{"id":771668,"date":"2026-04-30T04:33:33","date_gmt":"2026-04-30T02:33:33","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-28-fevrier-2019-n-2017-00085\/"},"modified":"2026-04-30T04:33:38","modified_gmt":"2026-04-30T02:33:38","slug":"cour-superieure-de-justice-28-fevrier-2019-n-2017-00085","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-28-fevrier-2019-n-2017-00085\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 28 f\u00e9vrier 2019, n\u00b0 2017-00085"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 37\/19 &#8211; VIII &#8211; Travail<\/p>\n<p>Exempt \u2013 appel en mati\u00e8re de droit du travail<\/p>\n<p>Audience publique du vingt -huit f\u00e9vrier deux mille dix -neuf<\/p>\n<p>Num\u00e9ro CAL-2017- 00085 du r\u00f4le. Composition: Lotty PRUSSEN, pr\u00e9sident de chambre; Monique HENTGEN, premier conseiller; Jeanne GUILLAUME, premier conseiller; Alain BERNARD, greffier.<\/p>\n<p>Entre:<\/p>\n<p>1) A.), demeurant \u00e0 F-(\u2026), 2) B.), demeurant \u00e0 F-(\u2026), 3) C.), demeurant \u00e0 B -(\u2026), appelants aux termes d\u2019un acte de l\u2019huissier de justice Josiane GLODEN d\u2019Esch-sur-Alzette du 4 juillet 2017, comparant par Ma\u00eetre Ed\u00e9vi AMEGANDJI , avocat \u00e0 la Cour, assist\u00e9 de Ma\u00eetre Pemy KOUMBA KOUMBA, avocat, tous deux demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>et: 1) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC1.) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration, intim\u00e9e aux fins du pr\u00e9dit acte GLODEN, comparant par Ma\u00eetre Guy CASTEGNARO , avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>2 2) l\u2019organisation syndicale AA.), \u00e9tablie \u00e0 L-(\u2026), syndicat n\u2019ayant pas de personnalit\u00e9 morale, repr\u00e9sent\u00e9e par son bureau ex\u00e9cutif,<\/p>\n<p>3) D.), demeurant \u00e0 F-(\u2026),<\/p>\n<p>4) E.), demeurant \u00e0 F-(\u2026),<\/p>\n<p>5) F.), demeurant \u00e0 F-(\u2026),<\/p>\n<p>6) G.), demeurant \u00e0 F-(\u2026),<\/p>\n<p>7) H.), demeurant \u00e0 F-(\u2026),<\/p>\n<p>intim\u00e9s aux fins du pr\u00e9dit acte GLODEN ,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Jean -Marie BAULER, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p>LA COUR D\u2019APPEL:<\/p>\n<p>Par requ\u00eate du 22 juillet 2016, A.) , B.) et C.) ont fait convoquer D.), E.), F.), G.), H.), le AA.) et la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC1.) devant le tribunal du travail de Luxembourg pour voir :<\/p>\n<p>&#8211; constater que l\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019article L.415- 5(3) du Code du travail pour la d\u00e9signation des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) S.A. effectu\u00e9e par la d\u00e9l\u00e9gation du personnel lors de la r\u00e9union de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel du 30 mars 2016 est correcte, &#8211; dire que l\u2019effectif des salari\u00e9s \u00e0 prendre en compte pour la d\u00e9termination du nombre des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s est le nombre des salari\u00e9s dans l\u2019entreprise au moment de l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi du 23 juillet 2015, &#8211; ordonner \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) S.A. \u00e0 cesser toute entrave \u00e0 l\u2019exercice du mandat social du sieur A.) sous peine d\u2019astreinte de 150,- EUR par jour suivant le jugement \u00e0 intervenir, &#8211; constater que la proc\u00e9dure de d\u00e9signation du d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) S.A. effectu\u00e9e par les d\u00e9fendeurs lors de la r\u00e9union de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel du 28 juin 2016 viole les dispositions de l\u2019article L.415- 5 (3) du Code du travail, &#8211; d\u00e9clarer nulle et de nul effet la proc\u00e9dure de d\u00e9signation respectivement d\u2019\u00e9lection du d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) S.A. ainsi que le r\u00e9sultat de cette derni\u00e8re intervenu lors de la r\u00e9union de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel en date du 28 juin 2016, &#8211; ordonner qu\u2019il soit proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 de nouvelles d\u00e9signations des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) S.A. en conformit\u00e9 avec les dispositions de l\u2019article L.415- 5 (3) du Code du travail, end\u00e9ans 15 jours de la notification de la d\u00e9cision \u00e0 intervenir.