{"id":687283,"date":"2026-04-25T23:07:25","date_gmt":"2026-04-25T21:07:25","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\/"},"modified":"2026-04-25T23:07:29","modified_gmt":"2026-04-25T21:07:29","slug":"tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\/","title":{"rendered":"Tribunal d&#8217;arrondissement, 2 juillet 2021, n\u00b0 2019-02319"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1 Jugement commercial 2021TALCH02\/01087 Audience publique du vendredi,deux juilletdeux mille vingt et un. Num\u00e9ro TAL-2019-02319du r\u00f4le Composition : Anick WOLFF, 1 \u00e8re vice-pr\u00e9sidente; Tania CARDOSO, juge ; Ines BIWER, juge-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e ; Thierry LINSTER, greffier assum\u00e9. E n t r e : La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9edes \u00eeles caymansSOCIETE1.)LTD, ayant son si\u00e8ge social aux Iles Caymans \u00e0ADRESSE1.), repr\u00e9sent\u00e9e par ses organes statuaires actuellement en fonctions, inscrite au Registre des Soci\u00e9t\u00e9s sous le num\u00e9roNUMERO1.); \u00e9lisant domicile en l\u2019\u00e9tudeMa\u00eetre Ingrid DUBOURDIEU, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg, partiedemanderessecomparantpar Ma\u00eetreBeno\u00eet MARECHAL, avocat, en remplacement de Ma\u00eetre Ingrid DUBOURDIEU,avocat \u00e0 la Cour,les deux demeurant \u00e0 Luxembourg; e t : La soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)SA, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE2.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseild\u2019administrationactuellement en fonctions, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO2.); partie d\u00e9fenderessecomparant par Ma\u00eetreAntoine REILLIER,avocat,enremplacement de Ma\u00eetre Thomas BERGER,avocat \u00e0 la Cour,les deuxdemeurant \u00e0 Luxembourg.<\/p>\n<p>2 F a i t s : Par exploitde l\u2019huissier de justiceNadine TAPELLA, demeurant \u00e0Esch\/Alzette, en date du12 mars 2019, la partie demanderesse a fait donner assignation \u00e0 la partie d\u00e9fenderesse \u00e0compara\u00eetre le22 mars 2019\u00e0 9h00heures devant le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, deuxi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, Cit\u00e9 Judiciaire, Plateau du Saint-Esprit, B\u00e2timent CO, salle CO.1.01, pour y entendre statuer sur le m\u00e9rite de la demande contenue dans leditexploit d\u2019huissier ci- apr\u00e8s reproduit:<\/p>\n<p>3 L\u2019affaire fut inscrite sous le num\u00e9ro TAL-2019-02319du r\u00f4le pour l\u2019audience publique du 22 mars 2019, devant la deuxi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale. Apr\u00e8s plusieurs remises, l\u2019affaire fut ult\u00e9rieurement retenue \u00e0 l\u2019audience du5mai 2021, lors de laquelle les d\u00e9bats eurent lieu comme suit : Ma\u00eetreBeno\u00eet MARECHAL, en remplacement de Ma\u00eetreIngrid DUBOURDIEU,donna lecture de l\u2019assignation et exposa ses moyens. Ma\u00eetreAntoine REILLIER,en remplacement de Ma\u00eetre Thomas BERGER, r\u00e9pliqua et exposa ses moyens. L\u2019affaire fut refix\u00e9e \u00e0 l\u2019audience publique du26 mai 2021, lors de laquelle les d\u00e9bats eurent lieu comme suit: Ma\u00eetreBeno\u00eet MARECHAL, en remplacement de Ma\u00eetreIngrid DUBOURDIEU,r\u00e9exposa ses moyens. Ma\u00eetreAntoine REILLIER,en remplacement deMa\u00eetre Thomas BERGER,r\u00e9exposa ses moyens. Sur ce, le tribunal prit l\u2019affaire en d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 et rendit \u00e0 l\u2019audience publique de ce jour le j u g e m e n t q u i s u i t : Faits Le groupeGROUPE1.)est un groupe priv\u00e9 d\u2019investissement dont une des branches d\u2019activit\u00e9 est la structuration de produits d\u2019investissement li\u00e9s \u00e0 des a\u00e9ronefs commerciaux. Le 13 d\u00e9cembre 2016, la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e du droit des \u00celes Cayman SOCIETE1.)LTD (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE1.)\u00bb) a conclu un contrat de prestationsde services intitul\u00e9 \u00abLiaison Management Agreement\u00bb (ci-apr\u00e8s le \u00ab Contrat\u00bb)avec la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)SA (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE2.)\u00bb). TantSOCIETE1.)queSOCIETE2.)sont des soci\u00e9t\u00e9s sans salari\u00e9s. SOCIETE1.)est d\u00e9tenue parPERSONNE1.),PERSONNE2.)etPERSONNE3.)(ci-apr\u00e8s les \u00abCollaborateurs\u00bb). Aux termes du Contrat,SOCIETE1.)s\u2019est engag\u00e9e, en sa qualit\u00e9 de \u00abLiaison Manager\u00bb, \u00e0 prester les services list\u00e9s \u00e0 l\u2019article 4, \u00e0 savoir:<\/p>\n<p>4 i.revoir les rapports trimestriels concernantSOCIETE3.), laSOCIETE4.)et la SOCIETE5.)(ensemble les \u00abSPV\u00bb) et revoir les rapports financiers \u00e9mis par les SPV; ii.assisterSOCIETE2.)dans le cadre du contr\u00f4le des investissements faits par les SPV dans les actifs sous-jacents; iii.contr\u00f4ler les comptes et liquidit\u00e9s deSOCIETE2.), et le cas \u00e9ch\u00e9ant, informer SOCIETE2.)des actions \u00e0 prendre dans ce cadre; iv.contr\u00f4lerla situation financi\u00e8re des SPV; v.contr\u00f4ler le respect par laSOCIETE3.)de ses obligations aux termes du contrat de souscription d\u2019actions; vi.contr\u00f4ler le respect par laSOCIETE4.)et laSOCIETE5.)de leurs obligations aux termes des contrats de souscription d\u2019obligations; vii.faciliter la communication entre les diff\u00e9rents prestataires de services de SOCIETE2.); viii.contr\u00f4ler les paiements effectu\u00e9s dans le cadre des obligations de l\u2019agent payeur (entit\u00e9 en charge d\u2019effectuer les paiements aux obligataires, en l\u2019esp\u00e8ce,SOCIETE6.)AG); ix.assister aux r\u00e9unions du conseil d\u2019administration deSOCIETE2.)et des obligataires lorsque cela lui est (raisonnablement) demand\u00e9; x.assister dans la s\u00e9lection demarket maker(s)ou agent(s) pour les obligations et se mettre en relation avec ce(s)market maker(s)ou agent(s) dans le but d\u2019atteindre un volume de transactions de 10%; xi.fournir un service permanent de conseil et de contr\u00f4le \u00e0SOCIETE2.)en relation avec les actifs sous-jacents (les a\u00e9ronefs); xii.fournir son assistance et en lien avec les communications (et pr\u00e9parer lesdites communications) conform\u00e9ment au listing des obligations sur le march\u00e9 MTF de la Bourse de Luxembourg. Les honoraires tir\u00e9s du Contrat ont \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s trimestriellement jusqu\u2019\u00e0 d\u00e9cembre 2018, de sorte que le montant total de 659.118,21 USD a \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 parSOCIETE2.)\u00e0 SOCIETE1.).<\/p>\n<p>5 Le 4 f\u00e9vrier 2019,SOCIETE2.)a notifi\u00e9 la rupture du Contrat \u00e0SOCIETE1.). Proc\u00e9dure Par exploit d\u2019huissier de justice du 12 mars 2019,SOCIETE1.)a fait donner assignation \u00e0SOCIETE2.)\u00e0 compara\u00eetre devant le Tribunal d\u2019Arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale. Pr\u00e9tentions et moyens des parties SOCIETE1.)demande \u00e0 voir condamnerSOCIETE2.)