{"id":652556,"date":"2026-04-22T23:14:23","date_gmt":"2026-04-22T21:14:23","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\/"},"modified":"2026-04-22T23:14:28","modified_gmt":"2026-04-22T21:14:28","slug":"cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 27 octobre 2022, n\u00b0 2020-00660"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 116\/22 &#8211; III \u2013 TRAV<\/p>\n<p>Exempt &#8211; appel en mati\u00e8re de droit du travail.<\/p>\n<p>Audience publique du vingt -sept octobre deux mille vingt-deux.<\/p>\n<p>Num\u00e9ro CAL -2020-00660 du r\u00f4le<\/p>\n<p>Composition:<\/p>\n<p>MAGISTRAT1.), pr\u00e9sident de chambre, MAGISTRAT2.), conseiller, MAGISTRAT3.), conseiller, GREFFIER1.), greffier.<\/p>\n<p>Entre :<\/p>\n<p>la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION1.) S.A. (anciennement d\u00e9nomm\u00e9e ORGANISATION2.) S.A.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE1.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions,<\/p>\n<p>appelante aux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice HUISSIER DE JUSTICE1.) de Luxembourg du 24 juin 2020,<\/p>\n<p>intim\u00e9e sur appels incidents,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre AVOCAT1.), avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, et :<\/p>\n<p>1) PERSONNE1.) , demeurant \u00e0 B-ADRESSE2.),<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins du susdit exploit HUISSIER DE JUSTICE1.) ,<\/p>\n<p>appelante par incident,<\/p>\n<p>2 intim\u00e9e sur appel incident,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre AVOCAT2.), avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, 2) l\u2019ETAT DU GRAND- DUCHE DE LUXEMBOURG , pris en sa qualit\u00e9 de gestionnaire du Fonds pour l\u2019emploi, repr\u00e9sent\u00e9 par son Ministre d\u2019\u00c9tat, \u00e9tabli \u00e0 L- ADRESSE3.),<\/p>\n<p>intim\u00e9 aux fins du susdit exploit HUISSIER DE JUSTICE1.) ,<\/p>\n<p>appelant par incident,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre AVOCAT3.), avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg.<\/p>\n<p>LA COUR D&#039;APPEL:<\/p>\n<p>Vu l\u2019ordonnance de cl\u00f4ture de l\u2019instruction du 17 mai 2022.<\/p>\n<p>Par requ\u00eate d\u00e9pos\u00e9e au greffe de la justice de paix de Luxembourg en date du 8 f\u00e9vrier 2011, PERSONNE1.) a fait convoquer la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) S.A., ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9 \u00ab ORGANISATION2.) \u00bb, actuellement la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION1.) S.A., devant le tribunal du travail pour s\u2019y entendre dire que le licenciement avec effet imm\u00e9diat intervenu \u00e0 son \u00e9gard en date du 22 d\u00e9cembre 2010 est irr\u00e9gulier et abusif, ainsi que pour s\u2019y entendre condamner \u00e0 payer \u00e0 cette derni\u00e8re le montant total de 39.195,45 euros + p.m., avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 22 d\u00e9cembre 2010, jour du licenciement intervenu, sinon \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, avec majoration de trois points \u00e0 l\u2019expiration d\u2019un d\u00e9lai de trois mois \u00e0 compter de la notification du jugement \u00e0 intervenir, du chef d\u2019arri\u00e9r\u00e9s de salaire, d\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de cong\u00e9 non pris, d\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis et d\u2019indemnisation de dommages mat\u00e9riel et moral.<\/p>\n<p>La requ\u00e9rante a, en outre, sollicit\u00e9 la condamnation de la d\u00e9fenderesse \u00e0 lui d\u00e9livrer, sous peine d\u2019astreinte, la carte d\u2019imp\u00f4t de l\u2019ann\u00e9e 2010, le certificat de travail et l\u2019attestation patronale et \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500 euros. Elle a finalement conclu \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution provisoire du jugement \u00e0 intervenir.<\/p>\n<p>A l\u2019audience des plaidoiries de premi\u00e8re instance, la requ\u00e9rante a augment\u00e9 sa demande et a r\u00e9clam\u00e9 les montants suivants :<\/p>\n<p>&#8211; arri\u00e9r\u00e9s de salaires (d\u00e9cembre 2010) 2.960,80 euros &#8211; indemnit\u00e9 de cong\u00e9s non pris 563,96 euros &#8211; indemnit\u00e9 de pr\u00e9avis 6.485,58 euros<\/p>\n<p>3 &#8211; indemnisation pour pr\u00e9judice mat\u00e9riel 58.370,22 euros &#8211; indemnisation pour pr\u00e9judice moral 9.728,37 euros<\/p>\n<p>A l\u2019appui de sa demande, PERSONNE1.) a fait exposer qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 occup\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) en qualit\u00e9 de d\u2019employ\u00e9e commerciale suivant contrat de travail, ayant pris effet au 6 ao\u00fbt 2006. Elle aurait \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9e avec effet imm\u00e9diat par lettre recommand\u00e9e du 22 d\u00e9cembre 2010, libell\u00e9e comme suit :<\/p>\n<p>PERSONNE1.) a soutenu que le licenciement \u00e9tait abusif en raison de l\u2019impr\u00e9cision de la lettre de licenciement.<\/p>\n<p>A titre subsidiaire, elle a contest\u00e9 le caract\u00e8re r\u00e9el et s\u00e9rieux des motifs invoqu\u00e9s.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) a, \u00e0 titre principal, soulev\u00e9 l\u2019exception d\u2019incomp\u00e9tence ratione materiae du tribunal du travail pour conna\u00eetre du litige au motif que les parties n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 li\u00e9es par un contrat de travail r\u00e9el, caract\u00e9ris\u00e9 par l\u2019existence d\u2019un lien de subordination.<\/p>\n<p>En date du 19 juin 2006, soit deux mois avant la signature du contrat de travail, PERSONNE1.) aurait, en effet, \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e administratrice d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Le contrat de travail ne contiendrait aucune mention quant aux activit\u00e9s concr\u00e8tes exerc\u00e9es par PERSONNE1.) dans le cadre de cette fonction salariale, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de celles qui lui auraient \u00e9t\u00e9 d\u00e9volues par son mandat social.<\/p>\n<p>Par ailleurs, l\u2019\u00e9poux de la requ\u00e9rante, PERSONNE2.) , aurait \u00e9t\u00e9 administrateur et administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANI SATION2.) de 2003 \u00e0 2010.<\/p>\n<p>En ordre subsidiaire, la d\u00e9fenderesse a demand\u00e9 au tribunal de d\u00e9clarer justifi\u00e9 le licenciement avec effet imm\u00e9diat.<\/p>\n<p>En ordre plus subsidiaire, elle a contest\u00e9 les montants r\u00e9clam\u00e9s tant dans leur principe que dans leur quantum .<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) a finalement r\u00e9clam\u00e9 la condamnation d\u2019PERSONNE1.) \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000 euros.<\/p>\n<p>A l\u2019audience des plaidoiries de premi\u00e8re instance, l&#039;ETAT DU GRAND- DUCHE DE LUXEMBOURG, agissant en sa qualit\u00e9 de gestionnaire du Fonds pour l&#039;emploi, ci- apr\u00e8s \u00ab l\u2019ETAT \u00bb, est intervenu au litige et a demand\u00e9 la condamnation de la partie malfond\u00e9e \u00e0 lui payer la somme de 31.262,48 euros, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux tels que<\/p>\n<p>4 de droit, \u00e0 titre de remboursement des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage avanc\u00e9es \u00e0 PERSONNE1.).