{"id":675983,"date":"2026-04-24T23:14:37","date_gmt":"2026-04-24T21:14:37","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-25-novembre-2021-n-2019-04363\/"},"modified":"2026-04-24T23:14:40","modified_gmt":"2026-04-24T21:14:40","slug":"tribunal-darrondissement-25-novembre-2021-n-2019-04363","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-25-novembre-2021-n-2019-04363\/","title":{"rendered":"Tribunal d&#8217;arrondissement, 25 novembre 2021, n\u00b0 2019-04363"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Jugement commercial 2021TALCH06\/01728 Audience publique dujeudi,vingt-cinq novembre deux mille vingt et un. Num\u00e9ro de r\u00f4le TAL-2019-04363 Composition: Maria FARIA ALVES, vice-pr\u00e9sidente; Jackie MORES, 1 er juge; Muriel WANDERSCHEID, juge; ClaudeROSENFELD, greffier. Entre: la soci\u00e9t\u00e9\u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)CORPORATION SARL, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE1.), inscrite au Registre de Commerce et desSoci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous lenum\u00e9roNUMERO1.),repr\u00e9sent\u00e9e par ses g\u00e9rants actuellement en fonctions, demanderesse,comparantpar la soci\u00e9t\u00e9 anonymeWILDGEN SA,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2320 Luxembourg, 69, boulevard de la P\u00e9trusse,immatricul\u00e9e au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B212946,repr\u00e9sent\u00e9e aux fins delapr\u00e9senteproc\u00e9dureparMa\u00eetre Eric PERRU, avocat \u00e0 la Cour, en remplacement deMa\u00eetreKarine VILRET, avocat \u00e0 la Cour,les deuxdemeurant \u00e0Luxembourg, et: 1.la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)REPORTING SARL ,en faillite, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.), inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro NUMERO2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son curateur actuellement en fonctions, d\u00e9fenderesse,comparant par Ma\u00eetre Vincent ALLENO, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Strassen, 2.la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE2.)SARL,en faillite, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE3.), inscrite au Registre de Commerce et des<\/p>\n<p>2 Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO3.), repr\u00e9sent\u00e9e par son curateur actuellement en fonctions, d\u00e9fenderesse,comparant par Ma\u00eetre Christian STEINMETZ, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, 3.MonsieurPERSONNE1.), n\u00e9 leDATE1.)\u00e0(&#8230;)(France), demeurant \u00e0 F- ADRESSE4.), d\u00e9fendeur,comparant en personne, 4.MonsieurPERSONNE2.), demeurant \u00e0 L-ADRESSE5.), d\u00e9fendeur,ayant initialement comparu par Ma\u00eetre St\u00e9phanie STAROWICZ, actuellement d\u00e9faillant, 5.MonsieurPERSONNE3.), n\u00e9 leDATE2.)\u00e0(&#8230;)(France), demeurant \u00e0 L- ADRESSE5.), d\u00e9fendeur,ayant initialement comparu par Ma\u00eetre St\u00e9phanie STAROWICZ, actuellement d\u00e9faillant, 6.MonsieurPERSONNE4.), n\u00e9 leDATE3.)\u00e0(&#8230;)(Belgique), demeurant \u00e0 B- ADRESSE6.), d\u00e9fendeur,comparant par Ma\u00eetre Am\u00e9lie BAGNES, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. _______________________________________________________________________<\/p>\n<p>3 FAITS: Par exploit de l\u2019huissier de justiceTom NILLES d\u2019Esch-sur-Alzetteen date du30 avril 2019, la demanderesse a fait donner assignationaux d\u00e9fendeurs\u00e0 compara\u00eetre le vendredi, 7 juin 2019\u00e0 9.00 heures devant le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, deuxi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, Cit\u00e9 Judiciaire, Plateau du Saint- Esprit, 1 er \u00e9tage, salle CO.1.01, pour y entendre statuer sur le m\u00e9rite de la demande contenue dans ledit exploit d\u2019huissier ci-apr\u00e8s reproduit:<\/p>\n<p>4 L\u2019affaire fut inscrite sous le num\u00e9ro TAL-2019-04363du r\u00f4le pour l\u2019audience publique du 7 juin 2019devant la deuxi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commercialeet remise \u00e0 celle du11 juin 2019devant la sixi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale. L\u2019affaire fut utilement retenue lors de l\u2019audience publique du 5 octobre 2021, lors de laquelle les d\u00e9bats eurent lieu comme suit: Ma\u00eetreEric PERRU, enremplacement de Ma\u00eetre Karine VILRET,donna lecture de l\u2019acte introductif d\u2019instance et exposa les moyensde sapartie. Ma\u00eetre Am\u00e9lie BAGNES r\u00e9pliqua et exposa ses moyens. MonsieurPERSONNE1.)r\u00e9pliqua et exposa ses moyens. Ma\u00eetres Vincent ALLENO et Christian STEINMETZn\u2019ont pas comparu \u00e0 l\u2019audience. MonsieurPERSONNE2.)et MonsieurPERSONNE3.)firent d\u00e9faut. Sur ce, letribunal prit l\u2019affaire end\u00e9lib\u00e9r\u00e9 et rendit \u00e0 l\u2019audience publique de ce jour le jugement qui suit : Faits La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)REPORTING (ci-apr\u00e8s, \u00abSOCIETE1.) REPORTING\u00bb ou la \u00abSoci\u00e9t\u00e9\u00bb) a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e en date du 29 novembre 2016, avec pour associ\u00e9s la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)CORPORATION SARL (ci- apr\u00e8s, \u00abSOCIETE1.)CORPORATION \u00bb) \u00e0 hauteur de 30 % des parts sociales, la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE2.)(ci-apr\u00e8s, \u00abSOCIETE2.)\u00bb) \u00e0 hauteur de 56 % des parts sociales etPERSONNE1.)\u00e0 hauteur de 14 % des parts sociales (ci-apr\u00e8s ensemble, les \u00abAssoci\u00e9s\u00bb). SOCIETE1.) CORPORATION, SOCIETE2.) etPERSONNE1.) (ci-apr\u00e8s, \u00abPERSONNE1.)\u00bb) ont conclu un pacte d\u2019associ\u00e9s en date du 5 septembre 2016 et un protocole d\u2019accord en date du 10 ao\u00fbt 2016. SOCIETE2.)a d\u00e9velopp\u00e9 un logiciel d\u00e9nomm\u00e9 MEDIA1.)(ci-apr\u00e8s, le \u00ablogiciel MEDIA1.)\u00bb). En date du 8 d\u00e9cembre 2017,SOCIETE2.)etSOCIETE1.)REPORTING ont conclu une convention de cession des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle portant sur le syst\u00e8meMEDIA1.) (ci-apr\u00e8s, la \u00abConvention de cession\u00bb) contre paiement d\u2019un prix de 2.200.000.-euros parSOCIETE1.)REPORTING \u00e0 SOCIETE2.)suivant les modalit\u00e9s de paiement convenues. SOCIETE1.)REPORTING a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e en \u00e9tat de faillite par jugement du tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale du 15 novembre 2019 et Ma\u00eetre Vincent ALLENOa \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e curateur de la faillite.<\/p>\n<p>5 SOCIETE2.)a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e en \u00e9tat de faillite par jugement du tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale du 30 octobre 2020 et Ma\u00eetre Christian STEINMETZa \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e curateur de la faillite. Ant\u00e9rieurement \u00e0 la faillite,PERSONNE3.)(ci-apr\u00e8s, \u00abPERSONNE3.)\u00bb) \u00e9tait le g\u00e9rant unique deSOCIETE2.). PERSONNE5.)etPERSONNE6.)sont les co-g\u00e9rants deSOCIETE1.)CORPORATION. Proc\u00e9dure Par exploit d\u2019huissier de justice du 30 avril 2019,SOCIETE1.)a donn\u00e9 assignation \u00e0 SOCIETE1.)REPORTING,SOCIETE2.),PERSONNE1.),PERSONNE2.),PERSONNE3.) etPERSONNE4.)