{"id":676073,"date":"2026-04-24T23:17:24","date_gmt":"2026-04-24T21:17:24","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-18-novembre-2021-n-2020-00136\/"},"modified":"2026-04-24T23:17:29","modified_gmt":"2026-04-24T21:17:29","slug":"cour-superieure-de-justice-18-novembre-2021-n-2020-00136","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-18-novembre-2021-n-2020-00136\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 18 novembre 2021, n\u00b0 2020-00136"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 97\/21 &#8211; III\u2013 CIV Arr\u00eat civil Audience publique du dix -huit novembre deux mille vingt -et-un<\/p>\n<p>Num\u00e9ro CAL-2020-00136 du r\u00f4le Composition:<\/p>\n<p>Alain THORN, pr\u00e9sident de chambre, Paul VOUEL, conseiller, Anne-Fran\u00e7oise GREMLING, conseiller, Isabelle HIPPERT , greffier<\/p>\n<p>E n t r e :<\/p>\n<p>la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) s.\u00e0 r.l., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions, inscrite au Registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>appelante aux termes d\u2019exploits des huissiers de justice Georges WEBER de Diekirch du 13 d\u00e9cembre 2019 et Laura GEIGER, huissier de justice suppl\u00e9ant en remplacement de l\u2019huissier de justice Carlos CALVO, du 12 d\u00e9cembre 2019, intim\u00e9e sur appel incident, comparant par Ma\u00eetre Fran\u00e7ois GENGLER , avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch, e t :<\/p>\n<p>1) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC 2) S.A., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, inscrite au Registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins du susdit exploit WEBER ,<\/p>\n<p>appelante par incident,<\/p>\n<p>2 comparant par Ma\u00eetre Fran\u00e7ois DELVAUX, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>2) la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 3) s.\u00e0 r.l., anciennement SOC 4) s.\u00e0 r.l., \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son g\u00e9rant actuellement en fonctions, inscrite au Registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins du susdit exploit WEBER,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Jo\u00ebl DECKER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Diekirch,<\/p>\n<p>3) l\u2019Etablissement Public Autonome Banque et Caisse d\u2019Epargne de l\u2019Etat Luxembourg, \u00e9tabli et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2954 Luxembourg, 1, place de Metz, repr\u00e9sent\u00e9 par le pr\u00e9sident de son comit\u00e9 de direction actuellement en fonctions, inscrit au Registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B 30775,<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins du susdit exploit GEIGER ,<\/p>\n<p>d\u00e9faillant.<\/p>\n<p>LA COUR D&#039;APPEL:<\/p>\n<p>Vu l\u2019ordonnance de cl\u00f4ture de l\u2019instruction du 30 mars 2021.<\/p>\n<p>Par exploit d\u2019huissier du 27 octobre 2016, la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC 2) (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2)) a fait pratiquer une saisie-arr\u00eat conservatoire entre les mains de l\u2019Etablissement Public Autonome BANQUE ET CAISSE D\u2019EPARGNE DE L\u2019ETAT (ci-apr\u00e8s la BCEE), en vertu d\u2019une ordonnance du 18 octobre 2016 rendue par le Pr\u00e9sident du tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch, pour s\u2019opposer \u00e0 ce qu\u2019elle se dessaisisse, paie ou vide ses mains en d\u2019autres que les siennes, d\u2019aucune somme, denier ou valeur, qu\u2019elle d\u00e9tient ou qu\u2019elle d\u00e9tiendra au nom et pour le compte de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) ) et de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 4) (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) ), actuellement la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 3) (ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9 SOC 3) ),<\/p>\n<p>3 pour avoir s\u00fbret\u00e9 et obtenir paiement de la somme de 59.535,43 euros, repr\u00e9sentant sa cr\u00e9ance \u00e9valu\u00e9e provisoirement en principal, sans pr\u00e9judice quant aux int\u00e9r\u00eats et aux frais.<\/p>\n<p>Cette saisie-arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) par exploit d\u2019huissier du 3 novembre 2016, ce m\u00eame exploit contenant assignation en condamnation et en validation.<\/p>\n<p>La contre- d\u00e9nonciation a \u00e9t\u00e9 faite \u00e0 la partie tierce- saisie par exploit de l\u2019huissier du 7 novembre 2016.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9assign\u00e9e par exploit de l\u2019huissier du 16 mai 2017, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 84 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) a demand\u00e9 \u00e0 voir condamner la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) et la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) \u00e0 lui payer la somme de 59.535,43 euros avec les int\u00e9r\u00eats tels que de droit jusqu\u2019\u00e0 solde, dire bonne et valable la saisie-arr\u00eat pratiqu\u00e9e et dire en cons\u00e9quence que les sommes dont la partie tierce-saisie se reconna\u00eetra et sera jug\u00e9e d\u00e9bitrice, seront par elle vers\u00e9es entre ses mains et ce jusqu\u2019\u00e0 concurrence du montant en principal et en accessoires. Elle a conclu \u00e0 la condamnation des parties saisies \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros, \u00e0 leur condamnation aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance et \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution provisoire de la d\u00e9cision \u00e0 intervenir.