{"id":828328,"date":"2026-05-04T00:20:56","date_gmt":"2026-05-03T22:20:56","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-12-octobre-2016\/"},"modified":"2026-05-04T00:20:58","modified_gmt":"2026-05-03T22:20:58","slug":"cour-superieure-de-justice-12-octobre-2016","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-12-octobre-2016\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 12 octobre 2016"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1 Arr\u00eat N\u00b0149\/16 IV-COM Arr\u00eat commercial Audience publique dudouze octobredeux milleseize Num\u00e9ro42003du r\u00f4le. Composition : Roger LINDEN, pr\u00e9sident de chambre; Marianne HARLES, premi\u00e8re conseill\u00e8re; Elisabeth WEYRICH,conseill\u00e8re; Eric VILVENS, greffier assum\u00e9. E n t r e : la soci\u00e9t\u00e9anonymeSOC.1.),\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Luxembourg sous le num\u00e9ro B(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par sonconseil d\u2019administrationactuellement en fonctions, appelanteaux termes d\u2019un exploit de l&#039;huissier de justiceV\u00e9ronique Reyter de Luxembourgdu15janvier2015, comparant par Ma\u00eetreJulien Boeckler, avocat \u00e0 la Cour; demeurant \u00e0Luxembourg, e t la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOC.2.)( anciennementSOC.2\u2019.)),\u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0L-(\u2026), inscrite au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9sde Luxembourg sous le num\u00e9ro B(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par sonconseil d\u2019administrationactuellementen fonctions, intim\u00e9eaux fins du pr\u00e9dit exploitReyter, comparant par Ma\u00eetrePol Steinh\u00e4user, avocat \u00e0la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg. LA COUR D\u2019APPEL<\/p>\n<p>2 La soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOC.1.)(ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)) aconclu le 7 juin 2013avec la soci\u00e9t\u00e9 anonymeSOC.2\u2019.)(ci-apr\u00e8s la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2\u2019.)) un contrat de service de d\u00e9l\u00e9gation informatique. Exposant quece contrat comportait une clause dite de non- d\u00e9bauchage (article 16),que la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)auraitembauch\u00e9A.) etB.), deux anciens salari\u00e9sde la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)suite \u00e0 la r\u00e9siliation de leur contrat de travail par cette soci\u00e9t\u00e9,et partantviol\u00e9son obligation de non-d\u00e9bauchage,la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)a, suivantacte d\u2019huissier de justice du 20 juin 2014,fait donner assignation \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)\u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg,si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, aux fins de l\u2019entendre condamner \u00e0 lui payer la somme de200.349,60\u20ac outre les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal, \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, correspondant \u00e0 uneindemnit\u00e9 \u00e9quivalente \u00e0douze mois du co\u00fbt salarial globalsupport\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)en application de l\u2019article 16 du contrat litigieux. Elle a \u00e9galement sollicit\u00e9une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000\u20ac ainsi que l\u2019ex\u00e9cution provisoire du jugement \u00e0 intervenir. La soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)a r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 cette demande arguantque lors de la conclusion du contrat de service de d\u00e9l\u00e9gation de consultant informatique du 7 juin 2013 entre les parties au litige,B.)avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9par la demanderessealors qu\u2019A.)