\u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)REPORTING a initialement comparu par la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e NCS AVOCATS SARL, repr\u00e9sent\u00e9e par Ma\u00eetre Aline CONDROTTE, qui a d\u00e9pos\u00e9 son mandat en date du 7 octobre 2019. PERSONNE2.) etPERSONNE3.) ont initialement comparu par Ma\u00eetre St\u00e9phanie STAROWICZ, qui a d\u00e9pos\u00e9 son mandat en date du 10 d\u00e9cembre 2020. Le curateur de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)REPORTING, Ma\u00eetre Vincent ALLENO et le curateur de la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE2.), Ma\u00eetre Christian STEINMETZ, se sont pr\u00e9sent\u00e9s dans la pr\u00e9sente affaire par courriers des 5 mars et 19 septembre 2020 respectivement. Ils n\u2019ont toutefois pas comparu \u00e0 l\u2019audience des plaidoiries du 5 octobre 2021et ont indiqu\u00e9, par \u00e9crit pr\u00e9alable, vouloir se rapporter \u00e0 prudence de justice. Il y a lieu de statuer contradictoirement \u00e0 l\u2019\u00e9gard de toutes les parties, chacune d\u2019elles comparant ou ayant initialement comparu \u00e0 la proc\u00e9dure. Quant \u00e0 la recevabilit\u00e9 de l\u2019assignation Lors de l\u2019audience de plaidoiries, la mandataire d\u2019PERSONNE4.)a soulev\u00e9in limine litisla nullit\u00e9 de l\u2019assignation, sinon l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019assignation \u00e0 son \u00e9gard pour cause de libell\u00e9 obscur sur base de l\u2019article 154 alin\u00e9a 1 er du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. PERSONNE4.)explique qu\u2019\u00e0 la lecture de l\u2019assignation, le litige porte sur un conflit d\u2019actionnaire et la demande est bas\u00e9e sur l\u2019abus de majorit\u00e9 dans le chef de l\u2019associ\u00e9 majoritaire. Or, n\u2019ayant \u00e9t\u00e9 que salari\u00e9 et g\u00e9rant deSOCIETE1.)REPORTING, PERSONNE4.)indique ne pas comprendre sur quelle base il pourrait \u00eatre condamn\u00e9 au titre d\u2019un abus de majorit\u00e9. Par ailleurs, si sa responsabilit\u00e9 de g\u00e9rant devait \u00eatre recherch\u00e9e, la partie demanderesse ne pr\u00e9ciserait pas sur base de quellesdispositions, ni si les conditions de la responsabilit\u00e9 aggrav\u00e9e des dirigeants seraient remplies. En particulier, aucun lien de causalit\u00e9 ne serait \u00e9voqu\u00e9 dans l\u2019assignation entre le pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9 et les pr\u00e9tendus manquements lui reproch\u00e9s.<\/p>\n<p>6 Comme il ne comprendrait pas ce qui lui est reproch\u00e9, il n\u2019aurait pas pu pr\u00e9parer utilement sa d\u00e9fense. SOCIETE1.)CORPORATION conteste le moyen de nullit\u00e9 soulev\u00e9 et conclut \u00e0 la recevabilit\u00e9 de sa demande. A l\u2019audience de plaidoiries, elle pr\u00e9cise demander des dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 l\u2019encontre d\u2019PERSONNE4.)au titre des fautes de gestion commises par ce dernier en tant que g\u00e9rant deSOCIETE1.)REPORTING, ainsi qu\u2019au titre de son implication dans l\u2019association de fait des autres associ\u00e9s et la cr\u00e9ation d\u2019une nouvelle structure parSOCIETE2.).PERSONNE4.) aurait pris fait et cause pourSOCIETE2.)au d\u00e9triment de la Soci\u00e9t\u00e9. Il est de principe que l\u2019acte introductif doit contenir l\u2019objet de la demande et un expos\u00e9 sommaire des moyens. L\u2019article 154 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile dispose entre autre que l\u2019assignation doit \u00e9noncer l\u2019objet de la demande et contenir l\u2019expos\u00e9 sommaire des moyens, \u00e0 peine de nullit\u00e9. Cette disposition l\u00e9gale doit \u00eatre entendue en ce sens que l\u2019indication exacte des pr\u00e9tentions et la d\u00e9signation des circonstances de fait qui forment la base de la demande sont requises. La description des faits doit \u00eatre suffisamment pr\u00e9cise pour mettre le juge en mesure de d\u00e9terminer le fondement juridique de la demande, pour ne pas laisser le d\u00e9fendeur se m\u00e9prendre sur l&#039;objet de celle-ci et pour lui permettre le choix des moyens de d\u00e9fense appropri\u00e9s. L\u2019objet d\u2019une demande en justice est constitu\u00e9 par les pr\u00e9tentions du demandeur alors que la cause d\u2019une telle demande consiste dans l\u2019ensemble des faits se trouvant \u00e0 la base de la demande. Si la cause peut \u00eatre d\u00e9crite sommairement, le libell\u00e9 de la pr\u00e9tention formul\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre de l\u2019adversaire doit \u00eatre \u00e9nonc\u00e9 de fa\u00e7on claire, compl\u00e8te et exacte de fa\u00e7on \u00e0 d\u00e9terminer et d\u00e9limiter l\u2019objet initial du litige afin de permettre non seulement\u00e0 la partie d\u00e9fenderesse d\u2019\u00e9laborer d\u2019ores-et-d\u00e9j\u00e0 ses moyens en connaissance de cause, et \u00e9ventuellement, transiger si elle l\u2019estime n\u00e9cessaire, mais encore au tribunal de conna\u00eetre exactement le litige dont il est saisi pour qu\u2019il puisse se prononcer surle fond. L\u2019inobservation des dispositions du pr\u00e9dit article est sanctionn\u00e9e par la nullit\u00e9 de l\u2019acte introductif d\u2019instance, elle ne peut \u00eatre couverte par des conclusions ult\u00e9rieures. La nullit\u00e9 pour libell\u00e9 obscur est une nullit\u00e9 de forme dont la mise en \u0153uvre est soumise aux conditions de l\u2019article 264 du nouveau code de proc\u00e9dure civile. La nullit\u00e9 pour vice de forme ne peut \u00eatre prononc\u00e9e que si l\u2019inobservation de la formalit\u00e9, m\u00eame substantielle, a eu pour effet de porter atteinte aux int\u00e9r\u00eats de la partie adverse. C\u2019est au juge qu\u2019il appartient d\u2019appr\u00e9cier souverainement si un libell\u00e9 donn\u00e9 est suffisamment pr\u00e9cis et explicite. (TAL, 10i\u00e8me, 21 octobre 2016, n\u00b0 158600 et 171502 du r\u00f4le).<\/p>\n<p>7 Il ressort du dispositif de l\u2019assignation que l\u2019objet de la demande est d\u2019obtenir la condamnation solidaire, sinonin solidum, sinon chacune pour le tout de dommages et int\u00e9r\u00eats \u00abr\u00e9sultant de l\u2019abus de majorit\u00e9 commis par elles\u00bb. Les pr\u00e9cisions suppl\u00e9mentaires sont donn\u00e9es dans le corps de l\u2019assignation.SOCIETE1.) CORPORATION indiquequ\u2019elle \u00abentend faire cesser les nombreux manquements graves \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat social de la Soci\u00e9t\u00e9 et \u00e0 la loi sur les soci\u00e9t\u00e9s commerciales du 10 ao\u00fbt 1915 telle que modifi\u00e9e, qu\u2019elle a constat\u00e9s. La demanderesse entend \u00e9galement mettre en cause la responsabilit\u00e9 des autres Associ\u00e9s, respectivement du ou des g\u00e9rant(s) en fonction et r\u00e9clamer r\u00e9paration de son dommage. La demanderesse entend finalement demander r\u00e9paration par l\u2019Associ\u00e9 Majoritaire, respectivement ses b\u00e9n\u00e9ficiaires \u00e9conomiques, eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019abus de majorit\u00e9 dont elle est victime en tant qu\u2019Associ\u00e9 Minoritaire\u00bb. Aussi,SOCIETE1.)CORPORATION indique vouloir agir en responsabilit\u00e9 tant contre les associ\u00e9s que contre les g\u00e9rants en fonctions afin de r\u00e9clamer r\u00e9paration de son dommage. Au-del\u00e0 du fait qu\u2019au jour de l\u2019assignation,PERSONNE4.)n\u2019\u00e9tait plus g\u00e9rant de la Soci\u00e9t\u00e9, la demande en condamnation reprise au dispositif ne vise que les dommages et int\u00e9r\u00eats r\u00e9sultant d\u2019un pr\u00e9tendu abus de majorit\u00e9. Il aurait donc appartenu \u00e0SOCIETE1.)CORPORATION d\u2019expliquer sur quelle base la responsabilit\u00e9 d\u2019un g\u00e9rant pourrait \u00eatre recherch\u00e9e du chef d\u2019un abus de majorit\u00e9 de l\u2019associ\u00e9 majoritaire. Or, l\u2019assignation ne donne pas de pr\u00e9cision \u00e0 cet \u00e9gard. De plus, les parties d\u00e9fenderesses sont toutes assign\u00e9es en condamnation solidaire, sinon in solidumsans explication dans quelle mesure ce pr\u00e9judice serait li\u00e9e \u00e0 une faute commise parPERSONNE4.). L\u2019assignation est donc ent\u00e2ch\u00e9e d\u2019obscurit\u00e9. A d\u00e9faut de pouvoir cerner de fa\u00e7on claire et compl\u00e8te l\u2019objet de la demande \u00e0 son encontre, PERSONNE4.)n\u2019a pas pu pr\u00e9parer utilement sa d\u00e9fense. L\u2019assignation encourt donc la nullit\u00e9, de sorte que lademande est irrecevable \u00e0 l\u2019encontre d\u2019PERSONNE4.). S\u2019agissant d\u2019une nullit\u00e9 relative, qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9 par les autres parties qui n\u2019ont pas autrement critiqu\u00e9 la recevabilit\u00e9 de la demande \u00e0 leur encontre, la demande est recevable pour le surplus. Quant au fond I.Pr\u00e9tentions et moyens A.Position deSOCIETE1.)CORPORATION SOCIETE1.)CORPORATION a initialementsollicit\u00e9la condamnation des parties assign\u00e9es solidiairement, sinonin solidum, sinon chacune pour sa part, \u00e0 lui payer la somme de 550.000.-EUR ou tout autre montant sup\u00e9rieur \u00e0 fixerex aequo at bonopar le tribunal \u00e0 titre de dommages et int\u00e9r\u00eats r\u00e9sultant de l\u2019abus de majorit\u00e9 commis par elles.