<\/p>\n<p>A l\u2019appui de sa demande, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) a expos\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e de la r\u00e9alisation de travaux de fa\u00e7ade par l\u2019association momentan\u00e9e d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab Association Y \u00bb, constitu\u00e9e en date du 15 avril 2013 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) et la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) en vue de la construction d\u2019une r\u00e9sidence \u00e0 Diekirch d\u00e9nomm\u00e9e \u00ab R\u00e9sidence Y \u00bb. Sept factures, \u00e9mises par elle au titre desdits travaux aux dates respectives des 10 mars, 22 avril (2 factures), 30 mai, 13 juin, 28 juillet et 31 ao\u00fbt 2016 et se rapportant \u00e0 un montant total de 59.535,43 euros, seraient rest\u00e9es impay\u00e9es, malgr\u00e9 mise en demeure du 26 septembre 2016.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) a bas\u00e9 sa demande sur la th\u00e9orie de la facture accept\u00e9e.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) a conclu au rejet des demandes en condamnation et en validation et \u00e0 la mainlev\u00e9e de la saisie pratiqu\u00e9e. Elle a sollicit\u00e9 la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.000 euros ainsi qu\u2019 aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. A titre subsidiaire, elle a conclu \u00e0 l\u2019instauration d\u2019une expertise.<\/p>\n<p>Elle a affirm\u00e9 que la facture du 13 juin 2016, d\u2019un montant de 1.544,40 euros, a \u00e9t\u00e9 pay\u00e9e. Elle a, pour le surplus, contest\u00e9 l\u2019application de la th\u00e9orie de la facture accept\u00e9e et a fait \u00e9tat de malfa\u00e7ons et de l\u2019absence de r\u00e9ception des travaux r\u00e9alis\u00e9s.<\/p>\n<p>4 Par jugement du 9 juillet 2019, le tribunal d\u2019arrondissement de Diekirch, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant contradictoirement \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) et de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) et par jugement r\u00e9put\u00e9 contradictoire \u00e0 l\u2019\u00e9gard la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) , a dit l\u2019assignation du 3 novembre 2016 recevable quant \u00e0 la pure forme, condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) et la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) solidairement \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) le montant de 59.535,43 euros avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de l\u2019assignation, soit le 3 novembre 2016, jusqu\u2019\u00e0 solde, d\u00e9clar\u00e9 bonne et valable la saisie- arr\u00eat form\u00e9e entre les mains de la BCEE par exploit d\u2019huissier de justice du 27 octobre 2016 au pr\u00e9judice de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) et de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) \u00e0 concurrence du montant total de 59.535,43 euros avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de l\u2019assignation, soit le 3 novembre 2016, jusqu\u2019\u00e0 solde et avec les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, dit que les sommes dont la BCEE se reconna\u00eetra ou sera jug\u00e9e d\u00e9bitrice \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) et de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) seront par elle vers\u00e9es entre les mains de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) en d\u00e9duction et jusqu\u2019\u00e0 concurrence de la cr\u00e9ance \u00e0 hauteur du montant total de 59.535,43 euros avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de l\u2019assignation, soit le 31 octobre 2016, jusqu\u2019\u00e0 solde et avec les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, dit irrecevables les demandes de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) en condamnation des parties assign\u00e9es \u00e0 une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, \u00e0 la distraction des frais et d\u00e9pens de l\u2019instance au profit de l\u2019avocat \u00e0 la Cour constitu\u00e9 et en ex\u00e9cution provisoire du jugement \u00e0 intervenir, d\u00e9bout\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) de ses demandes et condamn\u00e9 cette derni\u00e8re et la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) solidairement aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, y compris les frais de la proc\u00e9dure de saisie- arr\u00eat.<\/p>\n<p>Pour statuer ainsi, les juges de premi\u00e8re instance ont admis qu\u2019il y avait acceptation tacite des factures litigieuses, en consid\u00e9rant que la premi\u00e8re r\u00e9action de l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb, sous forme d\u2019un courrier du 31 octobre 2016, \u00e9tait intervenue tardivement. Ils ont ensuite dit que ce courrier, qui ne contenait de contestations ni quant au march\u00e9 existant entre parties, ni quant aux quantit\u00e9s ou prix factur\u00e9s, n\u2019\u00e9tait pas de nature \u00e0 renverser la pr\u00e9somption simple quant \u00e0 l\u2019existence de la cr\u00e9ance d\u00e9coulant de l\u2019acceptation tacite des factures en mati\u00e8re de contrat d\u2019entreprise. Ils ont encore relev\u00e9 qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas prouv\u00e9 que le fait que, pendant un certain temps, A ait simultan\u00e9ment jou\u00e9 un r\u00f4le au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) et de l\u2019association momentan\u00e9e, ait emp\u00each\u00e9 cette derni\u00e8re de contester les factures en temps utile. Ils ont, en outre, dit que le paiement de la facture du 13 juin 2016, contest\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) , laissait d\u2019\u00eatre \u00e9tabli.