{"id":611955,"date":"2026-04-19T22:31:13","date_gmt":"2026-04-19T20:31:13","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-4-octobre-2024-n-2022-00553\/"},"modified":"2026-04-19T22:31:17","modified_gmt":"2026-04-19T20:31:17","slug":"tribunal-darrondissement-4-octobre-2024-n-2022-00553","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-4-octobre-2024-n-2022-00553\/","title":{"rendered":"Tribunal d&#8217;arrondissement, 4 octobre 2024, n\u00b0 2022-00553"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1 Jugement commercial2024TALCH02\/01316 Audience publique du vendredi,quatre octobredeux millevingt-quatre. Num\u00e9roTAL-2022-00553du r\u00f4le Composition : Anick WOLFF, 1 \u00e8re vice-pr\u00e9sidente; Tania CARDOSO, juge; Ines BIWER, juge ; Paul BRACHMOND, greffier. E n t r e : La soci\u00e9t\u00e9priv\u00e9e \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit belgeSOCIETE1.),\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0B-ADRESSE1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonction, inscrite\u00e0 la banque\u2013carrefour desentreprises en Belgiquesous le num\u00e9roNUMERO1.); partie demanderesseaux termes d\u2019un exploit del\u2019huissier de justicesuppl\u00e9ant Christine KOVELTER, en remplacement de l\u2019huissier de justiceFrank SCHAALde Luxembourg,du16 d\u00e9cembre 2021, comparant par Ma\u00eetreClaude BLESER, avocat \u00e0 la Cour constitu\u00e9, demeurant \u00e0 Luxembourg, e t : 1.La soci\u00e9t\u00e9\u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE2.)SARL, anciennement SOCIETE2.)SARL,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.), repr\u00e9sent\u00e9e par song\u00e9rant actuellement en fonctions, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO2.); 2.MonsieurPERSONNE1.), administrateur de soci\u00e9t\u00e9, n\u00e9 leDATE1.), demeurant \u00e0 B-ADRESSE3.);<\/p>\n<p>2 3.La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit belgeSOCIETE3.), anciennement d\u00e9nomm\u00e9e \u00abSOCIETE3.)\u00bb, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 B- ADRESSE4.), repr\u00e9sent\u00e9e par song\u00e9rant actuellement en fonctions, inscrite \u00e0 la banque\u2013carrefour des entreprises en Belgique sous le num\u00e9roNUMERO3.); partiesd\u00e9fenderessesaux fins dupr\u00e9dit exploitChristine KOVELTERdu16 d\u00e9cembre 2021, comparantparMa\u00eetreAur\u00e9lia FELTZ, avocat \u00e0 la Cour constitu\u00e9, demeurant \u00e0 Capellen. _______________________________________________________________ ___ L e T r i b u n a l: Faits La soci\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit belgeSOCIETE1.)SPRL a pour objet social principalement l\u2019exercice de l\u2019activit\u00e9 d\u2019agence de publicit\u00e9. La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE4.)(anciennement d\u00e9nomm\u00e9e SOCIETE2.)SARL, ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE2.)\u00bb) a pour objet le commerce de toutes papeteries, d\u2019objets, de v\u00eatements publicitaires, professionnels, sportifs, priv\u00e9s, de produits d\u2019impression, de marquage, broderie, de d\u00e9coupe, autres supports publicitaires, enseignes, services et produitsconnexes.SOCIETE2.)est d\u00e9tenue par PERSONNE2.)\u00e0 hauteur de 25% des parts et par la soci\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e de droit belge SOCIETE5.)\u00e0 hauteur de 75% des parts.PERSONNE1.)est le g\u00e9rant et l\u2019actionnaire principal deSOCIETE5.). La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit belgeSOCIETE3.)(anciennement d\u00e9nomm\u00e9eSOCIETE3.), ci-apr\u00e8s\u00abSOCIETE3.)\u00bb) a notamment pour objet l\u2019exploitation d\u2019une agence de publicit\u00e9 ainsi que toutes les op\u00e9rations se rattachant \u00e0 cette activit\u00e9. La marque figurative \u00abPANO\u00bb a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e aupr\u00e8s de l\u2019Institut national de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle (\u00abINPI\u00bb) le 26 juin 1984 et renouvel\u00e9e depuis. La marque \u00abPANO Boutique\u00bb a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e aupr\u00e8s de l\u2019INPI le 11 octobre 2002. Par contrat du 29 avril 2014, lasoci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE6.)SARL, en tant que titulaire de la licence d\u2019exploitation des marques \u00abPANO\u00bb et \u00abPANO Boutique\u00bb, a conc\u00e9d\u00e9 l\u2019exploitation de la marque \u00ab PANO Boutique\u00bb \u00e0 PERSONNE1.)en exclusivit\u00e9 pour la zone \u00abWavre etADRESSE5.)