{"id":836057,"date":"2026-05-05T00:18:52","date_gmt":"2026-05-04T22:18:52","guid":{"rendered":"https:\/\/kohenavocats.com\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-15-juin-2016\/"},"modified":"2026-05-05T00:18:57","modified_gmt":"2026-05-04T22:18:57","slug":"cour-superieure-de-justice-15-juin-2016","status":"publish","type":"kji_decision","link":"https:\/\/kohenavocats.com\/zh-hans\/jurisprudences\/cour-superieure-de-justice-15-juin-2016\/","title":{"rendered":"Cour sup\u00e9rieure de justice, 15 juin 2016"},"content":{"rendered":"<div class=\"kji-decision\">\n<div class=\"kji-full-text\">\n<p>1<\/p>\n<p>Arr\u00eat N\u00b0 113\/16 IV -COM<\/p>\n<p>Audience publique du quinze juin deux mille seize Num\u00e9ro 36177 du r\u00f4le<\/p>\n<p>Composition :<\/p>\n<p>Roger LINDEN, pr\u00e9sident de chambre; Elisabeth WEYRICH, conseill\u00e8re; Rita BIEL, conseill\u00e8re; Eric VILVENS, greffier assum\u00e9.<\/p>\n<p>E n t r e :<\/p>\n<p>1) la soci\u00e9t\u00e9 par action simplifi\u00e9e de droit fran\u00e7ais SOC.1.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 F-(&#8230;), agissant en sa qualit\u00e9 de gestionnaire des fonds Communs de Placement des soci\u00e9t\u00e9s SOC.5A.) &quot;C&quot;, SOC.5B.) 2 &quot;C&quot;, SOC.5B.) 3 &quot;C&quot;, SOC.7.) &quot;C&quot;, SOC.8.) &quot;C&quot;, SOC.9.) &quot;C&quot;, SOC.10.) &quot;C&quot;, SOC.11.) &quot;C&quot;, repr\u00e9sent\u00e9e par son Pr\u00e9sident actuellement en fonctions, immatricul\u00e9e au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Paris sous le num\u00e9ro (\u2026),<\/p>\n<p>2) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme de droit fran\u00e7ais SOC.13.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 F-(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, immatricul\u00e9e au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s de Paris sous le num\u00e9ro (\u2026),<\/p>\n<p>sub 1) et 2) appelant es aux termes d\u2019un exploit de l\u2019huissier de justice Patrick Kurdyban de Luxembourg du 14 mai 2010,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Pierre Reuter, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>e t<\/p>\n<p>1) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.2A.), \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, immatricul\u00e9e au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>2) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.2B.) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, immatricul\u00e9e au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>3) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.2C.) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, immatricul\u00e9e au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>4) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.2D.) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 CH-(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, immatricul\u00e9e au Registre de Commerce de B\u00e2le et Zurich sous le num\u00e9ro CH-(\u2026),<\/p>\n<p>sub 1) \u2013 4) intim\u00e9es aux fins du pr\u00e9dit exploit Kurdyban,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Marc Kerger, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>5) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.3.) , \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L-(\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par son conseil d\u2019administration actuellement en fonctions, immatricul\u00e9e au Registre de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins du pr\u00e9dit exploit Kurdyban,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Marc Kleyr, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg,<\/p>\n<p>6) la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, d\u00e9clar\u00e9e en \u00e9tat de liquidation judiciaire par jugement du 2 avril 2009, \u00e9tablie et ayant son si\u00e8ge social \u00e0 L- (\u2026), repr\u00e9sent\u00e9e par ses liquidateurs Ma\u00eetre Alain Rukavina, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 L- 2016 Luxembourg, 10A, Boulevard de la Foire et Monsieur Paul Laplume, r\u00e9viseur d&#039;entreprise, demeurant \u00e0 L- 6113 Junglinster, 42 rue des Cerises, enregistr\u00e9e au Registr e de Commerce et des Soci\u00e9t\u00e9s sous le num\u00e9ro B (\u2026),<\/p>\n<p>intim\u00e9e aux fins du pr\u00e9dit exploit Kurdyban,<\/p>\n<p>comparant par Ma\u00eetre Alain Rukavina, avocat \u00e0 la Cour, demeurant \u00e0 Luxembourg.<\/p>\n<p>LA COUR D&#039;APPEL<\/p>\n<p>Par exploits d\u2019huissier de justice des 24 mars et 3 avril 2009, la soci\u00e9t\u00e9 par actions simplifi\u00e9e SOC.1.) , agissant \u00e8s qualit\u00e9 de gestionnaire des fonds communs de placement SOC.5A.) \u00abC\u00bb, SOC.5B.) 2 \u00abC\u00bb, SOC.5B.) 3 \u00abC\u00bb, SOC.7.) \u00abC\u00bb, SOC.12.) \u00abC\u00bb, SOC.8.) \u00abC\u00bb, SOC.9.) \u00abC\u00bb, SOC.10.) \u00abC\u00bb et SOC.11.) \u00abC\u00bb ( ci- apr\u00e8s \u00ab les FCP \u00bb), a fait donner assignation aux soci\u00e9t\u00e9s anonymes 1) SOC.2A.), 2) SOC.2B.), 3) SOC.2C.), 4) SOC.2D.) , ( ci-apr\u00e8s \u00ab les soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.) \u00bb) et 5) la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.3.) \u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, pour entendre condamner les d\u00e9fenderesses solidairement, sinon in solidum, sinon chacune pour sa part, \u00e0 lui payer la somme de 21.024.548,38 euros, avec les int\u00e9r\u00eats l\u00e9gaux \u00e0 partir du 11 d\u00e9cembre 2008, \u00e0 titre de r\u00e9paration du pr\u00e9judice principal et la somme de 5.000.000 euros \u00e0 titre de r\u00e9paration du pr\u00e9judice compl\u00e9mentaire. La demanderesse a requis l\u2019allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure de 50.000 euros et l\u2019ex\u00e9cution provisoire du jugement nonobstant toute voie de recours et sans caution.<\/p>\n<p>La demanderesse a expliqu\u00e9 que les FCP ont chacun \u00e9t\u00e9 scind\u00e9s en deux nouveaux fonds, d\u2019une part, les fonds dits \u00abL\u00bb recueillant les actifs liquides et, d\u2019autre part, les fonds \u00abC\u00bb recueillant les actifs non liquides de l\u2019ancien fonds, soit les parts de S OC.4.).<\/p>\n<p>Du 20 mars au 30 d\u00e9cembre 2008, le fonds SOC.5A.) aurait souscrit et fait racheter des parts du fonds SOC.4.) SICAV-American Selection, de sorte \u00e0 d\u00e9tenir 1.524,328 parts repr\u00e9sentant la valeur de 2.147.412,31 euros sur base de la derni\u00e8re valeur nette d\u2019inventaire calcul\u00e9e le 17 novembre 2008.<\/p>\n<p>Du 31 mars au 27 octobre 2008, le fonds SOC.5B.) 2 aurait souscrit et fait racheter des parts du fonds SOC.4.) SICAV-American Selection, de sorte \u00e0 d\u00e9tenir 3.468,344 parts correspondant \u00e0 une valeur totale de 4.885.669,84 euros sur base de la derni\u00e8re valeur nette d\u2019inventaire calcul\u00e9e le 17 novembre 2008.<\/p>\n<p>Du 31 mars au 27 octobre 2008, le fonds SOC.5B.) 3 aurait souscrit et fait racheter des parts du fonds SOC.4.) SICAV-American Selection, de sorte \u00e0 d\u00e9tenir 4.176,366 parts d\u2019une valeur de 5.883.497,37 euros sur base de la derni\u00e8re valeur nette d\u2019inventaire calcul\u00e9e le 17 novembre 2008.<\/p>\n<p>Du 31 mars 2004 au 26 mai 2008, le fonds SOC.7.) aurait souscrit et fait racheter des parts du fonds SOC.4.) SICAV- American Selection, de sorte \u00e0 d\u00e9tenir 1.718 parts correspondant \u00e0 une valeur totale de 2.420.425,78 euros sur base de la derni\u00e8re valeur nette d\u2019inventaire calcul\u00e9e le 17 novembre 2008.<\/p>\n<p>Du 30 septembre 2004 au 18 mai 2006, le fonds SOC.12.) aurait souscrit des parts du fonds SOC.4.) SICAV-American Selection, de sorte \u00e0 d\u00e9tenir 1.090,797 parts repr\u00e9sentant une valeur totale de 1.536.671 euros sur base de la derni\u00e8re valeur nette d\u2019inventaire calcul\u00e9e le 17 novembre 2008.<\/p>\n<p>Le 25 avril 2008, le fonds SOC.8.) aurait souscrit 152 parts du fonds SOC.4.) SICAV-American Selection correspondant \u00e0 une valeur totale de 214.131,52 euros sur base de la derni\u00e8re valeur nette d\u2019inventaire calcul\u00e9e le 17 novembre 2008.<\/p>\n<p>Le 19 f\u00e9vrier 2009 et le 18 juillet 2009, le fonds SOC.9. ) aurait souscrit 682,832 et 331,8 parts du fonds SOC.4.) SICAV- American Selection, de sorte \u00e0 d\u00e9tenir 1.014,632 parts repr\u00e9sentant une valeur totale de 1.429.372,98 euros sur base de la derni\u00e8re valeur nette d\u2019inventaire calcul\u00e9e le 17 novembre 2008.<\/p>\n<p>Le 25 avril 2008, le fonds SOC.10.) aurait souscrit 265 parts du fonds SOC.4.) SICAV-American Selection repr\u00e9sentant une valeur totale de 373.321,40 sur base de la derni\u00e8re valeur nette d\u2019inventaire calcul\u00e9e le 17 novembre 2008.<\/p>\n<p>Le 18 avril 2008, le fonds SOC.11.) aurait souscrit 2.260,840 parts et le 26 mai 2008 il a fait racheter 746 parts du fonds SOC.4.) SICAV- American Selection, de sorte \u00e0 d\u00e9tenir 1.514,84 parts, repr\u00e9sentant une valeur de 2.134.046 euros sur base de la derni\u00e8re valeur nette d\u2019inventaire calcul\u00e9e le 17 novembre 2008.<\/p>\n<p>La demanderesse SOC.1.) a expliqu\u00e9 que les parts \u00e9taient d\u00e9tenues par l\u2019interm\u00e9diaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) ( ci-apr\u00e8s \u00ab la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) \u00bb) qui appara\u00eetrait comme actionnaire dans le registre des actionnaires de la SICAV SOC.4.) pour le compte exclusif des pr\u00e9dits fonds. La valeur de ces parts serait tomb\u00e9e \u00e0 z\u00e9ro, les actifs de la SICAV SOC.4.) ayant \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s \u00e0 une entit\u00e9 contr\u00f4l\u00e9e par X.) dont la fraude a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e le 12 d\u00e9cembre 2008.<\/p>\n<p>A la base de sa demande, la demanderesse a invoqu\u00e9 la responsabilit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2A.) en sa qualit\u00e9 de d\u00e9positaire du fonds. Elle s\u2019est bas\u00e9e sur l\u2019article 7 de la directive 85\/611 du conseil<\/p>\n<p>du 20 d\u00e9cembre 1985 portant coordination des dispositions l\u00e9gislatives, r\u00e9glementaires et administratives concernant certains organismes de placement collectif en valeurs mobili\u00e8res ( ci-apr\u00e8s \u00ab la directive 85\/611 \u00bb), ainsi que sur l\u2019article 34 de la loi du 20 d\u00e9cembre 2002 concernant les organismes de placement collectif (ci-apr\u00e8s \u00ab la loi de 2002 \u00bb) et sur l\u2019article 7 du prospectus. Elle a estim\u00e9 qu\u2019en vertu de l\u2019article 36 de la loi de 2002, elle dispose d\u2019une action directe contre la banque d\u00e9positaire<\/p>\n<p>La demanderesse a recherch\u00e9 la responsabilit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2B.) en sa qualit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9 de gestion du fonds sur base des articles 84, 85 et 86 de la loi de 2002.<\/p>\n<p>Elle a recherch\u00e9 la responsabilit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2C.) en sa qualit\u00e9 de gestionnaire comptable et administratif du fonds, respectivement d\u2019administration centrale et de domiciliation sur base de l\u2019article 8 du prospectus de mars 2007.<\/p>\n<p>Elle a recherch\u00e9 la responsabilit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2D.) en sa qualit\u00e9 de promoteur du fonds sur base de la circulaire IML 91\/75 de la CSSF et du prospectus.<\/p>\n<p>La demanderesse a recherch\u00e9 la responsabilit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.), prise en sa qualit\u00e9 de r\u00e9viseur d\u2019entreprise de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV sur base des articles 110(5), 113 de la loi de 2002, la circulaire CSSF 02\/81 du 6 d\u00e9cembre 2002, ainsi que sur les articles 1382 et 1383 du Code civil.<\/p>\n<p>La requ\u00e9rante a expos\u00e9 qu\u2019outre la perte de la valeur des titres, les fautes commises par les d\u00e9fenderesses et la d\u00e9faillance de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV lui ont caus\u00e9 un pr\u00e9judice compl\u00e9mentaire dans le cadre de son activit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9 de gestion.<\/p>\n<p>Par exploit d\u2019huissier de justice du 28 octobre 2009, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) a donn\u00e9 assignation en intervention \u00e0 1) la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement \u00e0 capital variable SOC.4.) SICAV, repr\u00e9sent\u00e9e par ses liquidateurs judiciaires Ma\u00eetre Alain RUKAVINA et Monsieur Paul LAPLUME, 2) Ma\u00eetre Alain RUKAVINA et 3) Monsieur Paul LAPLUME, les d\u00e9fendeurs sub 2) et 3) pris en leur qualit\u00e9 de liquidateurs de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement \u00e0 capital variable SOC.4.) SICAV et de repr\u00e9sentants des investisseurs et des cr\u00e9anciers de cette liquidation, \u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, afin de les voir condamner \u00e0 intervenir dans l\u2019instance introduite par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) et pour leur voir d\u00e9clarer commun le jugement.