{"id":673647,"date":"2026-04-24T16:29:06","date_gmt":"2026-04-24T14:29:06","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-janvier-2022-n-2021-00184-2\/"},"modified":"2026-04-24T16:29:10","modified_gmt":"2026-04-24T14:29:10","slug":"cour-superieure-de-justice-27-janvier-2022-n-2021-00184-2","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-27-janvier-2022-n-2021-00184-2\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 27 janvier 2022, n\u00b0 2021-00184"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 17\/22 &#8211; III \u2013 TRAV<\/p>\n<p>Exempt &#8211; appel en mati\u00e8re de droit du travail.<\/p>\n<p>Audience publique du vingt -sept janvier deux mille vingt -deux.<\/p>\n<p>Num\u00e9ro CAL-2021-00184 du r\u00f4le<\/p>\n<p>Composition:<\/p>\n<p>Alain THORN, pr\u00e9sident de chambre, Paul VOUEL, conseiller, Anne-Fran\u00e7oise GREMLING, conseiller, Isabelle HIPPERT, greffier.<\/p>\n<p>Entre :<\/p>\n<p>la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) s.\u00e0 r.l. en faillite, ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie et ayant eu son si\u00e8ge social \u00e0 L-(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son curateur, la soci\u00e9t\u00e9 E2M s.\u00e0 r.l.,<\/p>\n<p>appelante aux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice Josiane GLODEN d\u2019Esch-sur-Alzette du 15 d\u00e9cembre 2020,<\/p>\n<p>intim\u00e9e sur appel incident,<\/p>\n<p>comparant par la soci\u00e9t\u00e9 E2M s\u00e0rl, inscrite \u00e0 la liste V du Tableau de l\u2019ordre des avocats du Barreau de Luxembourg, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2419 Luxembourg, 2, rue du Fort Rheinsheim, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins des pr\u00e9sentes par Ma\u00eetre Max MAILLIET, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg.<\/p>\n<p>et :<\/p>\n<p>A, demeurant \u00e0 L-(\u2026),<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins du susdit exploit GLODEN,<\/p>\n<p>appelante par incident,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Patrice MBONYUMUTWA, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg.<\/p>\n<p>2 LA COUR D\u2019APPEL<\/p>\n<p>Vu l\u2019ordonnance de cl\u00f4ture du 21 septembre 2021.<\/p>\n<p>Par requ\u00eate d\u00e9pos\u00e9e au greffe du tribunal du travail de Luxembourg en date du 26 mars 2020, la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) s.\u00e0 r.l., (ci-apr\u00e8s : la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1)), fit convoquer son ancienne salari\u00e9e A, devant le tribunal du travail pour voir dire que \u00ab la mise \u00e0 pied imm\u00e9diate datant du 23 mars 2020 est int ervenue pour de justes motifs et que c\u2019est partant \u00e0 bon droit que le contrat de travail a \u00e9t\u00e9 r\u00e9sili\u00e9 par l\u2019employeur conform\u00e9ment \u00e0 la proc\u00e9dure pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article L.337-2(2) alin\u00e9a 1 er du Code du travail \u00bb et par voie de cons\u00e9quence, voir r\u00e9silier le contrat de travail avec effet \u00e0 la date de la mise \u00e0 pied avec effet imm\u00e9diat du 23 mars 2020, sinon \u00e0 la date du d\u00e9p\u00f4t de la requ\u00eate introductive d\u2019instance, sinon \u00e0 toute autre date \u00e0 d\u00e9terminer par le tribunal du travail.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) sollicita encore l\u2019allocation du montant de 1.500 euros sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile ainsi que la condamnation d\u2019A aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance.<\/p>\n<p>Par jugement de la XVi\u00e8me chambre du tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, du 5 juillet 2021, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) fut d\u00e9clar\u00e9e en faillite et la soci\u00e9t\u00e9 E2M s.\u00e0 r. l., repr\u00e9sent\u00e9e par Ma\u00eetre Claire RIOU-LE JEUNE, fut nomm\u00e9e curateur.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) exposa que suivant contrat de travail \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e conclu en date du 26 novembre 2019, prenant effet au 1 er janvier 2020, et assorti d\u2019une clause d\u2019essai de quatre mois, A fut engag\u00e9e en tant qu\u2019auditeur (pi\u00e8ce 1 de Ma\u00eetre Patrice MBONYUMUTWA).