\u00e0 lui payer, \u00e0 titre de dommages- int\u00e9r\u00eats pour avoir rompu fautivement et abusivement le Contrat, les montants de: -2.805.000,-USD pour les honoraires trimestriels qu\u2019elle aurait d\u00fb percevoir jusqu\u2019au 30 juin 2027, -10.000,-EUR pour le pr\u00e9judice moral subi, -577.500,-USD pour la perte de revenus qui auraient \u00e9t\u00e9 obtenus en cas de placement\/investissement des honoraires trimestriels durant la p\u00e9riode du contrat et -30.000,-EUR pour les frais de recouvrement et d\u2019avocats. A titre subsidiaire, \u00e0 supposer que le Contrat ait \u00e9t\u00e9 r\u00e9sili\u00e9,SOCIETE1.)sollicite les montants de 1.963.500,-USD pour la perte d\u2019une chance, de 10.000,-EUR pour le pr\u00e9judice moral subi et 30.000,-EUR pour les frais de recouvrement et d\u2019avocats. A titre plus subsidiaire, \u00e0 supposer que le Contrat n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9sili\u00e9,SOCIETE1.) demande \u00e0 voir ordonner l\u2019ex\u00e9cution forc\u00e9e du Contrat et \u00e0 voir condamnerSOCIETE2.) aux montants de 2.805.000,-USD pour les honoraires trimestriels, 10.000,-EUR pour le pr\u00e9judice moral subi, 577.500,-EUR pour la perte de revenus et 30.000,-EUR pour les frais de recouvrement et d\u2019avocats. En tout \u00e9tat de cause,SOCIETE1.)demande la majoration des sommes r\u00e9clam\u00e9es des int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux sur base des articles 3 et 5 de la loi modifi\u00e9e du 18 avril 2004 relative aux d\u00e9lais de paiement et int\u00e9r\u00eats de retards (ci-apr\u00e8s la \u00abLoi de 2004\u00bb) sinon des int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux, le tout \u00e0 compter du 5 sinon du 15 f\u00e9vrier 2019, sinon \u00e0 compter de la demande en justice, jusqu\u2019\u00e0 solde, avec la capitalisation des int\u00e9r\u00eats \u00e0 partir du 1 er mars 2020. SOCIETE1.)sollicite finalement une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000,-EUR et la condamnation deSOCIETE2.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance avec distraction au profit de son avocat, ce dernier affirmant en avoir fait l\u2019avance.<\/p>\n<p>6 Aux termes de la note de plaidoirie vers\u00e9e \u00e0 l\u2019audience du26 mai2021,SOCIETE1.) sollicite, pour autant que de besoin, la nomination de deux experts pour -d\u2019une part, \u00abexaminer les t\u00e2ches reprises dans le Contrat et d\u00e9terminer si les t\u00e2ches \u00abassist in arranging for market maker(s) or agent(s)\u2026\u00bb et \u00absupport and provide investor communication in accordance with the proposed listing\u00bb sont des activit\u00e9s r\u00e9glement\u00e9es ou non au Royaume-Uni sous la supervision de la SOCIETE7.)et siSOCIETE1.)a ex\u00e9cut\u00e9 ces activit\u00e9s en violation de cette r\u00e8glementation\u00bb; -d\u2019autre part, \u00abexaminer la r\u00e9mun\u00e9ration pr\u00e9vue par le Liaison Management Agreement, les paiements intervenus et calculer les honoraires impay\u00e9s ainsi que les honoraires pr\u00e9vus jusqu\u2019au 30 juin 2027 (redemption date), jusqu\u2019au 23 d\u00e9cembre 2026 (maturity date) sinon jusquetoute autre date d\u00e9termin\u00e9e par le Tribunal et chiffrer les co\u00fbts support\u00e9s par la demanderesse et sa perte de gain du fait de ce d\u00e9faut de paiement\u00bb. Elle demande encore \u00e0 voir ordonner \u00e0SOCIETE2.)de produire en version \u00e9lectronique ou papier l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des courriels et pi\u00e8ces jointes adress\u00e9s et re\u00e7us par les Collaborateurs depuis leurs adresses \u00abMAIL1.)\u00bb entre le 13 d\u00e9cembre 2016 et le 15 f\u00e9vrier 2019, sous peine d\u2019une astreinte de 1.500,-EUR par jour de retard. A l\u2019appui de ses pr\u00e9tentions,SOCIETE1.)fait valoir queSOCIETE2.)aurait r\u00e9sili\u00e9 abusivement et fautivement le Contrat qui pourtant ne pouvait pas \u00eatre rompu tant que les instruments de dettesSOCIETE8.)S\u00e9ries A et S\u00e9rie B seraient \u00e9mis et ne seraient pas annul\u00e9s, soit jusqu\u2019au 30 juin 2027 (redemption date), sinon jusqu\u2019au 23 d\u00e9cembre 2026 (maturity date).S\u2019il serait vrai que l\u2019article 8 (2) du Contrat pr\u00e9voit une rupture imm\u00e9diate, celle-ci aurait \u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 une notification pr\u00e9alable des d\u00e9tails des inex\u00e9cutions lui reproch\u00e9es afin de lui permettre d\u2019y rem\u00e9dier end\u00e9ans un d\u00e9lai de dix jours. Une mise en demeure pr\u00e9alable, qui permettrait au d\u00e9biteur de conna\u00eetre pr\u00e9cis\u00e9ment les inex\u00e9cutions reproch\u00e9es, serait par ailleurs exig\u00e9e par la jurisprudence luxembourgeoise. Or, dans son courrier du 4 f\u00e9vrier 2019,SOCIETE2.)se serait limit\u00e9e \u00e0 \u00e9num\u00e9rer les obligations deSOCIETE1.)telles qu\u2019elles r\u00e9sulteraient du Contrat sans indiquer en quoi il y aurait eu inex\u00e9cution dans le chef deSOCIETE1.). Les tentatives de SOCIETE1.)visant \u00e0 obtenir des pr\u00e9cisions sur les reproches deSOCIETE2.), suivant courriers envoy\u00e9s les 7 et 13 f\u00e9vrier 2019, n\u2019auraient pas abouti, de sorte qu\u2019SOCIETE1.) aurait \u00e9t\u00e9 dans l\u2019impossibilit\u00e9 de rem\u00e9dier \u00e0 la situation et n\u2019aurait eu d\u2019autre choix que de subir la rupture du Contrat. SOCIETE2.)ne d\u00e9montrerait pas davantage la r\u00e9alit\u00e9 des griefs invoqu\u00e9s pour lesquels elle porterait la charge de la preuve. Le pr\u00e9tendu d\u00e9faut de prestations parSOCIETE1.) serait d\u2019ailleurs contest\u00e9.<\/p>\n<p>7 SOCIETE2.)n\u2019aurait par cons\u00e9quent pas respect\u00e9 les conditions qui lui auraient permis de rompre le Contrat, de sorte qu\u2019elle engagerait d\u00e9sormais sa responsabilit\u00e9 contractuelle, et qu\u2019il y aurait lieu de faire droit aux demandes d\u2019indemnisation de SOCIETE1.). A titre subsidiaire, \u00e0 supposer que le Contrat ait \u00e9t\u00e9 r\u00e9sili\u00e9 parSOCIETE2.), il conviendrait de reconna\u00eetre qu\u2019en se voyant mettre en demeure par rapport \u00e0 des manquements non renseign\u00e9s, auxquelles elle n\u2019aurait pas pu rem\u00e9dier,SOCIETE1.)aurait perdu la chance d\u2019\u00e9viter la rupture et de maintenir le Contrat ainsi que les gains qui en seraient d\u00e9coul\u00e9s. SOCIETE1.)\u00e9value sa perte d\u2019une chanceex aequo et bono\u00e0 1.963.500,-USD, soit 70% de la r\u00e9mun\u00e9ration qu\u2019elle aurait d\u00fb percevoir jusqu\u2019\u00e0 la fin du Contrat. A titre subsidiaire, si aucune rupture n\u2019\u00e9tait retenue par le tribunal, il y aurait lieu d\u2019ordonner l\u2019ex\u00e9cution forc\u00e9e du Contrat et de condamnerSOCIETE2.)au paiement de dommages et int\u00e9r\u00eats. SOCIETE1.)base ses demandes sur l\u2019article 1134 du Code civil. En r\u00e9ponse aux arguments deSOCIETE2.),SOCIETE1.)donne \u00e0 consid\u00e9rer que le Contrat aurait \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 pendant plus de deux ans et que les honoraires auraient \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s trimestriellement parSOCIETE2.)sans qu\u2019SOCIETE1.)ne re\u00e7oive un quelconque avertissement par rapport \u00e0 une pr\u00e9tendue inex\u00e9cution totale de sa part. SOCIETE1.)fait ensuite valoir queSOCIETE2.)ne cesserait de changer les motifs invoqu\u00e9s \u00e0 l\u2019appui de la rupture du Contrat. Les nouveaux motifs invoqu\u00e9s dans le cadre de la pr\u00e9sente instance, soit plus de deux ans apr\u00e8s la notification de la rupture, ne seraient en tout \u00e9tat de cause pas \u00e9tablis. La n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019invoquer de nouveaux motifs d\u00e9montrerait d\u2019ailleurs l\u2019absence de motifs r\u00e9els \u00e0 la base de la r\u00e9siliation du Contrat. Quand bien m\u00eameSOCIETE1.)n\u2019aurait plus eu acc\u00e8s \u00e0 ses courriels suite \u00e0 l\u2019intervention du groupeGROUPE1.)visant \u00e0 la priver de tout moyen de preuve, elle resterait en mesure de d\u00e9montrer l\u2019accomplissement de ses prestations sur base des \u00e9l\u00e9ments de preuves rest\u00e9s \u00e0 sa disposition et vers\u00e9s en cause. SOCIETE1.)soutient que les d\u00e9veloppements deSOCIETE2.)confirmeraient d\u2019ailleurs que les services auraient \u00e9t\u00e9 prest\u00e9s \u00e0 son b\u00e9n\u00e9fice. En effet, les critiques \u00e9mises, mais non \u00e9tablies, parSOCIETE2.)sur la qualit\u00e9 des services prest\u00e9s parSOCIETE1.) seraient \u00e0 interpr\u00e9ter comme des confirmations de leur prestation. SOCIETE1.)entend \u00e9galement souligner queSOCIETE2.)n\u2019aurait jamais respect\u00e9 ses propres obligations pr\u00e9vues aux articles 3.2, 3.4 et 3.5 du Contrat.