{"id":652593,"date":"2026-04-22T23:16:01","date_gmt":"2026-04-22T21:16:01","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-de-cassation-13-octobre-2022-n-2021-00124\/"},"modified":"2026-04-22T23:16:08","modified_gmt":"2026-04-22T21:16:08","slug":"cour-de-cassation-13-octobre-2022-n-2021-00124","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-de-cassation-13-octobre-2022-n-2021-00124\/","title":{"rendered":"Cour de cassation, 13 octobre 2022, n\u00b0 2021-00124"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>N\u00b0 119 \/2022 du 13.10.2022 Num\u00e9ro CAS -2021-00124 du registre<\/p>\n<p>Audience publique de la Cour de cassation du Grand- Duch\u00e9 de Luxembourg du jeudi, treize octobre deux mille vingt -deux.<\/p>\n<p>Composition:<\/p>\n<p>MAGISTRAT1.), pr\u00e9sident de la Cour, MAGISTRAT2.), conseiller \u00e0 la Cour d e cassation, MAGISTRAT3.), conseiller \u00e0 la Cour de cassation, MAGISTRAT4.), conseiller \u00e0 la Cour de cassation , MAGISTRAT5.), conseiller \u00e0 la Cour de cassation, MAGISTRAT6.), premier avocat g\u00e9n\u00e9ral, GREFFIER1.), greffier \u00e0 la Cour.<\/p>\n<p>Entre:<\/p>\n<p>PERSONNE1.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE1.),<\/p>\n<p>demanderesse en cassation,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre AVOCAT1.), avocat \u00e0 la Cour, en l \u2019\u00e9tude duquel domicile est \u00e9lu,<\/p>\n<p>et:<\/p>\n<p>PERSONNE2.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE2.),<\/p>\n<p>d\u00e9fenderesse en cassation,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre AVOCAT2.), avocat \u00e0 la Cour, en l\u2019\u00e9tude de laquelle domicile est \u00e9lu.<\/p>\n<p>Vu l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9, num\u00e9ro 144\/ 21 &#8211; I &#8211; CIV, rendu le 16 juin 2021 sous le num\u00e9ro 45375 du r\u00f4le par l a Cour d\u2019 appel du Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg, premi\u00e8re chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile ;<\/p>\n<p>Vu le m\u00e9moire en cassation signifi\u00e9 le 3 novembre 2021 par PERSONNE1.) \u00e0 PERSONNE2.), d\u00e9pos\u00e9 le 8 novembre 2021 au greffe de la Cour sup\u00e9rieure de justice ;<\/p>\n<p>Vu le m\u00e9moire en r\u00e9ponse signifi\u00e9 le 29 d\u00e9cembre 2021 par PERSONNE2.) \u00e0 PERSONNE1.), d\u00e9pos\u00e9 le 31 d\u00e9cembre 2021 au greffe de la Cour ;<\/p>\n<p>Sur les conclusions de l \u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral MAGISTRAT7.) .<\/p>\n<p>Sur les faits<\/p>\n<p>Selon l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9, le tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch avait, par jugement du 11 juillet 2017, dit non fond\u00e9e la demande d \u2019PERSONNE1.) dirig\u00e9e contre PERSONNE2.) tendant \u00e0 l\u2019annulation pour insanit\u00e9 d\u2019 esprit dans le chef de PERSONNE3.) dite PERSONNE3.) de la donation faite suivant acte notari\u00e9 du 1 er<\/p>\n<p>octobre 2003 au b\u00e9n\u00e9fice de PERSONNE2.) . La Cour d\u2019 appel a confirm\u00e9 ce jugement.<\/p>\n<p>Sur les premier et deuxi\u00e8me moyens de cassation r\u00e9unis<\/p>\n<p>Enonc\u00e9 des moyens<\/p>\n<p>le premier, \u00ab tir\u00e9 de la violation de l\u2019article 489 du code civil en ce que les juges du fond n\u2019ont pas oppos\u00e9 le fait d\u2019\u00eatre &lt;&lt; sain d\u2019esprit &gt;&gt; \u00e0 celui d\u2019\u00eatre sous le coup &lt;&lt; d\u2019 un trouble mental &gt;&gt;.<\/p>\n<p>La Cour d\u2019 appel a retenu : &lt;&lt; Or m\u00eame \u00e0 admettre qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation litigieuse PERSONNE3.) ait \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e de d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e, le certificat du docteur PERSONNE4.) n\u2019\u00e9tablit pas que le trouble dont celle-ci souffrait \u00e9tant grave au point de la priver de raison [&#8230;] &gt;&gt;<\/p>\n<p>Alors que le premier alin\u00e9a de l\u2019article 489 du code civil \u00e9nonce que &lt;&lt; Pour faire un acte valable, il faut \u00eatre sain d\u2019 esprit. Mais c\u2019est \u00e0 ceux qui agissent en nullit\u00e9 pour cette cause de prouver l\u2019existence d\u2019un trouble mental au moment de l\u2019acte. &gt;&gt;. \u00bb<\/p>\n<p>et<\/p>\n<p>le deuxi\u00e8me, \u00ab tir\u00e9 d\u2019une application erron\u00e9e de l\u2019article 901 du code civil qui \u00e9nonce que &lt;&lt; pour faire une donation entre vifs ou un testament, il faut \u00eatre sain d\u2019 esprit &gt;&gt;.