<\/p>\n<p>La demande en paiement a donc \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e fond\u00e9e en son principe pour le montant de 59.535,43 euros.<\/p>\n<p>Les juges de premi\u00e8re instance ont ensuite consid\u00e9r\u00e9 qu\u2019en faisant \u00e9tat de manquements de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) \u00e0 son obligation contractuelle de r\u00e9aliser les travaux command\u00e9s selon les r\u00e8gles de l\u2019art, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) invoquait implicitement l\u2019exception d\u2019inex\u00e9cution.<\/p>\n<p>5 Relevant que le rapport de chantier du 16 novembre 2016, vers\u00e9 en cause, ne saurait valoir comme \u00e9l\u00e9ment de preuve et constatant que les correspondances du syndic et d\u2019un copropri\u00e9taire de la r\u00e9sidence ne permettaient pas de conclure \u00e0 des malfa\u00e7ons imputables \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2), ils ont dit qu\u2019en l\u2019absence d\u2019\u00e9l\u00e9ments tangibles quant \u00e0 l\u2019inex\u00e9cution contractuelle all\u00e9gu\u00e9e, il n\u2019y avait pas lieu d\u2019ordonner une expertise.<\/p>\n<p>Par actes d\u2019appel des 12 et 13 d\u00e9cembre 2019, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) a relev\u00e9 appel du pr\u00e9dit jugement, qui lui avait \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 le 13 novembre 2019. Elle a intim\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) , la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) et la BCEE.<\/p>\n<p>Par r\u00e9formation du jugement entrepris, elle demande \u00e0 voir d\u00e9clarer non fond\u00e9es les demandes de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) tendant \u00e0 sa condamnation au paiement de la somme de 59.535,43 euros et \u00e0 la validation de l\u2019opposition form\u00e9e entre les mains de la BCEE et \u00e0 voir donner mainlev\u00e9e pure et simple de la saisie pratiqu\u00e9e entre les mains de la BCEE \u00e0 son pr\u00e9judice.<\/p>\n<p>Elle demande, \u00ab \u00e0 titre reconventionnel \u00bb, \u00e0 voir charger un expert de la mission suivante, \u00e0 savoir :<\/p>\n<p>1. de dresser un \u00e9tat des lieux ainsi qu\u2019un constat d\u00e9taill\u00e9 des \u00e9ventuels vices, d\u00e9gradation, d\u00e9g\u00e2ts, dommages, d\u00e9t\u00e9riorations, malfa\u00e7ons et non- conformit\u00e9s affectant la r\u00e9sidence \u00ab Y \u00bb, situ\u00e9e \u00e0 Diekirch, rue de Stavelot, 2. de d\u00e9terminer les causes et origines des \u00e9ventuels vices, d\u00e9gradation, d\u00e9g\u00e2ts, dommages, d\u00e9t\u00e9riorations, malfa\u00e7ons et non- conformit\u00e9s affectant le pr\u00e9dit immeuble, 3. de d\u00e9terminer les travaux et moyens de redressement et de finition n\u00e9cessaires pour rem\u00e9dier aux \u00e9ventuels d\u00e9sordres constat\u00e9s, 4. de chiffrer le co\u00fbt des travaux de redressement et de finition n\u00e9cessaires pour rem\u00e9dier aux d\u00e9sordres constat\u00e9s, 5. de d\u00e9terminer une \u00e9ventuelle moins-value caus\u00e9e \u00e0 l\u2019immeuble du fait des vices et d\u00e9sordres constat\u00e9s, 6. de dresser la liste des pr\u00e9tentions.<\/p>\n<p>A titre plus subsidiaire, elle conclut \u00e0 une comparution personnelle des parties.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) sollicite finalement la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000 euros pour chacune des deux instances et demande \u00e0 voir imposer les frais et d\u00e9pens des deux instances \u00e0 cette derni\u00e8re.<\/p>\n<p>A l\u2019appui de son recours, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) soutient avoir proc\u00e9d\u00e9 au r\u00e8glement de la facture du 13 juin 2016 en date du 15 septembre 2016. Elle fait valoir que son silence initial face aux six autres factures \u00e9mises par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) s\u2019explique autrement que par son acceptation, de sorte que la pr\u00e9somption d\u2019acceptation des<\/p>\n<p>6 factures litigieuses se trouverait renvers\u00e9e. Elle affirme que A, administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 et actionnaire de cette soci\u00e9t\u00e9, \u00e9tait en m\u00eame temps g\u00e9rant technique de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) et associ\u00e9 de celle- ci \u00e0 travers la soci\u00e9t\u00e9 SOC 5) jusqu\u2019en septembre 2016. Il aurait ainsi \u00e9galement \u00e9t\u00e9 co-g\u00e9rant de l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb et se serait occup\u00e9 des factures clients et fournisseurs de celle- ci via le service de comptabilit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) . Il aurait \u00e9t\u00e9 pertinemment au courant des contestations quant aux travaux ex\u00e9cut\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) , mais n\u2019aurait de toute \u00e9vidence pas contest\u00e9 les factures \u00e9mises par cette soci\u00e9t\u00e9 dont il aurait \u00e9t\u00e9 l\u2019administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9.<\/p>\n<p>A la suite de la renonciation par A \u00e0 son mandat de co-g\u00e9rant de l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb, cette derni\u00e8re aurait, par courrier du 31 octobre 2016, contest\u00e9 les factures \u00e9mises par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) les 10 mars, 22 avril (2 factures), 30 mai, 28 juillet et 31 ao\u00fbt 2016. Ce courrier aurait fait \u00e9tat de nombreuses r\u00e9clamations de la part de l\u2019association momentan\u00e9e et des acqu\u00e9reurs des appartements. L\u2019association momentan\u00e9e aurait de nouveau envoy\u00e9 un courrier en date du 17 novembre 2016 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) en lui rappelant qu\u2019il n\u2019y avait toujours pas eu de r\u00e9ception des travaux r\u00e9alis\u00e9s. Suivant le rapport de chantier du 10 ao\u00fbt 2016, sur lequel figurerait l\u2019\u00e9criture de A , des travaux seraient encore \u00e0 effectuer au niveau de la fa\u00e7ade (finition et r\u00e9paration), de l\u2019isolation du plafond du garage et des puits de d\u00e9senfumage. Par ailleurs, les finitions de la construction \u00e0 sec et des travaux de pl\u00e2trerie resteraient \u00e0 r\u00e9aliser.