{"id":786538,"date":"2026-04-30T19:22:32","date_gmt":"2026-04-30T17:22:32","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/conseil-superieur-de-la-securite-sociale-28-juin-2018-5\/"},"modified":"2026-04-30T19:22:37","modified_gmt":"2026-04-30T17:22:37","slug":"conseil-superieur-de-la-securite-sociale-28-juin-2018-5","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/conseil-superieur-de-la-securite-sociale-28-juin-2018-5\/","title":{"rendered":"Conseil sup\u00e9rieur de la s\u00e9curit\u00e9 sociale, 28 juin 2018"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>GRAND-DUCHE DU LUXEMBOURG<\/p>\n<p>No. du reg.: ADEM 2017\/0226 No.: 2018\/0217<\/p>\n<p>CONSEIL SUPERIEUR DE LA SECURITE SOCIALE<\/p>\n<p>Audience publique du vingt- huit juin deux mille dix-huit<\/p>\n<p>Composition:<\/p>\n<p>M. Pierre Calmes, pr\u00e9sident de chambre \u00e0 la Cour d\u2019appel , pr\u00e9sident<\/p>\n<p>Mme Myl\u00e8ne Regenwetter , conseiller \u00e0 la Cour d\u2019appel, assesseur- magistrat<\/p>\n<p>Mme Mich\u00e8le Raus, conseiller \u00e0 la Cour d\u2019appel, assesseur- magistrat<\/p>\n<p>M. Michel Foehr, attach\u00e9 juridique, Luxembourg, assesseur- employeur<\/p>\n<p>M. Jean-Claude Deller\u00e9, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 permanent, Lannen, assesseur- assur\u00e9<\/p>\n<p>M. Francesco Spagnolo, secr\u00e9taire<\/p>\n<p>ENTRE:<\/p>\n<p>X, n\u00e9 le [\u2026] , demeurant \u00e0 [\u2026] , appelant, comparant par Ma\u00eetre Pascale Petoud , avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg;<\/p>\n<p>ET:<\/p>\n<p>l\u2019Etat luxembourgeois, repr\u00e9sent\u00e9 par Monsieur le Ministre d\u2019Etat, dont les bureaux sont \u00e9tablis \u00e0 Luxembourg, 4, rue de la Congr\u00e9gation, intim\u00e9, comparant par Madame Gaby Hermes, r\u00e9dacteur \u00e0 l\u2019Agence pour le d\u00e9veloppement de l\u2019emploi, demeurant \u00e0 Luxembourg.<\/p>\n<p>ADEM 2017\/0226 -2-<\/p>\n<p>Par requ\u00eate d\u00e9pos\u00e9e au secr\u00e9tariat du Conseil sup\u00e9rieur de la s\u00e9curit\u00e9 sociale le 7 d\u00e9cembre 2017, X a relev\u00e9 appel d\u2019un jugement rendu par le Conseil arbitral de la s\u00e9curit\u00e9 sociale le 27 octobre 2017, dans la cause pendante entre lui et l\u2019Etat luxembourgeois, et dont le dispositif est con\u00e7u comme suit: Par ces motifs, Le Conseil arbitral de la s\u00e9curit\u00e9 sociale, statuant contradictoirement et en premier ressort, re\u00e7oit le recours en la forme, le d\u00e9clare non fond\u00e9 et en d\u00e9boute.<\/p>\n<p>Les parties furent convoqu\u00e9es pour l\u2019audience publique du 7 juin 2018, \u00e0 laquelle le rapporteur d\u00e9sign\u00e9, Madame Myl\u00e8ne Regenwetter, fit l\u2019expos\u00e9 de l\u2019affaire.<\/p>\n<p>Ma\u00eetre Pascale Petoud, pour l\u2019appelant, conclut \u00e0 la r\u00e9formation du jugement du Conseil arbitral du 27 octobre 2017.<\/p>\n<p>Madame Gaby Hermes, pour l\u2019intim\u00e9, conclut \u00e0 la confirmation du jugement du Conseil arbitral du 27 octobre 2017.