<\/p>\n<p>3 En retenant &lt;&lt; Or m\u00eame \u00e0 admettre qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation litigieuse PERSONNE3.) ait \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e de d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e, le certificat du docteur PERSONNE4.) n\u2019\u00e9tablit pas que le trouble dont celle-ci souffrait \u00e9tant grave au point de la priver de raison [&#8230;I &gt;&gt; , la cour d\u2019 appel viole l\u2019article 901 du code civil qui pr\u00e9voit qu\u2019 il faut \u00eatre sain d\u2019esprit pour faire une donation entre vifs ou un testament. \u00bb<\/p>\n<p>R\u00e9ponse de la Cour<\/p>\n<p>L\u2019article 901 du Code civil est une application particuli\u00e8re \u00e0 la mati\u00e8re des donations entre vifs et des testaments de la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale formul\u00e9e \u00e0 l\u2019article 489 du Code civil, qui requiert que l\u2019auteur d\u2019un acte juridique doit \u00eatre sain d\u2019 esprit pour faire un acte valable.<\/p>\n<p>Sous le couvert de la violation de s dispositions vis\u00e9es aux moyens, ceux-ci ne tendent qu\u2019\u00e0 remettre en discussion l\u2019appr\u00e9ciation, par les juges du fond, des \u00e9l\u00e9ments de fait qui les ont amen\u00e9s \u00e0 retenir qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas \u00e9tabli que la donatrice, bien que souffrant de d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e, ait \u00e9t\u00e9 atteinte, au jour de la donation, d\u2019une alt\u00e9ration de ses facult\u00e9s mentales \u00e0 tel point qu\u2019 elle n\u2019\u00e9tait pas saine d\u2019esprit, appr\u00e9ciation qui rel\u00e8ve de leur pouvoir souverain et \u00e9chappe au contr\u00f4le de la Cour de cassation.<\/p>\n<p>Il s\u2019ensuit que les deux moyens ne sauraient \u00eatre accueillis.<\/p>\n<p>Sur le troisi\u00e8me moyen de cassation<\/p>\n<p>Enonc\u00e9 du moyen<\/p>\n<p>\u00ab Tir\u00e9 de la violation de l\u2019article 61 alin\u00e9a 2 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile en ce que les juges du fond ont retenu, sans restituer leur exacte qualification aux faits litigieux \u00e9tablis dans le certificat du docteur PERSONNE4.) du &lt;&lt; 17 janvier 2005 &gt;&gt; (il faut lire 17 janvier 2015, pi\u00e8ce n\u00b03), que &lt;&lt; la d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e [\u2026] n\u2019\u00e9tablit pas que le trouble [\u2026] \u00e9tant grave au point de la priver de raison &gt;&gt;. \u00bb.<\/p>\n<p>R\u00e9ponse de la Cour<\/p>\n<p>Aux termes de l\u2019article 10, alin\u00e9a 2, de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation, chaque moyen doit pr\u00e9ciser, sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9, ce en quoi la partie critiqu\u00e9e de la d\u00e9cision encourt le reproche all\u00e9gu\u00e9.<\/p>\n<p>Le moyen ne pr\u00e9cise pas en quoi les juges d\u2019appel auraient viol\u00e9 la disposition vis\u00e9e au moyen.<\/p>\n<p>Il s\u2019ensuit que le moyen est irrecevable.<\/p>\n<p>Sur les quatri\u00e8me, cinqui\u00e8me et sixi\u00e8me moyens de cassation r\u00e9unis<\/p>\n<p>Enonc\u00e9 des moyens<\/p>\n<p>le quatri\u00e8me, \u00ab tir\u00e9 de la violation de la r\u00e8gle de l\u2019\u00e9crit clair, sinon de la d\u00e9naturation, principe g\u00e9n\u00e9ral du droit, en ce que les juges du fond ont d\u00e9natur\u00e9 les certificats m\u00e9dicaux en \u00e9cartant le qualificatif de &lt;&lt; d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e &gt;&gt; pour retenir que &lt;&lt; le certificat du docteur PERSONNE4.) n\u2019\u00e9tablit pas que le trouble dont celle-ci fia donatrice] souffrait \u00e9tant grave au point de la priver de raison [&#8230;] &gt;&gt;. \u00bb,<\/p>\n<p>le cinqui\u00e8me, \u00ab tir\u00e9 de la violation de la r\u00e8gle de l\u2019\u00e9crit clair, sinon de la d\u00e9naturation, principe g\u00e9n\u00e9ral du droit, en ce que les juges ont d\u00e9natur\u00e9 le certificat m\u00e9dical du m\u00e9decin traitant, le docteur PERSONNE4.) du 17 janvier 2005 (il faut lire 17 janvier 2015, pi\u00e8ce n\u00b03) en \u00e9cartant le caract\u00e8re intuitu personae du certificat m\u00e9dical pour en d\u00e9duire &lt;&lt; ce certificat \u00e9tant con\u00e7u en termes g\u00e9n\u00e9raux et ne se r\u00e9f\u00e9rant pas au cas sp\u00e9cifique d\u2019 PERSONNE3.) &gt;&gt;. \u00bb<\/p>\n<p>et<\/p>\n<p>le sixi\u00e8me, \u00ab tir\u00e9 de la violation de la r\u00e8gle de l\u2019\u00e9crit clair, sinon de la d\u00e9naturation, principe g\u00e9n\u00e9ral du droit, en ce que les juges ont d\u00e9form\u00e9 l\u2019expertise m\u00e9dicale dress\u00e9e par le docteur PERSONNE5.) (pi\u00e8ce n\u00b04) en \u00e9cartant le caract\u00e8re intuitu personae de l\u2019&lt;&lt; Expertise psychiatrique concernant Mme P ERSONNE3.), \u00e9pouse PERSONNE6.) &gt;&gt; pour en d\u00e9duire &lt;&lt; le constat g\u00e9n\u00e9ral de celui-ci qu\u2019une personne souffrant [\u2026] et qu\u2019elle devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme incapable majeure, n\u2019est pas de nature \u00e0 convaincre la Cour qu\u2019 \u00e0 l\u2019\u00e9poque de l\u2019acte litigieux PERSONNE3.) se trouvait dans un \u00e9tat de d\u00e9mence habituelle et n\u2019 \u00e9tait pas en \u00e9tat d\u2019exprimer une volont\u00e9 \u00e9clair\u00e9e &gt;&gt; . \u00bb.