{"id":687509,"date":"2026-04-25T23:15:56","date_gmt":"2026-04-25T21:15:56","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-28-mai-2021-n-2018-03997\/"},"modified":"2026-04-25T23:15:59","modified_gmt":"2026-04-25T21:15:59","slug":"tribunal-darrondissement-28-mai-2021-n-2018-03997","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/tribunal-darrondissement-28-mai-2021-n-2018-03997\/","title":{"rendered":"Tribunal d&#8217;arrondissement, 28 mai 2021, n\u00b0 2018-03997"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1 Jugement commercial2021TALCH02\/00848 Audience publique du vendredi,vingt-huit maideux millevingtet un. Num\u00e9roTAL-2018-03997du r\u00f4le Composition : Anick WOLFF, 1 \u00e8re vice-pr\u00e9sidente; Tania CARDOSO, juge; Ines BIWER, juge-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e; Paul BRACHMOND, greffier. E n t r e : 1)MonsieurPERSONNE1.),employ\u00e9 priv\u00e9, demeurant \u00e0 L-ADRESSE1.); 2)MonsieurPERSONNE2.), pensionn\u00e9, demeurant \u00e0 L-ADRESSE2.) partiesdemanderessesaux termes d\u2019un exploit del\u2019huissier de justiceFrank SCHAALde Luxembourgdu4 mai 2018, comparant parla soci\u00e9t\u00e9anonyme GROZINGER &amp; PARTNER SA , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-1331Luxembourg,57, boulevard Grande-Duchesse Charlotte, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure parMa\u00eetreDieter GROZINGER DE ROSNAY, avocat \u00e0 la Cour constitu\u00e9, demeurant \u00e0Luxembourg, e t : 1)La soci\u00e9t\u00e9anonymeSOCIETE1.)SA,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- ADRESSE3.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO1.); partie d\u00e9fenderesseaux fins dupr\u00e9dit exploitFrank SCHAAL du 4 mai 2018,<\/p>\n<p>2 comparant parlasoci\u00e9t\u00e9 en commandite simple ALLEN &amp; OVERY, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-1855 Luxembourg, 5, avenue John F. Kennedy, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Thomas BERGER, avocat \u00e0 la Cour constitu\u00e9, demeurant \u00e0 Luxembourg, 2)La soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)SA, en liquidation, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE3.), repr\u00e9sent\u00e9e par son liquidateur Monsieur Leif RAANES, demeurant professionnellement \u00e0 L-2220 Luxembourg, 362, rue de Neudorf, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9roNUMERO2.); partie d\u00e9fenderesseaux fins dupr\u00e9dit exploit Frank SCHAAL du 4 mai 2018, comparantpar la soci\u00e9t\u00e9 anonyme ARENDT &amp; MEDERNACH SA, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2082 Luxembourg, 41A, avenue John F. Kennedy, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Fran\u00e7ois KREMER, avocat \u00e0 la Cour constitu\u00e9, demeurant \u00e0 Luxembourg, 3)La soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)SA,anciennementSOCIETE4.)SA,\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-ADRESSE4.), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous lenum\u00e9roNUMERO3.); partie d\u00e9fenderesseaux fins dupr\u00e9dit exploit Frank SCHAAL du 4 mai 2018, comparant par Ma\u00eetre Marc GOUDEN, avocat \u00e0 la Cour constitu\u00e9, demeurant \u00e0 Luxembourg. _______________________________________________________________ ___ L e T r i b u n a l: Faits Le 12 juillet 2005,PERSONNE1.)a conclu avec la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)SA un contrat d\u2019assurance-vie intitul\u00e9 \u00abIndividual Unit-linked Life Insurance Contract\u00bb. L\u2019\u00e9pargne vers\u00e9e en vertu de ce contrat sur le compte n\u00b0NUMERO4.)s\u2019\u00e9levait au montant de 3.102.465,68 EUR. Le p\u00e8re dePERSONNE1.),PERSONNE2.), \u00e9tait l\u2019un des b\u00e9n\u00e9ficiaires de ce contrat. Celui-ci est titulaire du compte n\u00b0NUMERO5.)aupr\u00e8s deSOCIETE1.). Suivant document intitul\u00e9 \u00abRequest for Power of Attorney\u00bb du 12 juillet 2005, PERSONNE1.)a donn\u00e9 procuration \u00e0PERSONNE2.)pour donner toutes instructions \u00e0SOCIETE2.)en relation avec le contrat d\u2019assurance-vie. SOCIETE2.)a confi\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)SA la gestion discr\u00e9tionnaire des avoirs vers\u00e9s parPERSONNE1.) suivant contrat intitul\u00e9 \u00abDiscretionary Management Agreement for Private Capital Plan\u2013Finland\u00bb du 20 octobre 2006.<\/p>\n<p>3 Suivant virement du 5 mai 2008, la somme de 1.530.000,-EUR a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e du compte n\u00b0NUMERO4.)li\u00e9 \u00e0 l\u2019assurance-vie au compte n\u00b0NUMERO5.)ouvert au nom dePERSONNE2.). Le m\u00eame jour,PERSONNE2.)a donn\u00e9 ordre \u00e0SOCIETE1.)de transf\u00e9rer la somme de 1.499.060,30 EUR sur le compte de la soci\u00e9t\u00e9 de droit finlandaisSOCIETE5.) (d\u00e9nomm\u00e9e par la suiteSOCIETE6.)). Undeuxi\u00e8me virement de 85.000,-EUR entre les m\u00eames comptes a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 le 13 f\u00e9vrier 2013. Avec effet au 31 octobre 2013, les portefeuilles d\u2019assurance deSOCIETE2.)ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)SA (ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE3.)\u00bb). La police d\u2019assurance-vie souscrite parPERSONNE1.)faisait partie de ce transfert. La soci\u00e9t\u00e9SOCIETE6.)(ci-apr\u00e8s \u00abSOCIETE6.)\u00bb) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e en \u00e9tat de faillite le 27 mars 2014. Suivant courrier de son conseil du 17 juin 2016,SOCIETE1.),PERSONNE3.)et SOCIETE7.)(anciennementSOCIETE2.)) ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 payer conjointement et solidairement le montant de 1.584.060,30 EUR, correspondant aux montants vers\u00e9s parPERSONNE2.)\u00e0SOCIETE6.), augment\u00e9 du montant de 512.941,23 EUR au titre de la perte de profit \u00e0raison de 5,8 % par an. Proc\u00e9dure Par exploit d\u2019huissier de justice du 4 mai 2018,PERSONNE1.)etPERSONNE2.)ont fait donner assignation \u00e0SOCIETE2.),SOCIETE1.)etSOCIETE3.)\u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale selon la proc\u00e9dure civile. La cl\u00f4ture de l\u2019instruction est intervenuele 24 mars 2021. Vu la loi du 20 juin 2020 portant 1\u00b0 prorogation de mesures concernant-la tenue d\u2019audiences publiques pendant l\u2019\u00e9tat de crise devant les juridictions dans les affaires soumises \u00e0 la proc\u00e9dure \u00e9crite,-certaines adaptations de la proc\u00e9dure de r\u00e9f\u00e9r\u00e9 exceptionnel devant le juge aux affaires familiales,-la suspension des d\u00e9lais en mati\u00e8re juridictionnelle, et-d\u2019autres modalit\u00e9s proc\u00e9durales, 2\u00b0 d\u00e9rogation temporaire aux articles 74, 75, 76 et 83 de la loi modifi\u00e9e du 9 d\u00e9cembre 1976 relative \u00e0 l\u2019organisation du notariat, 3\u00b0 d\u00e9rogation temporaire aux articles 15 et 16de la loi modifi\u00e9e du 10 ao\u00fbt 1991 sur la profession d\u2019avocat, et 4\u00b0 modification de l\u2019article 89 de la loi modifi\u00e9e du 8 mars 2017 sur la nationalit\u00e9 luxembourgeoise (Journal officiel A523 du 24 juin 2020) -Les mandataires des parties ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s parbulletin du 24 mars 2021 de la composition du tribunal. -Aucune des parties n\u2019a sollicit\u00e9 \u00e0 plaider oralement. -Ma\u00eetre Dieter GROZINGER DE ROSNAY, Ma\u00eetre Fran\u00e7ois KREMER, Ma\u00eetre Thomas BERGER et Ma\u00eetre Marc GOUDEN ont d\u00e9pos\u00e9 leurs fardes de proc\u00e9dure au greffe du tribunal. -L\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 prise en d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019audience du 28 avril 2021 par le pr\u00e9sident du si\u00e8ge.