<\/p>\n<p>3 Les demandeurs ont \u00e9galement demand\u00e9 une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure d\u2019un montant de 1.500,- EUR.<\/p>\n<p>A l\u2019audience du tribunal du travail du 23 mars 2017, D.) , E.), F.), G.), H.) et le syndicat AA.) ont demand\u00e9 reconventionnellement une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500,- EUR.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) a \u00e9galement demand\u00e9 une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure d\u2019un montant de 1.000,- EUR.<\/p>\n<p>Par jugement du 26 mai 2017, le tribunal du travail a d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9es tant les demandes principales que les demandes bas\u00e9es sur l\u2019article 240 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile et condamn\u00e9 le syndicat BB.) , A.), B.) et C.) aux frais de l\u2019instance.<\/p>\n<p>Par exploit d\u2019huissier du 4 juillet 2017, A.), B.) et C.) ont r\u00e9guli\u00e8rement relev\u00e9 appel du jugement du 26 mai 2017.<\/p>\n<p>Ils r\u00e9it\u00e8rent leurs demandes formul\u00e9es en premi\u00e8re instance et ils demandent, par r\u00e9formation, \u00e0 se voir adjuger ces demandes.<\/p>\n<p>Les appelants demandent encore une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 4.000,- EUR.<\/p>\n<p>D.), E.), F.), G.), H.) et le AA.) demandent la confirmation du jugement entrepris et \u00e0 voir rejeter les demandes des appelants, y compris leur demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Ils demandent, pour leur part, une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.500,- EUR.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) demande la confirmation du jugement entrepris, sauf en ce qui concerne sa demande bas\u00e9e sur l\u2019article 240 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile en premi\u00e8re instance pour laquelle elle rel\u00e8ve appel incident et demande une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 1.000,- EUR. Elle demande encore la condamnation in solidum des appelants au paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 2.000,- EUR pour l\u2019instance d\u2019appel ou tout autre montant \u00e0 fixer ex aequo et bono par la Cour d\u2019appel.<\/p>\n<p>La Cour d\u2019appel rel\u00e8ve d\u2019embl\u00e9e une erreur dans le dispositif du jugement entrepris en ce que la juridiction de premi\u00e8re instance a erron\u00e9ment condamn\u00e9 le syndicat BB.) , non partie \u00e0 l\u2019affaire, aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance.<\/p>\n<p>Il conviendra de redresser cette erreur en tenant compte de l\u2019issue du pr\u00e9sent litige.<\/p>\n<p>Arguments des parties<\/p>\n<p>A l\u2019appui de leur appel, les appelants relatent que A.) est membre \u00e9lu de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) .<\/p>\n<p>Par courrier du 23 mars 2016, le bureau de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel des salari\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) aurait convoqu\u00e9 les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s du personnel \u00e0 une<\/p>\n<p>4 r\u00e9union de la d\u00e9l\u00e9gation fix\u00e9e au 30 mars 2016, dont l\u2019ordre du jour portait sur les points suivants: \u00ab Contr\u00f4le planning ; Election du d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 suivant la l\u00e9gislation aff\u00e9rente ; Election du d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 \u00bb. Lors de cette r\u00e9union, deux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s auraient \u00e9t\u00e9 \u00e9lus, dont A.).