<\/p>\n<p>R\u00e9ponse de la Cour<\/p>\n<p>Sous le couvert de la violation de la r\u00e8gle de l \u2019\u00e9crit clair, sinon de la d\u00e9naturation, les moyens ne tendent qu\u2019\u00e0 remettre en discussion l\u2019appr\u00e9ciation, par les juges du fond, des \u00e9l\u00e9ments de fait qui les ont amen\u00e9s \u00e0 retenir qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas \u00e9tabli que la donatrice, bien que souffrant de d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e, ait \u00e9t\u00e9 atteinte, au jour de la donation, d\u2019une alt\u00e9ration de ses facult\u00e9s mentales \u00e0 tel point qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas saine d\u2019esprit, appr\u00e9ciation qui rel\u00e8ve de leur pouvoir souverain et \u00e9chappe au contr\u00f4le de la Cour de cassation.<\/p>\n<p>Il s\u2019ensuit que les trois moyens ne sauraient \u00eatre accueillis.<\/p>\n<p>Sur la demande en allocation d \u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure<\/p>\n<p>Il serait in\u00e9quitable de laisser \u00e0 charge de la d\u00e9fenderesse en cassation l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des frais expos\u00e9s non compris dans les d\u00e9pens. Il convient de lui allouer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS ,<\/p>\n<p>la Cour de cassation :<\/p>\n<p>rejette le pourvoi ;<\/p>\n<p>condamne la demanderesse en cassation \u00e0 payer \u00e0 la d\u00e9fenderesse en cassation une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros ;<\/p>\n<p>la condamne aux d\u00e9pens de l\u2019instance de cassation avec distraction au profit de Ma\u00eetre AVOCAT2.), sur ses affirmations de droit.<\/p>\n<p>La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par le conseiller MAGISTRAT2.) en pr\u00e9sence du premier avocat g\u00e9n\u00e9ral MAGISTRAT6.) et du greffier GREFFIER1.) .<\/p>\n<p>Monsieur le Pr\u00e9sident MAGISTRAT1.) , qui a particip\u00e9 au d\u00e9lib\u00e9r\u00e9, \u00e9tant dans l\u2019impossibilit\u00e9 de signer, la minute du pr\u00e9sent arr\u00eat est sign\u00e9e, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 82 de la loi modifi\u00e9e du 7 mars 1980 sur l\u2019organisation judiciaire, par le conseiller le plus ancien en rang ayant concouru \u00e0 l\u2019arr\u00eat.<\/p>\n<p>Conclusions du Parquet G\u00e9n\u00e9ral dans l\u2019affaire de cassation PERSONNE1.)\/PERSONNE2.)<\/p>\n<p>Affaire n\u00b0 CAS &#8211; 2021-00124 du registre<\/p>\n<p>Le pourvoi en cassation introduit par PERSONNE1.) par m\u00e9moire en cassation signifi\u00e9 \u00e0 PERSONNE2.) le 3 novembre 2021 et d\u00e9pos\u00e9 au greffe de la Cour Sup\u00e9rieure de Justice le 8 novembre 2021, est dirig\u00e9 contre l&#039;arr\u00eat n\u00b0 144\/21-I- CIV, rendu contradictoirement le 16 juin 2021 par Cour d&#039;appel du Grand- Duch\u00e9 de Luxembourg, premi\u00e8re chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, dans la cause inscrite sous le num\u00e9ro 45375 du r\u00f4le.<\/p>\n<p>Ledit arr\u00eat fut signifi\u00e9 \u00e0 PERSONNE1.) le 8 septembre 2021.<\/p>\n<p>Le pourvoi en cassation a \u00e9t\u00e9 interjet\u00e9 dans les forme et d\u00e9lai pr\u00e9vus aux articles 7 et 10 de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure de cassation.<\/p>\n<p>La partie d\u00e9fenderesse en cassation a signifi\u00e9 un m\u00e9moire en r\u00e9ponse le 29 d\u00e9cembre 2021 et l\u2019a d\u00e9pos\u00e9 au greffe de la Cour Sup\u00e9rieure de Justice le 31 d\u00e9cembre 2021.<\/p>\n<p>Ayant \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 et d\u00e9pos\u00e9 au greffe de la Cour Sup\u00e9rieure de Justice conform\u00e9ment aux articles 15 et 16 de la loi pr\u00e9cit\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885, ce m\u00e9moire est \u00e0 consid\u00e9rer.<\/p>\n<p>Faits et r\u00e9troactes de l\u2019affaire : Par arr\u00eat dont pourvoi les juges d\u2019appel ont confirm\u00e9 le jugement civil n\u00b0 131\/2017 rendu contradictoirement le 11 juillet 2017 par le tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch, aux termes duquel fut d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9e la demande de PERSONNE1.) tendant \u00e0 voir constater la nullit\u00e9, pour insanit\u00e9 d\u2019esprit, d\u2019une donation faite le 1 er octobre 2003 par PERSONNE3.), dite PERSONNE3.), PERSONNE3.), d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le DATE1.) , en faveur de PERSONNE2.) , motifs pris que la partie demanderesse n\u2019a pas prouv\u00e9 que feu PERSONNE3.) n\u2019\u00e9tait plus saine d\u2019esprit au moment o\u00f9 l\u2019acte notari\u00e9 en question fut dress\u00e9. La motivation des juges d\u2019appel est la suivante 1 :<\/p>\n<p>\u00ab (\u2026).