\u00bb (ci-apr\u00e8s le \u00abContrat du 29 avril 2014\u00bb), pour une dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e de sept ans renouvelable par tacite reconduction et par p\u00e9riode annuelle, sauf d\u00e9nonciation avec pr\u00e9avis de six mois, moyennant le paiement de redevances mensuelles. Suivant d\u00e9nonciation par courrier dePERSONNE1.)du 15 octobre 2020, le Contrat du 29 avril 2014 est arriv\u00e9 \u00e0 terme le 29 avril 2021.<\/p>\n<p>3 Par contrat du 24 ao\u00fbt 2015,SOCIETE6.)a conc\u00e9d\u00e9 l\u2019exploitation de la marque \u00abPANO Boutique\u00bb \u00e0SOCIETE2.)en exclusivit\u00e9 pour la zone \u00abStrassen\u00bb (ci-apr\u00e8s le \u00abContrat du 24 ao\u00fbt 2015\u00bb). La concession avait une dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e de sept ans renouvelable par tacite reconduction et par p\u00e9riode de trois ans, sauf d\u00e9nonciation avec pr\u00e9avis de six mois, moyennant paiement d\u2019une redevance mensuelle. Suivant avenant du 9 septembre 2020, la zone d\u2019exclusivit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e de \u00abStrassen\u00bb \u00e0 \u00abHolzem\u00bb. Par courrier du 7 juin 2021,SOCIETE1.)a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la r\u00e9siliation du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015 avec effet au 7 juillet 2021. Suivant contrat de substitution delicence de marque du 24 mai 2018,lasoci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit luxembourgeoisSOCIETE1.)SARL a c\u00e9d\u00e9 la licence des marques \u00abPANO\u00bb \u00e0SOCIETE1.), avec l\u2019accord du titulaire de la marque, Pan Group. Proc\u00e9dure Par exploit d\u2019huissier de justice du 16 d\u00e9cembre 2021,SOCIETE1.)a fait donner assignation \u00e0SOCIETE2.),PERSONNE1.)etSOCIETE3.)\u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale selon la proc\u00e9dure civile. L\u2019instruction fut cl\u00f4tur\u00e9e par ordonnance du 21 mai 2024. L\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 prise en d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019audience publique du 5 juin 2024. Pr\u00e9tentions des parties SOCIETE1.)demande \u00e0 voir: \u2022\u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE1.) -direPERSONNE1.)responsable d\u2019avoir viol\u00e9 les clauses 4.1, 14.2 et 14.3 du Contrat du 29 avril 2014, principalement sur le fondement des articles 1134 et suivants du Code civil, subsidiairement sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil, sinon sur base de toute autre base l\u00e9gale appropri\u00e9e; -dire que cette violation a caus\u00e9 un dommage mat\u00e9riel dans le chef de la partie demanderesse, chiffr\u00e9 \u00e0 un montant de 48.600,-EUR, ou tout autre montant, m\u00eame sup\u00e9rieur, \u00e0 \u00e9valuerex aequo et bonopar le tribunal de c\u00e9ans sinon\u00e0 dires d\u2019expert; -condamnerPERSONNE1.), sous peine d\u2019une astreinte non comminatoire de 500,-EUR par jour de retard et sur base des articles 1134 et suivants du Code civil, sinon sur base de l\u2019article 1143 du Code civil, sinon sur base de l\u2019article 6- 1du Code civil, sinon sur base de toute disposition l\u00e9gale appropri\u00e9e, \u00e0 cesser la violation de la clause 14.3 du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015; -condamnerPERSONNE1.)au paiement de la somme de 48.600,-EUR ou tout autre montant, m\u00eame sup\u00e9rieur, \u00e0 \u00e9valuerex aequo et bonopar le tribunal de c\u00e9ans sinon \u00e0 dires d\u2019expert; \u2022\u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE1.)etSOCIETE2.)<\/p>\n<p>4 -dire qu\u2019en faisant usage de \u00abNovasign\u00bb et en cr\u00e9ant par l\u00e0 m\u00eame une confusion aupr\u00e8s de la client\u00e8le de la partie demanderesse entre la marque \u00abPANO et \u00abNovasign\u00bb,SOCIETE2.)a sciemment et en toute connaissance des engagements contractuels dePERSONNE1.), contribu\u00e9 \u00e0 la violation des clauses 4.1, 14.2 et 14.3 du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015 par ce dernier; -condamnerPERSONNE1.)etSOCIETE2.)solidairement, sinonin solidum, sur base de \u00abla tierce complicit\u00e9 de la violation d\u2019engagements contractuels\u00bb et des articles 1382 et 1383 du Code civil, en raison de la tierce complicit\u00e9 d\u2019SOCIETE2.)dans la violation des clauses 4.1, 14.2 et 14.3 du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015 parPERSONNE1.), au paiement de la somme de 48.600,-EUR \u00e0 titre de dommages et int\u00e9r\u00eats, ou tout autre montant, m\u00eame sup\u00e9rieur, \u00e0 \u00e9valuer ex aequo et bonopar le tribunal