{"id":672455,"date":"2026-04-24T13:12:17","date_gmt":"2026-04-24T11:12:17","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-de-cassation-3-mars-2022-n-2021-00013-2\/"},"modified":"2026-04-24T13:12:20","modified_gmt":"2026-04-24T11:12:20","slug":"cour-de-cassation-3-mars-2022-n-2021-00013-2","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-de-cassation-3-mars-2022-n-2021-00013-2\/","title":{"rendered":"Cour de cassation, 3 mars 2022, n\u00b0 2021-00013"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1<\/p>\n<p>N\u00b0 31 \/ 2022 du 03.03.2022 Num\u00e9ro CAS-2021-00013 du registre<\/p>\n<p>Audience publique de la Cour de cassation du Grand- Duch\u00e9 de Luxembourg du jeudi, trois mars deux mille vingt-deux.<\/p>\n<p>Composition:<\/p>\n<p>Roger LINDEN, pr\u00e9sident de la Cour, Th\u00e9a HARLES-WALCH, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Christiane JUNCK, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Agn\u00e8s ZAGO, conseiller \u00e0 la Cour de cassation, Jo\u00eblle DIEDERICH, conseiller \u00e0 la Cour d\u2019appel, Elisabeth EWERT, avocat g\u00e9n\u00e9ral, Daniel SCHROEDER, greffier \u00e0 la Cour.<\/p>\n<p>Entre:<\/p>\n<p>R),<\/p>\n<p>demanderesse en cassation,<\/p>\n<p>comparant par la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e VOGEL AVOCAT , inscrite \u00e0 la liste V du t ableau de l\u2019Ordre des avocats du barreau de Luxembourg, en l\u2019\u00e9tude de laquelle domicile est \u00e9lu, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Gaston VOGEL, avocat \u00e0 la Cour,<\/p>\n<p>et:<\/p>\n<p>la SOCI\u00c9T\u00c9 X),<\/p>\n<p>d\u00e9fenderesse en cassation,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Eliane SCHAEFFER , avocat \u00e0 la Cour, en l\u2019\u00e9tude de laquelle domicile est \u00e9lu.<\/p>\n<p>Vu l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9, num\u00e9ro 102\/20 &#8211; III &#8211; TRAV, rendu le 17 d\u00e9cembre 2020, sous le num\u00e9ro CAL-2019-00075 du r\u00f4le par l a Cour d\u2019appel du Grand- Duch\u00e9 de Luxembourg, troisi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re de droit du travail ;<\/p>\n<p>Vu le m\u00e9moire en cassation signifi\u00e9 le 18 f\u00e9vrier 20 21 par R) \u00e0 la SOCI\u00c9T\u00c9 X) (ci-apr\u00e8s \u00ab la SOCI\u00c9T\u00c9 X) \u00bb), d\u00e9pos\u00e9 le 1 er mars 2021 au greffe de la Cour sup\u00e9rieure de justice ;<\/p>\n<p>Vu le m\u00e9moire en r\u00e9ponse signifi\u00e9 le 2 avril 2021 par la SOCI\u00c9T\u00c9 X), d\u00e9pos\u00e9 le 8 avril 2021 au greffe de la Cour ;<\/p>\n<p>Sur les conclusions de l\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral Elisabeth EWERT.<\/p>\n<p>Sur les faits<\/p>\n<p>Selon l\u2019arr\u00eat attaqu\u00e9, le tribunal du travail de Luxembourg, saisi par R) d\u2019une demande en indemnisation pour licenciement abusif, avait retenu que la salari\u00e9e avait fait l\u2019objet d\u2019une sanction disciplinaire , \u00e9quivalente \u00e0 un licenciement, qui \u00e9tait irr\u00e9guli\u00e8re et abusive et avait condamn\u00e9 l\u2019employeur, la SOCI\u00c9T\u00c9 X) , au paiement de diff\u00e9rents montants indemnitaires. La Cour d\u2019appel a, par r\u00e9formation, retenu que R) \u00e9tait \u00e0 consid\u00e9rer comme d\u00e9missionnaire de son poste et rejet\u00e9 l\u2019ensemble des demandes en indemnisation.