<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulterait \u00e9galement d\u2019un \u00e9change de courriels avec la copropri\u00e9taire B que les travaux effectu\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) dans l\u2019appartement de cette derni\u00e8re sont affect\u00e9s de malfa\u00e7ons.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) verse finalement un rapport de l\u2019expert judiciaire EXP 1) pour documenter les inach\u00e8vements, malfa\u00e7ons et non-conformit\u00e9s dont elle fait \u00e9tat. Elle consid\u00e8re qu\u2019au vu des \u00e9l\u00e9ments de ce rapport, sa demande subsidiaire tendant \u00e0 voir ordonner une expertise, se justifie.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) conclut \u00e0 la confirmation du jugement entrepris quant \u00e0 la condamnation intervenue \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) et quant \u00e0 la validation de la saisie-arr\u00eat, par adoption des motifs des juges de premi\u00e8re instance. Elle s\u2019oppose \u00e0 la nomination d\u2019un expert ou \u00e0 l\u2019instauration d\u2019une comparution personnelle des parties.<\/p>\n<p>Elle interjette appel incident en ce que le tribunal a d\u00e9clar\u00e9 irrecevable sa demande en condamnation des soci\u00e9t\u00e9s SOC 1) et SOC 4) au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour la premi\u00e8re instance. Elle demande \u00e0 voir condamner la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) \u00e0 lui payer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros pour la premi\u00e8re instance.<\/p>\n<p>7 Elle sollicite la condamnation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) aux frais et d\u00e9pens des deux instances.<\/p>\n<p>Elle maintient que sept factures, parmi lesquelles celle du 13 juin 2016, restent impay\u00e9es.<\/p>\n<p>Elle ne conteste ni que A soit son administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 et actionnaire ni que l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb ait \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e par les soci\u00e9t\u00e9s SOC 1) et SOC 4), mais r\u00e9fute les all\u00e9gations de l\u2019appelante suivant lesquelles le concern\u00e9 aurait \u00e9t\u00e9 en charge de v\u00e9rifier, payer et contester les factures adress\u00e9es \u00e0 cette association.<\/p>\n<p>Elle conteste l\u2019existence de vices ou malfa\u00e7ons et soutient que les travaux ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9ceptionn\u00e9s en l\u2019\u00e9tat par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1). Tous les clients auraient sign\u00e9 les proc\u00e8s-verbaux de r\u00e9ception et les garanties de parfait ach\u00e8vement auraient \u00e9t\u00e9 restitu\u00e9es au promoteur.<\/p>\n<p>Le rapport de l\u2019expert EXP 1) aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli plus de trois ans apr\u00e8s l\u2019\u00e9mission des factures en cause et la r\u00e9ception du gros-\u0153uvre et de la fa\u00e7ade. La soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9e aux op\u00e9rations d\u2019expertise. Par ailleurs, le rapport ne prouverait pas l\u2019existence de d\u00e9sordres ou de non- conformit\u00e9s imputables \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2). M\u00eame \u00e0 supposer l\u2019existence de malfa\u00e7ons mineures, celles-ci seraient en tout \u00e9tat de cause couvertes par la garantie biennale.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC 3) , anciennement SOC 4) , se rapporte \u00e0 la sagesse de la Cour en ce qui concerne la recevabilit\u00e9 de l\u2019appel en la pure forme, la recevabilit\u00e9 de l\u2019assignation ainsi que le bien-fond\u00e9 des demandes principale et reconventionnelle.<\/p>\n<p>Appr\u00e9ciation de la Cour<\/p>\n<p>L\u2019appel est recevable pour avoir \u00e9t\u00e9 introduit dans la forme et le d\u00e9lai pr\u00e9vus par la loi.<\/p>\n<p>Il convient d\u2019embl\u00e9e de noter que la soci\u00e9t\u00e9 SOC 3) , anciennement SOC 4) , qui \u00ab se rapporte \u00e0 la sagesse de la Cour en ce qui concerne la recevabilit\u00e9 de l\u2019assignation ainsi que le bien- fond\u00e9 des demandes principale et reconventionnelle \u00bb n\u2019interjette pas appel incident du jugement entrepris, \u00e0 d\u00e9faut de formuler de pr\u00e9tentions ou de moyens pr\u00e9cis tendant \u00e0 la r\u00e9formation de celui-ci. Elle ne se rallie pas non plus aux conclusions de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) en instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>Le jugement a quo n\u2019est donc pas entrepris en ce qui concerne les chefs de d\u00e9cision concernant la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) .