<\/p>\n<p>Tel que relev\u00e9 \u00e0 juste titre par les juges de premi\u00e8re instance, l\u2019insanit\u00e9 d\u2019esprit vis\u00e9e par l\u2019article 901 du Code civil ne comprend que les affections mentales par l\u2019effet desquelles l\u2019intelligence du disposant est obnubil\u00e9e ou sa facult\u00e9 de discernement d\u00e9r\u00e9gl\u00e9e. L\u2019affaiblissement des facult\u00e9s morales et affectives, de m\u00eame que les<\/p>\n<p>1 cf. pages 4 \u00e0 6 de l\u2019arr\u00eat dont pourvoi ;<\/p>\n<p>7 d\u00e9ch\u00e9ances physiques ne rendent pas annulable la lib\u00e9ralit\u00e9, si l\u2019intelligence, quoiqu\u2019amoindrie, permet toutefois encore au disposant d\u2019avoir conscience de ses actes. (Cour, 5 avril 2017 r\u00f4le 39496).<\/p>\n<p>De m\u00eame qu\u2019en premi\u00e8re instance, PERSONNE1.) se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 des certificats m\u00e9dicaux, des comptes-rendus hospitaliers ainsi qu\u2019\u00e0 des attestations testimoniales afin d\u2019\u00e9tablir l\u2019insanit\u00e9 d\u2019esprit dans le chef de PERSONNE3.). En instance d\u2019appel, elle produit encore une expertise psychiatrique.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte d\u2019une ordonnance m\u00e9dicale du 12 septembre 2003 et du rapport de sortie \u00e9tablis par le docteur PERSONNE7.) que PERSONNE3.) a \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9e du 2 au 14 septembre 2003 suite \u00e0 une chute \u00e0 son domicile. S\u2019il r\u00e9sulte des pi\u00e8ces produites que celle- ci n\u00e9cessitait \u00e0 sa sortie de l\u2019h\u00f4pital des soins \u00e0 domicile pour l\u2019aider \u00e0 effectuer ses soins corporels en raison d\u2019une d\u00e9gradation de son \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral, il n\u2019en r\u00e9sulte pas que PERSONNE3.) pr\u00e9sentait des troubles mentaux. Le diagnostic d\u2019une maladie vasculaire \u00ab avec possible hydroc\u00e9phalie normotensive associ\u00e9e \u00bb ne permet pas une telle conclusion. Le certificat \u00e9mis par le docteur PERSONNE8.) le 3 mai 2005, outre le fait qu\u2019il date de presque deux ans apr\u00e8s la donation litigieuse, ne contient pas d\u2019indications concernant l\u2019\u00e9tat mental de PERSONNE3.) , le docteur PERSONNE8.) certifiant uniquement que PERSONNE3.) \u00ab est actuellement hospitalis\u00e9e \u00e0 la CST. Elle est incapable de se rendre \u00e0 la banque et g\u00e9rer actuellement ses affaires courantes \u00bb. Le docteur PERSONNE4.) note dans un certificat du 31 ao\u00fbt 2010 que l\u2019\u00e9valuation MMSE montre que PERSONNE3.) pr\u00e9sentait le 14 octobre 2003 un score de 14\/30 et le 17 d\u00e9cembre 2004 un score de 20\/30 et il pr\u00e9cise qu\u2019entre 21- 26 on parle de d\u00e9ficit cognitif subjectif, entre 11-20 de d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e et entre 0-10 de d\u00e9mence s\u00e9v\u00e8re. Or, m\u00eame \u00e0 admettre qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation litigieuse PERSONNE3.) ait \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e de d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e, le certificat du docteur PERSONNE4.) n\u2019\u00e9tablit pas que le trouble dont celle-ci souffrait \u00e9tant grave au point de la priver de raison, ind\u00e9pendamment du certificat \u00e9tabli par le m\u00eame m\u00e9decin le 17 janvier 2005, aux termes duquel celui-ci d\u00e9clare que \u00ab il est \u00e9vident m\u00e9dicalement qu\u2019une personne pr\u00e9sentant au MMSE test un score de 20 ou de 14 points sur 30 n\u2019est plus capable de g\u00e9rer ses affaires courantes notamment administratives \u00bb, ce certificat \u00e9tant con\u00e7u en termes g\u00e9n\u00e9raux et ne se r\u00e9f\u00e9rant pas au cas sp\u00e9cifique de PERSONNE3.). Une insanit\u00e9 d\u2019esprit de PERSONNE3.) ne r\u00e9sulte pas non plus des certificats m\u00e9dicaux \u00e9tablis par le m\u00eame m\u00e9decin en date des 19 f\u00e9vrier 2006 et 23 novembre 2006, renseignant qu\u2019il a examin\u00e9 \u00e0 deux reprises, le 14 octobre 2003 et le 17 d\u00e9cembre 2004, PERSONNE3.) en vue d\u2019une prise en charge par l\u2019assurance maladie d\u2019un m\u00e9dicament prescrit dans le traitement de d\u00e9ficits cognitifs. La prise d\u2019un m\u00e9dicament contre de simples d\u00e9ficits cognitifs ne signifiant pas que PERSONNE3.) pr\u00e9sentait une insanit\u00e9 d\u2019esprit. L\u2019expertise psychiatrique \u00e9tabli par le docteur PERSONNE5.) le 20 janvier 2021, soit plus de quinze ans apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s d\u2019PERSONNE3.), sur base de certificats et de rapports m\u00e9dicaux d\u2019autres m\u00e9decins, c\u2019est-\u00e0-dire sans jamais avoir vu PERSONNE3.) en consultation, ne contient pas d\u2019\u00e9l\u00e9ments concrets permettant de retenir avec certitude qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de l\u2019acte litigieux le discernement de PERSONNE3.) ait \u00e9t\u00e9 gravement