<\/p>\n<p>Sur la recevabilit\u00e9 du pourvoi<\/p>\n<p>La d\u00e9fenderesse en cassation soul\u00e8ve l\u2019irrecevabilit\u00e9 du pourvoi au motif que la demanderesse en cassation ferait, dans le m\u00e9moire, r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des pi\u00e8ces qui n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es avec celui-ci.<\/p>\n<p>L\u2019article 10, alin\u00e9a 4, de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation n\u2019oblige pas, sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9, le demandeur en cassation \u00e0 d\u00e9poser des pi\u00e8ces.<\/p>\n<p>Il s\u2019ensuit que l\u2019exception d\u2019irrecevabilit\u00e9 du pourvoi n\u2019est pas fond\u00e9e.<\/p>\n<p>Le pourvoi, introduit dans les forme s et d\u00e9lai de la loi, est recevable.<\/p>\n<p>Sur l\u2019unique moyen de cassation<\/p>\n<p>Enonc\u00e9 du moyen<\/p>\n<p>\u00ab tir\u00e9 de la violation des articles 14 et 40 du Statut des SOCI\u00c9T\u00c9 X) ,<\/p>\n<p>en ce que la d\u00e9cision attaqu\u00e9e a motiv\u00e9 que &lt;&lt; la Cour retient que c\u2019est par une application correcte des articles 44 et 46 de l\u2019Ordre G\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 et de l\u2019article 40 du Statut du Personnel que les SOCI\u00c9T\u00c9 X) ont d\u00e9cid\u00e9 que R) \u00e9tait \u00e0 consid\u00e9rer comme d\u00e9missionnaire de son poste &gt;&gt;,<\/p>\n<p>aux motifs que &lt;&lt; plus particuli\u00e8rement, le fait que l\u2019article 44 alin\u00e9a 2 de l\u2019Ordre G\u00e9n\u00e9ral renvoie \u00e0 l\u2019article 40 du Statut du Personnel afin de pr\u00e9ciser le terme de &quot; d\u00e9missionnaire&quot;, n\u2019implique aucunement que l\u2019ensemble de la proc\u00e9dure applicable en mati\u00e8re de &quot; d\u00e9mission&quot;, telle que pr\u00e9vue par l\u2019article 40 du Statut du Personnel, soit applicable \u00e0 un agent qui omet de remettre son certificat m\u00e9dical dans le d\u00e9lai requis par l\u2019article 46 de l\u2019Ordre G\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 &gt;&gt;,<\/p>\n<p>alors que, au v\u0153u de l\u2019article 14 du Statut SOCI\u00c9T\u00c9 X) , l\u2019article 44 de l\u2019Ordre G\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 n\u2019est applicable que pour autant qu\u2019il n\u2019entre pas en contrari\u00e9t\u00e9 avec &lt;&lt; d\u2019autres droits et devoirs l\u00e9gaux &gt;&gt;,<\/p>\n<p>de telle sorte qu\u2019en statuant comme elle l\u2019a fait, la Cour d\u2019Appel a viol\u00e9 les textes susvis\u00e9s ;<\/p>\n<p>si bien que la d\u00e9cision encourt la cassation. \u00bb.<\/p>\n<p>R\u00e9ponse de la Cour<\/p>\n<p>Aux termes de l\u2019article 10, alin\u00e9a 2, de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation, chaque moyen doit pr\u00e9ciser, sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9, ce en quoi la partie critiqu\u00e9e de la d\u00e9cision encourt le reproche all\u00e9gu\u00e9. Les d\u00e9veloppements en droit qui, aux termes de l\u2019alin\u00e9a 3 de l\u2019article 10 pr\u00e9cit\u00e9 peuvent compl\u00e9ter l\u2019\u00e9nonc\u00e9 du moyen, ne peuvent suppl\u00e9er la carence de celui-ci au regard des \u00e9l\u00e9ments dont la pr\u00e9cision est requise sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Le moyen ne pr\u00e9cise pas en quoi les juges d\u2019appel auraient viol\u00e9 l es dispositions vis\u00e9es au moyen.