<\/p>\n<p>8 Lors de l\u2019audience de plaidoiries, elle a modifi\u00e9 sa demande enversSOCIETE1.) REPORTING etSOCIETE2.)et a sollicit\u00e9 \u00e0 voir fixer sa cr\u00e9ance envers ces soci\u00e9t\u00e9s en faillite et \u00e0 voir se r\u00e9server le droit de produire cette cr\u00e9ance au passif des faillites. SOCIETE1.)CORPORATION demande encorela condamnation des parties assign\u00e9es solidairement, sinonin solidum, sinon chacune pour sa part \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 d\u2019un montant de 15.000.-EUR sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile et \u00e0 supporter les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, avec la distraction au profit de Ma\u00eetre Karine VILRET qui lademande, affirmant en avoir fait l\u2019avance. Enfin, elle sollicite l\u2019ex\u00e9cution provisoire sans caution du pr\u00e9sent jugement. Elle base sa demande sur les articles 6-1 du Codecivil, 1382 et 1383 du Code civil. A l\u2019appui de sa demande,SOCIETE1.)CORPORATION expose que SOCIETE1.) REPORTING est une soci\u00e9t\u00e9 de conseil et de cr\u00e9ation de reportingsl\u00e9gaux et r\u00e9glementaires dans le secteur financier. Elle explique queSOCIETE2.)est une soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e dans le d\u00e9veloppement de logiciels sp\u00e9cialis\u00e9s pour le secteur de la finance et qu\u2019elle a notamment d\u00e9velopp\u00e9 le logicielMEDIA1.). L\u2019objectif derri\u00e8re la cr\u00e9ation deSOCIETE1.)REPORTING serait une collaboration entre les Associ\u00e9s,SOCIETE1.)CORPORATION devant apporter les clients et les partenaires en vue de la signature de contrats portant sur les services de commercialisation de licences etSOCIETE2.)devant apporter le logicielMEDIA1.). Les Associ\u00e9s auraient d\u2019abord voulu atteindre cet objectif par le biais de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE3.)SARL (ci-apr\u00e8s, \u00abSOCIETE3.)\u00bb) qui aurait toutefois \u00e9t\u00e9 assign\u00e9e en faillite, menant les Associ\u00e9s \u00e0 cr\u00e9er une nouvelle entit\u00e9, \u00e0 savoirSOCIETE1.) REPORTING. Par la Convention de cession,SOCIETE2.)aurait d\u00fb c\u00e9der \u00e0SOCIETE1.)REPORTING \u00e0 titre exclusif la totalit\u00e9 des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle sur le logicielMEDIA1.)afin que cette derni\u00e8re puisse le conc\u00e9der en licence \u00e0 ses clients du secteur financier. SOCIETE1.)CORPORATION soutient que d\u00e8s le d\u00e9but,SOCIETE2.)n\u2019aurait pas eu la volont\u00e9 de respecter cette convention. En date du 1 er mai 2018,PERSONNE5.), en sa qualit\u00e9 de repr\u00e9sentant deSOCIETE1.) CORPORATION aurait envoy\u00e9 un email aux autres associ\u00e9s pour dresser un \u00e9tat complet de la situation, y indiquant que la Convention de cession devrait \u00eatre remplac\u00e9e par un contrat de licence avec option d\u2019achat. En date du 2 mai 2018, une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire de SOCIETE1.) REPORTING aurait \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9e parPERSONNE5.)avec pour objet le transfert de si\u00e8ge social deSOCIETE1.)REPORTING, le sort de la Convention de cession et l\u2019absorption de SOCIETE3.)SARL parSOCIETE1.)REPORTING. Les trois r\u00e9solutions auraient \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9es en raison de votes contraires deSOCIETE2.)et dePERSONNE1.).<\/p>\n<p>9 En date du 3 mai 2018, une nouvelle assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire se serait tenue, lors de laquelle il aurait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 de mettre en place un contrat de licence assorti d\u2019une option d\u2019achat pourSOCIETE1.)REPORTING avec effet au 8 d\u00e9cembre 2017 et d\u2019annuler la Convention de cession avec effet \u00e0 sa date de signature, le 8 d\u00e9cembre 2017 \u00e0 condition que le contrat de licence soit sign\u00e9. Une date butoir aurait \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e au 31 mai 2018. Lors de cette assembl\u00e9e, les Associ\u00e9s auraient, en raison de conflits d\u2019int\u00e9r\u00eat, d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9, la r\u00e9vocation du mandat de g\u00e9rant unique dePERSONNE5.), la mise en place d\u2019un conseil de g\u00e9rance et la nomination d\u2019un troisi\u00e8me membre au conseil de g\u00e9rance ne repr\u00e9sentant pas les int\u00e9r\u00eats de l\u2019un des Associ\u00e9s, ce dans un d\u00e9lai maximum de 180 jours. De plus, le changement de si\u00e8ge social aurait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9. Un premier projet de contrat de licence assortir d\u2019une option d\u2019achat aurait circul\u00e9 entre les avocats des parties avec des commentaires. En date du 31 mai 2018,PERSONNE3.)aurait convoqu\u00e9 une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire pour le lendemain.PERSONNE5.)en aurait demand\u00e9 le report, le d\u00e9lai n\u2019\u00e9tant pas raisonnable. SOCIETE2.)aurait pris l\u2019initiative de convoquer directement deux assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales extraordinaires de la Soci\u00e9t\u00e9, une premi\u00e8re en date du 15 juin 2018 et une deuxi\u00e8me en date du 21 juin 2018. La partie demanderesse rel\u00e8ve qu\u2019en convoquant l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale sans solliciter au pr\u00e9alable sa convocation par le Conseil de g\u00e9rance,SOCIETE2.)aurait commis un \u00abexc\u00e8s de pouvoir\u00bb et les convocations seraient nulles sur base de l\u2019article 710-21 de la loi du 10 ao\u00fbt 1915 concernant les soci\u00e9t\u00e9s commerciales, ainsi que les assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales y relatives. De plus, certaines des r\u00e9solutions mentionn\u00e9es ne rel\u00e8veraient pas de la comp\u00e9tence des Associ\u00e9s et seraient de ce fait nulles sur base de l\u2019article 710-15 de la m\u00eame loi et ne pourraient pas engager la Soci\u00e9t\u00e9. Par courrier du 2 juillet 2018,SOCIETE1.)CORPORATION aurait d\u00e9nonc\u00e9 aux autres associ\u00e9s de la Soci\u00e9t\u00e9 les irr\u00e9gularit\u00e9s constat\u00e9es et l\u2019abus de majorit\u00e9 relev\u00e9. Deux nouvelles assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales auraient \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9es pour les 3 et 24 juillet 2018, sans que le quorum n\u00e9cessaire ne puisse \u00eatre atteint. Deux nouvelles assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales auraient \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9es pour les 14 septembre et 25 octobre 2018 pour l\u2019approbation des comptes annuels de 2017 et semi-annuels de 2018. SOCIETE1.)CORPORATION soutient qu\u2019PERSONNE4.)aurait \u00e9mis des rapports de gestion et des comptes fauss\u00e9s qui ne prendraient pas en consid\u00e9ration les dettes de la Soci\u00e9t\u00e9 enversSOCIETE1.)CORPORATION et SOCIETE1.)CONSULTING, ni les montants per\u00e7us parSOCIETE2.)duclient \u00abSOCIETE4.)\u00bb en lieuet place deSOCIETE1.) REPORTING qui aurait effectu\u00e9 les prestations. En date du 9 novembre 2018,PERSONNE4.)aurait voulu convoquer une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire pour le 10 d\u00e9cembre 2018 en vue de la liquidation de la Soci\u00e9t\u00e9, en invoquant l\u2019absence de tr\u00e9sorerie de la Soci\u00e9t\u00e9. Cette assembl\u00e9e se serait sold\u00e9e par un proc\u00e8s-verbal de carence, la liquidation n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 faite par devant notaire.<\/p>\n<p>10 En date du 27 novembre 2018, une assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire aurait \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9e suite \u00e0 la mise en demeure deSOCIETE1.)CORPORATION adress\u00e9e \u00e0 SOCIETE1.)REPORTING de cesser l\u2019usage de la marque \u00abSOCIETE1.)