alt\u00e9r\u00e9. M\u00eame si PERSONNE3.) a souffert \u00e0 la fin de sa vie d\u2019une d\u00e9mence vasculaire mixte corticale et sous-corticale, se caract\u00e9risant par une diminution des facult\u00e9s cognitives et m\u00eame \u00e0 admettre que la maladie d\u00e9mentielle dont souffrait PERSONNE3.) existait d\u00e9j\u00e0 au niveau asymptomatique ou paucisymptomatique au moment de son hospitalisation en f\u00e9vrier 2003 et que cette<\/p>\n<p>8 maladie est devenue symptomatique d\u00e8s le mois de septembre 2003, tel que retenu par le docteur PERSONNE5.) , le constat g\u00e9n\u00e9ral de celui-ci qu\u2019une personne souffrant de d\u00e9mence corticale\/sous-corticale d\u00fbment document\u00e9e, dont les capacit\u00e9s noopsychiques \u00e9valu\u00e9es dans un test MMSE \u00e0 14\/30 ou 20\/30 n\u2019est plus capable de s\u2019occuper seule de sa personne, de g\u00e9rer ses biens ou de s\u2019occuper de son patrimoine et qu\u2019elle devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme incapable majeure, n\u2019est pas de nature \u00e0 convaincre la Cour qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de l\u2019acte litigieux PERSONNE3.) se trouvait dans un \u00e9tat de d\u00e9mence habituelle et n\u2019\u00e9tait pas en \u00e9tat d\u2019exprimer une volont\u00e9 \u00e9clair\u00e9e. Aucun des m\u00e9decins ayant vu PERSONNE3.) en consultation en 2003 n\u2019a, par ailleurs, constat\u00e9 un tel \u00e9tat de d\u00e9mence dans son chef.<\/p>\n<p>Quant aux attestations testimoniales, la Cour constate, \u00e0 l\u2019instar des juges de premi\u00e8re instance, que les t\u00e9moins n\u2019ont donn\u00e9 que des appr\u00e9ciations personnelles sur l\u2019\u00e9tat mental de PERSONNE3.) sans que ces t\u00e9moignages ne prouvent objectivement que PERSONNE3.) pr\u00e9sentait avant ou apr\u00e8s le 1 er octobre 2003 un \u00e9tat de d\u00e9mence habituelle, permettant de supposer qu\u2019au moment de la passation de l\u2019acte de donation PERSONNE3.) \u00e9tait priv\u00e9e de sa raison. Le fait pour une personne \u00e2g\u00e9e de 88 ans d\u2019avoir des troubles de m\u00e9moire ponctuels et d\u2019\u00e9garer parfois son dentier ne suffit, en effet, pas pour \u00e9tablir que celle-ci souffre d\u2019une maladie d\u00e9mentielle permanente.<\/p>\n<p>L\u2019insanit\u00e9 d\u2019esprit de PERSONNE3.) ne saurait, contrairement aux d\u00e9clarations de l\u2019appelante, pas non plus \u00eatre d\u00e9duite du fait que l\u2019acte de donation litigieux ne respecte pas l\u2019\u00e9quilibre entre les h\u00e9ritiers. En effet, m\u00eame \u00e0 admettre que les \u00e9poux GROUPE aient planifi\u00e9 leur succession de mani\u00e8re \u00e0 ce que leurs biens soient r\u00e9partis \u00e9quitablement entre les descendants des fr\u00e8res et s\u0153urs de l\u2019un et de l\u2019autre, il n\u2019en reste pas moins que PERSONNE3.), \u00e0 d\u00e9faut d\u2019h\u00e9ritiers r\u00e9servataires pouvait disposer \u00e0 sa guise de l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 de son patrimoine.<\/p>\n<p>Finalement, le fait que PERSONNE3.) d\u00e9clare aux termes d\u2019une assignation introduite le 22 avril 2005 devant le tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch aux fins de voir dire notamment que la procuration par elle sign\u00e9e le 15 avril 2003 \u00e9tait vici\u00e9e pour avoir \u00e9t\u00e9 sign\u00e9e pendant une p\u00e9riode o\u00f9 elle \u00e9tait, en raison de son \u00e9tat de sant\u00e9, incapable de ce faire, ne permet pas de conclure que celle-ci se trouvait dans un \u00e9tat de d\u00e9mence constante qui aurait perdur\u00e9 et qui aurait ob\u00e9r\u00e9 ses facult\u00e9s intellectuelles au moment de la signature de l\u2019acte de donation litigieux, le 1 er<\/p>\n<p>octobre 2003.<\/p>\n<p>Il suit des d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent qu\u2019une insanit\u00e9 d\u2019esprit dans le chef de PERSONNE3.) au moment de l\u2019acte de donation du 1er octobre 2003 n\u2019est pas \u00e9tablie. Les juges de premi\u00e8re instance ont d\u00e8s lors, \u00e0 juste titre, dit non fond\u00e9e la demande de PERSONNE1.) tendant \u00e0 l\u2019annulation de cet acte.