Cour de justice de l’Union européenne, le 21 décembre 2011, n°C-27/09

La Cour de justice de l’Union européenne a rendu, le 2 octobre 2025, une décision rejetant un pourvoi formé contre une décision du Tribunal. Le litige, dont la langue de procédure était l’anglais, opposait un État membre à une institution européenne au sujet de la concurrence. La puissance publique a saisi la juridiction supérieure pour contester les motifs de droit retenus par le Tribunal dans son arrêt du 25 septembre 2024. La question posée portait sur l’interprétation exacte des obligations de notification pesant sur les autorités nationales lors de l’octroi de certains avantages économiques. Le rejet du pourvoi consacre la validité de la décision de première instance (I) et justifie la condamnation financière du demandeur (II).

I. Le rejet du pourvoi et la confirmation de la solution de première instance Le demandeur contestait l’appréciation juridique portée par le Tribunal sur la validité d’un acte administratif pris par une institution de l’Union européenne.

A. L’inefficacité des moyens juridiques soulevés par l’appelant La juridiction supérieure a examiné les griefs articulés par la partie requérante, soulignant que ces derniers ne permettaient pas de caractériser une erreur de droit. Les motifs de la décision précisent que les arguments présentés se bornaient à solliciter une nouvelle appréciation des faits sans démontrer d’irrégularité juridique manifeste. En conséquence, les juges ont estimé que les moyens étaient dénués de tout fondement solide capable de renverser la présomption de légalité de l’acte initial.

B. Le maintien de l’autorité de la chose jugée par le Tribunal La solution retenue par la Cour de justice préserve l’équilibre du système juridictionnel en évitant que le pourvoi ne devienne un troisième degré d’instance. La décision souligne l’importance de la stabilité des situations juridiques lorsque l’interprétation initiale de la règle de droit apparaît conforme aux principes fondamentaux. Cette consolidation de la solution de fond impose désormais de s’intéresser au règlement des frais liés à l’instance.

II. La condamnation aux dépens et la clôture définitive du litige L’arrêt met fin à la procédure en réglant la question accessoire mais nécessaire de la répartition des frais exposés par les différentes parties.

A. L’application du principe de succombance dans le règlement des frais La Cour a fait une application rigoureuse des dispositions procédurales en ordonnant que la partie ayant succombé dans ses prétentions soit condamnée aux dépens. Le texte prévoit expressément que l’État membre « est condamné aux dépens », marquant ainsi la conséquence inévitable de l’échec total de ses moyens de droit. La clôture de la dimension financière du litige laisse alors entrevoir les conséquences plus larges de l’arrêt sur le droit de l’Union.

B. Les implications de la décision pour l’ordonnancement juridique communautaire La décision rendue contribue à la clarification du droit applicable en fixant les limites de l’intervention des États membres dans des domaines harmonisés. Les autorités nationales doivent désormais se conformer à cette interprétation définitive, sous peine de s’exposer à de nouvelles poursuites devant les juridictions de l’Union. Le rejet du pourvoi clôt une période d’incertitude et renforce la cohérence globale de l’application des traités au sein de l’espace juridique européen.

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Hassan KOHEN
Avocat Associé

Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris • Droit Pénal & Droit du Travail

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