\u00bb et de changer la d\u00e9nomination de celle-ci.SOCIETE1.)CORPORATION soutient que cette mise en demeure aurait \u00e9t\u00e9 motiv\u00e9e par la n\u00e9cessit\u00e9 de sauvegarder la r\u00e9putation du groupe SOCIETE1.). Le 12 d\u00e9cembre 2018,PERSONNE4.)aurait d\u00e9missionn\u00e9 de son poste de g\u00e9rant et, le 8 janvier 2019, il aurait envoy\u00e9 son rapport de gestion. Le 5 f\u00e9vrier 2019,PERSONNE2.)qui aurait repris son poste de g\u00e9rant, suite \u00e0 la d\u00e9mission d\u2019PERSONNE4.), aurait nouvellement d\u00e9missionn\u00e9 en raison des probl\u00e8mes rencontr\u00e9s par la Soci\u00e9t\u00e9. Aucun accord n\u2019aurait pu \u00eatre trouv\u00e9 entre Associ\u00e9s, malgr\u00e9 une r\u00e9union du 7 mars 2019, ceux-ci ne s\u2019entendant pas sur la liste des dettes \u00e0 prendre en compte, ni sur la m\u00e9thode de calcul des parts sociales. Les Associ\u00e9s n\u2019aurait plus eu le souhait de travailler ensemble. Une nouvelle assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale aurait \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9e le 11 avril 2019, lors de laquelle l\u2019approbation des comptes au 31 d\u00e9cembre 2019 aurait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e. Il n\u2019y aurait pas eu accord entre Associ\u00e9s quant aux dettes et cr\u00e9ances de la Soci\u00e9t\u00e9. A l\u2019issue de cette assembl\u00e9e, le g\u00e9rant aurait annonc\u00e9 son intention de proc\u00e9der \u00e0 un aveu de faillite. SOCIETE1.)CORPORATION fait valoir qu\u2019il y a abus de majorit\u00e9 lorsqu\u2019une d\u00e9cision de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des actionnaires a \u00e9t\u00e9 prise contrairement \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat social et dans l\u2019unique dessein de favoriser les membres de la majorit\u00e9 au d\u00e9triment des membres de la minorit\u00e9. SOCIETE1.)CORPORATION reproche \u00e0 SOCIETE2.)de s\u2019\u00eatre impos\u00e9e au conseil de g\u00e9rance de la Soci\u00e9t\u00e9 et d\u2019avoir d\u00e9cid\u00e9 l\u2019annulation de la Convention de cession et l\u2019adoption du contrat de licence dans saversion \u00abLICENSEMEDIA1.)_XX1.pdf\u00bb, communiqu\u00e9e parSOCIETE2.), ce qui aurait conduit la Soci\u00e9t\u00e9 dans une situation de grandes difficult\u00e9s financi\u00e8res au profit exclusif deSOCIETE2.). Le seul b\u00e9n\u00e9ficiaire de cette substitution serait l\u2019associ\u00e9 majoritaire au d\u00e9triment de l\u2019int\u00e9r\u00eat social \u00e0 d\u00e9faut de preuve de la n\u00e9cessit\u00e9 de cette op\u00e9ration qui aurait r\u00e9sult\u00e9 en l\u2019obligation pour la Soci\u00e9t\u00e9 de payer \u00e0SOCIETE2.)20% du montant total du chiffre d\u2019affaires factur\u00e9 par exercice social de la Soci\u00e9t\u00e9, alors que selon la Convention de cession, la premi\u00e8re \u00e9ch\u00e9ance n\u2019aurait couru que jusqu\u2019au 31 d\u00e9cembre 2019. SOCIETE1.)CORPORATION explique qu\u2019\u00e0 travers SOCIETE2.),PERSONNE3.)et PERSONNE2.)sont associ\u00e9s majoritaires deSOCIETE1.)REPORTING. La partie demanderesse soutient queSOCIETE2.)etPERSONNE1.)ont constitu\u00e9 une association de fait contre eux.PERSONNE1.)aurait jou\u00e9 un r\u00f4le dansSOCIETE2.)au point d\u2019y avoir une adresse email, \u00e0savoir \u00abMAIL1.)\u00bbd\u00e8s le mois d\u2019ao\u00fbt 2017. Il se serait, vers la fin, ralli\u00e9 aux d\u00e9cisions deSOCIETE2.). La partie demanderesse fait encore valoir quePERSONNE2.)et les autres employ\u00e9s de SOCIETE1.)REPORTING, \u00e0 savoirPERSONNE3.),PERSONNE7.)etPERSONNE4.)<\/p>\n<p>11 seraient impliqu\u00e9s depuis plusieurs mois dans une entit\u00e9 concurrente \u00e0SOCIETE1.) REPORTING, d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab SOCIETE5.)\u00bb et \u00e9tablie \u00e0LIEU1.), pour y d\u00e9velopper les m\u00eames services queSOCIETE1.)REPORTING. Lors des plaidoiries,SOCIETE1.)CORPORATION revient sur sa pr\u00e9c\u00e9dente affirmation quePERSONNE1.)serait \u00e9galement impliqu\u00e9 dans cette entit\u00e9 concurrente. SOCIETE1.)CORPORATION soutient queSOCIETE2.)n\u2019a d\u00e8s le d\u00e9part pas eu le m\u00eame objectif de succ\u00e8s qu\u2019elle pour la Soci\u00e9t\u00e9.SOCIETE2.)et \u00abses associ\u00e9s\u00bbauraienttout fait pour \u00e9carterPERSONNE5.)etSOCIETE1.)CORPORATION de la g\u00e9rance, auraient retard\u00e9 les productions pour les clients de la Soci\u00e9t\u00e9,auraientmaintes fois tard\u00e9 \u00e0 fournir les documents n\u00e9cessaires pour la facturation des productions mais qu\u2019ilsauraientsurtout impos\u00e9 un contrat de licence qui privil\u00e9gierait les seuls int\u00e9r\u00eats deSOCIETE2.)de mani\u00e8re totalement disproportionn\u00e9e. A cela s\u2019ajouterait qu\u2019PERSONNE2.), g\u00e9rant de la Soci\u00e9t\u00e9, continuerait \u00e0 pr\u00e9senter un \u00e9tat des dettes et des risques de la Soci\u00e9t\u00e9 qui ne refl\u00e8terait en rien la r\u00e9alit\u00e9 et qu\u2019il essayerait de faire approuver des comptes qui ne seraient pas fid\u00e8les \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9. SOCIETE1.)REPORTING soutient qu\u2019PERSONNE2.)etPERSONNE3.)n\u2019ont agi que dans le seul int\u00e9r\u00eat deSOCIETE2.). L\u2019approbation des comptes deSOCIETE1.)REPORTING, qui auraient \u00e9t\u00e9 \u00aben partie \u00e9tablis\u00bb parSOCIETE2.)ou des personnes \u00abnomm\u00e9esetinstruites\u00bb par cette derni\u00e8re, serait empreinte d\u2019un abus de majorit\u00e9. La partie demanderesse soutient que l\u2019ensemble des d\u00e9cisions de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de la Soci\u00e9t\u00e9 du 15 juin 2018 au jour de l\u2019assignation ont \u00e9t\u00e9 prises contrairement \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat social de la Soci\u00e9t\u00e9 et dans l\u2019unique dessein de favoriserSOCIETE2.)au d\u00e9triment de SOCIETE1.)CORPORATION. Les entorses graves et r\u00e9p\u00e9t\u00e9es \u00e0 la l\u00e9gislation sur les soci\u00e9t\u00e9s commerciales commises parSOCIETE2.)ou par son associ\u00e9PERSONNE2.)seraient de nature \u00e0 compromettre l\u2019int\u00e9r\u00eat social de la Soci\u00e9t\u00e9 et les droits deSOCIETE1.)CORPORATION. SOCIETE2.)aurait modifi\u00e9 ou fait modifier \u00e0 sa guise les donn\u00e9es comptables sans tenir compte de l\u2019int\u00e9r\u00eat social de la Soci\u00e9t\u00e9, tout en nuisant aux int\u00e9r\u00eats deSOCIETE1.) CORPORATION. L\u2019intention deSOCIETE2.)aurait \u00e9t\u00e9 de spolier les droits deSOCIETE1.)CORPORATION \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la Soci\u00e9t\u00e9 et d\u2019avoir la main mise sur les flux financiers de la Soci\u00e9t\u00e9, en s\u2019appropriant le financement apport\u00e9 parSOCIETE1.)CORPORATION. Aucune des dettes de la Soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard deSOCIETE1.)CORPORATION et de SOCIETE1.)CONSULTING n\u2019\u00e9tant reprises dans les comptes et dans l\u2019\u00e9tat des dettes et des risques de de la Soci\u00e9t\u00e9,SOCIETE1.)CORPORATION verrait ses chances de r\u00e9cup\u00e9rer les fonds fortement r\u00e9duites alors que pendant de nombreuses ann\u00e9es elle aurait assur\u00e9 seule le financement et le fonctionnement de la Soci\u00e9t\u00e9, soit directement, soit indirectement \u00e0 traversSOCIETE1.)CONSULTING.<\/p>\n<p>12 De plus, les man\u0153uvres deSOCIETE2.)auraient r\u00e9duit la valeur de la Soci\u00e9t\u00e9 et l\u2019auraient vid\u00e9e de sa substance,SOCIETE2.)ayant retir\u00e9 la technologie et cherchant \u00e0 s\u2019approprier les clients de la Soci\u00e9t\u00e9. Le but serait de vider la Soci\u00e9t\u00e9 de sa substance et de la liquider pour se consacrer \u00e0 une structure parall\u00e8le, queSOCIETE2.)entendrait favoriser. SOCIETE1.)CORPORATION soutient avoir subi un dommage mat\u00e9riel personnel et direct du fait de l\u2019abus de majorit\u00e9 commis qu\u2019elle \u00e9value provisoirement en fonction du chiffre d\u2019affaires de la Soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 450.000.-euros (soit 30% de la valeur de la Soci\u00e9t\u00e9, valoris\u00e9e \u00e0 1,5 millions d\u2019euros). Elle \u00e9value son dommage moral provisoirement \u00e0 la somme de 100.000.