de c\u00e9ans sinon \u00e0 dires d\u2019expert; \u2022\u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019SOCIETE2.) -direSOCIETE2.)responsable d\u2019avoir viol\u00e9 les clauses 4.1, 14.2 et 14.3 du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015, principalement sur le fondement des articles 1134 et suivants du Code civil, et subsidiairement sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil, sinon sur base de toute autre base l\u00e9gale appropri\u00e9e ; -dire que cette violation a caus\u00e9 un pr\u00e9judice dans le chef de la partie demanderesse, chiffr\u00e9 \u00e0 un montant de 48.600,-EUR, ou tout autre montant, m\u00eame sup\u00e9rieur, \u00e0 \u00e9valuerex aequo et bonopar le tribunal de c\u00e9ans sinon \u00e0 dires d\u2019expert ; -condamnerSOCIETE2.)\u00e0 cesser la violation de la clause 14.3 du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015, et partant l\u2019exploitation du m\u00eame type d\u2019activit\u00e9 que celle exerc\u00e9e par la partie demanderesses, dans la zone d\u2019exclusivit\u00e9 de HOLZEM, sous peine d\u2019une astreinte non comminatoire de 1.000,-EUR par jour de retard et sur base des articles 1134 et suivants du Code civil, sinon sur base de l\u2019article 1143 du Code civil, sinon sur base de l\u2019article 6-1 du Code civil, sinon sur base de toute disposition l\u00e9gale appropri\u00e9e ; -condamnerSOCIETE2.)\u00e0payer \u00e0 la partie demanderesse, \u00e0 titre de dommage mat\u00e9riel caus\u00e9 \u00e0 celle-ci suite \u00e0 la violation susvis\u00e9e, la somme de 48.600,- EUR ou tout autre montant, m\u00eame sup\u00e9rieur, \u00e0 \u00e9valuerex aequo et bonopar le tribunal de c\u00e9ans sinon \u00e0 dires d\u2019expert, principalement sur le fondement des articles 1134 et suivants du Code civil, sinon sur base de l\u2019article 1143 du Code civil, sinon sur le fondement de l\u2019article 6-1 du Code civil, sinon sur toute autre base l\u00e9gale appropri\u00e9e; \u2022\u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019SOCIETE2.),SOCIETE3.)etPERSONNE1.) -dire qu\u2019en faisant usage de \u00abNovasign\u00bb et en cr\u00e9ant par l\u00e0 m\u00eame une confusion aupr\u00e8s de la client\u00e8le de la partie demanderesse entre la marque \u00abPANO\u00bb et \u00abNovasign\u00bb,SOCIETE3.)etPERSONNE1.), en sa qualit\u00e9 d\u2019actionnaire majoritaire etd\u2019administrateur de cette derni\u00e8re, ont sciemment et en toute connaissance des engagements contractuels d\u2019SOCIETE2.), contribu\u00e9 \u00e0 la violation des clauses 4.2, 14.2 et 14.3 du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015; -condamnerSOCIETE3.),PERSONNE1.)etSOCIETE2.)solidairement, sinon in solidum, sur base de \u00abla tierce complicit\u00e9 de la violation d\u2019engagements<\/p>\n<p>5 contractuels\u00bb et des articles 1382 et 1383 du Code civil, en raison de la tierce complicit\u00e9 deSOCIETE3.)et dePERSONNE1.)dans la violation desclauses 4.2, 14.2 et 14.3 du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015 parSOCIETE2.), au paiement de la somme de 48.600,-EUR \u00e0 titre de dommages et int\u00e9r\u00eats, ou tout autre montant, m\u00eame sup\u00e9rieur, \u00e0 \u00e9valuerex aequo et bonopar le tribunal de c\u00e9ans sinon \u00e0 dires d\u2019expert. SOCIETE1.)demande encore, en tout \u00e9tat de cause, la condamnation solidaire, sinon in solidumdePERSONNE1.), d\u2019SOCIETE2.)et deSOCIETE3.)au paiement des honoraires d\u2019avocats expos\u00e9s par la partie demanderesse en relation avec la pr\u00e9sente affaire, soit \u00e0 un montant de 15.000,-EUR + p.m. sous r\u00e9serve d\u2019augmentation, sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil, ainsi que du montant de 15.000,-EUR sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. La partie demanderesse demande enfin\u00e0 voir ordonner l\u2019ex\u00e9cution provisoire du pr\u00e9sent jugement nonobstant appel ou opposition, ainsi que la condamnation de PERSONNE1.), d\u2019SOCIETE2.)et deSOCIETE3.)