\u00bb<\/p>\n<p>Quant au premier moyen de cassation :<\/p>\n<p>Le premier moyen de cassation est tir\u00e9 de la violation de l\u2019article 489 du Code civil en ce que les juges du fond \u00ab n\u2019ont pas oppos\u00e9 le fait d\u2019\u00eatre \u00ab sain d\u2019esprit \u00bb \u00e0 celui d\u2019\u00eatre sous le coup \u00ab d\u2019un trouble mental \u00bb, et en ce que la Cour d\u2019appel a retenu : \u00ab Or m\u00eame \u00e0 admettre qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation litigieuse PERSONNE3.) ait \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e de d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e, le<\/p>\n<p>9 certificat du docteur PERSONNE4.) n\u2019\u00e9tablit pas que le trouble dont celle-ci souffrait \u00e9tant grave au point de la priver de raison [\u2026] \u00bb, alors que le premier alin\u00e9a de l\u2019article 489 du Code civil \u00e9nonce que \u00ab Pour faire un acte valable, il faut \u00eatre sain d\u2019esprit. Mais c\u2019est \u00e0 ceux qui agissent en nullit\u00e9 pour cette cause de prouver l\u2019existence d\u2019un trouble mental au moment de l\u2019acte. \u00bb En ordre principal, le moyen sous examen ne saurait \u00eatre accueilli pour \u00eatre nouveau. En effet, l\u2019article 489 du Code civil n\u2019a pas fait l\u2019objet des d\u00e9bats devant les juges du fond, appel\u00e9s \u00e0 examiner la demande de PERSONNE1.) \u00e0 la seule lumi\u00e8re de l\u2019article 901 du Code civil. C\u2019est en application de l\u2019article 901 du Code civil, seul fondement juridique sur lequel PERSONNE1.) a bas\u00e9 sa demande, qu\u2019ils ont dit que la partie demanderesse n\u2019a pas \u00e9tabli par les \u00e9l\u00e9ments de la cause une insanit\u00e9 d\u2019esprit dans le chef de la donatrice au moment de l\u2019acte notari\u00e9 en question. En ordre subsidiaire, il est rappel\u00e9 qu\u2019un moyen ou un \u00e9l\u00e9ment de moyen est recevable en la forme d\u00e8s qu\u2019il r\u00e9pond aux exigences minimales de formulation instaur\u00e9es par l\u2019article 10 de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure de cassation, celles-ci soumettant la recevabilit\u00e9 d\u2019un moyen de cassation aux seules crit\u00e8res suivants :<\/p>\n<p>1. qu\u2019il ne mette en \u0153uvre, au moins dans ses diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments, qu\u2019un seul cas d\u2019ouverture de cassation \u00e0 la fois, et cela en pr\u00e9cisant \u00e0 chaque fois le cas d\u2019ouverture invoqu\u00e9, 2. qu\u2019il indique la partie critiqu\u00e9e de la d\u00e9cision, et 3. en quoi celle-ci encourt le reproche all\u00e9gu\u00e9.<\/p>\n<p>Or, le moyen sous examen se borne \u00e0 reproduire la motivation attaqu\u00e9e du jugement entrepris par le pourvoi et le libell\u00e9 du texte de loi, sans pour autant pr\u00e9ciser en quoi les juges d\u2019appel auraient viol\u00e9 la disposition l\u00e9gale vis\u00e9e au moyen. D\u2019apr\u00e8s une jurisprudence constante de Votre Cour, les d\u00e9veloppements en droit qui, aux termes de l\u2019alin\u00e9a 3 de l\u2019article 10 de la pr\u00e9dite loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885, peuvent compl\u00e9ter l\u2019\u00e9nonc\u00e9 du moyen, ne peuvent suppl\u00e9er la carence de celui-ci au regard des \u00e9l\u00e9ments dont la pr\u00e9cision est requise sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9 2 . Il en suit que le moyen est \u00e0 d\u00e9clarer irrecevable \u00e0 ce titre. En ordre encore plus subsidiaire, l\u2019insanit\u00e9 d\u2019esprit est une question de fait, relevant du pouvoir souverain d\u2019appr\u00e9ciation du juge du fond. Sa preuve \u00e9tant libre, elle peut \u00eatre rapport\u00e9e par tous moyens. Apr\u00e8s examen des \u00e9l\u00e9ments de fait leur soumis, les juges d\u2019appel, par la motivation ci-avant reproduite, ont confirm\u00e9 les premiers juges en ce qu\u2019ils ont retenu que PERSONNE1.) est rest\u00e9e en d\u00e9faut de prouver que feu PERSONNE3.) n\u2019\u00e9tait pas saine d\u2019esprit lors de l\u2019acte de donation sign\u00e9 par devant le notaire NOTAIRE1.) dress\u00e9 le 1 er octobre 2003, et que l\u2019acte n\u2019est partant pas \u00e0 annuler. En l\u2019occurrence, la demanderesse en cassation, sous le couvert de la violation vis\u00e9e au moyen, ne tend qu\u2019\u00e0 rediscuter la question de l\u2019insanit\u00e9 d\u2019esprit de la donatrice au moment de l\u2019acte de donation en cause, ainsi que le contenu des documents, dont certificats m\u00e9dicaux, expertise,<\/p>\n<p>2 cf. \u00e0 titre illustratif Cass 19 mai 2022, num\u00e9ro CAS -2021-00085 du registre ;<\/p>\n<p>10 attestations testimoniales, etc., vers\u00e9s par elle en tant qu\u2019\u00e9l\u00e9ments de preuve \u00e0 l\u2019appui de sa demande. Ladite appr\u00e9ciation relevant du pouvoir souverain des juges du fond et \u00e9chappant au contr\u00f4le de Votre Cour, le moyen ne saurait \u00eatre accueilli.