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s prise en d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 de l\u2019affaire le Conseil sup\u00e9rieur rendit \u00e0 l\u2019audience publique de ce jour, \u00e0 laquelle le prononc\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 fix\u00e9, l\u2019arr\u00eat qui suit:<\/p>\n<p>Par d\u00e9cision du 11 d\u00e9cembre 2014, le directeur de l\u2019Agence pour le d\u00e9veloppement de l\u2019emploi (ci- apr\u00e8s ADEM) a refus\u00e9 \u00e0 X le b\u00e9n\u00e9fice des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage complet pour la p\u00e9riode du 1 er septembre 2013 au 31 ao\u00fbt 2014 sur base des articles L.521- 6 et L.525- 1 du code du travail au motif qu\u2019il ne remplit pas la condition de stage ni en tant que salari\u00e9 ni en tant que travailleur ind\u00e9pendant et a sollicit\u00e9 la restitution du montant de 38.404,28 euros.<\/p>\n<p>La commission sp\u00e9ciale de r\u00e9examen, statuant sur le recours de X indique dans sa d\u00e9cision du 5 mai 2015 que le requ\u00e9rant s\u2019est inscrit \u00e0 l\u2019ADEM le 27 ao\u00fbt 2013 et qu\u2019il a introduit une demande en octroi des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage complet le 1 er septembre 2013 sur base de son occupation aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 limit\u00e9e A . Elle retient qu\u2019il ressort des \u00e9l\u00e9ments du dossier que X \u00e9tait g\u00e9rant de cette soci\u00e9t\u00e9 avec le droit de l\u2019engager par sa seule signature de sorte qu\u2019il \u00e9tait \u00e0 consid\u00e9rer comme dirigeant d\u2019entreprise, partant comme travailleur ind\u00e9pendant et non comme travailleur salari\u00e9 jusqu\u2019au 17 avril 2013, date o\u00f9 Y a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 g\u00e9rant technique. Elle ajoute pour le surplus qu\u2019une autorisation valable et n\u00e9cessaire pour l\u2019exploitation l\u00e9gale de cette soci\u00e9t\u00e9 n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9e que le 15 mai 2013, partant qu\u2019il ne peut faire valoir une occupation salariale l\u00e9gale que pendant 109 jours du 15 mai 2013 au 31 ao\u00fbt 2013, soit 15 semaines et 4 jours, ne remplissant ainsi pas la condition de stage de 26 semaines.<\/p>\n<p>Par jugement du 27 octobre 2017, le Conseil arbitral de la s\u00e9curit\u00e9 sociale a d\u00e9clar\u00e9 non fond\u00e9 le recours de X contre cette d\u00e9cision. Il a relev\u00e9 que, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 9 du r\u00e8glement grand-ducal du 8 juin 1979, l\u2019ADEM \u00e9tait en droit de r\u00e9voquer sa d\u00e9cision d\u2019attribution et de solliciter la restitution du montant vers\u00e9 comme ind\u00fbment touch\u00e9 vu que les reproches adress\u00e9s \u00e0 l\u2019encontre de X n\u2019ont pas autrement \u00e9t\u00e9 contest\u00e9s.<\/p>\n<p>Par requ\u00eate d\u00e9pos\u00e9e le 7 d\u00e9cembre 2017 au secr\u00e9tariat du Conseil sup\u00e9rieur de la s\u00e9curit\u00e9 sociale, X a r\u00e9guli\u00e8rement interjet\u00e9 appel et il demande la r\u00e9formation du jugement entrepris. Il estime que la demande de remboursement de l\u2019indemnit\u00e9 de ch\u00f4mage complet est ill\u00e9gale car contraire aux dispositions de l\u2019article 8 du r\u00e8glement grand-ducal du 8 juin 1979 relatif \u00e0 la proc\u00e9dure administrative non contentieuse et qu\u2019il n\u2019a partant pas \u00e0 rembourser ce montant. Il donne \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019ADEM disposait de sa part de toutes les informations n\u00e9cessaires \u00e0<\/p>\n<p>ADEM 2017\/0226 -3-<\/p>\n<p>la prise de d\u00e9cision et qu\u2019une fois la d\u00e9cision prise et le droit \u00e9chu, elle ne saurait, en raison d\u2019une erreur d\u2019appr\u00e9ciation, pas revenir r\u00e9troactivement sur cette d\u00e9cision cr\u00e9atrice de droit. Il ne pourrait \u00eatre l\u2019esprit du l\u00e9gislateur de vouloir instaurer ainsi une ins\u00e9curit\u00e9 juridique d\u2019autant plus qu\u2019un administr\u00e9 devrait pouvoir avoir une confiance l\u00e9gitime en l\u2019exactitude des d\u00e9cisions prises \u00e0 son encontre sur base d\u2019\u00e9l\u00e9ments connus d\u00e8s le d\u00e9part.