{"id":753887,"date":"2026-04-29T13:51:21","date_gmt":"2026-04-29T11:51:21","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-8-janvier-2020-n-2018-00631\/"},"modified":"2026-04-29T13:51:24","modified_gmt":"2026-04-29T11:51:24","slug":"cour-superieure-de-justice-8-janvier-2020-n-2018-00631","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-8-janvier-2020-n-2018-00631\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 8 janvier 2020, n\u00b0 2018-00631"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 1\/20 \u2013 VII \u2013 CIV<\/p>\n<p>Audience publique du huit janvier deux mille vingt<\/p>\n<p>Num\u00e9ro CAL-2018-00631 du r\u00f4le.<\/p>\n<p>Composition: Elisabeth WEYRICH, premier conseiller, pr\u00e9sident; Yola SCHMIT, conseiller; Thierry SCHILTZ, conseiller; Daniel SCHROEDER, greffier.<\/p>\n<p>E n t r e :<\/p>\n<p>la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.1.) S.A.-SPF , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration,<\/p>\n<p>appelante aux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice Guy ENGEL de Luxembourg en date du 21 juin 2018,<\/p>\n<p>comparant par la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e LOYENS &amp; LOEFF LUXEMBOURG, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-2540 Luxembourg, 18-20, rue Edward Steichen, repr\u00e9sent\u00e9e aux fins de la pr\u00e9sente proc\u00e9dure par Ma\u00eetre Jean-Pierre WINANDY, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 la m\u00eame adresse ;<\/p>\n<p>e t :<\/p>\n<p>1. l\u2019Etat du Grand-Duch\u00e9 de Luxembourg , repr\u00e9sent\u00e9 par son Ministre d\u2019Etat, dont les bureaux sont \u00e9tablis \u00e0 L-1352 Luxembourg, 4, rue de la Congr\u00e9gation et pour autant que de besoin par son Ministre des Finances,<\/p>\n<p>2 2. l\u2019Administration de l\u2019Enregistrement et des Domaines, prise en la personne de Monsieur le Directeur de l\u2019Enregistrement et des Domaines, dont les bureaux sont \u00e9tablis \u00e0 L-1651 Luxembourg, 1-3, avenue Guillaume,<\/p>\n<p>intim\u00e9s aux fins du susdit exploit ENGEL du 21 juin 2018,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Claude SCHMARTZ, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. _________________________________________________________<\/p>\n<p>LA COUR D\u2019APPEL :<\/p>\n<p>Par acte d\u2019huissier de justice du 21 juin 2018, la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.1.) a fait assigner l\u2019ETAT DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG et l\u2019ADMINISTRATION DE L\u2019ENREGISTREMENT ET DES DOMAINES (ci-apr\u00e8s l\u2019AED) devant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, aux fins de voir :<\/p>\n<p>&#8211; annuler la d\u00e9cision implicite de retrait du statut de soci\u00e9t\u00e9 de gestion de patrimoine familial prise \u00e0 son \u00e9gard par le directeur de l\u2019AED, seul comp\u00e9tent pour prendre une telle d\u00e9cision,<\/p>\n<p>&#8211; annuler les bulletins de taxation d\u2019office pour l\u2019imp\u00f4t sur le revenu des collectivit\u00e9s, l\u2019imp\u00f4t commercial communal et l\u2019imp\u00f4t sur la fortune pour les ann\u00e9es 2011 \u00e0 2013 \u00e9mis le 24 f\u00e9vrier 2016 par l\u2019Administration des Contributions Directes (ci-apr\u00e8s l\u2019ACD),<\/p>\n<p>&#8211; constater la faute commise par les services fiscaux de l\u2019ETAT,<\/p>\n<p>&#8211; ordonner sur base de l\u2019article 1er de la loi du 1er septembre 1988 relative \u00e0 la responsabilit\u00e9 civile de l\u2019Etat et des collectivit\u00e9s publiques et des articles 1382 et 1383 du Code civil l\u2019indemnisation du pr\u00e9judice subi par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) du fait de la faute commise par les services fiscaux de l\u2019ETAT \u00e0 concurrence du montant de 82.551,49 \u20ac augment\u00e9 des int\u00e9r\u00eats de retard se rapportant aux bulletins d\u2019imposition sur l\u2019imp\u00f4t sur le revenu des collectivit\u00e9s, l\u2019imp\u00f4t commercial communal et l\u2019imp\u00f4t sur la fortune \u00e9mis par l\u2019ACD \u00e0 son \u00e9gard en date du 24 f\u00e9vrier 2016 pour les ann\u00e9es 2011 \u00e0 2013.