-euros. En r\u00e9ponse aux moyens adverses, SOCIETE1.)CORPORATION fait valoir que PERSONNE1.)reconna\u00eet avoir collabor\u00e9 professionnellementavecSOCIETE2.)depuis 2014. Elle soutient qu\u2019apr\u00e8s la cr\u00e9ation deSOCIETE1.)REPORTING,PERSONNE1.) aurait continu\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper le logicielMEDIA1.)pourSOCIETE2.). Le fait que cette collaboration n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 inconnue \u00e0SOCIETE1.)CORPORATION n\u2019enl\u00e8verait rien \u00e0 l\u2019existence d\u2019une association de fait entreSOCIETE2.)et PERSONNE1.). SOCIETE1.)CORPORATION conteste tout manquement dans son chef. Il conteste la v\u00e9racit\u00e9 et la pertinence des d\u00e9veloppements dePERSONNE1.). SOCIETE1.)CORPORATION insiste sur le fait qu\u2019elle a avanc\u00e9 les frais op\u00e9rationnels en faveur de la Soci\u00e9t\u00e9. Quant au conseil pratiqu\u00e9 parPERSONNE2.), elle fait valoir qu\u2019un contrat de travail a \u00e9t\u00e9 conclu entreSOCIETE1.)CONSULTING etPERSONNE2.). Elle fait encore valoir quePERSONNE1.)se pr\u00e9vaut en partie de factures ant\u00e9rieures \u00e0 la cr\u00e9ation deSOCIETE1.)REPORTING. Elle soutient que les probl\u00e8mes financiers deSOCIETE1.)REPORTING auraient eu pour seule cause des prestations non d\u00e9livr\u00e9es. Elle conclut quePERSONNE1.)essaye d\u2019inverser les r\u00f4les, en ce queSOCIETE1.) CORPORATION est cr\u00e9anci\u00e8re deSOCIETE1.)REPORTING et non l\u2019inverse. SOCIETE1.)CORPORATION fait encore valoir qu\u2019elle a pay\u00e9 le mat\u00e9riel informatique et qu\u2019elle avait donc un droit de r\u00e9tention sur celui-ci. Elle conteste que cette r\u00e9tention ait emp\u00each\u00e9 le fonctionnement de la Soci\u00e9t\u00e9.PERSONNE2.)etPERSONNE3.)auraient coup\u00e9 l\u2019acc\u00e8s au drive d\u00e8s juin 2018. Quant aux documents papier, ceux-ci auraient \u00e9t\u00e9 remis \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 le 30 octobre 2018. Enfin, elle conteste les reproches de pression ou de chantage formul\u00e9s parPERSONNE1.) \u00e0 son encontre. SOCIETE1.)CORPORATION soul\u00e8ve encore diverses questions, notamment relatives au non remboursement parSOCIETE2.)du montant de 7.000.-euros et parPERSONNE1.)<\/p>\n<p>13 du montant de 1.750.-euros qui leur auraient \u00e9t\u00e9 pr\u00eat\u00e9sparSOCIETE1.)CORPORATION lors de la lib\u00e9ration du capital social deSOCIETE1.)REPORTING, \u00e0 la non r\u00e9siliation du contrat de licence avecSOCIETE3.), aux dettes deSOCIETE3.)pay\u00e9es ou reprises par SOCIETE1.)REPORTING et \u00e0 la non publication des comptes deSOCIETE3.)par son g\u00e9rantPERSONNE2.), au m\u00e9contentement des clients deSOCIETE1.)REPORTING par la suite de \u00abmauvaises productions c\u00f4t\u00e9 reporting\u00bb, au non-paiement de salaires \u00e0 PERSONNE5.)autitre de sa g\u00e9rance deSOCIETE1.)REPORTING en opposition aux salaires d\u2019PERSONNE2.)et dePERSONNE3.)qui auraient \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s, \u00e0 l\u2019emprunt de fonds parPERSONNE2.)\u00e0PERSONNE5.)et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.) CONSULTING SARL, sans toutefois en tirer de cons\u00e9quence juridique. B.Position dePERSONNE1.) PERSONNE1.) demande reconventionnellement la condamnation de SOCIETE1.) CORPORATION \u00e0 lui verser la somme de 208.250.-euros \u00e0 titre de pr\u00e9judice \u00e9conomique et la somme de 100.000.-euros \u00e0 titre de pr\u00e9judice moral. Il sollicite encore l\u2019ex\u00e9cution provisoire sans caution du jugement \u00e0 intervenir. PERSONNE1.)conclut \u00e0 voir rejeter l\u2019ensemble des demandes adverses et \u00e0 voir faire droit \u00e0 sa demande reconventionnelle. PERSONNE1.)explique que les Associ\u00e9s avaient d\u00e9cid\u00e9 de travailler ensemble et que cette collaboration devait se faire par le biais deSOCIETE1.)REPORTING. Son r\u00f4le dans SOCIETE1.)REPORTING devait \u00eatre technique et non administratif ou commercial. En ce qui concerne la demande adverse en dommages et int\u00e9r\u00eats,PERSONNE1.)conteste l\u2019existence d\u2019une association de fait entre lui etSOCIETE2.). S\u2019il reconna\u00eet une collaboration professionnelle avecPERSONNE2.)remontant \u00e0 novembre 2006, dans le cadre de laquelle aurait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e son adresse email aupr\u00e8s deSOCIETE2.). Il insiste ne jamais avoir \u00e9t\u00e9 salari\u00e9 et n\u2019avoir jamais jou\u00e9 le moindre r\u00f4le dansSOCIETE2.). Cette adresse email serait un simple outil informatique et aurait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en date du 11 d\u00e9cembre 2014 dans l\u2019unique but de faciliter les \u00e9changes professionnels entre lui et SOCIETE2.). Il fait valoir que sa collaboration professionnelle avecSOCIETE2.)aurait toujours \u00e9t\u00e9 connue deSOCIETE1.)CORPORATION, qui aurait elle-m\u00eame utilis\u00e9 la pr\u00e9dite adresse email. Il met en avant le fait que ses votes en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale deSOCIETE1.)REPORTING n\u2019ont pas toujours\u00e9t\u00e9align\u00e9s avec ceux deSOCIETE2.)et qu\u2019il ne peut \u00eatre pris argument de votes pris \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 des Associ\u00e9s pour \u00e9tablir une quelconque association de faite entre lui etSOCIETE2.). PERSONNE1.)conteste avoir eu le moindre lien avec la structure \u00abSOCIETE5.)\u00bb. PERSONNE1.) conteste \u00e9galement avoir chang\u00e9 de comportement vis -\u00e0-vis de SOCIETE1.)CORPORATION et soutient avoir uniquement tent\u00e9, par son email du 17 mars 2019, de faire r\u00e9agirSOCIETE1.)CORPORATION afin que celle-ci \u0153uvre au bon fonctionnement de la Soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>14 Il soutient avoir toujours pris des d\u00e9cisions \u0153uvrant pour le bien de la Soci\u00e9t\u00e9 et non pour favoriser un actionnaire. Il conteste tout abus de droit de vote dans son chef. A l\u2019appui de sa demande reconvent ionnelle,PERSONNE1.) reproche plusieurs manquements \u00e0SOCIETE1.)CORPORATION commis soit directement, soit indirectement par le biais dePERSONNE5.). Ainsi,PERSONNE5.)aurait, durant sa gestion, pr\u00e9lev\u00e9 sans facturation ni justification des montants importants sur le compte deSOCIETE1.)REPORTING. Il s\u2019agirait d\u2019un montant de 40.000.-euros et d\u2019un montant de 19.500.-euros, pr\u00e9lev\u00e9s les 19 avril et 2 mai 2018 respectivement, au b\u00e9n\u00e9fice deSOCIETE1.)CONSULTING. Il fait encore valoir qu\u2019PERSONNE2.)aurait op\u00e9r\u00e9 du conseil envers diff\u00e9rents clients avant la cr\u00e9ation deSOCIETE1.)REPORTING \u00e0 hauteur d\u2019un montant de 39.780.-euros qui n\u2019aurait jamais \u00e9t\u00e9 rembours\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)REPORTING. Le conseil prest\u00e9 pour le client \u00abSOCIETE6.)\u00bbaurait \u00e9t\u00e9 factur\u00e9 parSOCIETE1.)CONSULTING et n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 revers\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)REPORTING. De m\u00eame, des factures auraient \u00e9t\u00e9 \u00e9mises avec pour prestataireSOCIETE1.)REPORTING mais comportant le num\u00e9ro de compte de SOCIETE1.)CONSULTING, pour un montant total de 31.613,40 euros qui n\u2019aurait jamais \u00e9t\u00e9 rembours\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)REPORTING. PERSONNE1.)conclut que le montant total, 71.393,40 euros, s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 rembours\u00e9 \u00e0 SOCIETE1.)REPORTING, aurait permis \u00e0 celle-ci de faire face \u00e0 ses difficult\u00e9s de tr\u00e9sorerie. Ensuite,PERSONNE1.)rel\u00e8ve qu\u2019PERSONNE5.)a refus\u00e9 de reconna\u00eetre sa r\u00e9vocation par d\u00e9cision de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des associ\u00e9s deSOCIETE1.)REPORTING du 15 juin 2018, confirm\u00e9e par celle du 21 juin 2018, et de rendre la gestion de la Soci\u00e9t\u00e9 au nouveau g\u00e9rant unique,PERSONNE4.). Il aurait \u00e9galement conduit au blocage du compte bancaire de la Soci\u00e9t\u00e9 aupr\u00e8s de la banqueSOCIETE7.), stoppant son fonctionnement, en se d\u00e9clarant toujours g\u00e9rant unique de la Soci\u00e9t\u00e9. PERSONNE1.)fait valoir que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)CORPORATION a refus\u00e9 de remettre les documents et le mat\u00e9riel informatique contenant toutes les informations de la Soci\u00e9t\u00e9 en pr\u00e9textant erron\u00e9ment que celui-ci ne lui aurait pas \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 alors que ledit mat\u00e9riel lui aurait \u00e9t\u00e9 