<\/p>\n<p>Par jugement du 30 avril 2020, le tribunal du travail de Luxembourg, statuant contradictoirement :<\/p>\n<p>&#8211; a re\u00e7u la demande en la forme, &#8211; s\u2019est d\u00e9clar\u00e9 comp\u00e9tent ratione materiae pour conna\u00eetre de la demande d\u2019PERSONNE1.), &#8211; a donn\u00e9 acte \u00e0 PERSONNE1.) qu\u2019elle renonce \u00e0 sa demande en paiement d\u2019arri\u00e9r\u00e9s de salaire, du chef d\u2019 \u00ab heures suppl\u00e9mentaires, 13 \u00e8me mois, frais, primes etc \u00bb, formul\u00e9e pour m\u00e9moire, &#8211; a d\u00e9clar\u00e9 abusif le licenciement avec effet imm\u00e9diat d\u2019PERSONNE1.), intervenu le 22 d\u00e9cembre 2010, &#8211; a d\u00e9clar\u00e9 fond\u00e9e la demande d\u2019PERSONNE1.) en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis pour le montant de 3.082,40 euros et non fond\u00e9e pour le surplus, &#8211; a d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9es les demandes d\u2019PERSONNE1.) en indemnisation de ses pr\u00e9judices mat\u00e9riel et moral, &#8211; a d\u00e9clar\u00e9 fond\u00e9e la demande d\u2019PERSONNE1.) en paiement d\u2019arri\u00e9r\u00e9s de salaires pour le montant de 2.960,80 euros bruts et en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 pour jours de cong\u00e9s non pris pour le montant de 563,96 euros, &#8211; a condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) \u00e0 payer \u00e0 PERSONNE1.) la somme de 6.607,16 euros avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du jour de la demande en justice jusqu&#039;\u00e0 solde, avec majoration du taux d\u2019int\u00e9r\u00eat l\u00e9gal de trois points \u00e0 partir du troisi\u00e8me mois qui suit la notification du jugement, &#8211; a d\u00e9clar\u00e9 fond\u00e9e la demande relative \u00e0 la remise de la carte d\u2019imp\u00f4t de l\u2019ann\u00e9e 2010, du certificat de travail et de l\u2019attestation patronale, &#8211; a ordonn\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) de remettre \u00e0 PERSONNE1.) la carte d\u2019imp\u00f4t de l\u2019ann\u00e9e 2010, du certificat de travail et l\u2019attestation patronale, &#8211; a dit qu\u2019il n\u2019y a pas lieu d\u2019assortir cette condamnation de la peine d\u2019astreinte, &#8211; a ordonn\u00e9 l\u2019ex\u00e9cution provisoire du jugement pour le montant de 3.524,76 euros, &#8211; a d\u00e9clar\u00e9 fond\u00e9e la demande de l&#039;ETAT DU GRAND- DUCHE DE LUXEMBOURG, agissant en sa qualit\u00e9 de gestionnaire du Fonds pour l\u2019emploi, pour le montant de 3.403,18 euros et non fond\u00e9e pour le surplus, &#8211; a condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) \u00e0 payer \u00e0 l&#039;ETAT, agissant en sa qualit\u00e9 de gestionnaire du Fonds pour l\u2019emploi, le montant de 3.403,18 euros, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du jour de la demande en justice jusqu&#039;\u00e0 solde, &#8211; a d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9es les demandes respectives d\u2019PERSONNE1.) et de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, &#8211; a condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance.<\/p>\n<p>Pour statuer ainsi, le tribunal du travail a relev\u00e9 que le contrat de travail \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e du 6 ao\u00fbt 2006 pr\u00e9voyait qu\u2019PERSONNE1.) \u00e9tait engag\u00e9e en qualit\u00e9<\/p>\n<p>5 \u00ab d\u2019employ\u00e9e commerciale avec responsabilit\u00e9 des points de vente de toutes les filiales \u00bb et qu\u2019elle travaillait suivant un horaire de 9.30 \u00e0 12.30 heures et de 13.00 \u00e0 17.00 heures, pour un salaire mensuel brut de 1.804,11 euros (indice 652,16).<\/p>\n<p>Le tribunal a encore constat\u00e9 que, suivant fiches de salaire vers\u00e9es en cause, la requ\u00e9rante avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e pour sa fonction d\u2019employ\u00e9e commerciale et qu\u2019elle avait d\u00e9missionn\u00e9 de son mandat social en date du 21 novembre 2007.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 qu\u2019en pr\u00e9sence d\u2019un contrat de travail apparent, il incombe \u00e0 celui qui conteste l\u2019existence d\u2019un lien de subordination d\u2019\u00e9tablir le caract\u00e8re fictif du contrat, la juridiction du premier degr\u00e9 a dit qu\u2019une telle preuve n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e par la partie d\u00e9fenderesse.<\/p>\n<p>L\u2019exception d\u2019incomp\u00e9tence mat\u00e9rielle de la juridiction du travail a, d\u00e8s lors, \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9e.<\/p>\n<p>Consid\u00e9rant ensuite qu\u2019il ne r\u00e9sultait pas de fa\u00e7on claire du libell\u00e9 de la lettre de licenciement quelles fautes avaient \u00e9t\u00e9 commises par PERSONNE1.) en sa qualit\u00e9 d\u2019employ\u00e9e commerciale de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) , le licenciement a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 abusif pour d\u00e9faut de pr\u00e9cision des motifs indiqu\u00e9s \u00e0 son appui.<\/p>\n<p>La requ\u00e9rante a \u00e9t\u00e9 d\u00e9bout\u00e9e de ses demandes en indemnisation de ses pr\u00e9judices mat\u00e9riel et moral, faute par elle de fournir des renseignements quant \u00e0 sa situation financi\u00e8re depuis le licenciement et de justifier des efforts qu\u2019elle aurait faits en vue de la recherche d\u2019un nouvel emploi ainsi que des soucis qu\u2019elle aurait \u00e9prouv\u00e9s pour son avenir professionnel.<\/p>\n<p>La partie d\u00e9fenderesse n\u2019\u00e9tablissant ni le paiement du salaire de la requ\u00e9rante pour la p\u00e9riode du 1 er au 21 d\u00e9cembre 2010, ni le r\u00e8glement d\u2019une indemnit\u00e9 de cong\u00e9 non pris \u00e0 la fin des relations de travail, le tribunal a fait droit aux demandes aff\u00e9rentes \u00e0 concurrence des montants r\u00e9clam\u00e9s.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) a finalement \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 rembourser \u00e0 l\u2019ETAT la somme de 3.403,18 euros.<\/p>\n<p>De ce jugement, qui, suivant renseignements figurant au dossier, ne lui a pas pu \u00eatre notifi\u00e9, la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) a r\u00e9guli\u00e8rement relev\u00e9 appel par acte d\u2019huissier du 24 juin 2020.<\/p>\n<p>Par r\u00e9formation du jugement entrepris, la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) demande \u00e0 la Cour de dire que les juridictions du travail ne sont pas comp\u00e9tentes ratione materiae pour conna\u00eetre du litige.<\/p>\n<p>Elle fait valoir que, contrairement \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 retenu par la juridiction du premier degr\u00e9, aucun contrat de travail en bonne et due forme n\u2019a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli entre parties.<\/p>\n<p>En effet, le contrat du 6 ao\u00fbt 2006 ne mentionnerait pas l\u2019adresse d\u2019PERSONNE1.) et les fiches de salaires \u00e9mises indiqueraient comme adresse de cette derni\u00e8re une adresse fictive, \u00e0 savoir celle du si\u00e8ge social de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) .<\/p>\n<p>En l\u2019absence de contrat de travail r\u00e9guli\u00e8rement conclu, il appartiendrait \u00e0 l\u2019intim\u00e9e de rapporter la preuve des \u00e9l\u00e9ments caract\u00e9ristiques d\u2019une relation de travail.<\/p>\n<p>Or, PERSONNE1.) resterait en d\u00e9faut d\u2019\u00e9tablir s\u2019\u00eatre trouv\u00e9e dans un lien de subordination \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9, dont elle-m\u00eame et son \u00e9poux auraient successivement \u00e9t\u00e9 les administrateurs d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s. Il ne r\u00e9sulterait pas non plus du dossier qu\u2019une distinction claire ait exist\u00e9 entre les fonctions d\u2019administratrice d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e et d\u2019employ\u00e9e commerciale, exerc\u00e9es par la concern\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e ne prouverait pas non plus avoir per\u00e7u une r\u00e9mun\u00e9ration r\u00e9guli\u00e8re en sa qualit\u00e9 all\u00e9gu\u00e9e de salari\u00e9e, dans la mesure o\u00f9 elle ne produirait que les six derni\u00e8res fiches de salaire.