<\/p>\n<p>Il s\u2019ensuit que le moyen est irrecevable.<\/p>\n<p>Sur la demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure<\/p>\n<p>Il serait in\u00e9quitable de laisser \u00e0 charge de la d\u00e9fenderesse en cassation l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des frais expos\u00e9s non compris dans les d\u00e9pens. Il convient de lui allouer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS,<\/p>\n<p>la Cour de cassation :<\/p>\n<p>rejette le pourvoi ;<\/p>\n<p>condamne la demanderesse en cassation \u00e0 payer \u00e0 la d\u00e9fenderesse en cassation une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros ;<\/p>\n<p>la condamne aux d\u00e9pens de l\u2019instance en cassation avec distraction au profit de Ma\u00eetre Eliane SCHAEFFER, sur ses affirmations de droit.<\/p>\n<p>La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par le pr\u00e9sident Roger LINDEN en pr\u00e9sence de l\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral Elisabeth EWERT et du greffier Daniel SCHROEDER.<\/p>\n<p>Conclusions du Parquet G\u00e9n\u00e9ral dans l\u2019affaire de cassation R) c\/ la SOCI\u00c9T\u00c9 X)<\/p>\n<p>(affaire n\u00b0 CAS- 2021-00013 du registre)<\/p>\n<p>Par m\u00e9moire signifi\u00e9 le 18 f\u00e9vrier 2021 et d\u00e9pos\u00e9 au greffe de la Cour le 1 er mars 2021, R) a introduit un pourvoi en cassation contre un arr\u00eat n\u00b0102\/20 rendu contradictoirement le 17 d\u00e9cembre 2020 par la troisi\u00e8me chambre de la Cour d\u2019appel, si\u00e9geant en mati\u00e8re de droit du travail, dans la cause entre les parties cit\u00e9es ci-dessus, inscrite sous le num\u00e9ro CAL-2019- 00075 du r\u00f4le, et notifi\u00e9 \u00e0 R) en date du 12 janvier 2021.<\/p>\n<p>Le pourvoi en cassation form\u00e9 par R) a \u00e9t\u00e9 interjet\u00e9 dans les d\u00e9lais et formes pr\u00e9vus par la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation. Il est partant recevable.<\/p>\n<p>Le m\u00e9moire en r\u00e9ponse de la partie d\u00e9fenderesse, signifi\u00e9 le 2 avril 2021 et d\u00e9pos\u00e9 au greffe de la Cour en date du 8 avril 2021, peut \u00eatre pris en consid\u00e9ration pour \u00eatre conforme aux articles 15 et 16 de la loi du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation.<\/p>\n<p>Faits et r\u00e9troactes Par jugement n\u00b03493\/18 du 31 octobre 2018, le Tribunal du travail de Luxembourg a retenu que R) avait fait l\u2019objet d\u2019une sanction disciplinaire, \u00e9quivalente \u00e0 un licenciement, qui \u00e9tait irr\u00e9guli\u00e8re et abusive et avait condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 nationale des Chemins de Fer Luxembourgeois (ci-apr\u00e8s SOCI\u00c9T\u00c9 X)) \u00e0 payer \u00e0 R) la somme de 19.299,08 euros du chef d\u2019indemnit\u00e9 de pr\u00e9avis, la somme de 4.824,77 euros du chef d\u2019indemnit\u00e9 de d\u00e9part et la somme de 1.000 euros du chef de dommage moral, le tout avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 compter du 31 janvier 2018. Le 23 f\u00e9vrier 2017, R) avait \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e par courrier par son employeur, la soci\u00e9t\u00e9 SOCI\u00c9T\u00c9 X), que dans la mesure o\u00f9 elle n\u2019avait pas pris son service le 20 f\u00e9vrier 2017, elle \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme d\u00e9missionnaire d\u2019office avec effet au 20 f\u00e9vrier 2017. Le Tribunal a constat\u00e9 que R) avait inform\u00e9 le 20 f\u00e9vrier 2017 la soci\u00e9t\u00e9 SOCI\u00c9T\u00c9 X) qu\u2019elle serait absente pour cause de maladie. La soci\u00e9t\u00e9 SOCI\u00c9T\u00c9 X) n\u2019a pas contest\u00e9 avoir eu cette information. Au vu des pi\u00e8ces au dossier, notamment du certificat m\u00e9dical \u00e9tabli le 23 f\u00e9vrier 2017 par le m\u00e9decin traitant de R) , le Tribunal du travail a retenu que la demanderesse en cassation n\u2019avait pas respect\u00e9 son obligation de remettre son certificat m\u00e9dical d\u2019incapacit\u00e9 de travail dans un d\u00e9lai de trois jours \u00e0 son employeur conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 du r\u00e8glement interne de la soci\u00e9t\u00e9 SOCI\u00c9T\u00c9 X) .<\/p>\n<p>L\u2019article 44 alin\u00e9a 2 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 dispose que \u00ab Sauf cas de force majeure, l\u2019agent n\u2019ayant pas signal\u00e9 son absence en conformit\u00e9 des dispositions de l\u2019alin\u00e9a pr\u00e9c\u00e9dent est consid\u00e9r\u00e9 comme d\u00e9missionnaire d\u2019office en application de l\u2019article 40 du Statut du personnel des SOCI\u00c9T\u00c9 X) . Il en est de m\u00eame si le certificat m\u00e9dical vis\u00e9 \u00e0 l\u2019article 46 ne parvient pas au destinataire y pr\u00e9vu dans le d\u00e9lai imparti \u00bb.<\/p>\n<p>Le Tribunal retient que \u00ab l\u2019article 44 alin\u00e9a 2 pr\u00e9voit que si les dispositions relatives \u00e0 l\u2019information de l\u2019employeur et \u00e0 la remise du certificat m\u00e9dical ne sont pas respect\u00e9es, la cons\u00e9quence en est que l\u2019agent est d\u2019office consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant d\u00e9missionnaire, alors que l\u2019article 40 du Statut du personnel des SOCI\u00c9T\u00c9 X) se contente, par l\u2019usage de l\u2019expression \u00ab peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 \u00bb, d\u2019instaurer une possibilit\u00e9, impliquant de facto une n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019acte de l\u2019agent qui ne s\u2019est pas pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 son poste. \u00bb 1 .<\/p>\n<p>L\u2019article 40 du Statut du personnel des SOCI\u00c9T\u00c9 X) stipule pr\u00e9cis\u00e9ment que \u00ab La d\u00e9mission donn\u00e9e par un agent doit \u00eatre \u00e9crite, dat\u00e9e et sign\u00e9e. Elle doit avoir lieu en observant les d\u00e9lais de d\u00e9nonciation pr\u00e9vus au Code du travail. Peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 d&#039;office comme d\u00e9missionnaire tout agent qui, sauf dans le cas de force majeure, n&#039;aura pas rejoint son poste dans le d\u00e9lai imparti par la d\u00e9cision qui l&#039;y nomme \u00bb.<\/p>\n<p>Le Tribunal retient que l\u2019article 44 alin\u00e9a 2 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 ne serait pas conforme \u00e0 l\u2019article 40 du Statut du Personnel et que par cons\u00e9quent, il n\u2019y a pas lieu en l\u2019esp\u00e8ce d\u2019appliquer l\u2019article 44 alin\u00e9a 2 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13.