r\u00e9formation, \u00e0 se voir allouer une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avisde 7.994,36 \u20ac (correspondant \u00e0 4 mois de salaire), une indemnit\u00e9 de d\u00e9part de 1.998,59 \u20ac ainsi que des dommages-int\u00e9r\u00eats pour pr\u00e9judice mat\u00e9riel de 11.991,54 \u20ac et de pr\u00e9judice moralpour 3.997,18 \u20ac. Elle conclut \u00e0 la condamnation de lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)\u00e0 lui payer 8.190 \u20ac sur base des dispositions des articles 1382 et 1383 du Code civil ainsi qu\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 4.000 \u20ac etrequiert la confirmation du jugement entrepris pour le surplus. L\u2019Etat demande, par r\u00e9formation, la condamnation de la partie mal- fond\u00e9e au litige \u00e0 lui rembourser la somme de 8.206,79 \u20ac du chef des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage avanc\u00e9es \u00e0 PERSONNE1.)pendant la p\u00e9riode du 14 mars au 11 septembre 2019 sur base de l\u2019article L. 521- 4 du Code du travail. Discussion I. Quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 de la demande en paiement des salaires d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 Soutenant que le tribunal du travail aurait statu\u00e9ultra petitaen la condamnant aux paiement des salaires d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 non r\u00e9clam\u00e9s parPERSONNE1.)dans sa requ\u00eate introductive d\u2019instance, lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conclut principalement \u00e0 la r\u00e9tractation, sinon \u00e0 la r\u00e9formation du jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9 de ce chef. Le paiement des salaires impay\u00e9s d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 ayant \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e0 l\u2019audience du 28 f\u00e9vrier 2022,la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)soul\u00e8ve subsidiairement la prescription triennale des r\u00e9mun\u00e9rations sur base des dispositions de l\u2019article 2277 du Code civil et sollicite le cas \u00e9ch\u00e9ant le rejet de la demande en paiement des salaires d\u2019ao\u00fbt \u00e0d\u00e9cembre 2018.<\/p>\n<p>5 Soutenant que les d\u00e9bats contradictoires devant le tribunal du travail et les pi\u00e8ces communiqu\u00e9es n\u2019auraient port\u00e9 que sur les salaires impay\u00e9sd\u2019ao\u00fbt \u00e0 septembre 2017 et que lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)ne se serait pas oppos\u00e9e \u00e0 la demande en rectification,PERSONNE1.) soutient qu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019une inadvertance dans la requ\u00eate redress\u00e9e en audience publique et demande la confirmation du jugement entrepris en ce qui concerne la condamnation de lasoci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)au r\u00e8glement des salaires litigieux. PERSONNE1.)s\u2019oppose \u00e0 la prescription triennale,\u00e9tant donn\u00e9 que le d\u00e9lai de 3 ans n\u2019avait pas encore expir\u00e9 au moment du d\u00e9p\u00f4t de la requ\u00eate en date du 30 octobre 2018. La Cour constate que le jugement entrepris pr\u00e9cise \u00e0 sa page 3:\u00abA l\u2019audience publique du 28 f\u00e9vrier 2022, \u00e0 laquelle l\u2019affaire fut utilement retenue, la requ\u00e9rante d\u00e9clara rectifier sa demande, les arri\u00e9r\u00e9s de salaire n\u2019\u00e9tant pas r\u00e9clam\u00e9s pour l\u2019ann\u00e9e 2018 mais pour la p\u00e9riode correspondante de l\u2019ann\u00e9e 2017\u00bb et \u00e0 sa page 5\u00abLa soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9fenderesse conteste ensuite le non-paiement des salaires des mois d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017\u00bb. Il y a encore lieu de noter que le mandataire dePERSONNE1.)a demand\u00e9, d\u00e8s le d\u00e9but des d\u00e9bats en audience publique, la rectification de l\u2019erreur de frappe contenue dans la requ\u00eate introductive d\u2019instance et les parties ont plaid\u00e9 sur base des pi\u00e8ces communiqu\u00e9es entre parties et relatives aux salaires impay\u00e9s desmois