{"id":630608,"date":"2026-04-21T03:16:29","date_gmt":"2026-04-21T01:16:29","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-7-decembre-2023-32\/"},"modified":"2026-04-21T03:16:35","modified_gmt":"2026-04-21T01:16:35","slug":"tribunal-darrondissement-7-decembre-2023-32","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-7-decembre-2023-32\/","title":{"rendered":"Tribunal d&#8217;arrondissement, 7 d\u00e9cembre 2023"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Jugt n\u00b02475\/2023 not.19685\/11\/CD Ex p 2x(s) D\u00e9faut sub 4) AUDIENCE PUBLIQUE DU 7 D\u00c9CEMBRE 2023 Le Tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg,neuvi\u00e8mechambre, si\u00e9geant enmati\u00e8re correctionnelle, a rendu le jugement qui suit : Dans la cause du Minist\u00e8re Public contre 1)PERSONNE1.), n\u00e9e leDATE1.)\u00e0ADRESSE1.), demeurant \u00e0ADRESSE2.), 2)PERSONNE2.), n\u00e9 leDATE2.)\u00e0ADRESSE3.), demeurant \u00e0ADRESSE4.), 3)PERSONNE3.), n\u00e9 leDATE3.)\u00e0ADRESSE5.), demeurant \u00e0ADRESSE6.)ADRESSE6.), 4)la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0ADRESSE7.), inscrite au Registre du Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro NUMERO1.), d\u00e9clar\u00e9e enfaillite suivant jugement commercial num\u00e9ro 886\/2017 (faillite 403\/2017) du 28 juin2017 de la deuxi\u00e8mechambre commercial du Tribunal d\u2019Arrondissement de et \u00e0 Luxembourg. 5)PERSONNE4.), n\u00e9 leDATE4.)\u00e0ADRESSE8.), demeurant \u00e0ADRESSE9.), -p r \u00e9 v e n u s- en pr\u00e9sence de<\/p>\n<p>2 1)lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.,(venant aux droits deSOCIETE3.)SA \u00e0 la suite de la scission partielle par constitution d\u2019une nouvelle soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e\u2013SOCIETE2.)S.\u00e0.r.l. \u2013sans dissolution de la soci\u00e9t\u00e9 existante),\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE10.), inscrite au Registre du Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO2.) repr\u00e9sent\u00e9e par song\u00e9rant uniqueactuellement en fonctions, comparant parC.A.S.S.\u00e0r.l., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE11.), inscrite au Registre du Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO3.) repr\u00e9sent\u00e9e par sa g\u00e9rante; Ma\u00eetre Emmanuelle PRISER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 la m\u00eame adresse, et comparant par la soci\u00e9t\u00e9 en commandite simpleSOCIETE4.), \u00e9tablie \u00e0 L-ADRESSE12.), inscrite au Registre du Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s sous le n\u00b0NUMERO4.), inscrite sur la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg, en l\u2019\u00e9tude de laquelle domicile a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu et repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rantSOCIETE5.)SARL, \u00e9tablie \u00e0 la m\u00eame adresse, RCS n\u00b0NUMERO5.), repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Rosario GRASSO, avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 la m\u00eame adresse, 2)la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)SA,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-L-ADRESSE13.), inscrite au Registre du Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous lenum\u00e9roNUMERO6.) repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, comparant par la soci\u00e9t\u00e9 en commandite simpleSOCIETE4.), \u00e9tablie \u00e0 L-ADRESSE12.), inscrite au Registre du Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s sous le n\u00b0NUMERO4.), inscrite sur la liste V du Tableau de l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg, en l\u2019\u00e9tude de laquelle domicile a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu et repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rantSOCIETE5.)SARL, \u00e9tablie \u00e0 la m\u00eame adresse, RCS n\u00b0NUMERO5.), repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Rosario GRASSO, avocat \u00e0 la Cour, demeurant professionnellement \u00e0 la m\u00eame adresse, partiescivilesconstitu\u00e9escontrePERSONNE1.),PERSONNE2.),PERSONNE3.), la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A.etPERSONNE4.), pr\u00e9qualifi\u00e9s. F A I T S : Par citation du22 juin2023, Monsieur le Procureur d\u2019Etat pr\u00e8s le Tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg arequislespr\u00e9venusPERSONNE1.),PERSONNE2.),PERSONNE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. etPERSONNE4.)de compara\u00eetre \u00e0 l\u2019audience publique du2 et 3 octobre 2023devant le Tribunal correctionnel de ce si\u00e8ge pour y entendre statuer sur les pr\u00e9ventions suivantes : la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.: infraction \u00e0 l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, infraction aux articles 14, 17,18et 25de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;yinclure la publicit\u00e9 comparative (ci-apr\u00e8s \u00ab la loi du 30 juillet 2002 \u00bb), PERSONNE2.): infraction \u00e0 l\u2019article 464 du Code p\u00e9nal, infraction \u00e0 l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, infraction aux articles 14, 17,18et 25de la loi du 30 juillet 2002,<\/p>\n<p>3 PERSONNE3.): infraction \u00e0 l\u2019article 464 du Code p\u00e9nal, infraction \u00e0 l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, infraction aux articles 14 et 25de la loi du 30 juillet 2002, PERSONNE1.): infraction auxarticles14et 25de la loi du 30 juillet 2002, PERSONNE4.): infraction \u00e0l\u2019article 464 du Code p\u00e9nal, infraction \u00e0 l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, infraction aux articles 14 et 25de la loi du 30 juillet 2002. Al\u2019audience du 2 octobre 2023, Madame le vice-pr\u00e9sident constata l\u2019identit\u00e9 despr\u00e9venus PERSONNE1.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.)etleurdonna connaissance del\u2019actequia saisi le Tribunal. Madame le vice-pr\u00e9sidentlesinforma deleurdroit de garder le silenceet de ne pas s\u2019incriminer soi-m\u00eame, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 190-1 (2) du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale. Malgr\u00e9 la citation r\u00e9guli\u00e8re \u00e0 la derni\u00e8re adresse connue de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., cette derni\u00e8re ne s\u2019est pas pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019audience publique du2 octobre 2023. Ma\u00eetre Nathalie FRISCH, ancien curateur de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. informa le Tribunal que par jugement n\u00b02023TALCH02\/00066 rendu le 20 janvier 2023 la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A. avait \u00e9t\u00e9 cl\u00f4tur\u00e9e. Ma\u00eetre Dogan DEMIRCAN, mandataire du pr\u00e9venuPERSONNE2.), a soulev\u00e9in limine litis l\u2019exception dulibell\u00e9 obscur. Ma\u00eetre Emmanuelle PRISER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant\u00e0Luxembourg,etMa\u00eetre Rosario GRASSO, avocat \u00e0 la Cour, demeurant\u00e0 Strassen, r\u00e9it\u00e9r\u00e8rent lapartie civile au nom et pour compte de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l., demanderesse au civil, contre les pr\u00e9venus PERSONNE1.),PERSONNE2.),PERSONNE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. et PERSONNE4.), d\u00e9fendeurs au civil. Ma\u00eetre Rosario GRASSOdonna lecture des conclusions \u00e9crites qu&#039;il d\u00e9posa ensuite sur le bureau du Tribunal et qui furent sign\u00e9es parMadame le vice- pr\u00e9sident et parMadamela greffi\u00e8re. Ma\u00eetre Philippe PENNINGet Ma\u00eetre Brian HELLINCKX, avocats \u00e0 la Cour, tous les deux demeurant \u00e0 Luxembourg, soulev\u00e8rent des moyensde proc\u00e9durein limine litisau nom et pour le compte du pr\u00e9venuPERSONNE4.). Le Tribunald\u00e9cida de joindrelesincidentsde proc\u00e9dureau fond. Lest\u00e9moinsPERSONNE5.)etPERSONNE6.)furententendus, chacun s\u00e9par\u00e9ment,enleurs d\u00e9clarations orales, apr\u00e8s avoir pr\u00eat\u00e9 le serment pr\u00e9vu par la loi. Le Tribunalordonna ensuite la suspension des d\u00e9bats et la continuation de l&#039;affaire \u00e0 l\u2019audience publique du 3 octobre 2023. \u00c0 cette audience,Madame le vice-pr\u00e9sidentconstata l\u2019identit\u00e9dePERSONNE2.)etluidonna connaissance de l\u2019acte qui a saisi le Tribunal.<\/p>\n<p>4 Madame le vice-pr\u00e9sidentl\u2019informa desondroit de garder le silence et de ne pas s\u2019incriminer soi-m\u00eame, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 190-1 (2) du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale. Le t\u00e9moinPERSONNE7.), se trouvant toujours sous serment,fut entendu enses d\u00e9clarations orales. Lespr\u00e9venusPERSONNE1.),PERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.), furent entendusenleursexplications et moyens de d\u00e9fense. Le Tribunalordonna ensuite la suspension des d\u00e9bats et la continuation de l&#039;affaire \u00e0 l\u2019audience publique des24et 26octobre 2023. \u00c0 l\u2019audience du 24 octobre 2023, Ma\u00eetre Rosario GRASSO, avocat \u00e0 la Cour,se constitua oralement partie civile au nom et pour le compte dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A,contre les pr\u00e9venus. Ma\u00eetre Rosario GRASSO et Ma\u00eetre Emmanuelle PRISER d\u00e9velopp\u00e8rent plus amplement les parties civiles de lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.et dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)SA. Le repr\u00e9sentant du Minist\u00e8re Public, Monsieur Felix WANTZ, premier substitut du Procureur d\u2019Etat, r\u00e9suma l\u2019affaire et fut entendu en ses r\u00e9quisitions. Ma\u00eetre Dogan DEMIRCAN, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, d\u00e9veloppa plus amplement les moyens de d\u00e9fense de son mandantPERSONNE2.). Ma\u00eetre Rosario GRASSO, avocat \u00e0 la Cour, r\u00e9pliqua. Ma\u00eetre Camille VALENTIN, avocat\u00e0 la Cour, en remplacement de Ma\u00eetre Ars\u00e8ne KRONSHAGEN, avocat \u00e0 la Cour, tous deux demeurant \u00e0 Luxembourg, d\u00e9veloppa plus amplement les moyens de d\u00e9fense dePERSONNE1.). Le Tribunalordonna ensuite la suspension des d\u00e9bats et la continuation de l&#039;affaire \u00e0 l\u2019audience publique du 26 octobre 2023. \u00c0 cette audience,Ma\u00eetre Dogan DEMIRCAN, avocat \u00e0 la Cour, r\u00e9pliqua. Ma\u00eetre Philippe PENNINGet Ma\u00eetre Brian HELLINCKXd\u00e9velopp\u00e8rentplusamplement les moyens de d\u00e9fense de leurmandantPERSONNE4.). Ma\u00eetre Jean-Michel ROSA, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, d\u00e9veloppa plus amplement les moyens de d\u00e9fense de son mandantPERSONNE3.) Ma\u00eetre Rosario GRASSO, avocat \u00e0 la Cour, r\u00e9pliqua. Le Minist\u00e8re Public r\u00e9pliqua. Les pr\u00e9venus eurent la parole en dernier. Le Tribunal prit l\u2019affaireen d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 et rendit \u00e0 l\u2019audience publique de ce jour, date \u00e0 laquelle le prononc\u00e9 avait \u00e9t\u00e9refix\u00e9, le<\/p>\n<p>5 J U G E M E N T qui suit : Vu l\u2019ensemble dudossierr\u00e9pressifconstitu\u00e9par le Minist\u00e8re Public sous lanotice19685\/11\/CD et notamment les proc\u00e8s-verbaux et les rapports \u00e9tablis en cause par la Police Grand-Ducale. Vu la citation \u00e0 pr\u00e9venusdu22 juin 2023r\u00e9guli\u00e8rement notifi\u00e9e \u00e0PERSONNE1.), PERSONNE2.),PERSONNE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. etPERSONNE4.). Malgr\u00e9 la citation r\u00e9guli\u00e8re \u00e0 la derni\u00e8re adresse connue de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., cette derni\u00e8re ne s\u2019est pas pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019audience publique du 2 octobre 2023.Il y a partant lieu de statuer par d\u00e9faut \u00e0 son \u00e9gard. Vu l\u2019information judiciairediligent\u00e9e par le Juge d\u2019instruction. Vu l\u2019ordonnance de renvoi num\u00e9ro993\/16rendue par la chambre du conseil du Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg en date du20 avril 2016renvoyantdevant une chambre correctionnelle du m\u00eame si\u00e8ge,surrequ\u00eate de la partie civileSOCIETE3.)S.A.,la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A.du chefd\u2019infraction\u00e0 l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal ainsi que d\u2019infractionaux articles 14, 17, 18 et 25 de la loi du 30juillet 2002r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative (ci-apr\u00e8s \u00ab la loi du 30 juillet 2002relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyale\u00bb). Par la m\u00eame ordonnance, la chambre du conseil du Tribunal d\u2019arrondissement a renvoy\u00e9 PERSONNE2.)devant une chambre correctionnelle de cem\u00eame si\u00e8ge du chefd\u2019infractionaux articles 461 et464 du Code p\u00e9nal, d\u2019infraction\u00e0 l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal ainsi que d\u2019infractionaux articles14, 17, 18 et 25de la loi du 30 juillet 2002relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyale ainsi quePERSONNE3.)etPERSONNE4.)du chefd\u2019infractionaux articles 461 et 464 du Code p\u00e9nal, d\u2019infraction\u00e0 l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal ainsi que d\u2019infractionaux articles 14 et 25de la loi du 30 juillet 2002relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyale. Finalement, la chambre du conseil du Tribunald\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg arenvoy\u00e9 par la m\u00eame ordonnancePERSONNE1.)devant une chambre correctionnelle de cem\u00eame si\u00e8ge du chef d\u2019infractionaux articles 14 et 25 de la loi du 30 juillet 2002relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyale. Au P\u00e9nal LeParquet reproche aux pr\u00e9venus ce qui suit: \u00ab1.SOCIETE6.)S.A. depuis le 4 juillet 2011, date de sa constitution, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, sans pr\u00e9judice quant aux dates et lieux exacts, comme auteur, coauteur ou complice, a)en infraction \u00e0 l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal,<\/p>\n<p>6 ayant eu connaissance des secrets d&#039;affaires ou de fabrication appartenant \u00e0 une personne, soit par l&#039;interm\u00e9diaire d&#039;un employ\u00e9, ouvrier ou apprenti agissant en violation des prescriptions de l&#039;alin\u00e9a 1 de l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, soit par un acte contraire \u00e0 la loi ou aux bonnes m\u0153urs, d&#039;avoir utilis\u00e9 ces secrets ou les avoir divulgu\u00e9, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 celui \u00e0 qui ils appartiennent, soit pour se procurerun avantage illicite; en l&#039;esp\u00e8ce, d&#039;avoir eu connaissance et utilis\u00e9, dans le cadre de ses activit\u00e9s, le mod\u00e8le \u00e9conomique original et unique d\u00e9velopp\u00e9 depuis plus de 10 ans parSOCIETE3.)au moyen d&#039;investissements financiers importants (ci-apr\u00e8s le \u00ab Mod\u00e8le Economique Original de SOCIETE3.)\u00bb), et dont elle a eu connaissance par l&#039;interm\u00e9diaire de son dirigeant, PERSONNE2.), ainsi que parPERSONNE3.)etPERSONNE4.), qui en ont eux-m\u00eames eu connaissance \u00e0 l&#039;occasion de, et qui leur avaient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour, l&#039;ex\u00e9cution de leur travail au sein deSOCIETE3.), et notamment : \u2022le savoir-faire technique deSOCIETE3.) \u2022des plans des b\u00e2timents deSOCIETE3.)(annexes 18, 26 \u00e0 28 et 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) permettant de r\u00e9aliser aussi bien des b\u00e2timents m\u00e9talliques en profils ENSEIGNE1.)ouENSEIGNE2.), et des brochures principes de montages et notices de montages des b\u00e2timents en kit deSOCIETE3.)(annexes 6 \u00e0 8 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; \u2022les caract\u00e9ristiques techniques compl\u00e8tes (longueur et poids) de l&#039;ensemble de la gamme deSOCIETE3.)(annexe 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; \u2022des sch\u00e9mas techniques r\u00e9alis\u00e9s manuellement par l&#039;administrateur-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de SOCIETE3.), MonsieurPERSONNE6.)(annexe 27 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; (ci-apr\u00e8s le \u00ab Savoir-Faire Technique deSOCIETE3.)\u00bb) -les m\u00e9thodes de commercialisations d\u00e9velopp\u00e9es parSOCIETE3.): \u2022la strat\u00e9gie commerciale et les argumentaires commerciaux (g\u00e9n\u00e9ral et pourchaque gamme de b\u00e2timents) (annexes 26 et 27 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; \u2022lestrames d&#039;entretiens t\u00e9l\u00e9phoniques (annexe 26 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; \u2022les photos des b\u00e2timents r\u00e9alis\u00e9s parSOCIETE3.)(annexe 29 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; \u2022les plaquettes de pr\u00e9sentations et publicit\u00e9s des gammes de b\u00e2timents de SOCIETE3.)(annexes 26 \u00e0 29 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; \u2022les m\u00e9thodes de calcul du prix de vente des b\u00e2timents deSOCIETE3.)(annexes 26 \u00e0 29 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), \u2022les tarifs de l&#039;ensemble de la gamme commercialis\u00e9e parSOCIETE3.)et prix d\u00e9taill\u00e9s de chaque composant (annexes 27 et 28 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; il convient de noter qu&#039;il s&#039;agit de documents internes \u00e0SOCIETE3.), non accessible au public et non mis \u00e0 disposition des clients ou prospects (le public n&#039;a acc\u00e8s qu&#039;\u00e0 un seul prix \u00e0 la fois, uniquement par le biais de la demande de devis en ligne) ; \u2022des listes de fournisseurs (comparaison prix des transporteurs, lettres de voiture annexes 28 et 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013 ; \u00e9change d&#039;emails entre PERSONNE3.)etSOCIETE7.): pages 19 \u00e0 21 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; \u2022le mod\u00e8le et le sch\u00e9ma du site internet deSOCIETE3.)au travers duquelsont exclusivement commercialis\u00e9s ses produits, avec notamment le devis en ligne (annexe 26 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ;<\/p>\n<p>7 \u2022des factures et des devis (annexe 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) (ci-apr\u00e8s les \u00ab M\u00e9thodes de Commercialisation deSOCIETE3.)\u00bb) -les m\u00e9thodes d&#039;organisation et de travail d\u00e9velopp\u00e9es parSOCIETE3.): \u2022plusieurs notes manuscrites des dirigeants et\/ou pr\u00e9pos\u00e9s deSOCIETE3.); \u2022bons de livraison servant \u00e0 contr\u00f4ler la marchandise ; \u2022emails internes adress\u00e9s parSOCIETE3.)\u00e0 ses salari\u00e9s concernant l&#039;organisationinterne et les m\u00e9thodes de travail (annexe 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) (ci-apr\u00e8s les \u00ab M\u00e9thodes d&#039;Organjsation et de Travail de SOCIETE3.)\u00bb) ; (le Savoir-Faire Technique deSOCIETE3.), les M\u00e9thodesde Commercialisation de SOCIETE3.)et lesM\u00e9thodes d&#039;Organisation et de Travail deSOCIETE3.)\u00e9tant ci-apr\u00e8s ensemble d\u00e9sign\u00e9es les \u00ab El\u00e9ments Constitutifs du Savoir-Faire deSOCIETE3.)\u00bb) ; l&#039;ensemble de ces \u00e9l\u00e9ments constituant un savoir-faire prot\u00e9g\u00e9 au sensde l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal; l&#039;ensemble des El\u00e9ments Constitutifs du Savoir-Faire deSOCIETE3.)a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 sur les ordinateurs dePERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.), ainsi que sur le serveur interne d&#039;SOCIETE1.)S.A. (p. 25 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), mais \u00e9galement sous forme de documents papiers dans les locaux d&#039;SOCIETE1.)S.A., lors de la perquisition du 19 mars 2012 et ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s parSOCIETE1.)S.A. S.A. afin de lui permettre de : -concevoirune gamme de b\u00e2timents standards qualitatifs \u00e0 des prix tr\u00e8s attractifs, identique \u00e0 celle deSOCIETE3.), alors queSOCIETE3.)etSOCIETE1.)S.A. sont les seuls \u00e0 utiliser ces dimensions et pourcentages de pentes de toit pour leur gamme standard (annexes15 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013 ; confirmation par SOCIETE7.)en page 21 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013 et en page 3 du m\u00e9moire de la partie civile du 19 d\u00e9cembre 2014 figurant au dossier p\u00e9nal) et les seuls \u00e0 commercialiser cette gamme standard en profilsENSEIGNE1.)(annexe 16 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), m\u00eame si aujourd&#039;huiSOCIETE1.)S.A. commercialise sa gamme standard principalement en poutresENSEIGNE2.)(voir cependant p. 4 du m\u00e9moire de la partie civile du 12 f\u00e9vrier 2014figurant au dossier p\u00e9nal), et que les prix pratiqu\u00e9s sont tr\u00e8s proches (ci-apr\u00e8s les \u00ab Produits Identiques \u00e0SOCIETE3.)\u00bb) ; -mettre en place un site internet similaire \u00e0 celui deSOCIETE3.)et offrant des options semblables (devis en ligne) (ci-apr\u00e8s le\u00ab Site Internet Identique \u00e0 celui deSOCIETE3.) \u00bb); -mettre en place des m\u00e9thodes de commercialisations et de travail imm\u00e9diatement efficaces (ci-apr\u00e8s les \u00ab M\u00e9thodes de Commercialisation et de Travail Identiques \u00e0 SOCIETE3.); b)eninfraction auxarticles 14 et 25de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative, d&#039;avoir, par un acte contraire soit aux usages honn\u00eates en mati\u00e8re commerciale, industrielle, artisanale ou lib\u00e9rale, soit \u00e0 un engagement contractuel, enlev\u00e9 ou tent\u00e9 d&#039;enlever \u00e0 ses concurrents ou \u00e0 l&#039;un d&#039;eux une partie de leur client\u00e8le ou port\u00e9 atteinte ou tent\u00e9 de porter atteinte \u00e0 leur capacit\u00e9 de concurrence ; en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir :<\/p>\n<p>8 -limit\u00e9 les id\u00e9es et le travail deSOCIETE3.)en vue de d\u00e9velopper \u00e0 moindres co\u00fbts une activit\u00e9 identique \u00e0 celle deSOCIETE3.), et de concurrencer directement cette derni\u00e8re, s&#039;immis\u00e7ant ainsi dans le sillage deSOCIETE3.)afin de tirer profit, sans rien d\u00e9penser, de son savoir-faire acquis au terme d&#039;efforts et d&#039;investissements importants, et notamment d&#039;avoir copi\u00e9,respectivement plagi\u00e9 : \u2022la gamme de b\u00e2timents standard deSOCIETE3.)(m\u00eames dimensions, m\u00eames pourcentages de toit, m\u00eames mat\u00e9riaux, ; \u2022les plans des b\u00e2timents et des \u00e9l\u00e9ments composant les b\u00e2timents ; \u2022la technique innovante deSOCIETE3.)quant \u00e0 l&#039;utilisation de profils en ENSEIGNE1.)(\u00ab Profils Reconstitu\u00e9s Soud\u00e9s \u00bb) pour sa gamme de b\u00e2timents standards ; \u2022les principes et notices de montage des b\u00e2timents en kit deSOCIETE3.)(annexes au courrier de la partie civile au Juge d&#039;instruction Schammo en date du7 septembre 2011 figurant au dossier p\u00e9nal) ; \u2022les conditions g\u00e9n\u00e9rales deSOCIETE3.)(qui ne sont pas accessibles librement, mais donn\u00e9es aux clients uniquement avec le bon de commande) ; \u2022le mod\u00e8le \u00e9conomique deSOCIETE3.)permettant de r\u00e9duire significativement les co\u00fbts de production et de commercialisation et de proposer ainsi les b\u00e2timents qualitatifs \u00e0 des prix tr\u00e8s attractifs ; \u2022les m\u00e9thodes de commercialisation deSOCIETE3.), et notamment : ola vente des produits, propos\u00e9e uniquement par le biais d&#039;unsite internet, avec la possibilit\u00e9 de faireun devis instantan\u00e9 en ligne ; oa promotion par le biais de m\u00eames m\u00e9dias (site internet, la \u00ab ENSEIGNE3.)\u00bb, le \u00abENSEIGNE4.)\u00bb) et des m\u00eames salons professionnels (ADRESSE14.),ADRESSE15.), etc.) ; ol&#039;argumentairecommercial ; \u2022le site internet deSOCIETE3.): odans la pr\u00e9sentation ; oquant \u00e0 sa structure (rubriques) et ses fonctionnalit\u00e9s (et notamment la possibilit\u00e9 de devis en ligne instantan\u00e9); oquant aux t\u00e9moignages de satisfaction des clients; oquant aux photographies ; -eu connaissance de mani\u00e8re frauduleuse de l&#039;ensemble des tarifs de la gamme de SOCIETE3.)et des prixd\u00e9taill\u00e9s de chaque composant; -utilis\u00e9 une version pirat\u00e9e du logiciel \u00abENSEIGNE5.)\u00bb copi\u00e9e aupr\u00e8s deSOCIETE3.); -contact\u00e9 les m\u00eames fournisseurs (par exempleSOCIETE7.)pour la r\u00e9alisation des profils m\u00e9talliques,PERSONNE8.)pour le transport, etc.) ; -usurp\u00e9 des t\u00e9moignages de clients deSOCIETE3.)et les pr\u00e9senter comme des clients d&#039;SOCIETE1.)S.A. ; -pr\u00e9sent\u00e9 desr\u00e9alisations deSOCIETE3.)comme des r\u00e9alisations d&#039;SOCIETE1.)S.A.; -d\u00e9bauch\u00e9 syst\u00e9matiquement le personnel qualifi\u00e9 deSOCIETE3.), permettant ainsi de faire l&#039;\u00e9conomie d&#039;importants frais de formations (p. 8 et 9 du m\u00e9morandum de la partie civile du 17 f\u00e9vrier 2014 figurant au dossier p\u00e9nal ; interrogatoire dePERSONNE4.) du 29\/01\/2014) ; -d\u00e9nigr\u00e9SOCIETE3.)aupr\u00e8s du public, notamment \u00e0 travers des publicit\u00e9s trompeuses et\/ou comparatives illicites ; (les \u00ab Actes de Concurrence D\u00e9loyale \u00bb) c)eninfraction aux articles 17, 18 et 25 de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEEsur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative<\/p>\n<p>9 d&#039;avoir port\u00e9 pr\u00e9judice ou tent\u00e9 de porter pr\u00e9judice \u00e0 un concurrent par le biais d&#039;une publicit\u00e9 qui, d&#039;une mani\u00e8re quelconque, y compris sa pr\u00e9sentation, induit en erreur ou est susceptible d&#039;induire en erreur les personnes auxquelles elle s&#039;adresse ou qu&#039;elle touche et qui, en raison de son caract\u00e8re trompeur est susceptible d&#039;affecter leur comportement \u00e9conomique ; et d&#039;avoir par le biais d&#039;une publicit\u00e9 qui, explicitement ou implicitement, identifie un concurrent ou des biens ou services offerts par un concurrent, compar\u00e9 de mani\u00e8re illicite les biens et les services offert par elle et ceux offerts par un concurrent ; en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir : -qualifi\u00e9, dans une publicit\u00e9 pour les produits d&#039;SOCIETE1.)S.A. diffus\u00e9e tr\u00e8s largement sur son site internet et dans le magazine \u00ab LaENSEIGNE3.)\u00bb, les produits vendus par SOCIETE3.), et plus particuli\u00e8rement lesprofils enENSEIGNE1.), d&#039;\u00ab arnaque \u00bb ; -insinu\u00e9, dans une publicit\u00e9 pour lesproduits d&#039;SOCIETE1.)S.A. diffus\u00e9e tr\u00e8s largement sur son site internet et dans le magazine \u00ab LaENSEIGNE3.)