<\/p>\n<p>Par jugement du 18 avril 2018, la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e et cette soci\u00e9t\u00e9 a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance.<\/p>\n<p>I) Quant aux moyens de nullit\u00e9 des actes d\u2019appel<\/p>\n<p>Par acte d\u2019huissier de justice du 21 juin 2018, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) a relev\u00e9 appel du jugement pr\u00e9cit\u00e9. L\u2019ETAT et l\u2019AED ont constitu\u00e9 avocat en la personne de Ma\u00eetre Claude Schmartz. Le jugement de premi\u00e8re instance a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 le 30 octobre 2018 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.).<\/p>\n<p>Par acte d\u2019huissier de justice du 1 er avril 2019, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) a fait r\u00e9assigner l\u2019ETAT et l\u2019AED devant la Cour d\u2019appel en application de l\u2019article 84 du NCPC. Les intim\u00e9s demandent \u00e0 voir d\u00e9clarer nul, sinon frustratoire l\u2019acte de r\u00e9assignation, arguant qu\u2019ils ont charg\u00e9 un avocat de la d\u00e9fense de leurs int\u00e9r\u00eats qui s\u2019est constitu\u00e9 suite \u00e0 l\u2019acte d\u2019appel du 21 juin 2018.<\/p>\n<p>Par conclusions du 21 d\u00e9cembre 2018, l\u2019ETAT et l\u2019AED concluent \u00e0 la nullit\u00e9, sinon \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019acte d\u2019appel du 21 juin 2018 pour violation des articles 584, 585, 154 et 80 alin\u00e9a 1er du NCPC, motifs pris que l\u2019acte d\u2019appel ne contiendrait aucune mention relative aux modalit\u00e9s de comparution des parties intim\u00e9es. Ils font plaider que le fait de ne pas signifier un acte d\u2019appel en conformit\u00e9 aux dits articles serait une nullit\u00e9 de fond, \u00e9trang\u00e8re aux dispositions de l\u2019article 264 alin\u00e9a 2 du NCPC, qui aurait pour sanction la nullit\u00e9 de l\u2019acte d\u2019appel, et par cons\u00e9quent l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019appel.<\/p>\n<p>L\u2019article 585 du NCPC, dans sa r\u00e9daction du 11 ao\u00fbt 1996, pr\u00e9voit que :<\/p>\n<p>\u00ab outre les mentions prescrites \u00e0 l\u2019article 153 et \u00e0 l\u2019article 154, l\u2019appel contient \u00e0 peine de nullit\u00e9 : la constitution de l\u2019avocat de l\u2019appelant, le d\u00e9lai de 15 jours dans lequel l\u2019intim\u00e9 est tenu de constituer avou\u00e9, l\u2019indication du jugement ainsi que, le cas \u00e9ch\u00e9ant, les chefs du jugement auxquels l\u2019appel est limit\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Les conditions de forme que doit respecter pour sa validit\u00e9 toute assignation \u00e0 compara\u00eetre, telles que ces formes sont prescrites aux articles 153 et 154 du NCPC, sont transpos\u00e9es \u00e0 la voie de l\u2019appel, sauf l\u2019ajoute des trois conditions particuli\u00e8res \u00e0 l\u2019article 585 du NCPC et qui ont pour but l\u2019information de la partie intim\u00e9e, dont celle sur le d\u00e9lai que l\u2019intim\u00e9 a pour constituer lui-m\u00eame avocat, et sur la port\u00e9e de l\u2019appel afin de mettre l\u2019intim\u00e9 en mesure d\u2019\u00e9valuer l\u2019\u00e9tendue de l\u2019effet d\u00e9volutif de l\u2019appel.<\/p>\n<p>Les renseignements relatifs \u00e0 l\u2019indication de la juridiction saisie, \u00e0 l\u2019objet de la demande, aux modalit\u00e9s de comparution et aux risques encourus en cas de d\u00e9faillance de l\u2019intim\u00e9 sont exig\u00e9s \u00e0 peine de nullit\u00e9 pour vice de forme, ce qui suppose en application de l\u2019article 264 du NCPC,<\/p>\n<p>4 la preuve d\u2019un grief (voir en ce sens, Cass. 28 mai 2009, n\u00b0 35\/09 ; Cass. 20 mars 2014, n\u00b0 30\/14).<\/p>\n<p>Aucun pr\u00e9judice n\u2019est \u00e9tabli, ni m\u00eame all\u00e9gu\u00e9 par l\u2019ETAT et l\u2019AED.<\/p>\n<p>Le moyen de nullit\u00e9 est d\u00e8s lors \u00e0 rejeter et l\u2019appel du 21 juin 2018 est recevable pour avoir \u00e9t\u00e9 relev\u00e9 dans les forme et d\u00e9lai de la loi.<\/p>\n<p>L\u2019appel relev\u00e9 le 1er avril 2019 par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) est d\u00e8s lors irrecevable, de sorte que l\u2019appelante doit en tout \u00e9tat de cause supporter les frais y relatifs.