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9 demande la confirmation du jugement entrepris en relevant que, contrairement \u00e0 son sout\u00e8nement, l\u2019appelant avait notamment omis de pr\u00e9ciser que l\u2019autorisation d\u2019\u00e9tablissement pour la soci\u00e9t\u00e9 A constitu\u00e9e en 2009, n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9e que le 15 mai 2013.<\/p>\n<p>L\u2019article 4 de la loi du 1 er d\u00e9cembre 1978 r\u00e9glant la proc\u00e9dure administrative non contentieuse dispose que les r\u00e8gles \u00e9tablies par le r\u00e8glement grand-ducal du 8 juin 1979 relatives \u00e0 la proc\u00e9dure \u00e0 suivre par les administrations relevant de l\u2019Etat et des communes vis\u00e9 par cette loi, s\u2019appliquent \u00e0 toutes les d\u00e9cisions administratives individuelles pour lesquelles un texte particulier n\u2019organise pas une proc\u00e9dure sp\u00e9ciale pr\u00e9sentant au moins des garanties \u00e9quivalentes pour l\u2019administr\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019article L.622-23 du code du travail dispose que les d\u00e9cisions de l\u2019agence pour le d\u00e9veloppement de l\u2019emploi sur base de l\u2019article L.622-22 du m\u00eame code (ch\u00f4mage et r\u00e9emploi) peuvent faire l\u2019objet d\u2019un recours devant la commission sp\u00e9ciale institu\u00e9e par l\u2019article L.527-1 du m\u00eame code.<\/p>\n<p>Quant aux questions d\u2019ordre proc\u00e9dural, il est rappel\u00e9 que l\u2019article 8 du r\u00e8glement grand- ducal du 8 juin 1979 dispose qu\u2019en dehors des cas o\u00f9 la loi en dispose autrement, le retrait r\u00e9troactif d\u2019une d\u00e9cision ayant cr\u00e9\u00e9 ou reconnu des droits n\u2019est possible que pendant le d\u00e9lai imparti pour exercer contre cette d\u00e9cision un recours contentieux, ainsi que pendant le cours de la proc\u00e9dure contentieuse engag\u00e9e contre cette d\u00e9cision.<\/p>\n<p>L\u2019article L.527-1 (2) dispose que les d\u00e9cisions vis\u00e9es \u00e0 l\u2019article L.527 (1) du code du travail qui \u00e9num\u00e8re notamment les d\u00e9cisions ordonnant le remboursement des indemnit\u00e9s peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de r\u00e9examen et l\u2019article L.527-1 (3) du code du travail dispose que s\u2019il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que des indemnit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es \u00e0 la suite d\u2019une erreur mat\u00e9rielle, celles-ci sont redress\u00e9es ou supprim\u00e9es et que les indemnit\u00e9s ind\u00fbment pay\u00e9es sur la base de d\u00e9clarations fausses ou erron\u00e9es sont \u00e0 restituer. Un recours contre les d\u00e9cisions prises par la commission sp\u00e9ciale est ouvert au requ\u00e9rant d\u00e9bout\u00e9 devant le Conseil arbitral, puis d\u2019une proc\u00e9dure d\u2019appel devant le Conseil sup\u00e9rieur et, finalement, d\u2019un pourvoi en cassation. L\u2019administr\u00e9 