<\/p>\n<p>Par courrier du 27 avril 2016, la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) aurait contest\u00e9 le nombre de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s \u00e9lus au motif que, lors des \u00e9lections sociales du 13 novembre 2013, l\u2019effectif des salari\u00e9s aurait \u00e9t\u00e9 inf\u00e9rieur \u00e0 501 salari\u00e9s et que la d\u00e9l\u00e9gation du personnel aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) ne pourrait en cons\u00e9quence pr\u00e9tendre qu\u2019\u00e0 un seul d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lib\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>A l\u2019appui de leur appel, A.) , B.) et C.) font valoir que l\u2019article L.415-5 (3) du Code du travail pr\u00e9voit deux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s pour les entreprises dont l\u2019effectif des salari\u00e9s est compris entre 501 et 1.000 salari\u00e9s.<\/p>\n<p>Lors des \u00e9lections des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s du 30 mars 2016, la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) aurait compt\u00e9 569 salari\u00e9s, de sorte que la d\u00e9l\u00e9gation du personnel aurait \u00e9t\u00e9 en droit de d\u00e9signer deux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la mise en demeure du mandataire des appelants du 30 mai 2016, la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) aurait refus\u00e9 l\u2019exercice du mandat de deux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s \u00e9lus par la d\u00e9l\u00e9gation du personnel.<\/p>\n<p>Face \u00e0 ce refus, D.) , pr\u00e9sident de la d\u00e9l\u00e9gation aurait convoqu\u00e9 une nouvelle r\u00e9union \u00e0 la date du 9 juin 2016, fix\u00e9e au 28 juin 2016 et, malgr\u00e9 les r\u00e9serves formul\u00e9es par les parties appelantes, un seul d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9lu.<\/p>\n<p>Par courrier du 21 juillet 2016, B.) aurait inform\u00e9 le pr\u00e9sident de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) qu\u2019une action judiciaire \u00e9tait en cours et qu\u2019il y avait lieu de suspendre le vote du d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 permanent en attendant que le juge se prononce sur le nombre de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>Les appelants demandent donc \u00e0 voir constater que la proc\u00e9dure de d\u00e9signation du d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) enfreint les dispositions de l\u2019article L.415- 5 du Code du travail et ils demandent l\u2019annulation de la proc\u00e9dure de d\u00e9signation du d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 ill\u00e9galement op\u00e9r\u00e9e lors de la r\u00e9union de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel en date du 28 juin 2016.<\/p>\n<p>Selon les appelants, la loi du 23 juillet 2015 portant r\u00e9forme du dialogue social \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des entreprises distingue les dispositions qui sont entr\u00e9es en vigueur le 1 er janvier 2016 et celles qui entreront en vigueur \u00e0 partir des prochaines \u00e9lections sociales en 2019. Or, s\u2019agissant de l\u2019article L.415- 5 du Code du travail, son entr\u00e9e en vigueur n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 report\u00e9e aux prochaines \u00e9lections sociales, de sorte que ledit article serait entr\u00e9 en vigueur le 1 er janvier 2016 et ce serait donc le nombre des salari\u00e9s occup\u00e9s au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) au moment de l\u2019\u00e9lection des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s permanents lib\u00e9r\u00e9s en 2016 qu\u2019il conviendrait de consid\u00e9rer.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) fait valoir que la loi du 23 jui llet 2015 ne pr\u00e9cise pas la date \u00e0 laquelle doit s\u2019effectuer la computation de l\u2019effectif du personnel n\u00e9cessaire \u00e0<\/p>\n<p>5 la mise en \u0153uvre des nouvelles r\u00e8gles. Une loi ne disposant que pour l\u2019avenir, ce principe appuierait la th\u00e8se selon laquelle le nombre des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s devait \u00eatre calcul\u00e9 sur base du personnel d\u00e9termin\u00e9 lors des \u00e9lections sociales, en l\u2019occurrence en 2013 o\u00f9 le nombre des salari\u00e9s occup\u00e9s au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) \u00e9tait inf\u00e9rieur \u00e0 501.