<\/p>\n<p>4 Pr\u00e9tentions et moyens des parties PERSONNE1.)etPERSONNE2.)demandent \u00e0 -voirconstater que les parties assign\u00e9es ont commis des fautes, respectivement des manquements graves engageant leur responsabilit\u00e9 contractuelle, sinon et subsidiairement d\u00e9lictuelle, les obligeant \u00e0 indemniser les parties requ\u00e9rantes du pr\u00e9judice subi par celles-ci; -les voir condamner solidairement, sinonin solidum, sinon chacune pour le tout, \u00e0 payer aux parties requ\u00e9rantes la somme de 1.584.060,30 EUR + pm, sinon toute autre somme m\u00eame sup\u00e9rieure \u00e0 dire d\u2019experts ou \u00e0 arbitrerex aequo et bonopar le tribunal, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 5 mai 2008 sur le montant de 1.499.060,30 EUR et \u00e0 partir du 15 f\u00e9vrier 2013 sur le montant de 85.000,-EUR, sinon pour le tout \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, sur base des articles 1915 et 1142 du Code civil, sinon sur base des articles 1992 et 1142 du Code civil, sinon subsidiairement sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil; -les voir condamner solidairement, sinonin solidum, sinon chacune pour le tout, \u00e0 payer aux parties requ\u00e9rantes la somme de 512.941,23 EUR \u00e0 titre de perte, ce montant constituant la r\u00e9mun\u00e9ration d\u2019investissement initialement promise aux parties requ\u00e9rantes, cette somme index\u00e9e au taux de 5,80 % l\u2019an; -voir dire que l\u2019int\u00e9r\u00eat sera major\u00e9 de trois points \u00e0 l\u2019expiration d\u2019un d\u00e9lai de trois mois \u00e0 compter de la signification du jugement; -voir condamner les parties assign\u00e9es au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 10.000,-EURsur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile; -voir condamner les partiesassign\u00e9es solidairement, sinonin solidum, sinon chacune pour le tout aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, avec distraction au profit de Ma\u00eetre Dieter GROZINGER DE ROSNAY, qui la demande, affirmant en avoir fait l\u2019avance, -voir ordonner l\u2019ex\u00e9cution provisoiredu jugement \u00e0 intervenir. Par voie de conclusions ult\u00e9rieures, les demandeurs r\u00e9clament en outre \u00e0 se voir allouer le montant de 67.022,64 EUR au titre de frais et honoraires d\u2019avocat expos\u00e9s pour garantir leur d\u00e9fense dans le pr\u00e9sent litige. A l\u2019appui de leur demande, les demandeurs font exposer qu\u2019ils sont clients de SOCIETE1.)pour la gestion priv\u00e9e de leurs patrimoines respectifs depuis 1995. PERSONNE3.), salari\u00e9 deSOCIETE1.), \u00e9tait le gestionnaire du patrimoine et des investissements dePERSONNE2.)depuis 2001. Il aurait \u00e9galement conseill\u00e9 \u00e0PERSONNE1.)en 2005 de placer la gestion de ses biens dans le cadre d\u2019un contrat d\u2019assurance-vie, ce qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 la conclusion du contrat pr\u00e9mentionn\u00e9 avecSOCIETE2.)le 12 juillet 2005. Le plan d\u2019investissement visant ce contrat aurait comport\u00e9 des restrictions, notamment en mati\u00e8re de dispersion et de diversification des actifs, afin de limiter les risques. PERSONNE3.)aurait \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de la gestion du portefeuille et de la fortune plac\u00e9s dans le contrat d\u2019assurance-vie.<\/p>\n<p>5 PERSONNE3.)aurait encore conseill\u00e9 \u00e0PERSONNE1.)d\u2019\u00e9tablir une procuration en faveur dePERSONNE2.)afin de lui permettre de disposer des fonds li\u00e9s au contrat d\u2019assurance.PERSONNE2.)n\u2019ayant aucune notion d\u2019anglais, il aurait accord\u00e9 toute sa confiance \u00e0PERSONNE3.)pour le tenir inform\u00e9 du contenu des documents r\u00e9dig\u00e9s en anglais. En d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2008,SOCIETE1.)aurait, parl\u2019interm\u00e9diaire dePERSONNE3.), conseill\u00e9 \u00e0PERSONNE2.)d\u2019investir une partie de l\u2019\u00e9pargne plac\u00e9e en assurance-vie dans les actions \u00e9mises parSOCIETE6.).SOCIETE1.)aurait pr\u00e9sent\u00e9 cette op\u00e9ration comme un investissement tr\u00e8s rentable et en parfaite conformit\u00e9 avec la strat\u00e9gie d\u2019investissement choisie parPERSONNE1.). Lors de la pr\u00e9sentation d\u2019SOCIETE6.)par les dirigeants de celle-ci en pr\u00e9sence de PERSONNE3.), il se serait av\u00e9r\u00e9 quePERSONNE4.), cofondateur d\u2019SOCIETE6.), avait \u00e9t\u00e9ManageretCorporate Bankeraupr\u00e8s deSOCIETE1.)FINLAND, de sorte quePERSONNE2.)aurait \u00e9t\u00e9 convaincu quePERSONNE4.)faisait toujours partie du groupeGROUPE1.). De m\u00eame, il aurait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9 pendant cette pr\u00e9sentation que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE8.)s\u2019impliqueraitdans l\u2019investissement en cause, augmentant ainsi la confiance dePERSONNE2.)dans le projet pr\u00e9sent\u00e9. La pr\u00e9sence du groupe GROUPE1.)dans l\u2019op\u00e9ration aurait \u00e9t\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9terminant dans le choix de PERSONNE2.)d\u2019investir dansSOCIETE6.). PERSONNE3.)aurait expliqu\u00e9 \u00e0PERSONNE2.)tous les documents r\u00e9dig\u00e9s en anglais, celui-ci\u00e9tant enti\u00e8rement d\u00e9pendant du salari\u00e9 deSOCIETE1.)quant aux informations mises \u00e0 sa disposition. Sur base de la pr\u00e9sentation et des conseils fournis parPERSONNE3.), les demandeurs auraient consenti au transfert de la somme de 1.499.060,30 EUR, via le compte dePERSONNE2.)aupr\u00e8s deSOCIETE1.), du compte li\u00e9 au contrat d\u2019assurance-vie au compte d\u2019SOCIETE6.). Les demandeurs donnent \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019ordre de virement n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 par PERSONNE2.)que le 6 mai 2008, alors que le transfert aurait \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 le 5 mai 2008, soit avant l\u2019envoi de l\u2019ordre sign\u00e9, ce qui serait contraire aux conditions g\u00e9n\u00e9rales applicables au contrat d\u2019assurance-vie. Sur base des conseils deSOCIETE1.), un deuxi\u00e8me transfert de 85.000,-EUR aurait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 entre les m\u00eames comptes le 15 f\u00e9vrier 2013, alors quePERSONNE3.) aurait inform\u00e9PERSONNE2.)que cette somme \u00e9tait n\u00e9cessaire pour rem\u00e9dier \u00e0 des probl\u00e8mes au sein d\u2019SOCIETE6.), engendrant un risque de perdre la moiti\u00e9 de son investissement. Or, contrairement aux pr\u00e9visions annonc\u00e9es, les investissements r\u00e9alis\u00e9s par les demandeurs dansSOCIETE6.)ne leur auraient permis de percevoir aucun dividende avant la faillite de celle-ci intervenue le 27 mars 2014, alors que la soci\u00e9t\u00e9 n\u2019aurait jamaisengendr\u00e9 le moindre profit. Malgr\u00e9 plusieurs courriers et mises en demeure r\u00e9clamant la r\u00e9paration du pr\u00e9judice subi par les demandeurs, aucune des parties d\u00e9fenderesses n\u2019aurait donn\u00e9 de suite favorable aux demandes dePERSONNE1.)etPERSONNE2.).<\/p>\n<p>6 La strat\u00e9gie d\u2019investissement conservative aurait \u00e9t\u00e9 clairement stipul\u00e9e par PERSONNE1.)et elle r\u00e9sulterait en outre express\u00e9ment des conditions g\u00e9n\u00e9rales de SOCIETE1.)pour les clients priv\u00e9s. Les conseils fautifs en cause \u00e9maneraient deSOCIETE1.)en sa qualit\u00e9 de gestionnaire des actifs investis en assurance-vie aupr\u00e8s deSOCIETE2.)par PERSONNE1.), suivant un mandat r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 de veiller \u00e0 la bonne gestion de ces actifs. Les demandeurs pr\u00e9cisent que la relation entrePERSONNE2.)etPERSONNE3.) aurait toujours \u00e9t\u00e9 de nature purement professionnelle. Les conseils donn\u00e9s par lui \u00e0 PERSONNE2.) l\u2019auraient \u00e9t\u00e9 en sa qualit\u00e9 professionnelle de banquier. PERSONNE2.)n\u2019aurait d\u2019ailleurs suivi ces conseils que parce qu\u2019ils \u00e9manaient d\u2019un banquier et gestionnaire de fortune au sein deSOCIETE1.)qu\u2019il connaissait de longue date et qui b\u00e9n\u00e9ficiait de toute sa confiance. L\u2019implication du groupeGROUPE1.)dans l\u2019investissement dansSOCIETE6.) r\u00e9sulterait en outre de plusieurs \u00e9l\u00e9ments du dossier, alors que la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE8.), rachet\u00e9e ensuite par la soci\u00e9t\u00e9-s\u0153ur deSOCIETE1.), la soci\u00e9t\u00e9SOCIETE1.) FINLAND Plc, aurait \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e de vendre lePrivate PlacementdansSOCIETE6.). La porosit\u00e9 existant entre les diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s du groupeGROUPE1.)serait \u00e9tablie par l\u2019attestation testimoniale \u00e9tablie parPERSONNE3.). Les parties d\u00e9fenderesses auraient manqu\u00e9 \u00e0 leur obligation d\u2019information et de conseil. L\u2019attention des demandeurs n\u2019aurait ainsi jamais \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e sur les risques attach\u00e9s \u00e0 l\u2019achatdes titresSOCIETE6.), alors que le devoir d\u2019information aurait \u00e9t\u00e9 d\u2019autant plus important en raison de la strat\u00e9gie conservative choisie par les clients. SOCIETE1.)aurait ainsi \u00e9t\u00e9 tenue \u00e0 une obligation d\u2019information et de conseil en sa qualit\u00e9 de gestionnaire discr\u00e9tionnaire des fonds plac\u00e9s aupr\u00e8s deSOCIETE2.), mais \u00e9galement quant au compte tenu en ses livres parPERSONNE2.). Le transfert des fonds du compte li\u00e9s \u00e0 l\u2019assurance-vie vers le compte de PERSONNE2.)puis vers le compte d\u2019SOCIETE6.)aurait \u00e9t\u00e9 fait sur sollicitation du groupeGROUPE1.)et ne serait d\u00e8s lors pas \u00e0 analyser comme un simple virement bancaire. SOCIETE1.)serait investie d\u2019une obligation g\u00e9n\u00e9rale d\u2019information et de conseil en application de l\u2019article 1147 du Code civil, consistant en l\u2019obligation pour le vendeur professionnel de s\u2019assurer que le produit vendu r\u00e9pond aux besoins de l\u2019acqu\u00e9reur. Les demandeurs contestent quePERSONNE2.)aurait \u00e9t\u00e9 un client averti et qu\u2019ils auraient fait un quelconque aveu en ce sens. Le fait d\u2019\u00eatre entrepreneur dans le domaine immobilier n\u2019impliquerait pas la qualit\u00e9 d\u2019investisseur averti. En tout \u00e9tat de cause, l\u2019investissement litigieux ne serait pas en ad\u00e9quation avec les besoins du client, qui avait indiqu\u00e9 vouloir viser une \u00ablong termwealth accumulation\u00bb. Concernant les fonds investis parPERSONNE1.)aupr\u00e8s deSOCIETE2.), il r\u00e9sulterait clairement du mandat de gestion discr\u00e9tionnaire confi\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)que le profil d\u2019investissement \u00e9tait de type \u00abconservative\u00bb. Or, en d\u00e9pit de ceprofil,SOCIETE1.) aurait conseill\u00e9 \u00e0PERSONNE2.), d\u00e9tenteur d\u2019une procuration sur le compte li\u00e9 \u00e0 l\u2019assurance-vie, d\u2019investir une partie de ces actifs dansSOCIETE6.).