{"id":611578,"date":"2026-04-19T22:02:27","date_gmt":"2026-04-19T20:02:27","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-19-octobre-2023-n-2022-00444\/"},"modified":"2026-04-19T22:02:31","modified_gmt":"2026-04-19T20:02:31","slug":"cour-superieure-de-justice-19-octobre-2023-n-2022-00444","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-19-octobre-2023-n-2022-00444\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 19 octobre 2023, n\u00b0 2022-00444"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0116\/23-III\u2013TRAV Exempt-appel en mati\u00e8re de droit du travail. Audience publique dudix-neuf octobredeux millevingt-trois. Num\u00e9roCAL-2022-00444du r\u00f4le Composition: Alain THORN, pr\u00e9sident de chambre, Anne-Fran\u00e7oise GREMLING,conseiller, Marc WAGNER, conseiller, Isabelle HIPPERT, greffier. Entre : la soci\u00e9t\u00e9anonymeSOCIETE1.)S.A., anciennementSOCIETE2.)S.A., anciennementSOCIETE3.),\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- ADRESSE1.),repr\u00e9sent\u00e9e par sonconseild\u2019administrationactuellement en fonctions, appelante aux termesd\u2019un exploit de l\u2019huissier de justiceCath\u00e9rine NILLES d\u2019Esch-sur-Alzette du 1 er avril 2022, intim\u00e9e sur appel incident, comparantparMa\u00eetreYuri AUFFINGER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant\u00e0 Luxembourg, et : PERSONNE1.),demeurant \u00e0B-ADRESSE2.),<\/p>\n<p>2 intim\u00e9 aux finsdu susdit exploitNILLES, appelant par incident, comparant par Ma\u00eetreIsabelle GIRAULT, avocat \u00e0 la Cour, demeurant\u00e0 Luxembourg. LA COUR D&#039;APPEL: Vu l\u2019ordonnance decl\u00f4ture de l\u2019instruction du 6 f\u00e9vrier 2023. Par requ\u00eate d\u00e9pos\u00e9e au greffe de la justice de paix de Luxembourg le 30 juillet 2021,PERSONNE1.)a fait convoquer la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A. (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)), d\u00e9nomm\u00e9e ensuite soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE2.)S.A. (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)) et actuellement soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)S.A. (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)), \u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal du travail aux fins d\u2019y entendre d\u00e9clarer abusif le licenciement avec effet imm\u00e9diat,intervenu \u00e0 son encontre le 7 mai 2021. Suivant d\u00e9compte actualis\u00e9 vers\u00e9 \u00e0 l\u2019audience des plaidoiries de premi\u00e8re instance, le requ\u00e9rant a sollicit\u00e9 la condamnation de son ancien employeur \u00e0 lui payer les montants suivants: -indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis 25.313,08 euros -salaire du 8 au 14 mai 2021 3.967,43 euros -indemnisation du pr\u00e9judice mat\u00e9riel 51.106,22 euros -indemnisation du pr\u00e9judice moral en raison dulicenciement 50.000,00 euros -indemnisation du pr\u00e9judice moral en raison de l\u2019atteinte \u00e0 la r\u00e9putation 40.000,00 euros avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du licenciement sinon \u00e0 partir de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde.<\/p>\n<p>3 PERSONNE1.)a, en outre, demand\u00e9 \u00e0 voir ordonner \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) de verser tous ses mails ainsi que le projet de r\u00e9siliation d\u2019un commun accord, pr\u00e9sent\u00e9 le 7 mai 2021 et se trouvant sur la tablette num\u00e9rique de PERSONNE2.), sous peine d\u2019astreinte. Il a encore r\u00e9clam\u00e9 la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)\u00e0 lui rembourser les frais engendr\u00e9s par les honoraires d\u2019avocat, \u00e9valu\u00e9s \u00e0 2.500 euros HTVA, soit 2.925 euros TVA comprise, sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil, et une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000 euros, sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile. Il a finalement conclu \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution provisoire du jugement \u00e0 intervenir et a sollicit\u00e9 la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)aux frais et d\u00e9pens. A l\u2019appui de sa demande, le requ\u00e9rant a expos\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9fenderesse en qualit\u00e9 de \u00abConseiller Client\u00e8le en Gestion de Fortune\u00bb, suivant contrat de travail \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e sign\u00e9 entre parties le 25 avril 2017 et avoir \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9 par courrier recommand\u00e9 du 7 mai 2021, libell\u00e9 comme suit: Le requ\u00e9rant a fait valoir que le licenciement, qui avait \u00e9t\u00e9 contest\u00e9 par courrier de son avocat du 28 mai 2021, \u00e9tait abusif en raison de l\u2019impr\u00e9cision du courrier de licenciement, sinon du non-respect du d\u00e9lai d\u2019un mois, pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article L.124-10 (6) duCode du travail pour invoquer un motif grave \u00e0 l\u2019appui d\u2019un licenciement avec effet imm\u00e9diat, sinon encore du caract\u00e8re ni r\u00e9el, ni s\u00e9rieux des motifs de licenciement invoqu\u00e9s. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)a demand\u00e9 au tribunal de d\u00e9clarer le licenciement justifi\u00e9, de d\u00e9bouterPERSONNE1.)de toutes ses demandes et de le condamner \u00e0 lui restituer le t\u00e9l\u00e9phone portable professionnel. Par jugement du 11 f\u00e9vrier 2022, le tribunal du travail de Luxembourg, statuant contradictoirement, a:<\/p>\n<p>4 \u2022 re\u00e7u les demandes dePERSONNE1.)et de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)en la forme, \u2022 d\u00e9clar\u00e9 abusif le licenciement avec effet imm\u00e9diat du 7 mai 2021, \u2022 condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)la somme de 25.313,08 euros avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde, \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis, \u2022 condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)la somme de 3.967,43 euros avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde, \u00e0 