<\/p>\n<p>8 SOCIETE1.)aurait \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9e par un administrateur ind\u00e9pendant,PERSONNE4.), jusqu\u2019au 10 d\u00e9cembre 2018. Ce dernier aurait \u00e9galement \u00e9t\u00e9, et demeurerait \u00e0 ce jour, administrateur deSOCIETE2.). Il serait par ailleurs li\u00e9 \u00e0 d\u2019autres entit\u00e9s du groupe GROUPE1.)dans lesquelles il aurait des int\u00e9r\u00eats commerciaux. Le conflit d\u2019int\u00e9r\u00eat dans son chef serait \u00e9vident, de sorte qu\u2019il ne serait pas en mesure d\u2019apporter son t\u00e9moignage dans le cadre de la pr\u00e9sente instance. Il serait en tout \u00e9tat de cause faux de pr\u00e9tendre qu\u2019SOCIETE1.)n\u2019aurait assist\u00e9 \u00e0 aucuner\u00e9union du conseil d\u2019administration\u00e0 laquelle elle aurait \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e dans la mesure o\u00f9 son administrateur y aurait si\u00e9g\u00e9. Il conviendrait encore de relever quePERSONNE4.), qui pr\u00e9tendrait d\u00e9sormais qu\u2019aucun service n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 prest\u00e9 parSOCIETE1.), aurait per\u00e7u sa r\u00e9mun\u00e9ration pour son mandat d\u2019administrateur au sein deSOCIETE1.)sans r\u00e9agir. C\u2019est par ailleurs lui qui aurait sign\u00e9 le Contrat tant pourSOCIETE2.)que pourSOCIETE1.). L\u2019enqu\u00eate diligent\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE9.)Limited (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE9.)\u00bb), pour laquelleSOCIETE1.)n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 ni questionn\u00e9e ni auditionn\u00e9e, aurait eu pour seul but de remplacerSOCIETE1.)par une entit\u00e9 du groupeGROUPE1.). Il r\u00e9sulterait en effet des pi\u00e8ces vers\u00e9es parSOCIETE2.)que c\u2019estSOCIETE9.)elle-m\u00eame qui se serait vue attribuer le Contrat suite \u00e0 la rupture du Contrat avecSOCIETE1.). SOCIETE1.)conteste toute intrusion frauduleuse dans le syst\u00e8me informatique du groupeGROUPE1.). Les donn\u00e9es de la joint-venture, d\u00e9tenue \u00e0 50% par les Collaborateurs, auraient \u00e9t\u00e9 t\u00e9l\u00e9charg\u00e9es depuis leur acc\u00e8s classique sur leurs adresses \u00e9lectroniques personnelles au motif que ces donn\u00e9es allaient dispara\u00eetre en raison de la liquidation de la soci\u00e9t\u00e9, d\u2019o\u00f9 la pertinence de sauvegarder des exemples de leur travail. SOCIETE1.)entend \u00e9galement souligner que ces les motifs de rupture du contrat de travaildes Collaborateurs auraient \u00e9t\u00e9 int\u00e9gralement rejet\u00e9s par le tribunal du travail anglais. SOCIETE1.)conteste \u00e9galement les d\u00e9veloppements suivant lesquels les Collaborateurs etSOCIETE1.)auraient commis une fraude dans le cadre du contrat de pr\u00eat conclu entre le fonds d\u2019investissement mis en place par le groupeGROUPE1.)(ci-apr\u00e8s le \u00abFonds\u00bb) etSOCIETE10.)Limited (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE10.)\u00bb). Ces all\u00e9gations, \u00e0 caract\u00e8re fantaisiste et constitutives de graves accusations, n\u2019auraient aucun lien avec la relation contractuelle existant entre parties et feraient l\u2019objet d\u2019une action en justice actuellement pendante. Aucune rupture de confiance n\u2019aurait d\u00e8s lors pu d\u00e9clencher la rupture du Contrat. En ce qui concerne le fait que certaines prestations du Contrat seraient r\u00e9gul\u00e9es et n\u00e9cessiteraient un agr\u00e9ment de laSOCIETE7.)(ci-apr\u00e8s\u00abSOCIETE7.)\u00bb), l\u2019instance de r\u00e9gulation du secteur financierbritannique,SOCIETE1.)fait plaider que les opinions vers\u00e9es en cause d\u00e9montreraient le contraire. Elle donne ensuite \u00e0 consid\u00e9rer que les d\u00e9veloppements deSOCIETE2.)reviendraient \u00e0 dire qu\u2019Allen &amp; Overy, mandataire de<\/p>\n<p>9 SOCIETE2.)dans le cadre de la pr\u00e9sente instance, aurait commis une faute en r\u00e9digeant le Contrat en 2016 et en validant l\u2019accomplissement desdits services parSOCIETE1.). SOCIETE2.)demande le rejet de la farde de pi\u00e8ces n\u00b0 VI produite parSOCIETE1.)apr\u00e8s l\u2019audience des plaidoiries du5mai 2021. Elle soutient que l\u2019audience du26 mai2021 aurait eu pour seule fin de verser les notes de plaidoiries respectives au tribunal et non de rouvrir les d\u00e9bats en communiquant de nouvelles pi\u00e8ces. La communication desdites pi\u00e8ces serait par cons\u00e9quent tardive et porterait pr\u00e9judice \u00e0 ses droits de la d\u00e9fense. SOCIETE2.)conclut ensuite au rejet des pr\u00e9tentions deSOCIETE1.). Elle demande \u00e0 voir confirmer la r\u00e9solution du Contrat op\u00e9r\u00e9e unilat\u00e9ralement suite \u00e0 son courrier du 4 f\u00e9vrier 2019. Elle fait valoir qu\u2019SOCIETE1.)n\u2019aurait fourni aucun service significatif \u00e0SOCIETE2.)et aurait tout particuli\u00e8rement failli \u00e0 ses obligations de contr\u00f4le et de surveillance de la structure alors m\u00eame qu\u2019elle aurait touch\u00e9 des honoraires cons\u00e9quents. Ayant constat\u00e9 les nombreux manquements commis par SOCIETE1.), c\u2019est conform\u00e9ment aux dispositions du Contrat queSOCIETE2.)lui aurait adress\u00e9 un courrier en date du 4 f\u00e9vrier 2019 l\u2019informant que le Contrat serait r\u00e9solu si elle ne rem\u00e9diait pas aux manquements invoqu\u00e9s dans les 10 jours \u00e0 compter de la r\u00e9ception de ce dernier. Si ledit courrier se contenterait de lister les manquements tels que r\u00e9sultant du Contrat, parce que, sauf \u00e0 quelques rares occasions,SOCIETE1.)n\u2019aurait r\u00e9alis\u00e9 aucun des services qu\u2019elle devait rendre aux termes du Contrat et qu\u2019elle n\u2019aurait pas pu, au vu de la nature de ces services, y rem\u00e9dier \u00e0 moins de remonter dans le temps.SOCIETE2.)aurait par cons\u00e9quent \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e \u00e0 mettre en \u0153uvre la clause r\u00e9solutoire pr\u00e9vue au Contrat. A titre subsidiaire,SOCIETE2.)demande \u00e0 voir prononcer la r\u00e9solution judiciaire du Contrat en vertu de l\u2019article 1184 du Code civil. Elle estime que, m\u00eame en dehors du cadre de la clause r\u00e9solutoire susmentionn\u00e9e, la situation aurait justifi\u00e9 en tout \u00e9tat de cause une r\u00e9solution unilat\u00e9rale du Contrat parSOCIETE2.). Il serait en effet admis par la doctrine et la jurisprudence qu\u2019un cr\u00e9ancier peut r\u00e9soudre de mani\u00e8re unilat\u00e9rale le contrat qui le lie \u00e0 son d\u00e9biteur d\u00e8s lors que ce dernier commet un manquement contractuel grave entrainant une perte de confiance en ce dernier. Ces deux conditions seraient r\u00e9unies en l\u2019esp\u00e8ce.SOCIETE1.)aurait commis de nombreux et graves manquements en ne fournissant aucun service significatif \u00e0SOCIETE2.). Ces manquements auraient engendr\u00e9 une perte totale de confiance deSOCIETE2.)\u00e0 l\u2019\u00e9gard deSOCIETE1.). Elle soutient que les seules pi\u00e8ces produites parSOCIETE1.)visant \u00e0 d\u00e9montrer ses prestations constitueraient, soit des documents sans lien avec les obligations d\u00e9coulant du Contrat, soit ne montreraient aucune implication significative deSOCIETE1.).<\/p>\n<p>10 Dans la mesure o\u00f9SOCIETE1.)n\u2019avait pas de salari\u00e9s, elle n\u2019aurait pu qu\u2019agir par le seul biais de ses Collaborateurs pourvu qu\u2019ils agissent pour le compte deSOCIETE1.)et non d\u2019une autre entit\u00e9 du groupeGROUPE1.). Or,SOCIETE1.)n\u2019aurait manifestement pas assum\u00e9 son r\u00f4le de \u00abLiaison Manager\u00bb. La seule personne qui pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme ayant eu une implication notable, mais pour autant non substantielle, aurait \u00e9t\u00e9 PERSONNE5.), assistante dePERSONNE2.)et employ\u00e9e deSOCIETE11.)Limited (ci- apr\u00e8s \u00abSOCIETE11.)