<\/p>\n<p>7 Il serait cependant av\u00e9r\u00e9 que l\u2019achat des titresSOCIETE6.)constituait un investissement \u00e0 haut risque, ce qui n\u2019aurait jamais \u00e9t\u00e9 port\u00e9 \u00e0 leur connaissance. Les fautes commises par les parties d\u00e9fenderesses auraient eu comme cons\u00e9quence la perte de la somme investie, de sorte qu\u2019elles devraient \u00eatre tenues \u00e0 indemniser les requ\u00e9rants. Ilspr\u00e9cisent en outre qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s le 1 er juillet 2014 queSOCIETE2.)and SOCIETE1.)avaient transf\u00e9r\u00e9 l\u2019ensemble des portefeuilles d\u2019assurances \u00e0 SOCIETE3.), de sorte que celle-ci devrait \u00eatre tenue dans les m\u00eames termes que les deux autres parties d\u00e9fenderesses. Les demandeurs concluent au rejet du moyen de libell\u00e9 obscur soulev\u00e9 par SOCIETE1.), en arguant que les qualit\u00e9s de chacune des parties assign\u00e9es auraient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9es, que les faits \u00e0 la base de l\u2019assignation auraient \u00e9t\u00e9 suffisamment d\u00e9taill\u00e9s pour chacune des assign\u00e9es, de sorte qu\u2019il y aurait lieu de conclure que les prescriptions duNouveau Code de proc\u00e9dure civile auraient \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es et que les parties d\u00e9fenderesses n\u2019auraient pas pu se m\u00e9prendre sur les moyens clairement expos\u00e9s et pu utilement pr\u00e9parer leur d\u00e9fense. Ils consid\u00e8rent encore qu\u2019ils seraient \u00e0 consid\u00e9rer comme des consommateurs, de sorte qu\u2019il ne saurait leur \u00eatre impos\u00e9 un d\u00e9lai de prescription anormalement court, tel que celui pr\u00e9vu par les conditions g\u00e9n\u00e9rales deSOCIETE1.), soit un d\u00e9lai de prescription de deux ans de toute action \u00e0 son encontre, qui devrait\u00eatre \u00e9cart\u00e9 comme abusif. Le seul d\u00e9lai de prescription applicable devrait \u00eatre celui pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 189 du Code de commerce, soit un d\u00e9lai d\u00e9cennal. Le point de d\u00e9part de la prescription devrait se situer au jour de la faillite d\u2019SOCIETE6.), prononc\u00e9ele 27 mars 2014, alors que ce ne serait qu\u2019\u00e0 cette date que le caract\u00e8re infructueux de l\u2019investissement aurait \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement acquis. L\u2019action des demandeurs ne serait d\u00e8s lors pas prescrite. En ordre subsidiaire, les demandeurs font plaider que le d\u00e9lai de prescription n\u2019aurait pas pu commencer \u00e0 courir avant le premier investissement litigieux, intervenu le 5 mai 2008, de sorte que l\u2019action introduite le 4 mai 2018 aurait \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e avant l\u2019\u00e9coulement du d\u00e9lai de prescription d\u00e9cennal. Concernant lemoyen de prescription avanc\u00e9 parSOCIETE2.), invoquant la loi modifi\u00e9e du 27 juillet 1997 sur le contrat d\u2019assurance, les demandeurs soutiennent qu\u2019elle en ferait une application erron\u00e9e quant au point de d\u00e9part, qui en l\u2019esp\u00e8ce se situerait au jour de lad\u00e9claration de faillite deSOCIETE6.). Les demandeurs estiment encore qu\u2019ils auraient int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir, alors que tant PERSONNE1.)en tant que preneur d\u2019assurance-vie quePERSONNE2.)en tant que b\u00e9n\u00e9ficiaire de l\u2019assurance-vie auraient subi un pr\u00e9judice dufait des fautes commises par les parties d\u00e9fenderesses. Ils auraient encore un int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir \u00e0 l\u2019\u00e9gard de SOCIETE3.), dans la mesure o\u00f9 le transfert de l\u2019ensemble des portefeuilles d\u2019assurance aurait entra\u00een\u00e9 le transfert de tous les droits et engagementsy attach\u00e9s, de sorte queSOCIETE3.)serait susceptible d\u2019engager sa responsabilit\u00e9 dans les m\u00eames termes queSOCIETE1.)etSOCIETE2.).<\/p>\n<p>8 Outre son action bas\u00e9e sur une violation des parties d\u00e9fenderesses de leur obligation d\u2019information et de conseil, les parties demanderesses formulent dans leur conclusions, une demande subsidiaire bas\u00e9e sur le dol, affirmant que le consentement dePERSONNE2.)quant aux investissements en cause aurait \u00e9t\u00e9 vici\u00e9 par les man\u0153uvres dolosives deSOCIETE1.). Celle-ci aurait en effet fait croire \u00e0PERSONNE2.)que le groupeGROUPE1.)serait impliqu\u00e9 dansSOCIETE6.), cette pr\u00e9cision ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminante dans l\u2019acceptation de l\u2019investissement propos\u00e9. Les demandeurs r\u00e9clament d\u00e8s lors de revenir austatu quo antequant aux investissements. Cette demande ne serait pas \u00e0 qualifier de nouvelle, alors qu\u2019elle serait n\u00e9cessairement rattach\u00e9e aux moyens de fait et de droit expos\u00e9s dans l\u2019assignation. Si un tel rattachement ne devrait pas \u00eatre retenu, ils font plaider qu\u2019il ne s\u2019agirait pas, dans le cadre de la demande bas\u00e9e sur le dol, d\u2019obtenir l\u2019annulation du contrat unissant les demandeurs aux d\u00e9fenderesses, mais de sanctionner la mauvaise ex\u00e9cution du contrat en ce queSOCIETE1.)aurait us\u00e9 de diverses man\u0153uvres au cours de l\u2019ex\u00e9cution du contrat pour inciterPERSONNE2.)\u00e0 investir. Cette mauvaise ex\u00e9cution du contrat devrait \u00eatre sanctionn\u00e9e par l\u2019allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats. Encore plus subsidiairement, les demandeurs concluent \u00e0 la responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle des soci\u00e9t\u00e9s du groupeGROUPE1.), qui auraient commises des fautes en lien causal avec le pr\u00e9judice subi par eux. La n\u00e9gligence commise par les soci\u00e9t\u00e9sGROUPE1.)leur aurait en outre fait perdre la chance de voir leur investissement se r\u00e9aliser dans lesconditions promises, \u00e0 savoir avec un rendement annuel de 5,80 %, de sorte qu\u2019ils seraient admis \u00e0 r\u00e9clamer le montant de 512.941,23 EUR \u00e0 titre de perte de chance. Les parties d\u00e9fenderesses ne sauraient par ailleurs pas se d\u00e9charger de la responsabilit\u00e9 leur incombant, alors qu\u2019aucune d\u2019elles n\u2019aurait inform\u00e9PERSONNE2.) des difficult\u00e9s rencontr\u00e9es parSOCIETE6.)jusqu\u2019\u00e0 sa faillite intervenue en 2013. SOCIETE1.)conclutin limine litis\u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande pour libell\u00e9 obscur, alors que les demandes formul\u00e9es ne lui permettraient pas de d\u00e9terminer avec pr\u00e9cision quel demandeur r\u00e9clamerait quoi, combien et sur quel fondement. L\u2019assignation serait d\u00e8s lors d\u2019une impr\u00e9cision telle qu\u2019elle en serait r\u00e9duite \u00e0 sp\u00e9culer sur l\u2019objet exact de la demande, ce qui lui causerait un grief et devrait entra\u00eener la nullit\u00e9 de l\u2019acte d\u2019assignation. Elle conclut en ordre subsidiaire \u00e0 l\u2019absence d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir dePERSONNE1.), alors que l\u2019investissement litigieux aurait \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 parPERSONNE2.)et que l\u2019action engag\u00e9e ne serait pas susceptible d\u2019am\u00e9liorer la situation juridique dePERSONNE1.). Il n\u2019y aurait par ailleurs aucune relation contractuelle entreSOCIETE1.)et PERSONNE1.). La demande dePERSONNE1.)devrait d\u00e8s lors \u00eatre d\u00e9clar\u00e9e irrecevable. PERSONNE2.)n\u2019aurait aucun int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir dans la mesure o\u00f9 le reproche des demandeurs porte sur un pr\u00e9tendu mauvais conseil donn\u00e9 dans le cadre du contrat d\u2019assurance-vie, dans lequelPERSONNE1.)figure comme preneur d\u2019assurance et<\/p>\n<p>9 SOCIETE2.)comme assureur, qui est titulaire du compte. SeuleSOCIETE2.)