\u00e9tait en phase de l\u2019\u00eatre. La soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9fenderesse a contest\u00e9toute action ded\u00e9bauchage active des salari\u00e9s en cause, \u00e9tant donn\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)avait elle-m\u00eame pris l\u2019initiative de se d\u00e9barrasser de ces salari\u00e9s en r\u00e9siliant leurs contrats de travail etqu\u2019ils n\u2019ont jamais travaill\u00e9 pour elle dans le cadre de l\u2019ex\u00e9cution du contratqui l\u2019a li\u00e9e\u00e0la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.). Lad\u00e9fenderesse a encore conclu \u00e0la nullit\u00e9 de la clause de non- d\u00e9bauchage au motif qu\u2019elle seraitcontraire\u00e0 l\u2019article 11 de la Constitution et \u00e0 l\u2019effet relatif des contratset que son application reviendrait \u00e0 restreindre le droit au travail des salari\u00e9s. Elle a contest\u00e9 tout pr\u00e9judice dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)et a finalement sollicit\u00e9 la r\u00e9duction du montant dela clause p\u00e9nale \u00e0 de plus justes proportions, en application de l\u2019article 1152 du Code civil. Par jugement du4 d\u00e9cembre 2014,le tribunal a dit la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)partiellement fond\u00e9e et condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>3 SOC.2\u2019.)\u00e0luipayerlasomme de5.000\u20ac, avec les int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde, dit non fond\u00e9es les demandes respectives en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure et condamn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Pour statuer ainsi, le tribunal a constat\u00e9 queles deux salari\u00e9s \u00e9taient encore au service de la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)au moment de la signature du contrat du 7 juin 2013. L\u2019argumentation de la soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9fenderesse queB.)etA.)n\u2019avaientjamais personnellement \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 disposition de la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)dans le cadre de l\u2019ex\u00e9cution du contrat du 7 juin 2013et que leur contrat avait\u00e9t\u00e9 r\u00e9sili\u00e9 \u00e0 l\u2019initiative de leur employeur a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e pour d\u00e9faut depertinence. La juridiction de premi\u00e8re instance a encorerejet\u00e9 le moyen tir\u00e9 de la violation de l\u2019article 11 de la Constitution.Ellea relev\u00e9 que le principe de la libert\u00e9 du commerce et de l\u2019industrie, de m\u00eame que le droit au travail peuvent valablement \u00eatre limit\u00e9s par des dispositions conventionnelles qui constituent une simple restriction des droits garantis. Elle apar cons\u00e9quentretenu qu\u2019en embauchantB.)etA.)les 24 octobre et 1 er novembre 2013, la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)avaitviol\u00e9 la \u00abclause de non-d\u00e9bauchage\u00bb. Le tribunal a toutefois, en application de l\u2019article 1152 du Code civil, fait droit \u00e0 la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)en r\u00e9duction de l\u2019indemnit\u00e9 pr\u00e9vue dans la clause p\u00e9nale,motif prisquela soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.)avait choisi elle-m\u00eame de se s\u00e9parer deB.)et d\u2019A.)avant, respectivement juste apr\u00e8s la conclusion du contratconclu avec la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)et qu\u2019elle ne pouvait par cons\u00e9quentfaire valoir un quelconque manque \u00e0 gagner ou de quelconquespertesli\u00e9sau d\u00e9part de ses salari\u00e9s. L\u2019indemnit\u00e9 contractuellement fix\u00e9e a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e manifestement excessive et la p\u00e9nalit\u00e9 stipul\u00e9e \u00e0 l\u2019article 16 du contrat du 7 juin 2013 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite au montant de5.000 \u20ac.Les demandes respectives des parties en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure ont \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9es et la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance. Par acte d\u2019huissier de justice du15 janvier 2015, la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.) a r\u00e9guli\u00e8rement relev\u00e9 appel de ce jugement qui ne lui a pas \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9. L\u2019appelante conclut, par r\u00e9formation, \u00e0 voir condamner la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2\u2019.)au paiement de la somme en principal de 200.349,60 \u20ac,<\/p>\n<p>4 major\u00e9e des int\u00e9r\u00eats au taux l\u00e9gal \u00e0 partir de la demande en justice jusqu\u2019\u00e0 solde et d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 5.000 \u20ac. Elle sollicite en