<\/p>\n<p>8 Quant \u00e0 la demande principale<\/p>\n<p>Il est rappel\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) base sa demande sur le principe de la facture accept\u00e9e. En vertu de l\u2019article 109 du Code de commerce, la preuve des achats et ventes entre commer\u00e7ants se fait notamment au moyen d\u2019une facture accept\u00e9e. L\u2019article 109 du Code de commerce instaure une pr\u00e9somption l\u00e9gale, irr\u00e9fragable, de l\u2019existence de la cr\u00e9ance affirm\u00e9e dans la facture accept\u00e9e pour le seul contrat de vente. Pour les autres contrats commerciaux, la facture accept\u00e9e n\u2019engendre qu\u2019une pr\u00e9somption simple de l\u2019existence de la cr\u00e9ance, le juge \u00e9tant libre d\u2019admettre ou de refuser l\u2019acceptation de la facture comme pr\u00e9somption suffisante de l\u2019existence de la cr\u00e9ance affirm\u00e9e (cf. Cass. lux. 24 janvier 2019, n\u00b0 16\/2019, n\u00b0 4072 du registre). Le contrat en cause, en l\u2019esp\u00e8ce, en vertu duquel l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb, en sa qualit\u00e9 de promoteur et d\u2019entrepreneur principal, a charg\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) , sous-traitante, de la r\u00e9alisation de travaux de fa\u00e7ade dans le cadre de la construction de la r\u00e9sidence \u00ab Y \u00bb, ne constitue pas un contrat de vente, mais est \u00e0 qualifier de contrat de louage d\u2019ouvrage. L\u2019acceptation des factures re\u00e7ues peut \u00eatre expresse ou tacite. Le silence gard\u00e9 au &#8211; del\u00e0 du temps n\u00e9cessaire pour prendre connaissance de la facture, pour contr\u00f4ler ses mentions, ainsi que les fournitures auxquelles elle se rapporte, fait pr\u00e9sumer que la facture a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e. Il incombe au destinataire commer\u00e7ant de renverser cette pr\u00e9somption en \u00e9tablissant, soit qu\u2019il a protest\u00e9 en temps utile, soit que son silence s\u2019explique autrement que par une acceptation. Pour avoir une valeur probante, les protestations doivent \u00eatre pr\u00e9cises. En effet des protestations vagues ne sont pas de nature \u00e0 emp\u00eacher la pr\u00e9somption d\u2019acceptation de sortir ses effets (cf. A. Cloquet, La facture, n os 563, 566, 567). La derni\u00e8re facture \u00e9mise par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) date du 31 ao\u00fbt 2016. La mise en demeure du 26 septembre 2016 \u00e9tant rest\u00e9e infructueuse, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) a d\u00e9pos\u00e9 une requ\u00eate en saisie- arr\u00eat sur compte le 17 octobre 2016 et a fait signifier la d\u00e9nonciation de la saisie-arr\u00eat avec assignation en validit\u00e9 aux soci\u00e9t\u00e9s SOC 1) et SOC 4) le 3 novembre 2016. Le m\u00eame jour, C , co-g\u00e9rant de l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb, a adress\u00e9 un courrier \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2), dans lequel il a fait \u00e9tat de \u00ab remarques selon nos rapports \u00bb et de \u00ab r\u00e9clamations des copropri\u00e9taires du b\u00e2timent non encore rectifi\u00e9es \u00e0 ce jour \u00bb et a fait part \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) de ce que l\u2019association momentan\u00e9e se r\u00e9servait le droit de ne pas payer le solde des factures \u00e9mises \u00ab jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9ception d\u00e9finitive du b\u00e2timent, ainsi que la rectification des malfa\u00e7ons et d\u00e9fauts graves de construction \u00bb.<\/p>\n<p>9 Tel que l\u2019ont \u00e0 bon escient retenu les juges de premi\u00e8re instance, le pr\u00e9dit courrier est intervenu en-dehors du temps n\u00e9cessaire pour prendre connaissance des factures et en v\u00e9rifier le contenu. La soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) soutient que l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb n\u2019\u00e9tait pas en mesure de contester les factures \u00e9mises par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) auparavant, du fait que l\u2019administrateur d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de cette derni\u00e8re, A , \u00e9tait en m\u00eame temps co-g\u00e9rant de l\u2019association momentan\u00e9e jusqu\u2019au 20 septembre 2016 et s\u2019occupait des factures re\u00e7ues par cette derni\u00e8re. La vente des parts d\u00e9tenues par A dans la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) \u00e0 travers la soci\u00e9t\u00e9 SOC 5) n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e que le 27 septembre 2016 au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg. A l\u2019instar des juges de premi\u00e8re instance, la Cour consid\u00e8re qu\u2019il n\u2019est pas \u00e9tabli que les fonctions exerc\u00e9es par A au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) et de l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb rendaient impossible toute contestation des factures litigieuses. A noter, dans ce contexte, que le courrier du 31 octobre 2016, adress\u00e9 au nom de l\u2019association momentan\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 par C seul et ne porte pas la signature des autres co-g\u00e9rants. La soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) ne justifie pas pour quelle raison C n\u2019aurait pas pu \u00e9mettre un courrier de contestation \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 A \u00e9tait encore co-g\u00e9rant de l\u2019association momentan\u00e9e. Il n\u2019y a, par cons\u00e9quent, pas lieu d\u2019ordonner une comparution personnelle des parties afin d\u2019entendre celles-ci au sujet de la collaboration qui a exist\u00e9 entre l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb et la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2). Il r\u00e9sulte de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que les explications fournies par l\u2019appelante quant au caract\u00e8re tardif de ses contestations ne sont pas de nature \u00e0 renverser la pr\u00e9somption relative \u00e0 l\u2019acception des factures. Concernant la facture du 13 juin 2016, c\u2019est \u00e0 juste titre que les juges de premi\u00e8re instance ont ajout\u00e9 que le paiement