(et le cas \u00e9ch\u00e9ant ses successeurs) pourrait en cons\u00e9quence invoquer de tels manquements. En ordre plus subsidiaire,SOCIETE1.)conclut \u00e0 la prescription de l\u2019action des demandeurs. L\u2019action serait ainsi soumise \u00e0 une prescription biannuelle en vertu des conditions g\u00e9n\u00e9rales deSOCIETE1.)qui pr\u00e9voient que toute action intent\u00e9e \u00e0 son encontre doit \u00eatre intent\u00e9e dans le d\u00e9lai de deux ans \u00e0 partir de la date de l\u2019action ou omission donnant lieu \u00e0 l\u2019action. Ce d\u00e9lai de prescription contractuel ne serait pas soumis aux prescriptions des articles L.211-2 et L.211-3 du Code de la consommation, alors que (i) les demandeurs ne seraient pas, en leur qualit\u00e9 d\u2019investisseurs avertis et agissant dans le cadre d\u2019un activit\u00e9 commerciale, \u00e0 qualifier de consommateurs; (ii) le d\u00e9lai biennal fix\u00e9 dans les conditions g\u00e9n\u00e9rales deSOCIETE1.)ne serait pas un d\u00e9lai anormalement court, cette notion \u00e9tant soumise \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation du tribunal. En ordre subsidiaire, l\u2019action serait soumise \u00e0 la prescription d\u00e9cennale de l\u2019article 189 du Code de commerce. Le pointde d\u00e9part de cette prescription devrait se situer au jour de l\u2019exigibilit\u00e9 de l\u2019obligation, en l\u2019occurrence l\u2019obligation d\u2019information et de conseil, qui aurait n\u00e9cessairement d\u00fb \u00eatre remplie avant l\u2019investissement incrimin\u00e9, soit avant le 5 mai 2008, et probablement au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2008, lorsque PERSONNE2.)aurait \u00e9t\u00e9 conseill\u00e9 d\u2019investir dansSOCIETE6.). L\u2019action introduite par assignation du 4 mai 2018 serait d\u00e8s lors prescrite. Il n\u2019y aurait pas lieu de consid\u00e9rer comme point de d\u00e9part le jour de lafaillite d\u2019SOCIETE6.), cette date \u00e9tant celle de la r\u00e9alisation du pr\u00e9tendu pr\u00e9judice, mais non celle de l\u2019exigibilit\u00e9 de l\u2019obligation de conseil. Le devoir d\u2019information et de conseil ne consisterait certainement pas \u00e0 pr\u00e9voir qu\u2019une faillite interviendrait \u00e0 l\u2019avenir. A titre plus subsidiaire encore,SOCIETE1.)conclut \u00e0 la prescription quinquennale de l\u2019action bas\u00e9e sur un pr\u00e9tendu dol, en application de l\u2019article 1304 du Code civil. SOCIETE1.)fait plaider en tout \u00e9tat de cause l\u2019irrecevabilit\u00e9 des demandes nouvelles. Ainsi, la demande bas\u00e9e sur de pr\u00e9tendues man\u0153uvres dolosives serait n\u00e9cessairement une demande en annulation, alors qu\u2019en vertu des articles 1108, 1109 et 1116 du Code civil, un consentement vici\u00e9 aboutirait \u00e0 la nullit\u00e9 de l\u2019acte r\u00e9sultant d\u2019un tel consentement. Or, une telle demande aurait une cause diff\u00e9rente de la demande initiale tendant \u00e0 l\u2019allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats. La demande tendant au remboursement des frais et honoraires d\u2019avocats serait \u00e9galement \u00e0 qualifier de demandenouvelle et \u00e0 d\u00e9clarer irrecevable. Quant au fond,SOCIETE1.)fait plaider \u00e0 titre principal qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait tenue d\u2019aucune obligation de conseil ou d\u2019information envers les demandeurs, de sorte qu\u2019aucune responsabilit\u00e9 pour manquement \u00e0 une telle obligationnepourrait \u00eatre retenue \u00e0 son \u00e9gard. Elle affirme en effet qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas impliqu\u00e9e dans la d\u00e9cision d\u2019investir dans SOCIETE6.), mais quePERSONNE3.)aurait conseill\u00e9PERSONNE2.)\u00e0 titre priv\u00e9. PERSONNE3.)aurait en effet assist\u00e9 \u00e0 la r\u00e9union avec les dirigeants d\u2019SOCIETE6.)\u00e0 titre priv\u00e9 et en tant que futur investisseur, au m\u00eame titre quePERSONNE2.). Dans<\/p>\n<p>10 un courrier \u00e9lectronique envoy\u00e9 \u00e0PERSONNE2.), il aurait par ailleurs pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019il le contacterait d\u00e8s son retour \u00e0 la maison, ce qui prouverait l\u2019existence d\u2019une relation priv\u00e9e entre eux, en leur qualit\u00e9 de co-investisseurs.SOCIETE6.), une soci\u00e9t\u00e9 non cot\u00e9e, n\u2019appartiendrait pas \u00e0 l\u2019univers d\u2019investissement deSOCIETE1.), qui serait une entit\u00e9 distincte deSOCIETE8.), ayant \u00e9mis une opinionsur l\u2019investissement litigieux. SOCIETE1.)fait encore valoir que sa mission de gestionnaire discr\u00e9tionnaire se limitait au portefeuille d\u2019actifs sous-jacents au contrat d\u2019assurance-vie souscrit par PERSONNE1.). D\u00e8s le moment o\u00f9 des actifs \u00e9taient sortisdu contrat d\u2019assurance, ils n\u2019auraient plus \u00e9t\u00e9 sous la gestion deSOCIETE1.), de sorte que la responsabilit\u00e9 de celle-ci ne saurait \u00eatre engag\u00e9e en l\u2019esp\u00e8ce. Elle pr\u00e9cise par ailleurs que sa cliente \u00e9taitSOCIETE2.)et non les souscripteurs de l\u2019assurance-vie. SOCIETE1.)donne encore \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019investissement dansSOCIETE6.) consisterait en r\u00e9alit\u00e9enun ordre de virement de fonds \u00e9manant dePERSONNE2.), et non d\u2019un investissement dans un instrument financier qui se retrouverait dans le portefeuille d\u2019investissement dePERSONNE2.)aupr\u00e8s deSOCIETE1.). Or, en mati\u00e8re d\u2019ex\u00e9cution d\u2019ordres de virement, la banque ne serait pas soumise \u00e0 une obligation de conseil et d\u2019information, mais \u00e0 une obligation de diligence, qui aurait \u00e9t\u00e9 remplie par elle. A titre subsidiaire,SOCIETE1.)demande acte que les demandeurs confirment que les investissements litigieux ne portaient pas sur des instruments financiers, de sorte que les dispositions de la loi modifi\u00e9e du 5 avril 1993 relative au secteur financier (ci-apr\u00e8s \u00abla Loi de 1993\u00bb) est inapplicable \u00e0 un investissement dans une soci\u00e9t\u00e9 non cot\u00e9e. Il n\u2019y aurait par ailleurs pas eu de recommandation personnalis\u00e9e au sens de la Loi de 1993. Les demandeurs n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 li\u00e9s \u00e0SOCIETE1.)par un contrat de conseil en investissement. L\u2019intervention dePERSONNE3.)aurait \u00e9t\u00e9 de nature priv\u00e9e. M\u00eame \u00e0 supposer que celui-ci aurait agi dans le cadre de ses activit\u00e9s professionnelles, son r\u00f4le se serait limit\u00e9 \u00e0 attirer l\u2019attention dePERSONNE2.)sur une opportunit\u00e9 d\u2019investissement et de lui pr\u00e9senter les fondateurs d\u2019SOCIETE6.). En outre, m\u00eame \u00e0 supposer qu\u2019un conseil en investissement ait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 par SOCIETE1.)\u00e0PERSONNE2.), celui-ci ne serait pas \u00e0 qualifier de fautif. SOCIETE1.)serait soumise \u00e0 cet \u00e9gard \u00e0 une obligation de moyens, de sorte qu\u2019il appartiendrait aux demandeurs de rapporter la preuve que le conseil donn\u00e9 par elle n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 par un banquier normalement prudent, diligent et avis\u00e9 au moment o\u00f9 le conseil a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9. Or, \u00e0 l\u2019\u00e9poque de l\u2019investissement, d\u2019autres banques auraient recommand\u00e9 d\u2019investir dansSOCIETE6.). Aucune preuve du caract\u00e8re inadapt\u00e9 de l\u2019investissement litigieux au profil d\u2019investissement dePERSONNE2.)ne serait par ailleurs rapport\u00e9e. Il n\u2019y aurait en outre pas lieu de transposer la strat\u00e9gie d\u2019investissement choisie parPERSONNE1.) dans le cadre du contrat d\u2019assurance-vie aux investissements choisis par PERSONNE2.). Quant au profil des demandeurs,SOCIETE1.)pr\u00e9cise que celui dePERSONNE1.) n\u2019est pas pertinent, alors que l\u2019investissement a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 parPERSONNE2.). Le profil d\u2019investissement de celui-ci serait par ailleurs \u00e9tabli par rapport \u00e0 son portefeuille<\/p>\n<p>11 d\u2019actifs d\u00e9tenus aupr\u00e8s deSOCIETE1.), alors que l\u2019investissement litigieux a \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 en dehors de ce portefeuille. Concernant la pr\u00e9tendue obligation d\u2019information g\u00e9n\u00e9rale du banquier d\u00e9coulant de l\u2019article 1147 du Code civil, suivant laquelle le banquiera l\u2019obligation d\u2019informer le client de l\u2019existence de risques,SOCIETE1.)souligne que le client ne saurait se contenter d\u2019un r\u00f4le passif et devrait solliciter l\u2019information. Or, en l\u2019esp\u00e8ce, dans le cadre du contrat de d\u00e9p\u00f4t entre SOCIETE1.)et PERSONNE2.), l\u2019obligation d\u2019information s\u2019exprimerait \u00e0 travers l\u2019envoi des relev\u00e9s de compte, obligation ayant \u00e9t\u00e9 remplie. Dans le cadre de l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019ordre donn\u00e9 parPERSONNE2.)