titre d\u2019arri\u00e9r\u00e9s de salaire, \u2022 dit non fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)en paiement de dommages et int\u00e9r\u00eats pour pr\u00e9judice mat\u00e9riel, \u2022 condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)la somme de 500 euros avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde, \u00e0 titre de pr\u00e9judice moral r\u00e9sultant du licenciement, \u2022 dit non fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)\u00e0 titre de pr\u00e9judice moral r\u00e9sultant de l\u2019atteinte \u00e0 la r\u00e9putation dans le domaine financier, \u2022 dit non fond\u00e9es les demandes dePERSONNE1.)en obtention de tous ses mails et du projet de r\u00e9siliation d\u2019un commun accord pr\u00e9sent\u00e9e le 7 mai 2021, \u2022 dit non fond\u00e9e la demande reconventionnelle de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) en restitution du t\u00e9l\u00e9phone portable professionnel, \u2022 condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)la somme de 2.000 euros sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde, \u2022 dit non fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, \u2022 ordonn\u00e9 l\u2019ex\u00e9cution provisoire de la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)au paiement des arri\u00e9r\u00e9s de salaire, outre les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal, nonobstant toutes voies de recours et avant enregistrement, \u2022 condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Pour statuer ainsi, le tribunal du travail a dit que les motifs de licenciement, tir\u00e9s d\u2019un \u00abmanque de comp\u00e9tence g\u00e9n\u00e9rale\u00bb du salari\u00e9 (point 1 de la lettre de licenciement) n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 \u00e9nonc\u00e9s de fa\u00e7on suffisamment pr\u00e9cise dans la lettre de licenciement. Il a consid\u00e9r\u00e9 qu\u2019il en \u00e9tait de m\u00eame de certains des motifs de licenciement repris sousla rubrique \u00abfaits qualifi\u00e9s de d\u00e9lit\u00bb (point 2 de la lettre de licenciement), en l\u2019occurrence les motifs tir\u00e9s de l\u2019\u00e9mission de notes de frais de respectivement 10.749,92 euros et de 1.180 euros pour les ann\u00e9es 2019 et<\/p>\n<p>5 2020, ainsi que de la validation de frais d\u2019essence et d\u2019\u00abactivit\u00e9s dominicales\u00bb dePERSONNE3.). Apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 les dispositions de l\u2019article L.124-10 (6) du Code du travail, la juridiction du premier degr\u00e9 a ensuite retenu que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)restait en d\u00e9faut d\u2019\u00e9tablir avoir uniquement eu connaissance des faits reproch\u00e9s au requ\u00e9rant dans le d\u00e9lai d\u2019un mois pr\u00e9vu par ledit article. Le licenciement avec effet imm\u00e9diat du 7 mai 2021 a, par cons\u00e9quent, \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 abusif. La demande en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e fond\u00e9e pour le montant de 25.313,08 euros, correspondant \u00e0 deux mois de salaire, eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019anciennet\u00e9 de services continus inf\u00e9rieure \u00e0 cinq ans du salari\u00e9. A d\u00e9faut de contestations circonstanci\u00e9es de la part de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.), la demande dePERSONNE1.)en paiement du montant de 3.967,43 euros, \u00e0 titre d\u2019arri\u00e9r\u00e9s de salaire, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e fond\u00e9e. En l\u2019absence de pi\u00e8ces certifiant la recherche active d\u2019un nouvel emploi et eu \u00e9gard au domaine d\u2019activit\u00e9 dePERSONNE1.), de sa faible anciennet\u00e9 ainsi qu\u2019au fait qu\u2019il a retrouv\u00e9 un emploi d\u00e8s le mois de septembre 2021, le tribunal du travail a fix\u00e9 \u00e0 deux mois la p\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence durant laquelle le salari\u00e9 aurait d\u00fb retrouver un emploi. Consid\u00e9rant que cette p\u00e9riode \u00e9tait couverte par l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis, la juridiction du premier degr\u00e9 a d\u00e9bout\u00e9PERSONNE1.)de sa demande en indemnisation d\u2019un pr\u00e9judice mat\u00e9riel. Prenant en compte la faible anciennet\u00e9 dePERSONNE1.)et l\u2019absence de recherches d\u2019emploi par ce dernier, le tribunal a \u00e9valu\u00e9 au montant de 500 euros le pr\u00e9judice moral subi par le concern\u00e9 du fait de l\u2019atteinte port\u00e9e \u00e0 sa dignit\u00e9 de salari\u00e9. La demande dePERSONNE1.)en indemnisation d\u2019un pr\u00e9judice moral du fait de l\u2019atteinte port\u00e9e \u00e0 sa r\u00e9putation dans le domaine financier a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e, au motif que la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un tel dommage laissait d\u2019\u00eatre \u00e9tablie. Le requ\u00e9rant n\u2019ayant pas pr\u00e9cis\u00e9 de quels mails il demandait la communication, sa demande y aff\u00e9rente a \u00e9t\u00e9d\u00e9clar\u00e9e non fond\u00e9e.<\/p>\n<p>6 Il en a \u00e9t\u00e9 de m\u00eame de sa demande en communication de la r\u00e9siliation d\u2019un commun accord du 7 mai 2021, jug\u00e9e non pertinente. La demande de soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)tendant \u00e0 la restitution du t\u00e9l\u00e9phone portable professionnel mis \u00e0 disposition du salari\u00e9 a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e, au motif qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas \u00e9tabli que ce dernier \u00e9tait toujours en possession dudit t\u00e9l\u00e9phone, dont le mod\u00e8le ou le num\u00e9ro IMEI du t\u00e9l\u00e9phone n\u2019\u00e9taient, par ailleurs, pas pr\u00e9cis\u00e9s. Le tribunal a allou\u00e9 \u00e0PERSONNE1.)le montant de 2.000 euros \u00e0 titre d\u2019indemnisation des frais et honoraires d\u2019avocat, sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil. Il a rejet\u00e9 la demande du requ\u00e9rant bas\u00e9e sur l\u2019article 240 du Nouveau Code de Proc\u00e9dure Civile, au motif que les frais et