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) donne encore \u00e0 consid\u00e9rer qu\u2019elle comptait 418 salari\u00e9s lors des derni\u00e8res \u00e9lections sociales et que, par l\u2019application de l\u2019article L.412- 1 (1) du Code du travail non modifi\u00e9 par la loi du 23 juillet 2015, il y avait huit d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s du personnel \u00e0 \u00e9lire. Faire droit aux revendications des parties appelantes donnerait droit \u00e0 une dispense permanente de service \u00e0 deux membres de la d\u00e9l\u00e9gation dot\u00e9e de huit si\u00e8ges, contraire \u00e0 la loi, alors que seules les d\u00e9l\u00e9gations dot\u00e9es de neuf \u00e0 treize membres disposeraient d\u2019une telle pr\u00e9rogative.<\/p>\n<p>Elle s\u2019appuie enfin sur le courrier du Ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de l\u2019Economie sociale et solidaire du 1 er d\u00e9cembre 2015, adress\u00e9 au AA.) au sujet de l\u2019application dans le temps de l\u2019article L.415- 5 du Code du travail, qui a conclu que \u00ab le nombre de salari\u00e9s \u00e0 prendre en compte pour le seuil reste par entreprise celui applicable au moment des \u00e9lections de 2013. \u00bb De m\u00eame, l\u2019Inspection du Travail et des Mines (ITM) aurait explicitement confirm\u00e9 cette position dans un courrier lui adress\u00e9 en date du 30 mai 2016.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 employeuse conteste \u00e9galement toute pression de sa part, qui ne serait \u00e9tablie par aucun \u00e9l\u00e9ment du dossier. De m\u00eame, il ne saurait \u00eatre question d\u2019une entrave, d\u00e8s lors qu\u2019il appartiendrait, en vertu de l\u2019article L.415- 5 (3) du Code du travail, \u00e0 la d\u00e9l\u00e9gation du personnel de d\u00e9signer le ou les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s auxquels l\u2019employeur accorder ait une dispense de travail.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 une \u00e9ventuelle astreinte, le point de d\u00e9part quant \u00e0 une condamnation ne pourrait commencer \u00e0 courir, au plus t\u00f4t, qu\u2019\u00e0 compter du jour o\u00f9 la d\u00e9l\u00e9gation l\u2019informerait de la d\u00e9signation de A.) comme d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lib\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>D.), E.), F.), G.), H.) et le AA.) rel\u00e8vent que lors de la r\u00e9union du 28 juin 2016 H.) a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 et les appelants n\u2019auraient \u00e0 aucun moment fait part de leur contestation, d\u00e8s lors qu\u2019ils auraient \u00e9t\u00e9 absents inexcus\u00e9s de cette r\u00e9union.<\/p>\n<p>Ils se rallient \u00e0 l\u2019avis du Ministre du Travail du 1 er d\u00e9cembre 2015, ainsi qu\u2019au courrier du 30 mai 2016 de l\u2019ITM, \u00e0 savoir que l\u2019effectif du personnel \u00e0 consid\u00e9rer aux fins de d\u00e9terminer le nombre des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s \u00e0 lib\u00e9rer est celui des \u00e9lections de 2013 et ils concluent que la juridiction de premi\u00e8re instance a fait une exacte interpr\u00e9tation de l\u2019article L.415 -5 (3) du Code du travail.<\/p>\n<p>Le cadre l\u00e9gal<\/p>\n<p>Selon l\u2019article 21 (3) la loi du 18 mai 1979 portant r\u00e9forme des d\u00e9l\u00e9gations du personnel, applicable lors des \u00e9lections des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s du personnel en 2013, \u00ab Le chef d\u00b4\u00e9tablissement est tenu de lib\u00e9rer de tout travail g\u00e9n\u00e9ralement quelconque et d\u00b4accorder une dispense permanente de service avec maintien<\/p>\n<p>6 de la r\u00e9mun\u00e9ration ainsi que, le cas \u00e9ch\u00e9ant, du droit \u00e0 la promotion et \u00e0 l\u00b4avancement \u00e0: un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lorsque l\u00b4effectif des travailleurs repr\u00e9sent\u00e9s par la d\u00e9l\u00e9gation est compris entre 501 et 750 travailleurs; deux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, lorsque l\u00b4effectif des travailleurs repr\u00e9sent\u00e9s par la d\u00e9l\u00e9gation est compris entre 751 et 1500 travailleurs; trois d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, lorsque