dispose d\u00e8s lors d\u2019une proc\u00e9dure sp\u00e9ciale pr\u00e9sentant des garanties \u00e9quivalentes au r\u00e8glement grand-ducal du 8 juin 1979 relative \u00e0 la proc\u00e9dure \u00e0 suivre par les administrations relevant de l\u2019Etat et des communes, de sorte que ledit r\u00e8glement ne s\u2019applique pas en l\u2019occurrence, l\u2019appelant ayant d\u2019ailleurs exerc\u00e9 ces recours, de sorte que son moyen tombe \u00e0 faux (en ce sens Conseil sup\u00e9rieur de la s\u00e9curit\u00e9 sociale, 10 novembre 2016, 2016\/0208 B , n\u00b0 du reg.: ADEM 2015\/0161).<\/p>\n<p>Dans une affaire sensiblement identique la Cour de cassation a rejet\u00e9 le pourvoi 1 en pr\u00e9cisant par rapport au moyen pr\u00e9sent\u00e9:<\/p>\n<p>1 Cass 48\/2018 du 31 mai 2018 n\u00b03962 du registre<\/p>\n<p>ADEM 2017\/0226 -4-<\/p>\n<p>\u00ab Attendu que le demandeur en cassation fait grief aux juges d\u2019appel d\u2019avoir \u00e9cart\u00e9, en violation de l\u2019article 4 de la loi du 1 er d\u00e9cembre 1978 r\u00e9glant la proc\u00e9dure administrative non contentieuse aux termes duquel \u00ab Les r\u00e8gles \u00e9tablies par le r\u00e8glement grand- ducal vis\u00e9 \u00e0 l&#039;article premier s&#039;appliquent \u00e0 toutes les d\u00e9cisions administratives individuelles pour lesquelles un texte particulier n&#039;organise pas une proc\u00e9dure sp\u00e9ciale pr\u00e9sentant au moins des garanties \u00e9quivalentes pour l&#039;administr\u00e9. \u00bb, l\u2019application du r\u00e8glement grand- ducal d\u2019ex\u00e9cution du 8 juin 1979 relatif \u00e0 la proc\u00e9dure \u00e0 suivre par les administrations relevant de l\u2019Etat et des communes, et notamment l\u2019article 9 de ce r\u00e8glement qui dispose que \u00ab Sauf s&#039;il y a p\u00e9ril en la demeure, l&#039;autorit\u00e9 qui se propose de r\u00e9voquer ou de modifier d&#039;office pour l&#039;avenir une d\u00e9cision ayant cr\u00e9\u00e9 ou reconnu des droits \u00e0 une partie, ou qui se propose de prendre une d\u00e9cision en dehors d&#039;une initiative de la partie concern\u00e9e, doit informer de son intention la partie concern\u00e9e en lui communiquant les \u00e9l\u00e9ments de fait et de droit qui l&#039;am\u00e8nent \u00e0 agir. Cette communication se fait par lettre recommand\u00e9e. Un d\u00e9lai d&#039;au moins huit jours doit \u00eatre accord\u00e9 \u00e0 la partie concern\u00e9e pour pr\u00e9senter ses observations. Lorsque la partie concern\u00e9e le demande end\u00e9ans le d\u00e9lai imparti, elle doit \u00eatre entendue en personne. (\u2026) \u00bb, au motif que les dispositions du Code du travail mentionn\u00e9es dans la motivation critiqu\u00e9e pr\u00e9sentaient des garanties \u00e9quivalentes \u00e0 celles pr\u00e9vues par l\u2019article 9 du r\u00e8glement grand- ducal pr\u00e9cit\u00e9 ; Attendu qu\u2019avant d\u2019\u00e9noncer les motifs reproduits au moyen, les juges d\u2019appel ont retenu qu\u2019avant la d\u00e9cision de la directrice de l\u2019ADEM du 19 mai 2014 de demander \u00e0 C le remboursement des prestations ind\u00fbment touch\u00e9es, ce dernier avait \u00e9t\u00e9 averti par courrier recommand\u00e9 du 30 avril 2014 qu\u2019il ne r\u00e9pondait plus aux conditions d\u2019attribution de l\u2019aide au r\u00e9emploi, de sorte que les prestations ind\u00fbment touch\u00e9es \u00e9taient sujettes \u00e0 remboursement, et que \u00ab