<\/p>\n<p>En date du 21 f\u00e9vrier 2020, pendant la p\u00e9riode d\u2019essai, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) r\u00e9silia avec pr\u00e9avis, le contrat de travail. Le d\u00e9lai de pr\u00e9avis fut assorti de la dispense de travail.<\/p>\n<p>Le 24 f\u00e9vrier 2020, par courriel adress\u00e9 \u00e0 son employeur, A demanda l\u2019annulation de cette r\u00e9siliation en raison de son \u00e9tat de grossesse d\u00fbment constat\u00e9 par certificat m\u00e9dical \u00e9tabli en date du 24 f\u00e9vrier 2020, par le docteur B , m\u00e9decin sp\u00e9cialiste en gyn\u00e9cologie-obst\u00e9trique (pi\u00e8ce 3 de Ma\u00eetre Patrice MBONYUMUTWA).<\/p>\n<p>Le 28 f\u00e9vrier 2020, A d\u00e9posa une requ\u00eate en nullit\u00e9 du licenciement aupr\u00e8s du pr\u00e9sident du tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg.<\/p>\n<p>Le 23 mars 2020, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) pronon\u00e7a la mise \u00e0 pied avec effet imm\u00e9diat pour faute grave dans le chef d\u2019A.<\/p>\n<p>3 Par requ\u00eate du 26 mars 2020, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) demanda au juge de d\u00e9clarer cette mise \u00e0 pied \u00ab bonne et valable \u00bb, la faute grave all\u00e9gu\u00e9e consistant, d\u2019apr\u00e8s elle, dans la d\u00e9couverte d\u2019\u00e9changes de courriels racistes envers C, une autre salari\u00e9e, et encore d\u00e9sobligeants envers la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) , et sollicita, par voie de cons\u00e9quence, la r\u00e9siliation du contrat de travail, avec effet au 23 mars 2020.<\/p>\n<p>Par ordonnance num\u00e9ro 1078\/20 du 23 avril 2020, la pr\u00e9sidente du tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg constata la nullit\u00e9 du licenciement avec pr\u00e9avis notifi\u00e9 \u00e0 A en date du 21 f\u00e9vrier 2020 et ordonna son maintien dans la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) \u00e0 partir de la date de ce licenciement, soit le 21 f\u00e9vrier 2020.<\/p>\n<p>Par ordonnance num\u00e9ro 1243\/20 du 19 mai 2020, la pr\u00e9sidente du tribunal du travail de et \u00e0 Luxembourg d\u00e9clara non fond\u00e9e, la demande d\u2019A en maintien de son salaire jusqu\u2019\u00e0 la solution d\u00e9finitive du litige.<\/p>\n<p>La VIII\u00e8me chambre de la Cour sup\u00e9rieure de justice, si\u00e9geant en mati\u00e8re de droit du travail, rendit en date du 1 er avril 2021, un arr\u00eat num\u00e9ro 33\/21, dont le dispositif est con\u00e7u comme suit :<\/p>\n<p>\u00ab d\u00e9clare l\u2019appel recevable, le dit partiellement fond\u00e9, partant, r\u00e9formant l\u2019ordonnance pr\u00e9sidentielle du 19 mai 2020, ordonne le maintien de la r\u00e9mun\u00e9ration d\u2019A \u00e0 partir du jour de la mise \u00e0 pied en attendant la solution d\u00e9finitive du litige, confirme l\u2019ordonnance pour autant qu\u2019elle a d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9e la demande d\u2019A en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour la premi\u00e8re instance, d\u00e9clare non fond\u00e9es les demandes respectives des parties bas\u00e9es sur l\u2019article 240 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile pour l\u2019instance d\u2019appel, condamne la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) aux frais et d\u00e9pens des deux instances. \u00bb<\/p>\n<p>A l\u2019appui de sa demande introduite aupr\u00e8s du tribunal du travail, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) pr\u00e9cisa que, suite au d\u00e9part d\u2019A cons\u00e9cutivement \u00e0 la r\u00e9siliation avec pr\u00e9avis du contrat \u00e0 l\u2019essai, C , la secr\u00e9taire de direction, responsable des ordinateurs et postes de travail, avait \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e en date du 24 f\u00e9vrier 2020, de pr\u00e9parer l\u2019ordinateur d\u2019A afin de sauvegarder d\u2019\u00e9ventuels documents en relation avec son travail. Le 26 f\u00e9vrier 2020, la secr\u00e9taire aurait inform\u00e9 son employeur que cet ordinateur \u00e9tait allum\u00e9, SOC 1)cessible sans autre protection, que le mot de passe \u00e9tait affich\u00e9 sur l\u2019\u00e9cran et que sur cet ordinateur, une discussion avait \u00e9t\u00e9 ouverte, notamment avec la salari\u00e9e D , par l\u2019interm\u00e9diaire de l\u2019application \u00ab WHATSAPP \u00bb. Or, d\u2019apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1), certains mots de cette discussion tels que repris \u00e0 la page 3 du jugement du 23 octobre 2020, ainsi que dans la requ\u00eate du 26 mars 2020, (pi\u00e8ce 6 de Ma\u00eetre Patrice MBONYUMUTWA), auraient \u00e9t\u00e9 r acistes, discriminatoires, injurieux et pour la plupart, \u00e9chang\u00e9s pendant les heures de travail.