\u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance avec distraction au profit du mandataire de la partie demanderesse qui en a fait l\u2019avance. PERSONNE1.),SOCIETE2.)etSOCIETE3.)demandent reconventionnellement la condamnation de la partie demanderesse au paiement du montant de 25.000,-EUR, \u00e0 titre d\u2019indemnisation pour rupture abusive du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015, \u00e0 augmenter des int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux de retard \u00e0 compter du jour de la r\u00e9siliation du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015, soit le 7 juillet 2021, sinon subsidiairement \u00e0 compter de la pr\u00e9sente demande en justice jusqu\u2019 \u00e0 solde ou toute autre somme \u00e0 \u00e9valuerex aequo et bono. Les d\u00e9fenderesses sollicitent encore la condamnation de la partie demanderesse au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de 15.000,-EUR sur base de l\u2019article 6-1 du Code civil, sinon sur base de l\u2019article 1382 et 1383 du Code civil pour avoir exerc\u00e9 un recours de mani\u00e8re abusive. Elles r\u00e9clament en outre la condamnation de la partie demanderesse au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500,-EUR sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Les parties d\u00e9fenderesses demandent enfin la condamnation de la partie demanderesse aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance avec distraction au profit de Ma\u00eetre Aurelia FELTZ qui affirme en avoir fait l\u2019avance. Moyens des parties et appr\u00e9ciation du tribunal L\u2019exception de libell\u00e9 obscur SOCIETE2.),PERSONNE1.)etSOCIETE3.)soul\u00e8vent,in limine litiset avant toute autre d\u00e9fense, l\u2019irrecevabilit\u00e9 des demandes adverses en raison du libell\u00e9 obscur de l\u2019acte d\u2019assignation. Elles affirment ne pas avoir pu identifier clairement dans l\u2019assignation ce qui leur \u00e9tait reproch\u00e9. Il ne ressortirait pas de l\u2019assignation ni d\u2019aucun document annex\u00e9 \u00e0 ladite assignation en quoiSOCIETE1.)pourrait se pr\u00e9valoir des contrats invoqu\u00e9s par elle (ci-apr\u00e8s aussi d\u00e9sign\u00e9s les \u00abContrats\u00bb). La partie demanderesse reprocherait par<\/p>\n<p>6 ailleurs aux parties d\u00e9fenderesses d\u2019exercerune activit\u00e9 concurrente \u00e0 la sienne sans pr\u00e9ciser en quoi consisterait une telle activit\u00e9. Finalement, il ne serait pas identifiable dans l\u2019assignation si la partie demanderesse se pr\u00e9vaut d\u2019une faute des parties d\u00e9fenderesses dans le cadre d\u2019une responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle ou si elle agit dans la cadre de l\u2019inex\u00e9cution des Contrats sur base de la responsabilit\u00e9 contractuelle. SOCIETE1.)conclut au rejet de l\u2019exception de libell\u00e9 obscur alors que les faits et les demandes seraient formul\u00e9es de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e dans l\u2019acte d\u2019assignation. Les parties d\u00e9fenderesses seraient par ailleurs en mesure de r\u00e9pondre aux arguments par des conclusions sur plusieurs pages, de sorte qu\u2019elles auraient parfaitement compris les demandes. En outre, elles ne d\u00e9montreraient aucun grief ou pr\u00e9judice qui r\u00e9sulterait du pr\u00e9tendu libell\u00e9 obscur. Appr\u00e9ciation du tribunal Aux termes de l\u2019article 154, alin\u00e9a 1 er , du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, l\u2019exploit de l\u2019assignation doit contenir l\u2019objet et un expos\u00e9 sommaire des moyens, le tout \u00e0 peine de nullit\u00e9. La partie assign\u00e9e doit en effet, pour pr\u00e9parer sa r\u00e9ponse, savoir de fa\u00e7on pr\u00e9cise ce qu\u2019on lui demande et sur quelle qualit\u00e9, quel titre et quels motifs le demandeur se fonde. En effet, l\u2019objet de la demande doit toujours \u00eatre \u00e9nonc\u00e9 de fa\u00e7on claire et compl\u00e8te, \u00e0 la diff\u00e9rence de l\u2019expos\u00e9 des moyens, qui peut \u00eatre sommaire (R.P.D.B., v\u00b0 exploit, n\u00b0 298, p.135 et les r\u00e9f\u00e9rences y cit\u00e9es). C\u2019est aux juges qu\u2019il appartient d\u2019appr\u00e9cier si un libell\u00e9 donn\u00e9 est suffisamment explicite (Tissier et Darras, Code de Proc\u00e9dure civile, Tome 1., sub art. 61, n\u00b0 325, p.345). Le but de la condition pr\u00e9vue par l&#039;article 154, alin\u00e9a 1 er du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile est que le d\u00e9fendeur puisse savoir, avant de compara\u00eetre, quel est l&#039;objet demand\u00e9 (Beltjens, Proc\u00e9dure civile, n\u00b0116, p.398 ; Dalloz, Codes annot\u00e9s, \u00e9d. 1910, Code de Proc\u00e9dure civile, sub. art. 61, n\u00b0721,p.270) et ceci d&#039;une mani\u00e8re expresse. D\u00e8s lors, l&#039;exploit d&#039;ajournement qui ne contient aucune conclusion pr\u00e9cise sur laquelle les juges puissent statuer est frapp\u00e9 d&#039;une nullit\u00e9 qui ne peut \u00eatre couverte par des conclusions ult\u00e9rieurement prises (Beltjens, op.cit., n\u00b0 115, p.398). La prescription de l\u2019article pr\u00e9cit\u00e9 doit \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e en ce sens que l&#039;indication exacte des pr\u00e9tentions et la d\u00e9signation des circonstances de fait qui forment la base de la demande sont requises. La description des faitsdoit \u00eatre suffisamment pr\u00e9cise pour mettre le juge en mesure de d\u00e9terminer le fondement juridique de la demande, pour ne pas laisser le d\u00e9fendeur se m\u00e9prendre sur l&#039;objet de celle-ci et pour lui permettre le choix des moyens de d\u00e9fense appropri\u00e9s. Il appartient au juge d\u2019appr\u00e9cier souverainement si un libell\u00e9 donn\u00e9 est suffisamment pr\u00e9cis et explicite ; il ressort \u00e9galement des pouvoirs et devoirs du juge de proc\u00e9der \u00e0 la qualification, voire \u00e0 la requalification juridique de celle que les parties ont pu confier \u00e0 leurs rapports, soit dans une convention, soit dans la demande en justice. S\u2019il appartient ainsi au juge de toiser le litige moyennant les r\u00e8gles de droit objectivement applicables, encore faut-il, dans le souci des principes du contradictoire<\/p>\n<p>7 etdu respect des droits de la d\u00e9fense, que la requ\u00eate contienne une structure des faits claire ne pr\u00eatant pas \u00e0 \u00e9quivoque. Il ne saurait en effet \u00eatre laiss\u00e9 au pouvoir discr\u00e9tionnaire des juges, partant \u00e0 l\u2019arbitraire, de s\u00e9lectionner dans les faits ceux qui formeront le support mat\u00e9riel de la demande et du jugement \u00e0 rendre. Le libell\u00e9 obscur s\u2019appr\u00e9cie uniquement sur base de l\u2019assignation introductive d\u2019instance et cette derni\u00e8re ne saurait \u00eatre rep\u00each\u00e9e ni par des conclusions ult\u00e9rieurement prises, ni par r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des actes ant\u00e9rieurs, ni surtout par les pi\u00e8ces vers\u00e9es lesquelles int\u00e9ressent uniquement le fond du litige (Cour 5 juillet 2007, n\u00b0 30520 du r\u00f4le; Cour 27 f\u00e9vrier 2013, n\u00b0 37883 du r\u00f4le, Cour 13 janvier 2016, n\u00b0 41671). La nullit\u00e9 r\u00e9sultantde l\u2019article 154 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile est une nullit\u00e9 de forme soumise \u00e0 l\u2019article 264 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, donc \u00e0 la preuve d\u2019un grief (Cass 25 octobre 2001, n\u00b0 50\/01, 1798, Cour 15 mai 2002, n\u00b0 24 393 ; Cour 26 juin 2002, BIJ 2\/03, p 28). L\u2019exception du libell\u00e9 obscur s\u2019inscrit donc dans le cadre des nullit\u00e9s formelles des actes de proc\u00e9dure, soumises aux conditions cumulatives de l\u2019article 264 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, disposant que \u00abtoute nullit\u00e9 d\u2019exploit ou d\u2019acte de proc\u00e9dure est couverte si elle n\u2019est propos\u00e9e avant toute d\u00e9fense ou exception autre que les exceptions d\u2019incomp\u00e9tence. Aucune nullit\u00e9 pour vice de forme des exploits ou des actes de proc\u00e9dure ne pourra \u00eatre prononc\u00e9e que s\u2019il est justifi\u00e9 que l\u2019inobservation de la formalit\u00e9, m\u00eame substantielle, aura pour effet de porter atteinte aux int\u00e9r\u00eats de la partie adverse.\u00bb Ainsi, pour que l\u2019exception soit recevable, elle doit \u00eatre soulev\u00e9e au seuil de l\u2019instance ; pour que l\u2019exception soit fond\u00e9e, il fautque le d\u00e9fendeur prouve que le d\u00e9faut de clart\u00e9 de l\u2019acte lui cause grief. Le grief dont le d\u00e9fendeur doit rapporter concr\u00e8tement la preuve, sans qu\u2019il ne puisse se borner \u00e0 en invoquer l\u2019existence dans l\u2019abstrait, peut \u00eatre de nature diverse. La notion de grief ne porte aucune restriction. Son appr\u00e9ciation se faitin concreto, en fonction des circonstances de la cause. Il est constitu\u00e9 chaque fois que l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 a pour cons\u00e9quence de d\u00e9ranger le cours normal de la proc\u00e9dure. Il r\u00e9side g\u00e9n\u00e9ralement dans (Cass., 12 mai 2005, Pas. 33, p.53). Il appartient \u00e0 celui qui invoque le moyen du libell\u00e9 obscur d\u2019\u00e9tablir qu\u2019en raison de ce libell\u00e9 obscur de l\u2019acte, il a \u00e9t\u00e9 dans l\u2019impossibilit\u00e9 de savoir ce que le demandeur lui r\u00e9clame et pour quelle raison (Cour,5 juillet 2007, n\u00b0 30520). En l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019exception du libell\u00e9 obscur a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9ein limine litis, pr\u00e9alablement \u00e0 toute d\u00e9fense au fond dans le cadre des premi\u00e8res conclusions notifi\u00e9es par les parties d\u00e9fenderesses, de sorte qu\u2019elle est recevable. Letribunal retient en premier lieu que d\u00e8s lors que les parties d\u00e9fenderesses ont soulev\u00e9 l\u2019exception du libell\u00e9 obscur, il appartient au tribunal d\u2019examiner si la demande dont il est saisi est conforme aux exigences prescrites \u00e0 peine de nullit\u00e9 par l\u2019article 154 duNouveau Code de proc\u00e9dure civile (Cour, 13 janvier 2016, n\u00b0 41671 du r\u00f4le).