\u00e0SOCIETE1.), il n\u2019existerait aucun risque particulier donnant lieu \u00e0 une alerte de la part de la banque. L\u2019achat d\u2019actions d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 non cot\u00e9e ne serait pas \u00e0 qualifier d\u2019op\u00e9ration de bourse, mais d\u2019op\u00e9ration de banque, soit un virement, pour lequel la banque aurait une obligation de non-ing\u00e9rence. A admettre que le virement serait \u00e0 qualifier d\u2019op\u00e9ration de bourse, l\u2019obligation d\u2019information et de conseil ne serait pas viol\u00e9e, alors que celle-ci aurait \u00e9t\u00e9 remplie par l\u2019envoi de l\u2019extrait de compte. Eu \u00e9gard \u00e0 la nature de l\u2019op\u00e9ration, \u00e0 savoir l\u2019achat d\u2019actions d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 non cot\u00e9e,PERSONNE2.)ne saurait pr\u00e9tendre ne pas conna\u00eetre les risques. Les demandeurs devraient par ailleurs rapporter la preuve qu\u2019ils ne sont pas \u00e0 qualifier de clients non avertis ou profanes, ce qu\u2019ils ne seraient par ailleurs pas, alors que propri\u00e9taires et fondateurs de soci\u00e9t\u00e9s d\u2019investissement. En tout \u00e9tat de cause, il y aurait lieu de retenir que le b\u00e9n\u00e9ficiaire de toute obligation d\u2019information et de conseil d\u00e9coulant du contrat de gestion discr\u00e9tionnaire serait le co- contractant deSOCIETE1.),\u00e0 savoirSOCIETE2.). Subsidiairement,SOCIETE1.)fait exposer quePERSONNE2.)serait un investisseur averti, de sorte que toute obligation d\u2019information dispara\u00eetrait face aux connaissances et \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience du client. Il n\u2019y aurait aucune incompatibilit\u00e9entre la notion de client non professionnel et celle d\u2019investisseur averti. A titre encore plus subsidiaire,SOCIETE1.)affirme quePERSONNE2.)aurait \u00e9t\u00e9 d\u00fbment inform\u00e9 des risques. PERSONNE2.)aurait eu connaissance dubusiness planpr\u00e9sent\u00e9 parSOCIETE6.). Lors de la pr\u00e9sentation du projet par les fondateurs d\u2019SOCIETE6.), il aurait par ailleurs eu la possibilit\u00e9 de soulever toute question suppl\u00e9mentaire en suspens, afin de s\u2019assurer d\u2019\u00eatre bien inform\u00e9 sur les risques li\u00e9s \u00e0 un investissement dans cette soci\u00e9t\u00e9. Le client ne pourrait se pr\u00e9valoir de son ignorance que pour autant qu\u2019elle soit l\u00e9gitime, impliquant qu\u2019il devrait solliciter les informations requises. SOCIETE1.)conclut encore \u00e0 l\u2019absence de lien de causalit\u00e9 avec un pr\u00e9tendu pr\u00e9judice, alorsque la pr\u00e9tendue violation d\u2019une obligation d\u2019information et de conseil ne serait pas en relation avec la faillite ult\u00e9rieure d\u2019SOCIETE6.). Elle conclut \u00e9galement \u00e0 l\u2019absence de pr\u00e9judice, qui devrait s\u2019analyser comme une perte de chance d\u2019avoir effectu\u00e9 un autre investissement et ne saurait \u00eatre \u00e9quivalent<\/p>\n<p>12 \u00e0 la perte essuy\u00e9e suite \u00e0 l\u2019investissement. Il y aurait d\u00e8s lors lieu de soupeser la probabilit\u00e9 quePERSONNE2.)investisse n\u00e9anmoins dans le produit, malgr\u00e9 la pr\u00e9tendue faute de la banque, alors qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 convaincu d\u2019investir dansSOCIETE6.) non parSOCIETE1.)mais par les dirigeants d\u2019SOCIETE6.), investissement par ailleurs recommand\u00e9\u00e0 l\u2019\u00e9poque par d\u2019autres banques.PERSONNE2.)aurait selon toute vraisemblance en tout \u00e9tat cause investi dans le produit, m\u00eame en pr\u00e9sence d\u2019informations compl\u00e9mentaires sur les risques, de sorte qu\u2019il y aurait absence de perte de chance. Quant au montantr\u00e9clam\u00e9 \u00e0 titre de rendement des investissements de 5,8% par an, il ne serait pas \u00e9tabli qu\u2019un tel retour aurait \u00e9t\u00e9 promis parSOCIETE1.). Un tel montant devrait en tout \u00e9tat de cause \u00eatre compris dans le montant auquel serait \u00e9valu\u00e9 la perte d\u2019une chance. SOCIETE1.)fait ensuite valoir que les conditions en vue d\u2019obtenir la nullit\u00e9 de la souscription des actions pour dol ne seraient pas remplies, alors qu\u2019elle n\u2019est pas partie \u00e0 ce contrat, qu\u2019elle n\u2019est pas l\u2019auteur de man\u0153uvres dolosives, toutes les informations ayant \u00e9t\u00e9 relay\u00e9es par les dirigeants d\u2019SOCIETE6.), qu\u2019il n\u2019y aurait en toute hypoth\u00e8se pas eu de man\u0153uvres frauduleuses, ni d\u2019intention de tromper et d\u2019erreur d\u00e9terminante. Concernant les demandes reconventionnelles deSOCIETE3.),SOCIETE1.)demande acte queSOCIETE3.)aurait renonc\u00e9 \u00e0 de telles demandes \u00e0 son encontre, sinon de constater que l\u2019obligation de garantie incomberait au \u00abseller\u00bb, soit en l\u2019occurrence SOCIETE2.). Quant aux frais d\u2019avocats, dont les demandeurs r\u00e9clament le remboursement, SOCIETE1.)conclut \u00e0 l\u2019absence de faute dans son chef. Le dommage all\u00e9gu\u00e9 ne serait en outre pas \u00e9tabli, alors qu\u2019une note d\u2019honoraires d\u2019un montant de 41.400,- EUR aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie et pay\u00e9e plus de 6 mois avant l\u2019assignation, de sorte que le lien entre ces honoraires et la pr\u00e9sente affaire ne serait pas \u00e9tabli. Lesretainersne seraient que des avances sur frais et ne seraient pas de nature \u00e0 \u00e9tablir que les frais all\u00e9gu\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9ellement expos\u00e9s. Les notes etretainersvers\u00e9s ne permettraient parailleurs pas d\u2019\u00e9tablir l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du montant r\u00e9clam\u00e9. SOCIETE1.), pour sa part, demande \u00e0 voir condamner les demandeurs \u00e0 l\u2019indemniser du pr\u00e9judice qu\u2019elle aurait subi du fait des frais d\u2019avocat qu\u2019elle a d\u00fb engager pour assurer sa d\u00e9fense. Elle demande enfin \u00e0 se voir allouer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9duresur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile \u00e0 hauteur de 5.000,-EUR, tout en demandant le rejet de la demande de ce chef formul\u00e9e par les demandeurs. SOCIETE2.)conclut \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9, sinon au rejet de la demande en responsabilit\u00e9 contractuelle formul\u00e9e parPERSONNE1.)\u00e0 son \u00e9gard, en raison de la cession du contrat d\u2019assurance-vie \u00e0SOCIETE3.). Pourtant, m\u00eame \u00e0 supposer que les demandeurs puissent agir contre elle sur la base contractuelle, leur action serait prescrite apr\u00e8s trois ans en application de l\u2019article 44 de la loi modifi\u00e9e du 27 juin 1997 sur le contrat d\u2019assurance, aucun des actes incrimin\u00e9s n\u2019\u00e9tant post\u00e9rieur au 4 mai 2015, soit \u00e0 la date se situant 3 ans avant l\u2019assignation.<\/p>\n<p>13 Elle donne encore \u00e0 consid\u00e9rer que les deux investissements querell\u00e9s n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s dans le cadre du contrat d\u2019assurance, le fait que les fonds ayant servi \u00e0 acqu\u00e9rir les actions d\u2019SOCIETE6.)proviennent du rachat partiel du contrat d\u2019assurance n\u2019ayant aucune incidence \u00e0 cet \u00e9gard. SOCIETE2.)conteste qu\u2019en raison d\u2019une porosit\u00e9 entre les diff\u00e9rentes entit\u00e9s du groupeGROUPE1.), elle n\u2019aurait pu ignorer un pr\u00e9tendu \u00abstratag\u00e8me\u00bb mis en place parSOCIETE1.)et donne \u00e0 consid\u00e9rer que les demandeurs n\u2019expliquent pas pour quelle raison l\u2019investissement dansSOCIETE6.)a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en dehors du cadre du contrat d\u2019assurance. Elle conteste ensuite que sa responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle pour n\u00e9gligence coupable puisse\u00eatre engag\u00e9e, alors que les investissements personnels dePERSONNE2.)ne seraient pas li\u00e9s au contrat d\u2019assurance-vie souscrit parPERSONNE1.). Il n\u2019aurait par ailleurs pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9 par les demandeurs en quoiSOCIETE2.)aurait commis une faute \u00e0 l\u2019\u00e9garddes demandeurs d\u00e9tachable du contrat d\u2019assurance-vie et en relation causale avec le pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9. Quant \u00e0 la demande en garantie deSOCIETE3.),SOCIETE2.)conclut en premier lieu \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de celle-ci, alors qu\u2019elle aurait d\u00fb \u00eatre introduitepar exploit d\u2019assignation s\u00e9par\u00e9. Elle ne serait par ailleurs pas fond\u00e9e, alors qu\u2019elle serait prescrite aux termes de l\u2019article 9.2 (b) duPortfolio