honoraires expos\u00e9s \u00e9taient couverts par la condamnation sur base de la responsabilit\u00e9 civile. De ce jugement, qui lui a \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9 le 24 f\u00e9vrier 2022, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), anciennementSOCIETE3.)et actuellementSOCIETE1.), a r\u00e9guli\u00e8rement relev\u00e9 appel par acte d\u2019huissier du 1 er avril 2022. L\u2019appelante demande \u00e0 la Cour de d\u00e9clarer le licenciement du 7 mai 2021 r\u00e9gulier, par r\u00e9formation du jugement entrepris. Elle demande \u00e0 voir d\u00e9bouter l\u2019intim\u00e9 de l\u2019ensemble de ses demandes et sollicite la condamnation dece dernier \u00e0 lui restituer le t\u00e9l\u00e9phone portable SamsungG950 FGalaxy S8 Black-IMEI:NUMERO1.)dans un d\u00e9lai de 24 heures \u00e0 compter du prononc\u00e9 de l\u2019arr\u00eat \u00e0 intervenir, sous peine d\u2019une astreinte de 50 euros par jour de retard. L\u2019appelante ne critiquepar la d\u00e9cision entreprise en ce que le tribunal a \u00e9cart\u00e9 les reproches repris au premier point de la lettre de licenciement, pour d\u00e9faut de pr\u00e9cision. Elle fait cependant grief \u00e0 la juridiction du premier degr\u00e9 d\u2019avoir consid\u00e9r\u00e9 que le deuxi\u00e8me point dela lettre de licenciement \u00e9tait, en partie, libell\u00e9 de mani\u00e8re impr\u00e9cise. Elle fait encore valoir que c\u2019est \u00e0 tort que le tribunal du travail a retenu qu\u2019elle n\u2019avait pas \u00e9tabli n\u2019avoir eu connaissance des faits reproch\u00e9s au salari\u00e9 que dans le mois ayantpr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le licenciement.<\/p>\n<p>7 Pour autant que de besoin, elle offre en preuve les faits suivants par l\u2019audition des t\u00e9moinsPERSONNE4.),PERSONNE2.),PERSONNE5.) et PERSONNE6.): \u00abMonsieurPERSONNE1.)avait en charge l\u2019approbation des notes de frais \u00e0 compter du 22 ao\u00fbt 2018. En vue des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales des comptes, MonsieurPERSONNE1.)n\u2019a jamais relat\u00e9 un quelconque probl\u00e8me ou rapport\u00e9 un quelconque fait justifiant une v\u00e9rification pi\u00e8ce par pi\u00e8ce de la comptabilit\u00e9. Lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle, il n\u2019est pas coutume (ni une obligation l\u00e9gale) de revoir la comptabilit\u00e9, mais simplement d\u2019approuver les comptes. MonsieurPERSONNE2.)n\u2019a pris connaissance des premiers abus de MonsieurPERSONNE1.)etPERSONNE3.)que lors de son d\u00e9placement au sein des bureaux d\u2019SOCIETE2.)en date du 30 avril 2021 au matin. Le 30 avril 2021 au matin, MonsieurPERSONNE2.)a inform\u00e9 Monsieur PERSONNE7.), en sa qualit\u00e9 d\u2019actionnaire, des irr\u00e9gularit\u00e9s graves constat\u00e9es. Le 30 avril 2021 au matin, MonsieurPERSONNE7.)a contact\u00e9 PERSONNE8.), en la personne de MonsieurPERSONNE6.)(B\u00e9n\u00e9ficiaire \u00e9conomique et PDG deSOCIETE1.)), afin de l\u2019informer des d\u00e9couvertes et constatations des actes commis par les sieursPERSONNE1.)et PERSONNE3.).\u00bb L\u2019appelante conclut encore \u00e0 la condamnation de l\u2019intim\u00e9 aux frais et d\u00e9pens des deux instances et r\u00e9clame une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 4.000 euros pour l\u2019instance d\u2019appel. Elle sollicite, en outre, la condamnation de l\u2019intim\u00e9 \u00e0 lui payer le montant de 15.000 euros, \u00e0 titre d\u2019indemnisation pour les frais d\u2019avocat qu\u2019elle a d\u00fb exposer. PERSONNE1.)conclut \u00e0 la confirmation du jugement entrepris, dans la mesure o\u00f9 le tribunal du travail a d\u00e9clar\u00e9 abusif le licenciement et acondamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 employeuse \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis de 25.313,18 euros.<\/p>\n<p>8 Il rel\u00e8ve appel incident du jugement entrepris et demande \u00e0 la Cour de condamner son ancien employeur \u00e0 lui payer les montants respectifs de 62.072,27 euros et 40.000 euros, \u00e0 titre d\u2019indemnisation de ses dommages mat\u00e9riel et moral. Il fait grief \u00e0 la juridiction du premier degr\u00e9 d\u2019avoir retenu qu\u2019il n\u2019avait pas fait suffisamment d\u2019efforts pour retrouver rapidement un emploi de remplacement. Il donne \u00e0 consid\u00e9rer que le fait qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 54 ans, il a retrouv\u00e9 un nouveau travail moins de quatre mois apr\u00e8s son licenciement, montre qu\u2019il a fait des recherches actives. Il demande \u00e0 voir prendre en compte la p\u00e9riode du 7 mai au 31 d\u00e9cembre 2021 \u00e0 titre de p\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence au cours de laquelle sa perte de revenus est en relation causale avec le licenciement, \u00e9tant donn\u00e9 que son nouvel emploi est moins bien r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 que celui qu\u2019il occupait aupr\u00e8s de l\u2019appelante. Il critique encore le jugement entreprisen ce que le tribunal a imput\u00e9 les deux mois couverts par l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis sur la p\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence. PERSONNE1.)fait ensuite valoir que le licenciement lui a caus\u00e9 beaucoup de soucis et que le dommage moral qu\u2019il a subi a \u00e9t\u00e9 sous-\u00e9valu\u00e9 en premi\u00e8re instance. Il r\u00e9clame le montant de 5.616 euros TTC (4.800 euros HTVA) \u00e0 titre de remboursement de ses frais et honoraires d\u2019avocat et sollicite une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros pour chacune des deux instances. Il conclut \u00e0 lacondamnation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)aux frais et d\u00e9pens des deux instances. A titre subsidiaire,PERSONNE1.)offre en preuve les faits suivants, par l\u2019audition des t\u00e9moinsPERSONNE3.),PERSONNE9.),PERSONNE10.), PERSONNE11.),PERSONNE12.),PERSONNE13.)etPERSONNE14.):<\/p>\n<p>9 Appr\u00e9ciation de la Cour Quant au licenciement &#8211; Quant \u00e0 la pr\u00e9cision des motifs Aux termes de l\u2019article L.124-10 (3), alin\u00e9a 1 er du Code du travail, le courrier portant r\u00e9siliation imm\u00e9diate du contrat de travail doit \u00e9noncer avec pr\u00e9cision \u00able ou les faits reproch\u00e9s au salari\u00e9 et les circonstances qui sont de nature \u00e0 leur attribuer le caract\u00e8re d\u2019un motif grave.