<\/p>\n<p>Par exploit d\u2019huissier de justice du 6 novembre 2009, les soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.) ont donn\u00e9 assignation en intervention \u00e0 1) la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement \u00e0 capital variable SOC.4.) SICAV, repr\u00e9sent\u00e9e par ses liquidateurs judiciaires, 2) Ma\u00eetre Alain RUKAVINA et 3) Monsieur Paul LAPLUME, les d\u00e9fendeurs sub 2) et 3) pris en leur qualit\u00e9 de liquidateurs de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, \u00e0 compara\u00eetre devant le tribunal d\u2019arrondissement de Luxembourg, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, pour leur entendre d\u00e9clarer commun le jugement \u00e0 intervenir.<\/p>\n<p>Par requ\u00eate du 25 novembre 2009, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) a d\u00e9clar\u00e9 intervenir volontairement dans l\u2019instance pour voir dire qu\u2019elle n\u2019est pas actionnaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV pour les titres inscrits \u00e0 son nom sur le registre des actionnaires nominatifs de cette soci\u00e9t\u00e9. Elle ne serait qu\u2019un interm\u00e9diaire financier et exercerait les fonctions de teneur de compte conservateur conform\u00e9ment \u00e0 la l\u00e9gislation fran\u00e7aise. A titre subsidiaire, si le tribunal devait d\u00e9cider qu\u2019elle \u00e9tait actionnaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV et\/ou avait seule qualit\u00e9 pour agir, elle a demand\u00e9 acte qu\u2019elle reprenait l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des demandes formul\u00e9es par les demanderesses au principal.<\/p>\n<p>Les parties SOC.2.) ont invoqu\u00e9 l\u2019incomp\u00e9tence ratione valoris du tribunal \u00e0 conna\u00eetre de la demande en ce qui concerne le dommage compl\u00e9mentaire, le montant de ce dommage ayant \u00e9t\u00e9 artificiellement gonfl\u00e9 pour rentrer dans le taux de comp\u00e9tence du tribunal.<\/p>\n<p>La d\u00e9fenderesse SOC.3.) a soulev\u00e9 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande au motif que les neuf fonds ne peuvent demander ensemble, sans division, r\u00e9paration \u00ab globale \u00bb pour les pr\u00e9judices all\u00e9gu\u00e9s.<\/p>\n<p>Toutes les d\u00e9fenderesses ont soulev\u00e9 l\u2019irrecevabilit\u00e9 des demandes au motif que les FCP ne sont pas actionnaires de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV. Elles ont contest\u00e9 en outre, m\u00eame \u00e0 leur voir reconna\u00eetre cette qualit\u00e9, qu\u2019ils aient le droit d\u2019agir contre la SICAV pour les pr\u00e9judices all\u00e9gu\u00e9s, ces pr\u00e9judices se confondant avec le pr\u00e9judice subi par la SICAV qui aurait seule qualit\u00e9 \u00e0 agir.<\/p>\n<p>Le jugement du 4 mars 2010 Les premiers juges ont constat\u00e9 que les parties ont requis un jugement s\u00e9par\u00e9 sur la question de la recevabilit\u00e9 de la demande. Ceci a amen\u00e9 le tribunal \u00e0 ne pas analyser le moyen tenant de la<\/p>\n<p>qualit\u00e9 d\u2019actionnaires des FCP, au motif que cette question rel\u00e8ve du fond du droit.<\/p>\n<p>Le tribunal s\u2019est d\u00e9clar\u00e9 comp\u00e9tent ratione valoris \u00e0 conna\u00eetre de la demande.<\/p>\n<p>Il a d\u00e9clar\u00e9 irrecevable l\u2019intervention volontaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.), retenant qu\u2019elle aurait d\u00fb \u00eatre formul\u00e9e par voie d\u2019assignation et non pas par voie de requ\u00eate.<\/p>\n<p>Il a rejet\u00e9 le moyen de la partie SOC.3.) relatif \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande pour absence de division.<\/p>\n<p>Il a d\u00e9clar\u00e9 irrecevable la demande en indemnisation du dommage compl\u00e9mentaire pr\u00e9tendument caus\u00e9 \u00e0 la demanderesse au titre de son activit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9 de gestion de portefeuille. Selon le tribunal, le dommage all\u00e9gu\u00e9 de ce chef a \u00e9t\u00e9 r\u00e9clam\u00e9 par la demanderesse \u00e0 titre personnel et non pas en sa qualit\u00e9 de gestionnaire des diff\u00e9rents fonds. Or elle aurait introduit l\u2019action en justice uniquement en sa qualit\u00e9 de gestionnaire des neuf fonds communs de placement. La demande relative au pr\u00e9judice subi \u00e0 titre personnel a partant \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.<\/p>\n<p>Le tribunal a ensuite analys\u00e9 le moyen de l\u2019absence de qualit\u00e9 \u00e0 agir de la demanderesse d\u00e9duit de ce que l\u2019action qu\u2019elle a introduite appartient \u00e0 la seule soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV.<\/p>\n<p>Le tribunal a constat\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e en \u00e9tat de liquidation par un jugement du 2 avril 2009, jugement qui a retenu que les liquidateurs repr\u00e9sentent dor\u00e9navant tant la soci\u00e9t\u00e9 dissoute que ses investisseurs et ses cr\u00e9anciers. A la date de la signification de l\u2019assignation aux soci\u00e9t\u00e9s autres que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2D.), la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV n\u2019aurait pas encore \u00e9t\u00e9 en \u00e9tat de liquidation. A la date de l\u2019assignation \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2D.), la liquidation de cette soci\u00e9t\u00e9 aurait \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e. Le tribunal en a d\u00e9duit que les demandes autres que celle dirig\u00e9e contre la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2D.) ont \u00e9t\u00e9 introduites \u00e0 une date o\u00f9 l\u2019investisseur n\u2019\u00e9tait pas encore dessaisi de son action. Il a partant \u00e9cart\u00e9 le moyen d\u2019irrecevabilit\u00e9 d\u00e9duit de l\u2019\u00e9tat de liquidation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV.<\/p>\n<p>Le tribunal a ensuite analys\u00e9 si en sa qualit\u00e9 de pr\u00e9tendu actionnaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, la demanderesse au principal \u00e9tait en droit d\u2019agir en r\u00e9paration du pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9 dans l\u2019assignation.<\/p>\n<p>Concernant la responsabilit\u00e9 du d\u00e9positaire et l\u2019existence d\u2019une action directe des actionnaires contre le d\u00e9positaire, bas\u00e9e sur l\u2019article 36 de la loi de 2002, les premiers juges ont constat\u00e9, apr\u00e8s avoir effectu\u00e9 une comparaison entre les normes pr\u00e9vues par la directive pour les fonds communs de placement et celles pr\u00e9vues pour les soci\u00e9t\u00e9s d\u2019investissement, que l\u2019article 16 de la directive 85\/611, dont l\u2019article 36 est la transposition en droit national, renvoie au droit national de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement. L\u2019article 36 de la loi de 2002 reprendrait cette r\u00e9f\u00e9rence au droit national. L\u2019article 36 de la loi de 2002 serait conforme \u00e0 l\u2019article 16 de la directive 85\/611. Ni le texte communautaire ni le texte national ne pr\u00e9voiraient l\u2019existence d\u2019une action directe de l\u2019investisseur contre le d\u00e9positaire.<\/p>\n<p>Les premiers juges ont ajout\u00e9 qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas possible de retenir l\u2019existence d\u2019une telle action m\u00eame dans le cadre d\u2019une \u00ab interpr\u00e9tation jurisprudentielle audacieuse \u00bb, puisque les conditions d\u2019existence d\u2019une telle action ne seraient pas r\u00e9unies, la demanderesse n\u2019ayant pas qualit\u00e9 de cr\u00e9anci\u00e8re de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019existence d\u2019une action de droit commun de l\u2019actionnaire \u00e0 l\u2019encontre des tiers responsables, dont le d\u00e9positaire, le tribunal s\u2019est r\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 une d\u00e9cision de principe du 10 ao\u00fbt 1891 (Pas. 3, page 537) pour dire que si les actionnaires ont \u00e9prouv\u00e9 un dommage ut universi, c\u2019est \u00e0 la collectivit\u00e9 des actionnaires qu\u2019il appartient d\u2019en demander r\u00e9paration. Dans ce cas, l\u2019action serait refus\u00e9e \u00e0 l\u2019actionnaire individuel. Si au contraire le pr\u00e9judice ne frappe qu\u2019un ou plusieurs actionnaires, ils seraient en droit d\u2019agir individuellement. Les premiers juges ont analys\u00e9 la nature de la r\u00e9paration r\u00e9clam\u00e9e par la demanderesse pour dire que le dommage li\u00e9 \u00e0 la perte de valeur des parts dont elle se pr\u00e9vaut se confond avec celui de la soci\u00e9t\u00e9. Ils en ont d\u00e9duit que la demanderesse n\u2019a pas \u00e9tabli l\u2019existence d\u2019un pr\u00e9judice personnel, propre, distinct de celui de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, lui ouvrant droit \u00e0 une action individuelle.<\/p>\n<p>Les demandes en intervention ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9es sans objet.<\/p>\n<p>Les premiers juges ont rejet\u00e9 la demande en octroi de dommages et int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire formul\u00e9e par la partie SOC.3.).<\/p>\n<p>L\u2019instance d\u2019appel<\/p>\n<p>Par exploit d\u2019huissier de justice du 14 mai 2010, les soci\u00e9t\u00e9s SOC.1.) et SOC.13.) ont relev\u00e9 appel de ce jugement.<\/p>\n<p>Les arguments des appelantes.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) a soutenu que c\u2019est \u00e0 tort que sa demande en intervention volontaire formul\u00e9e par voie de requ\u00eate a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.<\/p>\n<p>Selon l\u2019appelante SOC.1.), c\u2019est \u00e0 tort que les premiers juges ont d\u00e9cid\u00e9 que le moyen relatif au droit d\u2019agir de l\u2019actionnaire constitue une question de recevabilit\u00e9 de la demande. Cette question rel\u00e8verait du fond du droit, \u00e0 l\u2019instar de celle relative \u00e0 sa qualit\u00e9 d\u2019actionnaire.<\/p>\n<p>Elle a critiqu\u00e9 les premiers juges pour lui avoir d\u00e9ni\u00e9, en sa qualit\u00e9 d\u2019actionnaire de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement, l\u2019exercice d\u2019une action personnelle contre l\u2019intim\u00e9e SOC.2A.) . L\u2019existence d\u2019une telle action d\u00e9coulerait de l\u2019article 36 de la loi de 2002.<\/p>\n<p>Concernant l\u2019article 36 de la loi de 2002, les appelantes ont estim\u00e9 que c\u2019est \u00e0 tort que les premiers juges ont d\u00e9duit de la comparaison des dispositions applicables respectivement aux fonds communs de placement et aux soci\u00e9t\u00e9s d\u2019investissement que dans le second cas, les actionnaires ne disposent pas d\u2019une action personnelle. Elles ont soutenu que dans les deux cas, le rapport juridique entre l\u2019investisseur et l\u2019organisme de placement collectif s\u2019analyse en un mandat, de sorte que dans les deux cas, le mandataire doit r\u00e9pondre de ses agissements envers son mandant, \u00e0 savoir l\u2019investisseur. La modification apport\u00e9e par la loi du 17 d\u00e9cembre 2010 \u00e0 la loi de 2002 confirmerait l\u2019attribution d\u2019une action personnelle \u00e0 l\u2019actionnaire de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement. Cette action serait soumise \u00e0 un r\u00e9gime autonome se distinguant du r\u00e9gime de responsabilit\u00e9 de droit commun, de sorte que ce serait \u00e0 tort que les premiers juges ont recherch\u00e9 dans le droit commun de l\u2019action directe les conditions d\u2019existence de son action. La logique de la directive 85\/611 et de sa transposition en droit national par la loi de 2002 imposerait de reconna\u00eetre \u00e0 l\u2019investisseur le droit de mettre en cause la responsabilit\u00e9 de la banque d\u00e9positaire. Faute de lui reconna\u00eetre ce droit, on priverait l\u2019investisseur de la protection recherch\u00e9e par la directive 85\/611. Les appelantes ont ajout\u00e9 que le renvoi \u00e0 l\u2019article 36 de la loi de 2002 n\u2019exclut pas l\u2019existence d\u2019un r\u00e9gime de responsabilit\u00e9 autonome accord\u00e9 \u00e0 l\u2019investisseur. Le renvoi \u00e0 la loi nationale pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 36 de la loi de 2002 devrait se comprendre comme un renvoi aux m\u00e9canismes juridiques habituels du droit<\/p>\n<p>luxembourgeois, mais ne saurait avoir pour effet de faire abstraction du principe de responsabilit\u00e9 imm\u00e9diate de la banque d\u00e9positaire envers l\u2019actionnaire. Ce renvoi ne devrait pas non plus s\u2019entendre comme renvoi aux r\u00e8gles applicables \u00e0 la responsabilit\u00e9 des mandataires d\u2019une soci\u00e9t\u00e9, ces r\u00e8gles touchant aux relations internes de la soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 la diff\u00e9rence du cas d\u2019esp\u00e8ce relatif aux relations avec les cocontractants de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement. Les appelantes ont contest\u00e9 l\u2019utilisation de la qualification d\u2019ut singuli de l\u2019action de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) au motif qu\u2019elle n\u2019a jamais soutenu agir au nom ou pour le compte de la soci\u00e9t\u00e9, mais qu\u2019elle a toujours agi dans son propre int\u00e9r\u00eat et en son seul nom.