<\/p>\n<p>A titre subsidiaire, l\u2019appelante demande \u00e0 la Cour de constater que les motifs du cong\u00e9diement ont \u00e9t\u00e9 \u00e9nonc\u00e9s avec la pr\u00e9cision requise dans la lettre de licenciement.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulterait, en effet, clairement dudit courrier qu\u2019il est reproch\u00e9 \u00e0 PERSONNE1.) d\u2019avoir agi \u00e0 l\u2019encontre des int\u00e9r\u00eats de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) et du groupe de soci\u00e9t\u00e9 auquel appartenait celle-ci, en vendant, via son agence immobili\u00e8re ORGANISATION3.) des biens immobiliers qui \u00e9taient la propri\u00e9t\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION4.), \u00ab soci\u00e9t\u00e9 s\u0153ur \u00bb de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) , sans l\u2019accord de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION4.) .<\/p>\n<p>L\u2019appelante conclut encore au rejet de l\u2019attestation testimoniale \u00e9tablie par PERSONNE3.) (pi\u00e8ce 11 de la partie intim\u00e9e), au motif que celle-ci ne serait pas conforme aux exigences de l\u2019article 402 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile.<\/p>\n<p>Elle estime que les faits \u00e9nonc\u00e9s dans la lettre de licenciement sont \u00e9tablis et constituent dans le chef de l\u2019intim\u00e9e une violation de son obligation de loyaut\u00e9 envers son employeur, ayant rendu impossible la continuation des relations entre parties.<\/p>\n<p>Le licenciement serait donc \u00e0 d\u00e9clarer justifi\u00e9.<\/p>\n<p>En tout \u00e9tat de cause, l\u2019appelante demande \u00e0 la Cour la d\u00e9charge de l\u2019ensemble des condamnations intervenues \u00e0 son \u00e9gard en faveur d\u2019PERSONNE1.) et de l\u2019ETAT.<\/p>\n<p>Elle conclut \u00e0 la confirmation du jugement entrepris en ce que les demandes d\u2019PERSONNE1.) en indemnisation de pr\u00e9judices mat\u00e9riel et moral ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9es non fond\u00e9es.<\/p>\n<p>7 L\u2019appelante demande encore \u00e0 voir d\u00e9bouter PERSONNE1.) de ses demandes en paiement d\u2019arri\u00e9r\u00e9s de salaire et d\u2019indemnit\u00e9s de cong\u00e9 non pris ainsi que de sa demande tendant \u00e0 la production de la carte d\u2019imp\u00f4t.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) affirme avoir r\u00e9gl\u00e9 \u00e0 l\u2019intim\u00e9e l\u2019ensemble des salaires qui lui \u00e9taient redus. Elle serait dans l\u2019impossibilit\u00e9 de verser les pi\u00e8ces aff\u00e9rentes, \u00e9tant donn\u00e9 que l\u2019\u00e9poux d\u2019PERSONNE1.), PERSONNE2.), aurait refus\u00e9 de remettre \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 une large partie des documents sociaux, apr\u00e8s sa r\u00e9vocation du poste d\u2019administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9. Elle ne disposerait, par ailleurs, pas de la carte d\u2019imp\u00f4t de l\u2019intim\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019appelante soutient ensuite que l\u2019indemnit\u00e9 de cong\u00e9 non pris r\u00e9clam\u00e9e ne concerne pas un cong\u00e9 r\u00e9cr\u00e9atif, mais un cong\u00e9 compensatoire pour les jours f\u00e9ri\u00e9s des samedi, 1 er mai 2010, dimanche, 15 ao\u00fbt 2010, samedi, 25 d\u00e9cembre 2010 et dimanche, 26 d\u00e9cembre 2010.<\/p>\n<p>Elle fait valoir qu\u2019PERSONNE1.), qui n\u2019aurait pas pris de cong\u00e9 dans le d\u00e9lai de trois mois \u00e0 compter des journ\u00e9es respectives des 1 er mai et 15 ao\u00fbt 2010, ne saurait pr\u00e9tendre \u00e0 une compensation financi\u00e8re de ce chef.<\/p>\n<p>La demande de l\u2019intim\u00e9e serait \u00e9galement \u00e0 rejeter en ce qui concerne les journ\u00e9es des 25 et 26 d\u00e9cembre 2010, dans la mesure o\u00f9 elle n\u2019aurait plus fait partie des effectifs de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 la suite de son licenciement, intervenu le 22 d\u00e9cembre 2010.<\/p>\n<p>La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ORGANISATION4.) deux jours f\u00e9ri\u00e9s dans la fiche de salaire du mois de d\u00e9cembre 2010 serait le fruit d\u2019une erreur informatique.<\/p>\n<p>L\u2019appelante r\u00e9clame finalement la condamnation d\u2019PERSONNE1.) \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.000 euros pour la premi\u00e8re instance et une indemnit\u00e9 de 1.500 euros pour l\u2019instance d\u2019appel, ainsi que sa condamnation aux frais et d\u00e9pens des deux instances.<\/p>\n<p>PERSONNE1.) conclut \u00e0 la confirmation du jugement entrepris quant \u00e0 la comp\u00e9tence des juridictions du travail pour conna\u00eetre du litige.<\/p>\n<p>Elle fait valoir que le licenciement du 22 d\u00e9cembre 2010 constitue un aveu extrajudiciaire de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) quant \u00e0 l\u2019existence d\u2019une relation de travail entre parties. En tout \u00e9tat de cause, l\u2019appelante resterait en d\u00e9faut de rapporter la preuve du caract\u00e8re fictif du contrat de travail.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e conclut encore \u00e0 la confirmation du jugement entrepris en ce qu\u2019il a d\u00e9clar\u00e9 abusif le licenciement pour cause d\u2019impr\u00e9cision de la lettre de licenciement et condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis, des arri\u00e9r\u00e9s de salaire et une indemnit\u00e9 de cong\u00e9 non pris.<\/p>\n<p>8 PERSONNE1.) souligne qu\u2019en tout \u00e9tat de cause, les motifs invoqu\u00e9s \u00e0 la base du licenciement ne sont ni r\u00e9els, ni s\u00e9rieux.<\/p>\n<p>Elle rel\u00e8ve appel incident du jugement a quo et sollicite la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) \u00e0 lui payer le montant de 20.622,16 euros \u00e0 titre d\u2019indemnisation du pr\u00e9judice mat\u00e9riel subi entre le 22 d\u00e9cembre 2010 et le 2 avril 2012, ainsi que le montant de 9.728,37 euros, \u00e0 titre d\u2019indemnisation de son pr\u00e9judice moral.<\/p>\n<p>PERSONNE1.) fait valoir qu\u2019\u00e0 la suite de son licenciement, elle s\u2019est imm\u00e9diatement inscrite \u00e0 l\u2019ADEM et s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9e aux rares convocations \u00e9manant de cette derni\u00e8re. Elle affirme que, du fait qu\u2019elle \u00e9tait \u00e2g\u00e9e de 58 ans au moment de la perte de son travail, elle n\u2019a pu retrouver un emploi qu\u2019en avril 2012, ce malgr\u00e9 ses recherches actives.<\/p>\n<p>Elle ajoute que, contrairement \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 retenu par le tribunal du travail, elle s\u2019est souci\u00e9e de son avenir professionnel et a \u00e9t\u00e9 atteinte dans sa dignit\u00e9 de salari\u00e9e.<\/p>\n<p>Elle r\u00e9clame finalement une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 3.500 euros pour l\u2019instance d\u2019appel et conclut \u00e0 la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>L\u2019ETAT demande acte que, pour autant que de besoin, il interjette appel incident contre le jugement a quo.