outre une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 3.000 \u20ac pour l\u2019instance d\u2019appel. La soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)interjette appel incident contre le jugement et conclut, par r\u00e9formation, \u00e0 voir d\u00e9clarer non fond\u00e9e la demande de la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.). Suivant r\u00e9solution de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale extraordinaire de la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)du 31 novembre 2015, la d\u00e9nomination sociale de celle-ci a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e en \u00abSOC.2.)\u00bb. Discussion: Les soci\u00e9t\u00e9sSOC.1.)etSOC.2\u2019.)ontsign\u00e9 le 7 juin 2013un contrat de services intitul\u00e9\u00abd\u00e9l\u00e9gation de consultants informatiques\u00bb. Aux termes de l\u2019article 16 dudit contrat intitul\u00e9\u00abprotection du personnel\u00bb, les \u00abdeux parties s\u2019interdisentsauf accord \u00e9crit et pr\u00e9alable,express\u00e9ment d\u2019engager, de faire engager, chercher\u00e0 engager ou \u00e0 faire engager, directement ou indirectement, ou par personnes interpos\u00e9es, sous quelques formes que ce soit, ou sous quelque statut ou contrat que ce soit, tout membre quelconque du personnel de l\u2019autre partie. Cette interdiction s\u2019appliquequelles que soient les circonstances de d\u00e9part de ce membre du personnel de SOC.1.). Apr\u00e8s une p\u00e9riode continue de trois ans sans aucune prestation r\u00e9alis\u00e9e par un membre du personnel pour le compte du client, cette clause n\u2019est plus valable\u00bb(pi\u00e8ce n\u00b0 1de Ma\u00eetre Boeckler). La soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)reproche au tribunal d\u2019avoir d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019elle a viol\u00e9 la clause inscrite \u00e0 l\u2019article 16 du contrat du 7 juin 2013 et de l\u2019avoir condamn\u00e9e au paiement de 5.000 \u20ac. Elle critique le tribunal de ne pas avoir retenu quel\u2019article 16 pr\u00e9cit\u00e9 serait inapplicable, \u00e9tant donn\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)avait proc\u00e9d\u00e9 au licenciement des deux salari\u00e9s concern\u00e9s bien avant de signer le contrat avec la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2\u2019.). Elle estime qu\u2019il ne pourrait y avoirapplication de l\u2019article 16si le salari\u00e9 est licenci\u00e9 par son ancien employeur. En ayant licenci\u00e9 les salari\u00e9s en question, la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)auraitsinonexplicitement, du moinstacitement manifest\u00e9 son intention de renoncer \u00e0 l\u2019application de la clause p\u00e9nale.Elle ajoute que niB.),niA.)n\u2019auraient \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 sa disposition dans le cadre de l\u2019ex\u00e9cution du contrat du 7 juin 2013.<\/p>\n<p>5 La soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)fait valoir qu\u2019en ayant embauch\u00e9 deux de ses anciens salari\u00e9s avant l\u2019expiration du d\u00e9lai de trois ans stipul\u00e9 \u00e0 l\u2019article 16 du contrat du 7 juin 2013, la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)aurait viol\u00e9 ladite clause, de sorte que sa responsabilit\u00e9 serait engag\u00e9e. La Cour note queB.)avait \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.) suivant contrat de travail du 27 janvier 2009. Ce contrat a \u00e9t\u00e9 r\u00e9sili\u00e9 par l\u2019employeur en date du 12 avril 2013 avec effet au 14 juin 2013 ( pi\u00e8ces n\u00b0 1 et 2 de Ma\u00eetre Steinh\u00e4user).Avant d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 embauch\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)en date du 14 octobre 2013,B.)avait \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 en septembre 2013 par une soci\u00e9t\u00e9SOC.3.)( pi\u00e8ces n\u00b0 5, 6 et 7 de Ma\u00eetre Steinh\u00e4user). La relation de travail d\u2019A.)avec la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)a pris fin le 14 ao\u00fbt 2013 suite au refus du salari\u00e9,le 8 ao\u00fbt 2013,d\u2019accepter la diminution de son salaire qui lui avait \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.)le 12 juin 2013.A.)