<\/p>\n<p>En cours de proc\u00e9dure et \u00e0 titre subsidiaire, les appelantes ont invoqu\u00e9 l\u2019article 4 du contrat conclu entre la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2A.) et la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV. Au point a) de cet article, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2A.) se serait volontairement soumise aux r\u00e8gles de responsabilit\u00e9 applicables aux fonds communs de placement de sorte \u00e0 consentir un droit d\u2019agir direct \u00e0 l\u2019actionnaire. Par ailleurs, l\u2019article 4 b) du contrat de d\u00e9p\u00f4t pr\u00e9voirait un r\u00e9gime de responsabilit\u00e9 autonome, distinct du droit commun, ouvrant un droit d\u2019action direct et sans condition en faveur de l\u2019actionnaire.<\/p>\n<p>Finalement les appelantes ont soutenu que les relations de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.), sinon de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) avec la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2A.), prise en sa qualit\u00e9 de d\u00e9positaire, s\u2019analysent en un mandat de sorte qu\u2019elles disposent d\u2019un droit d\u2019agir contre la banque en sa qualit\u00e9 de mandant.<\/p>\n<p>A titre encore plus subsidiaire, les appelantes se sont fond\u00e9es sur la responsabilit\u00e9 de droit commun des intim\u00e9es. En leur qualit\u00e9 d\u2019actionnaire, elles seraient recevables \u00e0 agir sur le terrain d\u00e9lictuel de droit commun contre les tiers ayant trait\u00e9 avec la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, dont la banque d\u00e9positaire. S\u2019agissant de rapports externes \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, l\u2019actionnaire devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme tiers et conserver son action propre. Les appelantes ont expos\u00e9 agir sur base de leur pr\u00e9judice personnel et direct, r\u00e9sultant de la violation par les cocontractants de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV de leurs obligations contractuelles.<\/p>\n<p>A titre subsidiaire, les appelantes ont demand\u00e9 \u00e0 se voir indemniser de la perte d\u2019une chance dans son chef d\u2019\u00e9viter le pr\u00e9judice qui leur serait accru du fait des agissements des d\u00e9fenderesses.<\/p>\n<p>Les arguments de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV.<\/p>\n<p>Cette partie a relev\u00e9 que l\u2019acte d\u2019appel n\u2019a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 qu\u2019\u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, repr\u00e9sent\u00e9e par ses liquidateurs, mais qu\u2019il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 aux liquidateurs pris personnellement, tels qu\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 assign\u00e9s en premi\u00e8re instance.<\/p>\n<p>En outre, dans l\u2019acte d\u2019appel, l\u2019appelante SOC.1.) aurait demand\u00e9 que \u00ab l\u2019ensemble des parties d\u00e9fenderesses \u00bb soient condamn\u00e9es sur base des articles 1382 et 1383 du Code civil, bien qu\u2019en premi\u00e8re instance, aucune telle demande n\u2019ait \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e contre la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV et ses liquidateurs. Cette demande constituerait une demande nouvelle, prohib\u00e9e en instance d\u2019appel. Il en irait de m\u00eame de la demande en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Au dernier \u00e9tat de ses conclusions, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV a demand\u00e9 acte que l\u2019appelante SOC.1.) a fait \u00e9crire dans ses conclusions que la demande en condamnation n\u2019\u00e9tait pas dirig\u00e9e contre la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV s\u2019est rapport\u00e9e \u00e0 prudence de justice quant \u00e0 savoir si la qualit\u00e9 d\u2019actionnaires des FCP rel\u00e8ve de la recevabilit\u00e9 de la demande ou du fond.<\/p>\n<p>Elle a estim\u00e9 que c\u2019est \u00e0 bon droit que les premiers juges ont d\u00e9clar\u00e9 irrecevable la demande en intervention volontaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.).<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019existence d\u2019un droit d\u2019action individuel de l\u2019appelante SOC.1.) contre les cocontractants de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, elle a soutenu que c\u2019est \u00e0 bon droit que les premiers juges ont d\u00e9ni\u00e9 l\u2019existence d\u2019une telle action \u00e0 cette partie. Les liquidateurs de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV auraient introduit une demande portant sur le m\u00eame objet contre les soci\u00e9t\u00e9s intim\u00e9es. Par l\u2019effet du jugement de liquidation, seuls les liquidateurs seraient en droit d\u2019introduire une action en justice au profit de la soci\u00e9t\u00e9, de ses investisseurs et de ses cr\u00e9anciers, que ce soit contre les mandataires sociaux de la soci\u00e9t\u00e9 ou contre des tiers ayant contract\u00e9 avec elle. Les cr\u00e9anciers de la soci\u00e9t\u00e9 et ses actionnaires n\u2019auraient pouvoir d\u2019introduire une action que pour autant qu\u2019elle porte sur un pr\u00e9judice qui leur est personnel et qui est distinct du pr\u00e9judice social.<\/p>\n<p>A titre subsidiaire, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV a demand\u00e9 \u00e0 voir surseoir \u00e0 statuer \u00e0 la question de la recevabilit\u00e9 de la demande de l\u2019appelante SOC.1.) en attendant que l\u2019affaire qu\u2019elle a introduite ait \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e. Plus subsidiairement, elle a demand\u00e9 qu\u2019en cas de r\u00e9formation, le fond du litige soit renvoy\u00e9 devant les premiers juges<\/p>\n<p>pour qu\u2019ils sursoient \u00e0 statuer en attendant que l\u2019affaire qu\u2019elle a introduite soit jug\u00e9e. Plus subsidiairement, elle a demand\u00e9 \u00e0 voir surseoir \u00e0 statuer sur le fond en attendant de conna\u00eetre le sort r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 l\u2019affaire qu\u2019elle a introduite.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV a qualifi\u00e9 de nouvelle, prohib\u00e9e en instance d\u2019appel, la demande des appelantes bas\u00e9e sur l\u2019article 4 du contrat de d\u00e9positaire. Quant au fond, elle a affirm\u00e9 que la r\u00e9f\u00e9rence faite dans le contrat de d\u00e9p\u00f4t aux articles de la loi de 2002 relatifs aux fonds communs de placement constitue une erreur mat\u00e9rielle. A titre subsidiaire, elle a contest\u00e9 que les conditions de l\u2019action individuelle pr\u00e9vue auxdits articles soient r\u00e9unies.<\/p>\n<p>Les arguments des soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.) .<\/p>\n<p>Elles ont demand\u00e9 la confirmation du jugement en ce que le tribunal a d\u00e9clar\u00e9 irrecevable la demande en intervention volontaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) .<\/p>\n<p>Les soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.) ont soutenu que c\u2019est \u00e0 tort que les premiers juges n\u2019ont pas analys\u00e9 la question de la qualit\u00e9 d\u2019actionnaires des FCP au motif que cette question rel\u00e8ve du fond du droit. Suivant ces parties, cette question a trait \u00e0 la recevabilit\u00e9 de la demande puisqu\u2019elle a trait \u00e0 la qualit\u00e9 requise de l\u2019appelante SOC.1.) \u00e0 agir contre les intim\u00e9es. Les soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.) ont ensuite d\u00e9velopp\u00e9 leurs moyens tendant \u00e0 prouver que les FCP n\u2019ont pas la qualit\u00e9 d\u2019actionnaires de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, ces fonds n\u2019\u00e9tant pas inscrits en tant que tels dans le registre des actionnaires nominatifs de la soci\u00e9t\u00e9. L\u2019inscription des actions au nom de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) dans le registre des actions nominatives ne mentionnerait pas qu\u2019elle ait \u00e9t\u00e9 faite pour leur compte. Les attestations vers\u00e9es par les appelantes ne sauraient \u00e9tablir la qualit\u00e9 d\u2019actionnaires des FCP. Les appelantes ne sauraient se pr\u00e9valoir des dispositions de la loi du 1 er ao\u00fbt 2001 sur la circulation des valeurs mobili\u00e8res qui ne serait pas applicable aux faits de l\u2019esp\u00e8ce et qui ne saurait en tout \u00e9tat de cause fonder la qualit\u00e9 d\u2019actionnaires des FCP.<\/p>\n<p>Les soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.) ont d\u00e9clar\u00e9 interjeter appel incident contre le jugement du 4 mars 2010 en ce que le tribunal a d\u00e9cid\u00e9 que le prononc\u00e9 de la liquidation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV \u00e9tait sans incidence sur le sort des demandes introduites par les investisseurs avant le prononc\u00e9 de la liquidation. Apr\u00e8s le prononc\u00e9 de la liquidation, seuls les liquidateurs auraient \u00e9t\u00e9 en droit de poursuivre les actions introduites ant\u00e9rieurement par les investisseurs.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la question tranch\u00e9e par les premiers juges relative \u00e0 l\u2019existence d\u2019une action personnelle des actionnaires de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, les soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.) ont requis la confirmation du jugement. L\u2019action de l\u2019appelante SOC.1.) serait irrecevable d\u00e8s lors que les actionnaires ne seraient pas en droit de poursuivre la r\u00e9paration d\u2019un pr\u00e9judice social. L\u2019article 36 de la loi de 2002 ne pr\u00e9voirait pas un droit d\u2019agir personnel des investisseurs en r\u00e9paration du pr\u00e9judice social. Quant au dommage compl\u00e9mentaire, la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un tel pr\u00e9judice ne serait pas \u00e9tablie, pas plus que sa relation causale directe avec les agissements reproch\u00e9s aux soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.).<\/p>\n<p>Les soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.) ont qualifi\u00e9 la demande bas\u00e9e sur l\u2019article 4 du contrat de d\u00e9p\u00f4t de demande nouvelle. Quant au fond, elles ont soutenu que la r\u00e9f\u00e9rence dans le contrat de d\u00e9p\u00f4t aux articles de la loi de 2002 relatifs aux fonds communs de placement constitue une erreur mat\u00e9rielle. A titre subsidiaire, elles ont contest\u00e9 que les conditions de l\u2019action individuelle pr\u00e9vue auxdits articles soient r\u00e9unies.<\/p>\n<p>Elles ont conclu \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande bas\u00e9e sur la perte d\u2019une chance au motif qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une demande nouvelle.<\/p>\n<p>Les arguments de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.).<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e SOC.3.) a soulev\u00e9 la nullit\u00e9 de l\u2019acte d\u2019appel pour libell\u00e9 obscur. A la lecture de cet acte, il lui serait impossible de d\u00e9terminer l\u2019objet des demandes respectives des parties appelantes SOC.1.) et SOC.13.).<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e SOC.3.) a encore invoqu\u00e9 la nullit\u00e9 de l\u2019acte d\u2019appel, ainsi que de l\u2019assignation, pour d\u00e9faut de repr\u00e9sentation valable de la partie SOC.13.) . L\u2019organe indiqu\u00e9 comme repr\u00e9sentant de cette soci\u00e9t\u00e9 n\u2019aurait pas le pouvoir de ce faire. Une personne morale ne pouvant agir que par l\u2019interm\u00e9diaire de ses repr\u00e9sentants l\u00e9gaux, il serait important que l\u2019acte de proc\u00e9dure permette \u00e0 la partie adverse de conna\u00eetre avec certitude les repr\u00e9sentants de la partie qui agit contre elle.