invoqu\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) implique l\u2019acceptation de la facture dans le chef de l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb, ce ind\u00e9pendamment de la question de savoir si le paiement est effectivement intervenu. L\u2019acceptation des factures, ainsi \u00e9tablie, engendre \u00e0 son tour une pr\u00e9somption simple de l\u2019existence de la cr\u00e9ance \u00e0 laquelle se rapportent les factures, le contrat en cause constituant un contrat de louage d\u2019ouvrage. Il y a, d\u00e8s lors, lieu d\u2019analyser si, au vu des circonstances de la cause, cette pr\u00e9somption constitue une pr\u00e9somption suffisante de l\u2019existence de la cr\u00e9ance. Force est de constater que dans son courrier du 31 octobre 2016, pr\u00e9mentionn\u00e9, l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb ne remet en cause ni le march\u00e9 conclu entre parties, ni les quantit\u00e9s ou prix factur\u00e9s, mais fait \u00e9tat \u00ab de malfa\u00e7ons et d\u00e9fauts graves de construction \u00bb en \u00e9voquant des \u00ab r\u00e9clamations de copropri\u00e9taires \u00bb et des \u00ab rapports \u00bb pour s\u2019opposer au paiement des factures. Elle ne pr\u00e9cise cependant pas<\/p>\n<p>10 quelle a \u00e9t\u00e9 la teneur des r\u00e9clamations des clients ou des rapports ni ne fournit la moindre pr\u00e9cision quant aux malfa\u00e7ons et d\u00e9fauts affectant les travaux r\u00e9alis\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) . Elle n\u2019indique pas non plus quels postes des factures sont vis\u00e9s par ses dol\u00e9ances. L\u2019appelante verse un \u00e9change de courriel entre A et la copropri\u00e9taire B du mois d\u2019octobre 2016 dont il r\u00e9sulte que la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) avait r\u00e9alis\u00e9 une ouverture dans la fa\u00e7ade isolante pour permettre \u00e0 une firme tierce, en l\u2019occurrence la soci\u00e9t\u00e9 SOC 6), de renforcer la construction en- dessous des marches en inox sur les balcons. A a inform\u00e9 B par courriel du 4 octobre 2016 que la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) interviendrait pour refermer l\u2019ouverture et pour proc\u00e9der \u00e0 un \u00e9ventuel ajustement des dalles des balcons. Aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier ne permet de conclure que l\u2019intervention pr\u00e9vue n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 la suite des r\u00e9fections effectu\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 6) . Quant aux \u00ab rapports de chantier \u00bb des 10 ao\u00fbt 2016 et 16 novembre 2016, produits par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) pour faire \u00e9tat d\u2019inach\u00e8vements au niveau de la fa\u00e7ade, c\u2019est \u00e0 juste titre que les juges de premi\u00e8re instance ont dit que lesdits documents \u00e9taient d\u00e9pourvus de force probante, d\u00e8s lors qu\u2019il ne pouvait \u00eatre constat\u00e9 ni qui en \u00e9tait l\u2019auteur physique ni si la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) avait particip\u00e9 \u00e0 leur \u00e9tablissement. N\u2019ayant ainsi \u00e9mis que des contestations tardives, non circonstanci\u00e9es et non \u00e9tay\u00e9es, \u00e0 l\u2019\u00e9gard des factures litigieuses, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) n\u2019a pas apport\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments permettant de conclure que les montants repris dans les diff\u00e9rentes factures ne sont pas dus. La Cour d\u00e9duit, d\u00e8s lors, de l\u2019ensemble des circonstances d\u00e9crites ci-avant une pr\u00e9somption suffisante de l\u2019existence de la cr\u00e9ance affirm\u00e9e. Par cons\u00e9quent, l\u2019appelante ne peut plus, \u00e0 l\u2019heure actuelle, se pr\u00e9valoir d\u2019inach\u00e8vements ou de non- conformit\u00e9s apparentes en se basant sur le rapport d\u2019expertise unilat\u00e9ral \u00e9tabli le 5 septembre 2019 par l\u2019expert EXP 1) , soit plus de trois ans apr\u00e8s l\u2019\u00e9mission des factures. Elle ne saurait pas non plus offrir en preuve de tels d\u00e9sordres par voie d\u2019expertise judiciaire. C\u2019est donc \u00e0 juste titre que le tribunal a dit que la cr\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) \u00e9tait \u00e9tablie en son principe. Quant au montant de la cr\u00e9ance, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) soutient que l\u2019association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb a, en date du 15 septembre 2016, proc\u00e9d\u00e9 au paiement du montant de 1.545,15 euros au titre de la facture du 13 juin 2016. Pour \u00e9tablir le paiement intervenu en faveur de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2), elle verse un imprim\u00e9 \u00ab MULTILINE \u00bb qui porte la r\u00e9f\u00e9rence de la facture litigieuse. Dans la mesure o\u00f9 le document relatif \u00e0 la pr\u00e9dite op\u00e9ration indique le montant port\u00e9 en d\u00e9duction du compte de l\u2019Association momentan\u00e9e \u00ab Y \u00bb (- 1.544,40<\/p>\n<p>11 euros), le co\u00fbt de la transaction (0,75 euros) ainsi que son num\u00e9ro de r\u00e9f\u00e9rence, la Cour retient, contrairement aux juges de premi\u00e8re instance, que ce document constitue un avis de d\u00e9bit et non pas un simple ordre de virement. Le paiement du montant litigieux est, d\u00e8s lors, \u00e9tabli et doit \u00eatre port\u00e9 en d\u00e9duction du montant r\u00e9clam\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) . Il s\u2019ensuit que, par r\u00e9formation du jugement entrepris, la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) est \u00e0 d\u00e9clarer fond\u00e9e \u00e0 concurrence du montant de [59.535,43 \u2013 1.544,40 =] 57.991,03 euros.