<\/p>\n<p>A toutes fins utiles, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) formula une offre de preuve par t\u00e9moins telle que plus amplement d\u00e9taill\u00e9e dans le jugement a quo.<\/p>\n<p>A demanda \u00e0 voir d\u00e9clarer \u00ab nulle et non avenue \u00bb, la mise \u00e0 pied du 23 mars 2020 pour reposer sur des motifs et preuves ill\u00e9gaux.<\/p>\n<p>Elle ne contesta pas \u00eatre \u00e0 l\u2019origine des messages litigieux, mais pr\u00e9cisa que la communication aurait eu lieu au moyen de l\u2019application priv\u00e9e \u00ab WHATSAPP \u00bb et que les propos en question auraient \u00e9t\u00e9 tir\u00e9s de leur contexte par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) .<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, elle conclut \u00e0 voir \u00e9carter ces messages au motif que la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) se serait procur\u00e9 des preuves en violation des conditions pr\u00e9vues au r\u00e8glement g\u00e9n\u00e9ral sur la protection des donn\u00e9es et de l\u2019article L.261-1 (1) du Code du travail et aurait partant viol\u00e9 l\u2019article 6 (1) du r\u00e8glement UE 2016\/679 du Parlement europ\u00e9en et du Conseil du 27 avril 2016.<\/p>\n<p>La Cour pr\u00e9cise d\u2019embl\u00e9e qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019article 6, intitul\u00e9 \u00ab lic\u00e9it\u00e9 du traitement \u00bb, du \u00ab r\u00e8glement (UE) 2016\/679 du Parlement europ\u00e9en et du Conseil du 27 avril 2016, relatif \u00e0 la protection des personnes physiques \u00e0 l&#039;\u00e9gard du traitement des donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel et \u00e0 la libre circulation de ces donn\u00e9es, et abrogeant la directive 95\/46\/CE (r\u00e8glement g\u00e9n\u00e9ral sur la protection des donn\u00e9es) \u00bb, tel que modifi\u00e9 par le \u00ab rectificatif au r\u00e8glement (UE) 2016\/679 du Parlement europ\u00e9en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif \u00e0 la protection des personnes physiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard du traitement des donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel et \u00e0 la libre circulation de ces donn\u00e9es, et abrogeant la directive 95\/46\/CE (r\u00e8glement g\u00e9n\u00e9ral sur la protection des donn\u00e9es). \u00bb<\/p>\n<p>A sollicita encore une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile.<\/p>\n<p>Par jugement contradictoire du 23 octobre 2020, le tribunal du travail d\u00e9clara la mise \u00e0 pied avec effet imm\u00e9diat du 23 mars 2020, non justifi\u00e9e, et l\u2019annula, dit la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) en r\u00e9siliation du contrat de travail, non fond\u00e9e, constata que la r\u00e9int\u00e9gration d\u2019A \u00e9tait de droit et condamna la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 500 euros ainsi qu\u2019au frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. La soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) fut encore d\u00e9bout\u00e9e de sa demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>A l\u2019appui de cette d\u00e9cision, le tribunal du travail d\u00e9tailla la fa\u00e7on dont les messages avaient pu \u00eatre d\u00e9couverts par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) , pour en arriver \u00e0 la conclusion que, si l\u2019employeur n\u2019avait pas exerc\u00e9 une surveillance prohib\u00e9e par l\u2019article L.261- 1 (1) du Code du travail, les messages priv\u00e9s, m\u00eame affich\u00e9s ou transmis par un<\/p>\n<p>5 ordinateur de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) , gardaient cependant leur nature priv\u00e9e, pr\u00e9cisant, en citant deux arr\u00eats , (CSJ VIII\u00e8me, 31 mai 2018, n\u00b043972 du r\u00f4le et CSJ, III\u00e8me, 12 novembre 2015, n\u00b041245), que \u00ab le fait que l\u2019application ait \u00e9t\u00e9 visible ou accessible ne suffisait pas \u00e0 d\u00e9montrer une quelconque intention de la divulgation de la part de la salari\u00e9e\u2026 \u00bb.