\u00bb, que les syst\u00e8mes d&#039;attaches par vis\/boulon utilis\u00e9s parSOCIETE3.)sont de mauvaise qualit\u00e9 et entra\u00eenent la d\u00e9t\u00e9rioration syst\u00e9matique des t\u00f4les ; et -utilis\u00e9, dans des publicit\u00e9s pour les produits d&#039;SOCIETE1.)S.A. (site internet, brochures distribu\u00e9s sur les salons professionnels, etc.), la mention \u00ab Deutsche Qualit\u00e4t \u00bb alors que ses produits sont fabriqu\u00e9s en R\u00e9publique Tch\u00e8que ; (ci-apr\u00e8s les\u00ab Publicit\u00e9s Trompeuses et Comparatives Illicites \u00bb) 2.PERSONNE2.). depuis un temps non prescrit et notamment depuis le 1 er septembre 2009, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, sans pr\u00e9judice quant aux dates et lieux exacts, comme auteur,coauteur ou complice, a)en infraction aux articles 461 et 464 du Code p\u00e9nal, d&#039;avoir soustrait frauduleusement des biens corporels et incorporels qui ne lui appartiennent pas, avec la circonstance que le voleur est un domestique ou un homme de service \u00e0 gages, m\u00eame lorsqu&#039;il aura commis le vol envers des personnes qu&#039;il ne servait pas, mais qui se trouvaient soit dans la maison du ma\u00eetre, soit dans celle o\u00f9 il l&#039;accompagnait, ou si c&#039;est un ouvrier, compagnon ou apprenti, dans la maison, l&#039;atelier ou le magasin de son ma\u00eetre, ou un individu travaillant habituellement dans l&#039;habitation o\u00f9 il aura vol\u00e9, en l&#039;esp\u00e8ce, de s&#039;\u00eatre appropri\u00e9 sans l&#039;autorisation et \u00e0 l&#039;insu deSOCIETE3.), un nombre important de documents, sous forme papier et\/ou de fichiers \u00e9lectroniques (plans des b\u00e2timents et des composantes des b\u00e2timents, tableaux contenant les mesures des \u00e9l\u00e9ments composant les b\u00e2timents, brochures principes et notices de montages des b\u00e2timents en kit, caract\u00e9ristiques techniques compl\u00e8tes de l&#039;ensemble de la gamme deSOCIETE3.), m\u00e9thodes de commercialisations d\u00e9velopp\u00e9es parSOCIETE3.), m\u00e9thodes de calcul du prix de vente des b\u00e2timents deSOCIETE3.), mod\u00e8le et sch\u00e9mas du site internet deSOCIETE3.), notes manuscrites, emails internes adress\u00e9s parSOCIETE3.)\u00e0 ses salari\u00e9s concernant notamment l&#039;organisation interne et les m\u00e9thodes de travail, notes manuscrites des pr\u00e9pos\u00e9s de SOCIETE3.), liste des fournisseurs et des prix, devis, factures, photos, etc.) appartenant \u00e0 SOCIETE3.)(annexes 26 \u00e0 28 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), mais \u00e9galement des logiciels appartenant \u00e0 des tiers et dontSOCIETE3.)avait acquis la licence d&#039;exploitation (logiciel de conception graphiqueENSEIGNE5.): annexe 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) et qui ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s au si\u00e8ge d&#039;SOCIETE1.)S.A. lors de la perquisition du 19 mars 2012,<\/p>\n<p>10 b)en infraction \u00e0 l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, \u00e9tant ou ayant \u00e9t\u00e9 employ\u00e9, ouvrier ou apprenti d&#039;une entreprise commerciale, ou industrielle, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 son patron, soit pour se procurer un avantage illicite, d&#039;avoir utilis\u00e9 ou divulgu\u00e9, pendant la dur\u00e9e de son engagement ou end\u00e9ans les deux ans qui en suivent l&#039;expiration, les secrets d&#039;affaires ou de fabrication dont il a eu connaissance par suite de sa situation , ayant eu connaissance des secrets d&#039;affaires ou de fabrication appartenant \u00e0 une personne, soit par l&#039;interm\u00e9diaire d&#039;un employ\u00e9, ouvrier ou apprenti agissant en violation des prescriptions de l&#039;alin\u00e9a qui pr\u00e9c\u00e8de, soit par un acte contraire \u00e0 la loi ou aux bonnes m\u0153urs, d&#039;avoir utilis\u00e9 ces secrets ou les avoir divulgu\u00e9s, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 celui \u00e0 qui ils appartiennent, soit pour se procurer un avantage illicite. d&#039;avoirutilis\u00e9 sans en avoir le droit ou communiqu\u00e9 \u00e0 autrui des mod\u00e8les, dessins ou patrons qui lui ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour l&#039;ex\u00e9cution de commandes commerciales ou industrielles, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 celui \u00e0 qui ils appartiennent, soit pour se procurer un avantage illicite. en l&#039;esp\u00e8ce, malgr\u00e9 les stipulations de son contrat de travail et les instructions de son employeur quant \u00e0 la protection de son savoir-faire (annexes 1 et 2 de la plainte p\u00e9nale initiale de la partie civile du 4 ao\u00fbt 2011 figurant au dossier p\u00e9nal), d&#039;avoir divulgu\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)S.A., et\/ou utilis\u00e9, dans le cadre des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., le Mod\u00e8le Economique Original deSOCIETE3.), et notamment les El\u00e9ments Constitutifs du Savoir-Faire de SOCIETE3.), dont la majeure partie a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 sur l&#039;ordinateur de M.PERSONNE2.)(p. 14 \u00e0 17 et p. 22 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) et sur le serveur interne d&#039;SOCIETE1.) S.A. (p. 25 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), ainsi que,sous forme de documents papiers, dans les locaux d&#039;SOCIETE1.)S.A. lors de la perquisition du 19 mars 2012, et dont il a eu connaissance \u00e0 l&#039;occasion de, et\/ou qui lui avaient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour, l&#039;exercice de ses fonctions au sein deSOCIETE3.)(dont il \u00e9tait \u00e0 l&#039;\u00e9poque l&#039;unique dessinateur et avait \u00e0 ce titre acc\u00e8s \u00e0 l&#039;ensemble des donn\u00e9es relatives \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 : p. 6 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; l&#039;ensemble de ces \u00e9l\u00e9ments constitue un savoir-faire prot\u00e9g\u00e9 au sens de l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal ; qui a \u00e9t\u00e9 divulgu\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)S.A., et\/ou utilis\u00e9, afin de lui permettre de : -concevoirdes Produits Identiques \u00e0SOCIETE3.); -mettre en place un Site Internet Identique \u00e0 celui deSOCIETE3.); -mettre en place des M\u00e9thodes de Commercialisationet de Travail Identiques \u00e0 SOCIETE3.); c)en infraction aux articles 14 et 25 de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en etdu Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative d&#039;avoir, par un acte contraire soit aux usages honn\u00eates en mati\u00e8re commerciale, industrielle, artisanale ou lib\u00e9rale, soit \u00e0 un engagementcontractuel, enlev\u00e9 ou tent\u00e9 d&#039;enlever \u00e0 ses concurrents ou \u00e0 l&#039;un d&#039;eux une partie de leur client\u00e8le ou port\u00e9 atteinte ou tent\u00e9 de porter atteinte \u00e0 leur capacit\u00e9 de concurrence ; en l&#039;esp\u00e8ce, d&#039;avoir commis les Actes de Concurrence D\u00e9loyale au pr\u00e9judicedeSOCIETE3.), notamment en ayant imit\u00e9 les id\u00e9es et le travail deSOCIETE3.)en vue de cr\u00e9er \u00e0 moindre co\u00fbts<\/p>\n<p>11 une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l&#039;activit\u00e9 identique \u00e0 celle deSOCIETE3.), et de concurrencer directement cette derni\u00e8re, s&#039;immis\u00e7ant ainsi dans le sillage deSOCIETE3.)afin de tirer profit, sans rien d\u00e9penser, de son savoirfaire acquis au terme d&#039;efforts d&#039;investissements importants. d)en infraction aux articles 17, 18 et 25 de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative d&#039;avoir port\u00e9 pr\u00e9judice ou tent\u00e9 de porter pr\u00e9judice \u00e0un concurrent par le biais d&#039;une publicit\u00e9 qui, d&#039;une mani\u00e8re quelconque, y compris sa pr\u00e9sentation, induit en erreur ou est susceptible d&#039;induire en erreur les personnes auxquelles elle s&#039;adresse ou qu&#039;elle touche et qui, en raison de son caract\u00e8re trompeur est susceptible d&#039;affecter leur comportement \u00e9conomique ; et d&#039;avoir par le biais d&#039;une publicit\u00e9 qui, explicitement ou implicitement, identifie un concurrent ou des biens ou services offerts par un concurrent, compar\u00e9 de mani\u00e8re illicite les biens etles services offert par elle et ceux offerts par un concurrent ; en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir r\u00e9alis\u00e9 et diffus\u00e9 les Publicit\u00e9s Trompeuses et Comparatives Illicites ; 3.PERSONNE3.) depuis le 1er juillet 2010, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg,sans pr\u00e9judice quant aux dates et lieux exacts, comme auteur, coauteur, ou complice, a)en infraction aux articles 461 et 464 du Code p\u00e9nal, d&#039;avoir soustrait frauduleusement des biens corporels et incorporels qui ne lui appartiennent pas, avec la circonstance que le voleur est un domestique ou un homme de service \u00e0 gages, m\u00eame lorsqu&#039;il aura commis le vol envers des personnes qu&#039;il ne servait pas, mais qui se trouvaient soit dans la maison du ma\u00eetre, soit dans celle o\u00f9 il l&#039;accompagnait, ou si c&#039;est un ouvrier, compagnon ou apprenti, dans la maison, l&#039;atelier ou le magasin de son ma\u00eetre, ou un individu travaillant habituellement dans l&#039;habitation o\u00f9 il aura vol\u00e9 ; en l&#039;esp\u00e8ce, de s&#039;\u00eatre appropri\u00e9 sans l&#039;autorisation et \u00e0 l&#039;insu deSOCIETE3.), un nombre important de documents, sous forme papier et\/ou de fichiers \u00e9lectroniques (et notamment des factures et devis, des plans des b\u00e2timents et des composantes des b\u00e2timents, ainsi que des emails internes adress\u00e9s parSOCIETE3.)\u00e0 ses salari\u00e9s concernant l&#039;organisation interne et les m\u00e9thodes de travail) appartenant \u00e0SOCIETE3.)(p. 18 et annexes 30 et 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), qui ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s au si\u00e8ge d&#039;SOCIETE1.)S.A. lors de la perquisition du 19 mars 2012 ; b)en infraction \u00e0 l&#039;article309 du Code p\u00e9nal, \u00e9tant ou ayant \u00e9t\u00e9 employ\u00e9, ouvrier ou apprenti d&#039;une entreprise commerciale, ou industrielle, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 son patron, soit pour se procurer un avantage illicite, d&#039;avoir utilis\u00e9 oudivulgu\u00e9, pendant la dur\u00e9e de son engagement ou end\u00e9ans les deux ans qui en suivent l&#039;expiration, les secrets d&#039;affaires ou de fabrication dont il a eu connaissance par suite de sa situation ; ayant eu connaissance des secrets d&#039;affaires ou de fabricationappartenant \u00e0 une personne, soit par l&#039;interm\u00e9diaire d&#039;un employ\u00e9, ouvrier ou apprenti agissant en violation des prescriptions<\/p>\n<p>12 de l&#039;alin\u00e9a qui pr\u00e9c\u00e8de, soit par un acte contraire \u00e0 la loi ou aux bonnes m\u0153urs, d&#039;avoir utilis\u00e9 ces secrets ou les avoir divulgu\u00e9s, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 celui \u00e0 qui ils appartiennent, soit pour se procurer un avantage illicite. d&#039;avoir utilis\u00e9 sans en avoir le droit ou communiqu\u00e9 \u00e0 autrui des mod\u00e8les, dessins ou patrons qui lui ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour l&#039;ex\u00e9cution de commandes commerciales ou industrielles, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 celui \u00e0 qui ils appartiennent, soit pour se procurer un avantage illicite. en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir, malgr\u00e9 les stipulations claires de son contrat de travail et les instructions claires de son employeur quant \u00e0 la protection de son savoir-faire (annexes 1 et 4 de la plainte p\u00e9nale initiale de la partie civile du 4 ao\u00fbt 2011 figurant au dossier p\u00e9nal), divulgu\u00e9 \u00e0 SOCIETE1.)S.A., et\/ou utilis\u00e9, dans le cadre des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., une partie du Mod\u00e8leEconomique Original deSOCIETE3.), et notamment un nombre important d&#039;El\u00e9ments Constitutifs du Savoir-Faire deSOCIETE3.)dont il a eu connaissance \u00e0 l&#039;occasion de, et\/ou qui lui avaient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour, l&#039;exercice de ses fonctions au sein deSOCIETE3.) (responsable des achats et de la logistique), en l&#039;occurrence des: -plans des b\u00e2timents et des composantes des b\u00e2timents deSOCIETE3.); -contacts fournisseurs dont il a eu connaissance en sa qualit\u00e9 de responsable des achats et de la logistique (comme le montre l&#039;\u00e9change d&#039;emails entrePERSONNE3.)et SOCIETE7.), p. 19 du Rapport PJ) ; et -factures et devis , retrouv\u00e9s sur l&#039;ordinateur dePERSONNE3.)(p. 18 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) et sur le serveur interne d&#039;SOCIETE1.)S.A. (p. 25 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), ainsi que, sous forme de documents papier, dans les locaux d&#039;SOCIETE1.)S.A. lors de la perquisition du 19 mars 2012 ; l&#039;ensemble de ces \u00e9l\u00e9ments constituant un savoir-faire prot\u00e9g\u00e9 au sens de l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal ; qui a divulgu\u00e9s\/utilis\u00e9s afin depermettre \u00e0SOCIETE1.)S.A. de : -concevoir desProduits Identiques \u00e0SOCIETE3.); et -de mettre en place des M\u00e9thodes de Commercialisation et de Travail Identiques \u00e0 SOCIETE3.). c)en infraction aux articles 14 et 25 de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative d&#039;avoir, par un acte contraire soit aux usages honn\u00eates en mati\u00e8re commerciale, industrielle, artisanale ou lib\u00e9rale, soit \u00e0 un engagement contractuel, enlev\u00e9 ou tent\u00e9 d&#039;enlever \u00e0 ses concurrents ou \u00e0 l&#039;un d&#039;eux une partie de leur client\u00e8le ou port\u00e9 atteinte ou tent\u00e9 de porter atteinte \u00e0 leur capacit\u00e9 de concurrence ; en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir, alors qu&#039;il \u00e9tait encore salari\u00e9 deSOCIETE3.)en arr\u00eat maladie, activement pr\u00eat\u00e9 son concours \u00e0 l&#039;\u00e9tablissement et au d\u00e9veloppement d&#039;une activit\u00e9 directement concurrente de celle de son employeurSOCIETE3.)et aux Actes de Concurrence D\u00e9loyale envers celui-ci (plus amplement d\u00e9crits aux points 1. c) et 2. d) ci-avant), en ayant notamment : -contact\u00e9 un fournisseur deSOCIETE3.)en se pr\u00e9sentant comme pr\u00e9pos\u00e9 d&#039;SOCIETE1.) S.A. (pages 20 et 21 du rapport cote B05 du4 f\u00e9vrier 2013) ;<\/p>\n<p>13 -contact\u00e9 diff\u00e9rents fournisseurs et prestataires, dont certains fournisseurs et prestataires deSOCIETE3.), au nom d&#039;SOCIETE1.)S.A. (page 19 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; -livr\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)S.A. les biens vis\u00e9s sub 3.a); 4.PERSONNE1.) depuisle mois de janvier 2011, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, sans pr\u00e9judice quant aux dates et lieux exacts, en violation des dispositions de l&#039;article 14 de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnantla concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative ; comme auteur, coauteur ou complice, d&#039;avoir, par un acte contraire soit aux usages honn\u00eates en mati\u00e8re commerciale, industrielle, artisanale ou lib\u00e9rale, soit \u00e0 un engagement contractuel, enlev\u00e9 ou tent\u00e9 d&#039;enlever \u00e0 ses concurrents ou \u00e0 l&#039;un d&#039;eux une partie de leur client\u00e8le ou port\u00e9 atteinte ou tent\u00e9 de porter atteinte \u00e0 leur capacit\u00e9 de concurrence ; en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir, y compris lorsqu&#039;elle \u00e9tait encore salari\u00e9e deSOCIETE3.), activement pr\u00eat\u00e9 son concours \u00e0 l&#039;\u00e9tablissement et au d\u00e9veloppement d&#039;une activit\u00e9 directement concurrente de celle deSOCIETE3.)et et aux Actes de Concurrence D\u00e9loyale, en ayant notamment : -conseill\u00e9PERSONNE2.)sur la structure originale \u00e0 mettre en place, via une soci\u00e9t\u00e9 de droit anglais ; -\u00ab vendu \u00bb ladite structure \u00ab cl\u00e9-en-main \u00bb \u00e0PERSONNE2.). 5.SOCIETE8.) depuis le 1 er juillet 2011, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, sans pr\u00e9judice quant aux dates et lieux exacts, en auteur, coauteur ou complice, a)en infraction aux articles 461 et 464 du Code p\u00e9nal, d&#039;avoir soustrait frauduleusement des biens corporelset incorporels qui ne lui appartiennent pas, avec la circonstance que le voleur est un domestique ou un homme de service \u00e0 gages, m\u00eame lorsqu&#039;il aura commis le vol envers des personnes qu&#039;il ne servait pas, mais qui se trouvaient soit dans la maison du ma\u00eetre, soit dans celle o\u00f9 il l&#039;accompagnait, ou si c&#039;est un ouvrier, compagnon ou apprenti, dans la maison, l&#039;atelier ou le magasin de son ma\u00eetre, ou un individu travaillant habituellement dans l&#039;habitation o\u00f9 il aura vol\u00e9, en l&#039;esp\u00e8ce, de s&#039;\u00eatre appropri\u00e9sans l&#039;autorisation et \u00e0 l&#039;insu deSOCIETE3.), un certain nombre de documents, sous forme papier et\/ou de fichiers \u00e9lectroniques (brochure principe de montage des b\u00e2timents en kit, tableaux contenant les mesures des \u00e9l\u00e9ments composant les b\u00e2timents de SOCIETE3.); plans de b\u00e2timents et d&#039;\u00e9l\u00e9ments de b\u00e2timents ; emails internes adress\u00e9s par SOCIETE3.)\u00e0 ses salari\u00e9s) appartenant \u00e0SOCIETE3.)(annexes 30 et 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), et qui ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s au si\u00e8ge d&#039;SOCIETE1.)S.A. lors dela perquisition du 19 mars 2012, b)en infraction \u00e0 l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal,<\/p>\n<p>14 \u00e9tant ou ayant \u00e9t\u00e9 employ\u00e9, ouvrier ou apprenti d&#039;une entreprise commerciale, ou industrielle, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 son patron, soit pour se procurer un avantage illicite, d&#039;avoir utilis\u00e9 ou divulgu\u00e9, pendant la dur\u00e9e de son engagement ou end\u00e9ans les deux ans qui en suivent l&#039;expiration, les secrets d&#039;affaires ou de fabrication dont il a eu connaissance par suite de sa situation, ayant eu connaissance des secrets d&#039;affaires ou de fabrication appartenant \u00e0 une personne, soit par l&#039;interm\u00e9diaire d&#039;un employ\u00e9, ouvrier ou apprenti agissant en violation des prescriptions de l&#039;alin\u00e9a qui pr\u00e9c\u00e8de, soit par un acte contraire \u00e0 la loi ou auxbonnes m\u0153urs, d&#039;avoir utilis\u00e9 ces secrets ou les avoir divulgu\u00e9s, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 celui \u00e0 qui ils appartiennent, soit pour se procurer un avantage illicite, d&#039;avoir utilis\u00e9 sans en avoir le droit oucommuniqu\u00e9 \u00e0 autrui des mod\u00e8les, dessins ou patrons qui lui ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour l&#039;ex\u00e9cution de commandes commerciales ou industrielles, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 celui \u00e0 qui ils appartiennent, soit pour se procurerun avantage illicite, en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir, malgr\u00e9 les stipulations claires de son contrat de travail et les instructions claires de son employeur quant \u00e0 la protection de son savoir-faire (annexe 1 du courrier de la partie civile du 17 juin 2013 figurantau dossier p\u00e9nal), divulgu\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)S.A., et\/ou utilis\u00e9, dans le cadre des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., une partie du Mod\u00e8le Economjque Original deSOCIETE3.), et notamment un nombre important d&#039;\u00e9l\u00e9ments constitutifs du Savoir-Faire Technique deSOCIETE3.), dont il a eu connaissance \u00e0 l&#039;occasion de, et\/ou qui lui avaient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour, l&#039;exercice de ses fonctions au sein deSOCIETE3.) (dessinateur), en l&#039;occurrence des plans des b\u00e2timents et des composantes des b\u00e2timents en kit con\u00e7us parSOCIETE3.), ainsi qu&#039;un certain nombre d&#039;autres documents relatifs au Savoir- Faire Technique deSOCIETE3.)(brochures principe et notice de montage des b\u00e2timents en kit, tableaux contenant les mesures des \u00e9l\u00e9ments composant les b\u00e2timents deSOCIETE3.)), retrouv\u00e9s dans les locaux d&#039;SOCIETE1.)S.A. et sur l&#039;ordinateur de M.PERSONNE4.)au sein d&#039;SOCIETE1.)S.A. (p. 18 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ainsi que sur le serveur interne d&#039;SOCIETE1.)S.A. (p. 25 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) lorsde la perquisition du 19 mars 2012 ; l&#039;ensemble de ces \u00e9l\u00e9ments constitue un savoir-faire prot\u00e9g\u00e9 au sensde l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal; qui ont \u00e9t\u00e9 divulgu\u00e9s\/utilis\u00e9s afin de permettre \u00e0SOCIETE1.)S.A. de concevoir, sinon de continuer \u00e0 pouvoir concevoir, des Produits Identiques \u00e0SOCIETE3.); c)en infraction aux articles 14 et 25 de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale ettransposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative, d&#039;avoir, par un acte contraire soit aux usages honn\u00eates en mati\u00e8re commerciale, industrielle, artisanale ou lib\u00e9rale, soit \u00e0 un engagement contractuel, enlev\u00e9 ou tent\u00e9 d&#039;enlever \u00e0 ses concurrents ou \u00e0 l&#039;un d&#039;eux une partie de leur client\u00e8le ou port\u00e9 atteinte ou tent\u00e9 de porter atteinte \u00e0 leur capacit\u00e9 de concurrence, en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir activement pr\u00eat\u00e9 son concours au d\u00e9veloppement d&#039;une activit\u00e9 directement concurrente de celle de son employeurSOCIETE3.)et aux et aux Actes de Concurrence D\u00e9loyale, en ayant notamment livr\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)S.A. les biens vis\u00e9s sub 5.a).\u00bb<\/p>\n<p>15 I.En fait Le 4 ao\u00fbt 2011, la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A., en abr\u00e9g\u00e9\u00abSOCIETE3.)S.A.\u00bb, porte plainte aupr\u00e8s du Procureur d\u2019Etat pr\u00e8s le Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg contre PERSONNE2.),PERSONNE3.),PERSONNE1.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. Dans cette plainte, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.reproche \u00e0 ses anciens salari\u00e9sPERSONNE2.), PERSONNE3.),PERSONNE1.)et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.d\u2019avoir utilis\u00e9 le savoir-faire, les documents et informations confidentiels de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.afin de la concurrencer directementsur le march\u00e9 des constructions m\u00e9talliqueset d\u2019avoir ainsi enfreint l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal. Le 7 septembre 2011, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.informeen outrele Procureur d\u2019Etat que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. a publi\u00e9 sur son site internet une notice de montage qui serait la copie exacted\u2019une notice de montagequ\u2019elle a\u00e9tablieet que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. ferait usage de plansqu\u2019elle a \u00e9labor\u00e9s. Lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.reproche \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A. d\u2019avoirpurement et simplement recopi\u00e9son mod\u00e8le \u00e9conomique,raison pour laquelle elle pourrait prosp\u00e9rer aussi rapidement sur le march\u00e9. Le 24 octobre 2011, une instruction judiciaire est ouverte surbasede ces deux plaintes contre PERSONNE2.),PERSONNE3.),PERSONNE1.),la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.et contre inconnusdu chef d\u2019infraction\u00e0 l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal et d\u2019infraction\u00e0 l\u2019article 14de la loi du 30 juillet 2002relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyale. Le 16 novembre 2011, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. se constitue partie civile entre les mains du Juge d\u2019instruction. Le 17 juin 2013, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.demande au Juge d\u2019instruction d\u2019\u00e9tendre l\u2019instruction \u00e0 la personne dePERSONNE4.)du chef d\u2019infractionaux articles 309, 461 et 464 du Code p\u00e9nal ainsi que d\u2019infraction\u00e0 l\u2019article 14de la loi du 30 juillet 2002 relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyale. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.reprocheaux pr\u00e9venus d\u2019avoir usurp\u00e9 sonmod\u00e8le \u00e9conomiqueen commercialisant des b\u00e2timents m\u00e9talliques en kittelsqu\u2019elle les propose \u00e0 la vente, mais \u00e9galement en utilisant son mod\u00e8le de rationalisation des co\u00fbts et ce par le biais d\u2019informations qui lui sontinternes et confidentielles. Il ressort du dossier r\u00e9pressif quePERSONNE2.)a \u00e9t\u00e9 employ\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A.\u00e0 partir du 1 er septembre 2009 en tant que dessinateur\/calculateur en constructions m\u00e9talliques et qu\u2019il a d\u00e9missionn\u00e9 en date du 30 mai 2011. PERSONNE3.)a \u00e9tait engag\u00e9 le 1 er juin 2010 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.en tant qu\u2019\u00abassistant achat\u00bb et ila d\u00e9missionn\u00e9le 15 d\u00e9cembre 2011 alors qu\u2019il \u00e9tait en arr\u00eat de maladie depuis le 19 mai 2011. PERSONNE1.)\u00e9tait \u00e0 la t\u00eate de sa propre soci\u00e9t\u00e9 \u00abSOCIETE9.)SARL\u00bb etelle a sign\u00e9le 3 janvier 2011 avec la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.un contrat de travail \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e pour une dur\u00e9e de seize heures par semaine en tant que comptable. Ellea d\u00e9missionn\u00e9le 31 mai 2011. Quant \u00e0PERSONNE4.), il atravaill\u00e9 pourla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00e0 partir du 1 er juillet 2011 et il a r\u00e9sili\u00e9 son contrat de travail en date du 13 janvier 2012, son pr\u00e9avisayant prisfin le 15 f\u00e9vrier 2012.<\/p>\n<p>16 Il ressort encore du dossier r\u00e9pressif que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e le 4 juillet 2011 et quePERSONNE2.)en \u00e9tait le fondateur et qu\u2019il avait sollicit\u00e9 les services de PERSONNE1.)pour constituer la soci\u00e9t\u00e9.La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. avait pour objet social \u00abla conception de plans industriels (ne rentrant pas dans le champ de l\u2019architecture) ainsi que l\u2019achat et la vente de structures m\u00e9talliques au Luxembourg et \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u00bb. Avant son d\u00e9part de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.,PERSONNE2.)avait soumis le 29 mars 2011 \u00e0 la direction de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., notamment \u00e0 l\u2019administrateur-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 PERSONNE7.), son projet de vendre \u00e0 son propre compte des structures m\u00e9talliques en Italie et il avait \u00e0 cet effet demand\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.s\u2019ils \u00e9taient int\u00e9ress\u00e9s parune collaboration afin de lui permettre de vendre leurs produits (structures m\u00e9talliques) en Italie. PERSONNE7.)avait refus\u00e9 toute collaboration et suite \u00e0 cette r\u00e9union, il avaitfait \u00e9tablir une charte de confidentialit\u00e9 qu\u2019il entendait faire signer \u00e0ses salari\u00e9s, notammentPERSONNE2.), craignant qu\u2019il n\u2019abuse de ses connaissances acquises au sein de l\u2019entreprise pour d\u00e9velopper son propre projet de vente de structures m\u00e9talliques. Cette charte de confidentialit\u00e9 fut soumise \u00e0PERSONNE2.),PERSONNE3.)et PERSONNE1.),lesquels ont tous refus\u00e9 de la signer pour diff\u00e9rentes raisons. PERSONNE2.),PERSONNE3.),PERSONNE4.)etPERSONNE1.)ont par la suitetous travaill\u00e9 pour la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.aencoreinform\u00e9 le Juged\u2019instructionquela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A. proposaitsur son site internet des structures m\u00e9talliques identiques \u00e0 ses propres produits (b\u00e2timents enENSEIGNE1.), galvanisation gratuite, devis en ligne similaire) et que le march\u00e9 cibl\u00e9 \u00e9taitidentique \u00e0celui de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Ilressort du dossier r\u00e9pressif que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. \u00e9taitop\u00e9rationnelled\u00e8s sa constitution et participaitle 13 septembre 2011 au salon\u00abSPACE\u00bb \u00e0ADRESSE16.)etle 5 octobre 2011au salon du \u00abSommet de l\u2019\u00e9levage\u00bb \u00e0ADRESSE17.). A cela s\u2019ajoute que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.a \u00e9t\u00e9inform\u00e9ele 18 juillet 2011du faitque PERSONNE3.)avaitcontact\u00e9 son fournisseur tch\u00e8que,la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE7.),pour qu\u2019elle fournisse desstructures m\u00e9talliques\u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. Le 19 mars 2012, une perquisition est effectu\u00e9e au si\u00e8ge de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. et les enqu\u00eateurs saisissent des documents appartenant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.