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019exception d\u2019inex\u00e9cution La soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) se pr\u00e9vaut de vices et malfa\u00e7ons affectant les travaux r\u00e9alis\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) . Elle affirme exercer \u00ab l\u2019exception d\u2019inex\u00e9cution \u00bb et demande \u00e0 voir ordonner une expertise. L&#039;exception d&#039;inex\u00e9cution est destin\u00e9e \u00e0 obtenir du cocontractant qu&#039;il ex\u00e9cute son obligation, elle ne peut \u00eatre utilis\u00e9e que de mani\u00e8re limit\u00e9e dans le temps. C&#039;est un moyen temporaire destin\u00e9 \u00e0 obtenir du cocontractant qu&#039;il ex\u00e9cute son obligation. Il s&#039;agit d&#039;obtenir l&#039;ex\u00e9cution du contrat et non son extinction. S&#039;il appara\u00eet que l&#039;ex\u00e9cution de l&#039;obligation est devenue impossible, le cr\u00e9ancier victime de cette situation doit, notamment en vertu de son obligation de restreindre son dommage, agir en r\u00e9solution (cf. Les Novelles, Droit civil, Tome VI, 2e \u00e9dition 2000, n\u00b0400, p.256). L&#039;exception d&#039;inex\u00e9cution peut encore donner lieu, le cas \u00e9ch\u00e9ant, \u00e0 des dommages et int\u00e9r\u00eats. Ainsi l&#039;exception comporte, en puissance, une demande reconventionnelle. Il d\u00e9pend du d\u00e9fendeur de la formuler pour obtenir un jugement de condamnation, avec les avantages qui en d\u00e9coulent pour lui (cf. Marcel PLANIOL et Georges RIPERT, Trait\u00e9 pratique de droit civil fran\u00e7ais, T.VI, n\u00b0446, p.601). L&#039;exception d&#039;inex\u00e9cution ne porte pas atteinte \u00e0 l&#039;exigibilit\u00e9 de la dette du d\u00e9biteur, de sorte que l&#039;acheteur n&#039;est en aucun cas dispens\u00e9 du paiement du prix (cf. Encyclop\u00e9die Dalloz, Droit civil, v\u00b0 contrats et conventions, n\u00b0 435, p. 41). Tel qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 retenu ci-avant, l\u2019acceptation des factures a, au vu des circonstances de l\u2019esp\u00e8ce, engendr\u00e9 une pr\u00e9somption suffisante de l\u2019existence de la cr\u00e9ance affirm\u00e9e par ces factures, de sorte la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) ne peut, \u00e0 l\u2019heure actuelle, plus se pr\u00e9valoir d\u2019inach\u00e8vements ou de non- conformit\u00e9s apparentes qui auraient affect\u00e9 les travaux r\u00e9alis\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) au moment de l\u2019\u00e9mission des factures. Il est cependant de principe que le d\u00e9biteur n\u2019est pas forclos, du fait de l\u2019acceptation de la facture, \u00e0 se pr\u00e9valoir d\u2019\u00e9ventuels vices cach\u00e9s d\u00e9tect\u00e9s post\u00e9rieurement au fait valant acceptation.<\/p>\n<p>12 Or, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) se borne \u00e0 solliciter l\u2019instauration d\u2019une expertise en vue de constater les \u00ab vices, d\u00e9gradation, d\u00e9g\u00e2ts, dommages, d\u00e9t\u00e9riorations, malfa\u00e7ons et non-conformit\u00e9s affectant la r\u00e9sidence \u00bb et de chiffrer le co\u00fbt des r\u00e9fections ainsi qu\u2019une \u00e9ventuelle moins-value de l\u2019immeuble, mais ne formule aucune demande reconventionnelle en obtention de dommages et int\u00e9r\u00eats susceptibles d\u2019entrer en compensation avec la cr\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) . A d\u00e9faut de demande indemnitaire aff\u00e9rente, l\u2019offre de preuve pr\u00e9sent\u00e9e par l\u2019appelante n\u2019est donc pas pertinente, m\u00eame \u00e0 admettre que l\u2019expertise sollicit\u00e9e puisse r\u00e9v\u00e9ler l\u2019existence de vices cach\u00e9s affectant les travaux r\u00e9alis\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2). Il devient, d\u00e8s lors, \u00e9galement superf\u00e9tatoire d\u2019analyser si, en l\u2019absence d\u2019action en garantie de la copropri\u00e9t\u00e9 ou d\u2019un copropri\u00e9taire dirig\u00e9e \u00e0 son encontre, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1), entrepreneur principal, peut se pr\u00e9valoir \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2), sous-traitante, d\u2019un pr\u00e9judice personnel du fait d\u2019\u00e9ventuels vices cach\u00e9s affectant l\u2019immeuble.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la condamnation et \u00e0 la validation de la saisie- arr\u00eat Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) est, par r\u00e9formation du jugement entrepris, \u00e0 condamner au paiement du montant de 57.991,03 euros, avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de l\u2019assignation jusqu\u2019\u00e0 solde, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019elle est solidairement tenue au paiement du pr\u00e9dit montant avec la soci\u00e9t\u00e9, SOC 3) , anciennement SOC 4). Il y a ensuite lieu de d\u00e9clarer bonne et valable la saisie- arr\u00eat form\u00e9e entre les mains de la soci\u00e9t\u00e9 BCEE par exploit d\u2019huissier du 27 octobre 2016 au pr\u00e9judice de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) \u00e0 concurrence dudit montant, outre les int\u00e9r\u00eats et les frais et d\u00e9pens de la premi\u00e8re instan ce, et de dire que les sommes dont la BCEE se reconna\u00eetra ou sera jug\u00e9e d\u00e9bitrice \u00e0 l\u2019\u00e9gard de cette derni\u00e8re seront vers\u00e9es entre les mains de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) jusqu\u2019\u00e0 concurrence de ladite cr\u00e9ance. Il convient de donner mainlev\u00e9e de la saisie-arr\u00eat form\u00e9e au pr\u00e9judice de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) pour le surplus.