\u00bb). SOCIETE1.)ne saurait en outre se retrancher derri\u00e8re le fait queSOCIETE2.)ne lui aurait pas fourni les informations n\u00e9cessaires \u00e0 la prestation services ou ne lui aurait pas demand\u00e9 de rendre compte des services qu\u2019elle rendait. Aux termes du Contrat, il aurait appartenu \u00e0SOCIETE1.)de demander \u00e0 se voir communiquer les documents et informations qu\u2019elle estimait n\u00e9cessaires pour remplir sa mission. Il r\u00e9sulterait toutefois des pi\u00e8ces vers\u00e9es en cause queSOCIETE1.)aurait demand\u00e9 \u00e0 se voir communiquer de tels documents \u00e0 deux reprises seulement, \u00e0 chaque fois post\u00e9rieurement \u00e0 la r\u00e9siliation du Contrat. SOCIETE2.)base sa version des faits sur, entre autres, des attestations testimoniales de PERSONNE6.),PERSONNE7.)etPERSONNE4.), appuy\u00e9es par des pi\u00e8ces. Outre les graves manquements en sa qualit\u00e9 de \u00abLiaison Manager\u00bb,SOCIETE2.)fait valoir que l\u2019enqu\u00eate interne men\u00e9e parSOCIETE9.), qui constituerait une entit\u00e9 du groupeGROUPE1.)soumise \u00e0 la surveillance de laSOCIETE7.), aurait permis de d\u00e9terminer que les Collaborateurs s\u2019\u00e9taient frauduleusement introduits dans le syst\u00e8me informatique du groupeGROUPE1.)afin d\u2019y t\u00e9l\u00e9charger sur leurs comptes personnels des informations commerciales. Les Collaborateurs auraient d\u2019ailleurs admis les faits devant le tribunal du travail anglais qui se serait saisi de cette question dans le cadre de l\u2019action introduite par les Collaborateurs en vue de requalifier leur d\u00e9mission en licenciement abusif. Le juge anglais aurait clairement \u00e9tabli que les Collaborateurs avaient commis une faute d\u2019une telle gravit\u00e9 qu\u2019elle aurait justifi\u00e9 leur licenciement imm\u00e9diat pour faute grave. Les Collaborateurs etSOCIETE1.)auraient par ailleurs commis une fraude dans le cadre du contrat de pr\u00eat conclu entre le Fonds etSOCIETE10.). L\u2019enqu\u00eate men\u00e9e par SOCIETE9.)aurait en effet permis de d\u00e9terminer que les Collaborateurs auraient abus\u00e9 de leur qualit\u00e9 de salari\u00e9s deSOCIETE11.)pour d\u00e9tourner un montant s\u2019\u00e9levant \u00e0 plus d\u2019un million de dollars, qui aurait d\u00fb revenir au Fonds, tout d\u2019abord versSOCIETE1.), puis vers leurs comptes personnels. La jurisprudence fran\u00e7aise aurait \u00e0 plusieurs reprises admis que la perte de confiance puisse seule justifier la r\u00e9solution du contrat sans qu\u2019un manquement grave dans le chef du cocontractant n\u2019ait \u00e0 \u00eatre constat\u00e9. En l\u2019occurrence, s\u2019il est vrai que ces \u00e9l\u00e9ments<\/p>\n<p>11 n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9s au moment de la rupture du Contrat, ils seraient toutefois \u00e0 eux seuls de nature \u00e0 justifier sa r\u00e9solution. A supposer que les manquements mentionn\u00e9s parSOCIETE2.)dans le Courrier du 4 f\u00e9vrier 2019 ne soient pas suffisants pour justifier la r\u00e9siliation du Contrat ou que SOCIETE2.)aurait d\u00fb mieux les expliciter pour que la r\u00e9siliation soit valable, il ne ferait aucun doute queSOCIETE2.)aurait \u00e9t\u00e9 en mesure de r\u00e9soudre le Contrat pour d\u2019autres motifs de sorte queSOCIETE1.)n\u2019aurait subi aucun pr\u00e9judice du fait de ces irr\u00e9gularit\u00e9s de pure forme. Le tribunal ne pourrait par cons\u00e9quent que confirmer la r\u00e9solution du Contrat. A titre plus subsidiaire,SOCIETE2.)demande \u00e0 voir dire le Contrat nul en vertu de l\u2019article 1108 du Code civil dans la mesure o\u00f9 il pr\u00e9voirait deux obligations essentielles incombant \u00e0SOCIETE1.)relevant d\u2019une activit\u00e9 r\u00e9glement\u00e9e n\u00e9cessitant un agr\u00e9ment de la SOCIETE7.). Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de,SOCIETE2.)sollicite en tout \u00e9tat de cause la condamnation de SOCIETE1.)\u00e0 lui payer le montant de 659.118,21 USD au titre de la restitution de l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 des honoraires vers\u00e9s aux termes du Contrat suite \u00e0 la r\u00e9solution du Contrat. La doctrine, confirm\u00e9e par la jurisprudence, admettrait que le premier effet de la r\u00e9solution serait de mettre fin au contrat avec effet r\u00e9troactif. Ceci s\u2019appliquerait quand bien m\u00eame le contrat serait \u00e0 ex\u00e9cution successive d\u00e8s lors que celui-ci n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 correctement ex\u00e9cut\u00e9. En l\u2019esp\u00e8ce, il serait d\u00e9montr\u00e9 queSOCIETE1.)n\u2019a jamais ex\u00e9cut\u00e9 le Contrat conform\u00e9ment aux termes de celui-ci. La r\u00e9solution devrait donc op\u00e9rer de mani\u00e8re r\u00e9troactive, de sorte que les honoraires vers\u00e9s devraient \u00eatre restitu\u00e9s \u00e0SOCIETE2.). A titre subsidiaire, ledit montant de 659.118,21 USD lui reviendrait \u00e0 titre de dommages- int\u00e9r\u00eats. Dans la mesure o\u00f9SOCIETE1.)n\u2019aurait pas respect\u00e9 ses obligations, il serait incontestable queSOCIETE2.)a subi un pr\u00e9judice direct, certain et l\u00e9gitime en proc\u00e9dant au versement des honoraires pendant une dur\u00e9e de plus de deux ans sans aucune contrepartie. SOCIETE2.)demande de surcro\u00eet la condamnation deSOCIETE1.)au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de 10.000,-EUR sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile et aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Motifs de la d\u00e9cision I.Quant \u00e0 la demande relative au rejet de pi\u00e8ces<\/p>\n<p>12 A titre liminaire, il convient de toiser la demande deSOCIETE2.)relative au rejet de la farde de pi\u00e8ces n\u00b0 6 communiqu\u00e9e parSOCIETE1.)apr\u00e8s l\u2019audience des plaidoiries du 5mai 2021. Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 282 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile \u00able juge peut \u00e9carter du d\u00e9bat les pi\u00e8ces qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9es en temps utile\u00bb. Il ne le fera cependant que si du fait de cette communication tardive un pr\u00e9judice est accru \u00e0 l\u2019autre partie. En l\u2019esp\u00e8ce, la farde de pi\u00e8ces n\u00b0 6 vers\u00e9e parSOCIETE1.)contient deux pi\u00e8ces, \u00e0 savoir un avis deSOCIETE12.)sur la proc\u00e9dure relative au pr\u00eat avecSOCIETE10.)dat\u00e9 au 24 mai 2021 et des \u00e9changes de courriels avec la soci\u00e9t\u00e9 de droit allemandSOCIETE13.) (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE13.)\u00bb) datant de 2017 et 2018. S\u2019il est vrai que l\u2019audience du26 mai2021 a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e dans le seul but de permettre aux parties de verser au tribunal les notes de plaidoiries pr\u00e9alablement communiqu\u00e9es entre mandataires, il convient de relever que les pi\u00e8ces litigieuses ont \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9es \u00e0 SOCIETE2.)en temps utile et qu\u2019elles ont pu faire l\u2019objet d\u2019un d\u00e9bat contradictoire lors de ladite audience, de sorte que les droits de la d\u00e9fense de la demanderesse ne sont pas l\u00e9s\u00e9s par leur prise en consid\u00e9ration. Au vu des d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent, et \u00e0 d\u00e9faut pourSOCIETE2.)de faire \u00e9tat d\u2019un quelconque pr\u00e9judice, la demande de rejet de pi\u00e8ces est \u00e0 dire non fond\u00e9e. II.Quant \u00e0 la demande de rejet de l\u2019attestation testimoniale de PERSONNE4.) SOCIETE1.)demande \u00e0 voir \u00e9carter l\u2019attestation testimoniale dePERSONNE4.)pour conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats, faisant valoir \u00e0 cet \u00e9gard qu\u2019il aurait \u00e9t\u00e9 administrateur ind\u00e9pendant de SOCIETE1.)jusqu\u2019en d\u00e9cembre 2018 etdemeurerait \u00e0 ce jour administrateur de SOCIETE2.). Il conviendrait encore de relever quePERSONNE4.), qui pr\u00e9tendrait d\u00e9sormais qu\u2019aucun service n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 prest\u00e9 parSOCIETE1.), aurait per\u00e7u sa r\u00e9mun\u00e9ration pour son mandat d\u2019administrateur au sein deSOCIETE1.)sans r\u00e9agir. C\u2019est par ailleurs lui qui aurait sign\u00e9 le Contrat tant pourSOCIETE2.)que pour SOCIETE1.). Il y a lieu de rappeler qu\u2019aux termes de l\u2019article 405 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, chacun peut \u00eatre entendu comme t\u00e9moin, \u00e0 l\u2019exception des personnes qui sont frapp\u00e9es d\u2019une incapacit\u00e9 de t\u00e9moignage en justice. Sont frapp\u00e9es d\u2019une telle incapacit\u00e9 les parties au proc\u00e8s.