d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017. La requ\u00eate introductive d\u2019instance contenant une simple erreur de date rectifi\u00e9e lors des d\u00e9bats contradictoires en audience publique sans la moindre opposition de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), le tribunal du travail n\u2019a pas statu\u00e9ultra petita,de sorte que le moyen soulev\u00e9 par lasoci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)laisse d\u2019\u00eatre \u00e9tabli. Suivant l\u2019article 2277 du Code civil\u00ab se prescrivent par trois ans les actions en paiement des r\u00e9mun\u00e9rations de toute nature dues au salari\u00e9 \u00bb. La prescription de 3 ans est reprise par l\u2019article L.221-2 du code du travail en vertu duquel\u00ab l\u2019action en paiement des salaires de toute nature dus au salari\u00e9 se prescrit par trois ans conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 2277 du Code civil(\u2026) \u00bb. Quant au point ded\u00e9part de la prescription, il r\u00e9sulte du jugement d\u00e9f\u00e9r\u00e9 quePERSONNE1.)a pr\u00e9sent\u00e9 sa demande en paiement des salaires d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 pour la premi\u00e8re fois \u00e0 l\u2019audience des plaidoiries du28 f\u00e9vrier 2022.<\/p>\n<p>6 Contrairement aux affirmations de la salari\u00e9e le point de d\u00e9part de la prescription triennale n\u2019est pas la date de la requ\u00eate introductive d\u2019instance. Il est \u00e9tabli que lessalaires\u00e9taientexigiblesles 31 ao\u00fbt, 30 septembre, 31 octobre, 30 novembre et 31 d\u00e9cembre 2017, de sorte quele d\u00e9lai de prescription de l\u2019action de trois ans pourles cr\u00e9ances de salaireexigiblesaux dates pr\u00e9cit\u00e9es\u00e9tait accompli au moment de la demande en justice. Il y a d\u00e8s lors lieu de d\u00e9clarer l\u2019action en paiement des salaires non pay\u00e9s d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre2017 prescrite, partant irrecevable. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)conclut \u00e0 la condamnation dePERSONNE1.) \u00e0 lui restituer 9.992,95 \u20ac, r\u00e9gl\u00e9s au regard de l\u2019ex\u00e9cution provisoire dont a \u00e9t\u00e9 assortie la condamnation aux salaires impay\u00e9s par le jugement entrepris, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 compter du d\u00e9caissement, sinon de la date de l\u2019acte d\u2019appel, sinon de l\u2019arr\u00eat intervenir. Il y a lieu de faire droit \u00e0 la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), non autrement contest\u00e9e parPERSONNE1.)de se voir restituerde 9.992,95 \u20ac au titre des salairesnon pay\u00e9s d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir dud\u00e9caissement jusqu\u2019\u00e0 solde. II.Quant au bien-fond\u00e9 de la d\u00e9mission En premi\u00e8re instancePERSONNE1.)a expliqu\u00e9 avoir d\u00e9missionn\u00e9 en raison des fautes graves de son employeur. Elle lui a reproch\u00e9 des paiements de salaire partiels, le non-paiement de ses salaires d\u2019ao\u00fbt 2017 \u00e0 d\u00e9cembre 2017et des actes de harc\u00e8lement sexuel et moral. Apr\u00e8s avoir retenuque l\u2019employeur n\u2019a pas \u00e9tabli le paiement des salaires r\u00e9clam\u00e9s parPERSONNE1.)pour la p\u00e9riode d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 et que le motif du non-paiement de ces salaires est \u00e0 lui seul suffisamment grave pour justifier la r\u00e9siliation du contrat de travail, la juridiction de premi\u00e8re instance a retenu que la d\u00e9mission du 5 octobre 2018 est \u00e0 d\u00e9clarer justifi\u00e9e par la faute grave de l\u2019employeur sans qu\u2019ilnesoit besoin d\u2019analyser les autres motifs invoqu\u00e9s par la salari\u00e9e. Lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)reproche au tribunal du travail d\u2019avoir retenu des fautes graves dans son chef et justifiant la d\u00e9mission de PERSONNE1.). Elle faitgrief au tribunal du travail d\u2019avoirretenu le non-paiement des salairesd\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 faute par l\u2019employeur d\u2019avoir vers\u00e9des attestations suffisamment pr\u00e9cises sur les circonstances de la remise.