\u00e9tait inscrit en France en tant que demandeur d\u2019emploi aupr\u00e8s du P\u00f4le Emploi Lorraine et touchait des indemnit\u00e9s dech\u00f4mage jusqu\u2019en octobre 2013( pi\u00e8ces n\u00b0 9-13 de Ma\u00eetre Steinh\u00e4user). B.)etA.)ont \u00e9t\u00e9 embauch\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)suivant contrats de travail respectifs des 7 octobre et 1 er novembre 2013( pi\u00e8ces n\u00b0 7 et 14 de Ma\u00eetre Steinh\u00e4user). Aux termes de l\u2019article 16 du contrat litigieux, la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.) s\u2019est interdite d\u2019engager jusqu\u2019\u00e0 l\u2019expiration d\u2019une p\u00e9riode continue de trois ans (\u2026)\u00abtout membre quelconque du personnel de l\u2019autre partie\u00bbet que\u00abcette interdiction s\u2019applique quelles que soient les circonstances de d\u00e9part de ce membre du personnel\u00bb. Cette clauseinterdit tout genre de recrutement. Elles\u2019entend comme une obligation de non-engagementet non comme clause de non-d\u00e9bauchage. La juridiction de premi\u00e8re instance a d\u00e8s lors retenu\u00e0 bon droitque le fait queB.)etA.)avaient \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9s par lasoci\u00e9t\u00e9SOC.1.),l\u2019un avec effet au 14 juin 2013 et l\u2019autre avec effet au 14 ao\u00fbt 2013et ne faisaient plus partie des membres du personnelde cette soci\u00e9t\u00e9 au moment de leurembauche par la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.),est indiff\u00e9rent. Le fait que niB.)niA.)n\u2019ont en leur qualit\u00e9 de salari\u00e9s de l\u2019appelante, r\u00e9alis\u00e9 de prestations pour le compte de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2\u2019.)est \u00e9galement indiff\u00e9rent, d\u00e8s lors que l\u2019article 16 du contrat<\/p>\n<p>6 litigieux interdit le recrutement de\u00abtout membre quelconque du personnel de l\u2019autre partie\u00bb. La soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)se pr\u00e9vaut ensuite du principe de bonne foi devant r\u00e9gir les relations contractuelles entre parties inscrit \u00e0 l\u2019article 1134 du Code civil pour conclure \u00e0 l\u2019inapplicabilit\u00e9 de la clause litigieuse. La soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)serait de mauvaise foi dans la mesure o\u00f9 les salari\u00e9s en question n\u2019ont plus fait partie de son personnel au moment de leur recrutement par la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.). Ce moyen est \u00e9galement \u00e0 rejeter d\u00e8s lors qu\u2019aux termes de la clause discut\u00e9e, l\u2019interdiction de recrutement \u00abs\u2019applique quelles que soient les circonstances de d\u00e9partde ce membre du personnel de SOC.1.)\u00bb. La soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)fait ensuite grief au tribunal de ne pas avoir retenu que l\u2019article 16 du contrat du 7 juin 2013constitueune entrave \u00e0 la libert\u00e9 du travail et au d\u00e9veloppement de l\u2019entreprise, principe consacr\u00e9 par l\u2019article 11 de la Constitutionet \u00e0 l\u2019effet relatif des contrats. L\u2019application de cette clause aurait pour effet d\u2019interdire aux salari\u00e9s de postuler pour unnouvel emploi aupr\u00e8s d\u2019une autre soci\u00e9t\u00e9 et cela m\u00eame s\u2019ils se trouvent au ch\u00f4mage ou dans un emploi sous- r\u00e9mun\u00e9r\u00e9.En outre, la clause litigieusene serait pas pr\u00e9cise quant \u00e0 sa date de prise d\u2019effet. Aux termes de l\u2019article 11 (4) de la Constitution \u00abla loi garantit le droit au travail et l\u2019Etat veille \u00e0 assurer \u00e0 chaque citoyen l\u2019exercice de ce droit\u00bb. La clause de non-engagement inscrite \u00e0 l\u2019article 16des conditions g\u00e9n\u00e9rales se distingue d\u2019une clause classique de non-concurrence, en ce qu\u2019elle ne cr\u00e9e d\u2019obligations qu\u2019entre le prestataire de services,en l\u2019occurrence la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)et sa cliente, la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.). La clause de non-engagementcontraint l\u2019entreprise cliented\u2019une autre entreprise \u00e0 ne pasengagerles salari\u00e9s de celle-ci sur une p\u00e9riode d\u00e9termin\u00e9e. Mais \u00e0 la diff\u00e9rence des clauses de non- concurrence, la clause de non-engagementoblige le futur employeur potentiel et non le salari\u00e9.Elle