<\/p>\n<p>Il demande, \u00e0 titre principal &#8211; dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 le jugement entrepris serait confirm\u00e9 quant au caract\u00e8re abusif du licenciement &#8211; la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) \u00e0 lui payer le montant de 31.262,48 euros, au titre des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage vers\u00e9es \u00e0 PERSONNE1.) , avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 compter de la date du d\u00e9p\u00f4t de la requ\u00eate introductive de premi\u00e8re instance, sinon \u00e0 compter de la date des d\u00e9caissements effectu\u00e9s, sinon encore \u00e0 compter de la date de l\u2019introduction de sa propre demande en justice.<\/p>\n<p>A titre subsidiaire, dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 le licenciement serait d\u00e9clar\u00e9 justifi\u00e9, l\u2019ETAT sollicite la condamnation d\u2019PERSONNE1.) \u00e0 lui payer le montant de 31.262,48 euros, avec les int\u00e9r\u00eats tels qu\u2019\u00e9nonc\u00e9s ci -avant.<\/p>\n<p>L\u2019Etat conclut finalement \u00e0 la condamnation de la partie mal fond\u00e9e aux frais et d\u00e9pens.<\/p>\n<p>A l\u2019audience du 4 octobre 2022, \u00e0 laquelle l\u2019affaire avait \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e pour plaidoiries, le mandataire de la partie appelante au principal, pr\u00e9sent \u00e0 l\u2019audience, a marqu\u00e9 son accord \u00e0 ce qu\u2019il soit proc\u00e9d\u00e9 conform\u00e9ment aux dispositions de l\u2019article 227 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile.<\/p>\n<p>Appr\u00e9ciation de la Cour<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la comp\u00e9tence ratione materiae des juridictions du travail<\/p>\n<p>Aux termes de l\u2019article 25 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, \u00ab le tribunal du travail est comp\u00e9tent pour conna\u00eetre des contestations relatives au contrat de travail (\u2026) qui s\u2019\u00e9l\u00e8vent entre les employeurs, d\u2019une part, et leurs salari\u00e9s, d\u2019autre part, y compris celles survenant apr\u00e8s que l\u2019engagement a pris fin \u00bb. Le contrat de travail est g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9fini comme \u00e9tant la convention par laquelle une personne s\u2019engage \u00e0 mettre son activit\u00e9 \u00e0 la disposition d\u2019une autre, sous la subordination de laquelle elle se place, moyennant r\u00e9mun\u00e9ration. C\u2019est \u00e0 juste titre que le tribunal du travail a observ\u00e9 que si le cumul dans le chef d\u2019une m\u00eame personne des fonctions d\u2019organe social et de salari\u00e9 d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 est possible, encore faut-il que le contrat de travail soit une convention r\u00e9elle et s\u00e9rieuse, qui correspond \u00e0 une fonction r\u00e9ellement exerc\u00e9e distincte de la fonction d\u2019organe social et qui est caract\u00e9ris\u00e9e par un rapport de subordination de salari\u00e9 \u00e0 employeur. C\u2019est encore \u00e0 bon droit que la juridiction du premier degr\u00e9 a rappel\u00e9 qu\u2019en pr\u00e9sence d\u2019un contrat de travail apparent, il appartient \u00e0 la partie qui conteste la r\u00e9alit\u00e9 de ce contrat, d\u2019en rapporter le caract\u00e8re fictif. En l\u2019esp\u00e8ce, les parties ont sign\u00e9, en date du 6 ao\u00fbt 2006, un contrat qu\u2019elles ont qualifi\u00e9 de contrat de travail \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e (cf. pi\u00e8ce n\u00b0 5 de la farde I de la partie intim\u00e9e). Le libell\u00e9 dudit document ne laisse aucun doute sur l\u2019identit\u00e9 des parties au contrat, de sorte que, contrairement \u00e0 l\u2019argumentation de l\u2019appelante, la non-indication de l\u2019adresse de la salari\u00e9e n\u2019affecte pas la r\u00e9gularit\u00e9 formelle du contrat. L\u2019adresse indiqu\u00e9e dans les fiches de salaire est \u00e9galement sans incidence \u00e0 cet \u00e9gard. Il incombe, d\u00e8s lors, \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) d\u2019\u00e9tablir que, contrairement aux apparences, les parties n\u2019\u00e9taient pas li\u00e9es par un contrat de travail. Le contrat du 6 ao\u00fbt 2006 &#8211; qui comporte plusieurs renvois \u00e0 la loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail, applicable au moment de sa signature &#8211; d\u00e9crit la t\u00e2che de la salari\u00e9e comme suit : \u00ab l\u2019employ\u00e9 est engag\u00e9 en qualit\u00e9 d\u2019employ\u00e9e commerciale avec responsabilit\u00e9 des points de vente de toutes les filiales sans pr\u00e9judice d\u2019une nouvelle affectation ult\u00e9rieure \u00bb. Il convient de relever, \u00e0 cet \u00e9gard, que si les organigrammes des 30 septembre 2009 et 3 d\u00e9cembre 2010, produits par la partie appelante (pi\u00e8ce 6), ne renseignent aucune<\/p>\n<p>10 filiale de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) , cela ne signifie pas qu\u2019au moment de la conclusion du contrat, la soci\u00e9t\u00e9 ne disposait pas de filiales dont la salari\u00e9e \u00e9tait responsable. A admettre que lesdites filiales aient disparu \u00e0 la suite de la signature du contrat de travail, aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier ne permet de conclure que l\u2019intim\u00e9e n\u2019aurait plus travaill\u00e9 dans le domaine du d\u00e9veloppement commercial de la soci\u00e9t\u00e9. La Cour note, \u00e0 cet \u00e9gard, que la soci\u00e9t\u00e9 appelante elle- m\u00eame affirme dans la lettre de licenciement, que l\u2019intim\u00e9e exer\u00e7ait la fonction de \u00ab directrice commerciale \u00bb au moment de la rupture des relations de travail. Le fait que son \u00e9poux ait \u00e9galement exerc\u00e9 les fonctions d\u2019un \u00ab directeur commercial \u00bb au sein de la soci\u00e9t\u00e9 ne signifie pas que l\u2019intim\u00e9e n\u2019exer\u00e7ait pas de r\u00e9elle activit\u00e9 salari\u00e9e. La soci\u00e9t\u00e9 appelante ne d\u00e9montre pas non plus que la fonction d\u2019\u00ab employ\u00e9e commerciale \u00bb ou de \u00ab directrice commerciale \u00bb d\u2019PERSONNE1.) se soit confondue avec le mandat social que cette derni\u00e8re exer\u00e7ait au moment de la signature du contrat de travail, \u00e9tant soulign\u00e9, par ailleurs, qu\u2019il r\u00e9sulte du dossier que le 21 novembre 2007, l\u2019intim\u00e9e a d\u00e9missionn\u00e9 de sa fonction d\u2019administratrice-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e et qu\u2019elle n\u2019a plus exerc\u00e9 de mandat social au sein de la soci\u00e9t\u00e9 appelante jusqu\u2019\u00e0 la date du licenciement. A noter ensuite que le fait que l\u2019\u00e9poux de l\u2019intim\u00e9e ait \u00e9t\u00e9 administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 appelante de novembre 2007 \u00e0 d\u00e9cembre 2010, n\u2019implique pas l\u2019absence de lien de subordination d\u2019PERSONNE1.) vis-\u00e0-vis de cette soci\u00e9t\u00e9. Il ressort, en outre, \u00e0 suffisance des six derni\u00e8res fiches de salaire de l\u2019intim\u00e9e, que celle-ci a per\u00e7u une r\u00e9mun\u00e9ration r\u00e9guli\u00e8re en contrepartie de son activit\u00e9 \u00ab d\u2019employ\u00e9e commerciale \u00bb. Il r\u00e9sulte de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que l\u2019appelante reste en d\u00e9faut d\u2019\u00e9tablir que les stipulations du contrat de travail du 6 ao\u00fbt 2006 ne correspondaient pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Il devient, d\u00e8s lors, superf\u00e9tatoire de rechercher si, en l\u2019esp\u00e8ce, la lettre de licenciement est \u00e0 consid\u00e9rer comme un aveu extra- judiciaire de l\u2019existence d\u2019une relation de travail entre parties. Le jugement entrepris est, d\u00e8s lors, \u00e0 confirmer en ce que le tribunal du travail s\u2019est d\u00e9clar\u00e9 comp\u00e9tent ratione materiae pour conna\u00eetre du litige.