<\/p>\n<p>7 Elle affirme, attestations testimoniales \u00e0 l\u2019appui,que tous ces salaires auraient \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9s en liquide contre signature de la fiche de salaire, pratique constante de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). A l\u2019appui de ses affirmations elle verse les fiches de salaire sign\u00e9es pour la p\u00e9riode concern\u00e9e, des attestations du comptable de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.), ainsi que des coll\u00e8gues de travail dePERSONNE1.), attestations en partie plus pr\u00e9cisesqu\u2019en premi\u00e8re instance.Pour autant que de besoin, le paiement des salairesd\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 est offert en preuve par l\u2019audition de t\u00e9moins et libell\u00e9e comme suit:<\/p>\n<p>8 PERSONNE1.)conclut \u00e0 la confirmation du jugement entrepris, motif pris quelasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)n\u2019a pas \u00e9tabli le r\u00e8glement des salaires d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017. Elle soutient que le non-paiement des salaires d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 serait une cons\u00e9quence de son refus des s\u00e9ductions du g\u00e9rant dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). Elle demande \u00e0 voir \u00e9carter l\u2019attestation testimoniale d\u2019PERSONNE2.) qui, \u00abguid\u00e9 dans la r\u00e9daction \u00bb aurait rajout\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments dans sa seconde attestation \u00abapr\u00e8s que l\u2019employeur et le t\u00e9moin aient pris connaissance du jugement du tribunal du travail\u00bb. Ce t\u00e9moin ne fournirait pas de pr\u00e9cisions quant aux circonstances lui ayant permis de proc\u00e9der \u00e0 ces observations. Elleajoute que les attestations testimoniales manquentde pertinence pour ne pas pr\u00e9ciser le montant du salaire r\u00e9gl\u00e9 ainsi que le mois auquel le salaire se rapporte. Elle soutient, attestation du t\u00e9moinPERSONNE3.)\u00e0 l\u2019appui, que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)n\u2019aurait pas pu remettre son salaire \u00e0 PERSONNE1.)en date du 6 septembre 2017, puisque cette derni\u00e8re n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 au Luxembourg.<\/p>\n<p>9 Elle conclut que l\u2019employeur aurait succomb\u00e9 \u00e0 la charge de la preuve du paiement des salaires. Soutenant que les faits offerts en preuve ne constituent qu\u2019un \u00abtissus de mensonges\u00bb, elle demande\u00e0 voirrejeter l\u2019offre de preuve testimoniale de lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). C\u2019est \u00e0 bon droit que le tribunal du travail a rappel\u00e9 les dispositions applicables de l\u2019article L.124-10 paragraphe (1), alin\u00e9a 1er du Code dutravailpermettant \u00e0 chaque partie de \u00abr\u00e9silier le contrat de travail sans pr\u00e9avis ou avant l\u2019expiration du terme, pour un ou plusieurs motifs graves proc\u00e9dant du fait ou de la faute de l\u2019autre partie, avec dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 charge de la partie dont la faute a occasionn\u00e9 la r\u00e9siliation imm\u00e9diate\u00bb, le paragraphe (2) de ce m\u00eame article consid\u00e9rant\u00abcomme constituant un motif grave tout fait ou faute qui rend imm\u00e9diatement et d\u00e9finitivement impossible le maintien des relations de travail\u00bb. En instanced\u2019appel,PERSONNE1.)se pr\u00e9vaut toujours du non- paiement des salaires d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 constituant un tel motif grave. En l\u2019esp\u00e8ce, les parties ne contestent ni que, conform\u00e9ment aux dispositions de l\u2019article 1315 du Code civil, il appartient \u00e0lasoci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)de rapporter la preuve qu\u2019elle s\u2019estlib\u00e9r\u00e9 de son obligation de payer le salaire \u00e0PERSONNE1.), ni l\u2019admissibilit\u00e9 de la preuve testimoniale pour rapporter le paiement