<\/p>\n<p>8 Le tribunal constate d\u2019embl\u00e9e que les faits tels qu\u2019expos\u00e9s dans l\u2019assignation sont extr\u00eamement confus. La r\u00e9daction de l\u2019assignation ne permet pas de cerner avec certitude les relations entre les diff\u00e9rentes parties \u00e0 l\u2019instance, ainsi que l\u2019implicationdes parties non pr\u00e9sentes dans la pr\u00e9sente instance mais dont l\u2019intervention directe ou indirecte dans les Contrats est all\u00e9gu\u00e9e. La partie demanderesse y \u00e9met des affirmations, notamment quant \u00e0 l\u2019exercice d\u2019une activit\u00e9 concurrente \u00e0 la sienne par les parties d\u00e9fenderesses, sans pr\u00e9ciser en quoi consisterait une telle activit\u00e9. A d\u00e9faut de description du contenu des Contrats, notamment quant \u00e0 l\u2019usage autoris\u00e9 de la ou des marques vis\u00e9es par les Contrats, il n\u2019est pas d\u00e9celable quels faits seraient susceptibles de constituer des violations des dispositions contractuelles. Aucune pr\u00e9cision plausible du pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9 ne figure dans l\u2019assignation, ni m\u00eame dans les conclusions subs\u00e9quentes. La confusion est encore renforc\u00e9e par le fait que l\u2019assignation ser\u00e9f\u00e8re au Contrat du 24 ao\u00fbt 2015 dans le cadre de la demande de cessation dirig\u00e9e contrePERSONNE1.) et dans le cadre des demandes dirig\u00e9es contrePERSONNE1.)etSOCIETE2.). Il n\u2019est pas possible de d\u00e9tecter avec certitude si la r\u00e9f\u00e9rence au Contrat du 24 ao\u00fbt 2015 r\u00e9sulte d\u2019une erreur mat\u00e9rielle ou si elle refl\u00e8te de mani\u00e8re correcte les raisonnements de la partie demanderesse. Il s\u2019av\u00e8re encore que dans le dispositif de l\u2019assignation,SOCIETE1.)r\u00e9clame la condamnation des trois parties d\u00e9fenderesses,individuellement ou solidairement avec l\u2019une ou toutes les autres parties d\u00e9fenderesses, au paiement d\u2019une somme au titre de dommages et int\u00e9r\u00eats, sans ordre de subsidiarit\u00e9 ni solidarit\u00e9 entre les diff\u00e9rents groupes de condamnation et sans ventilation entre les parties et en vertu des contrats vis\u00e9s. En effet, la partie demanderesse r\u00e9clame des dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 l\u2019\u00e9gard de toutes les parties, sans qu\u2019il ne soit d\u00e9terminable si les demandes visent un dommage unique pour les deux contrats ou siSOCIETE1.)demande l\u2019indemnisation cumulative de plusieurs pr\u00e9judices distincts. Il r\u00e9sulte d\u00e8s lors de l\u2019ensemble des \u00e9l\u00e9ments qui pr\u00e9c\u00e8dent que la description des faits dans l\u2019assignation et l\u2019objet de la demande ne se d\u00e9gagent pas de mani\u00e8re claire, desorte qu\u2019il y a lieu de retenir que l\u2019assignation est affect\u00e9e d\u2019un libell\u00e9 obscur. Le tribunal consid\u00e8re encore que le libell\u00e9 obscur de l\u2019assignation cause un pr\u00e9judice certain aux parties d\u00e9fenderesses, alors qu\u2019elles peuvent valablement affirmer que leur d\u00e9fense en a \u00e9t\u00e9 n\u00e9gativement affect\u00e9e par l\u2019entrave ou la g\u00eane port\u00e9e \u00e0 l\u2019organisation de leur d\u00e9fense en mettant les d\u00e9fendeurs dans l\u2019impossibilit\u00e9 de choisir les moyens de d\u00e9fense appropri\u00e9s Il s\u2019ensuit que l\u2019assignation introduite parSOCIETE1.)est \u00e0 d\u00e9clarer nulle en raison du libell\u00e9 obscur l\u2019affectant.