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e SOC.3.) a soutenu que le d\u00e9faut d\u2019intimation en instance d\u2019appel des liquidateurs individuellement, tels qu\u2019assign\u00e9s en premi\u00e8re instance, entra\u00eene l\u2019irrecevabilit\u00e9 de l\u2019appel. Les liquidateurs figureraient au proc\u00e8s sous une double casquette. La soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) aurait mis en intervention, d\u2019une part, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV repr\u00e9sent\u00e9e par ses liquidateurs et, d\u2019autre part, les<\/p>\n<p>liquidateurs pris en leur qualit\u00e9 de repr\u00e9sentants des investisseurs et des cr\u00e9anciers. Au vu du caract\u00e8re indivisible de la contestation relative \u00e0 la recevabilit\u00e9 de l\u2019action des appelantes, les liquidateurs pris en leur qualit\u00e9 de repr\u00e9sentants des investisseurs devraient figurer \u00e0 l\u2019instance d\u2019appel, sous peine de son irrecevabilit\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e SOC.3.) a d\u00e9clar\u00e9 interjeter appel incident contre le jugement en ce que le tribunal n\u2019a pas fait droit \u00e0 son moyen d\u00e9duit de l\u2019absence de division de la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.).<\/p>\n<p>A l\u2019instar des soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.) , l\u2019intim\u00e9e SOC.3.) a soutenu que c\u2019est \u00e0 tort que les premiers juges n\u2019ont pas analys\u00e9 la question de la qualit\u00e9 d\u2019actionnaire des FCP. Cette question aurait trait \u00e0 la recevabilit\u00e9 de la demande. L\u2019intim\u00e9e a soutenu que les FCP ne rev\u00eatent pas cette qualit\u00e9. La loi du 1 er ao\u00fbt 2001 sur la circulation des valeurs mobili\u00e8res ne serait pas applicable et l\u2019attestation vers\u00e9e par les appelantes ne serait pas de nature \u00e0 \u00e9tablir la qualit\u00e9 d\u2019actionnaires des FCP. Elle a d\u00e9clar\u00e9 interjeter appel incident sur ce point.<\/p>\n<p>Elle a encore d\u00e9clar\u00e9 interjeter appel incident en ce que les premiers juges n\u2019ont pas d\u00e9clar\u00e9 irrecevable la demande adverse par l\u2019effet du prononc\u00e9 de la liquidation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV.<\/p>\n<p>Finalement l\u2019intim\u00e9e SOC.3.) a soutenu que m\u00eame \u00e0 lu i reconna\u00eetre la qualit\u00e9 d\u2019actionnaires aux FCP, l\u2019appelante SOC.1.) n\u2019est pas en droit d\u2019agir personnellement pour le pr\u00e9judice qu\u2019elle all\u00e8gue. La seule soci\u00e9t\u00e9, et apr\u00e8s le prononc\u00e9 de sa liquidation, seuls ses liquidateurs seraient en droit d\u2019agir en r\u00e9paration du pr\u00e9judice social, \u00e0 l\u2019exclusion des actionnaires. Ce principe s\u2019appliquerait tant dans le cadre de la demande dirig\u00e9e contre les mandataires sociaux de la soci\u00e9t\u00e9 que de tiers. L\u2019action personnelle de l\u2019actionnaire, \u00e0 l\u2019instar de celle du cr\u00e9ancier, requer rait l\u2019existence d\u2019un pr\u00e9judice personnel, distinct de celui de la soci\u00e9t\u00e9. Tel ne serait pas le cas du pr\u00e9judice all\u00e9gu\u00e9 par l\u2019appelante SOC.1.) .<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e SOC.3.) a requis \u00e0 voir d\u00e9clarer irrecevable la demande de l\u2019appelante SOC.1.) \u00e0 se voir d\u00e9dommager du pr\u00e9judice sur base de la perte d\u2019une chance. Cette demande constituerait une demande nouvelle irrecevable en instance d\u2019appel. Par ailleurs, ce pr\u00e9judice ne constituerait pas plus que les autres dommages un pr\u00e9judice personnel de l\u2019appelante, distinct de celui de la soci\u00e9t\u00e9 et des autres actionnaires.<\/p>\n<p>Selon l\u2019intim\u00e9e SOC.3.) , c\u2019est \u00e0 bon droit que les premiers juges ont d\u00e9clar\u00e9 l\u2019intervention volontaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) irrecevable pour ne pas avoir \u00e9t\u00e9 introduite par la voie d\u2019une assignation. Cette intervention serait encore irrecevable :<\/p>\n<p>&#8211; en raison du d\u00e9faut de repr\u00e9sentation en justice valable de cette soci\u00e9t\u00e9, &#8211; en raison de ce que cette partie n\u2019a pas int\u00e9r\u00eat \u00e0 intervenir en l\u2019absence de droit de faire tierce opposition contre le jugement et de lien suffisant avec la demande principale, &#8211; en ce que l\u2019intervention tend \u00e0 la condamnation au profit d\u2019un tiers, &#8211; pour double d\u00e9faut de qualit\u00e9 \u00e0 agir, cette soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tant en aveu de ne pas \u00eatre actionnaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, &#8211; pour absence d\u2019un pr\u00e9judice distinct de la soci\u00e9t\u00e9 et de celui des autres actionnaires.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) a form\u00e9 appel incident contre le jugement en ce que les premiers juges l\u2019ont d\u00e9bout\u00e9e de sa demande en allocation de dommages et int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire.<\/p>\n<p>D\u00e9cision de la Cour<\/p>\n<p>La nullit\u00e9 de l\u2019intervention volontaire et de l\u2019acte d\u2019appel pour d\u00e9faut de repr\u00e9sentation valable de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) . Selon l\u2019intim\u00e9e SOC.3.) , l\u2019intervention volontaire et l\u2019acte d\u2019appel sont nuls au motif que l\u2019organe y d\u00e9sign\u00e9 comme \u00e9tant le repr\u00e9sentant de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) n\u2019a pas le pouvoir de la repr\u00e9senter en justice. La soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) a soutenu que le d\u00e9bat ne porte \u00ab pas sur l\u2019aspect proc\u00e9dural de la question, mais sur une irr\u00e9gularit\u00e9 de fond qui affecte l\u2019acte \u00e9tabli par un repr\u00e9sentant d\u00e9pourvu de pouvoir de repr\u00e9sentation en justice, qui s\u2019apparente \u00e0 un d\u00e9faut de capacit\u00e9 d\u2019agir en justice \u00bb. Elle en a d\u00e9duit que c\u2019est \u00e0 tort que les premiers juges n\u2019ont pas d\u00e9clar\u00e9 nulle sinon irrecevable l\u2019intervention volontaire. Elle a interjet\u00e9 appel incident contre le jugement du 4 mars 2010 sur ce point. Pareillement l\u2019acte d\u2019appel introduit au nom de cette soci\u00e9t\u00e9 serait nul, sinon irrecevable. L\u2019argumentation de l\u2019intim\u00e9e SOC.3.) consiste \u00e0 dire que, contrairement \u00e0 l\u2019assignation et \u00e0 l\u2019acte d\u2019appel qui font \u00e9tat de ce que les soci\u00e9t\u00e9s demanderesses, respectivement appelantes, sont repr\u00e9sent\u00e9es par leur conseil d\u2019administration, elles sont l\u00e9galement repr\u00e9sent\u00e9es par leur directeur g\u00e9n\u00e9ral. Cet argument a trait \u00e0 la<\/p>\n<p>r\u00e9daction mat\u00e9rielle de ces deux actes de proc\u00e9dure. Elle ne met pas en cause l\u2019existence d\u2019un directeur g\u00e9n\u00e9ral ayant la capacit\u00e9 de repr\u00e9senter la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.). Il n\u2019est pas non plus soutenu que ce soit un organe autre que le directeur g\u00e9n\u00e9ral qui a d\u00e9cid\u00e9 de mettre en mouvement l\u2019action. Partant, bien que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) ait soutenu que le d\u00e9bat ne porte pas sur l\u2019aspect proc\u00e9dural de la question, mais sur une irr\u00e9gularit\u00e9 de fond, il convient de constater que tel n\u2019est pas le cas. Ce moyen, tel que formul\u00e9 par l\u2019intim\u00e9e SOC.3.), ne concerne que la forme des actes critiqu\u00e9s.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 tort que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) a soutenu que c\u2019est la loi fran\u00e7aise, comme \u00e9tant la loi nationale de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) , qui r\u00e9git le contenu de l\u2019assignation, respectivement de l\u2019acte d\u2019appel. Le contenu de ces actes rel\u00e8ve des r\u00e8gles de proc\u00e9dure, partant des r\u00e8gles du for, \u00e0 savoir la loi luxembourgeoise.<\/p>\n<p>Suivant les articles 153 et 585 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile, il n\u2019est pas requis de d\u00e9signer l\u2019organe repr\u00e9sentant la soci\u00e9t\u00e9 demanderesse dans l\u2019assignation, respectivement la soci\u00e9t\u00e9 appelante dans l\u2019acte d\u2019appel. Ni l\u2019absence de d\u00e9signation de l\u2019organe repr\u00e9sentatif, ni la d\u00e9signation d\u2019un organe erron\u00e9 ne mettent en cause la r\u00e9gularit\u00e9 de l\u2019assignation, respectivement de l\u2019acte d\u2019appel (Cour de Cassation 2 avril 2009, P. 34, p. 409).<\/p>\n<p>Les d\u00e9veloppements de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) portant sur la question de savoir quel est l\u2019organe qui a r\u00e9ellement pouvoir de repr\u00e9senter la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) est partant sans pertinence.<\/p>\n<p>Tant la requ\u00eate en intervention volontaire que l\u2019acte d\u2019appel sont partant r\u00e9guliers au regard des articles 153 et 585 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile.<\/p>\n<p>L\u2019absence d\u2019intimation des liquidateurs en instance d\u2019appel. La soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) a soutenu que les liquidateurs figurent au proc\u00e8s sous une double casquette. Elle aurait mis en intervention, d\u2019une part, la soci\u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par ses liquidateurs et, d\u2019autre part, les liquidateurs en leur qualit\u00e9 de repr\u00e9sentants des investisseurs et des cr\u00e9anciers. L\u2019acte d\u2019appel n\u2019aurait \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 qu\u2019\u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par ses liquidateurs, mais non pas aux liquidateurs repr\u00e9sentant les investisseurs et les cr\u00e9anciers. Au vu du caract\u00e8re indivisible de la contestation relative \u00e0 la qualit\u00e9 \u00e0 agir des soci\u00e9t\u00e9s SOC.5.) et SOC.6.), les liquidateurs pris en leur qualit\u00e9 de repr\u00e9sentants des investisseurs et cr\u00e9anciers devraient figurer \u00e0 l\u2019instance d\u2019appel, sous peine d\u2019irrecevabilit\u00e9. A l\u2019appui de son<\/p>\n<p>argumentation, l\u2019intim\u00e9e SOC.3.) a invoqu\u00e9 l\u2019article 104. 3) de la loi de 2002, reprenant la r\u00e8gle plus g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019article 452 du Code de commerce, prescrivant qu\u2019une demande dirig\u00e9e contre une soci\u00e9t\u00e9 en liquidation doit \u00eatre dirig\u00e9e contre ses liquidateurs.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 bon droit que les appelantes ont r\u00e9pliqu\u00e9 que l\u2019acte d\u2019appel a \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9 aux liquidateurs de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV et que par voie de cons\u00e9quence, tant la soci\u00e9t\u00e9 que ses investisseurs et cr\u00e9anciers sont repr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l\u2019instance d\u2019appel. Ce n\u2019est pas parce que la partie demanderesse en intervention SOC.3.) a assign\u00e9 les liquidateurs \u00e0 deux fois, en des qualit\u00e9s diff\u00e9rentes, que pour chaque action, les liquidateurs disposent de pouvoirs limit\u00e9s par rapport \u00e0 ceux qui leur sont attribu\u00e9s par la d\u00e9cision qui les a nomm\u00e9s. En intimant la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, repr\u00e9sent\u00e9e par ses liquidateurs, les appelantes ont n\u00e9cessairement assign\u00e9 les liquidateurs en leur double qualit\u00e9 de repr\u00e9sentants de la soci\u00e9t\u00e9 et de repr\u00e9sentants des investisseurs et des cr\u00e9anciers. En appel, les investisseurs et les cr\u00e9anciers sont partant repr\u00e9sent\u00e9s par l\u2019intimation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, repr\u00e9sent\u00e9e par ses liquidateurs. Ce moyen ne saurait partant pas valoir.<\/p>\n<p>Quant au libell\u00e9 obscur.