Par ce m\u00eame courrier, C a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 formuler ses observations, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 9 du r\u00e8glement grand- ducal du 8 juin 1979 relatif \u00e0 la proc\u00e9dure \u00e0 suivre par les administrations relevant de l\u2019Etat et des communes. Par courrier du 16 mai 2014, C a via son mandataire pris position en concluant que (\u2026) \u00bb ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019eu \u00e9gard \u00e0 la constatation souveraine, par les juges du fond, de l\u2019observation des dispositions de l\u2019article 9 du r\u00e8glement grand- ducal du 8 juin 1979, pr\u00e9cit\u00e9, leur consid\u00e9ration, \u00e0 la supposer erron\u00e9e, relative \u00e0 l\u2019inapplicabilit\u00e9 de ladite disposition en l\u2019occurrence est surabondante et ne tire pas \u00e0 cons\u00e9quence ;<\/p>\n<p>Qu\u2019il en suit que le moyen est inop\u00e9rant ; \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral avait conclu comme suit :<\/p>\n<p>Etant donn\u00e9 que le Conseil sup\u00e9rieur de la s\u00e9curit\u00e9 sociale a souverainement constat\u00e9 que l\u2019actuel demandeur en cassation a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 par l\u2019ADEM \u00e0 pr\u00e9senter ses observations avant la prise de la d\u00e9cision critiqu\u00e9e, et que par cons\u00e9quent l\u2019administration avait satisfait aux exigences de l\u2019article 9 du r\u00e8glement grand- ducal du 8 juin 1979, l\u2019on ne saurait actuellement reprocher aux magistrats d\u2019appel d\u2019avoir d\u00e9cid\u00e9 que cette r\u00e8gle sp\u00e9cifique de la proc\u00e9dure administrative n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 applicable.<\/p>\n<p>2 Conclusions de l\u2019avocat g\u00e9n\u00e9ral Simone FLAMMANG affaire n\u00b03962 du registre<\/p>\n<p>ADEM 2017\/0226 -5-<\/p>\n<p>Quant au fond, il est rappel\u00e9 qu\u2019aux termes de l\u2019article L.521 -12, paragraphe 1 er , point 1, du code du travail, le droit \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 de ch\u00f4mage complet cesse lorsqu\u2019une ou plusieurs conditions d\u2019octroi ne sont plus remplies.<\/p>\n<p>S\u2019agissant de la demande en annulation de la d\u00e9cision de la commission sp\u00e9ciale, sinon du directeur de l\u2019ADEM, il convient de relever, que l\u2019article 9 du r\u00e8glement grand- ducal du 8 juin 1979 pr\u00e9cit\u00e9 dispose que, sauf s\u2019il y a p\u00e9ril en la demeure, l\u2019autorit\u00e9 qui se propose de r\u00e9voquer ou de modifier d\u2019office pour l\u2019avenir une d\u00e9cision ayant cr\u00e9\u00e9 ou reconnu des droits \u00e0 une partie, ou qui se propose de prendre une d\u00e9cision en dehors d\u2019une initiative de la partie concern\u00e9e, doit informer de son intention la partie concern\u00e9e en lui communiquant les \u00e9l\u00e9ments de fait et de droit qui l\u2019am\u00e8nent \u00e0 agir. Cette communication se fait par lettre recommand\u00e9e. Un d\u00e9lai d\u2019au moins huit jours doit \u00eatre accord\u00e9 \u00e0 la partie concern\u00e9e pour pr\u00e9senter ses observations.