<\/p>\n<p>Concernant l\u2019article 40 du Statut du Personnel, le Tribunal a consid\u00e9r\u00e9 qu\u2019il n\u2019y avait, en l\u2019esp\u00e8ce, pas eu un acte d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 du salari\u00e9, R) , qui exprime sa volont\u00e9 claire et explicite de ne plus prendre son service \u00e0 l\u2019avenir tel qu\u2019exig\u00e9 par l\u2019article 40.<\/p>\n<p>Le Tribunal a partant retenu qu\u2019il n\u2019y avait en l\u2019esp\u00e8ce pas eu de d\u00e9mission d\u2019office mais que R) a fait l\u2019objet, sous le couvert de l\u2019article 40 du Statut du Personnel, d\u2019une sanction disciplinaire s\u2019apparentant \u00e0 un licenciement.<\/p>\n<p>Le Tribunal retient encore que la soci\u00e9t\u00e9 SOCI\u00c9T\u00c9 X) n\u2019a pas respect\u00e9 la proc\u00e9dure applicable en mati\u00e8re de sanction disciplinaire, pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article 36 du Statut du Personnel, et que par ailleurs la sanction du licenciement de R) \u00e9tait manifestement disproportionn\u00e9e par rapport \u00e0 la faute commise \u00e0 savoir, de ne pas avoir communiqu\u00e9 le certificat m\u00e9dical dans les d\u00e9lais \u00e0 son employeur.<\/p>\n<p>En conclusion, le Tribunal du travail a retenu que le courrier du 23 f\u00e9vrier 2018 constituait dans le chef de R) une sanction disciplinaire irr\u00e9guli\u00e8re et abusive, s\u2019apparentant \u00e0 un licenciement irr\u00e9gulier et abusif.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOCI\u00c9T\u00c9 X) a relev\u00e9 appel de ce jugement.<\/p>\n<p>Par arr\u00eat n\u00b0102\/20 du 17 d\u00e9cembre 2020, la Cour d\u2019appel a reform\u00e9 le jugement pr\u00e9cit\u00e9 du 31 octobre 2018 et a d\u00e9bout\u00e9 R) de l\u2019ensemble de ses demandes.<\/p>\n<p>1 Tribunal du Travail, jugement n\u00b03493\/18 du 31 octobre 2018, p. 6, farde de pi\u00e8ces (premi\u00e8re instance) de Ma\u00eetre Gaston VOGEL, pi\u00e8ce n\u00b04<\/p>\n<p>La Cour d\u2019appel constate que c\u2019est par une application correcte de l\u2019article 46 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 que le Tribunal du travail a d\u00e9cid\u00e9 que \u00ab R) n\u2019a pas respect\u00e9 son obligation de remettre un certificat m\u00e9dical d\u2019incapacit\u00e9 de travail dans un d\u00e9lai de 3 jours \u00bb.<\/p>\n<p>Mais contrairement au Tribunal du travail, la Cour d\u2019appel a consid\u00e9r\u00e9 que les articles 44 alin\u00e9a 2 et 46 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 ainsi que l\u2019article 40 du Statut du Personnel \u00e9taient clairs et ne laissaient aucune marge d\u2019interpr\u00e9tation possible.<\/p>\n<p>La Cour retient que \u00ab le fait que l\u2019article 44 alin\u00e9a 2 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral renvoie \u00e0 l\u2019article 40 du Statut du Personnel afin de pr\u00e9ciser le terme de \u00ab d\u00e9missionnaire \u00bb, n\u2019implique aucunement que l\u2019ensemble de la proc\u00e9dure applicable en mati\u00e8re de \u00ab d\u00e9mission \u00bb, telle que pr\u00e9vue par l\u2019article 40 du Statut du Personnel, soit applicable \u00e0 un agent qui omet de remettre son certificat m\u00e9dical dans le d\u00e9lai requis par l\u2019article 46 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 \u00bb.