est moins contraignante car elle n\u2019emp\u00eache pas l\u2019ancien salari\u00e9 de travailler dans une entreprise concurrente, \u00e0 l\u2019exception des clients de son entreprise li\u00e9s par la clause de non-engagement. Concernant la pr\u00e9tendue atteinte \u00e0 la libert\u00e9 de travailler des salari\u00e9s, laCour approuve la juridiction de premi\u00e8re instance d\u2019avoir<\/p>\n<p>7 retenu que seul le salari\u00e9 peut se pr\u00e9valoir du trouble qu\u2019est susceptible de lui causerune clause de non-sollicitation ne comportant pas de contrepartie financi\u00e8re( Cass.com. 10 mai 2006,n\u00b0 de pourvoi 04-10.149).Cette d\u00e9cision est transposable au cas d\u2019esp\u00e8ce, \u00e9tant donn\u00e9 que selon la doctrine fran\u00e7aise, la clause de non-sollicitation est celle qui oblige les clients d\u2019un employeur \u00e0 ne pas embaucher les salari\u00e9s de leur prestatairependant un temps d\u00e9termin\u00e9. (Recueil Dalloz 2006, p.1526: La clause de non-sollicitation devant la Cour de Cassation), hypoth\u00e8se donn\u00e9e en l\u2019esp\u00e8ce. L\u2019article 11 (6) de la Constitutiondispose que \u00abla libert\u00e9 du commerce et de l\u2019industrie (\u2026) sont garantis, sauf les restrictions \u00e0 \u00e9tablir par la loi\u00bb. La Cour de Cassation luxembourgeoise a d\u00e9cid\u00e9\u00abqu\u2019une clause qui interdit le d\u00e9bauchage de salari\u00e9s ne restreint pas la libert\u00e9du commerce et de l\u2019industrie\u00bb( Cour de Cassation, 12 novembre 2015, n\u00b078\/15 ). Lalibert\u00e9 du commerce peut\u00eatre limit\u00e9e,sans toutefois pouvoir \u00eatre supprim\u00e9e. Toute mesure d\u2019interdiction g\u00e9n\u00e9rale et absolue violerait la pr\u00e9dite disposition constitutionnelle. Concernant le moyen tir\u00e9 de l\u2019absence d\u2019indication de la date de prise d\u2019effet du d\u00e9lai de trois ans end\u00e9ans lequel la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.) s\u2019est\u00abinterdite d\u2019engager tout membre quelconque du personnel de l\u2019autre partie\u00bb,il est vrai que l\u2019article litigieuxne pr\u00e9cise pas express\u00e9ment la date de d\u00e9part du d\u00e9lai de trois ans. Il se d\u00e9gage toutefois \u00e0 suffisancede droitet sans \u00e9quivoque des termes\u00abapr\u00e8s une p\u00e9riode continue de trois ans sans aucune prestation r\u00e9alis\u00e9e par un membre du personnel pour le compte du client (\u2026)\u00bb,que l\u2019interdiction de non engagementdes membres du personnel de la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)par la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)prend effet \u00e0 la cessation du contrat entre les parties litigantes et est limit\u00e9e \u00e0 trois ans. L\u2019argumentation de la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)consistant \u00e0 dire que la clause litigieuse contiendrait un engagement perp\u00e9tuel est par cons\u00e9quent\u00e0 rejeter. Le tribunal a par cons\u00e9quentretenu\u00e0 bon droit que la clause litigieuse, limit\u00e9e dans le temps, est licite,conform\u00e9ment au principe de la libert\u00e9 contractuelle,comme \u00e9dictant une simple restriction \u00e0 la libert\u00e9 de commerce.<\/p>\n<p>8 Ila \u00e0 juste titre retenu quela soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)aviol\u00e9 l\u2019obligation de ne pas embaucher un salari\u00e9 de son prestataire de servicesetque sa responsabilit\u00e9contractuelleest engag\u00e9e. Concernant l\u2019indemnit\u00e9 conventionnelle \u00e0 payer, la clause litigieuse dispose que \u00abtoute infraction \u00e0 cette clause entra\u00eenera automatiquement et sans autre avertissement une indemnit\u00e9 pour le dommage caus\u00e9, \u00e9quivalente \u00e0 douze mois du co\u00fbt salarial global (salaire + toutes les charges aff\u00e9rentes \u00e0 la personne) de ladite personne au moment de son d\u00e9part\u00bb. La soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)conclut, par r\u00e9formation, \u00e0 voir condamner la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)\u00e0 lui payer l\u2019indemnit\u00e9 conventionnelle telle que pr\u00e9vue au contrat du 7 juin 2013,tandis que la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.) demande \u00e0 voir r\u00e9duire davantage le montant de la clause p\u00e9naleen application des