<\/p>\n<p>II) Quant au fond La soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) a conclu en premi\u00e8re instance \u00e0 voir annuler la d\u00e9cision implicite de retrait du statut de soci\u00e9t\u00e9 de gestion de patrimoine familiale prise \u00e0 son \u00e9gard par le directeur de l\u2019AED.<\/p>\n<p>Pour rejeter cette demande, le tribunal a constat\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 demanderesse est rest\u00e9e en d\u00e9faut d\u2019\u00e9tablir l\u2019existence d\u2019une telle d\u00e9cision.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 demanderesse a ensuite conclu \u00e0 voir annuler les d\u00e9cisions de taxation prises par l\u2019ACD, en d\u00e9niant toute comp\u00e9tence \u00e0 cette administration pour lui adresser des bulletins d\u2019imposition au titre de divers imp\u00f4ts directs. Les d\u00e9cisions fiscales aff\u00e9rentes seraient nulles et non avenues, elles seraient inexistantes, et seraient constitutives d\u2019une voie de fait. En prenant ces d\u00e9cisions, l\u2019ACD aurait commis une faute de nature \u00e0 engager la responsabilit\u00e9 de l\u2019ETAT.<\/p>\n<p>Dans ce cadre, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) a encore expliqu\u00e9 qu\u2019apr\u00e8s s\u2019\u00eatre vue notifier les bulletins d\u2019imposition \u00e9mis le 24 f\u00e9vrier 2016, elle aurait contact\u00e9 l\u2019ACD par voie de courriel en date du 29 f\u00e9vrier 2016 pour contester lesdits bulletins. L\u2019ACD aurait toutefois attendu jusqu\u2019au 2 ao\u00fbt 2016, soit apr\u00e8s l\u2019expiration du d\u00e9lai de recours contre les bulletins d\u2019imposition, pour lui r\u00e9pondre en lui conseillant d\u2019introduire un recours gracieux, qui aurait cependant \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9. Cette r\u00e9ponse tardive constituerait les services de l\u2019ETAT \u00e9galement en faute.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) a encore estim\u00e9 qu\u2019il ne saurait lui \u00eatre reproch\u00e9 de ne pas avoir attaqu\u00e9 selon les voies de droit applicables les bulletins d\u2019imposition du 24 f\u00e9vrier 2016, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019elle aurait l\u00e9gitimement pu consid\u00e9rer qu\u2019elle ne relevait ni de la comp\u00e9tence de l\u2019ACD ni de l\u2019obligation d\u2019acquitter des imp\u00f4ts directs et qu\u2019elle aurait fait le n\u00e9cessaire pour attirer l\u2019attention de l\u2019ACD sur ce fait par son courriel du 29 f\u00e9vrier 2016.<\/p>\n<p>Les fautes des services de l\u2019ETAT, prises individuellement ou collectivement, auraient pour effet qu\u2019elle doit s\u2019acquitter d\u2019imp\u00f4ts directs auxquels elle ne serait pas soumise en sa qualit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9 de gestion de patrimoine familial. Elle a \u00e9valu\u00e9 son pr\u00e9judice mat\u00e9riel \u00e0 82.551,49 \u20ac.<\/p>\n<p>L\u2019ETAT a soutenu que la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) tendrait \u00e0 voir annuler les bulletins d\u2019imposition qui seraient d\u00e9sormais d\u00e9finitifs pour ne pas avoir fait l\u2019objet d\u2019un recours selon les dispositions de la loi. La demande en paiement de dommages-int\u00e9r\u00eats se chiffrant \u00e0 la valeur des bulletins d\u2019imposition constituerait une demande en restitution des imp\u00f4ts et tendrait en fin de compte \u00e0 remettre la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) dans l\u2019\u00e9tat comme si les bulletins d\u2019imposition n\u2019avaient pas exist\u00e9.<\/p>\n<p>Par ce biais, la soci\u00e9t\u00e9 SO C.1.) tenterait de contourner la loi et de suppl\u00e9er au recours administratif qui lui \u00e9tait ouvert contre les bulletins d\u2019imposition qu\u2019elle a omis de formuler.