(notammentun devis deSOCIETE3.)S.A. \u00e0 l\u2019attention de M.PERSONNE9.), une facture deSOCIETE3.)\u00e0 l\u2019attention deSOCIETE10.), une farde de couleur bleu contenant une notice de montage de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. ainsi quedestableaux contenant les mesuresdes \u00e9l\u00e9ments de b\u00e2timents commercialis\u00e9s parSOCIETE3.)S.A.) ainsi que le mat\u00e9riel informatique utilis\u00e9 par PERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.). L\u2019exploitation du mat\u00e9riel informatique saisi a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une masse importante de donn\u00e9es informatiques provenant de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Ainsi, l\u2019enqu\u00eateur a retrouv\u00e9 sur le disque dur de l\u2019ordinateur dePERSONNE2.)des documents internes \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.,telquedes argumentaires commerciaux, des notes internes quant \u00e0 la collaboration avec les revendeurs, des notes en vue de la mise en place de la fonctionnalit\u00e9 du devis en ligne,des listes de tarifs avec leur mode de calcul ainsi que des images de constructions m\u00e9talliques r\u00e9alis\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A..<\/p>\n<p>17 Sur l\u2019ordinateur dePERSONNE3.)et dePERSONNE4.), la Policea \u00e9galement retrouv\u00e9 d\u2019anciens fichiers de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., essentiellement des plans des constructions m\u00e9talliques. Ilsont encore retrouv\u00e9sur l\u2019ordinateur dePERSONNE3.)un email envoy\u00e9 le 7 juillet 2011 au nom et pour le compte de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. (alors qu\u2019il \u00e9tait toujours employ\u00e9 aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.) \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9tch\u00e8queSOCIETE7.)S.R.O. pour leur demander defournirla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.en structures m\u00e9talliques. L\u2019enqu\u00eate r\u00e9v\u00e9lera que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE7.)S.R.O. \u00e9tait l\u2019un des fournisseurs de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. La Policea d\u00e9couvertdes fichiers appartenant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.non seulement sur les ordinateurs des diff\u00e9rents pr\u00e9venus,mais\u00e9galementsur le serveurinternede la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A.auquel avaient acc\u00e8s tous les salari\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. Le 8 novembre 2012,PERSONNE2.)est interrog\u00e9par la Police. Il admet qu\u2019il est le fondateur de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. et qu\u2019il disposaitla base de donn\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A. sur son disque externe. Il pr\u00e9cise cependant qu\u2019il n\u2019a jamais utilis\u00e9 ces donn\u00e9es au profit de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A..Il explique qu\u2019en commen\u00e7ant \u00e0 travailler pour la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. il devait utiliser son ordinateur priv\u00e9, de sorte qu\u2019il a stock\u00e9 les donn\u00e9es informatiques de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., avec leur accord, sur son disque dur externe. Interrog\u00e9 sur la forte ressemblance des sites internet et des gammes propos\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. etparla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,PERSONNE2.)se d\u00e9fend d\u2019avoir copi\u00e9 les id\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Il explique qu\u2019SOCIETE1.)S.A. propose des b\u00e2timents enENSEIGNE2.)et non enENSEIGNE1.),commele faitla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A.. Il pr\u00e9cise que c\u2019est lui quia cr\u00e9\u00e9chezSOCIETE3.)S.A.la gamme avec les dimensions et qu\u2019il a seulement utilis\u00e9 ce qu\u2019il avait d\u00e9velopp\u00e9 lui-m\u00eamechezSOCIETE3.)S.A..Quant aux tarifs propos\u00e9s,PERSONNE2.)indique que ces informations peuvent \u00eatre trouv\u00e9es sur le site\u00abB\u00c2TIMENTSMOINSCHERS \u00bb de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., accessible au public. PERSONNE2.)conteste que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE7.)ait \u00e9t\u00e9 un fournisseur de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A.. Il affirme que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.faitfabriquer ses charpentes en Chine. Quant aux fichiers informatiques de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. saisis sur les ordinateurs de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.).S.A.,PERSONNE2.)explique que ces fichiers proviennent de son disque dur externe personnel. PERSONNE3.)est interrog\u00e9 le 12 novembre 2012 par la Police et il admet avoir emport\u00e9 des factures appartenant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.,qu\u2019il qualifie de faussesfactures servant \u00e0 des fraudes fiscales et ce dans le but deconstituer un dossier contre les fr\u00e8res LYONNET \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas d\u2019accord avec leurs magouilles. Il pr\u00e9cise qu\u2019il n\u2019a fait que rendre service \u00e0PERSONNE2.), qui \u00e9tait un ami, en contactant pour le compte de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. des fournisseurs. Il admet que certains de ces fournisseurs comme la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE7.),PERSONNE10.)ouPERSONNE11.)\u00e9taient des fournisseurs de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. PERSONNE1.)est interrog\u00e9e le 8 f\u00e9vrier 2013. Elle explique quePERSONNE2.)\u00e9taitvenula voir, en sa qualit\u00e9 de g\u00e9rante de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE11.)S.\u00e0.r.l., fin avril, d\u00e9but mai 2011 pour lui demander conseil quant \u00e0 la cr\u00e9ation de sa soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>18 Elle est formelle pour dire qu\u2019au moment de sa d\u00e9mission aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A., elle n\u2019a pas emport\u00e9 de documents ou fichiers appartenant \u00e0 son ancien employeur. Finalement,PERSONNE4.)est interrog\u00e9 le 17 ao\u00fbt 2013 par la Police. Interrog\u00e9sur la saisie aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. d\u2019une farde de couleurs bleue portant l\u2019inscription \u00abdoc de BMC Romain\u00bb et contenant des documents de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.,ilr\u00e9pond qu\u2019il a d\u00fb mettre cette farde dans ses affaires quand il avid\u00e9son bureauaupr\u00e8s dela soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A.. Quant aux fichiers informatiques de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. saisis sur son ordinateurqu\u2019il autilis\u00e9 aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,PERSONNE4.)explique qu\u2019il ne se rappelle pas de ces fichiers,mais qu\u2019il se peut qu\u2019il les ait emmen\u00e9s par inadvertance sur une de ses cl\u00e9s USB. Il pr\u00e9cise que ces fichiers ne pouvaient de toute fa\u00e7on pas lui servir au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A.. Lors de son interrogatoire aupr\u00e8s du Juge d\u2019instruction en date du 29 janvier 2014, PERSONNE4.)maintient qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de voler un quelconque document ou fichier informatique \u00e0 son ancien employeur,mais qu\u2019il les a pris par m\u00e9gardealors qu\u2019ilsse trouvaientparmi un ensemble de documents priv\u00e9s. Il r\u00e9affirme que les plans de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. retrouv\u00e9s sur le r\u00e9seau informatique de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. n\u2019\u00e9taient d\u2019aucune utilit\u00e9 pour la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. PERSONNE4.)explique que dans cette branche de march\u00e9, les soci\u00e9t\u00e9s travaillent toutes plus ou moins avec les m\u00eames outils informatiques,mais que la grande diff\u00e9rence entre les deux soci\u00e9t\u00e9s \u00e9tait que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A, commercialisait des produits enENSEIGNE1.) alors que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. commercialisaitdes produitsENSEIGNE2.). Il admet que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. a travaill\u00e9 avec les m\u00eames dimensions standardis\u00e9es que cellesutilis\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., supposant que c\u2019\u00e9tait d\u00fb \u00e0 des probl\u00e8mes de disposition \u00e9conomique des t\u00f4les. PERSONNE2.)est interrog\u00e9 le 14 mai 2013 par le Juge d\u2019instructionet maintient ses d\u00e9clarations faites aupr\u00e8s de la Police. Il affirme qu\u2019il avait simplement oubli\u00e9que son disque dur externe contenait labase de donn\u00e9e de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.et qu\u2019il n\u2019a jamais fait usage de ces donn\u00e9es au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. Il admet cependant que ces donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 \u00abplac\u00e9es\u00bb sur le serveur interne de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.).S.A.. Il d\u00e9clare \u00e0 cet \u00e9gard \u00abje suppose que c\u2019est moi qui ai copi\u00e9 cesdonn\u00e9es sur le serveur en branchant mon disque dur externe\u00bb. Il conteste avoir copi\u00e9 ou utilis\u00e9 le savoir-faire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A..PERSONNE2.) explique qu\u2019il a cr\u00e9\u00e9 sa propre soci\u00e9t\u00e9 avec son propre savoir-faire en pr\u00e9cisant que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A. travaillait sur des bases tout \u00e0 fait diff\u00e9rentes, proposant des produits en ENSEIGNE2.), bien que le mesurage restait le m\u00eame. Il admet quePERSONNE3.)et lui-m\u00eameontemport\u00e9de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. le devis deSOCIETE3.)\u00e0 l\u2019attention de M.PERSONNE9.)ainsi que la facture deSOCIETE3.)\u00e0 l\u2019attention deSOCIETE10.)afin de se prot\u00e9ger, estimant que ces documents avaient trait \u00e0 des affaires louches de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Le 4 juin 2013,PERSONNE3.)est interrog\u00e9 par le Juge d\u2019instruction. Il explique qu\u2019il a rejoint la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. en f\u00e9vrier 2012 et il confirme ses d\u00e9clarations faites aupr\u00e8s de la<\/p>\n<p>19 Police. Il pr\u00e9cisede nouveauqu\u2019il n\u2019a fait que rendre quelques services \u00e0PERSONNE2.)au courant de l\u2019ann\u00e9e 2011 et qu\u2019il \u00e9tait dans l\u2019ignorance totale que des fichiers informatiques de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. se trouvaient sur son ordinateur aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A. PERSONNE1.)est interrog\u00e9e le 5 juin 2013 par le Juge d\u2019Instruction et pr\u00e9cise que son r\u00f4le s\u2019est limit\u00e9\u00e0 conseillerPERSONNE2.)dans le cadre de la cr\u00e9ation de sa soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A.. Le 20 novembre 2014,PERSONNE2.)est r\u00e9interrog\u00e9 par le Juge d\u2019instruction et plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur les faits qualifi\u00e9s d\u2019infractionaux articles 17 et 18de la loi du 30 juillet 2002 relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyale. PERSONNE2.)admetaupr\u00e8s du Juge d\u2019instructionque la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. apubli\u00e9 en f\u00e9vrier 2013sur la page d\u2019accueil de son site internet un encadr\u00e9 avec la mention \u00abSTOP AUXARNAQUEURS \u00bb accompagn\u00e9e d\u2019un sch\u00e9ma montrant une structure sous laquelle les termes \u00abProfils all\u00e9g\u00e9es et\/ou reconstitu\u00e9s\u00bb sont barr\u00e9s d\u2019une croix. Il admet qu\u2019il est all\u00e9 un peuloin avec cette publicit\u00e9,tout en pr\u00e9cisant qu\u2019il n\u2019a pas agi de mauvaise foi. Quant au fait d\u2019avoir utilis\u00e9 dans les documents publicitaires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. la mention \u00abDeutsche Qualit\u00e4t\u00bben r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ses produits,PERSONNE2.)d\u00e9clareque les produits de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. sont certes fabriqu\u00e9s en R\u00e9publique Tch\u00e8que,mais que la mati\u00e8re premi\u00e8re de ces constructions provient de la sid\u00e9rurgie allemande, notamment SOCIETE12.). Il estime partant qu\u2019il pouvait l\u00e9gitimement utiliserla mention\u00abDeutsche Qualit\u00e4t\u00bb. Quant au fait d\u2019avoir d\u00e9nigr\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. en publiant une publicit\u00e9 dans le magazine \u00abLaENSEIGNE3.)\u00bb du 10 janvier 2014 dans laquelle, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. indique que les concurrents utilisent dest\u00eates zingu\u00e9es pour leurs vis etqueces t\u00eates entra\u00eeneraient l\u2019oxydation et la d\u00e9t\u00e9rioration de la t\u00f4le,PERSONNE2.)conteste toute volont\u00e9 en son chef de d\u00e9nigrer la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. Par jugement commercial n\u00b0886\/2017 du 28 juin 2017, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9een \u00e9tat de faillite et par jugement commercial n\u00b02023TALCH02\/00066 du 20 janvier 2023, la faillite de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. a \u00e9t\u00e9 cl\u00f4tur\u00e9e par liquidation des op\u00e9rations de la soci\u00e9t\u00e9 en faillite. A l\u2019audience, lespr\u00e9venus ont contest\u00e9 l\u2019ensemble des infractions leurs reproch\u00e9es. II.En Droit Moyens de proc\u00e9dure 1)L\u2019exception du libell\u00e9 obscur A l\u2019audience du 2 octobre 2023, Ma\u00eetre Dogan DEMIRCAN, mandataire dePERSONNE2.), a invoqu\u00e9in limine litisl\u2019exception du libell\u00e9 obscur relative au libell\u00e9 de l\u2019infraction reproch\u00e9e sub d) \u00e0 son mandant et il a sollicit\u00e9 du Tribunal de d\u00e9chargerPERSONNE2.)de cette infraction. L\u2019exception du libell\u00e9 obscur rel\u00e8ve du droit de tout pr\u00e9venu \u00e0 \u00eatre inform\u00e9 dansle plus bref d\u00e9lai dans une langue qu\u2019il comprend et d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e, de la nature et de la cause de l\u2019accusation port\u00e9e contre lui; son application est d\u00e8s lors d\u2019ordre public et pourra ainsi \u00eatre<\/p>\n<p>20 invoqu\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en appel (Cour,22mai 1992 M.P. c\/ L. et Cour,30 janvier 1996 M.P. c\/ G.). S&#039;il est substantiel que le pr\u00e9venu, pour pr\u00e9parer sa d\u00e9fense, doit conna\u00eetre le motif de la poursuite, l&#039;\u00e9nonciation des faits dans la citation n&#039;est cependant pas soumise \u00e0 aucune forme et laloi ne d\u00e9termine pas le caract\u00e8re de pr\u00e9cision qu&#039;elle doit pr\u00e9senter. Il suffit que par la citation le pr\u00e9venu ait des faits une connaissance suffisante pour lui permettre de pr\u00e9parer sa d\u00e9fense (Nouvelles Proc\u00e9dure P\u00e9nale T.I, vol 2,n\u00b0105). Le juge appr\u00e9cie en fait si les mentions de la citation permettent au pr\u00e9venu de conna\u00eetre l&#039;objet des poursuites et d&#039;assurer sa d\u00e9fense (Cass belge 2i\u00e8me chambre 9 juin 1993 J.T. 1994 p. 18). Il suffit que l\u2019acte querell\u00e9 contient les \u00e9l\u00e9ments de nature \u00e0 renseigner celui auquel il s\u2019adresse sur les faits reproch\u00e9s, de fa\u00e7on \u00e0 ce qu\u2019il ne puisse s\u2019y m\u00e9prendre (R. THIRY, Pr\u00e9cis d\u2019instruction criminelle en droit luxembourgeois, n\u00b0453, p.260). Le Tribunal constate qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019ordonnance de renvoiindique lescirconstances de temps et de lieux des faits reproch\u00e9s \u00e0PERSONNE2.), de m\u00eame que la qualification juridique donn\u00e9e aux faits, \u00e0 savoirl\u2019infraction auxarticles 17, 18 et 25 de la loi du 30 juillet 2002relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyalepour avoir r\u00e9alis\u00e9 et diffus\u00e9 des publicit\u00e9s trompeuses et comparatives illictes. S\u2019il est vrai quele point d) concernantPERSONNE2.)n\u2019identifie pas avec les derniers d\u00e9tails les publicit\u00e9s vis\u00e9es, il n\u2019en reste pas moins quel\u2019ordonnance de renvoi pr\u00e9cise sous le pointc) pour la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., dontPERSONNE2.)\u00e9tait l\u2019administrateur, le d\u00e9tail des publicit\u00e9s vis\u00e9es et que partantl\u2019ordonnance de renvoiest suffisamment pr\u00e9cise pour permettre \u00e0PERSONNE2.)de comprendre ce qui lui est reproch\u00e9 et de pr\u00e9parerutilement sa d\u00e9fense; d\u2019autant plus que le pr\u00e9venu a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 entendu par le Juge d\u2019instruction sur le reproche libell\u00e9 sub d) \u00e0 sa charge. Le Tribunal retient partant quePERSONNE2.)\u00e9tait renseign\u00e9 \u00e0 suffisance quant aux faits lui reproch\u00e9ssub d). Lemoyen du libell\u00e9 obscur estd\u00e8s lors\u00e0 rejeter. 2)Irrecevabilit\u00e9 des poursuites -Validit\u00e9 de la saisine du Tribunal A l\u2019audience du 2 octobre 2023, Ma\u00eetre Philippe PENNING, mandataire dePERSONNE4.), a soulev\u00e9 l\u2019irrecevabilit\u00e9 des poursuites dirig\u00e9escontre son mandant au motifque le Juge d\u2019instruction n\u2019\u00e9tait pas valablement saisi des faits actuellement reproch\u00e9s \u00e0PERSONNE4.),\u00e0 savoir d\u2019avoir depuis,le 1 er juillet 2011,commis un vol domestique au pr\u00e9judice de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A., d\u2019avoir enfreint l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal ainsi que les articles 14 et 25de la loi du 30 juillet 2002 relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyale. Les mandataires des pr\u00e9venusPERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE1.)se sont ralli\u00e9s au moyen d\u2019irrecevabilit\u00e9soulev\u00e9 par Ma\u00eetrePhilippePENNING. Ma\u00eetrePhilippePENNING fait valoir quePERSONNE4.)a \u00e9t\u00e9 inculp\u00e9 en date du 29 janvier 2014 pour des faits vis\u00e9s au r\u00e9quisitoire d\u2019ouverture du 24 octobre 2011 et qui ne concerneraient que la p\u00e9riode infractionnelle avant l\u2019entr\u00e9e en service dePERSONNE4.)aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A., \u00e0 savoir le 1 er juillet 2011.<\/p>\n<p>21 La d\u00e9fense de soulever quepar courrier du 17 juin 2013, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. a sollicit\u00e9 du Juge d\u2019instruction une extension de l\u2019instruction judiciaire \u00e0 de nouveaux faits de vol et de nouvelles violations du secret d\u2019affaires commises parPERSONNE4.), mais que le Minist\u00e8re Public n\u2019a pas pris de r\u00e9quisitoire additionnelpour requ\u00e9rir l\u2019extension de l\u2019instruction \u00e0 ces nouveaux faits. Ma\u00eetrePhilippePENNINGplaide qu\u2019aux termes de l\u2019article 50 du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale, le Juge d\u2019instruction ne peut valablement informer qu\u2019en vertu d\u2019un r\u00e9quisitoire du Minist\u00e8re Publicet que lorsque des faits, non vis\u00e9s au r\u00e9quisitoiresont port\u00e9s \u00e0 la connaissance du Juge d\u2019instruction, celui-ci doit communiquer la plainte au Minist\u00e8re Public afin qu\u2019il prenne des r\u00e9quisitions quant aux faits nouveaux. La d\u00e9fense rel\u00e8ve encore que le Minist\u00e8re Publicacertes pris un r\u00e9quisitoire ampliatif en date du 9 avril 2014 relatif \u00e0 des faits de publicit\u00e9 trompeuse d\u00e9nonc\u00e9s le 17 f\u00e9vrier 2014 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.,mais que ce r\u00e9quisitoire ne viserait pasPERSONNE4.)qui d\u2019ailleurs n\u2019aurait jamais \u00e9t\u00e9 entendu, ni inculp\u00e9 par le Juge d\u2019instruction de ce chef. Ma\u00eetrePhilippePENNING en conclut que le Juge d\u2019instruction n\u2019\u00e9tait pas valablement saisi des faits reproch\u00e9s dans la citation \u00e0 pr\u00e9venu \u00e0PERSONNE4.)et que la chambre du conseil n\u2019a donc pas valablement renvoy\u00e9PERSONNE4.), de sorte que le Tribunal n\u2019est actuellement pas valablement saisi des faits reproch\u00e9s au pr\u00e9venu. Aux termes de l\u2019article182 du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale, la chambre correctionnelle est saisie soit par lerenvoi qui lui est fait d\u2019apr\u00e8s les articles 131 et 132 soit par citation donn\u00e9e directement au pr\u00e9venu par le Procureur d\u2019Etat ou par la partie civile. En l\u2019esp\u00e8ce, la saisine de la chambre correctionnelle estr\u00e9alis\u00e9epar le renvoi des pr\u00e9venus ordonn\u00e9par la chambre du conseil. En invoquant la saisine irr\u00e9guli\u00e8re du Tribunal pour conna\u00eetre des faits reproch\u00e9s \u00e0 PERSONNE4.)et solliciter le renvoi du pr\u00e9venu de ses poursuites sinon de d\u00e9clarer irrecevable les poursuites \u00e0 son encontre, le mandataire dePERSONNE4.)metn\u00e9cessairementen cause la validit\u00e9 de l\u2019ordonnance de renvoi n\u00b0993\/16 renduele 20 avril 2016 par la chambre du conseil du Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg. Le Tribunal constate quePERSONNE4.)n\u2019a pas fait appel de l\u2019ordonnance de renvoipr\u00e9cit\u00e9e et n\u2019a partant pas remis en cause la validit\u00e9 de son inculpation ou de son renvoi. Or, la Cour d\u2019appel a d\u00e9cid\u00e9 dans un arr\u00eatn\u00b05\/19 Ch. Crim. du 13 f\u00e9vrier 2019 que \u00ables juridictions de jugement ne peuvent en dehors de casexceptionnels (organisation judiciaire et composition r\u00e9guli\u00e8re des tribunaux), annuler, r\u00e9former ou supprimer une d\u00e9cision de renvoi de la juridiction d\u2019instruction. Elles sont incomp\u00e9tentes pour se prononcer sur la l\u00e9galit\u00e9 des d\u00e9cisions des juridictions d\u2019instruction, m\u00eame si la d\u00e9cision de la chambre du conseil \u00e9tait manifestement ill\u00e9gale et la juridiction du fond saisie par une d\u00e9cision de la chambre du conseil n\u2019a de cette mani\u00e8re pas le pouvoir de se d\u00e9clarer non saisie au motif que la d\u00e9cision derenvoi contiendrait une ill\u00e9galit\u00e9, m\u00eame manifeste. La juridiction de jugement statue sur le renvoi qui lui a \u00e9t\u00e9 fait et appr\u00e9cie d\u00e9finitivement le fond de la pr\u00e9vention. Sa mission se borne \u00e0 un seul point : le pr\u00e9venu doit-il \u00eatre condamn\u00e9 en raison dufait pour lequel il est traduit devant elle quitte \u00e0 en changer la qualification retenue par la chambre du conseil.\u00bb<\/p>\n<p>22 L\u2019ordonnance de renvoi a pour effet de saisir la juridiction du fond, et de dessaisir le juge d\u2019instruction, pour autant qu\u2019elle ne contienne pas d\u2019ill\u00e9galit\u00e9 quant \u00e0 la comp\u00e9tence, et conserve ses effets tant qu\u2019elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 annul\u00e9e par la Cour de Cassation (M. PERSONNE12.), A.PERSONNE13.), A.PERSONNE14.), Manuel de proc\u00e9dure p\u00e9nale, Larcier,3 \u00e8me \u00e9dition, p.541). La Cour de cassation a \u00e9galement retenu dans un arr\u00eatn\u00b0 58\/2020 p\u00e9naldu 23 avril2020que la Cour de cassation a comp\u00e9tence pourannuler une d\u00e9cision de renvoiet partant se prononcer sur la validit\u00e9 de cette d\u00e9cisionet non pasla juridiction de fond. A ce stade de la proc\u00e9dure, le Tribunal est saisi par l\u2019ordonnance de renvoi n\u00b0993\/16 du 20 avril 2016et ilne dispose pas dupouvoir pour v\u00e9rifier la r\u00e9gularit\u00e9 de la d\u00e9cision de la juridiction d\u2019instruction. Le Tribunal est partant valablement saisi des poursuites dirig\u00e9es \u00e0 l\u2019encontre dePERSONNE4.) et le moyen est \u00e0 rejeter. -Validit\u00e9 de la saisine de la chambre du conseil du Tribunal d\u2019arrondissement et \u00e0 Luxembourg A l\u2019audience du 2 octobre 2023, Ma\u00eetreBrian HELLINCKX, mandataire dePERSONNE4.), a soulev\u00e9, \u00e0 titre subsidiaire du moyen soulev\u00e9 par Ma\u00eetrePhilippePENNING,l\u2019irrecevabilit\u00e9 des poursuites dirig\u00e9es contre son mandant au motif que la chambre du conseil du Tribunal d\u2019arrondissement n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 valablement saisie par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. en vuede r\u00e9gler la proc\u00e9durepar application de l\u2019article 127 (3)du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale. Les mandataires des pr\u00e9venusPERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE1.)se sont ralli\u00e9s au moyen d\u2019irrecevabilit\u00e9 soulev\u00e9 par Ma\u00eetreBrianHELLINCKX. Le 20 avril 2015, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.a saisila chambre du conseil du Tribunal d\u2019arrondissement par application de l\u2019article 127 (3) du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale pour demander le renvoi de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,PERSONNE2.),PERSONNE3.), PERSONNE1.)etPERSONNE4.)devant une chambre correctionnelle du chef notamment de recel sinon cel frauduleux, de vol domestique, d\u2019infraction \u00e0 l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal ainsi que d\u2019infraction\u00e0 laloi du 30 juillet 2002 relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyale. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.s\u2019\u00e9tait constitu\u00e9e partie civile entre les mains du Juge d\u2019instruction en date du 16 novembre 2011. La d\u00e9fense de dire que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. n\u2019avait en date du 20 avril 2015 plus aucun int\u00e9r\u00eat \u00e0 faire valoir dans la pr\u00e9sente affaire,\u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019en date du 29 d\u00e9cembre 2014,une scission partielle de son patrimoine avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e au profit de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0.r.l. (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.\u00e0r.l.),laquelle avait repris l\u2019activit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. relative au march\u00e9 des constructions m\u00e9talliques. Ma\u00eetreBrianHELLINCKXa plaid\u00e9qu\u2019en date du 20 avril 2015, seule la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.