<\/p>\n<p>13 Les dispositions sur les mesures d\u2019instruction introduites par le r\u00e8glement grand-ducal du 22 ao\u00fbt 1985 et tendant \u00e0 la simplification et \u00e0 la lib\u00e9ralisation des modes de preuve ont \u00e9largi le plus possible les moyens susceptibles de conduire \u00e0 la manifestation de la v\u00e9rit\u00e9 et ont aboli de fa\u00e7on significative la possibilit\u00e9 de reproche de t\u00e9moins. Le fait que le t\u00e9moin soit un administrateur de la soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9fenderesse ne le rend toutefois pas incapable de t\u00e9moigner dans le pr\u00e9sent litige, d\u00e8s lors qu\u2019il n\u2019est pas personnellement partie en cause. D\u00e9cider le contraire reviendrait \u00e0 r\u00e9introduire par voie jurisprudentielle le reproche des t\u00e9moins int\u00e9ress\u00e9s pourtant explicitement abrog\u00e9 par le r\u00e8glement grand- ducal pr\u00e9cit\u00e9. En l\u2019occurrence, il n\u2019est ni \u00e9tabli, ni all\u00e9gu\u00e9 quePERSONNE4.)peut seul repr\u00e9senter et incarnerSOCIETE2.). Par cons\u00e9quent, il ne saurait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 partie au proc\u00e8s. Il s\u2019ensuit de l\u2019ensemble des consid\u00e9rations qui pr\u00e9c\u00e8dent quePERSONNE4.)n\u2019est pas incapable de t\u00e9moigner. Il appartient n\u00e9anmoins au juge saisi de contr\u00f4ler la pertinence des d\u00e9clarations faites par les personnes entendues en qualit\u00e9 de t\u00e9moins en v\u00e9rifiant notamment si celles-ci sont susceptibles de refl\u00e9ter la v\u00e9rit\u00e9 et sont exemptes de partialit\u00e9. Le tribunal, en appr\u00e9ciant les d\u00e9clarations, tient \u00e9galement compte de la fonction des t\u00e9moins et de la possibilit\u00e9 qu&#039;ils ont pu avoir pour constater des faits pr\u00e9cis. Ces m\u00eames d\u00e9veloppements valent pour les auteurs d\u2019attestations testimoniales. III.Quant \u00e0 la rupture du Contrat intervenue le 4 f\u00e9vrier 2019 SOCIETE1.)fait valoir queSOCIETE2.)n\u2019aurait pas respect\u00e9 les conditions de l\u2019article 8 (2) du Contrat qui lui auraient permis de rompre le Contrat. La r\u00e9siliationintervenue suivant courrier du 4 f\u00e9vrier 2019 serait par cons\u00e9quent fautive et abusive. SOCIETE2.)estime qu\u2019elle aurait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e \u00e0 mettre en \u0153uvre la clause r\u00e9solutoire pr\u00e9vue au Contrat. L\u2019article 8 du Contrat intitul\u00e9 \u00abtermination\u00bb dispose ce qui suit : \u00ab(1)This Agreement shall continue in full force and may, subject to the provisions set forth in paragraph (2) below, not be terminated for such time as TheSOCIETE8.)are issued and outstanding and are neither redeemed or cancelled. (2) Notwithstanding Clause 8.1 above, a Party shall be entitled immediately to terminate this Agreement by written notice to the other Party if:<\/p>\n<p>14 a) a Party shall breach its obligations hereunder and in the case of breach capable of remedy, shall fail to remedy the same within 10 days after receipt of written notice from the other Party hereto giving particulars of such breach and requiring it to beremedied ; (\u2026)\u00bb. Le tribunal constate que le Contrat a \u00e9t\u00e9 conclu pour une dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e et qu\u2019il ne pouvait \u00eatre romputant que les instruments de dettesSOCIETE8.)\u00e9taient \u00e9mis. Il est de principe qu\u2019en pr\u00e9sence d\u2019un contrat \u00e0 dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e, la r\u00e9siliation anticipative ne peut en principe \u00eatre prononc\u00e9e que par le juge, sauf si cette r\u00e9siliation anticipative est stipul\u00e9e au contrat. Les parties peuvent se m\u00e9nager conventionnellement la facult\u00e9 de r\u00e9solution ou de r\u00e9siliation unilat\u00e9rale en cas de manquement \u00e0 ses obligations par une des parties. Cette facult\u00e9 est cependant soumise au contr\u00f4le du juge, son exercice fautif pouvant donner lieu \u00e0 l\u2019allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats. Si les parties ont conventionnellement am\u00e9nag\u00e9 la r\u00e9siliation unilat\u00e9rale, une r\u00e9siliation unilat\u00e9rale ne peut intervenir en dehors du cadre du m\u00e9canisme conventionnel de r\u00e9siliation (Cour, 9 f\u00e9vrier 2012, n\u00b036694 du r\u00f4le). En l\u2019esp\u00e8ce, les parties ont convenu d\u2019une possibilit\u00e9 de rupture anticipative au regard de l\u2019article 8 (2) susmentionn\u00e9. Ledit article pr\u00e9voit que chaque partie peut mettre fin au Contrat avec effet imm\u00e9diat en cas de non-respect des obligations y figurant. En cas de manquement susceptible d\u2019\u00eatre r\u00e9par\u00e9, la r\u00e9siliation intervient 10 jours apr\u00e8s qu\u2019une mise en demeure, laquelle se devant de pr\u00e9ciser les d\u00e9tails de ce dernier et d\u2019exiger qu\u2019il y soit r\u00e9m\u00e9di\u00e9, soit rest\u00e9e sans effet. Le tribunal rel\u00e8ve d\u2019embl\u00e9e qu\u2019SOCIETE1.)fait plaider une \u00abr\u00e9siliation\u00bb abusiveet que SOCIETE2.)sollicite \u00e0 voir confirmer, sinon \u00e0 voir prononcer, la \u00abr\u00e9solution\u00bb du Contrat aux termes de la \u00abclause r\u00e9solutoire\u00bb. Au vu du d\u00e9saccord des parties, il incombe au tribunal d\u2019interpr\u00e9ter l\u2019article 8 (2) du Contrat par application des dispositions du Code civil. Aux termes de l\u2019article 1156 du Code civil, \u00abon doit dans les conventions rechercher quelle a \u00e9t\u00e9 la commune intention des parties contractantes, plut\u00f4t que de s\u2019arr\u00eater au sens littoral des termes\u00bb. L\u2019article 1163 du Code civil pr\u00e9voit que \u00abquelque g\u00e9n\u00e9raux que soient les termes dans lesquels une convention est con\u00e7ue, elle ne comprend que les choses sur lesquelles il para\u00eet que les parties se sont propos\u00e9 de contracter\u00bb.<\/p>\n<p>15 En l\u2019occurrence, la clause litigieuse a \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9e dans l\u2019article relatif \u00e0 la dur\u00e9e, en l\u2019esp\u00e8ce d\u00e9termin\u00e9e, du Contrat. Le tribunal rel\u00e8ve ensuite que le terme anglais \u00ab termination\u00bb renvoie en principe \u00e0 une r\u00e9siliation et non \u00e0 un an\u00e9antissement r\u00e9troactif, et donc une r\u00e9solution, du contrat. Il convient par cons\u00e9quent de raisonner en termes de r\u00e9siliation en analysant la r\u00e9gularit\u00e9 de la rupture du Contrat intervenue le 4 f\u00e9vrier 2019. Le 4 f\u00e9vrier 2019,SOCIETE2.)a adress\u00e9 un courrier \u00e0SOCIETE1.)de la teneur suivante: (\u2026) Il r\u00e9sulte en outre des renseignements fournis au tribunal que par courriers des 7 et 13 f\u00e9vrier 2019 adress\u00e9s \u00e0SOCIETE2.),SOCIETE1.)a contest\u00e9 la rupture du Contrat et a sollicit\u00e9 des pr\u00e9cisions quant aux manquements contractuels reproch\u00e9s. Le 13 f\u00e9vrier 2019, le mandataire deSOCIETE2.)a adress\u00e9 un courriel \u00e0SOCIETE1.) dans lequel il conteste le contenu des courriers susmentionn\u00e9s et informeSOCIETE1.) qu\u2019il sera r\u00e9pondu \u00e0 ses all\u00e9gations en temps utile. Un deuxi\u00e8me courriel a \u00e9t\u00e9 adress\u00e9 15 f\u00e9vrier 2019 \u00e0SOCIETE1.)de la teneur suivante: \u00ab(\u2026) The Termination Notice gaveSOCIETE1.)a period of 10 days to remedy any breach under the Liaison Management Agreement, \u201cto the extent that the breach is capable of remedy\u201d. Please note that the Company considers that the breaches set out in the Termination Notice were, at least for the most part, not capable of remedy and that, in any case,SOCIETE1.)has failed to remedy such breaches before the end of the 10 days period.