<\/p>\n<p>Par courrier du 9 octobre 2014, l\u2019appelant a \u00e9t\u00e9 rendu attentif aux v\u00e9rifications op\u00e9r\u00e9es impliquant un retrait des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage ind\u00fbment touch\u00e9es avec pri\u00e8re, avant toute prise de d\u00e9cision d\u00e9finitive par l\u2019ADEM, de prendre position par \u00e9crit end\u00e9ans la quinzaine. Suite aux observations communiqu\u00e9es par l\u2019appelant, l\u2019ADEM, a, par courrier du 17 novembre 2014, r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019argumentation en insistant plus particuli\u00e8rement sur l\u2019omission de signaler que l\u2019autorisation d\u2019\u00e9tablissement pour la soci\u00e9t\u00e9 A s\u00e0rl cr\u00e9\u00e9e en 2009 n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9e que le 15 mai 2013 et que partant pour la computation de la condition de stage seule l\u2019activit\u00e9 l\u00e9gale post\u00e9rieure au 15 mai 2013 ne peut \u00eatre prise en consid\u00e9ration, d\u2019autant plus que l\u2019article L.571- 5 du code du travail dispose que les travaux ex\u00e9cut\u00e9s clandestinement ne peuvent b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019aucune subvention. Un nouveau d\u00e9lai de 15 jours a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 \u00e0 l\u2019appelant pour faire valoir ses observations avant prise de d\u00e9cision d\u00e9finitive.<\/p>\n<p>Par courrier du 5 d\u00e9cembre 2014, il a us\u00e9 de ce droit et l\u2019ADEM, consid\u00e9rant que l\u2019argumentation n\u2019apporte pas d\u2019\u00e9l\u00e9ment pertinent a, par courrier du 11 d\u00e9cembre 2014, pris une d\u00e9cision d\u00e9finitive de retrait et de restitution, confirm\u00e9e par la commission sp\u00e9ciale de r\u00e9examen le 5 mai 2015, d\u00e9cision faisant l\u2019objet du pr\u00e9sent recours.<\/p>\n<p>L\u2019appelant n\u2019a pas contest\u00e9 \u00e0 l\u2019audience du 7 juin 2018 l\u2019affirmation de l\u2019ADEM suivant laquelle il n\u2019avait pas signal\u00e9 qu\u2019une autorisation d\u2019\u00e9tablissement valable et n\u00e9cessaire pour l\u2019exploitation l\u00e9gale de la soci\u00e9t\u00e9 A cr\u00e9\u00e9e en 2009 n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9e que le 15 mai 2013. Il n\u2019a pas ailleurs pas non plus contest\u00e9 la hauteur du montant dont la restitution est r\u00e9clam\u00e9e.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 juste titre que le Conseil arbitral retient que X ne peut faire valoir une occupation salariale l\u00e9gale qu\u2019\u00e0 partir de la d\u00e9livrance de l\u2019autorisation d\u2019\u00e9tablissement le 15 mai 2013 soit donc uniquement pendant 109 jours et qu\u2019il ne remplit partant pas la condition de stage de 26 semaines. L\u2019ADEM peut donc valablement baser sa d\u00e9cision de retrait sur des \u00e9l\u00e9ments de fait et de droit inscrits dans la d\u00e9cision ayant fait l\u2019objet du recours et exiger la restitution des indemnit\u00e9s ind\u00fbment per\u00e7ues.<\/p>\n<p>L\u2019appelant estime cependant que la demande de remboursement r\u00e9troactif des indemnit\u00e9s per\u00e7ues viole le principe de la confiance l\u00e9gitime corollaire du principe de s\u00e9curit\u00e9 juridique en ce que le principe de protection de la confiance l\u00e9gitime devrait permettre de prot\u00e9ger \u00ab les esp\u00e9rances fond\u00e9es \u00bb des justiciables \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019administration et de les faire b\u00e9n\u00e9ficier du droit acquis.