\u00bb L\u2019\u00e9nonc\u00e9 des motifs de licenciement doit \u00eatre suffisamment pr\u00e9cis, non seulement pour permettre le contr\u00f4le des juges, mais aussi pour permettre au salari\u00e9 de v\u00e9rifier le bien-fond\u00e9 des motifs invoqu\u00e9s et de rapporter, le cas \u00e9ch\u00e9ant, la preuve de leur fausset\u00e9 (cf. Cour de Cassation, 12 novembre 1992, arr\u00eat n\u00b0 30\/92). La partie appelante ne critique pas le jugement entrepris pour autant que le tribunal du travail a \u00e9cart\u00e9 les motifs de cong\u00e9diement repris au premier point de la lettre de licenciement en raison de leur manque de pr\u00e9cision. Elle explique que \u00abla v\u00e9ritable raison du licenciement\u00bb est expos\u00e9e au point 2 dudit courrier. Il n\u2019y a partant plus lieu de prendre en consid\u00e9ration le premier point de la lettre litigieuse dans l\u2019analyse du caract\u00e8re justifi\u00e9 du licenciement. Concernant la seconde partie de la lettre de licenciement, l\u2019appelante fait grief au tribunal du travail d\u2019avoir consid\u00e9r\u00e9 comme impr\u00e9cis \u00ables exemples cit\u00e9s relatifs aux ann\u00e9es 2019 (10.749,92 euros) et 2020 (1.180 euros)\u00bb, ainsi que les exemples relatifs aux frais d\u2019essence et \u00e0 la validation des activit\u00e9s dominicales dePERSONNE3.). Il r\u00e9sulte de la lettre de licenciement qu\u2019il est reproch\u00e9 au salari\u00e9 d\u2019avoir fait \u00e9tat de frais de logement aupr\u00e8s de sa m\u00e8re de respectivement 7.750 et 1.180 euros dans le cadre de ses notes de frais pour 2019 et 2020. Concernant les frais dePERSONNE3.), le courrier de licenciement indique bien quels types de d\u00e9penses (frais d\u2019essence, activit\u00e9s dominicales au<\/p>\n<p>10 ADRESSE3.)\u00e0 Beaufort sont en cause ainsi queles dates auxquelles ces d\u00e9penses ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es. Contrairement \u00e0 la juridiction de premi\u00e8re instance, la Cour consid\u00e8re, d\u00e8s lors, que l\u2019\u00e9vocation des d\u00e9penses pr\u00e9cit\u00e9es est suffisamment pr\u00e9cise, m\u00eame si le montant exact de chacune d\u2019entre elles n\u2019est pas repris dans la lettre de licenciement. Les autres motifs repris au point 2 de la lettre de motivation, qui n\u2019ont d\u2019ailleurs pas \u00e9t\u00e9 remis en cause par le tribunal du travail \u00e0 cet \u00e9gard, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9nonc\u00e9s avec la pr\u00e9cision requise. Il y a partant lieu de retenir que le second point de la lettre de motivation r\u00e9pond aux crit\u00e8res de pr\u00e9cision d\u00e9finis par la loi et la jurisprudence. &#8211; Quant au d\u00e9lai d\u2019invocation des fautes graves Aux termes de l\u2019article L.124-10 (6) du Code du travail, \u00able ou les faits ou fautes susceptibles de justifier une r\u00e9siliation pour motif grave ne peuvent \u00eatre invoqu\u00e9s au-del\u00e0 d\u2019un d\u00e9lai d\u2019un mois \u00e0 compter du jour o\u00f9 la partie qui l\u2019invoque en a eu connaissance, \u00e0 moins que ce fait n\u2019ait donn\u00e9 lieu dans le mois\u00e0 l\u2019exercice de poursuites p\u00e9nales. Le d\u00e9lai pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019alin\u00e9a qui pr\u00e9c\u00e8de n\u2019est pas applicable lorsqu\u2019une partie invoque un fait ou une faute ant\u00e9rieure \u00e0 l\u2019appui d\u2019un nouveau fait ou d\u2019une nouvelle faute [\u2026 ]\u00bb. La partie appelante soutient quePERSONNE2.), qui \u00e9tait pr\u00e9sident du conseil d\u2019administration de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)\u00e0 l\u2019\u00e9poque, n\u2019a pris connaissance \u00abdes premiers abus\u00bb dePERSONNE1.)que lors de son d\u00e9placement au sein des bureaux de la soci\u00e9t\u00e9 en date du 30 avril 2021. Dans son attestation testimoniale du 7 juin 2022 (pi\u00e8ce 36 de la partie appelante),PERSONNE4.)expose qu\u2019elle est au service de la partie appelante depuis le 22 mars 2021. Dans le cadre de l\u2019arr\u00eat\u00e9 des comptes 2020, PERSONNE1.)aurait envoy\u00e9 les comptes annuels aux administrateurs le 28 avril 2021. Au vu de l\u2019augmentation des notes de frais, une demande d\u2019explication aurait \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e par courriel. A d\u00e9faut de r\u00e9ponse satisfaisante et \u00e9tant donn\u00e9 que la documentation comptable \u00e9tait sous cl\u00e9, il aurait \u00e9t\u00e9 fait<\/p>\n<p>11 appel \u00e0SOCIETE4.)pour obtenir des informations et pi\u00e8ces justificatives en date du 30 avril 2021. PERSONNE4.)affirme ensuite ce qui suit: \u00abIl a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s vite constat\u00e9, notamment par l\u2019analyse des notes de frais 2020 re\u00e7ues parSOCIETE4.)en date du 30 avril2021 et analys\u00e9es jusqu\u2019au 28 juin 2021, quePERSONNE1.)etPERSONNE3.)introduisaient des notes de frais non professionnelles pour d\u00e9tourner des fonds. En effet, M.PERSONNE2.)s\u2019est d\u00e9plac\u00e9 dans les bureaux d\u2019SOCIETE3.)le 30 avril 2021 afin de jeter unpremier coup d\u2019\u0153il sur les notes de frais en vue de la r\u00e9union du CA pr\u00e9vue ult\u00e9rieurement le m\u00eame jour. Les actionnaires actuels et le futur actionnaireSOCIETE1.)ont \u00e9t\u00e9 avis\u00e9s le 30 avril des d\u00e9couvertes faites lors de la revue comptable.