(\u2026)\u00bb. Il appert du courrier du 4 f\u00e9vrier 2019 queSOCIETE2.)reproche \u00e0SOCIETE1.)de ne pas avoir accompli les serviceslist\u00e9s \u00e0 l\u2019article 4 du Contrat auxquels elle s\u2019\u00e9tait engag\u00e9e. Un tel manquement grave justifierait la r\u00e9siliation du Contrat siSOCIETE1.)ne rem\u00e9diait pas aux manquements invoqu\u00e9s end\u00e9ans un d\u00e9lai de 10 jours, dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 il pourrait y \u00eatre rem\u00e9di\u00e9. Le 15 f\u00e9vrier 2019,SOCIETE2.)a inform\u00e9SOCIETE1.)qu\u2019elle consid\u00e9rait que, au moins pour la plupart des manquements reproch\u00e9s, il ne pouvait pas y \u00eatre rem\u00e9di\u00e9. Force est par cons\u00e9quent de constater queSOCIETE2.)a r\u00e9sili\u00e9 unilat\u00e9ralement avec effet imm\u00e9diat le Contrat la liant \u00e0SOCIETE1.).<\/p>\n<p>16 Il y a lieu de pr\u00e9ciser qu\u2019une fois la r\u00e9siliation est intervenue, elle ne saurait \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e nulle et non avenue. Dans ces conditions, il convient d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 de dire la demande en r\u00e9solution judiciaire du Contrat deSOCIETE2.)non fond\u00e9e. Il appartient d\u00e9sormais au tribunal de v\u00e9rifiera posteriorisi la r\u00e9siliation unilat\u00e9rale du contrat parSOCIETE2.)\u00e9tait justifi\u00e9e ou si elle a commis une faute en proc\u00e9dant \u00e0 une r\u00e9siliation unilat\u00e9rale abusive du contrat. Les parties s\u2019accordent pour dire que les manquements formul\u00e9s \u00e0 l\u2019encontre de SOCIETE1.)se traduisent par une transcription des obligations deSOCIETE1.)telles qu\u2019elles r\u00e9sultent du Contrat. SOCIETE1.)fait valoir que le d\u00e9faut de pr\u00e9cision serait contraire aux dispositions de l\u2019article 8 (2) du Contrat. SelonSOCIETE2.)la simple \u00e9num\u00e9ration se justifierait par le fait queSOCIETE1.) n\u2019aurait r\u00e9alis\u00e9 aucun des services qu\u2019elle devait rendre aux termes du Contrat et qu\u2019elle n\u2019aurait pas pu, au vu de la nature de ces services, y rem\u00e9dier. Le tribunal constate que la r\u00e9siliation est intervenue par voie de courrier, lequel \u00e9num\u00e8re les diff\u00e9rents manquements contractuels reproch\u00e9s \u00e0SOCIETE1.)et inviteSOCIETE2.) \u00e0 y rem\u00e9dier end\u00e9ans un d\u00e9lai de 10 jours dans la mesure du possible. Dans ces conditions, il y a lieu de retenir que la r\u00e9siliation avec effet imm\u00e9diat est intervenue conform\u00e9ment aux conditions pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019article 4 de sorte qu\u2019elle est \u00e0 qualifier de r\u00e9guli\u00e8re en la forme. La question du bien-fond\u00e9 des manquements invoqu\u00e9s rel\u00e8ve de l\u2019analyse du fond. Il reste ainsi \u00e0 analyserles inex\u00e9cutions invoqu\u00e9es parSOCIETE2.)\u00e0 l\u2019appui de sa r\u00e9siliation. Une clause r\u00e9solutoire que les parties \u00e0 une convention sont libres de stipuler est une clause par laquelle les parties conviennent lors de la formation du contrat qu\u2019il sera mis fin de plein droit au contrat en cas d\u2019inex\u00e9cution de ses engagements par unedes parties. Les juges n\u2019exercent, en mati\u00e8re de clauses r\u00e9solutoires, qu\u2019un contr\u00f4lea posteriorisur les conditions de mise en \u0153uvre de ses stipulations ; ils ne mettent pas eux-m\u00eames fin au contrat mais v\u00e9rifient que les conditions de mise en \u0153uvre de la clause r\u00e9solutoire sont r\u00e9unies. Les clauses r\u00e9solutoires n\u2019\u00e9tant pas r\u00e9gies par des dispositions g\u00e9n\u00e9rales, il n\u2019existe pas en ce domaine de pouvoir mod\u00e9rateur du juge. Les juges font en principe une application<\/p>\n<p>17 rigoureuse des clauses r\u00e9solutoires. Ils ne peuvent appr\u00e9cier si l\u2019infraction retenue pr\u00e9sente un caract\u00e8re de gravit\u00e9 suffisant (Cour, 17 juin 2009, n\u00b032762 du r\u00f4le). Puisque l\u2019article 8 (2) pr\u00e9voit une possibilit\u00e9 de r\u00e9silier le Contrat en cas de simple manquement, et ce sans exiger un certain degr\u00e9 de gravit\u00e9, il est sans pertinence d\u2019examiner l\u2019argumentation deSOCIETE1.)\u00e0 propos du d\u00e9faut de gravit\u00e9 des manquements all\u00e9gu\u00e9s. SOCIETE2.)invoque divers manquements contractuels et plusieurs fautes pour justifier la rupture du Contrat. Ces reproches varient dans le sens o\u00f9 ceux invoqu\u00e9s dans le courrier de r\u00e9siliation sont partiellement diff\u00e9rents de ceux expos\u00e9s actuellement dans le cadrede la pr\u00e9sente instance. Il convient cependant de n\u2019analyser que les moyens invoqu\u00e9s dans le courrier du 4 f\u00e9vrier 2019. En effet, le cr\u00e9ancier doit en principe notifier au d\u00e9biteur sa d\u00e9cision de r\u00e9soudre unilat\u00e9ralement le contrat en pr\u00e9cisant les motifs de sa d\u00e9cision, qui pourront ensuite donner lieu \u00e0 contestation devant le juge. Il n\u2019est pas loisible au cocontractant mettant en \u0153uvre la facult\u00e9 de r\u00e9siliation unilat\u00e9rale lui accord\u00e9e tout \u00e0 fait exceptionnellement d\u2019ajouter au fur et \u00e0 mesure de nouveaux reproches qui, de toute \u00e9vidence, ne lui ont pas sembl\u00e9 d\u2019une importance capitale au moment de la r\u00e9siliation. Il en d\u00e9coule que les d\u00e9veloppements deSOCIETE2.)relatifs \u00e0 l\u2019intrusion frauduleuse dans le syst\u00e8me informatique du groupeGROUPE1.)et ceux relatifs \u00e0 la fraude dans le cadre du contrat de pr\u00eat conclu entre le Fonds etSOCIETE10.)sont \u00e0 rejeter. Il reste \u00e0 analyser les inex\u00e9cutions contractuelles invoqu\u00e9es dans le Courrier du 4 f\u00e9vrier 2019. SOCIETE2.)invoque les inex\u00e9cutions contractuelles suivantes: i.revoir les rapports trimestriels concernant la gestion des actifs de la SOCIETE3.), laSOCIETE4.)et laSOCIETE5.)(ensembleles \u00abSPV\u00bb) et revoir les rapports financiers \u00e9mis par les SPV SOCIETE2.)fait valoir qu\u2019il r\u00e9sulte des \u00e9changes entreSOCIETE1.)etSOCIETE13.), qu\u2019\u00e0 l\u2019exception d\u2019une certaine implication des Collaborateurs au d\u00e9but du Contrat, c\u2019est PERSONNE5.), assistante personnelle d\u2019PERSONNE2.)et salari\u00e9e deSOCIETE11.)qui se serait occup\u00e9e de cette mission.SOCIETE1.)n\u2019aurait pas revu le moindre rapport \u00e9mis par les SPV. Les directeurs des SPV confirmeraient au moyen des certificats vers\u00e9s en cause queSOCIETE1.)n\u2019aurait jamais demand\u00e9 \u00e0 recevoir lesdits rapports. SOCIETE2.)envoie sur ce point au paragraphe 34 de l\u2019attestation testimoniale de PERSONNE6.),Head of LegaldeSOCIETE9.):<\/p>\n<p>18 \u00abThe only quarterly asset management reports that I have seen are reports prepared by SOCIETE13.)which provided aggregated information on the performance of the underlying airlines that leased the aircraft. They are sent to investor with other information. I understand that the Underlying Claimants had some involvement in these quarterly asset management reports to begin with. However, toward the end of the Liaison Management Agreement the work was wholly or predominately dealt with by Mr PERSONNE2.)\u2019s personal assistant,PERSONNE5.), and I saw minimal evidence of the Underlying Claimants reviewing these reports. I was aware that MsPERSONNE5.)dealt withSOCIETE13.)and undertook any necessary tasks. MsPERSONNE5.)was employed bySOCIETE14.)(SOCIETE11.)) and notSOCIETE15.)(SOCIETE1.))\u00bb. Il r\u00e9sulte ensuite du paragraphe 17 de l\u2019attestation testimoniale dePERSONNE4.)que \u00abSOCIETE13.)produced quarterly asset management reports.However I am not aware of any such reports, or any financial reports insofar as they are different, being reviewed by the Underlying Claimants on behalf ofSOCIETE15.)\u00bb. SOCIETE1.)conteste les all\u00e9gations deSOCIETE2.)et fait exposer qu\u2019elle aurait eu des contacts r\u00e9guliers et notamment trimestriels avecSOCIETE13.). Les courriels des 10 janvier 2018, 12 septembre 2017 et 31 mars 2018 vers\u00e9s en feraient \u00e9tat. C\u2019est d\u2019ailleurs uniquement sur base de la communication des rapports et informations transmis par SOCIETE13.)queSOCIETE1.)aurait pu produire ses propres rapports trimestriels. SOCIETE1.)donne encore \u00e0 consid\u00e9rer queSOCIETE13.)etSOCIETE2.)se seraient abstenus de r\u00e9gler sa facture trimestrielle si les services n\u2019avaient effectivement pas \u00e9t\u00e9 rendus. Le courriel adress\u00e9 parPERSONNE6.)