de chaque salaire non pay\u00e9. Il r\u00e9sulte de l\u2019attestation testimoniale d\u2019PERSONNE2.), d\u00e9clarant travailler depuis septembre 2012 en tant que cuisinier pour Monsieur PERSONNE4.) (g\u00e9rant dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.))que \u00abMr PERSONNE4.)me payer mon salaire en esp\u00e8ces contre signature de la fiche de paie. MrPERSONNE4.)me payer le salaire en m\u00eame temps et que MadamePERSONNE5.). Je d\u00e9clare qu\u2019en date du 27 juillet 2017 \u00e0 15 h,30; 6 septembre 2017 \u00e014 h,30; 3 octobre 2017 \u00e0 14 h,30;4 novembre 2017 \u00e0 15 h,00; 5 d\u00e9cembre 2017 \u00e0 15 h,00; j\u2019aivuMrPERSONNE4.)payer lesalaire \u00e0 MadamePERSONNE5.)et que MadamePERSONNE6.)\u00e9tait aussi pr\u00e9sente pour nous faire signer la fiche de paie\u00bb. Les t\u00e9moinsPERSONNE7.),PERSONNE8.) etPERSONNE9.) confirment le mode de paiement de leurs salaires, \u00e0 savoir le paiement en liquide contre signature de la fiche de salaire, proc\u00e9d\u00e9 non contest\u00e9 parPERSONNE1.). Le t\u00e9moinPERSONNE10.), engag\u00e9e \u00e0 partir du 15 janvier 2018 et pr\u00e9cisant \u00eatre amie dePERSONNE1.), d\u00e9clare quecette derni\u00e8rene<\/p>\n<p>10 lui aurait jamais fait part d\u2019un non-paiement de salaire de la part de son employeur. Le t\u00e9moinPERSONNE11.), comptable dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.),ne fait que confirmer ce mode de remise des salaires en d\u00e9clarant\u00ab\u00e0 ma connaissance et d\u2019apr\u00e8s les pi\u00e8ces comptables Monsieur PERSONNE4.)a toujours remis le salaire de son personnel contre signature de la fiche de salaire \u00bb. Ces attestations sont conformes aux prescriptions de l\u2019article 402 du nouveau code de proc\u00e9dure civile et confirment la pratique courante de l\u2019employeur de payer les salaires en liquide contre signature de la fiche de salaire. PERSONNE1.)n\u2019a pas contest\u00e9 la r\u00e9ception et la signature des fiches de r\u00e9mun\u00e9ration des mois d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2023, dont ellea forc\u00e9ment pris connaissance du contenu. L\u2019attestation d\u2019PERSONNE12.) portant sur ses constatations personnelles est suffisamment pr\u00e9cise pour \u00e9tablir la r\u00e9alit\u00e9 du paiement en esp\u00e8ces des salaires d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 et pour permettre \u00e0PERSONNE1.)d\u2019apporter la contre-preuve. L\u2019auteur de l\u2019attestation ayant pr\u00e9cis\u00e9 les dates r\u00e9guli\u00e8res du paiement des salaires au d\u00e9but de chaque mois avec signature parall\u00e8le de la fiche de r\u00e9mun\u00e9ration, son attes tation est pertinente, ind\u00e9pendemment de la pr\u00e9cisiondu montant du salaire. PERSONNE1.)n\u2019a all\u00e9gu\u00e9 \u00e0 aucun moment que le salaire vers\u00e9 ne correspondait pas au montant figurant sur la fiche de salaire. Les quatre autres attestations, certes moins pr\u00e9cises sur les circonstances du r\u00e8glement du salaire chezlasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), viennent corroborer les d\u00e9clarations du t\u00e9moinPERSONNE12.). Le fait que lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)verse une attestation plus compl\u00e8te en instance d\u2019appel n\u2019est pas de nature \u00e0 affecter la cr\u00e9dibilit\u00e9 du t\u00e9moinPERSONNE12.). L\u2019attestation du t\u00e9moinPERSONNE13.)d\u00e9clarant que\u00abje peux affirmer que MadamePERSONNE14.)n\u2019est pas rentr\u00e9e avant le 10 septembre 2017\u00bbet vers\u00e9e parPERSONNE1.), manque de la pr\u00e9cision requise pour remettre en cause le t\u00e9moignage circonstanci\u00e9 d\u2019PERSONNE12.). De m\u00eame, les affirmations dePERSONNE1.)que le non-paiement des salaires serait une cons\u00e9quence du refus dess\u00e9ductions du g\u00e9rant dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), restent \u00e0 l\u2019\u00e9tat de pure all\u00e9gation.