dispositions de l&#039;article 1152, alin\u00e9a 2 du Code civil. La soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)critique le tribunal d\u2019avoir consid\u00e9r\u00e9 que l\u2019indemnit\u00e9 r\u00e9clam\u00e9e au titre de la clause p\u00e9nale \u00e9tait manifestement excessive et d\u2019avoir proc\u00e9d\u00e9 en application de l\u2019article 1152du Code civil \u00e0 la r\u00e9duction du montant contractuellement fix\u00e9 par les parties. La juridiction de premi\u00e8re instance aurait proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 un renversement de la charge de la preuve pour avoir retenu que la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.), victime de la violation, n\u2019a pas d\u00e9montr\u00e9 l\u2019existence d\u2019un pr\u00e9judice. Il appartiendrait au contraire \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)de rapporter la preuve du caract\u00e8re excessif de la clause p\u00e9nale, preuve qui laisserait d\u2019\u00eatre \u00e9tablie en l\u2019esp\u00e8ce. La soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)demande\u00e0la Cour de constater que l\u2019intim\u00e9e n\u2019a subi aucun dommage du fait de l\u2019engagementde ses deux salari\u00e9s,de sorte que la demande serait \u00e0 rejeter. Elle se pr\u00e9vaut encore d\u2019une ancienne doctrine et jurisprudence belge pour soutenir que le fait de r\u00e9clamerle paiement d\u2019une clause p\u00e9nale en l\u2019absence de tout pr\u00e9judice constituerait manifestement un abus de droit dans le chef du cr\u00e9ancier et devrait permettre au juge d\u2019\u00e9carter la clause p\u00e9nale, sinon de mod\u00e9rer le montant manifestement excessif de l\u2019indemnit\u00e9contractuelle \u00e0 un montant raisonnable. La jurisprudence de la Cour de cassation belge cit\u00e9e par l&#039;intim\u00e9e\u00e0 l\u2019appui de sa demande n\u2019est plus d\u2019actualit\u00e9 depuis l\u2019entr\u00e9e en vigueur de la loi belge du 23 novembre 1998 r\u00e9formant le r\u00e9gime de la clause p\u00e9nale.<\/p>\n<p>9 Les clauses p\u00e9nalesmanifestementexcessives rel\u00e8vent de l\u2019article 1152 alin\u00e9a 2 du Code civil. L\u2019indemnit\u00e9 contractuelle stipul\u00e9e \u00e0 la charge de la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.) a le caract\u00e8re d\u2019une clause p\u00e9nale et peut \u00eatre r\u00e9duite par le juge si elle pr\u00e9sente un caract\u00e8re manifestement excessif. Le caract\u00e8re de clause p\u00e9nale n\u2019est d\u2019ailleurs pas critiqu\u00e9par la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.). Lasanction contractuelle du manquement d\u2019une partie \u00e0 ses obligations s\u2019applique du seul fait de cette inex\u00e9cution. Par cons\u00e9quent, le cr\u00e9ancier victime de l\u2019inex\u00e9cution n\u2019a pas \u00e0 d\u00e9montrer l\u2019existence d\u2019un pr\u00e9judice(Cass. civ. 3 \u00e8me ,20 d\u00e9cembre 2006, n\u00b0 de pourvoi 05-20.065,Recueil Dalloz 2007, p.371). Il appartient au juge d\u2019appr\u00e9cier si la p\u00e9nalit\u00e9 pr\u00e9vue au contrat est manifestement excessive.Ce caract\u00e8re manifestement excessif ou non de la clause doit \u00eatre objectivement appr\u00e9ci\u00e9 ( Cass.com., 27 mars 1990: Bull.civ.1990, IV, n\u00b0 90). Le premier crit\u00e8re \u00e0 consid\u00e9rer est tir\u00e9 de la comparaison entre le montant de lapeine stipul\u00e9e et l\u2019importance du pr\u00e9judice effectivement subi par le cr\u00e9ancier. Le deuxi\u00e8me consiste \u00e0 examiner la situation respective des parties pour le cas o\u00f9 la clause p\u00e9nale devrait \u00eatre appliqu\u00e9e dans toute sa rigueur en vue de v\u00e9rifier si par sonapplication le cr\u00e9ancier ne tire pas un plus grand avantage de l\u2019inex\u00e9cution de l\u2019obligation qu\u2019il n\u2019en aurait tir\u00e9 de son ex\u00e9cution. Le troisi\u00e8me est l\u2019appr\u00e9ciation de la bonne foi du d\u00e9biteur ( Cour d\u2019appel, 10 f\u00e9vrier 2010, P. 35, p.153). La soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)soutientque la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)devrait \u00eatre priv\u00e9e du b\u00e9n\u00e9fice de la r\u00e9duction de la clause p\u00e9nale en raison du fait qu\u2019elle a volontairement,voirede mauvaise foi, failli \u00e0 son obligation de ne pas recruter des