\u00e0r.l.\u00e9tait en droit de saisir la chambre du conseil sur base de l\u2019article 127 du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale etque partant, \u00e0 d\u00e9faut, la chambre du conseil n\u2019\u00e9tait pas valablement saisie par la requ\u00eate en r\u00e8glement de proc\u00e9durede la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. La d\u00e9fense conclut que la chambre du conseil du Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg n\u2019a donc pas valablement pris l\u2019ordonnance de renvoi n\u00b0993\/16 rendue le 20 avril 2016 et que le Tribunal n\u2019est actuellement pas valablement saisi des faits reproch\u00e9s \u00e0PERSONNE4.).<\/p>\n<p>23 Ma\u00eetreBrianHELLINCKX, tout comme Ma\u00eetrePhilippePENNING, estime qu\u2019il ne s\u2019agit en l\u2019esp\u00e8ce pas d\u2019un probl\u00e8me de l\u00e9galit\u00e9 de la proc\u00e9dure de renvoi mais de mise en route de l\u2019action publique, de sorte que le Tribunal devrait renvoyerPERSONNE4.)des poursuites, sinon d\u00e9clarer irrecevable les poursuites \u00e0 son encontre. Le Tribunal renvoie\u00e0 ses d\u00e9veloppements ant\u00e9rieurs pour retenir queconform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 182 du Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale,la chambre correctionnelle est en l\u2019esp\u00e8ce saisi des faits suivant ordonnance de renvoin\u00b0993\/16 rendue le 20 avril 2016par la chambre du conseilet que le Tribunal est incomp\u00e9tent pour mettre en cause la validit\u00e9 de cette ordonnance de renvoi. Le moyen est partant \u00e0 rejeter. -D\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnable Ma\u00eetrePhilippePENNING a encore soulev\u00e9 l\u2019irrecevabilit\u00e9 des poursuites au motifqu\u2019il y aurait en l\u2019esp\u00e8ce d\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnable ayant entra\u00een\u00e9 un d\u00e9p\u00e9rissement des preuves. La d\u00e9fense de dire qu\u2019il y aurait d\u00e9p\u00e9rissement des preuves alors que l\u2019enqu\u00eateur PERSONNE5.)n\u2019aurait pas pu r\u00e9pondre \u00e0 des questions pr\u00e9cises,lesquellesauraient d\u00e9montr\u00e9es qu\u2019aucun des documents trouv\u00e9s en possession dePERSONNE4.)n\u2019avait \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. Aux termes de l\u2019article 6.1. de la Convention europ\u00e9enne des Droits de l\u2019Homme, \u00abtoute personne a droit \u00e0 ce quesa cause soit entendue \u00e9quitablement, publiquement et dans un d\u00e9lai raisonnable, par un tribunal ind\u00e9pendant et impartial, \u00e9tabli par la loi, qui d\u00e9cidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caract\u00e8re civil, soit du bien-fond\u00e9 de toute accusation en mati\u00e8re p\u00e9nale dirig\u00e9e contre elle.\u00bb S&#039;agissant du point de d\u00e9part du d\u00e9lai raisonnable dans lequel le pr\u00e9venu doit \u00eatre jug\u00e9, il est admis qu&#039;en mati\u00e8re p\u00e9nale, c&#039;est la date \u00e0 laquelle l&#039;accusation a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e par l&#039;autorit\u00e9 comp\u00e9tente. D\u00e8s lors, il ne s&#039;agit ni du jour o\u00f9 l&#039;infraction a \u00e9t\u00e9 commise, ni de celui de la saisine de la juridiction de jugement, mais bien du jour o\u00f9 la personne poursuivie s&#039;est trouv\u00e9e dans l&#039;obligation de se d\u00e9fendre; cela peut \u00eatre le jour de l&#039;ouverture d&#039;une information ou de l&#039;inculpation officielle, c&#039;est-\u00e0-dire le moment o\u00f9 lesuspect est inform\u00e9 officiellement qu&#039;en raison des soup\u00e7ons qui p\u00e8sent sur lui, une proc\u00e9dure est ouverte \u00e0 sa charge, mais \u00e9galement la date \u00e0 laquelle l&#039;int\u00e9ress\u00e9 peut l\u00e9gitimement d\u00e9duire de certains \u00e9v\u00e9nements qu&#039;il est soup\u00e7onn\u00e9 d&#039;avoir commis certaines infractions et qu&#039;une proc\u00e9dure est susceptible d&#039;\u00eatre conduite contre lui (M.PERSONNE12.),op. cit., p.1160). L\u2019appr\u00e9ciation du d\u00e9lai raisonnable parle Tribunalse faitin concreto, aucun d\u00e9lai fixe n\u2019\u00e9tant pr\u00e9\u00e9tabli. Le caract\u00e8re raisonnable d&#039;une proc\u00e9dure doit s&#039;appr\u00e9cier suivant les circonstances de la cause \u00e0 la lumi\u00e8re notamment de la complexit\u00e9 de la cause, \u00e0 savoir le nombre de pr\u00e9venus ainsi que la gravit\u00e9 et lanature des pr\u00e9ventions (F. KUTY, Chronique de Jurisprudence, Le droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable au sens de la jurisprudence strasbourgeoise en 2001, in JLMB, 2002, p.591 et ss.) Le Tribunal constate que les faits reproch\u00e9saux pr\u00e9venusnepr\u00e9sententen l\u2019occurrence pas une grande complexit\u00e9. Le Tribunal constate encore que si la proc\u00e9dure d\u2019instruction judicaire n\u2019a pas connu de temps mort significatif, il est un fait qu\u2019apr\u00e8s la cl\u00f4ture de l\u2019instruction en date du 22 d\u00e9cembre 2014,<\/p>\n<p>24 l\u2019ordonnance de renvoi n\u2019est intervenue qu\u2019en date du 20 avril 2016 et que l\u2019affaire\u00e9tait fix\u00e9e pour la premi\u00e8re fois devant la juridiction du fond le8 janvier 2018. Il a fallu attendre le2 octobre 2023pourque l\u2019affaire ait pu \u00eatre d\u00e9battue \u00e0 l\u2019audience du Tribunal. En l\u2019absence d\u2019une justification objective de ce d\u00e9lai particuli\u00e8rement long, qui n\u2019estcependant pas imputable au Minist\u00e8re Public, ni au comportement despr\u00e9venus, il y a lieu de retenir qu\u2019il y a eu d\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnable pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 6.1.de la Convention europ\u00e9enne des Droits de l\u2019Homme. Ni l\u2019article 6.1. de la Convention ni une loi nationale ne pr\u00e9cisent les effets que le juge du fond doit d\u00e9duire d\u2019un d\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnable qu\u2019il constaterait. La Convention ne dispose notamment pasque la sanction de ce d\u00e9passement consisterait dans l\u2019irrecevabilit\u00e9 des poursuites motiv\u00e9es par la constatation expresse de la dur\u00e9e excessive de la proc\u00e9dure. Il incombe \u00e0 la juridiction du jugement d\u2019appr\u00e9cier, \u00e0 la lumi\u00e8re des donn\u00e9es de chaque affaire, si la cause est entendue dans un d\u00e9lai raisonnable, et, dans la n\u00e9gative, de d\u00e9terminer les cons\u00e9quences qui pourraient en r\u00e9sulter. Les cons\u00e9quences doivent \u00eatre examin\u00e9es sous l\u2019angle de la preuve d\u2019une part et sous l\u2019angle de la sanction d\u2019autre part.En effet, la dur\u00e9e anormale de la proc\u00e9dure peut avoir pour r\u00e9sultat la d\u00e9perdition des preuves en sorte que le juge ne pourrait plus d\u00e9cider que les faits sont \u00e9tablis. Le d\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnable peut aussi entra\u00eener des cons\u00e9quences dommageables pour le pr\u00e9venu (Cass. belge, 27 mai 1992, R.D.P.,1992, 998). Il est de principe que l\u2019irrecevabilit\u00e9 des poursuites peut \u00eatre retenue comme sanction d\u2019un d\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnable dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 l\u2019exercice de l\u2019action publique devant les juridictions de jugement s\u2019av\u00e8re totalement inconciliable avec un exercice valable des droits de la d\u00e9fense. Ainsi, une violation irr\u00e9parable des droits de la d\u00e9fense entraine l\u2019irrecevabilit\u00e9 des poursuites (Cass. belge, ch. r\u00e9un., 16 septembre 1998, J.L.M.B., 1998, p. 3430). En l\u2019esp\u00e8ce, aucun \u00e9l\u00e9ment soumis \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation du Tribunal ne permet de retenir que les droits de la d\u00e9fense auraient \u00e9t\u00e9 compromis par un \u00e9ventuel d\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnable. L\u2019enqu\u00eate de police a rassembl\u00e9 et exploit\u00e9 tous les \u00e9l\u00e9ments de preuve,lesquels ont pu \u00eatre librement et contradictoirement d\u00e9battus devant le Tribunalet l\u2019enqu\u00eateur a relat\u00e9 \u00e0 l\u2019audience les r\u00e9sultats de cetteenqu\u00eater\u00e9alis\u00e9e pendant les ann\u00e9es 2012 \u00e0 2014. Apr\u00e8s son inculpation le 29 janvier 2014,PERSONNE4.)n\u2019avait sollicit\u00e9 aucun devoir suppl\u00e9mentaire quant aux documents saisis au si\u00e8ge de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.., de sorte qu\u2019il ne saurait se pr\u00e9valoiractuellementd\u2019un quelconque grief quant \u00e0 un pr\u00e9tendu d\u00e9faut d\u2019exploitation des documents saisis. Le Tribunal ne constate en l\u2019esp\u00e8ce aucuneincidencedu d\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnablesur l\u2019administration de la preuve et l\u2019exercice des droits de la d\u00e9fense,de sorte queles poursuites p\u00e9nales sont\u00e0 d\u00e9clarer recevables. Le Tribunal retientqu\u2019il conviendradetenir comptedu d\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnableau niveau de la fixation de la peine \u00e0 prononcer.<\/p>\n<p>25 Le moyen est partant \u00e0 rejeter. Quant au fond A l\u2019audience du 3 octobre 2023, le Minist\u00e8re Public a requis l\u2019acquittement au profit de tous les pr\u00e9venus quant\u00e0 l\u2019infractionaux articles 14 et 25la loi du 30 juillet 2002 relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyaleau motif que la loi du 23 d\u00e9cembre 2016sur les ventes en soldes et sur trottoir et la publicit\u00e9 trompeuse et comparativeaabrog\u00e9la loi du 30 juillet 2002 pr\u00e9cit\u00e9e sans pr\u00e9voir de nouvelles dispositions p\u00e9nales sanctionnant les actes de concurrence d\u00e9loyale, de sorte que ces faits nesont plusp\u00e9nalement sanctionn\u00e9s. Au vu de ces consid\u00e9rations, le Tribunal retient que l\u2019infraction reproch\u00e9e sub b) \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A., sub c) \u00e0PERSONNE2.),PERSONNE3.)et \u00e0PERSONNE4.)ainsi qu\u2019\u00e0 PERSONNE1.)n\u2019est pas \u00e9tablie en droit, de sorte que lespr\u00e9venus sont \u00e0 acquitter de cette infraction. 1)PERSONNE2.) Vol domestique Il est reproch\u00e9 sub 1) \u00e0PERSONNE2.)d\u2019avoir enfreint les articles 461 et 464 du Code p\u00e9nal pour avoir soustrait au pr\u00e9judice de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.un nombre important de documents, sous forme papier et\/ou de fichiers \u00e9lectroniques appartenant \u00e0la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)(annexes 26 \u00e0 28 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), mais \u00e9galement des logiciels appartenant \u00e0 des tiers et dontla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.avait acquis la licence d&#039;exploitation (logiciel de conception graphiqueENSEIGNE5.): annexe 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) et qui ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s au si\u00e8ge de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. lors dela perquisition du 19 mars 2012. Le voldomestique exige, pour \u00eatre donn\u00e9, la r\u00e9union cumulative des \u00e9l\u00e9ments constitutifs suivants : -la soustraction frauduleuse d\u2019une chose, -une chose soustraite qui n\u2019appartienne pas \u00e0 celui qui la soustraitet -l\u2019auteur du fait doit se trouver dans un cas defigure pr\u00e9vu par l\u2019article 464 du Code p\u00e9nal. L\u2019enqu\u00eate de police et notamment la perquisition effectu\u00e9e au si\u00e8ge de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A. a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9sence dans les locaux et sur le mat\u00e9riel informatique de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A. dedocuments sous forme de papiers,des fichiers informatiqueset un CD- Rom contenant le logicielENSEIGNE6.)appartenant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. La d\u00e9fense de dire qu\u2019il n\u2019est pas prouv\u00e9 quePERSONNE2.)a personnellementsoustrait les documents papiers retrouv\u00e9s au si\u00e8ge de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., respectivement qu\u2019il ait apport\u00e9 son aide \u00e0 la soustraction de ces documents. Or, il r\u00e9sulte des d\u00e9clarations dePERSONNE2.)aupr\u00e8s du Juge d\u2019instruction en date du 14 mai 2013 qu\u2019il a pris ensemble avecPERSONNE3.)le devis dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00e0 l\u2019attention de M.PERSONNE9.)ainsi que la facture dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00e0 l\u2019attention deSOCIETE10.)appartenant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. La d\u00e9fense de dire que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9poss\u00e9d\u00e9e de ces documents \u00e9tant donn\u00e9 que des copiesenont \u00e9t\u00e9 faites, de sortequ\u2019il n\u2019y avait pas soustraction. Par arr\u00eat n\u00b0 17\/2014 p\u00e9nal du3 avril 2014(num\u00e9ro 3304 du registre), la Cour de Cassation a retenu que \u00able salari\u00e9 quiprend, \u00e0 des fins personnelles, \u00e0 l&#039;insu et contre le gr\u00e9 du<\/p>\n<p>26 propri\u00e9taire, des photocopies de documents appartenant \u00e0 son employeur et dont il n&#039;a que la d\u00e9tention pr\u00e9caire, fait un acte d&#039;appr\u00e9hension desdits documents, caract\u00e9risant l&#039;\u00e9l\u00e9ment mat\u00e9riel du vol\u00bb. Le Tribunal retient qu\u2019ens\u2019emparant de ces documents contre le gr\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A. pour en faire une copie,et donc user de la chose comme bon lui semble,PERSONNE2.) s\u2019est appropri\u00e9 les documentscontre le gr\u00e9 de son propri\u00e9taire.L\u2019infraction de vol \u00e9tant une infraction instantan\u00e9e, le fait de remettre par la suite les documents \u00e0 son employeur n\u2019enl\u00e8ve rienau faitqu\u2019il y a eu soustraction de ces documents. PERSONNE2.)estencoreen aveu d\u2019avoir eu sur son disque dur externe la base de donn\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. et de ne pas avoir restitu\u00e9cette base de donn\u00e9es \u00e0 son ancien employeur apr\u00e8s avoir d\u00e9missionn\u00e9. La Cour de Cassation a retenu dans un arr\u00eat du 3 avril 2014 (n\u00b017\/2014)qu\u2019\u00abune donn\u00e9e \u00e9lectronique enregistr\u00e9e sur un serveur constitue un bien incorporel qui peut faire l\u2019objet d\u2019une appr\u00e9hension par voie de t\u00e9l\u00e9chargement\u00bb. Le Tribunal retient partant qu\u2019il y a en l\u2019esp\u00e8ce eu soustraction d\u2019une chose appartenant\u00e0 autrui. Lors de la perquisition, les enqu\u00eateursont saisiencore un CD-Rom contenant le logiciel ENSEIGNE6.). A l\u2019audience, la d\u00e9fense verse des certificats de licence de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE13.)qui autorisent l\u2019activation des programmes informatiquesSOCIETE13.). Or, ces documents ne prouvent pas quePERSONNE2.)a eu la licence pour activer le logicielENSEIGNE6.), de sorte que le Tribunal retient quePERSONNE2.)a \u00e9galement soustrait \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. le CD-Rom contenant le logicielENSEIGNE6.). Quant \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9ment intentionnel,PERSONNE15.)affirme avoir pris les documents en papier pour se prot\u00e9ger contre la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. et concernant les fichiers informatiques, il estime avoir oubli\u00e9 de les restituer tout en admettant devant le Juge d\u2019instruction que les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s de son disque dur sur le serveur de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. au moment de le raccorder au serveur. Le Tribunal retient quePERSONNE2.)savait pertinemment que son disque dur comportait une bonne partiedes donn\u00e9es informatiques de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. etqu\u2019il a de mani\u00e8re consciente et intentionnelle raccord\u00e9 son disque dur au serveur de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. Son affirmation selon laquelle les donn\u00e9es informatiquesSOCIETE3.)S.A. auraient\u00e9t\u00e9 t\u00e9l\u00e9charg\u00e9essur le serveur de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.sans aucune manipulation de sa part n\u2019est pas cr\u00e9dible, surtout que ces donn\u00e9es se sont par la suite retrouv\u00e9es en partie sur les ordinateurs des salari\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,prouvant qu\u2019il y a eu utilisation de ces donn\u00e9es. Est coupable de vol celui qui, s\u2019\u00e9tant introduit ou maintenu dans un syst\u00e8me de traitement automatis\u00e9 de donn\u00e9es, y soustrait des donn\u00e9es informatiques en les fixant sur son propre support et qu\u2019il utilisesans le consentement du propri\u00e9taire (Cass.crim.fr. 4 mars 2008, n\u00b007- 84.002 ; Cass. Crim.fr. 20 mai 2015 n\u00b014-81336). Le Tribunal retient quePERSONNE2.)a intentionnellement soustrait les documents,fichiers et le CD-Romappartenant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. afin de s\u2019arroger un avantageillicite et que partant il a agi de mani\u00e8re frauduleuse.<\/p>\n<p>27 Il est encore un faitnon contest\u00e9qu\u2019au moment de ces soustractions,PERSONNE2.)\u00e9tait salari\u00e9 aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. et qu\u2019il a partant soustrait les documents et fichiers litigieux au pr\u00e9judice de son employeur au sens de l\u2019article 464 du Code p\u00e9nal. L\u2019infraction de vol domestique libell\u00e9 sub a) \u00e0 charge dePERSONNE2.)est partant \u00e9tablie tant en fait qu\u2019en droit. Divulgation et utilisation de secretsd\u2019affaires PERSONNE2.)se voit reprocher sub b) d\u2019avoir enfreint l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal en divulguant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. et en utilisant, dans le cadre des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A.,le mod\u00e8le \u00e9conomique original dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.et notamment les \u00e9l\u00e9ments constitutifs du savoir-faire dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., dont il aeu connaissance \u00e0 l&#039;occasion deet\/ou qui lui avaient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pourl&#039;exercice de ses fonctions au sein dede la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. PERSONNE2.)conteste avoir divulgu\u00e9 ou utilis\u00e9 un quelconque secret d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. Iladmet que la base de donn\u00e9es appartenant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.avait\u00e9t\u00e9 t\u00e9l\u00e9charg\u00e9e sur le serveurde la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,mais il conteste en avoir faitun quelconque usage, de m\u00eame pour lesdocuments sous forme de papier saisisau si\u00e8ge de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A.. Il explique que ces donn\u00e9es n\u2019avaient aucune utilit\u00e9 pour la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. et que les produits de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s \u00e0 partir de son propre savoir-faire, certes acquis au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. Pour qu\u2019il y ait violation de l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal, les secrets vis\u00e9s par l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal doivent remplir cumulativement les conditions suivantes : -il doit s\u2019agir de faits qui ne sont connus que d\u2019un cercle restreint de personnes et qui ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 le tenir secret, -ces faits doivent \u00eatre relatifs \u00e0 une entreprise commerciale ou industrielle, et -leur divulgation doit \u00eatre de nature \u00e0 causer un pr\u00e9judice \u00e0 la personne qu\u2019il concerne, notamment en ce qu\u2019elle porterait atteinte \u00e0 sa capacit\u00e9 de concurrence. Le secret instaur\u00e9 par l&#039;article 309 du Code p\u00e9nalconstitue une protection de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle au sens large. Il importe de relever dans un premier temps que l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal n\u2019exige pas que le secret vis\u00e9 soit d\u2019une quelconque mani\u00e8re mat\u00e9rialis\u00e9. Il est par cons\u00e9quent indiff\u00e9rent si l\u2019auteur a emmen\u00e9 des documents ou fichiers informatiques ou s\u2019il a simplement fait usage de ses connaissances ou de donn\u00e9es qu\u2019il avait m\u00e9moris\u00e9es. En l\u2019esp\u00e8ce,PERSONNE2.)ad\u00e9clar\u00e9 au Juge d\u2019instruction en date du 14 mai 2013 \u00abj\u2019admets que dans le cadre de ma fonction, j\u2019ai eu connaissance d\u2019une partie significative du savoir- faire technique deSOCIETE3.)lors de la cr\u00e9ation et de la r\u00e9alisation de plans sous la direction des dirigeants deSOCIETE3.).\u00bb et le 8novembre 2022, ilad\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la Police\u00abJ\u2019ai utilis\u00e9 ce que j\u2019avais d\u00e9velopp\u00e9 moi-m\u00eame chezPERSONNE16.).\u00bb. M\u00eamesiPERSONNE2.)n\u2019admet pasavoir utilis\u00e9 la base de donn\u00e9es informatique de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A., il admet qu\u2019il a utilis\u00e9 au profit de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. ses connaissances acquises au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.<\/p>\n<p>28 Le Tribunal constate encore que les donn\u00e9es informatiques de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. ont non seulement\u00e9t\u00e9 t\u00e9l\u00e9charg\u00e9es parPERSONNE2.)sur le serveur interne de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A.,mais quepar la suite,certaines de ces donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 t\u00e9l\u00e9charg\u00e9es sur les ordinateurs des salari\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.vuqu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 saisies sur ces ordinateurs par la Police Judiciaire. Il est donc un fait que les donn\u00e9es informatiques de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es parPERSONNE2.)et \u00e9galement par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. A cela s\u2019ajoute qu\u2019il est \u00e9galement \u00e9tabli par les \u00e9l\u00e9ments du dossier r\u00e9pressif que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A. \u00e9tait op\u00e9rationnelle d\u00e8s sa constitution, \u00e0 savoir le 4 juillet 2011 et qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque,PERSONNE2.)\u00e9tait le seul \u00e0 travailler\u00abofficiellement\u00bb pour la soci\u00e9t\u00e9. Il ressort \u00e9galement du dossier r\u00e9pressif quePERSONNE2.)s\u2019est largement inspir\u00e9 du mod\u00e8le de commercialisation, de mise en production et d\u2019\u00e9laboration des plans de constructions de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.Aet que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. proposait des produits presque \u00e0 l\u2019identique deceux de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Cela avait \u00e9galement frapp\u00e9 leur fournisseur,la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE7.)S.R.O.,qui avait, dans un courriel du 14 juillet 2011, renduPERSONNE2.)attentif au fait que ses plans avaient une forte ressemblance avec les plans de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. (\u00abdrawings are very similar\u00bb). Au vu des \u00e9l\u00e9ments du dossier r\u00e9pressif, le Tribunal tient pour \u00e9tabli quePERSONNE2.)a utilis\u00e9 ses connaissances acquises au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., de m\u00eame que les donn\u00e9es soustraites \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., pour lancer et d\u00e9velopper l\u2019activit\u00e9 commerciale de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. Il y a partant eu divulgation et utilisation des donn\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. L\u2019infraction n\u2019est constitu\u00e9e que pour autant que les donn\u00e9es utilis\u00e9es constituent des secrets d\u2019affaires. La d\u00e9fense de dire quePERSONNE2.)n\u2019a pas utilis\u00e9 des donn\u00e9es secr\u00e8tesetque ces donn\u00e9es \u00e9taient publiquement accessibles par le biais du site internet de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., respectivement qu\u2019il s\u2019agissait de donn\u00e9es connues de tous dans le milieu des constructions m\u00e9talliques comme par exemple les diff\u00e9rentes mesures de plans ou les prix. Pour qu\u2019il puisse s\u2019agir d\u2019un secret d\u2019affaires, il doit s\u2019agir de faits qui ne sontconnus que d\u2019un cercle restreint de personnes et qui ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 le tenir secret (TA Lux., 27 avril 2000, n\u00b0 997\/00, confirm\u00e9 par CSJ, 5 d\u00e9cembre 2007, n\u00b0 575\/07). Le secret couvre les \u00abinformations difficilement accessibles \u00e0 un tiers\u00bb (voir en ce sens TA Lux., r\u00e9f\u00e9r\u00e9, 12 mai 2005, n\u00b0 503\/05 ; TA Lux., ordonnance en mati\u00e8re de concurrence d\u00e9loyale, 11 avril 2008, n\u00b0 504\/08 ; TA Lux., ordonnance en mati\u00e8re de concurrence d\u00e9loyale, 5 d\u00e9cembre 2008, n\u00b0 1486\/08). En l\u2019occurrence,la Police Judiciaire a saisi entre autres des notes de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A. relatives \u00e0 sa politique de collaboration avec ses revendeurs, des argumentaires commerciaux, des notes relatives \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement de la fonction \u00abDevis en ligne\u00bb sur le site internet de la soci\u00e9t\u00e9, des notes relatives au calcul des prix, des trames pour des entretiens t\u00e9l\u00e9phoniques avec des clients\/prospects ainsi que des plans de structures m\u00e9talliques. A cela s\u2019ajoute quePERSONNE2.)avait connaissance d\u2019informations internes \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A.,comme par exemple qui \u00e9taientles fournisseursprivil\u00e9gi\u00e9sde la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A..<\/p>\n<p>29 Il r\u00e9sulte des d\u00e9clarations dePERSONNE7.)faites \u00e0 l\u2019audience sous la foi du serment que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE7.)