<\/p>\n<p>11 Les attestations testimoniales vers\u00e9es par lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) pr\u00e9sentant des garanties suffisantes pour emportant la conviction de la Cour, qui appr\u00e9cie souverainement leur valeur probante, il n\u2019y a pas lieu de proc\u00e9der \u00e0 l\u2019audition des m\u00eames t\u00e9moins, l\u2019audition par voie d\u2019enqu\u00eate des auteurs d\u2019une attestation constituant une facult\u00e9 pour le juge et non un droit pour les parties. Il r\u00e9sulte des d\u00e9veloppementsfaitsci-avant que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)a \u00e9tabli le paiement effectif des salaires d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 etPERSONNE1.) n\u2019a pas \u00e9tabli defaute de l\u2019employeur consistant dans le non-paiement des salaires. Il en va de m\u00eame pour le reproche du paiement partiel du salaire, non autrement d\u00e9velopp\u00e9 en instance d\u2019appel et non examin\u00e9 par le tribunal du travail. Il r\u00e9sulte en effet des fiches der\u00e9mun\u00e9ration vers\u00e9es et sign\u00e9es par PERSONNE1.)quel\u2019employeura op\u00e9r\u00e9 des retenues sur son salaire \u00e0 hauteur de 149,69 \u20ac par mois. Suivant les pi\u00e8ces vers\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.),ces montants ont \u00e9t\u00e9 retenus dans le cadre d\u2019une proc\u00e9dure de saisie sur salaire autoris\u00e9e le 6 ao\u00fbt 2015 par un juge de paix d\u2019Esch\/Alzette pour un montant de 226.557,39 \u20ac, augment\u00e9 des int\u00e9r\u00eats conventionnels de 4,86 % par an sur 190.146,6 \u20ac, pratiqu\u00e9e par laSOCIETE2.)S.A. En instance d\u2019appel,PERSONNE1.)ne pr\u00e9cise pas non plus les actes de harc\u00e8lement sexuel et moral, non examin\u00e9s en premi\u00e8re instance. N\u2019ayant pas fait valoir d\u2019autres arguments \u00e0 l\u2019appui de sa d\u00e9mission pour motif grave dans le chef de l\u2019employeur, elle n\u2019a d\u00e8s lors pas rapport\u00e9 la preuve de faits ou fautes delasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)rendant imm\u00e9diatement et d\u00e9finitivement impossible le maintien des relations de travail. Sa d\u00e9mission avec effet imm\u00e9diat du 5 octobre 2018 n\u2019\u00e9tant pas justifi\u00e9e, elle ne saurait \u00e9mettre des pr\u00e9tentions indemnitaires etla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)est \u00e0 d\u00e9charger de ses condamnations en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de compensatoire de pr\u00e9avis de 3.997,18 \u20ac et en indemnisation du pr\u00e9judice moral de 1.000 \u20ac. L\u2019appelprincipalde la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)est d\u00e8s lors fond\u00e9, tandis que l\u2019appel incident dePERSONNE1.)n\u2019est pas fond\u00e9. III.Frais et honoraires d\u2019avocat PERSONNE1.) est encore \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande en remboursement des frais et honoraires d\u2019avocat \u00e0 hauteur de 8.190 \u20ac<\/p>\n<p>12 sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil, contest\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.). En effet, en l\u2019absence de la preuve d\u2019une faute dans le chef dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), la demande dePERSONNE1.)bas\u00e9e sur la responsabilit\u00e9 civile n\u2019est pas fond\u00e9e. IV.Le recours de l\u2019ETATsur base de l\u2019article L.521-4 paragraphe (5) du Code du travail Le tribunal du travail a d\u00e9bout\u00e9 l\u2019ETATde sa demande sur base de l\u2019article L. 521-4 paragraphe (5) du Code du travail, motif pris que le d\u00e9compte de l\u2019ETAT ne fait appara\u00eetre le paiement d\u2019indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage qu\u2019\u00e0 partir du 14 mars 2019, alors que l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis accord\u00e9e doit couvrir la p\u00e9riode du 6 octobre 2018 au 5 d\u00e9cembre 2018. En instance d\u2019appel, l\u2019ETAT r\u00e9it\u00e8re sa demande\u00e0 voir condamner la partie malfond\u00e9e au litige \u00e0 rembourser les indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage avanc\u00e9es \u00e0PERSONNE1.)