l\u00b4effectif des travailleurs repr\u00e9sent\u00e9s par la d\u00e9l\u00e9gation est compris entre 1501 et 3000 travailleurs; quatre d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, lorsque l\u00b4effectif des travailleurs repr\u00e9sent\u00e9s par la d\u00e9l\u00e9gation est compris entre 3001 et 5000 travailleurs; cinq d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, lorsque l\u00b4effectif des travailleurs repr\u00e9sent\u00e9s par la d\u00e9l\u00e9gation est compris entre 5001 et 7000 travailleurs; un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 suppl\u00e9mentaire par tranche de 2000 travailleurs repr\u00e9sent\u00e9s, lorsque l\u00b4effectif des travailleurs repr\u00e9sent\u00e9s par la d\u00e9l\u00e9gation exc\u00e8de 7000 travailleurs. \u00bb<\/p>\n<p>La loi du 23 juillet 2015 portant r\u00e9forme du dialogue social \u00e0 l&#039;int\u00e9rieur des entreprises et modifiant le Code du travail et la loi modifi\u00e9e du 19 d\u00e9cembre 2002 concernant le Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s ainsi que la comptabilit\u00e9 et les comptes annuels des entreprises a augment\u00e9 le nombre des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s \u00e0 lib\u00e9rer par l\u2019article L.415-5 (3) du Code du travail qui dispose que : \u00abLe chef d\u2019entreprise est tenu de lib\u00e9rer de tout travail g\u00e9n\u00e9ralement quelconque et d\u2019accorder une dispense permanente de service avec maintien du salaire ainsi que, le cas \u00e9ch\u00e9ant, du droit \u00e0 la promotion et \u00e0 l\u2019avancement \u00e0: un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lorsque l\u2019effectif des salari\u00e9s est compris entre 250 et 500; deux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, lorsque l\u2019effectif des salari\u00e9s est compris entre 501 et 1.000; trois d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, lorsque l\u2019effectif des salari\u00e9s est compris entre 1.001 et 2.000; quatre d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, lorsque l\u2019effectif des salari\u00e9s est compris entre 2.001 et 3.500; un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 suppl\u00e9mentaire par tranche de 1.500 salari\u00e9s, lorsque l\u2019effectif des salari\u00e9s exc\u00e8de 3.500. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi du 23 juillet 2015 a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e par son article 5 en vertu duquel \u00ab La pr\u00e9sente loi entre en vigueur le premier jour du sixi\u00e8me mois qui suit sa publication au M\u00e9morial. L\u2019entr\u00e9e en vigueur des articles L. 411- 3, L. 414-4 \u00e0 L. 414- 13 et L. 416- 1 de l\u2019article premier ainsi que des articles 3 et 4 est fix\u00e9e aux \u00e9lections suivant l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi. Les anciens articles L. 411-3, L. 411- 4, L. 411-5, L. 416-1 du Titre Premier du Livre IV et les articles L. 421-1 \u00e0 L. 425- 4 du Titre II du livre IV continuent \u00e0 s\u2019appliquer aux d\u00e9l\u00e9gations et comit\u00e9s mixtes en place au moment de l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la pr\u00e9sente loi jusqu\u2019aux prochaines \u00e9lections. Mandons et ordonnons que la pr\u00e9sente loi soit ins\u00e9r\u00e9e au M\u00e9morial pour \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9e et observ\u00e9e par tous ceux que la chose concerne. \u00bb<\/p>\n<p>Aux termes de l\u2019article L.413- 2 (4) du Code du travail d\u00e9coulant de la loi du 23 juillet 2015 \u00ab La d\u00e9l\u00e9gation du personnel institu\u00e9e continue \u00e0 exercer ses fonctions, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019expiration de son mandat, dans la composition qui lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e par les \u00e9lections, nonobstant toute modification de l\u2019effectif du personnel \u00bb.