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) a demand\u00e9 \u00e0 voir d\u00e9clarer nul l\u2019acte d\u2019appel pour libell\u00e9 obscur au motif que les parties appelantes n\u2019y ont pas d\u00e9crit avec la pr\u00e9cision requise l\u2019objet de leur recours. L\u2019appel ayant \u00e9t\u00e9 interjet\u00e9 par plusieurs parties, chacune des parties appelantes aurait d\u00fb sp\u00e9cifier ses chefs d\u2019appel. En vertu de l\u2019article 154 du nouveau code de proc\u00e9dure civile, dont l\u2019application est \u00e9tendue \u00e0 l\u2019instance d\u2019appel par l\u2019article 585 du m\u00eame code, l\u2019assignation doit contenir l\u2019objet et un expos\u00e9 sommaire des moyens, partant, l\u2019indication exacte des pr\u00e9tentions de la partie demanderesse et la d\u00e9signation des circonstances de fait qui forment la base de sa demande. La description de fait doit \u00eatre suffisamment pr\u00e9cise pour permettre au juge de d\u00e9terminer le fondement juridique de la demande et pour ne pas laisser le d\u00e9fendeur se m\u00e9prendre sur l\u2019objet de celle- ci, ainsi que de lui permettre le choix des moyens de d\u00e9fense appropri\u00e9s. Les appelantes ont satisfait \u00e0 cette exigence dans leur acte d\u2019appel. C\u2019est en effet \u00e0 tort que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) a soutenu qu\u2019une confusion existe quant aux chefs d\u2019appel des diff\u00e9rentes parties appelantes. Il r\u00e9sulte clairement de l\u2019acte d\u2019appel que les appelantes autres que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) ont invoqu\u00e9 les m\u00eames moyens<\/p>\n<p>d\u2019appel, en coh\u00e9rence avec le contenu du jugement du 4 mars 2010 qui a tranch\u00e9 la question de la recevabilit\u00e9 des demandes, question qui affecte de la m\u00eame mani\u00e8re toutes ces parties. L\u2019objet de l\u2019appel de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) r\u00e9sulte \u00e0 son tour clairement de l\u2019acte d\u2019appel, cette partie mettant en cause la d\u00e9cision des premiers juges de d\u00e9clarer irrecevable son intervention volontaire au motif qu\u2019elle aurait d\u00fb \u00eatre form\u00e9e par voie d\u2019assignation et non pas par voie de simple requ\u00eate.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e SOC.3.) n\u2019a partant pas pu se m\u00e9prendre sur les diff\u00e9rents chefs d\u2019appel invoqu\u00e9s par les appelantes et l\u2019acte d\u2019appel est \u00e0 d\u00e9clarer r\u00e9gulier au regard des articles 154 et 585 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019intervention volontaire de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.). Les juges de premi\u00e8re instance ont d\u00e9clar\u00e9 irrecevable la demande en intervention volontaire formul\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) au motif qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 introduite par voie de requ\u00eate au lieu de l\u2019\u00eatre par voie d\u2019assignation. Les premiers juges ont fond\u00e9 leur d\u00e9cision sur l\u2019article 548 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile. Les appelantes ont soutenu que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) \u00e9tait en droit d\u2019agir par voie de requ\u00eate, par application des dispositions de l\u2019article 483 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile. L\u2019article 483 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile pr\u00e9voit la forme de la mise en intervention. Il est inscrit au titre 20 du Livre IV du Nouveau code de proc\u00e9dure relatif aux incidents devant les tribunaux inf\u00e9rieurs. Il \u00e9dicte que l\u2019intervention est form\u00e9e par voie de requ\u00eate. L\u2019article 548 du m\u00eame code, invoqu\u00e9 par les premiers juges \u00e0 l\u2019appui de leur d\u00e9cision, est relatif \u00e0 l\u2019assignation signifi\u00e9e en mati\u00e8re commerciale. Il est inscrit au titre 28 du Livre IV du Nouveau code de proc\u00e9dure civile relatif \u00e0 la proc\u00e9dure devant les tribunaux d\u2019arrondissement si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale. Ce titre sp\u00e9cifique \u00e0 la proc\u00e9dure applicable en mati\u00e8re commerciale ne renferme pas de dispositions quant \u00e0 la forme de l\u2019intervention volontaire devant les tribunaux si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale. Ceci a amen\u00e9 les premiers juges \u00e0 se r\u00e9f\u00e9rer aux dispositions de l\u2019article 548 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile r\u00e9glant l\u2019assignation en mati\u00e8re commerciale pour dire que toute demande en cette mati\u00e8re doit \u00eatre formul\u00e9e par voie d\u2019assignation.<\/p>\n<p>Outre l\u2019article 548 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile consid\u00e9r\u00e9 par les premiers juges, il convient de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 l\u2019article 547 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile tel que modifi\u00e9 par la loi du 11 ao\u00fbt 1996 qui, selon la doctrine, a \u00f4t\u00e9 aux r\u00e8gles de la proc\u00e9dure commerciale son caract\u00e8re d\u2019ordre public en permettant, m\u00eame en cette mati\u00e8re, \u00ab d\u2019introduire la demande selon la proc\u00e9dure applicable en mati\u00e8re civile \u00bb, sauf \u00e0 r\u00e9server les frais suppl\u00e9mentaires engendr\u00e9s par ce choix ( Th. Hoscheit : Le droit judiciaire priv\u00e9 ai Grand- Duch\u00e9 de Luxembourg, n\u00b0 365) .<\/p>\n<p>L\u2019alin\u00e9a 2 de l\u2019article 547 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile permet d\u2019assigner en mati\u00e8re commerciale suivant la proc\u00e9dure civile. Dans la logique de ce texte, il faut permettre au demandeur en intervention, dont le cas n\u2019est r\u00e9gl\u00e9 par aucune r\u00e8gle sp\u00e9cifique \u00e0 la mati\u00e8re commerciale, d\u2019agir lui aussi suivant les r\u00e8gles de la proc\u00e9dure civile, partant, en application de l\u2019article 483 du Nouveau code de proc\u00e9dure civile, par voie de requ\u00eate. Aucun \u00e9l\u00e9ment de texte ne s\u2019oppose \u00e0 ce que cette option offerte par l\u2019article 547 pr\u00e9cit\u00e9 ne s\u2019applique \u00e0 une demande en intervention, qu\u2019elle ait \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e dans le cadre d\u2019une demande principale introduite suivant la proc\u00e9dure commerciale ordinaire ou selon la proc\u00e9dure civile. En l\u2019esp\u00e8ce, la question des frais suppl\u00e9mentaires ne se pose pas, la proc\u00e9dure par voie de requ\u00eate \u00e9tant moins on\u00e9reuse que celle introduite par voie d\u2019assignation.<\/p>\n<p>Par r\u00e9formation des premiers juges, l\u2019intervention de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) est partant \u00e0 d\u00e9clarer r\u00e9guli\u00e8re en la forme.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) \u00e0 intervenir dans la proc\u00e9dure, il faut distinguer entre les deux volets des revendications de cette partie, le premier volet tendant \u00e0 voir dire que cette soci\u00e9t\u00e9 n\u2019est pas propri\u00e9taire des parts de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, le deuxi\u00e8me ayant trait \u00e0 la demande en paiement de dommages et int\u00e9r\u00eats. Concernant le deuxi\u00e8me volet, la soci\u00e9t\u00e9 intervenante a dit se rallier aux conclusions de la demanderesse initiale SOC.1.) tendant \u00e0 lui voir allouer des dommages et int\u00e9r\u00eats. A titre subsidiaire, au cas o\u00f9 il \u00e9tait d\u00e9cid\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) \u00e9tait propri\u00e9taire des parts, elle a repris \u00e0 son compte les revendications formul\u00e9es par la demanderesse initiale.<\/p>\n<p>Concernant le premier volet relatif au droit de propri\u00e9t\u00e9 sur les titres, c\u2019est \u00e0 tort que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) a soutenu que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) n\u2019y a aucun int\u00e9r\u00eat. Cette soci\u00e9t\u00e9 est inscrite comme titulaire de parts au registre des actions nominatives de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV. Elle a partant int\u00e9r\u00eat \u00e0 figurer dans l\u2019instance qui<\/p>\n<p>tranche la question du v\u00e9ritable propri\u00e9taire de ces parts. Si l\u2019instance se d\u00e9roulait sans cette partie, elle serait en droit de former tierce-opposition contre cette d\u00e9cision si le r\u00e9sultat \u00e9tait contraire \u00e0 sa position. Elle a partant int\u00e9r\u00eat \u00e0 intervenir \u00e0 l\u2019instance. Le lien entre la demande en intervention et la demande principale est \u00e9galement \u00e9tabli.<\/p>\n<p>Quant au deuxi\u00e8me volet relatif \u00e0 la demande en paiement de dommages et int\u00e9r\u00eats, il ne constitue dans sa branche principale que la suite logique du raisonnement tenu par l\u2019intervenant dans le premier volet de sa demande. Il y a partant lieu de se reporter aux d\u00e9veloppements faits plus haut en ce qui concerne son int\u00e9r\u00eat. Quant \u00e0 la branche subsidiaire, l\u2019int\u00e9r\u00eat de la partie SOC.13.) est \u00e9vident.<\/p>\n<p>L\u2019intervention de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) est partant recevable sur les points discut\u00e9s ci-dessus. Il y a lieu de r\u00e9server la recevabilit\u00e9 de cette demande au regard de la qualit\u00e9 d\u2019actionnaire de l\u2019intervenante, respectivement au regard de l\u2019existence d\u2019un droit d\u2019agir de l\u2019actionnaire.<\/p>\n<p>La demande nouvelle dirig\u00e9e contre la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV. La soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV a soutenu qu\u2019en r\u00e9clamant une condamnation contre elle en instance d\u2019appel apr\u00e8s l\u2019avoir assign\u00e9e uniquement en d\u00e9claration de jugement commun, les soci\u00e9t\u00e9s appelantes auraient formul\u00e9 une demande nouvelle \u00e0 son encontre. Les appelantes ont pr\u00e9cis\u00e9 dans leurs conclusions ne pas formuler de demande en condamnation \u00e0 l\u2019encontre de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV. Cette contestation est partant sans objet.<\/p>\n<p>La recevabilit\u00e9 de la demande pr\u00e9sent\u00e9e en sa qualit\u00e9 de gestionnaire des FCP par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) et celle de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) L\u2019intim\u00e9e SOC.3.) a soulev\u00e9 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande au motif que les neuf fonds ne peuvent demander ensemble, sans division aucune, par l\u2019interm\u00e9diaire de leur soci\u00e9t\u00e9 de gestion la r\u00e9paration \u00ab globale \u00bb pour les pr\u00e9judices all\u00e9gu\u00e9s. Ce serait \u00e0 tort que les premiers juges ont retenu que la division de la demande entre les neuf FCP r\u00e9sulte de la motivation de l\u2019acte introductif d\u2019instance, d\u00e8s<\/p>\n<p>lors que le dispositif de cet acte contient uniquement une demande en condamnation \u00e0 une somme globale.<\/p>\n<p>Il est de principe que le juge est valablement saisi par les demandes contenues aux motifs de l\u2019assignation (voir notamment : Cour d\u2019appel : 4 mai 2005, num\u00e9ro du r\u00f4le 28570). Il se d\u00e9duit de ce principe que les premiers juges ont \u00e0 bon droit pris en compte la motivation de l\u2019assignation pour appr\u00e9cier si la demanderesse SOC.1.) a divis\u00e9 sa demande par rapport aux neuf FCP qu\u2019elle repr\u00e9sente.<\/p>\n<p>La critique formul\u00e9e sur ce point par l\u2019intim\u00e9e SOC.3.) \u00e0 l\u2019encontre du jugement du 4 mars 2010 ne saurait d\u00e8s lors valoir.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la qualit\u00e9 d\u2019actionnaires des FCP, respectivement de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) Les parties intim\u00e9es ont reproch\u00e9 aux premiers juges de ne pas avoir analys\u00e9 la question de la qualit\u00e9 d\u2019actionnaires des FCP en d\u00e9cidant qu\u2019elle rel\u00e8ve du fond du droit et que les parties ont requis un jugement uniquement sur les moyens d\u2019irrecevabilit\u00e9. L\u2019analyse des premiers juges est \u00e0 approuver, puisque la question de savoir si les FCP sont v\u00e9ritablement propri\u00e9taires des parts sociales, qualit\u00e9 sur laquelle la soci\u00e9t\u00e9 S OC.1.) se fonde pour dire qu\u2019elle a qualit\u00e9 \u00e0 agir contre les d\u00e9fenderesses, rel\u00e8ve du fond du droit. A supposer en effet que les FCP soient actionnaires, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) est en droit d\u2019exercer les droits attach\u00e9s \u00e0 cette qualit\u00e9, y compris le droit d\u2019agir en justice, \u00e9tant pr\u00e9cis\u00e9 que ce droit ne pourra \u00eatre exerc\u00e9 que dans les conditions et limites que la loi reconna\u00eet. Cette question, comme il sera pr\u00e9cis\u00e9 plus loin, rel\u00e8ve quant \u00e0 elle de la recevabilit\u00e9 de la demande, tel que l\u2019ont justement retenu les premiers juges. Avant de proc\u00e9der \u00e0 l\u2019analyse du droit d\u2019agir personnel de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.), il convient d\u2019analyser le moyen des soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.) et SOC.3.) relatif \u00e0 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande en raison du prononc\u00e9 de la liquidation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV.<\/p>\n<p>L\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande en raison du prononc\u00e9 de la liquidation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV Les soci\u00e9t\u00e9s SOC.2.) et SOC.3.) ont soutenu que l\u2019action des soci\u00e9t\u00e9s demanderesses est irrecevable en raison du prononc\u00e9 de la liquidation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV d\u00e8s lors que depuis cette<\/p>\n<p>d\u00e9cision, seuls les liquidateurs ont pouvoir de la repr\u00e9senter. L\u2019effet du prononc\u00e9 de la liquidation s\u2019appliquerait aux proc\u00e9dures en cours \u00e0 la date de son prononc\u00e9, contrairement \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 retenu par les premiers juges.<\/p>\n<p>L\u2019action dont la Cour est saisie est une action engag\u00e9e par l\u2019appelante SOC.1.) pour le compte des neuf FCP tirant leurs droits de leur qualit\u00e9 d\u2019actionnaires de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, de m\u00eame que de celle de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) . Les appelantes n\u2019ont jamais d\u00e9clar\u00e9 agir au nom de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV. Toute leur argumentation consiste \u00e0 dire que les actionnaires disposent d\u2019une action personnelle, parall\u00e8le \u00e0 celle de la soci\u00e9t\u00e9. La Cour devra donc d\u2019abord analyser si la pr\u00e9tendue qualit\u00e9 d\u2019actionnaires des FCP est de nature \u00e0 conf\u00e9rer \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) , voire \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) un droit d\u2019agir contre les cocontractants de la soci\u00e9t\u00e9, parall\u00e8le \u00e0 celui de la soci\u00e9t\u00e9 elle- m\u00eame, et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, pour quel pr\u00e9judice. Sur cette question, les r\u00e8gles de la liquidation n\u2019ont pas d\u2019incidence. Il n\u2019est donc pas pertinent \u00e0 ce stade des d\u00e9veloppements de savoir si les soci\u00e9t\u00e9s ont introduit leur demande avant ou apr\u00e8s le prononc\u00e9 de la liquidation de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV.<\/p>\n<p>L\u2019irrecevabilit\u00e9 pour absence d\u2019un droit d\u2019agir personnel dans le chef des appelantes SOC.1.) et SOC.13.). Il convient de rejeter le moyen de s appelantes consistant \u00e0 dire que cette question rel\u00e8ve du fond du droit. C\u2019est en effet \u00e0 bon droit que les premiers juges ont retenu que dans certains cas, la qualit\u00e9 \u00e0 agir est dissoci\u00e9e de l\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 agir. Bien qu\u2019une personne ait un int\u00e9r\u00eat direct et personnel \u00e0 l\u2019action, elle n\u2019a pas la qualit\u00e9 \u00e0 agir. C\u2019est le cas des actions dites \u00ab attitr\u00e9es \u00bb, que la loi n\u2019a ouvertes qu\u2019\u00e0 certaines personnes habilit\u00e9es \u00e0 cet effet. En l\u2019esp\u00e8ce, les intim\u00e9es ont d\u00e9ni\u00e9 le droit \u00e0 l\u2019appelante SOC.1.) d\u2019agir en justice pour le pr\u00e9judice subi par les FCP en soutenant que ce droit ne lui appartient pas suivant les textes de loi applicables. Cette question rel\u00e8ve clairement de l\u2019aptitude de l\u2019appelante SOC.1.) \u00e0 saisir le juge relativement aux droits qu\u2019elle invoque. En tant que telle, elle a trait \u00e0 la recevabilit\u00e9 de la demande. Pour fonder son droit d\u2019agir contre l\u2019intim\u00e9e SOC.2A.), les appelantes se sont pr\u00e9values des dispositions de l\u2019article 36 de la loi de 2002 et de l\u2019article 16 de la directive 85\/611, du contrat de d\u00e9p\u00f4t, ainsi que du droit commun de la responsabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Les appelantes ont soutenu que c\u2019est \u00e0 tort que les premiers juges ont d\u00e9duit de la comparaison des dispositions de la loi de 2002 et de la directive applicables respectivement aux fonds communs de placement et aux soci\u00e9t\u00e9s d\u2019investissement que dans le cadre de ces derni\u00e8res, les actionnaires ne disposent pas d\u2019une action personnelle. Dans les deux cas, le rapport juridique entre l\u2019investisseur et l\u2019organisme de placement collectif s\u2019analyserait en un mandat, de sorte que les actions ouvertes dans les deux cas seraient les m\u00eames. Ce serait \u00e0 tort que les premiers juges auraient recherch\u00e9 dans le droit commun de l\u2019action directe les conditions d\u2019existence de leur action. La logique de la directive 85\/611 et de la loi de 2002 imposerait de reconna\u00eetre le droit pour l\u2019investisseur de mettre en cause la responsabilit\u00e9 de la banque d\u00e9positaire. Faute de lui reconna\u00eetre ce droit, on le priverait de la protection que la directive 85\/611 a pour objet de lui procurer.<\/p>\n<p>Les appelantes ont ajout\u00e9 que le renvoi \u00e0 l\u2019article 36 de la loi de 2002 \u00e0 la loi nationale n\u2019exclut pas l\u2019existence d\u2019un r\u00e9gime de responsabilit\u00e9 autonome accord\u00e9 \u00e0 l\u2019investisseur. Ce renvoi \u00e0 la loi nationale devrait se comprendre comme renvoi aux m\u00e9canismes juridiques du droit luxembourgeois, mais n\u2019aurait pas pour effet de faire abstraction du principe de la responsabilit\u00e9 imm\u00e9diate de la banque d\u00e9positaire envers l\u2019actionnaire. Ce renvoi ne devrait pas non plus s\u2019entendre comme renvoi aux r\u00e8gles applicables \u00e0 la responsabilit\u00e9 des mandataires d\u2019une soci\u00e9t\u00e9, ces r\u00e8gles touchant aux relations internes de la soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 la diff\u00e9rence du cas d\u2019esp\u00e8ce relatif aux relations avec les cocontractants de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement.<\/p>\n<p>Finalement les appelantes ont contest\u00e9 l\u2019utilisation de la qualification d\u2019 ut singuli de l\u2019action de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) au motif que cette derni\u00e8re n\u2019a jamais soutenu agir au nom ou pour le compte de la soci\u00e9t\u00e9, mais qu\u2019elle a toujours agi dans son propre int\u00e9r\u00eat et en son seul nom.<\/p>\n<p>Concernant ce dernier point, c\u2019est \u00e0 bon droit que les appelantes se sont oppos\u00e9es \u00e0 la qualification d\u2019ut singuli de l\u2019action. En effet selon la loi fran\u00e7aise, qui, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 de la loi luxembourgeoise pr\u00e9voit l\u2019existence d\u2019une telle action, celle- ci correspond \u00e0 l\u2019action de l\u2019actionnaire exer\u00e7ant l\u2019action sociale, par opposition \u00e0 l\u2019action ut universi que la soci\u00e9t\u00e9 exerce elle- m\u00eame par l\u2019organe de ses dirigeants sociaux. Mais \u00e0 la diff\u00e9rence de l\u2019action directe dont les effets se r\u00e9alisent dans le patrimoine de son titulaire, les effets de l\u2019action ut singuli se produisent au niveau du capital de la soci\u00e9t\u00e9<\/p>\n<p>puisque la condamnation est prononc\u00e9e en faveur de la soci\u00e9t\u00e9 et non directement en faveur de l\u2019actionnaire.<\/p>\n<p>En l\u2019esp\u00e8ce, les appelantes n\u2019ont jamais d\u00e9clar\u00e9 agir au nom de la soci\u00e9t\u00e9 en vue de la reconstitution du patrimoine social. Elle ont revendiqu\u00e9 en leur nom propre les sommes dont elles r\u00e9clament paiement. Leur action ne saurait partant constituer une action ut singuli.<\/p>\n<p>Pour le surplus, les moyens invoqu\u00e9s par les appelantes trouvent leur r\u00e9ponse dans un arr\u00eat de la Cour de cassation du 2 juillet 2015 (n\u00b0 67\/15) rendu dans une affaire identique \u00e0 la pr\u00e9sente. A l\u2019instar de l\u2019affaire dont est saisie la Cour, l\u2019affaire dont a eu \u00e0 conna\u00eetre la Cour de cassation avait trait \u00e0 l\u2019action individuelle de l\u2019investisseur d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement contre le d\u00e9positaire, les soci\u00e9t\u00e9s de gestion et le r\u00e9viseur d\u2019entreprise de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement. La demande contre la soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9positaire \u00e9tait bas\u00e9e sur l\u2019article 36 de la loi de 2002, sinon subsidiairement sur la base d\u00e9lictuelle. La demande contre les soci\u00e9t\u00e9s de gestion et le r\u00e9viseur d\u2019entreprise \u00e9tait bas\u00e9e sur les r\u00e8gles de la responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle. Pareillement que dans la pr\u00e9sente affaire, le t ribunal avait retenu dans son jugement du 4 mars 2010, confirm\u00e9 en appel le 15 juillet 2014, que l\u2019investisseur ne disposait pas d\u2019une action contre le d\u00e9positaire sur base de l\u2019article 36 de la loi de 2002 et que la demande bas\u00e9e sur la responsabilit\u00e9 d\u00e9lictuelle exigeait que l\u2019investisseur \u00e9tablisse l\u2019existence d\u2019un pr\u00e9judice personnel et distinct de celui de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement. Estimant que la preuve d\u2019un tel pr\u00e9judice n\u2019\u00e9tait pas \u00e9tablie, les juges du fond ont d\u00e9clar\u00e9 irrecevable la demande des investisseurs.<\/p>\n<p>La Cour de cassation a r\u00e9sum\u00e9 le moyen de cassation de l\u2019investisseur comme consistant \u00e0 reprocher aux juges du fond d&#039;avoir d\u00e9clar\u00e9 son action individuelle irrecevable, alors que, selon cette partie, l&#039;article 36 de la loi du 20 d\u00e9cembre 2002 devrait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re du texte et de la finalit\u00e9 de l&#039;article 16 de la directive 85\/611\/CEE, devant lui-m\u00eame \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 l&#039;article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l&#039;Union Europ\u00e9enne, de sorte \u00e0 demander \u00e0 voir soumettre \u00e0 la Cour de justice de l&#039;Union Europ\u00e9enne la question de savoir si une interpr\u00e9tation correcte de ces dispositions doit permettre l&#039;action individuelle des investisseurs.<\/p>\n<p>La Cour de cassation a r\u00e9pondu qu&#039;en se d\u00e9terminant par les motifs repris dans le moyen, les juges du fond ont correctement interpr\u00e9t\u00e9 tant l&#039;article 36 de la loi du 20 d\u00e9cembre 2002 que l&#039;article<\/p>\n<p>16 de la directive 85\/611\/CEE, et ceci \u00e0 la lumi\u00e8re des droits fondamentaux prot\u00e9g\u00e9s par le droit communautaire, en l&#039;occurrence le droit \u00e0 une protection juridique effective vis\u00e9 par l&#039;article 47 de la Charte, que les juges du fond ont \u00e0 bon droit consid\u00e9r\u00e9 comme respect\u00e9 par le l\u00e9gislateur d\u00e9clarant applicables les r\u00e8gles tir\u00e9es du droit des soci\u00e9t\u00e9s qui pr\u00e9voient qu&#039;il appartient \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 d&#039;exercer l&#039;action en r\u00e9paration affectant le patrimoine social, tandis que l&#039;actionnaire dispose du droit d&#039;agir contre le d\u00e9positaire en r\u00e9paration du pr\u00e9judice personnel et distinct de celui de la soci\u00e9t\u00e9. La Cour de cassation en a d\u00e9duit que contrairement \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 soutenu par l\u2019investisseur, les juges du fond ont \u00e0 bon droit d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas utile de poser une question pr\u00e9judicielle \u00e0 la Cour de justice de l&#039;Union Europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Quant aux articles 36 de la loi de 2002 et 16 de la directive 85\/611 :<\/p>\n<p>Il se d\u00e9gage de l\u2019arr\u00eat de cassation du 2 juillet 2015 que la directive 85\/611 a \u00e9t\u00e9 correctement transpos\u00e9e en droit luxembourgeois. La Cour de cassation a en outre retenu que les juges du fond ont correctement interpr\u00e9t\u00e9 les articles 36 de la loi de 2002 et 16 de la directive 85\/61. En effet suivant la Cour de cassation, le l\u00e9gislateur luxembourgeois a valablement pu rendre applicables les r\u00e8gles du droit des soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 l\u2019action de l\u2019investisseur contre les intim\u00e9es, ces r\u00e8gles pr\u00e9voyant qu\u2019il appartient \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 d&#039;exercer l&#039;action en r\u00e9paration affectant le patrimoine social, tandis que l&#039;actionnaire dispose du droit d&#039;agir en r\u00e9paration du pr\u00e9judice personnel et distinct de celui de la soci\u00e9t\u00e9 qu\u2019il a subi.<\/p>\n<p>Au vu de cette d\u00e9cision, les appelantes ne sauraient reprocher une mauvaise interpr\u00e9tation des articles 36 de la loi de 2002 et 16 de la directive 85\/611 aux premiers juges. Cette d\u00e9cision ne permet pas non plus de critiquer les premiers juges en ce qu\u2019ils ont appliqu\u00e9 les r\u00e8gles du droit des soci\u00e9t\u00e9s et en ce qu\u2019ils ont refus\u00e9 \u00e0 l\u2019actionnaire individuel le droit d\u2019exercer une action personnelle pour le pr\u00e9judice autre que son pr\u00e9judice personnel, distinct de celui de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019appel n\u2019est partant pas fond\u00e9 sur ces points.