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) , qui aurait d\u00fb \u00ab s\u2019abstenir de prendre connaissance de messages couverts par le secret des correspondances ne pouvait se pr\u00e9valoir de la communication WHATSAPP affich\u00e9e sur le poste de travail d\u2019A pour justifier la mise \u00e0 pied avec effet imm\u00e9diat du 23 mars 2020 \u00bb.<\/p>\n<p>Par exploit d\u2019huissier du 15 d\u00e9cembre 2020, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) interjeta r\u00e9guli\u00e8rement appel de ce jugement lui notifi\u00e9 le 6 novembre 2020.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s l\u2019appelante, le tribunal du travail aurait certes d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 bon droit qu\u2019elle n\u2019avait pas exerc\u00e9 de surveillance \u00ab continue et exclusive \u00bb au sens de l\u2019article L.261- 1(1) du Code du travail. Cependant l\u2019analyse subs\u00e9qu ente des juges de premi\u00e8re instance serait vici\u00e9e, \u00e9tant donn\u00e9 que le pr\u00e9tendu car act\u00e8re personnel des messages serait mis \u00e0 n\u00e9ant par le fait que \u00ab les applications auraient \u00e9t\u00e9 ouvertes et affich\u00e9es sans aucune protection par un mot de passe, sur l\u2019\u00e9cran d\u2019un ordinateur de travail\u2026 \u00bb.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) demande \u00e0 la Cour, par r\u00e9formation du jugement entrepris, de dire que la mise \u00e0 pied avec effet imm\u00e9diat du 23 mars 2020 est intervenue pour de justes motifs, conform\u00e9ment \u00e0 la proc\u00e9dure pr\u00e9vue par l\u2019article L.337-1 (2) du Code du travail, de confirmer que le contrat de travail est r\u00e9sili\u00e9 avec effet \u00e0 la date de la mise \u00e0 pied, sinon \u00e0 celle du d\u00e9p\u00f4t de la requ\u00eate adress\u00e9e au tribunal du travail, de d\u00e9bouter l\u2019intim\u00e9e de sa demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure et de la condamner aux frais et d\u00e9pens des deux instances.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e conclut \u00e0 la confirmation du jugement entrepris et revient \u00e0 son argumentaire en relation avec le caract\u00e8re priv\u00e9 des messages litigieux, sauf \u00e0 interjeter encore appel incident quant au montant de l\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure lui allou\u00e9e en premi\u00e8re instance. Elle r\u00e9clame le montant de 2.500 euros de ce chef.<\/p>\n<p>A r\u00e9clame \u00e9galement ce montant sur la m\u00eame base l\u00e9gale, pour l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>Par conclusions notifi\u00e9es en date du 10 ao\u00fbt 2021, Ma\u00eetre Max MAILLIET , le curateur de la faillite de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) , conclut au rejet de la demande de l\u2019intim\u00e9e en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, pour les deux instances, alors qu\u2019il serait in\u00e9quitable de mettre de telles sommes \u00e0 charge de la soci\u00e9t\u00e9 en faillite.<\/p>\n<p>6 A titre subsidiaire, il demande \u00e0 la Cour de fixer le montant d\u00fb et d\u2019en ordonner la d\u00e9claration au passif de la faillite.<\/p>\n<p>Il demande encore, en tout \u00e9tat de cause, de d\u00e9clarer la demande en r\u00e9int\u00e9gration irrecevable pour \u00eatre d\u00e9pourvue d\u2019objet, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) \u00e9tant en faillite.<\/p>\n<p>Appr\u00e9ciation de la Cour<\/p>\n<p>La mise \u00e0 pied et la notion de faute grave<\/p>\n<p>Aux termes de l\u2019article L. 337-1 (1) du Code du travail, il est interdit \u00e0 l\u2019employeur de notifier la rupture de la relation de travail ou, le cas \u00e9ch\u00e9ant, la convocation \u00e0 l\u2019entretien pr\u00e9alable d\u2019une femme salari\u00e9e lorsqu\u2019elle est en \u00e9tat de grossesse m\u00e9dicalement constat\u00e9 et pendant une p\u00e9riode de douze semaines suivant l\u2019accouchement.