\u00e0 hauteur de 8.206,79 \u20ac, outre lesint\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux, pour la p\u00e9riodedu 14 mars au 11 septembre 2019, sans pr\u00e9ciser en quoi cette demande aurait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e \u00e0 tort. C\u2019est par une application corrrecte des dispositions de l\u2019article 521-4 paragraphe (5) du Code du travail que le tribunal du travail a rejet\u00e9 la demande de l\u2019ETAT en condamnation dela partie malfond\u00e9e au litige \u00e0 rembourser les indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage avanc\u00e9es \u00e0PERSONNE1.). Le jugementjugement est \u00e0confirmer sur ce point et l\u2019appel incident de l\u2019ETAT n\u2019est pas fond\u00e9. V.Lesdemandes accessoires PERSONNE1.)ayant succomb\u00e9 \u00e0 ses pr\u00e9tentions, elle ne saurait pr\u00e9tendre \u00e0 une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour les deux instances. Par r\u00e9formation, lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), est \u00e0 relever de cette condamnation \u00e0 hauteur de 700 \u20ac. Lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)n\u2019ayant pas \u00e9tabli l\u2019iniquit\u00e9 requise par l\u2019article 240 duNouveau code de proc\u00e9dure civile, elle est \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure tant pour la premi\u00e8re instance que pour l\u2019instance d\u2019appel. Au \u00e9gard \u00e0 l\u2019issue du litige,PERSONNE1.)doit supporter les frais et d\u00e9pens des deux instances. PAR CES MOTIFS<\/p>\n<p>13 la Cour d\u2019appel, huiti\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re de droit du travail, statuant contradictoirement, re\u00e7oit lesappels principal et incidents, dit lesappelsincidentsnon fond\u00e9, dit l\u2019appel principal fond\u00e9, parr\u00e9formation, dit la demande dePERSONNE1.)en paiement des salaires impay\u00e9s d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017 prescrite, partant irrecevable, dit la d\u00e9mission avec effet imm\u00e9diat du 5 octobre 2018pourfautes graves de l\u2019employeurnon justifi\u00e9e, d\u00e9chargelasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)de sa condamnation au paiementde la somme de 14.990,13 \u20ac, sous r\u00e9serve de la d\u00e9duction des cotisations sociales et desretenues fiscales obligatoires ainsi que des saisies sur salaire op\u00e9r\u00e9es sur les salaires des mois d\u2019ao\u00fbt 2017 \u00e0 d\u00e9cembre 2017, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice, le 30 octobre 2018, jusqu\u2019\u00e0 solde, condamnePERSONNE1.)\u00e0rembouser\u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)la somme de9.992,95 \u20ac au titre des salairesnon pay\u00e9s d\u2019ao\u00fbt \u00e0 d\u00e9cembre 2017,sous r\u00e9serve de la d\u00e9duction des cotisations sociales et des retenues fiscales obligatoires ainsi que des saisies sur salaire op\u00e9r\u00e9es sur lessalaires des mois d\u2019ao\u00fbt 2017 \u00e0 d\u00e9cembre 2017,avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du jour du d\u00e9caissement jusqu\u2019\u00e0 solde, dit non fond\u00e9es lesdemandes dePERSONNE1.)sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil ainsi que del\u2019article 240 duNouveau code de proc\u00e9dure civile, dit non fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOCIETE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel, confirme le jugement entreprispour le surplus, condamnePERSONNE1.)aux frais et d\u00e9pens des deux instances, avec distraction au profit de Ma\u00eetre Nicolas Bauer,qui la demande, affirmant en avoir fait l\u2019avance.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-8\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-8\/20240827-212843\/20240125-ca8-cal-2022-00454-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b010\/24-VIII-TRAV Exempt-appel en mati\u00e8re de droit du travail. Audience publique duvingt-cinqjanvierdeux millevingt-quatre Num\u00e9roCAL-2022-00454du r\u00f4le Composition: Elisabeth WEYRICH, pr\u00e9sident de chambre, Fran\u00e7oise ROSEN,premier conseiller, Yola SCHMIT, premier conseiller Amra ADROVIC, greffier. 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