<\/p>\n<p>Appr\u00e9ciation de la Cour d\u2019appel<\/p>\n<p>Il est constant en cause que, lors de la r\u00e9union de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel du 30 mars 2016, H.) et A.) ont \u00e9t\u00e9 \u00e9lus, avec respectivement dix voix et six<\/p>\n<p>7 voix, en qualit\u00e9 de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s et que l\u2019employeur, par un courrier adress\u00e9 au pr\u00e9sident de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel, a rendu attentif ce dernier que la d\u00e9l\u00e9gation du personnel ne peut pr\u00e9tendre qu\u2019\u00e0 un seul d\u00e9l\u00e9gu\u00e9, l\u2019employeur s\u2019\u00e9tant appuy\u00e9, \u00e0 cet \u00e9gard, sur un avis rendu par le ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de l\u2019Economie sociale \u00e0 la date du 1 er d\u00e9cembre 2015.<\/p>\n<p>Sollicit\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) , l\u2019ITM a confirm\u00e9 que la d\u00e9l\u00e9gation du personnel au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) a \u00ab droit \u00e0 un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 \u00e9tant donn\u00e9 que votre effectif \u00e9tait entre 250 et 500 salari\u00e9s en novembre 2013. \u00bb<\/p>\n<p>B.) et A.) ont demand\u00e9 le report de la r\u00e9union de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel aux fins de l\u2019\u00e9lection d\u2019un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 permanent, fix\u00e9e au 28 juin 2016, dans l\u2019attente de l\u2019issue d\u2019une \u00ab proc\u00e9dure judiciaire en cours de ce fait \u00bb, proc\u00e9dure qui n\u2019a cependant \u00e9t\u00e9 introduite qu\u2019en date du 22 juillet 2016. Les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s A.) , B.) et C.) \u00e9taient \u00ab absents non excus\u00e9s \u00bb de la r\u00e9union du 28 juin 2016 et aucune r\u00e9serve n\u2019a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise.<\/p>\n<p>Lors de la r\u00e9union du 28 juin 2016, H.) a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 permanent avec entr\u00e9e en fonction \u00e0 la date du 1 er juillet 2016.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) a compt\u00e9 418 salari\u00e9s au moment des derni\u00e8res \u00e9lections sociales en 2013, et au moment de la r\u00e9union de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel litigeuse en date du 28 juin 2016, son effectif \u00e9tait sup\u00e9rieur \u00e0 501 salari\u00e9s.<\/p>\n<p>La Cour d\u2019appel rejoint la juridiction de premi\u00e8re instance, ainsi que l\u2019avis du Ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de l\u2019Economie sociale et celui de l\u2019ITM, en ce qu\u2019ils retiennent qu\u2019au vu du nombre de salari\u00e9s engag\u00e9s au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) lors des \u00e9lection de 2013, la d\u00e9l\u00e9gation du personnel a droit \u00e0 un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 lib\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019argument des appelants, selon lequel l\u2019entr\u00e9e en vigueur de l\u2019article L.415- 5 (3) n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 report\u00e9e aux prochaines \u00e9lections sociales et qu\u2019en cons\u00e9quence ce serait donc le nombre des salari\u00e9s occup\u00e9s au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) au moment de l\u2019\u00e9lection des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s permanents lib\u00e9r\u00e9s en 2016 qu\u2019il faudrait consid\u00e9rer, n\u2019est pas fond\u00e9.<\/p>\n<p>En effet, s\u2019il est vrai que l\u2019article L.415- 5 (3) ne fait pas partie des dispositions dont l\u2019entr\u00e9e en vigueur est fix\u00e9e aux \u00e9lections suivant l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi pr\u00e9vue au 1 er janvier 2016, toujours est-il que cela ne signifie pas que le seuil des salari\u00e9s occup\u00e9s au sein de l\u2019entreprise \u00e0 prendre en consid\u00e9ration, aux fins de la d\u00e9termination du nombre des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s, est celui de la date \u00e0 laquelle le vote a lieu, en l\u2019occurrence le 30 mars 2016. Dans la mesure o\u00f9, en raison d\u2019un nombre sup\u00e9rieur \u00e0 250 salari\u00e9s en 2013, la d\u00e9l\u00e9gation du personnel de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) se voit attribuer un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 permanent, ce qui n\u2019\u00e9tait pas le cas sous l\u2019empire de la loi pr\u00e9cit\u00e9e du 18 mai 1979, l\u2019article 415- 5 (3) trouve application au moment de l\u2019entr\u00e9e en vigueur fix\u00e9e au 1 er janvier 2016.