<\/p>\n<p>La Cour d\u2019appel retient, par r\u00e9formation du tribunal de premi\u00e8re instance, que c\u2019est par une application correcte des articles 44 et 46 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 et de l\u2019article 40 du Statut du Personnel que la soci\u00e9t\u00e9 SOCI\u00c9T\u00c9 X ) a d\u00e9cid\u00e9 que R) \u00e9tait \u00e0 consid\u00e9rer comme d\u00e9missionnaire de son poste.<\/p>\n<p>Le pourvoi en cassation est dirig\u00e9 contre cet arr\u00eat.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019unique moyen de cassation : L\u2019unique moyen de cassation est tir\u00e9 de la \u00ab violation des articles 14 et 40 du Statut des SOCI\u00c9T\u00c9 X) \u00bb en ce que les juges d\u2019appel ont retenu que \u00ab le fait que l\u2019article 44 alin\u00e9a 2 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral renvoie \u00e0 l\u2019article 40 du Statut du Personnel afin de pr\u00e9ciser le terme de \u00ab d\u00e9missionnaire \u00bb, n\u2019implique aucunement que l\u2019ensemble de la proc\u00e9dure applicable en mati\u00e8re de \u00ab d\u00e9mission\u00bb, telle que pr\u00e9vue par l\u2019article 40 du Statut du Personnel, soit applicable \u00e0 un agent qui omet de remettre son certificat m\u00e9dical dans le d\u00e9lai requis par l\u2019article 46 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 \u00bb alors qu\u2019au v\u0153u de l\u2019article 14 du Statut des SOCI\u00c9T\u00c9 X), l\u2019article 44 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 n\u2019est pas applicable que pour autant qu\u2019il n\u2019entre pas en contrari\u00e9t\u00e9 avec \u00ab d\u2019autres droits et devoirs l\u00e9gaux \u00bb. La demanderesse en cassation de dire que suivant l\u2019article 14 du Statut des SOCI\u00c9T\u00c9 X) , l\u2019article 44 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 doit \u00eatre compatible avec le Statut afin de pouvoir \u00eatre appliqu\u00e9. La demanderesse en cassation reste cependant en d\u00e9faut de pr\u00e9ciser en quoi l\u2019article 44 ne serait pas compatible avec le Statut du Personnel. La demanderesse en cassation continue en relevant que l\u2019article 40 du Statut des SOCI\u00c9T\u00c9 X) stipule, premi\u00e8rement, qu\u2019il n\u2019est pas possible de consid\u00e9rer un agent SOCI\u00c9T\u00c9 X) d\u00e9missionnaire d\u2019office de plein droit et, deuxi\u00e8mement, que la force majeure est un obstacle \u00e0 la possibilit\u00e9 de consid\u00e9rer d\u2019office comme d\u00e9missionnaire l\u2019agent qui n\u2019a pas rejoint son poste. De ce constat, la demanderesse en cassation conclu qu\u2019 \u00ab en s\u2019abstenant d\u2019appr\u00e9cier si un cas de force majeure existait dans le chef de l\u2019agent R) et en s\u2019abstenant d\u2019examiner objectivement<\/p>\n<p>2 Cour d\u2019appel, arr\u00eat n\u00b0102\/20 du 17 d\u00e9cembre 2020, p.10<\/p>\n<p>si la situation de l\u2019agent R) pouvait entra\u00eener qu\u2019elle soit consid\u00e9r\u00e9e d\u00e9missionnaire d\u2019office c\u2019est-\u00e0-dire si sa situation \u00e9tait de nature \u00e0 pouvoir justifier in concreto qu\u2019elle soit consid\u00e9r\u00e9e d\u2019office comme d\u00e9missionnaire (analyse in concreto), la Cour d\u2019appel a viol\u00e9 la loi applicable (in specie les articles 14 et 40 du Statut SOCI\u00c9T\u00c9 X) ) \u00bb.