<\/p>\n<p>Quant au deuxi\u00e8me moyen de cassation :<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me moyen de cassation est tir\u00e9 de la violation de l\u2019article 901 du Code civil, \u00e9non\u00e7ant que \u00ab Pour faire une donation entre vifs ou un testament, il faut \u00eatre sain d\u2019esprit \u00bb, en ce que la Cour d\u2019appel a retenu : \u00ab Or m\u00eame \u00e0 admettre qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de la donation litigieuse PERSONNE3.) ait \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e de d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e, le certificat du docteur PERSONNE4.) n\u2019\u00e9tablit pas que le trouble dont celle-ci souffrait \u00e9tant grave au point de la priver de raison [\u2026] \u00bb. En termes de libell\u00e9, le moyen ne fournit aucune indication en quoi l\u2019arr\u00eat dont pourvoi devait encourir le reproche de la violation all\u00e9gu\u00e9e. Si l\u2019article 10 de la loi du 18 f\u00e9vrier 1885 pr\u00e9cit\u00e9e pr\u00e9voit certes que l\u2019\u00e9nonc\u00e9 du moyen de cassation peut \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 par des d\u00e9veloppements en droit figurant \u00e0 la discussion du moyen, cette disposition salvatrice ne saurait jouer si, comme en l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019\u00e9nonc\u00e9 du moyen est d\u00e9pourvu de la moindre indication de \u00ab ce en quoi (la d\u00e9cision attaqu\u00e9e) encourt le reproche all\u00e9gu\u00e9 \u00bb, condition \u00e9nonc\u00e9e au deuxi\u00e8me alin\u00e9a du m\u00eame article 10 comme requise sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9 du moyen. En ordre principal, \u00e0 l\u2019instar du premier moyen, le moyen sous examen est irrecevable en la pure forme. En ordre subsidiaire, dans la mesure o\u00f9 le deuxi\u00e8me moyen, tout comme le moyen pr\u00e9c\u00e9dent, ne tend qu\u2019\u00e0 remettre en cause les \u00e9l\u00e9ments de fait et de preuve soumis aux juges du fond afin d\u2019appr\u00e9cier si feu PERSONNE3.) \u00e9tait au moment de l\u2019acte notari\u00e9 en cause saine d\u2019esprit ou ne l\u2019\u00e9tait pas, et que cette appr\u00e9ciation, en ce qu\u2019elle rel\u00e8ve du pouvoir souverain des juges du fond, \u00e9chappe au contr\u00f4le de la Cour r\u00e9gulatrice, il ne saurait \u00eatre accueilli.<\/p>\n<p>Quant au troisi\u00e8me moyen de cassation :<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me moyen de cassation est tir\u00e9 de la violation de l\u2019article 61 alin\u00e9a 2 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile en ce que \u00ab les juges du fond ont retenu, sans restituer leur exacte qualification aux faits litigieux \u00e9tablis dans le certificat du docteur PERSONNE4.) du \u00ab 17 janvier 2005 \u00bb (il faut lire 17 janvier 2015, pi\u00e8ce n\u00b03), que \u00ab la d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e [\u2026] n\u2019\u00e9tablit pas que le trouble [\u2026] \u00e9tant grave au point de la priver de raison \u00bb. A l\u2019instar des moyens pr\u00e9c\u00e9dents, le moyen sous examen est formul\u00e9 de fa\u00e7on lacunaire. En l\u2019absence de la moindre indication en quoi l\u2019arr\u00eat dont pourvoi devait encourir le reproche de la violation all\u00e9gu\u00e9e, le libell\u00e9 du moyen se heurte aux exigences de l\u2019article 10 de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation ci-avant reproduites, carence \u00e0 laquelle toute discussion subs\u00e9quente ne saurait parer.<\/p>\n<p>Le moyen \u00e9tant irrecevable \u00e0 ce titre, il ne sera pas examin\u00e9 autrement quant \u00e0 son bien-fond\u00e9.<\/p>\n<p>Quant aux quatri\u00e8me, cinqui\u00e8me et sixi\u00e8me moyens de cassation pris ensemble :<\/p>\n<p>Le quatri\u00e8me moyen est tir\u00e9 de la violation de la r\u00e8gle de l\u2019\u00e9crit clair, sinon de la d\u00e9naturation, principe g\u00e9n\u00e9ral du droit, en ce que les juges du fond ont d\u00e9natur\u00e9 les certificats m\u00e9dicaux en \u00e9cartant le qualificatif de \u00ab d\u00e9mence mod\u00e9r\u00e9e \u00bb pour retenir que \u00ab le certificat du docteur PERSONNE4.) n\u2019\u00e9tablit pas que le trouble dont celle-ci [la donatrice] souffrait \u00e9tant grave au point de la priver de raison [\u2026] \u00bb.<\/p>\n<p>Le cinqui\u00e8me moyen est tir\u00e9 de la violation de la r\u00e8gle de l\u2019\u00e9crit clair, sinon de la d\u00e9naturation, principe g\u00e9n\u00e9ral du droit, en ce que les juges ont d\u00e9natur\u00e9 le certificat m\u00e9dical du m\u00e9decin traitant PERSONNE4.) du 17 janvier 2005 (il faut lire 17 janvier 2015, pi\u00e8ce n\u00b03) en \u00e9cartant le caract\u00e8re intuitu personae du certificat m\u00e9dical pour en d\u00e9duire \u00ab ce certificat \u00e9tant con\u00e7u en termes g\u00e9n\u00e9raux et ne se r\u00e9f\u00e9rant pas au cas sp\u00e9cifique de PERSONNE3.) \u00bb.