\u00bb Au vu del\u2019attestation testimoniale pr\u00e9cit\u00e9e, qui est formul\u00e9e en des termes pr\u00e9cis et qui r\u00e9pond aux conditions de forme pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019article 402 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, la Cour retient que la soci\u00e9t\u00e9 appelante a pris connaissance des notes de frais auxquelles elle se r\u00e9f\u00e8re au second point de la lettre de licenciement au cours du mois ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le licenciement, de sorte que le d\u00e9lai pr\u00e9vu par l\u2019article L.124-10 (6) du Code du travail pour invoquer une faute grave susceptible de justifier un cong\u00e9diement avec effet imm\u00e9diat a \u00e9t\u00e9 respect\u00e9. Quant au caract\u00e8re r\u00e9el et s\u00e9rieux des motifs du licenciement L\u2019appelante reproche \u00e0PERSONNE1.)d\u2019avoir utilis\u00e9 la carte VISA de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 des fins priv\u00e9es et d\u2019avoir \u00e9mis des notes de frais sans relation avec ses activit\u00e9s professionnelles. Les exemples \u00abd\u2019abus\u00bb que l\u2019intim\u00e9 aurait commis en 2020, \u00e9nonc\u00e9s par la partie appelante dans la lettre de licenciement concernent une d\u00e9pense de 98 euros en date du 26 juin 2020 au magasinSOCIETE5.)\u00e0 Arlon, une d\u00e9pense de 83,54 euros pour l\u2019achat de vin en Belgique en date du 19 d\u00e9cembre 2020, une note de frais d\u2019un montant de 1.180 euros, \u00e0 titre de logement chez la m\u00e8re dePERSONNE1.)et des retraits cash de 100 euros (\u00abpourboire\u00bb) en date du 19 mars 2020 et de200 euros en date du 7 juillet 2020. L\u2019appelante soutient que la d\u00e9pense du 26 juin 2020 au magasinSOCIETE5.) \u00e0 Arlon avait trait \u00e0 l\u2019achat de fruits destin\u00e9s \u00e0 la consommation personnelle.<\/p>\n<p>12 Or, tel que le fait remarquer l\u2019intim\u00e9, il r\u00e9sulte du ticket decaisse se rapportant \u00e0 l\u2019achat litigieux (pi\u00e8ce 6 de la partie appelante) que celui-ci avait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 au \u00abpoint poste\u00bb du magasinSOCIETE5.)et qu\u2019il avait trait \u00e0 l\u2019acquisition d\u2019une bo\u00eete de 100 timbres. Il n\u2019est ainsi pas \u00e9tabli que l\u2019op\u00e9ration \u00e9tait sans lien avec l\u2019activit\u00e9 professionnelle de l\u2019intim\u00e9. Il ne saurait ensuite \u00eatre exclu que la d\u00e9pense de 83,54 euros relative \u00e0 l\u2019achat de plusieurs bouteilles de vin (pi\u00e8ce 6 de la partie appelante) en date du 19 d\u00e9cembre 2020 concernait l\u2019acquisition de cadeaux de fin d\u2019ann\u00e9e pour le personnel de la soci\u00e9t\u00e9 appelante, tel que le soutient l\u2019intim\u00e9. La partie intim\u00e9e verse, en effet, un \u00e9change de courriel entrePERSONNE1.) etPERSONNE3.)du 15 d\u00e9cembre 2020, concernant le projet de distribuer des cadeaux contenant chacun notamment une bo\u00eete de foie gras et une bouteille au sein de la soci\u00e9t\u00e9 (pi\u00e8ce 20 de la partie intim\u00e9e). Il est ensuite reproch\u00e9 \u00e0PERSONNE1.)d\u2019avoir \u00e9tabli des notes de frais de respectivement 7.750 euros et 1.180 euros au titredu logement aupr\u00e8s de sa m\u00e8re en 2019 et 2020. Aux termes d\u2019un courriel adress\u00e9 le 17 mai 2018 \u00e0PERSONNE1.)par PERSONNE14.),Chief Operating Officeraupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9 appelante \u00e0 l\u2019\u00e9poque, ce dernier se dit surpris en ce qui concerne une note de frais relative \u00e0 un logement aupr\u00e8s d\u2019un membre de famille dePERSONNE1.)\u00e0 Anvers. PERSONNE14.)donne \u00e0 consid\u00e9rer qu\u2019une telle facture est suspicieuse \u00aben cas d\u2019inspection des imp\u00f4ts ou de l\u2019audit\u00bb et demande \u00e0PERSONNE1.)s\u2019il n\u2019a pas la possibilit\u00e9 de trouver un logement \u00abneutre\u00bb lors de ses d\u00e9placements (pi\u00e8ce 9 de la partie appelante). Par courriel du m\u00eame jour,PERSONNE3.)indique qu\u2019il a \u00e9galement eu des doutes au sujet de la facture litigieuse. Il propose d\u2019en discuter au cours de la journ\u00e9e du lundi et de clarifier la question avec l\u2019agent fiscal. La partie appelante ne verse pas de pi\u00e8ces concernant la d\u00e9cision qui a finalement \u00e9t\u00e9 prise au sujet de la note de frais litigieuse et n\u2019\u00e9tablit pas qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 interdit \u00e0PERSONNE1.)de pr\u00e9senter de telles notes \u00e0 l\u2019avenir. Il s\u2019ensuit qu\u2019il n\u2019est pas \u00e9tabli que les frais de logement d\u00e9clar\u00e9s par PERSONNE1.)pour les ann\u00e9es 2019 et 2020 \u00e9taient contraires aux instructions qu\u2019il avait re\u00e7ues de la part de son employeur.<\/p>\n<p>13 Il devient partant superf\u00e9tatoire d\u2019ordonner \u00e0 la partie appelante de verser l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des \u00e9changes de courriels concernant la question litigieuse, tel que sollicit\u00e9 par l\u2019intim\u00e9. Concernant le retrait en esp\u00e8ces d\u2019un montant de 100 euros, il r\u00e9sulte du relev\u00e9 du 20 mars 2021de la carte VISA utilis\u00e9e parPERSONNE1.)(pi\u00e8ce 37 de la partie appelante) que ledit retrait a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 le 19 mars 2021 et non le 19 mars 2020, tel que l\u2019employeur l\u2019affirme dans la lettre de licenciement. L\u2019intim\u00e9 explique que le pr\u00e9l\u00e8vement concernait un pourboire qu\u2019il avait vers\u00e9 aux scouts qui l\u2019avaient aid\u00e9 \u00e0 nettoyer les lieux lors du d\u00e9m\u00e9nagement des bureaux. Il se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 un sms qu\u2019il a envoy\u00e9 \u00e0PERSONNE3.)