Purchase Agreement(ci-apr\u00e8s \u00abPPA\u00bb), pr\u00e9voyant un d\u00e9lai contractuel de prescription de deux ans \u00e0 partir du 31 octobre 2012 et qu\u2019elle n\u2019aurait commis aucune faute contractuelle \u00e0 l\u2019\u00e9gard de PERSONNE1.)permettant d\u2019actionner les garanties contractuelles pr\u00e9vues au PPA. La garantie contractuelle d\u00e9coulant de l\u2019article 10.1 (a) du PPA ne jouerait en outre que pour des litiges pendant ou en cours au jour de lacompletion datede la cession, alors que le pr\u00e9sent litige ne serait n\u00e9 que cinq ans apr\u00e8s la cession. Dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 le sens de cette clause donnerait lieu \u00e0 interpr\u00e9tation, elle devrait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e conform\u00e9ment aux articles 1157 et 1158 du Code civil. SOCIETE2.)conteste enfin les demandes adverses en remboursement des frais d\u2019avocat et en indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure et r\u00e9clame dans son chef une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure \u00e0 hauteur de 10.000,-EUR. SOCIETE3.)fait plaider \u00e0 titre principal que sa responsabilit\u00e9 contractuelle sinon d\u00e9lictuelle ne pourrait pas \u00eatre engag\u00e9e du fait de pr\u00e9tendus manquements graves, alorsque les investissements litigieux ne ressortiraient pas de l\u2019ex\u00e9cution de la police d\u2019assurance souscrite parPERSONNE1.). Le rachat partiel de la police d\u2019assurance, r\u00e9sultant d\u2019une d\u00e9cision discr\u00e9tionnaire dePERSONNE1.), aurait mis fin au contrat d\u2019assurance pour la partie des fonds rachet\u00e9s et aux obligations contractuelles de l\u2019assureur \u00e0 cet \u00e9gard. L\u2019essentiel des d\u00e9veloppements des demandeurs tendrait \u00e0 reprocher \u00e0SOCIETE1.) de ne pas avoir ex\u00e9cut\u00e9 correctement son mandat de gestion discr\u00e9tionnaire, aboutissant \u00e0 une d\u00e9cision d\u2019investissement d\u00e9favorable \u00e0 leurs int\u00e9r\u00eats. Or, SOCIETE2.)ne serait tenue d\u2019aucun engagement en rapport avecSOCIETE1.)au titre du PPA, de sorte qu\u2019un non-respect parSOCIETE1.)de ses obligations n\u2019entra\u00eenerait aucune cons\u00e9quence juridique dans le chef deSOCIETE3.).<\/p>\n<p>14 L\u2019affirmation des demandeurs suivant laquelleSOCIETE3.)serait susceptible d\u2019engager sa responsabilit\u00e9 dans les m\u00eames termes queSOCIETE1.)etSOCIETE2.) ne serait pas \u00e9tay\u00e9e, alors que les faits de la cause seraient compl\u00e8tement \u00e9trangers aux portefeuilles d\u2019assurance c\u00e9d\u00e9s au titre du PPA. Le transfert d\u2019un portefeuille d\u2019assurance ne porterait que sur les obligations contractuelles d\u00e9coulant des contrats c\u00e9d\u00e9s et non pas sur les droits et obligations g\u00e9n\u00e9ralement quelconques du c\u00e9dant. Une \u00e9ventuelle faute deSOCIETE2.)ne pourrait pas concernerSOCIETE3.)en tant que cessionnaire du portefeuille. Au contraire,SOCIETE3.)devrait pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019unegarantie de la part deSOCIETE2.). Elle demande d\u00e8s lors \u00e0 titre subsidiaire \u00e0 \u00eatre tenue quitte et indemne par SOCIETE2.)dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 sa responsabilit\u00e9 serait engag\u00e9e, au titre de la garantie d\u00e9coulant de l\u2019article 10 du PPA, en vertu duquel celle-ci serait tenue, sur demande deSOCIETE3.), de l\u2019indemniser enti\u00e8rement et de la d\u00e9gager de toute responsabilit\u00e9, en cas de r\u00e9clamation faisant suite \u00e0 une proc\u00e9dure judiciaire relative \u00e0 une police d\u2019assurance en cours d\u2019ex\u00e9cution et list\u00e9e \u00e0 l\u2019annexe 4ou en cas de r\u00e9clamation fond\u00e9e sur un conseil inad\u00e9quat donn\u00e9 au preneur d\u2019assurances ayant un rapport avec le rachat de ladite police. SOCIETE3.)conclut \u00e0 une lecture erron\u00e9e parSOCIETE2.)de la clause litigieuse, arguant que le fait g\u00e9n\u00e9rateur de lagarantie r\u00e9siderait dans le caract\u00e8re en cours, suspendu ou en attente de la police d\u2019assurance \u00e0 laCompletion Datedu PPA et non des litiges li\u00e9s aux polices d\u2019assurance. La police d\u2019assurance souscrite parPERSONNE1.)ayant \u00e9t\u00e9 en cours au moment de laCompletion Date, la garantie pourrait \u00eatre valablement appel\u00e9e. Dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 la responsabilit\u00e9 deSOCIETE3.)serait engag\u00e9e, ce serait n\u00e9cessairement en raison de la fourniture de conseils erron\u00e9s ou inappropri\u00e9s aux souscripteurs ou de mauvaise application ou violation par l\u2019assureur de toute r\u00e8gle ou norme, hypoth\u00e8se vis\u00e9e par l\u2019article 10.1 du PPA, de sorte que la garantie serait due parSOCIETE2.), qui devrait \u00eatre tenue \u00e0 rembourser \u00e0SOCIETE3.)l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des sommes vers\u00e9es aux demandeurs. SOCIETE3.)conteste l\u2019affirmation deSOCIETE2.)suivant laquelle la demande en garantie devrait \u00eatre introduite par voie d\u2019assignation s\u00e9par\u00e9e, alors qu\u2019une telle demande serait recevable sous forme de conclusions tendant \u00e0 se voir tenir quitte et indemne,d\u00e8s lors que la demande en garantie est fond\u00e9e sur la m\u00eame cause ou sur les m\u00eames faits que la demande principale. Elle r\u00e9fute encore toute prescription de sa demande, alors que le d\u00e9lai biennal pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 9.2 (b) du PPA invoqu\u00e9 parSOCIETE2.)concernerait les r\u00e9clamations relatives \u00e0 l\u2019indemnisation en cas d\u2019inobservation ou d\u2019inexactitude de l\u2019une des garanties vis\u00e9es \u00e0 l\u2019article 8 du PPA et list\u00e9s \u00e0 l\u2019annexe 1. Cette annexe ne couvrirait cependant pas les indemnit\u00e9s vis\u00e9es \u00e0 l\u2019article 10 du PPA. SOCIETE3.)affirme encore que l\u2019absence de fauteSOCIETE2.)ne l\u2019exon\u00e9rerait pas de l\u2019appel en garantie, alors que celui-ci pourrait \u00eatre actionn\u00e9 dans le cas d\u2019une dette deSOCIETE3.)cons\u00e9cutive, entre autres, \u00e0 une action en justice par un preneur<\/p>\n<p>15 d\u2019assurance en lien avec l\u2019une des polices d\u2019assurance c\u00e9d\u00e9es, ind\u00e9pendamment de la preuve d\u2019une faute dans le chef deSOCIETE2.). SOCIETE3.)formule \u00e0 l\u2019\u00e9gard des demandeurs une demande reconventionnelle en dommages et int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire \u00e0 hauteur de 7.500,-EUR, alors qu\u2019elle aurait toujours fait clairement savoir aux demandeurs qu\u2019elle \u00e9tait compl\u00e8tement \u00e9trang\u00e8re \u00e0 l\u2019investissement critiqu\u00e9 et que les demandeurs ne formuleraient par ailleurs aucun reproche \u00e0 son \u00e9gard. Elle demande enfin \u00e0 se voir allouer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9duresur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile \u00e0 hauteur de 8.000,-EUR. Appr\u00e9ciation -Le libell\u00e9 obscur SOCIETE1.)expose que les demandes formul\u00e9es ne permettraient pas de d\u00e9terminer avec pr\u00e9cision qui dePERSONNE1.)ouPERSONNE2.)demande quoi, combien et sur quel fondement. Les parties demanderesses r\u00e9pliquent qu\u2019il ressortirait clairement de l\u2019exploit d\u2019assignation que les prescriptions des articles 153 et 154 duNouveauCode de proc\u00e9dure civile ont \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es, en ce que les nom, si\u00e8ge social, num\u00e9ro d\u2019inscription au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s, et l\u2019organe repr\u00e9sentant chacune des soci\u00e9t\u00e9s assign\u00e9es auraient \u00e9t\u00e9 clairement pr\u00e9cis\u00e9s, que les qualit\u00e9s de base sur lesquelles chacune desdites soci\u00e9t\u00e9s a \u00e9t\u00e9 assign\u00e9e auraient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9es, que les faits d\u00e9crits par l\u2019assignation seraient suffisamment d\u00e9taill\u00e9s pour qu\u2019aucune des assign\u00e9es ne puisse se m\u00e9prendre sur l\u2019objet du litige, que l\u2019objet, l\u2019expos\u00e9 sommairedes moyens invoqu\u00e9s et les bases l\u00e9gales seraient contenus dans l\u2019assignation, qu\u2019aucune des parties d\u00e9fenderesses n\u2019aurait pu se m\u00e9prendre sur les moyens clairement expos\u00e9s \u00e0 leur encontre, ni \u00e9prouver des difficult\u00e9s \u00e0 pr\u00e9parer utilement leur d\u00e9fense concernant leur responsabilit\u00e9 quant au dommage subi par les demandeurs. Il ne serait par ailleurs pas \u00e9tabli en quoi il serait nui aux int\u00e9r\u00eats des d\u00e9fenderesses. L\u2019exception du libell\u00e9 obscur trouve son fondement l\u00e9gal dans l\u2019article 154, point 1), du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, aux termes duquel \u00ab [\u2026] l\u2019assignation doit contenir [\u2026] l\u2019objet et un expos\u00e9 sommaire des moyens [\u2026] \u00bb, le tout \u00e0 peine de nullit\u00e9. L\u2019objet de la demande doit toujours \u00eatre \u00e9nonc\u00e9 de fa\u00e7on claire et compl\u00e8te, \u00e0 la diff\u00e9rence de l\u2019expos\u00e9 des moyens, qui peut \u00eatre sommaire (TAL, 15 juillet 2019, n\u00b0 187522 et TAL-2018-00406). Si l\u2019expos\u00e9 des moyens peut \u00eatre sommaire, il doit n\u00e9anmoins\u00eatre suffisamment pr\u00e9cis pour mettre le juge en mesure de d\u00e9terminer le fondement juridique de la demande, pour ne pas laisser le d\u00e9fendeur se m\u00e9prendre sur l\u2019objet de celle-ci et pour lui permettre le choix des moyens de d\u00e9fense appropri\u00e9s. Dans la m\u00eamemesure, l\u2019objet de la demande doit \u00eatre pr\u00e9cis\u00e9 de telle fa\u00e7on qu\u2019elle permette au d\u00e9fendeur d\u2019en appr\u00e9cier la port\u00e9e et de savoir pr\u00e9cis\u00e9ment ce qu\u2019on lui demande et sur quelle qualit\u00e9, quel titre, quels motifs le demandeur se fonde.