<\/p>\n<p>Le tribunal de premi\u00e8re instance a tout d\u2019abord relev\u00e9 que les divers bulletins d\u2019imposition litigieux \u00e9mis par l\u2019ACD n\u2019ont pas fait l\u2019objet d\u2019un recours et sont par cons\u00e9quent devenus d\u00e9finitifs. Se r\u00e9f\u00e9rant ensuite \u00e0 un arr\u00eat rendu par la Cour de cassation le 7 janvier 2016, le tribunal a retenu que la comp\u00e9tence pour toiser les questions qui portent sur la r\u00e9gularit\u00e9 respectivement l\u2019existence de bulletins d\u2019imposition appartient exclusivement aux juridictions administratives. La question de savoir si les contestations relatives aux bulletins d\u2019imp\u00f4ts peuvent \u00eatre soumises par voie incidente aux juridictions civiles a encore \u00e9t\u00e9 tois\u00e9e par la n\u00e9gative par l\u2019arr\u00eat pr\u00e9cit\u00e9 de la Cour de cassation.<\/p>\n<p>Le tribunal a par cons\u00e9quent fait droit au moyen de l\u2019ETAT consistant \u00e0 dire que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) n\u2019est pas fond\u00e9e \u00e0 faire valoir devant les juridictions civiles l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9, l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 ou m\u00eame l\u2019inexistence des bulletins d\u2019imposition du 24 f\u00e9vrier 2016 devenus d\u00e9finitifs, respectivement \u00e0 contourner par la voie de l\u2019action civile en dommages-int\u00e9r\u00eats les cons\u00e9quences juridiques d\u00e9coulant du caract\u00e8re d\u00e9finitif et inattaquable de ces bulletins.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) a encore qualifi\u00e9 de faute le fait pour les services de l\u2019ACD de ne pas avoir \u00ab pris la peine de recontacter la Soci\u00e9t\u00e9 suite au courriel envoy\u00e9 apr\u00e8s la r\u00e9ception des Bulletins d\u2019imposition \u00bb. Le tribunal a relev\u00e9 que par ces d\u00e9veloppements, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) ne reprochait pas \u00e0 l\u2019ETAT l\u2019adoption de d\u00e9cisions erron\u00e9es ou ill\u00e9gales, mais un comportement qui l\u2019aurait priv\u00e9e des informations pertinentes pour assurer de fa\u00e7on pertinente la d\u00e9fense de ses droits et int\u00e9r\u00eats dans le cadre de l\u2019imposition dont elle faisait l\u2019objet de la part de l\u2019ACD.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir constat\u00e9 que ni le courriel de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) du 29 f\u00e9vrier 2016, ni le courrier de l\u2019ACD du 3 ao\u00fbt 2016 n\u2019avaient \u00e9t\u00e9 vers\u00e9s, qui lui auraient permis d\u2019appr\u00e9cier l\u2019exactitude et la port\u00e9e factuelle des \u00e9l\u00e9ments avanc\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) \u00e0 l\u2019appui de sa demande, le tribunal a retenu que celle-ci ne constitue en fin de compte qu\u2019une autre variante de l\u2019action de dommages-int\u00e9r\u00eats, qu\u2019il a \u00e9galement rejet\u00e9 par r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation pr\u00e9cit\u00e9.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) conclut en appel \u00e0 voir annuler la d\u00e9cision implicite de retrait du r\u00e9gime SPF prise \u00e0 son encontre et par suite, les bulletins de taxation d\u2019office de 2011 \u00e0 2013 du 24 f\u00e9vrier 2016. Elle demande \u00e0 voir constater la faute commise par les services fiscaux de l\u2019ETAT et son lien de causalit\u00e9 avec les dommages mat\u00e9riel et moral qu\u2019elle dit avoir subis. Elle conclut \u00e0 \u00ab voir ordonner l\u2019indemnisation \u00bb \u00e0 hauteur de la somme de 82.551,49 \u20ac et r\u00e9clame une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000 \u20ac.<\/p>\n<p>L\u2019ETAT et l\u2019AED renvoient \u00e0 leur argumentation soutenue en premi\u00e8re instance consistant \u00e0 dire que les juridictions civiles seraient incomp\u00e9tentes pour statuer sur les r\u00e9clamations formul\u00e9es par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) \u00e0 l\u2019encontre des bulletins d\u2019imposition \u00e9mis par l\u2019ACD lui notifi\u00e9s le 24 f\u00e9vrier 2016. A d\u00e9faut de recours, les d\u00e9cisions de taxation d\u2019office seraient coul\u00e9es en force de chose d\u00e9cid\u00e9e.<\/p>\n<p>Appr\u00e9ciation de la Cour<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte des renseignements fournis que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) s\u2019est vu notifier diff\u00e9rents bulletins d\u2019imp\u00f4ts sur le revenu des collectivit\u00e9s et sur la fortune et des bulletins d\u2019imp\u00f4t commercial pour les ann\u00e9es 2011 \u00e0 2013 (pi\u00e8ces n\u00b0 1 \u00e0 n\u00b0 10 de l\u2019appelante).