\u00e9tait l\u2019un des fournisseurs de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.et qu\u2019il a fallu \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. des ann\u00e9es avant de d\u00e9velopper une gamme de produits qui \u00e9taient rentables et pour n\u00e9gocier notamment avec la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE7.)le meilleur rapport qualit\u00e9\/prix. Ainsi,PERSONNE2.)savait qu\u2019il avait tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 contacter la soci\u00e9t\u00e9 tch\u00e8queSOCIETE7.) qui fournissait ou du moins avait fourni depuis des ann\u00e9es la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. en structures m\u00e9talliques \u00e0 des prix ayant permis \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. de prosp\u00e9rer sur le march\u00e9et comme l\u2019indique la d\u00e9fense \u00ables prix attractifs se discutent chez le fournisseur. En d\u2019autres termes cela consistait \u00e0 acheter \u00e0 des prix r\u00e9duits aupr\u00e8s d\u2019un fournisseur\u00bb. Ces donn\u00e9es n\u2019\u00e9taient pas librement accessibles au public,mais il s\u2019agissait de connaissances et de la base de donn\u00e9es internes\u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., auxquels seuls les salari\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. avaient acc\u00e8s et donc qui \u00e9taient connus que par un nombre restreint de personnes. Le Tribunal retient partant qu\u2019il s\u2019agissait de secrets d\u2019affaires. Pour \u00eatre donn\u00e9e, l\u2019infraction pr\u00e9vue\u00e0 l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal requiert encore un \u00e9l\u00e9ment moral consistant dans le but dans lequel la divulgationou l\u2019utilisationa \u00e9t\u00e9 faite, c\u2019est-\u00e0-dire soit le but de concurrence, soit l\u2019intention de nuire, soit l\u2019intention de se procurer un avantage illicite. Il est un fait que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00e9voluaient surle m\u00eame march\u00e9, \u00e0 savoir celui des constructions m\u00e9talliques propos\u00e9es sous forme de kit et qu\u2019ils ciblaientla m\u00eame client\u00e8le. Il ressort notamment des d\u00e9clarations du t\u00e9moinPERSONNE7.)faites sous la foi du serment que des clients de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. s\u2019adressaient \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., croyant qu\u2019ils avaientachet\u00e9 desconstructions m\u00e9talliquesproduites par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A..,alors qu\u2019elles avaient \u00e9t\u00e9fabriqu\u00e9es et venduespar la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. Par ailleurs, il ressort descourrielssaisis sur l\u2019ordinateur dePERSONNE2.)que celui-ci indiquaitaux clients de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,comme r\u00e9f\u00e9rence d\u2019une construction r\u00e9alis\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., des produits en r\u00e9alit\u00e9venduspar la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A.notamment\u00e0M.PERSONNE17.). Il est \u00e9galement \u00e9tabli par les \u00e9l\u00e9ments du dossieretnotamment par unjugement du Tribunal de Grande Instance de Villefranche sur Sa\u00f4ne du 3 mars 2016 (pi\u00e8ce n\u00b033 de la farde de pi\u00e8ces de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.\u00e0r.l.)que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. ne commercialisait pas seulement des constructions m\u00e9talliques enENSEIGNE2.)mais \u00e9galement des constructions enENSEIGNE1.)telles que vendues par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. PERSONNE2.)ad\u2019ailleurs lui-m\u00eame d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l\u2019audience que l\u2019id\u00e9e de d\u00e9part \u00e9tait de vendre les constructions produites par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.,mais que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A. avait refus\u00e9 toute collaboration. Il avait \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 que la concurrence importante avec lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. l\u2019avait incit\u00e9\u00e0 n\u00e9gocier un contrat d\u2019exclusivit\u00e9 avec la soci\u00e9t\u00e9 tch\u00e8queSOCIETE7.). La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. concurren\u00e7ait donc la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. PERSONNE2.)\u00e9tait le fondateur de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., l\u2019actionnaire majoritaire de la soci\u00e9t\u00e9 ainsi que son administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9.<\/p>\n<p>30 En utilisant les donn\u00e9es soustraites\u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.,PERSONNE2.)avait clairement l\u2019intention de concurrencer la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. sur le march\u00e9 des kits de constructions m\u00e9talliquesou du moins de se procurer un avantage illicite, \u00e0 savoir d\u2019user de ses connaissances acquises au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. et des donn\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. pour cr\u00e9er dans un brefd\u00e9lai une structure commerciale lui permettant de r\u00e9aliser son projetpersonnel de vente de constructions m\u00e9talliques. Le Tribunal retient partant que l\u2019infraction \u00e0 l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal est prouv\u00e9e \u00e0 charge dePERSONNE2.). Publicit\u00e9 trompeuse Il est reproch\u00e9 sub d) \u00e0PERSONNE2.)d\u2019avoir enfreint les articles 17, 18 et 25 de la loi du 30 juillet 2002relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyalepour avoirqualifi\u00e9, dans une publicit\u00e9 pour les produits de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,diffus\u00e9etr\u00e8s largementsur son site internet et dans le magazine \u00ab LaENSEIGNE3.)\u00bb, les produits vendus parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., et plus particuli\u00e8rement les profils enENSEIGNE1.), d&#039;\u00ab arnaque\u00bb, pour avoirinsinu\u00e9, dans une publicit\u00e9 pour les produits de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,diffus\u00e9e tr\u00e8s largement sur son site internet et dans le magazine \u00ab LaENSEIGNE3.)\u00bb, que les syst\u00e8mes d&#039;attaches par vis\/boulon utilis\u00e9s parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.sont de mauvaise qualit\u00e9 et entra\u00eenent la d\u00e9t\u00e9rioration syst\u00e9matique dest\u00f4les et finalement, pour avoirutilis\u00e9, dans des publicit\u00e9s pour les produits de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. (site internet, brochures distribu\u00e9s sur les salons professionnels, etc.), la mention \u00abDeutsche Qualit\u00e4t\u00bb alors que ses produits sont fabriqu\u00e9s en R\u00e9publique Tch\u00e8que. Tel que l\u2019a relev\u00e9 le Minist\u00e8re Public \u00e0 l\u2019audience, la loi du30 juillet 2002relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyalea \u00e9t\u00e9 abrog\u00e9e par une loidu 23 d\u00e9cembre 2016sur les ventes en soldes et surtrottoir et la publicit\u00e9 trompeuse et comparative. Le Tribunal constateque lesarticles 5 et 6dela loi du 23 d\u00e9cembre 2016 sanctionnenttoujours p\u00e9nalement les faits de publicit\u00e9 trompeuse et comparative. Le Tribunal constate que le libell\u00e9 des infractions ainsi que les peines pr\u00e9vues par la loi du 23 d\u00e9cembre 2016 sont identiques \u00e0 ceux de l\u2019ancienne loi du 30 juillet 2002, de sorte que les faits reproch\u00e9s \u00e0PERSONNE2.)sub d) s\u2019analysentd\u00e9sormais par rapport \u00e0 la loi du23 d\u00e9cembre 2016sur les ventes en soldes et sur trottoir et la publicit\u00e9 trompeuse et comparative. PERSONNE2.)ne conteste pas que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. a diffus\u00e9 les publicit\u00e9s \u00e9num\u00e9r\u00e9es dans l\u2019ordonnance de renvoi n\u00b0 993\/16 du 20 avril 2016, mais la d\u00e9fense plaide que la loi du 23 d\u00e9cembre 2016, tout comme la loi du 30 juillet 2002, ne sanctionne que \u00abl\u2019annonceur\u00bb. En l\u2019esp\u00e8ce, \u00abl\u2019annonceur\u00bb serait la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. en non pasPERSONNE2.)qui n\u2019est pas cit\u00e9 devant le Tribunal en sa qualit\u00e9 de dirigeant de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,mais ensonnom personnel. Il est un fait quePERSONNE2.)n\u2019a pas,en son nom personnel,fait diffuser lesdites publicit\u00e9s. Or, la chambre du conseil l\u2019a renvoy\u00e9 devantle Tribunaldu chef des infractions lui reproch\u00e9es \u00e0 titre personnelet non pas ensaqualit\u00e9d\u2019administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A.. Le Tribunal retient quePERSONNE2.)n&#039;apas en tant que personne priv\u00e9ecommis l\u2019infraction lui reproch\u00e9e sub d)puisqueles publicit\u00e9s litigieuses ont \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A.. Il aurait le cas \u00e9ch\u00e9ant d\u00fben assumer la responsabilit\u00e9 ensaqualit\u00e9<\/p>\n<p>31 d\u2019administrateurde la soci\u00e9t\u00e9 qu&#039;il avaitseul pouvoir de repr\u00e9senter. Or, il n\u2019est pas r\u00e9guli\u00e8rement cit\u00e9 en cette qualit\u00e9. Le Tribunal retient partant qu\u2019il n\u2019est pas prouv\u00e9 quePERSONNE2.)\u00e9taitl\u2019\u00abannonceur\u00bb des publicit\u00e9s litigieuses. Il est partant \u00e0 acquitter de cette infraction. 2)La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. Utilisation de secrets d\u2019affaires Il est reproch\u00e9\u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. d\u2019avoir depuis la date de sa constitution, \u00e0 savoir le 4 juillet 2011, enfreint l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal en ayant eu connaissance, par l\u2019entremise dePERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.), et en ayant utilis\u00e9 des secrets d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Aux termes de l\u2019article 34 du Code p\u00e9nal, tel qu\u2019introduit par la loi du trois mars 2010 \u00ablorsqu\u2019un crime ou un d\u00e9lit est commis au nom et dans l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019une personne morale par un de ses organes l\u00e9gaux ou par un ou plusieurs de ses dirigeants de droit ou de fait, la personne morale peut \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e p\u00e9nalement responsable et encourir les peines pr\u00e9vues par les articles 35 et 38.\u00bb Il r\u00e9sulte des travaux parlementaires relatifs \u00e0 la loi du 3 mars 2010, que la personne morale ne peut pas, mat\u00e9riellement, \u00eatre elle-m\u00eame l\u2019auteur de l\u2019infraction, dans la mesure o\u00f9 elle ne dispose que d\u2019une existence juridique et ne peut agir mat\u00e9riellement qu\u2019\u00e0 travers des personnes physiques, (\u2026) de sorte qu\u2019il doit toujours y avoir un auteur imm\u00e9diat de l\u2019infraction qui ne peut \u00eatre qu\u2019une personne physique. (\u2026) Le crime ou le d\u00e9lit commis par l\u2019organe l\u00e9gal ou un ou plusieurs de ses membres suffit \u00e0 engager la responsabilit\u00e9 p\u00e9nale dela personne morale s\u2019il a \u00e9t\u00e9 commis au nom et dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de cette derni\u00e8re, sans qu\u2019il soit n\u00e9cessaire d\u2019\u00e9tablir une faute distincte \u00e0 charge de la personne morale (Avis du Conseil d\u2019Etat du 19 janvier 2010 relatif au projet de loi n\u00b05718, documentn\u00b05718\/04, identifiant J-2009-O-1477, p.5). Il suffit que le juge puisse acqu\u00e9rir la certitude que l&#039;infraction a \u00e9t\u00e9 commise, dans tous ses \u00e9l\u00e9ments, par un organe ou un repr\u00e9sentant,pour que la personne morale puisse \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e coupable de cette infraction (TA Lux,n\u00b0900\/2011,14 mars 2011). Le Tribunal renvoie \u00e0 ses d\u00e9veloppements ant\u00e9rieurs et retient qu\u2019il est en l\u2019esp\u00e8ce \u00e0 suffisance prouv\u00e9 par les \u00e9l\u00e9ments du dossier r\u00e9pressif quePERSONNE2.)\u00e9tait au moment des faits administrateurd\u00e9l\u00e9gu\u00e9dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. et qu\u2019ila enfreintl\u2019article 309 du Code p\u00e9nal. Le Tribunal retient encore qu\u2019en utilisant les secrets d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., ila permis \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. d\u2019\u00eatre op\u00e9rationnelle d\u00e8s sa constitutionet de vendre des constructions m\u00e9talliques de mani\u00e8re rentable. L\u2019infraction a partant \u00e9t\u00e9 commise au nom et dans l\u2019int\u00e9r\u00eatde la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.et doit \u00e9galement \u00eatre retenue dans son chef. Publicit\u00e9 trompeuse Il est \u00e9galementreproch\u00e9 sub c) \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. d\u2019avoir,depuis le 4 juillet 2011, enfreint les articles17, 18 et 25 de la loi du 30 juillet 2002relative \u00e0 la concurrence d\u00e9loyale pour avoir qualifi\u00e9, dans une publicit\u00e9 pour les produits de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., diffus\u00e9e tr\u00e8s largement sur son site internet et dans le magazine \u00ab LaENSEIGNE3.)\u00bb, les produits vendus par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., et plus particuli\u00e8rement les profils enENSEIGNE1.),<\/p>\n<p>32 d&#039;\u00ab arnaque \u00bb, pour avoir insinu\u00e9, dans une publicit\u00e9pour les produits de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A., diffus\u00e9e tr\u00e8s largement sur son site internet et dans le magazine \u00ab LaENSEIGNE3.)\u00bb, que les syst\u00e8mes d&#039;attaches par vis\/boulon utilis\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. sont de mauvaise qualit\u00e9 et entra\u00eenent la d\u00e9t\u00e9rioration syst\u00e9matique des t\u00f4les et finalement, pour avoir utilis\u00e9, dans des publicit\u00e9s pourles produits de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. (site internet, brochures distribu\u00e9s sur les salons professionnels, etc.), la mention \u00abDeutsche Qualit\u00e4t\u00bb alors que ses produits sont fabriqu\u00e9s en R\u00e9publique Tch\u00e8que. Il ressort des \u00e9l\u00e9ments du dossier r\u00e9pressif que les publicit\u00e9s litigieuses ont \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9es notamment sur le site internet de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,mais \u00e9galement dans des magazines sp\u00e9cialis\u00e9s et distribu\u00e9s comme d\u00e9pliant dans des foires. Concernant les deux publicit\u00e9s comparatives, \u00e0 savoir celle o\u00f9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. qualifie les produits des concurrents d\u2019arnaque et celle o\u00f9 elle insinue que les concurrents utilisent des mat\u00e9riauxde qualit\u00e9 inf\u00e9rieures, plus pr\u00e9cis\u00e9ment des vis entra\u00eenant l\u2019oxydation et la d\u00e9t\u00e9rioration de la t\u00f4le, le Tribunal retient que ces publicit\u00e9s jettent le discr\u00e9dit et d\u00e9nigrent les produits desconcurrents, notamment ceux de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. En diffusant ces publicit\u00e9s,les organes dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.ontagi de mani\u00e8re consciente etvolontaire dans le but \u00e9vident de nuire aux concurrents. Quant \u00e0 la publicit\u00e9 \u00e0 qualifier de trompeuse, \u00e0 savoir la publicit\u00e9 dans laquelle la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A. fait l\u2019\u00e9loge de la circonstance que ses produits seraient de fabrication allemande en apposant la mention \u00abDeutsche Qualit\u00e4t\u00bb dans ses publicit\u00e9s,PERSONNE2.) avait d\u00e9clar\u00e9 le 20 novembre 2014, en sa qualit\u00e9 d\u2019administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de lasoci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A., au Juge d\u2019instruction que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. n\u2019avait pas indiqu\u00e9 que ses produits \u00e9taient fabriqu\u00e9s en Allemagne. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. avait utilis\u00e9 la mention litigieuse \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019une partie de la mati\u00e8re premi\u00e8re \u00e9tait fournie par SOCIETE12.), m\u00eame si le produit final\u00e9tait fabriqu\u00e9 en R\u00e9publique Th\u00e8que. La soci\u00e9t\u00e9 s\u2019\u00e9tait partant cru en droit d\u2019utiliser la mention \u00abDeutsche Qualit\u00e4t\u00bb. Le Tribunal constate cependant que l\u2019apposition d\u2019une telle mention est susceptible d\u2019induire les consommateurs en erreuret de leur faire croire que le produit est d\u2019origine allemandealors qu\u2019il n\u2019est pas pr\u00e9cis\u00e9 que seul quelques \u00e9l\u00e9mentsdu produit final proviennent d\u2019Allemagne. Le Tribunal retient partant qu\u2019il s\u2019agit bien d\u2019une publicit\u00e9 trompeuse et que le consommateur a \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 volontairement dans le doute sur la composition et fabrication r\u00e9elle des produits offerts en vente par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. Les publicit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9esau nom et dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.et l\u2019infraction reproch\u00e9e sub c)doitpartant\u00eatre retenue dans son chef 3)PERSONNE3.) Vol domestique Il est reproch\u00e9 sub a) \u00e0PERSONNE3.)d\u2019avoir, depuis le 1 er juillet 2010, soustrait au pr\u00e9judicie de son employeur la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. un nombre important de documents sous forme de papier et\/ou sous forme de fichiers \u00e9lectroniques. PERSONNE3.)conteste l\u2019infraction lui reproch\u00e9 sub a). PERSONNE3.)a pr\u00e9cis\u00e9\u00e0 l\u2019audience qu\u2019il n\u2019a pas t\u00e9l\u00e9charg\u00e9 de donn\u00e9es informatiquesde la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Il admet qu\u2019il a pris quelques documents-papierde la soci\u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>33 SOCIETE3.)S.A., plus pr\u00e9cis\u00e9ment le devis \u00e0 l\u2019attention de M.PERSONNE9.)et la facture \u00e0 PERSONNE18.), mais uniquement pour se prot\u00e9ger,alorsqu\u2019il estimait que son ancien employeur fraudait le fisc. Le Tribunal constate qu\u2019aupr\u00e8s du Juge d\u2019instruction et de la Police Judiciaire,PERSONNE3.) avait fait l\u2019aveu d\u2019avoir emport\u00e9en outredeux \u00e0trois factures qu\u2019il consid\u00e9rait \u00eatre de fausses factures. A l\u2019audience,PERSONNE3.)a admisqu\u2019il avaitpris les documents (factures, devis) le jour o\u00f9 il estime avoir \u00e9t\u00e9 agress\u00e9 parPERSONNE7.), \u00e0 savoir le 19 mai 2011. Ilaffirmequ\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de commettre un vol,mais que son but \u00e9tait de se prot\u00e9ger. Pour ce qui est des donn\u00e9es informatiques saisis sur l\u2019ordinateur qu\u2019il utilisait,PERSONNE3.) a d\u00e9clar\u00e9qu\u2019il ignorait que ces documents se trouvaient sur l\u2019ordinateur. Ila expliqu\u00e9qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas seul \u00e0 utiliser cet ordinateur et que par ailleurs,tous les salari\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A. avaient acc\u00e8s au serveur interne de la soci\u00e9t\u00e9contenantles m\u00eames donn\u00e9es. LeTribunalrenvoie \u00e0 ces d\u00e9veloppementsant\u00e9rieurset \u00e0 l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassationn\u00b0 17\/2014 p\u00e9nal du3 avril 2014pour retenir quele fait d\u2019usurper au propri\u00e9taire, m\u00eame momentan\u00e9ment, un document pour en faire une copie contre le gr\u00e9 et \u00e0 l\u2019insu du propri\u00e9taire constitue un vol. La d\u00e9fense renvoie \u00e0 unjugement n\u00b02270\/2012 du 26 juin 2012rendu par le Tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourgpour relever que la jurisprudence luxembourgeoiseretient que les droits de la d\u00e9fense peuvent justifier l\u2019infraction de vol. La cause de justification n\u2019implique pas une absence d\u2019intention frauduleuse dans le chef de l\u2019auteur du vol mais l\u2019absence de responsabilit\u00e9 del\u2019auteurr\u00e9sultele cas \u00e9ch\u00e9antde ce que, lorsqu\u2019existe un fait justificatif, l\u2019\u00e9l\u00e9ment l\u00e9gal de l\u2019infraction se trouve \u00ab neutralis\u00e9 \u00bb et m\u00eame \u00absupprim\u00e9 \u00bb, de sorte que celle-ci n\u2019est plus juridiquement constitu\u00e9e. D\u2019une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, le fait justificatif efface l\u2019illic\u00e9it\u00e9 de l\u2019acte et supprime tout caract\u00e8re fautif au comportement de l\u2019agent (Lexinexis\u2013Jurisclasseur civil code, art. 1382 \u00e0 1386, fasc. 121-20, faits justificatifs). Le Tribunal constate que la jurisprudence cit\u00e9e par la d\u00e9fense retient clairement le vol domestique dans le chef du salari\u00e9 qui fait des copies \u00e0 l\u2019insu de son employeur de documents appartenant \u00e0 son employeur au motif que \u00absuivant un arr\u00eat de la chambre criminelle de la Cour de Cassation fran\u00e7aise du 16 mars 1999, \u00ab toute appropriation de la chose appartenant \u00e0 autrui, contre le gr\u00e9 de son propri\u00e9taire ou l\u00e9gitime d\u00e9tenteur, caract\u00e9rise la soustraction frauduleuse constitutive de vol, quels que soient le mobile qui a inspir\u00e9 son auteur et l\u2019utilisation du bien appr\u00e9hend\u00e9 \u00bb. L\u2019id\u00e9e est que l\u2019employeur ne remet au salari\u00e9 que la simple d\u00e9tention mat\u00e9rielle de documents, mais non la possession. En s\u2019en emparant\u00e0 des fins personnelles, ne serait-ce que le temps de faire des photocopies, le salari\u00e9 commet donc un vol. La chambre criminelle consid\u00e8re que le fait que le geste du salari\u00e9 ait \u00e9t\u00e9 dict\u00e9 par le souci de se d\u00e9fendre en justice, n\u2019est pas de nature \u00e0 exclure son intention frauduleuse. C\u2019est ce qui explique qu\u2019elle a clairement affirm\u00e9 dans un arr\u00eat du 8 d\u00e9cembre 1998 que \u00ab le pr\u00e9pos\u00e9 qui, d\u00e9tenant mat\u00e9riellement des documents appartenant \u00e0 son employeur, fait, \u00e0 des fins personnelles, des photocopies de ces documents sans l\u2019autorisation expresse de ce dernier, se rend coupable de vol, quels que soient le mobile qui l\u2019a inspir\u00e9, la valeur marchande des informations appr\u00e9hend\u00e9es etleur utilisation ult\u00e9rieure \u00bb(Le salari\u00e9 peut-il se constituer une preuve avec des documents appartenant \u00e0 son<\/p>\n<p>34 employeur ?\u2013Commentaire parPERSONNE19.), docteur en droit, avocat \u00e0 la Cour ; La Semaine Juridique, Edition G\u00e9n\u00e9rale n\u00b0 39, 29 septembre 1999, II 10166). Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, le Tribunal retient que l\u2019infraction de vol domestique est caract\u00e9ris\u00e9e dans le chef dePERSONNE3.). Quant \u00e0 lacause de justificationinvoqu\u00e9e par la d\u00e9fense, \u00e0 savoir quePERSONNE3.)a d\u00fb commettre l\u2019infraction de vol pour pr\u00e9server ses droits de la d\u00e9fense, le Tribunal rel\u00e8ve que par unarr\u00eat n\u00b0566\/14 Vdu 23 d\u00e9cembre 2014, la Cour d\u2019appel a admis comme cause de justification d\u2019une infraction de vol domestique le fait quele salari\u00e9 puisseproduire en justice pour assurer sa d\u00e9fense dans le proc\u00e8s qui l\u2019oppose \u00e0 son employeur des documents de l\u2019entreprise dont il a eu connaissance \u00e0 l\u2019occasionde l\u2019exercice de ses fonctions mais quele fait du salari\u00e9 doit r\u00e9pondre \u00e0 deux conditions: les documents doivent \u00eatre strictement n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019exercice des droits de sa d\u00e9fense et l\u2019acc\u00e8s du salari\u00e9 aux documents doit avoir eu lieu \u00e0 l\u2019occasion de ses fonctions. Dans son arr\u00eat,la Cour d\u2019appel fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un arr\u00eat de la Cour de Cassation fran\u00e7aise du 11 mai 2004 qui retient que \u00aben l\u2019\u00e9tat des motifs, (dont) il se d\u00e9duit que les documentsde l\u2019entreprise dont la pr\u00e9venue avait connaissance \u00e0 l\u2019occasion de ses fonctions et qu\u2019elle a appr\u00e9hend\u00e9s ou reproduits sans l\u2019autorisation de son employeur \u00e9taient strictement n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019exercice des droits de sa d\u00e9fense dans le litige l\u2019opposant \u00e0son employeur \u00bb ( Cass.crim., 11 mai 2004, no V 03-85.521 FSPFI, St\u00e9 Pierson Diffusion, 2nd moyen, rejet, B. crim. n\u00b0117)\u00bb La pr\u00e9misse pour pouvoir faire valoir la cause de justification de la pr\u00e9servation des droits de la d\u00e9fense est l\u2019existence d\u2019un litige, n\u00e9cessairement en droit du travail, opposant le pr\u00e9venu \u00e0 son employeur. Or, en l\u2019occurrence aucun litige n\u2019opposePERSONNE3.)\u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. et il n\u2019a vers\u00e9 les documents vol\u00e9s dans aucune instance pour se d\u00e9fendre des revendicationsde son employeur. Le Tribunal retient partant que le fait de voler les factures et le devis litigieux n\u2019\u00e9tait pas strictement n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019exercice des droits de la d\u00e9fense dePERSONNE3.)dans un litige l\u2019opposant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. La cause de justification invoqu\u00e9e par la d\u00e9fense n\u2019est partant pas donn\u00e9e etPERSONNE3.)est \u00e0 retenir dans les liens de l\u2019infraction de vol domestique. Divulgation et utilisation de secrets d\u2019affaires Il est reproch\u00e9 sub b) \u00e0PERSONNE3.)d\u2019avoir, depuis le 1 er juillet 2010, divulgu\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A. et\/ou utilis\u00e9, dans le cadre des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. une partie des secrets d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. et partant enfreint l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal. PERSONNE3.)atravaill\u00e9pour la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. \u00e0 partir du 1 er f\u00e9vrier 2012 etila d\u00e9clar\u00e9qu\u2019avant, il ne rendait que ponctuellement service \u00e0PERSONNE2.),comme par exemple lorsqu\u2019il a r\u00e9dig\u00e9 en date du 7 juillet 2011 un courriel \u00e0 l\u2019attention de la soci\u00e9t\u00e9 tch\u00e8que SOCIETE7.). PERSONNE3.)conteste l\u2019infraction lui reproch\u00e9e sub b), il conteste avoir divulgu\u00e9 une quelconque information confidentielle\u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. ouavoir consciemment et intentionnellement utilis\u00e9 des secrets d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Ila pr\u00e9cis\u00e9\u00e0<\/p>\n<p>35 l\u2019audience qu\u2019il n\u2019avait en tout \u00e9tat de cause pas l\u2019intention de nuire \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A.. Tel que relev\u00e9 ant\u00e9rieurement, l\u2019article 309du Code p\u00e9nalrequiert un \u00e9l\u00e9ment moral consistant dans le but dans lequel la divulgation ou l\u2019utilisation a \u00e9t\u00e9 faite, c\u2019est-\u00e0-dire soit le but de concurrence, soit l\u2019intention de nuire, soit l\u2019intention de se procurerun avantage illicite. Le Tribunal constatequePERSONNE3.)\u00e9tait salari\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. depuis le 1 er f\u00e9vrier 2012 et qu\u2019il ressort du dossier r\u00e9pressif qu\u2019avant cette date il a, \u00e0 plusieurs reprises, aid\u00e9PERSONNE2.)dans le lancement de l\u2019activit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., notamment en contactant la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE7.). Il ressort cependant des d\u00e9clarations dePERSONNE2.)faitesaupr\u00e8s duJuge d\u2019instruction en date du 14 mai 2013que c\u2019est lui qui avait charg\u00e9PERSONNE3.)de contacter la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE7.)et que l\u2019initiativede ce contact ne venait donc pas dePERSONNE3.). Il ne ressort d\u2019ailleurs pas du dossier r\u00e9pressif quePERSONNE3.)ait personnellement divulgu\u00e9 des secrets d\u2019affaires \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. Outre le fait qu\u2019il \u00e9tait salari\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,PERSONNE3.)n\u2019avait aucun int\u00e9r\u00eat financier dans la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,contrairement \u00e0PERSONNE2.)qui en \u00e9tait le fondateur etl\u2019administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9. Force est de constater que m\u00eame\u00e0 supposer qu\u2019il ait utilis\u00e9 les donn\u00e9es soustraites \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A., qualifi\u00e9es par le Tribunal de secrets d\u2019affaires,il n\u2019est pas \u00e9tabli \u00e0 l\u2019exclusion de tout doute quePERSONNE3.)ait agi dans une intention frauduleuse, \u00e0 savoir qu\u2019ilaiteul\u2019intention de concurrencer ou de nuire \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. ou m\u00eame de se procurer un avantage illicite. Le Tribunal retient partant que l\u2019infraction \u00e0 l\u2019article 309 du Code p\u00e9naln\u2019est pas prouv\u00e9e \u00e0 charge dePERSONNE3.). 