<\/p>\n<p>16 L\u2019exigence de clart\u00e9 comporte l\u2019obligation pour le demandeur d\u2019exposer les faits qui se trouvent \u00e0 la base du litige de mani\u00e8re intelligible, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019ils doivent \u00eatre structur\u00e9s de telle fa\u00e7on \u00e0 ce qu\u2019ils ne pr\u00eatent pas \u00e0 \u00e9quivoque. Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire, pour satisfaire aux exigences de l\u2019article 154 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, d\u2019indiquer le texte de loi sur lequel est bas\u00e9e l\u2019action, c&#039;est-\u00e0-dire de qualifier juridiquement la demande. Il est n\u00e9anmoins indispensable que l\u2019exploit soit r\u00e9dig\u00e9 de telle fa\u00e7on que les textes vis\u00e9s s\u2019en d\u00e9gagent, du moins implicitement (Jean- Claude WIWINIUS, L\u2019exceptio obscuri libelli,inM\u00e9langes d\u00e9di\u00e9s \u00e0 Michel DELVAUX, p. 290 et 303). Il appartient au juge du fond d\u2019appr\u00e9cier souverainement si un libell\u00e9 est suffisamment explicite (TAL, 30 novembre 1979, Pas. 25 p.69). Concernant la sanction du libell\u00e9 obscur, ce moyen rel\u00e8ve de la r\u00e9gularit\u00e9 formelle de l\u2019assignation. Si ce moyen est fond\u00e9, il entra\u00eene la nullit\u00e9 de l\u2019assignation. L\u2019exception du libell\u00e9 obscur s\u2019inscrit donc dans le cadre des nullit\u00e9s formelles des actes de proc\u00e9dure, soumises aux conditions cumulatives de l\u2019article 264 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile, disposant que \u00ab toute nullit\u00e9 d\u2019exploit ou d\u2019acte de proc\u00e9dure est couverte si elle n\u2019est propos\u00e9eavant toute d\u00e9fense ou exception autre que les exceptions d\u2019incomp\u00e9tence. Aucune nullit\u00e9 pour vice de forme des exploits ou des actes de proc\u00e9dure ne pourra \u00eatre prononc\u00e9e que s\u2019il est justifi\u00e9 que l\u2019inobservation de la formalit\u00e9, m\u00eame substantielle, aurapour effet de porter atteinte aux int\u00e9r\u00eats de la partie adverse. \u00bb Ainsi, pour que l\u2019exception soit recevable, elle doit \u00eatre soulev\u00e9e au seuil de l\u2019instance ; pour que l\u2019exception soit fond\u00e9e, il faut que le d\u00e9fendeur prouve que le d\u00e9faut de clart\u00e9 de l\u2019acte lui cause grief. Le grief dont le d\u00e9fendeur doit rapporter concr\u00e8tement la preuve, sans qu\u2019il ne puisse se borner \u00e0 en invoquer l\u2019existence dans l\u2019abstrait, peut \u00eatre de nature diverse. La notion de grief ne porte aucune restriction. Son appr\u00e9ciation se faitin concreto, en fonction des circonstances de la cause. Il est constitu\u00e9 chaque fois que l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 a pour cons\u00e9quence de d\u00e9ranger le cours normal de la proc\u00e9dure. Il r\u00e9side g\u00e9n\u00e9ralement dans l\u2019entrave ou la g\u00eane port\u00e9e \u00e0 l\u2019organisation de lad\u00e9fense en mettant le d\u00e9fendeur dans l\u2019impossibilit\u00e9 de choisir les moyens de d\u00e9fense appropri\u00e9s (Cass., 12 mai 2005, Pas. 33, p.53). Il appartient \u00e0 celui qui invoque le moyen du libell\u00e9 obscur d\u2019\u00e9tablir qu\u2019en raison de ce libell\u00e9 obscur de l\u2019acte, il a\u00e9t\u00e9 dans l\u2019impossibilit\u00e9 de savoir ce que le demandeur lui r\u00e9clame et pour quelle raison (CA, 5 juillet 2007, n\u00b0 30520). Il est majoritairement admis que lorsque deux ou plusieurs parties requ\u00e9rantes r\u00e9clament d\u2019une fa\u00e7on globale une somme d\u00e9termin\u00e9e, sans pr\u00e9ciser la part devant revenir \u00e0 chacune d\u2019elles, l\u2019objet de la demande n\u2019est en principe pas suffisamment pr\u00e9cis\u00e9 et a pour cons\u00e9quence que les parties d\u00e9fenderesses ont pu se m\u00e9prendre sur l\u2019objet et n\u2019ont de ce fait pas pu choisir les moyens de d\u00e9fense appropri\u00e9s. Partant, en cas de pluralit\u00e9 de demandeurs, chacun doit indiquer la part qui lui est due pour permettre aux d\u00e9fendeurs de pr\u00e9parer leur d\u00e9fense, \u00e0 d\u00e9faut de quoi la demande est \u00e0 annuler (Cour d\u2019appel, 26 mai 2005, n\u00b0 28372; CA, 13 mai 2015, n\u00b0 39870). Il est cependant fait exception \u00e0 l\u2019obligation de ventilation en cas de demandes indivisibles<\/p>\n<p>17 (CA, 16 mai 2017, n\u00b0 31218 : les parties demanderesses agissaient en vertu du m\u00eame contrat). Le demandeur qui se rend compte en cours d\u2019instance desimperfections qui entachent son acte n\u2019est pas admis \u00e0 en \u00e9claircir le sens ou la port\u00e9e par des conclusions prises en cours d\u2019instance ou \u00e0 faire \u00e9tat du caract\u00e8re exhaustif des conclusions du d\u00e9fendeur pour pr\u00e9tendre que ce dernier a saisi le sens et laport\u00e9e de l\u2019acte introductif d\u2019instance. Si le sens et la port\u00e9e de l\u2019acte introductif peuvent \u00eatre \u00e9claircis par les actes ou documents ant\u00e9rieurs auxquels l\u2019acte introductif renvoie express\u00e9ment, le demandeur ne peut toutefois \u00e0 cet effet invoquer des actes ou documents ant\u00e9rieurs auxquels il n\u2019a pas express\u00e9ment renvoy\u00e9 dans son exploit introductif. Seuls les d\u00e9veloppements, intrins\u00e8ques ou par renvoi expr\u00e8s, peuvent \u00eatre pris en compte pour toiser la question de la clart\u00e9 de l\u2019acte. Le libell\u00e9 obscurs\u2019appr\u00e9cie donc uniquement sur base de l\u2019assignation introductive d\u2019instance et cette derni\u00e8re ne saurait \u00eatre rep\u00each\u00e9e ni par des conclusions ult\u00e9rieures, ni par les conclusions de l\u2019adversaire dont l\u2019\u00e9tendue ne saurait d\u00e9montrer si l\u2019objet de la demandeest formul\u00e9 de fa\u00e7on suffisamment pr\u00e9cise pour permettre une d\u00e9fense ad\u00e9quate (Cour 15 juillet 2004, n\u00b0 28124 du r\u00f4le). En l\u2019esp\u00e8ce, le tribunal constate que les faits \u00e0 la base de la demande ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s avec une relative pr\u00e9cision, en ce que sont bri\u00e8vement d\u00e9crits les diff\u00e9rents contrats liant les parties demanderesses et d\u00e9fenderesses entre elles, les mouvements de compte op\u00e9r\u00e9s dans le cadre de ces relations contractuelles, ainsi que le pr\u00e9tendu fait g\u00e9n\u00e9rateur de la responsabilit\u00e9 des d\u00e9fenderesses, \u00e0 savoir l\u2019investissement infructueux dans les actions d\u2019SOCIETE6.), qui serait d\u00fb aux fautes commises indistinctement parSOCIETE1.)etSOCIETE2.)en raison de la violation d\u2019une obligation d\u2019information et de conseil,SOCIETE3.)\u00e9tant consid\u00e9r\u00e9e comme \u00absusceptible d\u2019engager sa responsabilit\u00e9 dans les m\u00eames termes\u00bb que les autres d\u00e9fenderesses. Il ne r\u00e9sulte cependant pas de l\u2019assignation laquelle des parties d\u00e9fenderesses aurait \u00e9t\u00e9 investie de quelle obligation d\u2019information et de conseil \u00e0 l\u2019\u00e9gard de laquelle des parties demanderesses. Il convient de relever que les parties d\u00e9fenderesses sont li\u00e9es aux parties d\u00e9fenderesses sur base de contrats diff\u00e9rents, contrats par ailleurs de nature diff\u00e9rente,PERSONNE1.)\u00e9tant contractuellement li\u00e9 \u00e0SOCIETE2.)par un contrat d\u2019assurance-vie, tandis quePERSONNE2.)est li\u00e9 \u00e0SOCIETE1.)en tant que titulaire d\u2019un compte inscrit en ses livres. La formulation globale utilis\u00e9e dans l\u2019assignation, qui se r\u00e9f\u00e8re indistinctement aux \u00abrequ\u00e9rants\u00bb au titre de b\u00e9n\u00e9ficiaires d\u2019une obligation d\u2019information et de conseil, manque de pr\u00e9cision. Aucune information quant \u00e0 la nature du pr\u00e9tendu pr\u00e9judice subi par les parties demanderesses n\u2019est par ailleurs fournie dans l\u2019assignation, sachant que les fonds investis dansSOCIETE6.)provenaient initialement du contrat d\u2019assurance-vie, dont PERSONNE1.)est le titulaire, m\u00eame si l\u2019initiative du rachat partiel de la police d\u2019assurance a \u00e9t\u00e9 prise parPERSONNE2.)sur base de la procuration \u00e9tablie en sa faveur par son fils.