<\/p>\n<p>Ce m\u00eame article dispose en son paragraphe 2) qu\u2019\u00ab en cas de faute grave, l\u2019employeur a la facult\u00e9 de prononcer la mise \u00e0 pied imm\u00e9diate de la femme salari\u00e9e en attendant la d\u00e9cision d\u00e9finitive de la juridiction du travail sur sa demande en r\u00e9siliation du contrat de travail. Lorsque la juridiction du travail refuse de faire droit \u00e0 cette demande, la mise \u00e0 pied est annul\u00e9e et ses effets sont supprim\u00e9s de plein droit. \u00bb<\/p>\n<p>A d\u00e9faut de disposition l\u00e9gale contraire, et en l\u2019absence de d\u00e9finition sp\u00e9cifique de la notion de faute grave dans le contexte de l\u2019article L.337- (2) du Code du travail, la volont\u00e9 implicite du l\u00e9gislateur s\u2019exprime dans l\u2019assimilation de la notion de faute grave pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article L.124-10 du Code du travail, \u00e0 celle de l\u2019article L.337- 1 (2) de ce m\u00eame Code.<\/p>\n<p>Le tribunal du travail est d\u00e8s lors \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a d\u00e9cid\u00e9 que la notion de faute grave, pr\u00e9vue \u00e0 l\u2019article L.337-1 (2), doit s\u2019appr\u00e9cier de la m\u00eame fa\u00e7on pour une salari\u00e9e enceinte prot\u00e9g\u00e9e, que pour une salari\u00e9e ne tombant pas sous le r\u00e9gime de l\u2019article L.337-1 du Code du travail.<\/p>\n<p>La d\u00e9couverte des messages litigieux L\u2019article L.261-1 du Code du travail figurant au \u00ab Titre VI \u2013 Traitement de donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel \u00e0 des fins de surveillance dans le cadre des relations de travail \u00bb dispose notamment que \u00ab (1) Le traitement de donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re<\/p>\n<p>7 personnel \u00e0 des fins de surveillance des salari\u00e9s dans le cadre des relations de travail ne peut \u00eatre mis en \u0153uvre par l\u2019employeur que dans les cas vis\u00e9s \u00e0 l\u2019article 6, paragraphe 1er, lettres a) \u00e0 f), du r\u00e8glement (UE) 2016\/679 du Parlement europ\u00e9en et du Conseil du 27 avril 2016 relatif \u00e0 la protection des personnes physiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard du traitement des donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel et \u00e0 la libre circulation de ces donn\u00e9es et abrogeant la directive 95\/46\/CE (r\u00e8glement g\u00e9n\u00e9ral sur la protection des donn\u00e9es), et conform\u00e9ment aux dispositions du pr\u00e9sent article. (2) Sans pr\u00e9judice du droit \u00e0 l\u2019information de la personne concern\u00e9e, sont inform\u00e9s pr\u00e9alablement par l\u2019employeur : pour les personnes tombant sous l\u2019empire de la l\u00e9gislation sur le contrat de droit priv\u00e9 : le comit\u00e9 mixte ou, \u00e0 d\u00e9faut, la d\u00e9l\u00e9gation du personnel ou, \u00e0 d\u00e9faut encore, l\u2019inspection du travail et des mines ; pour les personnes tombant sous l\u2019empire d\u2019un r\u00e9gime statutaire : les organismes de repr\u00e9sentation du personnel tels que pr\u00e9vus par les lois et r\u00e8glements aff\u00e9rents. Cette information pr\u00e9alable contient une description d\u00e9taill\u00e9e de la finalit\u00e9 du traitement envisag\u00e9, ainsi que des modalit\u00e9s de mise en \u0153uvre du syst\u00e8me de surveillance et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, la dur\u00e9e ou les crit\u00e8res de conservation des donn\u00e9es, de m\u00eame qu\u2019un engagement formel de l\u2019employeur de la non- utilisation des donn\u00e9es collect\u00e9es \u00e0 une finalit\u00e9 autre que celle pr\u00e9vue explicitement dans l\u2019information pr\u00e9alable. (3) Lorsque le traitement des donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel pr\u00e9vu au paragraphe 1er est mis en \u0153uvre : 1. pour les besoins de s\u00e9curit\u00e9 et de sant\u00e9 des salari\u00e9s, 2. pour le contr\u00f4le de production ou des prestations du salari\u00e9, lorsqu\u2019une telle mesure est le seul moyen pour d\u00e9terminer le salaire exac t, ou 3. dans le cadre d\u2019une organisation de travail selon l\u2019horaire mobile conform\u00e9ment aux dispositions du pr\u00e9sent code, les dispositions pr\u00e9vues aux articles L.211- 8, L.414- 9 et L.423- 1 s\u2019appliquent, sauf lorsque le traitement r\u00e9pond \u00e0 une obligation l\u00e9gale ou r\u00e9glementaire\u2026\u00bb.