rembours\u00e9 le 14 d\u00e9cembre 2017. Il conclut queSOCIETE1.)CORPORATION savait que la Soci\u00e9t\u00e9 ne pouvait pas fonctionner sans ces documents et mat\u00e9riel et qu\u2019en les retenant elle a entendu faire du chantage au vu de se faire rembourser les sommes auxquelles elle pr\u00e9tend avoir droit. Or, ce comportement aurait \u00e9t\u00e9 nuisible \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9. SOCIETE1.)CORPORATION aurait ainsi trahit son \u00abobligation de loyaut\u00e9\u00bb envers la soci\u00e9t\u00e9. PERSONNE1.)fait valoir que le conflit entre les Associ\u00e9s ayant conduit \u00e0 une situation de blocage au sein de la Soci\u00e9t\u00e9, il a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 par le conseil de la Soci\u00e9t\u00e9 de nommer un mandataire judiciaire, ce \u00e0 quoiSOCIETE2.)et lui-m\u00eame auraient r\u00e9pondu favorablement. SOCIETE1.)CORPORATION n\u2019aurait pas r\u00e9pondu \u00e0 cette proposition, qu\u2019elle aurait pourtant elle-m\u00eame \u00e9voqu\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment par le biais de son conseil.SOCIETE1.) CORPORATION aurait partant bloqu\u00e9 volontairement le fonctionnement de la Soci\u00e9t\u00e9, qui, ne pouvant plus r\u00e9pondre \u00e0 ses obligations administratives, serait tomb\u00e9e en faillite le 15 novembre 2019.<\/p>\n<p>15 PERSONNE1.)all\u00e8gue qu\u2019il y a eu \u00abcollusion\u00bb entre les g\u00e9rants deSOCIETE1.) CORPORATION et SOCIETE1.)CONSULTING,PERSONNE5.)etPERSONNE6.)et le g\u00e9rant de l\u2019\u00e9poque de SOCIETE1.)REPORTING, PERSONNE5.).SOCIETE1.) CORPORATION aurait profit\u00e9 deSOCIETE1.)REPORTING en sa qualit\u00e9 d\u2019actionnaire et aurait ensuite bloqu\u00e9SOCIETE1.)REPORTING par tous les moyens. Elle aurait ainsi reni\u00e9 sonaffectio societatisjusqu\u2019\u00e0 \u00abtahir\u00bb la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.)REPORTING. Il conclut que la Soci\u00e9t\u00e9 n\u2019a pas pu \u00eatresauv\u00e9e en raison de sa \u00abprise en otage\u00bb et du blocage op\u00e9r\u00e9 parSOCIETE1.)CORPORATION. Ce blocage aurait d\u2019abord entra\u00een\u00e9 la d\u00e9pr\u00e9ciation de la Soci\u00e9t\u00e9, puis sa faillite. Le pr\u00e9judice qu\u2019il aurait subi du fait de la \u00abperte\u00bb de la Soci\u00e9t\u00e9 serait un dommage mat\u00e9riel et direct qu\u2019il \u00e9value provisoirement en fonction du chiffre d\u2019affaires de la Soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 210.000.-euros, soit 14% de la valeur de la Soci\u00e9t\u00e9, valoris\u00e9 \u00e0 1,5 millions par la partie demanderesse. PERSONNE1.)fait encore \u00e9tat d\u2019un pr\u00e9judice moral subi par lui, estim\u00e9 \u00e0 100.000.-euros, expliquant que la Soci\u00e9t\u00e9 a \u00e9t\u00e9 le fruit d\u2019un investissement de plus de quatre ans au d\u00e9triment de sa femme et de ses trois enfants. La situation et ses retomb\u00e9es auraient \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s difficiles \u00e0 vivre pour ces derniers. Il indique r\u00e9duire sa demande du montant de 1.750.-euros correspondant au co\u00fbt de la lib\u00e9ration de sa part dans le capital social deSOCIETE1.)REPORTING, avanc\u00e9 par SOCIETE1.)CORPORATION, et non rembours\u00e9 \u00e0 ce jour. II.Motivation A.Demande principale SiSOCIETE1.)CORPORATION soutient que les convocations et les r\u00e9solutions prises en assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales des 15 et 21 juin 2018 sont nulles, elle ne demande pas au tribunal de prononcer leur nullit\u00e9. Le tribunal n\u2019a donc pas \u00e0 analyser leur r\u00e9gularit\u00e9. De plus, le tribunal ne prendra pas position sur les questions soulev\u00e9es parSOCIETE1.) CORPORATION, desquelles elle ne tire aucune cons\u00e9quence juridique. Lademande principale tendant uniquement \u00e0 la r\u00e9paration du pr\u00e9judice pr\u00e9tendument subi par la partie demanderesse du fait d\u2019un abus de majorit\u00e9, le tribunal limite son analyse \u00e0 ce point. L\u2019abus de majorit\u00e9, variante de l\u2019abus de droit, est analys\u00e9 en droit luxembourgeois sur base de l\u2019article 6-1 du Code civil. Le tribunal rappelle que les d\u00e9cisions de la majorit\u00e9, pourvu qu\u2019elles soient r\u00e9guli\u00e8rement prises s\u2019imposent \u00e0 la minorit\u00e9. Le juge ne peut ni les critiquer, ni les modifier, si les prescriptions l\u00e9gales ont \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es. Il en est ainsi m\u00eame lorsqu\u2019unactionnaire poss\u00e8de \u00e0 lui seul cette majorit\u00e9 et peut faire pr\u00e9valoir son opinion \u00e0 l\u2019encontre des autres actionnaires. L\u2019abus de majorit\u00e9 peut \u00eatre soulev\u00e9 quand les actionnaires minoritaires se plaignent d\u2019une d\u00e9cision abusive prise par les actionnaires majoritaires. L&#039;abusdemajorit\u00e9est<\/p>\n<p>16 g\u00e9n\u00e9ralement invoqu\u00e9 \u00e0 l&#039;occasion d&#039;une d\u00e9cision collective. Exceptionnellement, toutefois, l&#039;abus de majorit\u00e9 est retenu \u00e0 propos d&#039;une d\u00e9cision prise par un dirigeant social (Cass. fr. Com. 21 janv. 1997,n\u00b094-18.883). Certes, il s&#039;agit alors d&#039;une d\u00e9cision formellement individuelle, mais si celui-ci est d\u00e9sign\u00e9 par les associ\u00e9s majoritaires, l&#039;abus de majorit\u00e9 pourra se justifier par le fait que cette d\u00e9cision est le reflet de la volont\u00e9 desmajoritaires. L\u2019existence de l\u2019abus est conditionn\u00e9e par la r\u00e9union de deux \u00e9l\u00e9ments, d\u2019une part une atteinte port\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat social par la d\u00e9cision adopt\u00e9e et d\u2019autre part, une rupture d\u2019\u00e9galit\u00e9 entre des actionnaires, au profit des majoritaires. L\u2019action fond\u00e9e surl\u2019abus de majorit\u00e9 doit n\u00e9anmoins demeurer exceptionnelle afin de ne pas entraver le fonctionnement de la soci\u00e9t\u00e9 et de ne pas faire obstacle \u00e0 l\u2019application de la r\u00e8gle de la majorit\u00e9. La rupture d\u2019\u00e9galit\u00e9 ne suffit pas \u00e0 elle seule, car elle peut allerdans l\u2019int\u00e9r\u00eat de la soci\u00e9t\u00e9. La seule violation de l\u2019int\u00e9r\u00eat social ne suffit pas non plus \u00e0 entra\u00eener la remise en cause de l\u2019op\u00e9ration critiqu\u00e9e, car il n\u2019y a pas lieu d\u2019appr\u00e9cier l\u2019opportunit\u00e9 des orientations strat\u00e9giques \u00e9conomiques des soci\u00e9t\u00e9s. C\u2019est \u00e0 l\u2019associ\u00e9 qui se pr\u00e9tend victime d\u2019un abus de majorit\u00e9, d\u2019en prouver l\u2019existence (JCL Commercial, fasc.1419, soci\u00e9t\u00e9s anonymes, assembl\u00e9es des actionnaires, r\u00e8gles communes \u00e0 toutes les assembl\u00e9es, n\u00b0 147). La sanction privil\u00e9gi\u00e9e de l&#039;abus de majorit\u00e9, lorsque celui-ci est caract\u00e9ris\u00e9, est la nullit\u00e9 de la d\u00e9cision collective. Ce n&#039;est toutefois pas la seule sanction concevable. Si l&#039;abus de majorit\u00e9 cause un pr\u00e9judice aux associ\u00e9s minoritaires, ces dernierspourront pr\u00e9tendre \u00e0 des dommages-int\u00e9r\u00eats. Ce sont les associ\u00e9s majoritaires qui ont commis l&#039;abus qui devront les verser, mais \u00e0 condition que l&#039;action exerc\u00e9e par les minoritaires soit dirig\u00e9e non pas contre la soci\u00e9t\u00e9, mais contre les majoritaires. Ladissolution de la soci\u00e9t\u00e9 est \u00e9galement une sanction envisageable. Etant donn\u00e9 que c\u2019est les associ\u00e9s majoritaires et non la soci\u00e9t\u00e9 qui est tenue \u00e0 indemnisation en cas d\u2019un \u00e9ventuel abus de majorit\u00e9, la demande n\u2019est pas fond\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre deSOCIETE1.)REPORTING. En ce qui concernePERSONNE2.)etPERSONNE3.), ceux-ci ne sont pas associ\u00e9s de SOCIETE1.)REPORTING. S\u2019il d\u00e9coule des d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent qu\u2019une d\u00e9cision prise par un dirigeant social peut \u00eatre l\u2019occasion d\u2019un abus de majorit\u00e9 et qu\u2019PERSONNE2.)a \u00e9t\u00e9 g\u00e9rant deSOCIETE1.) REPORTING, encore faut-il \u00e9tablir que les d\u00e9cisions prises par celui-ci en tant que g\u00e9rant \u00e9taient le reflet de la volont\u00e9 de l\u2019associ\u00e9 majoritaire. Or, cette preuve n\u2019est pas rapport\u00e9e parSOCIETE1.)CORPORATION. De plus, m\u00eame dans ce cas, l\u2019indemnisation serait \u00e0 charge de l\u2019associ\u00e9 majoritaire. La demande n\u2019est pas non plus fond\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre d\u2019PERSONNE2.)et dePERSONNE3.). SOCIETE2.)etPERSONNE1.)ont la qualit\u00e9 d\u2019associ\u00e9s de la Soci\u00e9t\u00e9,SOCIETE2.)