\u00e0SOCIETE13.)en date du 21 mai 2020 d\u00e9montrerait queSOCIETE2.)tenterait de documenter a posteriori de pr\u00e9tendus d\u00e9fauts deSOCIETE1.)pour justifier la rupture abusive du Contrat. Le tribunal constate d\u2019embl\u00e9e queSOCIETE2.)ne fait pas \u00e9tat d\u2019un d\u00e9faut d\u2019ex\u00e9cution en tant que tel. Les services auraient \u00e9t\u00e9 prest\u00e9s au d\u00e9but du Contrat par les Collaborateurs deSOCIETE1.)et ensuite parPERSONNE5.). Or, il ne saurait \u00eatre fait abstraction de la structure extr\u00eamement complexe du groupe GROUPE1.)et du fait que plusieurs personnes, dont notamment les Collaborateurs, rev\u00eataient diff\u00e9rentes fonctions au sein des entit\u00e9sGROUPE1.). Le tribunal rel\u00e8ve encore que les parties ont libell\u00e9 la pr\u00e9sente mission comme suit au sein du Contrat: \u00abreview the quarterly asset management reports and any financial reports received by theSOCIETE3.), theSOCIETE4.)SPV and theSOCIETE5.)and forwarded to the Issuer\u00bb. Il appartenait d\u00e8s lors aux SPV d\u2019adresser les rapports \u00e0SOCIETE1.). Les certificats des directeurs des SPV ne sauraient d\u00e8s lors emporter la conviction du tribunal.<\/p>\n<p>19 Il r\u00e9sulte encore des courriels vers\u00e9s en cause parSOCIETE1.)qu\u2019il existait une certaine communication \u00e0 ce sujet entre les diff\u00e9rents acteurs. Au vu de tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de, le tribunal retient que le manquement reproch\u00e9 n\u2019est pas \u00e9tabli \u00e0 suffisance. Ce grief tombe d\u00e8s lors \u00e0 faux. ii.contr\u00f4ler les comptes et liquidit\u00e9s deSOCIETE2.), et le cas \u00e9ch\u00e9ant, informer SOCIETE2.)des actions \u00e0 prendre dans ce cadre SOCIETE2.)fait exposer que l\u2019\u00e9valuation effectu\u00e9e parSOCIETE9.)aurait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que SOCIETE1.)n\u2019aurait jamais fourni un tel service. Elle n\u2019aurait ainsi jamais assist\u00e9 \u00e0 la moindre r\u00e9union ou sollicit\u00e9 les informations qui lui auraient permis de fournir un tel service.SOCIETE2.)aurait en outre constat\u00e9 que les agendas Outlookdes Collaborateurs pour l\u2019ann\u00e9e 2018 afficheraient uniquement trois appels organis\u00e9s avec SOCIETE13.). Or, cela serait clairement insuffisant pour remplir l\u2019obligation contractuelle mentionn\u00e9e. SOCIETE1.)fait r\u00e9pliquer que l\u2019information aurait \u00e9t\u00e9 re\u00e7ue trimestriellement de la part deSOCIETE13.), laquelle elle aurait interrog\u00e9 directement en cas de besoin d\u2019informations pour remplir sa mission.SOCIETE2.)ne saurait en tout \u00e9tat de cause se baser sur l\u2019examen des agendasOutlookqui ne contiendraient pas l\u2019ensemble des activit\u00e9s et des rendez-vous deSOCIETE1.), auxquels il faudrait encore ajouter toutes les interactions spontan\u00e9es et non planifi\u00e9es, qui, ensemble, d\u00e9montreraient l\u2019accomplissement de sest\u00e2ches trimestrielles. Le r\u00e9sultat de ces contr\u00f4les apparaitrait dans les rapports \u00e9tablis parSOCIETE1.)pour SOCIETE2.). S\u2019il incombe certes \u00e0SOCIETE2.)de rapporter la preuve des manquements contractuels deSOCIETE1.), toujours est-il que, en faisant valoir une absence totale d\u2019ex\u00e9cution de la part de cette derni\u00e8re,SOCIETE2.)ne saurait \u00eatre tenue de rapporter une preuve n\u00e9gative. SOCIETE1.)fait valoir qu\u2019elle aurait produit un rapport pour chaque trimestre en 2017. En 2018, elle aurait \u00e9tabli trois rapports jusqu\u2019\u00e0 ce queSOCIETE13.)refuse de lui fournir les informations requises. Le tribunal constate queSOCIETE1.)entend d\u00e9montrer la prestation de plusieurs services auxquels elle s\u2019\u00e9tait engag\u00e9e au moyen desdits rapports. Il s\u2019agit de: i.contr\u00f4ler les comptes et liquidit\u00e9s deSOCIETE2.), et le cas \u00e9ch\u00e9ant, informer SOCIETE2.)des actions \u00e0 prendre dans ce cadre<\/p>\n<p>20 ii.contr\u00f4ler la situation financi\u00e8re des SPV iii.contr\u00f4ler le respect par laSOCIETE3.)de ses obligations aux termes du contrat de souscription d\u2019actions iv.contr\u00f4ler le respect par laSOCIETE4.)et laSOCIETE5.)de leurs obligations aux termes des contrats de souscription d\u2019obligations Or, force est de constater queSOCIETE1.)verse uniquementle rapport du mois de juillet 2018, de sorte qu\u2019elle n\u2019\u00e9tablit pas l\u2019accomplissement des prestations pour les autres trimestres. Le manquement contractuel est partant \u00e9tabli dans le chef deSOCIETE1.). Conform\u00e9ment aux d\u00e9veloppements qui pr\u00e9c\u00e8dent, le tribunal ne peut que constater l\u2019inex\u00e9cution contractuelle. Il ne lui appartient pas, au vu de la clause pr\u00e9vue au Contrat, qui pr\u00e9voit un simple manquement (\u00abbreach\u00bb) d\u2019appr\u00e9cier si la faute contractuelle retenue pr\u00e9sente un caract\u00e8re degravit\u00e9 suffisant. La r\u00e9siliation unilat\u00e9rale est par cons\u00e9quent intervenue \u00e0 bon droit. Les d\u00e9veloppements quant aux autres griefs invoqu\u00e9s parSOCIETE2.)sont d\u00e8s lors sans pertinence. Lesoffres de preuve par expertise ainsi que la demande en production de pi\u00e8ces, formul\u00e9es parSOCIETE1.), sont quant \u00e0 elles rejeter. IV.Quant aux demandes en indemnisation Au vu de l\u2019issue du litige, et faute pourSOCIETE1.)d\u2019\u00e9tablir une quelconque faute dans le chef deSOCIETE2.)lors de la r\u00e9siliation du Contrat, il convient de dire non fond\u00e9e les demandes en dommages et int\u00e9r\u00eats formul\u00e9es parSOCIETE1.). SOCIETE2.)sollicite la condamnation deSOCIETE1.)\u00e0 lui payer le montant de 659.118,21 USD au titre des restitutions qui devraient \u00eatre ordonn\u00e9es suite \u00e0 la r\u00e9solution du Contrat, sinon \u00e0 titre des dommages et int\u00e9r\u00eats sur base de l\u2019article 1142 du Code civil. Or, il convient de relever que la r\u00e9siliation met un terme aux effets du contrat pour l\u2019avenir et n\u2019entraine pas l\u2019an\u00e9antissement r\u00e9troactif de celui-ci.<\/p>\n<p>21 Il convient en outre de soulever queSOCIETE2.)s\u2019est acquitt\u00e9e des honoraires pr\u00e9vus au Contrat pendant plus de deux ans sans \u00e9mettre de contestations quant aux prestations deSOCIETE1.). Le pr\u00e9judice financier dont fait \u00e9tatSOCIETE2.)n\u2019est pas autrement expliqu\u00e9 et n\u2019est \u00e9tay\u00e9 par aucun \u00e9l\u00e9ment soumis \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation du tribunal. Dans ces conditions, la demande tendant \u00e0 l\u2019allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats est \u00e0 dire non fond\u00e9e. V.Quant aux demandes accessoires SOCIETE1.)sollicite une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure \u00e0 hauteur de 5.000,-EUR, tandis que SOCIETE2.)sollicite une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure \u00e0 hauteur de 10.000,-EUR. L\u2019application de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile rel\u00e8ve du pouvoir discr\u00e9tionnaire du juge (Cass. 2 juillet 2015, n\u00b0 3508 du r\u00f4le). En l\u2019esp\u00e8ce, il serait in\u00e9quitable de laisser \u00e0 la charge deSOCIETE2.)les sommes expos\u00e9es par elle et non comprises dans les d\u00e9pens, de sorte que sa demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure est \u00e0 dire fond\u00e9e \u00e0 concurrence du montant de 1.500,-EUR. Au vu de l\u2019issue du litige, il y a lieu de dire la demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure deSOCIETE1.)non fond\u00e9e. SOCIETE1.)succombant \u00e0 l\u2019instance, il y a lieu de la condamner aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. P a r c e s m o t i f s: letribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, deuxi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, statuant contradictoirement, re\u00e7oitles