\u00e0 l\u2019\u00e9poque, qui se lit comme suit: \u00ab[\u2026]Last week cleaning old offices with scouts\u2026Paid them 200 \u20acuro\u2026organised with NdF\u00bb (pi\u00e8ce 14 de la partie intim\u00e9e). Au vu des explications fournies par l\u2019intim\u00e9, il n\u2019est pas \u00e9tabli que le retrait litigieux ait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 \u00e0 des fins priv\u00e9es. L\u2019intim\u00e9 soutient ensuite que le montant de 200 euros retir\u00e9 en liquide le 7 juillet 2020 avait \u00e9t\u00e9 \u00abmis dans la caisse\u00bb pour les menues d\u00e9penses. Ces d\u00e9penses auraient \u00e9t\u00e9 reprises dans la comptabilit\u00e9 suivant fichier EXCEL relatif aux entr\u00e9es\/d\u00e9penses. Un tel fichier aurait \u00e9t\u00e9 remis entre les mains des comptables chaque mois. Si l\u2019intim\u00e9 ne produit pas de pi\u00e8ces documentant les menues d\u00e9penses en relation avec le pr\u00e9l\u00e8vement litigieux, ce pr\u00e9l\u00e8vement ne saurait, \u00e0 lui seul, suffire pour retenir quePERSONNE1.)a commis des abus et commis des \u00abvols\u00bbau d\u00e9triment de son employeur. Il est ensuite reproch\u00e9 \u00e0PERSONNE1.)d\u2019avoir valid\u00e9 des notes de frais \u00e9mises parPERSONNE3.), sans que celles-ci ne pr\u00e9sentent de lien avec l\u2019activit\u00e9 professionnelle de ce dernier et de s\u2019\u00eatre ainsi rendu complice d\u2019abus commis par son coll\u00e8gue de travail. La Cour note qu\u2019il r\u00e9sulte des \u00e9changes de courriels entrePERSONNE1.)et PERSONNE3.)datant des mois de septembre et octobre 2020 que l\u2019intim\u00e9 a analys\u00e9 les notes de frais de son coll\u00e8gue de travail et qu\u2019il a r\u00e9clam\u00e9des justificatifs et sollicit\u00e9 des explications (pi\u00e8ce 8.6. de la partie appelante).<\/p>\n<p>14 Par courriel du 20 septembre 2020,PERSONNE1.)a ainsi rendu attentif PERSONNE3.)sur le montant particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9 d\u2019une facture IKEA, \u00e0 la suite de quoi ce derniers\u2019est engag\u00e9 au remboursement du prix de deux tapis sans relation avec son activit\u00e9 professionnelle, affirmant que la mise en compte de la d\u00e9pense litigieuse relevait d\u2019un oubli. Dans un courriel du 9 octobre 2020,PERSONNE1.)a indiqu\u00e9 \u00e0 PERSONNE3.)qu\u2019il se posaitdes questions quant \u00e0 des tickets de restaurant relatifs \u00e0 un dimanche ainsi qu\u2019au fait que du mat\u00e9riel informatique a \u00e9t\u00e9 command\u00e9 \u00e0 deux reprises pendant un laps de temps relativement court. Concernant les extraits de la carte VISA dePERSONNE3.),PERSONNE1.)a indiqu\u00e9ce qui suit: \u00abI admit that part of it are \u00aboffice expenses\u00bb[\u2026] On the other hand, the amounts are increasing\u2026.\u00bb Dans le m\u00eame courriel,PERSONNE1.)afait part \u00e0PERSONNE3.)de son souhait de voir une troisi\u00e8me personne v\u00e9rifier leurs d\u00e9penses(\u00abMaybe someone external of us two should check our expenses\u2026[\u2026] I am open to You proposals &amp; ideas to organise all this\u00bb) etapropos\u00e9de soumettre une \u00abNote de Frais Policy\u00bb contenant des directives claires quant aux d\u00e9penses pour approbation au \u00abBoard\u00bb. PERSONNE1.)a donc signal\u00e9 \u00e0PERSONNE3.)son appr\u00e9hension quant \u00e0 certains points de ses notes de frais, tout comme il l\u2019a fait en ce qui concerne celles de l\u2019administrateurPERSONNE15.), auquel il a adress\u00e9 un sms en date du 3 mars 2020 (cf. pi\u00e8ce 11 de la partie intim\u00e9e). S\u2019il ne r\u00e9sulte pas du dossier quePERSONNE1.)ait soumis un projet de directive concernant les d\u00e9penses au \u00abBoard\u00bb, ni inform\u00e9 le conseil d\u2019administrationde ses doutes quant \u00e0 certaines d\u00e9penses dePERSONNE3.) pour l\u2019ann\u00e9e 2020, l\u2019omission de ce faire ne saurait permettre de conclure que PERSONNE1.)s\u2019est rendu complice d\u2019\u00e9ventuels abus de son coll\u00e8gue de travail. La validation des notes de frais dePERSONNE3.)parPERSONNE1.)n\u2019est donc pas constitutive d\u2019une faute grave rendant imm\u00e9diatement impossible le maintien des relations de travail. Il devient, par cons\u00e9quent superf\u00e9tatoire de faire droit \u00e0 l\u2019offre de preuve par t\u00e9moins pr\u00e9sent\u00e9e par la partie intim\u00e9e.<\/p>\n<p>15 Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, le jugement entrepris est \u00e0 confirmer, quoique partiellement pour d\u2019autres motifs, en ce que le licenciement avec effet imm\u00e9diat dePERSONNE1.)a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 abusif. Quant aux montants &#8211; Quant \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis Le licenciement avec effet imm\u00e9diat dePERSONNE1.)\u00e9tant \u00e0 d\u00e9clarer abusif, c\u2019est \u00e0 juste titre qu\u2019en application des articles L.124-3 et L.124-6 du Code du travail, le tribunal du travail a condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis de [2 x (12.256,54 + 400) =] 25.313,08 euros, correspondant \u00e0 deux mois de salaire, ce au regard de l\u2019anciennet\u00e9 de service de moins de cinq ans dans le chef de l\u2019intim\u00e9. &#8211; Quant au pr\u00e9judice mat\u00e9riel Enapplication des principes g\u00e9n\u00e9raux de la responsabilit\u00e9 civile, le salari\u00e9 victime d\u2019un licenciement abusif ne peut obtenir r\u00e9paration que s\u2019il \u00e9tablit l\u2019existence d\u2019un pr\u00e9judice en relation causale directe avec la faute commise par son ancien employeur. C\u2019est ainsi que le salari\u00e9 licenci\u00e9 qui r\u00e9clame l\u2019indemnisation de son pr\u00e9judice mat\u00e9riel, consistant dans une perte de revenus subie \u00e0 la suite du licenciement, doit justifier des efforts entrepris pour trouver, d\u00e8s que possible, un emploi de remplacement,faute de quoi la perte de revenus dont il se plaint ne se trouverait pas en relation causale directe avec le licenciement abusif. PERSONNE1.)verse un certain nombre de pi\u00e8ces d\u00e9montrant qu\u2019il a contact\u00e9 plusieursHeadhuntersd\u00e8s le mois de juin 2021, qu\u2019il a postul\u00e9 pour divers postes et qu\u2019il a pris contact avec un institut de formation. Il r\u00e9sulte ensuite des fiches de salaires produites qu\u2019il a retrouv\u00e9 un nouvel emploi le 1 er septembre 2021 comme g\u00e9rant de portefeuille et que son salaire mensuel bruts\u2019est \u00e9lev\u00e9 au montant de 7.500 euros au mois de septembre 2021 et au montant de 7.687,42 euros du mois d\u2019octobre \u00e0 d\u00e9cembre 2021. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de et contrairement \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 retenu par le tribunal du travail, la Cour consid\u00e8re qu\u2019il est \u00e9tabli quePERSONNE1.)a effectu\u00e9 des recherches actives en vue d\u2019un nouvel emploi \u00e0 la suite de son licenciement. Eu \u00e9gard au fait que l\u2019intim\u00e9 \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de 54 ans au moment de la perte de son emploi, il convient de faire droit \u00e0 sa demande tendant \u00e0 la fixation de la<\/p>\n<p>16 p\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un peu moins de huit mois, soit du 8 mai au 31 d\u00e9cembre 2021. C\u2019est n\u00e9anmoins \u00e0 juste titre que le tribunal a consid\u00e9r\u00e9 quePERSONNE1.) n\u2019avait pas subi de pr\u00e9judice mat\u00e9riel entre le 8 mai et le 7 juillet 2021, \u00e9tant donn\u00e9que la perte de salaires se rapportant \u00e0 ladite p\u00e9riode est couverte par l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis. La Cour rel\u00e8ve, \u00e0 cet \u00e9gard, que si l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis est une indemnit\u00e9 forfaitaire redue en cas de licenciement imm\u00e9diat d\u00e9clar\u00e9 abusif qui ne se confond pas avec les dommages-int\u00e9r\u00eats que le tribunal peut en sus allouer au salari\u00e9 en vertu de l\u2019article L.124-12. (1) du Code du travail, la non- prise en compte de cette indemnit\u00e9 dans la fixation des dommages-int\u00e9r\u00eats allou\u00e9s en vue de r\u00e9parer le pr\u00e9judice mat\u00e9riel aboutirait \u00e0 une double indemnisation de la p\u00e9riode couverte par l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis non respect\u00e9 (cf. Cour d\u2019appel, 1 er juin 2006, n\u00b0 29013 ; Cour d\u2019appel, 3 mai 2012, n\u00b0 37426). Le pr\u00e9judice mat\u00e9riel subi parPERSONNE1.)correspond, d\u00e8s lors, \u00e0 la diff\u00e9rence entre les salaires qu\u2019il aurait per\u00e7us aupr\u00e8s de son ancien employeur entre le 8 juillet et le 31 d\u00e9cembre 2021, soit le montant de [12.256,54\/31 x 24 + 2 x 12.256,54 + 3 x 12.562,82 =] 71.690,47 euros, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et les indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage touch\u00e9es entre le 8 juillet et le 31 ao\u00fbt 2021 (55 sur 98 jours de prestation), soit le montant de [6.769,02\/98 x 55 =] 3.798,94 euros ainsi que les salaires per\u00e7us aupr\u00e8s de son nouvel employeur au cours des mois de septembre \u00e0 d\u00e9cembre 2021, soit le montant de [7.500 + 2 x 7.687,42 =] 22.874,84 euros, de l\u2019autre. La demande en indemnisation du pr\u00e9judice mat\u00e9riel est partant fond\u00e9e \u00e0 concurrence du montant de [71.690,47-3.798,94\u201322.874,84 =] 45.016,69 euros. &#8211; Quant au pr\u00e9judice moral Au vu des circonstances dans lesquelles le licenciement est intervenu ainsi que de l\u2019\u00e2ge et de l\u2019anciennet\u00e9 de service du salari\u00e9 au moment du licenciement, il convient de porter au montant de 4.000 euros, l\u2019indemnisation du chefdu pr\u00e9judice moral subi parPERSONNE1.). &#8211; Quant aux arri\u00e9r\u00e9s de salaire L\u2019appelante demande \u00e0 la Cour de d\u00e9clarer non fond\u00e9e la demande de PERSONNE1.)en paiement d\u2019arri\u00e9r\u00e9s de salaire pour la p\u00e9riode du 8 au 14 mai 2021.<\/p>\n<p>17 Etant donn\u00e9 que le contrat de travail a pris fin avec effet imm\u00e9diat le 7 mai 2021, la demande en paiement d\u2019arri\u00e9r\u00e9s de salaire se rapportant \u00e0 la semaine ayant suivi le licenciement est \u00e0 rejeter, par r\u00e9formation du jugement entrepris. Quant \u00e0 la demande de l\u2019appelante en restitution dut\u00e9l\u00e9phone portable L\u2019appelante r\u00e9clame la restitution du t\u00e9l\u00e9phone portable de service qui avait \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 disposition de l\u2019intim\u00e9 lors de la relation de travail et pr\u00e9cise le mod\u00e8le et le num\u00e9ro IMEI dudit t\u00e9l\u00e9phone dans son acte d\u2019appel. L\u2019intim\u00e9 conclut\u00e0 la confirmation du jugement entrepris en ce qu\u2019il a d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9e la demande tendant \u00e0 la restitution de son t\u00e9l\u00e9phone professionnel. Il ne renseigne cependant pas la Cour sur la date et les circonstances de la restitution dudit t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 la suite de son licenciement, ni n\u2019offre en preuve la r\u00e9alit\u00e9 de cette restitution. Il y a partant lieu d\u2019ordonner \u00e0PERSONNE1.)de restituer le t\u00e9l\u00e9phone portable Samsung G950 F Galaxy S8 Black\u2013IMEI:NUMERO1.)\u00e0 l\u2019appelante, dans le mois de la signification du pr\u00e9sent arr\u00eat, sous peine d\u2019une astreinte de 50 euros par jour de retard, le maximum de l\u2019astreinte \u00e9tant fix\u00e9 \u00e0 500 euros. Quant aux demandes respectives des parties en indemnisation du chef de l\u2019exposition de frais et honoraires d\u2019avocat Les frais noncompris dans les d\u00e9pens, donc \u00e9galement les honoraires d\u2019avocat, constituent un pr\u00e9judice r\u00e9parable et peuvent \u00eatre rembours\u00e9s sur base de la responsabilit\u00e9 pour faute des articles 1382 et 1383 du Code civil (cf. Cour de cassation, 9 f\u00e9vrier 2012, arr\u00eat n\u00b05\/12, n\u00b0 2881 du registre). Or, l\u2019exercice d\u2019une action en justice ne d\u00e9g\u00e9n\u00e8re en faute que si elle constitue un acte de malice ou de mauvaise foi ou au moins une erreur grossi\u00e8re \u00e9quipollente au dol, ou encore si elle r\u00e9sulte d\u2019une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 bl\u00e2mable. En principe, le seul exercice d\u2019une action en justice n\u2019est pas, d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, g\u00e9n\u00e9rateur de responsabilit\u00e9 civile. Ce que la jurisprudence sanctionne n\u2019est pas le fait d\u2019avoir exerc\u00e9 \u00e0 tort une action en justice ou d\u2019y avoir r\u00e9sist\u00e9 injustement puisque l\u2019exercice d\u2019une action en justice est libre. C\u2019est uniquement le fait d\u2019avoir abus\u00e9 de son droit en commettant une faute ind\u00e9pendante du seul exercice des voies de droit qui est sanctionn\u00e9. Il n\u2019est, en l\u2019esp\u00e8ce, pas \u00e9tabli que l\u2019une ou l\u2019autre des parties ait commis une faute dans le sens pr\u00e9d\u00e9crit, de sorte