<\/p>\n<p>ADEM 2017\/0226 -6-<\/p>\n<p>Compte tenu de l\u2019ensemble des consid\u00e9rations qui pr\u00e9c\u00e8dent, l\u2019ADEM \u00e9tait en droit de solliciter le remboursement, avec effet r\u00e9troactif, des indemnit\u00e9s ind\u00fbment touch\u00e9es par X sur base d\u2019une situation juridique r\u00e9elle dont la port\u00e9e s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e diff\u00e9rente de celle avanc\u00e9e initialement sans violer le principe de s\u00e9curit\u00e9 juridique.<\/p>\n<p>Pour ce qui est de la confiance l\u00e9gitime, tr\u00e8s souvent, ce principe est appliqu\u00e9, notamment par les juridictions administratives luxembourgeoises, par rapport \u00e0 des d\u00e9cisions individuelles \u00e9manant des autorit\u00e9s administratives. Il tend \u00e0 imposer un comportement habituel \u00e0 l\u2019administration qui r\u00e9pond aux exigences de continuit\u00e9, de coh\u00e9rence et de pr\u00e9visibilit\u00e9 auxquelles l\u2019administr\u00e9 est en droit de s\u2019attendre.<\/p>\n<p>La Cour administrative a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9e \u00e0 pr\u00e9ciser que le principe g\u00e9n\u00e9ral de confiance l\u00e9gitime \u00ab tend \u00e0 ce que les r\u00e8gles juridiques ainsi que l\u2019activit\u00e9 administrative soient empreintes de clart\u00e9 et de pr\u00e9visibilit\u00e9, de mani\u00e8re \u00e0 ce que l\u2019administr\u00e9 puisse s\u2019attendre \u00e0 un comportement coh\u00e9rent et constant de la part de l\u2019administration dans l\u2019appr\u00e9ciation d\u2019un m\u00eame texte de l\u2019ordonnancement juridique par rapport \u00e0 une m\u00eame situation administrative qui est la sienne. \u00bb<\/p>\n<p>Le principe de confiance l\u00e9gitime prot\u00e8ge ainsi l\u2019administr\u00e9 contre les changements d\u2019attitude brusques et impr\u00e9visibles de l\u2019administration 4 .<\/p>\n<p>Par un arr\u00eat relativement r\u00e9cent, la Cour administrative a pr\u00e9cis\u00e9 que le principe de confiance l\u00e9gitime peut \u00eatre d\u00e9fini comme l\u2019un des principes de bonne administration en vertu duquel l\u2019administr\u00e9 doit pouvoir se fier \u00e0 une ligne de conduite constante de l\u2019autorit\u00e9 5 .<\/p>\n<p>Or, en l\u2019esp\u00e8ce, l\u2019administr\u00e9 a connaissance des dispositions applicables en la mati\u00e8re et notamment de l\u2019article L.527-1 6 du code du travail qui pr\u00e9voit la possibilit\u00e9 d\u2019un retrait dans une situation dans laquelle un administr\u00e9, dont l\u2019expos\u00e9 de sa situation \u00e9tait incompl\u00e8te, a \u00e0 supporter les cons\u00e9quences de ses propres omissions d\u2019autant plus d\u2019ailleurs qu\u2019une indemnisation rapide se fait dans l\u2019int\u00e9r\u00eat du demandeur et s\u2019oppose \u00e0 un examen approfondi et des v\u00e9rifications plus pouss\u00e9es au stade initial de la demande de sorte que le retrait r\u00e9troactif des indemnit\u00e9s apr\u00e8s cette analyse plus pouss\u00e9e effectu\u00e9e par l\u2019ADEM en est la contrepartie sans pour autant constituer une d\u00e9marche impr\u00e9visible de la part de l\u2019administration et sans porter atteinte \u00e0 la confiance l\u00e9gitime.