<\/p>\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, le bulletin d\u2019imposition a pour objet de fixer la cote d\u2019imp\u00f4t, c.- \u00e0 &#8211; d. la cr\u00e9ance fiscale du Tr\u00e9sor. C\u2019est un acte d\u00e9claratif fixant la dette d\u2019imp\u00f4t pr\u00e9existante (Alain Steichen, Manuel de droit fiscal, Tome 1, \u00e9d. Saint-Pau l n\u00b0 641 ).<\/p>\n<p>La cr\u00e9ance d\u2019imp\u00f4t na\u00eet avant l\u2019\u00e9tablissement du bulletin. L\u2019imp\u00f4t devient exigible au moment de la r\u00e9ception du bulletin d\u2019imposition (m\u00eame ouvrage, n\u00b0 570).<\/p>\n<p>La Cour note que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) ne conteste pas avoir r\u00e9ceptionn\u00e9 les bulletins d\u2019imp\u00f4ts relatifs aux ann\u00e9es 2011 \u00e0 2013. Elle ne conteste pas non plus que les prescriptions \u00e0 respecter relatives au contenu des bulletins d\u2019imposition, telles que d\u00e9finies au \u00a7 211 de la Loi g\u00e9n\u00e9rale des Imp\u00f4ts du<\/p>\n<p>7 22 mai 1931 aient \u00e9t\u00e9 respect\u00e9es en l\u2019occurrence. Force est ensuite de constater qu\u2019aucune r\u00e9clamation, voire qu\u2019aucun recours n\u2019ont \u00e9t\u00e9 introduits par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) contre les bulletins d\u2019imposition pr\u00e9cit\u00e9s.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 bon droit que les juges de premi\u00e8re instance ont retenu que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) ne saurait contester la validit\u00e9 des bulletins d\u2019imposition \u00e9mis le 24 f\u00e9vrier 2016 devant le juge judiciaire.<\/p>\n<p>Il lui aurait appartenu d&#039;entreprendre les dits bulletins d\u2019imp\u00f4ts devant les juridictions administratives.<\/p>\n<p>Une telle action n&#039;ayant pas \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.), celle- ci n\u2019est plus admise \u00e0 critiquer le bien-fond\u00e9 des d\u00e9cisions par la voie de l\u2019action civile en dommages-int\u00e9r\u00eats contre l\u2019ETAT et l\u2019AED.<\/p>\n<p>La Cour approuve encore le tribunal de premi\u00e8re instance d\u2019avoir rejet\u00e9 la demande en indemnisation du pr\u00e9judice int\u00e9gral pour dommage mat\u00e9riel d\u00e9coulant de la faute directe des organes de l\u2019ETAT tir\u00e9e de la pr\u00e9tendue irr\u00e9gularit\u00e9, ill\u00e9galit\u00e9 ou inexistence des bulletins d\u2019imposition litigieux, par adoption de sa motivation exhaustive d\u00e9velopp\u00e9e dans le jugement entrepris.<\/p>\n<p>L\u2019appel n\u2019est d\u00e8s lors pas fond\u00e9 et le jugement entrepris est \u00e0 confirmer.<\/p>\n<p>Au vu du sort r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 son acte d\u2019appel, la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure est \u00e0 rejeter.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS :<\/p>\n<p>la Cour d\u2019appel, septi\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re civile, statuant contradictoirement, le magistrat de la mise en \u00e9tat entendu en son rapport,<\/p>\n<p>dit que l\u2019appel du 1 er avril 2019 est irrecevable,<\/p>\n<p>rejette le moyen de nullit\u00e9 contre l\u2019acte d\u2019appel du 21 juin 2018,<\/p>\n<p>dit cet appel recevable,<\/p>\n<p>le dit non fond\u00e9,<\/p>\n<p>confirme le jugement entrepris,<\/p>\n<p>dit non fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.1.)- S.P.F. en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure,<\/p>\n<p>condamne la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.1.) &#8211; S.P.F. aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel avec distraction au profit de Ma\u00eetre Claude Schmartz, avocat concluant, sur ses affirmations de droit.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-7-civil\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-7-civil\/20240827-185817\/20200108-ca7-cal-2018-00631a-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). 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