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la responsabilit\u00e9 de droit commun :<\/p>\n<p>Il convient de renvoyer \u00e0 l\u2019arr\u00eat de la Cour de cassation du 2 juillet 2015 qui a retenu que l\u2019investisseur n\u2019a le droit d\u2019agir sur cette base qu\u2019en r\u00e9paration de son pr\u00e9judice personnel, distinct de celui de la<\/p>\n<p>soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019encontre des tiers ayant trait\u00e9 avec la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement.<\/p>\n<p>Il convient de pr\u00e9ciser que l\u2019action de l\u2019appelante SOC.1.) , agissant en sa qualit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9 de gestion des divers FCP est irrecevable pour autant qu\u2019elle vise la r\u00e9paration du pr\u00e9judice social , de m\u00eame que celle de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) . L\u2019analyse de l\u2019incidence de la proc\u00e9dure de liquidation sur l\u2019action de ces soci\u00e9t\u00e9s est partant sans pertinence pour l\u2019issue du litige.<\/p>\n<p>La solution de ne reconna\u00eetre \u00e0 l\u2019appelante SOC.1.), agissant \u00e8s &#8211; qualit\u00e9s, sinon de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) un droit d\u2019action que pour la r\u00e9paration du pr\u00e9judice personnel de l\u2019actionnaire, distinct de celui de la soci\u00e9t\u00e9, n\u2019est pas remise en cause par l\u2019argumentation des appelantes que le droit \u00e0 une r\u00e9paration int\u00e9grale du pr\u00e9judice n\u2019est pas garanti dans ce cas, d\u00e8s lors que la soci\u00e9t\u00e9 qui agit contre les d\u00e9positaires et gestionnaires de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement pourrait se voir opposer ses propres fautes, de sorte que l\u2019indemnisation pourrait ne pas \u00eatre int\u00e9grale.<\/p>\n<p>Cette argumentation repose sur la pr\u00e9misse que le pr\u00e9judice des appelantes se distingue de celui subi par la soci\u00e9t\u00e9 et par l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des autres associ\u00e9s. La r\u00e9ponse \u00e0 cette question passe donc par l\u2019analyse de l\u2019affirmation des appelantes qu\u2019elles ont subi un pr\u00e9judice propre, distinct de celui de la soci\u00e9t\u00e9 et des autres associ\u00e9s, du fait de la perte de valeur de leurs parts. Au cas o\u00f9 elles n\u2019arrivent pas \u00e0 prouver l\u2019existence d\u2019un tel pr\u00e9judice, leur pr\u00e9judice, qui se confond avec celui de la soci\u00e9t\u00e9, sera r\u00e9par\u00e9 \u00e0 hauteur de celui subi par la soci\u00e9t\u00e9 et de leurs droits dans la soci\u00e9t\u00e9, respectivement dans la masse de liquidation. Le moyen relatif au pr\u00e9tendu risque de ne pas se voir indemniser de l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 de leur pr\u00e9judice ne saurait partant valoir.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 bon droit que les premiers juges ont d\u00e9fini le crit\u00e8re de distinction entre le pr\u00e9judice social et le pr\u00e9judice individuel comme consistant dans le fait que le pr\u00e9judice individuel affecte directement la valeur des titres, respectivement la situation patrimoniale de l\u2019actionnaire, sans impliquer en m\u00eame temps une atteinte au patrimoine social ou un appauvrissement de ce dernier. Le pr\u00e9judice individuel ne doit pas constituer une simple r\u00e9percussion du pr\u00e9judice social. Il doit \u00eatre d\u00e9connect\u00e9 d\u2019une perte qui affecte l\u2019actif social.<\/p>\n<p>Les premiers juges ont pu d\u00e9duire de ces principes que le pr\u00e9judice subi au titre de la perte de valeur de leurs parts sociales ne<\/p>\n<p>constitue pas un dommage propre de chaque associ\u00e9, sp\u00e9cial, distinct et ind\u00e9pendant du pr\u00e9judice social, mais que cette perte constitue un dommage subi par la soci\u00e9t\u00e9 elle- m\u00eame. Pour arriver \u00e0 cette conclusion, les premiers juges ont retenu \u00e0 bon droit que dans le cas d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 anonyme ayant pour objet le placement collectif de capitaux, le lien entre le patrimoine de la soci\u00e9t\u00e9 et la valeur de la part de l\u2019associ\u00e9 est des plus directs, la valeur de la part sociale \u00e9tant le r\u00e9sultant de la valeur nette d\u2019inventaire. Il existe partant une assimilation parfaite entre le capital de la soci\u00e9t\u00e9, la valeur de son actif net et la valeur des parts en circulation. Les pertes subies par les actifs de la soci\u00e9t\u00e9 repr\u00e9sentent la somme math\u00e9matique des pertes subies par les actionnaires pris individuellement. C\u2019est partant \u00e0 raison que le tribunal en a d\u00e9duit que le pr\u00e9judice n\u00e9 de la perte de valeur des parts sociales n\u2019est pas propre \u00e0 l\u2019actionnaire individuel, mais affecte le patrimoine social.<\/p>\n<p>L\u2019argumentation des appelantes quant \u00e0 leur qualit\u00e9 de victime par ricochet ne saurait remettre en cause cette conclusion. Les auteurs cit\u00e9s par les appelantes \u00e0 l\u2019appui de leur argumentation ne disent pas ce que les appelantes voudraient leur faire dire. En effet si ces auteurs envisagent de voir r\u00e9parer par le moyen du recours aux r\u00e8gles applicables \u00e0 la victime par ricochet la perte de la valeur des parts sociales par l\u2019actionnaire, ils pr\u00e9cisent que cette solution est rejet\u00e9e par la Cour de cassation fran\u00e7aise qui d\u00e9cide de fa\u00e7on constante que la perte de valeur des titres ne constitue pas un pr\u00e9judice personnel de l\u2019actionnaire. Le fait que dans l\u2019esp\u00e8ce discut\u00e9e, la responsabilit\u00e9 \u00e9tait recherch\u00e9e sur base de fautes commises par les mandataires de la soci\u00e9t\u00e9, alors qu\u2019en l\u2019esp\u00e8ce, ce sont les fautes commises par les cocontractants de la soci\u00e9t\u00e9 qui fondent la demande, ne change rien \u00e0 la solution. Ces auteurs pr\u00e9cisent en outre qu\u2019ils estiment que le recours aux r\u00e8gles applicables \u00e0 la victime par ricochet ne se justifie qu\u2019au cas o\u00f9 les titres d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 vendus, auquel cas l\u2019action sociale ne profite plus \u00e0 l\u2019associ\u00e9. La doctrine luxembourgeoise confirme que la d\u00e9pr\u00e9ciation de la valeur des titres ne constitue pas un pr\u00e9judice par ricochet pouvant donner lieu \u00e0 r\u00e9paration en tant que pr\u00e9judice distinct du pr\u00e9judice social ( G. Ravarani : La responsabilit\u00e9 civile des personnes priv\u00e9es et publiques, 3 \u00e8me \u00e9dition, n\u00b0 1125). Il se d\u00e9duit de ces d\u00e9veloppements que l\u2019argumentation des appelantes relatives aux r\u00e8gles applicables \u00e0 la victime par ricochet ne saurait valoir.<\/p>\n<p>Pour fonder leur demande, les appelantes ont encore invoqu\u00e9 la perte d\u2019une chance, n\u00e9e des agissements reproch\u00e9s aux intim\u00e9es, r\u00e9sultant de ce qu\u2019elles n\u2019auraient pas pu d\u00e9cider librement et en<\/p>\n<p>pleine connaissance de cause d\u2019investir, respectivement de ne plus investir dans la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV.<\/p>\n<p>Cette demande a \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9e de demande nouvelle par les intim\u00e9es pour avoir \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en instance d\u2019appel. Elle serait partant irrecevable.<\/p>\n<p>Les appelantes ont r\u00e9pliqu\u00e9 que la demande relative \u00e0 la perte d\u2019une chance \u00e9tait comprise dans l\u2019assignation, citant divers passages de cet acte de proc\u00e9dure. Elles ont encore soutenu que les intim\u00e9es auraient soulev\u00e9 ce moyen tardivement apr\u00e8s avoir conclu au fond, de sorte qu\u2019elles seraient forcloses \u00e0 en faire \u00e9tat.<\/p>\n<p>Ce dernier point est \u00e0 rejeter d\u00e8s lors que l\u2019article 592 du NCPC n\u2019est pas soumis quant \u00e0 son r\u00e9gime \u00e0 l\u2019article 264 du NCPC qui traite des nullit\u00e9s d\u2019exploits ou d\u2019actes de proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>La Cour ne trouve pas dans les passages cit\u00e9s par les appelantes la preuve qu\u2019elles ont invoqu\u00e9 la perte d\u2019une chance d\u00e8s l\u2019assignation, respectivement qu\u2019elles y ont invoqu\u00e9 des faits constitutifs d\u2019une telle perte. Les passages cit\u00e9s par les appelante s traitent des fautes reproch\u00e9es aux intim\u00e9es, respectivement du pr\u00e9judice qualifi\u00e9 d\u2019incontestable et certain que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) , respectivement les FCP, respectivement la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) ont subi par la perte de valeur des parts. Il ne r\u00e9sulte pas du jugement du 4 mars 2010 qu\u2019un tel pr\u00e9judice ait \u00e9t\u00e9 invoqu\u00e9 devant les premiers juges. Une telle demande n\u2019a partant pas \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e en premi\u00e8re instance.<\/p>\n<p>Une partie ne peut substituer \u00e0 sa demande consign\u00e9e dans l\u2019assignation une autre qui en diff\u00e8re par son fondement, sa cause, son objet, ni changer, la base, le caract\u00e8re ou la nature juridique de l\u2019action. Ne tombe pas sous ces crit\u00e8res, une demande ajout\u00e9e en cours d\u2019instance qui est virtuellement comprise dans la demande initiale. La demande dite virtuelle d\u00e9signe une demande implicitement comprise dans la pr\u00e9tention exprim\u00e9e, notamment celle qui en est la suite logique.<\/p>\n<p>En l\u2019esp\u00e8ce, la demande bas\u00e9e sur la perte d\u2019une chance diff\u00e8re de celle formul\u00e9e initialement en ce que le dommage all\u00e9gu\u00e9 ne consiste plus en la perte de valeur des parts dans la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV, mais en la perte d\u2019une chance de d\u00e9cider de ne pas investir dans la soci\u00e9t\u00e9 SOC. 4.) SICAV, respectivement de vendre en temps utile les parts d\u00e9tenues dans cette soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>La diff\u00e9rence entre ces deux demandes consiste en ce que dans le cadre de la demande bas\u00e9e sur la perte d\u2019une chance, le dommage n\u2019est pas celui, objectif, de la perte de valeur des parts de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV par la faute des intim\u00e9es, mais l\u2019appr\u00e9ciation subjective des investisseurs d\u2019acheter, respectivement de vendre les titres au vu des fautes commises par les intim\u00e9es. Dans le cadre de la demande bas\u00e9e sur la perte d\u2019une chance, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.), agissant \u00e8s-qualit\u00e9s, sinon la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) ont soutenu qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 induites en erreur et que leur comportement a \u00e9t\u00e9 fauss\u00e9 par les fautes commises par les intim\u00e9es. Elles ont fait \u00e9crire dans leurs conclusions r\u00e9capitulatives (page 102) que le dommage qu\u2019elles demandent \u00e0 voir r\u00e9parer du chef de la perte d\u2019une chance n\u2019est pas la perte financi\u00e8re, mais la probabilit\u00e9 qualifi\u00e9e d\u2019importante de l\u2019\u00e9viter si des informations inexactes sur la SICAV n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9es par la faute des intim\u00e9es. A la diff\u00e9rence de la demande initiale dans le cadre de laquelle ce sont les fautes des intim\u00e9es au regard de leurs r\u00f4les respectifs dans les investissements qui sont invoqu\u00e9es par l\u2019appelante, ce sont les informations inexactes qui auraient \u00e9t\u00e9 fournies au moment de l\u2019investissement, respectivement en cours d\u2019investissement, qui sont critiqu\u00e9es \u00e0 l\u2019appui de la demande bas\u00e9e sur la perte d\u2019une chance.<\/p>\n<p>La cause du dommage invoqu\u00e9 dans le cadre de cette demande diff\u00e8re donc de celle invoqu\u00e9e initialement. Elle ne saurait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme ayant \u00e9t\u00e9 implicitement comprise dans la demande initiale. La demande bas\u00e9e sur la perte d\u2019une chance est partant irrecevable.<\/p>\n<p>Quant au dommage compl\u00e9mentaire, il consiste selon l\u2019assignation introductive d\u2019instance en les pertes affich\u00e9es dans les relev\u00e9s de compte des clients \u00e0 la suite de la r\u00e9v\u00e9lation du scandale X.) qui ont caus\u00e9 une perte de confiance susceptible d\u2019entra\u00eener une d\u00e9saffection de la client\u00e8le que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) a \u00e9valu\u00e9 e \u00e0 au moins 5.000.000 \u20ac, sauf \u00e0 parfaire.