<\/p>\n<p>La Cour de cassation a, dans l\u2019arr\u00eat pr\u00e9cit\u00e9 7 , pr\u00e9cis\u00e9 :<\/p>\n<p>\u00ab Attendu que les juges d\u2019appel ont encore retenu, \u00e0 la suite des motifs reproduits au troisi\u00e8me moyen de cassation, que \u00ab Compte tenu de l&#039;ensemble des consid\u00e9rations qui pr\u00e9c\u00e8dent, l&#039;ADEM \u00e9tait d\u00e8s lors en droit de solliciter le remboursement, avec effet r\u00e9troactif, des indemnit\u00e9s ind\u00fbment touch\u00e9es par C \u00e0 partir du 1 er novembre 2011, au titre de l&#039;aide au r\u00e9emploi, ce constat ne se trouvant pas mis en \u00e9chec par le principe de la s\u00e9curit\u00e9 juridique invoqu\u00e9 par<\/p>\n<p>3 Cour administrative 2 avril 2015, n\u00b035541C du r\u00f4le 4 Tribunal administratif 8 f\u00e9vrier 2012, n\u00b028232 du r\u00f4le 5 Cour administrative 24 janvier 2017, n\u00b038145C du r\u00f4le 6 A noter au passage que le texte de l\u2019article L.527-1 du Code du travail ne concerne que les indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage. Ce n\u2019est qu\u2019en vertu d\u2019un raisonnement par analogie qu\u2019il est \u00e9tendu \u00e0 l\u2019aide au r\u00e9emploi. Cette interpr\u00e9tation extensive n\u2019est toutefois pas critiqu\u00e9e par le pr\u00e9sent pourvoi. 7 Cass 31 mai 2018, n\u00b048\/2018, conclusions avocat g\u00e9n\u00e9ral Simone Flammang, n\u00b03962 du registre<\/p>\n<p>ADEM 2017\/0226 -7-<\/p>\n<p>l&#039;appelant alors que compte tenu de sa situation professionnelle ambig\u00fce, celui-ci ne pouvait l\u00e9gitimement ignorer que l&#039;ADEM allait t\u00f4t ou tard proc\u00e9der ainsi. \u00bb ;<\/p>\n<p>Attendu qu\u2019en d\u00e9cidant que \u00ab compte tenu de sa situation professionnelle ambig\u00fce, [C] ne pouvait l\u00e9gitimement ignorer que l&#039;ADEM allait t\u00f4t ou tard proc\u00e9der \u00bb \u00e0 la requalification de cette situation avec les cons\u00e9quences actuellement critiqu\u00e9es, les juges d\u2019appel ont \u00e9cart\u00e9 le moyen tir\u00e9 d\u2019une violation du principe g\u00e9n\u00e9ral du droit de la confiance l\u00e9gitime sur base d\u2019une appr\u00e9ciation souveraine des faits constat\u00e9s par eux, appr\u00e9ciation qui \u00e9chappe au contr\u00f4le de la Cour de cassation ;<\/p>\n<p>Qu\u2019il en suit que le moyen ne saurait \u00eatre accueilli ; \u00bb<\/p>\n<p>Il r\u00e9sulte partant des d\u00e9veloppements ci-dessus que l\u2019appel n\u2019est pas fond\u00e9.<\/p>\n<p>Par ces motifs,<\/p>\n<p>le Conseil sup\u00e9rieur de la s\u00e9curit\u00e9 sociale,<\/p>\n<p>statuant sur le rapport oral de l\u2019assesseur-magistrat d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 et les conclusions contradictoires des parties \u00e0 l\u2019audience,<\/p>\n<p>re\u00e7oit l\u2019appel en la forme,<\/p>\n<p>le d\u00e9clare non fond\u00e9,<\/p>\n<p>confirme le jugement entrepris.<\/p>\n<p>La lecture du pr\u00e9sent arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 faite \u00e0 l\u2019audience publique du 28 juin 2018 par Monsieur le Pr\u00e9sident Pierre Calmes, en pr\u00e9sence de Monsieur Francesco Spagnolo, secr\u00e9taire.<\/p>\n<p>Le Pr\u00e9sident Le Secr\u00e9taire, sign\u00e9: Calmes sign\u00e9: Spagnolo<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/conseil-superieur-de-la-securite-sociale\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/conseil-superieur-de-la-securite-sociale\/20240806-135747\/20180628-adem20170226-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>GRAND-DUCHE DU LUXEMBOURG No. du reg.: ADEM 2017\/0226 No.: 2018\/0217 CONSEIL SUPERIEUR DE LA SECURITE SOCIALE Audience publique du vingt- huit juin deux mille dix-huit Composition: M. 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