\u00e9tant associ\u00e9 majoritaire etPERSONNE1.)associ\u00e9 minoritaire. SOCIETE1.)CORPORATION remet en cause l\u2019ensemble des r\u00e9solutions prises en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des associ\u00e9s deSOCIETE1.)REPORTING depuis le 15 septembre 2018.<\/p>\n<p>17 SOCIETE1.)CORPORATION avance les griefs suivants, comme \u00e9tant constitutifs d\u2019un abus de majorit\u00e9: -les retards au niveau des productions pour les clients deSOCIETE1.) REPORTING et de la fourniture des documents n\u00e9cessaires \u00e0 la facturation des Productions, -l\u2019annulation de la Convention de cession et l\u2019adoption d\u2019un contrat de licence dans la version communiqu\u00e9e parSOCIETE2.), qui ne comporte pas d\u2019option d\u2019achat en faveur deSOCIETE1.)REPORTING, -l\u2019\u00e9vincement dePERSONNE5.)de la g\u00e9rance deSOCIETE1.)REPORTING, et -l\u2019approbation de comptes contraires \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, Les retards all\u00e9gu\u00e9s par rapport aux productions et leur facturation n\u2019ont pas fait l\u2019objet de r\u00e9solutions en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Quant bien m\u00eame ceux-ci seraient \u00e9tablis, il n\u2019est pas \u00e9tabli qu\u2019ils sont imputables \u00e0SOCIETE2.)ouPERSONNE1.), ni quel b\u00e9n\u00e9fice ils en auraient retir\u00e9. Il r\u00e9sulte du proc\u00e8s-verbal de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale deSOCIETE1.)REPORTING du 3 mai 2018, que les Associ\u00e9s ont unanimement d\u00e9cid\u00e9 l\u2019adoption d\u2019un contrat de licence assorti d\u2019une option d\u2019achat, avec effet au 8 d\u00e9cembre 2017, et l\u2019annulation de la Convention de cession avec effet au 8 d\u00e9cembre 2017, cette derni\u00e8re d\u00e9cision \u00e9tant ex\u00e9cutable \u00e0 la signature du contrat de licence, avec date butoir au 31 mai 2018. Si les Associ\u00e9s avaient certes convenu que le nouveau contrat de licence devait contenir une option d\u2019achat, il r\u00e9sulte des \u00e9changes d\u2019emails vers\u00e9s au dossier, que si un tel projet a circul\u00e9, il n\u2019est pas \u00e9tabli qu\u2019un accord a pu \u00eatre trouv\u00e9 entre Associ\u00e9s, qui \u00e9tait alors en conflit, sur les termes de ce projet jusqu\u2019\u00e0 la date butoir. Par assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale deSOCIETE1.)REPORTING du 15 juin 2018, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 la majorit\u00e9,SOCIETE2.)etPERSONNE1.) ayant chaque fois vot\u00e9 favorablement et SOCIETE1.)CORPORATION n\u2019ayant pas particip\u00e9 au vote, d\u2019annuler la Convention de cession, d\u2019adopter un contrat de licence dans sa version \u00abLICENSEMEDIA1.)_XX1. pdf\u00bb, de r\u00e9voquer le conseil de g\u00e9rance et de nommer un g\u00e9rant unique en la personne d\u2019PERSONNE4.). Le contrat de licence dans la version adopt\u00e9e ne contient pas d\u2019option d\u2019achat. Dans un email du 12 juin 2018,PERSONNE1.)indique ses intentions de vote lors de la pr\u00e9dite assembl\u00e9e du 15 juin 2018 et explique celles-ci. Il indique notamment que tant l\u2019annulation de la Convention de cession que l\u2019adoption du contrat de licence seraient essentiels pour la survie de la Soci\u00e9t\u00e9 et que celle-ci ne pourrait pas \u00abvivre sans l\u2019utilisation du logiciel\u00bb. Il met \u00e9galement en avant la situation de blocage qui persisterait au sein de la Soci\u00e9t\u00e9 malgr\u00e9 la nomination d\u2019un conseil de g\u00e9rance et seprononce en faveur de la nomination d\u2019un g\u00e9rant unique \u00abplus neutre\u00bb vis-\u00e0-vis des Associ\u00e9s. Le tribunal constate que les parties \u00e9taient unanimement d\u2019accord sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019annuler la Convention de cession et de la remplacer par un nouveau contrat. Il appartient \u00e0SOCIETE1.)CORPORATION d\u2019\u00e9tablir que les motifs qui ont justifi\u00e9 ladite d\u00e9cision ont cess\u00e9 et que l\u2019annulation de la Convention de cession n\u2019\u00e9tait plus n\u00e9cessaire, voire n\u2019\u00e9tait plus dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de la Soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>18 Cette preuve n\u2019est pas rapport\u00e9e. Par ailleurs, la collaboration entre les Associ\u00e9s au sein deSOCIETE1.)REPORTING reposait sur l\u2019utilisation du logicielMEDIA1.).SOCIETE1.)CORPORATION n\u2019\u00e9tablit pas queSOCIETE1.)REPORTING aurait pu continuer \u00e0 fonctionner normalement sans avoir acc\u00e8s \u00e0 cette technologie. Cette preuve reposant sur la partie demanderesse, qui pr\u00e9tend que la conclusion du contrat de licence \u00e9tait contraire aux int\u00e9r\u00eats de la Soci\u00e9t\u00e9. Quant au conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats inh\u00e9rent au fait que le cocontractant de la Soci\u00e9t\u00e9serait \u00e9galement associ\u00e9 de celle-ci,SOCIETE1.)CORPORATION est malvenue de s\u2019en pr\u00e9valoir alors que ce m\u00eame \u00e9tat de fait pr\u00e9valait au moment de la conclusion de la Convention de cession et que la fourniture du logiciel parSOCIETE2.)\u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tait pr\u00e9vue d\u00e8s le d\u00e9but de la collaboration entre Associ\u00e9s et en \u00e9tait l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments essentiels. En ce qui concerne le pr\u00e9tendu \u00e9vincement d\u2019PERSONNE5.)de la g\u00e9rance deSOCIETE1.) REPORTING, lors de la pr\u00e9dite assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 3 mai 2018 les Associ\u00e9s ont d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 qu\u2019PERSONNE5.)ne pouvait pas demeurer g\u00e9rant unique de la Soci\u00e9t\u00e9 \u00ab\u00e0 cause des conflitsd\u2019int\u00e9r\u00eats existants\u00bb et ont valid\u00e9 la mise en place d\u2019un conseil de g\u00e9rance. De plus,PERSONNE2.)ayant d\u00e9missionn\u00e9 de son poste de g\u00e9rant par email du 8 juin 2018, citant pour motif la situation de blocage existante, un vote sur la g\u00e9rance s\u2019imposait. Il d\u00e9coule des \u00e9changes vers\u00e9s au dossier que les conflits entre Associ\u00e9s persistaient et qu\u2019il fallait d\u00e9bloquer la situation par un autre moyen.PERSONNE1.)s\u2019en plaint d\u2019ailleurs dans son email du 12 juin 2018 pr\u00e9cit\u00e9. Dans son email du 12 d\u00e9cembre 2018,PERSONNE4.)donne les motifs de sa d\u00e9mission et cite \u00e9galement l\u2019existence une m\u00e9sentente \u00e9vidente entre Associ\u00e9s d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente \u00e0 son arriv\u00e9e au poste de g\u00e9rant unique. SOCIETE1.)CORPORATION ne conteste pas l\u2019existence de conflits entre Associ\u00e9s. Il n\u2019est donc pas \u00e9tabli que la r\u00e9solution du 15 juin 2018 de nommer un g\u00e9rant unique qui ne serait pas \u00e9galement associ\u00e9 ou dirigeant deSOCIETE1.)CORPORATION ou SOCIETE2.)serait contraire \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat social deSOCIETE1.)REPORTING. Par ailleurs, il n\u2019est pas \u00e9tabli queSOCIETE2.), ensemble avecPERSONNE1.)auraient agi intentionnellement dans un int\u00e9r\u00eat contraire \u00e0 celui de la Soci\u00e9t\u00e9. En effet, il r\u00e9sulte des \u00e9l\u00e9ments du dossier que malgr\u00e9 le non-paiement parSOCIETE1.) REPORTING de deux factures sous le contrat de licence,SOCIETE2.)a prolong\u00e9 \u00e0 deux reprises le droit deSOCIETE1.)REPORTING de continuer \u00e0 utiliser le logicielMEDIA1.) jusqu\u2019au 30 avril 2019, date de l\u2019assignation objet du pr\u00e9sent litige. Par ailleurs, SOCIETE2.)a octroy\u00e9 un pr\u00eat d\u2019urgence \u00e0SOCIETE1.)REPORTING d\u2019un montant de 20.000.