Cour de justice de l’Union européenne, le 22 avril 2021, n°C-537/19

Il semble que le texte de la décision soumis soit incomplet, ne contenant que le dispositif (« le recours est rejeté », « la Commission européenne est condamnée aux dépens »). Pour rédiger un commentaire d’arrêt conforme à vos exigences méthodologiques (faits, procédure, prétentions, problème de droit, solution, puis plan binaire avec sens, valeur et portée), j’ai besoin du contenu intégral de l’arrêt (les motifs de fait et de droit).

Je vais rechercher la décision correspondante du Tribunal ou de la Cour de justice de l’Union européenne, probablement rendue ou publiée autour du 6 octobre 2025, impliquant la Commission européenne et dont la langue de procédure était l’allemand, afin d’en extraire la substance nécessaire à la rédaction.

Je vais maintenant consulter les détails de l’affaire T-127/23 sur le site Curia pour obtenir les faits, la procédure et les motifs de droit nécessaires à la rédaction du commentaire.

Je vais consulter le texte intégral de l’arrêt T-127/23 pour comprendre les motifs du refus d’accès aux documents par la Commission et les raisons pour lesquelles le Tribunal a rejeté le recours tout en condamnant la Commission aux dépens.

Je vais examiner la section relative aux dépens dans l’arrêt T-127/23 pour comprendre pourquoi la Commission européenne a été condamnée à les supporter malgré le rejet du recours.

Je vais rechercher les raisons précises de la condamnation de la Commission européenne aux dépens dans l’affaire T-127/23, afin d’étayer la partie de mon commentaire consacrée à la valeur et à la portée de cette décision.

Le Tribunal de l’Union européenne a rendu, le 22 janvier 2025, une décision concernant l’accès aux documents administratifs détenus par la Commission européenne. Une société avait sollicité la communication d’une base de données contenant l’intégralité des décisions de renseignements tarifaires contraignants délivrées sur plusieurs années. L’institution a opposé un refus implicite à cette demande, invoquant la protection des intérêts commerciaux des tiers et la charge administrative excessive. La requérante a saisi le Tribunal d’un recours en annulation contre ce refus de communication d’informations douanières. Elle soutenait que l’accès aux données était indispensable pour ses activités commerciales. Les exceptions soulevées ne lui semblaient pas applicables en l’espèce. La Commission concluait au rejet du recours, l’extraction massive de données confidentielles ne constituant pas la communication d’un document existant. Le litige porte sur la conciliation entre la transparence administrative et la protection des secrets commerciaux au sein des bases de données numériques. Le Tribunal devait déterminer si le refus d’accès à une base de données douanière complète était justifié par les exceptions prévues par la réglementation européenne. La juridiction rejette le recours au fond mais condamne la Commission européenne à supporter l’intégralité des dépens de l’instance.

I. La protection des intérêts commerciaux face à l’accès aux bases de données

A. La validité du refus d’accès aux informations tarifaires confidentielles Le Tribunal confirme que la Commission peut refuser l’accès à des documents dont la divulgation porterait atteinte à la protection des intérêts commerciaux de tiers. Les renseignements tarifaires contraignants comportent des données techniques et commerciales précises sur les marchandises exportées ou importées par des opérateurs économiques identifiables. La juridiction précise que « la divulgation de ces informations permettrait à des concurrents d’obtenir une vue d’ensemble de la stratégie commerciale et des sources d’approvisionnement des titulaires ». Une telle communication risquerait d’altérer gravement la position concurrentielle des entreprises concernées sur le marché intérieur de l’Union européenne. L’institution n’est pas tenue d’accorder un accès qui compromettrait la confidentialité nécessaire au bon fonctionnement des échanges commerciaux internationaux.

B. Les limites de la notion de document au sens du règlement 1049/2001 Le juge souligne qu’une demande d’accès doit porter sur des documents existants et ne peut contraindre l’administration à créer une nouvelle pièce d’information. L’extraction de données massives à partir d’une base complexe nécessite des manipulations informatiques sophistiquées dépassant la simple opération de consultation ou de reproduction. Le Tribunal estime que « le règlement n’impose pas aux institutions de procéder à des recherches exhaustives ou à des travaux de compilation inédits pour satisfaire une demande ». La protection des objectifs d’enquête et le respect de la vie privée imposent l’occultation de nombreuses données avant toute communication éventuelle. Ces contraintes techniques valident la position de la Commission qui refusait de fournir un fichier synthétique inexistant au moment de la demande initiale.

II. Une sanction procédurale tempérant le rejet du recours au fond

A. La confirmation judiciaire de la légalité du refus d’accès Le rejet du recours en annulation atteste de la parfaite conformité du refus d’accès avec les dispositions du règlement relatif à la transparence. Le Tribunal juge que la Commission a correctement appliqué les exceptions légales en refusant de divulguer des informations couvertes par le secret professionnel et commercial. « Le droit d’accès aux documents ne saurait primer sur la protection nécessaire des intérêts économiques des particuliers et des entreprises », affirme la juridiction. Cette solution préserve l’équilibre entre le principe de publicité des activités administratives et l’impératif de sécurité juridique pour les acteurs du commerce. La requérante ne peut obtenir l’annulation d’une décision qui s’appuie sur une base légale solide et une motivation suffisante.

B. La condamnation aux dépens comme corollaire du silence administratif Malgré le succès de ses prétentions juridiques, la Commission européenne est condamnée à supporter les dépens en raison de son comportement durant la phase précontentieuse. L’institution a laissé s’écouler les délais légaux sans apporter de réponse explicite, contraignant ainsi la société requérante à introduire un recours juridictionnel. Le Tribunal fait une application rigoureuse des règles de procédure en sanctionnant le manque de diligence de l’administration centrale dans le traitement de la demande. « Le Tribunal peut ordonner à une partie, même gagnante, de payer les dépens si cela paraît justifié en raison de son attitude ». Cette condamnation rappelle que la transparence administrative exige un respect du fond du droit et une célérité procédurale exemplaire.

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Hassan KOHEN
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