qu\u2019il y a lieu de d\u00e9bouterPERSONNE1.) de sa demande en indemnisation du chef de frais et honoraires d\u2019avocat, tant<\/p>\n<p>18 pour la premi\u00e8re instance, par r\u00e9formation du jugement entrepris, que pour l\u2019instance d\u2019appel. La demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)tendant au remboursement de ses frais et honoraires d\u2019avocat, pr\u00e9sent\u00e9e en instance d\u2019appel, est \u00e9galement \u00e0 rejeter. Quant aux indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure et aux frais Comme il serait in\u00e9quitable de laisser \u00e0 charge dePERSONNE1.)l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des frais non compris dans les d\u00e9pens expos\u00e9s en premi\u00e8re instance, sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour la premi\u00e8re instance est \u00e0 d\u00e9clarer fond\u00e9e \u00e0 concurrence de 1.000 euros, par reformation du jugement entrepris. Les appels principal et incident \u00e9tant partiellement fond\u00e9s et aucune des parties ne justifiant l\u2019iniquit\u00e9 requise par l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile en ce qui concerne la pr\u00e9sente instance, les demandes respectives des parties en obtention d\u2019indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel laissent d\u2019\u00eatre fond\u00e9es. Il y a lieu \u00e0 confirmation du jugement entrepris en ce que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.), actuellement la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.),a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e aux frais et d\u00e9pens. Eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019issue du litige, les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel sont \u00e0 mettre \u00e0 charge de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.), \u00e0 concurrence de trois quarts, et \u00e0 charge dePERSONNE1.), \u00e0 concurrence d\u2019un quart. PAR CESMOTIFS : la Cour d\u2019appel, troisi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re de droit du travail, statuant contradictoirement, re\u00e7oit les appels principal et incident en la forme, dit l\u2019appel principal partiellement fond\u00e9, dit l\u2019appel incident partiellement fond\u00e9, par r\u00e9formation du jugement entrepris,<\/p>\n<p>19 dit non fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)en paiement d\u2019arri\u00e9r\u00e9s de salaire pour la p\u00e9riode du 8 au 14 mai 2021 et en d\u00e9boute, dit fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)en indemnisation de son pr\u00e9judice mat\u00e9riel \u00e0 concurrence du montant de45.016,69 euros, condamne la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.), anciennementSOCIETE2.), anciennementSOCIETE3.), de ce chef, \u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)le montant de 45.016,69 euros, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde, dit fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)en indemnisation de son pr\u00e9judice moral \u00e0 concurrence du montant de4.000 euros, condamne la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.), anciennementSOCIETE2.), anciennementSOCIETE3.), de ce chef, \u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)le montant de 4.000 euros, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde, dit fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.), anciennement SOCIETE2.), anciennementSOCIETE3.)en restitution du t\u00e9l\u00e9phone portable professionnel, condamnePERSONNE1.)\u00e0 restituer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.), anciennementSOCIETE2.), anciennementSOCIETE3.), le t\u00e9l\u00e9phone portable Samsung G950 F Galaxy S8 Black\u2013IMEI:NUMERO1.)dans le mois de la signification du pr\u00e9sent arr\u00eat, sous peine d\u2019une astreinte de 50 euros par jour de retard, fixe le maximum de l\u2019astreinte au montant de 500 euros, dit non fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)en indemnisation du chef de frais et honoraires d\u2019avocat pour la premi\u00e8re instance et en d\u00e9boute, dit fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour la premi\u00e8re instance \u00e0 concurrence de 1.000 euros, condamne la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.), anciennementSOCIETE2.), anciennementSOCIETE3.),\u00e0 payer \u00e0PERSONNE1.)une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.000 euros, confirme le jugement entrepris pour les surplus, dit non fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)en indemnisation du chef de fraiset honoraires d\u2019avocat pour l\u2019instance d\u2019appel et en d\u00e9boute,<\/p>\n<p>20 dit non fond\u00e9e la demande la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.), anciennement SOCIETE2.), anciennementSOCIETE3.), en indemnisation du chef de frais et honoraires d\u2019avocat et en d\u00e9boute, dit non fond\u00e9es les demandes respectives des parties en obtention d\u2019indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel et en d\u00e9boute, met les frais de l\u2019instance d\u2019appel \u00e0 charge de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOCIETE1.), anciennementSOCIETE2.), anciennementSOCIETE3.), \u00e0 concurrence de trois quarts, et \u00e0 charge dePERSONNE1.), \u00e0 charge d\u2019un quart, avec distraction au profit de Ma\u00eetre Isabelle GIRAULT et de Ma\u00eetre Yuri AUFFINGER, sur leurs affirmations de droit. La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audiencepublique par Monsieur le pr\u00e9sident de chambre Alain THORN, en pr\u00e9sence du greffier Isabelle HIPPERT.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/20240827-161043\/20231019-ca3-cal-2022-00444-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b0116\/23-III\u2013TRAV Exempt-appel en mati\u00e8re de droit du travail. Audience publique dudix-neuf octobredeux millevingt-trois. Num\u00e9roCAL-2022-00444du r\u00f4le Composition: Alain THORN, pr\u00e9sident de chambre, Anne-Fran\u00e7oise GREMLING,conseiller, Marc WAGNER, conseiller, Isabelle HIPPERT, greffier. 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