salari\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.). Il convient de rappeler qu\u2019au moment deleur recrutement par la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.),B.)etA.)ne faisaient plus partie du personnel de la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.).B.)avait m\u00eame \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 en septembre 2013 par une autre soci\u00e9t\u00e9avant d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.) suivant contrat de travaildu7octobre 2013. L\u2019intention malveillante dans le chef de la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)n\u2019est dans ces conditionspas \u00e9tablie. La soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)insiste ensuite sur la disproportion manifeste entre le pr\u00e9tendu pr\u00e9judice subi par la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)et le quantum de l\u2019indemnit\u00e9 conventionnelle. Elle soutientque la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.) n\u2019aurait pas rapport\u00e9 la preuve du pr\u00e9judicer\u00e9elsubi. En l\u2019absencede<\/p>\n<p>10 pr\u00e9judice,elledevrait \u00eatre exon\u00e9r\u00e9e totalement du paiement de la clause convenue. Elle ajoute encore que l\u2019appelante aurait omis de d\u00e9finir ce qu\u2019il faut entendre par le\u00abco\u00fbt salarial global\u00bbet que les tickets restaurants, frais du v\u00e9hicule, du carburant et du t\u00e9l\u00e9phone ne pourraient pas \u00eatre pris en compte,tel que le fait l\u2019appelante. Il importe de rappeler que comme la clause p\u00e9nale est un forfait, elle est due en l\u2019absence de toute preuve de pr\u00e9judice. Ce n\u2019est pas le pr\u00e9judice qui rend la peine exigible,mais l\u2019arriv\u00e9e des \u00e9v\u00e9nements pour lesquels elle est pr\u00e9vue, en l\u2019esp\u00e8ce le recrutement par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2\u2019.)de deux anciens salari\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.). La victime n\u2019a donc pas \u00e0 prouver l\u2019existence de son pr\u00e9judice pour obtenir le paiement de l\u2019indemnit\u00e9 convenue. La seule preuve du manquement sanctionn\u00e9 par la clause suffit. ( Jcl civil-art 1146-1155 Fas. 22 R\u00e9gime de la r\u00e9paration-modalit\u00e9s de r\u00e9parationR\u00e8gles particuli\u00e8res \u00e0 la responsabilit\u00e9 contractuelle-clause p\u00e9nale n\u00b0 65 \u00e9dition 2 juin 2014). Cependant, lorsque le d\u00e9biteur demande la r\u00e9vision de la clause p\u00e9nale en arguant de son caract\u00e8re manifestement excessif, le cr\u00e9ancier a int\u00e9r\u00eat \u00e0 combattre les arguments avanc\u00e9s par le d\u00e9biteur en \u00e9tablissant la r\u00e9alit\u00e9 et l\u2019\u00e9tendue de son pr\u00e9judice ( Cour d\u2019appel 10 novembre 2010, P. 35, p. 277). Le caract\u00e8re manifestement excessif ou non de la clause ne peut r\u00e9sulter que de la comparaison entre le pr\u00e9judice effectivement subi et le montant de l\u2019indemnit\u00e9 pr\u00e9vue. Le pr\u00e9judice r\u00e9el est le param\u00e8tre qu\u2019il faut consid\u00e9rer, puisque les juges ne peuvent, en fixant le montant de l\u2019indemnit\u00e9 r\u00e9sultant de l\u2019application d\u2019une clause p\u00e9nale manifestement excessive, allouer une somme inf\u00e9rieure au montant du dommage subi par le cr\u00e9ancier (Cass.com., 14 d\u00e9cembre 2010, n\u00b0 09-68.275: RTD civ.2011,p.122, obs.Fages). Quant au pr\u00e9judice r\u00e9el qu\u2019elle dit avoir subi du fait du recrutement deB.)et d\u2019A.)par la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.),l\u2019appelantefait \u00e9tat de l\u2019exp\u00e9rienceque ces salari\u00e9s avaient acquise au sein dela soci\u00e9t\u00e9,de leur parfaite connaissance des m\u00e9thodes de fonctionnement de la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)ainsi que de son savoir-faire, de sa liste de client\u00e8le et de la tarification appliqu\u00e9e.L\u2019appelante avance qu\u2019auregard de la grande exp\u00e9rienced\u2019A.), plusieurs clients de la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.) auraient r\u00e9sili\u00e9 leurscontrats de prestation de service avec cette soci\u00e9t\u00e9 et se seraient dirig\u00e9s vers la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.). Ce d\u00e9part de client\u00e8le aurait entra\u00een\u00e9 une perte du chiffre d\u2019affaires de plus de 100.000\u20ac.