<\/p>\n<p>Quant au licenciement<\/p>\n<p>11 Quant \u00e0 la pr\u00e9cision de la lettre de licenciement Aux termes de l\u2019article L.124 &#8211; 10 (3), alin\u00e9a 1 er du Code du travail, le courrier portant sur la r\u00e9siliation imm\u00e9diate du contrat de travail doit \u00e9noncer avec pr\u00e9cision le ou les faits reproch\u00e9s au salari\u00e9 et les circonstances qui sont de nature \u00e0 leur attribuer le caract\u00e8re de faute grave. L\u2019\u00e9nonc\u00e9 des motifs de licenciement doit \u00eatre suffisamment pr\u00e9cis, non seulement pour permettre le contr\u00f4le des juges mais aussi pour permettre au salari\u00e9 de v\u00e9rifier le bien-fond\u00e9 des motifs invoqu\u00e9s et de rapporter, le cas \u00e9ch\u00e9ant, la preuve de leur fausset\u00e9 (cf. Cour de Cassation, 12 novembre 1992, arr\u00eat n\u00b0 xx\/92). Il ressort de la lettre de licenciement qu\u2019il est fait grief \u00e0 la salari\u00e9e d\u2019avoir particip\u00e9 \u00e0 la mise en vente, par l\u2019interm\u00e9diaire de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION3.) , d\u2019un terrain \u00e0 ADRESSE4.) et d\u2019une maison \u00e0 ADRESSE2.) , appartenant \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION5.).S., alors qu\u2019elle avait connaissance d\u2019un projet faisant partie d\u2019un business plan \u00e9tabli en juin 2009 par le groupe de soci\u00e9t\u00e9s auquel appartiennent la soci\u00e9t\u00e9 appelante et la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION5 .).S. Ledit projet aurait \u00e9valu\u00e9 ORGANISATION4.) objets immobiliers \u00e0 un prix largement sup\u00e9rieur \u00e0 celui pour lequel ils auraient \u00e9t\u00e9 mis en vente. L\u2019employeur indique encore que, de ce fait, la salari\u00e9e a gravement port\u00e9 atteinte \u00e0 ses int\u00e9r\u00eats, de sorte que la poursuite des relations de travail est devenue impossible d\u00e9finitivement et imm\u00e9diatement. Contrairement \u00e0 la juridiction du premier degr\u00e9, la Cour retient, d\u00e8s lors, que les motifs de licenciement sont \u00e9nonc\u00e9s avec suffisamment de pr\u00e9cision pour permettre de d\u00e9cerner la teneur du reproche adress\u00e9 \u00e0 la salari\u00e9e. Quant au caract\u00e8re r\u00e9el et s\u00e9rieux des motifs du licenciement<\/p>\n<p>La partie appelante verse les pages 38, 45 et 48 d\u2019un document dat\u00e9 au 4 juin 2009 qui, selon elle, constituait le business plan auquel se r\u00e9f\u00e8re la lettre de licenciement.<\/p>\n<p>Les pages 38 et 45 dudit document, qui sont intitul\u00e9es \u00ab 9. Projets r\u00e9alis\u00e9s \u00bb, concernent un projet de construction d\u2019une villa sur un terrain \u00e0 ADRESSE5.) [b]in, pour un \u00ab prix de vente \u00bb de 835.000 euros et un projet de construction de cinq maisons sur un terrain \u00e0 ADRESSE4.), pour un \u00ab prix de vente \u00bb de 2.450.000 euros.<\/p>\n<p>A la page 48 du document, intitul\u00e9e \u00ab 11. Conclusion \u00bb, figure la mention suivante : \u00ab Nous vous remercions pour votre attention et restons \u00e0 votre disposition pour tout compl\u00e9ment d\u2019information \u00bb, ainsi que l\u2019indication que le document a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 \u00ab par les deux b\u00e9n\u00e9ficiaires \u00e9conomiques du groupe \u00bb, \u00e0 savoir PERSONNE2.) , administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) , et PERSONNE4.), administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION6.) .<\/p>\n<p>12 Le document porte les signatures de PERSONNE2.) et de PERSONNE4.) .<\/p>\n<p>Il ne r\u00e9sulte pas des extraits vers\u00e9s en cause \u00e0 qui le document s\u2019adresse.<\/p>\n<p>La partie appelante ne fournit, par ailleurs, aucune explication quant \u00e0 la question de savoir si le projet repris \u00e0 la page 45 du document \u00e9tait toujours d\u2019actualit\u00e9 au moment de la mise en vente du terrain \u00e0 ADRESSE4.) par la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION3.) en d\u00e9cembre 2010.<\/p>\n<p>Il n\u2019est, par ailleurs, ni prouv\u00e9, ni m\u00eame offert en preuve que la mise en vente dudit terrain ait eu lieu \u00e0 l\u2019insu et contre le gr\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 CES, propri\u00e9taire du bien, ou de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) .<\/p>\n<p>L\u2019appelante ne justifie donc pas que la mise en vente du terrain \u00e0 ADRESSE4.) sur le site de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION3.) lui aurait port\u00e9 pr\u00e9judice, ni que l\u2019intim\u00e9e aurait commis une quelconque faute en relation avec la mise en vente litigieuse.<\/p>\n<p>Il appert ensuite de la pi\u00e8ce n\u00b010 de la partie appelante, qui comporte la copie incompl\u00e8te d\u2019un acte de vente, que la maison \u00e0 ADRESSE2.) a \u00e9t\u00e9 vendue pour le prix de 82.000 euros en juillet 2008.<\/p>\n<p>La partie appelante n\u2019\u00e9tablit, ni m\u00eame n\u2019all\u00e8gue n\u2019avoir eu connaissance de ladite vente que dans le mois ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le licenciement, de sorte qu\u2019en application de l\u2019article L.124, paragraphe 6 du Code du travail, une \u00e9ventuelle faute de la salari\u00e9e en relation avec cette vente ne saurait, en l\u2019absence de preuve d\u2019un fait fautif plus r\u00e9cent, \u00e0 l\u2019appui duquel elle serait invoqu\u00e9e, justifier le licenciement pour faute grave du 22 d\u00e9cembre 2010.<\/p>\n<p>Il s\u2019y ajoute que la partie appelante reste en d\u00e9faut d\u2019expliquer comment un contrat de vente immobilier de l\u2019ann\u00e9e 2008 aurait pu avoir \u00e9t\u00e9 conclu en violation de projets qui auraient \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s dans un business plan en 2010.<\/p>\n<p>Il s\u2019ensuit que le licenciement de l\u2019intim\u00e9e ne repose pas sur des motifs r\u00e9els et s\u00e9rieux.<\/p>\n<p>Le jugement entrepris est donc \u00e0 confirmer, quoique partiellement pour d\u2019autres motifs, en ce que le licenciement pour faute grave du 22 d\u00e9cembre 2010 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 abusif.<\/p>\n<p>Quant aux montants r\u00e9clam\u00e9s par PERSONNE1.) Quant \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis<\/p>\n<p>13 Eu \u00e9gard au caract\u00e8re abusif du licenciement du 22 d\u00e9cembre 2010, PERSONNE1.) a droit, en application des articles L.124- 3 et L.124- 6 du Code du travail, \u00e0 une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis \u00e0 concurrence du montant correspondant \u00e0 deux mois de salaire brut, dont il y a lieu de d\u00e9duire les indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage per\u00e7ues au cours de la p\u00e9riode couverte par l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis, soit la p\u00e9riode du 23 d\u00e9cembre 2010 au 23 f\u00e9vrier 2011. Il r\u00e9sulte de la fiche de salaire du mois de d\u00e9cembre que le salaire mensuel brut de l\u2019intim\u00e9e s\u2019\u00e9levait en dernier lieu au montant de 3.242,79 euros. Suivant d\u00e9compte de l\u2019Agence pour le d\u00e9veloppement de l\u2019emploi, PERSONNE1.) a per\u00e7u des prestations de ch\u00f4mage \u00e0 partir du 12 janvier 2011. Celles-ci se sont \u00e9lev\u00e9es au montant brut de 1.673,70 euros pour le mois de janvier 2011 et au montant brut de [2.594,23\/28 x 23 =] 2.130,97 euros pour la