Avocat pour enfant victime de harcèlement scolaire à Paris : Protection et justice
En France, 611 358 élèves sont victimes de harcèlement scolaire chaque année selon l’enquête nationale de 2024. Au collège, 6 % des élèves subissent insultes répétées, coups, isolement ou cyberharcèlement. Le harcèlement scolaire est devenu un délit pénal spécifique depuis la loi du 2 mars 2022. Les peines peuvent atteindre dix ans d’emprisonnement si le harcèlement conduit au suicide. Le 3018 est le numéro national unique de signalement depuis janvier 2024.
Nos avocats accompagnent les enfants victimes et leurs familles dans toutes les démarches juridiques. Nous déposons plainte, constituons partie civile, sollicitons les mesures de protection immédiates. Nous engageons la responsabilité civile de l’établissement scolaire si celui-ci a manqué à son obligation de protection. Les tribunaux administratifs condamnent désormais l’État à verser des indemnisations substantielles pour ces manquements. Le tribunal administratif de Versailles a ainsi alloué 92 000 euros à une famille après le suicide d’un collégien harcelé en mars 2025.
Notre action vise trois objectifs : faire cesser immédiatement le harcèlement, condamner les auteurs, obtenir réparation intégrale du préjudice. Nous intervenons sur tous les types de harcèlement : physique, verbal, psychologique, cyberharcèlement. L’accompagnement est adapté à l’âge de l’enfant et au caractère traumatisant de la situation.
Qu'est-ce que le harcèlement scolaire ?
Définition juridique :
La loi du 2 mars 2022 a créé un délit spécifique de harcèlement scolaire inscrit à l’article 222-33-2-3 du Code pénal.
Le harcèlement scolaire est le fait de harceler une personne scolarisée par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale, lorsque ces faits sont commis par un élève fréquentant le même établissement.
Cette définition couvre : – Le harcèlement commis au sein de l’établissement scolaire – Le harcèlement commis en dehors de l’établissement mais entre élèves du même établissement – Le cyberharcèlement entre élèves
L’enquête nationale menée en novembre 2023 révèle que 5 % des écoliers du CE2 au CM2, 6 % des collégiens et 4 % des lycéens sont victimes de harcèlement. Au collège, cela représente environ 204 000 élèves, soit plus d’un élève par classe en moyenne.
Le programme pHARe de lutte contre le harcèlement est obligatoire dans chaque école, collège et lycée depuis la rentrée 2023. Ce programme vise 100 % prévention, 100 % détection, 100 % solutions. Les objectifs de formation des personnels sont fixés à 45 % fin 2024, 75 % fin 2025, 100 % fin 2026.
Formes de harcèlement scolaire :
Harcèlement physique : bousculades, coups, vols ou dégradations d’affaires, agressions répétées. Toute violence corporelle systématique.
Harcèlement verbal : insultes, moqueries, humiliations, menaces répétées. Les enfants harcelés entendent chaque jour des paroles cruelles.
Harcèlement psychologique : mise à l’écart, isolement social, rumeurs, diffamation. L’enfant est rejeté, exclu, traité comme un paria.
Cyberharcèlement : harcèlement par internet et réseaux sociaux (messages privés insultants, commentaires publics humiliants, diffusion de photos ou vidéos compromettantes, création de faux comptes pour se moquer, partage de contenus dégradants). Le cyberharcèlement suit l’enfant jusque chez lui.
Le harcèlement se caractérise par sa répétition sur une certaine durée et son impact dévastateur sur la victime. Un incident isolé peut être grave mais pas constitutif de harcèlement : il faut une succession d’actes créant un climat de terreur.
Peines encourues pour harcèlement scolaire
Harcèlement scolaire simple :
Article 222-33-2-3 du Code pénal (créé par la loi du 2 mars 2022). Peine : trois ans d’emprisonnement et quarante-cinq mille euros d’amende. Tribunal compétent : Tribunal correctionnel ou tribunal pour enfants si l’auteur est mineur.
Le législateur a voulu montrer la gravité : trois ans d’emprisonnement, c’est sérieux.
Harcèlement scolaire aggravé :
Les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et soixante-quinze mille euros d’amende si le harcèlement a entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours ou une hospitalisation.
Harcèlement ayant conduit au suicide ou à la tentative de suicide :
Peine : dix ans d’emprisonnement et cent cinquante mille euros d’amende.
Cette aggravation très sévère témoigne de la gravité des conséquences : le harcèlement tue. Plusieurs enfants se sont suicidés suite à du harcèlement scolaire intensif.
Sanctions pour les mineurs auteurs :
Si l’auteur du harcèlement est lui-même mineur, il relève du tribunal pour enfants qui privilégie les mesures et sanctions éducatives : avertissement, réparation (excuses formelles), stage de sensibilisation, placement en foyer, travail d’intérêt général.
L’emprisonnement d’un mineur pour harcèlement scolaire est exceptionnel et réservé aux cas les plus graves avec antécédents.
Comment nos avocats protègent votre enfant victime
Dépôt de plainte et constitution de partie civile :
Nous vous guidons pour déposer plainte auprès du commissariat de police, de la gendarmerie, ou directement auprès du procureur de la République. Nous constituons votre enfant partie civile pour qu’il soit informé de tous les développements de la procédure et qu’il puisse obtenir réparation.
La plainte doit être détaillée et documentée : compilation des messages, captures d’écran du cyberharcèlement, témoignages écrits de camarades, certificats médicaux et psychologiques attestant de l’altération de la santé, journal tenu par l’enfant décrivant chaque incident.
Accompagnement lors de l’audition :
Nous assistons votre enfant lors de son audition par les enquêteurs ou le juge. Nous veillons à ce que l’audition se déroule dans des conditions adaptées à son âge et non traumatisantes. Nos enfants ont déjà vécu une épreuve : pas besoin de les rétraumatiser.
Nous nous assurons que l’enfant est entendu sans pression, que les questions sont claires et compréhensibles, que sa parole est correctement retranscrite.
Demande de mesures de protection immédiates :
Nous sollicitons immédiatement toutes les mesures urgentes pour protéger votre enfant :
Changement d’établissement scolaire de l’auteur ou de la victime : changement de classe, changement d’école. Mettre fin immédiatement au harcèlement. L’enfant ne doit pas attendre des mois avant d’être en sécurité.
Interdiction pour l’auteur d’approcher la victime ou l’établissement : ordonnance de protection.
Suivi psychologique : prise en charge thérapeutique prise en charge par l’établissement ou l’assurance pour accompagner votre enfant.
Mise en cause de la responsabilité civile de l’établissement scolaire :
L’établissement scolaire a une obligation légale de protection et de surveillance de ses élèves. Si la direction ou les enseignants ont été informés du harcèlement et n’ont pas pris les mesures nécessaires pour le faire cesser, la responsabilité civile de l’établissement peut être engagée.
Nous mettons en cause l’établissement (qu’il soit public ou privé) pour manquement à son obligation de protection. Cette action permet d’obtenir des dommages-intérêts complémentaires indemnisant le préjudice causé par la carence de l’établissement.
Obtention de dommages-intérêts :
Nous quantifions l’intégralité du préjudice subi par votre enfant et sollicitons des dommages-intérêts auprès des auteurs et éventuellement de l’établissement : – Préjudice moral : souffrances psychologiques, traumatisme – Préjudice scolaire : décrochage scolaire, changement d’établissement, retard dans les apprentissages – Préjudice thérapeutique : coût des soins psychologiques et psychiatriques nécessaires – Préjudice d’agrément : perte d’épanouissement, impossibilité de pratiquer certaines activités, isolement social