<\/p>\n<p>11 La Cour constatetout commela juridiction de premi\u00e8re instance que la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)n\u2019a pas \u00e9tabli \u00e0 suffisance le pr\u00e9judice r\u00e9el subi du fait de l\u2019inex\u00e9cution par la soci\u00e9t\u00e9SOC.2\u2019.)de son obligation de non-engagement. Le fait que les salari\u00e9s enquestion ont dispos\u00e9 d\u2019une certaine exp\u00e9rience dans le domaine dans lequel ils ont travaill\u00e9 au sein de la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)ne les distinguepas d\u2019autres personnes ayant les m\u00eames qualifications.La juridiction de premi\u00e8re instance a, \u00e0 juste titre relev\u00e9le fait que les contrats de travail des deux salari\u00e9s en questionavaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9sili\u00e9s \u00e0 l\u2019initiative de la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.), de sorte qu\u2019elle ne peut faire valoir un quelconque manque \u00e0 gagner ou de quelconquespertesli\u00e9sau d\u00e9part de ces salari\u00e9s.La Cour ne voit pas en quoi consisterait la perte subie par l\u2019employeur en raison du recrutement par une autre soci\u00e9t\u00e9 de deux anciens salari\u00e9s, qu\u2019il a lui- m\u00eame licenci\u00e9s. Il importe de constater que la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.)n\u2019a ni \u00e9tabli ni m\u00eame soutenu avoir investi d\u2019importants frais dans la formation de ces deux salari\u00e9s. Elle n\u2019a pas non plus prouv\u00e9 dans quelle mesure leur d\u00e9part aurait compromis la relation avec les clients dont ils avaient la charge, ni la perte de client\u00e8le all\u00e9gu\u00e9e au profit de l\u2019intim\u00e9e. L\u2019absence de pr\u00e9judicedans le chef du cr\u00e9ancier de l\u2019obligation permet d\u2019appr\u00e9cier le caract\u00e8re \u00abmanifestement excessif\u00bb de la clause au sens de l\u2019article 1152, alin\u00e9a 2 du Code civil. Or m\u00eame en l\u2019absence de pr\u00e9judicesubi par la victime, l\u2019article 1152 alin\u00e9a 2 n\u2019autorise pas le juge\u00e0supprimer, mais simplement\u00e0 mod\u00e9rer lapeine stipul\u00e9e.La clause p\u00e9nale est due d\u00e8s qu\u2019il y a inex\u00e9cution ou retard et que le d\u00e9biteur en est responsable. Au regard des d\u00e9veloppementsqui pr\u00e9c\u00e8dent quant au pr\u00e9judice r\u00e9el subi par la soci\u00e9t\u00e9SOC.1.), c\u2019est \u00e0 bon droit et par une motivation que la Cour adopte que la juridiction de premi\u00e8re instance a retenu le caract\u00e8re manifestement excessif de laclause p\u00e9naleet ramen\u00e9 celle- ci au montant de 5.000 \u20ac. C\u2019est encore \u00e0 juste titre que le tribunal a rejet\u00e9 la demande des parties en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Tant l\u2019appel principal que l\u2019appel incident sont d\u00e8s lors \u00e0 rejeter. Les demandes respectives des parties en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel sont \u00e0 rejeter, aucune d\u2019ellesn\u2019ayant \u00e9tabli l\u2019iniquit\u00e9 requise par cet article.<\/p>\n<p>12 PAR CES MOTIFS la Cour d\u2019appel, quatri\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, statuant contradictoirement et sur le rapport de magistrat de la mise en \u00e9tat, re\u00e7oit les appels principal et incident, les dits non fond\u00e9s, confirmele jugement entrepris, dit non fond\u00e9es les demandes en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure, fait masse des frais et d\u00e9pens et les imposepour moiti\u00e9 \u00e0 charge de chaque partie, avec distraction au profit de Ma\u00eetres Julien Boeckler et Pol Steinh\u00e4user, avocats concluants, sur leurs affirmations de droit.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-4\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-4\/20241111-012544\/20161012-ca4-42003a-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 Arr\u00eat N\u00b0149\/16 IV-COM Arr\u00eat commercial Audience publique dudouze octobredeux milleseize Num\u00e9ro42003du r\u00f4le. Composition : Roger LINDEN, pr\u00e9sident de chambre; Marianne HARLES, premi\u00e8re conseill\u00e8re; Elisabeth WEYRICH,conseill\u00e8re; Eric VILVENS, greffier assum\u00e9. 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