4)PERSONNE4.) Vol domestique Il est reproch\u00e9 \u00e0PERSONNE4.)d\u2019avoir, depuis le 1 er juillet 2011, soustrait au pr\u00e9judicie de son employeur la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. uncertainnombre de documents sous forme de papier et\/ou sous forme de fichiers \u00e9lectroniques. PERSONNE4.)admet qu\u2019il a emport\u00e9 une farde avec des documents appartenant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. etprobablementune cl\u00e9 USB contenant des donn\u00e9es informatiques de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Il pr\u00e9cise cependant qu\u2019il a pris ces objets par inadvertance lorsqu\u2019il a quitt\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00e0 la suite desa d\u00e9mission. Il est formel pour dire qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de s\u2019approprier ces objets contre le gr\u00e9 et \u00e0 l\u2019insu de son employeur. Quant aux fichiers retrouv\u00e9s sur l\u2019ordinateurqu\u2019il utilisait au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A.,PERSONNE4.)ne s\u2019explique pas la pr\u00e9sence de ces documents sur son ordinateur. Il est formel pour dire qu\u2019il n\u2019a jamais consciemment t\u00e9l\u00e9charg\u00e9 des donn\u00e9es soustraites \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. surson poste de travail.<\/p>\n<p>36 Tel que l\u2019a relev\u00e9 la d\u00e9fense, les documents saisis sur l\u2019ordinateur dePERSONNE4.)portent tous une date de manipulation ant\u00e9rieure \u00e0f\u00e9vrier 2012 alors quePERSONNE4.)n\u2019a rejoint la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. qu\u2019apr\u00e8s f\u00e9vrier 2012. L\u2019enqu\u00eateurapr\u00e9cis\u00e9 \u00e0 l\u2019audiencequesi le document informatique est manipul\u00e9, par exemple, pour le copier, la date de cette manipulation s\u2019affiche. Il faut en conclure que ce n\u2019est pasPERSONNE4.)qui a copi\u00e9 les documents litigieux sur l\u2019ordinateur dont il se servait au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.et partant levol de ces fichiers ne saurait \u00eatre retenu \u00e0 sa charge. Quant auxdocuments papier,\u00e0 savoir la farde de couleur bleue portant l\u2019inscription \u00abBMC Romain\u00bb, le Tribunal retient qu\u2019il n\u2019est pas exclu quePERSONNE4.)ait pris cette farde au moment de faire ses cartons dans son bureau au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., respectivement qu\u2019il croyait que cette farde contenait des documents dont il pouvait librement disposer. Le Tribunal retient partant qu\u2019il existe un doute quePERSONNE4.)ait pris cette farde dans une intention frauduleuse. Quant aux documents apparemment d\u00e9tenus sur sa cl\u00e9 USB,PERSONNE4.)avait d\u00e9clar\u00e9 aussi bien \u00e0 la Police Judiciaire qu\u2019au Juge d\u2019instruction que la seule explication qui lui venait\u00e0 l\u2019esprit,concernant la pr\u00e9sence de fichiers informatiquesde la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.sur son poste de travail,\u00e9tait qu\u2019il les avaitpeut-\u00eatret\u00e9l\u00e9charg\u00e9s par inadvertance, ensemble avec ses fichiers personnels, sur sa cl\u00e9 USB au moment de quitter la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Le Tribunal constate cependant, tout comme la d\u00e9fense, qu\u2019aucune exploitation de cette cl\u00e9 USB n\u2019a \u00e9t\u00e9 faite au cours de l\u2019instruction judiciaire, de sorte qu\u2019il n\u2019est pas prouv\u00e9 que des fichiers appartenant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. se soient effectivement trouv\u00e9s sur cette cl\u00e9 USB. Au vu des consid\u00e9rations qui pr\u00e9c\u00e8dent, le Tribunal retient qu\u2019il n\u2019est pas prouv\u00e9 que PERSONNE4.)ait soustrait frauduleusement des documents et fichiers informatiques au pr\u00e9judice de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. PERSONNE4.)est partant \u00e0 acquitter de l\u2019infraction de vol domestique. Divulgation et utilisation de secrets d\u2019affaires Finalement, il est reproch\u00e9 sub b) \u00e0PERSONNE4.)d\u2019avoir,depuis le 1 er juillet 2011,divulgu\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. et\/ou utilis\u00e9, dans le cadre des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A. une partie des secrets d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. et partantd\u2019avoirenfreint l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal. PERSONNE4.)conteste avoir jamais divulgu\u00e9un quelconque secret d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. Le Tribunal constate qu\u2019il n\u2019est \u00e9tabli par aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier r\u00e9pressif que PERSONNE4.)ait divulgu\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. des informations qualifi\u00e9es de secrets d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Le Tribunal retient, tout comme pourPERSONNE3.), que m\u00eame \u00e0 supposer qu\u2019ilyait eu utilisation de la part dePERSONNE4.)de certains secrets d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)<\/p>\n<p>37 S.A., il n\u2019est pas \u00e9tabli qu\u2019il ait utilis\u00e9 ces informations dans une intention frauduleuse telle que requisepar l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal. PERSONNE4.)est partant \u00e0 acquitter de l\u2019infraction lui reproch\u00e9e sub b). R\u00e9capitulatif: Lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.est \u00e0acquitterde la pr\u00e9vention suivante: \u00abdepuis le 4 juillet 2011, date de sa constitution, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, sans pr\u00e9judice quant aux dates et lieux exacts, comme auteur, coauteur ou complice, en infraction aux articles 14 et 25de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative, d&#039;avoir, par un acte contraire soit aux usages honn\u00eates en mati\u00e8re commerciale, industrielle, artisanale ou lib\u00e9rale, soit \u00e0 un engagement contractuel, enlev\u00e9 ou tent\u00e9 d&#039;enlever \u00e0 ses concurrents ou \u00e0 l&#039;un d&#039;eux une partie de leur client\u00e8le ou port\u00e9 atteinte ou tent\u00e9 de porter atteinte \u00e0 leur capacit\u00e9 de concurrence ; en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir : -limit\u00e9 les id\u00e9es et le travail deSOCIETE3.)en vue de d\u00e9velopper \u00e0 moindres co\u00fbts une activit\u00e9 identique \u00e0 celle deSOCIETE3.), et de concurrencer directement cette derni\u00e8re, s&#039;immis\u00e7ant ainsi dans le sillage deSOCIETE3.)afin de tirer profit, sans rien d\u00e9penser, de son savoir-faire acquis au terme d&#039;efforts et d&#039;investissements importants, et notamment d&#039;avoir copi\u00e9, respectivement plagi\u00e9 : \u2022la gamme de b\u00e2timents standard deSOCIETE3.)(m\u00eames dimensions, m\u00eames pourcentages de toit, m\u00eames mat\u00e9riaux, ; \u2022les plans des b\u00e2timents et des \u00e9l\u00e9ments composant les b\u00e2timents ; \u2022la technique innovante deSOCIETE3.)quant \u00e0 l&#039;utilisation de profils en ENSEIGNE1.)(\u00ab Profils Reconstitu\u00e9s Soud\u00e9s \u00bb) pour sa gamme de b\u00e2timents standards ; \u2022les principes et notices de montage des b\u00e2timents en kit deSOCIETE3.)(annexes au courrier de la partie civile au Juge d&#039;instruction Schammo en date du 7 septembre 2011 figurant au dossier p\u00e9nal) ; \u2022les conditions g\u00e9n\u00e9rales deSOCIETE3.)(qui ne sont pas accessibles librement, mais donn\u00e9es aux clients uniquement avec le bon de commande) ; \u2022le mod\u00e8le \u00e9conomique deSOCIETE3.)permettant de r\u00e9duire significativement les co\u00fbts de production et de commercialisation et de proposer ainsi les b\u00e2timents qualitatifs \u00e0 des prix tr\u00e8s attractifs ; \u2022les m\u00e9thodes de commercialisation deSOCIETE3.), etnotamment : ola vente des produits, propos\u00e9e uniquement par le biais d&#039;un site internet, avec la possibilit\u00e9 de faire un devis instantan\u00e9 en ligne ; oa promotion par le biais de m\u00eames m\u00e9dias (site internet, la \u00ab ENSEIGNE3.)\u00bb, le \u00abENSEIGNE4.)\u00bb) et des m\u00eames salons professionnels (ADRESSE14.),ADRESSE15.), etc.) ; ol&#039;argumentaire commercial ; \u2022le site internet deSOCIETE3.):<\/p>\n<p>38 odans la pr\u00e9sentation ; oquant \u00e0 sa structure (rubriques) et ses fonctionnalit\u00e9s (et notamment la possibilit\u00e9 de devis en ligne instantan\u00e9); oquant aux t\u00e9moignages de satisfaction des clients; oquant aux photographies ; -eu connaissance de mani\u00e8re frauduleuse de l&#039;ensemble des tarifs de la gamme de SOCIETE3.)et des prix d\u00e9taill\u00e9s de chaque composant; -utilis\u00e9 une version pirat\u00e9e du logiciel \u00abENSEIGNE5.)\u00bb copi\u00e9e aupr\u00e8s deSOCIETE3.); -contact\u00e9 les m\u00eames fournisseurs (par exempleSOCIETE7.)pour la r\u00e9alisation des profils m\u00e9talliques,PERSONNE8.)pour le transport, etc.) ; -usurp\u00e9 des t\u00e9moignages de clients deSOCIETE3.)et les pr\u00e9senter comme des clients d&#039;SOCIETE1.)S.A. ; -pr\u00e9sent\u00e9 des r\u00e9alisations deSOCIETE3.)comme des r\u00e9alisations d&#039;SOCIETE1.)S.A.; -d\u00e9bauch\u00e9 syst\u00e9matiquement le personnel qualifi\u00e9 deSOCIETE3.), permettant ainsi de faire l&#039;\u00e9conomie d&#039;importants frais de formations (p. 8 et 9 du m\u00e9morandum de la partie civile du 17 f\u00e9vrier 2014 figurant au dossier p\u00e9nal ; interrogatoire dePERSONNE4.) du 29\/01\/2014) ; -d\u00e9nigr\u00e9SOCIETE3.)aupr\u00e8s du public, notamment \u00e0 travers des publicit\u00e9s trompeuses et\/ou comparatives illicites ; (les \u00ab Actes de Concurrence D\u00e9loyale \u00bb)\u00bb PERSONNE2.)est \u00e0acquitterdespr\u00e9ventionssuivantes: \u00abdepuis un temps non prescrit et notamment depuis le 1 er septembre 2009, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, sans pr\u00e9judice quant aux dates et lieux exacts, comme auteur, coauteur ou complice, a) en infraction aux articles 14 et 25 de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative d&#039;avoir, par un acte contraire soit aux usages honn\u00eates en mati\u00e8re commerciale, industrielle, artisanale ou lib\u00e9rale, soit \u00e0 un engagement contractuel, enlev\u00e9 ou tent\u00e9 d&#039;enlever \u00e0 ses concurrents ou \u00e0 l&#039;un d&#039;eux une partie de leur client\u00e8le ou port\u00e9 atteinte ou tent\u00e9 de porter atteinte \u00e0leur capacit\u00e9 de concurrence ; en l&#039;esp\u00e8ce, d&#039;avoir commis les Actes de Concurrence D\u00e9loyale au pr\u00e9judice deSOCIETE3.), notamment en ayant imit\u00e9 les id\u00e9es et le travail deSOCIETE3.)en vue de cr\u00e9er \u00e0 moindre co\u00fbts une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l&#039;activit\u00e9 identique \u00e0 celle deSOCIETE3.), et de concurrencer directement cette derni\u00e8re, s&#039;immis\u00e7ant ainsi dans le sillage deSOCIETE3.)afin de tirer profit, sans rien d\u00e9penser, de son savoirfaire acquis au terme d&#039;efforts d&#039;investissements importants. b) en infraction aux articles 17, 18 et 25 de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative d&#039;avoir port\u00e9 pr\u00e9judice ou tent\u00e9 de porter pr\u00e9judice \u00e0 un concurrent par le biais d&#039;une publicit\u00e9 qui, d&#039;une mani\u00e8re quelconque, y compris sa pr\u00e9sentation, induit en erreur ou est susceptible d&#039;induireen erreur les personnes auxquelles elle s&#039;adresse ou qu&#039;elle touche et qui, en raison de son caract\u00e8re trompeur est susceptible d&#039;affecter leur comportement \u00e9conomique ; et<\/p>\n<p>39 d&#039;avoir par le biais d&#039;une publicit\u00e9 qui, explicitement ou implicitement, identifie un concurrent ou des biens ou services offerts par un concurrent, compar\u00e9 de mani\u00e8re illicite les biens et les services offert par elle et ceux offerts par un concurrent ; en l&#039;esp\u00e8ce,d&#039;avoir r\u00e9alis\u00e9 et diffus\u00e9 les Publicit\u00e9s Trompeuses et Comparatives Illicites\u00bb PERSONNE1.)est\u00e0acquitterde la pr\u00e9vention suivante: \u00abdepuis le mois de janvier 2011, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, sans pr\u00e9judice quant aux dates etlieux exacts, en violation des dispositions de l&#039;article 14 de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative ; comme auteur, coauteur ou complice, d&#039;avoir, par un acte contraire soit aux usages honn\u00eates en mati\u00e8re commerciale, industrielle, artisanale ou lib\u00e9rale, soit \u00e0 un engagementcontractuel, enlev\u00e9 ou tent\u00e9 d&#039;enlever \u00e0 ses concurrents ou \u00e0 l&#039;un d&#039;eux une partie de leur client\u00e8le ou port\u00e9 atteinte ou tent\u00e9 de porter atteinte \u00e0 leur capacit\u00e9 de concurrence ; en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir, y compris lorsqu&#039;elle \u00e9tait encore salari\u00e9e deSOCIETE3.), activement pr\u00eat\u00e9 son concours \u00e0 l&#039;\u00e9tablissement et au d\u00e9veloppement d&#039;une activit\u00e9 directement concurrente de celle deSOCIETE3.)et et aux Actes de Concurrence D\u00e9loyale, en ayant notamment : -conseill\u00e9PERSONNE2.)sur la structure originale \u00e0 mettreen place, via une soci\u00e9t\u00e9 de droit anglais ; -\u00ab vendu \u00bb ladite structure \u00ab cl\u00e9-en-main \u00bb \u00e0PERSONNE2.).\u00bb PERSONNE3.)est \u00e0acquitterdespr\u00e9ventionssuivantes: \u00abdepuis le 1er juillet 2010, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, sans pr\u00e9judice quant aux dates et lieux exacts, comme auteur, coauteur, ou complice, a)en infraction \u00e0 l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, \u00e9tant ou ayant \u00e9t\u00e9 employ\u00e9, ouvrier ouapprenti d&#039;une entreprise commerciale, ou industrielle, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 son patron, soit pour se procurer un avantage illicite, d&#039;avoir utilis\u00e9 ou divulgu\u00e9, pendant la dur\u00e9e de son engagement ou end\u00e9ans lesdeux ans qui en suivent l&#039;expiration, les secrets d&#039;affaires ou de fabrication dont il a eu connaissance par suite de sa situation ; ayant eu connaissance des secrets d&#039;affaires ou de fabrication appartenant \u00e0 une personne, soit par l&#039;interm\u00e9diaire d&#039;unemploy\u00e9, ouvrier ou apprenti agissant en violation des prescriptions de l&#039;alin\u00e9a qui pr\u00e9c\u00e8de, soit par un acte contraire \u00e0 la loi ou aux bonnes m\u0153urs, d&#039;avoir utilis\u00e9 ces secrets ou les avoir divulgu\u00e9s, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 celui \u00e0 qui ils appartiennent, soit pour se procurer un avantage illicite. d&#039;avoir utilis\u00e9 sans en avoir le droit ou communiqu\u00e9 \u00e0 autrui des mod\u00e8les, dessins ou patrons qui lui ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour l&#039;ex\u00e9cution de commandes commerciales ou industrielles, soit dans<\/p>\n<p>40 un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 celui \u00e0 qui ils appartiennent, soit pour se procurer un avantage illicite. en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir, malgr\u00e9 les stipulations claires de son contrat de travail et les instructions claires de son employeur quant \u00e0 la protection de son savoir-faire (annexes 1 et 4 de la plainte p\u00e9nale initiale de la partie civile du 4 ao\u00fbt 2011 figurant au dossier p\u00e9nal), divulgu\u00e9 \u00e0 SOCIETE1.)S.A., et\/ou utilis\u00e9, dans le cadre des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., une partie du Mod\u00e8le Economique Original deSOCIETE3.), et notamment un nombre important d&#039;El\u00e9ments Constitutifs du Savoir-Faire deSOCIETE3.)dont il a eu connaissance \u00e0 l&#039;occasion de, et\/ou qui lui avaient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour, l&#039;exercicede ses fonctions au sein deSOCIETE3.) (responsable des achats et de la logistique), en l&#039;occurrence des: -plans des b\u00e2timents et des composantes des b\u00e2timents deSOCIETE3.); -contacts fournisseurs dont il a eu connaissance en sa qualit\u00e9 de responsable desachats et de la logistique (comme le montre l&#039;\u00e9change d&#039;emails entrePERSONNE3.)et SOCIETE7.), p. 19 du Rapport PJ) ; et -factures et devis , retrouv\u00e9s sur l&#039;ordinateur dePERSONNE3.)(p. 18 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) et sur le serveur interne d&#039;SOCIETE1.)S.A. (p. 25 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), ainsi que, sous forme de documents papier, dans les locaux d&#039;SOCIETE1.)S.A. lors de la perquisition du 19 mars 2012 ; l&#039;ensemble de ces \u00e9l\u00e9ments constituant un savoir-faire prot\u00e9g\u00e9 au sens de l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal ; qui a divulgu\u00e9s\/utilis\u00e9s afin de permettre \u00e0SOCIETE1.)S.A. de : -concevoir des Produits Identiques \u00e0SOCIETE3.); et -de mettre en place des M\u00e9thodes de Commercialisation et de Travail Identiques \u00e0 SOCIETE3.). b)en infraction aux articles 14 et 25 de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEEsur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative, d&#039;avoir, par un acte contraire soit aux usages honn\u00eates en mati\u00e8re commerciale, industrielle, artisanale ou lib\u00e9rale, soit \u00e0 un engagement contractuel, enlev\u00e9 ou tent\u00e9 d&#039;enlever \u00e0 ses concurrents ou \u00e0 l&#039;un d&#039;eux une partie de leur client\u00e8le ou port\u00e9 atteinte ou tent\u00e9 de porter atteinte\u00e0 leur capacit\u00e9 de concurrence, en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir, alors qu&#039;il \u00e9tait encore salari\u00e9 deSOCIETE3.)en arr\u00eat maladie, activement pr\u00eat\u00e9 son concours \u00e0 l&#039;\u00e9tablissement et au d\u00e9veloppement d&#039;une activit\u00e9 directement concurrente de celle de son employeurSOCIETE3.)et aux Actes de Concurrence D\u00e9loyale envers celui-ci (plus amplement d\u00e9crits aux points 1. c)et 2. d) ci-avant), en ayant notamment : -contact\u00e9 un fournisseur deSOCIETE3.)en se pr\u00e9sentant comme pr\u00e9pos\u00e9 d&#039;SOCIETE1.) S.A. (pages 20 et 21 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; -contact\u00e9 diff\u00e9rents fournisseurs et prestataires, dont certains fournisseurs et prestataires deSOCIETE3.), au nom d&#039;SOCIETE1.)S.A. (page 19 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; -livr\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)S.A. les biens vis\u00e9s sub 3.a).\u00bb PERSONNE4.)est \u00e0acquitterdes pr\u00e9ventions suivantes: \u00abdepuis le 1 er juillet 2011,dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, sans pr\u00e9judice quant aux dates et lieux exacts,<\/p>\n<p>41 en auteur, coauteur ou complice, a) en infraction aux articles 461 et 464 du Code p\u00e9nal, d&#039;avoir soustrait frauduleusement des biens corporels et incorporelsqui ne lui appartiennent pas, avec la circonstance que le voleur est un domestique ou un homme de service \u00e0 gages, m\u00eame lorsqu&#039;il aura commis le vol envers des personnes qu&#039;il ne servait pas, mais qui se trouvaient soit dans la maison du ma\u00eetre, soit danscelle o\u00f9 il l&#039;accompagnait, ou si c&#039;est un ouvrier, compagnon ou apprenti, dans la maison, l&#039;atelier ou le magasin de son ma\u00eetre, ou un individu travaillant habituellement dans l&#039;habitation o\u00f9 il aura vol\u00e9, en l&#039;esp\u00e8ce, de s&#039;\u00eatre appropri\u00e9 sans l&#039;autorisation et \u00e0 l&#039;insu deSOCIETE3.), un certain nombre de documents, sous forme papier et\/ou de fichiers \u00e9lectroniques (brochure principe de montage des b\u00e2timents en kit, tableaux contenant les mesures des \u00e9l\u00e9ments composant les b\u00e2timents de SOCIETE3.); plansde b\u00e2timents et d&#039;\u00e9l\u00e9ments de b\u00e2timents ; emails internes adress\u00e9s par SOCIETE3.)\u00e0 ses salari\u00e9s) appartenant \u00e0SOCIETE3.)(annexes 30 et 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), et quiont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s au si\u00e8ge d&#039;SOCIETE1.)S.A. lors de la perquisition du 19 mars 2012, b)en infraction \u00e0 l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, \u00e9tant ou ayant \u00e9t\u00e9 employ\u00e9, ouvrier ou apprenti d&#039;une entreprise commerciale, ou industrielle, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 son patron, soit pour se procurer un avantage illicite, d&#039;avoir utilis\u00e9 ou divulgu\u00e9, pendant la dur\u00e9e de son engagement ou end\u00e9ans les deux ans qui en suivent l&#039;expiration, les secrets d&#039;affaires ou de fabrication dont il a eu connaissance par suite de sa situation, ayant euconnaissance des secrets d&#039;affaires ou de fabrication appartenant \u00e0 une personne, soit par l&#039;interm\u00e9diaire d&#039;un employ\u00e9, ouvrier ou apprenti agissant en violation des prescriptions de l&#039;alin\u00e9a qui pr\u00e9c\u00e8de, soit par un acte contraire \u00e0 la loi ou aux bonnesm\u0153urs, d&#039;avoir utilis\u00e9 ces secrets ou les avoir divulgu\u00e9s, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 celui \u00e0 qui ils appartiennent, soit pour se procurer un avantage illicite, d&#039;avoir utilis\u00e9 sans en avoir le droit ou communiqu\u00e9 \u00e0autrui des mod\u00e8les, dessins ou patrons qui lui ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour l&#039;ex\u00e9cution de commandes commerciales ou industrielles, soit dans un but de concurrence, soit dans l&#039;intention de nuire \u00e0 celui \u00e0 qui ils appartiennent, soit pour se procurer un avantage illicite, en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir, malgr\u00e9 les stipulations claires de son contrat de travail et les instructions claires de son employeur quant \u00e0 la protection de son savoir-faire (annexe 1 du courrier de la partie civile du 17 juin 2013 figurant au dossier p\u00e9nal), divulgu\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)S.A., et\/ou utilis\u00e9, dans le cadre des activit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., une partie du Mod\u00e8le Economjque Original deSOCIETE3.), et notamment un nombre important d&#039;\u00e9l\u00e9ments constitutifs du Savoir-Faire Technique deSOCIETE3.), dont il a eu connaissance \u00e0 l&#039;occasion de, et\/ou qui lui avaient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour, l&#039;exercice de ses fonctions au sein deSOCIETE3.) (dessinateur), en l&#039;occurrence des plans des b\u00e2timents et des composantes des b\u00e2timents en kit con\u00e7us parSOCIETE3.),ainsi qu&#039;un certain nombre d&#039;autres documents relatifs au Savoir- Faire Technique deSOCIETE3.)(brochures principe et notice de montage des b\u00e2timents en kit, tableaux contenant les mesures des \u00e9l\u00e9ments composant les b\u00e2timents deSOCIETE3.)), retrouv\u00e9sdans les locaux d&#039;SOCIETE1.)S.A. et sur l&#039;ordinateur de M.PERSONNE4.)au sein d&#039;SOCIETE1.)S.A. (p. 18 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ainsi que sur le serveur interne<\/p>\n<p>42 d&#039;SOCIETE1.)S.A. (p. 25 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) lors de la perquisition du 19 mars 2012 ; l&#039;ensemble de ces \u00e9l\u00e9ments constitue un savoir-faire prot\u00e9g\u00e9 au sens de l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal; qui ont \u00e9t\u00e9 divulgu\u00e9s\/utilis\u00e9s afin de permettre \u00e0SOCIETE1.)S.A. de concevoir, sinon de continuer \u00e0 pouvoir concevoir, des Produits Identiques \u00e0SOCIETE3.); c)en infraction aux articles 14 et 25 de la loi du 30 juillet 2002 r\u00e9glementant certaines pratiques commerciales, sanctionnant la concurrence d\u00e9loyale et transposant la directive 97\/55\/CE du Parlement Europ\u00e9en et du Conseil modifiant la directive 84\/450\/CEE sur la publicit\u00e9 trompeuse afin d&#039;y inclure la publicit\u00e9 comparative, d&#039;avoir, par un acte contraire soit aux usages honn\u00eates en mati\u00e8re commerciale, industrielle, artisanale ou lib\u00e9rale, soit \u00e0 un engagement contractuel, enlev\u00e9 ou tent\u00e9 d&#039;enlever \u00e0 ses concurrents ou \u00e0 l&#039;un d&#039;eux une partie de leur client\u00e8le ou port\u00e9 atteinte ou tent\u00e9 de porter atteinte \u00e0 leur capacit\u00e9 de concurrence, en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir activement pr\u00eat\u00e9 son concours au d\u00e9veloppement d&#039;une activit\u00e9 directement concurrente de celle de son employeurSOCIETE3.)et aux et aux actes de concurrence d\u00e9loyale, en ayant notamment livr\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)S.A. les biens vis\u00e9s sub 5) a).\u00bb PERSONNE2.),PERSONNE3.)etla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.sontconvaincuspar les \u00e9l\u00e9ments du dossier r\u00e9pressif, ensemble les d\u00e9bats men\u00e9s \u00e0 l\u2019audience: \u00abSOCIETE6.)S.A. depuis le 4 juillet 2011, date de sa constitution, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, comme auteur ayant elle-m\u00eame commis les infractions, a) eninfraction \u00e0 l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, ayant eu connaissance des secrets d&#039;affaires etde fabrication appartenant \u00e0 une personne, par l&#039;interm\u00e9diaire d&#039;un employ\u00e9agissant en violation des prescriptions de l&#039;alin\u00e9a 1 de l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, d&#039;avoir utilis\u00e9 ces secrets dansun but de concurrence etpour seprocurer un avantage illicite, en l&#039;esp\u00e8ce, d&#039;avoir eu connaissance et utilis\u00e9, dans le cadre de ses activit\u00e9s, le mod\u00e8le \u00e9conomique original et unique d\u00e9velopp\u00e9 depuis plus de 10 ans parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A.au moyen d&#039;investissements financiers importants (ci-apr\u00e8s le \u00ab Mod\u00e8le Economique Original deSOCIETE3.)\u00bb), et dont elle a eu connaissance par l&#039;interm\u00e9diaire de son dirigeant,PERSONNE2.)qui ena lui-m\u00eameeu connaissance \u00e0 l&#039;occasion de, et qui leur avaient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour, l&#039;ex\u00e9cution de leur travail au sein dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., et notamment : \u2022le savoir-faire technique dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.,<\/p>\n<p>43 \u2022des plans des b\u00e2timents dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.(annexes 18, 26 \u00e0 28 et 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) permettant de r\u00e9aliser aussi bien des b\u00e2timents m\u00e9talliques en profilsENSEIGNE1.)ouENSEIGNE2.), et des brochures principes de montages et notices de montages des b\u00e2timents en kit dede la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.(annexes 6 \u00e0 8 du rapport coteB05 du 4 f\u00e9vrier 2013) , \u2022les caract\u00e9ristiques techniques compl\u00e8tes (longueur et poids) de l&#039;ensemble de la gamme dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.