p\u00e9riode du 1 er au 23 f\u00e9vrier 2011. Le montant total des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage per\u00e7ues au cours de la p\u00e9riode couverte par l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis s\u2019est donc \u00e9lev\u00e9 au montant brut de [1.673,70 + 2.130,97 =] 3.804,67 euros. La demande de l\u2019intim\u00e9e est donc fond\u00e9e pour le montant de [2 x 3.242,79 \u2013 3.804,67 =] 2.680,91 euros, au titre de l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis. Le jugement entrepris est partant \u00e0 r\u00e9former quant au montant de l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis. Quant au dommage mat\u00e9riel En application des principes g\u00e9n\u00e9raux de la responsabilit\u00e9 civile, le salari\u00e9 victime d\u2019un licenciement abusif ne peut obtenir r\u00e9paration que s\u2019il \u00e9tablit l\u2019existence d\u2019un pr\u00e9judice en relation causale directe avec la faute commise par son ancien employeur. Le salari\u00e9 est oblig\u00e9 de minimiser son pr\u00e9judice et de faire tous les efforts n\u00e9cessaires pour trouver le plus t\u00f4t possible un emploi de remplacement. Il ne saurait se cantonner dans une attitude passive et se contenter d\u2019une simple inscription comme ch\u00f4meur (cf. Cour d\u2019appel, 7 juillet 2005, n\u00b0 29523 du r\u00f4le). A l\u2019instar du tribunal du travail, la Cour consid\u00e8re qu\u2019il appartient \u00e0 PERSONNE1.) d\u2019\u00e9tablir qu\u2019elle s\u2019est activement mise \u00e0 la recherche d\u2019un nouvel emploi d\u00e8s son licenciement, m\u00eame si cette recherche a pu s\u2019av\u00e9rer difficile, du fait qu\u2019elle \u00e9tait \u00e2g\u00e9e de 58 ans au moment du cong\u00e9diement. Comme l\u2019intim\u00e9e ne verse aucune pi\u00e8ce relative \u00e0 une recherche d\u2019emploi qu\u2019elle aurait effectu\u00e9e au cours des mois ayant suivi son licenciement abusif, la perte de revenus dont elle se pr\u00e9vaut ne se trouve pas en relation causale avec ledit licenciement. Il s\u2019ensuit que le jugement entrepris est \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a d\u00e9bout\u00e9 PERSONNE1.) de sa demande en indemnisation d\u2019un dommage mat\u00e9riel.<\/p>\n<p>14 Quant au dommage moral Si, au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, l\u2019intim\u00e9e ne justifie pas avoir fait des efforts pour retrouver un nouvel emploi, il n\u2019en reste pas moins que le licenciement abusif a n\u00e9cessairement port\u00e9 atteinte \u00e0 sa dignit\u00e9 de salari\u00e9e. Au vu de cette consid\u00e9ration, de l\u2019anciennet\u00e9 de services de quatre ans dans le chef de la salari\u00e9e et des circonstances dans lesquelles le licenciement est intervenu, il y a lieu d\u2019\u00e9valuer ex aequo et bono, par r\u00e9formation du jugement entrepris, le pr\u00e9judice moral subi par PERSONNE1.) au montant de 2.000 euros.<\/p>\n<p>Quant aux arri\u00e9r\u00e9s de salaire La partie appelante soutient avoir proc\u00e9d\u00e9 au paiement du montant brut de 2.960,80 euros, r\u00e9clam\u00e9 par l\u2019intim\u00e9e au titre du salaire du mois de d\u00e9cembre 2010. Comme elle reste en d\u00e9faut de verser la moindre pi\u00e8ce concernant le paiement all\u00e9gu\u00e9, le jugement entrepris est \u00e0 confirmer quant \u00e0 la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) au paiement dudit montant, outre les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de cong\u00e9 non pris La fiche de salaire du mois de d\u00e9cembre 2010 de l\u2019intim\u00e9e indique sous la rubrique \u00ab f\u00e9ri\u00e9 \u00bb un solde de [80 \u2013 48 =] 32 heures, soit 4 jours. Il faut d\u00e9duire de ces indications que, tel que le soutient l\u2019appelante, l\u2019indemnit\u00e9 de cong\u00e9 non pris r\u00e9clam\u00e9e par l\u2019intim\u00e9e ne concerne pas un cong\u00e9 r\u00e9cr\u00e9atif, mais un cong\u00e9 compensatoire pour jours f\u00e9ri\u00e9s qui sont tomb\u00e9s un dimanche ou un samedi. Conform\u00e9ment aux explications fournies par l\u2019appelante, 4 jours f\u00e9ri\u00e9s sont tomb\u00e9s un samedi ou un dimanche au cours de l\u2019ann\u00e9e 2010, en l\u2019occurrence le samedi, 1 er<\/p>\n<p>mai, le dimanche, 15 ao\u00fbt, le samedi, 25 d\u00e9cembre et le dimanche, 26 d\u00e9cembre. La soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) fait valoir que le jour de cong\u00e9 compensatoire doit \u00eatre pris individuellement et en nature dans un d\u00e9lai de trois mois \u00e0 partir de la date du jour f\u00e9ri\u00e9 en question et qu\u2019il ne peut \u00eatre rembours\u00e9 par une compensation financi\u00e8re. PERSONNE1.), qui aurait omis de prendre le cong\u00e9 compensatoire pour le 1 er mai et le 15 ao\u00fbt 2010 dans le d\u00e9lai pr\u00e9vu par la loi, ne pourrait, d\u00e8s lors, pr\u00e9tendre \u00e0 une compensation financi\u00e8re. La demande de l\u2019intim\u00e9e ne serait pas non plus fond\u00e9e en ce qui concerne les journ\u00e9es des 25 et 26 d\u00e9cembre 2010, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019elle n\u2019aurait plus fait partie des effectifs de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 la suite de son licenciement, intervenu le 22 d\u00e9cembre 2010.<\/p>\n<p>Aux termes de l\u2019article L.232-3 du Code du travail,<\/p>\n<p>\u00ab (1) Si l\u2019un des jours f\u00e9ri\u00e9s \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l\u2019article L. 232- 2 tombe un dimanche, les personnes vis\u00e9es \u00e0 l\u2019article L.232- 1, paragraphe (1) ont droit \u00e0 un jour de cong\u00e9 compensatoire \u00e0 prendre individuellement dans un d\u00e9lai de trois mois \u00e0 partir de la date du jour f\u00e9ri\u00e9 en question. (2) Le jour de cong\u00e9 compensatoire doit obligatoirement \u00eatre pris en nature et ne peut pas \u00eatre rembours\u00e9 par une compensation financi\u00e8re. \u00bb L\u2019article L.232-6 (2) du Code du travail est libell\u00e9 comme suit : \u00ab Si un jour f\u00e9ri\u00e9 l\u00e9gal ou un jour f\u00e9ri\u00e9 de rechange co\u00efncide avec un jour de semaine pendant lequel les personnes vis\u00e9es par le pr\u00e9sent chapitre n\u2019auraient pas travaill\u00e9, conform\u00e9ment aux stipulations de leur contrat de louage de service, ces personnes ont droit \u00e0 un jour de cong\u00e9 compensatoire qui devra \u00eatre accord\u00e9 dans un d\u00e9lai de trois mois prenant cours le lendemain du jour f\u00e9ri\u00e9 consid\u00e9r\u00e9. Toutefois, si le fonctionnement de l\u2019entreprise ou de l\u2019\u00e9tablissement ne le permet pas, le jour de cong\u00e9 compensatoire devra \u00eatre accord\u00e9 avant l\u2019expiration de l\u2019ann\u00e9e de calendrier, \u00e0 l\u2019exception des jours f\u00e9ri\u00e9s l\u00e9gaux tombant les mois de novembre et de d\u00e9cembre, lesquels pourront \u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s dans les trois premiers mois de l\u2019ann\u00e9e suivante. (\u2026) Au cas o\u00f9 le cong\u00e9 compensatoire ne peut \u00eatre accord\u00e9 pour des n\u00e9cessit\u00e9s de service, les int\u00e9ress\u00e9s ont droit au salaire correspondant \u00e0 la dur\u00e9e dudit cong\u00e9. \u00bb Si l\u2019article L.232-6 du Code du travail &#8211; qui est applicable notamment lorsqu\u2019un jour f\u00e9ri\u00e9 tombe un samedi, au cours duquel le salari\u00e9 n\u2019aurait pas travaill\u00e9 &#8211; pr\u00e9voit une compensation financi\u00e8re au cas o\u00f9 le cong\u00e9 compensatoire ne peut \u00eatre accord\u00e9 pour des n\u00e9cessit\u00e9s de service, tel n\u2019est pas le cas de l\u2019article L.232-3 