<\/p>\n<p>Il est difficile de cerner le reproche que la demanderesse en cassation entend pr\u00e9cis\u00e9ment formuler \u00e0 l\u2019encontre des juges d\u2019appel. Dans son moyen de cassation, la demanderesse en cassation fait grief aux juges d\u2019appel d\u2019avoir appliqu\u00e9 l\u2019article 44 de l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral num\u00e9ro 13 en violation des articles 14 et 40 du Statut du personnel des SOCI\u00c9T\u00c9 X) alors que dans ses d\u00e9veloppements du moyen, elle reproche aux juges d\u2019appel de ne pas avoir appr\u00e9ci\u00e9 in concreto si R) pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme d\u00e9missionnaire d\u2019office et s\u2019il n\u2019y avait pas dans son chef un cas de force majeure, reproche qui s\u2019apparenterait plut\u00f4t \u00e0 un d\u00e9faut de motivation.<\/p>\n<p>Aux termes de l\u2019article 10, al 2 de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885 sur les pourvois et la proc\u00e9dure en cassation, chaque moyen ou chaque branche doit pr\u00e9ciser, sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9, le cas d\u2019ouverture invoqu\u00e9, la partie critiqu\u00e9e de la d\u00e9cision et ce en quoi celle- ci encourt le reproche all\u00e9gu\u00e9.<\/p>\n<p>La soussign\u00e9e estime que le moyen constitue un amalgame de consid\u00e9rations de droit non autrement structur\u00e9 qui ne r\u00e9pond pas aux conditions de clart\u00e9 et de pr\u00e9cision requises par la disposition pr\u00e9cit\u00e9e, ne permettant ainsi pas d\u2019en d\u00e9terminer le sens et la port\u00e9e.<\/p>\n<p>A cela s\u2019ajoute que le reproche aux juges d\u2019appel de s\u2019\u00eatre abstenus d\u2019analyser certains aspects juridiques \u00e9quivaut \u00e0 leur reprocher un d\u00e9faut de motifs.<\/p>\n<p>Le moyen articule partant deux cas d\u2019ouverture distincts \u00e0 savoir, d\u2019une part la violation de la loi et d\u2019autre part le d\u00e9faut de motivation.<\/p>\n<p>Finalement, il y a lieu de relever que les juges d\u2019appel ont tout simplement appr\u00e9ci\u00e9 les \u00e9l\u00e9ments de fait de la cause pour arriver \u00e0 la conclusion que la soci\u00e9t\u00e9 SOCI\u00c9T\u00c9 X) a d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 bon droit que R) \u00e9tait \u00e0 consid\u00e9rer comme d\u00e9missionnaire d\u2019office n\u2019ayant pas communiqu\u00e9 \u00e0 son employeur le certificat m\u00e9dical d\u2019incapacit\u00e9 end\u00e9ans les trois jours de son absence.<\/p>\n<p>Outre, le fait que le moyen ne respecte pas l\u2019article 10 alin\u00e9a 2 de la loi modifi\u00e9e du 18 f\u00e9vrier 1885, le moyen vise par ailleurs qu\u2019\u00e0 remettre en question l\u2019appr\u00e9ciation souveraine des juges du fond des \u00e9l\u00e9ments de fait de la cause, appr\u00e9ciation qui \u00e9chappe au contr\u00f4le de Votre Cour.<\/p>\n<p>Il en suit que l\u2019unique moyen de cassation ne saurait \u00eatre accueilli.<\/p>\n<p>Conclusion<\/p>\n<p>&#8211; Le pourvoi est recevable mais il est \u00e0 rejeter. Pour le Procureur g\u00e9n\u00e9ral d\u2019\u00c9tat l\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral<\/p>\n<p>Elisabeth EWERT<\/p>\n<p>9<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-de-cassation\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-de-cassation\/20240806-154144\/20220303-cas-2021-00013-31a-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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