<\/p>\n<p>Le r\u00e8glement (UE) 2016\/679 du Parlement europ\u00e9en et du Conseil du 27 avril 2016 cit\u00e9 ci-avant, dispose au paragraphe 1 er de l\u2019article 6, intitul\u00e9 \u00ab Lic\u00e9it\u00e9 du traitement \u00bb, que :<\/p>\n<p>1. Le traitement n&#039;est licite que si, et dans la mesure o\u00f9, au moins une des conditions suivantes est remplie:<\/p>\n<p>a) la personne concern\u00e9e a consenti au traitement de ses donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel pour une ou plusieurs finalit\u00e9s sp\u00e9cifiques;<\/p>\n<p>b) le traitement est n\u00e9cessaire \u00e0 l&#039;ex\u00e9cution d&#039;un contrat auquel la personne concern\u00e9e est partie ou \u00e0 l&#039;ex\u00e9cution de mesures pr\u00e9contractuelles prises \u00e0 la demande de celle- ci;<\/p>\n<p>c) le traitement est n\u00e9cessaire au respect d&#039;une obligation l\u00e9gale \u00e0 laquelle le responsable du traitement est soumis;<\/p>\n<p>d) le traitement est n\u00e9cessaire \u00e0 la sauvegarde des int\u00e9r\u00eats vitaux de la personne concern\u00e9e ou d&#039;une autre personne physique;<\/p>\n<p>e) le traitement est n\u00e9cessaire \u00e0 l&#039;ex\u00e9cution d&#039;une mission d&#039;int\u00e9r\u00eat public ou relevant de l&#039;exercice de l&#039;autorit\u00e9 publique dont est investi le responsable du traitement;<\/p>\n<p>f) le traitement est n\u00e9cessaire aux fins des int\u00e9r\u00eats l\u00e9gitimes poursuivis par le responsable du traitement ou par un tiers, \u00e0 moins que ne pr\u00e9valent les int\u00e9r\u00eats ou les libert\u00e9s et droits fondamentaux de la personne concern\u00e9e qui exigent une protection des donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel, notamment lorsque la personne concern\u00e9e est un enfant\u2026\u00bb.<\/p>\n<p>Or, la d\u00e9couverte des messages litigieux ne r\u00e9sulte pas de la mise en place par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) d\u2019un traitement \u00ab de donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel \u00e0 des fins de surveillance des salari\u00e9s dans le cadre des relations de travail \u00bb, mais de la pr\u00e9sence de certains de ces messages sur l\u2019\u00e9cran de l\u2019ordinateur, mis \u00e0 disposition de l\u2019intim\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) , dans le cadre de son travail, alors que cet outil informatique \u00e9tait librement accessible, allum\u00e9 et non prot\u00e9g\u00e9 par un mot de passe.<\/p>\n<p>La recherche ponctuelle subs\u00e9quente effectu\u00e9e par la secr\u00e9taire de direction dans le cadre de l a mission qui lui avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e par son employeur, a permis de d\u00e9couvrir d\u2019autres messages \u00e9chang\u00e9s au moyen de l\u2019application priv\u00e9e \u00ab WHATSAPP \u00bb, qu\u2019A utilisait sur l\u2019ordinateur de son poste de travail en le connectant \u00e0 son t\u00e9l\u00e9phone portable.<\/p>\n<p>Dans ces conditions, le tribunal du travail est \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a d\u00e9cid\u00e9 que \u00ab la d\u00e9couverte des \u00e9changes \u00ab WHATSAPP \u00bb litigieux suite au licenciement avec pr\u00e9avis d\u2019A lors d\u2019une recherche ponctuelle de documents \u00e0 sauvegarder avant la remise \u00e0 z\u00e9ro de l\u2019ordinateur ne tombe, d\u00e8s lors, pas sous la d\u00e9finition d\u2019une surveillance continue et exclusive prohib\u00e9e par l\u2019article L.261- 1 (1) du Code du travail \u00bb.