← Retour à la convention IDCC 3043
Préambule
Les parties signataires prennent acte de l’écart existant entre le salaire moyen des femmes et des hommes (environ un tiers plus faible pour les femmes par rapport aux hommes en 2010) et qui s’explique notamment par un taux significatif de féminisation dans les emplois les moins qualifiés (74 % pour les AS et 84 % d’employées en 2010) et par un taux important de salariées occupant un temps partiel.
Forts de ce constat, et visant :
– la loi du 9 mai 2001 relative à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
– l’accord national interprofessionnel du 1er mars 2004 relatif à la mixité et à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
– la loi du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
– la loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites ;
– le décret du 7 juillet 2011 relatif à la mise en œuvre des obligations des entreprises pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes,
les signataires affirment que la mixité dans les emplois des différents métiers et catégories professionnelles est un facteur d’enrichissement collectif, de cohésion sociale et d’efficacité économique, source de complémentarité, d’équilibre et de dynamisme pour l’entreprise et ses salariés.
La branche se fixe comme objectif, afin de réduire les écarts salariaux, d’augmenter la part des femmes dans la population des agents qualifiés, très qualifiés, des maîtrises et des cadres et de favoriser l’accès aux femmes et aux hommes à des postes à temps partiel en fonction de leurs souhaits motivés par des considérations d’ordre familial et/ ou personnel.
Les parties signataires soulignent qu’une telle politique d’égalité professionnelle de la branche nécessite l’engagement des entreprises à travers leur dirigeant et de la hiérarchie.
Pour compléter les données de la branche, les partenaires sociaux sollicitent de l’observatoire des métiers et des qualifications via la CPNEFP de la branche, une étude qualitative et quantitative sur l’égalité entre les femmes et les hommes dont le cahier des charges sera défini par un groupe de travail paritaire qui se réunira au cours du 4e trimestre 2012.
Les partenaires sociaux décident de se réunir à l’issue de cette étude pour apprécier les éventuelles modifications des présentes dispositions.
Il est rappelé que, selon les dispositions de la loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites, les entreprises d’au moins 50 salariés sont passibles d’une pénalité financière d’un montant maximum égal à 1 % de la masse salariale lorsqu’elles ne sont pas couvertes par un accord collectif relatif à l’égalité professionnelle ou, à défaut, par un plan d’action. Ce plan d’action doit être intégré soit dans le rapport annuel sur la situation économique (entreprises de moins de 300 salariés), soit dans le rapport annuel sur la situation comparée des conditions générales d’emploi et de formation des femmes et des hommes (entreprises de 300 salariés et plus).
L’accord collectif ou le plan d’action doit fixer les objectifs de progression et les actions permettant de les atteindre sur au moins deux des domaines suivants pour les entreprises de moins de 300 salariés et trois de ces domaines pour les entreprise de 300 salariés et plus : embauche, formation, promotion professionnelle, qualification, classification, conditions de travail, rémunération effective et articulation entre l’activité professionnelle et l’exercice de la responsabilité familiale.
Ces objectifs et ces actions doivent être accompagnés d’indicateurs chiffrés.