<\/p>\n<p>Quant aux indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure et quant aux frais Eu \u00e9gard \u00e0 la condamnation intervenue \u00e0 son encontre en premi\u00e8re instance &#8211; confirm\u00e9e en son principe en instance d\u2019appel &#8211; c\u2019est \u00e0 juste titre que les juges de<\/p>\n<p>13 premi\u00e8re instance ont d\u00e9bout\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. C\u2019est encore \u00e0 juste titre que le tribunal a d\u00e9clar\u00e9 irrecevable la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.500 euros pour la premi\u00e8re instance, visant la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) ensemble avec la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) , actuellement SOC 3), au motif que cette demande avait \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e pour la premi\u00e8re fois par conclusions du 3 juillet 2017, dont la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4), qui n\u2019avait pas comparu, n\u2019avait pas pris connaissance. La soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) ne justifiant pas de l\u2019iniquit\u00e9 requise par l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, elle est \u00e0 d\u00e9bouter de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel. Le jugement entrepris est \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) solidairement avec la soci\u00e9t\u00e9 SOC 4) , actuellement SOC 3) , aux frais et d\u00e9pens de la premi\u00e8re instance, y compris les frais de la proc\u00e9dure de saisie- arr\u00eat.<\/p>\n<p>L\u2019appel de la soci\u00e9t\u00e9 SOC 1) \u00e9tant partiellement fond\u00e9, il y a lieu de condamner cette derni\u00e8re \u00e0 la moiti\u00e9 des frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel et d\u2019en imposer l\u2019autre moiti\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC 2) .<\/p>\n<p>L\u2019acte d\u2019appel ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 \u00e0 une personne habilit\u00e9e \u00e0 le recevoir au sein de la BCEE, la Cour statue par arr\u00eat r\u00e9put\u00e9 contradictoire \u00e0 l\u2019\u00e9gard de cette derni\u00e8re, qui n\u2019a pas constitu\u00e9 avocat \u00e0 la Cour.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS: la Cour d\u2019appel, troisi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant par arr\u00eat r\u00e9put\u00e9 contradictoire \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019Etablissement Public Autonome BANQUE ET CAISSE D\u2019EPARGNE DE L\u2019ETAT et contradictoirement \u00e0 l\u2019\u00e9gard des autres parties, re\u00e7oit les appels principal et incident en la forme, dit l\u2019appel incident non fond\u00e9, dit l\u2019appel principal partiellement fond\u00e9, par r\u00e9formation, dit la demande de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC 2) fond\u00e9e \u00e0 concurrence de 57.991,03 euros,<\/p>\n<p>14 condamne la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC 2) le montant de 57.991,03 euros avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de l\u2019assignation, soit le 3 novembre 2016, jusqu\u2019\u00e0 solde, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019elle est solidairement tenue au paiement du pr\u00e9dit montant avec la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 3) , anciennement la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 4) , d\u00e9clare bonne et valable la saisie- arr\u00eat form\u00e9e entre les mains de l\u2019Etablissement Public Autonome BANQUE ET CAISSE D\u2019EPARGNE DE L\u2019ETAT par exploit d\u2019huissier de justice du 27 octobre 2016 au pr\u00e9judice de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) \u00e0 concurrence du montant total de 57.991,03 euros avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de l\u2019assignation, soit le 3 novembre 2016, jusqu\u2019\u00e0 solde et avec les frais et d\u00e9pens de la premi\u00e8re instance, dit que les sommes dont l\u2019Etablissement Public Autonome BANQUE ET CAISSE D\u2019EPARGNE DE L\u2019ETAT se reconna\u00eetra ou sera jug\u00e9 d\u00e9bitrice \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) seront par lui vers\u00e9es entre les mains de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC 2) en d\u00e9duction et jusqu\u2019\u00e0 concurrence de la cr\u00e9ance \u00e0 hauteur du montant total de 57.991,03 euros avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de l\u2019assignation, soit le 31 octobre 2016, jusqu\u2019\u00e0 solde et avec les frais et d\u00e9pens de la premi\u00e8re instance, donne mainlev\u00e9e de la saisie- arr\u00eat form\u00e9e entre les mains de l\u2019Etablissement Public Autonome BANQUE ET CAISSE D\u2019EPARGNE DE L\u2019ETAT par exploit d\u2019huissier de justice du 27 octobre 2016 au pr\u00e9judice de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) pour le surplus, confirme le jugement entrepris pour le surplus, d\u00e9boute la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) de sa demande en obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel, condamne la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e SOC 1) et la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC 2) aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel, chacune \u00e0 concurrence de moiti\u00e9, avec distraction au profit de Ma\u00eetre Fran\u00e7ois GENGLER, sur ses affirmations de droit.<\/p>\n<p>La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite en la susdite audience publique par Monsieur le pr\u00e9sident de chambre Alain THORN, en pr\u00e9sence d u greffier Isabelle HIPPERT.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; 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