<\/p>\n<p>9 Les demandes reconventionnelles Les parties d\u00e9fenderessesdemandent reconventionnellement la condamnation de SOCIETE1.)au paiement du montant de 25.000,-EUR \u00e0 titre d\u2019indemnisation pour rupture abusive du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015, \u00e0 augmenter des int\u00e9r\u00eats ou toute autre somme \u00e0 \u00e9valuerex aequo et bono. Elles font valoir que la r\u00e9siliation d\u2019un contrat \u00e0 terme serait prohib\u00e9e, autorisant le cocontractantl\u00e9s\u00e9 par la r\u00e9siliation irr\u00e9guli\u00e8re \u00e0 r\u00e9clamer l\u2019ex\u00e9cution du contrat ou des dommages et int\u00e9r\u00eats. Cette prohibition souffrirait toutefois d\u2019une exception lorsque la rupture du contrat est pr\u00e9vue dans le contrat. Il s\u2019agirait alors d\u2019un droit dont l\u2019usage abusif engagerait la responsabilit\u00e9 du cocontractant qui en fait usage. Le Contrat du 24 ao\u00fbt 2015 pr\u00e9voirait que la r\u00e9siliation pourrait intervenir apr\u00e8s un manquement contractuel, \u00e9tant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019une mise en demeure permettant \u00e0 la partie cocontractantede rem\u00e9dier \u00e0 ce manquement dans le d\u00e9lai d\u2019un mois. La partie demanderesse aurait donc abus\u00e9 de son droit de r\u00e9siliation en ne permettant pas \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 cocontractante de se mettre en conformit\u00e9. Par ailleurs, les all\u00e9gations de la partie demanderessequant aux pr\u00e9tendues inex\u00e9cutions du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015 ne seraient \u00e9tay\u00e9es par aucune preuve. Elle se bornerait \u00e0 all\u00e9guer que les parties d\u00e9fenderesses auraient exerc\u00e9 une activit\u00e9 concurrente, sans en rapporter la preuve ni m\u00eame expliquer en quoi leurs agissements auraient sem\u00e9 la confusion aupr\u00e8s de la client\u00e8le de la partie demanderesse. Les d\u00e9fenderesses sollicitent encore la condamnation de la partie demanderesse au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de 15.000,-EUR sur base de l\u2019article 6-1 du Code civil, sinon sur base de l\u2019article 1382 et 1383 du Code civil pour avoir exerc\u00e9 un recours de mani\u00e8re abusive. SOCIETE1.)conteste la demande reconventionnelle bas\u00e9e sur une pr\u00e9tendue r\u00e9siliation abusive du Contrat du24 ao\u00fbt 2015, alors que la r\u00e9siliation de ce contrat serait \u00e0 consid\u00e9rer comme r\u00e9guli\u00e8re \u00e0 d\u00e9faut de toute mauvaise foi dans son chef. En outreSOCIETE2.)n\u2019\u00e9tablirait aucun pr\u00e9judice r\u00e9sultant de la r\u00e9siliation du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015 ni ne serait enmesure de justifier le montant de 25.000,-EUR. Elle conteste \u00e9galement la demande en r\u00e9paration d\u2019une pr\u00e9tendue proc\u00e9dure abusive et vexatoire, alors que son action n\u2019exc\u00e9derait pas l\u2019exercice normal d\u2019un droit et ne saurait d\u00e8s lors engager sa responsabilit\u00e9 Appr\u00e9ciation du tribunal La demande reconventionnelle bas\u00e9e sur une pr\u00e9tendue r\u00e9siliation abusive du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015 est \u00e0 analyser en une demande incidente form\u00e9e \u00ab par un d\u00e9fendeur qui ne se contente pas de r\u00e9sister \u00e0 la pr\u00e9tention du demandeur, mais demande au tribunal de prononcer une condamnation contre ce dernier \u00bb (Cour d\u2019appel, 16 juin 2004, n\u00b0 27652 du r\u00f4le).<\/p>\n<p>10 Or, une telle demande doit suivre le sort de la demande principale, de sorte qu\u2019il y a lieu de la d\u00e9clarerirrecevable. La r\u00e8gle suivant laquelle l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande principale entra\u00eene celle de la demande reconventionnelle re\u00e7oit exception lorsque la demande reconventionnelle remplit une fonction principale et qu\u2019elle constitue notamment une demandeen dommages-int\u00e9r\u00eats bas\u00e9e exclusivement sur la demande principale (Cour, 23 octobre 1990, Pas.28, p.70). Parmi les demandes reconventionnelles, on distingue les demandes reconventionnelles ordinaires, qui sont li\u00e9es au fond du litige, des demandes reconventionnelles en dommages et int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure vexatoire (Cass. com. 19\/07\/1971, Bull. civ. IV n\u00b0 213). Il s\u2019ensuit que la demande en proc\u00e9dure abusive et vexatoire des parties d\u00e9fenderesses est recevable. L\u2019article 6-1 du Code civil sanctionne l\u2019exercice malveillant, de mauvaise foi des droits ou sans utilit\u00e9 r\u00e9elle pour leur titulaire et sans \u00e9gard aux droits concurrents des tiers par un d\u00e9tournement de leur fonction sociale. L\u2019exercice d\u2019une action en justice ne d\u00e9g\u00e9n\u00e8re en faute pouvant donner lieu \u00e0 des dommages et int\u00e9r\u00eats que s\u2019il constitue un acte de malice ou de mauvaise foi ou, au moins, une erreur grossi\u00e8re \u00e9quipollente au dol ou si le demandeur a agi avec