<\/p>\n<p>Le tribunal a d\u00e9clar\u00e9 irrecevable la demande pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 titre personnel par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) au motif qu\u2019elle figure \u00e0 l\u2019instance en sa qualit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9 de gestion des neuf FCP et non pas en son nom personnel.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) n\u2019a pas, sur ce point sp\u00e9cifique, critiqu\u00e9 le tribunal de sorte que sa d\u00e9cision, correcte en droit, est \u00e0 confirmer.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) n\u2019a pas fait \u00e9tat avoir subi un pr\u00e9judice personnel et distinct.<\/p>\n<p>Le jugement est \u00e0 confirmer de ce chef.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la demande dirig\u00e9e contre la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2A.) bas\u00e9e sur l\u2019article 4 du contrat de d\u00e9p\u00f4t conclu entre cette soci\u00e9t\u00e9 et la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.).<\/p>\n<p>Les soci\u00e9t\u00e9s intim\u00e9es SOC.2.) ont invoqu\u00e9 l\u2019irrecevabilit\u00e9 de la demande fond\u00e9e sur cette base l\u00e9gale au motif qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une demande nouvelle interdite en appel. Le contrat de d\u00e9p\u00f4t aurait \u00e9t\u00e9 invoqu\u00e9 comme fondement de la demande pour la premi\u00e8re fois au cours de la proc\u00e9dure d\u2019appel.<\/p>\n<p>Le recours \u00e0 l\u2019article 4 du contrat de d\u00e9p\u00f4t ne constitue pas une demande nouvelle, mais uniquement un moyen nouveau, recevable en tant que tel \u00e0 toute hauteur de la proc\u00e9dure.<\/p>\n<p>Quant au bien- fond\u00e9 de ce moyen, les appelantes ont soutenu que l\u2019article 4 du contrat de d\u00e9p\u00f4t conclu entre la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV et la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2A.) contient en son article 4 a) une disposition par laquelle la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2A.) s\u2019est volontairement soumise aux r\u00e8gles de la responsabilit\u00e9 applicables aux fonds communs de placement, de sorte \u00e0 avoir consenti un droit d\u2019agir direct \u00e0 l\u2019actionnaire. Cette disposition constituerait une stipulation pour autrui dont la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) pourrait se pr\u00e9valoir dans son action dirig\u00e9e contre le d\u00e9positaire SOC.2A.).<\/p>\n<p>Les appelantes ont encore invoqu\u00e9 les dispositions de l\u2019article 4 b) du contrat de d\u00e9p\u00f4t en soutenant que cette disposition pr\u00e9voit un r\u00e9gime de responsabilit\u00e9 autonome, distinct du droit commun, ouvrant un droit d\u2019action direct et sans condition en faveur de l\u2019actionnaire. Constituant une stipulation pour autrui en faveur de l\u2019appelante SOC.1.), celle-ci pourrait s\u2019en pr\u00e9valoir.<\/p>\n<p>Finalement les appelantes ont soutenu que les relations des investisseurs avec la banque SOC.2A.) , en sa qualit\u00e9 de d\u00e9positaire, s\u2019analysent en un mandat de sorte qu\u2019elles disposeraient d\u2019un droit d\u2019agir contre la banque sur base des r\u00e8gles du mandat.<\/p>\n<p>L\u2019intim\u00e9e SOC.2A.) a r\u00e9pondu que la clause 4 a) du contrat de d\u00e9p\u00f4t ne fait qu\u2019exprimer l\u2019intention des parties de renvoyer au r\u00e9gime l\u00e9gal de la responsabilit\u00e9 de la banque d\u00e9positaire et que les r\u00e9f\u00e9rences aux articles relatifs aux fonds communs de placement constitue une erreur mat\u00e9rielle. A titre subsidiaire, m\u00eame si les articles de la loi de 2002 relatifs aux fonds communs de placement<\/p>\n<p>devaient trouver \u00e0 s\u2019appliquer, il faudrait constater que les conditions de l\u2019action directe de l\u2019investisseur y pr\u00e9vues ne sont pas remplies, ce droit \u00e9tant subordonn\u00e9 \u00e0 l\u2019inaction du fonds lui-m\u00eame. Or en l\u2019esp\u00e8ce, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV aurait elle-m\u00eame agi en justice. En tout \u00e9tat de cause, il faudrait retenir, tel que ceci a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 par les juges de premi\u00e8re instance dans une autre affaire, que seule une loi peut cr\u00e9er une action directe en faveur des investisseurs. La soci\u00e9t\u00e9 SOC.2A.) a r\u00e9fut\u00e9 l\u2019argumentation des appelantes sur base du mandat, soutenant que ni la loi de 2002, ni le contrat de d\u00e9p\u00f4t n\u2019\u00e9tablissent une relation de mandat entre l\u2019investisseur et la banque d\u00e9positaire.<\/p>\n<p>L\u2019article 4 a) du contrat de d\u00e9p\u00f4t pr\u00e9voit que \u00ab The general rules relating to the Bank\u2019s liability toward the Fund\u2019s shareholders are essentially described by articles 17 to 21 of the Law, as well as by all relating regulatory provision\u201d.<\/p>\n<p>Cette disposition est \u00e9quivoque en ce qu\u2019elle rend applicables \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement les r\u00e8gles de la loi de 2002 relatives aux fonds communs de placement, par une simple r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des num\u00e9ros d\u2019articles d\u2019une loi qui r\u00e9git les deux types de situations. Aucune autre disposition du contrat de d\u00e9p\u00f4t ne conforte l\u2019id\u00e9e que les parties signataires du contrat de d\u00e9p\u00f4t aient eu l\u2019intention et la volont\u00e9 r\u00e9elle de voir appliquer \u00e0 leurs relations, relatives \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement, les r\u00e8gles pr\u00e9vues en mati\u00e8re de fonds. Aucun autre \u00e9l\u00e9ment du dossier ne laisse conclure dans ce sens. Le contraire r\u00e9sulte plut\u00f4t de l\u2019article 4 a) puisqu\u2019\u00e0 la fin de cet article, il est renvoy\u00e9 aux dispositions l\u00e9gales dont il faut admettre qu\u2019elles sont celles applicables \u00e0 la situation r\u00e9elle des parties, partant celles applicables en mati\u00e8re de soci\u00e9t\u00e9 d\u2019investissement. Au vu de ces \u00e9l\u00e9ments, il convient de suivre la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2A.) dans son argumentation consistant \u00e0 dire que le renvoi aux articles 17 \u00e0 21 du contrat de d\u00e9p\u00f4t constitue une erreur mat\u00e9rielle. Les appelantes ne sauraient partant invoquer cette disposition du contrat de d\u00e9p\u00f4t pour dire qu\u2019elles disposent d\u2019un droit d\u2019agir direct contre l\u2019intim\u00e9e SOC.2A.).<\/p>\n<p>L\u2019article 4 b) du contrat de d\u00e9p\u00f4t pr\u00e9voit que \u00ab The bank has, in the performance of it\u2019s duties, a general obligation of prudence and shall keep the Fund\u2019s assets with due diligence ( \u00ab en bon p\u00e8re de famille \u00bb). The bank is liable towards the shareholders for any damage sustained by them as a result of the non performance or the faulty performance of the bank\u2019s duties hereunder\u201d.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 bon droit que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.2A.) a relev\u00e9 que cette disposition n\u2019est en substance que la reprise des dispositions de l\u2019article 36 de la loi de 2002 et ne conf\u00e8re pas plus de droits \u00e0 l\u2019investisseur que la disposition l\u00e9gale. Ces termes ne conf\u00e8rent pas une action directe et personnelle \u00e0 l\u2019actionnaire \u00e0 l\u2019encontre de la banque d\u00e9positaire.<\/p>\n<p>Concernant finalement la qualification de mandat applicable aux relations entre les investisseurs et la banque de d\u00e9p\u00f4t, invoqu\u00e9e par les appelantes, il faut retenir que par renvoi aux principes d\u00e9duits ci- dessus de l\u2019arr\u00eat de cassation, cette qualification, m\u00eame \u00e0 la supposer \u00e9tablie, ne saurait fonder un droit d\u2019agir direct de l\u2019investisseur contre le d\u00e9positaire pour le pr\u00e9judice social subi par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.4.) SICAV. Pour le surplus, il convient de renvoyer aux d\u00e9veloppements faits plus haut en ce qui concerne l\u2019absence de pr\u00e9judice personnel et distinct des appelantes.<\/p>\n<p>Le jugement du 4 mars 2010 est partant \u00e0 confirmer en ce qu\u2019il a d\u00e9clar\u00e9 irrecevable la demande de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) , agissant en sa qualit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9 de gestion des neuf FCP, \u00e0 laquelle ilo y a lieu d\u2019ajouter celle de la soci\u00e9t\u00e9 SOC.13.) .<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la demande en paiement de dommages et int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire formul\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) . Les premiers juges ont rejet\u00e9 cette demande au motif que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) n\u2019a pas rapport\u00e9e la preuve d\u2019une faute dans le chef de la demanderesse SOC.1.) en lien avec l\u2019exercice de l\u2019action en justice introduite par elle. Concernant les principes r\u00e9gissant l\u2019appr\u00e9ciation d\u2019une demande de dommages et int\u00e9r\u00eats pour proc\u00e9dure abusive et vexatoire, il convient de renvoyer aux d\u00e9veloppements des premiers juges, qui en ont fait un expos\u00e9 juste et exhaustif. Quant au bien- fond\u00e9 de cette demande, il convient de confirmer les premiers juges en ce qu\u2019ils ont d\u00e9cid\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 SOC.3.) n\u2019\u00e9tablissait pas qu\u2019en introduisant la demande en justice, la soci\u00e9t\u00e9 SOC.1.) a commis une faute. Le jugement est partant \u00e0 confirmer sur ce point.<\/p>\n<p>Quant aux indemnit\u00e9s de proc\u00e9dure. Les premiers juges ont d\u00e9bout\u00e9 toutes les parties de leur demande en octroi d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure. Par renvoi \u00e0 la<\/p>\n<p>motivation des premiers juges, il convient de confirmer cette d\u00e9cision. Pareillement et pour les m\u00eames motifs, il convient de d\u00e9bouter toutes les parties de leur demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel.<\/p>\n<p>PAR CES MOTIFS<\/p>\n<p>la Cour d\u2019appel, quatri\u00e8me chambre, si\u00e9geant en mati\u00e8re commerciale, statuant contradictoirement, le magistrat de la mise en \u00e9tat entendu en son rapport,<\/p>\n<p>dit recevables l\u2019appel principal de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 responsabilit\u00e9 simplifi\u00e9e SOC.1.) et de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.13.) et les appels incidents des soci\u00e9t\u00e9s anonymes SOC.3.) et SOC.2.),<\/p>\n<p>dit les appels incidents non fond\u00e9s ,<\/p>\n<p>dit l\u2019appel principal partiellement fond\u00e9,<\/p>\n<p>r\u00e9formant partiellement: d\u00e9clare recevable l\u2019intervention volontaire de la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.13.),<\/p>\n<p>confirme le jugement du 4 mars 2010 pour le surplus, d\u00e9boute les parties de leur demande en allocation d\u2019une indemnit\u00e9 de proc\u00e9dure pour l\u2019instance d\u2019appel, condamne la soci\u00e9t\u00e9 par actions simplifi\u00e9e SOC.1.) et la soci\u00e9t\u00e9 anonyme SOC.13.) solidairement aux frais et d\u00e9pens de l\u2019instance, avec distraction au profit de Ma\u00eetre Alain Rukavina qui la demande, affirmant en avoir fait l\u2019avance.<\/p>\n<\/div>\n<hr class=\"kji-sep\" \/>\n<p class=\"kji-source-links\"><strong>Sources officielles :<\/strong> <a class=\"kji-source-link\" href=\"https:\/\/data.public.lu\/fr\/datasets\/cour-superieure-de-justice-chambre-4\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">consulter la page source<\/a> &middot; <a class=\"kji-pdf-link\" href=\"https:\/\/download.data.public.lu\/resources\/cour-superieure-de-justice-chambre-4\/20240827-170952\/20160615-ca4-36177a-accessible.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">PDF officiel<\/a><\/p>\n<p class=\"kji-license-note\"><em>Licence CC BY-ND 4.0 (Administration judiciaire, data.public.lu). Republication autorisee avec attribution, sans modification editoriale du texte integral.<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1 Arr\u00eat N\u00b0 113\/16 IV -COM Audience publique du quinze juin deux mille seize Num\u00e9ro 36177 du r\u00f4le Composition : Roger LINDEN, pr\u00e9sident de chambre; Elisabeth WEYRICH, conseill\u00e8re; Rita BIEL, conseill\u00e8re; Eric VILVENS, greffier assum\u00e9. 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