<\/p>\n<p>Tel que mis en exergue par la juridiction de premi\u00e8re instance, le droit de l\u2019employeur de surveiller l\u2019activit\u00e9 de ses salari\u00e9s se voit limit\u00e9 par le respect de l\u2019intimit\u00e9 de la vie priv\u00e9e du salari\u00e9 dont font n\u00e9cessairement partie les discussions \u00e9chang\u00e9es sur ou \u00e0 partir d\u2019une messagerie priv\u00e9e. Cependant, en l\u2019esp\u00e8ce, il est \u00e9tabli et non contest\u00e9 par l\u2019intim\u00e9e, que les messages litigieux ont \u00e9t\u00e9 \u00e9chang\u00e9s sur l\u2019ordinateur professionnel mis \u00e0 sa disposition par son employeur, au moyen de l\u2019application priv\u00e9e \u00ab WHATSAPP \u00bb, qu\u2019elle avait d\u00e9cid\u00e9 d\u2019y connecter, alors que les messages \u00e9chang\u00e9s n\u2019\u00e9taient pas sp\u00e9cifiquement identifi\u00e9s comme relevant de son intimit\u00e9 personnelle et priv\u00e9e et qu\u2019ils \u00e9taient librement accessibles.<\/p>\n<p>En laissant cet ordinateur allum\u00e9 et non prot\u00e9g\u00e9 par un mot de passe, permettant la lecture directe sur l\u2019\u00e9cran de certains des messages faisant partie de l\u2019ensemble des \u00e9changes d\u00e9couverts par la suite, A a n\u00e9cessairement conf\u00e9r\u00e9 \u00e0 ces messages un caract\u00e8re professionnel, non prot\u00e9g\u00e9 par le secret des correspondances.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, il est d\u00e8s lors indiff\u00e9rent que l\u2019intim\u00e9e n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sente lors de la d\u00e9couverte des messages en cause.<\/p>\n<p>Faute de pr\u00e9cisions et d\u2019\u00e9l\u00e9ment probant, la Cour ne saurait accorder cr\u00e9dit \u00e0 l\u2019affirmation de l\u2019intim\u00e9e que, lors de son d\u00e9part pr\u00e9cipit\u00e9 le jour de son licenciement en date du 21 f\u00e9vrier 2020, \u00ab elle a \u00e9t\u00e9 press\u00e9e par la secr\u00e9taire de direction de l\u2019appelante, de sorte qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9e de se d\u00e9connecter de ses applications sur l\u2019ordinateur et a seulement eu le temps de fermer ses applications et de r\u00e9cup\u00e9rer son sac et ses quelques affaires \u00bb.<\/p>\n<p>Aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier ne permet par ailleurs de retenir qu\u2019A aurait inform\u00e9 son employeur de la pr\u00e9sence sur son ordinateur professionnel d\u2019une messagerie qualifi\u00e9e de priv\u00e9e, respectivement, aurait demand\u00e9 le temps n\u00e9cessaire pour l\u2019effacer.<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 la d\u00e9cision du tribunal du travail, qui est \u00e0 r\u00e9former sur ce point, le contenu de la messagerie d\u00e9couvert et consult\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) dans les circonstances de l\u2019esp\u00e8ce, pouvait par la suite \u00eatre utilis\u00e9 par l\u2019employeur \u00e0 l\u2019appui de la mise \u00e0 pied d\u2019A.<\/p>\n<p>Le caract\u00e8re des messages litigieux Il ressort de la lecture du nombre \u00e9lev\u00e9 de messages \u00e9chang\u00e9s pendant le temps de travail, (pi\u00e8ce 12 de Ma\u00eetre Max MAILLIET), d\u00e9couverts sur la p\u00e9riode de travail relativement courte d\u2019A, que leur nature est souvent irrespectueuse, d\u00e9nigrante et pour certains, gravement injurieuse, tant envers l\u2019employeur, qu\u2019envers la salari\u00e9e C. Ainsi le fait qualifier une coll\u00e8gue de travail de \u00ab lying bitch \u00bb (page 5, courriel de 10.54 heures, pi\u00e8ce 12 de Ma\u00eetre Max MAILLIET) , d\u2019\u00e9crire que C , \u00ab is acting like a stupid ghetto girl \u00bb ( page 8, courriel de 15.40 heures, pi\u00e8ce 12 de Ma\u00eetre Max MAILLIET), de parler des coll\u00e8gues de travail dont C en les d\u00e9crivant comme \u00e9tant des \u00ab bloody lonely alcoholics \u00bb (page 19, courriel de 9.58 heures, pi\u00e8ce de Ma\u00eetre Max MAILLIET), ne font qu\u2019illustrer le comportement et l\u2019attitude d\u2019A envers ses coll\u00e8gues de travail et son employeur qui est d\u00e9crit comme \u00e9tant un \u00ab cra zy boss \u00bb (page 21, courriel de 13.04 heures, pi\u00e8ce 12 de Ma\u00eetre Max MAILLIET) et dont la<\/p>\n<p>10 v\u00e9ritable ampleur d\u00e9coule de la totalit\u00e9 de messages, qu\u2019il serait inopportun de reproduire dans leur int\u00e9gralit\u00e9.