une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 bl\u00e2mable. Il convient de sanctionner, non pas le fait d\u2019avoir exerc\u00e9 \u00e0 tort une action en justice ou d\u2019y avoir r\u00e9sist\u00e9 injustement\u2013puisque l\u2019exercice d\u2019une action en justice est libre\u2013mais uniquement le fait d\u2019avoir abus\u00e9 de son droit en commettant une faute ind\u00e9pendante du seul exercice des voies de droit (Cour 17 mars 1993, n\u00b0 14446 du r\u00f4le; Cour 22 mars 1993, n\u00b0 14971 du r\u00f4le). Cette faute intentionnelle engage la responsabilit\u00e9 civile de la partie demanderesse \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la partie d\u00e9fenderesse, si elle prouve avoir subi un pr\u00e9judice (Cour 16 f\u00e9vrier 1998, nos 21687et 22631 du r\u00f4le). L\u2019ensemble des \u00e9l\u00e9ments du dossier soumis \u00e0 l&#039;appr\u00e9ciation du tribunal ne permettent pas de retenir queSOCIETE1.)ait en l\u2019esp\u00e8ce agi dans un dessein de nuire, respectivement avec une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 bl\u00e2mable. Il n&#039;en r\u00e9sulte pas non plus queles parties demanderesses sur reconvention aient subi un pr\u00e9judice sp\u00e9cifique en raison de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure. Il y a d\u00e8s lors lieu de d\u00e9clarer la demande pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire non fond\u00e9e tant sur base de l\u2019article 6-1 du Code civil quesur base des articles 1382 et 1383 du m\u00eame code. Les demandes accessoires Les parties d\u00e9fenderesses r\u00e9clament la condamnation de la partie demanderesse au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500,-EUR sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile.<\/p>\n<p>11 Le tribunal retient qu\u2019il serait en l\u2019esp\u00e8ce in\u00e9quitable de laisser \u00e0 la charge des parties d\u00e9fenderesses l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 des frais non compris dans les d\u00e9pens, de sorte que leur demande est fond\u00e9e en principe. Eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019import de l\u2019affaire, aux difficult\u00e9s qu\u2019elle comporte et aux soins qu\u2019elle requiert, le tribunal \u00e9value \u00e0 2.000,-EUR l\u2019indemnit\u00e9 redue de ce chef. SOCIETE1.)ayant succomb\u00e9 \u00e0 l\u2019instance, il y a lieu de la condamner aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance avec distraction au profit de Ma\u00eetre Aurelia FELTZ qui affirme en avoir fait l\u2019avance. P a r c e s m o t i f s : Le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, deuxi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale selon la proc\u00e9durecivile, statuant contradictoirement, d\u00e9clarenulle l\u2019assignation du 16 d\u00e9cembre 2021 pour libell\u00e9 obscur, d\u00e9clareirrecevable la demande reconventionnelle en dommages et int\u00e9r\u00eats pour r\u00e9siliation abusive du Contrat du 24 ao\u00fbt 2015, d\u00e9clarerecevable mais non fond\u00e9e la demande reconventionnelle en dommages et int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire, d\u00e9clarefond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE7.)SARL, dePERSONNE1.)et de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit belgeSOCIETE3.) sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile \u00e0 hauteur de 2.000,- EUR, condamnela soci\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit belgeSOCIETE1.)SPRL \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE7.)SARL,PERSONNE1.)et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit belgeSOCIETE3.)le montant de 2.000,-EUR \u00e0 ce titre, condamnelasoci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e de droit belgeSOCIETE1.)SPRL \u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance et en ordonne la distraction au profit de Ma\u00eetre Aur\u00e9lia FELTZ qui affirme en avoir fait l\u2019avance.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/tribunal-darrondissement-luxembourg-commerce\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/tribunal-darrondissement-luxembourg-commerce\/20241021-021310\/20241004-talch02-tal-2022-00553-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 Jugement commercial2024TALCH02\/01316 Audience publique du vendredi,quatre octobredeux millevingt-quatre. Num\u00e9roTAL-2022-00553du r\u00f4le Composition : Anick WOLFF, 1 \u00e8re vice-pr\u00e9sidente; Tania CARDOSO, juge; Ines BIWER, juge ; Paul BRACHMOND, greffier. 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