<\/p>\n<p>18 La pr\u00e9cision quePERSONNE2.)aurait subi un pr\u00e9judice en sa qualit\u00e9 de b\u00e9n\u00e9ficiaire du contrat d\u2019assurance-vie n\u2019a \u00e9t\u00e9 apport\u00e9e que par des conclusions ult\u00e9rieures. Il convient par ailleurs de constater quePERSONNE2.)n\u2019est pas le seul b\u00e9n\u00e9ficiaire de cette assurance-vie. L\u2019assignation ne permet d\u00e8s lors pas de d\u00e9terminer en vertu de quels liens, contractuels ou non-contractuels, les diff\u00e9rentes parties d\u00e9fenderesses auraient engag\u00e9 leur responsabilit\u00e9, contractuelle ou d\u00e9lictuelle, \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019une ou de l\u2019autre partie demanderesse ou des deux parties demanderesses sur base d\u2019une solidarit\u00e9 passive rest\u00e9e inexpliqu\u00e9e. Il ne r\u00e9sulte pas de l\u2019assignation quel serait le lien causal entre les diff\u00e9rentes responsabilit\u00e9s et le pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9, ni en quoi les deux parties demanderesses auraient subi un pr\u00e9judice r\u00e9sultant de l\u2019investissement litigieux, alors que les fonds investis appartenaient \u00e0PERSONNE1.). L\u2019ensemble de ces impr\u00e9cisions am\u00e8nent le tribunal \u00e0 retenir que tant lui-m\u00eame que les parties d\u00e9fenderesses sont mis dans l\u2019impossibilit\u00e9 de d\u00e9gager avec une pr\u00e9cision tant soit peu appropri\u00e9e les fondements de l\u2019action introduite parPERSONNE1.)et PERSONNE2.), et que les parties d\u00e9fenderesses se trouvent de ce fait mises dans l\u2019impossibilit\u00e9 de pr\u00e9parer utilement leur d\u00e9fense. S\u2019il appartient certes au tribunal de juridiquement qualifier le litige qui lui est soumis, et si un effort dans le m\u00eame sens peut \u00eatre demand\u00e9 de la part des parties d\u00e9fenderesses, pareille qualification ne peut toutefois s\u2019op\u00e9rer que si l\u2019exploit d\u2019assignation accuse un minimum de clart\u00e9, et n\u2019am\u00e8ne pas le tribunal et les parties \u00e0 devoir envisager par voie d\u2019exclusion toutes les qualifications possibles. La ou les qualifications pertinentes doivent se d\u00e9gager avec un minimum d\u2019\u00e9vidence de l\u2019expos\u00e9 des motifs fourni, ce qui n\u2019est pas le cas en l\u2019esp\u00e8ce. Il y a encore lieu d\u2019admettre que l\u2019impr\u00e9cision de l\u2019assignation est de nature \u00e0 causer un grief aux parties d\u00e9fenderesses et plus particuli\u00e8rement \u00e0SOCIETE1.)qui invoque le libell\u00e9 obscur, alors que l\u2019organisation de la d\u00e9fense s\u2019en trouve entrav\u00e9e. Dans la mesure o\u00f9 il est admis que l\u2019entrave \u00e0 la d\u00e9fense peut \u00eatre constitu\u00e9e par une simple g\u00eane, \u00e0 condition qu\u2019elle soit r\u00e9elle, mettant le d\u00e9fendeur dans l\u2019impossibilit\u00e9 de pr\u00e9parer utilement sa d\u00e9fense, et ce m\u00eame si cette impossibilit\u00e9 n\u2019est pas absolue (Cass. 20 mars 2003, Pas. 32, p. 365), le fait que les parties d\u00e9fenderesses ont r\u00e9dig\u00e9 des conclusions analysant le litige au fond, m\u00eame de mani\u00e8re exhaustive, n\u2019est pas de nature \u00e0 d\u00e9montrer si l\u2019objet de la demande est formul\u00e9 de fa\u00e7on suffisamment pr\u00e9cise pour permettre une d\u00e9fense ad\u00e9quate (CA, 15 juillet 2004, n\u00b0 28124). Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il y a lieu de d\u00e9clarer nulle l\u2019assignation 4 mai 2018. -Les demandesaccessoires SOCIETE3.)demande \u00e0 se voir allouer le montant de 7.500,-EUR \u00e0 titre de dommages et int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire. Il est de principe que toute faute dans l\u2019exercice d\u2019une action en justice est susceptible d\u2019engager la responsabilit\u00e9 des plaideurs. L\u2019exercice d\u2019une action en justice \u00e9tant un droit, l\u2019\u00e9chec du demandeur n\u2019est n\u00e9anmoins pas suffisant pour \u00e9tablir un usage fautif de ce droit. Pour qu\u2019il y ait abus de droit, il faut que le comportement du demandeur constitue une faute. L\u2019exercice d\u2019une action en justice ne d\u00e9g\u00e9n\u00e8re en faute pouvant<\/p>\n<p>19 donner lieu \u00e0 des dommages-int\u00e9r\u00eats que s\u2019il constitue un acte de malice ou de mauvaise foi ou au moins une erreur grossi\u00e8re \u00e9quipollente au dol. En l\u2019esp\u00e8ce cependant, il n\u2019est pas \u00e9tabli quePERSONNE1.)etPERSONNE2.) auraient agi avec une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 bl\u00e2mable constitutive d\u2019une faute dans l\u2019exercice de leur action en justice, de sorte que la demande deSOCIETE3.)n\u2019est pas fond\u00e9e de ce chef. Toutes les parties r\u00e9clament par ailleurs \u00e0 se voir allouer une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile. Eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019issue du litige, la demande dePERSONNE1.)etPERSONNE2.)n\u2019est pas fond\u00e9e. Il serait cependant in\u00e9quitable de laisser \u00e0 charge des parties d\u00e9fenderesses l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 des frais non compris dans les d\u00e9pens, de sorte que leurs demandes respectives sont fond\u00e9es en principe \u00e0 l\u2019\u00e9gard des parties demanderesses. Eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019import de l\u2019affaire, aux difficult\u00e9s qu\u2019elle comporte et aux soins qu\u2019elle requiert le tribunal \u00e9value \u00e0 1.500,-EUR, l\u2019indemnit\u00e9 revenant \u00e0 chacune des parties d\u00e9fenderesses. Il y a enfin lieu de condamner les parties demanderesses \u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, avec distraction au profit de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme Arendt &amp; Medernach, de la soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple Allen &amp; Overy et de Ma\u00eetre Marc GOUDEN, qui la demandent, affirmant en avoir fait l\u2019avance. P a r c e s m o t i f s : letribunal d\u2019arrondissement de et \u00e0 Luxembourg, deuxi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale suivant la proc\u00e9dure civile, statuant contradictoirement, ditnul l\u2019exploit d\u2019huissier de justice du 4 mai 2018, partantd\u00e9clarela demande irrecevable, ditnon fond\u00e9e la demande dePERSONNE1.)et dePERSONNE2.)sur base de l\u2019article 240 duNouveau Code de proc\u00e9dure civile, ditnon fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A. en allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire, ditfond\u00e9es les demandes de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)S.A., en liquidation, de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)et de la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A.sur base de l\u2019article 240 du Nouveau Code de proc\u00e9dure civile fond\u00e9es \u00e0 hauteur de 1.500,- EUR chacune,<\/p>\n<p>20 condamnePERSONNE1.)etPERSONNE2.)solidairement \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE2.)S.A., en liquidation, le montant de 1.500,-EUR de ce chef, condamnePERSONNE1.)etPERSONNE2.)solidairement \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE1.)S.A., en liquidation, le montant de 1.500,-EUR de ce chef, condamnePERSONNE1.)etPERSONNE2.)solidairement \u00e0 payer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOCIETE3.)S.A., en liquidation, le montant de 1.500,-EUR de ce chef, condamnePERSONNE1.)etPERSONNE2.)\u00e0 tous les frais et d\u00e9pens de l\u2019instance et en ordonne la distraction \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 anonyme Arendt &amp; Medernach, la soci\u00e9t\u00e9 en commandite simple Allen &amp; Overy et Ma\u00eetre Marc GOUDEN, qui la demandent, affirmant en avoir fait l\u2019avance.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/tribunal-darrondissement-luxembourg-commerce\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/tribunal-darrondissement-luxembourg-commerce\/20240828-000137\/20210528-tal2-tal-2018-03997-pseudonymise-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 Jugement commercial2021TALCH02\/00848 Audience publique du vendredi,vingt-huit maideux millevingtet un. Num\u00e9roTAL-2018-03997du r\u00f4le Composition : Anick WOLFF, 1 \u00e8re vice-pr\u00e9sidente; Tania CARDOSO, juge; Ines BIWER, juge-d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e; Paul BRACHMOND, greffier. 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