demandes principale et reconventionnelle en la forme, lesditnon fond\u00e9es, ditla demande de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)SAen obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure fond\u00e9e \u00e0 concurrence de 1.500,-EUR, partant,<\/p>\n<p>22 condamnela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e du droit des \u00celes CaymanSOCIETE1.)LTD \u00e0 payer \u00e0 lasoci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)SAle montant de 1.500,-EUR sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, ditnon fond\u00e9e la demande dela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e du droit des \u00celes Cayman SOCIETE1.)LTDen obtention d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, condamnela soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e du droit des \u00celes CaymanSOCIETE1.)LTD aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/tribunal-darrondissement-luxembourg-commerce\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/tribunal-darrondissement-luxembourg-commerce\/20260126-000728\/20210702-talch02-tal-2019-02319-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 Jugement commercial 2021TALCH02\/01087 Audience publique du vendredi,deux juilletdeux mille vingt et un. Num\u00e9ro TAL-2019-02319du r\u00f4le Composition : Anick WOLFF, 1 \u00e8re vice-pr\u00e9sidente; Tania CARDOSO, juge ; Ines BIWER, juge-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e ; Thierry LINSTER, greffier assum\u00e9. E n t r e : La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9\u2026<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_crdt_document":""},"kji_country":[8418],"kji_court":[23583],"kji_chamber":[24938],"kji_year":[36297],"kji_subject":[7625],"kji_keyword":[23584,8600,7636],"kji_language":[7733],"class_list":["post-687283","kji_decision","type-kji_decision","status-publish","hentry","kji_country-luxembourg","kji_court-tribunal-darrondissement","kji_chamber-commerce","kji_year-36297","kji_subject-commercial","kji_keyword-arrondissement","kji_keyword-juillet","kji_keyword-tribunal","kji_language-francais"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.5 (Yoast SEO v27.5) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Tribunal d&#039;arrondissement, 2 juillet 2021, n\u00b0 2019-02319 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"zh_CN\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Tribunal d&#039;arrondissement, 2 juillet 2021, n\u00b0 2019-02319\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"1 Jugement commercial 2021TALCH02\/01087 Audience publique du vendredi,deux juilletdeux mille vingt et un. Num\u00e9ro TAL-2019-02319du r\u00f4le Composition : Anick WOLFF, 1 \u00e8re vice-pr\u00e9sidente; Tania CARDOSO, juge ; Ines BIWER, juge-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e ; Thierry LINSTER, greffier assum\u00e9. E n t r e : La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-04-25T21:07:29+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u9884\u8ba1\u9605\u8bfb\u65f6\u95f4\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"39 \u5206\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\\\/\",\"name\":\"Tribunal d'arrondissement, 2 juillet 2021, n\u00b0 2019-02319 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2026-04-25T21:07:25+00:00\",\"dateModified\":\"2026-04-25T21:07:29+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"zh-Hans\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jurisprudences\",\"item\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/jurisprudences\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Tribunal d&rsquo;arrondissement, 2 juillet 2021, n\u00b0 2019-02319\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"description\":\"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"zh-Hans\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#organization\",\"name\":\"Kohen Avocats\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"zh-Hans\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/01\\\/Logo-2-1.webp\",\"width\":2114,\"height\":1253,\"caption\":\"Kohen Avocats\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/kohenavocats.com\\\/zh-hans\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Tribunal d'arrondissement, 2 juillet 2021, n\u00b0 2019-02319 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\/","og_locale":"zh_CN","og_type":"article","og_title":"Tribunal d'arrondissement, 2 juillet 2021, n\u00b0 2019-02319","og_description":"1 Jugement commercial 2021TALCH02\/01087 Audience publique du vendredi,deux juilletdeux mille vingt et un. Num\u00e9ro TAL-2019-02319du r\u00f4le Composition : Anick WOLFF, 1 \u00e8re vice-pr\u00e9sidente; Tania CARDOSO, juge ; Ines BIWER, juge-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e ; Thierry LINSTER, greffier assum\u00e9. E n t r e : La soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9\u2026","og_url":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\/","og_site_name":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","article_modified_time":"2026-04-25T21:07:29+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u9884\u8ba1\u9605\u8bfb\u65f6\u95f4":"39 \u5206"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\/","name":"Tribunal d'arrondissement, 2 juillet 2021, n\u00b0 2019-02319 - Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat en droit p\u00e9nal \u00e0 Paris","isPartOf":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#website"},"datePublished":"2026-04-25T21:07:25+00:00","dateModified":"2026-04-25T21:07:29+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\/#breadcrumb"},"inLanguage":"zh-Hans","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-2-juillet-2021-n-2019-02319\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jurisprudences","item":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Tribunal d&rsquo;arrondissement, 2 juillet 2021, n\u00b0 2019-02319"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#website","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/","name":"Kohen Avocats","description":"Ma\u00eetre Hassan Kohen, avocat p\u00e9naliste \u00e0 Paris, intervient exclusivement en droit p\u00e9nal pour la d\u00e9fense des particuliers, notamment en mati\u00e8re d\u2019accusations de viol. Il assure un accompagnement rigoureux d\u00e8s la garde \u00e0 vue jusqu\u2019\u00e0 la Cour d\u2019assises, veillant au strict respect des garanties proc\u00e9durales.","publisher":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"zh-Hans"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#organization","name":"Kohen Avocats","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"zh-Hans","@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","contentUrl":"https:\/\/kohenavocats.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Logo-2-1.webp","width":2114,"height":1253,"caption":"Kohen Avocats"},"image":{"@id":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"jetpack_likes_enabled":false,"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision\/687283","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_decision"}],"about":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/types\/kji_decision"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=687283"}],"wp:term":[{"taxonomy":"kji_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_country?post=687283"},{"taxonomy":"kji_court","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_court?post=687283"},{"taxonomy":"kji_chamber","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_chamber?post=687283"},{"taxonomy":"kji_year","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_year?post=687283"},{"taxonomy":"kji_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_subject?post=687283"},{"taxonomy":"kji_keyword","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_keyword?post=687283"},{"taxonomy":"kji_language","embeddable":true,"href":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/wp-json\/wp\/v2\/kji_language?post=687283"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}