du m\u00eame Code, qui concerne l\u2019hypoth\u00e8se du jour f\u00e9ri\u00e9 qui tombe un dimanche. Le paragraphe 2 de l\u2019article L.232-3 est \u00e0 interpr\u00e9ter en ce sens que le jour de cong\u00e9 compensatoire ne peut pas faire l\u2019objet d\u2019une compensation financi\u00e8re pendant l\u2019ex\u00e9cution du contrat de travail, mais qu\u2019un jour de cong\u00e9 doit \u00eatre pris en nature. Cette r\u00e8gle est justifi\u00e9e par le caract\u00e8re imp\u00e9ratif des jours de repos. L\u2019employeur est tenu de veiller \u00e0 ce que le salari\u00e9 prenne le jour compensatoire durant le d\u00e9lai l\u00e9gal de trois mois. Il faut admettre qu\u2019en cas de violation de cette obligation par l\u2019employeur, le salari\u00e9 qui, comme en l\u2019esp\u00e8ce, n\u2019a pas pris un jour de cong\u00e9 compensatoire \u00e0 la fin de son contrat de travail, a droit \u00e0 une indemnit\u00e9 qui compense le jour de cong\u00e9 dont il a \u00e9t\u00e9 priv\u00e9. A ce moment, le risque d\u2019une privation d\u2019un jour de repos par une compensation financi\u00e8re malgr\u00e9 les r\u00e8gles imp\u00e9ratives des jours de repos n\u2019existe<\/p>\n<p>16 pas (cf. en ce sens : Cour d\u2019appel, 5 mars 2015, n\u00b0 41091 du r\u00f4le ; Cour d\u2019appel, 25 juin 2015, n\u00b0 42033 du r\u00f4le). Au vu des d\u00e9veloppements ci-avant, la demande en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 compensatoire de cong\u00e9 non pris est justifi\u00e9e pour les jours f\u00e9ri\u00e9s du samedi, 1 er mai 2010 et du dimanche, 15 ao\u00fbt 2010. La demande laisse cependant d\u2019\u00eatre fond\u00e9e en ce qui concerne les journ\u00e9es du samedi, 25 et dimanche, 26 d\u00e9cembre 2010, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019PERSONNE1.) a \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9e avec effet imm\u00e9diat le 22 d\u00e9cembre 2010. La prise en compte de ces deux jours f\u00e9ri\u00e9s dans la fiche de salaire de d\u00e9cembre 2010 rel\u00e8ve manifestement d\u2019une erreur de l\u2019employeur. La demande d\u2019PERSONNE1.) au titre de l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de cong\u00e9 non pris n\u2019est, par cons\u00e9quent, fond\u00e9e qu\u2019\u00e0 concurrence du montant de [2 x 8 x 17,6238 =] 281,98 euros. Il r\u00e9sulte de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que, par r\u00e9formation du jugement entrepris, il y a lieu de condamner la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION1.) , anciennement la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.), \u00e0 payer \u00e0 PERSONNE1.) le montant total de [2.680,91 + 2.000 + 2.960,80 + 281,98 =] 7.923,69 euros, au principal. Quant aux documents r\u00e9clam\u00e9s par PERSONNE1.) L\u2019appelante n\u2019\u00e9tablit pas \u00eatre dans l\u2019impossibilit\u00e9 de d\u00e9livrer la carte d\u2019imp\u00f4t de l\u2019ann\u00e9e 2010 \u00e0 l\u2019intim\u00e9e. Le jugement entrepris est donc \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a ordonn\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) de remettre \u00e0 PERSONNE1.) ledit document, ainsi que le certificat de travail et l\u2019attestation patronale. Quant \u00e0 la demande de l\u2019ETAT En vertu de l\u2019article L. 521 -4 (5) du Code du travail, le jugement ou l\u2019arr\u00eat d\u00e9clarant abusif le licenciement du salari\u00e9 condamne l\u2019employeur \u00e0 rembourser au Fonds pour l\u2019emploi les indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage qu&#039;il a vers\u00e9es au salari\u00e9 pour la ou les p\u00e9riodes couvertes par les salaires ou indemnit\u00e9s que l\u2019employeur est tenu de verser en application du jugement ou de l\u2019arr\u00eat. Il r\u00e9sulte du d\u00e9compte vers\u00e9 par l\u2019ETAT que durant la p\u00e9riode couverte par l\u2019indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis devant revenir \u00e0 PERSONNE1.) , cette derni\u00e8re a touch\u00e9 des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage d\u2019un montant brut de [1.673,70 + 2.130,97 =] 3.804,67 euros. La demande de l\u2019ETAT est d\u00e8s lors fond\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019employeur \u00e0 concurrence de cette somme.<\/p>\n<p>17 Par r\u00e9formation du jugement entrepris, il y a lieu de condamner la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION1.), anciennement la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.), \u00e0 payer \u00e0 l\u2019ETAT le pr\u00e9dit montant, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 compter de la date de l\u2019introduction de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde.<\/p>\n<p>Quant aux demandes respectives des parties en obtention d\u2019indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure L\u2019iniquit\u00e9 requise par l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile n\u2019est \u00e9tablie dans le chef d\u2019aucune des parties. Les demandes de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) en obtention d\u2019indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure sont partant \u00e0 rejeter, tant pour la premi\u00e8re instance, par confirmation du jugement entrepris, que pour l\u2019instance d\u2019appel. Il y a \u00e9galement lieu de d\u00e9bouter PERSONNE1.) de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel. Quant aux frais Etant donn\u00e9 que tant l\u2019appel principal de la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) que l\u2019appel incident d\u2019PERSONNE1.) sont partiellement fond\u00e9s et compte tenu des proportions dans lesquelles chacune des parties obtient gain de cause, les frais et d\u00e9pens de la pr\u00e9sente instance sont \u00e0 imposer pour un quart \u00e0 PERSONNE1.) et pour trois quarts \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION1.) , anciennement la soci\u00e9t\u00e9 ORGANISATION2.) .<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS: la Cour d&#039;appel, troisi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re de droit du travail, statuant contradictoirement, re\u00e7oit les appels principal et incidents, dit l\u2019appel principal de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION1.) S.A., anciennement la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) S.A., partiellement fond\u00e9, dit l\u2019appel incident d\u2019PERSONNE1.) partiellement fond\u00e9, dit l\u2019appel incident de l\u2019ETAT DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG, pris en sa qualit\u00e9 de gestionnaire du Fonds pour l\u2019emploi, partiellement fond\u00e9, par r\u00e9formation : dit fond\u00e9e la demande d\u2019PERSONNE1.) en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 compensatoire de pr\u00e9avis pour le montant de 2.680,91 euros, dit fond\u00e9e la demande d\u2019PERSONNE1.) en indemnisation de son pr\u00e9judice moral pour le montant de 2.000 euros,<\/p>\n<p>18 dit fond\u00e9e la demande d\u2019PERSONNE1.) en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de cong\u00e9 non pris pour le montant de 281,98 euros, condamne la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION1.) S.A., anciennement la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) S.A., \u00e0 payer \u00e0 PERSONNE1.) le montant total de 7.923,69 euros, outre les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du jour de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde, avec majoration du taux d\u2019int\u00e9r\u00eat l\u00e9gal de trois points \u00e0 partir du troisi\u00e8me mois qui suit la signification du pr\u00e9sent arr\u00eat,<\/p>\n<p>dit