(annexe 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), \u2022des sch\u00e9mas techniques r\u00e9alis\u00e9s manuellement par l&#039;administrateur-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., MonsieurPERSONNE6.)(annexe 27 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013)(ci-apr\u00e8s le \u00ab Savoir-Faire Technique deSOCIETE3.)\u00bb), -les m\u00e9thodes de commercialisations d\u00e9velopp\u00e9es parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.: \u2022la strat\u00e9gie commerciale et les argumentaires commerciaux (g\u00e9n\u00e9ral et pour chaque gamme de b\u00e2timents) (annexes 26 et 27 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), \u2022lestrames d&#039;entretiens t\u00e9l\u00e9phoniques (annexe 26 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), \u2022les photos des b\u00e2timents r\u00e9alis\u00e9s parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.(annexe 29 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), \u2022les plaquettes de pr\u00e9sentations et publicit\u00e9s des gammes de b\u00e2timents dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.(annexes 26 \u00e0 29 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), \u2022les m\u00e9thodes de calcul du prix de vente des b\u00e2timents dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A.SOCIETE3.)(annexes 26 \u00e0 29 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), \u2022les tarifs de l&#039;ensemble de la gamme commercialis\u00e9e parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A.et prix d\u00e9taill\u00e9s de chaque composant (annexes 27 et 28 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) ; il convient de noter qu&#039;il s&#039;agit de documents internes \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., non accessible au public et non mis \u00e0 disposition des clients ou prospects (le public n&#039;a acc\u00e8s qu&#039;\u00e0 un seul prix \u00e0 la fois, uniquement par le biais de la demande de devis en ligne) ; \u2022des listes de fournisseurs (comparaison prix des transporteurs, lettres de voiture annexes 28 et 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013, \u2022le mod\u00e8le et le sch\u00e9ma du site internet dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.au travers duquel sont exclusivement commercialis\u00e9s ses produits, avec notamment le devis en ligne (annexe 26 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), \u2022des factures et des devis (annexe 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) (ci- apr\u00e8s les \u00ab M\u00e9thodes de Commercialisation dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00bb) -les m\u00e9thodes d&#039;organisation et de travail d\u00e9velopp\u00e9es parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A.: \u2022plusieurs notes manuscrites des dirigeants et\/ou pr\u00e9pos\u00e9s dela soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A., \u2022bons de livraison servant \u00e0 contr\u00f4ler la marchandise, \u2022emails internes adress\u00e9s parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00e0 ses salari\u00e9s concernant l&#039;organisationinterne et les m\u00e9thodes de travail (annexe 40 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) (ci-apr\u00e8s les \u00ab m\u00e9thodes d&#039;organisation et de Travail dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00bb), (le savoir-faire technique dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., les m\u00e9thodes de commercialisation dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.et lesm\u00e9thodes d&#039;organisation et de<\/p>\n<p>44 travaildela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00e9tant ci-apr\u00e8s ensemble d\u00e9sign\u00e9es les \u00ab El\u00e9ments Constitutifs du Savoir-Faire dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00bb), l&#039;ensemble de ces \u00e9l\u00e9ments constituant un savoir-faire prot\u00e9g\u00e9 au sens de l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, l&#039;ensemble des \u00e9l\u00e9ments constitutifs dusavoir-faire dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 sur les ordinateurs dePERSONNE2.),PERSONNE3.)etPERSONNE4.), ainsi que sur le serveur interne d&#039;SOCIETE1.)S.A. (p. 25 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), mais \u00e9galement sous forme de documents papiers dans les locaux d&#039;SOCIETE1.) S.A., lors de la perquisition du 19 mars 2012 et ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s parSOCIETE1.)S.A. S.A. afin de lui permettre de : -concevoir une gamme de b\u00e2timents standards qualitatifs \u00e0 des prix tr\u00e8s attractifs, identique \u00e0 celle dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., alors quela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A.etSOCIETE1.)S.A. sont les seuls \u00e0 utiliser ces dimensions et pourcentages de pentes de toit pour leur gamme standard (annexes 15 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013 ; confirmation parSOCIETE7.)en page 21 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013 et en page 3 du m\u00e9moire de la partie civile du 19 d\u00e9cembre 2014 figurant au dossier p\u00e9nal) et les seuls \u00e0 commercialiser cette gamme standard en profilsENSEIGNE1.)(annexe 16 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), m\u00eame si aujourd&#039;huiSOCIETE1.)S.A. commercialise sa gamme standard principalement en poutresENSEIGNE2.)(voir cependant p. 4 du m\u00e9moire de la partie civile du 12 f\u00e9vrier 2014 figurant au dossier p\u00e9nal), et que les prix pratiqu\u00e9s sont tr\u00e8s proches (ci-apr\u00e8s les \u00ab Produits Identiques \u00e0SOCIETE3.)\u00bb) ; -mettre en place un site internet similaire \u00e0 celui dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.et offrant des options semblables (devis en ligne) (ci-apr\u00e8s le \u00ab Site Internet Identique \u00e0 celui deSOCIETE3.)\u00bb); -mettre en place des m\u00e9thodes de commercialisations et de travail imm\u00e9diatement efficaces (ci-apr\u00e8s les \u00ab m\u00e9thodes de commercialisation etde travail identiques \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.; b)en infraction aux articles5, 6 et 9de laloi du 23 d\u00e9cembre 2016sur les ventes en soldes et sur trottoir et la publicit\u00e9 trompeuse et comparative, d&#039;avoir tent\u00e9 de porter pr\u00e9judice \u00e0 un concurrent par le biais d&#039;une publicit\u00e9 qui, d&#039;une mani\u00e8re quelconque, y compris sa pr\u00e9sentation, est susceptible d&#039;induire en erreurles personnes auxquelles elle s&#039;adresse et qui, en raison de son caract\u00e8re trompeur est susceptible d&#039;affecterleur comportement \u00e9conomique,et d&#039;avoir par le biais d&#039;une publicit\u00e9 qui, implicitement, identifie des biens offerts par un concurrent, compar\u00e9 de mani\u00e8re illicite les biens offert par elle et ceux offerts par un concurrent ; en l&#039;esp\u00e8ce d&#039;avoir : -qualifi\u00e9, dans une publicit\u00e9 pour les produits d&#039;SOCIETE1.)S.A. diffus\u00e9e tr\u00e8s largement sur son site internet et dans le magazine \u00ab LaENSEIGNE3.)\u00bb, les produits vendus parSOCIETE3.), et plus particuli\u00e8rement lesprofils en ENSEIGNE1.), d&#039;\u00ab arnaque\u00bb -insinu\u00e9, dans une publicit\u00e9 pour les produits d&#039;SOCIETE1.)S.A. diffus\u00e9e tr\u00e8s largement sur son site internet et dans le magazine \u00ab LaENSEIGNE3.)\u00bb, que les<\/p>\n<p>45 syst\u00e8mes d&#039;attaches par vis\/boulon utilis\u00e9s parSOCIETE3.)sont de mauvaise qualit\u00e9 et entra\u00eenent la d\u00e9t\u00e9rioration syst\u00e9matique des t\u00f4les ; et -utilis\u00e9, dans des publicit\u00e9s pour les produits d&#039;SOCIETE1.)S.A. (site internet, brochures distribu\u00e9s sur les salons professionnels, etc.), la mention \u00ab Deutsche Qualit\u00e4t \u00bb alors que ses produits sontfabriqu\u00e9s en R\u00e9publique Tch\u00e8que. 2.PERSONNE2.). depuis le 1 er septembre 2009, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, commeauteur ayant lui-m\u00eame commis lesinfractions, a)en infraction aux articles 461 et 464 du Code p\u00e9nal, d&#039;avoir soustrait frauduleusement des biens corporels et incorporels qui ne lui appartiennent pas, avec la circonstanceque le voleur est un domestique, en l&#039;esp\u00e8ce, de s&#039;\u00eatre appropri\u00e9 sans l&#039;autorisation et \u00e0 l&#039;insude la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A., un nombre important de documents, sous forme papier et\/ou de fichiers \u00e9lectroniques (plans des b\u00e2timents et des composantes des b\u00e2timents, tableaux contenant les mesures des \u00e9l\u00e9ments composant les b\u00e2timents, brochures principes et notices de montages des b\u00e2timents en kit, caract\u00e9ristiques techniques compl\u00e8tes de l&#039;ensemble de la gamme dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., m\u00e9thodes de commercialisations d\u00e9velopp\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., m\u00e9thodes de calcul du prix de vente des b\u00e2timents dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., mod\u00e8le et sch\u00e9mas du site internet dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A., notes manuscrites, emails internes adress\u00e9s parla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.\u00e0 ses salari\u00e9s concernant notamment l&#039;organisation interne et les m\u00e9thodes de travail, notes manuscrites des pr\u00e9pos\u00e9s dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., liste des fournisseurs et des prix, devis, factures, photos, etc.) appartenant \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.(annexes 26 \u00e0 28 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), mais \u00e9galement des logiciels appartenant \u00e0 des tiers et dontla soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.avait acquis la licence d&#039;exploitation (logiciel de conception graphiqueENSEIGNE5.): annexe 40 du rapport cote B05du 4 f\u00e9vrier 2013) et qui ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s au si\u00e8ge d&#039;SOCIETE1.)S.A. lors de la perquisition du 19 mars 2012, b)en infraction \u00e0 l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal, ayant \u00e9t\u00e9 employ\u00e9d&#039;une entreprise commerciale, dans un but de concurrenceetpour se procurer un avantage illicite, d&#039;avoir utilis\u00e9 etdivulgu\u00e9, end\u00e9ans les deux ansqui suivent l&#039;expirationde son engagement, les secrets d&#039;affaires etde fabrication dont il a eu connaissance par suite de sa situation, en l&#039;esp\u00e8ce, malgr\u00e9 les stipulations de son contrat de travail et les instructions de son employeur quant \u00e0 la protection de son savoir-faire (annexes 1 et 2 de la plainte p\u00e9nale initiale de la partie civile du 4 ao\u00fbt 2011 figurant au dossier p\u00e9nal), d&#039;avoir divulgu\u00e9 \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,etutilis\u00e9, dans le cadre des activit\u00e9sde la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A., le mod\u00e8le \u00e9conomique original dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., et notamment les \u00e9l\u00e9ments constitutifs du savoir-faire dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., dont la majeure partie a\u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 sur sonordinateur (p. 14 \u00e0 17 et p. 22 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013) et sur le serveur interne d&#039;SOCIETE1.)S.A. (p. 25 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier<\/p>\n<p>46 2013), ainsi que, sous forme de documents papiers, dans les locaux d&#039;SOCIETE1.)S.A. lors de la perquisition du 19 mars 2012, et dont il a eu connaissance \u00e0 l&#039;occasion de,etqui lui avaient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s pour, l&#039;exercice de ses fonctions au sein dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A.(dont il \u00e9tait \u00e0 l&#039;\u00e9poque l&#039;unique dessinateur et avait \u00e0 cetitre acc\u00e8s \u00e0 l&#039;ensemble des donn\u00e9es relatives \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 : p. 6 du rapport cote B05 du 4 f\u00e9vrier 2013), l&#039;ensemble de ces \u00e9l\u00e9ments constitue un savoir-faire prot\u00e9g\u00e9 au sensde l&#039;article 309 du Code p\u00e9nal,qui a \u00e9t\u00e9 divulgu\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)S.A.,etutilis\u00e9, afin de lui permettre de : &#8211; concevoir des produits identiques \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., &#8211; mettre en place un site internet identique \u00e0 celui dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., &#8211; mettre en place des m\u00e9thodes de commercialisationetde travail identiques \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A..\u00bb PERSONNE3.) depuis le 1 er juillet 2010, dans l&#039;arrondissement judiciaire de Luxembourg, comme auteur ayant lui-m\u00eame commis l\u2019infraction, en infraction aux articles 461 et 464 du Code p\u00e9nal, d&#039;avoir soustraitfrauduleusement des biens corporels qui ne lui appartiennent pas, avec la circonstance que le voleur est un domestique, en l&#039;esp\u00e8ce, de s&#039;\u00eatre appropri\u00e9 sans l&#039;autorisation et \u00e0 l&#039;insu dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A., des factures et devisappartenant \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.qui ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s au si\u00e8ge d&#039;SOCIETE1.)S.A. lors de la perquisition du 19 mars 2012. Quant \u00e0 la peine Tel que retenuant\u00e9rieurement, il y a en l\u2019esp\u00e8ceeud\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnable et le Tribunal en tient compte dans la fixation des diff\u00e9rentes peines. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. Les infractions retenues \u00e0 charge de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. se trouvent en concours r\u00e9el entre elles, de sorte qu\u2019il y a lieu d\u2019appliquer l\u2019article 60 du Code p\u00e9nal et de ne prononcer que la peine la plus fortequipourra m\u00eame \u00eatre \u00e9lev\u00e9e au double du maximum, sans toutefois pouvoir exc\u00e9der la somme des peines pr\u00e9vues pour les diff\u00e9rents d\u00e9lits. Aux termes de l\u2019article 9de la loi du 23 d\u00e9cembre 2016sur les ventes en soldes et sur trottoir et la publicit\u00e9 trompeuse et comparative,l\u2019infraction de diffusion de publicit\u00e9 trompeuse et comparative est sanctionn\u00e9ed\u2019une peine d\u2019amende de 251 euros \u00e0 120.000 euros. Aux termes de l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal, l\u2019utilisation de secrets d\u2019affaires est punie d\u2019une peine d\u2019emprisonnement de trois mois \u00e0 trois ans et d\u2019une amende de 251 \u00e0 12.500 euros. La peine la plusforte est partant celle commin\u00e9e pour l\u2019utilisation de secrets d\u2019affaires. Aux termes de l\u2019article 36 du Code p\u00e9nal, l\u2019amende en mati\u00e8re criminelle et correctionnelle applicable aux personnes morales est de 500 eurosau moins. En mati\u00e8re correctionnelle,le taux<\/p>\n<p>47 maximum de l\u2019amende applicable aux personnes morales est \u00e9gal au double de celui pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019\u00e9gard des personnes physiques par la loi qui r\u00e9prime l\u2019infraction. Au vu de la gravit\u00e9 des faits, tout en tenant compte du d\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnable,le Tribunal condamnela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.\u00e0 uneamendede10.000 euros. PERSONNE2.) Les infractions retenues \u00e0 charge dePERSONNE2.)se trouvent en concours r\u00e9el entre elles, de sorte qu\u2019il y a lieu d\u2019appliquer l\u2019article 60 du Code p\u00e9nal et de ne prononcer que la peine la plus forte qui pourra m\u00eame \u00eatre \u00e9lev\u00e9e au double du maximum, sans toutefois pouvoir exc\u00e9der la somme des peines pr\u00e9vues pour les diff\u00e9rents d\u00e9lits. Aux termes de l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal, la divulgation et l\u2019utilisation de secrets d\u2019affaires est punie d\u2019une peine d\u2019emprisonnement de trois mois \u00e0 trois ans et d\u2019une amende de 251 \u00e0 12.500 euros. L\u2019infraction de voldomestique est punie, en application de l\u2019article 464 du Code p\u00e9nal, d\u2019un emprisonnement de trois mois \u00e0 cinq ans et d&#039;une amende de 251 euros \u00e0 5.000 euros. La peine la plus forte est partant celle encouruepourl\u2019infraction de vol domestique. Au vu de la gravit\u00e9 des faits, tout en tenant compte du d\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnable, le Tribunal condamnePERSONNE2.)\u00e0 unepeine d\u2019emprisonnementde24moiset \u00e0 une amendede3.000 euros. PERSONNE2.)n\u2019ayant pas encore subi de condamnation excluant le sursis \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution des peines, il y a lieu de lui accorder le b\u00e9n\u00e9fice dusursis int\u00e9gralquant \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution de la peine d\u2019emprisonnement \u00e0 prononcer \u00e0 son encontre. PERSONNE3.) L\u2019infraction de vol domestiqueretenue \u00e0 charge dePERSONNE3.)est punie, en applicationde l\u2019article464 du Code p\u00e9nal, d\u2019un emprisonnement de trois mois \u00e0 cinq ans et d&#039;une amende de 251 euros \u00e0 5.000 euros. Au vu de la gravit\u00e9 des faits, tout en tenant compte dud\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnableet des aveux du pr\u00e9venu, le Tribunal condamnePERSONNE3.)\u00e0 unepeine d\u2019emprisonnementde6 moiset \u00e0 uneamendede1.000 euros. PERSONNE3.)n\u2019ayant pas encore subi de condamnation excluant le sursis \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution des peines, il y a lieu de lui accorder le b\u00e9n\u00e9fice dusursis int\u00e9gralquant \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution de la peine d\u2019emprisonnement \u00e0 prononcer \u00e0 son encontre. Au civil 1)Partie civile de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.contrePERSONNE1.),PERSONNE2.), PERSONNE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. etPERSONNE4.) \u00c0 l\u2019audience publique du2 octobre 2023,Ma\u00eetre Emmanuelle PRISER etMa\u00eetre Rosario GRASSO, avocats \u00e0 la Cour, se sontconstitu\u00e9spartie civile au nom et pour le compte dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l., partie demanderesse au civil, contre les pr\u00e9venusPERSONNE1.),<\/p>\n<p>48 PERSONNE2.),PERSONNE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. etPERSONNE4.), d\u00e9fendeurs au civil. Cette partiecivile d\u00e9pos\u00e9e sur le bureau de la chambre correctionnelle est con\u00e7ue comme suit :<\/p>\n<p>53 Il y a lieu de donner acte \u00e0 la partie demanderesse au civil de sa constitution de partie civile. La demande est recevable pour avoir \u00e9t\u00e9 faite dans les formes etd\u00e9lai de la loi. Au vu des d\u00e9cisions d\u2019acquittement \u00e0 intervenir au p\u00e9nal \u00e0 l\u2019encontre dePERSONNE1.)etde PERSONNE4.), le Tribunal est incomp\u00e9tent pour conna\u00eetre de la demande civile dirig\u00e9e contre eux. Le Tribunal est comp\u00e9tent pourconna\u00eetre de la demande civileeu \u00e9gard \u00e0 la d\u00e9cision \u00e0 intervenir au p\u00e9nal \u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE2.),PERSONNE3.)etdela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. La partie demanderesse au civil r\u00e9clame \u00e0 titre d\u2019indemnisationde son pr\u00e9judice mat\u00e9riel, \u00e0 titre principal, la somme de 26.863.950 euros, \u00e0 titre subsidiaire, la somme de 1.202.880 euros et \u00e0 titre encore plus subsidiairement, la somme de 1.000.000 euros. A titre depr\u00e9judice moral, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.r\u00e9clame la somme de75.000 euros et elle r\u00e9clame \u00e0 titre de r\u00e9p\u00e9tition des honoraires d\u2019avocats la somme de 100.000 euros sinon, \u00e0 titre subsidiaire, une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 20.000 euros ou tout autre montant \u00e0 d\u00e9terminer ex aequo et bonopar le Tribunal. Ces montants sont r\u00e9clam\u00e9s avecles int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du jour des faits et infractions, sinon \u00e0 partir de la demande en justice,jusqu\u2019\u00e0 solde. La partie civile est contest\u00e9e en son principe et en son quantum par les d\u00e9fendeurs au civil. Quant au pr\u00e9judice mat\u00e9riel de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l. A titre principal,la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.r\u00e9clame le paiement de la somme de 26.863.950 euros, qui constituerait le chiffre d\u2019affaires r\u00e9alis\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.depuis 2011 jusqu\u2019\u00e0 sa d\u00e9claration en faillite en 2017. La demanderesse au civil estime que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. n\u2019a su r\u00e9aliserson chiffre d\u2019affaires que par le fait d\u2019avoir vol\u00e9 et utilis\u00e9 ses secrets d\u2019affaires. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) S.\u00e0r.l.explique qu\u2019elle a investi pendant des ann\u00e9es du temps et de l\u2019argent pour pouvoir \u00e9tablir un mod\u00e8le \u00e9conomique rentable et pour pouvoir fabriquer et vendre des produits de qualit\u00e9s \u00e0 des prix concurrentiels. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.rel\u00e8ve quePERSONNE2.)a profit\u00e9 du savoir-faire vol\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.pour constituer et d\u00e9velopper la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. La partie demanderesse de dire que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. n\u2019aurait pas pu proposer ses services \u00e0 ses clients et elle n\u2019aurait pas pu ex\u00e9cuter une seule des commandes pass\u00e9es sans les donn\u00e9es et le savoir-faire vol\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.reconstitue le chiffre d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., et partant son dommage subienraison desagissements des pr\u00e9venus, \u00e0 partir des comptes annuels de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. publi\u00e9s de 2011 \u00e0 2015,d\u2019un article de presse paru le 26 f\u00e9vrier 2014, des d\u00e9clarationsdePERSONNE2.)faites lors ses interrogatoires aupr\u00e8s de la Police et aupr\u00e8s du Juge d\u2019instruction ainsi que d\u2019un courriel dePERSONNE2.)adress\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.en date du 18 septembre 2011. Le Tribunal rel\u00e8ve qu\u2019ilrevient \u00e0 la partie demanderesse de prouver son dommage et qu\u2019il faut que sonpr\u00e9judice soit certain et non hypoth\u00e9tique.<\/p>\n<p>54 En ce qui concerne le dommage mat\u00e9riel,la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.fait valoir que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A. n\u2019aurait pas pu proposer ses services \u00e0 ses clients et elle n\u2019aurait pas pu ex\u00e9cuter une seule des commandes pass\u00e9es sans les donn\u00e9es et le savoir-faire vol\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.. Le Tribunal constate cependant que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.ne verse aucune pi\u00e8ce prouvant ses affirmations ni aucune pi\u00e8ce attestant qu\u2019elle a perdu des clients en raison du fait que ces clients auraientcommand\u00e9 leur produit aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. et ce en raison pr\u00e9cis\u00e9ment des donn\u00e9es utilis\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. Aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier ne prouve que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.a r\u00e9alis\u00e9 son chiffre d\u2019affaire depuis 2011 jusqu\u2019\u00e0 2017 en utilisant les donn\u00e9es internes de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) S.\u00e0r.l.. D\u2019autre part,le calculeffectu\u00e9 par la partie demanderesse pour \u00e9valuer sonpr\u00e9tendupr\u00e9judice est hautementhypoth\u00e9tique. A celas\u2019ajoute quePERSONNE7.)ad\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l\u2019audience sous la foi du serment que la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE3.)S.A. n\u2019avait fait aucune perte, mais qu\u2019il estimaitque la soci\u00e9t\u00e9 a \u00e9t\u00e9 fortement ralentiedans sa progression et qu\u2019elle aurait pu fairele double de son chiffred\u2019affaires. Le principe de r\u00e9paration int\u00e9grale implique que le Tribunalindemnise tout le dommage, mais rien que le dommage. La r\u00e9paration nepeut constituer un enrichissement pour la demanderesse au civil. Or, en l\u2019esp\u00e8ce, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.r\u00e9clame un pr\u00e9judice hypoth\u00e9tique etrestepar ailleursen d\u00e9faut de prouver le lien causal entre le pr\u00e9judice r\u00e9clam\u00e9 de 26.863.950 euros et les infractions commises par les d\u00e9fendeurs au civil. Le Tribunal d\u00e9clare partant non fond\u00e9e la demande civile formul\u00e9e \u00e0 titre principal par la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.pour le montant de26.863.950 euros. A titre subsidiaire, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.r\u00e9clame le montant de 1.208.880 euros \u00e0 titre de r\u00e9paration de son pr\u00e9judice mat\u00e9rielau motif que si la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. avait \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. \u00e0 utiliser son savoir-faire et ses documents et g\u00e9n\u00e9ralement son mod\u00e8le \u00e9conomique, elle aurait d\u00fb payer une redevance ou une licence pour utiliser les gammes cr\u00e9\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A., mais aussi pour utiliser ses m\u00e9thodes commerciales et son site internet. Le Tribunal constate que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. acertes utilis\u00e9 les secrets d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. tel que retenu au p\u00e9nal,mais la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.reste en d\u00e9faut de prouver en quoi elle a concr\u00e8tement subi un dommagep\u00e9cuniaireen raison de ces agissements. Le fait de direqu\u2019elle aurait \u00e9ventuellement pu r\u00e9clamer des redevances n\u2019est pas constitutif d\u2019un pr\u00e9judice certain et r\u00e9el. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.reste en d\u00e9faut de verser une quelconque pi\u00e8ce prouvant qu\u2019elle a subi un pr\u00e9judice financier r\u00e9el en relation causal avec les infractions retenues \u00e0 charge des d\u00e9fendeurs au civil.<\/p>\n<p>55 A d\u00e9faut de prouverla r\u00e9alit\u00e9 de sonpr\u00e9judiceet le lien causal entre ce pr\u00e9judice et les agissements des pr\u00e9venus, la demande subsidiairede la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.est \u00e9galement\u00e0 d\u00e9clarer non fond\u00e9e. A titre encore plus subsidiairement, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.r\u00e9clame la somme de 1.000.000 euros \u00e0 titre d\u2019une perte de chance \u00e9tant donn\u00e9que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.n\u2019a pas pu traiter les commandes pass\u00e9es \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. qui elle, n\u2019a pu donner suite \u00e0 ces commandes que gr\u00e2ce aux vols de documents et dusavoir-fairede la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.A.. Or, il n\u2019est prouv\u00e9 par aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier que les clients de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. auraient n\u00e9cessairement et certainement pass\u00e9 commande aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) S.