-euros afin de lui permettre de faire face \u00e0 ses probl\u00e8mes de tr\u00e9sorerie. En ce qui concerne les comptes de la Soci\u00e9t\u00e9,SOCIETE1.)CORPORATION conteste la v\u00e9racit\u00e9 des comptes \u00e9tablis parPERSONNE4.)pour l\u2019exercice 2018. Les parties sont en d\u00e9saccord sur les dettes \u00e0 retenir au passif de la Soci\u00e9t\u00e9. En ce qui concerne les comptes de l\u2019exercice 2017 et les comptes semi-annuels de l\u2019exercice 2018, ceux-ci ont \u00e9t\u00e9 soumis au vote lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du 28 octobre 2018 et ont \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9s par la majorit\u00e9,SOCIETE2.)etPERSONNE1.)ayant \u00e9mis un vote favorable etSOCIETE1.)CORPORATION ayant vot\u00e9 contre.<\/p>\n<p>19 Il n\u2019est pas \u00e9tabli que les associ\u00e9s composant la majorit\u00e9 ayant vot\u00e9 en faveur de l\u2019approbation de ces comptes \u00e9taient au courant d\u2019irr\u00e9gularit\u00e9s qui justifieraient de refuser leur approbation, ni que le vote de ces comptes \u00e9tait contraire \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat social de SOCIETE1.)REPORTING. Le tribunal constate que l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale deSOCIETE1.)REPORTING du 11 avril 2019 ayant \u00e0 l\u2019ordre du jour l\u2019approbation des comptes pour l\u2019exercice 2018 a rejet\u00e9 cette approbation.SOCIETE1.)CORPORATION ayant critiqu\u00e9 lesdits comptes et ceux-ci n\u2019ayant pas \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9s, il ne saurait \u00eatre question d\u2019abus de majorit\u00e9 au d\u00e9triment de SOCIETE1.)CORPORATION qui a elle-m\u00eame vot\u00e9 contre l\u2019approbation de ces comptes. SOCIETE1.)CORPORATION reste donc en d\u00e9faut d\u2019\u00e9tablir l\u2019abus de majorit\u00e9 all\u00e9gu\u00e9. La demande principale en obtention de dommages et int\u00e9r\u00eats au titre d\u2019un abus de majorit\u00e9 n\u2019est d\u00e8s lors pas fond\u00e9e envers les parties d\u00e9fenderesses sub 1 \u00e0 5. B.Demande reconventionnelle PERSONNE1.)n\u2019indique pas de base l\u00e9gale \u00e0 sa demande. Etant donn\u00e9 qu\u2019il n\u2019invoque pas de violation d\u2019une obligation contractuelle le liant \u00e0SOCIETE1.)CORPORATION, il y a lieu d\u2019analyser sa demande sur base de la responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle, \u00e0 savoir les articles 1382 et 1383 du Code civil. La demande reconventionnelle est recevable sur cette base. La demande \u00e9tant dirig\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre deSOCIETE1.)CORPORATION, le tribunal retient que celle-ci ne saurait \u00eatre tenue pour responsable des fautes all\u00e9gu\u00e9es \u00e0 l\u2019encontre de PERSONNE5.)et deSOCIETE1.)CONSULTING sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil. SOCIETE1.)CONSULTING est une entit\u00e9 juridique distincte de SOCIETE1.) CORPORATION. De m\u00eame, le fait quePERSONNE5.)soit le g\u00e9rant deSOCIETE1.)CORPORATION ne rend par celle-ci responsable de ses activit\u00e9s en tant que g\u00e9rant deSOCIETE1.) REPORTING. De plus, niSOCIETE1.)CONSULTING, niPERSONNE5.)ne sont parties \u00e0 l\u2019instance. Quant \u00e0 la \u00abcollusion\u00bb entre les g\u00e9rants de ces soci\u00e9t\u00e9s, all\u00e9gu\u00e9e parPERSONNE1.), celle-ci n\u2019est pas \u00e9tablie. PERSONNE1.)invoque un pr\u00e9judice tant mat\u00e9riel que moral r\u00e9sultant directement de la \u00abperte\u00bb de la Soci\u00e9t\u00e9. S\u2019il est vrai que la r\u00e9tention des documents et du mat\u00e9riel informatique de la Soci\u00e9t\u00e9 par SOCIETE1.)CORPORATION, ind\u00e9pendamment de la l\u00e9gitimit\u00e9 de celle-ci a nui au fonctionnement de la Soci\u00e9t\u00e9, c\u2019est la m\u00e9sentente entre Associ\u00e9s qui a provoqu\u00e9 le blocage deSOCIETE1.)REPORTING. Cela r\u00e9sulte \u00e0 suffisance des d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent.<\/p>\n<p>20 Or, cette m\u00e9sentente \u00e9tait ant\u00e9rieure \u00e0 ces faits et a continu\u00e9 m\u00eame apr\u00e8s la restitution des documents et du mat\u00e9riel informatique. En raison de cette m\u00e9sentente, la situation de la Soci\u00e9t\u00e9 n\u2019a pas pu \u00eatre r\u00e9gularis\u00e9e, les Associ\u00e9s ne r\u00e9ussissant pas \u00e0 trouver un consensus. Les probl\u00e8mes de tr\u00e9sorerie, dont il n\u2019est pas \u00e9tabli qu\u2019ils sont imputables \u00e0SOCIETE1.) CORPORATION, n\u2019ont pas pu \u00eatre r\u00e9solus en raison de cette m\u00e9sentente et ont men\u00e9 \u00e0 la faillite de la Soci\u00e9t\u00e9. Il n\u2019est donc pas \u00e9tabli que le comportement fautif reproch\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)CORPORATION a men\u00e9 au blocage et \u00e0 la faillite de la Soci\u00e9t\u00e9, partant que ce comportement fautif a caus\u00e9 le pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9. Aussi, la demande reconventionnelle est \u00e0 d\u00e9clarer non fond\u00e9e. Quant aux demandes accessoires SOCIETE1.)CORPORATION demande la condamnation des parties d\u00e9fenderesses solidairement, sinonin solidum, sinon chacune pour sa part \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 d\u2019un montant de 15.000.-EUR sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile et \u00e0 supporter les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, avec la distraction au profit de Ma\u00eetre Karine VILRET qui lademande, affirmant en avoir fait l\u2019avance. PERSONNE4.)demande une indemnit\u00e9 d\u2019un montant de 5.000.-euros sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, ainsi que la condamnation de la partie demanderesse aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. SOCIETE1.)CORPORATION ayant succomb\u00e9 dans ses pr\u00e9tentions, sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure n\u2019est pas fond\u00e9e. PERSONNE4.)ayant d\u00fb engager des frais pour assurer sa d\u00e9fense \u00e0 l\u2019encontre d\u2019une assignation entach\u00e9e de nullit\u00e9 \u00e0 son \u00e9gard, sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure est fond\u00e9e \u00e0 hauteur de 1.500.-euros. Au vu de l\u2019issue du litige, les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance sont mis \u00e0 charge deSOCIETE1.) CORPORATION. Il n\u2019y a pas lieu d\u2019ordonner l\u2019ex\u00e9cution provisoire sans caution du pr\u00e9sent jugement alors que les conditions de l\u2019article 567 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile ne sont pas donn\u00e9es en l\u2019esp\u00e8ce. P a r c e s m o t i f s: Le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, sixi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, statuantcontradictoirement,<\/p>\n<p>21 d\u00e9clarel\u2019assignation nulle pour libell\u00e9 obscur et la demande principaledela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)CORPORATION SARL irrecevable \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019PERSONNE4.); ditla demande principaledela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.) CORPORATION SARL recevable\u00e0 l\u2019\u00e9gard des autres parties d\u00e9fenderesses; laditnon fond\u00e9eet en d\u00e9boute; ditlademande reconventionnelle dePERSONNE1.)recevable; laditnon fond\u00e9eet en d\u00e9boute; ditla demande de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)CORPORATION SARL en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9durenon fond\u00e9eet en d\u00e9boute; ditla demande d\u2019PERSONNE4.)en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civilepartiellement fond\u00e9e; condamnela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)CORPORATION SARL \u00e0 payer \u00e0PERSONNE4.)un montant de 1.500.-euros sur cette base; ditqu\u2019il n\u2019y a pas lieu \u00e0 ex\u00e9cution provisoire sans caution du pr\u00e9sent jugement ; condamnela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9eSOCIETE1.)CORPORATION SARL aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/tribunal-darrondissement-luxembourg-commerce\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/tribunal-darrondissement-luxembourg-commerce\/20250602-011004\/20211125-talch06-tal-2019-04363-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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