fond\u00e9e la demande de l\u2019ETAT DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBO URG, pris en sa qualit\u00e9 de gestionnaire du Fonds pour l\u2019emploi, \u00e0 concurrence de 3.804,67 euros, condamne la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION1.) S.A., anciennement la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) S.A., \u00e0 payer \u00e0 l\u2019ETAT DU GRAND- DUCHE DE LUXEMBOURG, pris en sa qualit\u00e9 de gestionnaire du Fonds pour l\u2019emploi, le montant de 3.804,67 euros, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir de l\u2019introduction de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde, confirme le jugement entrepris pour le surplus, d\u00e9boute la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANIS ATION1.) S.A., anciennement la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) S.A., et PERSONNE1.) de leurs demandes respectives en obtention d\u2019indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure, fait masse des frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel et les impose, \u00e0 concurrence d\u2019un quart, \u00e0 PERSON NE1.) et, \u00e0 concurrence de trois quarts, \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION1.) S.A., anciennement la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ORGANISATION2.) S.A., avec distraction en faveur de Ma\u00eetre AVOCAT1.) et de Ma\u00eetre AVOCAT3.) , sur leurs affirmations de droit.<\/p>\n<p>La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Monsieur le pr\u00e9sident de chambre MAGISTRAT1.), en pr\u00e9sence du greffier GREFFIER1.) .<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/20240827-155839\/20221027-ca3-cal-2020-00660-116-arret-anonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b0 116\/22 &#8211; III \u2013 TRAV Exempt &#8211; appel en mati\u00e8re de droit du travail. Audience publique du vingt -sept octobre deux mille vingt-deux. Num\u00e9ro CAL -2020-00660 du r\u00f4le Composition: MAGISTRAT1.), pr\u00e9sident de chambre, MAGISTRAT2.), conseiller, MAGISTRAT3.), conseiller, GREFFIER1.), greffier. Entre : la soci\u00e9t\u00e9\u2026<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_crdt_document":""},"kji_country":[8418],"kji_court":[12305],"kji_chamber":[15890],"kji_year":[32183],"kji_subject":[7724],"kji_keyword":[8683,9055,8598,12307],"kji_language":[7733],"class_list":["post-652556","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-cour-superieure-de-justice","kji_chamber-chambre-3","kji_year-32183","kji_subject-civil","kji_keyword-arret","kji_keyword-justice","kji_keyword-octobre","kji_keyword-superieure","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.5 (Yoast SEO v27.5) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Cour sup\u00e9rieure de justice, 27 octobre 2022, n\u00b0 2020-00660 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"zh_CN\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 27 octobre 2022, n\u00b0 2020-00660\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Arr\u00eat N\u00b0 116\/22 - III \u2013 TRAV Exempt - appel en mati\u00e8re de droit du travail. Audience publique du vingt -sept octobre deux mille vingt-deux. Num\u00e9ro CAL -2020-00660 du r\u00f4le Composition: MAGISTRAT1.), pr\u00e9sident de chambre, MAGISTRAT2.), conseiller, MAGISTRAT3.), conseiller, GREFFIER1.), greffier. Entre : la soci\u00e9t\u00e9\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-04-22T21:14:28+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u9884\u8ba1\u9605\u8bfb\u65f6\u95f4\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"37 \u5206\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\\\/\",\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 27 octobre 2022, n\u00b0 2020-00660 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-04-22T21:14:23+00:00\",\"dateModified\":\"2026-04-22T21:14:28+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"zh-Hans\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Cour sup\u00e9rieure de justice, 27 octobre 2022, n\u00b0 2020-00660\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"zh-Hans\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#organization\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"zh-Hans\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"width\":2114,\"height\":1253,\"caption\":\"Kohen Avocats\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 27 octobre 2022, n\u00b0 2020-00660 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\/","og_locale":"zh_CN","og_type":"article","og_title":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 27 octobre 2022, n\u00b0 2020-00660","og_description":"Arr\u00eat N\u00b0 116\/22 - III \u2013 TRAV Exempt - appel en mati\u00e8re de droit du travail. Audience publique du vingt -sept octobre deux mille vingt-deux. Num\u00e9ro CAL -2020-00660 du r\u00f4le Composition: MAGISTRAT1.), pr\u00e9sident de chambre, MAGISTRAT2.), conseiller, MAGISTRAT3.), conseiller, GREFFIER1.), greffier. Entre : la soci\u00e9t\u00e9\u2026","og_url":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\/","og_site_name":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","article_modified_time":"2026-04-22T21:14:28+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u9884\u8ba1\u9605\u8bfb\u65f6\u95f4":"37 \u5206"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\/","name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 27 octobre 2022, n\u00b0 2020-00660 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#website"},"datePublished":"2026-04-22T21:14:23+00:00","dateModified":"2026-04-22T21:14:28+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\/#breadcrumb"},"inLanguage":"zh-Hans","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-octobre-2022-n-2020-00660\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jurisprudences","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 27 octobre 2022, n\u00b0 2020-00660"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#website","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/","name":"Kohen Avocats","description":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.","publisher":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"zh-Hans"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#organization","name":"Kohen Avocats","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"zh-Hans","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","contentUrl":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","width":2114,"height":1253,"caption":"Kohen Avocats"},"image":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision\/652556","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision"}],"about":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/types\/kji_decision"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=652556"}],"wp:term":[{"taxonomy":"kji_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_country?post=652556"},{"taxonomy":"kji_court","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_court?post=652556"},{"taxonomy":"kji_chamber","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_chamber?post=652556"},{"taxonomy":"kji_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_year?post=652556"},{"taxonomy":"kji_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_subject?post=652556"},{"taxonomy":"kji_keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_keyword?post=652556"},{"taxonomy":"kji_language","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_language?post=652556"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}