\u00e0r.l.\u00e0 l\u2019exclusion de tout autre concurrent. Il n\u2019est par ailleurs pas prouv\u00e9 que les clients de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. ont pass\u00e9 commande aupr\u00e8s d\u2019elle enraison de l\u2019utilisation des secrets d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.. Le Tribunal d\u00e9clare partant \u00e9galement la demande en allocation dela somme de 1.000.000 euros non-fond\u00e9e. Au vu des consid\u00e9rations qui pr\u00e9c\u00e8dent, le Tribunal retientque la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l. reste en d\u00e9faut de prouvernon seulement la r\u00e9alit\u00e9 de son pr\u00e9judice, maissurtoutla relation causale entreunpr\u00e9tendupr\u00e9judice financieret les infractions retenues \u00e0 charge desd\u00e9fendeurs au civil. La demande en indemnisation du pr\u00e9judice mat\u00e9rielde la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.estpartant \u00e0 d\u00e9clarer non-fond\u00e9e. Quant au pr\u00e9judice moral de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l. Une personne morale peut subir un dommage moral pour atteinte\u00e0 sa r\u00e9putation ou son honneur ouencore \u00e0 d\u2019autres int\u00e9r\u00eats prot\u00e9g\u00e9s dont elle serait titulaire (P.COLSON, \u00ab Sous-titre 2-La r\u00e9paration des pr\u00e9judices extrapatrimoniaux \u00bb inLa r\u00e9paration des pr\u00e9judices corporels en droit de la responsabilit\u00e9 extracontractuelle, 1 e \u00e9dition, Bruxelles, Larcier, 2022, p.495). La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.estime avoir subi un pr\u00e9judice moral qu\u2019elle \u00e9value \u00e0 75.000 euros du fait de s\u2019\u00eatre fait voler par des salari\u00e9s et du fait de la divulgation de ses secrets d\u2019affaires. Le Tribunal constateque l\u2019infraction de vol retenue\u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE3.)et de PERSONNE2.)n\u2019a pas engendr\u00e9 d\u2019atteinte \u00e0 l\u2019honneur, \u00e0 la r\u00e9putation ou \u00e0 un autre int\u00e9r\u00eat prot\u00e9g\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l., de sorte que le Tribunal retient que le pr\u00e9judice invoqu\u00e9 n\u2019est pas en lien causal avec cette infraction et que la demande est partant \u00e0 d\u00e9clarer non-fond\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE3.). PERSONNE7.)ad\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l\u2019audience que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.avait \u00e9t\u00e9 contact\u00e9epar plusieurs clients m\u00e9content des constructions m\u00e9talliques acquisesaupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A.,croyant que c\u2019\u00e9tait la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.qui les avaient fabriqu\u00e9es. Le Tribunal retient partant que le fait de divulguer et d\u2019utiliserles secrets d\u2019affaires de la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.a entra\u00een\u00e9une certaine atteinte \u00e0 la r\u00e9putation de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.) S.\u00e0r.l..<\/p>\n<p>56 Le dommage est en lien causal avec l\u2019infraction \u00e0 l\u2019article 309 du Code p\u00e9nal retenue\u00e0 charge dePERSONNE2.)et de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. Au vu des explications fournies \u00e0 l\u2019audience, le Tribunal fixe le dommage moral subi par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.,exaequo et bono,\u00e0 500 euros. Le Tribunal condamne partantPERSONNE2.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., solidairement, \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.la somme de500 eurosavec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de la demande en justice, le 2 octobre 2013, jusqu\u2019\u00e0 solde. Quant \u00e0 la demande en r\u00e9p\u00e9tition des honoraires Rien n\u2019emp\u00eache une partie de r\u00e9clamer des honoraires d\u2019avocat au titre de r\u00e9paration de son pr\u00e9judice sur base de la responsabilit\u00e9 contractuelle ou d\u00e9lictuelle, \u00e0 condition d\u2019\u00e9tablir les \u00e9l\u00e9ments conditionnant une telle indemnisation, \u00e0 savoir une faute, un pr\u00e9judice et une relation causale entre la faute et le pr\u00e9judice (Cour d\u2019appel, arr\u00eat n\u00b0 26892 du 13 octobre2005). La Cour de cassation dans un arr\u00eatn\u00b05\/12du9f\u00e9vrier 2012 (n\u00b0 2881 du registre) a retenu que les honoraires d\u2019avocat constituent un pr\u00e9judice r\u00e9parable surbase des articles 1382 et 1383 du Code civil. La Cour d\u2019appel,dans un arr\u00eat n\u00b044\/14 V.du 21 janvier 2014,aencoreretenu que \u00abs&#039;il est vrai que le paiement des honoraires d&#039;avocat trouve son origine premi\u00e8re dans le contrat qui lie le client \u00e0 son avocat, il est non moins vrai que si le dommage dont se plaint la victime trouve sa cause dans la faute du responsable, le recours \u00e0 l&#039;avocat pour obtenir indemnisation de ce dommage, bien que distinct du dommage initial, est une suite n\u00e9cessaire de cette faute et partant en lien causal avec elle (JCL Resp. civ. fasc. 160, nos 36 ss.; Cass. Belgique, 2.9.2004, RGAR 2005, 13946 rejetant le pourvoi dirig\u00e9 contre l\u2019arr\u00eat de la Cour d&#039;appel de Li\u00e8ge du 2.11.2000, RGAR 2003, 13753; Civ. Bruxelles 25.2.2005, J.T. 2005, p.381 ; C. App. 13 octobre 2005, n\u00b026892 r\u00f4le etPERSONNE20.),La responsabilit\u00e9 civile, Pasicrisie luxembourgeoise 2006, 2 \u00e8me \u00e9d., n\u00b01040, p. 801 et 802).\u00bb. La Cour d\u2019appel a confirm\u00e9 cette approche dans unarr\u00eat n\u00b0 7\/21 Ch. Crim. du 10 mars 2021, en retenant que \u00abla partie demanderesse au civil a droit au remboursement des montants effectivement expos\u00e9s pour faire valoir sesdroits \u00e0 titre de victime dans le cadre de la proc\u00e9dure p\u00e9nale.Les frais expos\u00e9s \u00e0 cette fin, \u00e0 savoir les frais et honoraires d\u2019avocat, sont un \u00e9l\u00e9ment de son dommage et une suite directe des infractions commises par le pr\u00e9venu.\u00bb Il se d\u00e9duitde ces jurisprudencesque la faute dans le chef du pr\u00e9venuestconstitu\u00e9e d\u00e8s qu\u2019il y aurait condamnation \u00e0 une ou plusieurs infractions commises au pr\u00e9judice de la victime. En l\u2019esp\u00e8ce, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.,PERSONNE2.)etPERSONNE3.)ont \u00e9t\u00e9retenus dansles liens d\u2019infractionscommisesau pr\u00e9judice de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Il y a donc faute dans leur chef. Cette faute doitcependant\u00eatre en lien causal avec le pr\u00e9judice subi par la partie demanderesse, qui vient aux droits de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. suite \u00e0 la scission partielle intervenue le 29 d\u00e9cembre 2014. Le Tribunal constateque l\u2019infraction de vol de factures et d\u2019un devis, retenue \u00e0 charge de PERSONNE3.), n\u2019a pas engendr\u00e9 les frais d\u2019avocats d\u00e9bours\u00e9s en l\u2019esp\u00e8ce mais que la victime a \u00e9t\u00e9oblig\u00e9e de prendre un avocat pour d\u00e9fendre ses droits en raison de la divulgation et l\u2019utilisation de ses secrets d\u2019affaires.<\/p>\n<p>57 Le Tribunal retient partant que la demande civile portant sur l\u2019indemnisation des frais et honoraires est sans lien causal avec lafaute commise parPERSONNE3.). La demande est toutefois en lien causal avec les fautes commises par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) S.A. etPERSONNE2.). Pour que le lien de causalit\u00e9 soit \u00e9tabli, il ne suffit cependant passeulementquele montant demand\u00e9soitun dommage en relation avecl&#039;infraction mais il faut en outreque la partie civile pour \u00eatre indemnis\u00e9ein concretodevait faire appel \u00e0 un avocat.Pour faire l&#039;objet d&#039;une r\u00e9p\u00e9tition, les frais et honoraires de l&#039;avocat doivent pr\u00e9senter un caract\u00e8re den\u00e9cessit\u00e9.C&#039;est au juge du fond qu&#039;il appartiendra d&#039;appr\u00e9cier au cas par cas dans quelle mesure le lien causal entre la faute constat\u00e9e etles frais expos\u00e9s est \u00e9tabli(G. MARY, \u00ab La r\u00e9p\u00e9tibilit\u00e9 des frais et honoraires d&#039;avocat \u00bb,J.T., 2007\/1, n\u00b06250, p. 2-13). Le juge doitpartantappr\u00e9cier le caract\u00e8ren\u00e9cessairede l\u2019intervention d\u2019un avocat. Pour appr\u00e9cier le caract\u00e8re n\u00e9cessaire de l\u2019intervention d\u2019un avocat, le juge prendra en compte entre autrela complexit\u00e9 de la mati\u00e8re et du litige,le soutien indispensable de la victime pendant la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dant le d\u00e9bat public, la n\u00e9cessit\u00e9 d&#039;une assistance morale et psychologique \u00e0 l&#039;audience o\u00f9 la victime se (re)trouveen pr\u00e9sence de son agresseur, etc.. En l\u2019esp\u00e8ce, le Tribunal constate que la r\u00e9daction de la plainte de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. d\u00e9pos\u00e9e aupr\u00e8sdu Procureur d\u2019Etat et par la suite la r\u00e9daction de la constitution de partie civile form\u00e9e entre les mains du Juge d\u2019instruction ainsi que la requ\u00eate en r\u00e8glement de la proc\u00e9dure d\u00e9pos\u00e9e le 30 novembre 2015 par le mandataire de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. ont n\u00e9cessit\u00e9 des connaissances juridiques pr\u00e9cises. De m\u00eame que le d\u00e9p\u00f4t \u00e0 l\u2019audience d\u2019une demande civile d\u00e9taill\u00e9e en droitn\u00e9cessitait l\u2019intervention d\u2019un avocat. Le Tribunal retient partant que la complexit\u00e9 de la mati\u00e8re et du litige justifiait l\u2019intervention d\u2019un avocat pour le compte de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.\u00e0r.l.. Quant \u00e0 l\u2019ampleur du dommage r\u00e9parable, il faut distinguer entre, d\u2019unepart, la relation contractuelle entre l\u2019avocat et son client, qui est mue par le principe de la libre fixation des honoraires, et d\u2019autre part, la question de la r\u00e9paration du dommage par le responsable qui ne peut \u00eatre p\u00e9nalis\u00e9 par un choix de l\u2019avocat par la victime qui contribuerait \u00e0 augmenter son dommage (PERSONNE21.), La r\u00e9p\u00e9tabilit\u00e9 des honoraires d\u2019avocat dans le contentieux de la r\u00e9paration du dommage, RGAR 2003, n\u00b07, Cour 11 juillet 2001, S. et T. c\/ \u00c9tat, n\u00b024442 du r\u00f4le). Le dommage r\u00e9parable ne consiste donc pas n\u00e9cessairement dans les honoraires convenus entre la victime et son avocat, respectivement factur\u00e9s par ce dernier, mais doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9 selon le droit commun. Dans l\u2019\u00e9valuation du dommage, le juge se base sur des crit\u00e8res objectifs dont, par exemple, ceux figurant \u00e0 l\u2019article 38 de la loi du 10 ao\u00fbt 1991 sur la professiond\u2019avocat. De m\u00eame il tient compte de l\u2019envergure financi\u00e8re de l\u2019affaire, des devoirs effectu\u00e9s par le mandataire et qu\u2019il veille \u00e0 n\u2019imposer au responsable que la part des frais et honoraires occasionn\u00e9s par la d\u00e9fense le concernant(Cour d\u2019appel, arr\u00eat n\u00b0 7\/21 Ch. Crim. du 10 mars 2021).. Il y a encore lieu detenircompte de l\u2019importance de l\u2019affaire, de son degr\u00e9 de difficult\u00e9, du r\u00e9sultat obtenu et de la situation de fortune du client, partant \u00e9valuer le dommage in concreto dansle cadre de chaque affaire (Cour d\u2019appel,17 f\u00e9vrier 2016, n\u00b041704 du r\u00f4le ; Courd\u2019appel, 10 d\u00e9cembre 2008, n\u00b0515\/08).<\/p>\n<p>58 Pour justifier sa demande,la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.\u00e0r.l.verseles m\u00e9moires d\u2019honoraires du 31 ao\u00fbt 2011 au 8 d\u00e9cembre 2016 (pi\u00e8ces n\u00b020 \u00e0 30 de la farde de pi\u00e8ces de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.) S.\u00e0r.l.). Les parties d\u00e9fenderesses critiquent le montant des honoraires r\u00e9clam\u00e9s qu\u2019elles estiment \u00eatre surfait. Eu \u00e9gard aux contestations des partiesd\u00e9fenderessesquant aumontant r\u00e9clam\u00e9, il y a lieu,avant tout autre progr\u00e8s en cause, defaire v\u00e9rifier par un expert le montant factur\u00e9 par lesmandataires de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.\u00e0r.l., \u00e0 savoir 100.000 euros,pour les devoirs accomplis dans le cadrede la constitution de partie civile dans le dossier r\u00e9pressif sous rubrique. Le Tribunal ordonne partant, avant tout autre progr\u00e8s en cause, l\u2019institution d\u2019une expertise afin v\u00e9rifierle montant des honoraires r\u00e9clam\u00e9stel que d\u00e9taill\u00e9 dans le dispositif du pr\u00e9sent jugement. 2)Partie civilede la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.contrePERSONNE1.),PERSONNE2.), PERSONNE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. etPERSONNE4.) \u00c0 l\u2019audience publique du 24octobre 2023, Ma\u00eetre Rosario GRASSO, avocat\u00e0 la Cour,s\u2019est oralementconstitu\u00e9e partie civile au nom et pour le compte dela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.(ci- apr\u00e8sSOCIETE3.)S.A.), partie demanderesse au civil, contre les pr\u00e9venusPERSONNE1.), PERSONNE2.),PERSONNE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. etPERSONNE4.), d\u00e9fendeurs au civil. Il y a lieu de donner acte \u00e0 la partie demanderesse au civil de sa constitution de partie civile. La demande est recevable pour avoir \u00e9t\u00e9 faite dans les formes et d\u00e9lai de la loi. Au vu des d\u00e9cisions d\u2019acquittement \u00e0 intervenir au p\u00e9nal \u00e0 l\u2019encontre dePERSONNE1.)et de PERSONNE4.), le Tribunal est incomp\u00e9tent pour conna\u00eetre de la demande civile dirig\u00e9e contre eux. Le Tribunal est comp\u00e9tent pour conna\u00eetre de la demande civile eu \u00e9gard \u00e0 la d\u00e9cision \u00e0 intervenir au p\u00e9nal \u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE2.),PERSONNE3.)et de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. r\u00e9clame \u00e0 titre de pr\u00e9judice moral la somme d\u2019un euro symbolique estimant qu\u2019elle a subi un pr\u00e9judice moral propre pour la p\u00e9riode datant d\u2019avant la scission au profit de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l., \u00e0 savoir de 2011 au 29 d\u00e9cembre 2014, date \u00e0 laquelle la scission partielle est intervenue. Le Tribunalconstate que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.\u00e0r.l.a r\u00e9clam\u00e9 l\u2019indemnisation du pr\u00e9judice moral subi en raison des agissements des pr\u00e9venuspourla p\u00e9riode infractionnelle retenue \u00e0 leur charge, \u00e0 savoir depuis 2011,et ce en venant aux droits de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019acte de scission intervenue par-devant notaire le 29 d\u00e9cembre 2014. Le Tribunal a d\u00e9clar\u00e9 la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.\u00e0r.l.fond\u00e9e pour le montant de 500 euros et partant la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. ne saurait r\u00e9clamer une deuxi\u00e8me fois un pr\u00e9judice indemnis\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.\u00e0r.l.., venant pr\u00e9cis\u00e9ment aux droits de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Au vu de ces consid\u00e9rations, le Tribunal d\u00e9clare la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. en indemnisation du pr\u00e9judice moralnon-fond\u00e9e.<\/p>\n<p>59 P A R C E S M O T I F S : le Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg,neuvi\u00e8mechambre, si\u00e9geant enmati\u00e8re correctionnelle,statuantpar d\u00e9faut\u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. etstatuant contradictoirement\u00e0l\u2019\u00e9gard dePERSONNE2.),PERSONNE3.),PERSONNE4.)et PERSONNE1.),les pr\u00e9venuset leursmandatairesentendusen leurs explications et moyens de d\u00e9fensetant au p\u00e9nal qu\u2019au civil, les mandataires des demanderesses au civil entendus en leurs conclusions,lerepr\u00e9sentant du Minist\u00e8re Public entendu en son r\u00e9quisitoire, les pr\u00e9venus ayant eu la parole en dernier, Au P\u00e9nal rejetteles moyens de proc\u00e9duresoulev\u00e9sparPERSONNE4.), rejettele moyen du libell\u00e9 obscur invoqu\u00e9 parPERSONNE2.), d\u00e9clarequ\u2019il y a d\u00e9passement du d\u00e9lai raisonnable, la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A a c q u i t t ela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A.du chef de l\u2019infractionnon \u00e9tablie\u00e0 sa charge, c o n d a m n ela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.Adu chef des infractions retenues \u00e0 sa charge \u00e0 une amendedeDIX MILLE (10.000) eurosainsi qu\u2019aux frais de sa poursuite p\u00e9nale, ces frais liquid\u00e9s \u00e079,17euros. PERSONNE2.) a c q u i t t ePERSONNE2.)du chef desinfractionsnon \u00e9tablies \u00e0 sa charge, c o n d a m n ePERSONNE2.)du chefdes infractions retenues \u00e0 sa charge \u00e0 unepeine d\u2019emprisonnementdeVINGT-QUATRE(24) moiset \u00e0 uneamendedeTROIS MILLES (3.000) eurosainsi qu\u2019aux frais de sa poursuite p\u00e9nale, ces frais liquid\u00e9s \u00e094,32euros, f i x ela dur\u00e9e de la contrainte par corps en cas de non-paiement de l\u2019amende \u00e0TRENTE (30) jours, d i tqu\u2019il serasursis\u00e0 l\u2019ex\u00e9cution del\u2019int\u00e9gralit\u00e9de la peine d\u2019emprisonnement, a v e r t i tPERSONNE2.)qu\u2019au cas o\u00f9, dans un d\u00e9lai de cinq ans \u00e0dater du pr\u00e9sent jugement, il aura commis une nouvelle infraction ayant entra\u00een\u00e9 une condamnation \u00e0 une peine privative de libert\u00e9 ou \u00e0 une peine plus grave pour crimes ou d\u00e9lits de droit commun, la peine de prison prononc\u00e9e ci-devant sera ex\u00e9cut\u00e9e sans confusion possible avec la nouvelle peine et que les peines de la r\u00e9cidive seront encourues dans les termes de l\u2019article 56 alin\u00e9a 2 du Code p\u00e9nal, PERSONNE3.), a c q u i t t ePERSONNE3.)du chef desinfractionsnon \u00e9tablies\u00e0 sa charge,<\/p>\n<p>60 c o n d a m n ePERSONNE3.)du chef del\u2019infraction retenue\u00e0 sa charge \u00e0 unepeine d\u2019emprisonnementdeSIX(6) moiset \u00e0 uneamendedeMILLE (1.000) eurosainsi qu\u2019aux frais de sa poursuite p\u00e9nale, ces frais liquid\u00e9s\u00e094,49euros, f i x ela dur\u00e9e de la contrainte par corps en cas de non-paiement de l\u2019amende \u00e0DIX (10) jours, d i tqu\u2019il serasursis\u00e0 l\u2019ex\u00e9cution del\u2019int\u00e9gralit\u00e9de la peine d\u2019emprisonnement, a v e r t i tPERSONNE3.)qu\u2019au cas o\u00f9, dans un d\u00e9lai de cinq ans \u00e0 dater dupr\u00e9sent jugement, il aura commis une nouvelle infraction ayant entra\u00een\u00e9 une condamnation \u00e0 une peine privative de libert\u00e9 ou \u00e0 une peine plus grave pour crimes ou d\u00e9lits de droit commun, la peine de prison prononc\u00e9e ci-devant sera ex\u00e9cut\u00e9e sans confusion possible avec la nouvelle peine et que les peines de la r\u00e9cidive seront encourues dans les termes de l\u2019article 56 alin\u00e9a 2 du Code p\u00e9nal, PERSONNE1.) a c q u i t t ePERSONNE1.)du chef del\u2019infraction non \u00e9tablie\u00e0 sa charge, lar e n v o i edesfins de sa poursuite sans frais, ni d\u00e9pens, l a i s s eles frais de sa poursuite \u00e0 charge de l\u2019Etat, PERSONNE4.) a c q u i t t ePERSONNE4.)du chef desinfractionsnon \u00e9tablies \u00e0 sa charge, ler e n v o i edes fins de sa poursuite sans frais, ni d\u00e9pens, l a i s s eles frais de sa poursuite \u00e0 charge de l\u2019Etat, Au Civil 1)Partie civile de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.contrePERSONNE1.),PERSONNE2.), PERSONNE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. etPERSONNE4.) d o n n eacte \u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.de sa constitution de partie civile, se d \u00e9 c l a r eincomp\u00e9tent pour en conna\u00eetre\u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE1.)et de PERSONNE4.), sed \u00e9 c l a r ecomp\u00e9tent pour en conna\u00eetre\u00e0 l\u2019\u00e9gard des autres d\u00e9fendeurs au civil, d \u00e9 c l a r ela demande recevable en la forme, d \u00e9 c l a r elademande enr\u00e9paration du pr\u00e9judice mat\u00e9rielnon fond\u00e9e, d\u00e9clarelademande en r\u00e9paration du pr\u00e9judice moralsans lien causal avec l\u2019infraction retenue \u00e0 charge dePERSONNE3.), d \u00e9 c l a r epartant la demandeen r\u00e9paration du pr\u00e9judice moraldirig\u00e9e contrePERSONNE3.) non fond\u00e9e,<\/p>\n<p>61 d i tla demandeen r\u00e9paration du pr\u00e9judice moralfond\u00e9e, ex aequo et bono, pour le montant deCINQ CENTS (500) eurosen ce qu\u2019elle est dirig\u00e9e contrePERSONNE2.)et la soci\u00e9t\u00e9 SOCIETE1.)S.A., condamnePERSONNE2.)et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., solidairement, \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.)S.\u00e0r.l.le montant deCINQ CENTS (500) eurosavec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir du 2 octobre 2023, jour de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde, d\u00e9clarelademandeen r\u00e9p\u00e9tition des frais et honorairessans lien causal avec l\u2019infraction retenue \u00e0 charge dePERSONNE3.), d\u00e9clarepartant la demande civile dirig\u00e9e contrePERSONNE3.)non fond\u00e9e, d\u00e9clarela demande fond\u00e9e en son principe en ce qu\u2019elle est dirig\u00e9e contrePERSONNE2.) et la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A., avant tout autre progr\u00e8s en cause, n o m m eexpert Monsieur le B\u00e2tonnierde l\u2019Ordre des Avocats du Barreau de Luxembourg Ma\u00eetre Pit RECKINGER,Maison de l\u2019Avocat\u2013siteADRESSE18.),L-ADRESSE19.)avec la missiondev\u00e9rifier si le montant des honoraires r\u00e9clam\u00e9sde 100.000 eurospar les mandatairesdela soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.\u00e0r.l.pour les devoirs accomplis dans le cadrede la plainte avec constitution de partie civileintroduitele 16 novembre 2011est justifi\u00e9 parles prestations fournies, a u t o r i s el\u2019expert\u00e0 s\u2019entourer dans l\u2019accomplissement desamission de tous les renseignements utiles et n\u00e9cessaires et \u00e0 entendre m\u00eame des tierces personnes, r \u00e9 s e r v eles frais de cette demande civile. 2)Partie civile de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A. contrePERSONNE1.),PERSONNE2.), PERSONNE3.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)S.A. etPERSONNE4.) d o n n eacte \u00e0lasoci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.de sa constitution de partie civile, se d \u00e9 c l a r eincomp\u00e9tent pour enconna\u00eetre\u00e0 l\u2019\u00e9gard dePERSONNE1.)et de PERSONNE4.), sed \u00e9 c l a r ecomp\u00e9tent pour en conna\u00eetre\u00e0 l\u2019\u00e9gard des autres d\u00e9fendeurs au civil, d \u00e9 c l a r ela demande recevable en la forme, d i tla demande en indemnisationdu pr\u00e9judice moralnon fond\u00e9e, laisseles frais de cette demande civile \u00e0 charge de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE3.)S.A.. Par application des articles 14, 15,16, 27, 28, 29, 30,60, 461, 464 et 309duCode p\u00e9nal,des articles2, 3, 155,179, 182, 184, 189, 190,190-1, 191, 194, 195, 195-1,196,626, 627, 628 et 628-1du Code de proc\u00e9dure p\u00e9naleainsi que des articles5, 6 et 9 de la loi du 23 d\u00e9cembre 2016 sur les ventes en soldes et sur trottoir et la publicit\u00e9 trompeuse et comparativequi furent d\u00e9sign\u00e9s \u00e0 l\u2019audience par Madame le vice-pr\u00e9sident.<\/p>\n<p>62 Ainsi fait et jug\u00e9 par Elisabeth EWERT, vice-pr\u00e9sident, Sonia MARQUES, premier juge,et Antoine d\u2019HUART, juge, et prononc\u00e9 en audience publique au Tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, Cit\u00e9 Judiciaire, Plateaudu Saint Esprit, par Madame le vice-pr\u00e9sident, en pr\u00e9sence de Sam RIES, substitut du Procureur d\u2019Etat, et de Elisabeth BACK, greffi\u00e8re, qui, \u00e0 l\u2019exception du repr\u00e9sentantdu Minist\u00e8re Public, ont sign\u00e9 le pr\u00e9sent jugement.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/tribunal-darrondissement-luxembourg-penal\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/tribunal-darrondissement-luxembourg-penal\/20240828-021237\/20231207-tal9-2475-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jugt n\u00b02475\/2023 not.19685\/11\/CD Ex p 2x(s) D\u00e9faut sub 4) AUDIENCE PUBLIQUE DU 7 D\u00c9CEMBRE 2023 Le Tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg,neuvi\u00e8mechambre, si\u00e9geant enmati\u00e8re correctionnelle, a rendu le jugement qui suit : Dans la cause du Minist\u00e8re Public contre 1)PERSONNE1.), n\u00e9e leDATE1.)\u00e0ADRESSE1.), demeurant \u00e0ADRESSE2.), 2)PERSONNE2.), n\u00e9 leDATE2.)\u00e0ADRESSE3.),\u2026<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_crdt_document":""},"kji_country":[8418],"kji_court":[23583],"kji_chamber":[25729],"kji_year":[24566],"kji_subject":[7632],"kji_keyword":[23584,8464,7636],"kji_language":[7733],"class_list":["post-630608","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-tribunal-darrondissement","kji_chamber-penal","kji_year-24566","kji_subject-penal","kji_keyword-arrondissement","kji_keyword-decembre","kji_keyword-tribunal","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.6 (Yoast SEO v27.6) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Tribunal d&#039;arrondissement, 7 d\u00e9cembre 2023 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-7-decembre-2023-32\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"zh_CN\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Tribunal d&#039;arrondissement, 7 d\u00e9cembre 2023\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Jugt n\u00b02475\/2023 not.19685\/11\/CD Ex p 2x(s) D\u00e9faut sub 4) AUDIENCE PUBLIQUE DU 7 D\u00c9CEMBRE 2023 Le Tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg,neuvi\u00e8mechambre, si\u00e9geant enmati\u00e8re correctionnelle, a rendu le jugement qui suit : Dans la cause du Minist\u00e8re Public contre 1)PERSONNE1.), n\u00e9e leDATE1.)\u00e0ADRESSE1.), demeurant \u00e0ADRESSE2.), 2)PERSONNE2.), n\u00e9 leDATE2.)\u00e0ADRESSE3.),\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-7-decembre-2023-32\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-04-21T01:16:35+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u9884\u8ba1\u9605\u8bfb\u65f6\u95f4\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"149 \u5206\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-7-decembre-2023-32\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-7-decembre-2023-32\\\/\",\"name\":\"Tribunal d'arrondissement, 7 d\u00e9cembre 2023 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-04-21T01:16:29+00:00\",\"dateModified\":\"2026-04-21T01:16:35+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-7-decembre-2023-32\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"zh-Hans\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-7-decembre-2023-32\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-7-decembre-2023-32\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Tribunal d&rsquo;arrondissement, 7 d\u00e9cembre 2023\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. 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