<\/p>\n<p>Or, tel que retenu \u00e0 bon droit par la juridiction de premi\u00e8re instance, l\u2019application combin\u00e9e des dispositions des articles L. 415-5 (3) et L.413- 2 (4)<\/p>\n<p>8 du Code du travail impose la prise en compte du nombre des salari\u00e9s de l\u2019entreprise lors des \u00e9lections de 2013 pour d\u00e9terminer le nombre des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s, d\u00e8s lors que cette interpr\u00e9tation tient compte de la situation de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel par rapport \u00e0 la situation des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s lib\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>La Cour constate encore que, pas plus qu\u2019en premi\u00e8re instance, les \u00e9l\u00e9ments soumis \u00e0 son appr\u00e9ciation n\u2019\u00e9tablissent une quelconque pression pour entrave patronale de la part de la soci\u00e9t\u00e9 employeuse.<\/p>\n<p>Il suit de ce qui pr\u00e9c\u00e8de que le jugement entrepris est \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a retenu que l\u2019\u00e9lection d\u2019un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 permanent au sein de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) lors de la r\u00e9union de la d\u00e9l\u00e9gation du personnel du 28 juin 2016 est conforme aux dispositions de l\u2019article L.415- 5(3) du Code du travail et en ce qu\u2019il a rejet\u00e9 les demandes des appelants.<\/p>\n<p>Les indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure<\/p>\n<p>Eu \u00e9gard \u00e0 l\u2019issue du litige les demandes des appelants A.), B.) et C.) bas\u00e9es sur l\u2019article 240 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile sont \u00e0 rejeter.<\/p>\n<p>Les parties intim\u00e9es n\u2019\u00e9tablissent pas qu\u2019il soit in\u00e9quitable de laisser \u00e0 leur charge l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des sommes qu\u2019elles ont expos\u00e9es qui ne sont pas comprises dans les d\u00e9pens.<\/p>\n<p>Leurs demandes respectives tendant \u00e0 l\u2019obtention d\u2019indemnit\u00e9s form\u00e9es sur base de l\u2019article 240 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile ne sont donc fond\u00e9es ni pour la premi\u00e8re instance ni pour l\u2019instance d\u2019appel et l\u2019appel incident y relatif de la soci\u00e9t\u00e9 SOC1.) est \u00e0 rejeter.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS:<\/p>\n<p>la Cour d\u2019appel, huiti\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re de droit du travail, statuant contradictoirement, sur le rapport du magistrat de la mise en \u00e9tat,<\/p>\n<p>re\u00e7oit les appels principal et incident,<\/p>\n<p>les dit non fond\u00e9s,<\/p>\n<p>confirme le jugement entrepris,<\/p>\n<p>d\u00e9boute les parties de leurs demandes respectives bas\u00e9es sur l\u2019article 240 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile pour l\u2019instance d\u2019appel,<\/p>\n<p>dit que la condamnation du syndicat BB.) aux frais et d\u00e9pens de la premi\u00e8re instance est erron\u00e9e et le d\u00e9charge de la condamnation intervenue,<\/p>\n<p>condamne A.), B.) et C.) aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance d\u2019appel avec distraction au profit de Ma\u00eetre Jean- Marie BAULER, sur ses affirmations de droit.<\/p>\n<p>9 La lecture de cet arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite \u00e0 l\u2019audience publique indiqu\u00e9e ci-dessus par Lotty PRUSSEN, pr\u00e9sident de chambre, en pr\u00e9sence du greffier Alain BERNARD.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-8\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-8\/20240827-205238\/20190228-cal-2017-00085a-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arr\u00eat N\u00b0 37\/19 &#8211; VIII &#8211; Travail Exempt \u2013 appel en mati\u00e8re de droit du travail Audience publique du vingt -huit f\u00e9vrier deux mille dix -neuf Num\u00e9ro CAL-2017- 00085 du r\u00f4le. 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