<\/p>\n<p>Le sixi\u00e8me moyen est tir\u00e9 de la violation de la r\u00e8gle de l\u2019\u00e9crit clair, sinon de la d\u00e9naturation, principe g\u00e9n\u00e9ral du droit, en ce que les juges ont d\u00e9form\u00e9 l\u2019expertise m\u00e9dicale dress\u00e9e par le docteur PERSONNE5.) (pi\u00e8ce n\u00b04) en \u00e9cartant le caract\u00e8re intuitu personae de l\u2019 \u00ab Expertise psychiatrique concernant Mme PERSONNE3.) , \u00e9pouse PERSONNE6.) \u00bb pour en d\u00e9duire \u00ab le constat g\u00e9n\u00e9ral de celui-ci qu\u2019une personne souffrant [\u2026] et qu\u2019elle devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme incapable majeure, n\u2019est pas de nature \u00e0 convaincre la Cour qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de l\u2019acte litigieux PERSONNE3.) se trouvait dans un \u00e9tat de d\u00e9mence habituelle et n\u2019\u00e9tait pas en \u00e9tat d\u2019exprimer une volont\u00e9 \u00e9clair\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>Un chacun des moyens sous examen vise un principe g\u00e9n\u00e9ral de droit, \u00e0 savoir, selon la demanderesse en cassation, celui de \u00ab la r\u00e8gle de l\u2019\u00e9crit clair, sinon de la d\u00e9naturation \u00bb. La violation d\u2019un principe g\u00e9n\u00e9ral de droit ne donne ouverture \u00e0 cassation que s\u2019il trouve son expression dans un texte de loi ou s\u2019il est consacr\u00e9 par une juridiction supranationale 3 .<\/p>\n<p>Toutefois, la demanderesse en cassation n\u2019invoque pas de texte de loi qui exprimerait le principe \u00e9nonc\u00e9 au moyen, ni une jurisprudence d\u2019une juridiction supranationale qui consacrerait le principe vis\u00e9 au moyen.<\/p>\n<p>Partant les moyens sont irrecevables \u00e0 ce titre.<\/p>\n<p>Ce qui plus est, les moyens sous examen p\u00eachent \u00e9galement par leur formulation impr\u00e9cise, la demanderesse en cassation \u00e9tant rest\u00e9e en d\u00e9faut d\u2019\u00e9noncer avec pr\u00e9cision la partie critiqu\u00e9e de l\u2019arr\u00eat dont pourvoi. Un chacun des moyens est d\u00e8s lors irrecevable pour se heurter aux exigences de l\u2019article 10 de la pr\u00e9dite loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 ci-avant reproduites.<\/p>\n<p>Finalement, en dernier ordre de subsidiarit\u00e9, dans la mesure o\u00f9 les moyens sous examen visent plus particuli\u00e8rement la d\u00e9naturation des \u00e9crits clairs, \u00e0 savoir le certificat m\u00e9dical du m\u00e9decin<\/p>\n<p>3 cf. dans ce sens Cass n\u00b0 74 \/ 2017 du 26.10.2017, n\u00b0 3850 du registre ;<\/p>\n<p>12 traitant PERSONNE4.) du 17 janvier 2005 (il faut lire 17 janvier 2015, pi\u00e8ce n\u00b03) et l\u2019expertise m\u00e9dicale dress\u00e9e par le docteur PERSONNE5.) (pi\u00e8ce n\u00b04), il s\u2019agit de donner \u00e0 consid\u00e9rer que la d\u00e9naturation des \u00e9crits clairs est un cas d\u2019ouverture pr\u00e9torien consacr\u00e9 par la Cour de cassation fran\u00e7aise en 1872. Si la Cour de cassation fran\u00e7aise n\u2019accepte d\u2019appliquer ce cas d\u2019ouverture qu\u2019avec r\u00e9serve et parcimonie 4 , Votre Cour a jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent \u00e9t\u00e9 constante de refuser d\u2019accueillir cette th\u00e9orie 5 . Ce n\u2019est que dans un arr\u00eat isol\u00e9 que le grief de d\u00e9naturation, tir\u00e9 de la violation de l\u2019article 1134 du Code civil, a \u00e9t\u00e9 accueilli et sanctionn\u00e9 6 , esp\u00e8ce se distinguant de l\u2019affaire soumise actuellement au contr\u00f4le de Votre Cour.<\/p>\n<p>Il est donc difficile de soutenir que Votre Cour accepte le principe de ce cas d\u2019ouverture. Le cas \u00e9ch\u00e9ant il doit s\u2019en suivre que dans le cas d\u2019esp\u00e8ce les moyens sous examen ne sauraient \u00eatre accueillis puisque, sous le couvert de la violation all\u00e9gu\u00e9e, un chacun des moyens ne tend qu\u2019\u00e0 remettre en discussion l\u2019appr\u00e9ciation, par les juges du fond, des \u00e9crits vers\u00e9es aux d\u00e9bats par la partie PERSONNE1.) pour servir de preuve \u00e0 l\u2019appui de ses pr\u00e9tentions, tout comme leur valeur probante. Cette appr\u00e9ciation est souveraine et \u00e9chappe au contr\u00f4le de Votre Cour 7 .<\/p>\n<p>Conclusion :<\/p>\n<p>Le pourvoi est recevable, mais doit \u00eatre rejet\u00e9.<\/p>\n<p>Pour le Procureur g\u00e9n\u00e9ral d\u2019Etat, l\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral,<\/p>\n<p>MAGISTRAT7.)<\/p>\n<p>4 BORE, La cassation en mati\u00e8re civile, n\u00b0 79.09 et n\u00b0 79.10, p. 441 ; 5 la soussign\u00e9e renvoie express\u00e9ment aux conclusions exhaustives y relativement par Monsieur le Procureur g\u00e9n\u00e9ral d\u2019Etat adjoint MAGISTRAT8.) dans l\u2019affaire de cassation ayant abouti \u00e0 l\u2019arr\u00eat n\u00b0 79\/2021 du 06.05.2021, n\u00b0 CAS- 2020- 00080 du registre, p. 16, s ous les 2 e au 5 e moyens de cassation ;<\/p>\n<p>6 cf. op. cit ; 7 voir \u00e0 tire d\u2019illustration : Cour de cassation, 8 mai 2014, n\u00b0 50\/14, num\u00e9ro 3339 du registre (r\u00e9ponse au premier moyen) ; idem, 29 octobre 2020, n\u00b0 136\/2020, num\u00e9ro CAS-2019-00133 du registre (r\u00e9ponse au cinqui\u00e8me moyen) ;<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-de-cassation\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-de-cassation\/20240806-154844\/20221013-cas-2021-00124-119-anonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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