<\/p>\n<p>Aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier ne permet par ailleurs de confirmer que ces messages auraient \u00e9t\u00e9 sortis de leur contexte. L es propos \u00e9chang\u00e9s sont clairs et non \u00e9quivoques.<\/p>\n<p>Aux termes de l\u2019article L.124-10 (2) du Code du travail, le motif grave se d\u00e9finit comme \u00e9tant \u00ab tout fait ou faute qui rend imm\u00e9diatement et d\u00e9finitivement impossible le maintien des relations de travail \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9change de ces messages totalement inappropri\u00e9s est constitutif d\u2019un comportement fautif d\u2019une gravit\u00e9 telle que la poursuite de la relation de travail est devenue imm\u00e9diatement et d\u00e9finitivement impossible.<\/p>\n<p>Etant conforme aux dispositions de l\u2019article L.337- 1 (2) du Code du travail, la mise \u00e0 pied d\u2019A doit \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e justifi\u00e9e, et la demande en r\u00e9siliation du contrat de travail doit \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e fond\u00e9e, par r\u00e9formation du jugement entrepris.<\/p>\n<p>L\u2019appel est d\u00e8s lors fond\u00e9 sur ce point.<\/p>\n<p>Les indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure Au vu de la d\u00e9cision \u00e0 intervenir, le jugement a quo est encore \u00e0 r\u00e9former en ce qu\u2019il a allou\u00e9 une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure \u00e0 A et a condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) \u00e0 lui payer le montant de cinq cents euros sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. La soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) doit donc \u00eatre d\u00e9charg\u00e9e de cette condamnation. Sur base de la m\u00eame motivation, l\u2019appel incident de l\u2019intim\u00e9e, tendant \u00e0 l\u2019allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros pour la premi\u00e8re instance, n\u2019est pas fond\u00e9, de m\u00eame que la demande en allocation de ce montant pour l\u2019instance d\u2019appel. Faute pour la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) d\u2019\u00e9tablir l\u2019iniquit\u00e9 requise par l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, la demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure n\u2019est pas fond\u00e9e, pour l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS :<\/p>\n<p>11 la Cour d\u2019appel, troisi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re de droit du travail, statuant contradictoirement,<\/p>\n<p>re\u00e7oit les appels principal et incident,<\/p>\n<p>dit l\u2019appel incident non fond\u00e9,<\/p>\n<p>dit l\u2019appel principal fond\u00e9,<\/p>\n<p>r\u00e9formant,<\/p>\n<p>dit la mise \u00e0 pied avec effet imm\u00e9diat du 23 mars 2020, justifi\u00e9e,<\/p>\n<p>dit la demande de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) s.\u00e0 r.l. (en faillite), en r\u00e9siliation du contrat de travail d\u2019A, fond\u00e9e,<\/p>\n<p>dit le contrat de travail \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e du 26 novembre 2019, prenant effet au 1 er janvier 2020, conclu entre A et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) s.\u00e0 r.l., (en faillite), r\u00e9sili\u00e9, avec effet au 23 mars 2020,<\/p>\n<p>d\u00e9charge la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 respo nsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) s.\u00e0 r.l. de la condamnation au paiement du montant de 500 euros \u00e0 A , \u00e0 titre d\u2019indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, telle que prononc\u00e9e en premi\u00e8re instance,<\/p>\n<p>d\u00e9clare la demande de soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) s.\u00e0 r.l. sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, non fond\u00e9e, pour l\u2019instance d\u2019appel,<\/p>\n<p>condamne A aux frais et d\u00e9pens des deux instances.<\/p>\n<p>La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Monsieur le pr\u00e9sident de chambre Alain THORN, en pr\u00e9sence du greffier Isabelle HIPPERT.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/20240827-155131\/20220127-cal-2021-00184-17-arret-a-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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